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06/06/2017

Six jours de guerre, cinquante ans d'occupation et un silence de plomb

à lire sur :

Six jours de guerre, cinquante ans d'occupation et un silence de plomb

https://www.letemps.ch/.../six-jours-guerre-cinquante-ans-doccupation-un-silence-plo...

La guerre des Six-Jours lançait l'entreprise de colonisation israélienne des territoires palestiniens. Cinq décennies plus tard, où se niche la ...

16/05/2017

C'était hier ...

15 mai 2017: Commémoration des 69 ans de la Nakba
 
 

Il y a 69 ans, 750 000 Palestiniens étaient dépossédés de leur terres, 400 villages ont été dépeuplés ou détruits. 24 massacres, et 7 millions de réfugiés Palestiniens aujourd'hui.

 

69 ans de la Nakba, et résistances | Agence Media Palestine

www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/05/15/69-ans-de-la-nakba-et-resistances/

12/02/2017

Punition collective (2)

Je relis par hasard une note de ce blog datant de 2006.

Indigne - En ligne 10/07/2006

 

 

Rien n'a changé. Et nous sommes en 2017

Punition collective - Le Monde

www.lemonde.fr/proche-orient/article/2006/.../punition-collective_793495_3218.html
8 juil. 2006 - Israël enfreint le droit international sur l'occupation de territoires et le droit de la guerre, qui proscrivent les punitions collectives de populations.

16/05/2016

La CIA impliquée dans l'arrestation de Nelson Mandela en 1962

Un agent de la CIA affirme avoir contribué à l'arrestation de Mandela ...

www.liberation.fr/.../un-agent-de-la-cia-affirme-avoir-contribue-a-l-arrestation-de-ma...

Donald Rickard, ancien vice-consul américain à Durban, aurait révélé avoir contribué à l'arrestation de Nelson Mandela en 1962.


Mandela dénoncé par la CIA : une «trahison» selon son petit-fils
Est-ce une information de la CIA qui a conduit Nelson Mandela derrière les barreaux pour trois décennies ? Selon les révélations ce week-end du journal britannique Sunday Times, un ex-agent américain, Donald Rickard aurait, quelques semaines avant sa mort au mois de mars, divulgué cette information au réalisateur John Irvin. Celui-ci l’avait rencontré dans le cadre de recherches pour son film, Mandela’s Gun, qui doit être présenté cette semaine au Festival de Cannes.

«Le plus dangereux communiste hors de l’Union soviétique»

Le 5 août 1962, Nelson Mandela, qui vit dans la clandestinité, se fait passer pour un chauffeur quand sa voiture est arrêtée à un barrage de la police, près de Durban. Il ne retrouvera la liberté que vingt-huit ans plus tard. Donald Rickard, alors vice-consul américain à Durban, affirme qu’il a lui-même informé les autorités sud-africaines des allées et venues de Mandela. En pleine guerre froide, il assure que ses employeurs considéraient le futur père de la nation sud-africaine comme «le plus dangereux communiste hors de l’Union soviétique», et qu’il n’a eu aucun scrupule à le dénoncer.

La rumeur d’une implication de la CIA dans l’arrestation de Nelson Mandela n’est pas neuve, mais n’a jamais été confirmée. Si Donald Rickard a dit vrai, cela prouverait que les services de renseignements  américains ont aidé le régime raciste d’Afrique du Sud. Il a fallu attendre 1986 pour que le Congrès américain adopte une loi anti-apartheid, accompagnée de sanctions économiques. Et le nom de Nelson Mandela est resté sur la liste noire du terrorisme des Etats-Unis jusqu’en 2008, longtemps après que le premier président noir sud-africain est devenu une icône mondiale.

«Une trahison» et «des décennies de déni»

Le petit-fils de Nelson Mandela, Mandla Mandela, évoque «une trahison». Il demande au président des Etats-Unis, Barack Obama, de s’excuser et de divulguer le détail des événements qui ont conduit à l’arrestation de son grand-père. Les révélations du week-end, estime Mandla Mandela, membre du Parlement et chef de clan, «ont mis fin à des décennies de déni et révélé le fait que les Etats-Unis ont mis leurs intérêts au-dessus de la lutte pour la libération de millions de personnes».

Pour le porte-parole du Congrès national africain (ANC), Zizi Kodwa, ces informations «confirment que l’Occident conspire» contre l’Afrique du Sud. Le parti au pouvoir, en campagne électorale pour les élections municipales prévues en août, y voit la preuve de tentatives d’interférences étrangères dans la politique du pays. «Cela a lieu encore aujourd’hui, a-t-il affirmé. Nous observons ces temps-ci que des efforts sont faits pour saper le gouvernement démocratiquement élu de l’ANC.» Les Etats-Unis n’ont pas réagi à ces accusations.

Patricia Huon correspondance à Johannesburg

voir aussi :


CIA admits: We sent Mandela to jail | | The Times & The Sunday Times

www.thetimes.co.uk/.../cia-tip-off-led-to-jailing-of-mandela-9mwc...

