30/03/2012
Obiang, UNESCO, et biens mal acquis
communiqué d'ANTICOR :
Le 13 Octobre 2011, M. Teodoro Nguema Obiang, fils du Président équato-guinéen, a été nommé par la Guinée Équatoriale « délégué permanent adjoint auprès de l'UNESCO ». Le même M. Obiang, dit « Teodorin », est visé dans l'Affaire des Biens Mal Acquis par la plainte déposée par SHERPA et Transparence International France, dont l'instruction est en cours.
Cette nomination, intervenue deux semaines seulement après la saisie spectaculaire en Septembre de ses voitures de luxe en France, pourrait lui conférer l'immunité diplomatique et contrarier le déroulement de l'enquête. Les circonstances soulèvent d'importantes interrogations quant aux motivations de la décision du gouvernement équato-guinéen. Rappelons que Pierre Falcone avait tenté d'utiliser ce même procédé dans l'affaire de l'Angolagate, dans le but de se soustraire à la justice.
Ce petit état pétrolier d'Afrique Centrale a le revenu moyen par habitant le plus élevé d'Afrique, équivalent à celui de l'Espagne. Pourtant, la majorité de la population n'a accès ni à l'eau potable, ni à l'électricité, encore moins à l'éducation et aux soins. Parallèlement, la classe dirigeante, Teodorin Obiang en particulier, mène un train de vie d'un luxe outrancier.
Il est inacceptable qu'une organisation internationale telle que l'UNESCO puisse être instrumentalisée aux fins d'entraver le travail de la justice. Le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes a le pouvoir de s'opposer à la nomination de Teodorin Obiang.
Agissez pour que le précédent Falcone ne se répète pas et pour permettre aux juges d'instruction de poursuivre sereinement leur enquête, en signant la pétition qui sera adressée à notre Ministère des Affaires étrangères !
http://www.petitions24.net/immunite__impunite
(Le texte que nous relayons ci-dessus est l'introduction de cette pétition de SHERPA)
09:20 Publié dans Actualités, justice, ploutocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/03/2012
Nouveau traité européen : ratifier sans consulter le peuple ?
lu sur :
http://www.france.attac.org/articles/ratifier-sans-consulter-le-peuple-les-candidats-doivent-sexpliquer
Ratifier sans consulter le peuple ? Les candidats doivent s'expliquer
Quatre candidats de gauche ont répondu à Attac sur la ratification du nouveau traité européen, le « Pacte budgétaire » qui veut engager l'Europe dans l'austérité pour des décennies. Alors que Nicolas Sarkozy prétend que ce traité serait « trop compliqué » pour faire l'objet d'un référendum, François Hollande a refusé de nous répondre. Exigeons de ces candidats qu'ils acceptent et organisent le débat ! Nous invitons tous les citoyens à leur faire cette demande par courriel en vous rendant sur cette page.
Comment inverser la dérive antidémocratique des institutions politiques, en France et en Europe ? Comment redonner le pouvoir aux peuples pour qu'ils puissent reprendre en main leur destin commun ? Après son questionnement sur la finance et les banques, Attac a interpellé les candidats à l'élection présidentielle pour connaître leurs propositions sur la démocratie. Nous leur demandions en particulier s'ils comptaient engager un vaste débat démocratique sur l'avenir de l'Europe en décidant de soumettre à référendum la ratification du Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance de la zone euro (dit « Pacte budgétaire »).
Quatre candidats nous ont répondu, et nous les en remercions. Nathalie Arthaud ne se prononce pas concernant un référendum sur le Pacte budgétaire. Eva Joly s'y déclare « à titre personnel » défavorable pour ne pas « renforcer les anti-européens ». Mais n'est-ce pas plutôt une ratification de ce Pacte désastreux par le Parlement sans débat avec la société qui renforcerait les « anti-européens » ? Jean-Luc Mélenchon « s’engage s’il est élu à soumettre à référendum la ratification de ce Pacte et à faire campagne pour son refus ». Philippe Poutou affirme que « le précédent de Lionel Jospin en 1997 qui, malgré ses déclarations pré-électorales, n’a pas voulu imposer une renégociation du Pacte de stabilité, montre qu’il faudra une campagne massive pour imposer ce référendum ».
Les candidats de droite ne nous ont pas répondu: c'est regrettable pour la qualité du débat démocratique de cette élection présidentielle mais cela ne nous surprend pas. Nicolas Sarkozy en particulier développe dans cette campagne une conception autoritaire et démagogique de la démocratie plébiscitaire, qui consiste à utiliser le mécanisme référendaire contre le peuple. Il s’est dit disposé à organiser des référendums contre les droits des chômeurs et des étrangers, mais pas sur le Pacte budgétaire, un sujet selon lui « trop compliqué » !
En revanche le refus de François Hollande de répondre à nos questions est incompréhensible. Certes il a déjà annoncé au Guardian qu'il ne voulait pas d'un référendum sur le Pacte budgétaire. Mais s'il refuse le débat avant l'élection et qu'il veut l'évacuer après, le « changement » qu'il annonce risque d'être très limité.
Le Pacte budgétaire, signé pour la France par Nicolas Sarkozy le 2 mars dernier, doit être ratifié avant la fin 2012. Il obligera les États signataires à réduire à marche forcée leurs déficits, imposant des sanctions automatiques aux contrevenants. François Hollande l'a critiqué à juste titre pour son caractère purement disciplinaire et punitif. Il s'est engagé à le renégocier.
Nous ne pensons pas qu'on puisse amender sérieusement ce traité, dont la logique fondamentale est d'imposer l'austérité pour rassurer les marchés. Les autres chefs d' État et de gouvernements européens, à commencer par Angela Merkel, ont déjà fait savoir qu'il n'y avait pour eux plus rien à négocier. En cas d'élection de François Hollande, les marchés financiers exigeront de sa part une ratification rapide, en provoquant sans doute même une hausse des taux d'intérêt sur les emprunts émis par la France.
Dans tous les cas ce n'est qu'en menant un vaste débat démocratique sur la construction européenne, et en s'appuyant sur une mobilisation des citoyens en France et en Europe, qu'on pourra faire reculer le rouleau compresseur de l'austérité et remettre l'Europe sur de bons rails.
Nous demandons donc à Nicolas Sarkozy et François Hollande de s'engager à organiser un débat démocratique conclu par un référendum pour ou contre la ratification du Pacte budgétaire, renégocié ou non. Nous invitons tous les citoyens à leur faire cette demande par courriel en vous rendant sur cette page.
En tout état de cause, si le président élu en mai prochain refusait d'engager le débat démocratique nécessaire sur la ratification de ce nouveau traité, nous proposerions l'organisation par la société civile elle-même d'un référendum d'initiative citoyenne contre le Pacte budgétaire et pour un nouveau traité de refondation européenne. Pour que des millions de citoyens aient l'occasion de s'emparer du débat, dont nous n'accepterons pas qu’il soit esquivé.
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Espagne: grève générale aujourd'hui
lu sur :
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/Breves/2012/03/29/article_espagne-greve-generale-sur-fond-de-reces.shtml
Espagne: grève générale sur fond de récession et d'austérité |
jeudi 29.03.2012, 07:25 - MADRID (AFP)© 2012 AFP
L'Espagne au ralenti vivait jeudi une grève générale de 24 heures contre la réforme du travail mise en place par le gouvernement de droite, point d'orgue de l'exaspération sociale face au chômage, à la récession et à l'austérité.
Portant des drapeaux rouges et des pancartes avec les mots "Réforme du travail, NON", ou "Grève générale", les piquets de grève se sont installés aux portes des entreprises, du marché de gros de Madrid, des banques ou des principales stations de transports en commun.
Alors que les syndicats annonçaient déjà un "immense succès", le ministère de l'Intérieur a indiqué tôt jeudi matin que 58 personnes avaient été interpellées, six policiers légèrement blessés ainsi que trois grévistes dans des incidents mineurs.
Le face-à-face entre grévistes et policiers a parfois été tendu, comme devant la station de bus de Carabanchel à Madrid, où un manifestant a été blessé au visage.
Les syndicats Comisiones Obreras (CCOO) et UGT, qui appellent les Espagnols à manifester dans une centaine de villes, dénoncent la réforme du marché du travail approuvée le 11 février par le gouvernement dans le but de combattre un chômage record, à 22,85% des actifs. Selon eux, cette réforme aura pour seul effet d'aggraver le fléau, alors que le gouvernement lui-même prévoit déjà la destruction de 630.000 emplois en 2012 et un chômage à 24,3% en fin d'année.
Ce jeudi "doit être une grande journée, une marée démocratique", a lancé Ignacio Fernandez Toxo, secrétaire général de Comisiones Obreras, au début de la grève.
Son impact pourrait toutefois être limité par l'accord de service minimum conclu entre les syndicats et les pouvoirs publics, sans compter le souci de nombreux Espagnols de ne pas perdre une journée de salaire dans un contexte de rigueur.
"Je comprends qu'ils fassent grève. La réforme ne servira qu'à licencier les gens plus facilement et avec moins d'argent", remarquait Pedro Moreno, employé dans une grande surface des environs de Madrid. "Mais ce n'est pas le moment de perdre des jours de travail. J'ai la chance d'avoir un travail", ajoutait cet homme de 32 ans qui prenait le métro à la Plaza de Castilla, l'une des principales gares de transports en commun de Madrid.
"Je ne vais pas mettre mon emploi en danger à cause de ce que disent les syndicats. Je ne crois pas qu'ils défendent les véritables intérêts des travailleurs", commentait, sceptique lui aussi, Miguel Angel, un fonctionnaire de 51 ans, qui, sur un quai de la gare d'Atocha, attendait patiemment son train pour aller travailler.
A Madrid, 30% en moyenne des métros et des bus devaient circuler, selon l'accord de service minimum. Les services de santé doivent fonctionner comme un jour férié. Dans le reste du pays, 30% des trains régionaux étaient prévus de même que 20% des trains nationaux. Les compagnies aériennes Iberia, Air Nostrum et Vueling ont elles annulé en moyenne 60% de leurs vols.
Cette journée de grève générale est la sixième depuis le rétablissement des libertés syndicales en 1977. La précédente remonte au 29 septembre 2010, sous le gouvernement socialiste.
Pour le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, au pouvoir depuis cent jours, elle intervient au pire moment: sous l'oeil de ses partenaires européens inquiets de l'état des finances publiques du pays, le Conseil des ministres doit approuver vendredi le budget 2012, marqué par des coupes sévères.
Le gouvernement, qui tente de réduire à 5,3% du PIB en fin d'année le déficit public, après un dérapage jusqu'à 8,51% en 2011, a déjà dévoilé des coupes budgétaires de 8,9 milliards d'euros et des hausses d'impôts pour 6,3 milliards.
Mais le chemin est encore long: différents économistes évaluent autour de 50 milliards d'euros le montant des coupes et/ou rentrées nécessaires sur l'année pour atteindre l'objectif, en tenant compte de la récession qui devrait réduire le PIB de 1,7% en 2012.
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28/03/2012
Les effets désastreux des pesticides sur la santé
lu sur :
http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/
Charlie Hebdo rend compte de la tenue, les 23 et 24 mars, au Sénat, du « premier congrès scientifique relatif aux effets désastreux des pesticides sur la santé », selon les termes utilisés par l'hebdomadaire satirique.
Le journal indique que « des nombreuses interventions, on aura retenu les effets terribles des pesticides sur les fœtus ».
Charles Sultan, professeur en endocrinologie pédiatrique et responsable du groupe Inserm au CHU de Montpellier, a expliqué qu’« à travers un retard du développement fœtal, on crée toute une série de pathologies à l’âge adulte ».
