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27/01/2012

France Télécom-​​Orange participe à la colonisation israé­lienne en Palestine

communiqué de 

Association France Palestine Solidarité 
21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
01 43 72 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter 

L’AFPS demande à France Télécom-​​Orange de rompre son accord avec l’entreprise israé­lienne de télé­phonie mobile Partner Com­mu­ni­ca­tions, qui par­ticipe direc­tement aux acti­vités de colo­ni­sation en Cis­jor­danie et dans les hau­teurs du Golan.

Retrouvez notre dossier complet sur le site internet de l'AFPS.


Notre communiqué :

France Télécom-​​Orange doit rompre son accord avec Partner, une entre­prise israé­lienne par­ti­cipant à la colonisation


La pétition en ligne :

France Télécom-​​Orange doit rompre son accord avec l’entreprise israé­lienne Partner Communications

Signer la pétition


Modèle de tract :

Orange doit se retirer de la Palestine

25/01/2012

Les banques veulent pouvoir spéculer avec l'argent des petits déposants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/25/hollande-suscite-un-tolle-en-voulant-en-finir-avec-la-banque-universelle_1634099_1471069.html

 

Hollande suscite un tollé en voulant en finir avec la banque universelle

Dans son discours au Bourget (Seine-Saint-Denis) le 22 janvier, le candidat PS a promis le vote d'une loi pour séparer les activités de crédit et de marchés des banques. Décryptage de cette mesure...

 

François Hollande dans les pas de Barack Obama et de David Cameron. En promettant le vote rapide d'une loi, s'il arrive au pouvoir, pour séparer les activités de crédit et de marchés des banques, le candidat du PS à l'élection présidentielle entend accompagner le mouvement international.

Le Royaume-Uni prépare une loi, inspirée par l'économiste John Vickers, pour isoler, d'ici à 2019, les activités de détail (la banque de dépôt) et de marché (la banque d'investissement). Les Etats-Unis, sans aller jusqu'à rétablir le Glass-Steagall Act – la loi de séparation bancaire adoptée en 1933, lors de la Grande Dépression, et abrogée en 1999 sur fond de dérégulation financière –, s'apprêtent à interdire la spéculation pour compte propre des banques, en application de la loi Volcker de 2010.

Destiné à "maîtriser" une finance devenue folle, le projet de M. Hollande vise à établir une cloison étanche au sein des banques, afin d'éviter que des "opérations spéculatives" ne mettent en danger l'argent des déposants et la capacité des banques à financer l'économie réelle.

"ARGENT TOTALEMENT FONGIBLE"

La distribution de crédits aux ménages et aux entreprises constitue la raison d'être des banques, fait valoir l'entourage de M. Hollande, et un soutien indispensable à la croissance. Or, comme l'explique au Monde l'ancien président du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade, patron de la banque Leonardo France et défenseur d'une telle réforme, "il n'existe pas de muraille de Chine au sein des banques, l'argent y est totalement fongible""La banque de dépôts émet de la monnaie, un bien public. Elle ne doit pas être exposée à des activités de marché volatiles", dit M. Peyrelevade, qui conseille François Bayrou. Une première étape consisterait à filialiser les activités de marché.

Aussitôt dévoilé, le projet du candidat PS a suscité un tir de barrage des banques, vent debout contre l'ingérence du politique dans leurs affaires, et de l'UMP. "C'est une fausse bonne idée, conteste René Ricol, commissaire général à l'investissement et possible directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. Ce sont de pures banques d'investissement américaines qui ont déclenché la grande crise financière de 2008 !"

CONTRE-EXEMPLE ALLEMAND

Les détracteurs d'une telle réforme prennent appui sur les divisions des économistes, pour qui la ségrégation des activités bancaires pose autant de questions qu'elle en résout. En premier lieu, l'efficacité d'un tel projet n'est pas prouvée. "Les travaux académiques menés sur les cent dernières années, dont ceux de l'américain Ross Levine, dans les années 1990, n'ont pas établi de lien entre la séparation des activités bancaires et la stabilité du système financier", constate Gunther Capelle-Blancard, professeur à Paris-I.

Aujourd'hui, on s'aperçoit même que l'Allemagne, berceau de la "banque universelle", combinant banque de dépôt et de marchés, n'a pas connu de crise financière majeure. De la même façon, en France, c'est ce modèle universel qui a permis aux banques de résister aux crises de 2008, puis de 2011. Les bons résultats de la banque de dépôt ont compensé la chute brutale des activités de marchés.

L'importation, en France, d'un modèle de ségrégation conçu aux Etats-Unis, une économie dominée par les financements de marchés, fait aussi débat. "Est-ce transposable chez nous ? Est-ce pertinent ?, interroge M. Capelle-Blancard. En France et en Europe, les marchés ont un poids bien moindre qu'outre-Atlantique. Il serait difficile de revenir sur des décennies d'organisation du marché autour de la banque universelle."

"PRIVÉ D'UNE RESSOURCE PRÉCIEUSE"

De fait, déconstruire ce modèle supposerait d'être certain des bénéfices de la réforme. Or, là aussi, le doute règne. Les économistes craignent de fragiliser les établissements. "On risque d'affaiblir l'activité bancaire, avertit un proche de la Banque de France. La banque de marchés, utile à l'économie quand elle place les emprunts obligataires des entreprises, se trouverait privée d'une ressource précieuse, les dépôts bancaires. Surtout, la banque de dépôt ne pourrait plus être financée par la banque de marchés en période faste ni avoir accès aux conduits de liquidités que celle-ci lui offre ! On pourrait obtenir l'inverse de l'effet recherché et renchérir le coût des crédits !"

Des économistes recommandent des études préalables. "L'idée que la France pourrait introduire cette réforme seule et sans conséquence serait fausse, observe Nicolas Véron, du centre de recherche européen Bruegel. La loi ne s'appliquerait pas aux succursales françaises de banques étrangères." De surcroît, le projet ne saurait éclipser le sujet de la régulation, enjeu important alors que la finance a connu une forte croissance, depuis 1990, en Europe, à mesure que progressait la désindustrialisation.

>>> Lire aussi : Hollande aura fort à faire pour renégocier le "pacte budgétaire" européen

Anne Michel
Article paru dans l'édition du 26.01.12

24/01/2012

Franquisme et crime contre l'Humanité

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/le-juge-garzon-sur-le-banc-des-accuses-24-01-2012-1422797_24.php

Le juge Garzón sur le banc des accusés

L'ex-étoile de la magistrature espagnole s'est attaquée aux crimes du franquisme. Une faute qui passe mal dans l'Espagne de Rajoy.

De notre correspondant à Madrid, François Musseau

Le chemin de croix de Baltázar Garzón se poursuit. Après avoir occupé le banc des accusés du Tribunal suprême (TS) la semaine dernière, dans le cadre d'écoutes illégales visant des avocats, le "superjuge" espagnol (suspendu de ses fonctions depuis mai 2010) est convoqué ce mardi matin devant d'autres magistrats pour une affaire autrement retentissante. Il a osé s'attaquer a posteriori aux crimes du franquisme, une dictature qui a duré près de quatre décennies et ne prit fin qu'avec la mort du caudillo, dans son lit, en 1975. "Le juge étoile", icône de la justice sans frontières et à l'origine de l'interpellation à Londres d'Augusto Pinochet en 1998, est accusé d'avoir enfreint les lois d'amnistie de 1977, toujours en vigueur. Elles interdisent de remuer le douloureux passé espagnol marqué par une terrible guerre civile, entre 1936 et 1939, et par les innombrables exactions du franquisme - assassinats, disparitions, tortures, envois en exil, mesures de rétorsion contre les opposants au régime...

De tous les juges espagnols, seul Baltásar Garzón a défié le statu quo judiciaire qui règne depuis le retour de la démocratie. Il en paie aujourd'hui les conséquences : il devra répondre de ses actes d'ici la fin du mois. Il encourt 20 années d'interdiction d'exercer, ce qui équivaudrait à la fin de sa carrière. Depuis un quart de siècle, Garzón instruisait les procès les plus fracassants à la tête du tribunal n° 5 de l'Audience nationale, dans le centre de Madrid, aussi bien contre le terrorisme basque, les anciens militaires latino-américains ou la corruption dans son pays : au début des années 90, lorsque Felipe González était aux commandes, il avait notamment expédié derrière les barreaux l'essentiel des ténors socialistes pour leur implication dans les GAL, ces milices terroristes ayant tué une vingtaine de militants basques sur ordre de l'État.

Extrême droite

Entre 2006 et 2008, à l'appel de familles de victimes du franquisme, Baltásar Garzón s'était déclaré "compétent" pour enquêter sur le sort de 151 000 personnes fusillées par les nacionales, puis jetées dans des fosses communes. Pour contourner l'amnistie, Garzón avait requalifié les faits en crime contre l'humanité. Mais fin 2009, le "juge étoile" est dessaisi de ce dossier brûlant : les hauts magistrats du Tribunal suprême excédés par l'insolence de Garzón, rejettent son interprétation. Trois mois plus tard, en février 2010, le juge Lucino Varela, qui ne cache pas ses sympathies socialistes, accepte les plaintes déposées par deux groupuscules d'extrême droite inconnus du grand public. Et met Baltásar Garzón en examen pour supposée "prévarication", en arguant qu'il ne pouvait "alors ignorer l'existence" des lois d'amnistie de 1977. C'est ce procès qui commencera ce mardi matin.

Il aura donc fallu deux longues années pour que le turbulent magistrat de l'Audience nationale comparaisse et réponde de ce supposé délit. "La raison en est simple, explique un analyste judiciaire. La haute magistrature a traîné des pieds car elle sait que, vu de l'extérieur, ce procès est incompréhensible : Comment est-il possible qu'un juge soit traîné devant un tribunal pénal pour avoir interprété les plaintes de victimes du franquisme de façon légale et conforme au droit international ?"

De nombreuses personnalités du monde entier ont exprimé leur soutien à Garzón. Amnesty International a diffusé la semaine dernière un communiqué qualifiant de "scandaleux" qu'on mette en examen pour "prévarication" ce qui fut une "enquête de violation des droits de l'homme". Et nombreux sont les commentateurs qui estiment que, même si Garzón est condamné, la justice espagnole risque d'être montrée du doigt dans le reste de l'Europe.

La colonisation israélienne : une information que vous ne pourrez pas lire sur le net

à lire dans le journal papier "Le Monde":

La colonisation israélienne en marche à Susiya, village palestinien de Cisjordanie

 

LE MONDE | 23 janvier 2012 | Laurent Zecchini | 813 mots

Israël contrôle toujours 62 % de la Cisjordanie, 150 000 Palestiniens y vivent dans la précarité.

