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30/04/2012

Suite de la note précédente :

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/le-destinataire-suppose-de-la-note-citee-par-mediapart-dement-l-avoir-recue-29-04-2012-1456412_324.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120429

Le destinataire supposé de la note citée par Mediapart dément l'avoir reçue

Bachir Saleh, ex-président du Fonds libyen des investissements africains, destinataire supposé d'une note citée par Mediapart, a démenti dimanche "avoir été jamais destinataire d'un tel document", dans une déclaration transmise à l'AFP par son avocat, Me Pierre Haïk.

Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui se trouve en France, selon son avocat, "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".

"En toute hypothèse", Bachir Saleh "affirme n'avoir jamais été le destinataire d'un tel document et dément catégoriquement avoir participé à une réunion le 6 octobre 2006 au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d'un soutien financier à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy", selon sa déclaration transmise par Me Haïk. "Ces allégations, à visée politicienne, sont dénuées de tout fondement", conclut le communiqué de Bachir Saleh.

"Accord de principe"

Le site Mediapart a publié samedi un document attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd'hui en exil, affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Ce document en arabe, portant la signature de Moussa Koussa, fait état d'un "accord de principe" pour "appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, M. Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Selon ce document, traduit par Mediapart, Moussa Koussa précise que cet accord est consécutif à une "réunion tenue le 6/10/2006", à laquelle ont participé, du côté libyen, "le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement militaire actuellement détenu en Mauritanie, NDLR) et le président du Fonds libyen des investissements africains (Bachir Saleh, NDLR) et, du côté français, M.Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine".

Le Canard enchaîné avait affirmé début avril que Bachir Saleh, recherché par Interpol, a obtenu un titre de séjour en France "au nom du regroupement familial". Le 12 mars, un haut responsable militaire nigérien avait déclaré à Tripoli que son gouvernement avait délivré un passeport à Bachir Saleh avant de l'annuler.

Suite de la note précédente :

lu sur le Canard enchaîné du 18 avril dernier :

Béchir (ou Bachir) SALEH, recherché par INTERPOL, protégé par Guéant, donc par Sarkozy.

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29/04/2012

Sarkozy Président illégitime depuis 5 ans

à lire sur MEDIAPART :

Image 1.png

Sarkozy-Kadhafi: la preuve du financement
PAR FABRICE ARFIKARL LASKE

Selon un document officiel libyen daté du 10 décembre 2006, le régime Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans cette note que nous publions, Moussa Koussa, alors chef des services de renseignements extérieurs libyens, autorise le directeur de cabinet de Kadhafi, Béchir Saleh, à entreprendre les versements secrets. M. Koussa évoque dans ce document des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat », confirme ce dernier à Mediapart.

Lire la suite

27/04/2012

1er mai, fête du VRAI travail !

Un montage amusant :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-petain-et-le-vrai-travail_1108166.html

le vrai travail.png

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

26/04/2012

1er mai cette année : la fête du VRAI travail !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/26/nicolas-sarkozy-nie-avoir-parle-de-vrai-travail_1691217_1471069.html

(Pour voir la vidéo, cliquer sur le lien ci-dessous :  * )

Invité du journal télévisé de TF1, Nicolas Sarkozy a reculé sur le terme de "vrai travail" qu'il entendait célébrer le 1er mai, en opposition aux syndicats.

"Je n'ai pas dit 'le vrai travail'. C'est une fête du travail. Je n'avais pas compris que François Hollande avait privatisé le 1er-Mai", a déclaré le président-candidat.

Lundi 23 avril, M. Sarkozy avait déclaré devant des journalistes (voir ci-dessous la vidéo montée par Le Nouvel observateur ) :

"Nous allons organiser la Fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille."

Plus tôt dans la journée, son conseiller Henri Guaino avait lui aussi pris ses distances avec cette formule, qu'il souhaite "laisser tomber".

25/04/2012

Pour un 1er mai historique

communiqué de :

République & Socialisme

Pour un 1er mai historique

1er mai 1891,  Fourmies.

L’armée, deux compagnies d’infanteries du 145e régiment de ligne formé de jeunes militaires touchant une solde dérisoire, est venue en renfort à l’appel du Maire et des patrons locaux. La manifestation pacifique des salariés en grève se terminera dans le sang. C’est en chantant la Marseillaise et l’Internationale que les salariés reçurent les balles. Ce fut leur  porte-drapeau, qui pensait que les soldats reculeraient et laisseraient passer, qui fut le 1er visé. Bilan : 9 morts et 35 blessés.  Depuis le 1er mai a, en France, une consonance toute particulière : c’est le symbole de la nécessaire union des salariés, en France et à l’international, contre la collusion de pouvoir et des puissances d’argent. C’est rendre hommage à tous ceux qui sont morts, en France et dans le monde, dans les luttes populaires contre les intérêts de la Finance. 

Il aura donc fallu que ce fût Sarkozy ! Il aura donc fallu que ce fût celui qui instaura le bouclier fiscal, qui remit en cause la protection sociale et le droit d’égal accès aux soins, les 35 heures et le code du travail,  l’idée de pouvoir vivre en forme sans travailler les dernières années de sa vie, celui qui foula aux pieds le programme du Conseil national de la Résistance, celui qui mit à l’encan les services publics, de l’Education nationale, de la Poste, de l’énergie, des transports…, celui qui renia la souveraineté populaire, base de toute conception républicaine et démocratique, il aura donc fallu que ce fût celui-ci qui décida de cracher sur nos morts.

Piller les revenus et les impôts des salariés pour les donner aux banques et aux riches ne lui aura pas suffi! Il lui fallait en plus cette provocation gratuite, inutile et cruelle !

Il tente tout, est prêt à tout, pour conserver un pouvoir personnel dont le seul objectif est de servir ses amis.

Sa dernière lubie : faire l’apologie du « vrai » travail ! Comme si des salariés ne travaillaient pas ! Comme si ce n’était pas les mêmes qui connaissent des périodes de chômage, de travail, de RSA,  des périodes  de doutes, des fluctuations de salaires, qui réussissent des concours, qui perçoivent des allocations familiales et des retraites !

Il prétend faire croire que les privilégiés seraient les chômeurs ou les familles nombreuses qui « bénéficieraient » des allocations et que les allocataires du RSA seraient les rois du pétrole !

Et que le bouclier fiscal des laudateurs du Fouquet’s est, lui, totalement « mérité » ?

Si Sarkozy aime tant le « vrai travail », que n’a-t-il pensé à le payer d’avantage ? Le montant des solidarités en aurait été augmenté ! Il aurait pu choisir une politique de relance économique plutôt que d’innombrables plans d’austérité. Il aurait même pu faire en sorte d’imposer les revenus de la spéculation et de la rente au même niveau que ceux du travail !

Qui abuse ? Une femme ou un homme qui garde ses enfants en bas âge dans un milieu rural privé de crèches ? Un licencié d’une nouvelle charrette ? Un homme ou une femme ayant fui la famine, la guerre ou la misère et travaillant pour un patron peu regardant ? Des personnes de milieux modestes percevant des allocations familiales ou des allocations de rentrée scolaire ? Un fonctionnaire tellement peu pressurisé qu’il se suicide ? Qui abuse ?

La manœuvre est énorme : monter les salariés les uns contre les autres, les Français les uns contre les autres, selon leur situation sociale, leur origine, leur religion.

République et Socialisme appelle ses militant(e)s, ses sympathisant(e)s, ses réseaux et au-delà à tous ceux qui souhaitent œuvrer à l’avènement de la République Sociale, à rejoindre le défilé des organisations syndicales pour participer à un 1er mai historique !

Contact presse : 06 83 51 45 72

Contact : webmaster@republiqueetsocialisme.fr

Site : www.republiqueetsocialisme.fr

24/04/2012

Israël légalise trois colonies sauvages de Cisjordanie

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/israel-legalise-trois-colonies-sauvages-de-cisjordanie-24-04-2012-1454558_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120424

Israël légalise trois colonies sauvages de Cisjordanie 

Israël a légalisé lundi soir trois colonies sauvages de Cisjordanie, a indiqué mardi le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Un comité ministériel a "décidé de formaliser les statuts de trois communautés établies dans les années 90 à la suite de décisions de gouvernements précédents", selon le texte publié mardi matin.

