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01/10/2016

L’évaporation des ressources en Afrique.

Extrait d'un article du Monde :

Un continent de secrets : une nouvelle série sur les « Panama papers » en Afrique

Le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, publie dès lundi 25 juillet une nouvelle série d’articles à partir des documents « Panama papers » sur l’évaporation des ressources en Afrique.

La présentation (en anglais) de cette série est à trouver ici.

Les 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca mettent en lumière le rôle des sociétés offshore dans le pillage du continent, qu’il s’agisse de l’industrie du diamant en Sierra Leone, des structures de dissimulations du milliardaire nigérian Kolawole Aluko, propriétaire d’un yacht sur lequel Beyonce a passé des vacances et lié à l’ancienne ministre du pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, ou le recours systématique aux paradis fiscaux par l’industrie extractive.

Selon l’ICIJ, des sociétés issues de 52 des 54 pays africains ont recouru à des structures offshore, participant à l’évaporation de 50 milliards de dollars d’Afrique chaque année. ICIJ, pour cette nouvelle série, s’est appuyé sur ses partenaires habituels ainsi que sur des journalistes en Algérie, au Ghana, en Tanzanie, au Niger, au Mozambique, à Maurice, au Burkina Faso et au Togo, coordonnés par le réseau indépendant ANCIR.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/les-panama-papers-revelent-les-malversations-d-un-importateur-algerien-de-poudre-de-lait_5005898_3212.html#6vhI0zpvkQxfH2DS.99
 
« Panama papers » : malversations d'un importateur algérien de poudre de lait
Le Monde - Il y a 23 heures
En Algérie, l'importation de poudre de lait a permis de bâtir des fortunes, parfois
douteuses. Et des sociétés offshore ont été utilisées pour ...

16/09/2016

Les carburants écoulés en Afrique (suite) : les traders suisses en cause

Les traders suisses accusés de déverser de l'essence sale en Afrique
Le Temps -
 
extrait :
L’ONG Public Eye a mesuré des taux de soufre effarants dans les carburants vendus par les négociants genevois en Afrique de l’Ouest. Son enquête décrypte le modèle d’affaires mal connu du carburant à bas prix
 

Les géants du négoce pétrolier suisse ont fait de l’Afrique leur chasse gardée. Et ils inondent le continent noir de carburants polluants, en profitant des normes locales laxistes en matière de qualité de l’air, dénonce un rapport de l’ONG Public Eye (ex-Déclaration de Berne) dévoilé jeudi.

Lire aussi: «Les traders suisses tirent profit de notre faible réglementation»

15/09/2016

Les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe

lu sur :

Matières premières : comment les traders suisses écoulent du carburant toxique en Afrique

Par Simon Piel et Joan Tilouine

LE MONDE Le 15.09.2016 à 11h05 • Mis à jour le 15.09.2016 à 11h59

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#O4X1BI7fW68Iivvk.99

Dans l’enquête intitulée « Diesel sale », l’ONG Public Eye (ex-Déclaration de Berne) dévoile les pratiques peu scrupuleuses de traders pétroliers suisses en Afrique. Quatre enquêteurs ont travaillé durant trois ans pour percer les mystères toxiques de l’essence et du diesel distribués sur le continent africain par les géants suisses du négoce de matières premières.

Les résultats de cette enquête publiée jeudi 15 septembre sont sans appel : les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe, mettant gravement en péril la santé de populations exposées aux particules fines et à d’autres substances chimiques cancérigènes.

Lire l’intégralité du papier : 


Des produits toxiques ajoutés aux carburants pour augmenter les profits


Pour augmenter leurs profits, les traders effectuent des mélanges avec des produits toxiques et particulièrement nocifs pour l’environnement et pour la santé. Des opérations souvent risquées qui s’effectuent à quai, notamment à Rotterdam, Amsterdam et Anvers, ou en pleine mer à quelques miles des côtes de Gibraltar ou des ports d’Afrique de l’Ouest.