C'est un village qui est un cas d'école de l'occupation israélienne en Cisjordanie, même si ce n'est plus exactement un village.


 

sur le même sujet lire sur :

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/23/deux-membres-du-hamas-arretes-dans-les-locaux-d-une-ong-a-jerusalem-est_1633526_3218.html

 

Deux membres du Hamas arrêtés dans les locaux d'une ONG à Jérusalem-Est

 

Deux responsables du Hamas ont été arrêtés par la police israélienne, lundi, dans les locaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

 

Deux responsables du Hamas ont été arrêtés par la police israélienne, lundi 23 janvier, dans les locaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Jérusalem-Est, où ils étaient réfugiés depuis 18 mois. 

Le député Mohamed Totah et l'ancien ministre Khaled Abou Arafah, dont les cartes d'identité avaient été confisquées "pour des soupçons d'implication dans des activités terroristes", comparaîtront d'ici à la fin de la semaine devant un juge et pourraient être expulsés de Jérusalem, selon le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld. 

"PAS CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL" 

A Genève, un porte-parole du CICR, Hicham Hassan, a jugé que, de ce fait, l'expulsion des deux hommes ne serait "pas conforme au droit humanitaire international", les Palestiniens de Jérusalem-Est étant protégés par la quatrième convention de Genève. 

Le Hamas a qualifié l'arrestation des deux hommes d'enlèvement. Après les arrestations, une foule de Palestiniens en colère a brisé la porte des locaux du CICR, en reprochant à l'organisation internationale son incapacité à protéger les deux hommes.

Ces deux arrestations interviennent après celles de Khaled Tafech, député du Hamas, et du président du Parlement palestinien, Aziz Dweik, également du Hamas. Ces deux arrestations ont eu lieu la semaine dernière en Cisjordanie.

avec AFP 

23/01/2012

Rapport sur l'expansionnisme israélien

lu sur :

www.resistance-politique.fr

Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:02

Si des esprits chagrins en doutaient encore, le rapport transmis à Bruxelles par des diplomates européens en poste à Jérusalem-Est est sans appel à l’égard de l’illégalité de l'expansionnisme israélien. Les préconisations pressantes qui en émanent sont accablantes pour une politique impérialiste qui se joue du droit international : l’Union Européenne est exhortée à légiférer afin de prévenir et décourager les transactions économiques avec les colonies israéliennes.

Combien de temps encore, la suffisance du gouvernement de Netanyahu jouira-t-elle d’une prime à l’impunité insupportable, qui torpille sciemment le processus de paix ?

Rebondissant sur ce rapport qui légitime ses revendications, l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) rappelle qu'il est impérieux que la France interdise le commerce avec les colonies israéliennes et toute activité économique liée à la colonisation, et exige la mise en place d’un embargo européen.

« Il est désormais nécessaire que les entreprises françaises soient empêchées de réaliser des transactions avec les colonies israéliennes, y compris à Jérusalem-Est, ou de participer à toute activité favorisant la colonisation » a déclaré Jean-Claude Lefort, président de l'Association France Palestine Solidarité.

« Depuis le début de l'année 2011, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré à de nombreuses reprises que la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est constituait une violation du droit international. » poursuit Jean-Claude Lefort, qui appelle à ce que les paroles soient enfin suivies d’actes concrets. « La France doit adopter puis mettre en œuvre une législation empêchant les entreprises françaises d'effectuer des transactions avec les colonies » a-t-il conclu dans un communiqué.

Article tiré du site Oumma.com

21/01/2012

Eric Woerth a (aurait ?) bradé l’hippodrome de Compiègne

à lire sur MEDIAPART :

Eric Woerth a bien bradé l’hippodrome de Compiègne

PAR MICHEL DELÉAN

Les experts désignés par la Cour de justice de la République ont rendu leur rapport : les terrains forestiers et l’hippodrome de Compiègne cédés par l’ex-ministre du budget l’ont été pour moins du tiers de leur valeur. La mise en examen d’Eric Woerth devient presque inévitable.

Lire la suite

  extrait :

..." selon des informations obtenues par Mediapart, la conclusion de ces experts est formelle : les 57 hectares de terrains, comprenant des forêts, un golf huppé et un hippodrome, le tout à proximité du château de Compiègne, valaient entre 8 millions et 10 millions d'euros, soit plus du triple du prix auquel le ministre Eric Woerth les a cédés à la Société des courses de Compiègne (2,5 millions). Les experts critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence "...

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/21/eric-woerth-aurait-bien-brade-l-hippodrome-de-compiegne_1632853_1471069.html

Eric Woerth aurait bien bradé l'hippodrome de Compiègne 

Selon un rapport d'experts dont Mediapart révèle les conclusions samedi 21 janvier, Eric Woerth aurait bien bradé le terrain de l'hippodrome de Compiègne quand il était encore ministre du budget, en mars 2010. Les experts désignés par la Cour de justice de la République (CJR) début 2011 estiment que les 57 hectares de terrains valaient entre 8 et 10 millions d'euros quand ils ont été vendus pour 2,5 millions d'euros à la Société des courses de Compiègne.

Les trois experts (un géomètre, un spécialiste des questions forestières et un expert en évaluation de biens immobiliers) "critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence", écrit Mediapart.

"Cette présentation est tendancieuse", a réagi Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de Woerth. Selon lui, "le rapport confirme l'évaluation de l'administration concernant la valeur du terrain, entre 2,5 et 2,7 millions d'euros". Les experts "ont établi par ailleurs, qu'avec les bâtiments édifiés, les terrains ont une valeur trois fois supérieure", a-t-il ajouté, en expliquant le différentiel entre la valeur totale et le prix de vente par le fait que c'est la Société des courses qui avait payé la construction des bâtiments. "On n'allait pas faire payer deux fois l'acquéreur", a fait valoir l'avocat. Pour lui "l'évaluation" de l'administration "correspond à l'expertise".

AVERTI DE LA SOUS-ÉVALUATION

Eric Woerth, qui a été entendu en mai 2011 par la Cour de justice de la République dans le cadre d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts", a toujours nié avoir bradé ces terrains. Pourtant, selon l'hebdomadaire le Canard enchaîné en juillet 2011, des documents saisis lors d'une perquisition au ministère des finances indiquent qu'Eric Woerth aurait été alerté des risques que comportaient la vente de l'hippodrome de Compiègne. 

L'ancien ministre du budget nie également avoir eu connaissance d'une autre estimation, ce que le Canard enchaîné a là encore réfuté, documents à l'appui, en août. Des notes datant de juillet 2009 et mars 2010, rédigées par des fonctionnaires de France Domaine, qui dépend du ministère du budget, précisent notamment que "la valeur réelle de ces terrains est au moins dix fois supérieure à l'estimation". Eric Woerth aurait tranché sur le prix de la vente après d'intenses tractations au sein du ministère.

Une lettre du directeur de cabinet de M. Woerth justifie la vente à Antoine Gilibert, président de la Société des courses de Compiègne (SCC), en expliquant que son annulation "provoquerait une forte réaction du sénateur-maire de Compiègne, qui soutient le projet". En l'occurence, il s'agit de Philippe Marini (UMP), dont Eric Woerth a dit qu'il n'était "jamais intervenu" auprès de ses services.

20/01/2012

Procès de Kokopelli devant la Cour de Justice de l'Union Européenne

.

communiqué :

Procès devant la Cour de Justice de l'Union Européenne:

Kokopelli en marche pour la Victoire!

Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012

L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles  nous donnent entièrement raison !

En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus!

De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’U-nion Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».

De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».

Il en conclut logiquement que «les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »

Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.

Pour plus d’information, voir sur le site de la Cour de Justice de l'Union Européenne (conclusions de l'avocat général disponibles dans plusieurs langues).

Blanche MAGARINOS-REY

Avocate de l’Association Kokopelli.

contact@avocat-magarinos-rey.com

18/01/2012

"un nouvel apartheid" dans la gestion de l'eau en Israël

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/17/israel-s-indigne-d-un-rapport-de-deputes-francais-qui-denonce-sa-gestion-de-l-eau_1630909_3218.html

 

Des députés français dénoncent "un nouvel apartheid" dans la gestion de l'eau en Israël


LEMONDE.FR | 17 janvier 2012 | avec AFP | 451 mots

 

Le ministère des affaires étrangères israélien s'est dit "indigné" mardi 17 janvier après la publication dans la presse israélienne d'extraits d'un rapport de députés français accusant Israël de pratiquer "un nouvel apartheid" dans sa politique de l'eau.

Le quotidien Haaretz a publié mardi des passages d'un rapport d'information pour la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, remis en décembre par le député socialiste Jean Glavany, qui décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient". 

Dans son rapport, M. Glavany, ancien ministre de l'agriculture, souligne que "la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse, en infraction au droit international", que "les 'puits' forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l'armée israélienne" et qu'"à Gaza, les réserves d'eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements". 

"TERMINOLOGIE EXTRÊME" 

"Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M. Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues, a affirmé Yigal Palmor, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Israël ne prend pas de l'eau aux Palestiniens. C'est plutôt le contraire qui est le cas. Israël transfère aux Palestiniens des quantités d'eau bien supérieures à ce qui est prévu dans les accords d'Oslo [de 1993 sur l'autonomie palestinienne]." 

"Le rapport est chargé d'une terminologie venimeuse très éloignée de toute critique professionnelle avec laquelle il serait possible de dialoguer […]. Au lieu de contribuer à l'entente et à la coopération, il attise les tensions en accumulant des données fausses et des affirmations biaisées", a ajouté M. Palmor. 

EXPRESSION "TOTALEMENT INACCEPTABLE" 

Le député du parti présidentiel UMP, Claude Goasguen, président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, avait dénoncé le 5 janvier l'expression "apartheid au Moyen-Orient" contenue dans le document, la jugeant "totalement inacceptable" et "d'une extrême gravité" à l'égard d'Israël. Interrogé mardi, un porte-parole du ministère des affaires étrangères français n'a pas souhaité commenter ce rapport.

Le gouvernement palestinien a salué la publication du rapport sur "le contrôle israélien des ressources palestiniennes en eau et leur utilisation dans l'intérêt des colons et des Israéliens". L'ONG Les Amis de la Terre Proche-Orient a réclamé "un accord qui assure les droits en eau des Palestiniens, qui leur assure une part équitable dans les ressources transfrontalières en eau, à la surface et en sous-sol, et qui permet de gérer conjointement ces ressources communes en eau des deux côtés de la Ligne verte". 

L'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem a dénoncé en mai l'exploitation "systématique" des ressources en eau de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée au profit des colons israéliens et au détriment des Palestiniens. L'eau est un enjeu stratégique et politique de premier plan dans les négociations de paix, au point mort, entre Israël et les Palestiniens.

