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29/12/2016

OGM, toxicité, allergies

À lire sur :

OGM : Santé > Risques potentiels - Toxicité et allergies

www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques.../toxicite_allergies.html
 
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extrait :

On dit qu’il y a risque d’intoxication quand un aliment – lait, œufs, viande, etc. – contient des toxines, c’est-à-dire des substances capables d’endommager les fonctions vitales ou des parties de l’organisme humain.

Ces substances doivent être présentes en quantité suffisante pour provoquer des effets nocifs. En effet, lorsqu’il est question de toxicité alimentaire, tout est question de quantité ingérée.

On parle de réaction allergique lorsque le système immunitaire réagit de façon inappropriée ou exagérée à l’absorption de substances dites « allergènes ».

Certains allergènes peuvent être nocifs pour les humains. Les allergies peuvent se manifester sous forme d’asthme ou par une chute importante de la pression artérielle dans les cas sévères.

Les toxines et les allergènes sont des substances naturellement produites par les végétaux et certains animaux.

Les toxines, pour leur part, jouent un rôle dans les mécanismes naturels de défense de tous les organismes vivants. Or, un aliment avec OGM pourrait contenir une plus grande quantité de toxines ou d’allergènes par suite des réactions possibles de la plante à l’insertion d’un ou de plusieurs gènes introduits dans son génome, y compris pour ce qui est de la production de la ou des protéines.

Ainsi, la plante pourrait réagir à la transgénèse en produisant :

des protéines non désirées;
un supplément de toxines ou d’allergènes naturellement présents dans l’organisme.
Par ailleurs, la protéine produite par le gène inséré pourrait :

se révéler toxique ou allergène selon la capacité de notre organisme à la digérer ou non;
libérer des composés toxiques ou allergènes pour notre organisme.
Il n’existe pas de test unique pour évaluer l’allergénicité potentielle des OGM. Une évaluation au cas par cas est nécessaire.

L’European Food Safety Authority a publié un guide des procédures d’évaluation des allergies disponibles et des modèles animaux utilisables pour étudier les OGM 1.

Pour chaque OGM commercialisé au Canada, Santé Canada a la responsabilité d’assurer l’évaluation de ces risques d’intoxication et de réaction allergique.
 
lire la suite sur le site de Santé Canada (lien ci-dessus), qui est un site du gouvernement du Québec, pas un site commercial.

26/09/2015

Dérives de la société contemporaine : un exemple, l'élevage industriel

un livre sur le sujet

Industrial farming is one of the worst crimes in history | Books | The ...

www.theguardian.com/.../industrial-farming-one-worst-crimes-history-ethical -question
 
23 hours ago ... The fate of industrially farmed animals is one of the most pressing ethicalquestions of our time. Tens of billions of sentient beings, each with ...

21/06/2015

Nutella, huile de palme, etc ...

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un article ancien à lire sur BASTAMAG :

 

Crime environnemental : sur la piste de l’huile de palme

17/04/2012 SOPHIE CHAPELLE

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L’huile de palme est massivement importée en Europe. Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait (...)

15/09/2014

Agroalimentaire industriel : blocage de la ferme dite des Mille Vaches

à lire sur BASTAMAG :

Le blocage de la ferme dite des Mille Vaches, dans la Somme, semblait en voie de se durcir à son deuxième jour, dimanche 14 septembre, et risque de devenir un nouveau point de ralliement pour les causes environnementales en France.

« Pour l’instant, nous empêchons les camions et les bovins d’entrer ou de sortir du site mais nous laissons passer le personnel. Si d’ici à lundi soir, le promoteur de la ferme, Michel Ramery, ne s’engage pas par écrit à limiter à 500 le nombre de vaches laitières, le blocage deviendra total », a déclaré le président de l’association locale d’opposants Novissen, Michel Kfoury, entouré d’une vingtaine de militants.

PREMIÈRE TRAITE SAMEDI

Les militants jugent illégale le démarrage de l’exploitation, située à Drucat près d’Abbeville dans la Somme. Après l’arrivée nocturne, samedi, des 150 premières vaches et leur traite, Novissen avait décidé de bloquer les entrées du site avec l’appui de la Confédération paysanne, également opposée à ce fleuron de l’élevage industriel d’une dimension sans précédent en France.

LIRE L'ARTICLE

30/06/2014

La déforestation en Amazonie

à lire sur BASTAMAG :

BIODIVERSITÉ

Déforestation : « En Amazonie, c’est trop tard, on remplace les arbres par du soja transgénique »

26/06/2014 STÉPHANE PERRAUD

Botaniste, spécialiste des forêts primaires, Francis Hallé s’est fait connaître par ses expéditions sur le Radeau des cimes, à bord duquel il a pu explorer la canopée des forêts tropicales. Auteur de (...)

15/04/2014

Vache folle, farines animales, prions : pas de responsables, pas de coupables

les surlignages sont de moi

lu sur :

fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0D009Y20140414 

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l'affaire de la vache folle après dix-sept ans d'enquête sur l'un des plus grands scandales sanitaires du XXe siècle qui a fait 200 morts dont 27 en France, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

"Les différentes infractions reprochées aux trois personnes mises en examen sont insuffisamment caractérisées", a dit cette source, confirmant une information du Parisien-Aujourd'hui en France.

L'examen des dossiers n'a "pas permis d'établir de façon certaine que la nourriture distribuée aux bovins contenait des protéines animales", a-t-elle ajouté.

Si les juges d'instruction suivent l'avis du parquet, les trois responsables d'usines d'aliments pour bovins poursuivis pour "tromperie et falsification de denrée" pourraient donc être blanchis. La quatrième personne qui avait été mise en examen dans le dossier est décédée depuis, a précisé la source judiciaire.

En juin 1996, l'association de défense des consommateurs l'UFC-Que Choisir avait porté plainte contre les industriels français ayant importé des farines animales.

L'utilisation de ces farines dans la nourriture pour animaux avait été mise en cause lors de l'apparition en Europe de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la "maladie de la vache folle", entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Après la découverte en 1996 d'une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) chez les humains en Angleterre, probablement provoquée par l'ingestion de produits bovins atteints par l'ESB, les farines animales ont été interdites en Europe pour les ruminants en 1997, puis pour tous les animaux de consommation en 2001.

Les protéines animales transformées (PAT) ont de nouveau été autorisées en juin 2013 pour les poissons d'élevage et autres animaux de l'aquaculture sur décision de la Commission européenne qui a estimé que le "risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants" était négligeable.

Ces PAT proviennent d'animaux vivants et sains au moment de l'abattage et non plus de carcasses d'animaux morts ou potentiellement malades comme ce fut le cas lors de l'épidémie de la vache folle, selon la Commission européenne.

(Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

 

© Thomson Reuters 2014 Tous droits réservés.

16/12/2013

"Soleil Vert" à base de cheval !

www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/16/...

LE MONDE | 16.12.2013 à 12h45 • Mis à jour le 16.12.2013 à 13h02 |

Par Laurence Girard et Chloé Hecketsweiler

La viande de cheval revient dans l'actualité. La gendarmerie nationale a annoncé, lundi 16 décembre, le déclenchement d'une vaste opération dans onze départements, dans le cadre d'une enquête contre un trafic de viande de cheval et de viande en gros.


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L'opération, qui mobilise une centaine de militaires, et des techniciens de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP), s'inscrit dans le cadre d'une instruction judiciaire dirigée par un juge d'instruction du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Marseille.

Elle s'est traduite par vingt-et-une interpellations et des perquisitions dans les locaux de négociants de viande et dans des abattoirs. L'investigation concerne les régions du Languedoc-Roussillon, de Provence-Alpes-Côte d'Azur et Midi-Pyrénées.

TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX

Cette nouvelle affaire de fraude à la viande de cheval avait été dévoilée fin août. Mais il n'était pas question de viande de cheval vendue frauduleusement à la place de la viande de bœuf, comme dans le scandale qui avait éclaté début février jetant une lumière crue sur les pratiques de l'industrie agroalimentaire. L'enjeu est la commercialisation de carcasses de chevaux impropres à la consommation, les animaux ayant subi des traitements médicamenteux. Il pourrait, cette fois, s'agir de problème sanitaire et non plus de fraude.

Le syndicat de la Coordination rurale et la Fédération nationale des éleveurs professionnels d'équidés (FNEP) avaient envoyé un communiqué, fin août, pour évoquer l'existence d'un trafic présumé de chevaux de selles écoulés frauduleusement dans l'alimentation humaine. Un centre équestre de Rethel (Ardennes) avait affirmé avoir déposé plainte auprès du parquet de Charleville-Mézières. Il avait cédé deux chevaux pour soi-disant leur assurer une retraite paisible, mais avait découvert, a posteriori, que l'acheteur les avait vendus à un abattoir.

A cette occasion, le procureur de Marseille avait déclaré qu'une instruction judiciaire était ouverte depuis juin par le pôle santé de Marseille. Les investigations concerneraient la commercialisation de chevaux de centres équestres mais aussi de viande de chevaux qui auraient auparavant servi à la recherche d'entreprises pharmaceutiques ou de laboratoires. L'enquête aurait été déclenchée suite à une dénonciation anonyme envoyée fin 2012.

CHANGEMENT D'IDENTITÉ

Certains de ces chevaux auraient été achetés à Sanofi Pasteur. Le groupe pharmaceutique dément toute implication dans ce trafic et fera valoir ses droits devant la justice. Les chevaux sont utilisés par le laboratoire pour produire des sérums antirabiques, des sérums antitétaniques et des sérums antivenins (on leur injecte un vaccin pour qu'ils produisent les anticorps qui sont la matière première de ces sérums).

Les chevaux sont élevés dans une ferme attachée au laboratoire et, après trois ans de bons et loyaux services, ils sont revendus à des marchands avec un certificat qui stipule qu'il est interdit de les mettre en circuit dans la filière alimentaire. Tous possèdent une puce qui garantit leur traçabilité.

Les différentes plaintes laissent entrevoir un trafic de viande de cheval qui toucherait la France, la Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne. Dans ce réseau, les chevaux, qu'ils soient de trait, de course, de sport, ou cobayes de laboratoire, voyaient leur carnet de santé falsifié. Le passage des frontières pouvant se traduire par un changement d'identité de l'animal et une falsification de sa traçabilité. Nombre de ces chevaux ayant subi des traitements médicamenteux les rendant impropres à la consommation.

13/11/2013

Sanctions contre l'Iran : un exemple

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/63609ec8-4bcc-11e3-b94d-6f22d06ff129/Des_cargos_vers_lIran_en_mal_dassurance#.UoM6Xkb5OTw

MATIÈRES PREMIÈRES Mercredi 13 novembre 2013
 

Des cargos vers l’Iran en mal d’assurance

Le point sur la protection des cargaisons de céréales avec le patron de Filhet-Allard, courtier d’assurances maritimes sponsor du congrès Global Grain

«L’Iran? Très compliqué, très délicat; on ne peut pas prendre un tel risque», coupe Henry Allard. A l’heure où nombre d’entreprises se préparent à une levée partielle des sanctions contre la République islamique – finalement maintenues ce week-end –, le responsable deFilhet-Allard Maritime se veut prudent.

«On n’y touche pas sauf conditions très particulières et strictement dans le cadre des réglementations en vigueur», poursuit le dirigeant de cette maison de courtage d’assurances maritimes.

Bordeaux, port colonial

Cœur historique d’un groupe bordelais de près de 900 employés, Filhet-Allard Maritime est l’un des principaux sponsors de Global Grain, congrès de négociants se tenant cette semaine à Genève.

Incendie, contamination, condensation, rejet… la mise au point d’assurances sur mesure pour cargaisons de céréales – et autres matières premières – reste la spécialité de cette maison fondée en 1895. «Mon arrière-grand-père faisait partie de la petite dizaine de courtiers-jurés d’assurances maritimes actifs sur ce qui était le premier port de produits tropicaux de France», relate Henry Allard. Dans les années 60, la fin des colonies fait plonger l’activité du port. «Sentant le vent tourner, mon père et son frère ont alors repris le cabinet Filhet, société de courtage assurant les entreprises de la région.»

Assurance anti-fraude

L’activité historique du groupe occupe 75 personnes et représente un peu plus du dixième des 900 millions des primes collectées. Constituée de cinq personnes et dirigée par Léon Lederman – ancien de Tradigrain –, l’antenne de Genève a été ouverte en 2002. «Parmi les pionniers sur ce créneau, on a créé l’intérêt de compagnies helvétiques – Helvetia, Bâloise ou Nationale Suisse – sur la délivrance de garanties d’assurance de cargaisons de matières premières», explique Henry Allard.

Ce dernier ne constate pas de recrudescence des affaires de fraudes sur la place lémanique, en dépit du bruit fait il y a trois ans par le détournement d’une cargaison de grains russes liée à la société RIAS. «Le risque de détournement frauduleux durant le stockage est réel», reconnaît néanmoins le patron de Filhet-Allard. Indiquant qu’il demeure «assurable dans des conditions précises et moyennant des franchises élevées».

05/10/2013

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/04/les-perturbateurs-endocriniens-au-c-ur-d-un-scandale-europeen_3489918_3244.html

Les perturbateurs endocriniens au cœur d'un scandale européen

LE MONDE | 04.10.2013 à 15h45 • Mis à jour le 04.10.2013 à 17h46 |Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Le dossier est si explosif qu'il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l'ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

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Bruxelles doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l'instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

"LA SCIENCE EST DEVENUE L'ENJEU D'UNE GUERRE"

La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d'une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d'organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.

Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d'années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). En particulier, chez l'animal, l'exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. "Le problème des "intentions dissimulées" s'est accentué en même temps que s'est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l'industrie, écrivent, dans la revueEnvironmental HealthPhilippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l'enjeu d'une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène."

PAS MOINS DE 18 CONTRATS DE CONSULTANT ENTRE 2007 ET 2012

Dans la même édition d'Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d'endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d'"une volonté d'influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne". Une centaine d'autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revueEndocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs "représente la science de manière trompeuse".