Les traders ont un nom pour qualifier ces produits pétroliers : « qualité africaine ». Ce carburant toxique est écoulé en Afrique de l’Ouest où les négociants en matières premières profitent de réglementations qui permettent encore l’importation de diesel et d’essence contenant un taux de soufre très élevé. Ils en ont fait un marché parallèle et opaque.

Dans les stations essence de Trafigura, Vitol ou Oryx


Public Eye a effectué des prélèvements dans des stations essence de huit pays africains (Angola, Bénin, Congo-Brazzaville, Ghana, Côte d’ivoire, Mali, Sénégal et Zambie) détenues ou alimentées par ces maîtres du négoce pétrolier, comme Trafigura, Vitol ou Oryx. Plus de deux tiers des échantillons contiennent un taux de soufre supérieur à 1 500 parties par million (ppm). Avec une pointe à 3 780 ppm au Mali. La limite est de 10 ppm en Europe, aux Etats-Unis et même en Chine, à compter de 2017.

Les grandes villes africaines pâtissent déjà d’une qualité de l’air déplorable et d’une urbanisation préoccupante. D’ici 2050, la population urbaine devrait tripler sur le continent. Et le nombre de véhicules devrait considérablement augmenter. Les grands acteurs suisses de ce marché du « diesel sale » disent respecter les normes en vigueur. Et ils insistent sur les efforts fournis par l’Association des raffineurs africains (ARA), une organisation basée… à Genève et dont ils sont membres, pour améliorer la qualité des carburants qu’ils importent, mélangent, revendent et distribuent sur le continent.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#O4X1BI7fW68Iivvk.99

19/01/2015

L'esclavagisme de nos jours en Mauritanie

lu sur :

 

18 Jan, 2015 - Jeudi 15 janvier, trois militants anti esclavagistes dont Biram Ould Dah ould Abeid, grande figure du mouvement abolitionniste en Mauritanie, ont été condamnés à deux ans de prison ferme.

mondafrique.com - Mauritanie, deux ans de prison pour des militants anti esclavagistes.pdf

13/01/2015

SITUATION DU JOUR EN AFRIQUE

lu sur :

International : Toute l'actualité sur Le Monde.fr.

www.lemonde.fr/international/

Boko Haram met à feu et à sang le nord du Nigeria

Par Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)

 

LE MONDE Le 11.01.2015 à 14h50 • Mis à jour le 12.01.2015 à 15h02

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/11/boko-haram-la-strategie-du-massacre_4553718_3212.html#vAygTshpVAcJhhbb.99

Plus de quinze villages voisins attaqués en quelques jours, « des centaines de corps jonchant le sol » décrits par les rares survivants à avoir atteint des villes de la région : autour de Baga, dans l’extrême nord-est du Nigeria, un massacre d’une ampleur inédite vient d’être commis en l’espace de plusieurs jours par les insurgés de Boko Haram.

Lire aussi : Cent morts dans l'attaque d'une ville du Nigeria par Boko Haram

Le temps n’est pas encore à l’exactitude des chiffres, mais à la prise de conscience que cette série d’attaques vient d’annihiler une agglomération, Baga, et des villages voisins dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, alors que la ville est le siège d’une force régionale, la MNJTF (Multinational Joint Task Force, force multinationale conjointe).

A Baga, la MNJTF devait coordonner la réponse militaire du Nigeria avec celle du Niger et du Tchad voisins contre Boko Haram, dont les actions dans cette vaste zone frontalière se sont intensifiées et durcies au cours de l’année écoulée. Le Tchad voit les actions de Boko Haram se rapprocher dangereusement du point où son sol sera bientôt frappé à son tour. La capitale tchadienne, N’Djamena, n’est qu’à quelques heures de route de cette zone.

Vagues d’assassinats

A Baga, la MNJTF (il ne se trouvait à ce moment que des soldats nigérians dans la base) n’a pas pu empêcher un massacre d’une ampleur inédite. Amnesty International estime qu’il s’agirait de « l’acte le plus meurtrier dans une série d’attaques de plus en plus atroces menées par le groupe ». Même si d’autres sources évoquent plus prudemment un nombre de victimes s’établissant à « plusieurs centaines », l’ampleur de ces tueries est considérable.