Chômage et Pôle Emploi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/pole-emploi-au-bord-de-l-implosion-17-01-2012-1419945_23.php

Pôle emploi au bord de l'implosion

Le Point.fr 17/01/2012

Une enquête réalisée par "Le Parisien-Aujourd'hui en France" montre que chaque conseiller suit en moyenne plusieurs centaines de chômeurs.

Pôle emploi se trouve aujourd'hui "au bord de l'implosion", avec dans certains départements 200 chômeurs suivis par chaque conseiller, et même un record de 655 chômeurs pour un agent dans l'Essonne, révèle mardi Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Une enquête réalisée par le quotidien montre que, contrairement aux chiffres officiels qui évoquent une moyenne de 115 chômeurs par conseiller, "la moyenne flirte avec les 200 chômeurs par conseiller" dans les départements de la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne. À Garges-les-Gonesses, dans le Val-d'Oise, un conseiller est même censé suivre 516 personnes par mois et un autre à Yerres, dans l'Essonne, le chiffre record de 655 chômeurs.

Face à cette situation catastrophique, due à la crise économique, à la montée brutale du chômage et au manque de moyens de Pôle emploi, des conseillers interrogés par le quotidien se sont dits "obligés de jongler" et de se concentrer sur les cas les plus urgents. L'un voit ses 300 demandeurs d'emploi "une fois par trimestre", l'autre leur accorde dix minutes d'entretien par téléphone au lieu de les rencontrer personnellement ("c'est devenu une pratique officielle"). Enfin, indique Le Parisien, certains conseillers choisissent de convoquer les chômeurs par petits groupes.

17/01/2012

Sevrage tabagique : il faut le vouloir

lu sur :

http://www.lemonde.fr/rendez-vous/article/2012/01/17/controverse-sur-le-sevrage-tabagique_1630780_3238.html

Controverse sur le sevrage tabagique

 

La question de l'efficacité des patchs et des chewing-gums à la nicotine est relancée. Selon une étude américaine publiée lundi 9 janvier dans l'édition en ligne de la revue Tobacco Control, ces produits, en vente libre en France, ne seraient pas plus efficaces à long terme pour aider les fumeurs à arrêter le tabac que d'essayer sans l'aide de ces traitements. Et ce, même quand ils sont accompagnés d'un suivi psychologique.

Menée par Hillel Alpert, de la faculté de santé publique de l'université d'Harvard (Massachusetts), l'étude a porté sur 787 personnes. Interrogés à trois reprises, en 2001-2002, 2003-2004 et 2005-2006, les fumeurs devaient indiquer quel type de substituts nicotiniques ils avaient utilisés. Près d'un tiers de ceux qui avaient récemment arrêté de fumer ont repris la cigarette. Parmi ceux-ci, il n'y avait aucune différence entre ceux qui avaient utilisé des substituts nicotiniques durant plus de six semaines et ceux qui n'avaient rien pris. De plus, l'étude ne constatait aucune différence entre les gros fumeurs et ceux fumant peu. 

Déjà, en 2009, des chercheurs français du CNRS, menés par Jean-Pol Tassin, neurobiologiste au Collège de France, s'étaient posé la question de savoir si la nicotine était seule responsable de l'addiction au tabac. "La nicotine à elle seule, en patch ou en chewing-gum, n'empêche pas les fumeurs de continuer à fumer : 84 % des gens qui prennent un patch rechutent dans l'année qui suit, alors que, sans patch, c'est de l'ordre de 90 %." Une différence minime. 

Le consultant en tabacologie Luc Dussart, auteur du blog Unairneuf.org, est plus direct : "Il n'y a pas de solutions médicales fiables. Ces substituts sont une arnaque, ça aide les médecins à instaurer une relation avec les fumeurs." 

D'autres études ont pourtant montré l'inverse. L'une d'elles avait montré, en 2011, que, chez les volontaires ayant reçu une aide, qu'elle soit psychologique ou sous forme de patchs nicotiniques, le taux de succès atteignait 15 % au bout d'un an, contre un taux de réussite de 4 % sans aide. 

Les tabacologues sont plus nuancés. "Les substituts nicotiniques et les médicaments aident à gérer le manque, qui constitue l'un des facteurs d'échec de l'arrêt du tabac. Ils sont juste une aide dans une prise en charge globale, mais ils peuvent améliorer les conditions de l'arrêt", constate le docteur Anne Borgne, addictologue à l'hôpital René-Muret (AP-HP) à Sevran (Seine-Saint-Denis). Globalement, le plus efficace pour l'arrêt du tabac est, selon elle, d'associer des thérapies comportementales et cognitives (TCC) et une aide avec des médicaments.

"Lorsque l'on associe les substituts nicotiniques, les chances de réussite sont multipliées par deux, surtout s'il y a une aide psychologique", explique le professeur Yves Martinet, chef du service de pneumologie du CHU de Nancy et président du Comité national contre le tabagisme (CNCT). D'autant que, de l'avis de ces deux professionnels, les substituts nicotiniques sont sans risque pour la santé. Et, comme l'assure la revue Prescrire, "dans le sevrage tabagique, la motivation et le soutien psychologique restent la priorité". 

Pour les fabricants, l'enjeu est de taille. Les ventes de substituts sous forme orale progressent, elles concernaient 982 951 personnes en 2010, selon le tableau de bord de l'Observatoire français des drogues et toxicomanie (OFDT). Tandis que les patchs, qui avaient beaucoup progressé en 2003 et 2004, concernaient 773 378 personnes. Quant aux médicaments (Champix, Zyban), leur consommation est en chute libre, les risques étant importants.

Pascale Santi

La Commission Européenne propose l'expérimentation humaine sans consentement !

communiqué de :

http://initiative.citoyenne.over-blog.com/article-la-commission-europeenne-propose-l-experimentation-humaine-sans-consentement-97141659.html

La Commission Européenne propose l'expérimentation humaine sans consentement !

Une pétition publiée début novembre dernier par le Comité pour la Médecine préventive et le soin des patients, appelle les citoyens à stopper les propositions de la Commission Européenne destinées à permettre, dans des situations d'urgences, l'expérimentation humaine sans consentement.

La Commission Européenne a en effet, selon ce texte comme projet, de modifier la Directive 2001/20/EC sur les bonnes pratiques cliniques et donc d'abolir le droit des patients de décider des produits qu'on peut leur administrer en cas d'urgence (par exemple en cas d'attaques ou d'autres accidents graves).

Il s'agit donc d'une pétition fondamentalement logique et dont les signatures seront envoyées au Parlement européen, au premier semestre 2012, lorsque ces propositions seront débattues. 

Mais prenons surtout bien conscience qu'une telle proposition pourrait tout à fait être élargie à la vaccination au cours d'un "état d'urgence décrété", ce qui est tout à fait cohérent avec les récentes informations de l'AFP selon lesquelles le Commissaire européen à la Santé John Dalli a récemment formulé des propositions suite à la crise du H1N1 dont celle de "permettre à la Commission Européenne de déclarer une situation d'urgence sanitaire au niveau européen."

De là, on voit qu'une étape de plus est en passe d'être franchie puisqu'après les propos-chocs de Mme Testori (DG Santé & Consommateurs, CE.) du 5 octobre 2010 qui appelait à une vaccination humaine à la façon d'un troupeau de bétail, on voit qu'on est ici ni plus ni moins en train de préparer le terrain pour le recours forcé à des produits expérimentaux dont les vaccins pandémiques font bien sûr partie comme en témoigne d'ailleurs le contenu des contrats que les fabricants ont conclu avec les Etats.

Cette situation doit vraiment nous amener à mieux "aiguiser" notre vigilance sans qu'il soit question de paranoïaque car même si c'est toujours au prétexte d'une "plus grande sécurité du consommateur", il est essentiel de percevoir sur un plan pratique que c'est ainsi, par palliers progressifs, que les droits fondamentaux s'érodent et s'étiolent et que, in fine, l'étau se ressert sans qu'on ait forcément la garantie que, le moment venu, on ait encore la possibilité d'échapper à des traitements ou à des produits produits indésirables.

 

SIGNER CETTE PETITION: ICI

Israël menace le projet de création d'un Etat palestinien

.

à lire dans le journal " le Monde " :

Les Européens estiment qu'Israël menace le projet de création d'un Etat palestinien


LE MONDE | 16 janvier 2012 | Laurent Zecchini | 653 mots


Des rapports soulignent l'intensification de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.


Le caractère acrimonieux des relations entre Israël et l'Union européenne s'explique par les critiques de la seconde à propos de l'occupation des territoires palestiniens et de la politique...

Vous aimez le "made in China" ?

Lisez l'article suivant :


Your iPhone Was Built, In Part, By 13 Year-Olds Working 16 Hours A Day For 70 Cents An Hour
 

16/01/2012

La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire (suite)

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/16/comment-l-igs-a-passe-sous-silence-les-agissements-suspects-de-policiers_1630110_3224.html

500 milliards envolés en cinq ans...

à lire sur le Point (*):

http://www.lepoint.fr/economie/500-milliards-envoles-en-cinq-ans-14-01-2012-1419082_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120116

500 milliards envolés en cinq ans...

 Alors que Paris  vient de perdre son triple A, les auteurs de "Un quinquennat à 500 milliards" étrillent la gestion du président.


(*) 500 milliards envolés en cinq ans... - Le Point.pdf

14/01/2012

WIKIPEDIA

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/01/14/wikipedia-bazar-libertaire_1629135_651865.html

 

Wikipédia, bazar libertaire

 

Un million de personnes viennent de donner 20 millions de dollars pour faire vivre l'encyclopédie en ligne. Un record. Mais les critiques demeurent : qualité des textes inégale, manque de fiabilité, partis pris flagrants. Un site trop libre ?

 

 

Difficile de rater les visages des contributeurs et dirigeants de l'encyclopédie en ligne Wikipédia. De novembre 2011 à début janvier, à chaque recherche, leurs portraits apparaissaient en tête de page, vous invitant à faire un don. Susan et ses longs cheveux blancs. Rémi Mathis, président de Wikimédia France, avec son air potache. Jimmy Wales, le fondateur américain.

Quelque 450 millions de personnes consultent chaque mois Wikipédia. L'encyclopédie est traduite dans 280 langues (dont les douze régionales en France) et propose 1,1 million d'articles en français, consultés par 18,8 millions de lecteurs. Le cinquième site le plus visité du monde est une entreprise à part. Les quatre premiers (Google, Yahoo!, YouTube et Facebook) ont levé des investissements colossaux, se financent par la publicité, emploient des milliers de salariés, mènent de coûteuses campagnes de marketing. Wikipédia, lui, tourne avec 7,6 millions de dollars (6 millions d'euros), 95 salariés, des dizaines de milliers de rédacteurs bénévoles. Et sans publicité.