Les trois colonies sauvages -Bruchin qui compte 350 habitants, Sansana et Rechelim, chacune 240 habitants- n'avaient pas de statut officiel israélien depuis leur établissement.

21/04/2012

Que penser du quinquennat qui se termine ?

Voici une sélection des notes mises sur ce blog ces 12 derniers mois :

12/02/2012

08/02/2012

21/01/2012

16/01/2012


28/12/2011

28/12/2011
Près de 900 usines fermées, 100 000 emplois détruits en trois ans

09/12/2011

Les inégalités se creusent et mettent en péril la cohésion sociale, avertit l’OCDE



25/11/2011
(*) Rappel:
Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, suite au remaniement ministériel de mars 2004.
voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarkozy


05/10/2011


01/09/2011

18/04/2012

Nucléaire iranien : toute attaque préventive serait une erreur fatale

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/18/nucleaire-iranien-toute-attaque-preventive-serait-une-erreur-fatale_1687114_3232.html

Nucléaire iranien : toute attaque préventive serait une erreur fatale

Tirons les leçons de la guerre froide pour restaurer un climat de paix

 

LE MONDE | 18.04.2012 à 14h18 • Mis à jour le 18.04.2012 à 14h18

Par Paolo Cotta-Ramusino, Pierre Hassner Bernard Norlain

La crise déclenchée par le programme nucléaire iranien est arrivée au point ou une option militaire par Israël ou les Etats-Unis est évoquée et semble inéluctable pour certains. Or l'évaluation des risques présentés par ce programme est souvent obscurcie par une propagande partisane. Ainsi le débat public concernant les droits de l'Iran signataire du traité de non-prolifération (TNP) est vicié par plus d'une décennie d'accusations qui confondent les activités légitimes permises par le TNP et celles qui violent ce même traité.

Avant que l'irréparable ne se produise, il est temps de rétablir une certaine vérité. L'Iran a le droit d'enrichir l'uranium pour son programme nucléaire civil, sous contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). En effet, le TNP établit une claire distinction entre l'interdiction de fabriquer, avec ou sans assistance, des armes nucléaires et le fait d'acquérir la capacité d'en fabriquer qui reste autorisée. De nombreux pays d'ailleurs dans le monde ont cette capacité, même à court terme.

Le programme nucléaire iranien a une longue histoire qui remonte au temps du chah. Après la révolution, en 1979, il fut interrompu et repris à la fin des années 1980. Pendant dix-huit ans, l'Iran a conduit des activités d'enrichissement sans enrendre compte à l'AIEA. Cependant, en 2003, sous la pression internationale l'Iranaccepta de signer et d'appliquer le "protocole additionnel", additionnel aux accords de garantie avec l'AIEA et qui donne à cette Agence plus de droits d'inspection et d'information.

De plus, sous l'insistance du groupe EU3 - FranceRoyaume-UniAllemagne -, l'Iran dans un geste de bonne volonté a suspendu toutes ses activités d'enrichissement d'uranium. Malgré ces efforts, l'Iran a été traîné devant le Conseil de sécurité de l'ONU qui lui a enjoint de cesser définitivement toute activité d'enrichissement. Dans ces conditions, en 2006, le nouveau gouvernement dirigé par Mahmoud Ahmadinejad a décidé de suspendre l'application du protocole additionnel.

Cependant, à ce jour, rien ne prouve que l'Iran ait violé le TNP après l'année 2003, malgré des études sur les techniques de construction des armes nucléaires diffusées mais non vérifiées par l'AIEA et malgré les soupçons suscités par la construction clandestine du site de Forlow, près de Qom.

Il est vrai que, depuis, l'Iran se met en position d'acquérir la capacité de fabriquerdes armes nucléaires. Cette éventualité associée aux menaces proférées par les leaders iraniens à l'encontre de l'existence d'Israël explique la paranoïa israélienne et sert d'alibi aux menaces de Benyamin Nétanyahou. Mais plus l'Iran sera menacé et sanctionné, plus il accélérera ses travaux d'acquisition de l'arme nucléaire. D'autant plus que la controverse nucléaire iranienne est liée au régimepolitique et à la confrontation entre ce pays et les pays occidentaux.

Mais faire de l'enjeu nucléaire un enjeu de division politique et de changement de régime est illusoire. Il est vraisemblable qu'aucun Iranien, quelles que soient ses opinions, n'acceptera de renoncer à la souveraineté de son pays et de se rendreaux pressions extérieures.

Pourtant, l'ombre de la guerre s'étend de plus en plus sur les pays du Moyen-Orient. Au cours de ces derniers mois, nous avons vu les pays occidentauxprendre une série d'initiatives afin d'isoler et d'acculer l'Iran. Ces mesures auront de graves conséquences sur la vie de la population, mais rien n'indique que le public iranien en sera plus motivé pour renverser le régime. Cependant, les préparatifs de la guerre continuent et rendent l'option militaire presque acceptable à l'opinion occidentale et probable à l'opinion iranienne. L'histoire de la guerre froide devrait nous rappeler que le pouvoir égalisateur de l'arme nucléaire pourraitdevenir pour les pays menacés un puissant argument en sa faveur.

Toute attaque militaire en provenance d'Israël ou des Etats-Unis provoquera la sortie de l'Iran du TNP et sa fuite en avant vers le nucléaire militaire. Les conséquences d'une telle attaque seraient dramatiques. Une attaque israélienne venant d'un pays non-signataire du TNP contre un pays signataire de ce traité provoquerait tout d'abord l'explosion du TNP, qui est pour l'instant notre unique rempart contre la prolifération, mais aussi une probable dissémination des armes nucléaires dans la région, associée à la création d'une situation régionale de conflits et de crises et à une crise économique mondiale autour du pétrole. Par ailleurs, rien ne garantit qu'une telle attaque arrêterait un programme militaire iranien ou un renversement de régime.

Les conséquences en revanche seraient terribles pour l'équilibre régional et mondial. Il devient donc urgent de chercher à éviter un conflit et de restaurer unclimat de paix. Pour conjurer ces crises, il serait nécessaire, conformément au TNP, de reconnaître à l'Iran le droit à l'énergie nucléaire pacifique. En contrepartie, les négociations devraient requérir de l'Iran l'application du protocole additionnel, la limitation, peut-être provisoire, du niveau d'enrichissement et une coopération avec les instances internationales pour la production de matériaux fissiles, en échange de la levée progressive des sanctions internationales.

Cet accord permettrait ainsi de promouvoir efficacement auprès des pays du Moyen-Orient une zone libre d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive. Il pourrait être complété par la création de centres internationaux de production de matériaux fissiles.

Il est évident qu'un tel accord se heurterait à de nombreux obstacles aussi bien aux Etats-Unis qu'en Israël, en Europe ou de la part des radicaux iraniens. En particulier, les pays occidentaux se montreront sceptiques sur la bonne foi des Iraniens et sur leur volonté de respecter un tel accord. De plus, il ne faut pas mésestimer les inquiétudes israéliennes, depuis Khomeiny les dirigeants iraniens n'ont pas cessé de dénoncer l'illégalité de l'existence d'Israël. Il est donc légitime que ce pays cherche à se protéger.

Mais on peut douter de l'intérêt des Iraniens à déclencher un conflit direct contre Israël, a fortiori nucléaire. En tout cas, de l'aveu même des Israéliens donc, une attaque ne pourrait au maximum que retarder le programme iranien de deux ou trois ans, elle aurait pour effet de rendre l'hypothèse redoutée un peu moins invraisemblable à long terme. Ainsi une guerre préventive serait une politique de gribouille et serait seule à donner un semblant de plausibilité à une vengeance nucléaire iranienne ou musulmane.

Néanmoins, cette situation doit être prise en compte et des mesures de précaution complémentaires devraient être prises à l'égard de l'Iran dans l'attente des résultats des mesures de contrôle et vérification. En particulier, une politique decontainment (son confinement dans sa sphère géographique), telle qu'elle a été mise en oeuvre pendant la guerre froide à l'égard de l'URSS, permettrait decontenir les ambitions nucléaires de l'Iran.

L'essentiel dans la conduite de cette crise est d'éviter de nous engager dans une spirale de la violence dont personne ne peut dire qu'il en maîtriserait les conséquences, mais dont on est sûr qu'elles seraient à la fois criminelles et suicidaires pour la région et pour la sécurité du monde.


