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07/11/2016

Palestine : privatisation de son occupation par Israël

How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine

www.globalresearch.ca/...israel-is-gradually-privatising-its-occupati... - Traduire cette page
Il y a 19 heures - Selected Articles: How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine. By Global Research News. Global Research, November 06, ...


Private companies have been invest­­ing for years in the settlement project. But that involvement, as well as the amounts of money being made, have increased dramatically in the past decade. For Israelis, the West Bank has become a kind of special economic zone, where settlements often provide more profitable business conditions—low rents, favorable tax rates, government subsidies, and access to cheap Palestinian labor—than in Israel proper.

31/10/2016

Gare de la Mogère : retour à la raison ?

Ci dessous le communiqué du collectif contre la gare TGV de Montpellier- la Mogère du 29 octobre

(les surlignages sont de moi)
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Gare de la Mogère : la Région a raison d’arrêter les frais


Le comité de pilotage du CNM (Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier) a permis à SNCF Mobilités de donner ses prévisions de trafic : 2 TGV par jour et par sens à la gare de la Mogère.

Nous le dénoncions depuis des années, comme les centaines de citoyens qui ont dit non à ce projet de gare lors de l’enquête publique de septembre 2014 : cette gare est absurde.


La Région Occitanie en tire la conclusion : il faut arrêter les frais. Nous nous en réjouissons.


L’annonce que le fret ferroviaire sera incité à utiliser le CNM par un péage non majoré est également une excellente nouvelle, conforme à la finalité première de cette ligne nouvelle.


Désormais, les autres partenaires doivent suivre l’exemple.

SNCF Réseau doit renoncer au parking géant prévu sur la zone inondable, et la Métropole de Montpellier doit annuler ses coûteux projets de raccordement : le nouveau pont au-dessus des voies et de l’A9bis (alors qu’il y a déjà un pont tout neuf à 300 m de là), et bien sûr l’extension du tramway L1 jusqu’à cette gare fantôme.

Les montants économisés doivent servir à des projets ferroviaires beaucoup plus utiles, dont les besoins devraient ressortir des conclusions des États Généraux du Rail et de l'Intermodalité, ainsi que des projets de tramway ou de tram-train utiles à la population.


Pour finaliser le CNM, il ne reste plus qu’à construire l’aiguillage de St-Brès (Hérault), qui dispose déjà d’une DUP, pour raccorder le CNM au coeur de Montpellier.

Ainsi aurait-on une connexion de secours pour éviter la paralysie de tout le trafic en cas de grave incident sur la voie classique Lunel-Nîmes, et la SNCF pourrait proposer quelques TGV ultra-directs entre le centre de Paris et le centre Montpellier, « en moins de 3 heures ».

Pendant ce temps, les recours contentieux, dont notre collectif a ouvert la voie, suivent leur cours : contre la déclaration de projet de la gare par SNCF Réseau, et contre le partenariat public-privé (PPP) avec la SAS Gare de la Mogère.

Des questions ont également été posées par la Commission Européenne aux autorités françaises, sur la manière dont elles ont autorisé la modification du projet de CNM, avec l’ajout de deux gares TGV initialement non prévues et du quartier ZAC Oz 1.


Il faut maintenant réfléchir à la nouvelle destination de ce bâtiment désormais inutile. Un appel à projets pourrait être lancé. Nous suggérons son utilisation comme salle de sport, afin de tirer profit des dimensions intérieures, de la hauteur sous plafond, et l’absence de pilier intérieur pour supporter la toiture.

26/10/2016

CETA et Démocratie, projets inutiles et Démocratie, laboratoires pharmaceutiques et manipulation de l'information

à lire sur BASTAMAG :

Face au tout commerce

CETA : le « Non » wallon est une bonne nouvelle pour la démocratie

Combats écologistes

Sivens, Europacity, Roybon… Les opposants aux grands projets jugés inutiles ont-ils fait plier les bétonneurs ?

20/10/2016

Le revenu de base : premier pas en France

lu sur :

 voir ausi sur ce blog la note :
 Pour un revenu de base

Des sénateurs ont publié ce mercredi matin un rapport d'information sur «l'intérêt et les formes possibles de la mise en place d'un revenu de base en France». Ils appellent les départements à se porter volontaires pour une expérimentation sur 20.000 à 30.000 personnes pendant trois ans.

La transformation des emplois sous l'effet de l'automatisation et du numérique, la persistance de poches de pauvreté malgré un système très développé de minima sociaux ainsi que la permanence de phénomènes de trappe à inactivité font resurgir depuis quelques années la notion, dont l'origine remonte au XVIe siècle, de revenu universel (ou revenu de base). Bien plus encore depuis le début de cette année, avec le rapport du Conseil national du numérique sur les nouvelles trajectoires en matière d'emploi, puis celui du député Christophe Sirugue (PS) sur la refonte des minima sociaux, qui ont été moteurs dans la poussée de réflexions et de positionnements politiques ces derniers mois.

Fin mai 2016, le groupe socialiste et républicain du Sénat a crée une mission commune d'information «sur l'intérêt et les formes possibles de la mise en place d'un revenu de base en France». Après trois mois d'auditions et une centaine de personnes rencontrées en France, en Finlande et au Pays-Bas, les conclusions ont été présentées ce mercredi matin dans un rapport intitulé: «Le revenu de base en France: de l'utopie à l'expérimentation».

»» LE SCAN ÉCO - Le revenu de base pour tous: une idée qui fait son chemin
»» LE SCAN ÉCO - Revenu universel: ce que prévoit la Finlande

«Les sénateurs qui ont travaillé sur cette mission d'information, toutes tendances politiques confondues, sont unanimes sur deux points: il faut combattre l'idée que la solidarité nationale se résume à de l'assistanat, et il faut expérimenter rapidement le revenu de base en France», a assuré ce matin Yannick Vaugrenard, sénateur PS de Loire-Atlantique, appelant les territoires volontaires à se manifester. Le président de la mision, le sénateur UDI Jean-Marie Vanlerenberghe, a bien expliqué qu'il ne s'agissait pas de tendre vers une simple fusion des minimas sociaux mais de verser «somme garantie, identique à chaque individu et qui pourrait bénéficier à toute personne, quel que soit son niveau de revenu» et sa situation personnelle ou professionnelle. «L'idée de fond, a poursuivi le rapporteur de la mission Daniel Percheron (PS), est bien d'instituer un filet de sécurité, sans remettre en cause l'inclusion sociale par l'activité et le travail».

Saluant «le travail de fond» mené par le Sénat, le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB) a demandé à «chaque candidat aux prochaines élections présidentielle et législatives de se prononcer sur l'idée». Le groupe de réflexion GenerationLibre a estimé, lui, que le dispositif esquissé par les sénateurs, proche de celui qu'il propose et accompagné d'une «vaste réforme du système fiscal», pouvait faire l'objet d'une «réforme énergique et rapide, à l'occasion par exemple d'un nouveau mandat présidentiel».

20.000 à 30.000 personnes, pendant trois ans

Concrètement, ils proposent de verser pendant trois ans 500 euros par mois à des personnes âgées de 18 à 65 ans, «au moins 20.000 à 30.000 personnes, ce qui représenterait un coût de l'ordre de 100 à 150 millions d'euros par an, pris en charge par l'État», a calculé la mission, précisant que le spectre de l'expérimentation sera ainsi «plus large que celui prévu en Finlande». Les tranches d'âge 18-25 ans et 50-65 ans, jugées les «plus fragiles», feront l'objet d'une «attention particulière» lors de l'évaluation scientifique qui suivra l'expérimentation.