Indépendante, l'encyclopédie participative est financée à 85 % par les dons de particuliers, le reste provenant de fondations. La dernière campagne de collecte de fonds, qui a pris fin le 3 janvier, a battu un record : 20 millions de dollars, soit 15,3 millions d'euros, donnés par 1 million de personnes. Ces dons aideront à développer Wikipédia et ses projets complémentaires : le dictionnaire multilingue Wiktionary, le centre d'actualités Wikinews, les bibliothèques numériques Wikibooks (pédagogique) et Wikisource (universelle), le recueil de citations Wikiquotes, la plateforme pédagogique Wikiversity, la médiathèque Wikimedia Commons, le répertoire des espèces vivantes Wikispecies. Une colossale somme de connaissances gratuite, illustrée, en perpétuelle réactualisation. Une bibliothèque de Babel contenant tous les savoirs, digne de celle imaginée par Borges dans Fictions.

HISTOIRE MOUVEMENTÉE

Comment expliquer un tel succès, qui contredit tous les modèles économiques ? L'histoire de Wikipédia est aussi mouvementée qu'éclairante. En mars 2000, Jimmy Wales, actionnaire majoritaire de Bomis.com, portail de recherches en ligne d'images érotico-pornographiques, lance Nupedia, une encyclopédie sur le Net. Il embauche un rédacteur en chef, Larry Sanger, qui forme un comité scientifique. Les premiers articles sont validés. Mais voici qu'un programmeur leur explique le principe du "wiki", un site Web dont les visiteurs peuvent modifier les pages - "wiki-wiki" signifiant "rapide" en hawaïen. Le 15 janvier 2001, financé par Jimmy Wales, Wikipédia est lancé, avec appel aux lecteurs. Le nouveau site croule bientôt sous les articles et, très vite, Wikipédia se développe dans le monde entier, prise en main par des équipes de bénévoles passionnés.

Wikipédia s'inscrit dans le courant coopératif né avec Internet. Il s'inspire des principes du "copyleft" (qui autorise, par opposition au copyright, la libre diffusion et modification d'une oeuvre) et du logiciel libre (dont l'utilisation, la modification et la duplication sont permises, techniquement et légalement). Deux textes fondamentaux, écrits par deux anciens hackers, influencent les wikipédiens. D'abord un essai, The Cathedral and the Bazaar, d'Eric Raymond (non traduit, éd. O'Reilly Media, 1999), qui défend "la logique du bazar" : si une multitude de contributeurs interviennent sur un projet sans obéir à une hiérarchie ni à un plan directeur, ils élaborent une oeuvre en mouvement, pas une cathédrale figée. Ensuite, "L'Encyclopédie universelle libre", un appel mis en ligne par Richard Stallman en 1999. Le père du système d'exploitation libre GNU y appelait à la création d'une encyclopédie gratuite et participative : "Dans le passé, les encyclopédies furent écrites sous la direction d'un organisme unique et centralisé. Cela n'aurait pas de sens de développer l'encyclopédie libre de cette manière."

Cette philosophie coopérative et libertaire est la règle de base de Wikipédia, qui s'est donné pour slogan : "Le projet d'encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer." En juin 2003, Jimmy Wales transfère ses droits de propriété à la Wikimedia Foundation. Elle est dirigée par les fondateurs du site et des représentants élus par les associations des wikipédiens actifs (une trentaine en 2010). Jimmy Wales, consacré en 2006 parmi les 100 personnalités les plus influentes par Time, n'y a plus de rôle dirigeant. Il s'occupe de Creative Commons, une organisation qui vise à élaborer des contrats de droits d'auteur permettant le partage des connaissances, des oeuvres, des données et un accès universel à la culture, à l'éducation et à la recherche. Il nous explique : "Wikipédia est un temple de l'esprit, un lieu où apprendre et partager la connaissance, pas un espace marchand. Le commerce ne doit pas envahir chaque sphère de notre vie. Nous sommes à la fois un service public et un bien commun."

Pas de marchands dans le temple, libre coopération, décentralisation, voilà pour les principes. Mais comment, en faisant appel au public, rédiger une encyclopédie fiable, sans amateurisme, qui ne devienne pas une foire d'empoigne ou un lieu de toutes les manipulations ? C'est très difficile. Depuis sa création, Wikipédia se trouve écartelée entre ses deux exigences originelles : le souci de la relecture experte voulue par Larry Sanger, dans la tradition des grands encyclopédistes depuis Diderot et d'Alembert, et la richesse d'une matière éditoriale parfois approximative, de parti pris, peu référencée, apportée par des milliers de passionnés ou des esprits sectaires.

RÈGLES DÉONTOLOGIQUES

Pour éviter les travers, les fondateurs ont mis en place, année après année, des règles déontologiques. La première est "la neutralité du point de vue", soit "décrire le débat plutôt que de s'y engager". Chaque contributeur doit aussi présenter "les différents points de vue d'une controverse", en insistant sur les mieux étayés, avec des sources fiables et qui font autorité. Ainsi l'internaute découvre les fameux "Ref. nécessaire" ou "Article non neutre" pour les textes jugés imparfaits.

Chacun pouvant intervenir pour enrichir un article, d'intenses débats ont lieu en coulisses entre les rédacteurs, des experts mécontents, les personnes concernées, les idéologues d'un sujet, les oisifs qui y mettent leur grain de sel... Au cours de ces polémiques (toutes consultables en ligne, ce qui éclaire les querelles d'interprétation et révèle les sectaires), Wikipédia exige des "règles de savoir-vivre", exposées sur la page des "Principes fondateurs" : "Recherchez le consensus. Gardez votre sang-froid lorsque l'atmosphère chauffe. Evitez les guerres d'édition."

Les affrontements sont innombrables, même si une grille de "recherche de consensus" a été élaborée, poussant à toujours reprendre la discussion à l'amiable, arguant qu'un contenu solide, "rationnel" peut être trouvé. Cela donne parfois de longs et riches articles, où plusieurs interprétations s'équilibrent. Parfois, la volonté de consensus donne des fiches interminables. En cas de litige violent, un administrateur, élu par les communautés de chaque pays, peut suspendre une page ou interdire un contributeur, en attendant un accord. Une très dadaïste section "les guerres d'édition les plus pitoyables" est en ligne. Une parmi tant d'autres, française : l'âge d'Arielle Dombasle.

ERREURS, AMATEURISME : DE NOMBREUSES CRITIQUES

Voilà pour les principes. Sont-ils réellement appliqués ? Suffisent-ils ? De nombreuses critiques, précises et savantes, dénoncent l'amateurisme et listent les erreurs flagrantes. Daniel Garcia, du magazine Livres Hebdo, se fend le 3 novembre 2006 d'un article corrosif : "Ouvrez dans Wikipédia la notice relative à l'affaire Dreyfus. Descendez à la bibliographie. Et là, en première référence, on lit : Henri Dutrait-Crozon, Précis de l'Affaire Dreyfus. Avec ce commentaire, en toutes lettres : "Ouvrage fondamental à consulter en priorité"." Ce livre de 1909, remanié en 1924 et 1938, est un plaidoyer antidreyfusard dans la mouvance de l'Action française.

Le romancier Pierre Assouline reprend la critique le 9 janvier 2007 sur son blog "La république des livres". Il rappelle que l'ouvrage incriminé est un "évangile de nationalistes". Il constate que Wikipédia, à la suite de l'intervention de la Ligue des droits de l'homme, a juste rajouté la mention "ouvrage contesté", mais l'a laissé en tête de bibliographie, avant des travaux d'historiens respectés. Regrettant la "démagogie ambiante" qui voudrait que chacun devienne encyclopédiste, Pierre Assouline exerce cette critique de fond : "La question des sources est à la base de toute recherche, qu'elle soit historique, scientifique, journalistique ; or Wikipédia dilue tant la source qu'elle l'élude. On ne saurait trop le répéter : dans le domaine des idées, et en particulier en histoire, l'esprit de la référence a intrinsèquement partie liée avec la durée et non avec l'éphémère. Or sur Wikipédia, la référence est à géométrie variable : le dernier qui a parlé a raison, jusqu'au prochain."

En 2008, cinq étudiants en journalisme de Sciences Po se livrent à une enquête fouillée sur les articles de Wikipédia France. Ils font aussi un test. Ils ajoutent à la fiche de Pierre Assouline une fausse information : "En 2001, a remporté le championnat de France de jeu de paume." Cette erreur circule bientôt partout. Elle questionne le fonctionnement même de Wikipédia : des milliers de fausses informations, notices outrageusement louangeuses ou malveillances peuvent passer à travers les filtres de l'encyclopédie.

D'ailleurs, plusieurs sites relèvent ces erreurs persistantes, comme la rubrique "WikiGrill" de la revue Books en France, dans laquelle un auteur pointe le "laisser-faire comme principe d'organisation". Il s'interroge : est-ce l'anarchie ou le credo de l'économie libérale qui est invoqué ? Notant que Wikipédia défend "un égal droit de participation pour tous sans égard à l'âge, la compétence ou l'origine", il s'étonne : être "sans égard à la compétence", n'est-ce pas dangereux pour une encyclopédie ?

Un autre exemple de dérapage sur Wikipédia concerne Mikkel Borch-Jacobsen, coauteur du Livre noir de la psychanalyse (Les Arènes, 2005). D'abord présenté sur Wikipédia comme un critique argumenté de Freud, il se voit du jour au lendemain traité d'"analyste raté" et de "psychiatre comportementaliste". Des profreudiens sont intervenus sur le texte, cherchant à le discréditer. Il proteste, les fausses informations sont retirées. Puis réintroduites : la fiche Wikipédia de Mikkel Borch-Jacobsen est devenue un champ de bataille dans une guerre entre des associations freudiennes et antifreudiennes.

Ce n'est pas anecdotique. Ces affrontements ont lieu sur nombre de sujets sensibles : le conflit israélo-palestinien, la guerre d'Algérie, la prostitution, George W. Bush... Ils s'étendent aux querelles d'initiés : Shakespeare est-il l'auteur de ses pièces ? L'ayahuasca est-il un psychotrope dangereux ? Cela à l'infini. A chaque fois, les "cyberpompiers" de Wikipédia doivent mettre en garde les lecteurs : "La forme et le fond de cet article sont à vérifier""Affirmation non neutre ", "Sources nécessaires".