Paolo Cotta-Ramusino, secrétaire général de Pugwash Conferences onSciences and World Affairs ;
Pierre Hassner, chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales ;
Bernard Norlain, Général de l'armée de l'air (2e section).

Paolo Cotta-Ramusino, Pierre Hassner Bernard Norlain

L'Islande procède à l'annulation d'une partie des emprunts hypothécaires

lu sur :

http://www.express.be/business/fr/economy/une-autre-leon-tiree-du-nord-lislande-procede-a-lannulation-dune-partie-des-emprunts-hypothecaires-de-ses-citoyens/166179.htm

Une autre leçon tirée du Nord : l'Islande procède à l'annulation d'une partie des emprunts hypothécaires de ses citoyens

 

Jeter des pierres sur le parlement a encore un sens?

En savoir plus

Les Islandais, qui avaient lapidé le parlement en 2009, réclamant que les banquiers et les politiciens résolvent la crise financière, ont été entendus. En février, l'agence de presse Bloomberg a rapporté que selon un rapport de l’Icelandic Financial Services Association, l’équivalent de 13% du PIB en prêts hypothécaires avait été annulé. Plus d’un quart des ménages islandais ont été concernés par cette mesure, et selon Kristjan Kristjansson, un porte-parole de Landsbankinn hf, l’abandon de créances correspondant des banques pourrait dépasser 1,2 milliards d’euros. « Vous pouvez dire que l'Islande détient le record du monde en matière d’annulation de la dette », a déclaré Lars Christensen, l’économiste en chef pour les marchés émergents de la Danske Bank A/S à Copenhague : «L'Islande a rigoureusement suivi l’exemple de ce qu'il faut faire en cas de crise. N'importe quel économiste serait d’accord avec ça. »

Le gouvernement a signé un accord avec les banques, qui sont été partiellement nationalisées, pour annuler la part de l’endettement des ménages qui dépasse 110% de la valeur de leur propriété. De plus, en  Juin 2010, un jugement rendu par la Cour Suprême islandaise a statué que les prêts indexés sur des devises étrangères étaient illégaux et que les familles n'étaient plus tenues de rembourser la part qui correspondait aux pertes de change de la couronne islandaise.

En 2008, les banques islandaises avaient fait défaut de 85 millions de dollars. Le gouvernement est intervenu pour sécuriser les avoirs des ménages. La banque centrale a imposé un contrôle des capitaux, et de nouvelles banques contrôlées par l’Etat ont été créés avec ce qui subsistait des banques en faillite. En 2009, le PIB du pays s’était réduit de 6,7%. Mais l’année dernière, le pays a connu une croissance de 2,9%, et cette année et l’année prochaine, on s’attend à une croissance de l’ordre de 2,4%, selon les estimations de l’OCDE, contre 0,2% de croissance pour la zone euro.

Au début du mois de mars, l’Islande a remboursé au FMI 443 millions de dollars, soit environ un cinquième d'un prêt de 2,15 milliards de dollars qui ne tombait à échéance qu'en 2013. L’année dernière, lorsque le pays était revenu en juin sur les marchés financiers pour emprunter, il était parvenu sans problème à obtenir 1 milliard de dollars de prêt sur cinq ans pour un taux inférieur à 5%. Les investisseurs s’étaient précipités sur cet emprunt, et ils avaient été prêts à en octroyer le double. 

(Vidéo d'un reportage de TeleSur, une chaîne de télévision vénézuélienne)  

Présidentielles 2012 : testez le Vote de Valeurs

Mais qu'est-ce ?

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus

"quel est votre candidat préféré ?", mais

"quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

Pour répondre, l'électeur donne une valeur à chaque candidat, de -2 (très hostile), à +2 (très favorable). Au dépouillement, le candidat qui obtient le plus de points est élu en un seul tour. 

Voir la suite sur :

Bienvenue ! [Le Vote de Valeur, pour renforcer la démocratie]

http://www.votedevaleur.org/co/votedevaleur.html

www.votedevaleur.org

Avec le Vote de Valeur, la question posée à l'électeur n'est plus "quel est votre candidat préféré ?", mais "quelle est votre opinion sur chacun des candidats ?".

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Le Vote de Valeur, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi est-ce que ce serait mieux ?

Présidentielle 2012, participez à l'expérience !

17/04/2012

La politique, c'est amusant !

La foule :
 
 
Ne me volez pas ma montre !
 

16/04/2012

Information de Palestine

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/israel-pres-de-1-600-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim-mardi-15-04-2012-1451841_24.php

Israël : près de 1 600 prisonniers palestiniens en grève de la faim mardi

Le Point.fr - Publié le 15/04/2012 à 17:44 - Modifié le 15/04/2012 à 17:52

 source AFP

Près de 1 600 prisonniers palestiniens d'Israël, soit plus d'un tiers du total, s'apprêtent à observer une grève de la faim à partir de mardi, a affirmé dimanche le ministre palestinien des Prisonniers, Issa Qaraqaë. "Il y a environ 1 600 prisonniers palestiniens qui commenceront mardi une grève de la faim, afin d'obtenir une amélioration de leurs conditions dans les prisons de l'occupation et nous avons préparé un programme national de solidarité avec eux", a précisé le ministre. Mardi coïncide avec la Journée des prisonniers palestiniens, ainsi qu'avec la libération prévue de l'un d'entre eux, Kader Adnane, qui a observé une grève de la faim record de 66 jours.

Au total, 10 prisonniers, tous en détention administrative, sont actuellement en grève de la faim dans les prisons israéliennes, selon le Club des prisonniers palestiniens. La porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, Sivan Weizman, a pour sa part cité le chiffre de six grévistes de la faim. Deux d'entre eux, Bilal Diab, 27 ans, et Thaër Halahla, accusés de liens avec le mouvement radical Djihad islamique, tout comme Kader Adnane, refusent de s'alimenter depuis 48 jours et leur état inspire l'inquiétude des médecins. L'exemple de Kader Adnane a inspiré nombre de ses codétenus.

Hanaa Chalabi, 30 ans, une des 27 femmes relâchées par Israël lors de l'échange de 1 027 prisonniers palestiniens contre la libération en octobre du soldat israélien Gilad Shalit, détenu pendant plus de cinq ans dans la bande de Gaza, a ainsi suivi une grève de la faim de 43 jours. Elle a été libérée le 1er avril à Gaza, où elle a été bannie pour trois ans en échange de son élargissement. Plus de 4 700 Palestiniens sont détenus par Israël, dont 120 incarcérés avant les accords d'Oslo de 1993 et 320 en détention administrative, selon le Club des prisonniers palestiniens. La plupart purgent des peines de prison à perpétuité.

15/04/2012

Voyager vers la Palestine, est-ce possible ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/04/15/israel-pret-a-expulser-des-pro-palestiniens-attendus-d-europe_1685737_3218.html

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 15.04.2012 à 12h25 • Mis à jour le 15.04.2012 à 12h25

 

Israël prêt à expulser des pro-palestiniens attendus d'Europe


Les autorités israéliennes se sont préparées à l'arrivée possible, dimanche 15 avril, de plusieurs centaines de militants pro-palestiniens européens dans le cadre d'une opération baptisée "Bienvenue en Palestine".

Quelque 1 200 activistes envisageraient de se rendre via l'aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv en Cisjordanie pour participer à la construction d'une école internationale à Bethléem. Les organisateurs affirment vouloir ainsi dénoncer le contrôle exercé par Israël sur le mouvement vers et hors des Territoires palestiniens, puisque les visiteurs souhaitant se rendre en Cisjordanie sont obligés de passer par l'Etat hébreu.

QUATRE MILITANTS ARRÊTÉS À TEL-AVIV

Les autorités israéliennes les tiennent pour des provocateurs et ont prévenu qu'elles ne laisseraient entrer sur leur territoire aucun voyageur considéré comme un trouble potentiel à l'ordre public.

"Quatre activistes ont été arrêtés à l'aéroport de Tel-Aviv après être arrivés de Paris à bord d'un vol El Al et sont en cours d'interrogatoire", a déclaré dimanche le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld. Selon la radio publique, 650 policiers, la plupart en civil, étaient déployés à l'aéroport Ben Gourion pour arrêter les militants.