Traduire cette page

06/11/2015

France, pays de Liberté ???

Association France Palestine Solidarité - Il y a 8 heures
Il n'y a plus aucun doute possible : le simple appel au boycott des produits israéliens est totalement illégal en France. Et sévèrement puni.
 
Le Figaro - Il y a 2 jours

08/09/2015

France, patrie des Droits de l'Homme ???

Pauvre France !

Avoir de tels ministres, quelle déchéance !

 

 
"/.../  Bien que la France étiquette les produits fabriqués en Cisjordanie, suivant la législation européenne, elle s’oppose néanmoins à tout boycott.              
Le BDS a été condamné à de nombreuses reprises par le gouvernement français. Le boycott d’Israël est illégal en France a ainsi rappelé le ministre de l’Économie français à l’occasion de son voyage en Israël. Il a d’autre part encouragé les entreprises françaises à investir en Israël et à travailler avec des entreprises israéliennes. /.../"

08/04/2015

La vie en Palestine occupée

Quelques exemples trouvés sur The Guardian :

wednesday 8 April 2015

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22/02/2015

Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 

 
Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 

" Refusant cette complicité et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’achat du drone Watchkeeper." 

                               SIGNEZ LA PETITION !

11/02/2015

Droits de l'Homme : la situation aujourd'hui en Palestine, des enfants palestiniens emprisonnés

communiqué :

Appel à action : faites libérer les enfants palestiniens prisonniers Khaled al-Sheikh et Malaak al-Khatib

Khaled al-Sheikh, jeune garçon palestinien prisonnier de 14 ans, de Beit Annam dans le secteur de Jérusalem, est maintenant emprisonné depuis 40 jours, il est accusé de « jets de pierres ».

Avec Malaak al-Khatib, jeune fille de 14 ans, elle aussi accusée de « jets de pierres », il est l’un des plus jeunes prisonniers politiques palestiniens dans les geôles israéliennes.

Une pétition pour demander leur libération, dont la traduction a été publiée sur le site de l'Agence est à signer ICI

A lire également à ce sujet, cet article publié sur le site de l'Express : Malak, 14 ans, icône des prisonniers palestiniens

Nations-Unies : En 2014, Israël a démoli les maisons de 1177 Palestiniens en Cisjordanie

"En 2014, Israël a détruit 590 bâtiments palestiniens en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, déplaçant 1177 personnes, selon une nouvelle étude de l’Office des Nations-Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

C’est le plus grand nombre de personnes déplacées en Cisjordanie depuis que les Nations-Unies ont commencé à surveiller cette question, en 2008."

Lire l'article du journaliste britannique Ben Norton publié sur le site de l'Agence.

Tribune dans Libération: France Télévisions - Sodastream : un partenariat qui doit cesser

France Télévisions est un service public, et exerce donc une activité d’intérêt général au service des citoyen-ne-s.

Nous demandons en conséquence au gouvernement français, et notamment après l’adoption en décembre du texte de reconnaissance de l’État palestinien par l’Assemblée nationale et le Sénat, qu’il cesse de collaborer avec une entreprise actrice de la colonisation des terres palestiniennes, soutenant ainsi la politique criminelle et illégale de l’État israélien.

Lire cette tribune publiée le 5 février dernier sur le site de Libération.

03/02/2015

Palestine : pour une paix juste

 

 

 

 

communiqué :

 
 
 
1. DERNIER RAPPEL: Rencontre avec le rabbin David Meyer, demain mardi 3 février au CBL
2. Les Israéliens payent le prix d'une opération-promotion
3. Méretz : Non à la troisième guerre du Liban !
4. Sur le site et ici les deux derniers enregistrements de “Chroniques pour la Paix”
5. Aidez-nous à les aider !
 

Livres des mondes juifs – Rencontres 2015 : “Quand l'écriture redonne vie”

 

À la Maison du Barreau 2 rue Harley Paris Ier
 

1. RAPPEL : Rencontre avec le rabbin David Meyer, mardi 3 février au CBL

Mardi 3 février 2015, à 20 h 30 au CBL, rencontre LPM etJCall avec le rabbin David Meyer, qui nous présentera le livre qu’il vient de publier en collaboration avec le prêtre Michel Remaud et le grand imam de Bordeaux Tareq Oubrou :

La vocation de la Terre sainte

Quelles sont les relations à la Terre d’Israël et au pouvoir dans les traditions des trois religions monothéistes ?

Un débat indispensable dans le contexte passionné du conflit.

Au Cercle Bernard Lazare, 10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° Saint-Sébastien Froissart)

◊ Entrée gratuite pour nos adhérents à jour de leur cotisation ; PAF de 5 € pour les autres.

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2. Les Israéliens payent le prix d’une opération-promotion

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par Éditorial de la rédaction du Ha’Aretz

 

Traduction Tal Aronzon pour LPM

Photo Reuters. Des soldats libanais observent la fumée s’échappant des obus tirés depuis Israël sur la zone d’al-Wazzani, le 28 janvier 2015.