(Charlie Hebdo, 28/03)
La une | Charlie Hebdo
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26/03/2012
Une propriété de 160 km2
lu sur :
http://www.lepoint.fr/monde/le-liechtenstein-derniere-dictature-d-europe-occidentale-25-03-2012-1444959_24.php
Le Liechtenstein, 160 km2 et 36 000 habitants, va peut-être entrer cette année dans le XXIe siècle. Une poignée de citoyens a déposé un projet d'"initiative populaire" intitulé "Oui, pour que ta voix compte". Ces courageux Liechtensteinois demandent que le prince Hans-Adam II von und zu Liechtenstein perde son droit de veto, à la fois sur le gouvernement, sur les députés, et même sur les résultats des "votations", c'est-à-dire des référendums.
Le système politique de la principauté est partiellement calqué sur celui son voisin suisse. Les citoyens ont normalement le droit de demander que l'on modifie la Constitution. Dans une première étape, le Landtag, le Parlement local, fort de 25 députés, a validé cette "initiative populaire" révolutionnaire. Ensuite, si ce projet recueille 1 500 signatures, une "votation" aura lieu au mois de septembre. Le Liechtenstein pourrait alors devenir une vraie monarchie parlementaire.
L'avortement illégal
Ce minuscule territoire est devenu indépendant en 1806 grâce à Napoléon, lorsque l'empereur envahit et dissout le Saint-Empire, libérant le Liechtenstein de la tutelle des Habsbourg. Depuis, la principauté s'est d'abord rapprochée de l'Autriche, puis de la Suisse, adoptant sa monnaie. Après la Seconde Guerre mondiale, le Liechtenstein se mue en paradis fiscal, plus opaque encore que la Suisse. La famille princière est à la tête de LGT Group, la principale banque du pays, sa fortune est estimée entre 5 et 6 milliards d'euros.
Offrant un PIB par habitant parmi les plus élevés du monde grâce à la finance, le Liechtenstein reste, pour d'autres aspects, une contrée moyenâgeuse, où les femmes n'ont obtenu le droit de vote qu'en... 1984 ! Le catholicisme est religion d'État. En 1997, le pape Jean-Paul II a érigé Vaduz, la lilliputienne capitale (5 000 habitants), en archevêché, y plaçant Wolfgang Hass, un traditionaliste. En septembre 2011, les électeurs devaient voter pour légaliser l'avortement. Le souverain annonçait qu'il mettrait son veto si le oui l'emportait, empêchant ainsi son entrée en vigueur.
Des menaces contre les opposants
Finalement, à 52,3 % les Liechtensteinois ont refusé l'"initiative populaire" intitulée "Aider plutôt que punir". Une cinquantaine de femmes continueront chaque année à se rendre en Suisse pour pratiquer une interruption de grossesse. Succédant à son père Franz Josef II en 1989, Hans-Adam II détient toujours le pouvoir, mais les affaires courantes sont expédiées par son fils, le prince héritier Aloïs. En 2010, le parquet de Hambourg a ouvert une enquête préliminaire contre Max von und zu Liechtenstein, son jeune frère. À la tête de LGT Group, il est soupçonné d'avoir perçu des commissions de nombreux déposants pour assurer la confidentialité de leurs données bancaires.
Le quotidien suisse La Liberté, dans un article intitulé "Les sujets se révoltent contre le prince", assure que des membres du comité d'initiative pour rogner les pouvoirs du prince reçoivent des lettres de menaces. De son côté, Lepoint.fr peut attester que même la nomination d'un sous-bibliothécaire dépend toujours du bon vouloir de l'imposant château qui domine la capitale. Quant aux moindres critiques, elles ne s'expriment qu'à voix basse, et de préférence de l'autre côté de la frontière, en Suisse, du côté de Buchs ou de Sevelen. "Dans un pays aussi petit, si je parle à un journaliste, tout le monde le saura", nous expliquait un financier.
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25/03/2012
Est-ce qu'Israël respecte les droits de l'Homme ?
lu sur :
http://www.lepoint.fr/monde/la-greve-de-la-faim-nouvelle-arme-des-detenus-palestiniens-d-israel-25-03-2012-1444963_24.php
La grève de la faim, nouvelle arme des détenus palestiniens d'Israël
L'exemple de Khader Adnane, un prisonnier palestinien qui a obtenu de la justice israélienne après 66 jours de grève de la faim l'assurance d'être libéré, inspire nombre de ses codétenus, qui luttent avec leurs "estomacs vides".
Outre Hanaa Chalabi, en grève de la faim depuis 39 jours, une trentaine de détenus palestiniens d'Israël sont en grève de la faim, selon le Club des prisonniers palestiniens, une vingtaine, d'après la porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, Sivan Weizman.
"Des consultations sont en cours dans les prisons de l'occupation, et bien qu'une grève de la faim soit toujours individuelle, il y aura une grande grève de la faim dans différentes prisons dans les deux mois à venir", affirme à l'AFP le président du Club des prisonniers, Qaddoura Farès.
"Les prisonniers utilisent l'arme des +estomacs vides+ après le renforcement de la répression et en l'absence de canaux de dialogue avec la partie israélienne ou de négociations avec l'Autorité palestinienne pour améliorer leurs conditions", explique-t-il.
C'est Khader Adnane qui détient le record de la plus longue grève de la faim de l'histoire du conflit. Agé de 33 ans, il a mis fin le 21 février à 66 jours de grève observée pour protester contre sa détention sans inculpation, après la décision d'Israël de le libérer le 17 avril.
Selon M. Farès, l'amélioration espérée après l'échange de 1.027 prisonniers palestiniens dont 27 femmes, contre la libération en octobre du soldat israélien Gilad Shalit ne s'est pas matérialisée.
Depuis, "les conditions de détention n'ont pas changé. Au contraire, elles ont empiré", assure-t-il.
Hanaa Chalabi, arrêtée le 16 février en Cisjordanie et hospitalisée d'urgence cette semaine, faisait partie des 27 femmes relâchées dans cet échange, après plus de deux ans de détention sans jugement.
Elle entend protester contre sa détention administrative et les violences qu'elle dit avoir subies pendant son arrestation.
Dimanche, un tribunal militaire israélien a rejeté son appel contre l'ordre de détention, selon son avocat qui va se pourvoir devant la Cour suprême, plus haute instance judiciaire d'Israël. Hanaa Chalabi "va continuer sa grève de la faim", a-t-il dit à l'AFP.
Les détenus réclament principalement la fin de l'isolement carcéral et l'annulation de la détention administrative, mesure héritée du mandat britannique sur la Palestine permettant de garder en prison sans jugement des suspects pour des périodes indéfiniment renouvelables de six mois.
Mais pas seulement. Kifah Hattab, 52 ans, ex-responsable de la Défense civile, après avoir perdu son emploi de pilote à Gaza en raison de la destruction de l'aéroport par l'armée israélienne en 2002, a commencé le 1er mars une grève de la faim pour revendiquer le statut de "prisonnier de guerre".
"Mon mari réclame le statut de prisonnier de guerre. Il représente des dizaines de prisonniers militaires détenus par Israël qui les traite comme des civils", explique son épouse.
Arrêté en 2003 à Tulkarem (Cisjordanie), il purge deux peines de prison à vie pour motifs de sécurité, selon elle.
Selon le Club des prisonniers, 700 membres des services de sécurité palestiniens sont détenus par Israël, certains arrêtés alors qu'ils portaient l'uniforme.
Vingt-sept députés, dont 24 de la majorité parlementaire Hamas, sont aussi détenus par Israël, dont le chef du Parlement Aziz Dweik, arrêté en janvier et placé en détention administrative pour six mois, selon le ministère palestinien des Prisonniers.
L'un des députés Hamas, Ahmad al-Hajj Ali, arrêté en juin 2011, a cessé de s'alimenter à la mi-mars pour protester contre son emprisonnement malgré son statut d'élu.
Plus de 4.700 Palestiniens sont détenus par Israël, selon les autorités palestiniennes. Parmi eux, 320 sont en détention administrative.
23/03/2012
L’itinéraire du tueur Mohamed Merah
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Les premières informations sur l’itinéraire du tueur Mohamed Merah racontent une histoire française. Comme l'était aussi celle de Khaled Kelkal en 1995.
Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire.
Parti pris.
( Mediapart est en accès libre dès maintenant. H-5 avant notre émission en direct)
lu sur MEDIAPART :
Mohamed Merah n’est donc pas le monstre barbare surgi de nulle part, soudaine incarnation d’un terrorisme islamique Al Qaïda abstrait, quand il n’est pas fantasmé. Les premières informations sur cet homme, qui a revendiqué haut et fort, selon la police, les tueries de Toulouse et de Montauban, disent tout autre chose. Elles racontent une histoire française. Elles nous disent ce que peut devenir notre société et ce que peuvent être des responsabilités publiques.
Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes (lire ou écouter, par exemple, la chronique politique, ce jeudi sur France Inter, ou l'éditorial de Libération, mercredi) veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. L’assassinat d’enfants juifs, de militaires, l’attaque d’une école ne sont pas qu’un fait divers dont l’exceptionnelle singularité interdirait toute mise en contexte. Bien au contraire, il entre de manière dramatique en résonance avec un pays en crise et fracturé.
Les premiers éléments disponibles sur le tueur et son itinéraire rappellent très fortement une autre histoire française, celle de Khaled Kelkal, l’un des responsables de la vague d'attentats commis en France en 1995. Il fut tué en septembre de la même année par des gendarmes dans des conditions controversées, une mort filmée en direct par une caméra de France2. Dix-sept ans plus tard, le parallélisme est troublant (jusqu’à l’assaut du RAID et la mort de Mohamed Merah), comme si à la France déchirée de 1995 faisait écho une France de 2012 encore plus dégradée.
Mohamed Merah, jeune Français de 23 ans, a grandi dans une cité populaire de Toulouse, décrite aujourd’hui comme un de ces quartiers en crise, oublié de la puissance publique. Khaled Kelkal, Algérien, avait 24 ans en 1995 et avait été élevé dans une cité de Vaulx-en-Velin, ville en perdition à la fin des années 1980. Il est considéré comme l’un des principaux organisateurs des attentats commis durant cet été 1995, dont le plus spectaculaire fut l’explosion provoquée dans une rame de RER à la station Saint-Michel (huit morts). Il serait aussi à l'origine de l'explosion d’une voiture piégée, le 7 septembre, garée devant une école juive de Villeurbanne. Par miracle, elle n’avait fait aucune victime, la minuterie de la bombe s’étant déréglée.
Lire la suite sur MEDIAPART
20:31 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/03/2012
France : trois jeunes filles tuées (12 ans, 13 ans et 19 ans)
Trois jeunes filles tuées le 18 mars dernier, alors que leur mort aurait pu être évitée.
Et personne n'en parle ? !
Ou presque. Voir : Trois jeunes filles tuees apres avoir ete fauchees sur l'A7 ...
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2012/03/18/article_trois-jeunes-filles-tuees-apres-avoir-et.shtml
et l'article du Canard enchaîné de cette semaine ci-dessous :

13:26 Publié dans Actualités, Politique, service public, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
France : une première victoire vers l'abrogation du Fichier ADN
communiqué (voir :
Désobéir.net - Le Manifeste des Desobeissants
http://www.desobeir.net/index.html?actualites)
21 mars 2012
Désobéissance civile et fichage génétique des populations :
La troisième audience du procès de Xavier Renou pour refus de prélèvement ADN fut la plus courte de toutes. La juge Andreau, présidente du Tribunal correctionnel de Senlis (60) a rendu son jugement : rejetant les recommandations maladroites du Procureur, elle a reconnu le caractère sérieux et pertinent des 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par le porte-parole du collectif des Désobéissants. Elles seront donc toutes transmises à la Cour de Cassation, afin que celle-ci les transmette à son tour au Conseil Constitutionnel. Là, une audience publique et contradictoire devra être organisée, et il sera donc possible d'avoir sur le fichage génétique des militants, et, au-delà, de l'ensemble de la population, le débat dont nous avons été privés jusqu'ici On verra alors si le CC aura le même courage que la juge de Senlis et abrogera enfin le fichier liberticide, qui permet désormais de déterminer la couleur de peau et les pathologies des quelque 2 millions de Français qui y figurent...
