09/02/2010

L'hospitalisation à domicile encore peu exploitée

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Hospitalisation à domicile
La loi HPST reconnaît aujourd'hui l'HAD (l'hospitalisation à domicile) comme une modalité d'hospitalisation à part entière. Le Dr Elisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d'HAD (Fnehad) : "Toutes nos attentes ont été satisfaites avec la loi HPST, qui nous procure tous les outils nécessaires pour les trente ans à venir". Roselyne Bachelot a présenté l'HAD comme "une priorité stratégique majeure et un atelier d'innovations". Frédéric Van Roekeghem, directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie, rappelle toutefois que l'HAD a un coût qui, en 2008, pour une journée, était évalué à 196 euros, contre 703 euros pour une journée d'hospitalisation conventionnelle. L'HAD reste une alternative encore relativement peu exploitée.
Panorama du Médecin , 08/02/2010

08/02/2010

Lait et mélamine en Chine

lu sur :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/02/08/chine-du-lait-contamine-a-la-melamine-reapparait_1302428_3216.html#ens_id=1251236
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Chine : du lait contaminé à la mélamine réapparaît
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.02.10 | 07h10  •  Mis à jour le 08.02.10 | 07h32


es autorités chinoises ont fermé une laiterie ayant écoulé en 2009 près de 165 tonnes de lait contaminé à la mélamine en 2008, dont elles ont retrouvé et saisi 72 tonnes, a annoncé, lundi 8 février, le China Daily. Une vaste enquête a été lancée il y a une dizaine de jours après la résurgence de cette substance chimique hautement toxique qui avait tué six enfants en 2008 et en avait rendu malades trois cent mille autres. Dans le cadre de cette enquête, les autorités ont fait fermer samedi une laiterie de la région autonome du Ningxia qui a acheté de la poudre de lait trafiqué, l'a conditionnée sous sa propre marque et l'a remise sur le marché entre juillet et novembre 2009, selon le quotidien en anglais.

Seules 72 tonnes ont jusqu'à présent été saisies sur les 165 tonnes dont les autorités ont ordonné le rappel et qui, souligne le China Daily, "sont les derniers produits laitiers en date à resurgir provenant du scandale de 2008". Ce scandale longtemps étouffé avait créé une psychose en Chine et valu un rappel massif, dans le pays comme à l'étranger, de tous les produits chinois contenant du lait. Tout le lait contaminé était censé avoir été détruit mais des lots datant de cette époque ont refait surface ces dernières semaines. Des bonbons au lait trafiqué ont même été découverts dans la province de Jilin (Nord-Est), selon le China Daily. "Beaucoup de petites entreprises n'ont pas les moyens technologiques pour tester la mélamine", a souligné le secrétaire général de l'association laitière du Ningxia, Zhao Shuming, cité par le quotidien.

La mélamine simule, lors des tests de contrôle, un apport en protéines et permet aux industriels de tricher en ajoutant de l'eau au lait. Aucune mort n'a été rapportée dans les cas de lait trafiqué qui ont refait surface depuis décembre. En 2008, six bébés étaient morts après avoir consommé des laits maternisés frelatés et quelque trois cent mille autres avaient été malades, souffrant parfois de sérieuses complications rénales, provoquées par l'ingestion de cette substance destinée aux colles, aux résines ou aux engrais. En novembre 2009, la justice chinoise a condamné à mort  et exécuté deux personnes impliquées dans le scandale de 2008.

Barroso veut étendre la culture d'OGM à toute l'UE

lu sur :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/08/barroso-veut-etendre-la-culture-d-ogm-a-toute-l-ue_1302523_3214.html#ens_id=1266399
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Barroso veut étendre la culture d'OGM à toute l'UE
LEMONDE.FR avec AFP | 08.02.10 | 11h16  •  Mis à jour le 08.02.10 | 14h02


e président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés très vite après la prise de fonctions de sa nouvelle équipe, la semaine prochaine, ont assuré à l'AFP plusieurs sources européennes. "L'autorisation de la culture du maïs MON810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois, sous couvert de l'anonymat. "Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen.

La première réunion de la nouvelle Commission est prévue le 17 février, "mais le programme de travail est encore en cours d'élaboration", a précisé la porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen. Monsanto attend le renouvellement de l'autorisation pour la culture du MON810, seul OGM cultivé à ce jour dans l'UE, et la société BASF bataille pour sa pomme de terre. D'énormes intérêts financiers sont en jeu. BASF estime entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora, si sa culture est autorisée.

"Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales", a souligné le responsable européen. "Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement", a déploré la source au sein de la Commission. Le départ de Stavros Dimas, commissaire à l'environnement opposé à la culture des OGM, facilite la tâche à M. Barroso. Mais il doit tenir compte des réticences des Etats. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture du MON810, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire toutes les cultures d'OGM.

M. Barroso a subi un revers politique l'an dernier lorsque vingt-deux pays ont voté contre sa demande de faire lever les interdictions, et les gouvernements européens sont aujourd'hui très réticents à autoriser les produits OGM en raison de l'opposition de l'opinion, inquiète de leur possible toxicité. "Nous attendons de voir comment il compte s'y prendre", a commenté un diplomate.

07/02/2010

Les effets toxiques du bisphénol A

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/05/bisphenol-a-des-experts-reconnaissent-l-existence-de-signaux-d-alerte_1301449_3244.html#ens_id=1280936
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Bisphénol A : des experts reconnaissent l’existence de signaux d’alerte
LE MONDE | 05.02.10 | 10h40  •  Mis à jour le 05.02.10 | 10h43


es récentes études sur les effets toxiques du bisphénol A (BPA), composé chimique présent dans les plastiques alimentaires, notamment les biberons, ne mettent pas clairement en évidence d'effet néfaste sur la santé, du fait de faiblesses méthodologiques. Elles comportent toutefois des "éléments nouveaux" et des "signaux d'alerte", notamment de troubles du comportement et de la reproduction après une exposition in utero et postnatale: tel est l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur les effets du BPA, rendu public vendredi 5 février. Ces signaux "méritent attention", affirme Marc Mortureux, le directeur général de l'Afssa.

Selon l'agence, des études supplémentaires, menées selon une méthodologie repensée, devront être menées. "Dans l'attente, et compte tenu de l'incertitude de leur signification chez l'homme, la pertinence d'augmenter le facteur de sécurité de la dose journalière tolérable [aujourd'hui fixée à 50 microgrammes/kg/jour] devra être discutée", écrivent les experts. Les scientifiques recommandent aux "consommateurs inquiets" de "ne pas utiliser de récipients en polycarbonate [le plastique qui contient du BPA] pour chauffer les aliments à forte température". C'est aujourd'hui la principale voie identifiée de contamination du corps humain. Le BPA est présent aussi dans les boîtes de conserve et canettes de boisson.

Les effets de la substance, que l'on retrouve dans les urines de plus de 90 % des Américains, font l'objet d'interrogations dans plusieurs pays. Au Canada, son usage est banni depuis octobre 2008. La Food and Drug Administration américaine a rendu, en janvier, un avis dans lequel elle fait état d'une "préoccupation" sur les effets potentiels du bisphénol sur le fœtus et les jeunes enfants.

"Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien, qui a un impact sur tous les systèmes hormonaux, même à faible dose, affirme le toxicologue André Cicollela, président du Réseau environnement santé, qui milite en faveur de son interdiction en France. De très nombreuses études chez l'animal mettent en évidence son impact sur les troubles du comportement, la fertilité, le développement de cancers, le diabète, l'obésité." Une étude, publiée dans la revue Environmental Health Perspectives d'octobre 2009, établit un lien entre l'imprégnation de femmes pendant leur grossesse et une agressivité accrue de leurs fillettes de deux ans. Selon M.Cicollela, les études scientifiques sur lesquelles est fondée la dose journalière tolérable (DJT) actuelle sont "obsolètes", car elles ne tiennent pas compte des risques liés aux faibles doses de BPA. Plusieurs élus de gauche réclament l'interdiction de cette substance.

Pour l'Afssa, les études récentes comportent cependant des biais méthodologiques importants (données trop peu nombreuses, quantité d'animaux insuffisante, absence de groupe témoin, non-prise en compte de l'exposition à d'autres perturbateurs endocriniens via l'alimentation, la litière ou les cages des animaux) qui ne permettent pas de conclure à des effets néfastes sur la santé humaine. L'agence, qui concluait à l'innocuité de la molécule en 2008, remet pour la première fois en cause les méthodes utilisées pour caractériser les risques des perturbateurs endocriniens, qui "pourraient agir à très basse dose, et avoir des effets différents à forte dose et à faible dose". La DJT "n'apparaît pas comme l'approche d'évaluation des risques la mieux adaptée" aux perturbateurs endocriniens, soulignent les experts.

Les scientifiques formulent des recommandations: élaborer une méthodologie pour évaluer les risques des perturbateurs endocriniens; acquérir des données françaises sur la présence de BPA dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés; étudier d'autres sources d'exposition que les matériaux au contact des aliments (eau, poussières).

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) prépare pour mai un rapport sur le BPA. La ministre française de la santé, Roselyne Bachelot, a affirmé, le 26 janvier, qu'elle prendrait "les mesures de gestion qui conviennent" au vu des nouvelles données scientifiques.

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 06.02.10

06/02/2010

Les placements dans les banques

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/06/les-laisses-pour-compte-de-natixis_1301897_3234.html
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Les laissés-pour-compte de Natixis
LE MONDE | 06.02.10 | 08h47

bientôt 85 ans, Yvonne Picard prend souvent le volant de sa voiture pour se rendre de Bellerive-sur-Allier à Vichy, où se trouve sa Caisse d'épargne.

 

Ce matin de décembre 2006, c'est avec confiance qu'elle s'assoit dans le bureau de sa conseillère. Retraitée du secteur privé, elle dispose d'un petit patrimoine. "Dès que j'avais de l'argent sur mon compte, on me proposait des produits d'épargne aux noms bizarres, comme “Partage” ou “Cappuccino”, raconte-t-elle. Cette fois-là, ma conseillère me parla de Natixis. Moi, je n'y connais pas grand-chose. A l'époque, elle ne me précise pas que ce sont des actions." Ce que lui dit, en revanche, sa banquière, c'est que Natixis est "ce qu'il y a de mieux". Un "bon placement". Dans une "grande banque". Qui fera "de grandes réalisations".