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s'indignent de ce que ces derniers n'ont pas divulgué – comme d'usage dans les revues scientifiques – leurs liens d'intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. "C'est ce qu'ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l'OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C'est aussi ce qu'ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs."

Les liens de ces derniers avec l'industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l'agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec "des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies".

LETTRE OUVERTE À LA CONSEILLÈRE SCIENTIFIQUE DE M. BARROSO

Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d'autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n'a pas divulgué l'identité. Et la liste ne s'arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l'initiative d'une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d'autres scientifiques. Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d'entre eux ont aussi des liens avec des industriels.

"Les estimations les plus récentes suggèrent que près d'un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués." Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s'étonne "qu'ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients".

LES ZONES D'OMBRE S'ÉTENDENT AUSSI AU SEIN DE LA COMMISSION

M. Dietrich n'a pas souhaité répondre au Monde. L'un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu'il n'y a eu "aucune implication de l'industrie, formelle ou informelle", dans l'initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d'ombre s'étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d'autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d'intérêts d'Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d'intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l'issue d'un "processus de recrutement rigoureux".

Débat sur les perturbateurs endocriniens

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28/08/2013

Le sucre, l'industrie, l'alimentation

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

 Le Canard Enchaîné rend compte d’une étude menée par des chercheurs américains de l’Utah auprès de 152 souris et publiée dans Nature Communications, dont les résultats, selon les auteurs, « apportent une preuve que les sucres ajoutés à des concentrations actuellement considérées comme sûres ont des répercussions dommageables importantes sur la santé des mammifères ». L’étude montre un doublement du taux de mortalité des souris femelles et une baisse de la fertilité des mâles. Le quotidien déplore l’incorporation par les industriels de 1,6 million de tonnes de sucre chaque année dans les assiettes et boissons des consommateurs français.Le Canard Enchaîné, 28/08

14/08/2013

La toute puissance de la Commission européenne ( il faut sortir de "l'Europe" !)

communiqué :


OGM : LA DÉMOCRATIE EST EN DANGER

par Frédéric JACQUEMART , août 2013

Cette tribune, co-signée par des organisations [1] très engagées dans le débat sur les OGM notamment, a été écrite après l’autorisation européenne du maïs SmartStax® , qui comporte huit événements de transformation et avant l’arrêt du Conseil d’État qui annule le moratoire sur la culture en France du maïs MON810.
Cette tribune a été envoyée au journal Le Monde, qui l’a gardée sous le coude sans, finalement, la publier, puis à Médiapart et Rue89, qui ne l’ont pas publiée non plus. Inf’OGM a donc décidé de le faire.

Une grenouille mise dans l’eau chaude saute et se sauve. Une grenouille mise dans l’eau froide et chauffée progressivement se laisse cuire.

 La démocratie en est à un degré de cuisson proche de l’irréversible.
Les organisations signataires du présent article sont concernées au cœur même de leurs activités par les biotechnologies et notamment les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). C’est donc ce domaine-là qui sera pris comme exemple, à partir du récent vote des États membres de l’UE sur le maïs génétiquement modifié SmartStax® [2] et le pollen du MON810, mais nos remarques et conclusions peuvent être facilement étendues à l’ensemble des nouvelles technologies. En effet, les innovations techniques sont tellement nombreuses et arrivent à un rythme tellement effréné, demandant des connaissances tellement pointues, que les citoyens, dont la vie et celle de leurs descendants est profondément affectée par ces innovations, ne peuvent en prendre connaissance que viades experts, qui sont ceux-là mêmes qui produisent ces innovations (ou en tout cas qui sont dans le même moule).
En plus de la complexité technique du sujet (le SmartStax® est un maïs à empilage dans lequel on a introduit huit transgènes, dont le Cry1A105, qui est lui-même une synthèse réalisée à partir de plusieurs gènes bactériens, etc.), le cadre règlementaire - national et européen - qui les concerne et les procédures d’autorisation de mise sur le marché, sont d’une opacité redoutable, impliquant en outre de connaître le contexte des accords internationaux, dont l’OMC. L’industrie de la semence a, elle, les moyens financiers et humains nécessaires et sait mettre à profit, à son profit, cette opacité. Ainsi, différentes combinaisons de transgènes présents dans le SmartStax® vont être autorisées par la Commission européenne, malgré l’opposition réitérée du gouvernement français, SANS JAMAIS AVOIR ÉTÉ ÉVALUÉES, ceci au nez et à la barbe des citoyens européens, qui ne sont pas prêts de comprendre ce tour de passe-passe et qui devront, très bientôt, consommer ce maïs dont ils ne savent rien et qui leur est imposé par l’industrie semencière via la Commission européenne.
En plus de cette complexité technique, il y a plus grave encore. En cette période de repos estival où la chaleur du sable l’emporte sur tout autre sujet, la barrière de protection mise par les gouvernements français successifs contre la culture du maïs MON810 (seul maïs GM autorisé à la culture en Europe) va probablement tomber. Cet exemple est particulièrement instructif.
L’industrie a décidé que les OGM seraient évalués (ce qui n’allait pas de soi lors de l’administration Reagan) et a au moins en partie écrit les procédures de cette évaluation dans le droit international [3]. Il résulte de cela que la question des OGM est réduite à la partie strictement technique, alors même qu’il s’agit d’une question de société. La contestation du bien-fondé d’une autorisation se trouve donc obligatoirement formulée en termes techniques, appuyés par des données scientifiques. Ainsi, pour pouvoir prendre un moratoire interdisant la culture en France du MON810 autorisé par la Commission européenne, le gouvernement français DOIT limiter son argumentaire à des éléments techniques, montrant un risque grave pour la santé et l’environnement. Non seulement le citoyen est privé de fait de son droit à la démocratie, mais les gouvernements eux-mêmes sont privés de leur exercice politique par les firmes semencières !
Que l’apiculture, une profession déjà gravement atteinte par les excès de l’agriculture industrielle, se voit encore fragilisée par l’introduction du maïs MON810 en France, que l’agriculture biologique, enfin reconnue, se trouve devant une difficulté quasi insurmontable [4], que les semences paysannes de maïs, considérées comme devant être préservées, comme l’ont justement souligné deux recommandations du Haut Conseil des Biotechnologies (sur la co-existence et sur la propriété industrielle), ne puissent perdurer[La co-existence avec le maïs conventionnel, pour lequel les semences sont rachetées chaque année est déjà très difficile, mais elle est impossible pour les semences paysannes, car c’est à partir de la récolte que les graines sont à chaque fois sélectionnées, pérennisant ainsi les contaminations par les OGM]], tout cela est parfaitement inopérant, car décrété hors sujet par les producteurs d’OGM.
Un gouvernement a-t-il le droit de s’engager dans une politique agricole ? A-t-il le droit de décider d’encourager la baisse de l’usage des pesticides et de souhaiter ralentir la destruction des sols en incitant aux rotations longues (le MON810, par la solution de facilité à court terme qu’il apporte, va à l’encontre de l’effort nécessaire pour l’adoption de pratiques durables) ? Un gouvernement a-t-il le droit de songer à l’indépendance de son pays en matière d’alimentation alors même qu’il constate la concentration du pouvoir alimentaire entre les mains de quelques multinationales ? Un gouvernement a-t-il le droit, finalement, de faire de la politique ? En matière agricole, excusez du peu, la réponse est non : les règles sont fixées par l’industrie, elles sont incompréhensibles par le citoyen, elles emprisonnent les politiques, et la justice, bien malgré elle, devient une arme au service d’intérêts particuliers.
Ce schéma général est le même pour l’ensemble des technologies émergentes, qui ne sont pas seulement un problème technique, mais bien surtout un problème DÉMOCRATIQUE. Reste la réponse politique que chacun, quelle que soit sa place dans la société, peut donner en son âme et conscience.
 

[1FNE, GIET, UNAF, RSP, Confédération Paysanne, Amis de la Terre, Nature et Progrès
[2Le 11 juillet 2013, les États membres n’ont pas atteint de majorité qualifiée pour ou contre une autorisation du maïs SmartStax et huit maïs « sous-combinés » de ce dernier. La Commission européenne est donc seule décisionnaire. Cf. Inf'OGM« UE - OGM : Bientôt onze nouvelles autorisations pour Monsanto, dont une pour son maïs SmartStax ? »Eric MEUNIER, 11 juillet 2013
[3L’histoire très instructive du fameux « test de résistance à la pepsine », décortiqué par Inf’OGM dans son ouvrage « Évaluation des OGM : l’expertise tourne le dos à la science » est caractéristique
[4En Espagne, où le MON810 est autorisé et cultivé, le maïs biologique n’existe qu’à titre relictuel, loin des zones de grandes cultures

13/06/2013

L'Europe ! L'Europe ! L'Europe !

Lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

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à propos d'Europe à 27, voir aussi : 

Politique européenne ? Rien à espérer d'une Europe "à 27" ...

 et aussi :

Faillite et financement par le contribuable

L'Europe finance les délocalisations avec l'argent des contribuables 

Euroscepticisme _ avis de tempête sur l'UE.pdf

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de l'Euro : point de...

Les OGM approuvés par l’UE...

Pourquoi faut-il que les États payent 600 fois plus...

Les retraites en Europe

et encore, acheter "Manière de voir" n°129 (juin/juillet 2013), 8,50€ chez votre marchand de journeaux habituel :

Europe, droit d'inventaire - Le Monde diplomatique

« Manière de voir » n° 129 — Juin - juillet 2013

La construction européenne, telle que nous la connaissons, n’a-t-elle aucun sens ? Dire cela serait exagéré après soixante ans de travail partagé. En revanche, elle relève plus à certains égards du registre de la croyance que de la raison. N’est-ce pas la « foi » qui, en définitive, justifie un autoritarisme de plus en plus ouvert, tournant le dos aux valeurs démocratiques que l’Union est supposée défendre ?

04/05/2013

Aimez-vous le foie gras ? (mieux vaut être riche et puissant ...)

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/02/cinq-anciens-gaveurs-denoncent-des-pratiques-abjectes-dans-l-industrie-du-foie-gras_3170250_3234.html#xtor=EPR-32280273-[emailing_lesplus]-20130503-[partages]

Foie gras : la plainte des anciens gaveurs classée sans suite

Le Monde.fr | 02.05.2013 à 21h22 • Mis à jour le 03.05.2013 à 12h04 

Un scandale jugé sans suite. La plainte pour tromperie sur la marchandise déposée en avril 2012 contre Euralis par cinq anciens gaveurs de foie gras de la coopérative a été classée sans suite, a indiqué vendredi 3 mai le parquet de Pau.

"La plainte pour tromperie contre la société Euralis vient d'être classée sans suite, la semaine dernière", a indiqué le vice-procureur de Pau, Sébastien Ellul.

Selon France Bleu Gascogne (1), cinq anciens gaveurs de canard accusent le groupe Euralis, premier producteur mondial de foie gras, installé à Lescar, dans le Béarn, de ne pas respecter le cahier des charges régissant l'indication géographique protégée (IGP) "Sud-Ouest".

"PRATIQUES ABJECTES"

Parmi eux, Philippe Lapaque, ancien gaveur d'oie dans les Landes, sous sontrat avec GMD – une filiale du groupe Euralis – a décidé de suspendre son activité en 2003. Il explique à la radio avoir vu passer des volatiles malades. Il dit "avoir rapidement arrêté son activité, notamment après avoir vu les formateurs d'Euralis conseiller l'utilisation de médicaments sur les canards, une pratique proscrite".

Sur son blog (2), l'ancien gaveur dénonce les "pratiques abjectes" dont il a été témoin quand il était encore en activité, et dont il ne peut certifier qu'elles sont toujours en vigueur. Procès-verbal à l'appui (3), il raconte avoir constaté dans la salle de gavage "des anomalies anatomiques", et "que certains canards présent[ai]ent les syndromes de la maladie de Dersy, et qu'il est possible qu'il y ait d'autres maladies".

Il affirme que les techniciens lui ont assuré qu'il fallait utiliser "du promacide" pour gaver les canards, ce qu'il juge être "carrément de la soude caustique""des antibiotiques quand ils sont malades" ou "du sulfate de cuivre pour éviter les candidoses"

Tout cela, selon lui, "alors qu'on est censé remplir le cahier des charges 'indication géographique protégée' (IGP) qui interdit les médicaments". M. Lapague évoque donc "une tromperie sur la marchandise".

AUCUNE INFRACTION CARACTÉRISÉE

Cette plainte concerne des faits anciens, et peut-être même prescrits, a souligné de son côté le vice-procureur. "Au-delà, il faudrait que l'infraction soit établie, a ainsi précisé M. Ellul. Le problème est que l'administration des antibiotiques a été effectuée en conformité avec les normes sanitaires en vigueur.".

Concernant l'administration de sulfates de cuivre pendant le gavage, c'est"un complément nutritionnel" qui "n'est pas soumis à un contrôle particulier", a précisé le parquet.

Par ailleurs, "les vérifications réalisées dans le cadre de l'enquête n'ont pas mis en évidence l'existence d'une infraction qui pourrait être caractérisée", selon la même source, précisant que selon la direction départementale de protection des populations, l'abattage s'est fait dans des conditions strictes, qui ne mettent pas en évidence des manquements aux règlements sanitaires.

Euralis compte 15 000 agriculteurs et 5 000 salariés pour un chiffre d'affaires de 1,24 milliard d'euros.