Résumé des épisodes précédents :
Aux précédences audiences du procès de la désobéissance civile contre les prélèvements d'ADN, à Senlis, près de Paris, la généticienne Catherine Bourgain (INSERM) avait apporté la preuve du caractère « codant » des segments d'ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (donc avec une forte probabilité la couleur de peau) et diverses caractéristiques intimes (comme les prédispositions à certaines maladies) de 30 000 nouveaux Français par mois. Le gouvernement avait pourtant prétendu le contraire, pour rendre plus acceptable la mise en place du fichage biologique de la population : Christian Estrosi, rapporteur de la loi de Sécurité intérieure de mars 2003, affirmait par exemple le 16 janvier 2003 aux députés réunis pour voter cette loi : « Si à partir d’une empreinte génétique inscrite dans le Fnaeg, vous essayez d’obtenir la moindre information sur la personne – état de santé, métabolisme, couleur des cheveux, des yeux, de la peau, etc. – vous ne le pourrez pas, parce que ces empreintes sont non codantes. C’est totalement impossible. » (Cf. Le Monde 16/17.01.2007)
Cette remise en cause fondamentale du FNAEG constitue le cœur de la première des 4 QPC déposées par Xavier Renou.
La deuxième QPC porte sur le caractère automatique des suppressions de réductions de peines pour les personnes condamnées qui refusent de donner leur ADN. En droit Français, un juge doit pouvoir apprécier au cas par cas la nécessité d'appliquer telle ou telle peine, sans automatisme (principe de l'individualisation des peines). Les troisièmes et quatrièmes QPC portent sur le respect de la vie privée et la sauvegarde de la dignité humaine, en regard de l'élargissement considérable et régulier du FNAEG.
Au départ : une action non violente contre un complice de génocide... jamais fiché ADN
En novembre 2007, Xavier Renou mène une action spectaculaire et non violente contre Hubert Védrine, accusé par le Rwanda et de nombreux chercheurs de complicité dans le génocide des Tutsi du Rwanda de 1994, et qui poursuit pourtant sa carrière en toute impunité et sans que quiconque ne lui demande son ADN...
Hubert Védrine retire sa plainte en diffamation (Xavier Renou l'accusait publiquement de complicité de génocide), pour éviter une confrontation embarrassante, mais poursuit Xavier Renou pour agression. Le fondateur des désobéissants est condamné en juin 2010 à 3 mois de prison avec sursis et une lourde amende destinée à rembourser le manteau de cachemire de l'ancien Secrétaire Général de l'Élysée. Les gendarmes convoquent ensuite le militant pour un prélèvement ADN. Il refuse. Il est convoqué devant le Tribunal correctionnel de Senlis. Il risque une peine de prison et une lourde amende.
Un fichage qui s'élargit d'année en année, pour quelles fins ?
Depuis 2003, plus de 2 millions de Français ont fait l'objet d'un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu'elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile). Le Ministère de l'Intérieur impose des objectifs chiffrés aux forces de l'ordre. Le gouvernement a-t-il en outre des arrière-pensées discriminatoires ? Sans doute, puisqu'il développe par ailleurs le fichage systématique des élèves, avec Base-élèves, et souhaitait y inclure, au milieu de considérations scolaires, le lieu de naissance et la langue parlée à la maison. Fichier appelé à suivre les individus pendant toute leur vie active, en s'intégrant au Livret National des Compétences.
Après François Vaillant, déboulonneur de publicité, Xavier Mathieu, syndicaliste des ouvriers de Continental, des Faucheurs Volontaires d'OGM et bien d'autres, Xavier Renou a refusé de donner son ADN aux gendarmes qui le lui demandaient. D'accord avec le philosophe Giorgio Agamben, qui parle d'une politique qui revient à ''pré-mâcher le travail d'une dictature'', X. Renou explique : « Je considère que le fichage biologique est beaucoup trop dangereux pour être ainsi banalisé. Je n'oublie pas que c'est la République qui a commencé, dans les années Trente, à ficher ses étrangers et ses opposants, et que lorsque Pétain est arrivé au pouvoir, tout était prêt pour la machine totalitaire. Parce que l'on n'est jamais sûr de l'avenir, et que je suis inquiet de l'évolution actuelle de notre société, je refuse de donner mon ADN et encourage tous les militants de la liberté à faire de même, afin de rendre inapplicable cette loi scélérate. »
Pourquoi le désobéissant refuse de donner son ADN
Le Parisien du 23 février 2012 - Rouge comme la couleur du sang, la lotion jetée en novembre 2007 au visage d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, est à l’origine d’un nouveau combat judiciaire de Xavier Renou. Cette fois, contre le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Le leader des Désobéissants, domicilié dans le sud de l’Oise, avait à l’époque voulu attirer l’attention de l’opinion publique sur l’homme politique, dans le cadre du génocide rwandais commis en 1994.
Condamné pour son geste, Xavier Renou a reçu une convocation envoyée chez lui en mars 2011 afin qu’il se soumette à un prélèvement ADN. Son refus l’a conduit hier devant le tribunal correctionnel de Senlis.
Deux millions de personnes recensées dans le Fnaeg
Son avocat, Me Ambroselli, a expliqué la position de son client, en plaidant l’aspect discriminatoire du Fnaeg. Selon la défense, quatre études scientifiques, dont trois publiées en 2011, ont montré que certains des seize segments d’ADN, choisis pour identifier une personne uniquement, contiennent en fait des informations beaucoup plus larges sur son origine géographique et ses pathologies, par exemple. « Le fichier parle de l’individu et de ses caractéristiques et ne se contente pas de l’identifier, ce qui porte une atteinte directe et grave aux droits et libertés protégés par la Constitution », s’alarme Me Ambroselli. « C’est un danger direct, très clair, a-t-il indiqué. Ce stockage de données rend possible une recherche discriminatoire et pourrait être relié à l’identification de minorités ethniques. »
Le Fnaeg recense aujourd’hui environ deux millions de personnes : les empreintes des condamnés sont conservées quarante ans, celles des suspects vingt-cinq ans. A ces données s’ajoutent les traces ADN non identifiées (104 000 en juillet 2011) liées à des affaires judiciaires en cours.
Hier, l’avocat de Xavier Renou a posé quatre questions prioritaires de constitutionnalité et demandé au tribunal qu’il les transmette à la chambre criminelle. Selon Me Ambroselli, l’arrêté d’octobre 2006 qui détermine les seize segments d’ADN du fichier « doit être considéré comme inconstitutionnel et illégal ». Le parquet a de son côté estimé que le Conseil constitutionnel avait déjà tranché sur les questions en septembre 2010. Hervé Tétier, le vice-procureur, a également rappelé que le fichier avait permis d’élucider de nombreux dossiers parfois très anciens. Il a cité l’affaire examinée il y a deux semaines aux assises de l’Oise, concernant la mort en 1997 du père Guéguen.
Les magistrats de Senlis rendront leur décision le 21 mars. S’ils ne donnent pas suite à la requête de Xavier Renou, ils le jugeront alors pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN.
10:06 Publié dans Actualités, démocratie, Droits de l'Homme, justice, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/03/2012
En marge de la guerre ...
... en Afghanistan,
lu sur :
http://www.lepoint.fr/monde/islamabad-durcit-le-ton-contre-l-otan-20-03-2012-1443271_24.php
Arrêt des frappes de drones, fin des opérations secrètes au Pakistan, taxation des convois de l'Otan... Les recommandations présentées lundi par une commission de députés et de sénateurs devant le Parlement à Islamabad pourraient donner le ton des relations entre Islamabad et Washington. Celles-là sont au point mort depuis la bavure américaine qui a tué 24 soldats pakistanais à la frontière afghane, le 26 novembre 2011. La commission demande des excuses publiques alors que le territoire pakistanais reste fermé aux convois de l'Otan par mesure de rétorsion. L'Alliance atlantique doit passer par la Russie et l'Asie centrale pour ravitailler ses troupes. L'itinéraire est plus long et plus coûteux.
Une fermeture prolongée du Pakistan compliquerait le retrait des troupes d'Afghanistan, en particulier celui des blindés et du matériel lourd. Or, selon le calendrier, 22 000 soldats américains doivent quitter le pays d'ici à octobre. Les Américains s'impatientent. En février, le général Mattis, commandant des forces américaines en Afghanistan et en Irak, devait venir à Islamabad pour relancer le dialogue. Mais l'instabilité politique, marquée par le conflit entre le Premier ministre pakistanais et la Cour suprême, a retardé sa visite. En mars, les scandales à répétition qui ont frappé l'armée américaine en Afghanistan, en particulier l'incinération du Coran à Bagram et l'assassinat de 16 civils afghans par un soldat américain, ont encore repoussé les négociations.
"Les militaires veulent reprendre la main"
Ce délai profite au Pakistan, qui sait l'Otan pressée par son retrait. Les autorités semblent décidées à profiter de leur avantage pour obtenir d'importantes compensations. Cette fermeté s'explique en partie par la mainmise des militaires sur la politique étrangère. Les recommandations examinées par le Parlement correspondent d'ailleurs presque trait pour trait à leurs souhaits.
Arrestation par la police d'un espion de la CIA à Lahore il y a un an, raid secret contre Ben Laden, bavure du mois de novembre 2011, multiplication des frappes de drones... Ces derniers mois, les militaires ont eu le sentiment de voir leur honneur bafoué. "Ils veulent reprendre la main, estime Simbal Khan, chercheuse à l'Institute of Strategic Studies d'Islamabad. Ils ne veulent plus d'opérations unilatérales de la part des Américains. Ils veulent aussi être associés aux bombardements de drones et donner leur accord avant toute frappe." Ces attaques ciblent les talibans pakistanais et des groupes terroristes basés dans les zones tribales du Nord et du Sud-Waziristan, près de la frontière afghane.
Réputés pour leur paranoïa, les militaires veulent aussi contrôler l'activité des entreprises américaines qui travaillent sur des programmes de développement avec l'appui financier du gouvernement américain. "Pour eux, ces entreprises sont des antennes de la CIA", ajoute Simbal Khan. Le Parlement devrait voter ses recommandations la semaine prochaine. Le gouvernement aura ensuite le feu vert pour engager des négociations avec Washington.
09:33 Publié dans Actualités, mondialisation, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/03/2012
La précarité énergétique en France
lu sur :
http://www.liberation.fr/depeches/01012397113-la-precarite-energetique-s-est-aggravee-l-an-dernier-en-france
La précarité énergétique s'est aggravée l'an dernier en France
PARIS (AFP) - Les cas de précarité énergétique ont augmenté fortement l'an dernier en France, sous l'effet de la crise et de la hausse des factures d'électricité et de gaz, indique le Médiateur national de l'énergie dans son bilan 2011 publié mardi.
Le Médiateur, une autorité administrative indépendante qui a démarré ses activités en 2008, a vu son nombre de saisines augmenter de 14% l'an dernier, à 8.044, peut-on lire dans son rapport annuel, une progression un peu moins forte que l'explosion enregistrée lors des précédents exercices.
Mais sur ce total, le nombre de dossiers liés à des difficultés de paiement a grimpé de 80% par rapport à 2010, et représenté plus de 15% de l'ensemble des saisines, a calculé le Médiateur.
"La crise économique et la hausse du coût de l'énergie ont aggravé le phénomène de la précarité énergétique", c'est-à-dire la difficulté à payer ses factures d'électricité ou de gaz, et poussé de plus en plus de ménages modestes à demander une médiation, explique l'institution. Le Médiateur rappelle au passage que les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 25% en deux ans, et ceux de l'électricité de 8%.
Le Médiateur propose par ailleurs des mesures pour mieux lutter contre cette montée de la précarité énergétique, jugeant les dispositifs existants (comme les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz, dont l'attribution vient d'être rendue automatique pour tous les ménages éligibles) insuffisants, même s'ils vont "dans le bon sens".