Elle découle d’abord d’une organisation méthodique de la violence, mélange d’exécutions et de destructions systématiques, si complètes du reste qu’il a fallu que les assaillants s’y prennent à plusieurs fois pour « raser à 90 % » Baga, comme l’ont rapporté des survivants à Maiduguri (200 kilomètres de marche) au journal Daily Trust, qui ont dû laisser derrière eux des blessés agonisants et enjamber des monceaux de cadavres.

La première attaque avait eu lieu samedi 3 janvier. Déjà, des vagues d’assassinats, des destructions. Boko Haram s’empare alors de la base de la MNJTF. L’objectif est de première importance. La proximité de Baga avec le lac en fait un endroit stratégique. Boko Haram contrôle certaines des îles du lac, et des convois d’armes qui ont transité par le Tchad, en provenance de Libye, ont sans doute emprunté des itinéraires passant dans cette région. De plus, c’est de là que la réponse militaire régionale est supposée trouver un point d’ancrage.

Le Tchad étudie de très près les possibilités d’intervention contre Boko Haram dans la zone frontalière avec le Nigeria et le Cameroun. Frapper cette base, pour les insurgés, est donc un signal de défi à l’adresse des pays de la région. Boko Haram menace aussi le Cameroun, et son président, Paul Biya, d’une intensification de la guerre sur son sol. Certains de leurs hommes se trouvent sur le territoire nigérien. Autant de menaces pour les pays voisins. La base de Baga aurait dû être l’un des éléments de réponse militaire, même si le Cameroun n’est pas associé à cette unité.

Soldats nigérians piégés

Mais Baga est aussi un cul-de-sac. La fin des routes. Et un piège, donc, pour les soldats nigérians, qui se sont trouvés face à plusieurs centaines d’insurgés, arrivés à leur façon habituelle sur des pick-up, des petits camions et des nuées de motos. Les 7 et 8 janvier 2014, une nouvelle vague d’attaques était menée.

Une partie de la population des environs a fui. Certains, à pied, ont pris la direction de Maiduguri, où ils ne sont arrivés que quelques jours plus tard. D’autres ont tenté de traverser le lac Tchad. Plus de 20 000 personnes semblent arrivées sur l’autre rive. Mais dans un mouvement désespéré, des personnes se sont noyées, y compris des soldats. Des fuyards en nombre inconnu se trouveraient encore sur des îles, sans provisions, exposés au froid de cette saison, aux moustiques.

Vendredi 9 janvier, un autre groupe de combattants djihadistes attaquait cette fois Damaturu, dans l’Etat voisin de Yobe. A environ 200 kilomètres : une broutille pour les groupes de Boko Haram, très mobiles sur les anciennes pistes séculaires, qui passent à travers la brousse. La ville carrefour a été attaquée à plusieurs reprises au cours des années passées. La dernière fois, c’était il y a quelques semaines, et il y a eu plus de cent morts, dont 38 policiers tués dans leur caserne investie à la sortie de la ville, malgré ses protections et ses systèmes de défense qui la faisaient ressembler à un petit fort.

« L’attaque sur la ville par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble », estime leporte-parole des forces armées

Damaturu demeure une cible : la ville est suffisamment importante (50 000 habitants, des banques, des commerces, plusieurs camps militaires) pour constituer une belle prise en cas de victoire. Mais pas trop grosse, pour ne pas entraîner l’échec à coup sûr. Car les forces de Boko Haram, loin de pouvoir compter sur une efficacité éprouvée, n’ont pour elles que leur nombre (elles attaquent désormais en masse), leurs armes contre des civils, et surtout la faiblesse des forces armées, démoralisées, infiltrées, affaiblies par la corruption. Là où les soldats (parfois dos au mur, comme aux portes de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno) résistent, Boko Haram ne passe pas. La secte a perdu sans doute plus de cent hommes dans sa dernière attaque de Damaturu. Vendredi 9 janvier, ils ont encore échoué.