Pourquoi un tel consentement à l'expérimentation d'un revenu de base, présenté par les sénateurs comme un concept «révolutionnaire»? Parce que, reconnaissent-ils en chœur, le système socio-fiscal français est inefficient. Alors que les dépenses de protection sociale en France représentent un tiers du PIB (690 milliards d'euros), et que les minima sociaux (RSA, ASS, AAH...) couvrent 7,4 millions de personnes -complétées d'aides au logement, de prestations familiales et des dispositifs spécifiques-, 14,1% de la population française est en situation de pauvreté monétaire, soit 8,8 millions de personnes. Outre cette situation actuelle peu glorieuse, l'avenir réserve un choc inédit sur le monde et le marché du travail: «la numérisation de l'économie pourrait mettre en danger entre 9% et 42% des emplois selon les études», a-t-on rappelé ce matin. Ce qui est certain, c'est que la mutation vers un monde numérique va «en plus de polariser l'emploi, profondément bouleverser la structure du travail dans les économies développées», assurait l'OCDE dans une étude approfondie sur les enjeux de l'automatisation dans les prochaines décennies.

»» LE SCAN ÉCO - RSA, ASS, AAH...: ces minima sociaux illisibles, coûteux et inefficaces
»» LE SCAN ÉCO - Bouleversement du travail d'ici 10 ans: la France doit tout repenser

18/10/2016

Industrie chimique, industrie pharmaceutique, santé

les surlignages sont de moi

lu sur :

Perturbateurs endocriniens : un poids énorme sur l'économie américaine


340 milliards de dollars par an : c’est le coût des dégâts sanitaires provoqués par l’exposition de la population aux substances chimiques déréglant le système hormonal.

LE MONDE | 18.10.2016 à 00h53 • Mis à jour le 18.10.2016 à 06h28 | Par Stéphane Foucart

Environ 340 milliards de dollars (308 milliards d’euros) par an : le chiffre est si faramineux qu’il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l’analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18 octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires (obésité, diabète, troubles de la fertilité, troubles neuro-comportementaux, etc.) attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE).

Les PE sont une catégorie de mo­lécules (bisphénols, dioxines, phtalates, etc.) interférant avec le système hormonal et présentes dans de nom­breux pesticides, solvants et plastiques, dans certains cosmétiques ou conditionnements alimentaires. Certains peuvent produire des effets délétères à de faibles niveaux d’exposition.

« Ces estimations sont basées sur des éléments de preuve qui s’accumulent rapidement grâce à des études conduites en laboratoire ou sur les humains, et qui montrent l’association entre l’exposition à ces substances et une variété d’effets délétères », explique Leonardo Trasande, professeur associé à l’université de New York et co-auteur de ces travaux.

Ces différences importantes entre les Etats-Unis et l’Europe sont principalement dues à des différences de réglementation, qui conduisent à des niveaux d’exposition des populations sensiblement différents pour certaines substances.

Lire aussi : 

Présents jusque dans la chaîne alimentaire

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé des données d’exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d’études conduites en laboratoire et d’enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains.

Des études de qualité n’étant pas disponibles sur toutes les substances suspectes, « [nous n’avons] pris en compte qu’environ 5 % des PE présents sur le marché », précise M. Trasande. De même, les chercheurs n’ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d’un lien avec une exposition à ces produits.

Selon l’analyse, les substances les plus coûteuses en termes sanitaires sont les « PBDE »  (polybromodiphényl-ethers), une classe d’ignifugeants (ou « retardateurs de flamme ») massivement utilisés outre Atlantique depuis plus de trente ans dans les meubles rembourrés et l’électronique.

Aujourd’hui étroitement régulés ou interdits, ils sont très persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les poussières domestiques et jusque dans la chaîne alimentaire. Ils causeraient des dégâts, à hauteur de 240 milliards de dollars annuels environ, aux Etats-Unis.

Ils sont suivis par les plastifiants – bisphénol A (BPA) et phtalates –, présents dans certains récipients alimentaires, dont le coût sanitaire annuel serait de 56 milliards de dollars, puis par les pesticides (organophosphorés notamment), pour quelque 42 milliards par an.

Lire aussi :  
 


Erosion du QI

Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) ou, surtout, les effets neurologiques et neuro-comportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau étant dû à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des PE ayant des effets nocifs sur le neuro-développement.

Comment évaluer le poids économique de cette perte d’intelligence collective ? « La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu’à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2 % de productivité économique sur l’ensemble d’une vie. A l’échelle d’une population, c’est très important. »

Il est tentant de rapporter le coût de 340 milliards de dollars mis en évidence en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3 % en l’occurrence. Cela peut être trompeur. « Attention : ce genre d’externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l’économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d’un autre exercice, très compliqué. »

En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d’autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l’activité. Derrière un « coût » peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, le développement de médicaments ou les frais de prise en charge médicale, etc. « Ce genre d’interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M. Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n’est pas un indicateur de bien-être. »

Lire aussi :  


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/18/le-poids-enorme-des-perturbateurs-endocriniens-sur-l-economie-americaine_5015389_3244.html#X3XHkKMpu8l2vYyP.99

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mon commentaire :

en ce qui concerne l'utilisation des perturbateurs endocriniens et leurs effets, ce qui est valable pour les USA est évidemment valable aussi pour l'Europe

17/10/2016

Pesticides, lobbying et recherche publique en France

lu dans la revue de presse de l'INSERM de ce jour : (les surlignages sont de moi)

 

« Une douzaine de scientifiques et de médecins, praticiens hospitaliers ou chercheurs attachés à l’Inserm ou au CNRS, ont adressé aux ministres de l’agriculture, de la santé et de l’environnement, le 10 octobre, une demande d’éclaircissements après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux » sur les pesticides, souligne Lemonde.fr. Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologie-hématologie du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse) : 280 à 300 nouveaux cas de différents cancers du sang par an.

Lemonde.fr, 17/10

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voir aussi :

Pesticides, nutrition : surtout, ne pas savoir
Le Monde
 
extrait :
..." Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologie-hématologie du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse). « On y enregistre 280 à 300 nouveaux cas de différents cancers du sang par an et ce chiffre est en augmentation ces dernières années, dit l’un des pétitionnaires. Le bassin de population n’ayant pas suffisamment augmenté pour expliquer cette tendance, il est difficile de se dire que rien ne se passe. »
« Une décision de nature politique »

Or, on sait que l’exposition à certains pesticides augmente le risque de ces maladies : l’objectif des chercheurs était donc de reconstituer le parcours professionnel et les lieux fréquentés par les malades, pour suggérer ou écarter un lien avec certains usages de produits phytosanitaires. "...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/17/pesticides-nutrition-surtout-ne-pas-savoir_5014756_3232.html#wVDWFbFULzAypzAC.99
 
et aussi :
 
Pesticides : des chercheurs demandent des explications sur le financement de la recherche
www.novethic.fr/.../pesticides-des-chercheurs-demandent-des-explications-sur-le-fina...
Il y a 3 heures - Pesticides : des chercheurs demandent des explications sur le financement de ... après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux.
Il y a 4 jours - Les projets de recherche s'intéressant à l'exposition aux pesticides des ... qui vient de se voir refuser le financement d'une étude sur le sujet [1]. ... Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

[PDF]Bonjour, Nous vous adressons le courrier joint qui a été ... - snpst

www.snpst.org/IMG/pdf/2016-10-12-ecophyto.pdf
10 oct. 2016 - l'Agriculture, de la Santé, du Travail, de l'Environnement et de la Recherche, ... recherche confronté à un refus de financement d'un projet de ... si elles sont victimes de maladies connues pour leurs liens avec les pesticides, ...

Avignon | Pesticides et cancers en Vaucluse : des chercheurs crient à ...

www.laprovence.com/.../pesticides-et-cancers-des-chercheurs-crient-a-la-censure.html
Il y a 3 jours - Marseille : de leur fenêtre, ils faisaient du tir aux collégiens ... Extension de Roland-Garros: la justice autorise la reprise des travaux ..... Face au refus de financement du projet vauclusien par le ministère de l'Agriculture, cette ...