Il propose notamment l'instauration d'une trêve générale des coupures du 1er novembre au 15 mars pour l'ensemble des consommateurs, sur le modèle de la trêve hivernale des expulsions locatives (une trêve des coupes d'énergie est déjà appliquée mais seulement pour certains consommateurs), et l'instauration d'un "chèque énergie", qui viendrait se substituer aux tarifs sociaux.
Un tel chèque permettrait d'aider tous les ménages dans le besoin quelle que soit l'énergie avec laquelle ils se chauffent, y compris le bois ou le fioul. La prime à la cuve a été supprimée depuis 2010, alors que les prix du fioul ont flambé ces derniers mois, dans le sillage des prix de l'essence.
Enfin, le Médiateur veut ouvrir le tarif social de l'électricité (dit tarif de première nécessité, ou TPN) aux clients des opérateurs alternatifs, alors qu'aujourd'hui, seuls EDF et les fournisseurs historiques locaux peuvent le distribuer.
Le Médiateur national de l'énergie peut être saisi en cas de litiges relatifs à l'exécution des contrats de fourniture d'électricité ou de gaz naturel. Il participe également au dispositif d'information Energie Info, accessible au 0800 112 212 (numéro gratuit depuis une ligne fixe) et sur www.energie-info.fr.
© 2012 AFP
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voir aussi la note du 20/9/2010 sur ce blog:
Le tarif social d'EDF : comment l'obtenir ?
17:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour la suppression du secteur privé à l'hôpital public
lu sur :
http://www.liberation.fr/societe/01012396964-l-appel-des-medecins-aux-candidats-a-la-presidentielle
L'appel des médecins hospitaliers aux candidats à la présidentielle
SOCIÉTÉ Aujourd'hui à 6h11
«Nous demandons la fin du secteur privé», écrivent près de 200 grands médecins hospitaliers. Ils signent un manifeste prônant la fin des activités libérales dans les hôpitaux.
«Nous, médecins des hôpitaux, déplorons les dérives de l'exercice privé à l'hôpital public. Ces dérives sont régulièrement dénoncées mais de fait tolérées et par la communauté médicale incapable d'imposer le respect des règles éthiques et par l'administration et le pouvoir politique incapables de faire respecter la loi. Certes seuls 1864 sur les 45.000 médecins hospitaliers ont une activité privée avec dépassements d'honoraires. Et les abus voire les fraudes rapportés ne concernent qu'une petite minorité d'entre eux. Cependant, la tolérance actuelle de ces dérives est interprétée par la population comme une complicité C'est pourquoi nous demandons au gouvernement d'examiner avec les professionnels les conditions pour que soit mis fin à l'exercice privé au sein de l'hôpital public, comme cela était originellement prévu par la loi Debré de 1958 ayant institué le plein temps hospitalier.
Cette suppression de l'activité privée devrait être accompagnée, selon nous, de mesures visant à répondre aux raisons qui ont expliqué son maintien :
1) Limitation des dépassements d'honoraires en ville. Revalorisation des tarifs remboursés par la Sécurité sociale. Création d'une assurance publique de responsabilité civile professionnelle. Ces mesures visent à assurer un équilibre des revenus entre la ville et l'hôpital tout en prenant en compte la qualification, la pénibilité, les responsabilités et les charges financières distinctes.
2) Inclusion dans le calcul des retraites des médecins hospitaliers, des diverses indemnités.
Il conviendra donc de définir une période transitoire où les nouvelles règles s'appliqueront aux nouvelles générations médicales et coexisteront avec les règles antérieures mises en extinction.
En attendant, la loi actuelle doit être appliquée. L'activité privée ne doit pas dépasser 20% de l'activité des médecins et ne doit pas se faire au détriment des missions de l'hôpital public. Cela doit également être le cas pour toute autre activité privée professionnelle rémunérée (notamment par l'industrie pharmaceutique ou pour des expertises.) Dans un soucis de transparence nécessaire au contrôle du respect de la loi, nous proposons que l'ensemble de ces honoraires soit versé à la caisse de l'hôpital ou de l'université qui, après avoir prélevé une redevance, reversera la part due aux praticiens.»
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sur le même sujet :
http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/03/20/des-medecins-pour-la-suppression-du-secteur-prive-a-l-hopital-public_1672798_1651302.html
Des médecins pour la suppression du secteur privé à l'hôpital public
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/05/17/developpement-excessif-des-honoraires-libres-chez-les-medecins-specialistes_1523151_3224.html
Certains médecins des hôpitaux publics ont une activité privée à l'intérieur de l'hôpital public et imposent des dépassements d'honoraires.
extraits :
... Lire : "Développement excessif'" des honoraires libres chez les médecins spécialistes ...
..." En février, 60Millions de Consommateurspubliait une enquête sur les dépassements d'honoraires à l'hôpital public,"des prix allant jusqu'à douze fois le tarif de l'Assurance maladie ont été relevés dans certains hôpitaux", révélait l'institut national de laconsommation. La pose d'une prothèse de hanche, dont le prix coté par l'Assurance maladie s'élève à 460 euros peut être facturée 5 000 euros dans un hôpital parisien selon cetteenquête.
Fin janvier, la Caisse nationale d'assurance-maladie avait annoncéqu'elle avait lancé l'instruction de deux cent cinquante dossiers de médecins"susceptibles d'être déférés devant le Conseil de l'ordre"pour des pratiques tarifaires abusives."
lire aussi :
- - Nomination critiquée du Pr Juvin (UMP) à l'hôpital Georges-Pompidou
- http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/24/nomination-critiquee-du-pr-juvin-ump-a-l-hopital-georges-pompidou_1648252_1471069.html
- - Hôpitaux publics : une enquête dénonce l'ampleur des dépassements d'honoraires
- http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/22/hopitaux-publics-une-enquete-denonce-l-ampleur-des-depassements-d-honoraires_1646905_3224.html
15:38 Publié dans Actualités, médecine, santé, service public | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
En cette période électorale ...
... à qui profitera le crime ?
lu sur :
http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-le-point-une-premiere-piste-dans-l-enquete-de-toulouse-19-03-2012-1442791_23.php
EXCLUSIF. Les pistes privilégiées par les enquêteurs
Le Point.fr - Publié le 19/03/2012 à 13:34 - Modifié le 19/03/2012 à 21:05
Des soldats réputés néonazis, renvoyés en 2008 de l'armée, sont actuellement recherchés par la police. L'hypothèse terroriste est aussi suivie.
L'enquête sur les tueries de Toulouse et Montauban connaît un nouveau rebondissement. Le meurtre des soldats du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban, celui du parachutiste de Toulouse, et l'attaque, lundi matin, de l'école juive qui a coûté la vie à quatre personnes, dont trois enfants, sont bel et bien liés. C'est le même scooter T-Max Yamaha qui a été utilisé par le ou les tireurs. Sa plaque d'immatriculation aurait été enregistrée sur les bandes de vidéosurveillance de la ville de Montauban. C'est aussi la même arme, un calibre de 11,43 mm, qui a servi aux trois attaques. Selon nos informations, trois hommes, dont l'un se serait déjà manifesté, sont actuellement recherchés : des anciens militaires du 17e RGP.
En 2008, le 17e régiment de génie parachutiste de Montauban s'était fait tristement connaître. La hiérarchie militaire y avait identifié des soldats proches des mouvements "néonazis". Jamel Benserhir, un ancien militaire, avait dénoncé à sa hiérarchie les agissements de trois "frères d'armes", qui avaient poussé le mauvais goût jusqu'à se faire prendre en photo faisant le salut nazi derrière un drapeau à croix gammée. Ce cliché avait alors été publié par Le Canard enchaîné.
Un ancien militaire ?
Le colonel Michel Esparsa, chef de corps du 17e RGP, avait donc porté plainte contre ces trois militaires, qui ont "reconnu les faits" et devaient être "lourdement sanctionnés". Le portrait-type de ces sinistres personnages correspond aux maigres signalements dont disposent les enquêteurs pour identifier le tueur fou de Toulouse : tout en muscle et tatoué. "Plusieurs soldats ont des tatouages particulièrement explicites", avait à l'époque affirmé leur accusateur...
Plus troublant encore, les militaires abattus à Montauban et à Toulouse sont trois Français d'origine maghrébine, tandis que le soldat blessé est d'origine antillaise. Ce matin, le tueur - sans que l'on ait la preuve qu'il s'agisse du même homme - s'en est pris à une école juive, tuant trois enfants et un adulte de confession israélite.
Terrorisme
Les policiers restent persuadés qu'il s'agit d'un militaire - toujours en activité ou non -, compte tenu de son mode opératoire, de sa manière de se déplacer et de sa façon d'utiliser son arme, lui permettant de tirer et viser à 10 mètres de distance. Le fait que son arme se soit enrayée pourrait accréditer le fait qu'il soit un ancien militaire.Une autre voie est également suivie par les policiers qui mènent les trois enquêtes, diligentées pour des faits qualifiés "d'assassinats et tentatives d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste". Les forces de l'ordre seraient sur la piste d'un ou plusieurs hommes qui pourraient être des professionnels organisés. Ils auraient cherché à punir la "trahison" de soldats maghrébins intervenus en Afghanistan, d'une part, et à venger d'autre part le peuple palestinien en attaquant le collège juif de Toulouse. Rien, à ce stade, ne permet encore de confirmer l'une ou l'autre de ces hypothèses.
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lire aussi sur MEDIAPART :
Contre la haine, nos fraternités
PAR EDWY PLENEL
Une haine meurtrière défie désormais la France, sa République et sa campagne présidentielle. Précédée des meurtres de militaires à Toulouse et Montauban auxquels elle serait reliée, la tuerie antisémite de Toulouse est peut-être l’œuvre d’un fou. Mais, dans ce cas, sa folie est d’époque. D’une époque où l’on s’habitue à diviser l’humanité plutôt qu’à la rassembler, où l’on attise les violences plutôt que d’apaiser la société. Et c’est cette folie qu’il importe de conjurer d’urgence, en convoquant la raison contre la peur et la fraternité contre la haine.
Lire la suite
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et aussi sur :
http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-le-point-une-premiere-piste-dans-l-enquete-de-toulouse-19-03-2012-1442791_23.php
Des soldats réputés néonazis, renvoyés en 2008, sont recherchés par les enquêteurs.
Par Jean-Michel Décugis et Aziz Zemouri
08:30 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/03/2012
Une monnaie locale qui marche : le déodat
lu sur :
http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/03/19/a-saint-die-des-vosges-on-paye-en-deodat_1672110_3238.html#mf_sid=496195292
Un lundi matin à la boulangerie d'Anne et Arnaud Romaire, rue Saint-Charles à Saint-Dié-des-Vosges. Une cliente : "Un pain et une dizaine de beignets, s'il vous plaît."
Derrière la caisse, Anne Romaire demande : "Vous payez comment ?" La question paraît saugrenue. Pas tant que cela. Dans le pays déodatien, vous avez le choix : régler vos achats avec des euros ou avec des déodats, la monnaie locale en vigueur depuis le 24 septembre 2011. En vitrine, un panneau l'atteste : "Ici, on accepte le déodat." Comme à l'Hôtel du Globe, la boucherie-rôtisserie de la cathédrale, la Biocoop, ou encore au restaurant Le Jardin de Merlin ou au kebab.
La boulangerie Romaire a été la première à y souscrire. Aujourd'hui, vingt-cinq commerçants, artisans ou autres professions ont suivi le mouvement. Résultat, dans les communes de Saint-Dié, Gérardmer, Raon-l'Etape, Senones et Moyenmoutier, une baguette, la facture d'une réparation de chaudière, une consultation médicale... tout règlement peut s'acquitter, entièrement ou en partie, en billets de 1, 5, et 10 déodats. Et si le compte ne tombe pas juste, c'est en euros que l'on vous rendra la monnaie. Le calcul est facile, un déodat ayant la même valeur qu'un euro.