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(1)

http://www.franceinfo.fr/justice/un-nouveau-scandale-alimentaire-au-pays-du-foie-gras-973895-2013-05-02

Un nouveau scandale alimentaire, au pays du foie gras ?

le Jeudi 2 Mai 2013 à 18:01 mis à jour le Vendredi 3 mai à 10:00
 
(2) http://canardupe.blogspot.fr/
 
(3) http://3.bp.blogspot.com/_orkOoPpTO6w/ST23k59kitI/AAAAAAAAAGY/L7Hz6hyljEY/s1600-h/PV-Derszy-p1-copie.jpg

16/04/2013

Savez-vous ce que vous mangez ? Informez-vous sur internet

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/04/15/alimentation-face-aux-doutes-les-internautes-s-organisent_3159792_1651302.html

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Alimentation : face aux doutes, les internautes s'organisent

LE MONDE | 15.04.2013 à 10h53 • Mis à jour le 16.04.2013 à 15h47

Par Laure Belot

Les amateurs de vinaigre balsamique Maille, de mélange "maxi-fête" Carambar ou de pastilla à l'agneau Picard risquent d'être surpris. Il suffit de consulter le site Openfoodfacts.com, pour découvrir, d'un clic, que ces aliments recèlent du E150d, soit du "caramel au sulfite d'ammonium", colorant brun autorisé en Europe mais classé comme potentiellement cancérigène par l'Etat de Californie depuis janvier 2012.

En pleine crise de confiance agroalimentaire, les consommateurs prennent la main. Après la connaissance – Wikipedia, encyclopédie collaborative de référence –, la cartographie – Openstreetmaps, véritable contre-proposition citoyenne à Googlemaps –, c'est au tour de l'alimentation d'être scrutée par les internautes : le site Openfoodfacts, créé en mai 2012, se veut un instantané de l'offre alimentaire industrielle. "Chaque consommateur peut photographier la composition d'un produit et nous l'envoyer, explique le créateur Stéphane Gigandet. En dix mois, 6 600 étiquettes nous sont parvenues de France, Espagne, Japon, Brésil..." Pour chaque additif, l'internaute voit apparaître, en ligne, une succession d'images d'aliments dans lesquels on peut le trouver.

GÉLATINE DE PORC DANS CHOCOLAT LIÉGEOIS

Cette initiative bénévole rejoint des démarches plus entrepreneuriales. L'application Shopwise, lancée en décembre 2010 et téléchargée 500 000 fois, a évalué 32 000 aliments selon des critères sanitaires et environnementaux. "Les mobinautes nous envoient 1 000 photos de produits à évaluer chaque semaine", affirme son fondateur Frédéric Leurent, qui s'est lancé dans cette aventure "après avoir découvert de la gélatine de porc dans chocolat liégeois".

L'application Noteo, créée en décembre 2012 et téléchargée 20 000 fois, vient de lever 1 million d'euros. "A partir de mai, les mobinautes pourront nous envoyer des photos de produits que nous évaluerons. Nous en avons déjà notés 40 000, nous en aurons 100 000 d'ici à décembre, explique Isabelle Mallet, nutritionniste chez Noteo. Avec l'apposition d'étiquettes de performances énergétiques, les fabricants d'électroménager ont été obligés d'améliorer leurs produits. Nous voulons faire de même avec les aliments." Noteo reconnaît s'être inspiré de Goodguide.com, référence américaine répertoriant "175 000 produits et téléchargée un million de fois depuis 2008", précise Dara O'Rourke, son cofondateur, professeur à Berkeley (Californie). Ce concept essaime : Barcoo en Allemagne, QuestionMark aux Pays-Bas, etc.

Plus besoin donc de décortiquer obsessionnellement les étiquettes : on découvre ainsi qu'en France la tartrazine (E102), le jaune de quinoléine (E104), la carmoisine (E122) et le Ponceau 4R (E124), soupçonnés de déclencher hyperactivité, asthme, rhinites, etc., se retrouvent dans des boissons gazeuses, de la pâte d'amande, des fruits confits, des berlingots... Par décision européenne, les étiquettes doivent obligatoirement alerter les utilisateurs depuis 2009. Mais, en ligne, on s'aperçoit surtout que certains industriels préfèrent, par discrétion, ne plus mentionner les noms de code (Exxx), facilement identifiables par le consommateur.

CONTEXTE DE DÉFIANCE GÉNÉRALISÉE

Le Monde a demandé à Bruno Figadère, directeur du laboratoire de chimie médicinale (CNRS - faculté de pharmacie, université Paris-Sud) de parcourir le site Openfoodfacts. Parmi ses multiples étonnements, la présence de dioxyde de titane dans des chewing-gums à la menthe : "Pour faire plus blanc, sûrement, mais c'est plutôt utilisé dans les peintures. En a-t-on réellement besoin alors que ce produit peut avoir des conséquences inflammatoires ?", s'interroge-t-il. Même surprise découvrant dans des sucreries, glaces, amuse-bouches du Ponceau 4R (E124), colorant "irritant, alors qu'existe le rouge de betterave (E162), une alternative naturelle". Ce scientifique est également étonné de rencontrer des bisulfites (E223, E224) dans de la moutarde ou des boîtes de filets de maquereau : "C'est a priori pour éviter l'oxydation, mais cela peut créer des allergies. Autre problème, aucune concentration n'est précisée", poursuit le scientifique.

Face à cette masse d'informations accessible en ligne, le Conseil national de la consommation a lancé, en février 2012, un groupe de réflexion sur la "dématérialisation de l'information du consommateur", animé par la Directiongénérale de la concurrence, de la consommation et répression des fraudes (DGCCRF) pour évoquer la fiabilité de ces données. Car qu'on y soit favorable ou non, ce "crowdsourcing" (appel aux internautes) représente une nouvelle donne. "De plus en plus de consommateurs veulent savoir ce qu'il y a derrière les produits", remarque Dara O'Rourke. Ces initiatives numériques apparaissent dans un contexte de défiance généralisée face aux autorités économiques, institutionnelles et politiques. "Avant, les citoyens faisaient confiance a priori. Désormais, ils se demandent s'il y a quelque chose dernière chaque affirmation, constate Dominique Levy, directrice générale d'Ipsos France. Avec l'arrivée des outils numériques ad hoc, nous nous transformons tous en 'fact-checkers'."

"MOYEN DE PRESSION"

Les récents scandales alimentaires ne risquent pas de contrer la tendance. Ainsi, la filière de la viande n'est pas la seule à susciter des interrogations : "En 2009, 40 % des étiquettes des confiseries contrôlées par la DGCCRF n'étaient pas conformes, note le docteur Laurent Chevallier, président de la commission alimentation du Réseau Environnement santé. J'ai des doutes légitimes. La plupart des analyses sont fournies par les industriels. Sont-ils exhaustifs ? De plus, les normes sont parfois obsolètes. Pour simplifier, je préconise à mes patients d'éviter a priori les aliments présentant plus de trois additifs. Dès qu'un doute existe, il doit bénéficier aux consommateurs et non aux industriels. Est-ce vraiment le cas ?"

Aux Etats-Unis, le journaliste du New York Times Michael Moss est plébiscité pour son enquête Salt, Sugar, Fat : How the Food Giants Hooked Us ("Sel, sucre, graisse : comment les géants de l'alimentaires nous attrapent", éd. W. H. Allen), dénonçant le cynisme de groupes agroalimentaires refusant de diminuer certains additifs ou ingrédients peu bénéfiques à la santé mais dopant leurs ventes. Bruno Figadère estime que ces données collaboratives, aussi incomplètes soient-elles, "peuvent constituer un moyen de pression face à des politiques extrêmement frileux".

Le docteur Eric Konofal (service de psychopathologie de l'enfant, hôpital Robert-Debré, Paris) rêve même tout haut de pousser plus loin l'expérience. "De nombreuses pathologies inflammatoires augmentent sans raison identifiée. Les citoyens qui enrichissent ces bases de données pourraient nous aider. Pourquoi ne pas leur demander si leurs enfants consommateurs ont par exemple présenté certains problèmes de concentration ou de sommeil ?" Le crowdsourcing, appel à témoignage numérique, futur outil de santé publique ?

Lire aussi : Le 4-MEI contesté, Coca change sa formule

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/04/15/le-4-mei-conteste-coca-change-sa-formule_3159793_1651302.html

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LE MONDE | 15.04.2013 à 10h46 • Mis à jour le 15.04.2013 à 16h54

Par Laure Belot

La société Coca-Cola change actuellement dans le monde entier sa formule controversée de colorant. Une décision stratégique prise après seize mois de turbulences. En janvier 2012, l'entreprise avait réduit drastiquement la présence de E150d, colorant marron, dans sa célèbre boisson, mais uniquement en Californie, afin d'éviter de devoir apposer sur les canettes et bouteilles le message : "Attention, ce produit contient des produits chimiques connus par l'Etat de Californie pour causer le cancer, des malformations foetales ou d'autres troubles de la reproduction."

En cause, le 4-méthylimidazole (4-MEI), caramel au sulfite d'ammonium, issu de sucres chauffés en présence de sulfite et d'ammoniac. Cette décision n'entame pas la détermination de l'association de consommateurs Center for Science in the Public Interest (CSPI), à l'origine de l'affaire.

Le 5 mars 2012, le CSPI relance la polémique, affirmant que les canettes californiennes de Coca-Cola comportent toujours des taux de 4-MEI supérieurs à ce qui est autorisé (dose quotidienne maximum absorbable de 29 microgrammes). Trois mois plus tard, en juin, cette même association publie une étude comparative internationale réalisée dans neuf pays – sans la France. La concentration de 4-MEI la plus faible se trouve bien en Californie (4 µg pour 355 ml), mais dans les autres pays, elle peut monter à 267.

"PROCESS MODIFIÉ"

Interrogé par Le Monde le 12 avril, sur les suites qu'il entendait donner à cette affaire, le groupe d'Atlanta répond : "La société Coca-Cola a demandé à ses fournisseurs de caramel de modifier le procédé de fabrication (...). Nous avons l'intention d'étendre à tous les pays l'utilisation du caramel au process modifié, afin de simplifier notre chaîne d'approvisionnement, nos systèmes de production et de distribution. La mise en œuvre de cette opération est en cours de développement."

L'entreprise ajoute qu'"il est important de rappeler que le colorant caramel ajouté dans boissons ne présente aucun danger pour la santé". Le groupe américain précise qu'il "désapprouve la décision de l'Etat de Californie d'exiger un étiquetage comportant un message sanitaire pour certains produits contenant des traces de 4-MEI, substance se formant quand certains aliments – incluant le caramel – sont chauffés. Les connaissances scientifiques sur ce sujet ne justifient pas la position de la Californie". Il rappelle également que "l'agence de sécurité sanitaire européenne a réaffirmé la sécurité du colorant caramel en mars 2011".

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lire aussi :

Sodas et santé

25/02/2013

Avez-vous idée de ce que vous mangez ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/25/le-scandale-alimentaire-qui-s-annonce_1838402_3232.html

Le scandale alimentaire qui s'annonce

LE MONDE | 25.02.2013 à 15h57 • Mis à jour le 25.02.2013 à 17h35

Par Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter

Que se passe-t-il vraiment dans l'univers de la viande industrielle ? Et que nous fait-on manger, de gré ou de force ? Avant d'essayer de répondre, il est bon d'avoir en tête deux études récentes.

La première, publiée en 2011 (1), montre la présence dans le lait - de vache, de chèvre ou d'humain - d'anti-inflammatoires, de bêtabloquants, d'hormones et bien sûr d'antibiotiques. Le lait de vache contient le plus grand nombre de molécules.

La seconde, qui date de 2012 (2), est encore plus saisissante. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique de détection des résidus dans l'alimentation, en s'appuyant sur la chromatographie et la spectrométrie de masse.

Analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, ils y ont découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides.

Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd'hui dans des termes neufs.

On remarquera que, dans le scandale en cours, un mot a presque disparu : phénylbutazone. Cet anti-inflammatoire, on le sait, a été retrouvé dans des carcasses de chevaux exportés vers la France.

UNE FRAUDE ISOLÉE ?

Or la phénylbutazone est un produit dangereux, interdit dans toute viande destinée à la consommation humaine. S'agit-il d'une fraude isolée ? Ou bien, comme certains éléments permettent de l'envisager, d'une pratique tolérée par les autorités de contrôle ?

Nul besoin d'une vaste enquête pour avoir une idée de l'incroyable pharmacopée destinée aux animaux d'élevage. La liste des produits autorisés (3) contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l'intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques.

Sait-on comment l'oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l'azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d'un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d'une bonne vache charolaise ?

Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n'est menée. Il n'est pas dit qu'elles seraient possibles.

Lorsque c'est le cas, on découvre en tout cas un nouveau monde. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l'agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central.

Commentaire de l'un des auteurs, Claude Reiss : "Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés." (*)

Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Cette découverte est cohérente avec les grands changements en cours dans la toxicologie, qui étudie les substances toxiques.

"LA DOSE FAIT LE POISON"

Aujourd'hui encore, le principe de base de cette discipline est le Noael (No observed adverse effect level), ou dose sans effet toxique observable. Longtemps avant Noael, son précurseur Paracelse – un magnifique alchimiste du XVIe siècle – résumait à sa façon le paradigme actuel de la toxicologie : "Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison ; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison."

Phrase-clé que des générations de toxicologues ont résumée dans cette formule : "La dose fait le poison."

Mais la connaissance bouscule les idées en apparence les plus solides. Le lourd dossier des perturbateurs endocriniens vient rebattre les cartes de manière spectaculaire.

En deux mots, ces substances chimiques imitent les hormones naturelles et désorientent des fonctions essentielles du corps humain, comme la reproduction ou la différenciation sexuelle.

Or les perturbateurs agissent à des doses si faibles que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a pu conclure, dans un rapport de 2011, que les effets de l'un d'eux, le bisphénol A, étaient avérés à "des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires".

Il est certain que ce seul propos marque un tournant. Car du même coup, la dose journalière admissible (DJA) du bisphénol A - sa limite légale - pourrait être divisée par... 2 millions, selon le toxicologue André Cicolella.

Le bisphénol A pourrait même "avoir des effets plus importants à très faible niveau d'exposition qu'à haut niveau", ce qui mettrait à bas tout l'édifice.