Un projet de recherche sur l'exposition aux pesticides censuré par le ...

https://blogs.mediapart.fr/.../un-projet-de-recherche-sur-l-exposition-aux-pesticides-ce...
Il y a 3 jours - Les projets de recherche s'intéressant à l'exposition aux pesticides des salariés ... géographes, médecins du travail, oncologues, généralistes, assistante sociale – qui vient de se voir refuser le financement d'une étude sur le sujet. ... Leur recherche vise à étudier les parcours professionnels et résidentiels ...

14/10/2016

Bayer/Monsanto et la cuisine française

Lettre ouverte - ATABULA

Lettre ouverte contre l’invasion de l’agrochimie dans nos assiettes


Le rachat du groupe américain Monsanto par l’allemand Bayer, en septembre 2016, ne peut pas laisser les professionnels de la restauration indifférents. Avec cette acquisition, ce nouveau mastodonte des semences et des pesticides a une ambition : contrôler toute la chaine alimentaire, de la terre où pousse la semence jusqu’à l’assiette du consommateur. Une telle entreprise n’a qu’une ambition : accroitre ses activités, donc ses bénéfices, sur tous les continents, au mépris de la biodiversité et de la santé des populations. Si l’Union européenne s’est montrée inquiète suite à ce rapprochement, les citoyens ne peuvent se contenter de regarder la chimie remplir leurs assiettes.

Ardents défenseurs du bien manger, engagés quotidiennement dans la valorisation du bon produit et des petits producteurs, les professionnels de la restauration veulent rappeler leur attachement à quelques valeurs fondamentales : le soutien à la biodiversité, le respect de l’environnement et la santé des consommateurs. Ce rapprochement agrochimique constitue un danger pour nos assiettes, mais il est également une source d’inquiétude pour les paysans et les agriculteurs qui voient se limiter leur liberté de planter et cultiver telle ou telle semence. Demain, à cause des OGM, du Roundup et des différents produits chimiques sortis des usines, les diversités culturale et culturelle n’existeront plus. La nature vivante ne sera plus qu’un produit marketé, transformé, muté au service d’un Léviathan.

Il est nécessaire que les chefs et tous les acteurs de la restauration prennent la parole et expriment publiquement leurs inquiétudes : sans un produit sain et de qualité, sans diversité des cultures, le cuisinier ne peut plus exprimer son talent créatif. Il n’est plus en mesure de faire son métier comme il l’aime et de le transmettre avec passion. Quant au paysan et à l’agriculteur, ils se transforment en simples exécutants d’un grand tout agrochimique qui les dépasse : des ouvriers à la solde d’une entreprise apatride, hors sol.

Cette Lettre ouverte contre l’invasion de l‘agrochimie dans nos assiettes est un appel à la responsabilité et à la prise de conscience collective. Des enjeux majeurs pour notre alimentation se jouent actuellement. Non, la nature, la diversité et la qualité de notre alimentation ne doivent pas passer sous le rouleau compresseur liberticide du groupe Bayer-Monsanto.


Signez la Lettre ouverte

(pour signer, voyez le lien : Lettre ouverte - ATABULA )

Intempéries et future (?) gare de la mogère

voici la carte des zones inondables publiée par MMM hier  :

(Montpellier Méditerranée Métropole lutte contre les inondations afin de protéger des habitations et les entreprises des zones urbanisées, dans une approche globale qui dépasse les limites de chaque territoire communal, en étroite collaboration avec l'Etat...)

 

Capture d’écran 2016-10-14 à 13.40.41.png

13/10/2016

Antennes relais de téléphonie mobile : recul de la loi

Communiqué de Presse (les surlignages sont de moi)


Paris, le 13 Octobre 2016


Loi ondes : le lobby des opérateurs n’aime pas la démocratie et trouve un ministre et des députés obligeants.


Le lobby des opérateurs n’est jamais parvenu à digérer le vote de la loi Abeille sur les ondes du 9 Février 2014. En catimini, dans la nuit du 11 au 12 Octobre 2016, le lobby s’est trouvé quelques députés obligeants qui ont fait passer des amendements dans une loi sur les territoires de montagne pour réduire à rien les dispositifs démocratiques mis en place par la loi Abeille autour de l’implantation des antennes-relais, ceci avec le soutien du ministre de l’aménagement du territoire Jean-Michel BAYLET. Un vrai recul qui va à nouveau donner une image déplorable de la politique.
Il avait fallu 3 ans pour faire voter la loi Abeille qui permettait de limiter l’exposition du public aux radiofréquences émises par les technologies du sans-fil (antennes-relais, portables, Wifi, etc.), qui redonnait des pouvoirs aux élus locaux, qui introduisait de la démocratie autour du déploiement de ces équipements.
Jean-Michel BAYLET, qui est aussi ministre des collectivités territoriales, préfère donc soutenir les opérateurs et priver les élus locaux et les citoyens de leurs droits à l’information, à la transparence, à la concertation.
Il faut aussi rappeler le contexte : pour l’Organisation Mondiale de la Santé les radiofréquences sont des cancérogènes possibles. Et les compagnies d’assurance sont tellement persuadées de la nocivité de ces ondes que, comme elles l’avaient naguère fait pour l’amiante, elles refusent de couvrir les risques sanitaires liés à l’exposition aux radiofréquences.
« Robin des Toits fait part de sa consternation et appelle le gouvernement et les sénateurs, qui vont prochainement examiner ce texte, à redonner à la loi « Abeille » ses dispositifs démocratiques et de protection de la population », selon Etienne Cendrier, porte-parole de l’association.

 

Association ROBIN DES TOITS


Contact presse :
Etienne Cendrier
Porte-Parole national
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org
Objet: assister et fédérer les personnes et les collectifs qui luttent pour la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil Siège social : 22 rue Descartes 78460 CHEVREUSE Adresse de correspondance : 33 rue d’Amsterdam 75008 Paris Téléphone : 01 47 00 96 33
e-mail : contact@robindestoits.org Site : www.robindestoits.org

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J'ajoute ...

À propos de Jean-Michel BAYLET :

La vieille affaire qui poursuit Jean-Michel Baylet
Paris Match - Il y a 17 heures
Jean-Michel Baylet à l'Elysée, le 5 octobre. Le ministre rejette les accusations relayées par ...

Plus d'actualités pour "Jean-Michel BAYLET"

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 À propos des ondes :

Ondes et enfants : les études manquent | Actualité | LeFigaro.fr - Santé

8 juil. 2016 - L'Agence sanitaire française constate l'absence de consensus scientifique sur l'exposition des plus jeunes.

Exposition des enfants aux ondes : les études manquent
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui publie un rapport d’expertise sur l’exposition des enfants aux ondes, « constate l’absence de consensus scientifique sur l’exposition des plus jeunes », rapporte Le Figaro. L’Agence explique que la première conséquence possible « de l’exposition aux radiofréquences » serait un effet « sur le bien-être des enfants » et surtout « sur les fonctions cognitives (mémoire, fonctions exécutives, attention…) ». Olivier Merckel, chef de l’unité Agents physiques à l’Anses, indique : « Toutes les études ne sont pas forcément cohérentes mais elles mettent en évidence des effets sur la mémoire ».

Le Figaro, 08/07/16

03/10/2016

Le Japon et la chasse aux baleines

lu sur :

Ocean-Warrior est l'arme qui nous manquait depuis dix ans,  ...

 

« Ocean-Warrior », nouvelle arme contre les chasseurs de baleines.pdf

 

01/10/2016

L’évaporation des ressources en Afrique.

Extrait d'un article du Monde :

Un continent de secrets : une nouvelle série sur les « Panama papers » en Afrique

Le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, publie dès lundi 25 juillet une nouvelle série d’articles à partir des documents « Panama papers » sur l’évaporation des ressources en Afrique.