"Nous attendons l'arrivée de centaines d'activistes dans la journée de dimanche. Certains seront renvoyés dans leur pays. Dans le cadre de la procédure normale, ils seront interrogés et nous déciderons au cas par cas", a-t-il dit.

LISTE DE PASSAGERS INTERDITS

Au ministère de l'intérieur, on dit avoir fourni aux compagnies aériennes une liste de 1 200 noms de passagers qui ne seront pas autorisés à entrer sur le territoire israélien. Il appartiendra aux compagnes aériennes de prendre en charge le coût de leur rapatriement, ont souligné les autorités israéliennes.

A Bruxelles, 120 militants pro-palestiniens ont protesté dimanche à l'aéroport où un certain nombre d'entre eux ont été empêchés de s'envoler pour Tel Aviv"Il y a eu trois arrestations administratives" pour trouble à l'ordre public, a indiqué une porte-parole de la police fédérale.

A Paris, des dizaines de militants, refoulés avant leur embarquement, ont aussi manifesté à l'aéroport de Roissy. "Aujourd'hui, le check-point est à Paris !", ont scandé les manifestants, encadrés par plusieurs dizaines de policiers, avant de se diriger vers le comptoir de la compagnie Lufthansa pour demander une "attestation écrite officielle" leur expliquant les raisons de leur interdiction de vol. "Notre mouvement est totalement pacifique. Mais malheureusement, on continue de nous considérer comme des fauteurs de trouble, a regretté Olivier Buchotte, l'un des organisateurs en France de "Bienvenue en Palestine"On a l'impression que les frontières d'Israël se trouvent désormais à Roissy. C'est une atteinte à notre liberté de circulation."

En juillet 2011, Israël avait globalement réussi à déjouer une opération similaire, en empêchant des centaines de militants d'embarquer pour Tel-Aviv et en bloquant puis expulsant quelques dizaines d'autres à leur arrivée. En 2010 et 2011, seule une petite proportion était parvenue à entre en Cisjordanie.

le Syndicat de la magistrature "accuse" l'intérieur de violer le secret de l'instruction

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/15/essonne-le-syndicat-de-la-magistrature-accuse-l-interieur-de-violer-le-secret-de-l-instruction_1685772_3224.html

Le Monde.fr avec AFP | 15.04.2012 à 16h13 • Mis à jour le 15.04.2012 à 16h25

Essonne : le Syndicat de la magistrature "accuse" l'intérieur de violer le secret de l'instruction

Quelques jours après le bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy - intitulé "les heures sombres" - dressé jeudi par le principal syndicat de magistrats, c'est au tour d'un autre syndicat de magistrats de s'attaquer violemment aux méthodes du gouvernement. Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a ainsi accusé dimanche 15 avril le ministère de l'intérieur d'avoir diffusé des informations "factuelles" sur l'affaire des quatre meurtres de l'Essonne, "en violation du secret de l'instruction et au risque de mettre l'enquête en péril".

Deux hommes ont été interpellés samedi dans le cadre de cette enquête, l'un d'eux étant considéré par le ministère de l'intérieur comme "un suspect très sérieux". Leur garde à vue a été prolongée dimanche. Mais le président du SM, Matthieu Bonduelle, regrette qu'"une partie de la presse a été avertie de (la première) interpellation avant même les deux juges d'instruction" d'Evry chargés du dossier. De même, des journalistes ont été informés "par la place Beauvau du nom des personnes interpellées et de certains actes d'investigation en cours et à venir", a-t-il ajouté.

"J'ACCUSE LA PLACE BEAUVAU"

"J'accuse la place Beauvau qui, parce qu'elle veut tirer prématurément les bénéfices, à quelques jours d'une élection, d'une enquête qui porte sur des faits très graves et angoissants pour la population, un, de violer le secret de l'instruction, deux, de mettre en péril les investigations", a poursuivi le magistrat.

"C'est extrêmement grave", a commenté le président du SM, a qui cette manière de faire rappelle notamment la récente affaire Merah à Toulouse lorsque, selon lui, le ministre de l'intérieur "Claude Guéant était manifestement le directeur des opérations judiciaires".

Et dans l'affaire du groupuscule salafiste Forsane Alizza, dont treize membres présumés ont été mis en examen début avril, "le chef de l'Etat avait annoncé en personne le résultat des perquisitions, alors qu'on était dans une information judiciaire menée par deux juges d'instruction antiterroristes", a-t-il rappelé. "Dans toutes ces affaires, l'intérieur communique en lieu et place du procureur et au risque de mettre en péril l'enquête (...). J'attends que le ministre de la justice rappelle chacun à ses devoirs", a-t-il conclu.

13/04/2012

Le gouvernement a-t-il donné le feu vert au nouvel outil de spéculation contre la dette française ?

communiqué :

Le gouvernement a-t-il donné le feu vert au nouvel outil de spéculation contre la dette française ?


A quelques jours de l'élection présidentielle, Eurex - une bourse allemande spécialisée dans les produits dérivés - lance un nouveau produit financier qui va permettre de faciliter grandement la spéculation sur la dette française. Jusqu'ici réservée aux très gros opérateurs financiers, la spéculation sur les taux d'intérêt payés par la France va devenir accessible au boursicoteur de base.


Comme dans le domaine des matières premières ou agricoles, la spéculation sur les produits dérivés de taux d'intérêt risque de faire flamber les prix du "sous-jacent" - c'est-à-dire ici le taux d'intérêt sur la dette française. En achetant ce produit, les spéculateurs peuvent en effet parier sur une hausse des taux d'intérêt que la France offre aux prêteurs. Plus nombreux seront les parieurs, plus les prêteurs jugeront que "le marché" anticipe une hausse des taux, et plus ils seront inquiets sur la situation de la dette française. Car une hausse des taux d'intérêt ("prime de risque") indique que les opérateurs de marché anticipent un risque plus élevé de défaut du pays concerné. De fait cette hausse alourdit la charge de la dette, donc aggrave les déficits, la dette et donc in fine le risque de défaut...


Finalement, selon la logique de la "prophétie autoréalisatrice", les paris sur la hausse des taux d'intérêt contribueront à cette hausse. Et l'exigence d'un plan d'austérité draconien pour "rassurer les marchés" sera posée "dans les deux jours après le 6 mai", comme l'a affirmé Nicolas Sarkozy.


Eurex est une société privée qui dit n'avoir aucune intention politique : elle affirme ne faire que répondre « à une forte demande des acteurs de marché français et autres acteurs européens, à la recherche d'un outil de protection adapté ». C'est possible, mais  l'Agence France Trésor, c'est-à-dire Bercy, c'est-à-dire le gouvernement français, s'est quant à elle publiquement félicitée de cette « initiative privée qui pourrait susciter un surcroît d'intérêt des investisseurs pour les titres français et accroître marginalement leur liquidité », (selon un porte-parole de l'AFT cité hier par l'AGEFI.(www.agefi.fr/articles/les-futures-sur-la-dette-francaise-renaissent-de-leurs-cendres-1216824.html).


Selon Pascal Canfin, député européen EELV, l'Agence France Trésor (AFT) a même accordé son autorisation au lancement de ce produit. L'AFT, donc Bercy, donc le gouvernement français, a-t-elle vraiment autorisé le lancement de cette nouvelle arme de spéculation massive à quelques jours de l'élection présidentielle ? Est-il possible que les technocrates de l'AFT aient agi dans une affaire aussi grave sans même en référer à leur ministre ? Est-ce une coïncidence au moment où Nicolas Sarkozy et François Fillon agitent de façon de plus en plus ostensible l'épouvantail d'une attaque spéculative contre la France en cas d'élection de François Hollande ?


Attac exige la clarté sur les conditions de lancement de ce produit financier. L'incompatibilité entre la démocratie et la loi des marchés financiers devient de plus en plus éclatante. La finance ou les citoyens, qui doit décider ?


Attac France, à Paris, le 13 avril 2012

12/04/2012

À quoi cela fait-il penser ???

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Évaluation de la lutte contre la corruption en France

communiqué:

Audition d’Anticor par l’OCDE

Posted: 11 Apr 2012 08:39 AM PDT

La France est évaluée cette année sur son dispositif de lutte contre la corruption internationale, dans le cadre d’un processus applicable à l’ensemble des pays signataires de la Convention de 1997 de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.