Ces revers ne peuvent cependant dissimuler la réalité d’une extension du territoire sous contrôle, ou sous la menace, des djihadistes. La vaste région frontalière du Cameroun, mais aussi celle proche du Niger, ou encore le triangle aride au nord de Maiduguri : toutes ces régions sont devenues le fief des insurgés, qui y frappent lorsqu’ils le souhaitent, même s’ils ne « tiennent » pas la plupart des agglomérations.

Un nombre croissant de villes prises

Monguno, à 60 km, a été déjà attaquée de manière terrible en 2013. De même que la ville de Dikwa. Selon nos sources, des bastions importants pour Boko Haram se trouvent juste à proximité, parfois dans de petites agglomérations : vers Adjibo, par exemple. Un « Boko Haram Land » est en voie de constitution, où les militaires nigérians, quand ils n’ont pas fui, vivent encerclés dans leurs bases, ne se déplaçant qu’en lourds convois, incapables de porter secours aux populations. Il y a pire : les actes de vengeance des soldats ou de leurs alliés des milices locales. En avril 2013, des soldats subissent une attaque légère près de Baga et perdent un homme. En représailles, ils brûlent 2 000 maisons, comme les clichés satellite de Human Rights Watch, coïncidant avec les déclarations des survivants, l’ont prouvé. Les forces gouvernementales avaient alors tué 193 personnes. Cette foi, c’est Boko Haram qui a « puni » Baga, de la plus terrible façon.

L’armée y perd son âme et le soutien des populations. Les insurgés tiennent le pays par la terreur. C’est avec ce genre de massacre que Boko Haram, courant 2014, a poursuivi sa politique de conquêtes territoriales. Un nombre croissant de villes sont désormais « tenues », même si les destructions et les tueries en ont vidé le plus clair de la population, afin de donner corps à la décision de son chef, Abubakar Shekau, de constituer un « califat » à partir de Gwoza, vers la frontière avec le Cameroun.

La partie sud du Nigeria a vécu dans l’idée pernicieuse que Boko Haram était un phénomène naturellement circonscrit, le fruit du Nord, et plus encore celui des trois Etats du Nord-Est (Borno, Adamawa, Yobe). Il a fallu plus d’une semaine aux responsables militaires pour aborder, publiquement, la question du massacre de Baga. Ce que le porte-parole des forces armées, le général major Chris Okulade, a finalement dit samedi soir, est révélateur : « L’attaque sur la ville par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier 2015 devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble, plutôt que de critiquer les personnes qui essayent de les contrer. »

Abuja, la capitale, a été frappée à plusieurs reprises par des attentats-suicides. Lagos, la capitale économique, a subi une tentative similaire. Mais l’indifférence du sud du pays vis-à-vis de ce lointain nord mis à feu et à sang n’a pas encore été brisée par la force des chiffres : selon le Council on Foreign Relations (CFR), plus de 10 000 personnes auraient été tuées dans le cadre de l’insurrection (par les insurgés, les forces de l’ordre ou leurs auxiliaires des milices locales) en 2014.

Johannesburg, correspondant régional
 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/11/boko-haram-la-strategie-du-massacre_4553718_3212.html#vAygTshpVAcJhhbb.99

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Un peu de géographie : comparez les surfaces des terres émergées et regardez les frontières -

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04/01/2015

À propos du wikileaks marocain

lu sur :

L'Expression - Le Quotidien - Le WikiLeaks marocain "déshabille" le ...

www.lexpressiondz.com/.../206943-le-wikileaks-marocain-deshabille-le- makhzen.html 

COMPLAISANCE AVEC ISRAËL, TRAFIC D'INFLUENCE, VÉRITABLES AGISSEMENTS AU SAHARA OCCIDENTAL...

Le WikiLeaks marocain "déshabille" le Makhzen

Par Walid AÏT SAÏD - Mercredi 10 Decembre 2014
 
Le «snowden» marocain a mis à nu les agissements du royaume qui est prêt à tout pour nuire à l'Algérie et continuer son processus de colonisation du Sahara occidental!