Ha’Aretz, le 29 janvier 2015

http://www.haaretz.com/opinion/1.639642

« Les Israéliens devraient se demander, questionne ici la rédaction du grand quotidien libéral, si les frappes opérées en Syrie valent la perte des soldats tués en représailles, ou la reprise des hostilités avec le Hezbollah et l’Iran. »

L’incident de Har Dov, mercredi, au cours duquel deux soldats ont été tués et sept autres blessés lors du tir d’un missile antichar sur un véhicule de Tsahal, fut la réponse prévisible à l’opération du 18 janvier contre la Syrie, attribuée à Israël, et dans laquelle six agents du Hezbollah périrent – dont le jihadiste Jihad Mughniyeh, fils d’Imad Mughniyeh assassiné en 2008, et un général iranien.

Étant donné les craintes d’escalade et l’ouverture d’un autre front au nord, l’impression grandit que l’opération attribuée à Israël fut une erreur opérationnelle et stratégique ; cela interroge également quant au discernement de l’exécutif – le Premier ministre, le ministre de la Défense et le chef d’état-major.

Aucun Israélien ne devrait faire l’économie des questions soulevées par cette opération : était-elle nécessaire et a-t-elle contribué à la sécurité de sa population ? Valait-elle la perte des soldats tués lors de l’attaque de représailles, le nouveau compte ouvert dans la foulée avec le Hezbollah et l’Iran, et le danger d’escalade dans la région ?

Bien sûr, on ne peut déterminer l’existence ou non d’un lien direct entre l’opération de la semaine dernière et la campagne électorale du Premier ministre Benyamin Nétanyahu, en baisse dans les sondages. Mais le général (de réserve) Yoav Galant, candidat à la Knesseth pour le parti Koulanou [“Nous tous”], a révélé qu’il y eut de nombreuses occasions de supprimer le chef militaire du Hamas, Ahmed Jabari – dont l’assassinat en novembre 2012, à neuf semaines des dernières législatives, précipita l’opération “Pilier de Défense” dans la bande de Gaza. Pour une raison quelconque, cela ne s’est pas produit à ces dates [antérieures]. « On peut déduire des incidents passés que le choix du moment n’est pas complètement dénué de lien avec les élections. »

Quand le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dont le parti est sous le coup d’une enquête en suspicion de corruption, s’empresse de déclarer qu’Israël devrait réagir aux évènements par une démonstration de force disproportionnée, il est difficile de ne pas se demander si ces appels à la guerre proviennent d’un certain intérêt à détourner de son parti l’attention de l’opinion publique.

Il ne faut pas permettre à de tels appels d’affecter les décisions militaires ou politiques et de mener Israël à la catastrophe. Le Premier ministre, même au milieu d’une campagne électorale, doit avant tout assurer la sécurité des civils et soldats israéliens et éviter toute provocation susceptible d’exacerber les tensions.

Les dirigeants du camp présumé offrir une alternative à Nétanyahu, Isaac Herzog et Tzipi Livni, ont eux aussi un rôle important à jouer, ils doivent se faire clairement entendre et œuvrer à prévenir une escalade au nord. C’est la seule façon de prouver qu’ils représentent vraiment une alternative au régime de peur et de guerre de l’actuel Premier ministre.

3. Méretz... Non à la troisième guerre du Liban ! 

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Traduction et châpo Ilan Rozenkier pour LPM

Page Facebook du Méretz (extrait)

Le Méretz a lancé sur les réseaux sociaux il y a quelques heures une campagne « Non à la troisième guerre du Liban ! » [après une première guerre, dite “Paix en Galilée”, en juin 1982 ; et une seconde en juillet 2006].

Bibi (Nétanyahu) joue avec le feu. Il faut l’éteindre avant qu’il ne soit trop tard. Le Méretz demande au chef du gouvernement de ne pas entreprendre de réaction militaire qui conduise à une nouvelle escalade dans le Nord du pays. Le cœur se brise, et nous sommes avec les familles qui ont perdu leurs êtres chers. Il faut arrêter cela.

Nétanyahu a refusé d’assumer la responsabilité de l’attaque en Syrie qui a fourni au Hezbollah un prétexte à cette nouvelle phase guerrière. Alors, maintenant, le minimum qu’il puisse faire est de prendre ses responsabilités quant à la vie des citoyens du Nord et des soldats de Tsahal, et d’éviter une 3ème guerre du Liban.

Le réchauffement du front nord par le gouvernement de droite, qu’il découle de considérations électoralistes ou d’une appréciation erronée et d’une surenchère, risque de nous amener une guerre et de détruire la vie des habitants du Nord – qui n’auront de tranquillité ni par la force ni par le feu.

Nous ne pouvons nous permettre un pouvoir qui se laisse entraîner et dont les surenchères soient susceptibles de nous engluer dans le bourbier libanais. Toutes les déclarations de ministres parlant d’une réaction trop faiblement proportionnée [comme Avigdor Lieberman vient de le faire] sont irresponsables et jouent avec la vie des habitants. Le chef du gouvernement a une seule responsabilité : empêcher que le sang ne continue de couler.