Cette évaluation vise à mesurer la manière dont est mise en oeuvre en France – sur le plan préventif et répressif – cette Convention de l’OCDE et sa Recommandation de 2009. Les conclusions et les recommandations des évaluateurs feront l’objet d’un rapport public.

Les magistrats évaluateurs suisses et italiens, accompagnés de représentants de la division anticorruption de l’OCDE, ont choisi d’auditionner le 4 avril dernier, au Ministère des Finances, une dizaine de représentants de la société civile française, dont les trois associations anticorruption que sont SHERPA, Transparence International et ANTICOR. On pourra se rendre compte de l’étendue du travail que représente cette évaluation de l’OCDE, en consultant le planning prévisionnel de cette session d’audition.

Notre représentant était Jean-Luc Trotignon, le Délégué national d’Anticor, qui a insisté sur le fait que la France pouvait difficilement se targuer d’œuvrer efficacement contre la corruption – qu’elle soit nationale ou internationale – auprès de l’OCDE quand, dans le même temps, elle ne cesse d’affaiblir les moyens judiciaires et les moyens de contrôle y afférent (exemples :  baisse d’un tiers des magistrats du Pôle financier du TGI de Paris de 2009 à 2011 et nette insuffisance du nombre de leurs assistants spécialisés, diminution récente du nombre et des moyens des Chambres régionales des comptes, crise du contrôle de la légalité préfectorale reconnue par un récent rapport sénatorial…). Et il a souligné les barrières qui font face au contrôle citoyen en bout de chaîne où, les avis de la CADA n’étant pas injonctifs, un citoyen peut mettre péniblement deux ans avant d’obtenir un document pourtant public (qui peut justement être un contrat avec une entreprise étrangère). Il a enfin signalé qu’il est inutile pour l’OCDE, comme elle le prévoyait dans son programme d’évaluation, de demander aux auditionnés français où en est « la sensibilisation contre la corruption transnationale » en France, sachant que l’on n’a même pas dans notre pays de sensibilisation à la lutte contre la corruption tout court !… Il a expliqué que c’est la raison pour laquelle Anticor exige la formation obligatoire de tous les élus locaux aux pratiques d’une bonne gestion intègre, dès leur début de mandat.

Harold Heuzé, représentant d’Anticor au sein de la Plateforme contre les Paradis Fiscaux et Judiciaires et au sein de Finance Watch, avait principalement préparé une note résumant les positions d’Anticor par rapport à la lutte de la France contre la corruption internationale, qui a donc été remise à la délégation de l’OCDE en fin d’audition, et que vous pourrez lire intégralement en cliquant sur ce lien .

11/04/2012

Les jeunes et l'alcool

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/
 
Le Quotidien du médecin et France 3 rendent compte des « premiers résultats » d’une enquête sur les jeunes et les drogues, à paraître fin avril dans le journal Tendances de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) (cf synthèse de presse du 30 mars). 
Cette étude révèle que « l’alcool reste la drogue la plus précocement et fréquemment consommée chez les collégiens », explique la revue. 
Selon Mickaël Naassila, professeur à l’université d’Amiens et directeur du groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (GRAP) de l’Inserm, l’alcool est « une substance inquiétante » car « largement banalisée à un âge précoce »
(Le Quotidien du médecin, 10/04, France 3 Picardie, 09/04)

Pour un revenu de base

... mais c'est en Suisse, pas en france, hélas !

Suisse & Régions
Un revenu de base de 2500 francs pour tous: l’initiative est lancée
Le texte pose le principe d’une allocation universelle. Inconditionnelle, elle doit permettre à chacun de vivre dignement

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/80349052-8348-11e1-8fee-0125137f3c88/Un_revenu_de_base_de_2500francs_pour_tous_linitiative_est_lanc%C3%83%C2%A9e#

Un revenu universel garanti, permettant à tous de «mener une existence digne». C’est ce que propose l’initiative «Pour un revenu de base inconditionnel», publiée mardi dans la Feuille fédérale.

Si le texte ne fait que poser le principe et laisse au législateur le soin de régler le financement et le montant de ce revenu, ses promoteurs ont une idée précise de ce qu’ils envisagent: entre 2000 et 2500 francs par mois, «de quoi libérer chacun de l’obligation de travailler pour gagner sa vie», explique l’ancien vice-chancelier de la Confédération, Oswald Sigg, membre du Comité d’initiative. «Devoir travailler pour survivre est une injustice, affirme-t-il. Certains n’ont pas de travail, d’autres ne font pas ce qui leur plaît, sont surmenés, stressés. L’idée est de réduire cette injustice et d’augmenter pour tous les chances de faire ce qu’ils veulent.»

Saugrenue pour beaucoup, l’idée n’est pourtant pas nouvelle. Ebauchée au XVIe siècle par Thomas More dans son Utopie, elle est reprise par quantité de théoriciens à travers l’Histoire, de Condorcet – qui pose le principe d’un revenu inconditionnel et suffisant pour tous – au Prix Nobel d’économie Milton Friedman et son «impôt négatif», allocation fixe couplée à l’impôt sur le revenu.

Soutenu en Suisse par le réseau BIEN-CH (Basic Income Earth Network), le revenu de base repose sur plusieurs arguments: en plus de découpler la couverture des besoins vitaux d’un travail rémunéré, il améliorerait l’efficacité de l’allocation des ressources – en se substituant pour partie à la galaxie des prestations sociales – et garantirait au citoyen l’autonomie de ses choix de vie. Cerise sur le gâteau, estime le réseau BIEN-CH, en «déconnectant les entreprises de leur obligation d’offrir des salaires suffisants», le revenu de base «flexibiliserait le marché du travail et engendrerait une nouvelle dynamique des activités économiques».

Problème: si chacun a droit à un minimum garanti, qui continuera de travailler? «Je ne pense pas que la collectivité travaillera moins, répond Oswald Sigg. Mais elle travaillera autrement, en accord avec les intérêts personnels et sociaux. Et ceux qui veulent gagner beaucoup continueront de travailler beaucoup.»

L’économiste vaudois Samuel Bendahan, socialiste, s’intéresse à l’idée depuis plusieurs années. Car selon lui, le revenu de base créerait «des incitations réelles»: «D’abord parce que de nombreuses études ont montré qu’on ne travaille pas pour l’argent mais par motivation intrinsèque, pour des causes ou pour des raisons sociales. Ensuite, parce que le revenu universel ferait disparaître les effets de seuil des prestations sociales. Actuellement, ceux qui sont à l’aide sociale et se remettent à travailler perdent le droit à certaines prestations. L’incitation au travail serait plus élevée avec un revenu universel. Enfin, si ce revenu était en place, plus personne n’accepterait les métiers ingrats. Cela obligerait donc l’économie à investir pour rendre ces métiers plus attractifs, ce qui rendrait plus juste le marché du travail.»

Samuel Bendahan prévient toutefois: «Il faut être conscient que cela modifierait drastiquement nos modes de fonctionnement. Avant de graver une telle idée dans la Constitution, il faut y avoir bien réfléchi. Parce que distribuer un tiers du PIB aux gens ne se fera pas sans augmenter massivement les impôts. De 30% aujourd’hui, la quote-part fiscale augmenterait au moins à 50%.» Faux, rétorquent les initiants: «Cela coûterait effectivement un tiers du PIB, soit environ 200 milliards, explique Oswald Sigg. Mais le revenu de base est en grande partie déjà financé si l’on réorganise l’Etat social, c’est-à-dire l’AVS, l’AI, etc. Et pour le reste, il y a plusieurs méthodes en discussion: hausse de la TVA, hausse de l’imposition des gros revenus et de la fortune, par exemple.» Des pistes auxquelles s’ajoutent d’autres possibilités, que les initiants ont détaillées dans un livre ad hoc*: une taxe sur les mouvements de capitaux, une taxe écologique, une réforme de l’impôt fédéral direct ou même la création de monnaie.