Depuis le 3 octobre dernier, le Maroc a son WikiLeaks !

En effet, «Chris_Coleman24» est un compte Twitter révélant des documents confidentiels, qui fait sensation sur le Web. Il vise, notamment, des responsables de la diplomatie marocaine et la Dged (les services de contre-espionnage marocain, Ndlr). Ce Julien Assange marocain révèle, documents à l'appui, les pratiques machiavéliques du Makhzen.

Du trafic d'influence jusqu'à la complaisance avec Israël, rien n'arrête le royaume pour nuire à l'Algérie et continuer son processus de colonisation du Sahara occidental. «Chris_Coleman24» nous révèle par exemple, dans un document publié lundi dernier, la collaboration marocaine avec l'entité sioniste. Il publie des échanges d'e-mails entre des responsables marocains et israéliens sur une demande de survol de l'espace aérien marocain. Chose qui a naturellement été acceptée et cela afin de permettre à l'Etat sioniste d'espionner l'ennemi commun qui est... l'Algérie. Chose que confirme le Makhzen dans un tweet avec un faux compte. «Le Maroc doit collaborer avec Satan si nécessaire pour garantir ses intérêts supérieurs et neutraliser ses ennemis de l'Est», est-il posté par ce compte du Makhzen.

Le WikiLeaks marocain révèle également la coopération existant entre la Dged (Direction générale des études et de la documentation) et les services secrets israéliens. Une délégation du Mossad serait venue au Maroc sur invitation de la Dged. En guise de preuve, Coleman a publié deux copies de passeports israéliens.

Pour appuyer ces propos sur les liens intimes liant le Maroc et Israël, Chris Coleman, révèle l'information qui fait état d'un dépôt de plainte du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre tous les pays arabes...sauf le Maroc !

Le trafic d'influence mené par le Maroc pour acheter des soutiens dans sa colonisation du Sahara occidental est également mis à nu. Tout en faisant part des états de crispation entre Rabat et l'ONU (et l'envoyé personnel de Ban Ki-moon, le médiateur de ce conflit, Christopher Ross), voire même de certaines tensions avec l'administration Obama, Coleman sort des correspondances bancaires et des fac-similés de pièces d'identités qui démontrent ce trafic d'influence.

Certaines correspondances montrent que des responsables marocains ont soudoyé des diplomates et des journalistes étrangers, dont des Français, pour qu'ils défendent avec vigueur la position de Rabat concernant la question du Sahara occidental. La Dged a même monté de faux sites Internet d'information algériens.

Il est aussi mis en lumière le financement du lobby pro-marocain aux Etats-Unis et en France tel que le think tank Global Intelligence Partners, qui est qualifié «d'arrière-boutique de la Dged».

Ce compte tweeter démontre aussi comment le Maroc pille les ressources naturelles du peuple sahraoui et précise qu'il [le Maroc, ndlr] livre gracieusement des phosphates à plusieurs pays de la Caraïbe et du Pacifique en échange d'un soutien sur le dossier du Sahara occidental.

Les malversations du ministre des Affaires étrangères marocains sont montrées noir sur blanc. Le secrétaire général du Rassemblement national des indépendants a «engagé la société McKinsey pour réaliser une étude destinée à relancer l'économie marocaine». Le cabinet de conseil américain emploie, selon Coleman, la fille du responsable de la diplomatie marocaine, ce qui permettrait «des versements de commission» pour une étude qui «coûtera certainement aux contribuables marocains des millions de dollars». Des transferts de fond illégaux du clan Alaoui font également partie des révélations. Tout comme les relais marocains à l'étranger, notamment en France. Un bâtonnier français exerçant à Paris est présenté comme l'avocat «particulier» du Makhzen. Il s'occuperait de toute la sale besogne du royaume...

Les Marocains n'ont pas réagi officiellement à ces graves révélations, mis à part leur chef de la diplomatie qui est tombé dans son délire habituel, accusant Alger d'être à l'origine de ces fuites.