La présentation (en anglais) de cette série est à trouver ici.

Les 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca mettent en lumière le rôle des sociétés offshore dans le pillage du continent, qu’il s’agisse de l’industrie du diamant en Sierra Leone, des structures de dissimulations du milliardaire nigérian Kolawole Aluko, propriétaire d’un yacht sur lequel Beyonce a passé des vacances et lié à l’ancienne ministre du pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, ou le recours systématique aux paradis fiscaux par l’industrie extractive.

Selon l’ICIJ, des sociétés issues de 52 des 54 pays africains ont recouru à des structures offshore, participant à l’évaporation de 50 milliards de dollars d’Afrique chaque année. ICIJ, pour cette nouvelle série, s’est appuyé sur ses partenaires habituels ainsi que sur des journalistes en Algérie, au Ghana, en Tanzanie, au Niger, au Mozambique, à Maurice, au Burkina Faso et au Togo, coordonnés par le réseau indépendant ANCIR.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/les-panama-papers-revelent-les-malversations-d-un-importateur-algerien-de-poudre-de-lait_5005898_3212.html#6vhI0zpvkQxfH2DS.99
 
« Panama papers » : malversations d'un importateur algérien de poudre de lait
Le Monde - Il y a 23 heures
En Algérie, l'importation de poudre de lait a permis de bâtir des fortunes, parfois
douteuses. Et des sociétés offshore ont été utilisées pour ...

Guerre (nucléaire) froide : un projet qui tombe à l'eau (suite : une image)

Capture d’écran 2016-10-01 à 12.02.23.png

Au Groenland, une base militaire secrète américaine refait surface
 
 
 
Le «Camp Century», dissimulé sous la banquise du Groenland depuis 60 ans, faisait partie d'un projet secret destiné à stocker 600 missiles balistiques à portée de tir de l'URSS. La fonte des glaces menace désormais ce vestige de la guerre froide, avec des risques environnementaux potentiellement dévastateurs.

La vaccination des enfants avec le DTP : toujours impossible de trouver des vaccins qui ne soient pas les contestés tetra ou pentavalents

communiqué

voir aussi les notes que vous trouverez sur ce blog avec comme mot clef "vaccins"

commentaire de bon sens :

les vaccins sont destinés à provoquer dans l'organisme vacciné la fabrication d'antigènes permettant une réponse rapide contre une infection.

Avant la vaccination, l'organisme infecté répondait "naturellement" par la fabrication de ces anticorps, mais cette fabrication n'était pas forcément suffisamment rapide ou efficace : nous sommes les descendants de ceux qui ont répondu de façon "efficace" à leurs infections, ceux qui ont survécu.

Ces infection ne se produisaient pas toutes en même temps : on n'attrapait pas EN MÊME TEMPS la dipthpérie, le tétanos, la polio ...etc... Si çà avait été le cas, nous serions beaucoup moins nombreux sur terre ! L'organisme n'est pas fait pour répondre à ce genre d'infection multiple, a fortiori un enfant qui vient de naître !!!

Vouloir faire des vaccins combinant des réactions immunitaires multiples et nombreuses est une aberration qui ne correspond à aucun impératif, sauf celui du profit des industries pharmaceutiques. Il faut le savoir.

 

Vaccin DTP - Bulletin d’information :

Où en sommes-nous ?

Chère amie, cher ami,

Obtenir que le dossier “vaccin DTP” avance auprès du Conseil d’Etat n’a pas été simple.

Il a fallu tout le talent et la pugnacité de Maître Bergel-Hatchuel pour débloquer les choses.

En effet, vous le savez, nous avions lancé en novembre 2015 un mémoire auprès de la ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine, pour qu’elle mette de l’ordre dans la politique vaccinale en France.

La ministre semble être passée par tous les états dans le cadre de cette campagne. Elle a d’abord estimé que la vaccination ne se discutait pas. Puis, il a été dit qu’il n’y avait pas de pénurie.

Les mois passaient, elle ne nous répondait pas.

Elle a prétendu avoir agi auprès des laboratoires pharmaceutiques pour qu’ils répondent à la demande des citoyens... Ils n’ont rien fait.

Après avoir suivi les étapes classiques de la procédure auprès de la ministre, il a fallu saisir le Conseil d’Etat. Là encore, les choses ont été moins simples que prévu. Nous attendions une réponse pour le 12 juin 2016.

Les relances incessantes de Maître Bergel n’y faisaient rien : il a été impossible de savoir si les conseillers d’Etat allaient ouvrir le dossier ou le ranger au placard. C’est qu’ils étaient bien ennuyés !

Il y a 10 jours enfin, les choses ont bougé. Le Conseil d’Etat a accepté que nous présentions notre mémoire - et quand je dis nous, je parle des 2500 personnes ayant mandaté Maître Bergel, plus tous ceux qui nous ont soutenus à travers la pétition lancée par le Pr Henri Joyeux.

Elle est signée actuellement par près de 1 million 80 000 personnes. Vous pouvez encore venir nous rejoindre en la signant ici librement : http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio


Le conseil de l’Ordre de Montpellier fait appel de la décision rendu contre le Professeur Henri Joyeux

Vous le savez, le Pr Joyeux a été condamné à la radiation de l’Ordre des médecins par la chambre disciplinaire du conseil de l’Ordre de sa région, chambre disciplinaire constituée de médecins.

Ces médecins ont agi à la suite d’une plainte du conseil de l’Ordre national. Ils étaient en mission.

L’Ordre de Montpellier, consterné par cette décision, a fait appel. Le Pr Henri Joyeux également. Ces appels sont suspensifs, ce qui lui permet de continuer à exercer son métier.

Nous sommes en 2016. Et l’Etat n’est pas capable de proposer un cadre clair à la politique vaccinale en France, contrairement aux autres pays européens.

Nous continuons donc l’offensive. D’ores et déjà, je vous propose de lire cette requête très bien étayée par Maître Bergel qui vous rappellera dans le détail les points cruciaux de cette affaire et, notamment :
  • la question de la vente liée avec les vaccins tetra, penta ou hexavalents, qui est illégale et dangereuse pour la santé des bébés;
  • l’augmentation scandaleuse du prix du vaccin DTP en quelques années seulement ;
  • le problème du vaccin contre l’hépatite B, imposé à tous, alors qu’il est controversé.
Vous trouverez la requête ici.


Consultation citoyenne sur les vaccins : il faut participer !

En attendant de voir comment le Conseil d’Etat va répondre à notre requête, il est possible d’agir à nouveau.

La "concertation" citoyenne sur la vaccination http://contrib.concertation-vaccination.fr est ouverte jusqu'au 13 octobre. Si vous souhaitez faire la différence, prenez le temps de répondre à cette consultation.

Pour l’instant, seules 4460 personnes ont répondu à l’appel de l’Etat. Il faut que nous soyons des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers à montrer notre intérêt pour le sujet et notre volonté de voir la politique vaccinale évoluer pour que la situation change.

Cette proposition de la ministre de la Santé vaut ce qu’elle vaut. Elle avait été largement critiquée par l’un des conseillers de la ministre, M. Thomas Dietrich, qui y voyait une opération de communication hypocrite. Il s’agissait, selon lui, d’une mascarade de démocratie. Il avait alors démissionné de ses fonctions.

Il est clair que les laboratoires pharmaceutiques sont à la manoeuvre dans cette affaire. Par exemple, le Président de la concertation, le Pr Alain Fischer, a reçu officiellement un prix de 100 000 euros des laboratoires Sanofi Pasteur le 5 novembre 2013.