Alors, quelle est l'utilité de cette devise parallèle ? Supplanter l'euro dont on vient de fêter le 10e anniversaire ? "Sûrement pas", répond Eric Goujot, coprésident de REDD (Réseau échange déodat), l'association qui pilote cette monnaie locale.
Préférant le terme de monnaie complémentaire, il explique : "Le premier objectif est de redynamiser l'économie locale et d'instaurer un autre système sans spéculation ni thésaurisation, capable de financer des actions d'économie sociale et solidaire."
Imprimée sous la forme de bons d'échange, tels que peuvent en distribuer de nombreuses enseignes en guise de cadeau ou de réduction, la pratique est tout à fait légale. A Saint-Dié, 20 000 "billets" ont ainsi été imprimés. Total de la valeur : 100 000 déodats. Soit 100 00 euros.
L'argent étant fait pour circuler et dynamiser l'économie, les premiers billets émis sont valables jusqu'au 30 avril et ne peuvent être prolongés qu'à trois reprises pour une durée totale de dix-huit mois. Au terme de ce délai, ils seront taxés à 2 % de leur valeur, permettant de financer des services culturels, sociaux et pédagogiques.
"Ce n'est ni un gadget pour écolos ni une utopie pour marginaux et rêveurs", poursuit Eric Goujot. La petite quarantaine, longtemps ingénieur dans l'industrie automobile, et investi depuis plus de dix ans dans le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises, cet homme n'a vraiment rien d'un rêveur. Pas plus que Francis Michel et Xavier Tible, cofondateurs avec lui du déodat. Le premier est bioélectricien, c'est-à-dire qu'il conçoit des installations électriques pour éviter les ondes électromagnétiques. Le second a quitté, il y a peu, la banque du Crédit lyonnais où il était chargé de vendre aux grands comptes de la région des investissements socialement responsables.
Il s'agit aussi, poursuit Eric Goujot, "d'expliquer aux citoyens, qui ne comprennent pas pourquoi on en est arrivés à cette crise européenne et mondiale, le mécanisme monétaire et de démontrer que nous avons une capacité d'agir, de reprendre la main et de mettre en place des dispositifs afin que la monnaie joue un rôle social et économique distributif".
Une façon de réinventer l'argent, en quelque sorte. "C'est encore une réponse concrète au développement durable et à la réduction de l'empreinte écologique", continue Eric Goujot. Entendez par là que, plus on consomme local, plus on parvient à réduire la facture énergétique.
Ces raisons emportent de plus en plus l'adhésion, et les profils des utilisateurs se diversifient bien au-delà du seul cercle des militants écologistes.
Marie Houzelot-Collignon, gérante de la coopérative La Ciboulette, le constate chaque jour davantage à travers ses clients. Pourra-t-elle bientôt régler en déodats ses fournisseurs-producteurs ? L'avenir le dira.
A quelques kilomètres de Saint-Dié, parmi les clients de l'auberge de la Cholotte, sur la commune des Rouges-Eaux, certains n'ont pas encore adopté les billets vert et bleu déodatiens. "Mais la proportion augmente, commente son propriétaire, Patrick Colin. Quand nous leur expliquons qu'avec cette monnaie locale nous achetons 90 % de nos produits, des produits locaux que nous allons chercher à moins de 30 kilomètres, cela leur plaît. Le choix est sans doute moins grand, mais ce n'est pas plus cher."
Au menu de la Cholotte, donc, une cuisine vosgienne : jambon au foin, tarte au géromé, myrtilles de jardin... "Dans une ville comme Saint-Dié qui a perdu plus de 10 000 habitants, et dans une région où dans la campagne, à 6 kilomètres alentour, il n'y a plus ni boulangerie ni café, les gens apprécient notre initiative de faire revivre leur territoire", renchérit ce restaurateur reconverti dans le développement local, après avoir dirigé pendant plus de trente ans une entreprise de chauffage.
Chaque vendredi sont organisées dans son établissement les Rencontres de la dynamique attitude, des soirées musicales inaugurées par une présentation du déodat. Sur la poutre centrale de la salle de restaurant, une devise : "Le bonheur n'est réel que s'il est partagé." Un slogan culinaire autant que politique pour cette ancienne ferme datant du XIXe siècle, transformée en auberge en 1986, et qui avait reçu François Mitterrand en 1993.
Elle fait aussi office de comptoir d'échange. Comme le bureau d'études thermiques, Terranergie, où Bernadette Lutz est venue changer un chèque de 300 euros et 100 euros en liquide contre 400 déodats. "Pour un monde plus fraternel", précise-t-elle. Par ailleurs, les déodats en circulation ont leur contrepartie en dépôt équivalent en euros, déposé à la NEF (Société coopérative de finances solidaires), banque gérée par le Crédit coopératif. Un fonds de garantie nécessaire en cas de demande de remboursement. Une situation bien improbable, si l'on en croit le boom des monnaies locales.
Mélina Gazsi
20:28 Publié dans Monnaie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Immunité de Sarkozy
lu sur :
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/19/immunite-de-sarkozy-royal-s-attire-les-foudres-de-la-droite_1671849_1471069.html#xtor=AL-32280308
Immunité de Sarkozy : Royal s'attire les foudres de la droite
La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé, dimanche 18 mars, que si Nicolas Sarkozy veut remporter l'élection présidentielle, c'est parce qu'"il a peur [de] perdre son immunité, et on connaît tous les problèmes de corruption qui ont émaillé ces cinq années" : c'est là l'opinion de Ségolène Royal, assénée dimanche 18 mars lors de l'émission "C Politique" sur France 5.
Cette perte d'immunité pourrait, selon elle, "permettre à la justice de poursuivre un certain nombre d'investigations sur un certain nombre de problèmes". "Il va falloir attendre que Nicolas Sarkozy ne soit plus président de la République pour que la justice puisse enquêter sur l'affaire de Karachi, sur ce que dit le fils de M. Kadhafi, qui aurait financé sa campagne électorale, sur l'affaire Woerth-Bettencourt, puisque de l'argent liquide aurait circulé", a poursuivi Mme Royal. "Il aura à s'expliquer. Donc il a absolument besoin d'être réélu pour être couvert par l'immunité présidentielle", a-t-elle insisté.
>> Lire : Sarkozy dément avoir été financé par Kadhafi en 2007
>> Lire : Affaire Woerth-Bettencourt : si vous avez raté un épisode
DES PROPOS "ABJECTS ET DIFFAMATOIRES"
La sortie de Ségolène Royal a suscité de vives réactions à droite. Nadine Morano, déléguée générale de l'UMP, a appelé, dans un communiqué, François Hollande et le PS à "condamner de telles accusations indignes d'une campagne présidentielle". Les propos de Mme Royal "sont abjects et diffamatoires", a-t-elle fustigé.
"Cette dérive outrancière trahit bien la panique qui semble gagner le camp de François Hollande, alors que chaque jour les enquêtes d'opinion démontrent la progression de Nicolas Sarkozy", a écrit dans un autre communiqué Eric Ciotti, secrétaire national de l'UMP.
Mais lundi 19 mars, Manuel Valls, le directeur de la communication de campagne de François Hollande, a appuyé les propos de Mme Royal : "Il y a eu une belle illustration de ce propos de Ségolène Royal. Bernard Tapie est venu expliquer à la télévision qu'il soutenait Nicolas Sarkozy parce que ce dernier a sauvé le système bancaire. Il aurait dû traduire simplement : par le fait que Nicolas Sarkozy a sauvé Bernard Tapie et son épargne." "Il y a une collusion évidente entre Nicolas Sarkozy et le système financier de ce pays. Il faudra que la justice puisse voir plus clair sur ce qui s'est passé notamment sur cette affaire Bernard Tapie", a poursuivi le député de l'Essonne et maire d'Evry.
10:29 Publié dans Actualités, démocratie, justice, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La RGPP : bilan
à lire sur MEDIAPART :
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01:11 Publié dans démocratie, éducation, justice, médecine, santé, Politique, recherche scientifique, santé, service public | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/03/2012
"Si les Chinois s'y mettent, c'est la fin"
... des vrais Euros !
lu sur :
http://www.lepoint.fr/monde/les-michel-ange-des-faux-talbins-17-03-2012-1442289_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120317
le Point 17/3/2012
Les Michel-Ange des faux talbins
Giuliano est à la fausse monnaie ce que Cambrai est aux bêtises. Selon Europol, 50 % des faux billets circulant dans les 17 pays de la zone euro sont fabriqués dans cette petite ville située au nord de Naples et dans ses environs. Une fortune colossale. En effet, depuis 2002, cinq millions de faux billets pour un montant de 300 millions d'euros ont été retirés du circuit par les autorités monétaires de la zone euro. Mais les enquêteurs estiment que le quintuple est encore en circulation.
Ce n'est pourtant encore que la pointe de l'iceberg. La majorité des faux euros "made in Giuliano, des quintaux de coupures de 20, 50 et 100, sont destinés à l'Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou à la Colombie. C'est en 2004 que la première imprimerie de fausse monnaie fut découverte à Giuliano par la police. Depuis, les enquêteurs ont arrêté sept autres bandes de faux-monnayeurs dans les environs de la petite ville.
Chaque bande est organisée avec ses financiers, ses pourvoyeurs qui fournissent l'encre et le papier, les typographes et les distributeurs. Les faux billets sont revendus une première fois à un grossiste pour 10 % de leur valeur nominale, 100 000 véritables euros contre un million de faux. Puis à chaque passage, le prix augmente de 10 % de la valeur nominale. La Camorra napolitaine tolère cette activité qui lui échappe et utilise parfois de la fausse monnaie pour payer de grosses livraisons de drogue en provenance de Colombie.
Virtuosité
Ce sont les typographes qui font la force des clans de Giuliano. Des professionnels à l'ancienne qui ne travaillent pas avec les imprimantes digitales à laser de dernière génération utilisées par leurs concurrents français, turcs, polonais, bosniaques, albanais et bulgares. Leur spécialité est la coupure de 20 euros, la plus prisée sur le marché, car c'est la plus facile à écouler. Filigrane, fil intégré dans la masse du papier, bande et plaquette holographiques, qualité du papier, variations de la couleur de l'encre : tous les experts reconnaissent aux hommes de Giuliano une virtuosité de Michel-Ange des faux talbins.
Les seuls à pouvoir les concurrencer sont leurs confrères de Plovdiv, dans le sud de la Bulgarie. De leur longue tradition dans la fabrication de faux dollars, les Bulgares ont acquis une parfaite maîtrise du billet de 100 euros, vert comme le dollar. Grands contrefacteurs devant l'Éternel, les Chinois sont encore absents du business. Mais les enquêteurs d'Europol ont récemment saisi de faux euros bulgares dont les hologrammes avaient été fabriqués dans l'empire du Milieu. "Si les Chinois s'y mettent, c'est la fin", a confié un enquêteur.
17:27 Publié dans mondialisation, savoirs, techniques, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Banques et produits dérivés
Tout le monde en parle.
lu sur :
http://www.lepoint.fr/economie/un-cadre-de-goldman-sachs-craque-et-le-dit-15-03-2012-1441743_28.php
DOCUMENT. Greg Smith a publié une tribune dans le "New York Times" expliquant pourquoi il claquait la porte.
Par Alexis Buisson
Il s'appelle Greg Smith. Il a travaillé à Goldman Sachs pendant douze ans, à New York, puis à Londres. Au sein de la banque, il a été directeur exécutif, responsable des produits dérivés sur actions pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique. Il est même apparu dans des vidéos de recrutement et a assuré la formation de jeunes diplômés fraîchement arrivés au sein de l'entreprise.
