Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


17/05/2012

OGM et experts européens

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article5134


par Eric MEUNIER , mai 2012

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), en réponse à un mandat de la Commission européenne, vient de reconnaître qu’un phénomène biologique représentait un problème  « d’importance générale concernant les impacts sanitaires de l’alimentation humaine et animale » mais qu’il ne fera pas l’objet d’une évaluation avant autorisation pour les plantes transgéniques.


En 2011, le Pr. Zhang de l’Université de Nanjing (Chine) publiait un article montrant que les petits acides ribonucléiques (
appelés ARN microARNmi, ou miRNA en anglais, molécules remplissant une fonction importante de régulateur dans les cellules et intervenant dans la synthèse de protéines) provenant de la nourriture peuvent interférer avec le fonctionnement génétique d’animaux et d’humains ayant ingéré ces aliments, même cuits [1].

Réagissant à cette publication scientifique, l’eurodéputée Sandrine Bélier interrogeait en décembre 2011 la Commission européenne en lui demandant précisément « comment la Commission [allait] prendre en compte l’évaluation des effets des miARN produits par des plantes génétiquement modifiées (PGM) [...], mais aussi au cas où l’expression des miARN serait perturbée par la transgenèse » [2]. Car en effet, les résultats de cette publication amènent à s’interroger sur la manière dont les perturbations métaboliques éventuelles vont être évaluées dans le cas des plantes transgéniques dont la modification pourrait modifier l’expression d’ARNmi, particulièrement dans le cas des plantes transgéniques modifiées pour exprimer des ARNmi (comme la vigne transgénique de Colmar ou le haricot en cours d’autorisation au Brésil). Dans sa réponse faite en janvier 2012, la Commission européenne informait l’eurodéputée qu’elle mandatait l’AESA pour répondre à sa question. Mais bien que l’AESA ait publié sa réponse en mars, la Commission n’a pas encore réagi officiellement, comme nous l’a confirmé le bureau de Sandrine Bélier. 

Un problème non évalué

Dans sa réponse [3], l’AESA reconnaît bien qu’il s’agit d’un problème « d’importance générale concernant les impacts sanitaires de l’alimentation humaine et animale », concernant donc aussi bien les plantes telles que nous les consommons depuis des millénaires (mais pour lesquelles nous disposons d’un recul d’utilisation et avec lesquelles nous avons co-évolué) que les plantes transgéniques telles que commercialisées depuis la fin des années 90 et les plantes qui seront modifiées par de nouvelles techniques de biotechnologie. Mais paradoxalement, la Commission explique qu’elle limitera volontairement l’évaluation des risques associés à ces ARNmi « aux plantes GM dont les modifications d’expression de gènes auront été obtenues par utilisation d’ARNmi », ignorant ainsi toutes les autres plantes génétiquement modifiées ! L’AESA s’empresse d’ajouter qu’aucune plante modifiée pour exprimer des ARN régulateurs n’est actuellement en cours d’instruction...
Pour rappel, Inf’OGM rapportait fin 2011 [4] cette publication scientifique en expliquant que « après avoir détecté ces molécules dans le lait, le sérum sanguin (la partie « liquide » du sang) et des tissus de différents mammifères, les scientifiques ont établi que ces ARNmi ingérés par le biais de l’alimentation n’étaient pas totalement détruits par la digestion [et que, par exemple, l’ARNmi MIR168a] est actif chez la souris en inhibant l’expression de certaines protéines. Pour les chercheurs, ces résultats démontrent que “des ARNmi végétaux présents dans des aliments peuvent réguler l’expression de gènes cibles chez les mammifères” ».
L’AESA fait donc clairement le choix paradoxal de reconnaître qu’un point d’importance générale, s’appliquant donc à tous les types de plantes GM, ne sera évalué que pour certaines d’entre elles ! Reste, en plus, à savoir comment, car elle ne répond pas sur ce point.


 

[1]  Meunier, E. « Découverte : certains ARN de végétaux influent sur le métabolisme des mammifères », Inf’OGM, octobre 2011 

[2http://www.europarl.europa.eu/sides...

[3] cf. document joint à cet article

[4] cf. note 1 

mmMule, le site qui fait le bonheur des expatriés

lu sur :

http://www.lepoint.fr/art-de-vivre/mmmule-le-site-qui-fait-le-bonheur-des-expatries-16-05-2012-1461923_4.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120517

mmMule, le site qui fait le bonheur des expatriés 

mmMule, vous connaissez ? Voilà un site qui fait le bonheur des expatriés, des globe-trotteurs et de tous ceux qui se trouvent loin de chez eux. Non, malgré le nom, ce n'est pas le rendez-vous de passeurs de drogues ! L'idée de mmMule est de pouvoir se procurer tout ce que vous désirez, n'importe où dans le monde. Il suffit de passer une annonce sur le réseau. Selon leur destination, les "mules" peuvent prendre contact avec les expatriés, via une messagerie sur le site, et convenir d'un lieu de rendez-vous. En échange de quoi, les voyageurs sont accueillis chaleureusement dans le pays.

Les créateurs du site, Avis et Alan Mulhall, ainsi que leur ami Andrew Simpson ont eu l'idée au cours de l'un de leurs nombreux voyages. "J'avais vraiment envie du thé Barry's", raconte la jeune Irlandaise. Comme d'autres produits typiques, il est introuvable en Australie. "En cherchant un moyen de m'en procurer, nous nous sommes aperçus que tous les expatriés sont confrontés à ce genre de problèmes."

Voyager autrement

La solution ? Créer mmMule. Nourriture, cosmétiques, vêtements, chacun demande ce qu'il veut. Et cela semble parfois farfelu, mais pratique. "Habitant au Canada, une jeune Allemande a posté une annonce pour qu'on lui rapporte... du papier toilette. Même "le moins cher du papier allemand est plus agréable que le plus cher nord-américain". mmMule regorge d'histoires amusantes. En échange de bacon anglais, Joe, gérant d'un camp de surf en France, offre gratuitement des cours de surf. Il y a aussi des amitiés naissantes. Expatriée mexicaine à Los Angeles, Getzabel est devenue amie avec sa "mule". Elle lui a fait visiter la ville et "a retrouvé un peu de Mexico pendant quelques jours".

mmMule constitue un échange de bons procédés. Ayant visité plus d'une soixantaine de pays, les fondateurs connaissent les difficultés d'arriver dans une ville inconnue, sans repères. Connecter les personnes entre elles leur permet de pouvoir réellement découvrir un lieu, grâce aux locaux, et non simplement les endroits touristiques. Avis aime comparer la démarche de ces mules au karma. "Si vous réalisez une bonne action, quelque chose de positif vous arrivera." Sans aucune publicité, l'ouverture du site a déjà fait des émules. Le premier jour, il comptait déjà 1 900 visiteurs uniques de 59 pays différents. Aujourd'hui, 10 000 personnes utilisent mmMule. 

16/05/2012

Nestlé: sécurité alimentaire incompatible avec business

lu sur :

Une ancienne de Nestlé dénonce la gestion défaillante du groupe en matière de sécurité alimentaire

Licenciée en 2010, Mme Motarjemi a porté plainte pour harcèlement contre la multinationale.


LE MONDE | 16.05.2012 à 12h47 • Mis à jour le 16.05.2012 à 17h54

Par Agathe Duparc

Pendant dix ans, elle a été chargée de la sécurité alimentaire au niveau mondial chez Nestlé. Avec un rang de sous-directrice au siège de Vevey, en Suisse, elle apportait ses conseils sur la plupart des incidents ou crises, et sillonnait le monde, intervenant dans les colloques, visitant parfois des usines.

Mais, aujourd'hui, Yasmine Motarjemi, 58 ans, a déclaré la guerre à son ancien employeur. En décembre 2011, elle a déposé une plainte pour harcèlement, dans le canton de Vaud, et réclame 2,1 millions de francs suisses (1,7 million d'euros) à la multinationale.

Dans cette requête de 115 pages, elle témoigne, documents à l'appui, de la manière dont elle a été ostracisée, avant d'être licenciée en 2010, alors qu'elle dénonçait "des dysfonctionnements ou des manquements fondamentaux""Sur le papier tout était impeccable. Mais gérer la sécurité alimentaire chez Nestlé, c'était comme ramer à contre-courant", confie Mme Motarjemi au Monde.

IMPÉRATIFS DE BUSINESS

Cette ancienne experte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), spécialiste des toxi-infections alimentaires, avait été engagée en 2000 au département quality management de Vevey. "J'étais curieuse de voir comment les directives émises par l'OMS ou par les autorités réglementaires étaient appliquées", explique-t-elle. Peu à peu, elle découvre "qu'à côté des impératifs de business, le facteur sécurité alimentaire a peu de poids".

En 2003, on lui signale deux cas de bébés qui ont failli s'étouffer avec des biscuits vendus en France (P'tits Biscuits, à partir de 8 mois), tout en lui assurant qu'il s'agit de "cas isolés". Elle découvre qu'une quarantaine de réclamations signalant les mêmes faits n'ont en fait pas été prises en compte. Elle se démène pour que la composition des biscuits soit modifiée et tout rentre dans l'ordre.

Mme Motarjemi soulève aussi la question du dosage des vitamines et des minéraux dans les produits infantiles. "Quand je demandais la validation de critères importants pour la sécurité des aliments, telles que les vitamines, on refusait de refaire les calculs en me disant que les limites étaient déterminées depuis longtemps", déclare-t-elle. Elle obtient qu'un groupe de travail soit mis en place, mais rien n'en sortira. En 2005, Nestlé se retrouve sur la sellette en Chine, contraint de retirer du marché des laits en poudre contenant trop d'iode.