Quel rapport avec cette fraude géante appelée désormais "horsegate" ? C'est on ne peut plus limpide : nul ne sait ce que contient réellement la viande industrielle. Et nul ne veut savoir. Dans la lutte contre l'orgie d'antibiotiques donnés au bétail, le ministère de l'agriculture apparaît comme un Janus biface.

D'un côté, des promesses, et, de l'autre, l'inaction. Il lance fin 2011 un plan de réduction "de 25 % en cinq ans de la consommation des antibiotiques destinés aux animaux", mais que n'a-t-il oeuvré auparavant ? Entre 1999 et 2009, l'exposition du bétail à ces médicaments a augmenté de 12,5 %.

Certes, le volume global a baissé entre ces deux dates, mais les nouveaux produits sont actifs à des doses plus faibles. La situation s'aggrave, alors que l'antibiorésistance a été repérée dès avant la seconde guerre mondiale.

De quoi s'agit-il ? Après un temps court, les bactéries combattues par un antibiotique mutent. Ainsi des sulfamides, introduits en 1936, confrontés dès 1940 à des souches résistantes de bactéries.

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Ainsi de la molécule de tétracycline, ainsi du tristement célèbre staphylocoque doré, dont plusieurs souches résistantes ont donné diverses lignées SARM (staphylocoque doré résistant à la méticilline).

Le SARM joue un rôle fondamental dans les infections nosocomiales, celles qui surviennent dans les hôpitaux. Bien que des chiffres indiscutables n'existent pas, on pense que les trois quarts des 7 000 à 10 000 décès annuels de ce type en France sont le fait de bactéries résistantes aux antibiotiques, au tout premier rang desquelles le SARM.

Des chiffres officiels américains (3) font état de 19 000 morts dans ce pays en 2005, soit davantage que le sida. L'enjeu de santé publique est donc considérable.

Et il n'est pas exagéré de parler d'une maladie émergente, dont l'évolution demeure imprévisible. Tout récemment, le professeur David Coleman, spécialiste de la question (4), a identifié une souche si différente des autres qu'elle ne peut être détectée par les tests existants. Bien qu'elle touche les humains, elle se développe tout d'abord chez des animaux d'élevage, surtout les bovins.

Ce n'est guère étonnant, car une autre souche - le CC398 - prolifère depuis des années dans les élevages industriels.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu, en 2010, un avis indiquant que le réservoir du CC398 se trouve chez les bovins, la volaille, mais surtout chez les porcs.

Fait inquiétant, le SARM animal est de plus en plus présent dans les infections humaines, et une étude néerlandaise (Voss et al., 2005) établit que les producteurs de porcs sont 760 fois plus touchés que la population générale.

Un exemple frappe l'imagination : celui d'un vétérinaire (Nienhoff et al., 2009) qui transmet à son propre chien un SARM animal acquis au contact d'un porc.

C'est dans ce contexte de grande inquiétude que l'EFSA lance en 2008 une enquête européenne (**). Disons franchement qu'elle étonne. Laissons de côté le mystère britannique, qui ne reconnaît aucun cas de SARM animal.

L'Espagne, en revanche, a retrouvé la souche CC398 dans 46 % des élevages porcins, l'Italie dans 14 % d'entre eux, l'Allemagne dans 43,5 % et la Belgique dans 40 %. Autrement exprimé, tous nos voisins sont fortement touchés. Mais pas nous.

Nos services ne rapportent que 1,9 % d'élevages porcins frappés par le SARM animal, dont tout le monde sait qu'il tue en France un nombre inconnu, mais en toute hypothèse élevé, de malades.

Ce pourcentage est peut-être exact, mais il fait penser, mutatis mutandis, à ce nuage de Tchernobyl qui aurait par miracle épargné la France.

Il est peut-être exact, mais l'Europe elle-même, par le biais de l'EFSA, a diplomatiquement fait état de sa grande surprise au vu des résultats. Citation du rapport de 2009 : "L'EFSA recommande en outre que de nouvelles études soient réalisées afin d'identifier les raisons justifiant les différences observées au niveau de la prévalence du SARM dans les différents Etats membres."

Oui, pourvu que ce pourcentage soit exact, ce qui serait mieux que de jouer avec le feu bactérien. Car laisser flamber le SARM dans les élevages serait autrement plus grave que le tour de passe-passe autour de la viande de cheval.

Aucune équipe gouvernementale, depuis cinquante ans, n'a osé ouvrir le dossier infernal de l'élevage industriel et de la folie des antibiotiques. Le moment est peut-être venu.

Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter

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(1) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21469656

(2) http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308814611018103

(3) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000432020&dateTexte=&categorieLien=id

(4) http://www.nytimes.com/2007/12/16/magazine/16wwln-lede-t.html?_r=1&

(5) http://www.irishexaminer.com/archives/2011/0604/ireland/fears-over-new-strain-of-mrsa-bug-156829.html

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Né en 1955 à Paris, Fabrice Nicolino a travaillé comme enquêteur, chroniqueur ou reporter pour un grand nombre de journaux français, parmi lesquels Géo, Le Canard enchaîné, Politis, Télérama, Terre sauvage, La Croix. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont des livres pour enfants - dernier en date : Ma tata Thérèse (Sarbacane, 2012) - et des essais comme Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard, 2011) et Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde (Actes Sud, 2010).

Lire aussi : "La communication de crise entre en scène", par Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter.

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(**) http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/doc/1376.pdf

(*) http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/07/l-inquietant-effet-cocktail-des-pesticides-sur-nos-cellules_1743277_3244.html

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L'inquiétant effet cocktail des pesticides sur nos cellules

 

LE MONDE | 07.08.2012 à 14h42

Par Grégoire Allix

Manger cinq fruits et légumes par jour est bon pour la santé. Ce qui l'est moins, c'est le "cocktail" de pesticides ingéré par la même occasion : le mélange de ces substances chimiques peut démultiplier leurs effets toxiques dans des proportions aussi surprenantes qu'inquiétantes, selon les résultats d'une étude préliminaire publiée, vendredi 3 août, dans la revue scientifique PloS One.

Les tests toxicologiques systématiques menés dans le cadre du règlement européen Reach ciblent les substances une par une. "On en sait très peu sur leurs effets combinés, alors que nous sommes littéralement entourés de combinaisons de poisons", explique l'auteur principal de l'étude, le toxicologue Michael Coleman, de l'Université d'Aston, en Angleterre.

Son équipe a comparé l'effet isolé et l'impact combiné, sur des cellules de notre système nerveux central, de trois fongicides fréquemment rencontrés sur les étals des primeurs, le pyriméthanil, le cyprodinil et le fludioxonil.

Résultat : les dommages infligés aux cellules sont jusqu'à vingt ou trente fois plus sévères lorsque les pesticides sont associés. "Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés", résume l'un des auteurs de l'étude, le biologiste moléculaire Claude Reiss, ancien directeur de recherche au CNRS et président de l'association Antidote Europe.

"On observe l'aggravation de trois types d'impacts", détaille le chercheur français : "La viabilité des cellules est dégradée ; les mitochondries, véritables "batteries" des cellules, ne parviennent plus à les alimenter en énergie, ce qui déclenche l'apoptose, c'est-à-dire l'autodestruction des cellules ; enfin, les cellules sont soumises à un stress oxydatif très puissant, possiblement cancérigène et susceptible d'entraîner une cascade d'effets."

ALZHEIMER, PARKINSON OU LA SCLÉROSE EN PLAQUES

Parmi les conséquences possibles de telles agressions sur les cellules, les chercheurs citent le risque d'une vulnérabilité accrue à des maladies neurodégénératives comme Alzheimer, Parkinson ou la sclérose en plaques. "Notre étude porte sur un petit nombre de substances, elle apporte plus de questions que de réponses, mais ces effets ont été mis en évidence à des doses très faibles, des concentrations proches de celles trouvées dans nos aliments", souligne le professeur Coleman.

Le scientifique estime urgent de généraliser ce type de tests, malgré les milliers de combinaisons possibles : "Cela permettrait de déterminer si les mélanges sont nocifs, pour aider les agriculteurs à choisir les produits qu'ils utilisent." Le fait de mener ces études sur des cellules humaines, et non sur des souris, comme c'est le cas dans la procédure Reach, permettrait de limiter les délais et les coûts, tout en rendant les résultats plus fiables. "La plupart des substances chimiques ne sont pas testées correctement : nous ne sommes pas des rats de 70 kg !", peste Claude Reiss.

Pour le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), qui a cofinancé l'étude, ces tests sont d'autant plus nécessaires qu'un tiers des fruits et légumes contrôlés par la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes contiennent les résidus de plusieurs pesticides.

"En 2008, nous avions relevé sur une même grappe de raisin les trois produits testés par le professeur Coleman", rappelle François Veillerette, porte-parole du MDRGF. A l'époque, des analyses commandées par l'association avaient révélé que la quasi-totalité des raisins vendus en grande surface contenaient de multiples pesticides, totalisant huit substances différentes par grappe en moyenne.

L'association appelle la Commission européenne à "lancer sans tarder une stratégie d'évaluation globale des mélanges de produits chimiques" et à "abaisser significativement les limites maximales de résidus tolérés dans les aliments, dans un souci élémentaire de précaution".

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La France ne tiendra pas l'engagement du Grenelle

 

La France se trouve dans l'"incapacité d'atteindre" l'objectif de réduire de 50 % l'usage de pesticides en 2018, selon le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll. Mardi 24 juillet, devant la mission commune d'information sur les pesticides du Sénat, M. Le Foll a estimé que cet engagement, adopté lors du Grenelle de l'environnement, en 2007, était hors de portée, "sauf à accélérer un processus dans des conditions et dans des mesures que je n'imagine pas aujourd'hui". La fédération d'associations écologistes France Nature Environnement (FNE) a appelé le ministre à "ne pas remettre en cause" un engagement "validé y compris par le monde agricole". Pour FNE, "le problème n'est pas l'objectif mais la volonté politique pour l'atteindre".

En 2011, le marché français des pesticides a progressé de 1,3 % en volume et de 5 % en chiffre d'affaires.

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et aussi :

Scandale des produits contenant du cheval

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23/02/2013

Tromperie sur la marchandise : pas que le bœuf, le poisson aussi !

Mangez des patates !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/02/23/vaste-fraude-sur-le-marche-americain-du-poisson_1837730_1651302.html

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Vaste fraude sur le marché américain du poisson

LE MONDE | 23.02.2013 à 11h07 • Mis à jour le 23.02.2013 à 11h49 Par Audrey Garric et Martine Valo

Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ? Sur le marché américain, la fraude apparaît massive. Une étude menée par Oceana, publiée le 21 février, révèle qu'un tiers des poissons consommés ne sont pas ce que les clients croyaient acheter. Pour évaluer l'importance des espèces communes vendues au prix d'une variété bien plus noble – une forme d'escroquerie très rémunératrice –, l'organisation non gouvernementale (ONG) américaine a fait procéder de 2010 à 2012 à l'analyse ADN de 1 215 échantillons collectés dans 674 magasins d'alimentation et restaurants de 21 Etats.

Les résultats sont sans appel : 33 % des spécimens étudiés ne correspondent pas à l'espèce affichée et portent un étiquetage non conforme à la charte établie par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA). Le thon et le vivaneau sont les plus mal étiquetés : le premier l'est dans 87 % des cas, le second 59 %. Entre 19 % et 38 % des morues, des flétans et des bars chiliens présentent eux aussi des labels indus, et 7 % des saumons ; 44 % des commerces visités sont concernés. Ce taux grimpe pour les restaurants de sushi, dont les cartes sont fausses dans trois quarts des cas. Les magasins d'alimentation sont touchés dans une moindre mesure (18 %).

L'arnaque est multiforme : elle englobe des poissons d'élevage pseudo-sauvages et des variétés surexploitées, voire en péril, que l'on fait passer pour d'autres dont la survie n'est pas menacée. L'ONG a aussi repéré des produits de la mer déconseillés aux femmes enceintes en raison de leur teneur élevée en mercure, tel le bar, commercialisés sous d'autres noms.

SEULS 2 % DES PRODUITS DE LA MER SONT CONTRÔLÉS

"Il est difficile de déterminer si la fraude s'est produite sur le bateau, pendant le traitement des poissons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs", expliquent les auteurs. Les Etats-Unis important 90 % de leur consommation, la traçabilité est très difficile à établir. Or "les contrôles de la FDA ne portent que sur 2 % des produits de la mer", selon Beth Lowell, directrice de cette campagne. Oceana regrette que non seulement le consommateur soit escroqué, mais qu'il se voie en outre nier le droit de discerner les espèces qu'il souhaiterait préserver, comme le déplore la scientifique Kimberly Warner, principale auteure de cette recherche.

Il n'existe pas d'enquête comparable à l'échelon européen. Mais certaines investigations plus ciblées montrent que des malversations existent aussi de ce côté de l'Atlantique. Une étude publiée dans la revue Fish and Fisheries en 2011 a révélé que respectivement 28 % et 7 % du cabillaud vendu en Irlande et au Royaume-Uni étaient mal étiquetés : la traditionnelle morue est en réalité soit du merlan, soit du lieu jaune ou noir.

Qui goûtera la différence après panure et friture ? Les mêmes relèvent nombre d'impostures en Espagne où le consommateur paie le kilogramme de merlu d'Afrique au prix de son cousin européen ou américain, autrement dit presque deux fois plus cher. Le WWF s'est, lui, attaché à pister les dépassements de quotas de thon rouge, toujours avec le recours aux analyses ADN.

LA FRANCE IMPORTE 80 % DE SA CONSOMMATION DE POISSONS

Ces défenseurs de l'environnement s'intéressent à ces arnaques aux consommateurs parce qu'elles sont révélatrices d'un grave problème de surpêche. Des livraisons du monde entier remplacent des espèces régionales qui viennent à manquer. Ainsi le pangasius, prisé des grandes surfaces comme produit d'appel, a-t-il débarqué d'Asie sur les marchés occidentaux à partir de 2000. Ce poisson d'eau chaude et saumâtre a mauvaise réputation pour ses conditions d'élevage.