Des risques attachés à ce nouveau placement financier, dans une banque d'affaires nouvellement créée, dont les activités n'ont rien à voir avec celles d'une banque traditionnelle, pas un mot n'est dit. Mme Picard acquiert "4813,55 euros d'actions, pour moi et pour ma fille".

Quelques mois plus tard, c'est la chute. Natixis, qui investit beaucoup d'argent sur les marchés, est en première ligne dans la crise financière. Les actions, introduites en Bourse au prix de 19,55 euros, plongent jusqu'à moins de 2 euros. Les 4813,55 euros de Mme Picard ont fondu comme neige au soleil. A l'instar des centaines de milliers de porteurs d'actions de la "grande banque", filiale des Caisses d'épargne et des Banques populaires, la vieille dame a le sentiment d'avoir été trompée.

L'affaire des petits actionnaires bernés de Natixis serait-elle le nouvel Eurotunnel ? Comme plusieurs centaines d'épargnants, Mme Picard a décidé de ne pas se laisser faire et s'est jointe aux actions en justice lancées depuis plusieurs mois. Une première procédure est ouverte au pénal, depuis février2009, par Colette Neuville, présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM). Une seconde est engagée, depuis décembre 2009, devant le tribunal de commerce de Paris, au nom de 730 épargnants, pour "diffusion d'informations fausses, mensongères ou trompeuses sur les perspectives de Natixis à sa création", par le cabinet Deminor, dirigé par Fabrice Rémon. Si l'on tient compte du cours actuel de Natixis – à peine plus de 3 euros –, ces 730 actionnaires ont perdu, à ce jour, "virtuellement", 5 millions d'euros.

"LES BANQUIERS SONT DES TRAÎTRES. ILS SONT LÀ POUR VOUS DÉPOUILLER !"

Pour M. Rémon, le scandale est incontestable. "Dans l'affaire Eurotunnel, on a vendu aux épargnants un concept nouveau, un “grand” projet industriel. Dans le cas Natixis, on convaincu des gens qui n'ont rien demandé, en leur affirmant qu'il n'y a pas de risques. Ne leur a-t-on pas fait valoir qu'ils connaissaient les Caisses d'épargne et les Banques populaires depuis des années ?" Qu'ils habitent Paris ou la province, qu'ils soient retraités ou actifs, aisés ou modestes, tous affirment avoir été menés en bateau par leur banquier, en qui ils avaient toute confiance.

C'est le cas d'Eric M., éducateur à Pontoise. En novembre 2006, ce quadragénaire prend rendez-vous avec sa conseillère des Banques populaires après avoir reçu un héritage de 300 000 euros. Il entre dans son agence pour un conseil… et en repart avec des d'actions Natixis, "tellement séduit" par le discours de sa banquière, se souvient-il, qu'il signe tous les papiers qu'elle lui tend. "Comme un imbécile", dit-il aujourd'hui. Car, lorsqu'après la chute du cours, il fait part de son mécontentement à sa banque, on lui rétorque: "Mais mon pauvre monsieur, vous avez signé !" "Je suis tombé dans une grosse arnaque, estime-t-il. J'avais prévenu ma conseillère que je ne tenais pas à investir en Bourse. Mais elle m'a parlé d'un produit bancaire performant que 'même sa famille' avait souscrit." Aujourd'hui, Eric M. s'en veut d'avoir été si naïf. Et surtout d'avoir cru aveuglément sa conseillère. "On est face à des bandits", s'enflamme-t-il.

C'est cette confiance, fondatrice entre le client et sa banque, qui a conduit Giuseppe Lamesta, coiffeur à Rueil-Malmaison, ou BernardS., ingénieur retraité de Brest, à souscrire à ce "produit miracle". Cette confiance est aujourd'hui au centre de toutes les rancœurs.

"Ma conseillère bancaire m'a dit : 'Oh la la, ça va monter très fort, au moins 20 % à 30 % d'ici à deux ans'", indique M. Lamesta. "Je n'ai jamais souscrit en Bourse mais quand une banque vous dit ça, vous y croyez", explique-t-il. Les bénéfices qu'il escomptait de l'achat de 10 000 euros d'actions Natixis devaient financer des travaux à son domicile. "Aujourd'hui, dit-il, même si je n'ai rien vendu, mes actions ne valent rien. J'ai tout perdu, déplore-t-il. C'était un placement pourri. Et les dirigeants de Natixis continuent à percevoir des dividendes sur notre dos."

A Brest, un soir de novembre 2006, vers 20 heures, Bernard reçoit un coup de fil de sa banque. "Ce n'était pas ma conseillère mais le service des titres de ma banque, la BRED [filiale des Banques populaires], se souvient-il. J'étais un peu surpris. Du coup, je n'ai pas trop réfléchi, j'ai dit oui tout de suite. Je crois bien ne rien avoir signé et que tout s'est fait oralement." L'indignation de ces petits actionnaires est d'autant plus forte qu'ils disposent, pour la plupart, d'une épargne modeste. Certains clients des Caisses d'épargne affirment qu'ils ont été incités à vider leur "vieux" Livret A pour acheter des actions Natixis et soutenir ainsi la filiale de banque d'affaires commune à l'Ecureuil et aux Banques populaires. D'autres déplorent avoir perdu leurs maigres économies dans l'aventure. C'est cela qui révolte Marie-Noëlle Fauvin, célibataire de 56 ans, employée des impôts, payée "à peine plus que le smic". Un jour de décembre 2006, son conseiller lui dit que, si elle veut se faire un billet de 500 euros facilement, il faut acheter un paquet d'actions Natixis. "Je lui ai fait confiance. J'ai mis 800 euros. Quand j'ai entendu à la radio que l'action ne valait plus rien, je suis retournée le voir. Et là, il m'a prise pour une imbécile." Pour Marie-Noëlle, c'est clair et net : "Les banquiers sont des traîtres. Ils sont là pour vous dépouiller !"


Claire Gatinois et Anne Michel

Le gendarme de la Bourse tente de rappeler les règles

Ce que des centaines d'épargnants dénoncent, aujourd'hui, comme le "scandale Natixis" n'est pas une première. Stimulés par des commissions séduisantes, les conseillers bancaires se sont déjà montrés très zélés pour vendre des actions d'EDF, lors de son entrée en Bourse, en 2005.

A l'époque, certains clients s'étaient, sans même en avoir été alertés, vus attribuer des titres de l'électricien. Après enquête, le régulateur boursier, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé, en novembre 2008, à BNP Paribas et la Société générale un avertissement et une amende de 500 000 euros.

VENTES FORCÉES

Deux ans plus tôt, une autre affaire avait mis en cause La Poste concernant la vente d'un placement, baptisé Bénéfic, commercialisé en pleine euphorie boursière, entre 1999 et 2000. Mais, en raison du krach des marchés, le placement s'était révélé désastreux, lésant 300 000 clients. Au terme de trois ans d'enquête, l'AMF a conclu, en février 2006, que les produits examinés n'avaient fait l'objet "d'aucune promotion spécifique". En outre, ils avaient été proposés à des clients de La Poste qui, à 70 %, détenaient déjà un plan d'épargne en actions (PEA). Pour l'autorité, ces personnes étaient "donc informées des risques du marché des actions". Aucune sanction n'avait été infligée.

Qu'en sera-t-il des épargnants de Natixis ? Avant même le placement des titres, l'AMF a sensibilisé les réseaux bancaires, chargés de commercialiser les actions, du risque que peut représenter la vente de produits boursiers à des clients non avertis. L'objet était de rappeler les règles de déontologie et d'éviter de reproduire un schéma de ventes forcées.

L'AMF ne présume pas que ses recommandations ont été suivies à la lettre. Mais, si une enquête a été ouverte, à l'automne 2008, pour examiner les conditions de la chute spectaculaire du cours, rien, pour l'heure, ne semble remettre en cause la manière dont les banquiers ont vendu les titres Natixis à leurs clients.

Article paru dans l'édition du 08.02.10

04/02/2010

Le rôle de la sérotonine dans la mort subite du nourrisson

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Le rôle de la sérotonine dans la mort subite du nourrisson
Une équipe de Harvard (Massachusetts) a autopsié des nourrissons, 35 d'entre eux ayant succombé au syndrome de mort subite. Les chercheurs ont mis en lumière le rôle de la sérotonine, "une molécule clé pour réguler le système nerveux central", qui intervient dans la respiration, le rythme cardiaque et le sommeil. Une production insuffisante de ce neurotransmetteur diminuerait "la capacité des nouveau-nés à réagir normalement en cas de diminution de l'oxygène ou de taux élevés de CO2, accumulés en dormant sur le ventre". Yehezkel Ben Ari, un neurobiologiste de l'Inserm, rappelle qu'il est préférable de coucher les nouveau-nés sur le dos, il reconnaît l'intérêt de l'étude américaine sur la sérotonine, mais il estime qu'elle doit être poursuivie pour une validation définitive par la communauté scientifique.
Croix [La] , 04/02/2010

03/02/2010

Gaza, Israël, crimes de guerre

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/02/03/enquete-sur-les-methodes-de-tsahal-a-gaza_1300502_3218.html#ens_id=1284108
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Reportage
L'armée israélienne a changé sa doctrine pour la guerre de Gaza
LE MONDE | 03.02.10 | 16h26  •  Mis à jour le 03.02.10 | 16h26
Jérusalem Correspondance

n an après l'offensive israélienne sur Gaza (27 décembre 2008 - 17 janvier 2009), tandis qu'Israël défend la thèse d'une opération conforme au droit international, des témoignages exclusifs, collectés par Le Monde, jettent une lumière crue sur les méthodes de l'armée israélienne. Alors qu'Israël refuse toujours d'ouvrir une enquête indépendante sur les accusations de crimes de guerre formulées par le rapport Goldstone, commandité par l'ONU, ces témoignages indiquent que le haut commandement de Tsahal a instauré une procédure d'ouverture de tir très permissive par rapport aux règles officiellement admises.

La controverse gravite autour d'une formule-clé du jargon militaire israélien : "emtza'im vé kavana" ("les moyens et les intentions"). Ce binôme familier à tous les soldats codifie leur comportement en terrain hostile.

Selon cette formule, un individu ne sera pris pour cible que s'il est armé ("les moyens") et qu'il manifeste un désir de nuire ("les intentions"). Un mémento à destination des conscrits, daté de 2006, que Le Monde a pu consulter, stipule que "tirer sur une personne armée ne peut avoir lieu que si l'on dispose de renseignements concrets, indiquant que cette personne a l'intention d'agir contre nos forces".