Si Yasmine Motarjemi parvient la plupart du temps à se faire entendre, son opiniâtreté et sa rigueur scientifique agacent certains. Dès 2006, elle se heurte à un nouveau chef, Roland Stalder, nommé à la tête du département quality management : "Il méprisait les autorités de santé publique dont j'étais issue", raconte-t-elle.

"LANGAGE DE TECHNICIENS"

En avril 2008, dans une vidéo à usage interne, M. Stalder s'exprime sur le HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point System), un outil mondialement reconnu pour gérer la sécurité alimentaire : "C'est un langage de techniciens. C'est ce que j'appelle parfois le bla-bla de l'Organisation mondiale de la santé." Il conseille aussi de ne pas tenir compte des contaminants car "il s'agit de choses déjà régulées".

"Cette intervention laissait entendre que les fournisseurs devaient livrer des produits conformes. Or, la grande majorité de nos incidents provenaient de matières premières contaminées", fait remarquer Mme Motarjemi.

Elle donne en exemple la crise, en 2008, de l'huile de tournesol ukrainienne coupée avec de l'huile minérale, qui avait touché Nestlé. Ou encore le scandale des produits Nestlé-Purina à base de maïs contaminé à l'aflatoxine qui, en 2005, avait entraîné la mort, au Venezuela, de centaines de chiens et chats.

Elle obtiendra que les passages incriminés soient retirés de la vidéo, se mettant définitivement son chef à dos. Ses recommandations sont ignorées. Son équipe est démantelée et elle n'est plus conviée aux conférences de Nestlé sur la sécurité alimentaire. En janvier 2010, elle est licenciée. En échange de son silence, on lui propose une indemnité de départ 300 000 francs suisses, qu'elle refuse. Invoquant une procédure en cours, Nestlé n'a pas voulu répondre en détail aux accusations de son ancienne responsable, qualifiées de "complètement infondées et contraires à la réalité ".

"La sécurité alimentaire est bien trop importante pour que l'on tolère des défaillances. Et c'est notamment pour cela que nous avons dû nous séparer de Madame Motarjemi", ajoute le géant de l'alimentation.

Agathe Duparc

Poutine et les punks

à lire et à voir sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/15/pussy-riot-les-feministes-punk-qui-defient-vladimir-poutine_1701605_3214.html

Le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

"Pussy Riot", les féministes punk qui défient Vladimir Poutine

Les jeunes femmes sont détenues depuis qu'elles ont chanté des slogans hostiles au pouvoir dans la cathédrale moscovite du Christ-Sauveur.

extrait :

... MOBILISATION INTERNATIONALE

L'inscription des Pussy Riot dans la mouvance punk, en référence notamment au mouvement Riot grrrl né aux Etats-Unis au début des années 1990, et l'importante médiatisation dont a bénéficié la vague de contestation anti-Poutine en Russie, a largement contribué à internationaliser le mouvement.

De nombreux comités de soutien aux jeunes femmes ont fleuri en Europe, aux Etats-Unis ou encore en Israël, et des témoignages d'encouragement sont arrivés du monde entier. Kathleen Hanna, la fondatrice du groupe américain Bikini Kill, a assuré les Pussy Riot de son soutien. Amnesty International a mis en ligne une pétition demandant la libération des jeunes femmes, que l'ONG qualifie de "prisonnières de conscience", et le site d'Europe Ecologie-Les Verts a également publié un communiqué appelant à la mobilisation pour la libération des jeunes femmes.

Le 11 mai, la cour de justice de Moscou a confirmé le maintien en détention de Maria Alekhina. Une décision similaire avait été rendue le 19 avril au sujet de Nadjda Tolokonnikova et Ekaterina Saloutsevitch. Les avocats des jeunes femmes ont décidé de porter plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Juliette Rabat

15/05/2012

Ce soir 23h15 : un documentaire sur les armes à l’uranium appauvri

communiqué :

Lire aussi le communiqué final du Forum citoyen et scientifique sur la Radioprotection à Genève organisé par le collectif IndependentWho (11-13 mai 2012) : http://www.independentwho.org 

========================================

Message du : 14/05/2012 17:33
De : "Association CRIIRAD " <asso@criirad.org>
Sujet :  INFO CRIIRAD:  FRANCE 3 " Pièces à Conviction" sur Uranium Appauvri le 16 mai à 23H15 avec participation CRIIRAD


 

 

Cher adhérents,  

 

Mercredi 16 mai à 23H15 sera diffusé sur France 3, dans le cadre de l’émission « Pièces à Conviction » un documentaire sur les armes à l’uranium appauvri. Il comportera des séquences tournées au laboratoire de la CRIIRAD.

 

 

Pour info voir ci-dessous le lien vers site France 3 : http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/

Dans les poubelles des marchands d’armes

 

 

Des agneaux à deux têtes en Sardaigne, des leucémies inquiétantes près de Bourges en France, les riverains des champs de tirs militaires seraient les autres victimes indirectes des guerres en préparation.

Chaque année des milliers d’armes de guerre sont testées sur des zones militaires en Europe. Près de Bourges dans le Cher, l’armée française a ainsi fait exploser des milliers d’obus à l’uranium appauvri. En Sardaigne, des dizaines de milliers de missiles ont été lancés, à l’air libre, par les armées de l’Otan et les industriels de l’armement.

Si en France l’armée reste la grande muette et refuse d’informer les populations, en Italie, le scandale est en train d’éclater. Un procureur de Sardaigne a ouvert deux enquêtes pour comprendre le taux anormal de cancers chez les bergers et élucider le mystère d’un grand nombre de malformations chez les animaux mais aussi chez les habitants de la région.
Dans le collimateur du juge, les composants des armements comme l’uranium appauvri, le thorium contenu dans le missile franco-allemand Milan et les microparticules, diffusées dans la nature.

Et si les armes dites "conventionnelles" étaient avant tout des armes sales, des bombes à retardement pour les civils résidant à proximité des champs de tir militaires ?

Une enquête exclusive de Sophie Le Gall, Pascale Pascariello et Linda Bendali

Une production Ligne de Mire

Aujourd'hui, 15 mai 2012

Pour les palestiniens, la nakba a eu lieu le 15 mai 1948.

nakba - Wiktionnaire

 
fr.wiktionary.org/wiki/nakba

Exode palestinien de 1948 - Wikipédia

 
fr.wikipedia.org/wiki/Exode_palestinien_de_1948
 

Guerre de Palestine de 1948 - Wikipédia

 
fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Palestine_de_1948
 

11/05/2012

Moratoire sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : suite

(voir aussi la note : Une affaire à suivre : moratoire sur l'aéroport...)

communiqué:

Face aux erreurs et à l'intox  : ce qui a été obtenu par les 28 jours de grève de la faim et de mobilisation du comité de soutien

Contrairement à ce qui est affirmé dans 'le Monde', ce qui a été obtenu n'est absolument pas un moratoire, c'est-à-dire une suspension du projet jusqu'à réexamen sur le fond, suivi d'une nouvelle procédure de décision.

Ce n'est pas non plus le gel des expropriations et expulsions exigé par les grévistes de la faim et leur comité de soutien  : seulement la garantie de l’État (par le biais des collectivités locales) et du concessionnaire qu'il n'y aura pas d'expulsions pour les paysans, propriétaires et habitants installés avant février 2008 (date de la déclaration d'utilité publique) ayant refusé l'accord amiable avec Vinci, jusqu'au rendu des recours déposés avant le 4 mai 2012 auprès des juridictions françaises (hors tribunal administratif), les juridictions européennes étant exclues.

Cela peut sembler bien peu, et très restrictif, et pourtant c'est considérable.

D'abord parce que c'est notre première victoire  : nous n'avions jamais rien obtenu depuis le départ (sauf coups, gazages, condamnations diverses, insupportable harcèlement au quotidien des flics, de Vinci)  ; nous n'avions même jamais obtenu la discussion sur le fond de nos arguments dans une ou des confrontations loyales  avec les porteurs du projet alors que nous avions eu des centaines de réunion d'échanges avec les populations locales, que nous avions convaincues.

C'est aussi la reconnaissance de l'existence de recours (qui ont des chances sérieuses d'aboutir, et il semble que ceci a un peu interpellé l'entourage de Hollande). Jusqu'ici, le discours de JM Ayrault était que 'c'était plié, que tous les recours avaient été tentés et perdus'  : en fait il parlait des deux recours 'normaux' contre la DUP perdus en 2007 et 2008, car nous n'avions pas à l'époque les éléments qu'a fait surgir l’enquête indépendante du CE Delft. JM Ayrault feignait d'ignorer les divers recours que nous avions déposés depuis (et qu'il espère toujours nous voir perdre, très probablement à tort).

C'est aussi un répit de deux ans pour les agriculteurs concernés, qui vivaient une situation insupportable psychologiquement et pratiquement, et qui peuvent poursuivre leur exploitation, sur des terres situées à des emplacements stratégiques (futures piste nord, tour de contrôle...). Même si l’arrêt des travaux ne figure pas sur le papier, c'est de fait presque un gel, le début de ces derniers devient très difficile, y compris politiquement. Rappelons que AGO/Vinci est déjà propriétaire sur la ZAD des terres acquises au cours des quarante dernières années par le Conseil Général, et que ce dernier lui a rétrocédées ; c'est l'une de nos difficultés.

Si les squatteurs ne sont pas pris en compte (ce qui était totalement impossible à obtenir par écrit dans une bagarre à dimension juridique, les squatteurs étant illégaux, quoique légitimes), la 'sacralisation' des terres concernées par l'accord permettra leur accueil, s'ils sont expulsés d'autres endroits de la ZAD.

