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11/09/2011

Recherche et exploitation du gaz dans le Béarn

lu sur :

http://www.sudouest.fr/2011/08/25/gaz-une-societe-canadienne-va-rouvrir-d-anciens-puits-d-elf-482319-4148.php

Gaz : une société canadienne va rouvrir d'anciens puits d'Elf

Le petit groupe Gallic Energy va mener des opérations de recherche du côté de Ger et de Ledeuix. 

Jeudi 25 août 2011 à 06h00

Le secteur de Ger, à la limite des Hautes-Pyrénées, et celui de Ledeuix, près d'Oloron devraient très bientôt faire l'objet de travaux de recherche en vue de la production de gaz naturel. Via sa filiale Exceed Energy, le petit groupe pétrolier canadien Gallic Energy, qui dispose de permis de recherche pour ces zones, va s'efforcer de prouver dès le dernier trimestre 2011 que le sous-sol béarnais n'a pas dit son dernier mot.

Gallic Energy est basée à Calgary, dans la région pétrolière de l'Ouest canadien. Le groupe, qui est jeune, ne produit pas à ce jour d'hydrocarbure. Mais il mise sur l'Ouest de l'Australie et sur le Béarn pour développer son activité et ses revenus.

Les zones de Ger et de Ledeuix ne sont pas vierges de toute recherche. La SNPA, plus tard englobée au sein d'Elf, y avait foré deux dizaines de puits entre les années 50 et 90. Un des puits du secteur de Ger et deux de celui de Ledeuix avaient été mis en production. Mais Elf avait ensuite arrêté les frais, estimant que, compte tenu de volumes plutôt faibles, le jeu n'en valait plus la chandelle dans les conditions économiques d'alors. Mais les temps ont changé. Le gaz est plus cher que jadis. Et certaines petites compagnies, qui n'ont pas les mêmes frais de structure que les géants comme Exxon ou Total, estiment que des gisements naguère abandonnés par ces multinationales, méritent qu'on s'y intéresse. Et ce serait d'autant plus le cas à Ger que, selon Gallic Energy, le méthane (gaz naturel), qui était extrait du sous-sol de cette zone état particulièrement pur.

Feu vert attendu

Dans ce contexte, l'entreprise, qui a créé cette année une antenne en Béarn, a réinterprété d'anciennes données de sismique (échographie du sous-sol) pour se faire une idée plus précise des potentialités de cette zone. Puis elle a formulé auprès des autorités françaises des demandes d'opération pour lesquelles elle espère un feu vert très prochain.

En principe, et sauf contrordre, c'est du côté de Ger que les choses devraient commencer au dernier trimestre. Gallic Energy, a l'intention, dans un premier temps, d'y rouvrir deux puits qui avaient été jadis forés par Elf, et dont l'un avait donné lieu à production. Les investissements projetés dans ce cadre avoisinent dix millions d'euros. Les opérations de Ledeuix devraient intervenir l'an prochain. Gallic Energy en visage, dans un premier temps, soit d'y forer un nouveau puits, soit de rouvrir, là aussi un nouveau puits.

Pas de nouveau Lacq, mais…

Si ces premiers travaux débouchent sur des résultats encourageants en termes de production de gaz, la société pourrait procéder à des forages de développement sur l'un des deux permis, voire sur les deux. A priori, elle s'intéresse à des zones géologiques très étendues, comprises entre 2 500 et 5 000 mètres de profondeur. Et elle assure que ses recherches s'effectueront en conformité avec les dispositions légales françaises qui bannissent le recours à des techniques de fracturation des roches dures.

Il ne faut sans doute pas nourrir d'espérances exagérées : Gallic Energy n'a aucune chance de trouver un nouveau Lacq. Mais l'amélioration des techniques, et le changement de contexte économiques peuvent peut-être lui permettre,, comme à d'autres petits opérateurs, d'aller récupérer dans le fertile sous sol-béarnais des volumes de gaz qu'il ne paraissait pas naguère opportun d'extraire.

Et l'on saura peut-être dès le courant de l'année prochaine, si la démarche de l'entreprise canadienne, qui mise très gros dans l'affaire, est ou non couronnée de succès.

Bernard Broustet

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