Or au mois d'août 2009, devant un journaliste du quotidien Yediot Aharonot, un officier supérieur a pour la première fois reconnu que ces garde-fous, fondement de l'éthique militaire israélienne, avaient été levés durant l'opération "Plomb durci". "Les moyens et les intentions, c'est une terminologie qui convient à une opération d'arrestation en Cisjordanie, affirmait-il. L'armée israélienne est sortie cramée de la seconde guerre du Liban à cause d'une terminologie inadaptée. Le concept de "moyens et intentions" provient de circonstances différentes. Ici, il ne s'agit pas d'une opération antiterroriste classique. (...) Le type qui doit déclencher les engins explosifs n'a pas besoin de porter une kalachnikov. Il lui suffit de marcher, d'observer, de parler au téléphone et boum ! Cinq soldats sautent en l'air. (...) La différence est nette."

L'enquête du journaliste de Yediot Aharonot n'a jamais été publiée. Les propos du haut gradé, dont Le Monde a pu prendre connaissance, contredisent la version officielle qui met l'accent sur le respect des lois de la guerre et traite la mort de civils comme des "incidents isolés", inévitables face à un ennemi prompt à se fondre dans les zones habitées. "Si les propos de l'officier dépeignent effectivement les règles d'ouverture de tir en vigueur durant "Plomb durci", alors, il s'agit d'une pièce à conviction qui confirme les accusations auxquelles Israël fait face", dit l'avocat Michaël Sfard, traditionnel défenseur de Palestiniens. "Les "moyens et les intentions" sont les paramètres par lesquels une personne est identifiée comme combattant. Renoncer ne serait-ce qu'à l'un d'entre eux équivaut à accorder un permis de tuer des civils", ajoute-t-il.

Les vingt-deux jours d'offensive s'étaient soldés par une hécatombe côté palestinien (1 385 morts, dont 762 non-combattants, selon l'organisation israélienne B'Tselem) et par la mort de 13 Israéliens (dix soldats et trois civils).

En juillet 2009, l'association israélienne Breaking the Silence avait publié une série de témoignages de soldats engagés à Gaza. "Si tu n'est pas sûr, tu tues", disait l'un d'eux. "On nous a dit que c'est une guerre, et que dans une guerre, l'ouverture du feu n'est pas restreinte", expliquait un autre. L'état-major israélien avait aussitôt parlé de "campagne de diffamation", assurant que Tsahal est "l'une des armées les plus morales au monde".

Pour Mikhael Manekin, directeur adjoint de Breaking the Silence, l'aveu involontaire de l'officier supérieur corrobore a posteriori les témoignages collectés. "Les règles d'ouverture de tir ont été modifiées de façon radicale, explique-t-il. Dans certains endroits, il n'y en avait tout simplement aucune. C'est une violation de la loi et du code militaire israélien."

Un autre officier, que Le Monde a rencontré, explique la logique qui sous-tendait cette dérive. Basé dans le quartier général d'une brigade, juste en face de Gaza, il a pu observer de près le développement de l'offensive. "L'idée force, c'était que le Hamas ne respecte pas les règles du jeu car ses militants n'ont pas d'uniforme et ne portent pas toujours d'armes, dit il. Nous avons alors décidé, nous aussi, de contourner ces règles." "Nos commandants précisaient que cela n'impliquait pas de dédaigner la vie des civils. Contrairement à ce qu'affirme le rapport Goldstone, je ne pense pas que l'armée ait délibérément tué des civils. Il était clair, en revanche, que nous devions faire du chiffre ; que de Saïd Siam (l'ancien ministre de l'intérieur du Hamas, tué dans un bombardement) au simple employé d'une organisation de charité, tout membre du Hamas était un terroriste qui méritait d'être tué. Il était également clair que la protection de la vie des soldats avait la priorité", précise l'officier.

Selon ce témoin privilégié, le principe du risque zéro s'est traduit par une technique de sécurisation du terrain en trois temps. D'abord, arroser la zone de tracts intimant à la population de partir dans un laps de temps donné. A son terme, scruter le terrain, à la recherche de la moindre présence suspecte. Le cas échéant, envoyer des drones avec missiles embarqués. "Nos paramètres étaient simples, dit l'officier. Un individu de sexe mâle qui n'est ni un enfant ni une personne âgée, qui marche dans la rue au-delà de l'heure butoir, devient un suspect. J'ai connaissance d'au moins un cas où ce constat a suffi pour envoyer un missile sur un Palestinien. C'est seulement après que l'agent du Shin Beth (service de sécurité intérieur) vient dire si le missile a tué la bonne personne. C'est le principe de l'assassinat ciblé, mais à l'envers. On tue d'abord, et après on essaie de vérifier que c'était justifié."

Pour toute réponse, l'armée israélienne se réfère à un rapport de juillet 2009, intitulé "L'opération à Gaza, aspects factuels et légaux". Selon ce document, les règles d'ouverture de tir durant "Plomb durci" stipulaient que "seules les cibles militaires doivent être attaquées" et que "toute attaque contre des objectifs civils doit être interdite".


Benjamin Barthe
Article paru dans l'édition du 04.02.10

«Une hausse du chômage se traduit par un rebond des profits»

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/24e5422a-1043-11df-9ff4-7594e0c73199|0

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Prévisions mercredi3 février 2010

Edouard Carmignac, fondateur du gérant d’actifs Carmignac Gestion, estime qu’une croissance modeste en 2010 n’empêchera pas une forte augmentation des bénéfices.

Gestion «de conviction»

La crise a plutôt profité à la société qui revendique une gestion «de conviction» et «opportuniste» parmi ses principes fondateurs. Son véhicule phare, Carmignac Patrimoine, a réussi le tour de force de ne pas perdre d’argent en 2008, sans pour autant manquer le rebond des marchés en 2009. Ce fonds diversifié, qui investit aussi bien dans les actions que les obligations, cumulait ainsi à fin décembre une progression de 63% sur cinq ans, contre 9% pour l’indice de comparaison.

Comment se positionner pour l’année 2010? Les économies développées ont certes retrouvé le chemin de la croissance mais doivent toujours affronter des vents contraires. Toutefois, «ce n’est pas parce que la croissance économique restera modeste en 2010 qu’il n’y aura pas de croissance forte des bénéfices», souligne Edouard Carmignac. En effet, «une forte augmentation du chômage se traduit par un rebond des profits amplifiés des entreprises», rappelle-t-il. Cette corrélation, «bien connue par les marxistes l’est souvent moins de la part de la communauté financière», ajoute-t-il avec un brin d’ironie. Pour autant, il ne sera pas facile de trouver des so­ciétés bon marché en 2010. Aux Etats-Unis, le rapport cours/bénéfice ­(P/E) ajusté du cycle des actions de l’indice S & P 500 est jugé «à son prix». Certains facteurs, comme les rachats d’actions, peuvent améliorer le potentiel de rendement de cette classe d’actifs. De plus, les flux nets sur les fonds mutuels américains vont dans le sens d’un redémarrage des souscriptions d’actions.

Quant aux marchés émergents, largement sur-représentés avec les matières premières dans l’allocation d’actifs de Carmignac Gestion, son fondateur estime que la reprise de l’inflation observée dans des pays comme l’Inde et la Chine est «à la hauteur de leur dynamisme économique». En outre, les marchés émergents conservent encore des valorisations attrayantes. «Les ratios cours/bénéfices relatifs des pays émergents rattrapent peu à peu l’écart qui les sépare des pays développés. Mais on est encore loin d’une situation de parité», observe-t-il.

Les fonds indiciels ne sont pas une menace

La gestion active peut-elle faire face à la concurrence grandissante des fonds indiciels (ETFs) à faibles coûts? Edouard Carmignac ne s’en inquiète pas outre mesure. «Les gens sont prêts à payer très cher pour certaines marques et très peu pour d’autres. En tant que gérant de fonds, nous devons démontrer que nos commissions sont justifiées. De leur côté, les épargnants doivent apprendre aussi que chaque chose à son prix.» Pour lui, le problème affectera certains fonds prétendument actifs mais qui sont en fait «des produits indiciels masqués». La croissance spectaculaire des avoirs sous gestion de la société ne constitue-t-elle pas justement une menace pour sa performance? Le fonds Carmignac Patrimoine a ainsi vu ses encours quadrupler de 4 milliards d’euros à la mi-2008 à plus de 16 milliards à fin 2009. Ici aussi, Edouard Carmignac ne se laisse pas impressionner. «Nous sommes toujours parvenus à maîtriser notre croissance jusqu’ici. La performance n’en a pas souffert car nous ne sommes pas contraints par l’exiguïté d’un marché donné.

L'arme de la finance

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/02/la-finance-peut-devenir-une-arme-redoutable_1300095_3234.html#ens_id=1198047
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La finance peut devenir une arme redoutable
LE MONDE | 02.02.10 | 15h44  •  Mis à jour le 02.02.10 | 15h44


'Histoire montre qu'une gifle ou une oreille coupée suffisent à déclencher une guerre. Les agressions financières sont-elles aussi destinées à fournir un casus belli ? Car, au XXIe siècle, la finance est devenue une arme.

Henry Paulson, le secrétaire américain au Trésor, soutient, dans ses mémoires On the Brink ("Au bord du gouffre", Kindle), que la Russie a eu un projet d'attaque financière en 2008. L'idée était que Moscou et Pékin se mettent à vendre de concert les obligations émises par les organismes américains de crédit immobilier parapublics Fannie Mae et Freddie Mac. Il exagère peut-être, mais il est possible que certains dirigeants, mécontents de la politique extérieure des Etats-Unis, aient envisagé de lancer une offensive au moyen des titres de dette publique américaine qu'ils détiennent.

Le monde semble avoir surmonté la crise financière. Mais il est fréquent que des conflits militaires couvent un certain temps avant d'éclater. Il s'est ainsi écoulé huit ans entre le moment où le capitaine britannique Robert Jenkins s'est fait couper l'oreille et le début de la guerre anglo-espagnole du XVIIIe siècle qui porte le nom de ce marin.

De fait, au fur et à mesure que le choc initial provoqué par la crise financière s'éloigne, les sentiments hostiles des Etats créanciers des Etats-Unis semblent se réveiller. De nombreux dirigeants sont apparemment convaincus que la crise est en partie le résultat des politiques égoïstes et irresponsables menées par les Américains.

