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12/12/2008

Les dons du Téléthon iront-ils aux malades ou aux dirigeants du Téléthon ?

Avis aux généreux donateurs :

Les dons du Téléthon iront-ils aux malades ou aux dirigeants du Téléthon ?

09-12-2008 - Comme chaque année depuis vingt-deux ans, les chaînes de télévision publiques, relayées par certaines radios et les dons en ligne sur Internet, viennent de consacrer deux journées au Téléthon.

Loin d’avoir compris ce qu’il en est vraiment de cet événement publicitaire organisé par les adeptes de la thérapie génique, qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM, les Français, dont plus des 3⁄4 refusent les OGM, persistent à donner des sommes qui pourraient être consacrées à des maladies tout aussi terribles, et cent ou mille fois plus fréquentes.

En effet, le potentiel caritatif n’étant pas illimité, ce que l’on donne aujourd’hui au Téléthon, on ne le donnera pas demain contre d’autres maladies, comme le paludisme qui tue 2 millions de personnes chaque année, alors qu’une grande partie des sommes recueillies pour le Téléthon alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent les orientations.

Au point que le Pr Jacques Testard, directeur de recherche à l’Inserm, spécialiste en biologie de la reproduction, l’un des pères scientifiques du premier bébé-éprouvette français, a violemment réagi.

“C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis.”

De toute manière, étant donné que ces laboratoires cherchent en vain à guérir la maladie depuis plus de cinquante ans, la thérapie génique ne doit pas être la stratégie compétente pour soigner la plupart des maladies génétiques.
Si ses pistes étaient bonnes, l’AFM (Association française contre les myopathies), qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés, aurait dû trouver depuis belle lurette.

De toute manière, lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte.

N’oublions pas que le magazine Capital a publié en avril 2005 un article qui nous a appris qu’une grande partie des fonds recueillis chaque année par l’AFM grâce au Téléthon servait à améliorer le quotidien de ses dirigeants. La Cour des comptes avaient relevé, entre autres, les salaires des dix principaux cadres qui atteignaient en moyenne à cette époque 7 676 euros par mois, les voitures de fonction, les virées dans des quatre étoiles à Bora Bora, des achats de vêtements personnels pour plus de 8 000 euros, des meubles et une coquette villa avec jardin dans l’Essonne pour sa directrice de l’époque avec femme de ménage et jardinier, soit 83 000 euros en cinq ans.

Qu’en penseraient les “généreux donateurs”, dont certains ont de petits moyens mais se privent “pour aider des enfants malades”, s’ils apprenaient qu’ils n’aident qu’une industrie prospère avec des pouvoirs financiers vertigineux ?

Sylvie SIMON ("votre santé")
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P.S.: le créateur du blog confirme; ces dérives sur l'utilisation des dons sont connues des chercheurs depuis la création du TÉLÉTHON il y a deux décennies.

08:41 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : santé, société

Commentaires

A l'occasion du Téléthon (annuel),le Pr JAcques Testart (°) donne cette réponse à la question de savoir ce qu'il pense du fait que "le Téléthon célèbre chaque année les progrès de la génétique, ses possibles performances curatives." :

"C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis.

Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme."

Page extraite de son livre "Le vélo, le mur et le citoyen" :
( http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2008/12/05/11635389.html )

"Technoscience et mystification : le téléthon. Depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d’une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d’argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes.

On pourrait ne voir là que le succès mérité d’un lobbying efficace, et conseiller à toutes les victimes de toutes les maladies de s’organiser pour faire aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :

* le potentiel caritatif n’est pas illimité. Ce que l’on donne aujourd’hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;

* presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l’Association française contre les myopathies (l’AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c’est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l’État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l’AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d’autres pathologies, ou d’ouvrir de nouvelles pistes ;

* il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c’est tromper les malades et leurs familles ;

* après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ;

* lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte.

Mais comment aussi ne pas s’interroger sur le contenu magique d’une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu’à l’épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale... pour "vaincre la myopathie" ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu’on croyait révolus..."

(°) Jacques Testart est directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine."

Écrit par : Labrique Baudouin | 15/12/2008

voila comment on finit par se méfier de tout, surtout des trop bonnes volontés...
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commentaire du créateur du blog :
le but n'est pas de stigmatiser les "trop bonnes volontés" mais les dirigeants du TÉLÉTHON.
Quand il y a tant d'argent en jeu, il est IMPORTANT QU'IL Y AIT UN CONTRÔLE INDÉPENDANT DE LA SOCIÉTÉ CIVILE.
Comme je l'ai dit plus haut, les chercheurs, au moins ceux dans le domaine de la génétique moléculaire, savaient que l'utilisation des dons laissait à désirer.