Au terme de leur enquête, les étudiants de Sciences Po ont publié, fin 2007, La Révolution Wikipédia (Mille et Une Nuits, préface de Pierre Assouline). Ils soulèvent plusieurs points notables : le grand nombre de contributeurs peu fiables décourage les experts d'un sujet d'intervenir, ce qui nuit à la qualité des articles comme à la hiérarchisation de l'information. La rapidité de Wikipédia, capable de fournir des articles sur une oeuvre à peine sortie ou le dernier talent en vogue, ne permet pas de prendre le recul indispensable au travail encyclopédique.

DÉMOCRATISATION DU SAVOIR

Rémi Mathis, 28 ans, président de Wikimédia France, est conservateur au département des estampes de la Bibliothèque nationale de France (BNF), rue Vivienne. Il a fait l'Ecole nationale des chartes. C'est un bon connaisseur de l'histoire diplomatique du XVIIe - il est un fort contributeur de Wikipédia sur son domaine de compétence. A la mi-décembre 2011, il est rassuré par l'appel au don lancé en France : "Nous recevons des dons par milliers. A chaque fois, les gens ajoutent des mots d'encouragement."

A la fin décembre, 36 000 personnes ont donné 980 000 euros. Pour quels projets ? Déjà, les wikipédiens et la BNF vont continuer leur partenariat. Ils ont été chargés de relire et corriger 1 400 livres numérisés par la bibliothèque - de Nana, de Zola, à l'Histoire de la Révolution française, de Thiers - avant de les rendre accessibles sur le portail Gallica. L'équipe française va encore mettre en ligne quantité d'oeuvres littéraires et graphiques (Wikisource compte déjà plus de 50 000 ouvrages) en collaborant avec le Centre Pompidou, le Musée de Cluny, les archives de Toulouse... Ils vont travailler avec plusieurs universités, en France et en Afrique francophone, afin de faire participer enseignants, étudiants et chercheurs à l'écriture d'articles.

Il y a aussi ce combat pour la "liberté de panorama". "En France, les images d'un monument public comme la Bibliothèque François-Mitterrand ou l'éclairage de la tour Eiffel sont soumises au droit d'auteur", explique Rémi Mathis. Du coup, l'architecte ou l'éclairagiste peuvent demander des droits sur la diffusion de photos représentant leur oeuvre. Pour promouvoir une dérogation à cette législation, "nous avons lancé en Europe le concours "Wiki Loves Monuments", afin que les internautes photographient les monuments historiques et les donnent à voir sur Wikipédia Commons".

Rémi Mathis s'agace des critiques sur la crédibilité de Wikipédia. Là où le consensus existe, dans les domaines des sciences dures, des sciences naturelles et des technologies, Wikipédia offre un solide savoir, souligne-t-il. Il rappelle qu'en 2007, à la demande du magazine Stern, une équipe indépendante a comparé 50 articles choisis au hasard dans Wikipédia et dans Brockhaus, la grande encyclopédie allemande. 43 articles sur 50 ont été jugés plus exhaustifs, lisibles, exacts et actualisés sur Wikipédia. Il ajoute avec un sourire peiné : "Nos censeurs feraient mieux de nous aider à améliorer le site."

Rémi Mathis ajoute que des logiciels rapides comme le Wikiscanner identifient désormais les adresses IP (qui permettent d'identifier l'ordinateur) des contributeurs. Microsoft, des laboratoires pharmaceutiques, des sectes, des hommes politiques, des fans ont ainsi été surpris en flagrant délit de retape. Quant aux fameux "trolls", les vandales et farceurs du Net, ils sont désormais repérés plus vite quand ils changent le second prénom de George W. Bush, Walter, en "Wanker" (branleur), prétendent que la boisson Red Bull contient du "sperme de vache" ou annoncent à tort le décès d'une star.

Rémi Mathis porte la discussion sur le fond. Selon lui, nous assistons à une démocratisation du savoir comparable à celle qui suivit l'invention de l'imprimerie. A l'époque, l'élite qui lisait et rédigeait les livres accusait l'imprimerie de multiplier les erreurs par l'impression mécanique et de noyer le talent dans la masse des publications. Pour lui, l'encyclopédie contributive remet en cause ceux qui prétendent mieux connaître individuellement un sujet qu'une collectivité de chercheurs discutant entre eux.

Jean-Noël Lafargue, maître de conférences à Paris-VIII, ancien administrateur de Wikipédia, note ses élèves sur leurs articles publiés dans Wikipédia. Pour lui, "on entendra toujours les défenseurs de l'Internet "civilisé" se plaindre, car la liberté de faire et de dire inspire la méfiance. Ceux-là préféreront la censure au désordre, n'admettront jamais la valeur pédagogique de l'erreur ou de la mise en danger du savoir établi. Ils ne croient pas à l'éducation mais au dressage."

Frédéric Joignot
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voir aussi, dans le domaine du partage de l'information scientifique :

Les réseaux sociaux scientifiques : différences d'approches suivant ...

 
blog.mysciencework.com/.../les-reseaux-sociaux-scientifiques-differe...En cache
28 sept. 2011 – Quelles sont les domaines de recherche dans lesquels le besoin d'adhérer à ... être prêts à contribuer à des contenus et à partager des informations. ... Les sciences de l'information et de la communication regroupent aussi ...

13/01/2012

Les retraités agricoles

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les retraités agricoles plus fragiles que les citadins

Le Quotidien du médecin rend compte d’une étude sur la santé des retraités agricoles, menée par le Pr Jean-François Dartigues, chercheur à l’Inserm, et Karine Pérès, chargée de recherche à l’Inserm.

Cette étude AMI, initiée par le groupe de complémentaire santé Agrica en association avec la MSA, a été lancée en 2007 et a concerné 1 002 retraités agricoles de plus de 65 ans en Gironde.

La troisième vague de résultats montre que les retraités agricoles sont plus vulnérables que les citadins. Ils sont davantage atteints par des affections de longue durée (ALD) (56%) et des démences (13,1% contre 8% en population générale). Pourtant, les retraités agricoles, contrairement à ceux vivant en ville, font moins appel aux institutions médico-sociales et aux médecins, révèle l’étude. 

(Le Quotidien du médecin, 13/01)

12/01/2012

Les coûts du nucléaire

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/12/un-rapport-de-la-cour-des-comptes-se-penche-sur-les-couts-de-la-filiere-nucleaire-francaise_1628559_3244.html

La Cour des comptes se penche sur les coûts du nucléaire

Ce rapport sur les coûts du nucléaire souligne les incertitudes concernant le montant des investissements à réaliser pour démanteler et gérer les déchets nucléaires.

Dans un rapport à paraître le 31 janvier, la Cour des comptes s'interroge sur les coûts de la filière nucléaire française. D'après une version non définitive évoquée par La Tribune, la Cour évoque le montant des investissements consacrés depuis l'origine du programme, il y a cinquante ans (227,8 milliards d'euros), dont 96 milliards pour la construction du parc nucléaire (soit 1,5 milliard d'euros par mégawatt installé, contre 3,7 milliards le mégawatt pour l'EPR, souligne la Cour).

Ce rapport se penche aussi sur les investissements qu'il faudra réaliser pour le démantèlement et la gestion des déchets. Les charges liées au démantèlement sont estimées à 22,2 milliards d'euros, indique La Tribune. La Cour des comptes rappelle que les devis ont tendance à déraper et que les comparaisons internationales (60 milliards d'euros pour le démantèlement de 11 centrales britanniques) donnent des résultats supérieurs à ceux envisagés par EDF. La cour demande à l'opérateur de changer sa méthode de calcul des provisions à réaliser pour le démantèlement. Le quotidien rappelle que "les réacteurs précédemment stoppés appartenaient à une autre technique (graphite-gaz), les méthodes ne sont donc pas comparables. Les coûts non plus". Quant au montant des provisions à réaliser pour la gestion des déchets, il est passé de 15 à 35 milliards d'euros.

La Cour des comptes s'en prend également à la filière du recyclage et demande à l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs "d'étudier, en la chiffrant, l'hypothèse d'un stockage, dans son futur centre souterrain, des combustibles usés mox et uranium (déjà retraité une première fois) sortant des centrales".

Renault pendant la dernière guerre

Communiqué de l’association « Esprit de Résistance »

Ce mercredi 11 janvier 2012, le tribunal de grande instance de Paris s’est déclaré incompétent quant à la demande des héritiers Renault en réparation de la nationalisation sanction de 1945

Avant de commenter plus avant cette décision, nous voulons ici saluer la mémoire des victimes courageuses de la répression au sein de la SA Renault, propriété quasi exclusive de Louis Renault. Non contente de développer ses capacités de production au service de l’occupant, la SAUR pratiqua une répression féroce, mit ses réseaux de délation au service de la chasse aux résistants, aux militants politiques clandestins et aux syndicalistes. Traqués, dénoncés nommément par la direction de la SAUR à la police, arrêtés, torturés, livrés à la Gestapo, certains comptèrent parmi les fusillés du Mont Valérien, les autres furent internés et déportés. Il est obscène qu’aujourd’hui les héritiers de Louis Renault tentent d’apitoyer les Français sur le sort de leur grand-père, reprenant les affabulations de toute une clique de nostalgiques de Vichy, dans le seul objectif, in fine, d’obtenir des dédommagements, sans avoir un mot pour les véritables héros, ces ouvriers qui ont su résister, et qui l’ont, pour certains d’entres eux, payé de leur vie.

Le TGI a motivé sa décision sur le fait que les consorts Renault ne justifient pas que l’ordonnance du 16 janvier 1945 constitue une décision administrative. Plus encore, le fait de poser une question prioritaire de constitutionnalité pour l’établir suffit à démonter qu’il n’est pas manifeste que l’ordonnance n’a pas valeur législative.

Le TGI décide en conséquence que la demande des consorts Renault n’est pas de son ressort, c'est-à-dire qu’il est incompétent, et que seules les juridictions administratives peuvent juger ce cas. Rappelons ici que, dans la voie administrative, le sujet a déjà été jugé en 1959 et 1961 par le conseil d’Etat et que les héritiers Renault ont perdu.

Seconde conséquence : le Tribunal, qui n’est pas compétent, ne peut transmettre la question prioritaire de constitutionnalité.

La décision du TGI dit aussi recevables les interventions volontaires, dont celle de notre association. Cette intervention, n’étant pas contestée par les consorts Renault, cela allait sans le dire, mais va encore mieux en le disant.

Cette première étape est positive, et nous nous en félicitons. Toutefois, les enjeux sont tels que les héritiers Renault ne vont pas forcément renoncer aussi simplement. Il convient donc de rester mobilisés et vigilants. A nous de faire connaître la réalité de la collaboration de Renault avec l’occupant, qui lui a attribué un taux de profit supérieur à celui de tous ses autres fournisseurs. A nous de faire connaître aux Français d’aujourd’hui la dure réalité de la répression dans les usines Renault pendant la guerre.