Le Comité d’initiative a 18 mois pour réunir 100 000 signatures et espérer que le peuple se prononce. Mais le principe d’un revenu de base fait déjà bondir les milieux économiques. «C’est une tromperie sur la marchandise, s’enflamme l’éditorialiste Beat Kappeler. Les nouilles ne tombent pas des arbres! C’est un mensonge que de prétendre que le pays continuerait de fonctionner avec un tel système. Et c’est une négation de ce qu’est l’Homme. La dignité, c’est aussi la capacité d’assurer seul sa subsistance, sans compter sur la collectivité. Quant au financement, c’est une plaisanterie: l’entrepreneur allemand Götz Werner, qui défend cette idée, admet lui-même que cela suppose un impôt de 50% sur le revenu de ceux qui continuent à travailler et une hausse de 50% de la TVA. Vous voyez ce qui reste…»*«Le financement d’un revenu de base inconditionnel», Ed. Seismo, Zurich, 2010.

NOTRE DAME DES LANDES : GRÈVE DE LA FAIM DE 2 PAYSANS

COMMUNIQUÉ :

NOTRE DAME DES LANDES : GRÈVE DE LA FAIM DE 2 PAYSANS APPEL A MOBILISATION :

 

 

Après la très forte mobilisation du 24 mars dernier à Nantes, nous retournons dans cette ville avec le même objectif de maintenir la pression sur nos  politiques. Nous y sommes arrivés ce mercredi au petit matin avec moutons et tracteurs et nous allons y rester un bon moment ! A grande bêtise politique, action forte : 2 paysans s’engagent dans une grève de la faim. Avec leur comité de soutien, ils sont installés devant le Monument de la Résistance, au Pont Morand à Nantes.

 

Leur acte de résistance et de solidarité est aussi un cri de colère envers l'obstination du monde politique à vouloir détruire et bétonner. Il a pour objectif d’obtenir, de la part de tou-te-s les candidat-e-s à l’élection présidentielle, un engagement pour l’abrogation de la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport.

 

Cette action sera dure et longue : la mobilisation devra être forte !
Lors de la manifestation du 24 mars, nous avons appelé à résister ; c’est le moment de vous engager personnellement.

 

Venez passer une demi-journée, une journée, une nuit ou plus dès que possible devant la préfecture de Nantes pour que ce mouvement ait une résonance nationale.

 

Les échéances électorales arrivent et les ordonnances d’expropriation  sont déjà dans les boîtes à lettres ! C’est maintenant qu’il faut agir !

 

Pour plus d’infos : acipa.info@free.fr

 

 

Communiqué de presse
des opposant-e-s au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :
 
Ce matin, mercredi 11 avril 2012, deux paysans ayant reçu l'ordonnance d'expropriation concernant le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes(44), commencent une grève de la faim.
Avec leur comité de soutien, ils sont installés devant le Monument de la Résistance, au Pont Morand à Nantes.
Leur acte de résistance et de solidarité est aussi un cri de colère envers l'obstination du monde politique à vouloir détruire et bétonner. Il a pour objectif d’obtenir, de la part de tou-te-s les candidat-e-s à l’élection présidentielle, un engagement pour l’abrogation de la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport. 
De plus en plus de citoyen-ne-s dénoncent le gaspillage de terres agricoles pour des projets inutiles (l’aéroport de Notre Dame des Landes en est un !) et l’utilisation de fonds publics à des fins privées.
 Le comité de soutien aux grévistes appelle la population à venir les soutenir par leur présence.
-- Bernard Breton, animateur Dossier foncier, droits sociaux, retraite, saisonniers-migrants 
Email : bbreton@confederationpaysanne.fr tél : 01 43 62 10 32

09/04/2012

"In God we trust"

In God We Trust - Wikipédia

« In God We Trust » (traduit de l'anglais en « En Dieu nous croyons »[1],[2] ou également « Nous avons confiance en Dieu ») est la devise nationale officielle des États-Unis son adoption par une loi votée par le Congrès en 1956. « E Pluribus Unum » (en latin : « De plusieurs un ») qui était jusqu'alors la devise de facto et qui apparait sur le Grand sceau des États-Unis d'Amérique, l'emblème usuel du pays, reste toujours employée. « In God We Trust » figure sur tous les billets et sur toutes les pièces de monnaie américaine, mais cette présence n'a été généralisée que de manière assez récente.

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Que peut-on espérer d'un pays, première puissance militaire mondiale, qui tourne le dos au rationalisme?

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/08/etats-unis-nouvelle-bataille-entre-la-bible-et-la-science-dans-le-tennessee_1682403_3222.html

Etats-Unis : nouvelle bataille entre la bible et la science dans le Tennessee

Aux Etats-Unis, chrétiens conservateurs et défenseurs de la science se livrent une nouvelle bataille dans le Tennessee autour d'un projet de loi permettant de débattre dans l'enseignement public de "failles" dans la théorie de l'évolution de Darwin.

Le texte a été adoptée haut la main par la chambre basse et le Sénat de cet Etat du sud où les membres du mouvement ultra-conservateur "tea party" y sont fortement représentés. Le gouverneur, Bill Haslam, un républicain, devrait le promulguer d'ici mardi.

Ce projet de loi a été directement inspiré par le "Discovery Institute" de Seattle, un groupe de réflexion conservateur chrétien qui fait la promotion du "dessein intelligent", un avatar du créationnisme. Selon cette hypothèse, certains mécanismes biologiques sont trop complexes pour s'expliquer seulement par la théorie darwinienne et ne peuvent résulter que de l'intervention d'une intelligence supérieure.

La loi stipule que les "professeurs doivent être autorisés à aider leurs élèves à comprendrecritiquer et étudier objectivement les points forts et les faiblesses des théories scientifiques existantes", y compris celle selon laquelle les activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique.

"Ce texte de loi est très habile dans sa formulation, mais le véritable objectif est d'injecter des explications non-scientifiques comme le créationnisme et le dessein intelligent dans l'enseignement de la science à l'école publique en tentant de susciter des doutes sur la théorie de l'évolution", explique Hedy Weinberg, une responsable de l'organisation de défense des droits civils ACLU, qui mène la contre-offensive. Plusieurs groupements, dont celui des professeurs de science du Tennessee, l'Institut américain des sciences biologiques et l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS) ont exprimé leur ferme opposition à cette loi.

Cette dernière offensive créationniste marque la poursuite de la guerre que se livrent défenseurs de la laïcité à l'école publique et chrétiens conservateurs, pour qui l'homme est une créature divine et ne descend pas du singe comme le montre la théorie de l'évolution. Elle s'inscrit dans le droit fil du célèbre "procès du singe" de 1925 dans le Tennessee, qui avait vu un professeur de biologie condamné à 100 dollars d'amende pour avoir enseigné "illégalement les théories de Darwin" dans cet Etat.

Il a fallu attendre 1968 pour que la Cour suprême juge anticonstitutionnelle l'interdiction d'enseigner la théorie de l'évolution, au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Enfin en 1987, la haute Cour a jugé contraire à la Constitution de rendre obligatoire l'enseignement du créationnisme, qui reviendrait à promouvoir une croyance religieuse dans l'éducation publique.

En 2004, un vote dans un conseil d'éducation en Pennsylvanie avait autorisé la présentation dans les lycées publics, de la thèse du dessein intelligent en parallèle avec la théorie de l'évolution. Des parents qui avaient intenté une action en justice ont eu gain de cause, un juge ayant tranché en leur faveur en estimant que le dessein intelligent était une forme de créationnisme.

Depuis ces revers, les créationnistes ont modifié leur tactique en se présentant comme des victimes d'une pensée dominante sur l'origine de l'homme. Ils ne réclament plus l'enseignement du créationnisme mais exigent que la théorie de l'évolution puisse être remise en cause au nom de la liberté de choix. Selon une enquête de l'institut indépendant Pew Researc Center, seulement un quart des Américains souscrivent totalement à la théorie de l'évolution.

06/04/2012

Comment passer de l'argent aux frontières

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/suisse-les-porteurs-de-valises-d-argent-se-retrouvent-au-chomage-05-04-2012-1448783_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120406

Suisse : Les porteurs de valises d'argent se retrouvent au chômage

La "compensation bancaire" a tari les transferts illicites d'argent non déclaré, provoquant l'extinction d'un métier, celui de "passeur". 

René Merkt, l'avocat genevois de la famille Bettencourt, sourit en apprenant que des extraits de son interrogatoire du 1er octobre 2010, portant sur des versements d'argent en espèces, en présence du juge suisse Jean-Bernard Schmid et du procureur français Philippe Courroye, paraissent dans Le Point. En cinquante-trois ans de barreau, René Merkt en a vu bien d'autres.