C'est aussi une immense victoire idéologique et médiatique : le mouvement de grève (28 jours) et l'intense travail d'explication mené sous le barnum auprès des visiteurs et des médias a fait basculer bien des nantais, des journaux, jusqu'ici indécis ou favorables au projet. Nous avons acquis un capital de sympathie bien au-delà de ce que nous pouvions imaginer avant le déclenchement de la grève de la faim.

C'est donc dans de bien meilleures conditions que nous allons poursuivre notre lutte, dans l'immédiat contre les expropriations, dont la procédure va se poursuivre, avec les visites sur le terrain du juge chargé des estimations.

Nous avons gagné deux ans (peut-être au-delà... et rien n'est fait pour l'instant sur la compensation des zones humides), dans une stratégie constante, assumée, où nous essayons de retarder le plus possible ce projet. Nous sommes convaincus qu'il deviendra de plus en plus difficile à réaliser car il apparaîtra de plus en plus fou dans le contexte de crise financière, écologique, climatique qui est la notre actuellement. Nous vivrons son abandon, et celui d'autres grands projets inutiles imposés.

Il aura fallu 15 jours pour que les élus des collectivités territoriales écrivent au grévistes pour les assurer qu'ils partagent nos valeurs (!), les priant de ne pas mettre leur santé en péril, 27 jours pour que le secrétaire fédéral du PS44 se déplace square Daviais au campement des grévistes... Leurs discours compassionnels, leurs affirmations sur leur 'sens du dialogue' ne peuvent nous faire illusion, et Jacques Auxiette, président PS de la région Pays de Loire vend la mêche  sur ses intentions en exprimant tout son mépris des opposants  : 'nous avons fait un geste réel concernant le traitement humain de l'étape délicate des expulsions, étape ultime des expropriations légales. Mas passés les quelques recours engagés, la construction de l'aéroport se poursuivra'. Qu'il le croie  ! Citoyens responsables, nous surveillerons nos élus, présents et futurs. Dans chaque réunion électorale pré-législatives, partout en France des militants interpelleront les candidats sur le projet d'aéroport. La lutte continue  !

Tous, grévistes ou soutiens, avons vécu un mois inoubliable, quelque chose d'inouï dans une vie militante... Michel a dit mardi soir lors de la 'première soupe' (le bouillon de légumes public marquant la fin de la grève) qu'il avait pendant ces 28 jours vécu 'de [notre] amour et d'eau fraîche'. Je tiens à redire encore une fois merci à tous.

On ne lâche rien  ! Le 10 mai 2012 Geneviève Coiffard-Grosdoy

Aux gouvernements membres de l’OTAN

Une pétition à signer sur :

http://nukesout.org/fr/ 

Le 20 mai prochain, François Hollande prendra sa première grande décision internationale : les gouvernements de l’OTAN vont se réunir à Chicago pour examiner le sort des armes nucléaires américaines stationnées en Europe. La France bloque le processus de retrait de ces armes depuis des années. Pour que notre nouveau Président change de cap par rapport à ses prédécesseurs, signez la pétition maintenant !

Aux gouvernements membres de l’OTAN

La guerre froide est terminée depuis plus de 20 ans. Garder des armes nucléaires américaines en Allemagne, Turquie, Hollande, Belgique et Italie ne fait plus aucun sens. Ces armes nucléaires sont les vestiges d’un monde révolu : elles ne règlent en rien les problèmes d’instabilité géopolitique actuels. Elles sont dangereuses et coûteuses. Nous vous demandons de faire aujourd’hui un pas historique vers un monde sans armes nucléaires en les retirant du sol européen.

10/05/2012

Nouveau scandale à l'Autorité européenne de sécurité des aliments

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/10/nouveau-scandale-a-l-autorite-europeenne-de-securite-des-aliments_1698887_3244.html

Nouveau scandale à l'Autorité européenne de sécurité des aliments

LE MONDE | 10.05.2012 à 11h11 • Mis à jour le 10.05.2012 à 17h05

Par Stéphane Foucart

 

Le Parlement européen a voté, jeudi 10 mai en séance plénière, le report des "décharges budgétaires" de trois agences de l'Union : l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l'Agence européenne du médicament (EMA) et l'Agence européenne de l'environnement (EEA).

Cette décision revient à ne pas leur donner quitus de leur gestion, pour l'exercice 2010. Elle constitue un cuisant camouflet, en particulier pour l'EFSA et l'EMA, épinglées pour une gestion contestable des conflits d'intérêts.

Ce vote intervient au lendemain de la publication d'un communiqué de l'EFSA annonçant le départ de sa présidente, Diana Banati, pour "prendre un poste à l'International Life Science Institute [ILSI]", poste "non compatible avec son rôle de membre et de présidente du conseil d'administration de l'EFSA". Mme Banati devient en effet directrice exécutive pour l'Europe de l'ILSI.

Cette organisation regroupe les principaux industriels de la pharmacie, de la chimie, de l'agroalimentaire et de la cosmétique. Elle se présente comme uniquement soucieuse de "fournir la science qui améliore la santé publique et le bien-être", mais les ONG la considèrent comme un lobby avant tout soucieux des intérêts de ses membres (PepsiCo, Monsanto, Unilever, BASF, Bayer, Nestlé, etc.).

CONFLITS D'INTÉRÊTS 

Cette nouvelle affaire remet sur le devant de la scène les accusations récurrentes de conflits d'intérêts portées par les ONG et certains parlementaires européens contre l'agence basée à Parme (Italie), chargée d'évaluer la sécurité des éléments entrant dans la chaîne alimentaire (pesticides, additifs, résidus d'emballage, etc.).

L'histoire est en réalité ancienne. En septembre 2010, les liens de Mme Banati avec l'ILSI avaient été dévoilés par le député européen José Bové (Europe Ecologie), au cours d'une retentissante conférence de presse tenue à Bruxelles. Mme Banati, qui venait d'être reconduite à la tête du Conseil d'administration de l'EFSA, avait omis de déclarer qu'elle siégeait au conseil de direction de la branche européenne de l'ILSI. Après les révélations de M. Bové, elle avait quitté ce poste et était demeurée au sein de l'agence européenne.

Cela n'avait pas suffi à éteindre la méfiance. "Aujourd'hui, ce nouvel épisode montre que, au cours des deux années qui se sont écoulées, les liens de Mme Banati avec l'industrie sont demeurés intacts, dit M. Bové. C'est la preuve que nos protestations étaient fondées."

Les ONG ne sont pas en reste. "Il est totalement inacceptable que Mme Banati puisse aller directement d'un poste aussi important au sein d'une autorité de régulation à un poste de lobbyiste", a pour sa part commenté Nina Holland, responsable de Corporate Europe Observatory (CEO).

De son côté, la députée européenne Corinne Lepage (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) dit, dans un communiqué, se "féliciter" du départ de Mme Banati, "dont l'implication au sein de l'ILSI est dénoncée depuis deux ans comme un cas flagrant de conflit d'intérêts""J'encourage l'agence à prendre d'autres mesures pour mettre fin aux situations similaires de conflits d'intérêts impliquant l'ILSI au sein des panels scientifiques et des groupes d'experts", ajoute Mme Lepage.

La directrice générale de l'EFSA, Catherine Geslain-Lanéelle, conteste vivement cette lecture et met en avant les renforcements apportés depuis deux ans à la politique d'indépendance de l'agence. "L'an passé, à 356 reprises, des scientifiques ont été écartés d'une expertise en raison de leurs liens d'intérêts", fait-elle valoir.

Le départ de Diana Banati pour l'ILSI est intervenu au pire moment pour l'agence européenne. Fin mars, la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen avait déjà demandé le "report de la décharge budgétaire" de l'EFSA pour l'exercice 2010.

REPORT DE LA DÉCHARGE BUDGÉTAIRE DE L'EFSA

Les griefs formulés par la rapporteure, la députée européenne Monica-Luisa Macovei (Parti populaire européen), tiennent précisément à la question des conflits d'intérêts. Son rapport rappelle ainsi que Mme Banati avait omis de déclarer ses liens d'intérêts avec l'industrie en 2010.

Très sévère, il "rappelle à [l'EFSA] que les règles régissant les déclarations d'intérêts devraient également être accompagnées d'une série de conséquences à appliquer lorsque ces règles ne sont pas respectées", et souligne que l'agence "devrait se concentrer sur l'intérêt public dans sa prise de décision indépendante, en tenant compte de toutes les données et informations pertinentes". Ce "report de la décharge budgétaire" de l'EFSA, a finalement été rendu effectif par le vote du Parlement en séance plénière.

"Je me réjouis du vote du Parlement, dit au Monde Mme Lepage. Il y a deux ans, nous n'étions pas plus d'une vingtaine à avoir coté le report des décharges de l'EFSA, nous étions quelque 150 l'an dernier, aujourd'hui, le report a été adopté à la majorité : cela montre que nous pouvons penser sur les règles du jeu et contribuer à les changer."

"Les conflits d'intérêts au sein d'agences européennes en charge de la santé des citoyens sont devenus une évidence que le Parlement n'accepte plus", a pour sa part commenté M. Bové qui a appelé l'agence à "se réformer en profondeur".

Toutefois, Mme Lepage indique qu'à ses yeux, le report de la décharge budgétaire de l'EEA n'a pas la même valeur que ceux de l'EFSA et de l'EMA, ces deux dernières étant en situation d'émettre des opinions sur des produits (médicaments, additifs alimentaires, OGM, etc.), ce qui n'est pas le cas de l'EEA.