 
 
 

4. Sur le site et ici les deux derniers enregistrements de “Chroniques pour la Paix”

• “Chroniques pour la Paix” avec Martine Cohen (16/1/2015) — Enregistrement

                                          Juifs français... ou Français juifs

Entretien de Gabriel Szapiro avec la sociologue Martine Cohen chargée de recherches au CNRS, laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités.

• “Chroniques pour la Paix” avec Alain Jakubowicz * (30/1/2015) — Enregistrement

                                          Darkenou... les Français émigrés en Israël

Entretien de Gabriel Szapiro avec Alain Jakubowicz, qui anime en Israël l’association Darkenou (notre voie), rassemblement francophone “pour une action concertée et dynamique au cœur du champ politique en Israël”.

5. Aidez-nous à les aider !
 
Avraham B. Yéhoshua : « Nous sommes un peu désespérés. Vous, le mouvement de la paix en Europe... vous devez nous soutenir beaucoup plus fort pour qu'arrive enfin cette paix tant voulue. »
 
En cette période de l'année, nombreuses sont les associations qui contactent leurs sympathisants pour les inciter à adhérer ou faire un don. 
Nous ne dérogerons pas pas à cet usage, même si le contexte politique actuel incite moins à la mobilisation qu'au découragement et à la lassitude face à une situation sur le terrain apparemment bloquée. 
 
La paix maintenant... Un « maintenant » qui n'a que trop duré. Nous aurions aimé depuis longtemps pouvoir faire ce simple constat : 
« Maintenant, c'est la paix ! » Nous en sommes encore loin. Nous nous devons d'agir pour qu'advienne au plus vite ce moment, agir en restant solidaire du camp de la paix en Israël, et en particulier de Shalom Akhshav / Peace Now.
 
Dans un contexte difficile, nos amis, sur place, ne renoncent pas : ils continuent à œuvrer sans relâche à une solution au conflit basée sur le principe « deux peuples / deux États ». Ils ont certes besoin du soutien des citoyens israéliens, mais aussi de sentir l'appui de ceux qui, de par le monde et notamment en France, pensent et éprouvent les choses comme eux.
 
À La Paix Maintenant, nous voulons être à leur côté, et vous sollicitons à cette fin : 
Aidez-nous à les aider
 
– En adhérant (en renouvelant)  votre cotisation ou en faisant un don (un reçu CERFA vous sera adressé en temps voulu)  http://www.lapaixmaintenant.org/adhesion  
 
– En vous inscrivant ou en faisant inscrire (à titre gracieux) vos amis à notre liste de diffusion qui diffuse régulièrement des traductions d'articles de la presse israélienne, des informations sur nos activités ...

 

 

Nous soutenir, c'est aussi nous suivre sur Facebook et Twitter et inciter vos connaissances à faire de même.
 
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Pour 
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https://twitter.com/Paixmaintenant   (Le lien Twitter est : @Paixmaintenant)
Shalom Arshav Israel : http://www.peacenow.org.il
 

15/11/2014

Ce que les médias ne vous diront pas sur Jérusalem-Est

communiqué :

Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/

Ce que les médias ne vous diront pas sur Jérusalem-Est

"Les Palestiniens de Jérusalem-Est subissent au quotidien la brutalité de l’occupation israélienne. Et pourtant, leurs souffrances sont ignorées par la plupart des médias occidentaux.

La semaine dernière, les journalistes occidentaux se sont intéressés à Jérusalem seulement parce qu’un colon israélien, Yehuda Glick, a été blessé par balle le 29 octobre près de la vieille ville.

Et pourtant, la violence contre les Palestiniens est un aspect constant de la vie à Jérusalem-Est, et nos médias n’en parlent pas."

Lire le billet de "Palestine Solidarity Campaign"  du 6 novembre dernier publié en français sur le site de l'Agence.

Sur ce sujet également, cet article du journaliste britannique Ben White: “Jérusalem : une ville d’apartheid meurtrie

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sur le même sujet, dans le Monde de ce jour :

A Ramat Shlomo, colonie ultraorthodoxe, la bataille ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../a-ramat-shlomo-colonie-ultraorthodoxe-la-bataille-pour- la-terre-bat-son-plein_4524139_3210.html

Ramat Shlomo, colonie ultraorthodoxe, la bataille pour la terre bat son plein. 

LE MONDE | 15.11.2014 à 10h54 • Mis à jour le 15.11.2014 à 10h57 | Par Piotr ...

23/07/2014

Palestine : une lettre ouverte à Hollande

à lire sur MEDIAPART :

Palestine :  Monsieur  le  Président,  vous  égarez  la  France

PAR EDWY PLENEL

De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France. Parti pris en forme de lettre ouverte.