Le 14 mars dernier, il a claqué la porte de Goldman et l'a fait savoir au monde entier. Comment ? En publiant une tribune dans le quotidien The New York Times qui dénonce un "environnement qui n'a jamais été aussi toxique et destructeur". "Je suis triste de dire que, quand je regarde autour de moi aujourd'hui, je ne vois virtuellement aucune trace de la culture qui m'a fait aimer le travail dans cette compagnie pendant toutes ces années. Je n'ai plus la fierté, ni la foi."
Les clients ? "Des marionnettes"
Et le banquier frondeur de dérouler sa liste de griefs : il décrit notamment une culture de travail qui place le profit avant les besoins des clients. "J'assiste à des réunions sur la vente de dérivés durant lesquelles pas une seule minute n'est consacrée à se demander comment aider les clients. Il s'agit seulement de savoir comment nous pouvons leur tirer le plus d'argent possible." Des clients appelés "marionnettes" par la direction, poursuit-il. "Je ne suis pas au courant de comportements illégaux, mais le personnel vendra-t-il au client des produits lucratifs et complexes, même si ceux-ci sont contraires à ses intérêts ? Absolument. Tous les jours, en fait."
Il ajoute : "Ces jours-ci, la question la plus répandue au sein des analystes juniors sur les dérivés est : Combien d'argent avons-nous fait sur le client ? À chaque fois que je l'entends, cela me dérange, car c'est le reflet clair de ce qu'ils observent chez leurs leaders en termes de comportement."
Confirmation de stéréotypes
La lettre ouverte de Greg Smith a eu l'effet d'une bombe dans la presse et les milieux financiers. Mercredi, l'action du groupe a perdu 3,4 points à New York, la troisième plus forte baisse au sein de l'indice Standard & Poor's 500 ce jour-là. "On en parle beaucoup au travail", confie un employé de Goldman. Directement mis en cause dans ce que Smith appelle "le déclin de la fibre morale de la firme", son PD-G, Lloyd C. Blankfein, s'est fendu d'un communiqué dans lequel il estime : "Dans une compagnie de notre taille, il n'est pas rare que certaines personnes soient mécontentes. (...) Chacun a le droit à son opinion. Mais il est regrettable que l'opinion d'un individu soit amplifiée par un journal."
La sortie fracassante de Greg Smith ne fait que confirmer des stéréotypes déjà largement répandus à propos de Wall Street. Elle va dans le sens des conclusions de Liquidated, une étude ethnographique de 2009 sur le personnel de Wall Street : "Aujourd'hui encore, beaucoup de traders et de banquiers d'affaires arrivent à Wall Street en provenance de grandes écoles américaines, Harvard et Princeton en particulier, avec le sentiment que leur intelligence a été consacrée. Ce sentiment est instillé à chaque étape de leur formation, au moment de leur recrutement, lors des entretiens d'évaluation ou d'échanges informels", estime son auteur, l'anthropologue Karen Ho. Cela se ressent dans leurs relations avec le monde de l'entreprise. Aux clients, ils diront par exemple : "Nous sommes mieux placés que vous pour vous dire avec qui vous allez fusionner, qui vous allez acheter. Vous devez nous faire confiance. Notre intelligence a été couronnée."
Cliquez ici pour lire la traduction intégrale de la lettre de Greg Smith
10:14 Publié dans Actualités, Banques, mondialisation, néolibéralisme, Société, spéculation financière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/03/2012
Palestine : la loi du plus fort (militairement) suite
lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/11/en-cisjordanie-meme-l-eau-est-une-arme_1655720_3244.html
En Cisjordanie, même l'eau est une arme
Peut-on qualifier la politique israélienne de gestion de la ressource hydrique en Cisjordanie d'"apartheid de l'eau" ? Pour Youssef Dabassé, adjoint au maire de Tarqumiya, un gros village de 20 000 habitants situé à l'est d'Hébron, la question est théorique. La situation au quotidien de ses administrés est suffisamment éloquente : tous les dix jours, son village obtient de l'eau courante pendant soixante-dix heures. Puis c'est le tour d'un autre village proche, pendant le même laps de temps.
Lorsque les robinets coulent, il faut faire des provisions pour l'eau potable, pour le bétail et, s'il en reste, pour les cultures. "Quand nous sommes connectés, explique Youssef Dabassé, les parties basses de Tarqumiya en profitent et, la fois suivante, c'est le village d'en haut qui est alimenté." Le reste du temps, il faut acheter l'eau aux camions-citernes de passage et puiser dans les réservoirs, dont sont équipées environ 40 % des maisons.
FUITES ET CONNEXIONS ILLÉGALES
Evidemment, le prix n'est pas le même : l'eau du robinet est facturée 2,6 shekels/m3 (0,5 euro), et celle des camions atteint 25 shekels/m3 (5 euros). En été, la situation devient intenable, souligne le maire adjoint : "Mekorot [la compagnie de l'eau israélienne] coupe l'alimentation, parce qu'ils privilégient les colonies juives alentour. Lorsque nous nous plaignons, ils disent : 'Nous avons vérifié, tout est normal.' Et l'eau reste coupée pendant des jours."
Pour comprendre, il faut rouler dans les collines avec Khayni Damidi, un ingénieur de l'Autorité palestinienne de l'eau (PWA). Sur la route 35, l'embranchement vers Tarqumiya longe la colonie juive de Telem. Un peu avant, sur un mauvais chemin de terre flanqué d'oliviers, on débouche sur une station de pompage au bruit assourdissant.
L'installation, qui dessert une vingtaine de villages, appartient à la compagnie Mekorot. En principe, elle est gérée en coordination avec l'Autorité palestinienne, à une réserve près : sur la grosse canalisation qui s'enfonce sous terre, l'ingénieur Damidi désigne une valve protubérante. "Elle sert de goulot d'étranglement, explique-t-il. Le débit est régulé selon le bon vouloir des Israéliens."
Contrairement au nord de la Cisjordanie, où il existe des centaines de puits illégaux, en particulier dans la région de Jénine, cette pratique est rare dans la région d'Hébron, située en zone C, cette partie de la Cisjordanie où, selon les accords d'Oslo (1993), Israël exerce un contrôle civil et sécuritaire quasi absolu. "Il est illusoire de vouloir creuser un puits en zone C, confirme Khayni Damidi, l'armée est omniprésente."
Les connexions illégales, en revanche, sont légion. Selon l'expert israélien Haim Gvirtzman, elles représentent un manque à gagner de 3,5 millions de mètres cubes par an. Les Palestiniens contestent cette évaluation, mais ne nient pas le phénomène. "Nous payons pour toute l'eau qui part vers nos villages, mais bien sûr, nous ne recevons pas la quantité équivalente, à cause du piratage : globalement, 50 % de l'eau n'est pas facturée aux consommateurs", indique M. Damidi.
Outre que les fuites – résultat d'une maintenance défectueuse – affectent 33 % du réseau palestinien, il n'y a pas si longtemps, en période de grande sécheresse, les villages n'hésitaient pas à détourner les canalisations du village voisin. De tels comportements, justifie cet ingénieur, sont le résultat de la pénurie hydrique organisée par Israël. Sur l'eau, comme sur bien d'autres sujets, les positions des Israéliens et des Palestiniens semblent irréconciliables...
"UN NOUVEL APARTHEID DE L'EAU"
Les autorités israéliennes se sont déclarées "indignées", courant février, par la publication d'un rapport de l'Assemblée nationale française qui dénonçait "un nouvel apartheid de l'eau" dans les territoires palestiniens occupés. L'auteur, le député socialiste Jean Glavany, soulignait que "les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens". Il assurait que, en cas de sécheresse, la priorité de l'eau est accordée aux colons, que la barrière de sécurité en Cisjordanie permet le contrôle de l'accès aux eaux souterraines, et que les puits forés par les Palestiniens sont systématiquement détruits par l'armée israélienne.
"Au Proche-Orient, concluait-il, l'eau est plus qu'une ressource, c'est une arme." Les exemples de discriminations sur l'eau dont sont victimes les villageois palestiniens abondent. Et il ne fait pas de doute que la politique de colonisation menée par Israël a notamment pour objectif stratégique une appropriation des ressources hydriques. L'eau, pour les Israéliens, est avant tout une question militaire.
Quant à ce terme d'"apartheid", le maire d'Hébron, Khaled Osaily, a son idée : "Bien sûr qu'il s'agit d'apartheid ! Globalement, nous n'obtenons que 50 litres d'eau par jour et par personne, alors que les Israéliens disposent en moyenne de 400 litres !" Ces chiffres sont contestés par Israël : selon le professeur Gvirtzman, si l'écart entre Israéliens et Palestiniens était de 508 litres contre 93 litres en 1967, il s'est réduit aujourd'hui à 150 litres pour les Israéliens contre 140 litres pour les Palestiniens.
Le maire d'Hébron reconnaît que l'une des principales accusations des Israéliens, à savoir le creusement de puits illégaux et les connexions pirates, est fondée, mais c'est pour en relativiser l'importance : "Des connexions illégales, il y en a partout, y compris à Tel-Aviv. Quant aux puits illégaux, c'est un phénomène d'ampleur limitée, et parfaitement gérable."
DÉSALINISATION DE L'EAU DE MER
Shaddad Al-Attili, directeur de la PWA, résume ainsi le dialogue de sourds qui prévaut au sein de la commission conjointe israélo-palestinienne sur l'eau : comme les Palestiniens refusent d'approuver les projets hydriques israéliens dans les colonies (ce qui reviendrait à légitimer celles-ci), Israël réplique en refusant la quasi-totalité des projets palestiniens, y compris les usines de retraitement des eaux usées.
Israël argue de sa bonne foi en soulignant qu'il a doublé l'allocation d'eau aux Palestiniens par rapport aux quotas prévus par les accords d'Oslo II (1995), mais l'argument ne convainc pas : non seulement ce partage – qui n'accordait aux Palestiniens que 18 % de la nappe phréatique dite "des montagnes", la principale ressource hydrique partagée entre Israéliens et Palestiniens – devait être temporaire, mais la population palestinienne a doublé depuis cette date.
Le refus d'Israël d'accepter une répartition plus équitable se justifie d'autant moins que, selon le professeur Gvirtzman, en 2013, l'Etat juif devrait disposer de cinq usines de désalinisation de l'eau de mer, qui lui permettront d'équilibrer sa production et sa consommation d'eau douce.
La question de l'eau est l'une des clés des négociations en vue de la création du futur Etat palestinien. Si elle n'est pas aussi médiatisée que celle des frontières, dont elle est pourtant inséparable, ou que celles du statut de Jérusalem ou du retour des réfugiés palestiniens, il est devenu urgent de trouver une solution pour partager équitablement cette ressource vitale.
A laisser pourrir la situation, le risque est grand de voir les microconflits de l'eau se multiplier comme des métastases qui embraseront la Cisjordanie. "La prochaine guerre, prévient le maire d'Hébron, pourrait bien être celle de l'eau."
Laurent Zecchini
Palestine : la loi du plus fort (militairement)
lu sur:
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/03/12/deux-palestiniens-tues-lors-de-nouveaux-raids-israeliens-a-gaza_1656251_3218.html
Les raids israéliens se poursuivent à Gaza
Un adolescent palestinien a été tué lundi matin 12 mars dans la bande de Gaza lors d'une frappe israélienne, ce qui porte à vingt et un le nombre de Palestiniens morts depuis vendredi, dont quatre lundi, a-t-on appris de sources médicales palestiniennes. "Le jeune Nayef Qarmout, 15 ans, a été tué et six autres" élèves ont été blessés, a indiqué le porte-parole des services d'urgence dans la bande de Gaza, en précisant que la frappe avait eu lieu près de Beit Lahiya, dans le nord du territoire. Deux Palestiniens ont aussi péri lundi matin près de la ville de Khan Younès, avaient indiqué un peu plus tôt des sources médicales palestiniennes. Au total, 23 Palestiniens ont été tués et 73 blessés dans au moins 36 frappes israéliennes depuis vendredi, selon les services d'urgence.