Il est possible que ces ressentiments déclenchent un jour des décisions politiques de vente massive des titres de dette américains. Cette agression financière serait moins préjudiciable qu'une guerre commerciale et moins douloureuse qu'un conflit militaire, mais il serait difficile de la circonscrire au seul terrain économique.

Relire Clausewitz

La dépression du commerce international observée au lendemain de l'implosion de la banque Lehman Brothers montre que l'économie mondiale ne peut prospérer que si les circuits financiers sont sains. Si le dollar devenait soudain un actif hautement toxique, on verrait certainement les échanges s'effondrer. Un tel cataclysme ne manquerait pas de susciter une vague massive de réactions protectionnistes.

Et alors ? L'officier prussien Carl von Clausewitz (1780-1831) disait que la guerre n'est que la simple continuation de la politique par d'autres moyens. Il ne faisait pas vraiment allusion à la sphère financière, et pourtant, la maxime fonctionne aussi parfaitement dans ce cas-là.

(Traduction de Christine Lahuec.)


Plus de commentaires sur l'actualité économique et financière sur .

 

 

Edward Hadas
Article paru dans l'édition du 03.02.10

02/02/2010

Le Climategate : embrouille

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/02/le-climategate-pilote-par-des-services-secrets_1300049_3244.html
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Le "Climategate" piloté par des services secrets ?
LE MONDE | 02.02.10 | 15h58  •  Mis à jour le 02.02.10 | 15h58


arbouzerie d'envergure soigneusement millimétrée, oeuvre d'un pirate informatique isolé ? Dans un entretien accordé, lundi 1er février, à The Independent, David King, conseiller scientifique en chef de Tony Blair de 2000 à 2007, penche pour la première option. Selon l'universitaire, le piratage et l'exposition sur le Net, à la mi-novembre 2009, de la correspondance privée de climatologues britanniques ont tous les traits d'une opération orchestrée par une "agence de renseignement". Le but : torpiller de la conférence de Copenhague, qui s'est tenue du 7 au 18 décembre.

L'affaire, baptisée "Climategate", a consisté en une ou plusieurs intrusions dans les serveurs informatiques de l'unité de recherche climatique (CRU) de l'université d'East Anglia (Royaume-Uni). Les auteurs du piratage ont ensuite divulgué de nombreux documents sur le Net, dont une sélection d'environ un millier de messages entre les chercheurs britanniques et leurs collègues américains ou européens. Le "Climategate" alimente depuis une rumeur selon laquelle les climatologues auraient délibérément manipulé des données pour faire accroire l'existence d'un réchauffement de la planète.

"Cela a été une opération d'une extraordinaire sophistication, a déclaré M. King à The Independent. Il y a plusieurs organisations capables de mener à bien un tel travail. Ce sont des agences de renseignement nationales, et il me semble que cette opération a été le fait d'un tel groupe. Ce n'est pas une coïncidence si les courriels volés à des personnels de l'université d'East Anglia ont été sortis pour publication un mois avant Copenhague", a noté M. King. Selon les premiers éléments connus, l'opération a impliqué des ordinateurs basés en Turquie, en Arabie saoudite et en Russie, qui ont été utilisés pour faire rebondir des attaques peut-être menées depuis d'autres pays. Les fichiers piratés ont en outre été diffusés à partir d'un serveur installé à Tomsk, en Sibérie.

"Francs-tireurs"

"Si c'était une opération menée à l'instigation d'un gouvernement, alors je suppose que cela puisse être les services de renseignement russes, ajoute M. King. Si c'est un groupe de francs-tireurs, alors je suppose que cela puisse être les Américains, mais je me hasarde comme tout un chacun. La seule chose est que j'ai travaillé au sein du gouvernement, et que j'ai vu ce genre de choses à l'oeuvre."

En outre, avance l'ancien conseiller de Tony Blair, l'opération a été aussi "sophistiquée" que "coûteuse". Et, ajoute-t-il, "pour ce qui est du coût, le lobby américain est une source de financement très probable".

Le "Climategate" a fait l'objet d'une seule tentative publique de récupération au cours de la conférence de Copenhague. Le délégué saoudien, au cours de la première séance plénière, en avait pris prétexte pour remettre en cause le diagnostic scientifique. Mais, depuis, le négociateur chinois a déclaré, fin janvier, au cours d'une réunion à New Delhi (Inde), qu'il gardait "l'esprit ouvert" sur les causes du réchauffement...

 

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 03.02.10

01/02/2010

Réduire la consommation de pesticides dans l'agriculture est possible

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/01/reduire-la-consommation-de-pesticides-dans-l-agriculture-est-possible_1299496_3244.html#ens_id=1299588
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Réduire la consommation de pesticides dans l'agriculture est possible
LE MONDE | 01.02.10 | 15h22  •  Mis à jour le 01.02.10 | 15h22


emplir l'objectif du Grenelle de l'environnement de réduire de moitié l'usage des pesticides dans l'agriculture d'ici à dix ans apparaît possible techniquement. C'est la principale conclusion d'un rapport de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) rendu public, jeudi 28 janvier.

Pour y parvenir, ajoutent les experts de l'INRA, il faudrait modifier profondément le fonctionnement des exploitations et des filières agricoles, soutenir financièrement les agriculteurs et changer les habitudes des consommateurs : avec moins de pesticides, le "zéro défaut" attendu pour les fruits et légumes devient impossible.

Autre enseignement de l'étude, qui a élaboré différents scénarios en fonction des pratiques culturales de l'année 2006, une baisse de 30 % serait possible sans bouleversement profond, mais en éliminant les traitements inutiles ou en utilisant des méthodes alternatives (désherbage mécanique, lutte biologique contre les ravageurs) ou préventives (densité et dates des semis). La baisse de rendements serait alors modeste : - 6 % en moyenne. "Des possibilités d'évolution existent, même à court terme", explique Pierre Stengel, coordonnateur de l'étude.

Aller plus loin et atteindre 50 % de réduction est une autre affaire. Selon les scénarios de l'INRA, il faudrait un "panachage" de divers modes de production pour y parvenir, dont environ 13 % des surfaces en agriculture biologique (sans aucun produit chimique).

Pratiques économes

Une grande partie des autres exploitations devrait passer à la "production intégrée", qui repose sur la prévention des maladies et des ravageurs, grâce à l'allongement et la diversification des rotations (au lieu de cultiver une ou deux céréales sur la même parcelle), l'utilisation de variétés résistantes, et l'emploi des pesticides seulement en dernier recours. L'impact sur la production serait plus sensible : - 12 %. "Il faudrait alors imaginer des mécanismes de compensation pour les agriculteurs, soit par des subventions, soit par une taxe sur les produits phytosanitaires qui serait redistribuée aux plus vertueux", affirme Florence Jacquet de l'INRA.

Toutes les productions ne pourront atteindre l'objectif. Certaines, comme les fruits, les légumes, et la vigne, sont très dépendantes des produits chimiques. Le colza est également un gros consommateur, ce qui pose un problème de compatibilité avec la production d'agrocarburants à partir de cette plante, relève l'INRA. Ce travail de simulation est un "exercice d'école", affirme l'INRA. Les freins au changement sont en effet nombreux, au point que certains acteurs de la filière jugent l'objectif de - 50 % en dix ans inatteignable.

Comment diffuser les pratiques économes auprès des agriculteurs et garantir le maintien de leurs revenus ? Quels débouchés pour les nouvelles productions en cas de diversification des rotations ? Comment convaincre les entreprises de l'aval des filières d'adapter leurs exigences ?

"Les jeunes générations sont demandeuses, mais elles veulent voir l'efficacité des alternatives aux pesticides pour y croire", affirme Philippe Mangin, de la Fédération des coopératives agricoles. Un millier de fermes de démonstration de techniques alternatives aux pesticides devraient être prochainement implantées en France.

 

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 02.02.10

Les vrais chiffres du chômage.

communiqué d'ATTAC Montpellier :

Les vrais chiffres du chômage.

La situation du marché du travail ne s'est pas améliorée en décembre dernier.

Le chômage a baissé de 18 000 personnes en décembre entend-on partout. Information trompeuse : il ne s'agit en fait que des chômeurs dits de catégorie A, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas travaillé du tout pendant le mois. Si on prend en compte les chômeurs des catégories A, B et C (c'est-à-dire aussi ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois) la hausse est cette fois de 8 600 chômeurs, moins cependant que les mois précédents.

Mais, les listes d'inscrits à Pôle emploi comportent aussi deux catégories supplémentaires (D et E qui ne sont pas considérés comme chômeurs). Elles comprennent les gens qui sont en stage ou en formation, ceux qui sont en Contrat de transition professionnelle (CTP) ou en Convention de reclassement personnalisé (CRP) et enfin ceux qui occupent des emplois aidés.

Quand on tient compte de l'ensemble des 5 catégories de personnes comptabilisées par Pôle emploi (A, B, C, D et E), on constate une hausse des inscrits de 36 800 personnes en décembre, davantage qu'en novembre et dans la ligne des hausses mensuelles des cinq dernier mois...

Conclusion ? A la veille de Noël de nombreux chômeurs ont trouvé quelques petits boulots dans les commerces. Et le gouvernement a fait monter en puissance les CTP, CRP et les emplois aidés.

Mais, selon l'Insee le nombre des emplois aidés n'avait toujours par retrouvé l'an dernier, malgré la crise, son niveau de 2007... La baisse du nombre de chômeurs de catégorie A ne traduit pas un retournement de la situation sur le marché du travail. Un chiffre en particulier est inquiétant  pour l'avenir : le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an s'est accru de 37 000 personnes en décembre dernier... (Alternatives économiques 28 janvier 2010).

28/01/2010

Davos et le néolibéralisme

Communiqué d'ATTAC France :

 

 

Sarkozy à Davos : l'insoutenable légèreté des mots Communiqué d'Attac France

Tout changer pour que rien ne change : tel est le message que Nicolas Sarkozy a martelé devant ses amis de Davos.


Entonnant son habituel couplet pseudo-altermondialiste – avec un hommage inédit au « nouveau citoyen mondial » - il a stigmatisé « le rentier qui l’emporte sur le travailleur », la « flambée des inégalités » et les « profits excessifs qui ne sont plus supportés ». Dénonçant le dumping social et environnemental dû à la prédominance des règles du libre-échange sur les droits sociaux, il a reconnu la duplicité des gouvernements, le sien inclus : « nous rognons à l’OMC et au FMI ce que nous décidons à l’OIT et à l’OMS ».