Néanmoins, le Makhzen tente d'attaquer Coleman sur son propre terrain c'est-à-dire la Toile en créant de faux comptes qui l'accusent de distiller de faux documents. Il tente de toucher à sa crédibilité.

Toutefois, «Chris_Coleman24» a intelligemment prouvé la véracité de ces documents en publiant la base de données du personnel du ministère des Affaires étrangères. La liste de tous les fonctionnaires de ce ministère, diplomates, agents techniques et employés, etc., avec leurs noms, prénoms, date de naissance, état civil, nombre d'enfants, matricules, numéros de la carte d'identité nationale et date de recrutement, ont été rendus publics. Même des fonctionnaires, dont des ambassadeurs, partis en retraite, sont signalés. Une manière donc de répondre au Palais. Et de lui promettre que les révélations ne font que commencer...

Affaire à suivre 

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mon commentaire :

Je n'avais pas spécialement l'intention de mettre cette note sur le blog, mais ma curiosité a été a éveillée par le fait qu'à chaque fois que j'essayais d'avoir des informations sur ce sujet en cherchant sur google avec comme mots clés : "L'étrange " WikiLeaks " marocain", je tombais sur des liens pour lesquels mon navigateur se déconnectait automatiquement. Le seul lien stable a été obtenu avec celui du début de la note.

Les liens suivants ont tous été déficients :

L'étrange « WikiLeaks » marocain  Le Monde -

L'étrange " WikiLeaks " marocain - Kassataya  kassataya.com/afrique/15816-l-etrange-wikileaks-marocain

L'étrange « WikiLeaks » marocain - L'heure du réveil chanonymous.canalblog.com/archives/2015/01/.../31247480.html‎ 

L'étrange " WikiLeaks " marocain / Kassataya @ Izuba info  www.izuba.info/info/l-etrange-wikileaks-marocain,3604753.html

04/10/2014

SIDA : son origine

Article paru dans la revue Science du 3 octobre :

EDITOR'S SUMMARY

The hidden history of the HIV pandemic

Rail and river transport in 1960s Congo, combined with the sexual revolution and changes in health care practices, primed the HIV pandemic. Faria et al. unpick the circumstances surrounding the ascendancy of HIV from its origins before 1920 in chimpanzee hunters in the Cameroon to amplification in Kinshasa. Around 1960, rail links promoted the spread of the virus to mining areas in southeastern Congo and beyond. Ultimately, HIV crossed the Atlantic in Haitian teachers returning home. From those early events, a pandemic was born.

Science, this issue p. 56

Virology
Jon Cohen

Genetic study reveals fresh details on HIV's emergence.

A new, sophisticated analysis of hundreds of genetic sequences of HIV from different time points and locations adds fascinating insights to the origin of the AIDS epidemic. The study, which appears in this issue of Science (see p. 56), confirms earlier analyses that an HIV-infected person came to what today is Kinshasa around 1920, but it then shows for the first time how the virus went from there to two cities in the southeastern portion of the country, likely aided by the extensive rail system that then existed. The researchers also note that 13 documented cases exist of different simian viruses jumping from chimpanzees, gorillas, and monkeys into humans, but only one—known has HIV-1 group M—sparked a global epidemic. They show that group M and another strain, group O, expanded at the same rate until about 1960, but then group M nearly tripled its rate of spread. Possible reasons include public health campaigns that had contaminated needles and an increase in the number of clients of sex workers.

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    • Full Text
    •  
    • Full Text (PDF)
    •  
    • Supplementary Materials

       

    • Abstract 

    •  

       Thirty years after the discovery of HIV-1, the early transmission, dissemination, and establishment of the virus in human populations remain unclear. Using statistical approaches applied to HIV-1 sequence data from central Africa, we show that from the 1920s Kinshasa (in what is now the Democratic Republic of Congo) was the focus of early transmission and the source of pre-1960 pandemic viruses elsewhere. Location and dating estimates were validated using the earliest HIV-1 archival sample, also from Kinshasa. The epidemic histories of HIV-1 group M and nonpandemic group O were similar until ~1960, after which group M underwent an epidemiological transition and outpaced regional population growth. Our results reconstruct the early dynamics of HIV-1 and emphasize the role of social changes and transport networks in the establishment of this virus in human populations.