Paris le 11 janvier 2011

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voir aussi la note du 2/1/2012 sur ce blog :

Contre la réhabilitation...

11/01/2012

La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/11/la-police-des-polices-au-c-ur-d-un-scandale-judiciaire_1628115_3224.html#ens_id=1628126

La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire

Quatre juges enquêtent sur l'Inspection générale des services, suspectée d'avoir falsifié des PV pour accuser à tort des fonctionnaires de la Préfecture.

Au total, quatre fonctionnaires ont été injustement mis en examen, M. Blanc ayant "seulement" été placé en garde à vue. Tous les cinq ont été suspendus à la suite de cette affaire montée de toutes pièces – un "chantier", dans le jargon policier. Ils ont été innocentés en janvier 2011 par la cour d'appel de Paris. Et, désormais, la justice enquête sur… l'enquête de l'IGS. Quatre juges d'instruction parisiens mènent six enquêtes distinctes sur la "police des polices", par ailleurs épinglée dans l'affaire des fadettes du Monde. L'institution policière, déjà mise en cause dans les affaires Neyret et Carlton, est durablement déstabilisée.

Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, pilier du système sarkozyste, est visé par l’une des procédures. Il a été interrogé le 15 décembre 2011 en qualité de témoin assisté, un statut hybride entre celui de témoin simple et de mis en examen. Tout comme un autre préfet, ancien patron des renseignements généraux, Pascal Mailhos. Ils ont tous deux été les signataires des arrêtés de suspension visant les fonctionnaires injustement accusés. Il leur est notamment reproché de s’être appuyés sur des éléments judiciaires dont ils n’auraient pas dû avoir connaissance. Ils ont soutenu que des éléments concrets visant les agents des affaires réservées avaient été obtenus par l’IGS.

Ces derniers n’ont pas fait mystère, lors de leurs interrogatoires, des multiples services qui leur étaient demandés en tant que fonctionnaires délivrant des titres de séjour, et même des relations qu’ils entretenaient avec des demandeurs, allant parfois jusqu’à s’offrir mutuellement des présents. Sans jamais, comme l’a assuré la cour d’appel, avoir franchi la ligne jaune.

En toute discrétion, les magistrats, menant eux-mêmes les investigations, ont mis au jour de nombreuses irrégularités : plusieurs procès-verbaux ont été truqués, des retranscriptions d’écoutes téléphoniques caviardées, des déclarations déformées, sans parler des pressions sur des témoins… Jusqu’au patron de l’IGS, Claude Bard, qui ira tirer des chèques sur son compte personnel pour défrayer un "expert" venu de nulle part. Ils ont auditionné des témoins évoquant la "censure" à l’IGS, et la mainmise de la hiérarchie sur toutes les procédures. Au final, une incroyable série d’anomalies, d’autant plus choquantes qu’elles émanent du service censé contrôler la légalité des actes des policiers.

Les procédures ont été lancées par les multiples plaintes déposées par Me David Lepidi, l’avocat des fonctionnaires mis en cause à tort. Elles visent notamment des faits de "faux en écritures publiques" – un crime passible de la cour d’assises –, "violation du secret de l’instruction""dénonciation calomnieuse" et autres "violences volontaires". Par ailleurs, Me Lepidi a saisi par courrier le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du cas de la juge Michèle Ganascia, qui a procédé aux mises en examen injustifiées des quatre fonctionnaires sur la base de l’enquête tronquée de l’IGS.

Outre l’institution policière, l’affaire pourrait aussi se révéler embarrassante pour Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur puis président de la République. Dans une note du 1er mars 2010 destinée à la justice, Yannick Blanc expliquait qu’il ne faisait aucun doute que "seul le biais politique" permettait de comprendre pourquoi l’IGS s’était "ingéniée, contre toute vraisemblance, à [l’impliquer] et à impliquer Daniel Vaillant, via son officier de sécurité, dans une affaire de corruption et de trafic d’influence parfaitement imaginaire".

Lui aussi visé par la manipulation, le maire (PS) du 18e arrondissement de Paris et député Daniel Vaillant a résumé son sentiment dans un courrier adressé le 31 mars 2011 à l’ex-procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal : "En prononçant directement des non-lieux au bénéfice de tous les fonctionnaires mis en cause, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ramené cette affaire à sa dimension réelle, celle d’un montage policier destiné à complaire au pouvoir politique dans le contexte de l’élection présidentielle de 2007."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

10/01/2012

Les lobbyistes de l'amiante mis en examen

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/les-lobbyistes-de-l-amiante-mis-en-examen-10-01-2012-1417114_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120110

Les lobbyistes de l'amiante mis en examen

Pendant des années, le Comité permanent amiante a oeuvré pour que la fibre hautement cancérigène ne soit pas interdite en France.

En mettant en examen quatre membres du lobby de l'amiante pour "homicides et blessures involontaires", la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy a franchi une étape de plus dans la longue route qui mènera, peut-être, à un procès pénal identique à celui qui s'est déroulé en Italie en 2011. Mais on en est encore très loin... Même si, pour Jean-Pierre Hulot, Dominique Moyen, Daniel Bouige et Arnaud Peirani, l'échéance s'en rapproche inexorablement.

Le premier, âgé aujourd'hui de 67 ans, était "secrétaire" - en fait le principal animateur - du Comité permanent amiante (CPA), structure de lobbying financée par les industriels qui, de 1982 à 1997, date tardive de l'interdiction de l'usage de l'amiante en France, parviendra "à effectuer un contrôle du discours scientifique et médical" et à détenir le "quasi-monopole de l'expertise scientifique française sur l'amiante" selon les pièces de l'instruction que Le Point a pu consulter.

Rappelons qu'en 1996, l'Inserm estimait à cent mille le nombre de Français qui devraient mourir d'ici 2025 d'avoir inhalé cette fibre cancérigène dont on connaissait pourtant la toxicité dès le début des années soixante. Mais grâce au formidable travail de Jean-Pierre Hulot, qui hébergeait les travaux du CPA dans les locaux de sa société Communications économiques et sociales, située avenue de Messine à Paris, la France, quand le scandale éclate en 1995, est devenue le premier importateur et transformateur d'amiante en Europe... 35 000 tonnes de cette fibre sont manipulées dans les usines des deux principaux fabricants, Éternit et la société Éverite, filiale de Saint-Gobain, pour fabriquer des bardages, des tuiles ou des tuyaux en Fibrociment. Devant les ravages de cette fibre, sept pays de la Communauté ont, à l'époque, déjà interdit le "magic mineral", mais la France pèse de tout son poids à Bruxelles contre une interdiction totale. C'est en réalité le CPA qui est à la manoeuvre, étant parvenu à obtenir "une influence sur le processus décisionnaire politique en France et en Europe".

"Usage contrôlé de l'amiante"

Comment une obscure structure de communication a-t-elle pu ainsi kidnapper le discours officiel ? Tout simplement en réunissant des scientifiques, puis des responsables d'organismes officiels et même des représentants des ministères concernés, ces derniers étant finalement assez satisfaits d'être débarrassés d'un dossier aussi empoisonnant. Durant ces quinze années, leurs responsables successifs, de droite comme de gauche, préféreront laisser les industriels se charger d'un enjeu majeur de santé publique. Renaud Peirani était ainsi le représentant au CPA du ministère de l'Industrie ainsi qu'expert auprès de la Commission européenne. Et Dominique Moyen, l'un des fondateurs du CPA, dirigeait alors l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité au travail), l'organisme de la Sécurité sociale chargé de veiller sur la santé des salariés... Sous le regard bienveillant de Daniel Bouige - directeur de l'Association française de l'amiante et directeur général de l'Association internationale de l'amiante -, les membres du CPA vont donc inventer le concept "d'usage contrôlé de l'amiante" tout en désamorçant les médias dès qu'une affaire éclate.

"Pour l'Andeva - qui avait pointé la responsabilité du CPA dans sa première plainte en juillet 1996 (!) - et pour l'ensemble des victimes de l'amiante -, c'est enfin un signe encourageant que l'instruction progresse", a estimé l'association qui regroupe les victimes de "l'or blanc", tout en soulignant la lenteur de la justice dans cette affaire. Le même enthousiasme ne doit pas être partagé par ceux des membres du CPA qui n'ont pas encore été mis en examen. Et encore moins par leurs supérieurs dans les administrations de la Santé et du Travail qui les avaient envoyés siéger au Comité permanent amiante.  

09/01/2012

Banques et État: la loi n°73-7 du 3 janvier 1973

lu sur :

http://www.marianne2.fr/Pompidou-et-Giscard-ont-ils-instrumentalise-l-enrichissement-des-banques_a214323.html

POMPIDOU ET GISCARD ONT-ILS INSTRUMENTALISÉ L'ENRICHISSEMENT DES BANQUES ?

Roland Hureaux - Chroniqueur associé | Lundi 9 Janvier 2012 à 12:01

La loi Pompidou-Giscard de 1973 est-elle est une « loi Rothschild » ? A-t-elle été mise en place pour favoriser les banques au détriment de l'Etat ? Roland Hureaux retourne aux sources de la loi. Analyse et mise en contexte pour mieux comprendre son influence sur le présent.




Même si la loi n°73-7 du 3 janvier 1973interdisant à l’Etat d’emprunter  à taux zéro à la Banque de France, a sa part de responsabilité dans l’explosion récente des déficits publics, il est sans doute exagéré d’y voir l’effet d’un obscur complot bancaire tendant à permettre aux banques de s’enrichir sur le dos de l’Etat, à fortiori de parler de « loi Rothschild ». 

Je ne suis pas dans tous les secrets de ceux qui ont concocté ce texte mais je me souviens de ce qu’en disait André de Lattre, alors gouverneur de la Banque de France, dans son cours de politique économique à Sciences Po, le plus suivi de tous car il permettait de se tenir au courant des dernières tendances de l’actualité. 

Rappelons-nous d’abord que cette loi, comme beaucoup de mauvaises lois, par exemple la loi organique sur les lois des finances, dite LOLF, du 1er août 2001, ne fut pas contestée par l’opposition. S’il n’y eut pas de débat, c’est que son contenu passait pour évident tant il était dans l’air du temps. 