On peut citer aussi Madame la Pr Claire-Anne Siegrist qui a collaboré à l’élaboration de cette consultation citoyenne. Elle est pédiatre spécialisée en maladies infectieuses, directrice du département de pédiatrie et professeur de vaccinologie à l’Université de Genève. Mais elle est aussi responsable du centre collaborateur de l’OMS pour la vaccinologie néonatale. L’ennui, c’est que cet organisme est financé notamment par les laboratoires pharmaceutiques. N’y a t-il pas là un conflit d’intérêt majeur?

Néanmoins, il faut répondre à cette consultation. Si la démarche en elle même vous paraît absurde ou hypocrite, n’hésitez pas à le dire aux autorités. Vos opinions sont essentielles.

Elles auront nécessairement une influence sur l'État, voire sur les laboratoires pharmaceutiques et - pourquoi pas ? - sur le Conseil d’Etat.

Je vous engage donc à vous rendre sur le site de la consultation et d’y apporter votre contribution.

Afin de vous aider à y répondre, je vous propose deux sources d’information qui pourront vous y aider :

Les réponses peuvent donc être apportées jusqu’au 13 octobre 2016. Nous aurons l’occasion d’aborder le sujet avec Maître Bergel Hatchuel et le Professeur Henri Joyeux lors de notre Congrès International de Santé Naturelle des 1er et 2 octobre 2016.

Bien à vous,

Augustin de Livois

PS : Il est encore possible de vous inscrire à notre Congrès ici. Faites, vite car même si nous avons rajouté quelques rangs de chaises... il ne reste que très peu de places à attribuer et le congrès commence dès demain matin !

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, sachez que notre offre de streaming vidéo vous permet également de suivre en direct toutes les conférences filmées (plénières et débats) puis de les revoir en différé. Inscrivez-vous maintenant sur cette page.

 

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28/09/2016

Guerre (nucléaire) froide : un projet qui tombe à l'eau

Greenland's receding icecap to expose top-secret US nuclear project ...

www.theguardian.com › World › Greenland

22/09/2016

Accident nucléaire : Consultation publique sur le projet de décret relatif aux zones qui seraient contaminées en cas d'accident

Consultation publique sur le projet de décret relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants  :  ATTENTION : date limite 30/09/2016

Une consultation dont les médias n'ont pas parlé et qui ne dure (n'a duré) qu'un mois : du 31/8 au 30/9/2016 !


La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Transposition de la directive Euratom 2013/59 : Niveaux d ... - Criirad

www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html


Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.
Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.
 
Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

<![if !supportLists]>-          <![endif]>20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
<![if !supportLists]>-          <![endif]>1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants  dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

 

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !

Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret    


Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité


CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50


asso@criirad.org – www.criirad.org

--------------------

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable....

ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis

16/09/2016

Les carburants écoulés en Afrique (suite) : les traders suisses en cause

Les traders suisses accusés de déverser de l'essence sale en Afrique
Le Temps -
 
extrait :
L’ONG Public Eye a mesuré des taux de soufre effarants dans les carburants vendus par les négociants genevois en Afrique de l’Ouest. Son enquête décrypte le modèle d’affaires mal connu du carburant à bas prix
 

Les géants du négoce pétrolier suisse ont fait de l’Afrique leur chasse gardée. Et ils inondent le continent noir de carburants polluants, en profitant des normes locales laxistes en matière de qualité de l’air, dénonce un rapport de l’ONG Public Eye (ex-Déclaration de Berne) dévoilé jeudi.

Lire aussi: «Les traders suisses tirent profit de notre faible réglementation»

"La force prime le droit "

lecture du jour :

 

America’s deadly love affair with the gun

In the 18 years since Zed Nelson’s seminal photography book Gun Nation was published, 500,000 Americans have been killed by firearms in the US and have left many more injured. Now Nelson returns to the people he met and photographs them again for this penetrating Guardian documentary. Notwithstanding the “right to bear arms”, Nelson seeks to understand the paradox of the gun – America’s most potent symbol of freedom and one of its greatest killers – and why this nation sustains its seemingly insatiable appetite for firearms.
Gun Nation

19:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2016

Les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe

lu sur :

Matières premières : comment les traders suisses écoulent du carburant toxique en Afrique

Par Simon Piel et Joan Tilouine

LE MONDE Le 15.09.2016 à 11h05 • Mis à jour le 15.09.2016 à 11h59

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#O4X1BI7fW68Iivvk.99

Dans l’enquête intitulée « Diesel sale », l’ONG Public Eye (ex-Déclaration de Berne) dévoile les pratiques peu scrupuleuses de traders pétroliers suisses en Afrique. Quatre enquêteurs ont travaillé durant trois ans pour percer les mystères toxiques de l’essence et du diesel distribués sur le continent africain par les géants suisses du négoce de matières premières.

Les résultats de cette enquête publiée jeudi 15 septembre sont sans appel : les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe, mettant gravement en péril la santé de populations exposées aux particules fines et à d’autres substances chimiques cancérigènes.

Lire l’intégralité du papier : 


Des produits toxiques ajoutés aux carburants pour augmenter les profits


Pour augmenter leurs profits, les traders effectuent des mélanges avec des produits toxiques et particulièrement nocifs pour l’environnement et pour la santé. Des opérations souvent risquées qui s’effectuent à quai, notamment à Rotterdam, Amsterdam et Anvers, ou en pleine mer à quelques miles des côtes de Gibraltar ou des ports d’Afrique de l’Ouest.

Les traders ont un nom pour qualifier ces produits pétroliers : « qualité africaine ». Ce carburant toxique est écoulé en Afrique de l’Ouest où les négociants en matières premières profitent de réglementations qui permettent encore l’importation de diesel et d’essence contenant un taux de soufre très élevé. Ils en ont fait un marché parallèle et opaque.

Dans les stations essence de Trafigura, Vitol ou Oryx


Public Eye a effectué des prélèvements dans des stations essence de huit pays africains (Angola, Bénin, Congo-Brazzaville, Ghana, Côte d’ivoire, Mali, Sénégal et Zambie) détenues ou alimentées par ces maîtres du négoce pétrolier, comme Trafigura, Vitol ou Oryx. Plus de deux tiers des échantillons contiennent un taux de soufre supérieur à 1 500 parties par million (ppm). Avec une pointe à 3 780 ppm au Mali. La limite est de 10 ppm en Europe, aux Etats-Unis et même en Chine, à compter de 2017.

Les grandes villes africaines pâtissent déjà d’une qualité de l’air déplorable et d’une urbanisation préoccupante. D’ici 2050, la population urbaine devrait tripler sur le continent. Et le nombre de véhicules devrait considérablement augmenter. Les grands acteurs suisses de ce marché du « diesel sale » disent respecter les normes en vigueur. Et ils insistent sur les efforts fournis par l’Association des raffineurs africains (ARA), une organisation basée… à Genève et dont ils sont membres, pour améliorer la qualité des carburants qu’ils importent, mélangent, revendent et distribuent sur le continent.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#O4X1BI7fW68Iivvk.99

08/09/2016

Le Roundup est nocif, en doutiez-vous ?

Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie ...


Université de Caen, 7 Septembre 2016.

Le journal MARIANNE et son journaliste JEAN-CLAUDE JAILLETTE ont perdu en cour d'appel de Paris ce 7 SEPTEMBRE 2016, et ont été condamnés en diffamation pour avoir dénigré, comme d'autres lobbyistes, agences et académies, le Professeur GILLES-ERIC SERALINI au sujet de ses recherches de 2012 montrant des tumeurs de rats dues au Roundup et à un maïs OGM, étude republiée et confirmée depuis.

Pour plus de détails, merci de contacter le cabinet de Maître Bernard DARTEVELLE au 01 43 12 55 80

un petit rappel :

d'où vient le ROUNDUP ? De la firme qui a produit l'AGENT ORANGE pour l'armée américaine durant la guerre du Viet Nam.