"Heureusement, les gens sont mieux informés et sa consommation a chuté", note Hubert Carré, directeur du Comité national des pêches, qui se souvient d'une affaire de thon tropical trempé dans un bain rouge pour le faire passer pour un congénère plus coloré.

La France importe 80 % de sa consommation de poissons. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne centralise pas les résultats des enquêtes menées dans chaque département, sauf lorsque celles-ci s'intègrent dans un programme national de contrôle. Depuis 2010, l'administration a notamment cherché à savoir combien de lottes "fraîches" étaient préalablement surgelées, quel poids d'eau et d'additifs contenaient les coquilles Saint-Jacques avant leur congélation, combien de juvéniles trop petits se retrouvaient sur le marché... Elle n'est jamais revenue bredouille.

19/02/2013

Qui est pour les farines animales ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/19/concert-d-indignation-en-france-sur-le-retour-des-farines-animales_1834755_3244.html

Concert d'indignation en France sur le retour des farines animales

Le Monde.fr avec AFP | 19.02.2013 à 10h32 • Mis à jour le 19.02.2013 à 12h29 

Ministres, députés, syndicats professionnels et associations de consommateurs dénoncent la décision européenne d'autoriser l'alimentation des poissons avec des farines de porcs et de volaille.

Un concert d'indignation a suivi, en France, l'annonce par la Commission européenne, le 14 février, que les poissons d'élevage pourraient à nouveau être nourris avec des farines de porcs et de volailles à compter du 1er juin. Ce mode d'alimentation avait été totalement interdit dans l'Union européenne en 2001, après cinq années de crise de la "vache folle" due à une épizootie d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

Lire (édition abonnés) :  UE : le retour des farines animales sème le trouble (ci-dessous *)

Le gouvernement a rapidement pris ses distances avec cette décision, rappelant que la France avait voté contre son adoption au mois de juillet 2012. C'est une mesure qui "tombe mal", a estimé dès vendredi 15 février le ministre français de l'agroalimentaire, Guillaume Garot.

La ministre de l'écologie, Delphine Batho, a appelé, dimanche 17 février, à la création d'un label "sans farine animale" pour informer les consommateurs, estimant que "ce n'est pas dans la logique de la chaîne alimentaire que de donner de la viande à manger à des poissons". Pour Mme Batho, "c'est la même logique d'absurdité financière" que pour la viande de cheval. "Il est très important que la filière piscicole française s'organise pour qu'il y ait un label "sans farine animale" qui puisse faire son apparition sur les étalages, pour dire aux consommateurs français : le poisson que vous achetez n'a pas été nourri avec de la viande."

UNE "TRIPLE ERREUR"

Le ministre français de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a abondé dans son sens. "On va s'organiser", a-t-il assuré lors de l'émission radio-télévisée Le Grand Jury sur RTL et LCI. "Sans remettre en cause la décision européenne, la France peut très bien faire en sorte, avec un label, qu'on n'utilise pas" les farines animales, a expliqué le ministre.

Lundi 18 février, c'est le président de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet (PS), qui s'est élevé contre la décision de Bruxelles, la qualifiant de "triple erreur", "sanitaire", "environnementale" et "éthique". D'un point de vue "environnemental", cet élu de l'Indre a souligné que "ce n'est pas en nourrissant les poissons avec des volailles et des porcs – ce qui ne s'observe à aucun moment ni à aucun endroit de la chaîne alimentaire de notre planète – que l'on résoudra le problème" consistant à trouver des substituts aux farines de poissons actuellement utilisées.

De son côté, la première organisation agricole, la FNSEA, s'est dite hostile à la réintroduction des farines animales dans l'alimentation des poissons d'élevage si elle n'est pas très encadrée. "Nous ne sommes pas favorables à un retour, comme ça, sans condition ; il faudra vraiment expertiser de manière très, très précise", a déclaré son président, Xavier Beulin mardi 19 février sur France Info, rappelant que l'alimentation des animaux d'élevage par farine animale, à l'origine du scandale de la vache folle, avait provoqué en 1996 un "traumatisme qui a beaucoup marqué nos concitoyens, à juste titre". "Il faudra mettre là toute la prudence nécessaire (...), tous les contrôles", a souligné M. Beulin.

"CONTREPRODUCTIVE ET INOPPORTUNE"

Plus virulente, la Confédération de la boucherie "s'indigne" de cette décision. "Une fois de plus, Bruxelles cède aux pressions de l'industrie agroalimentaire. Cette même industrie qui n'hésite pas à frauder pour augmenter ses profits et ainsi bafouer la confiance du consommateur", dénonce son président, Christan Le Lann.

Même tonalité chez les associations de consommateurs. CLCV dénonce une mesure "contreproductive et inopportune" alors que "la confiance des consommateurs est au plus bas". "Nous maintenons que ces matières premières, interdites suite à la crise de la vache folle, auraient dû le rester", écrit l'association dans un communiqué, rappelant que Bruxelles souhaite à terme étendre cette autorisation aux élevages de porcs et de volailles. "L'urgence n'est pas d'alléger les mesures de sécurité sanitaire mais d'examiner comment les renforcer", selon la CLCV, qui réclame "un audit global et transparent sur la traçabilité et les contrôles alimentaires en Europe afin d'en identifier les failles".

L'association Familles Rurales, opposée elle aussi à cette mesure, demande à ce que des contrôles soient automatiquement réalisés : "Il convient de veiller à l'impossibilité de nourrir des poissons d'élevage avec des protéines animales issues de ce même poisson d'élevage", estime-t-elle. Familles Rurales prône également la mise en place d'un étiquetage obligatoire "exhaustif et lisible" stipulant si le poisson a été nourri ou non avec ces farines.

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les surlignages sont de moi 

Les "protéines animales transformées" (PAT):

(*) 

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/16/ue-le-retour-des-farines-animales-seme-le-trouble_1833740_3244.html

UE : le retour des farines animales sème le trouble

Le Monde.fr | 16.02.2013 à 10h45 

Par Laurence Girard et Philippe Ricard (à Bruxelles)

Les farines de porc et de poisson pourront nourrir les poissons d'élevage en Europe dès le 1er juin. Cette annonce faite par Bruxelles, jeudi 14 février, alors que le scandale de la viande de cheval vendue comme de la viande de bœuf s'étend en Europe, a provoqué de vives réactions. La nouvelle ne pouvait pas tomber plus mal pour les promoteurs du retour des farines animales dans les élevages européens.

Publiée au Journal officiel de l'Union européenne cette semaine, la décision d'autoriser les farines de porc et de poulet pour l'élevage des poissons n'est pas nouvelle. Elle a été prise le 18 juillet 2012 par les représentants des Vingt-Sept, sur proposition de la Commission européenne. Trois Etats, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, s'y étaient opposés pour des raisons d'ordre politico-éthiques.

L'utilisation des farines animales pour les ruminants avait été interdite en 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments destinés à tous les animaux de consommation, dont les poissons.

ÉVITER LE CANNIBALISME

Les instances européennes, Commission en tête, ont considéré que l'interdiction totale en place depuis plus de dix ans était disproportionnée, au regard des risques encourus. "Le risque de transmission de l'ESB entre des non-ruminants est négligeable, dans la mesure où le cannibalisme est évité" (**), fait-on savoir à Bruxelles. Les risques sont considérés comme d'autant plus mineurs que la maladie de la vache folle est quasiment éteinte: à peine 28 cas ont été identifiés en 2012, sur quelque 40 millions de têtes de bétail adulte.

Par mesure de précaution, seules les farines issues de non-ruminants seront autorisées, et un dispositif de contrôle, par le biais de tests ADN, sera mis en place. Par ailleurs, seules les parties propres à la consommation humaine seront utilisables pour l'alimentation animale. Ainsi, on ne parle plus de "farines de viandes et d'os", mais de "protéines animales transformées" (PAT). "Les poissons sont omnivores, et certains, comme les saumons, sont même carnivores", explique Frédéric Vincent, le porte-parole du commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, Tonio Borg.

Un argumentaire peu convaincant pour certains écologistes. "On n'a encore jamais vu des poissons s'attaquer à des porcs ou à des volailles", avance le député européen Vert José Bové. "Rien n'empêche, si on réintroduit les farines animales dans l'alimentation, qu'elles se retrouvent demain utilisées pour des animaux auxquels elles ne sont pas destinées." Le député européen demande un étiquetage spécifique "Nourri avec" ou "sans farines animales". Il appelle le gouvernement français à exiger la suspension de la mesure et promet, dans le cas contraire, d'appeler au boycottage des poissons d'élevage dès le 1er juin 2013.

PROTÉINES BON MARCHÉ

Après les poissons, la Commission entend proposer de réintroduire l'utilisation des farines animales pour les volailles et les porcs. Le "cannibalisme" étant désormais interdit, les volailles ne pourront être nourries qu'avec de la farine de porc, et inversement. Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.
Les industriels et les agriculteurs, qui ont fait du lobbying à Bruxelles pour que les farines animales soient à nouveau autorisées, espèrent ainsi accéder à des sources de protéines bon marché. "Les pays d'Europe du Sud, en particulier l'Espagne, sont très demandeurs, car le cours du soja est au plus haut", estime Jean-Michel Serres, éleveur et président de la Fédération nationale porcine.

"Les industriels de l'alimentation animale souhaitent avoir accès aux PAT pour réduire les coûts. Mais c'est un leurre économique. A terme, le prix des protéines animales pourrait s'aligner sur le cours du soja", affirme au contraire Pierre Brosseau, éleveur de porcs et membre de la Confédération paysanne. "Les fabricants d'aliments pour animaux pensent que c'est intéressant de pouvoir choisir entre différentes sources de protéines pour arbitrer en fonction de l'évolution des prix et d'avoir ainsi une souplesse de formulation des produits", explique Olivier Andrault, de l'association de consommateurs UFC-Que choisir.

Quoi qu'il en soit, les grands industriels sont prêts. Comme Saria, par exemple, filiale du groupe allemand Rethmann, présent dans l'équarrissage et l'exploitation des sous-produits des abattoirs. Il vend aujourd'hui des protéines de poisson pour l'aquaculture et des PAT de porc et de volaille pour les fabricants de nourriture pour chiens et chats. Idem pour Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol.

"HYPOCRISIE"

Les éleveurs sont aussi prêts à franchir le pas. "Il y a une forme d'hypocrisie, tout le monde veut bien en mettre mais sans être le premier", dit M. Brosseau, qui ajoute: "Pour ma part, je n'y serais pas opposé s'il y avait suffisamment de contrôles. Or si, pendant six mois, des industriels ont pu mettre de la viande de cheval à la place de la viande de bœuf, cela prouve qu'il y a une crise de la traçabilité." Même prudence chez M. Serres: "Il y a quelques jours, je vous aurais parlé d'opportunité ou de risque de distorsion de concurrence. Mais pour le moment, cela me paraît prématuré et maladroit d'expliquer cela aux consommateurs."

La suite donnée à la décision de la Commission européenne dépendra beaucoup de la sensibilité du consommateur à cette question. Pour M. Andrault, "il y a un risque d'image pour les filières d'élevage, avec la réintroduction des farines animales". Dans un communiqué publié vendredi 15 février, l'Association de l'aquaculture française s'est empressée de souligner que "les décisions qui seront prises par la filière ne se feront que sur la base d'un consensus sociétal et uniquement avec des garanties de traçabilité totale".

En octobre 2011, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait émis un avis négatif au retour des farines animales, estimant que "les conditions permettant une utilisation sécurisée des PAT ne sont pas à ce jour totalement réunies".

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VOIR AUSSI :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prion_%28prot%C3%A9ine%29

Prion (protéine) - Wikipédia

Un prion est un type d’agent pathogène de nature protéique (constitué d’une protéine ayant adopté une conformation ou un repliement anormal) qui au contraire des agents infectieux conventionnels tels que les virus, les bactéries ou encore les parasites, est exempt d’acide nucléique (ADN et ARN) comme support de l’information infectieuse. Ce terme fut introduit pour la première fois en 1982 par Stanley Prusiner et correspond à l’acronyme de PRoteinaceous Infectious ONly particle (particule protéique infectieuse).

On distingue les prions de mammifères qui infectent l’homme et différentes espèces animales, des prions retrouvés chez les champignons comme chez Saccharomyces cerevisiae (levure de boulanger). Les prions de mammifères sont les agents causals responsables des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) ou maladies à prion. Parmi les EST les plus connues, on peut citer chez l’homme, les différentes formes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, l’insomnie fatale familiale (IFF), le syndrome de Gerstmann-Sträussler-Scheinker (SGSS), le Kuru et chez l’animal, la tremblante du mouton et de la chèvre, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), l’encéphalopathie spongiforme féline, l’encéphalopathie spongiforme du vison et le dépérissement chronique du cervidé (CWD pour Chronic Wasting Disease). L’ensemble de ces maladies se caractérise par une dégénérescence du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) liée à la propagation ou multiplication des prions chez l’hôte infecté. D'un point de vue anatomo-pathologique, on observe ainsi au niveau de l'encéphale la formation de vacuoles (donnant un aspect spongieux au cerveau, d'où le nom de spongiforme dans EST), une mort des neurones, une gliose (multiplication des astrocytes et de la microglie) et l'accumulation d'une protéine de l'hôte, la PrPC, sous une conformation anormale (ou mal repliée) alors dénommée PrPSc.

Des prions atypiques, apparemment également pathogènes, mais probablement sporadiques, ont aussi été récemment découverts (publication 2011 par une équipe franco-espagnole [1]).