Après cette douche froide, les artisans – à Davos depuis 40 ans - de cet infâme « capitalisme financier » qui « dénature le capitalisme » se sont vite consolés. Car Nicolas Sarkozy a rapidement prouvé combien il s’agissait de mots creux. Il s’est contenté de demander qu’on applique les décisions ultra-techniques déjà prises par le G20 (« c’est bien beau de prendre des décisions mais encore faut-il qu’elles soient mises en œuvre ») : révision des normes comptables, harmonisation des règles prudentielles, accroissement des réserves des banques en cas de titrisation. Au moins deux oublis dans sa liste des décisions prises et non appliquées : la limitation des hauts revenus, la suppression des paradis fiscaux...

Message subliminal du discours : la France ne propose aucune initiative nouvelle. À peine un bref coup de chapeau à Gordon Brown qui prône une taxe sur la spéculation pour financer le développement, et à Barack Obama qui propose d’interdire aux banques de dépôt de spéculer pour leur compte. Et une nouvelle fanfaronnade : un « nouveau Bretton Woods » l’an prochain pour réformer le système monétaire international quand la France présidera le G20.

En arrière-plan de ce discours, la crainte avouée des réactions populaires : « si nous ne changeons pas, les changements nous seront imposés par les crises économiques, politiques, sociales ». Mais Sarkozy est moins inquiet que Brown – à la veille d’élections législatives qui semblent perdues d’avance – et Obama – qui vient de perdre sa majorité qualifiée au Sénat. C’est pourquoi il importe de faire monter la pression sur lui avant le G20 de juin prochain à Toronto. Dominique Strauss-Kahn y présentera les propositions du FMI sur les moyens de faire payer par la finance les coûts de son sauvetage, et les chefs d’État ou de gouvernement décideront.

Dans le cadre d’une campagne mondiale en cours de préparation, Attac-France va proposer à tous les syndicats et associations qui le souhaitent l’organisation de mobilisations citoyennes pour imposer une véritable taxe sur l’ensemble des transactions financières. Pas une taxe « Canada Dry », mais une taxe qui permette de couper définitivement les ailes de la spéculation, et de financer les urgences sociales et écologiques - la lutte contre la pauvreté au Nord comme au Sud et contre le réchauffement climatique.

Attac France,
Montreuil-sous-bois, le 28 janvier 2010

L'article en lignehttp://www.france.attac.org/spip.php?article10719

 

Crédit photo : worldeconomicforum Flickr

27/01/2010

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) dénombre tous secteurs confondus 2 000 nanoparticules manufacturées déjà commercialisées, et plus de 600 produits de consommation concernés.

 



Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ?

Par Agnès Rousseaux (14 janvier 2010)

Après les OGM, les nanotechnologies s’invitent dans notre assiette : les nano-aliments, traités avec des nano-pesticides et contenus dans des nano-emballages, se multiplient. A la clé : de faramineux profits financiers pour les industriels et des risques environnementaux et sanitaires aujourd’hui impossibles à évaluer. Le tout dans une totale - et incroyable - absence de règles et de contrôles.

LIRE LA SUITE SUR :

http://www.bastamag.net/spip.php?article838

Le recyclage des substances radioactives en France

à lire sur :

http://www.bastamag.net/spip.php?article835

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Recyclage

Borloo et Bachelot veulent-ils couvrir la France de matières radioactives ?

Par Ivan du Roy (8 janvier 2010)

Certains sèment la biodiversité, d’autres préfèrent disperser la radioactivité. Les ministères de l’Ecologie, de la Santé et de l’Economie ont ouvert la porte au « recyclage » des déchets radioactifs issus de l’industrie nucléaire dans les biens de grande consommation. Du ciment radioactif pourra ainsi servir demain à bâtir des logements ou des écoles. Au grand dam des associations de consommateurs.

LIRE LA SUITE SUR :

http://www.bastamag.net/spip.php?article835

 

France : le bisphénol A et le ministère de la Santé

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Bisphénol A : le ministère de la Santé attend de connaître les conclusions de l’Inserm

Le BPA (bisphénol A), qui entre dans la composition de nombreux plastiques, notamment celui des biberons, fait l'objet d'études aux conclusions paradoxales. L'Inserm juge le produit porteur de risques mais, en 2008, l'Afssa le déclarait sans danger. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration estimait le BPA non toxique. Depuis 2008 pourtant, éclairée par de nouvelles études, la FDA s'est ravisée et indique à présent qu'il pourrait avoir "des effets potentiels sur le cerveau et sur la prostate des bébés et des fœtus". Au Canada, le BPA est interdit dans le plastique des biberons depuis 2008. Au Etats-Unis, la FDA soutient les industriels désireux de plus intégrer ce produit à la composition des biberons et autres récipients alimentaires pour bébés. En France, les scientifiques du 'Réseau environnement-santé' militent depuis des mois pour que le BPA soit banni, et que le ministère de la santé reconsidère "obsolètes" les études  qui ont documenté sa réflexion jusqu'ici. Roselyne Bachelot assure que cette substance est surveillée de près par des autorités sanitaires. Des mesures adéquates seront prises, une fois connues les conclusions de l'Inserm et de l'Afssa.

Agence France Presse_Fil Gen , 26/01/2010

L'OMS et H1N1

lu sur :
http://www.aujourdhui-en-france.fr/flash-actualite-monde/h1n1-l-oms-malmenee-se-defend-d-avoir-subi-des-pressions-pour-declarer-la-pandemie-26-01-2010-792426.php
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26.01.2010, 10h12

H1N1: l'OMS, malmenée, se défend d'avoir subi des pressions pour déclarer la pandémie

L'Organisation mondiale de la Santé a été malmenée mardi lors d'une audition au Conseil de l'Europe où elle s'est défendue d'avoir subi la pression de laboratoires pour déclarer en juin l'état de pandémie de grippe H1N1.
L'OMS avait été conviée à répondre aux interrogations de parlementaires de l'organisation paneuropéenne. Certains élus avaient évoqué début janvier une "fausse" pandémie et souhaité une enquête.

L'agence onusienne a réfuté les accusations de l'expert épidémiologiste allemand, le Dr Wolfgang Wodarg qui a accusé l'OMS d'avoir exagéré la menace de la grippe en la qualifiant de "pandémie" sous la pression des laboratoires. "Nos enfants ont été vaccinés inutilement, l'OMS a fait une erreur grave et ne mérite pas notre confiance" a-t-il déclaré.
"Les laboratoires n'attendaient que cela alors que la maladie était relativement peu sévère", a-t-il affirmé, soutenant que les fabricants de vaccins en attendaient "des recettes juteuses".
Il les a accusés d'avoir "utilisé des substances aux effets mal connus", faisant courir d'éventuels risques de santé aux personnes vaccinées. "On ne peut exclure une éventualité de cas de cancer" à venir, a-t-il même avancé.
Le conseiller spécial de l'OMS sur les pandémies, Keiji Fukuda, a répliqué que son organisation "n'a pas été indûment influencée par les laboratoires".
Il a rappelé que les experts consultés "doivent signer une déclaration relative à leurs intérêts privés". Critiqué pour un manque de transparence, le numéro 2 de l'OMS s'est défendu, sans convaincre, en expliquant que certaines données n'étaient pas publiables conformément à la loi.
Une polémique s'est aussi ouverte sur la définition d'une pandémie.
Selon M. Wodarg, elle est avant tout reliée à la morbidité.
Selon M. Fukuda, il y a pandémie "lorsqu'un nouveau virus se répand dans le monde". "On ne peut pas savoir immédiatement combien de victimes il fera et il faudra au moins deux ans pour une estimation définitive", a-t-il ajouté.
Un comité d'experts des huit pays les plus exposés a estimé à l'unanimité que les critères étaient réunis pour déclarer la pandémie en juin 2009, s'est-il défendu.
Au nom des producteurs européens de vaccins (EVM), le docteur Luc Hessel a déclaré que "sur 38 millions de personnes vaccinées en Europe, les problèmes constatés étaient de catégorie "faible à modérée".
La commission Santé a mandaté le travailliste britannique Paul Flynn pour faire un rapport à l'Assemblée du Conseil de l'Europe (APCE) qui s'en saisira lors d'une prochaine session et adoptera une recommandation.
La grippe pandémique H1N1 a tué au moins 14.142 personnes dans le monde depuis son apparition en mars-avril sur le continent américain, selon le dernier bilan publié par l'OMS.

AFP

La guerre de la France en Afghanistan

lu sur :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/26/des-milliers-d-afghans-quittent-la-zone-controlee-par-l-armee-francaise-a-cause-des-combats_1296814_3216.html#ens_id=1191850
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Des milliers d'Afghans quittent la zone contrôlée par l'armée française à cause des combats
LE MONDE | 26.01.10 | 15h15  •  Mis à jour le 26.01.10 | 15h15


igne de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région où sont déployées les troupes françaises en Afghanistan, plusieurs milliers de déplacés ont quitté cette zone ces derniers mois.

Selon le ministère afghan aux réfugiés et aux déplacés, "près de 7 000 personnes se sont rendues dans un camp de déplacés situés dans les faubourgs de Kaboul, à l'est de la capitale". Originaires des districts de Nijrab et d'Alasaï, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, ils auraient fui les combats qui opposent les insurgés aux troupes afghanes et aux soldats français.

Toujours selon le ministère afghan aux réfugiés et aux déplacés, les bombardements de la coalition et des opérations menées par l'armée française seraient à l'origine de ces départs. D'après des témoignages recueillis par l'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF), des témoins ont assuré avoir été victimes d'erreurs de tirs et auraient quitté leur village par crainte pour leur vie.

Les personnels locaux d'ACF ont rapporté au réseau d'information IRIN rattaché au Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU que "148 enfants de moins de cinq ans souffraient de graves problèmes de malnutrition". Les forces françaises présentes dans cette région et les autorités provinciales afghanes de Kapisa ont admis que les opérations de ces derniers mois avaient donné lieu à "des mouvements de population", sans pour autant confirmer les erreurs de tirs.

Alertés par ces déplacements, des membres du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Kaboul ont enquêté sur ces mouvements de population. Les premiers éléments fournis par le gouvernement afghan faisaient état de "plusieurs dizaines de milliers de déplacés" venant de Kapisa.

Après vérification, notamment par le biais de visites nocturnes dans le camp, il est apparu que cette estimation devait être revue à la baisse, d'où le chiffre corrigé "de près de 7 000", donné, lundi 25 janvier, par le ministère afghan aux réfugiés et aux déplacés.