Stéphane Foucart

Une affaire à suivre : moratoire sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/moratoire-sur-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_1698319_3244.html

Lire : Moratoire sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Après des décennies de lutte, les opposants au projet d'aéroport du grand-ouest (AGO), dit aéroport de Notre-Dame-des-Landes, viennent de marquer un point. En grève de la faim depuis près d'un mois, les paysans qui s'opposent aux expropriations et aux expulsions ont signé un accord, mardi 8 mai, avec une délégation du PS de Loire-Atlantique et décidé dans la foulée de se réalimenter.

Depuis qu'ils se sont lancés dans cette nouvelle action, les opposants au projet ont eu l'intelligence politique de limiter leurs revendications. Sans aborder la question de fond, c'est-à-dire l'arrêt des travaux, ils demandaient que les expulsions s'arrêtent, le temps, comme ils le disent, de "laisser parler le droit", c'est-à-dire d'avoir épuisé tous les recours judiciaires en cours. But atteint.

LES CARACTÉRISTIQUES D'UN NOUVEAU LARZAC

Des recours, il y en a plusieurs, déposés contre la concession accordée pour les travaux au groupe Vinci, d'autres contre les expropriations, sans oublier une QPC (question prioritaire de constitutionnalité), qui devrait être examinée, le 15 juin, par le Conseil constitutionnel.

Dès le 30 avril, François Hollande, interrogé par le quotidien Ouest-France, leur tendait une perche en estimant qu'il fallait attendre que la justice se prononce pourlancer les travaux. Les recours déposés devant la Cour européenne des droits de l'homme, ne font pas partie de l'accord signé entre les deux camps, mais il sera difficile aux défenseurs du projet, mairie de Nantes, conseil général de Loire-Atlantique et conseil régional des Pays de la Loire, d'ignorer les décisions européennes.

Pourquoi ce déblocage, et pourquoi maintenant ? Désireux, selon des rumeurs persistantes, de nommer Jean-Marc Ayrault, député socialiste de Loire-Atlantique et maire de Nantes, à un poste ministériel important, le nouveau président de la République ne pouvait laisser pourrir un dossier qui avait toutes les caractéristiques d'un nouveau Larzac.

Lire : Un "nouveau Larzac" sous les pieds de Jean-Marc Ayrault

L'affaire Notre-Dame-des-Landes, laissée en l'état, aurait été politiquement complexe à gérer pour M. Hollande. "Difficile de dire qu'on va incarner une présidence "normale", en se montrant autiste sur un dossier aussi conflictuel", analyse le député européen José Bové, qui a beaucoup œuvré pour une sortie de crise.

UN ENJEU NATIONAL

Géraud Guibert, un des conseillers de François Hollande sur les questions environnementales, qui a toujours défendu l'idée d'un moratoire, a tiré aussi la sonnette d'alarme côté socialiste : "François Hollande a fait comprendre à Jean-Marc Ayrault qu'un compromis était nécessaire." Ce qu'il faut bien appeler un moratoire est le résultat d'un travail acharné de certains écologistes.

José Bové et Daniel Cohn-Bendit ont longuement discuté au Parlement européen avec le socialiste Stéphane le Foll, très proche de M. Hollande. M. Cohn-Bendit et son frère Gabriel ont mobilisé l'ensemble de leurs réseaux. "Dany" a appelé Michel Sapin"Gaby" a contacté son ami Vincent Peillon. Ils ont contacté Louis Joinet, fondateur du syndicat de la magistrature après 1968, et qui fut un des grands organisateurs de la bataille juridique des paysans du larzac contre l'Etat dans les années 1970. M. Joinet, a, raconte M. Bové, "donné quelques coups de fil".

Les écologistes de Loire-Atlantique n'ont jamais non plus baissé les bras. "Notre stratégie, qui consiste à avoir un pied dans les luttes, et un autre à l'épreuve dupouvoir, montre son efficacité", dit Jean-Philippe Magnen, vice-président (EELV) du conseil régional Pays de la Loire.

Les opposants au projet ont réussi à faire de leur dossier un enjeu national, sur lequel tous les candidats à l'élection présidentielle se sont prononcés. Ils ont obtenu le soutien de François Bayrou, celui, évidemment, d'Eva Joly, celui, à titrepersonnel, de Jean-Luc Mélenchon, sans oublier Marine le Pen. Plus de mille élus locaux les soutiennent désormais.

Anne-Sophie Mercier

08/05/2012

Les indemnités des anciens présidents

lu sur :

http://www.challenges.fr/elections-2012/20120507.CHA6158/salaires-et-autres-avantages-l-ex-president-sarkozy-bien-traite-par-la-republique.html

Ce que l'Etat versera à Sarkozy après son départ de l'Elysée

Créé le 07-05-2012 à 17h45 - Mis à jour à 19h04 

Nicolas Sarkozy ne sera pas dans le besoin. Quelle que soit sa décision sur la suite de sa carrière politique, il va bénéficier des avantages octroyés par la République aux anciens chefs d'Etat. D’abord, il percevra une indemnité de 6.000 euros brut, accordée à tous les "ex", quelle que soit la durée de leur séjour à l’Elysée. Ensuite, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, en tant qu’ancien Président et percevoir, à ce titre, une indemnité de 11.500 euros net par mois.

François Hollande a certes promis de supprimer cette disposition qui permet aux anciens Présidents d’être nommés à vie dans cette institution, mais si elle est approuvée par le Parlement, cette remise en cause ne devrait pas avoir de caractère rétroactif. Par ailleurs, l’Etat accorde à ses anciens présidents des primes de "sujétion spéciale", pour "compenser les contraintes subies dans l'exercice des fonctions (sic)" dont on ne connaît pas le montant.

Voyages gratuits et illimités en classe affaires sur Air France 

Surtout, il leur offre toute une série d’avantages matériels, détaillés dans une "décision" signée par Laurent Fabius, en 1985, lorsqu’il était Premier ministre de François Mitterrand. Un appartement de fonction "meublé et équipé", deux fonctionnaires de la police nationale pour assurer leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et pas moins de sept collaborateurs (un chef de cabinet, deux assistants, un fonctionnaire des archives nationales et trois secrétaires).

En plus, Nicolas Sarkozy pourra voyager gratuitement, grâce à deux cartes de circulation illimitées, l'une sur Air France, en classe affaires, l'autre à la SNCF première classe. Enfin, lorsqu’ils se déplacent à l’étranger, les anciens chefs de l’Etat sont accueillis par l’ambassadeur de France, qui doit faciliter leur séjour et assurer "leur hébergement dans les résidences de l’ambassadeur ou des consuls".

Pour l'Etat, la facture de ces nombreux avantages est salée : La charge financière -que personne ne connaît compte tenu de la dispersion des financements- peut être estimée à 1,5 million par an et par ancien président, souligne le député René Dosière dans son livre "L’argent de l’Etat" (Seuil). 

07/05/2012

Krugman: Those Revolting Europeans

Pour Paul Krugman, prix Nobel d'économie, il était temps que les français et les grecs se révoltent.

lu sur :

http://www.nytimes.com/2012/05/07/opinion/krugman-those-revolting-europeans.html?hp

Those Revolting Europeans

By 

Op-Ed Columnist

Published: May 6, 2012

The French are revolting. The Greeks, too. And it’s about time. 

Both countries held elections Sunday that were in effect referendums on the current European economic strategy, and in both countries voters turned two thumbs down. It’s far from clear how soon the votes will lead to changes in actual policy, but time is clearly running out for the strategy of recovery through austerity — and that’s a good thing.

Needless to say, that’s not what you heard from the usual suspects in the run-up to the elections. It was actually kind of funny to see the apostles of orthodoxy trying to portray the cautious, mild-mannered François Hollande as a figure of menace. He is “rather dangerous,” declared The Economist, which observed that he “genuinely believes in the need to create a fairer society.” Quelle horreur!

What is true is that Mr. Hollande’s victory means the end of “Merkozy,” the Franco-German axis that has enforced the austerity regime of the past two years. This would be a “dangerous” development if that strategy were working, or even had a reasonable chance of working. But it isn’t and doesn’t; it’s time to move on. Europe’s voters, it turns out, are wiser than the Continent’s best and brightest.

What’s wrong with the prescription of spending cuts as the remedy for Europe’s ills? One answer is that the confidence fairy doesn’t exist — that is, claims that slashing government spending would somehow encourage consumers and businesses to spend more have been overwhelmingly refuted by the experience of the past two years. So spending cuts in a depressed economy just make the depression deeper.

Moreover, there seems to be little if any gain in return for the pain. Consider the case of Ireland, which has been a good soldier in this crisis, imposing ever-harsher austerity in an attempt to win back the favor of the bond markets. According to the prevailing orthodoxy, this should work. In fact, the will to believe is so strong that members of Europe’s policy elite keep proclaiming that Irish austerity has indeed worked, that the Irish economy has begun to recover.

But it hasn’t. And although you’d never know it from much of the press coverage, Irish borrowing costs remain much higher than those of Spain or Italy, let alone Germany. So what are the alternatives?

One answer — an answer that makes more sense than almost anyone in Europe is willing to admit — would be to break up the euro, Europe’s common currency. Europe wouldn’t be in this fix if Greece still had its drachma, Spain its peseta, Ireland its punt, and so on, because Greece and Spain would have what they now lack: a quick way to restore cost-competitiveness and boost exports, namely devaluation.

As a counterpoint to Ireland’s sad story, consider the case of Iceland, which was ground zero for the financial crisis but was able to respond by devaluing its currency, the krona (and also had the courage to let its banks fail and default on their debts). Sure enough, Iceland is experiencing the recovery Ireland was supposed to have, but hasn’t.