Palestine _ Monsieur le Président, vous égarez la France.pdf

27/02/2014

Apartheid en Palestine : bulldozers en action

lu sur le site du Monde :

La lutte inégale des Bédouins contre les bulldozers israéliens en Cisjordanie

LE MONDE | 27.02.2014 à 12h18 • Mis à jour le 27.02.2014 à 13h21 |Laurent Zecchini (Tubas, Cisjordanie, envoyé spécial)

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Ce 30 janvier, il était 6 h 30 du matin lorsqu'une quinzaine de véhicules de l'administration civile et de l'armée israélienne sont arrivés sur le lieu-dit de Khirbet Um al-Jamal, situé à une douzaine de kilomètres à l'est de Tubas. Il n'y a eu aucune discussion, pas de violence physique non plus : deux bulldozers sont entrés en action, et moins de deux heures plus tard, le campement était rasé. En pleurs, les femmes et les enfants ont assisté au spectacle des tentes déchiquetées, de leurs maigres possessions écrasées. Les soldats, qui avaient sorti au préalable quelques matelas, les ont empêchés de s'approcher.

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Tel est le lot des Bédouins palestiniens installés dans la vallée du Jourdain, région située dans la « zone C », cette partie du territoire palestinien qui recouvre 61 % de la Cisjordanie occupée et où Israël exerce un contrôle total.

« Que pouvions-nous faire contre la force militaire ? », s'interroge le berger Mahmoud Kaabneh. Il n'y a nulle trace de colère chez ce Bédouin palestinien, juste du fatalisme :« Bien sûr que nous allons reconstruire, et que les soldats reviendront, mais quel autre choix avons-nous ? » Le soir de ce traumatisme familial, Mahmoud, sa femme et leurs dix enfants ont dormi dans un grand réservoir d'eau en plastique, et ils ont allumé un feu pour se réchauffer. Les jours suivants, ils ont été hébergés sous les tentes de l'oncle de Mahmoud, Salman Kaabneh.

VIE PRÉCAIRE

Entourés d'une ribambelle d'enfants aux joues rouges, les deux hommes racontent leur vie précaire, la possibilité d'une arrivée inopinée de véhicules militaires, leur détermination à ne rien changer à leur mode de vie. De temps en temps, quand la vente de fromage et de lait ne suffit plus, Mahmoud Kaabneh vend un mouton, dont il obtient entre 500 et 1 000 shekels (100 à 200 euros). Parfois aussi, les colons établis dans les implantations voisines de Maskiot et Rotem lui volent une bête, en toute impunité. Mahmoud a une dette de 30 000 shekels auprès du fournisseur de fourrage et il sait que la sécheresse persistante en Israël annonce des jours difficiles.

Dix jours se sont écoulés, et rien n'a changé à Khirbet Um al-Jamal : des bâches de plastique déchiquetées, des bidons éventrés, des poutrelles tordues, des vêtements, des gravats… comme si une tornade était passée. Mahmoud Kaabneh a été prévenu que de nouvelles tentes l'attendaient chez le gouverneur de Tubas, fournies par l'Autorité palestinienne, mais il ne veut pas aller les chercher : « J'attends d'être sûr que l'armée ne va pas revenir », explique-t-il.

A peu de distance, une autre partie du campement est intacte : « C'est qu'ils n'ont pas encore reçu d'ordre de démolition », explique Mahmoud, qui avait reçu une telle notification il y a un an. C'est un différend immuable : l'Etat israélien ne reconnaissant pas la validité des titres de propriété (quand ils existent), les habitations sont illégales. Le 30 janvier, 66 personnes, dont 36 enfants, la plupart du clan Kaabneh, ont perdu leur abri. Mais les autres familles installées sur le site, les Makhamreh et les Daraghmeh, savent que leur tour viendra.

Et le calendrier des négociations israélo-palestiniennes, qui doivent s'achever, en principe, fin avril, n'arrange rien. La question de la souveraineté dans la vallée du Jourdain est devenue l'un des dossiers les plus sensibles du processus de paix.

Israël exige d'y maintenir une présence militaire pendant de nombreuses années, afin que la région devienne une zone tampon, pour sa propre sécurité. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a récemment indiqué que, dans le cadre de la création d'un Etat palestinien, il était prêt à accepter que des troupes de l'OTAN y soient stationnées indéfiniment. Réponse de Benyamin Nétanyahou : pas question. Le premier ministre israélien a d'ailleurs confirmé qu'il n'avait aucune intention de démanteler les colonies israéliennes.

Dans l'immédiat, la priorité du gouvernement israélien est de pérenniser la situation sur le terrain, ce qui passe par l'éviction du maximum de Palestiniens de la vallée. Selon les chiffres des Nations unies, les démolitions sont passées de 172 en 2012 à 390 en 2013, tandis que le nombre de personnes déplacées progressait de 279 à 590 sur la même période (plus d'un millier sur l'ensemble de la zone C).

Parallèlement, l'armée ne laisse plus aucune marge de manœuvre aux manifestations de solidarité en faveur des populations palestiniennes concernées. Le 7 février, elle a démantelé un camp de quelque 300 militants palestiniens, israéliens et étrangers, installé près de Jéricho.

« ÉCHEC ANNONCÉ »

Le Palestinien Mustafa Barghouti, l'un des principaux chefs de file de l'« Intifada blanche » (la résistance non violente), faisait partie des protestataires. Nous le rencontrons le lendemain au nord de Jéricho, sa voiture arrêtée depuis des heures devant un check-point. Son signalement a été diffusé à tous les détachements militaires de la région : pas question de le laisser passer pour aller apporter de l'aide aux habitants de campements qui ont subi le même sort que celui de Mahmoud Kaabneh.

Ancien candidat à l'élection présidentielle palestinienne de 2005, Mustafa Barghouti n'a aucune illusion sur le sort des négociations en cours avec les Israéliens : « C'est un échec annoncé ; aucun compromis n'est possible avec ce gouvernement de colons. Ce que fait Israël dans la vallée du Jourdain, affirme-t-il, s'apparente à du nettoyage ethnique. L'Etat palestinien, s'il voit le jour, sera un bantoustan, pas un Etat souverain. » Le Palestinien prépare déjà la prochaine manifestation de protestation contre l'extension de la mainmise militaire sur la vallée du Jourdain.

Mais l'action humanitaire en faveur des populations bédouines de la région devient difficile. Début février, le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé qu'il ne fournira plus de tentes aux populations locales victimes de la répression militaire, dès lors que celles-ci sont systématiquement confisquées ou détruites par l'armée israélienne.

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13/02/2014

Palestine : l'eau, les colons, la langue allemande, le sionisme ...

lu sur :

Le président du Parlement européen provoque une polémique à la Knesset

Le Monde - il y a 3 heures

Le Monde | 13.02.2014 à 15h07 • Mis à jour le 13.02.2014 à 15h07 |Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant) et Frédéric Lemaître ((à Berlin))

En recevant des journalistes, mercredi matin 12 février, Martin Schulz, le président du Parlement européen, s'était montré conscient du caractère politiquement délicat de sa visite à Jérusalem et à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne. Il avait notamment fait preuve d'une grande réticence à évoquer l'illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
 

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Celles-ci sont un « obstacle » mais « nous n'avons pas besoin d'un débat sur le point de savoir si elles sont “légales” ou “illégales”, nous avons besoin de solutions pratiques », avait-il insisté, tout en finissant par admettre que, « selon la convention de Genève , elles sont illégales »Or cette extrême prudence diplomatique n'a pas été présente dans le discours prononcé, en allemand, par M. Schulz devant la Knesset, le Parlement israélien.

De retour de Ramallah, il a fait part de sa rencontre avec « un jeune Palestinien » : « Il m'a demandé pourquoi les Israéliens peuvent utiliser 70 litres d'eau et seulement 17 litres pour les Palestiniens. Je vous demande si c'est exact ? », a ajouté, faussement candide, M. Schulz. Le président de l'Assemblée de Strasbourg était loin de se douter du hourvari parlementaire qu'allait provoquer sa question, d'autant que son propos suivant, sur le « blocus de Gaza », allait jeter de l'huile sur le feu.

« HONTE À VOUS »

« Honte à vous, vous soutenez quelqu'un qui incite [à la haine] contre les juifs ! », a lancé Moti Yogev, député du parti nationaliste religieux Habayit Hayehoudi (« la maison juive »), avant de quitter l'hémicycle avec tous les membres de cet important parti de la majorité du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Naftali Bennett, ministre des finances et chef de Habayit Hayehoudi, a demandé des excuses, tout en ajoutant ce commentaire sur Facebook : « Je ne vais pas accepter un sermon de moralité biaisé contre Israël. A plus forte raison en allemand. »

M. Bennet n'est pas le seul à s'être offusqué de cet aspect linguistique. Moshe Feiglin, opposant historique de M. Nétanyahou au sein du Likoud, avait annoncé qu'il n'assisterait pas à ce débat « pour écouter un discours dans la langue utilisée pour jeter nos parents dans les trains et les chambres à gaz », tandis que Uri Orbach, ministre chargé des retraités et membre du parti de M. Bennett, ajoutait : « La génération des parents de Schulz et la génération des parents des députés arabes ont collaboré pour détruire les juifs ! »

« ÉCOUTE SÉLECTIVE »

Un peu plus tard, le premier ministre Benyamin Nétanyahou s'est efforcé de calmer cette polémique : Martin Schulz, a-t-il souligné, « souffre de la même écoute sélective dont font preuve beaucoup d'Européens »« Il a reconnu avec honnêteté qu'il n'avait pas vérifié , mais cela ne l'a pas empêché de porter des accusations », a insisté le premier ministre, tout en assurant que la différence de consommation d'eau entre Israéliens et Palestiniens est « bien plus faible » que le rapport d'un à quatre avancé par le président du Parlement européen.

Sauf que les faits sont têtus : selon l'ONG israélienne B'Tselem, les Israéliens consomment en moyenne 3,5 fois plus d'eau que les Palestiniens, des chiffres qui sont confirmés par la Banque mondiale. En décembre 2012, les Nations unies avaient évalué d'un à six le rapport entre l'eau consommée par les Palestiniens et les colons israéliens. Enfin, 90 % de l'eau utilisée dans la bande de Gaza est considérée comme impropre à la consommation.

L'éclat provoqué par les propos de M. Schulz a fait l'objet de plusieurs commentaires dans la presse allemande. Le quotidien Bild estime qu'il devrait « s'excuser », alors que la Süddeutsche Zeitung juge que la polémique ne fait que refléter les tensions entre Israël et l'Union européenne. Dans Die Welt, M. Schulz explique qu'il « ne pouvai[t] pas dire seulement des choses qui plaisent à tout le monde ». La chancelière Angela Merkel est attendue en Israël les 24 et 25 février.

17/12/2013

Israël et sa collaboration avec l'Apartheid afrikaner : on n'oublie pas

lu sur :

www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/12/10/nelson...

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 10.12.2013 à 21h06 • Mis à jour le 10.12.2013 à 21h07 |Par Benjamin Barthe

Lors de sa venue en Terre sainte, en 1999, Nelson Mandela avait-il été initié aux subtilités de la chutzpah, ce mélange d'impudence et d'assurance qui a rang de vertu nationale, ou presque, en Israël ? Si oui, on peut penser sans trop de risque de se tromper que le mot lui est venu à l'esprit depuis le Panthéon des libérateurs, où il repose maintenant, en entendant les responsables israéliens faire son éloge.

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UNE ALLIANCE MILITAIRE SECRÈTE AVEC LE RÉGIME D'APARTHEID

Car les mots du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui a salué un « combattant de la liberté, opposé à la violence », comme ceux du président Shimon Pérès, qui a applaudi sa contribution à « la guerre contre les discriminations et le racisme », procèdent d'une réécriture de l'Histoire pour le moins audacieuse. Un coup de pub destiné à faire oublier l'alliance militaire secrète que l'Etat juif noua avec le régime ségrégationniste de Pretoria durant les années 1970 et 1980 et que ses dirigeants, depuis, n'ont jamais admise et encore moins désavouée. Ce pacte scellé sous les auspices de Shimon Pérès, alors ministre de la défense, au nom de la lutte contre le « terrorisme », incarné alors par l'ANC de Nelson Mandela et l'OLP de Yasser Arafat, aboutit notamment à cette scène sidérante : la venue en 1976, à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah de Jérusalem, d'un suprémaciste blanc et sympathisant nazi notoire, en la personne de Balthazar Johannes Vorster, le premier ministre sud-africain de l'époque.

Confronté à la résurgence de cet embarrassant passé, longuement évoqué par la presse israélienne, Benyamin Nétanyahou a sûrement jugé plus judicieux de faire profil bas. Prétextant des frais de déplacement trop élevés, il a renoncé à participer à la cérémonie d'hommage organisée, mardi 10 décembre, dans le stade de Soweto. Bonne idée.

D'AUTRES EXPÉRIENCES INCONGRUES

Sur place, les vétérans de l'ANC auraient pu lui rappeler que « Madiba » n'a jamais été un héraut de la non-violence, contrairement à ce que M. Nétanyahou laissait entendre dans sa déclaration, calibrée pour gêner ses adversaires palestiniens. Bien que le mouvement antiapartheid n'ait pas sombré dans le terrorisme aveugle, M. Mandela n'a jamais accepté de renoncer à l'option de la violence, même en échange de sa libération. « C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé, qui détermine la forme de la lutte, écrivait-il dans ses Mémoires. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'a pas d'autre choix que de répondre par la violence. »

En Afrique du Sud, M. Nétanyahou aurait pu faire d'autres expériences incongrues. Comme rencontrer Ahmed Kathrada, 82 ans, un ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, qui a pris la tête d'une campagne internationale pour la libération de Marouane Barghouti. Condamné à la prison à vie pour son implication supposée dans le meurtre de cinq Israéliens, ce haut dirigeant du Fatah, partisan déçu du processus de paix, est considéré dans les territoires occupés comme le Mandela palestinien.

Mais le plus déplaisant pour le premier ministre israélien aurait été de croiser Ismaïl Coovadia, l'ancien ambassadeur d'Afrique du Sud en Israël. En juin, quelques mois après avoir quitté son poste, ce diplomate avait estimé que le comportement d'Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza s'apparentait à une « réplique de l'apartheid ». Un accès de chutzpah, assurément.

21/11/2013

Palestine : les effets de la politique israélienne à Gaza

les surlignages sont de moi

MAIS QUE FAIT NOTRE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES POUR RÉSOUDRE CE PROBLÈME ???

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/11/20/a-gaza-la-penurie-d-energie-provoque-une-pollution-et-entrave-le-developpement_3516973_3218.html

A Gaza, la pénurie d’énergie provoque une pollution et entrave le développement

LE MONDE | 20.11.2013 à 11h38 • Mis à jour le 20.11.2013 à 13h54 |Par Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)

Les égouts se sont déversés dans Gaza. Cela a commencé jeudi 14 novembre, avec des coulées de boue fétide qui pénètrent dans les cours et envahissent parfois le rez-de-chaussée des maisons. La veille, l'une des principales stations d'épuration des eaux usées avait arrêté de fonctionner, en raison de la pénurie d'électricité et de fioul qui frappe Gaza. Il suffit d'emprunter la route Al-Rachid, qui longe le paysage faussement idyllique de la bande côtière, pour mesurer l'ampleur du défi des égouts de Gaza : au moins huit collecteurs d'un mètre de diamètre se jettent dans la mer.

En voici un, dans le prolongement du village d'Al Zahra, qui sort de la dune sur trente mètres, et expulse une eau verdâtre, mousseuse et pestilentielle dans les vagues de la Méditerranée, destination quotidienne de plus de 90 000 mètres cubes d'eaux partiellement traitées ou non. 

A moins de deux cent mètres de là, cinq ou six pêcheurs tirent leur filet sur le sable... La pénurie d'électricité et de fioul qui frappe la bande Gaza a pour conséquence d'empêcher le pompage des eaux non traitées, et celles-ci s'échappent dans les rues. Heureusement, à l'avenir, il y aura NGEST, soit le "Traitement d'urgence des eaux usées du nord de Gaza".

C'est un projet emblématique pour l'enclave palestinienne, et le plus important projet financé par la France dans l'étroite bande de terre, via l'Agence française de développement (AFD). Paris a déjà contribué pour 16 millions d'euros sur un total (provisoire) de 78 millions d'euros. Les autres partenaires sont la Banque ...

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www.france-palestine.org/A-Gaza-la-penurie-d-energie
http://www.france-palestine.org/A-Gaza-la-penurie-d-energie

... Les autres partenaires sont la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Belgique et la Suède.

A l’origine, une catastrophe sanitaire et environnementale : la station d’épuration du nord de la bande de Gaza recevait les eaux usées de villages où habitent environ 250 000 personnes. Alors qu’elle devait traiter 5 000 mètres cubes par jour, elle en a reçu le triple. Les effluents ont vite formé un lac artificiel, dont les digues se sont rompues en mars 2007. Les eaux se sont répandues dans les sols, polluant l’aquifère.

La nouvelle station de pompage, destinée au transfert des eaux usées vers des bassins d’infiltration, a été achevée en 2010. Quant à la station d’épuration biologique, elle pourra traiter 35 600 m3 par jour et servir quelque 350 000 habitants. Outre que l’eau traitée pourra être utilisée pour l’agriculture, la production de gaz méthane devrait, à terme, couvrir 60 % des besoins énergétiques de la station.

« Une décision politique  »

Beau projet, belle usine, qui devrait être opérationnelle en janvier 2014. En théorie. Car elle est située à la lisière est de la bande de Gaza, en zone interdite, à 200 mètres de la clôture où patrouillent les chars de Tsahal [1].

Pour embrasser le paysage alentour, il faut monter sur une terrasse, après avoir enfilé un gilet fluo rescent de couleur orange, une précaution indispensable pour éviter d’être pris pour cible par la mitrailleuse automatique de l’un des monstrueux miradors de béton qui gardent la frontière avec Israël.

Une centaine d’employés arrivent sur ce site à haut risque à 8 heures du matin, et le quittent impérativement à 17 heures, par ordre de l’armée israélienne. Pendant les années de construction, les retards pour cause de matériaux non autorisés, d’interdictions d’accès au site et de bombardements pendant les guerres de l’hiver 2008 et de novembre 2012, ont été nombreux.

Aujourd’hui encore, les autorités israéliennes mettent en avant des « raisons de sécurité » pour interdire telle ou telle livraison. C’est notamment le cas pour les 200 litres de liquide de refroidissement qui sont indispensables pour faire fonctionner la partie énergétique de la centrale. Mais il y a plus inquiétant : sans électricité, le projet NGEST ne verra jamais le jour.

Après de longs atermoiements des Israéliens, le chef du projet, l’ingénieur Sadi Ali, a obtenu une vague « promesse », le 4 novembre. Israël devrait fournir 3 mégawatts à la centrale (sur les 10 MW nécessaires). Mais rien n’est officiellement signé, et plu sieurs problèmes techniques doivent être résolus. Quant aux 7 MW restants, c’est une autre histoire : « Cela supposerait la modernisation de toutes les infrastructures électriques de Gaza, ce qui demandera beaucoup de temps ; c’est une décision politique », constate sans illusion l’ingénieur Sadi Ali.

NGEST est un projet phare pour la coopération française – et celle des pays occidentaux – à Gaza. S’il échoue, celui d’une usine de désalinisation de l’eau de mer, qui serait essentiel pour la production d’eau potable à Gaza, ne verra jamais le jour. Or, il s’agit d’un investissement bien plus considérable, de l’ordre de 450 mil lions de dollars (333 millions d’euros), avec une part française, promise en 2012 par l’ancien premier ministre François Fillon, de 10 millions d’euros. La station d’épuration de Gaza est un test de la volonté israélienne de permettre ou non le développement de l’enclave palestinienne, un registre où les précédents n’incitent pas à l’optimisme.

[1] Tsahal est le nom attribué par le gouvernement israélien à l’armée d’occupation israélienne.

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sur le même sujet, lu sur le Canard enchaîné de cette semaine 

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