Police rurale

Il semble, d'après le HCR, que des personnes présentes à Kaboul depuis des mois ou vivant chez des parents dans la capitale venaient dans le camp, au cours de la journée, grossir les rangs des déplacés récemment arrivés de Kapisa. Tous étaient néanmoins originaires de cette région. Le HCR les suspecte d'avoir ainsi voulu faire pression sur les autorités pour obtenir davantage de ravitaillement ou se voir allouer des terres pour s'installer.

Le départ de ces deux cents familles des villages de Kapisa inquiète les troupes françaises, qui tentent de trouver des solutions pour conserver un lien avec les populations locales. Selon un membre du cabinet du ministère de la défense à Paris, une part de la réponse pourrait venir du déploiement sur place de gendarmes français à qui l'on prête un savoir-faire en matière de "police rurale". "De même, estime-t-on au ministère, nous allons nous entourer, dans un avenir proche, de davantage d'experts civils pour comprendre notre environnement."

 

Jacques Follorou
Article paru dans l'édition du 27.01.10

26/01/2010

Grippe A : l’OMS a-t-elle eu raison de crier à la pandémie ?

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Grippe A : l’OMS a-t-elle eu raison de crier à la pandémie ?
Un épidémiologiste allemand, Wolfgang Wodarg, par ailleurs député du Bundestag, a demandé qu'une commission d'enquête européenne soit créée pour documenter "la menace des fausses pandémies pour la santé". M. Wodarg accuse l'OMS d'avoir abusivement qualifié la grippe A de pandémie, afin de complaire aux laboratoires pharmaceutiques. Aujourd'hui à Strasbourg, le Conseil de l'Europe organise une audition publique sur le sujet. M. Wodarg reproche en outre à l'OMS d'avoir recommandé un vaccin à deux doses, quand une seule aurait suffit. L'OMS réaffirme "l'indépendance de son processus décisionnel concernant la grippe pandémique", et envisage de le faire évaluer par des experts indépendants. En France, une commission d'enquête parlementaire devrait être également lancée. Michel Setbon, spécialiste des crises sanitaires : "Cette affaire remet en cause nos capacités de prédiction. (.) Il aurait fallu avoir un comité d'experts en santé publique, capable d'adapter la stratégie au fur et à mesure des connaissances. Enfin, nous n'avons pas tenu assez compte des demandes de la population qui ne s'est pas massivement fait vacciner."
Figaro [Le] , 26/01/2010 - Aujourd'hui en France , 26/01/2010

Cet homme est en train de tuer le thon rouge !

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Greenpeace
Cet homme est en train de tuer le thon rouge.
Stoppez-le
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Bonjour, vous recevez cet e-mail car vous vous êtes inscrit dans la liste de Greenpeace France avec l'adresse paul.tchen@cegetel.net. 

Ce courrier contient des images. Si elles ne s'affichent pas correctement, cliquez ici

Georges Frêche et AGREXCO (Israël)

Ce matin, lors de l’inauguration du local de campagne du candidat, une vingtaine de personnes ont manifesté contre l’implantation d’Agrexco à Sète. Le président de la région Languedoc-Roussillon a attaqué Jean-Paul Nuñez qui fait partie de ceux qui sont engagés dans le combat contre l’entreprise israélienne. C’est aussi une figure de l’association de solidarité avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile.

Ils étaient peu nombreux et avaient peu de moyens mais ils ont quand même réussi à perturber, comme ils l’avaient annoncé, l’inauguration du local de campagne de Georges Frêche pour les régionales de mars. C’était ce matin à Montpellier, au 121, rue d’Athènes (Antigone). Sono puissante contre mégaphone à main. Environ 500 sympathisants du président sortant (1) face à une vingtaine d’opposants à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco sur le port de Sète, implantation accompagnée par la région.
Regarder la vidéo :

L’équipe de Georges Frêche avait, semble-t-il, voulu la jouer indifférents et le candidat a entamé son discours et l’égrainage des noms des membres de sa liste, comme si de rien n’était. La sono faisant le reste. Mais le président de région étant ce qu’il est, il n’a pu s’empêcher de faire une petite digression. Assis derrière son pupitre, entouré par ses colistiers et de nombreux journalistes, il lance : « Il y en a qui me disent : « Faites les partir. » Je vais vous dire une chose : leur présence, c’est le gage de la démocratie qui nous conduit. Chacun a le droit de s’exprimer. Et Agrexco, qui vient d’Israël, d’Afrique du sud et de Cuba, viendra à Sète comme les Marocains, comme demain les Algériens, les Libyens, les Grecs et les Turques. »

« Des luthériens qui ont voté Hitler »
« Bien joué », se dit-on : il utilise la manifestation pour se poser en démocrate (2). Certes avec un dispositif de sécurité efficace pour tenir les manifestants à distance. Mais tout en restant relativement discret (3). Puis vient l’attaque : « Et je dis à mon ami le pasteur Nuñez qui mène cette manifestation, qu’il me laisse le devrait se souvenir des luthériens qui ont voté Hitler en Allemagne en 1933. Il ne faut pas se tromper de combat. Moi, je salue les calvinistes des Cévennes qui ont aidé les Juifs de la Shoah. C’est cela le vrai et le bon combat. »
Écouter le son :

« Ses comparaisons sont imbéciles et même insultantes »
Jean-Paul Nuñez est le délégué régional de la Cimade en Languedoc-Roussillon. Il est notamment très engagé auprès des migrants par exemple dans l’aide aux Afghans transférés de Calais à Nîmes. Il est aussi très actif dans la coalition contre Agrexco. Problème : ce matin, il était absent. Justement occupé à mener un autre « combat ». Interrogé par Montpellier journal, le pasteur a réagi par écrit :

« Pour la petite histoire je ne menais pas la manifestation du fait que je me bats pour le droit d’asile des kurdes qui ont été débarqués en Corse et que notre gouvernement place en rétention au mépris du droit et de toute humanité [note de Mj : voir le sujet de France 3 dans le 19/20 samedi 23]. Mais c’est avec conviction que j’aurais été présent, si j’avais pu, à coté de tous les gens de raisons qui mènent la lutte contre l’implantation d’Agrexco à Sète et en Europe.

Il est dommage que Georges Frêche entretienne la confusion derrière les mots. Ses comparaisons sont imbéciles et même insultantes par exemple pour tous les luthériens qui ont mené le combat légitime contre Hitler… De toute évidence, ce n’est en tout cas pas à moi qu’il faut essayer d’expliquer ce qu’est un vrai et bon combat. Ma famille a suffisamment payé le prix du sang contre le franquisme et le nazisme pour que je sache ce que cela signifie. Et je donne moi aussi de ma personne encore et toujours.

Pour de multiples raisons qui me sont personnelles, j’aime trop les juifs et j’exècre trop l’antisémitisme sous toutes ses formes pour laisser l’état d’Israël mener en toute impunité sa politique de colonisation et d’apartheid. Par contre, les exigences de la justice et le respect du droit international ne sont pas compatibles avec une entreprise comme Agrexco qui vie de la spoliation de l’eau et de la terre du peuple palestinien. J’ai vu, dans la vallée du Jourdain, de mes propres yeux les détestables agissements de cette entreprise. Aucun intérêt économique ne peut justifier cela.

Le gage de la démocratie c’est aussi d’accepter le débat public pour s’expliquer au delà des invectives de tribune. Que George Frêche sache que je reste, avec mes amis de la coalition contre Agrexco, disponible pour cela. »

Sympathisant de Georges Frêche très énervé
Bref, l’affaire Agrexco semble être un caillou dans la chaussure du candidat Frêche. Après avoir perturbé les voeux du président de région mardi, les manifestants ont réussi à se faire remarquer ce matin. Au point que l’AFP a relevé leur présence dans son compte-rendu de l’inauguration (4). Au delà du caillou, un dérapage est toujours possible. À l’image de ce sympathisant de Georges Frêche très énervé contre les manifestants mais finalement très bien canalisé par le service d’ordre.
Regarder la vidéo :

Le même type de comportement est observable sur la vidéo tournée par la coalition aux vœux du président de région (vers 3′30″).

[Mise à jour le 25/01 à 21h55 : "me laisse le souvenir" est remplacé par "devrait se souvenir", grâce à la lecture de L'Hérault du jour. Vive le pluralisme des médias ! Enfin quand ils font leur travail.]

► Voir aussi :

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(1) Alors qu’Hélène Mandroux, maire de Montpellier, ne soutient pas la candidature de Georges Frêche, soulignons notamment la présence de Serge Fleurence, premier adjoint au maire, Régine Souche, adjointe en charge de la sécurité, Pierre Jaumain, ancien directeur de cabinet remercié à la fin de l’été et Jules Nyssen directeur général des services de la ville.
(2) Ce qu’il n’est pas comme Montpellier journal l’a déjà démontré à plusieurs reprises. Lire notamment : De la démocratie au conseil régional ou Discrimination envers les médias : Georges Frêche assume à moitié
(3) Il y avait quand même la DCRI (ex Renseignements généraux), des policiers de la BAC, des policiers en uniforme et le service d’ordre du candidat.
(4) Mise à jour à 23h35 : Du moins dans la première dépêche. Dans la seconde, Agrexco a disparu. Et le lien Google vers la première pointe maintenant vers la seconde. Heureusement, il y a le site du Parisien pour avoir la première.

25/01/2010

Les bases américaines à Okinawa

lu sur :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/25/au-japon-les-electeurs-de-nago-refusent-l-arrivee-d-une-base-americaine_1296328_3216.html#ens_id=1281485
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Reportage
Au Japon, les électeurs de Nago refusent l'arrivée d'une base américaine
LE MONDE | 25.01.10 | 15h11  •  Mis à jour le 25.01.10 | 16h17
Nago (île d'Okinawa) Envoyé spécial


arement une élection locale aura eu autant d'implications politiques intérieures et internationales que celle, dimanche 24 janvier, du maire de Nago (60 000 habitants) au centre de l'île principale de l'archipel d'Okinawa. Son principal enjeu était le déplacement de la base militaire américaine de Futenma (dans la municipalité de Ginowan) à Henoko, village de la côte orientale de la municipalité de Nago. Un projet à l'origine de tensions entre les Etats-Unis, qui s'impatientent, et le Japon, qui entend tenir compte de l'opinion de ses habitants. La victoire à l'arraché (52 % des voix) du candidat opposé à la construction de la nouvelle base, Susumu Inamine, est un message explicite de la population à Tokyo et à Washington.