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(**)  Cannibalisme et stupidité ! Mon commentaire :

Les prions sont des protéines. Les troubles qu'ils provoquent résultent du fait qu'ils induisent des formes anormales chez certaines des protéines de l'organisme infecté.  À ma connaissance, il n'existe aucune étude prouvant que le "cannibalisme" est une condition nécessaire à la transmission de maladies à prions. C'est même une affirmation idiote ! Non seulement la barrière inter-espèce n'est pas prouvée mais il est connu la maladie de la vache folle peut se transmettre à l'homme, et réciproquement selon toute probabilité (mais on n'a pas donné de farines humaines aux vaches ...)

Les protéines se retrouvent dans tous les organismes vivants, animaux ou végétaux, de même que les prions. La barrière inter-règne ou inter-embranchement (végétal/animal; mammifère/poisson) n'est pas prouvée non plus. Il faut le savoir.

voir aussi :

http://www7.inra.fr/dpenv/vfol___8.htm   vache folle: ESB

 

11/01/2013

Aspartame : bénéfice ? / risque ?

mon commentaire : l'article du Monde a un titre particulièrement rassurant ... mais il faut lire attentivement pour voir que le "sans danger" est discutable.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/11/l-agence-sanitaire-europeenne-juge-l-aspartame-sans-danger_1815593_1651302.html

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L'agence sanitaire européenne juge l'aspartame sans danger

LE MONDE | 11.01.2013 à 11h53 • Mis à jour le 11.01.2013 à 14h22 Par Stéphane Foucart

La controverse autour de l'innocuité de l'aspartame est à la mesure de son utilisation par l'industrie agroalimentaire : considérable. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a ajouté, mardi 8 janvier, sa contribution au débat en publiant la version préliminaire de l'évaluation que lui a demandé la Commission européenne.

Pour l'EFSA, les données ne justifient ni un retrait de cet additif sucrant, ni une révision de la dose journalière admissible (DJA) aujourd'hui fixée à 40 milligrammes par kilo de poids corporel et par jour (mg/kg/d). Le dossier de l'aspartame est pollué depuis de nombreuses années par les lourds soupçons de biais, voire de fraude, qui pèsent sur les premières études industrielles menées dans les années 1970 et sur la foi desquelles l'édulcorant a obtenu sa première autorisation, aux Etats-Unis.

Le "brouillon" rendu public par l'EFSA reste soumis aux commentaires des ONG, des industriels ou de la communauté scientifique. Ce n'est qu'au terme de cette consultation publique que l'agence de Parme (Italie) devrait rendre, au printemps, un avis définitif sur l'édulcorant. 

CERTAINES TUMEURS N'AURAIENT PAS ÉTÉ BIEN DIAGNOSTIQUÉES

A l'origine, ce dernier ne devait être réévalué qu'en 2020, mais la grande publicité donnée ces dernières années à plusieurs études a conduit Bruxelles à demander aux experts européens un changement de calendrier. Entre 2006 et 2010, trois études de longue durée menées sur le rat et la souris ont suggéré des effets cancérogènes de l'aspartame. Les trois publications étaient issues de l'Institut Ramazzini (Bologne, Italie).

Le panel de l'EFSA estime que des biais méthodologiques en rendent peu crédibles les résultats. En particulier, certaines tumeurs n'auraient pas été bien diagnostiquées. De plus, notent les experts européens, l'Environmental Protection Agency (EPA) américaine a estimé, de son côté, que parmi les effets relevés dans les trois études italiennes, certains pouvaient être dus à une infection des animaux, sans lien avec l'aspartame. Enfin, l'EFSA note que d'autres travaux, menés sur plusieurs espèces (rongeurs, chiens, etc.), n'ont pas non plus mis en évidence d'effets délétères.

Une étude danoise menée sur plus de 90 000 femmes enceintes avait aussi attiré l'attention. Publiée en 2011, elle suggérait un accroissement de 78 % et 29 % du risque d'accouchement prématuré pour les femmes consommant plus de quatre boissons, respectivement gazeuses et non gazeuses, contenant des édulcorants.

UN RISQUE POUR LES FEMMES ENCEINTES 

Cependant, l'EFSA met en avant une autre étude de même ampleur, menée en Norvège et publiée en 2012, qui suggère "une association bien plus faible, à peine discernable". L'agence européenne reconnaît toutefois un risque pour les femmes enceintes atteintes de phénylcétonurie (l'incapacité à dégrader la phénylalanine issue de l'aspartame).

"En médecine, on considère toujours la balance bénéfice-risque lorsque l'on prescrit à un patient une molécule de synthèse, conteste Laurent Chevallier, nutritionniste attaché au CHU de Montpellier (Hérault) et responsable de la Commission alimentation du Réseau environnement santé (RES). Dans un avis récent, l'Agence française de sécurité sanitaire a clairement conclu qu'il n'y avait pas de bénéfices à la consommation de l'aspartame pour la femme enceinte... Il ne reste donc qu'une chose : le risque."

De fait, l'opinion de l'EFSA ne porte que sur l'évaluation toxicologique de l'édulcorant et ne se prononce pas sur ses bénéfices présumés – en particulier la réduction de prise de poids. Le terme "bénéfice", d'ailleurs, n'apparaît pas dans les quelque 250 pages de l'opinion provisoire rendue publique par l'EFSA.

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voir aussi sur ce blog les notes suivantes :

9/1/2013Les dangers de l'aspartame

12/3/2012 :Conflits d’intérêts à...

17/11/2011 : Aspartame et grossesse

18/8/2011 : Lobbying pro-OGM:... 24-01-2011 - Edulcorants : le doute persiste quant aux effets sur la santé 
Célèbre édulcorant artificiel intense, l'aspartame (APM) est présent dans plus de 6 000 produits, les enfants et les femmes comptant parmi les principaux utilisateurs. Selon Réseau Environnement Santé ...

29/6/2011: Aspartame et santé (suite) 

2/6/2011Aspartame et santé

02/4/2009 : Édulcorant chimique et santé

12/11/2012

Alimentation : le sel « caché » encore trop consommé - Téléphone portable : lien reconnu avec la survenue d’une tumeur crânienne

lu sur :

http://presse-inserm.fr/vendredi-9-novembre-2012/5190/?

Le sel « caché » encore trop consommé 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) réclame dans un avis, qui doit être rendu public aujourd’hui, « de nouvelles réductions de la teneur en sel des aliments », explique Le Figaro.

Le quotidien souligne qu’il existe désormais de nombreuses études montrant que « l’excès de sel est un facteur de risque dans l’hypertension artérielle, les maladies cardio-vasculaires mais aussi le cancer de l’estomac ».

Le Pr Irène Margaritis, chef de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition au sein de l’agence qui est l’un des auteurs de l’étude, souligne : « On sait également qu’en trop grande quantité, [le sel] favorise la perte des minéraux. Pour le calcium, par exemple, c’est un problème dans les cas de l’ostéoporose ou lors de la croissance des jeunes enfants ».

Les Français consomment aujourd’hui quotidiennement 8,7 grammes de sel pour les hommes et 6,7 pour les femmes et les enfants.

L’Anses souhaite que « la France pèse dans la discussion en cours à Bruxelles sur les produits alimentaires autoproclamés ‘‘bon pour la santé’’ », pour qu’un excès de sel soit disqualifiant.

Le Figaro, 09/11

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Humanité Dimanche revient sur la reconnaissance par la Cour de cassation italienne d’un lien entre la survenue d’une tumeur crânienne chez un cadre et l’utilisation intensive du téléphone portable (cf synthèse de presse du 26 octobre).

Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, déplore qu’en France, « la charge de la preuve soit supportée par la victime, car le lien de causalité est impossible à déterminer sur le plan individuel ».

Selon elle, il y a « un très gros problème de manipulation des données scientifiques à ce sujet », avec des recherches « très largement entre les mains des industriels ».

Elle estime que ces dernières doivent être « publiques » et appelle à l’instauration du principe de précaution.

Humanité Dimanche, 09/11

07/10/2012

SOFIPROTEOL et les diesters, vous connaissez ?

http://www.apli-nationale.org/index.php?numlien=1

message de l'APLI

(Association nationale des producteurs de lait indépendants)

 Voyez le JT de france3, enfin la bête sort de l'ombre !!! Et la question va bien au delà des simples paysans,tout possesseur d'automobile et tout simplement tout consommateur de denrées alimentaires paye sa dime au

CARTEL BEULIN-SOFIPROTEOL....

iL EST TEMPS QUE CA SE SACHE,ET QUE CA S'ARRETE! ! ! ! !Il s'agit d'un choix de société, rien de moins

FR 19-20h
http://jt.france3.fr/1920/
édition nationale du vendredi 05 10 2012 à 13 mn 10s l’empire Beulimique de la pieuvre sofiprotéol
+ à la suite (à 17mn 40s), enquête sur les OGM.
.................................
QUI est à la tête de cette empire ?
QUI est la tête de la haute cour des coopératives HCCA ?
QUI permet aux coopératives d’aller sur des marchés non porteurs en sabotant le prix payé aux producteurs ?
QUI assure la sauvegarde de sa filière au détriment de l’élevage ?
QUI à valider la demande de contractualiser la production laitière ?
QUI veut étendre la contractualisation à toute la filière pour assurer le débouché et la continuité de son business (nouveau contrat de filière sous peu) ?
Les agriculteurs devenant menotté sont incapables de se sortir du gouffre de ce système.
Qui veut développer les OGM et faire payer les paysans qui utilisent leur propre semences ?
Fin des quotas 2015
Fin des aides agro carburants 2015
les laitiers exploités remplaceront les suventions publiques!!!
Si on laisse faire tout sera verrouillé avant l’heure !!! le verrouillage étant quasiment acquis !!!
Une première manifestation dans les deux sèvres jeudi 11 sera le début d’une guérilla
Mise a feu le 11 octobre dans les deux sèvres....diffusion maximale!!!!!!!!!!!!!!
L'APLI EST DE RETOUR,ET VA EXPLIQUER CE QUI DEVAIT RESTER CACHE,FAITES LE SAVOIR AU PLUS GRAND NOMBRE! ! ! ! !
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29/09/2012

Kokopelli, la Cour européenne de justice et le lobbying des semenciers

Il faut soutenir KOKOPELLI :

Voici la pétition à envoyer pour q ue la justice revienne sur la décision prise contre Kokopelli.
Pour protéger la biodiversité contre la main mise toute puissante des grands groupes et lobbies prêts à détruire pour servir leur seuls intérêts. 

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communiqué :

La Cour de Justice, par sa décision rendue hier dans l'affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l'enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l'activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

La Cour, aux termes d'une analyse étonnement superficielle de l'affaire, et d'une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu'à un jugement de droit, justifie l'interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l'objectif, jugé supérieur, d'une "productivité agricole accrue" !

L'expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l'autel de la productivité.

Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n'y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les "variétés de conservation", son analyse s'arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n'ont-ils pas voulu voir que les conditions d'inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d'homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

La Cour n'a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d'autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l'objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu'a écrire, par deux fois, que la législation permet d'éviter "la mise en terre de semences potentiellement nuisibles" !

Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l'avait justement relevé l'Avocat Général, l'inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !

Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l'avis de l'Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

Nos adversaires directs dans cette procédure, c'est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d'Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l'UE, doivent également s'en frotter les mains.

Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l'Union Européenne est, elle aussi, au service de l'agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n'a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n'étaient qu'élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l'égard de l'association.

Mais tout cela se comprend par l'examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l'industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l'Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n'en pourra jamais contenir, n'ont pas été invitées à la table des négociations...

Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l'Agriculture a dépêché l'une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d'intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes...

Ainsi, l'étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n'ont jamais été aussi sombres.

Et l'Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l'une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d'intérêt pour une "productivité agricole accrue". Cette décision nous sidère, autant qu'elle nous indigne.

Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n'est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu'elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

Kokopelli, le 13 juillet 2012.

  • [1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l'évaluation de l'homogénéité, la directive 2003/91/CE s'applique» : art. 4 §2
  • [2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» V. son site Internet

Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

  • Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu'il le reste.
  • Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d'application de la législation sur le commerce des semences.
  • Il n'existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n'y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.
  • Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

Que demande la société Graines Baumaux ?

Notre adversaire devant la Cour d'Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l'association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d'affaire annuel de 14 millions d'€uros et un résultat net de 2 millions d'€uros.

Télécharger l'interview de radio Zinzine avec notre avocate Blanche MAGARINOS-REY.

20/09/2012

Dangerosité des OGM

voir aussi sur ce blog :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...

 

à lire sur : www.infogm.org/spip.php?article5221

 

FRANCE – Nombreuses réactions après la publication d'une étude ...


FRANCENombreuses réactions après la publication d'une étude explosive sur un maïs OGM par Eric MEUNIER , septembre 2012

Pendant deux années, des rats ont été nourris avec du maïs génétiquement modifié NK603, traités ou non avec l’herbicide Roundup. Les résultats publiés dans la revue Food and Chemical Toxicology [1] font état de pathologies telles que tumeurs et dysfonctionnements rénaux importants.
Paradoxalement, cette étude est publiée alors que la Commission européenne propose de ne plus requérir obligatoirement les analyses de toxicologie dans les dossiers de demande d’autorisation commerciale de plantes transgéniques.
Plusieurs autorités publiques ont immédiatement annoncé la saisine d’agences d’expertise pour analyser ces résultats, analyses rarement requises, notons-le, pour les études en faveur des PGM.