    • origine-sida-science.pdf

28/08/2014

Ebola : une épidémie d’une ampleur inédite

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Ebola : une épidémie d’une ampleur inédite

Dans une interview accordée à Libération, Peter Piot, codécouvreur du virus Ebola en 1976, s’inquiète de l’ampleur de l’épidémie. Il pointe la réactivité tardive des institutions médicales comme l’OMS qui ne s’est « réveillée » qu’en juillet, alors que l’alerte avait été donnée début mars.
Directrice adjointe de l’Institut de microbiologie et de maladies infectieuses de l’Inserm, Bernadette Murgue, évoque dans
 La Croix qu’« Il est très difficile de faire des prévisions sur le temps qu’il faudra pour stopper cette épidémie. Nous sommes confrontés à une flambée d’une ampleur inédite ». Elle assure par ailleurs que « Pour stopper [le virus], il faut en priorité arriver à faire des diagnostics rapides, isoler tous les malades et surtout tracer et surveiller tous les ‘cas-contacts’ ». Selon elle la principale difficulté rencontrée par les pays touchés par le virus est de ne pas avoir « de système de santé doté de moyens suffisants ».

Pour plus d’infos lire notre dossier complet sur Ebola.

La Croix, Libération, 26/08

08/08/2014

Virus Ebola : Voyages en Afrique déconseillés

lu sur le Point :

Ebola : l'OMS appelle à la mobilisation générale

Le Point - Le Point.fr - Publié le 08/08/2014 à 09:22 - Modifié le 08/08/2014 à 13:39

source AFP :

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété la mobilisation mondiale contre l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest, en instituant vendredi "une urgence de santé publique de portée mondiale". Le comité d'urgence, qui s'est réuni mercredi et jeudi à Genève, a été "unanime pour considérer que les conditions d'une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies", a déclaré vendredi devant la presse le Dr Margaret Chan, directrice générale de l'organisation. Devant l'aggravation de la situation, il faut une "réponse internationale coordonnée" pour "arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola", a estimé le comité.

L'épidémie d'Ebola, qui a fait près de 1 000 morts depuis le début de l'année sur plus de 1 700 cas présumés, est "la plus importante et la plus sévère" en quatre décennies, a encore souligné le Dr Chan. L'OMS ne met pas en quarantaine les quatre pays concernés (Guinée, Liberia, Sierra Leone et Nigeria) pour ne pas aggraver leur situation économique, mais demande des mesures de contrôle à leurs points de sortie et des précautions particulières aux compagnies aériennes qui continuent à les desservir, certaines ayant déjà suspendu leur service. C'est la troisième fois que l'OMS met en place un tel dispositif d'urgence, comme en 2009 pour l'épidémie de grippe aviaire en Asie, et en mai dernier devant les nouveaux développements de la poliomyélite au Proche-Orient. 

Reporter tout voyage "non essentiel"

Estimant que ces pays "ne peuvent faire face par eux-mêmes" à l'épidémie, le Dr Margaret Chan a appelé "la communauté internationale à leur fournir le soutien nécessaire". Le comité d'urgence a exclu des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international. Mais, a-t-il dit, "les États doivent se préparer à détecter et traiter des cas de malades Ebola" et "à faciliter l'évacuation de leurs ressortissants, en particulier les personnels médicaux, qui ont été exposés à Ebola". Le département d'État américain a déjà recommandé aux Américains de reporter tout voyage "non essentiel" au Liberia.