Il n’était pas non plus prévu qu’elle profitât aux banques puisqu’elle devait accompagner la fin des déficits publics et donc des emprunts d’Etat de quelque nature qu’ils soient. La mode était déjà à la « règle d’or » : la reconstruction étant terminée, le retour à la vertu s’imposait. Et de fait, au cours des années 70, le déficit public demeura modéré. S’il réapparut peu de temps après, en 1974, ce ne fut pas à cause de la loi, mais du premier choc pétrolier. En outre les grandes banques de dépôt étaient nationalisées ; si on y ajoute le secteur coopératif (Crédit agricole, banques populaires etc.), le secteur bancaire privé ne pesait pas alors autant qu’aujourd’hui. Dans les années 80, la dette publique enfla mais alors, c’est tout le secteur bancaire qui était nationalisé. Il n’était donc pas question d’exploiter l’Etat. 

C’est seulement à partir des années 90 que le problème se posa réellement car elles virent à la fois la privatisation de tout le système bancaire et l’expansion des déficits publics. 

Pourquoi la décision de 1973 a-t-elle paru évidente aux gouvernants d’alors ? Pour des raisons idéologiques. Il se répétait depuis des années dans les cours d’économie de la rue Saint-Guillaume que le système français de contrôle du crédit, fondé sur le réescompte des effets de commerce à la Banque de France, l’Etat fixant le taux d’escompte, était archaïque. Le modèle révéré par tous était l’ « open market » pratiqué aux Etats-Unis : dans ce système, la régulation monétaire se faisait par achat et vente d’effets publics aux banques. Le grand manuel d’économie de Paul Samuelson, traduit de l’anglais, n’en connaissait pas d’autre. La Federal reserve bank  (« Fed »)  en vendait des bons du Trésor si le gouvernement voulait réduire la masse monétaire, en achetait s’il voulait la gonfler. Les années qui avaient précédé la réforme de 1973 avaient vu la progressive « modernisation » du système français, passant du taux d’escompte au taux de réserves obligatoires ( et s’il y avait surchauffe,  à l’encadrement du crédit) ; la transposition complète du système américain effectuée en 1973 ne fut que l’aboutissement d’une évolution. 

Le paradoxe est qu’aujourd’hui la situation est inversée : la Banque fédérale américaine prête directement au Trésor alors que cette pratique est interdite dans le traité de Maastricht, même si, en violation du traité, on s’est mis à le faire pour sauver l’euro. 

Mais le vieux fantasme selon lequel ce qui se fait en Amérique est a priori plus moderne, qui inspire tant de nos réformes,  jouait déjà à plein. 

L’autre argument était que, pour assurer le respect de l’équilibre budgétaire, il fallait ôter à l’Etat la facilité que constituaient les avances à taux zéro de la Banque de France. S’il ne pouvait plus faire marcher la planche à billets, l’Etat deviendrait raisonnable. On sait aujourd’hui ce que vaut cet argument : le verrouillage de la planche à billets n’a pas, au cours des vingt dernières années, empêché les déficits d’exploser en France comme partout en Europe. La loi de 1973 instaurait donc une fausse sécurité. 

Un dernier argument, moins explicite mais plus pernicieux sur le plan idéologique : l’Etat ne devait plus être un acteur privilégié du jeu économique  mais un emprunteur comme les autres : il fallait que, comme tout le monde,  s’il avait besoin d’argent, il aille voir un banquier.  Le prestige de l’Etat gaulliste était encore là, on n’en était pas encore aux dérèglements actuels, marqués par une volonté systématique d’abaisser l’Etat, mais cette tendance néanmoins s’esquissait. L’Etat régalien, disait-on, devait perdre peu à peu ses privilèges d’un autre âge,  y compris le droit  immémorial de battre monnaie dont il avait tant abusé. 

Que les conséquences de cette loi, en particulier l’accumulation des considérables déficits actuels, aient été catastrophiques, que le système bancaire ait, dans la dernière période, tiré un avantage exorbitant de cette situation, sans doute, qu’il faille abroger cette loi, certainement, mais n’imaginons pas, derrière, un sombre complot . Comme très souvent, les mauvaises décisions apparaissent, sur le moment, tellement évidentes qu’elles ne sont même pas matière à débat.

Les Français sont égaux en droits ...

un article instructif à lire sur :

http://www.lepoint.fr/economie/les-secrets-inavouables-de-la-caste-06-01-2012-1415989_28.php

Les secrets inavouables de la caste

Le Point - Publié le 06/01/2012 à 11:37  

 

Dans "L'oligarchie des incapables", deux collaborateurs du Point dévoilent les dérives de ceux qui nous dirigent.

Par François de Closets            

Les Français sont égaux en droits devant le mérite qu'arbitre l'école, devant le pouvoir que régit la démocratie, devant la richesse que répartit la concurrence. Beaux principes qui se pervertissent lorsque les gagnants sont toujours les mêmes. La République se fait alors oligarchie. Or, d'une enquête à la suivante, c'est toujours le même constat. Notre classe dirigeante tend à devenir un monde de passe-droits et de privilèges, de combines et de corruption, un monde de l'entre-soi et de la barbichette coupé du reste de la population.

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Publicité gratuite :

1. L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie d'Hervé Kempf (Seuil, 2011).

2. La République du copinage de Vincent Nouzille (Fayard, 2011).

3. Le règne des oligarchies d'Alain Cotta (Plon, 2011).

L'oligarchie des incapables de Sophie Coignard et Romain Gubert (Albin Michel, 363 p., 20 euros, en librairie le 6 janvier).

La trahison des élites

Ces deux-là ont trempé leur plume dans l'acide. Dans " L'oligarchie des incapables ", Sophie Coignard et Romain Gubert, qu'au Point nous connaissons bien, ne font pas de cadeaux. Leur vision de notre élite est celle d'une caste qui tourne sur elle-même. Au lieu de donner le cap à une société désorientée, abattue par la crise économique, la caste s'accroche à ses privilèges, fuit ses responsabilités et cède aux sirènes de l'argent roi. Vue d'en haut, la société française est un défilé de hauts fonctionnaires qui se désintéressent du service de l'Etat, d'intellectuels qui vont à la soupe, de patrons indécents, de sénateurs qui font des affaires, de courtisans qui arrachent des prébendes à l'Elysée... Un monde où chacun connaît tout le monde et ignore le monde. Où des voyous s'invitent dans les salons de la République. Où la devise est devenue " l'Etat, c'est pour nous ". Devant cette invraisemblable explosion des égoïsmes, pas étonnant que nos élites aient conduit là où il est ce pays perclus de déficits. Coignard et Gubert multiplient les anecdotes comme autant de preuves de la déliquescence des moeurs de ceux qui sont censés nous diriger. Pour les auteurs, nous sommes en 1788 et les incapables de l'Ancien Régime sont les oligarques d'aujourd'hui. Tout juste si le livre laisse entrevoir un espoir. Tout petit." Au bord du gouffre,écrivent-ils,nos oligarques doivent, dans l'urgence, trouver le courage de changer en profondeur leur système de décision, et renoncer à l'impunité. Est-ce trop leur demander ? " Sûrement beaucoup. 

08/01/2012

Pyrénées: mine à ciel ouvert dans une zone de protection du réseau Natura 2000

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4971

5/1/2012

Mobilisation transfrontalière contre un projet minier pyrénéen 

L’entreprise Magnesitas de Navarra S.A., dont sont actionnaires les groupes Roullier et Grecian Magnesite, est à l’origine d’un projet de mine à ciel ouvert dans une zone de protection du réseau Natura 2000, située dans les Pyrénées navarraises, à cinq kilomètres de la frontière française. Des associations de protection de la nature espagnoles et françaises viennent de publier un communiqué dans lequel elles demandent au gouvernement de Navarre l’arrêt immédiat des travaux dans la hêtraie de Zilbeti. Comme l’atteste son statut Natura 2000, cette dernière abrite des habitats jugés prioritaires ainsi que certaines espèces déclarées en danger d’extinction en Espagne et en Europe. 

Selon les associations, les travaux, débutés en catimini en pleine période de fêtes de Noël, ne respectent pas le cadre du projet minier approuvé par le Gouvernement de Navarre. Pendant ces vacances hivernales, la société a averti les autorités de Zilberti qu’à compter du 27 décembre 2011 et jusqu’au 5 janvier 2012, elle commencerait des coupes dans la forêt protégée. Niant la Déclaration d’impact environnemental émise par le gouvernement de Navarre, ces coupes visent à extraire 800 tonnes de minerais, arguments destinés à convaincre les actionnaires, qui se réuniront le 17 janvier prochain. 

Cécile Cassier

06/01/2012

Déclin des capacités cognitives dès 45 ans

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Déclin des capacités cognitives dès 45 ans
Des travaux, réalisés par l’Inserm et l’University College de Londres et publiés dans le British Medical Journal (BMJ), révèlent que les capacités cognitives de l’homme commenceraient leur déclin dès l’âge de 45 ans, rapportent l’AFP, Relaxnews, Libération et Metro. Les médias soulignent qu’auparavant d’autres études scientifiques estimaient que ce déclin débutait à l’âge de 60 ans. Cette cohorte Whitehall II , a consisté à évaluer, sur dix ans, les fonctions cognitives via des tests de mémoire, de vocabulaire, de raisonnement et d’expression orale de 5 198 hommes et 2 192 femmes âgés de 45 à 70 ans. Ce suivi a montré que les performances en terme de raisonnement ont chuté, en dix ans, de 3,6% pour les hommes de 45 à 49 ans, et de 9,6% pour ceux âgés de 65 à 70 ans. Les femmes ont connu une même baisse de 3,6% de leur capacité pour la première tranche d’âge, et de 7,4% pour celles âgées de 65 à 70 ans. Archana Singh-Manoux, qui a dirigé l’équipe de l’Inserm ayant mené l’étude, souligne l’importance de « déterminer l’âge auquel le déclin cognitif commence » : « Il est probablement plus efficace » d’agir « dès le début du déclin », (…) « pour changer les trajectoires du vieillissement cognitif ». (Relaxnews, 05/01, AFP, Libération , Metro, 06/01)

Reprise de l’information presse du 6/01/12 : "Le déclin cognitif apparait dès 45 ans"

Fin de la recherche sur les liens entre environnement et santé ?