Yet breaking up the euro would be highly disruptive, and would also represent a huge defeat for the “European project,” the long-run effort to promote peace and democracy through closer integration. Is there another way? Yes, there is — and the Germans have shown how that way can work. Unfortunately, they don’t understand the lessons of their own experience.

Talk to German opinion leaders about the euro crisis, and they like to point out that their own economy was in the doldrums in the early years of the last decade but managed to recover. What they don’t like to acknowledge is that this recovery was driven by the emergence of a huge German trade surplus vis-à-vis other European countries — in particular, vis-à-vis the nations now in crisis — which were booming, and experiencing above-normal inflation, thanks to low interest rates. Europe’s crisis countries might be able to emulate Germany’s success if they faced a comparably favorable environment — that is, if this time it was the rest of Europe, especially Germany, that was experiencing a bit of an inflationary boom.

So Germany’s experience isn’t, as the Germans imagine, an argument for unilateral austerity in Southern Europe; it’s an argument for much more expansionary policies elsewhere, and in particular for the European Central Bank to drop its obsession with inflation and focus on growth.The Germans, needless to say, don’t like this conclusion, nor does the leadership of the central bank. They will cling to their fantasies of prosperity through pain, and will insist that continuing with their failed strategy is the only responsible thing to do. But it seems that they will no longer have unquestioning support from the Élysée Palace. And that, believe it or not, means that both the euro and the European project now have a better chance of surviving than they did a few days ago.     

traduction du dernier paragraphe :

Ainsi l'expérience allemande n'est pas, comme le pensent les allemands, un argument pour une austérité (unilatérale) en Europe du sud; c'est un argument pour des politiques plus expansionnistes ailleurs, et en particulier pour un abandon par la Banque Centrale Européenne de son obsession de l'inflation et pour un recentrage sur la croissance. Les allemands et les dirigeants de la BCE, inutile de le dire, n'apprécient pas cette perspective. Ils vont persister à se cramponner à leur fantasme de prospérité par la douleur, et vont continuer à affirmer que poursuivre leur stratégie perdante est la seule chose responsable à faire. Mais il semble qu'ils n'auront plus un appui inconditionnel de l'Élysée. Et çà, croyez le ou pas, signifie que l'euro et le projet européen ont maintenant une meilleure chance de survivre qu'il y a quelques jours.

Eva Joly ministre de la justice !

Pour une République exemplaire,

une pétition à signer et faire suivre sans modération :


Eva Joly ministre de la justice !

 

05/05/2012

2 000 prisonniers palestiniens seraient en grève de la faim en Israël

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/05/05/2-000-prisonniers-palestiniens-seraient-en-greve-de-la-faim_1696217_3218.html

2 000 prisonniers palestiniens seraient en grève de la faim

 

Le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens en Israël s'étendrait à 2000 détenus

Le Monde.fr | 05.05.2012 à 12h09 • Mis à jour le 05.05.2012 à 14h48

Par Laurent Zecchini, (Jérusalem, correspondant)

Israël éprouve des difficultés croissantes à contrôler le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens, qui ne cesse de s'étendre. Commencée le 17 avril pour protester contre la pratique de la détention administrative (qui permet de maintenir un suspect en prison sans jugement, pendant une période de six mois renouvelable), cette action regrouperait aujourd'hui quelque 2 000 détenus, selon Addameer, l'association palestinienne de défense des droits des prisonniers.

Ce chiffre est corrigé à la baisse par Sivan Weizman, porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, qui parle de 1500 à 1600 participants. La date du 17 avril ne doit rien au hasard : outre que c'est celle de la journée annuelle des prisonniers palestiniens, c'est aussi le jour où Khader Adnan, militant du Djihad islamique, avait été relâché, après une grève de la faim de soixante-six jours qui avait failli entraîner sa mort.

Devenu le symbole de la lutte contre la détention administrative, son exemple avait été suivi par Hana Shalabi, une Palestinienne qui avait accepté d'arrêter une grève de la faim de quarante-trois jours, en échange de sa déportation à Gaza, début avril, pendant une période de trois ans. Dans les deux cas, les autorités israéliennes avaient cédé, à la fois devant une mobilisation internationale devenue contre-productive pour l'Etat juif, et face au risque de déclencher des émeutes dans les prisons.

Nul doute que le résultat de ce conflit est présent à l'esprit des grévistes de la faim dont le nombre représente aujourd'hui plus du tiers des 4 700 prisonniers palestiniens détenus par Israël. Sur ce total, on compte 320 prisonniers en détention administrative. Le mouvement en cours vise à protester contre ce régime d'exception hérité de l'époque du mandat britannique, mais pas seulement : les prisonniers dénoncent l'isolement carcéral, la suppression de certains avantages, et la limitation des visites des avocats et des familles.

Deux prisonniers au moins sont dans un état critique : Bilal Diab, âgé de 27 ans, est originaire de Jénine, et Thaer Halahla, âgé de 33 ans, originaire de Hébron (tous deux membres du Djihad islamique), ont commencé leur grève de la faim le 29 février. Après soixante-six jours sans alimentation, ils sont entrés dans ce que les médecins appellent " une phase aléatoire de survie ". Les deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise roulante, devant le Cour suprême d'Israël, mais celle-ci a renvoyé sa décision sur une éventuelle remise en liberté à une date ultérieure.

Au moins six autres prisonniers sont dans un état de santé jugé alarmant. Ce mouvement de grève s'est étendu aux principaux centres de détention en Israël, et plusieurs chefs de file de la résistance palestinienne, comme Ahmad Saadat, chef du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), l'ont rejoint. Alors que les manifestations de solidarité se multiplient dans plusieurs villes palestiniennes, le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, hésite sur la conduite à adopter.

Si le mouvement bénéficie d'une relative mobilisation dans les territoires palestiniens occupés, la menace qu'il représente est plus médiatique que sécuritaire. Plusieurs ministres israéliens s'inquièteraient cependant de l'évolution de la situation : à en croire le journal Haaretz, Yitzhak Aharonovitch, ministre de la sécurité publique, s'est prononcé mardi pour une limitation de l'utilisation de la pratique de la détention administrative. De son côté, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé aux membres du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-UnisUnion européenne, ONU et Russie) de faire pression sur Israël.

Laurent Zecchini, (Jérusalem, correspondant)

04/05/2012

Élire des chats au pays des souris ?

À voir :

Mouseland - T. Douglas - 1944 - VOST/FR - Vidéo Dailymotion

www.dailymotion.com/.../xnuyl2_mouseland-t-dougla...20 janv. 2012 - 5 min
Mouseland : discours de Thomas CDouglas (1904/1986) en 1944 au Canada, illustré par un dessin animé ...

Et à lire :

Tommy Douglas - Wikipédia

Avec la Constitution actuelle, mieux vaut l'alternance que laisser quelqu'un trop longtemps au pouvoir, avec tous les risques que cela comporte.

Mais il faudra bien un jour envisager d'élire des souris et non des chats !

Lire aussi :

BDS: le boycott des produits israéliens est légal

lu sur :

http://www.europalestine.com/spip.php?article7197

Le tribunal de Bobigny vient de relaxer Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich, poursuivis par le gouvernement et des associations du lobby israélien pour avoir appelé au boycott des produits israéliens

Ce jeudi 3 mai, le tribunal de grande instance de Bobigny a estimé que la loi sur la discrimination invoquée par le gouvernement et les parties civiles concerne les personnes, et ne s’applique pas aux Etats ni aux produits, suivant l’argumentation des avocats de la défense, Maîtres Dominique Cochain, Antoine Comte et Gilles Devers.

Il n’a donc pas suivi les requêtes du procureur qui demandait des milliers d’euros d’amendes et jusqu’à 4 mois de prison avec sursis contre les prévenus.

Il a en outre déclaré irrecevables la Chambre de Commerce France Israël, le BNVCA et l’association "Secours Français aux Sinistrés d’Israël", qui s’étaient portés parties civiles contre les 4 militant(e)s.

Après les jugements dans le même sens rendus par les tribunaux de Paris et de Mulhouse (sans parler de Pontoise et de Créteil où la procédure a été jugée nulle et les prévenus également relaxés), il est réconfortant de constater que les magistrats n’ont aucune envie de commettre un "attentat judiciaire", selon l’expression du Syndicat de la Magistrature pour qualifier la circulaire Alliot-Marie demandant aux juges de condamner les personnes qui appellent au boycott d’Israël.

La campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en juillet 2005 s’amplifie dans le monde entier.

La semaine dernière, la plus grande chaîne de supermarchés britannique, CO-OP, annonçait ainsi cesser toute activité commerciale avec les grossistes israéliens de fruits et légumes dans l’incapacité de certifier que leurs produits ne viennent pas des colonies.

Ces victoires sont le fruit de la détermination des femmes et des hommes qui disent non à l’occupation, non à la ségrégation et non au vol des terres palestiniennes.

Ne relâchons pas la pression. L’occupant doit comprendre que l’occupation a un prix.

CAPJPO-EuroPalestine

03/05/2012

Licenciement économique : informations

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/licenciement-economique-jusqu-ou-le-juge-peut-il-s-immiscer-dans-la-gestion-de-l-entreprise-03-05-2012-1457666_56.php

Licenciement économique : jusqu'où le juge peut-il s'immiscer dans la gestion de l'entreprise ?

 Par

Le Point.fr - Publié le 03/05/2012 à 11:05 - Modifié le 3/5/12 à11h12

L'affaire Viveo, tranchée par la justice le 3 mai, relance la question de l'ingérence du juge dans les choix stratégiques de l'employeur. 