Depuis plus de deux mille jours, indique une pancarte, les militants d'une dizaine de hameaux des environs de Henoko surveillent la mer émeraude coupée au loin par l'écume d'une barre de corail. Devant leurs tentes s'ouvre la baie d'Oura, avec ses plages de sable blanc, ses criques rocheuses et ses îlots plantés de pins, qui devrait être partiellement remblayée pour y construire la nouvelle base dotée de deux pistes en forme de V de 1 800 mètres chacune.

La disparition sous une chape de béton de ce paysage enchanteur avec son récif de corail bleu, ses dugongs (espèce protégée de mammifères marins), ses îlots - lieux ancestraux de prières du culte animiste - et ses mangroves a cristallisé l'opposition aux bases américaines à Okinawa.

La lutte des communautés de pêcheurs et d'agriculteurs cultivant la canne à sucre et le maïs de Henoko s'inscrit dans un mouvement de résistance de plus d'un demi-siècle à la présence militaire américaine. "Longtemps, beaucoup d'habitants d'Okinawa semblaient résignés", dit Yoichi Iha, maire de Ginowan (90 000 habitants). "Quoi qu'ils subissent ou quoi qu'ils fassent pour protester, l'Etat n'en tenait pas compte. Ce n'est plus le cas désormais." Exigeant l'évacuation de la base de Futenma et son cortège de nuisances (bruits, accidents, criminalité), M. Iha est aussi opposé à son transfert en un autre lieu à Okinawa.

Sur une carte de Ginowan, une gigantesque tache grise s'étale au beau milieu de l'agglomération. Dotée d'une piste de 2 800 mètres, la base des marines occupe 25 % de la superficie de la ville. Selon les jours, on dénombre de 100 à 200 atterrissages et décollages qui font vibrer les vitres des habitations en bout de piste. "Le bruit est intolérable", dit un instituteur. Les hélicoptères se succèdent à cinq minutes d'intervalle et, en 2004, l'un d'eux est tombé sur l'université.

Les deux tiers des 47 000 soldats américains déployés au Japon se trouvent à Okinawa. L'Archipel, qui ne représente que 0,6 % de la superficie totale du pays, accueille 34 bases ou cantonnements et 15 champs de manoeuvre. Jusqu'en 1972, Okinawa a été sous l'administration des Etats-Unis. La rétrocession au Japon n'a rien changé à la présence des bases ni entamé les privilèges d'extraterritorialité des troupes américaines.

Au terme d'un accord signé en 2006 après dix ans de négociations, la base de Futenma devait être transférée à Henoko en dépit d'un référendum datant de 1997 par lequel les habitants de Nago avaient exprimé leur opposition à ce projet. Le maire sortant - et aujourd'hui battu -, Yoshikazu Shimabukuro, avait promis des aménagements, mais il était favorable au déplacement à Henoko où, sur les hauteurs, se trouve déjà une base militaire, Camp Schwab.

Aux dégâts environnementaux causés par le remblaiement de la baie d'Oura s'est ajouté le sentiment de beaucoup d'avoir été dupés : en débit des substantielles subventions de l'Etat pour faire accepter le projet, "le chômage atteint 12,9 % (plus du double de la moyenne nationale) et les contrats de génie civil sont allés aux géants du secteur, laissant des miettes aux entreprises locales", explique Mme Estuko Urashima, activiste d'un mouvement de citoyens à Nago.

Le mécontentement populaire a incité les conseillers municipaux à passer, un à un, du côté des opposants. A Tokyo, le vent avait tourné. Le Parti démocrate du Japon du premier ministre Yukio Hatoyama, au pouvoir depuis septembre, s'est engagé à renégocier l'accord de 2006. A la suite de l'élection de M. Inamine, Tokyo n'a guère d'autre choix que de trouver un site, hors d'Okinawa, pour transférer la base de Futenma et d'affronter le mécontentement des Etats-Unis. D'autant que la lutte à Nago a stimulé d'autres oppositions : au nord de l'île, dans la région montagneuse de Yanbaru, des mouvements de citoyens luttent contre la construction de nouveaux héliports dans ce qui est la plus vaste zone d'entraînement au combat de jungle (7 500 hectares) de l'armée américaine.

 

Philippe Pons
Article paru dans l'édition du 26.01.10

Un enfant est-il un petit adulte ? Non !

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Pharmacopée infantile : des prescriptions au jugé…
Une enquête d'envergure a été menée dans cinq hôpitaux de la région de Londres sur la pharmacopée infantile. Ses conclusions recoupent les études publiées en France par le Pr Françoise Brion (hôpital Robert-Debré, Paris), fin 2004.
Les traitements pour enfants, en particulier pour les nourrissons, sont des adaptations approximatives de médicaments testés cliniquement sur des adultes, une façon de procéder quasi-intuitive, susceptible d'occasionner de lourdes erreurs.
Un règlement européen, adopté en 2006, devrait commencer à produire ses effets cette année, espère Françoise Brion.
Figaro [Le] , 25/01/2010

Familles recomposées et comportement des adolescents

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Familles recomposées et comportement  des adolescents

Sous la direction de Marie Choquet (Inserm), l'Institut de recherches scientifiques sur les boissons a récemment publié une étude selon laquelle les enfants qui s'adonnent au tabagisme, au cannabis et surtout à l'alcool, s'avéraient être majoritairement issus d'une famille recomposée.
En cause : les lacunes de l'autorité parentale.
Ainsi, parmi les jeunes qui consomment de l'alcool de façon "problématique, 35 % de ceux qui en abusent et 36 % de ceux qui en sont dépendants vivent dans une famille recomposée". Etendue au tabac et au cannabis, les statistiques de cette étude augmentent : 6,1 % des cas sont repérés au sein des familles recomposées, 4,1 % dans les familles monoparentales, 4,1 % dans les familles traditionnelles. Marie Choquet : "Désormais, ce sont les femmes qui recomposent en majorité, et le père biologique se retrouve en concurrence avec le nouveau conjoint. (.) Cela peut perturber un adolescent, susceptible de recevoir des messages différents. Or, la consommation de substances est souvent liée à l'autorité."

24/01/2010

Voulus par les Etats-Unis, les scanners corporels divisent les Européens

lu sur :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/22/voulus-par-les-etats-unis-les-scanners-corporels-divisent-les-europeens_1295275_3214.html#ens_id=1288993
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Compte rendu
Voulus par les Etats-Unis, les scanners corporels divisent les Européens
LE MONDE | 22.01.10 | 16h18  •  Mis à jour le 22.01.10 | 16h18
Tolède (Espagne) Envoyé spécial


fficiellement, ils n'en ont pas parlé. Les scanners corporels, que les Etats-Unis aimeraient voir installés le plus rapidement possible dans les aéroports européens, étaient pourtant dans tous les esprits, jeudi 21 janvier à Tolède, où les ministres de l'intérieur des Vingt-Sept ont participé à un conseil informel consacré en grande partie à la sécurité aérienne.

La mise en place de tels équipements, jugés indispensables par Washington depuis la tentative d'attentat sur un vol Amsterdam-Detroit fin décembre 2009, ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne (UE). C'est pourquoi les Espagnols, qui exercent la présidence de l'Union, se sont efforcés d'en faire "un sujet parmi les autres" dans le débat sur "une stratégie commune" contre le terrorisme.

Pour Alfredo Perez Rubalcaba, le ministre espagnol de l'intérieur, il était d'autant plus délicat d'afficher ces divergences que la secrétaire américaine à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, avait été invitée à participer aux travaux. Européens et Américains ont bien signé une déclaration commune dans laquelle ils ont listé les principes d'une coopération renforcée pour la sécurité du transport aérien. Mais "les volets concrets seront traités par la suite", a averti M. Rubalcaba, promettant les résultats des travaux pour la prochaine réunion UE-Etats-Unis, en avril.

Concernant les scanners corporels, "il s'agira de démontrer qu'ils sont efficaces, qu'ils n'ont pas d'impact sur la santé et qu'ils respectent l'intimité des personnes", a résumé Alfredo Perez Rubalcaba. La "position européenne commune" souhaitée par Madrid n'est donc pas pour demain. "Nous allons accélérer les travaux sur l'usage des nouvelles technologies, dont les body scanners, mais sans en faire une obsession", a confirmé Jacques Barrot, le commissaire sortant à la justice et à la sécurité. Celle qui doit lui succéder dans la nouvelle Commission, Viviane Reding, a récemment fait état de ses réticences, qui rejoignent celles du Parlement européen et des pays scandinaves.

Des tests en France

"Nous ne souhaitons pas spécialement une approche coordonnée des Européens sur les body scanners", a précisé Mme Napolitano, préférant insister sur l'urgence de leur mise en place : "Ils sont utiles contre Al-Qaida, c'est la raison pour laquelle les Etats-Unis vont de l'avant. Nous en avons déjà une cinquantaine et quatre cent cinquante autres seront installés dans l'année." Tel est le discours qu'elle a développé au cours de divers entretiens bilatéraux, en marge de la réunion commune, avec les principaux ministres européens présents à Tolède.

Faute d'avoir dans l'immédiat un consensus européen, elle sait pouvoir compter sur les Néerlandais et les Britanniques, qui ont déjà entrepris d'équiper certains aéroports à titre expérimental. Le ministre italien, Roberto Maroni, a annoncé l'achat de quinze scanners pour les expérimenter à Rome-Fiumicino, Milan-Malpensa et Venise. Des tests vont être réalisés, à partir de la semaine prochaine, dans les deux aéroports parisiens.

 

Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 23.01.10

Néolibéralisme, Europe

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/23/la-justice-requiert-225-000-euros-d-amende-contre-easyjet-pour-travail-dissimule_1295635_3234.html#ens_id=1295712
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La justice requiert 225 000 euros d'amende contre easyJet pour travail dissimulé
LE MONDE | 23.01.10 | 14h26  •  Mis à jour le 23.01.10 | 14h26


orsqu'une compagnie aérienne low cost contourne le droit, la "justice" ne doit pas être rendue "à bas coût". Après s'être permis ce petit jeu de mots - qui a déclenché quelques éclats de rires étouffés dans l'assistance -, le substitut du procureur de la République, Bernard Thouvenot, a requis une amende de 225 000 euros, soit la "peine maximale", à l'encontre d'easyJet. Le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 9 avril. La société britannique comparaissait, vendredi 22 janvier, en tant que personne morale devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Créteil. Elle est poursuivie pour travail dissimulé, entrave aux organes de représentation des salariés et défaut d'immatriculation.