Voyez :

Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires - Le Monde

www.lemonde.fr/.../monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244....

16 févr. 2012 - PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la ...

Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires.pdf

 

06/09/2016

Tout TGV : passage en force ? Vivement les élections !

communiqué :

 


Qui a décidé d’accélérer les travaux au mépris de la loi ? Le Collectif pour conserver la « Gare TGV au Cœur de Nîmes » a constaté que la société Oc’Via a entrepris la construction d’ouvrages d’arts...

Qui a décidé d’accélérer les travaux au mépris de la loi ? Le Collectif pour conserver la « Gare TGV au Cœur de Nîmes » a constaté que la société Oc’Via a entrepris la construction d’ouvrages d’arts...

...devant servir au franchissement de la ligne ferroviaire Tarascon – Nîmes, par les futures voies de la gare dite de « Nîmes – Manduel – Redessan ».
LGV-Piles-Manduel


Sont ajoutés à la LGV, 2 ponts latéraux pour supporter la future gare de Manduel

Ces travaux ne pourraient pas être réalisés sans l’aval de la SNCF Réseau, partenaire d’Oc’Via pour la construction de la ligne nouvelle du Contournement de Nîmes et de Montpellier (CNM).

Qu’en pense Monsieur le Préfet ?

Sans avoir procédé à l’enquête publique annoncée pour début 2017, donc sans déclaration d’utilité publique (DUP), qui a décidé d’accélérer les travaux au mépris de la loi ? Alors même que l’utilité de cette gare, très prématurée, fortement contestée, reste à démontrer.

Il s’agit bien d’un passage en force, rendu visible au creux de l’été. Peu glorieux pour ceux qui ont pris cette initiative : ils donnent un bien mauvais exemple à l’ensemble des citoyens...D’autres exemples d’ouvrages publics contestés font encore l’actualité dans notre pays et laissent des cicatrices profondes dans l’opinion publique, avec une perte de confiance envers les décideurs.


Sont ajoutés à la LGV, 2 ponts latéraux pour supporter la future gare de Manduel

Le site Gare TGV au coeur de Nîmes : ici

La pétition pour la conservation de la gare TGV au cœur de Nîmes : ici

LIRE AUSSI : PROJET DES GARES TGV : L'ÉTÉ DES COUPS EN DOUCE

03/09/2016

"L'Europe, l'Europe, l'Europe, en sautant comme un cabri ...

à lire sur MEDIAPART :

Plus les agriculteurs polluent, plus ils touchent d’aides de l’Europe

Par Jade Lindgaard

Alors que les pays européens tentent de trouver un accord sur la politique agricole commune en 2020, une étude démontre que les aides directes bénéficient le plus aux agriculteurs les plus pollueurs. Mais elle prouve aussi que dans le contexte actuel de déséquilibre entre l’offre et la demande, la stratégie de produire toujours plus n’est pas la bonne. Lire la suite

voir aussi :

Charles de Gaulle - Vidéo Ina.fr

www.ina.fr/video/I00012536
 
... :"Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ...
 

Charles de Gaulle "Cabri, l'Europe ! l'Europe !" - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=zufecNrhhLs
6 août 2012 - Ajouté par Ina Politique

Charles de Gaulle "Cabri, l'Europe ! l'Europe ! ... peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l ...

01/09/2016

Soyons conscients : ce sont nos enfants et les enfants de nos enfants qui vont payer la note

communiqué :

 

 

Tous à Flamanville les 1er et 2 octobre pour dire non à l’EPR !

Les 1er et 2 octobre, un grand rassemblement aura lieu à Flamanville (Manche) pour dire non au réacteur EPR et à la poursuite du nucléaire !

31/08/2016

Néolibéralisme et profits

 
Le Temps - Il y a 1 jour

Projets d'aménagement : une nouvelle donne pour l'évaluation environnementale

communiqué :

Projets d'aménagement : une nouvelle donne pour l'évaluation environnementale

[Localtis.info] Publié le mardi 30 août 2016

 

© Damoret / REA

Très attendue par les porteurs de projet, quels qu'ils soient (entreprises, exploitants ou collectivités territoriales), souhaitant réaliser un projet d'aménagement d'envergure, la réforme de l'évaluation environnementale vient de connaître une nouvelle étape à travers la publication d'une ordonnance et d'un décret en plein cœur du mois d'août.

L'ordonnance et le décret réformant les règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes - en application de la loi Macron - sont parus respectivement au Journal officiel des 5 et 14 août. Après la réforme de l'autorité environnementale traitée en amont (lire notre article ci-contre), il s'agit "d'une étape supplémentaire", a souligné Ségolène Royal, pour assurer la conformité au droit de l'Union européenne, en transposant la directive 2011/92/UE relative à l'évaluation environnementale des projets. Cette réforme à la gestation difficile prend aussi sa source dans le rapport rendu par Jacques Vernier en mars 2015, a rappelé la ministre de l'Environnement, qui se défend toutefois, en poursuivant cet axe de simplification, de réduire l'exigence de protection de l'environnement.

"L'approche par projet, et non plus par procédure, permet de mieux évaluer les incidences sur l'environnement et d'éviter des études d'impact redondantes", a expliqué le ministère. Exemples concrets à l'appui, un guide d'interprétation est prévu afin d'approfondir cette notion de "projet" visant désormais les "interventions dans le milieu naturel et le paysage". Une procédure commune "entre l'évaluation environnementale d'un projet et l'évaluation environnementale de la modification d'un plan programme ou de la mise en compatibilité du document d'urbanisme induite par le projet" doit contribuer à la rationalisation escomptée.

Ce nouveau dispositif introduit également la consultation des collectivités territoriales et de leurs groupements en sus de l'autorité environnementale (la directive précitée imposant la consultation des "autorités locales et régionales"). Ces règles d'identification des entités locales restent néanmoins souples "afin d'être adaptables à chaque projet", a précisé le ministère. Par parallélisme, cette consultation des collectivités est également introduite au stade du "cadrage préalable" de l'étude d'impact. Autre point à relever, l'obligation pour le maître d'ouvrage de mettre à disposition, par voie électronique, son étude d'impact, à terme, via une application informatique.

Développement du "cas par cas"

La décision d'autorisation des projets d'aménagement soumis à évaluation environnementale doit être motivée et comprendre des mesures visant à éviter, réduire ou compenser les impacts du projet sur l'environnement (mesures dites "ERC"). La notion de "conclusion motivée" (issue de la directive 2014/52/UE) a toutefois été supprimée de l'ensemble du texte et remplacée par celle de "motivation de la décision" jugée plus adaptée au droit français. L'adjonction de l'adjectif "notable" pour apprécier les incidences directes et indirectes d'un projet sur l'environnement pourrait quant à elle conduire à un amoindrissement des éléments susceptibles d'être abordés par le contenu des études d'impact.

L'objectif affiché du ministère est plus largement une diminution du nombre d'études d'impact "grâce au développement des examens au cas par cas effectués par les autorités environnementales et à un ciblage de l'évaluation environnementale sur les projets les plus "impactants", au travers d'une nomenclature [en annexe de l'article R. 122-2] rénovée par décret en Conseil d'État".

A titre d'exemple, la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF) relève une "diminution très importante des projets soumis à étude d'impact dans le cadre de la section relative aux milieux aquatiques et aux ouvrages hydroélectriques". Ces rubriques font presque exclusivement l'objet d'un examen au cas par cas, à partir du seuil d'autorisation. A noter également, l'absence de "clause-filet" permettant de soumettre à évaluation des projets en dehors du champ de la nomenclature. Or, "on sait qu'une telle nomenclature est systématiquement insuffisante", relève l'association France Nature environnement (FNE). Seuls sont abordés les cas "relativement rares mais problématiques", relève le rapport, "dans lesquels des projets soumis à évaluation environnementale ne relèvent pas en droit national d'un régime d'autorisation [ou de déclaration] ou dont le régime d'autorisation n'est pas conforme aux conditions fixées au I [de l'article L. 122-1-1]".