Dans le domaine du licenciement économique, la loi n'est pas très bavarde. Elle se contente d'exiger qu'il se rattache "notamment" à des "difficultés économiques" ou à des "mutations technologiques" (article L1233-3 du Code du travail). La jurisprudence y a ajouté la nécessaire "réorganisation de l'entreprise" dans un but de "sauvegarde de la compétitivité".

Ces conditions sont laissées à l'appréciation du juge qui examine au cas par cas l'adéquation entre la situation de l'entreprise et les mesures de licenciement. Les difficultés invoquées doivent être réelles, sérieuses et durables, exige la Cour de cassation. Si l'entreprise appartient à un groupe (français ou international), ces difficultés s'apprécient au niveau du secteur d'activité du groupe. "Cela signifie, concrètement, que les licenciements décidés par une entreprise française déficitaire sont en principe considérés comme abusifs dès lors que le secteur d'activité du groupe est excédentaire", décrypte Stéphane Béal, avocat associé chez Fidal.

"Sauvegarde de la compétitivité"

La perte du client unique de l'entreprise est un motif valable de licenciement économique, de même que les difficultés financières causées par un investissement destiné à faire face à la concurrence. En revanche, la seule baisse du chiffre d'affaires et des bénéfices de l'entreprise, la perte d'un contrat ou la simple volonté de réduire les frais fixes, a fortiori, la volonté d'augmenter ses profits pour répondre aux exigences d'un actionnaire ne sont pas recevables.

Mais quid des licenciements décidés sans que la pérennité de l'entreprise soit a priori menacée ? La "sauvegarde de la compétitivité" implique en effet d'anticiper sur la conjoncture du secteur, le cas échéant en s'imposant des contraintes budgétaires. Les salariés doivent-ils en faire les frais alors que leur entreprise est en bonne santé financière ? "Le Conseil constitutionnel a, en 2002, précisé qu'on ne pouvait interdire à l'entreprise "d'anticiper des difficultés économiques à venir et de prendre des mesures de nature à éviter des licenciements ultérieurs plus importants", souligne Dominique de La Garanderie, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris.

Les Sages ont ainsi dessiné le périmètre de la liberté d'entreprendre, incompatible avec le pouvoir d'ingérence du juge dans les choix stratégiques de l'entreprise. "Pour autant, la jurisprudence considère que la sauvegarde de la compétitivité ne constitue un motif économique qu'en cas de difficultés avérées, et celles-ci n'ont pas lieu d'être tant que l'entreprise ou le groupe connaît une situation saine, a fortiori, profitable", explique Me de La Garanderie.

Constatations de l'expert

Jusqu'où le juge peut-il alors s'immiscer dans le contrôle de la situation économique de l'entreprise ? Selon la Cour de cassation, seul le motif économique peut être contrôlé, mais pas le choix de gestion de l'employeur de supprimer tel ou tel poste. L'"appréciation souveraine" de la sauvegarde de l'entreprise se fait au moment du licenciement, et non en anticipant sur un futur aléatoire. Le juge peut à cet effet exiger les documents comptables établis annuellement ainsi que le rapport de gestion. En pratique, il se réfère aux travaux des experts comptables mandatés par le CE.

"Ces experts analysent toutes les données financières, économiques et sociales et expriment leur avis sur les risques de compétitivité, précise Me de La Garanderie. Leur intervention ayant pour but d'aider le CE, ils feront ressortir tout ce qu'il y a de positif en termes financiers (bonne trésorerie, augmentation globale du chiffre d'affaires ou même investissements récents...). L'employeur devra alors justifier son choix de licenciements. Le résultat est que le juge adoptera les constatations de l'expert alors qu'il n'est pas toujours au coeur des réalités économiques de l'entreprise."

Ainsi, dans une affaire jugée en 2010, un cabinet d'expertise avait pointé les "fortes marges" d'une société qui anticipait sur le retournement de conjoncture du secteur de l'artisanat et affichait une baisse régulière des résultats. Il en avait conclu que la compétitivité du groupe n'était pas menacée. L'employeur avait dû s'expliquer sur le détail de sa gestion et la baisse de son activité. La Cour de cassation en a conclu que la réorganisation répondait à un "souci de rentabilité" (décision du 8 décembre 2010). "La logique économique du chef d'entreprise et celle du juge social ne se rejoignent pas quant au moment adéquat pour prendre des mesures de réorganisation entraînant des licenciements", observe Me de La Garanderie. Qui met en garde contre le risque de laisser au seul expert du CE l'appréciation du bon moment pour la réorganisation de l'entreprise. "Il est nécessaire que chacun joue son rôle pour la pérennité de l'entreprise et de l'emploi."

02/05/2012

Le 1er mai aux USA

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/05/02/des-milliers-de-manifestants-protestent-contre-les-inegalites-aux-etats-unis_1693873_3222.html

Des milliers de manifestants protestent contre les inégalités aux Etats-Unis

A New York, des dizaines de milliers de personnes, selon les organisateurs, ont marché jusqu'à Wall Street, à l'initiative du mouvement Occupy.

Des milliers de manifestants ont protesté mardi 1er mai aux Etats-Unis contre les inégalités, à l'initiative du mouvement Occupy, donnant quelquefois lieu à des accrochages violents avec la police.

En fin d'après-midi, à New York, plusieurs milliers de personnes, voire des dizaines de milliers selon les organisateurs, ont effectué une marche jusqu'à Wall Street, dans une ambiance festive et sous forte surveillance policière. Au cours de la journée, des incidents ont brièvement opposé des manifestants aux forces de l'ordre près de New York University, où plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un photographe de l'AFP. Au moins cinq interpellations ont également eu lieu sur le pont de Williamsburg, entre Manhattan et Brooklyn, où marchaient quelque deux cents protestataires.

A Washington, entre deux cents et trois cents personnes se sont rassemblées dans l'après-midi dans un parc "pour mettre un terme à la guerre, au racisme, au sexisme et au capitalisme et pour le pouvoir des travailleurs". La manifestation devait se rendre ensuite devant la Maison Blanche.

"RÉVEILLE-TOI, ESCLAVE DU PATRONAT"

En Californie, la police a utilisé au moins deux bombes lacrymogènes contre des manifestants qui refusaient de dégager un carrefour à Oakland, et plusieurs personnes ont été arrêtées, selon un photographe de l'AFP. Des manifestations ont aussi eu lieu à Los Angeles, dont une à l'aéroport international, sans cependant causer de perturbation. Une centaine de manifestants ont par ailleurs parcouru les rues de Beverly Hills, brandissant des pancartes affichant "Réveille-toi, esclave du patronat", pendant que les touristes se prenaient en photo devant les vitrines des bijoutiers Bulgari ou Cartier. Au total, plus de vingt personnes ont été interpellées dans le pays au cours des manifestations.

Le mouvement Occupy avait défrayé la chronique à l'automne en organisant des campements dans plusieurs villes des Etats-Unis pour dénoncer les inégalités sociales. Pour le 1er mai, qui n'est pas célébré aux Etats-Unis, il avait annoncé de nombreuses manifestations à New York, San Francisco, Los Angeles et Seattle notamment, mais aussi en Europe et jusqu'en Australie. Sur son site Internet occupywallst.org, Occupy avait appelé à une journée "sans les 99 %", référence à son slogan opposant les 1 % les plus riches au reste de la population. "Pas de travail, pas d'école, pas de tâche ménagère, pas de courses", pouvait-on y lire. Le site d'Occupy répertoriait également des appels à manifester d'Amsterdam à Melbourne, en passant par Montréal. 

Quelques heurts à Montréal
Quelques milliers d'opposants au capitalisme ont défilé dans les rues de Montréal mardi en début de soirée dans une marche du 1er mai ponctuée d'actes de violence et d'interpellations, selon un journaliste de l'AFP sur place. La grand-messe annuelle de la "Convergence des luttes anticapitalistes", pour souligner la fête des travailleurs et exprimer une "juste colère", a notamment attiré des manifestants féministes, anarchistes, écologistes et des opposants à la hausse des droits de scolarité imposée par le gouvernement de la province francophone. "A bas l'impérialisme""les aînés contre la hausse", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants, qui arboraient pour la plupart un carré rouge, symbole de la lutte contre l'augmentation des frais universitaires. - (avec AFP)

30/04/2012

Suite de la note précédente :

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/le-destinataire-suppose-de-la-note-citee-par-mediapart-dement-l-avoir-recue-29-04-2012-1456412_324.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120429

Le destinataire supposé de la note citée par Mediapart dément l'avoir reçue

Bachir Saleh, ex-président du Fonds libyen des investissements africains, destinataire supposé d'une note citée par Mediapart, a démenti dimanche "avoir été jamais destinataire d'un tel document", dans une déclaration transmise à l'AFP par son avocat, Me Pierre Haïk.

Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui se trouve en France, selon son avocat, "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".

"En toute hypothèse", Bachir Saleh "affirme n'avoir jamais été le destinataire d'un tel document et dément catégoriquement avoir participé à une réunion le 6 octobre 2006 au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d'un soutien financier à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy", selon sa déclaration transmise par Me Haïk. "Ces allégations, à visée politicienne, sont dénuées de tout fondement", conclut le communiqué de Bachir Saleh.

"Accord de principe"

Le site Mediapart a publié samedi un document attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil, affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, fait état d'un "accord de principe" pour "appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Selon ce document, traduit par Mediapart, Moussa Koussa précise que cet accord est consécutif à une "réunion tenue le 6/10/2006", à laquelle ont participé, du côté libyen, "le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement militaire actuellement détenu en Mauritanie, NDLR) et le président du Fonds libyen des investissements africains (Bachir Saleh, NDLR) et, du côté français, M.Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine".