La critique vis-à-vis des plantes transgéniques se déploie dans plusieurs directions : questions éthiques et épistémologiques, question du choix de société, impact des brevets et modèle agricole porté par les PGM, impacts sanitaires ou environnementaux, fonctionnement de l’expertise... Un de ces volets, celui des impacts sanitaires, vient de connaître un rebondissement avec la publication d’un article de l’équipe du Pr. Gilles-Eric Séralini, membre du Criigen et professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen.
L’étude a consisté à nourrir, pendant deux ans, 200 rats Sprague-Dawley, une lignée couramment utilisée pour les analyses de toxicologie et que les entreprises utilisent pour conduire leurs propres analyses [2]. Ces deux cents rats ont été répartis en dix groupes de dix rats mâles et dix groupes de dix rats femelles, conformément au protocole OCDE n°408 (Séralini respectant à la lettre ce protocole avec trois doses données dans l’expérience contrairement aux entreprises qui n’en donnent que deux, simplifiant ainsi l’expérience en réduisant les observations possibles). Chaque groupe a reçu soit du maïs non GM et de l’eau, soit du maïs NK603 (cf. encadré) à différentes doses et de l’eau, soit du maïs non GM et de l’eau avec du Roundup à différentes doses (toutes sous la limite maximale de résidus autorisée). Une première originalité de cette étude est que les rats ont reçu ce régime alimentaire durant deux années et pas seulement pendant trois mois comme c’est le cas pour toutes les études présentées par les entreprises dans le cadre des dossiers d’autorisation dans l’Union européenne. Les chercheurs ont effectué des prises de sang et d’urine et des dissections pour analyser les organes (au moins dix par animaux) et les tumeurs apparues le cas échéant. Les résultats publiés montrent l’apparition de pathologies, qu’il s’agisse de tumeurs (principalement chez les femelles) ou d’atteintes rénales (principalement chez les mâles). Ces pathologies apparaissent dans les régimes alimentaires contenant le maïs NK603 traité avec le Roundup mais aussi dans ceux contenant le maïs NK603 non traité au Roundup.

 Les pouvoirs publics exigent des compléments d’enquête

Le gouvernement français [3] et la Commission européenne [4] ont immédiatement annoncé avoir saisi respectivement l’Anses (puis le HCB) et l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA). Le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, a lui rappelé que « pour plus de la moitié des OGM étudiés« , l’Anses estime que  »les données fournies par l’industriel ne sont pas suffisantes pour conclure sur la sécurité sanitaire liée à la consommation de l’OGM » [5]. Nul doute que ces agences donneront un avis rapide sur ce dossier.
A noter que ces autorités publiques ne réagissent pas toujours avec le même zèle lorsqu’il s’agit d’études en faveur des plantes génétiquement modifiées (PGM). Dans la même veine, Gérard Pascal, toxicologue et ancien expert français de la CGB sur les OGM, considère que « si les résultats se confirment, c’est le scoop du siècle. Et dans ce cas il faudrait interdire les OGM dans le monde entier. [...] Nous pensons qu’il faut nommer une commission d’enquête sur le laboratoire dans lequel les expériences ont été faites. Il faut récupérer toutes les données, les cahiers de manip, l’historique des incidents qui ont pu se produire pendant ces deux ans et analyser tout cela en profondeur » [6]. Un souci de vérification tout à fait légitime, mais jamais exprimé pour les études démontrant l’absence de problèmes et notamment celles proposées par les pétitionnaires pour demander l’autorisation de commercialisation de leur PGM ! Ainsi, la même revue Food and chemical toxicology publiait en septembre deux études, pour un maïs et un soja GM, d’analyses de toxicologie sur rats durant trois mois et concluant à l’absence de problème. Ces études n’ont pas fait l’objet de saisine ou de demande d’enquête dans les laboratoires. Ces réactions témoignent donc bien que le principe de base est que les PGM ne posent pas de problème et que la charge de la preuve doit être portée par ceux qui essayent de démontrer qu’ils posent problème. Un a priori tout à fait irrecevable.

 Vers une interdiction immédiate des OGM ?

Parmi les réactions, notons également celles de l’eurodéputé José Bové et des associations comme France Nature Environnement (FNE) et Greenpeace. Pour l’eurodéputé, un moratoire doit être décrété par le commissaire John Dalli sur les plantes transgéniques autorisées à la culture, à l’importation et à l’alimentation humaine et animale. José Bové considère « qu’il est urgent de revoir rapidement tous les processus d’évaluation des OGM. Les données fournies par Monsanto et les autres multinationales sont tout simplement biaisées et ne reposent pas sur des travaux scientifiques sérieux et fiables. Les agences nationales et européennes de sécurité alimentaire doivent réaliser de nouvelles études financées par des fonds publics pour garantir aux consommateurs européens une alimentation saine » [7]. Greenpeace porte les mêmes demandes, ajoutant que l’AESA, qui « s’est distinguée depuis de nombreuses années par la proximité flagrante de ses membres avec les industriels vendant des OGM et son manque d’indépendance », doit être « profondément réformée afin de protéger les citoyens européens et cesser de servir les intérêts commerciaux exclusifs des entreprises de biotechnologie » [8]. Enfin, l’association FNE rappelle que « les protocoles d’évaluation des OGM au niveau international ont été mis en place par l’industrie agroalimentaire pour son propre usage, que ce sont ces industries elles-mêmes qui font les études d’accréditation de leurs OGM et que cette situation est inacceptable ». Elle demande la confirmation de ces résultats par d’autres expérimentations et sur d’autres plantes (notamment avec le soja tolérant au Roundup), la suspension des autorisations de mise en culture des maïs MON810 et pomme de terre Amflora et « une révision en profondeur des protocoles d’évaluation des OGM et des produits issus des nouvelles technologies de modification du vivant avec révision du Codex Alimentarius ». Elle demande également que les produits issus d’animaux nourris aux OGM soient étiquetés.

A l’inverse, l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) annonce qu’il existait déjà « de nombreuses études toxicologiques qui ont évalué les effets à long terme des OGM sur la santé des animaux »  [9] et que ces études n’ont jamais révélé d’effets toxiques. Contactée par Inf’OGM pour obtenir la liste de ces études, l’AFBV nous a répondu qu’il s’agissait surtout d’une étude publiée par Ricroch que le statisticien Marc Lavielle, du comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), avait considérée, dans un article publié dans Le Monde, comme « biaisée et orientée » [10]. Une autre étude est également avancée par l’AFBV, mais il s’agit d’une étude d’alimentarité sur porcs durant trois ans avec du maïs Bt résistant aux insectes, et non d’une analyse de toxicologie avec un maïs résistant à un herbicide [11]. Une confusion également relayée par Thomas Helscher, porte-parole de Monsanto, qui déclare « de nombreuses études des cultures biotechnologiques, revues par des comités de relecture, dont une centaine d’étude d’alimentarité ont toujours confirmé leur sécurité » [12]. Analyse d’alimentarité et de toxicologie sont suffisamment différentes pour que les deux types d’études soient pour l’instant requises par la Commission européenne dans les dossiers de demande d’autorisation.
Confondre toxicologie et alimentarité n’est déjà pas commun, mais l’argument mis en avant par Mark Tester, chercheur à l’Australian Centre for Plant Functional Genomics de l’Université d’Adelaïde, s’apparente à de la mauvaise foi. Il affirme que « si les effets sont si importants que prétendus, et si le travail est aussi pertinent pour les humains, pourquoi alors les étasuniens ne tomberaient pas comme des mouches ? »... Mais aucune étude épidémiologique n’existe aux Etats-Unis. Dès lors, comment lier nourriture à base d’OGM et santé ? [13]...

Des critiques scientifiques concernant le protocole ou l’analyse statistique des résultats commencent également à émerger, critiques dont Inf’OGM fera prochainement une synthèse. Inf’OGM vous tiendra également informés de l’opinion des experts français et européens sur cette étude.

Il faut enfin rappeler qu’actuellement la Commission européenne discute avec les Etats membres un règlement fixant de nouvelles règles d’évaluation des risques liés aux PGM. Avec ce projet de règlement, la Commission européenne propose que les analyses notamment de toxicologie ne soient plus obligatoires pour obtenir une autorisation de commercialisation. Les entreprises devront « simplement » démontrer que la plante transgénique a la même composition que sa version non transgénique [14]. Une proposition qui affaiblirait une procédure existante que le gouvernement français juge déjà insuffisante, comme il le mentionne dans son communiqué de presse : « Cette étude semble confirmer l’insuffisance des études toxicologiques exigées par la règlementation communautaire en matière d’autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques ».

Inf’OGM publiera dans les semaines à venir une brochure sur les méthodes d’évaluation des OGM telles que suivies actuellement par les experts membres des comités nationaux et européens, dévoilant ainsi un nouveau scandale.

Le maïs NK603

Ce maïs est autorisé dans l’Union européenne pour l’importation et l’alimentation animale depuis le 19 juillet 2004 et pour l’alimentation humaine depuis le 3 mars 2005. Il n’est pas autorisé pour la culture.
L’alimentation animale reste d’ailleurs à ce jour le principal débouché des PGM en Europe. Mais l’absence d’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux PGM empêche les citoyens de savoir ce qu’ils consomment. Le NK603 est modifié génétiquement pour résister aux herbicides comme le Roundup à base de glyphosate. Il est commercialisé par Monsanto. Concernant la culture, ce maïs est autorisé aux Etats-Unis, en Argentine, au Brésil, au Canada, au Japon, en Afrique du Sud et en Uruguay.

 

[1] « Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize », Seralini et al., Food and Chemical Toxicology, 2012. L’étude a été soutenue financièrement par la Fondation Charles Léopold Mayer, l’association Ceres créée par le Président d’Auchan, Gérard Mulliez, et le ministère de la Recherche.

[2] comme Monsanto pour le maïs MON810 et NK603

[3] Communiqué de presse du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, du Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt du 19 septembre 2012.

[4Challenges, 19 septembre 2012, http://www.challenges.fr/energie-et...

[5] Communiqué de presse du 19 septembre 2012

[6]  http://sciencesetavenir.nouvelobs.c... 

[7] Communiqué de presse de José Bové du 19 septembre 2012

[8] Communiqué de presse de Greenpeace du 19 septembre 2012

[9]  http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-... 

[10]  Absence d’impacts des OGM sur la santé : une étude « biaisée [et] orientée » 

[11]  Evaluation des OGM : la Commission au service des entreprises ? 

[12http://tribune.com.pk/story/439323/...

[13OGM : 13 ans que les Etats-uniens en mangent... et même pas malades !

[14]  http://www.sciencedaily.com/release... 

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communiqué:

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.

Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...

(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...

16/05/2012

Nestlé: sécurité alimentaire incompatible avec business

lu sur :

Une ancienne de Nestlé dénonce la gestion défaillante du groupe en matière de sécurité alimentaire

Licenciée en 2010, Mme Motarjemi a porté plainte pour harcèlement contre la multinationale.


LE MONDE | 16.05.2012 à 12h47 • Mis à jour le 16.05.2012 à 17h54

Par Agathe Duparc

Pendant dix ans, elle a été chargée de la sécurité alimentaire au niveau mondial chez Nestlé. Avec un rang de sous-directrice au siège de Vevey, en Suisse, elle apportait ses conseils sur la plupart des incidents ou crises, et sillonnait le monde, intervenant dans les colloques, visitant parfois des usines.

Mais, aujourd'hui, Yasmine Motarjemi, 58 ans, a déclaré la guerre à son ancien employeur. En décembre 2011, elle a déposé une plainte pour harcèlement, dans le canton de Vaud, et réclame 2,1 millions de francs suisses (1,7 million d'euros) à la multinationale.

Dans cette requête de 115 pages, elle témoigne, documents à l'appui, de la manière dont elle a été ostracisée, avant d'être licenciée en 2010, alors qu'elle dénonçait "des dysfonctionnements ou des manquements fondamentaux""Sur le papier tout était impeccable. Mais gérer la sécurité alimentaire chez Nestlé, c'était comme ramer à contre-courant", confie Mme Motarjemi au Monde.

IMPÉRATIFS DE BUSINESS

Cette ancienne experte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), spécialiste des toxi-infections alimentaires, avait été engagée en 2000 au département quality management de Vevey. "J'étais curieuse de voir comment les directives émises par l'OMS ou par les autorités réglementaires étaient appliquées", explique-t-elle. Peu à peu, elle découvre "qu'à côté des impératifs de business, le facteur sécurité alimentaire a peu de poids".

En 2003, on lui signale deux cas de bébés qui ont failli s'étouffer avec des biscuits vendus en France (P'tits Biscuits, à partir de 8 mois), tout en lui assurant qu'il s'agit de "cas isolés". Elle découvre qu'une quarantaine de réclamations signalant les mêmes faits n'ont en fait pas été prises en compte. Elle se démène pour que la composition des biscuits soit modifiée et tout rentre dans l'ordre.

Mme Motarjemi soulève aussi la question du dosage des vitamines et des minéraux dans les produits infantiles. "Quand je demandais la validation de critères importants pour la sécurité des aliments, telles que les vitamines, on refusait de refaire les calculs en me disant que les limites étaient déterminées depuis longtemps", déclare-t-elle. Elle obtient qu'un groupe de travail soit mis en place, mais rien n'en sortira. En 2005, Nestlé se retrouve sur la sellette en Chine, contraint de retirer du marché des laits en poudre contenant trop d'iode.

Si Yasmine Motarjemi parvient la plupart du temps à se faire entendre, son opiniâtreté et sa rigueur scientifique agacent certains. Dès 2006, elle se heurte à un nouveau chef, Roland Stalder, nommé à la tête du département quality management : "Il méprisait les autorités de santé publique dont j'étais issue", raconte-t-elle.

"LANGAGE DE TECHNICIENS"

En avril 2008, dans une vidéo à usage interne, M. Stalder s'exprime sur le HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point System), un outil mondialement reconnu pour gérer la sécurité alimentaire : "C'est un langage de techniciens. C'est ce que j'appelle parfois le bla-bla de l'Organisation mondiale de la santé." Il conseille aussi de ne pas tenir compte des contaminants car "il s'agit de choses déjà régulées".

"Cette intervention laissait entendre que les fournisseurs devaient livrer des produits conformes. Or, la grande majorité de nos incidents provenaient de matières premières contaminées", fait remarquer Mme Motarjemi.

Elle donne en exemple la crise, en 2008, de l'huile de tournesol ukrainienne coupée avec de l'huile minérale, qui avait touché Nestlé. Ou encore le scandale des produits Nestlé-Purina à base de maïs contaminé à l'aflatoxine qui, en 2005, avait entraîné la mort, au Venezuela, de centaines de chiens et chats.

Elle obtiendra que les passages incriminés soient retirés de la vidéo, se mettant définitivement son chef à dos. Ses recommandations sont ignorées. Son équipe est démantelée et elle n'est plus conviée aux conférences de Nestlé sur la sécurité alimentaire. En janvier 2010, elle est licenciée. En échange de son silence, on lui propose une indemnité de départ 300 000 francs suisses, qu'elle refuse. Invoquant une procédure en cours, Nestlé n'a pas voulu répondre en détail aux accusations de son ancienne responsable, qualifiées de "complètement infondées et contraires à la réalité ".

"La sécurité alimentaire est bien trop importante pour que l'on tolère des défaillances. Et c'est notamment pour cela que nous avons dû nous séparer de Madame Motarjemi", ajoute le géant de l'alimentation.

Agathe Duparc

08/03/2012

La souffrance animale

... ne rions plus.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/halal-ce-que-nous-cachent-les-abattoirs-07-03-2012-1438746_23.php

CONFIDENTIEL. Halal : ce que nous cachent les abattoirs

Un rapport pointe les dérives de l'abattage rituel en France. "Le Point" se l'est procuré.

C'est un plat que personne n'avait imaginé au menu de la campagne. Trois semaines après la polémique déclenchée par Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a remis le couvert en réclamant un étiquetage sur les viandes issues de l'abattage rituel. "Reconnaissons à chacun le droit de savoir ce qu'il mange, halal ou non", a-t-il lancé. Les candidats sont tous à couteaux tirés sur le sujet. Derrière ces joutes électorales perce un sujet tabou, celui de la souffrance animale.

Chaque année, on tue dans notre pays 1 milliard de poulets et de lapins, 25 millions de porcs, plus de 6 millions de bovins, ou encore 4 millions de moutons. Un rapport confidentiel que Le Point s'est procuré jette une lumière crue sur l'abattage rituel tel qu'il est pratiqué en France. Remis aux autorités en novembre 2011, le document, rédigé par dix experts et hauts fonctionnaires du ministère de l'Agriculture, a été soigneusement enterré. Il est vrai que cet audit de 54 pages émanant du Conseil général de l'alimentation contient une vérité qui n'est pas bonne à dire : les Français ont progressivement, et sans le savoir, été mis au régime halal.

Aujourd'hui, comme l'indique le rapport, plus de la moitié des bovins, ovins et caprins tués en France le sont suivant un mode d'abattage "rituel", halal ou casher. Ce qui signifie que les animaux sont saignés alors qu'ils sont encore conscients. Au-delà de la souffrance animale, l'abattage rituel pose parfois aussi un problème d'hygiène, avec à la clé un danger de contamination par Escherichia coli...

Cliquez ici pour lire les extraits du rapport confidentiel du Conseil général de l'alimentation sur l'abattage

Cliquez ici pour lire la lettre de Nicolas Sarkozy à Brigitte Bardot

sur le même sujet :

EXCLUSIF. La liste des abattoirs où l'on tue les animaux sans les étourdir

07/03/2012

Europe : quatre nouveaux sojas transgéniques autorisés

lu sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5052

UE – OGM : quatre nouveaux sojas transgéniques autorisés à l'importation

par Eric MEUNIER 

Le 10 février 2012, la Commission européenne (CE) a autorisé quatre sojas transgéniques [1] destinés à la commercialisation dans l'alimentation humaine et animale, à l'importation et à la transformation : trois sont tolérants à des herbicides (356043 de Pioneer, GTS 40-3-2 de Monsanto et A5547127 de Bayer CropScience) et un produit un insecticide (Mon87701 de Monsanto).

Onze autorisations en huit mois [2] : on voit que la Commission européenne (CE) ne chôme plus pour autoriser des plantes génétiquement modifiées (PGM) lorsque ces dernières sont destinées à être importées, transformées, à l'alimentation humaine ou animale.

Ces quatre PGM ont été autorisées selon la nouvelle procédure de comitologie. Cette dernière non seulement ne fait plus intervenir le Conseil européen des ministres mais un comité d'appel (composé de représentants des Etats membres) ; mais surtout, elle n'impose plus à la CE de devoir valider des autorisations lorsque les Etats membres n'ont pu trancher entre autoriser ou refuser les dîtes autorisations, contrairement à la précédente procédure de comitologie [3]. La Commission européenne, qui voyait dans cette nouvelle procédure une occasion de responsabiliser les Etats membres - ces derniers n'ayant plus le confort de refuser de se positionner sur une autorisation puisque cette dernière était de toute façon donnée par la CE ensuite -, montre donc qu'elle fait elle-même le choix de délivrer ces autorisations. On notera qu'e lle a également montré une certaine célérité à gérer ces quatre autorisations puisque les Etats membres ont été mobilisés une première fois en novembre 2011 pour deux dossiers et en décembre 2011 pour deux autres au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, puis une nouvelle fois en janvier 2012 au sein du nouveau comité d'appel, trois réunions à l'issue desquelles aucune majorité qualifiée n'a été atteinte. La CE aura donc tranché moins d'un mois après, en février 2012.

Comme nous l'a indiqué le ministère français de l'Environnement, la France s'est abstenue sur trois dossiers, ceux des sojas 356043, GTS40-3-2 et Mon87701. Et a voté contre sur le dossier du soja A5547127 sur base d'un avis défavorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, devenue l'Anses depuis). Cette agence avait en effet souligné l'absence d'« étude de toxicité sub-chronique de 90 jours chez le rat nourri avec un produit dérivé de soja A5547-127 traité et non traité par le glufosinate-ammonium », étude sans laquelle l'Afssa ne pouvait se prononcer sur « la sécurité sanitaire des sojas portant l'événement de transformation A5547-127 » [4]. 

 [1] Voir, pour chaque dossier, le moteur de suivi des autorisations : http://www.infogm.org/spip.php?rubr...

[2] « UNION EUROPEENNE – Quatre autorisations d'OGM données la veille de Noël », E. Meunier, Inf'OGM, janvier 2012

[3] « OGM - Nouvelle comitologie à l'UE : on cherche le « plus » démocratique », P. Verrière, Inf'OGM n°109, mars/avril 2011

[4] AFSSA, avis du 15 octobre 2008

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sur le même sujet,

lire la note de ce jour sur le blog AUJOURLEJOUR :

OGM : effets létaux confirmés

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2012/03/07/ogm-effets-letaux-confirmes.html

03/02/2012

Le sucre, l'industrie agro-alimentaire et la santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Trois chercheurs de l’université de Californie, à San Francisco, dont les travaux ont été publiés hier dans la revue Nature, estiment que la consommation excessive de sucre, en particulier de fructose, est une menace pour la santé publique.

Ils préconisent donc « la mise en place de mesures comparables à celles prises afin de limiter la consommation de tabac et d’alcool », explique Le Monde.

Ils veulent un encadrement strict de la vente d’aliments sucrés et leur taxation. Selon Robert Lustig, Laura Schmidt et Claire Brindis, le lien a, en effet, été établi entre consommation de sucre et augmentation des maladies non transmissibles (diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers…), de même que la « similitude entre certains effets du fructose sur l’organisme et ceux de l’alcool », explique le quotidien.

(Le Monde, 03/02)


extrait :

Le fructose, qui entre - avec le glucose - dans la composition du sucre courant, fait figure de principal accusé. Pas tant celui que contiennent naturellement les fruits que le fructose utilisé comme additif pour renforcer la saveur sucrée. Les Américains l'utilisent abondamment sous forme de "sirop de maïs à haute teneur en fructose" dans les entremets et les gâteaux.

29/01/2012

Lobbying à l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/27/nouveau-conflit-d-interets-a-l-autorite-europeenne-de-securite-alimentaire_1635511_3244.html

Nouveau conflit d'intérêts à l'Autorité européenne de sécurité alimentaire

Un groupe d'experts censé conseiller l'agence est composé de personnalités qui sont en majorité liées à l'industrie. Son indépendance est mise en cause.

17/11/2011

Aspartame et grossesse

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/17/des-scientifiques-mettent-en-garde-contre-l-aspartame-chez-les-femmes-enceintes_1604836_3244.html#xtor=AL-32280308

 

Des scientifiques mettent en garde contre l'aspartame chez les femmes enceintes

L'aspartame, édulcorant le plus utilisé au monde (Canderel, Nutrasweet...), se retrouve dans plus de 6 000 produits, du chewing-gum aux boissons light, dont plus de 500 produits pharmaceutiques.
 
Le Monde.fr
publié le 17 novembre 2011 à 13:37

Des scientifiques, des pédiatres et des gynécologues ont adressé un courrier, jeudi 17 novembre, au ministre de la santé, Xavier Bertrand, lui demandant d'alerter les femmes enceintes du risque d'accoucher prématurément si elles consomment de l'aspartame, un édulcorant qu'on trouve notamment dans les boissons light.

"Les chiffres se passent de commentaires", précise Europe 1 qui publie la lettre sur son site Internet. Les scientifiques de Réseau environnement santé (RES) se basent sur une étude danoise, publiée il y a un an, qui "mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32e e et 36e semaines d'aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants".

L'étude, conduite par le Danois Thorhallur Halldorsson, publiée en 2010 dans l'American Journal of Clinical Nutrition, était consacrée à l'impact des boissons light ou sans sucre – c'est-à-dire contenant un édulcorant – sur près de 60 000 Danoises enceintes. Il est apparu que la consommation d'au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmentait en moyenne de 38 % les risques de naissance avant terme. L'augmentation des risques est de 27 % si l'on n'en boit qu'une par jour, 35 % si l'on en boit 2 ou 3, 78 % quand c'est plus de 4. L'impact est moindre quand les boissons sont non gazeuses, l'augmentation du risque allant de 11 à 29 %.

"LE DOUTE DEVRAIT PROFITER AU CONSOMMATEUR"

Pour les scientifiques, il est temps d'avertir les femmes enceintes de ce risque. "Vous avez déclaré, à propos de l'affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur", concluent-ils leur courrier à l'adresse de M. Bertrand.

L'aspartame, édulcorant le plus utilisé au monde (Canderel, Nutrasweet...), se retrouve dans plus de 6 000 produits, du chewing-gum aux boissons light, dont plus de 500 produits pharmaceutiques. Selon le RES, 200 millions de personnes en consommeraient "régulièrement". Chez les enfants et les femmes en âge de procréer, l'absorption quotidienne est estimée à 2,5 à 5 mg par kg de poids corporel. La dose journalière admissible établie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est de 40 mg/kg. L'EFSA a été invitée en mai 2011 par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame (E 951) en 2012.

23/10/2011

Certains ARN de végétaux influent sur le métabolisme des mammifères

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lu sur : http://www.infogm.org/spip.php?article4921
 
par Eric MEUNIER , octobre 2011
 
Dans un article publié en septembre 2011, l’équipe du Pr. Zhang de l’Université de Nanjing (Chine) annonce avoir découvert que des molécules de plantes, comme le riz ou le chou, peuvent être actives chez des mammifères ! [1] Ces molécules sont des petites molécules d’Acide Ribonucléique, appelées ARN micro (ARNmi). Les ARN remplissent une fonction importante de régulateur dans les cellules et interviennent dans la synthèse de protéines. Ces caractéristiques sont d’ores et déjà utilisées chez certaines plantes transgéniques (vigne OGM de Colmar ou haricot OGM en cours d’autorisation au Brésil) ou à la base de la nouvelle technique appelée Méthylation de l’ADN [2].

Après avoir détecté ces molécules dans le lait, le sérum sanguin (la partie « liquide » du sang) et des tissus de différents mammifères, les scientifiques ont établi que ces ARNmi ingérés par le biais de l’alimentation n’étaient pas totalement détruits par la digestion. C’est ainsi qu’une quarantaine d’ARNmi ont été retrouvés dans le sang de plusieurs personnes, dont l’ARNmi MIR168a, présent en grandes quantités dans le riz. Et les scientifiques ont démontré que cet ARNmi est actif chez la souris en inhibant l’expression de certaines protéines. Pour les chercheurs, ces résultats démontrent que « des ARNmi végétaux présents dans des aliments peuvent réguler l’expression de gènes cibles chez les mammifères ».

Ces résultats devraient sans aucun doute intéresser nombre de scientifiques ainsi que les experts en charge des demandes d’autorisations commerciales pour des plantes transgéniques. En effet, à l’heure actuelle, aucune analyse de ces ARNmi n’est effectuée par les pétitionnaires. Mais plus fondamentalement, ces résultats montrent que la vision de la biologie qui a prévalu pour la mise en place des plantes transgéniques (un gène – une protéine – une fonction) se complique au fur et à mesure que les connaissances scientifiques avancent. A l’image des phénomènes de régulation épigénétique du génome (des facteurs extérieurs – au sens large - influencent l’expression du génome sans que la séquence ne soit changée), ces résultats questionnent l’approche même des biotechnologies qui reposaient sur des dogmes simplistes, et plaident pour une approche systémique nécessairement plus complexe mais ô combien plus enrichissante.

[1] « Exogenous plant MIR168a specifically targets mammalian LDLRAP1 : evidence of cross-kingdom regulation by microRNA », L. Zhang, et. al., Cell Research, 2011.158, (2011).

[2« Nouvelles techniques de manipulation du vivant, pour qui ? Pour quoi ? », coll. Emergence, édition PEUV, octobre 2011, 80 page

06/10/2011

Bisphénol A : des substituts sont-ils nécessaires ?

a priori NON : les aliments avaient des emballages  avant l'ère du plastique, de la chimie, du bisphénol A !

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

La proposition de loi prévoyant d’interdire, à partir du 1er janvier 2014, le bisphénol A dans tous les contenants alimentaires est présentée, aujourd’hui, à l’Assemblée nationale. Les industriels souhaitent, quant à eux, du temps pour mettre au point des substituts parfaitement sains. (La Croix, 06/10)