"Mme Bettencourt m'avait demandé de recevoir Patrice de Maistre, son homme de confiance. C'était en quelque sorte son... pigeon voyageur. Quand Patrice de Maistre me demandait de transférer en France des sommes d'argent en liquide, sans poser de questions, je m'adressais à un organisme de compensation. Je n'allais tout de même pas transporter moi-même les sous dans mes poches. Je suis avocat, pas banquier", raconte avec humour le détenteur des petits et grands secrets de la famille Bettencourt dans la Confédération.

400 000 euros en février 2007

René Merkt & Associés travaillait avec Cofinor SA, l'un des nombreux organismes de compensation installés à Genève, pour expédier des espèces à Neuilly. Le but de Cofinor, fondée en 1961 : "Toutes opérations financières en Suisse et à l'étranger, notamment gestion de tous biens mobiliers et immobiliers ainsi que toute opération de change." La société, établie rue du Mont-Blanc, près du lac Léman, s'occupe également de l'importation, exportation, achat, vente de "toutes matières premières, notamment de métaux et de pierres précieuses".

En clair, il s'agit d'un système de "mise à disposition d'espèces par compensation". Lorsque Patrice de Maistre réclame 400 000 euros en février 2007, l'argent ne quitte pas la Suisse. C'est le correspondant de Cofinor à Paris qui va livrer la même somme chez Mme Bettencourt.

10 à 15 % de commissions

Résultat, les organismes de compensation ont tué une profession très singulière, méconnue mais très rémunératrice, celle des "porteurs de valises". Ce sont des gens, sans qualification particulière, mais réputés pour leur mutisme, qui allaient chercher l'argent dans les paradis fiscaux, notamment en Suisse, et le rapportaient à leurs discrets propriétaires, moyennant un défraiement de 10 à 15 % de la somme transportée. Un vieux monsieur, originaire du Tessin, faisait ainsi un aller-retour en avion Genève-Paris une fois par mois, dans la journée, à la fin des années 1990. Passeur très amateur, il cachait les billets dans ses chaussettes et son slip.

"Tout douanier français en poste à Genève depuis plusieurs années devient redoutable. Il repère facilement l'homme politique ou l'industriel, mal à l'aise, qui reprend le TGV pour Paris très tôt le matin. D'où l'utilisation de passeurs", explique un détective privé franco-suisse, qui a longtemps arrondi ses fins de mois en convoyant du liquide pour des partis politiques français de droite et de gauche. "N'oublions pas que les Français ont des âmes de délateurs. Les corbeaux inondent de lettres anonymes les douaniers de l'Ain et de la Haute-Savoie", assure-t-il.

2 mètres cubes de documentation

"Aujourd'hui, même le petit trafiquant de drogue qui vend des boulettes dans la rue utilise un organisme de compensation pour évacuer son argent. Toutefois, je suppose que Mme Bettencourt employait des coursiers un peu plus sophistiqués", note Jean-Bernard Schmid, aujourd'hui procureur à Genève, en charge des commissions rogatoires concernant l'affaire Bettencourt.

L'argent liquide, contrairement aux virements bancaires, ne laisse aucune trace en France. Tant que la Suisse hésitait à répondre aux commissions rogatoires, les fraudeurs risquaient peu de se faire pincer. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. "Les correspondants de Mme Bettencourt à Genève n'ont fait aucune difficulté pour me livrer les informations demandées. C'est-à-dire les dates, les montants, le destinataire des sommes", ajoute le magistrat suisse. L'avocat René Merkt le confirme : la justice a saisi 2 mètres cubes de documentation à son étude sur l'affaire Bettencourt en 2010. On vient tout juste de les lui restituer. 

05/04/2012

Accuser Israël de menacer la paix mondiale, est-ce ...

... être antisémite ou clairvoyant ?

Il faut remarquer le titre du Point : le poème de Gunther Grass serait "un plaidoyer pour l'Iran ..."

Ayant lu la traduction du poème, il me semble qu'il s'agit plutôt d'une dénonciation de "l'hypocrisie de l'Occident", ainsi que de la puissance militaire et l'attitude va-t-en-guerre d'Israël, disposant impunément de l'arme nucléaire. 

 

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/grass-fait-scandale-en-accusant-israel-de-menacer-la-paix-mondiale-05-04-2012-1448670_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120405

Grass accuse Israël de menacer la paix mondiale


Le Prix Nobel de littérature allemand fait scandale après avoir publié, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Iran. 

Le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass, 84 ans, a déclenché un énorme scandale lundi en publiant, sous forme de poème, un plaidoyer pour l'Iran où il accuse Israël et son arme atomique de menacer la paix mondiale. Il s'est attiré de violentes accusations d'antisémitisme avec ce poème en prose intitulé "Ce qui doit être dit", paru dans le grand quotidien de Munich Süddeutsche Zeitung. Il y dénonce un "prétendu droit à attaquer le premier", faisant allusion à l'éventualité de frappes préventives israéliennes contre Téhéran, soupçonné de développer du nucléaire militaire malgré ses dénégations. Le Nobel de littérature 1999 affirme que ce projet pourrait mener à "l'éradication du peuple iranien".

Grass, qui jouit d'une grande autorité en Allemagne, évoque "cet autre pays, qui dispose depuis des années d'un arsenal nucléaire croissant - même s'il est maintenu secret", qui bénéficie de livraisons de sous-marins nucléaires qui pourraient rendre les Allemands, "déjà suffisamment accablés", complices d'un "crime prévisible". L'Allemagne et Israël ont conclu en 2005 un contrat de vente de sous-marins conventionnels de type Dolphin, dont un sixième exemplaire doit être livré prochainement. Ces sous-marins peuvent être équipés d'armes nucléaires.

"Mensonge pesant"

Grass dénonce un "silence généralisé" sur cette question, qu'il qualifie de "mensonge pesant" parce que "le verdict d'antisémitisme tombera automatiquement" sur qui le rompra. "Pourquoi ne dis-je que maintenant (...) que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ?" s'interroge Grass. "Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain."

Israël a vivement réagi. "Ce qui doit être dit, c'est qu'il est de tradition européenne de blâmer les Juifs avant la Pâques juive", a lancé le numéro deux de l'ambassade d'Israël à Berlin, Emmanuel Nahshon, dans un communiqué, reprenant le titre du texte de Grass. Le représentant israélien a regretté que l'État hébreu soit "le seul pays au monde remis en cause publiquement dans son droit d'exister", et a assuré que les Israéliens "voulaient vivre en paix avec leurs voisins de la région". "Günter Grass retourne la situation en prenant la défense d'un régime brutal", a également regretté Deidre Berger, directrice de l'American Jewish Committee à Berlin.

"Érudit antisémite"

Henryk Broder, éditorialiste et polémiste juif renommé en Allemagne, a jugé dans le quotidien conservateur Die Welt que "Grass (avait) toujours eu un problème avec les Juifs, mais il ne l'avait jamais aussi clairement exprimé que dans ce poème". Pour Broder, Grass est "l'archétype de l'érudit antisémite", de l'Allemand qui est "poursuivi par la honte et le remords". "Jamais dans l'histoire de la République fédérale, un intellectuel renommé ne s'en est pris avec autant de clichés à Israël", a renchéri l'hebdomadaire Der Spiegel dans son édition en ligne.

Sans nommer Grass, le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle a publié un communiqué expliquant que "minorer les dangers du programme nucléaire iranien reviendrait à nier la gravité de la situation". Le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert s'est refusé à commenter, au nom de la "liberté de création". Sur Internet, les réactions étaient enflammées entre défenseurs et détracteurs de Grass, les premiers invitant à réfléchir et discuter des propos de l'écrivain qualifié d'"antisémite" par les seconds. En 2006, Günter Grass, connu pour ses positions de gauche, avait admis avoir fait partie des Waffen SS dans sa jeunesse, lui qui renvoyait souvent l'Allemagne à son passé nazi et dont un des livres les plus connus, Le Tambour, est résolument contre la guerre.

Pour découvrir la traduction du poème de Günther Grass, cliquez ici 

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Gunther Grass
Pourquoi je ne dis pas
( en lisant le texte original ci-dessous, je me demande si la traduction ne devrait pas être : " Ce qui doit être dit " )

Pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l'objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.

On évoque le droit à une frappe préventive,
l'éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.