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Le cas du Registre des malformations néonatales (Remera)
Le Monde
rend compte de la décision, le 9 décembre, de « déqualification » du Registre de malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera). Elle a été prise après l’arrêt, fin 2011, du seul programme de l’Agence nationale de la recherche (ANR) dédié à la santé environnementale. Cette mesure peut conduire à la suspension des subventions publiques et risque donc de faire disparaître ou faire entrer « en déshérence le fichier le plus important du genre en France ». Le Monde souligne que « plus de la moitié des quelque 200 000 euros de budget annuel de l’association loi 1901 repose sur les subventions de l’Inserm et de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) ». Le 4 janvier, le secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine, Raymond Ardaillou, a demandé, dans un courrier adressé à Emmanuelle Amar, épidémiologiste et directrice générale du registre, « un deuxième examen » de cette mesure, ce qui devrait être fait dans les prochaines semaines. L’Inserm et l’InVS assurent, quant à eux, ne pas vouloir interrompre les financements, même si la déqualification du registre est maintenue. (Le Monde, 06/01)

voir :


LE MONDE |  5 janvier 2012 | Paul Benkimoun et Stéphane Foucart | 654 mots
L'avenir du plus important registre de surveillance des malformations néonatales en France est en suspens. Préoccupations grandissantes autour des effets de l'environnement sur la santé, défiance accrue à l'égard des autorités sanitaires, exaspération de voir les métiers de la recherche et de la...

Fraude fiscale : comment la détecter !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/le-fisc-gache-le-reveillon-a-cortina-d-ampezzo-05-01-2012-1415676_24.php

Le fisc gâche le réveillon à Cortina d'Ampezzo

Le fisc italien a multiplié les contrôles le 31 décembre à Cortina d'Ampezzo, la plus élégante des stations de ski transalpines.

À Cortina d'Ampezzo, le réveillon a fait plus de gueules de bois qu'ailleurs. Pas pour les magnums de champagne millésimés ingurgités en grande quantité, mais en raison de l'arrivée impromptue, le 31 décembre, de... 80 agents du fisc. Dans la "Perle des dolomites", Mecque des mondanités hivernales transalpines, les agents ont fait l'effet de renards lâchés dans un poulailler.

Ainsi, les hommes de la garde financière ont contrôlé la propriété de 251 "supercars", Ferrari, Lamborghini, Porsche ou autres Corvette, toutes à plus de 200 000 euros sur les catalogues. Sur 133 propriétaires physiques de ces voitures de rêve, 42 déclaraient moins de 30 000 euros de revenus par an, et 16 moins de 50 000. Et la pêche fut aussi fructueuse pour les voitures censées appartenir à des sociétés. Dix-neuf d'entre elles étaient au nom de sociétés en perte et 37 au nom de sociétés déclarant moins de 50 000 euros de chiffre d'affaires par an. Conclusion : 74 % des voitures de luxe contrôlées étaient "incompatibles" avec les déclarations fiscales de leurs propriétaires.

"Lutte des classes"

La nouvelle de la présence des hommes du fisc s'est immédiatement propagée dans la station et, tels les nudistes surpris par les gendarmes de Saint-Tropez, les commerçants de Cortina ont mis une feuille de vigne sur leurs pratiques habituelles, consistant à ne jamais délivrer de factures et à privilégier les paiements au comptant. Ainsi, à en croire les tickets de caisses contrôlés, les restaurants de Cortina ont facturé 300 % de plus que le 31 décembre 2010, et les commerçants 400 % ! "Notre arrivée à Cortina a fait du bien au commerce", a déclaré, avec un humour british, le responsable du blitz fiscal.

Reste que l'opération a une saveur politique. À l'heure où les salariés sont soumis à un régime drastique de rigueur - augmentation des impôts directs et indirects, retard du départ à la retraite, hausse des services publics -, le gouvernement veut démontrer qu'il entend ne pas épargner les fraudeurs : grandes sociétés mais aussi commerçants, restaurateurs ou professions libérales. Un enjeu de 120 milliards d'euros pour les caisses de l'État.

L'opération ne fait toutefois pas l'unanimité et la droite dénonce une "opération populiste et propagandiste destinée à discriminer les riches, dresser les Italiens les uns contre les autres, faire renaître la lutte des classes". Les commerçants locaux redoutent que leur clientèle la plus aisée délaisse Cortina pour ses rivales suisses : Saint-Moritz ou Gstaad. D'autres opérations "coup de poing" du fisc italien devraient néanmoins viser des lieux de villégiature huppés de la péninsule. Cet été, à Capri, Porto Cervo ou Portofino, il vaudra mieux planquer sa Ferrari.

05/01/2012

Parthénogenèse chez les requins

lu sur :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/01/05/parthenogenese-un-cas-dimmaculee-conception-chez-le-requin-zebre/

Une femelle requin zèbre vierge se reproduit seule

Un requin zèbre femelle, Zebedee, qui vit dans un aquarium à Dubaï, vient de se reproduire pour la quatrième année consécutive sans avoir jamais été en présence d'un mâle. Un cas de parthénogenèse rare chez les grands vertébrés.
 
5/1/12-14h10

Un requin zèbre femelle – parfaitement célibataire – intrigue au plus haut point la communauté scientifique. Zebedee, qui vit dans un aquarium à Dubaï, vient de pondre, sans avoir jamais été en présence d'un mâle et pour la quatrième année consécutive, des œufs qui ont donné naissance à de petits requins en parfaite santé. (Voir le reportage de la BBC).

Ce cas de parthénogenèse, qui permet le développement d'un embryon à partir d'un œuf non fécondé, n'est pas unique dans le règne animal. Un cas isolé a déjà été observé en 2001 chez une espèce de requin-marteau au zoo Henry-Doorly, dans le Nebraska. Six ans après la naissance des petits requins-marteaux, des analyses ADN publiées dans la revue Biology Letters, en mai 2007, avaient montré qu'elle résultait d'une parthénogenèse. Le phénomène, connu chez certains petits groupes comme les oiseaux, les reptiles et les amphibiens, n'avait jamais été observé chez les vertébrés principaux comme les mammifères ou les requins.

Mais le cas de Zebedee est encore plus significatif, car sa reproduction n'a rien d'exceptionnel : le phénomène se répète pour la quatrième année consécutive. Ce mode de reproduction inattendu pourrait expliquer pourquoi les requins, apparus il y a 400 millions d'années, ont traversé les millénaires quand tant d'autres espèces, dont les dinosaures, ont disparu, souligne la BBC. La progéniture issue d'une parthénogenèse est génétiquement très proche de la mère, mais pas identique comme dans le clonage. Tous les bébés requins sont néanmoins du même sexe que leur génitrice.

 

04/01/2012

La BCE prête massivement aux banques de la zone euro

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/crise-de-la-dette-la-bce-prete-massivement-aux-banques-de-la-zone-euro-04-01-2012-1415206_28.php

La BCE prête massivement aux banques de la zone euro 

Le Point.fr - Publié le 04/01/2012 à 12:08 - Modifié le 04/01/2012 à 12:09 

La Banque centrale européenne a accordé, mercredi, aux établissements européens plus de 31 milliards de dollars de prêts. 

source AFP

La Banque centrale européenne (BCE) a accordé, mercredi, plus de 31 milliards de prêts en dollars, à différentes maturités, à des banques de la zone euro qui ont du mal à s'en procurer sur les marchés. Au total, la BCE a accordé pour 6,15 milliards de dollars sur sept jours à 12 banques, et 25,51 milliards de dollars sur 84 jours à 34 établissements, a annoncé l'institution de Francfort sur son site internet. Ces deux prêts sont assortis d'un taux d'intérêt de 0,58 %. Deux prêts d'un montant comparable arrivaient à expiration mercredi, l'un d'un montant de 33 milliards de dollars accordé fin décembre, et l'autre de 1,35 milliard de dollars conclu en octobre.

Les montants demandés en dollars par les banques européennes ne dépassaient guère l'an dernier le milliard d'euros, jusqu'à une action concertée de six grandes banques centrales mondiales qui ont assoupli les conditions de ces prêts fin novembre. Depuis, des montants de plusieurs milliards de dollars ont été prêtés lors de chaque opération. Ces demandes de dollars sont le symptôme des difficultés des banques européennes, confrontées à un exode de fonds des banques américaines ou d'autres investisseurs étrangers, qui les oblige à aller chercher des dollars sur les marchés, une solution incertaine et onéreuse.

Ce type de prêts spéciaux existe depuis la crise financière de 2008. Il avait été repris en août par la BCE, après plusieurs mois d'arrêt.

Cobayes humains en Inde

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/01/03/en-inde-des-essais-medicamenteux-pratiques-en-secret-sur-des-enfants_1625220_3216.html

En Inde, des essais médicamenteux pratiqués en secret sur des enfants 

Une simple amende de 72 euros a été infligée à des médecins accusés d'avoir testé des médicaments contre des dysfonctionnements sexuels sur des patients soufrant de handicaps, sans leur consentement.

Une amende de 5 000 roupies (72 euros) : c'est l'unique peine qu'ont reçu douze médecins en Inde pour avoir pratiqué en secret des tests de médicaments sur des patients, des enfants pour certains. Les médecins, dont deux d'entre eux ont démenti avoir mal agi, sont accusés d'avoir été payés par des entreprises pharmaceutiques pour mener dans la ville d'Indore des essais de médicaments visant à traiter notamment des dysfonctionnements sexuels.

L'affaire a provoqué la colère dans le Madhya Pradesh, dans le centre du pays. C'est dans cet Etat que 1 883 personnes auraient subi ces tests cliniques illégaux, selon le quotidien India Today, qui parle d'une condamnation "honteuse".

Selon le gouvernement local, les tests n'avaient pas été approuvés par les autorités sanitaires et les médecins ont refusé de divulguer toute information au nom de la protection du secret médical.

PLAQUE TOURNANTE DES TESTS PHARMACEUTIQUES

Anand Rai, un médecin qui a alerté l'opinion sur cette affaire, a fait part mardi 3 janvier à l'AFP de sa colère et de sa frustration après la peine infligée dimanche aux médecins, jugée non dissuasive. "Tous les tests ont été pratiqués sur des patients venus dans des hôpitaux gouvernementaux pour des soins de routine. C'est un crime de pratiquer sur eux des tests médicaux sans leur consentement", s'est-il insurgé.

Ajay Singh, à la tête de l'opposition au Parlement local, a qualifié l'amende de "ridicule". Des associations de défense des droits de l'homme disent craindre que l'Inde devienne une plaque tournante pour les tests de médicaments pratiqués sur des patients pauvres utilisés comme des cobayes par les géants pharmaceutiques, souvent sans leur accord.

Selon M. Rai, les mauvaises pratiques dans le milieu médical risquent de se poursuivre encore longtemps : "Les tests de médicaments sont ici en augmentation parce qu'ils coûtent seulement un sixième de leur prix dans les pays occidentaux", a-t-il souligné. "Le système de régulation est ici plus corrompu et les compagnies pharmaceutiques peuvent facilement inscrire des patients et commencer les essais", a-t-il ajouté. Selon lui, "dans les pays développés, cela prendrait six mois pour inscrire cinq patients tandis qu'en Inde, ils peuvent pendant ce temps mener des tests sur 2 000 personnes".