Auparavant, l'aviation israélienne avait effectué de nouvelles frappes à Gaza dans la nuit de dimanche à lundi, faisant 35 blessés, en riposte aux tirs de roquettes palestiniens. Au total, l'aviation israélienne a effectué huit raids durant la nuit, selon des sources sécuritaires palestiniennes. Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé six frappes, précisant qu'elles avaient "visé un dépôt d'armes et quatre sites de lancement de roquettes dans le nord de la bande de Gaza, ainsi qu'un autre dans le Sud".
Au total, depuis vendredi, 143 projectiles sont tombés en Israël et 52 autres ont été détruits en vol selon l'armée israélienne. Durant la nuit de dimanche à lundi, un bâtiment situé dans un kibboutz (village collectiviste) a été endommagé mais ces tirs n'ont fait aucune victime. Selon l'armée, l'Iron Dome ("dôme de fer"), un système antiroquette, a intercepté durant la nuit au moins 37 des engins tirés vers le sud d'Israël.
MÉDIATION
Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas dans la bande de Gaza, a déclaré dimanche soir que l'Egypte tentait une médiation pour mettre fin à ces violences. L'Egypte négocie notamment avec les mouvements palestiniens mais M. Haniyeh a déclaré qu'Israël devait au préalable cesser ses bombardements sur Gaza. Le Djihad islamique, responsable de la plupart des tirs de roquette, a annoncé que les deux activistes tués lundi étaient issus de ses rangs.
Ce nouveau cycle de violences a été déclenché par "l'élimination ciblée" vendredi par Israël de Zouheir Al-Qaissi, chef des Comités de résistance populaire (CRP), mouvement basé à Gaza et qui prône la lutte armée contre Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ordonné à l'armée de "frapper tous ceux qui projettent de nous attaquer", en se félicitant du fait qu'elle ait déjà "asséné des coups durs aux organisations terroristes". D'après la radio publique, M. Nétanyahou a également assuré, lors d'une visite dimanche dans le sud d'Israël, que les "opérations à Gaza allaient continuer tant que cela est nécessaire".
Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a prévenu dimanche que les violences risquaient de durer encore plusieurs jours. "Israël n'a pas envie d'une escalade, Israël n'a pas envie de frapper des innocents. Israël est totalement opposé à cela, a pour sa part déclaré Eli Yishai, ministre de l'intérieur et membre de la garde rapprochée du chef du gouvernement, à l'antenne de la radio de l'armée. "Pour l'instant, [les hostilités] sont de cette ampleur. Mais s'il s'avère qu'elles se prolongent, alors il ne fait aucun doute qu'un coup puissant, douloureux sera porté afin qu'elles ne se poursuivent pas."
Sur le front diplomatique, Israéliens et Palestiniens se sont adressés dimanche soir au Conseil de sécurité de l'ONU, alors que doit se tenir lundi matin à New York une réunion à haut niveau du Quartet, dont les membres (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) tentent de débloquer le processus de paix.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon s'est dit "gravement préoccupé par cette nouvelle escalade entre Gaza et Israël ; une fois de plus, des civils en paient un prix terrible". La Chine a quant à elle appelé Israël à "cesser ses raids", se disant "préoccupée par la détérioration de la situation à Gaza".
Les Etats-Unis s'étaient aussi dits ce week-end "profondément préoccupés", appelant "les deux parties à tout mettre en œuvre pour que le calme revienne". La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a "condamné" les tirs de roquettes vers Israël depuis la bande de Gaza et appelé toutes les parties à oeuvrer pour "apaiser la situation.
18:18 Publié dans Actualités, colonisation, apartheid, crimes de guerre, Droits de l'Homme, Histoire contemporaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Présidentielle 2007
à lire sur MEDIAPART:
Présidentielle 2007: Kadhafi aurait financé Sarkozy
PAR FABRICE ARFI, KARL LASKE
Selon un document consulté par Mediapart, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 et 2007 des visites de Nicolas Sarkozy et de ses proches en Libye, aurait mis en place les « modalités de financement » de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime de Kadhafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des collectivités locales, et Saïf al-Islam. Un montant de 50 millions d'euros, une banque suisse et un compte à Panama sont évoqués dans ce document.
17:43 Publié dans démocratie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Conflits d’intérêts à l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire
à lire sur :
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/conflits-d-interets-a-l-autorite-110429
Conflits d’intérêts à l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire
Le Corporate Europe Observatory a publié récemment (avec Earth open Source) un rapport sur les conflits d’intérêts qui règnent depuis des années au sein de l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire). Où l’on comprend mieux pourquoi nos aliments sont gorgés de pesticides, et pourquoi l’EFSA considère -par exemple- que les OGM ne sont pas dangereux.
La mission de l’EFSA, fondée en 2002, est donc d’informer les politiques pour qu’ils prennent des décisions intelligentes, mais aussi d’informer le public et les autorités sur les « risques associés à la chaîne alimentaire humaine et animale ». En principe, elle doit être indépendante et transparente.
EXTRAITS :
" Pour vendre des produits alimentaires en Europe, les entreprises doivent demander une autorisation à l’EFSA, qui évalue les risques et donne ou pas son accord.
Les dossiers soumis à l’EFSA tiennent souvent en des milliers de pages et sont protégées par le secret commercial invoqué par les multinationales de l’alimentaire. Des études indépendantes et/ou critiques sont donc impossibles à réaliser. Et bien sûr, les études menées par l’industrie concluent toujours qu’il n’y a pas de risques, quitte à biaiser les résultats comme on a pu le voir avec l’amiante, le tabac, les téléphones portables, les OGM[1], les pesticides, l’aspartame ou encore le bisphénol A (BPA) contenu dans de nombreux emballages.
L’EFSA n’a pas les moyens de commander des études contradictoires, et de fait c’est au consommateur de prouver les risques. Car même quand des études indépendantes existent, l’EFSA n’en tient pas compte (ou ne sait même pas qu’elles existent) et continue à se baser seulement sur les études industrielles. Et encore, ces études indépendantes sont menées après la commercialisation, puisque avant les chercheurs n’ont accès à aucune donnée sur les produits. "...
..."Comme par hasard, plusieurs membres du groupe d’experts sur les additifs alimentaires, qui ont rendu des avis positifs sur ce produit, sont liés avec l’industrie et/ou avec l’ILSI."...
..."Par exemple, le nouveau règlement sur les pesticides de 2009 précise que les recherches indépendantes doivent être prises en compte, mais en 2011 l’EFSA autorise les industriels à ne pas les prendre en compte."...
11:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/03/2012
EDF : licenciement pour refus de coupure de compteur pour impayé
communiqué :
08:08 Publié dans Actualités, justice, service public, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/03/2012
GRÈVE GÉNÉRALE le 29 mars
en Espagne
lu sur :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/03/09/les-syndicats-espagnols-convoquent-la-greve-generale-le-29-mars_1655660_3214.html
Les syndicats espagnols convoquent la grève générale le 29 mars
Les deux principaux syndicats espagnols, l'Union générale des travailleurs (UGT) et de la Commissions ouvrières (CCOO), ont lancé, vendredi 9 mars, un appel à la grève générale le 29 mars. Ils entendent protester "contre la réforme du travail et en défense des services publics", la veille de la présentation du budget 2012, marqué par l'austérité.
Les syndicats dénoncent "la décision unilatérale" des autorités espagnoles "de mettre en œuvre une réforme du travail et un nouvel et dur effort budgétaire", a indiqué la CCOO. Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a adopté le 11 février une nouvelle réforme pour flexibiliser le marché du travail, incluant la baisse des indemnités de licenciement et des mesures pour stimuler l'emploi des jeunes.
Le 19 février dernier, alors que des manifestations avaient réuni des centaines de milliers de personnes dans toute l'Espagne, les syndicats avaient déjà prévenu le gouvernement qu'ils appeleraient à la grève générale. Vendredi, la CCOO a en outre répété sa "volonté de maintenir la pression sociale après [la grève] pour modifier profondément la réforme si le gouvernement ne la rectifie pas et ne consent pas à négocier".
Les grèves générales sont rares en Espagne : seules cinq ont été convoquées depuis l'avènement de la démocratie en 1978. La dernière a été organisée le 29 septembre 2010 également pour protester contre une précédente réforme du marché du travail introduite par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.
15:01 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/03/2012
La souffrance animale
... ne rions plus.
lu sur :
http://www.lepoint.fr/societe/halal-ce-que-nous-cachent-les-abattoirs-07-03-2012-1438746_23.php
CONFIDENTIEL. Halal : ce que nous cachent les abattoirs
Un rapport pointe les dérives de l'abattage rituel en France. "Le Point" se l'est procuré.
C'est un plat que personne n'avait imaginé au menu de la campagne. Trois semaines après la polémique déclenchée par Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a remis le couvert en réclamant un étiquetage sur les viandes issues de l'abattage rituel. "Reconnaissons à chacun le droit de savoir ce qu'il mange, halal ou non", a-t-il lancé. Les candidats sont tous à couteaux tirés sur le sujet. Derrière ces joutes électorales perce un sujet tabou, celui de la souffrance animale.
Chaque année, on tue dans notre pays 1 milliard de poulets et de lapins, 25 millions de porcs, plus de 6 millions de bovins, ou encore 4 millions de moutons. Un rapport confidentiel que Le Point s'est procuré jette une lumière crue sur l'abattage rituel tel qu'il est pratiqué en France. Remis aux autorités en novembre 2011, le document, rédigé par dix experts et hauts fonctionnaires du ministère de l'Agriculture, a été soigneusement enterré. Il est vrai que cet audit de 54 pages émanant du Conseil général de l'alimentation contient une vérité qui n'est pas bonne à dire : les Français ont progressivement, et sans le savoir, été mis au régime halal.
Aujourd'hui, comme l'indique le rapport, plus de la moitié des bovins, ovins et caprins tués en France le sont suivant un mode d'abattage "rituel", halal ou casher. Ce qui signifie que les animaux sont saignés alors qu'ils sont encore conscients. Au-delà de la souffrance animale, l'abattage rituel pose parfois aussi un problème d'hygiène, avec à la clé un danger de contamination par Escherichia coli...
Cliquez ici pour lire la lettre de Nicolas Sarkozy à Brigitte Bardot
sur le même sujet :
EXCLUSIF. La liste des abattoirs où l'on tue les animaux sans les étourdir
13:34 Publié dans agroalimentaire, Religion, santé, Société, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Viande hallal
Rions un peu ...
le Canard enchaîné du 7/3/12 :

07:26 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/03/2012
Les contaminants de l’environnement et leurs effets
communiqué :
20:00 Publié dans Actualités, agriculture, Chimie, environnement, Nature, santé, Sciences, service public | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le saviez-vous ? Un système de corruption des services vétérinaires en Alsace
lu sur :
http://sciencescitoyennes.org/robert-gosseye-veterinaire-...
Robert Gosseye : vétérinaire, fonctionnaire, lanceur d’alerte, placardisé depuis 18 ans pour s’être confronté à un système de corruption des services vétérinaires en Alsace
Par Sciences Citoyennes
Jeudi 23 février 2012
Vendredi 24 février 2012, la Cour d ‘Appel du Tribunal Administratif de Nancy examinera l’appel de Robert Gosseye contre un jugement rendu par le Tribunal Administratif de Strasbourg le 16 février 2011 relatif au non respect de l’article 41 de la loi du 11 janvier 1984 sur la mise à disposition d’un fonctionnaire d’Etat (1).
Pourtant, les pièces présentées par Robert Gosseye au tribunal montraient que la mutation sanction dont il a été victime s’est accompagnée, contrairement à ce que mentionne cette loi, d’une dégradation, au sens propre du terme, ainsi que d’une réduction significative de ses attributions et de ses responsabilités en le cantonnant à des activités étrangères à sa qualification d’origine.