Écrit par : clotilde | 16/12/2008

"On pensait tout expliquer par l'ADN. C'était oublier qu'il n'était qu'une molécule parmi des milliers. Et que d'autres acteurs oeuvrent au coeur de la cellule." peut-t-on lire dans cet article du NouvelObs : "Les limites du tout-génétique"
( http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p733/dossier/a367310.html )

Un dogme puissant qui préside à la recherche scientifique dans le domaine de la génétique est celui qui voudrait faire croire que les maladies trouvent réellement leur origine dans les gênes. En fait, les gènes ne reflètent que la mémoire et sont en constante modification en fonction du vécu du sujet et c'est ce qui fait dire microbiologiste et inventeur de l'antibiotique René Dubos "Les mécanismes d'adaptation au présent et à l'avenir sont inscrits dans le code génétique de chaque espèce animale".

Cependant, des milliards d'Euros ont été ainsi et seront encore investis en pure perte dans ce type de recherche conduisant à une impasse, car comme l'explique très bien Jean-Jacques Crèvecoeur (diplômé entre autres de Physique Quantique) ; extrait d'un log texte sur le "langage de la guérison"
( http://www.retrouversonnord.be/langageguerison.htm#reflet )

"C’est la génétique qui est le reflet de l’état de santé du corps, et non la santé qui est le reflet du déterminisme génétique.

Ici encore, nous pourrions reprendre notre métaphore des accidents de voiture provoqués par les policiers et leurs complices. En effet, des généticiens dissidents ont découvert que notre carte génétique mutait en permanence, en fonction des stress positifs et négatifs que nous étions amenés à vivre tout au long de notre histoire.
Ainsi, selon le même principe que dans le postulat précédent, c’est le stress qui est premier.

Celui-ci provoque un déséquilibre plus ou moins profond et durable dans l’organisme et chez l’individu. À ce moment-là, il va s’opérer une mutation génétique pour refléter dans notre structure d’ADN les nouvelles données de notre état. Un peu comme si notre patrimoine génétique avait reçu comme mission de consigner, de mémoriser toute notre histoire pour en transmettre l’information dans le futur de l’individu et de son espèce.

Croire donc que tel chromosome est responsable de telle maladie, c’est une fois de plus lire la chaîne temporelle des événements à l’envers. Et en déduire donc qu’en injectant un chromosome « sain » en lieu et place du chromosome « pathogène » revient à dire que c’est en détruisant les photos (la mémoire) d’un accident que l’on parviendra à annuler cet accident, ou à réparer les dégâts.

Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’avec pareil raisonnement, les généticiens qui nous promettent monts et merveilles (comme d’autres l’ont fait pour le cancer quarante ans plus tôt) s’engagent dans une nouvelle forme de révisionnisme, mais cellulaire cette fois : « Si j’efface la mémoire d’un événement, j’efface l’événement. »

Voilà sur quoi reposent aujourd’hui les milliards d’investissement consentis dans le génie génétique…"

Les facteurs génétiques désignés en relation avec des maladies sont donc en fait des conséquences et pas des causes et ici encore comme c'est courant en science matérialiste et rationaliste, ignorant les authentiques variables contaminantes qui sont constituées par les facteurs psychiques, on prend un effet pour une cause (ce qui expliquent l'impasse dans laquelle cette science-là se trouve) !

En cause (endémique), cette vision dogmatique matérialiste et rationaliste d'une science (conventionnelle) qui s'obstine encore à promouvoir (notamment) la thérapie génétique pourtant erratique par essence car les maladies ne s'expriment en fait que comme des somatisations de situations conflictuelles non résolues et dont la rapidité d'apparition comme le volume de somatisation sont tributaires du "terrain" propre à chaque sujet.

Certaines de ces situations conflictuelles sont d'origine familiale et peuvent remonter jusqu'à la quatrième génération (voir les découvertes de la psychogénéalogie) mais ils ne se réactivent qu'à la faveur d'un vécu traumatisant dans la vie de la personne.

Des scientifiques innovants l'ont pourtant démontré : c'est ce qui explique que "la "mémoire" génétique d'un événement peut traverser les générations sans que les intéressés en soient conscients."

Les autres facteurs auxquels fait référence l'article du NouvelObs sont donc à chercher dans le psychisme, mais les oeillères de la frange matérialiste et rationaliste de la science empêchent encore de bien vouloir les prendre en considération... malgré ce qu'ont déjà pu mettre au jour les avancées de scientifiques innovants (Plank, Einstein, Laborit, Hamer, Charon, Pinel, Bousquet ...), ils sont encore trop nombreux à persister à ne prendre en compte que la matière séparée du psychisme.

Écrit par : Baudouin Labrique | 16/12/2008

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