Le comité a invité les chefs d'État des pays affectés à "décréter un état d'urgence" et à "s'adresser personnellement à la nation" pour informer les populations de la situation. Le Dr Keiji Fukuda, adjoint de la directrice générale en charge de l'épidémie, a précisé que compte tenu d'un temps d'incubation de 21 jours, une quarantaine de 31 jours devait être imposée aux personnes affectées. Ceux qui ont été en contact avec des malades, à l'exception du personnel médical équipé de vêtements protecteurs, ne doivent pas être autorisés à voyager, et les équipages des vols commerciaux vers les pays concernés doivent recevoir une formation et du matériel médical de protection pour eux et leurs passagers.

Un examen dans les aéroports

Le comité recommande que tous les voyageurs quittant les pays affectés fassent l'objet d'un examen dans les aéroports, les ports et aux principaux postes frontières, avec un questionnaire et une prise de température, les cas suspects devant être stoppés. Le Liberia et la Sierra Leone, déjà en état d'urgence, ont placé jeudi en quarantaine trois villes de la zone contaminée, fermant certains routes et lieux de loisirs, dans des efforts désespérés pour enrayer l'épidémie. Au Liberia, l'armée a reçu ordre de limiter les mouvements de la population et contrôlait strictement les accès à la capitale, Monrovia, en provenance des provinces touchées.

Devant "l'ampleur de l'épidémie, la virulence et la mortalité du virus", la présidente Ellen Johnson Sirleaf a décrété l'état d'urgence pour 90 jours, et annoncé des "mesures extraordinaires, y compris, si nécessaire, la suspension de certains droits et privilèges". En Ouganda, un homme présentant des symptômes de fièvre a été placé à l'isolement à son arrivée à l'aéroport d'Entebbe le temps de subir des tests de dépistage du virus Ebola qui se sont révélés négatifs, a indiqué le ministère ougandais de la Santé. L'Europe a accueilli jeudi un premier malade d'Ebola, un missionnaire espagnol contaminé rapatrié du Liberia, peu après le rapatriement de deux patients originaires des États-Unis qui ont porté leur alerte sanitaire au niveau maximum.

Aux États-Unis, de hauts responsables sanitaires ont jugé inévitable que des personnes ayant voyagé dans les pays africains touchés par l'épidémie entrent infectées aux États-Unis, mais ont affirmé ne pas craindre une épidémie étendue dans le pays. L'agence américaine des médicaments (FDA) a partiellement levé des restrictions sur un traitement expérimental de la société canadienne Tekmira. "Cette décision nous permet d'utiliser potentiellement TKM-Ebola chez des personnes infectées", estime la firme. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il provoque une fièvre caractérisée par des hémorragies, vomissements et diarrhées. 

11/04/2014

Afrique : toute la misère du monde ...

(voir aussi la note du 30/3/2012 sur ce blogObiang, UNESCO, et biens...

et aussiL’Afrique grandeur nature _ la carte qui bouscule les idées reçues - Le nouvel Observateur.pdf 

rue89.nouvelobs.com/2013/12/21/lafrique-grandeur-nature...)

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à lire sur MEDIAPART :

Biens mal acquis : l’art de la corruption du vice-président de la Guinée-Equatoriale

 |  PAR FABRICE ARFI

L’actuel vice-président de la Guinée-Équatoriale, Teodorin Obiang, a acquis pour près de 104 millions de dollars d’œuvres d’art de la fin du XIXe siècle grâce au pillage des richesses de son pays, selon plusieurs documents obtenus par Mediapart. Plus de 60 % de son peuple vit avec moins d'un dollar par jour.

extraits :

..." Deux anciens ambassadeurs de France en Guinée-Équatoriale, Guy Serieys et Henri Deniaud, ont ainsi indiqué aux juges que l’exploitation et la commercialisation du bois guinéen, l’une des principales richesses nationales avec les hydrocarbures, étaient un monopole que Teodorin Obiang s’était arrogé,via la Somagui, quand il était ministre de l’agriculture." ...

..." « Sur le plan du droit, tout ce qu’a fait mon client est tout à fait légal en Guinée. Il n’y a donc pas d’infraction d’origine. En France, ce serait peut-être différent, mais c’est comme cela », commente pour sa part Me Marsigny."...

François Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée. © ReutersFrançois Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée.