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20.07.2008

les OGM : culture illégale de maïs transgénique, un cas connu, combien d'inconnus ?

lu sur univers-nature.com :

La culture du maïs transgénique MON810 est interdite en France depuis le début de l’année 2008. Néanmoins, la semaine dernière une forte suspicion de plantation de ce maïs OGM a été rendue publique par des associations, dans le Tarn et Garonne sur la commune de Lafrançaise. Cette découverte intervenant à quelques jours du début de la floraison du maïs et, donc, des risques de contamination des cultures traditionnelles par le pollen des plantes OGM, les associations (Confédération paysanne, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, Greenpeace, Amis de la Terre, Nature et Progrès) ont déposé une plainte en référé auprès du tribunal de grande instance de Montauban, le 10 juillet, pour faire respecter la loi et détruire les OGM.

Sans attendre les résultats des prélèvements effectués les 11 et 15 juillets, de sa propre initiative l’agriculteur visé, qui risque jusqu’à 150 000 € d’amende et 2 ans de prison, a procédé à la destruction d’une partie de ses cultures. Rendu public aujourd’hui, le résultat des prélèvements confirme la présence du maïs MON810 de Monsanto sur 6 des 7 parcelles analysées par le Service Régional de la Protection des Végétaux (SRPV), de la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt (DRAF). En conséquence, l’exploitant a procédé à la destruction des parcelles restantes, y compris celle indemne d’OGM, conformément à la demande de la préfecture du Tarn et Garonne.

Même si les cultures présentes sur ces parcelles ont été broyées selon le protocole technique prévu dans ce cas de figure, un périmètre de sécurité de 300 m a été mis en place. Dans cet espace, les éventuelles repousses d’OGM vont être surveillées pour être déracinées. Des analyses visant à détecter une éventuelle contamination, sur la flore et des ruches, seront également menées.

Si l’aspect environnemental semble être clos, le côté juridique reste à venir. Officiellement, l’agriculteur qui a semé ce maïs, qu’il avait en stock depuis une année, tombe sous le coup de la loi. Toutefois, sa situation économique professionnelle qui semble l’avoir poussé à ne pas jeter ses semences pour les semer malgré l’interdiction, son poste de brancardier à l’hôpital de Montauban pour réussir à boucler des fins de mois difficiles, et son anticipation des mesures de broyage de ses cultures OGM pourrait lui valoir une certaine clémence de la justice.

Pascal Farcy

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