Pour les plans et programmes, l'ordonnance prévoit la mise en place d'une "clause de rattrapage " permettant de compléter la liste établie par décret "lorsqu'il apparaît qu'un plan ou un programme non listé (à l'article R. 122-17) relève pourtant du champ de l'évaluation environnementale au regard de l'article L. 122-4", précise le ministère.

Calendrier décalé

La date d'entrée en vigueur de l'ordonnance est décalée dans le temps : aux projets relevant d'un examen au cas par cas pour lesquels la demande d'examen "est déposée à compter du 1er janvier 2017" ; aux projets faisant l'objet d'une évaluation environnementale systématique pour lesquels la première demande d'autorisation "est déposée à compter du 16 mai 2017". Pour les projets pour lesquels l'autorité compétente est le maître d'ouvrage, ces dispositions s'appliquent "aux projets dont l'enquête publique est ouverte à compter du premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente ordonnance". Enfin, aux plans et programmes "dont l'arrêté d'ouverture et d'organisation de l'enquête publique ou l'avis sur la mise à disposition du public est publié après le premier jour du mois suivant la publication de la présente ordonnance". Le décret est en revanche pour l'essentiel d'application immédiate, "à l'exception des dispositions du nouvel article R. 122-12 qu'il crée [versement par les maîtres d'ouvrage de leur étude d'impact dans une application informatique],  applicables à compter du 1er janvier 2018".

Philie Marcangelo-Leos / Victoires-Editions 

Références : ordonnance n° 2016-1058 du 3 août 2016 relative à la modification des règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes, JO du 5 août 2016, texte n° 10 ; décret n° 2016-1110 du 11 août 2016 relatif à la modification des règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes, JO du 14 août 2016, texte n° 4.

 

Une ordonnance réforme le dialogue environnemental

[Localtis.info] Publié le lundi 29 août 2016

D'application facultative, les nouveautés introduites en matière de concertation préalable par l'ordonnance relative à la démocratisation du dialogue environnemental parue le 5 août ne seront en fait imposées, que ce soit par le droit d'initiative citoyenne ou par l'autorité administrative compétente, que dans des cas très limités.

L'ordonnance préparée en application de la loi Macron et "portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement" a été publiée ce 5 août. Préalablement à la consultation du public en juin dernier (lire notre article ci-contre), ce texte issu des travaux de la commission spécialisée présidée par le sénateur Alain Richard avait fait l'objet d'un avis du Conseil national de la transition écologique (CNTE) le 16 février.

L'introduction d'un chapitre préalable au livre Ier du code l'environnement permet tout d'abord de définir les objectifs de la participation du public aux décisions ayant un impact sur l'environnement et de lister les droits que cette participation confère au public (L. 120-1). Les prérogatives de la Commission nationale du débat public (CNDP) sont en outre renforcées : son champ d'intervention est étendu aux plans et programmes nationaux (schéma national d'infrastructures de transport, plan national de gestion des déchets, etc.) ; elle désigne des garants de la concertation et peut désigner des correspondants régionaux ; elle peut assurer une mission de conciliation sur des projets conflictuels si les parties concernées le demandent. Il est important de rappeler que le champ des "projets" relevant déjà de la CNDP n'est pas modifié. En revanche, certaines modalités du débat public évoluent, en particulier par l'élargissement des conditions de saisine de la CNDP : 10.000 citoyens pourront désormais la saisir pour demander un débat public ou une concertation (L. 121-8 II). Pour les "débats publics nationaux", la CNDP pourra également être saisie par 60 sénateurs, 60 députés ou 500 000 citoyens.

Droit d'initiative citoyenne

Une nouvelle procédure de concertation préalable (L. 121-16) ouvre le champ de la participation du public en amont à tous les projets, plans ou programmes soumis à évaluation environnementale (hors champ de la commission). Cette concertation est toutefois facultative, contrairement à celle du code de l'urbanisme prévue en son article L. 103-2 pour un certain nombre de projets et vis-à-vis desquels l'ordonnance prévient tout doublon. Sous réserve de respecter un certain nombre d'obligations minimales en termes de durée (de 15 jours à 3 mois), de compte-rendu et de publicité, cette concertation pourra être organisée à l'initiative du maître d'ouvrage lui-même ou si la personne publique autorisant le projet ou approuvant le plan le décide. Il reviendra donc au maître d'ouvrage et aux autorités publiques locales "d'apprécier le contexte local dans lequel s'insérera le projet avant de décider d'organiser ou pas une concertation préalable", relève le ministère de l'Environnement.
Pour certains projets mobilisant des financements publics importants, un nouveau droit d'initiative citoyen (L. 121-19) est par ailleurs ouvert à une frange des électeurs, des associations agréées de protection de l'environnement ou des collectivités (conseil régional, départemental ou municipal, établissement public de coopération intercommunale) à la suite de la publication d'une déclaration d'intention par le maître d'ouvrage (L. 121-17). Mais il revient au préfet de décider de la suite à donner à cette initiative citoyenne. S'il y est donné suite, une concertation sous l'égide d'un garant désigné et rémunéré par la CNDP sera organisée. Le seuil de déclenchement de la déclaration d'intention doit être précisé par décret. Lorsqu'une collectivité finance directement une partie du projet (accès, réseaux…), "ces aides sont prises en compte", explicite le rapport de présentation du texte. Tel n'est pas le cas des autres formes d'aides d'Etat, comme par exemple les tarifs de rachat, les aides fiscales, les avances remboursables, les prêts.

Dématérialisation de l'enquête publique

Le dernier volet de l'ordonnance concerne la modernisation des procédures de participation "en aval" du processus décisionnel. Le texte favorise en particulier l'accès à une version dématérialisée de l'avis et du dossier d'enquête publique, "même si l'affichage et, selon l'importance du projet, la publication locale demeurent obligatoires", relève le ministère. Conséquemment, "les procédures s'en trouvent allégées, notamment par la réduction de certains délais : réduction à quinze jours d'enquête pour les projets non-soumis à évaluation environnementale". Ce texte ne change cependant ni le champ de l'enquête publique, ni le rôle du commissaire enquêteur. Telle qu'elle est prévue, la dématérialisation "ne porte aucunement atteinte à la possibilité ni de consulter un dossier papier, ni de rencontrer le commissaire enquêteur et (...) n'impose pas non plus aux petites communes d'engager des moyens disproportionnés", précise le ministère. L'enquête publique pourra par ailleurs être prolongée "en cas de modification substantielle de l'étude d'impact, et non pas seulement du projet". Et de nouvelles possibilités d'échange entre le public et les porteurs de projet sont encouragées : la possibilité d'organiser une réunion publique après la clôture de l'enquête publique doit ainsi permettre un dernier échange avec le porteur de projet. Le recours à une enquête publique unique pour des projets différents est également facilité (L. 123-6). Mais il ne s'agit encore ici que d'une faculté. Le texte crée une procédure de participation par voie électronique pour les plans, programmes et projets non soumis à enquête publique (L. 123-19). Enfin, l'ordonnance contient des dispositions intéressant la gouvernance de l'eau, à travers les comités de bassin. La participation du public à l'élaboration des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) est elle aussi dématérialisée au terme d'une procédure spécifique. Il en est de même pour les plans de gestion des risques d'inondation (PGRI).

L'entrée en vigueur de l'ordonnance est différée à une date devant être fixée par décret, "au plus tard au 1er janvier 2017".

Philie Marcangelo-Leos / Victoires-Éditions

 

Références : rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2016-1060 du 3 août 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement ; ordonnance n° 2016-1060 du 3 août 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement, JO du 5 août 2016, texte n° 13 et 14.