Le Canard enchaîné avait affirmé début avril que Bachir Saleh, recherché par Interpol, a obtenu un titre de séjour en France "au nom du regroupement familial". Le 12 mars, un haut responsable militaire nigérien avait déclaré à Tripoli que son gouvernement avait délivré un passeport à Bachir Saleh avant de l'annuler.

Suite de la note précédente :

lu sur le Canard enchaîné du 18 avril dernier :

Béchir (ou Bachir) SALEH, recherché par INTERPOL, protégé par Guéant, donc par Sarkozy.

Image 2.png

29/04/2012

Sarkozy Président illégitime depuis 5 ans

à lire sur MEDIAPART :

Image 1.png

Sarkozy-Kadhafi: la preuve du financement
PAR FABRICE ARFIKARL LASKE

Selon un document officiel libyen daté du 10 décembre 2006, le régime Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans cette note que nous publions, Moussa Koussa, alors chef des services de renseignements extérieurs libyens, autorise le directeur de cabinet de Kadhafi, Béchir Saleh, à entreprendre les versements secrets. M. Koussa évoque dans ce document des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat », confirme ce dernier à Mediapart.

Lire la suite

27/04/2012

1er mai, fête du VRAI travail !

Un montage amusant :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-petain-et-le-vrai-travail_1108166.html

le vrai travail.png

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

26/04/2012

1er mai cette année : la fête du VRAI travail !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/26/nicolas-sarkozy-nie-avoir-parle-de-vrai-travail_1691217_1471069.html

(Pour voir la vidéo, cliquer sur le lien ci-dessous :  * )

Invité du journal télévisé de TF1, Nicolas Sarkozy a reculé sur le terme de "vrai travail" qu'il entendait célébrer le 1er mai, en opposition aux syndicats.

"Je n'ai pas dit 'le vrai travail'. C'est une fête du travail. Je n'avais pas compris que François Hollande avait privatisé le 1er-Mai", a déclaré le président-candidat.

Lundi 23 avril, M. Sarkozy avait déclaré devant des journalistes (voir ci-dessous la vidéo montée par Le Nouvel observateur ) :

"Nous allons organiser la Fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille."

Plus tôt dans la journée, son conseiller Henri Guaino avait lui aussi pris ses distances avec cette formule, qu'il souhaite "laisser tomber".

25/04/2012

Pour un 1er mai historique

communiqué de :

République & Socialisme

Pour un 1er mai historique

1er mai 1891,  Fourmies.

L’armée, deux compagnies d’infanteries du 145e régiment de ligne formé de jeunes militaires touchant une solde dérisoire, est venue en renfort à l’appel du Maire et des patrons locaux. La manifestation pacifique des salariés en grève se terminera dans le sang. C’est en chantant la Marseillaise et l’Internationale que les salariés reçurent les balles. Ce fut leur  porte-drapeau, qui pensait que les soldats reculeraient et laisseraient passer, qui fut le 1er visé. Bilan : 9 morts et 35 blessés.  Depuis le 1er mai a, en France, une consonance toute particulière : c’est le symbole de la nécessaire union des salariés, en France et à l’international, contre la collusion de pouvoir et des puissances d’argent. C’est rendre hommage à tous ceux qui sont morts, en France et dans le monde, dans les luttes populaires contre les intérêts de la Finance. 

Il aura donc fallu que ce fût Sarkozy ! Il aura donc fallu que ce fût celui qui instaura le bouclier fiscal, qui remit en cause la protection sociale et le droit d’égal accès aux soins, les 35 heures et le code du travail,  l’idée de pouvoir vivre en forme sans travailler les dernières années de sa vie, celui qui foula aux pieds le programme du Conseil national de la Résistance, celui qui mit à l’encan les services publics, de l’Education nationale, de la Poste, de l’énergie, des transports…, celui qui renia la souveraineté populaire, base de toute conception républicaine et démocratique, il aura donc fallu que ce fût celui-ci qui décida de cracher sur nos morts.

Piller les revenus et les impôts des salariés pour les donner aux banques et aux riches ne lui aura pas suffi! Il lui fallait en plus cette provocation gratuite, inutile et cruelle !

Il tente tout, est prêt à tout, pour conserver un pouvoir personnel dont le seul objectif est de servir ses amis.

Sa dernière lubie : faire l’apologie du « vrai » travail ! Comme si des salariés ne travaillaient pas ! Comme si ce n’était pas les mêmes qui connaissent des périodes de chômage, de travail, de RSA,  des périodes  de doutes, des fluctuations de salaires, qui réussissent des concours, qui perçoivent des allocations familiales et des retraites !

Il prétend faire croire que les privilégiés seraient les chômeurs ou les familles nombreuses qui « bénéficieraient » des allocations et que les allocataires du RSA seraient les rois du pétrole !

Et que le bouclier fiscal des laudateurs du Fouquet’s est, lui, totalement « mérité » ?

Si Sarkozy aime tant le « vrai travail », que n’a-t-il pensé à le payer d’avantage ? Le montant des solidarités en aurait été augmenté ! Il aurait pu choisir une politique de relance économique plutôt que d’innombrables plans d’austérité. Il aurait même pu faire en sorte d’imposer les revenus de la spéculation et de la rente au même niveau que ceux du travail !

Qui abuse ? Une femme ou un homme qui garde ses enfants en bas âge dans un milieu rural privé de crèches ? Un licencié d’une nouvelle charrette ? Un homme ou une femme ayant fui la famine, la guerre ou la misère et travaillant pour un patron peu regardant ? Des personnes de milieux modestes percevant des allocations familiales ou des allocations de rentrée scolaire ? Un fonctionnaire tellement peu pressurisé qu’il se suicide ? Qui abuse ?

La manœuvre est énorme : monter les salariés les uns contre les autres, les Français les uns contre les autres, selon leur situation sociale, leur origine, leur religion.

République et Socialisme appelle ses militant(e)s, ses sympathisant(e)s, ses réseaux et au-delà à tous ceux qui souhaitent œuvrer à l’avènement de la République Sociale, à rejoindre le défilé des organisations syndicales pour participer à un 1er mai historique !

Contact presse : 06 83 51 45 72

Contact : webmaster@republiqueetsocialisme.fr

Site : www.republiqueetsocialisme.fr

24/04/2012

Israël légalise trois colonies sauvages de Cisjordanie

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/israel-legalise-trois-colonies-sauvages-de-cisjordanie-24-04-2012-1454558_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120424

Israël légalise trois colonies sauvages de Cisjordanie 

Israël a légalisé lundi soir trois colonies sauvages de Cisjordanie, a indiqué mardi le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Un comité ministériel a "décidé de formaliser les statuts de trois communautés établies dans les années 90 à la suite de décisions de gouvernements précédents", selon le texte publié mardi matin.

Les trois colonies sauvages -Bruchin qui compte 350 habitants, Sansana et Rechelim, chacune 240 habitants- n'avaient pas de statut officiel israélien depuis leur établissement.

21/04/2012

Que penser du quinquennat qui se termine ?

Voici une sélection des notes mises sur ce blog ces 12 derniers mois :

12/02/2012

08/02/2012

21/01/2012

16/01/2012


28/12/2011

28/12/2011
Près de 900 usines fermées, 100 000 emplois détruits en trois ans

09/12/2011

Les inégalités se creusent et mettent en péril la cohésion sociale, avertit l’OCDE



25/11/2011
(*) Rappel:
Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, suite au remaniement ministériel de mars 2004.
voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarkozy


05/10/2011


01/09/2011

18/04/2012

Nucléaire iranien : toute attaque préventive serait une erreur fatale

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/18/nucleaire-iranien-toute-attaque-preventive-serait-une-erreur-fatale_1687114_3232.html

Nucléaire iranien : toute attaque préventive serait une erreur fatale

Tirons les leçons de la guerre froide pour restaurer un climat de paix

 

LE MONDE | 18.04.2012 à 14h18 • Mis à jour le 18.04.2012 à 14h18

Par Paolo Cotta-Ramusino, Pierre Hassner Bernard Norlain

La crise déclenchée par le programme nucléaire iranien est arrivée au point ou une option militaire par Israël ou les Etats-Unis est évoquée et semble inéluctable pour certains. Or l'évaluation des risques présentés par ce programme est souvent obscurcie par une propagande partisane. Ainsi le débat public concernant les droits de l'Iran signataire du traité de non-prolifération (TNP) est vicié par plus d'une décennie d'accusations qui confondent les activités légitimes permises par le TNP et celles qui violent ce même traité.

Avant que l'irréparable ne se produise, il est temps de rétablir une certaine vérité. L'Iran a le droit d'enrichir l'uranium pour son programme nucléaire civil, sous contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). En effet, le TNP établit une claire distinction entre l'interdiction de fabriquer, avec ou sans assistance, des armes nucléaires et le fait d'acquérir la capacité d'en fabriquer qui reste autorisée. De nombreux pays d'ailleurs dans le monde ont cette capacité, même à court terme.

Le programme nucléaire iranien a une longue histoire qui remonte au temps du chah. Après la révolution, en 1979, il fut interrompu et repris à la fin des années 1980. Pendant dix-huit ans, l'Iran a conduit des activités d'enrichissement sans enrendre compte à l'AIEA. Cependant, en 2003, sous la pression internationale l'Iranaccepta de signer et d'appliquer le "protocole additionnel", additionnel aux accords de garantie avec l'AIEA et qui donne à cette Agence plus de droits d'inspection et d'information.