L'affaire remonte à juin 2003, lorsqu'easyJet ouvre une "base d'exploitation" à l'aéroport d'Orly. Intrigués par des affiches publicitaires irrégulières promouvant la compagnie, les gendarmes s'intéressent à elle en 2005. De fil en aiguille, ils se rendent compte qu'elle n'a déclaré que deux salariés en 2004 et un en 2005, alors qu'elle employait de 170 à 180 personnes.

Enquête préliminaire, opération de contrôle associant l'Urssaf, le fisc et l'inspection du travail, ouverture d'une information judiciaire... De ces investigations, il ressort que la quasi-totalité des salariés ont signé un contrat de travail de droit anglais, alors même qu'ils résident en France et qu'ils prennent leur service à Orly. Affiliés à une caisse d'assurance-maladie et à un fonds de pension britanniques, ils sont rémunérés en livres sterling sur un compte en Grande-Bretagne. Du côté français, une multitude d'obligations sont foulées aux pieds : pas de déclaration d'embauche, pas d'inscription à la Caisse de retraite des navigants, pas de comité d'entreprise...

"Dumping social"

C'est de l'"évasion sociale par les airs", a lancé, lors de l'audience, Me Vincent Dony, l'avocat de l'Urssaf. Outre cet organisme de recouvrement de cotisations, Pôle emploi et deux syndicats de navigants (UNAC et SNPNC) ont participé au procès en tant que parties civiles. A tour de rôle, ces quatre protagonistes ont soutenu un argumentaire qui allait dans le même sens : easyJet ayant choisi d'avoir une implantation permanente en France, son équipe affectée à Orly aurait dû être assujettie au droit français.

Dans cette affaire, l'Urssaf et les Assedic ont subi de gros préjudices, puisque les salariés de la compagnie n'ont pas cotisé dans l'Hexagone. Le manque à gagner atteindrait environ 10,3 millions d'euros (dont 8,8 millions pour l'Urssaf). Cette situation a engendré des "distorsions de concurrence" entre easyJet et les autres transporteurs aériens, a fait valoir Me Claude Benoit, l'avocat de Pôle emploi. Le représentant du parquet, M. Thouvenot, a même parlé de "dumping social".

Paroles "excessives", a rétorqué l'avocate de la compagnie, Me Frédérique Baulieu. Selon elle, le droit et la jurisprudence, en 2003, n'étaient pas aussi limpides que l'affirment les parties civiles. La preuve : sollicitée par easyJet, une instance officielle britannique lui a assuré, en 2005, qu'elle pouvait affilier à la Sécurité sociale anglaise ses navigants basés à Orly. Ce n'est qu'au bout d'un an que cette même instance s'est rendu compte qu'elle avait commis une erreur.

Pour Me Baulieu, la compagnie n'a jamais cherché à s'abriter derrière un quelconque "droit exotique" de manière à payer moins de charges. L'avocate a aussi rappelé que les navigants rattachés à Orly étaient soumis au droit français depuis 2007, à la suite de la parution, en novembre 2006, d'un décret qui précise les règles du jeu sur les "bases d'exploitation".

 

Bertrand Bissuel
Article paru dans l'édition du 24.01.10

La Coalition contre Agrexco s'invite aux voeux du président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche

vidéo de l'action "Agrexco ne passera pas" du 20/01 :

http://www.dailymotion.com/video/xbx67f_la-coalition-contre-agrexco-sinvite_news

23/01/2010

La mortalité maternelle en France (2)

lu sur :

http://www.inserm.fr/index.php/espace-journalistes/la-mortalite-maternelle-en-france-bilan-2001-2006

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La mortalité maternelle en France : bilan 2001-2006

19 Janvier 2010

Avec un nombre croissant de naissances (834 000 en 2008), la France se situe en tête des pays européens en matière de natalité et de fécondité. Néanmoins, chaque année, en moyenne, plus de 70 femmes décèdent de leur grossesse ou de ses suites. Si la mortalité maternelle, documentée depuis plus de quinze ans par l’OMS, situe la France dans la moyenne des pays européens, elle reste en-deçà des meilleurs, et très loin de la Suède dont les taux sont deux fois plus faibles. Ce constat résulte d’un travail mené par l’unité Inserm 953 "Recherche épidémiologique en santé périnatale et santé des femmes et des enfants", le Comité national d’experts sur la mortalité maternelle et l’Institut de veille sanitaire (InVS), publié aujourd’hui (1).

En France, le taux de mortalité maternelle est de 9,6 pour 100 000 naissances. Cinquante pour cent de ces décès sont évitables ou présumés tels car le plus souvent liés à des mesures thérapeutiques inappropriées. L’âge moyen des femmes décédées de mort maternelle est de 33,3 ans pour la période étudiée (2001-2006). Le risque de mort maternelle est trois fois plus élevé à 35-39 ans qu’à 20-24 ans, huit fois plus à 40-44 ans et 30 fois plus au-delà de 45 ans.

L’Île-de-France et les départements d’outre-mer (DOM) présentent des taux de mortalité maternelle supérieurs à la moyenne nationale. En ÎIe-de-France, la mortalité maternelle est supérieure de 30 % et, dans les DOM, elle est trois fois plus fréquente qu’en métropole. Ce taux demeure supérieur chez les femmes de nationalité étrangère, notamment originaires d’Afrique subsaharienne qui peuvent présenter des complications obstétricales plus sévères (hypertension et infections).

Un quart des morts maternelles se produisent au cours de la grossesse, dont 9,5% avant 22 semaines d’âge gestationnel. Un tiers survient dans les premières 24 heures après la naissance et un autre tiers, au-delà de ces 24 heures mais à moins de 42 jours du post-partum. Les causes obstétricales directes dominent largement en raison des hémorragies (25 %), des embolies amniotiques (12 %), des thrombo-embolies veineuses (10 %) et des complications de l’hypertension artérielle (10 %).

L’enquête publiée aujourd’hui permet de disposer d’une actualisation de la situation épidémiologique sur la mortalité maternelle en France et de recommandations pratiques destinées aux professionnels de santé. Les auteurs du rapport concluent qu’"Il existe néanmoins des lacunes dans le système national de recueil d’informations, ce qui laisse supposer un nombre encore plus important de ces décès évitables."

(1) Rapport du Comité national d’experts sur la mortalité maternelle (CNEMM) 2001-2006.
Unité Inserm 953, Institut de veille sanitaire. Janvier 2010, 102 pages.
Rapport complet sur le site de l’InVS, ainsi que le BEH thématique "La mortalité maternelle en France : bilan 2001-2006", 19 janvier 2010.

22/01/2010

Les industries agroalimentaires et l'amélioration de leurs produits

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Nutrition : les industriels peu enthousiastes face aux chartes d’engagement
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En 2007, les industriels de l'agroalimentaire se voyaient proposer par le gouvernement la signature de chartes, par lesquelles ils s'engageaient à améliorer leurs produits et à les appauvrir en sel, sucre et graisses.
Trois ans plus tard, à peine quinze chartes sont signées et trente entreprises ont promis de le faire.
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Tribune [La] , 22/01/2010

19/01/2010

La crise et l'évolution des salaires en France

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/19/le-nouveau-pdg-d-edf-conserve-un-salaire-annuel-de-450-000-euros-chez-veolia_1293618_3234.html
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Le nouveau PDG d'EDF va toucher 2 millions d'euros par an
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 19.01.10 | 11h31  •  Mis à jour le 19.01.10 | 17h58


enri Proglio, patron d'EDF et président du conseil d'administration de Veolia, va toucher une rémunération annuelle de 2 millions d'euros, dont 1,6 million versé par EDF et 450 000 euros par Veolia, a confirmé, mardi 19 janvier, le ministère de l'économie.

La rémunération annuelle de 1,6 million versée par EDF à M. Proglio, qui va ainsi cumuler deux salaires, contrairement aux promesses faites par le gouvernement lors de sa nomination en novembre, correspond à une augmentation d'environ 45 % par rapport à celle de son prédécesseur, Pierre Gadonneix.

"Sur proposition du comité des rémunérations d'EDF, l'Etat a fixé la rémunération d'Henri Proglio en qualité de PDG d'EDF de telle sorte que, en tenant compte de ce qu'il perçoit au titre de la présidence non exécutive de Veolia, le total n'excède pas ce qui lui était versé dans ses anciennes fonctions de président exécutif de Veolia", fait-on valoir au ministère. "L'Etat ne souhaitait ni imposer une baisse, ni tolérer une hausse de la rémunération totale d'Henri Proglio", selon Bercy.
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UNE "CONTRIBUTION EXCEPTIONNELLE" APPORTÉE À L'ENTREPRISE

Devant la polémique naissante à l'annonce de M. Proglio à la tête d'EDF, tout en conservant des responsabilités chez Veolia, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, avait assuré le 20 novembre qu'il ne cumulerait pas ses rémunérations, et ne toucherait qu'un salaire, celui de l'entreprise publique. Lors de sa nomination, avec le soutien de l'Elysée, le 25 novembre, Henri Proglio avait demandé à conserver le niveau de revenus qui était le sien en tant que patron de Veolia, à savoir 1,6 million d'euros. Il avait alors obtenu le soutien du premier ministre, François Fillon, alors que la question de sa rémunération avait provoqué des remous au sein même du gouvernement. Pour le moment, le salaire de M. Proglio à EDF n'a pas encore été fixé.

Deux membres du gouvernement, le secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, et le haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, ont déjà critiqué le salaire d'Henri Proglio. La gauche est très critique aussi sur ce dossier, remarquant que ce dernier se comporte à la tête d'une entreprise publique comme un dirigeant d'entreprise privée.

Interrogée lors de sa conférence de presse mensuelle, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a affirmé mardi ne pas être au courant de ces informations. "J'ai besoin de connaître tous les éléments et d'avoir ma Bible Afep-Medef [le code éthique adopté en octobre 2008] pour dire si ceci est acceptable ou pas", a-t-elle souligné. "Henri Proglio est président non exécutif de Veolia, il est devenu président exécutif et hyper opérationnel d'EDF. Je crois que sa connaissance de Veolia, la contribution exceptionnelle qu'il a apportée à cette entreprise (...), permet de comprendre pourquoi il (...) ne peut pas quitter Veolia subitement", a-t-elle seulement argumenté.