29/08/2016

De l'utilité d'un coiffeur bien payé ...

Il est super-bien coiffé, non ?

Capture d’écran 2016-08-29 à 12.40.54.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention !

J'ai mis "éthique" comme catégorie de cette note. (éthique : ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu'un)

À ne pas confondre avec "esthétique" ! (notion désignant l'ensemble des caractéristiques qui déterminent l'apparence)

12:46 Publié dans Éthique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2016

De l'Arabie Saoudite et d'Al Quaida (suite)

August 25, 2016

The New York Times

NYTimes.com »

Top Stories

 
 
TOP STORIES
Has Saudi Arabia’s rigid strain of Islam fueled global extremism? Our special report examines the contradictions of a key U.S. ally.

Thursday, August 25, 2016 12:44 PM EDT

 
As the Islamic State projects its menacing calls for violence into the West, directing or inspiring terrorist attacks in country after country, an old debate over Saudi influence on Islam has taken on new relevance.
Has the Wahhabi tradition taught in and by Saudi Arabia made the world more dangerous? Or is Saudi Arabia merely a convenient scapegoat for extremism with many complex causes?

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voir aussi sur ce blog :

De l'Arabie Saoudite et...

26/08/2016

Personne n'en parle ici ...

lu sur :

Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/

" Les avions militaires israéliens ont mené cinquante raids sur différents lieux dans la bande de Gaza ce soir. C’était dans les villes de Gaza, de Nussirat et Burig au Centre de la bande de Gaza, et de Beit Hanoun et Beit Lahya au nord de la bande de Gaza. C’est la nuit la plus difficile pour les habitants de la bande de Gaza depuis la fin de la nouvelle offensive israélienne de l’été 2014.

Les agressions israéliennes contre les civils palestiniens se poursuivent dans la bande de Gaza en pleine trêve "

Lire le billet de Ziad Medoukh, directeur du département de français à l'Université Al Aqsa de Gaza sur le site de l'Agence.

A lire aussi sur Gaza, cet article publié ce vendredi sur le site de l'Agence: Pour l’anniversaire du cessez-le-feu, les agences de l’ONU exhortent à mettre fin à la ‘spirale de dé-développement’ de Gaza

 Toujours sur Gaza, cet article publié sur le site d'Europe 1 le 15 août dernier:  Gaza : des hommes d'affaires se plaignent d'être interdits de voyage par Israël
 

 sur le même sujet :

Israël frappe 50 fois Gaza après un tir de roquette | The Times of Israël

fr.timesofisrael.com › Israël Inside
 

50 raids israéliens sur Gaza : une nuit très difficile pour les habitants

www.ism-france.org/.../En-direct-de-Gaza-50-raids-israeliens-sur-Gaza-une-nuit-tres-.

18/08/2016

Nature, plantes sauvages, survie

Une émission à écouter, du 18/8/16 :

 

Des fleurs et des fusils - ON NE PARLE PAS LA BOUCHE PLEINE

www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/des-fleurs-et-des-fusils

Alain Kruger · Écouter ... Les plantes sauvages ont permis aux hommes de ne pas mourir en temps de guerre depuis Charlemagne. ... Gourmand et cuisinier, George Oxley est l'auteur de : La Fleur Au Fusil, Gallimard, col. .... Ecouter le direct •.

07/08/2016

Les "Think tanks" s'orientent dans le sens du vent ...

De l'importance des lobbies :

( lu dans le New York Times )

SPECIAL REPORT
Think tanks claim to be independent. But they have become important players in Washington's corporate influence machine.

Sunday, August 7, 2016 11:16 AM EDT

 
Think tanks, which position themselves as “universities without students,” have power in government policy debates because they are seen as researchers independent of moneyed interests.
But in the chase for funds, think tanks are pushing agendas important to corporate donors, at times blurring the line between researchers and lobbyists. And they are doing so while reaping the benefits of their tax-exempt status, sometimes without disclosing their connections to corporate interests.
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29/07/2016

Perturbateurs endocriniens : comment faire des profits à coup sûr ?

Ceux qui les fabriquent sont les mêmes que ceux qui produisent les médicaments qui essayent de soulager les malades.

lu sur :

La Commission européenne doit-elle revoir sa copie ? A la mi-juin, avec deux ans et demi de retard sur le calendrier réglementaire, l’exécutif européen proposait des critères définissant les perturbateurs endocriniens – ces polluants de l’environnement (pesticides, plastifiants, solvants, etc.) capables d’interférer avec le système hormonal et nocifs à faibles niveaux d’exposition. Dans un commentaire critique publié mercredi 27 juillet, l’Endocrine Society estime que les propositions de Bruxelles en la matière ne sont pas à même de protéger la santé publique.

Les termes utilisés par la société savante d’origine américaine, qui représente 18 000 chercheurs et cliniciens internationaux spécialistes du système hormonal, sont sans ambiguïté. Les critères proposés par Bruxelles ne respectent pas l’état de la science et exigent « un niveau de certitude scientifiquement presque inatteignable » pour classer une substance dans la catégorie des perturbateurs endocriniens. Ceux-ci sont présents à des degrés divers dans la chaîne alimentaire, de même que dans une grande variété de produits domestiques d’usage courant (contenants alimentaires, cosmétiques, retardateurs de flamme…).

« En dépit de l’état de la science, les critères proposés par la Commission européenne conduiraient à attendre jusqu’à être certain qu’un produit chimique est responsable d’effets délétères pour la santé humaine avant d’agir, détaille la société savante dans sa lettre. Du fait qu’il faut attendre plusieurs années ou générations avant que les dégâts d’un perturbateur endocrinien ne deviennent apparents, cette approche permettrait à des substances de synthèse de produire des dégâts substantiels sur les populations avant qu’elles soient régulées. »

« Un coût humain incalculable »

L’Endocrine Society souligne que plus de 1 300 études publiées dans la littérature scientifique font état de « liens entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens et des maladies ou des troubles sérieux comme l’infertilité, le diabète, l’obésité, des cancers hormono-dépendants et des désordres neurologiques ». Les scientifiques rappellent que des études récentes suggèrent que les dégâts sanitaires dus à l’exposition de la population européenne à ces substances non encore régulées sont « de l’ordre de 163 milliards d’euros par an, en frais de santé et en perte de productivité économique ». « Le coût humain, lui, est incalculable », ajoute la société savante.

Avant d’être adoptés, les critères mis sur la table par Bruxelles devront être discutés par les Etats membres et passeront devant le Parlement européen. « La Commission prend note du commentaire de l’Endocrine Society et l’évaluera, de même que les commentaires reçus par les autres parties prenantes et les pays tiers, dans le contexte de l’Organisation mondiale du commerce », dit-on à Bruxelles.

Plusieurs Etats membres ont manifesté leur désaccord. En déplacement à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Ségolène Royal a déclaré, jeudi 28 juillet, que la proposition de réglementation de Bruxelles était « extrêmement décevante ». La ministre française de l’environnement a ajouté avoir écrit, « avec [s]es homologues danois et suédois », à Jean-Claude Juncker, le président de l’exécutif européen, « pour défendre une position ambitieuse permettant notamment d’interdire l’utilisation de perturbateurs endocriniens dans les pesticides ».

Poursuivie en carence par plusieurs Etats membres, le Conseil et le Parlement européens, la Commission a été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne, en décembre 2015, pour avoir tardé à publier les fameux critères réglementaires.


image: http://s1.lemde.fr/image/2014/04/18/24x24/1100512061_4_69da_13978337662458-photo_c9ba65d8f20a753dc99c4985b470bd9d.jpg

Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/07/29/polluants-chimiques-le-projet-de-reglementation-de-bruxelles-critique-par-les-scientifiques_4976260_3244.html#aHRxICMwsmHKiek0.99