De plus, sous l'insistance du groupe EU3 - FranceRoyaume-UniAllemagne -, l'Iran dans un geste de bonne volonté a suspendu toutes ses activités d'enrichissement d'uranium. Malgré ces efforts, l'Iran a été traîné devant le Conseil de sécurité de l'ONU qui lui a enjoint de cesser définitivement toute activité d'enrichissement. Dans ces conditions, en 2006, le nouveau gouvernement dirigé par Mahmoud Ahmadinejad a décidé de suspendre l'application du protocole additionnel.

Cependant, à ce jour, rien ne prouve que l'Iran ait violé le TNP après l'année 2003, malgré des études sur les techniques de construction des armes nucléaires diffusées mais non vérifiées par l'AIEA et malgré les soupçons suscités par la construction clandestine du site de Forlow, près de Qom.

Il est vrai que, depuis, l'Iran se met en position d'acquérir la capacité de fabriquerdes armes nucléaires. Cette éventualité associée aux menaces proférées par les leaders iraniens à l'encontre de l'existence d'Israël explique la paranoïa israélienne et sert d'alibi aux menaces de Benyamin Nétanyahou. Mais plus l'Iran sera menacé et sanctionné, plus il accélérera ses travaux d'acquisition de l'arme nucléaire. D'autant plus que la controverse nucléaire iranienne est liée au régimepolitique et à la confrontation entre ce pays et les pays occidentaux.

Mais faire de l'enjeu nucléaire un enjeu de division politique et de changement de régime est illusoire. Il est vraisemblable qu'aucun Iranien, quelles que soient ses opinions, n'acceptera de renoncer à la souveraineté de son pays et de se rendreaux pressions extérieures.

Pourtant, l'ombre de la guerre s'étend de plus en plus sur les pays du Moyen-Orient. Au cours de ces derniers mois, nous avons vu les pays occidentauxprendre une série d'initiatives afin d'isoler et d'acculer l'Iran. Ces mesures auront de graves conséquences sur la vie de la population, mais rien n'indique que le public iranien en sera plus motivé pour renverser le régime. Cependant, les préparatifs de la guerre continuent et rendent l'option militaire presque acceptable à l'opinion occidentale et probable à l'opinion iranienne. L'histoire de la guerre froide devrait nous rappeler que le pouvoir égalisateur de l'arme nucléaire pourraitdevenir pour les pays menacés un puissant argument en sa faveur.

Toute attaque militaire en provenance d'Israël ou des Etats-Unis provoquera la sortie de l'Iran du TNP et sa fuite en avant vers le nucléaire militaire. Les conséquences d'une telle attaque seraient dramatiques. Une attaque israélienne venant d'un pays non-signataire du TNP contre un pays signataire de ce traité provoquerait tout d'abord l'explosion du TNP, qui est pour l'instant notre unique rempart contre la prolifération, mais aussi une probable dissémination des armes nucléaires dans la région, associée à la création d'une situation régionale de conflits et de crises et à une crise économique mondiale autour du pétrole. Par ailleurs, rien ne garantit qu'une telle attaque arrêterait un programme militaire iranien ou un renversement de régime.

Les conséquences en revanche seraient terribles pour l'équilibre régional et mondial. Il devient donc urgent de chercher à éviter un conflit et de restaurer unclimat de paix. Pour conjurer ces crises, il serait nécessaire, conformément au TNP, de reconnaître à l'Iran le droit à l'énergie nucléaire pacifique. En contrepartie, les négociations devraient requérir de l'Iran l'application du protocole additionnel, la limitation, peut-être provisoire, du niveau d'enrichissement et une coopération avec les instances internationales pour la production de matériaux fissiles, en échange de la levée progressive des sanctions internationales.

Cet accord permettrait ainsi de promouvoir efficacement auprès des pays du Moyen-Orient une zone libre d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive. Il pourrait être complété par la création de centres internationaux de production de matériaux fissiles.

Il est évident qu'un tel accord se heurterait à de nombreux obstacles aussi bien aux Etats-Unis qu'en Israël, en Europe ou de la part des radicaux iraniens. En particulier, les pays occidentaux se montreront sceptiques sur la bonne foi des Iraniens et sur leur volonté de respecter un tel accord. De plus, il ne faut pas mésestimer les inquiétudes israéliennes, depuis Khomeiny les dirigeants iraniens n'ont pas cessé de dénoncer l'illégalité de l'existence d'Israël. Il est donc légitime que ce pays cherche à se protéger.

Mais on peut douter de l'intérêt des Iraniens à déclencher un conflit direct contre Israël, a fortiori nucléaire. En tout cas, de l'aveu même des Israéliens donc, une attaque ne pourrait au maximum que retarder le programme iranien de deux ou trois ans, elle aurait pour effet de rendre l'hypothèse redoutée un peu moins invraisemblable à long terme. Ainsi une guerre préventive serait une politique de gribouille et serait seule à donner un semblant de plausibilité à une vengeance nucléaire iranienne ou musulmane.

Néanmoins, cette situation doit être prise en compte et des mesures de précaution complémentaires devraient être prises à l'égard de l'Iran dans l'attente des résultats des mesures de contrôle et vérification. En particulier, une politique decontainment (son confinement dans sa sphère géographique), telle qu'elle a été mise en oeuvre pendant la guerre froide à l'égard de l'URSS, permettrait decontenir les ambitions nucléaires de l'Iran.

L'essentiel dans la conduite de cette crise est d'éviter de nous engager dans une spirale de la violence dont personne ne peut dire qu'il en maîtriserait les conséquences, mais dont on est sûr qu'elles seraient à la fois criminelles et suicidaires pour la région et pour la sécurité du monde.


Paolo Cotta-Ramusino, secrétaire général de Pugwash Conferences onSciences and World Affairs ;
Pierre Hassner, chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales ;
Bernard Norlain, Général de l'armée de l'air (2e section).

Paolo Cotta-Ramusino, Pierre Hassner Bernard Norlain

L'Islande procède à l'annulation d'une partie des emprunts hypothécaires

lu sur :

http://www.express.be/business/fr/economy/une-autre-leon-tiree-du-nord-lislande-procede-a-lannulation-dune-partie-des-emprunts-hypothecaires-de-ses-citoyens/166179.htm

Une autre leçon tirée du Nord : l'Islande procède à l'annulation d'une partie des emprunts hypothécaires de ses citoyens

 

Jeter des pierres sur le parlement a encore un sens?

En savoir plus

Les Islandais, qui avaient lapidé le parlement en 2009, réclamant que les banquiers et les politiciens résolvent la crise financière, ont été entendus. En février, l'agence de presse Bloomberg a rapporté que selon un rapport de l’Icelandic Financial Services Association, l’équivalent de 13% du PIB en prêts hypothécaires avait été annulé. Plus d’un quart des ménages islandais ont été concernés par cette mesure, et selon Kristjan Kristjansson, un porte-parole de Landsbankinn hf, l’abandon de créances correspondant des banques pourrait dépasser 1,2 milliards d’euros. « Vous pouvez dire que l'Islande détient le record du monde en matière d’annulation de la dette », a déclaré Lars Christensen, l’économiste en chef pour les marchés émergents de la Danske Bank A/S à Copenhague : «L'Islande a rigoureusement suivi l’exemple de ce qu'il faut faire en cas de crise. N'importe quel économiste serait d’accord avec ça. »

Le gouvernement a signé un accord avec les banques, qui sont été partiellement nationalisées, pour annuler la part de l’endettement des ménages qui dépasse 110% de la valeur de leur propriété. De plus, en  Juin 2010, un jugement rendu par la Cour Suprême islandaise a statué que les prêts indexés sur des devises étrangères étaient illégaux et que les familles n'étaient plus tenues de rembourser la part qui correspondait aux pertes de change de la couronne islandaise.

En 2008, les banques islandaises avaient fait défaut de 85 millions de dollars. Le gouvernement est intervenu pour sécuriser les avoirs des ménages. La banque centrale a imposé un contrôle des capitaux, et de nouvelles banques contrôlées par l’Etat ont été créés avec ce qui subsistait des banques en faillite. En 2009, le PIB du pays s’était réduit de 6,7%. Mais l’année dernière, le pays a connu une croissance de 2,9%, et cette année et l’année prochaine, on s’attend à une croissance de l’ordre de 2,4%, selon les estimations de l’OCDE, contre 0,2% de croissance pour la zone euro.

Au début du mois de mars, l’Islande a remboursé au FMI 443 millions de dollars, soit environ un cinquième d'un prêt de 2,15 milliards de dollars qui ne tombait à échéance qu'en 2013. L’année dernière, lorsque le pays était revenu en juin sur les marchés financiers pour emprunter, il était parvenu sans problème à obtenir 1 milliard de dollars de prêt sur cinq ans pour un taux inférieur à 5%. Les investisseurs s’étaient précipités sur cet emprunt, et ils avaient été prêts à en octroyer le double. 

(Vidéo d'un reportage de TeleSur, une chaîne de télévision vénézuélienne)  

Présidentielles 2012 : testez le Vote de Valeurs

Mais qu'est-ce ?

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus

"quel est votre candidat préféré ?", mais

"quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

Pour répondre, l'électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable). Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour. 

Voir la suite sur :

Bienvenue ! [Le Vote de Valeur, pour renforcer la démocratie]

http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html

www.votedevaleur.org

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus "quel est votre candidat préféré ?", mais "quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

--------

Le Vote de Valeur, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce que ce serait mieux ?

Présidentielle 2012, participez à l'expérience !

17/04/2012

La politique, c'est amusant !

La foule :
 
 
Ne me volez pas ma montre !