Robert Gosseye a pris tous les risques pour préserver la santé publique en révélant un système de corruption au niveau des services vétérinaires en Alsace. Il l’a payé par une succession d’humiliations personnelles et professionnelles infligées par son administration de tutelle alors que les corrompus, eux, n’ont jamais été inquiétés.
Rappel des faits (2)
En mars 1986, Robert Gosseye arrive à la Direction des Services Vétérinaires (DSV) du Haut-Rhin pour occuper la fonction de directeur adjoint en santé animale, chargé de l’inspection de la santé animale.
En tant qu’inspecteur vétérinaire chargé de l’inspection de la santé animale, la mission de Robert Gosseye est de s’assurer non seulement de la bonne santé des animaux vivant sur le territoire français mais aussi de ceux qui transitent par la frontière avec l’Allemagne et la Suisse, provenant entre autres des pays de l’est et de la Grande Bretagne. Lorsqu’un animal est reconnu sain, un « certificat sanitaire » est remis à la personne qui l’accompagne et lui permet de circuler, à la guise de l’exportateur ou de son nouveau propriétaire. Dans le cas contraire, il est refoulé afin d’éviter toute contamination du cheptel français.
Au printemps 1987, Robert Gosseye apprend qu’un troupeau de chevaux est entré illégalement en France avec des certificats sanitaires allemands, alors qu’ils proviendraient de Pologne, un pays hors de la Communauté européenne où les règles sanitaires ne sont pas les mêmes. Importés pour aller à l’abattoir, ils seraient revendus comme chevaux de selle. Or, il y a un risque de transmission d’anémie équine.
Il découvre qu’effectivement, ces chevaux n’ont pas passé plus d’un an en Allemagne, délai de séjour minimum nécessaire à l’obtention d’un certificat sanitaire portant mention du pays. A l’automne suivant, il intercepte un laissez-passer sanitaire d’importation de six chevaux en provenance de « Warschau » en République Fédérale d’Allemagne, grossier
maquillage pour camoufler une importation de Varsovie (Warschau en allemand). Une autre fois, ce sont des génisses hongroises destinées à l’Espagne qui transitent par l’Alsace pour obtenir le précieux sésame.
Robert Gosseye a mis ainsi à jour une pratique de corruption dans les services vétérinaires en Alsace. L’inspection vétérinaire en douane étant une mission de service public, elle devrait être gratuite pour l’importateur, or celui-ci doit payer des frais vétérinaires. Des vétérinaires, payés par l’Etat en qualité de vacataires pour effectuer des contrôles aux frontières, facturent en plus aux transporteurs leurs interventions, ces sommes pouvant atteindre 200 000 francs (environ 30 000 euros) par mois. Robert Gosseye en informe sa hiérarchie à Paris le 5 novembre 1991, y compris le directeur général de l’Alimentation. On lui rétorque que c’est de la calomnie et de la diffamation.
Il continue de mettre en évidence ces pratiques. Ainsi, quatre vétérinaires libéraux chargés des contrôles des animaux vivants ou des carcasses aux postes frontières réclamaient aux importateurs une rémunération qui s’ajoutait à leurs vacations payées par l’Administration, soit plus de 5 millions de francs (environ 760 000 euros) pour la seule période 1989-1992.
Robert Gosseye ayant continué d’alerter sa hiérarchie devant ces faits de corruption, la réponse de celle-ci a été de le sanctionner. Le 1er mars 1994, Robert Gosseye est suspendu de ses fonctions par arrêté du ministère de l’agriculture et de la pêche. Le 17 juin 1994, il passe en conseil de discipline pour « avoir gravement manqué à ses obligations professionnelles ».
Il est alors muté à Besançon et confiné à des tâches n’ayant rien à voir avec sa qualification, puis placardisé à la répression des fraudes, d’abord à Belfort puis à Strasbourg où il est encore, et où il contrôle les activités des artisans du bâtiment. Les corrompus n’ont jamais été sanctionnés. De nombreux articles de presse ont rendu compte de son action, sans être jamais démentis, et sans que la situation kafkaïenne de Robert Gosseye ne change (3).
Pour une loi de protection de l’alerte et de l’expertise
C’est le sens du procès de Nancy : obtenir une requalification et la reconnaissance de la légitimité de l’action menée par Robert Gosseye pour protéger la santé publique. Plus largement, le cas de Robert Gosseye montre la nécessité de protéger les lanceurs d’alerte. Il est anormal que ceux qui prennent le risque de mettre en évidence des dysfonctionnements préjudiciables à la santé publique et l’environnement se voient sanctionnés.
La proposition de loi défendue par la Fondation Sciences Citoyennes répond à cet objectif en créant un statut du lanceur d’alerte et une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise (4).
Robert Gosseye : vétérinaire, fonctionnaire, lanceur d’alerte, placardisé depuis 18 ans
Contacts
Fondation Sciences Citoyennes
Jacques Testart : 01 43 14 73 65
Christophe Morvan : 06 32 67 06 71
Réseau Environnement Santé
André Cicolella : 06 35 57 16 82
Soléane Duplan : 06 70 07 84 87
(1) Loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat.
(2) D’après le livre Alertes Santé de André Cicolella et Dorothée Benoît-Browaeys (enquête de Camille Saïsset)
(3) Notamment : Jeunes agriculteurs, Des génisses internationales dans notre département !, La Terre de Chez nous, 1990 ; Malheur à celui par qui le scandale arrive, L’Alsace, le 8 juin 1994 ; Leucose en transit, un trafic de bovins malades découvert à Huningue, L’Alsace le 30 janvier 1992 ; Boeufs en fraude, comment des vétérinaires ont laissé passer de la viande sans contrôle, Valérie Trierweiler, Paris Match, 15 avril 1996 ; Vaches folles et « bêtes nuisibles », Joël Mamet, Est Républicain du 5 novembre 1996.
(4) Projet de loi : http://sciencescitoyennes.org/wp-content/uploads/2010/11/Loi-LA.pdf
Fiche descriptive : http://sciencescitoyennes.org/risques-et-lanceurs-dalerte/
19:50 Publié dans démocratie, justice, santé, service public, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Europe : quatre nouveaux sojas transgéniques autorisés
lu sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5052
par Eric MEUNIER
Le 10 février 2012, la Commission européenne (CE) a autorisé quatre sojas transgéniques [1] destinés à la commercialisation dans l'alimentation humaine et animale, à l'importation et à la transformation : trois sont tolérants à des herbicides (356043 de Pioneer, GTS 40-3-2 de Monsanto et A5547127 de Bayer CropScience) et un produit un insecticide (Mon87701 de Monsanto).
Onze autorisations en huit mois [2] : on voit que la Commission européenne (CE) ne chôme plus pour autoriser des plantes génétiquement modifiées (PGM) lorsque ces dernières sont destinées à être importées, transformées, à l'alimentation humaine ou animale.
Ces quatre PGM ont été autorisées selon la nouvelle procédure de comitologie. Cette dernière non seulement ne fait plus intervenir le Conseil européen des ministres mais un comité d'appel (composé de représentants des Etats membres) ; mais surtout, elle n'impose plus à la CE de devoir valider des autorisations lorsque les Etats membres n'ont pu trancher entre autoriser ou refuser les dîtes autorisations, contrairement à la précédente procédure de comitologie [3]. La Commission européenne, qui voyait dans cette nouvelle procédure une occasion de responsabiliser les Etats membres - ces derniers n'ayant plus le confort de refuser de se positionner sur une autorisation puisque cette dernière était de toute façon donnée par la CE ensuite -, montre donc qu'elle fait elle-même le choix de délivrer ces autorisations. On notera qu'e lle a également montré une certaine célérité à gérer ces quatre autorisations puisque les Etats membres ont été mobilisés une première fois en novembre 2011 pour deux dossiers et en décembre 2011 pour deux autres au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, puis une nouvelle fois en janvier 2012 au sein du nouveau comité d'appel, trois réunions à l'issue desquelles aucune majorité qualifiée n'a été atteinte. La CE aura donc tranché moins d'un mois après, en février 2012.
Comme nous l'a indiqué le ministère français de l'Environnement, la France s'est abstenue sur trois dossiers, ceux des sojas 356043, GTS40-3-2 et Mon87701. Et a voté contre sur le dossier du soja A5547127 sur base d'un avis défavorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, devenue l'Anses depuis). Cette agence avait en effet souligné l'absence d'« étude de toxicité sub-chronique de 90 jours chez le rat nourri avec un produit dérivé de soja A5547-127 traité et non traité par le glufosinate-ammonium », étude sans laquelle l'Afssa ne pouvait se prononcer sur « la sécurité sanitaire des sojas portant l'événement de transformation A5547-127 » [4].
[1] Voir, pour chaque dossier, le moteur de suivi des autorisations : http://www.infogm.org/spip.php?rubr...
[2] « UNION EUROPEENNE – Quatre autorisations d'OGM données la veille de Noël », E. Meunier, Inf'OGM, janvier 2012
[3] « OGM - Nouvelle comitologie à l'UE : on cherche le « plus » démocratique », P. Verrière, Inf'OGM n°109, mars/avril 2011
[4] AFSSA, avis du 15 octobre 2008
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sur le même sujet,
lire la note de ce jour sur le blog AUJOURLEJOUR :
http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2012/03/07/ogm-effets-letaux-confirmes.html
19:23 Publié dans Actualités, agriculture, agroalimentaire, Chimie, environnement, OGM, pesticides, Politique, santé, Sciences, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fraude fiscale chez Renault ?
lu sur :
http://www.lepoint.fr/societe/renault-un-ancien-cadre-licencie-accuse-le-constructeur-de-fraude-fiscale-07-03-2012-1438649_23.php
Renault : un ancien cadre licencié accuse le constructeur de fraude fiscale
Étienne Mars a affirmé que RRG "émettait de fausses factures" pour fausser le bilan financier.
source AFP
Un ancien directeur financier d'une filiale de Renault au Luxembourg a accusé le constructeur français d'avoir pratiqué de fausses factures visant à léser le fisc, lors d'une enquête de la justice sur les motifs de son licenciement, rapporte Libération mercredi. Étienne Mars, directeur financier de Renault Retail Group (RRG) licencié en 2009, fait partie des trois cadres de cette filiale luxembourgeoise qui se sont portés partie civile dans l'enquête sur la fausse affaire d'espionnage du groupe automobile, s'estimant eux aussi victimes de fausses accusations.
Lors d'une audition les 27 et 28 septembre dernier, Étienne Mars a affirmé que RRG "émettait de fausses factures à l'adresse des filiales européennes d'un montant déterminé", selon un rapport d'enquête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) cité par le quotidien. Ces sommes, payées selon lui par des filiales à une société du groupe Renault, avaient pour but de "fausser à la baisse le bilan financier et (de) baisser les impôts de chaque succursale Renault dans son pays d'implantation", toujours selon ce rapport au juge d'instruction.
Similitudes
Le système aurait ainsi perduré jusqu'en 2007, avant l'arrivée d'un nouveau directeur financier chez RRG qui aurait progressivement fait le ménage, selon l'ancien cadre. "Étienne Mars a apporté par la suite aux enquêteurs les documents appuyant ses dires", selon une source proche du dossier citée par Libération. Étienne Mars, Alex Hoffmann, l'ex-directeur des ventes de RRG, et Antonio Rigo, l'ex-directeur technique, affirment que leur départ du groupe automobile - par licenciement en 2009 pour les deux premiers et une démission contrainte, selon lui, pour le troisième - était injustifié.
Une enquête de la DCRI révélée mardi a découvert que des faux figuraient dans des dossiers aux noms des trois ex-cadres, notamment des comptes inexistants, selon leur avocat Me Alexandre Varaut. Celui-ci souligne les similitudes avec les licenciements, fin 2010, de trois cadres de Renault accusés à tort d'espionnage industriel.
15:17 Publié dans Actualités, Economie, justice, mondialisation, néolibéralisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