Mais alors, pourquoi m'interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d'un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n'est permis ?

Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j'ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l'on ne peut rompre
qu'au risque d'une peine lourde et infâmante :
le verdict d'antisémitisme est assez courant.

Mais aujourd'hui, alors que mon pays
coupable de crimes sans commune mesure,
pour lesquels il doit rendre des comptes encore et encore,
mon pays donc, dans un geste purement commercial,
certains parlent un peu vite de réparation,
s'en va livrer un nouveau sous-marin à Israël,
un engin dont la spécialité est d'envoyer
des ogives capables de détruire toute vie
là où l'existence de ne serait-ce qu'une seule
bombe nucléaire n'est pas prouvée,
mais où le soupçon tient lieu de preuve,
je dis ce qui doit être dit.

Pourquoi me suis-je tu aussi longtemps ?
Parce que je croyais que mes origines,
entachées par des crimes à jamais impardonnables,
m'interdisaient d'exprimer cette vérité,
d'oser reprocher ce fait à Israël,
un pays dont je suis et veux rester l'ami.

Pourquoi ne dis-je que maintenant,
vieux, dans un ultime soupir de mon stylo,
que la puissance nucléaire d'Israël
menace la paix mondiale déjà fragile ?
Parce qu'il faut dire maintenant
ce qui pourrait être trop tard demain,

et parce que nous, Allemands, avec le poids de notre passé,
pourrions devenir les complices d'une crime,
prévisible et donc impossible
à justifier avec les excuses habituelles.
Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l'objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.

On évoque le droit à une frappe préventive,
l'éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.

Mais alors, pourquoi m'interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d'un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n'est permis ?

Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j'ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l'on ne peut rompre
qu'au risque d'une peine lourde et infâmante :
le verdict d'antisémitisme est assez courant.

Mais aujourd'hui, alors que mon pays
coupable de crimes sans commune mesure,
pour lesquels il doit rendre des comptes encore et encore,
mon pays donc, dans un geste purement commercial,
certains parlent un peu vite de réparation,
s'en va livrer un nouveau sous-marin à Israël,
un engin dont la spécialité est d'envoyer
des ogives capables de détruire toute vie
là où l'existence de ne serait-ce qu'une seule
bombe nucléaire n'est pas prouvée,
mais où le soupçon tient lieu de preuve,
je dis ce qui doit être dit.

Pourquoi me suis-je tu aussi longtemps ?
Parce que je croyais que mes origines,
entachées par des crimes à jamais impardonnables,
m'interdisaient d'exprimer cette vérité,
d'oser reprocher ce fait à Israël,
un pays dont je suis et veux rester l'ami.

Pourquoi ne dis-je que maintenant,
vieux, dans un ultime soupir de mon stylo,
que la puissance nucléaire d'Israël
menace la paix mondiale déjà fragile ?
Parce qu'il faut dire maintenant
ce qui pourrait être trop tard demain,
et parce que nous, Allemands, avec le poids de notre passé,
pourrions devenir les complices d'une crime,
prévisible et donc impossible
à justifier avec les excuses habituelles.

Je dois l'admettre aussi, je ne me tairai plus
parce que j'en ai assez de l'hypocrisie de l'Occident
et j'espère que nombreux seront ceux
prêts à se libérer des chaînes du silence,
pour appeler l'auteur d'une menace évidente
à renoncer à la violence tout en exigeant
un contrôle permanent et sans entraves
du potentiel atomique israélien
et des installations nucléaires iraniennes
par une instance internationale
acceptée par les deux gouvernements.

Ce n'est qu'ainsi que pourrons aider
les Israéliens et les Palestiniens,
mieux encore, tous les peuples,
frères ennemis vivant côte à côte
dans cette région guettée par la folie meurtrière,
et en fin de compte nous-mêmes.

(Source Süddeutsche Zeitung)
Traduction Michel Klepper (Arte.tv)
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Le texte original :

"Was gesagt werden muss"

Warum schweige ich, verschweige zu lange,
was offensichtlich ist und in Planspielen
geübt wurde, an deren Ende als Überlebende
wir allenfalls Fußnoten sind.

Es ist das behauptete Recht auf den Erstschlag,
der das von einem Maulhelden unterjochte
und zum organisierten Jubel gelenkte
iranische Volk auslöschen könnte,
weil in dessen Machtbereich der Bau
einer Atombombe vermutet wird.

Doch warum untersage ich mir,
jenes andere Land beim Namen zu nennen,
in dem seit Jahren - wenn auch geheimgehalten -
ein wachsend nukleares Potential verfügbar
aber außer Kontrolle, weil keiner Prüfung
zugänglich ist?

Das allgemeine Verschweigen dieses Tatbestandes,
dem sich mein Schweigen untergeordnet hat,
empfinde ich als belastende Lüge
und Zwang, der Strafe in Aussicht stellt,
sobald er mißachtet wird;
das Verdikt "Antisemitismus" ist geläufig.

Jetzt aber, weil aus meinem Land,
das von ureigenen Verbrechen,
die ohne Vergleich sind,
Mal um Mal eingeholt und zur Rede gestellt wird,
wiederum und rein geschäftsmäßig, wenn auch
mit flinker Lippe als Wiedergutmachung deklariert,
ein weiteres U-Boot nach Israel
geliefert werden soll, dessen Spezialität
darin besteht, allesvernichtende Sprengköpfe
dorthin lenken zu können, wo die Existenz
einer einzigen Atombombe unbewiesen ist,
doch als Befürchtung von Beweiskraft sein will,
sage ich, was gesagt werden muß.

Warum aber schwieg ich bislang?
Weil ich meinte, meine Herkunft,
die von nie zu tilgendem Makel behaftet ist,
verbiete, diese Tatsache als ausgesprochene Wahrheit
dem Land Israel, dem ich verbunden bin
und bleiben will, zuzumuten.

Warum sage ich jetzt erst,
gealtert und mit letzter Tinte:
Die Atommacht Israel gefährdet
den ohnehin brüchigen Weltfrieden?
Weil gesagt werden muß,
was schon morgen zu spät sein könnte;
auch weil wir - als Deutsche belastet genug -
Zulieferer eines Verbrechens werden könnten,
das voraussehbar ist, weshalb unsere Mitschuld
durch keine der üblichen Ausreden
zu tilgen wäre.

Und zugegeben: ich schweige nicht mehr,
weil ich der Heuchelei des Westens
überdrüssig bin; zudem ist zu hoffen,
es mögen sich viele vom Schweigen befreien,
den Verursacher der erkennbaren Gefahr
zum Verzicht auf Gewalt auffordern und
gleichfalls darauf bestehen,
daß eine unbehinderte und permanente Kontrolle
des israelischen atomaren Potentials
und der iranischen Atomanlagen
durch eine internationale Instanz
von den Regierungen beider Länder zugelassen wird.

Nur so ist allen, den Israelis und Palästinensern,
mehr noch, allen Menschen, die in dieser
vom Wahn okkupierten Region
dicht bei dicht verfeindet leben
und letztlich auch uns zu helfen. 

 

04/04/2012

La dette illégitime des États

lu sur :

http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_pourquoi-annuler-....

Pourquoi annuler la dette illégitime

OPINIONS | mercredi 4 avril 2012 à 18h05

Pour Eric Toussaint et Damien Millet, tous deux responsables au sein du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde, toute une partie de la dette des Etats, même si elle est légale, est illégitime car elle a été contractée sans prendre en compte l'intérêt général. Ils proposent donc une méthode pour déterminer la part illégitime de cette dette et plaident pour son annulation.Damien Millet et Eric Toussaint

La crise secoue l’Union européenne jusque dans ses fondations. Pour plusieurs pays, le nœud coulant de la dette publique s’est serré et ils sont pris à la gorge par les marchés financiers. Avec la complicité active des gouvernements en place, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI, les institutions financières à l’origine de la crise spéculent sur les dettes des États et se font rembourser au prix d’une austérité féroce. Une offensive brutale contre une série de droits économiques et sociaux de la majorité de la population est lancée.

Un audit de la dette

La réduction des déficits publics doit se faire non pas en réduisant les dépenses sociales publiques, mais par la hausse des recettes fiscales, en luttant contre la grande fraude fiscale et en taxant davantage le capital, les transactions financières, le patrimoine et les revenus des ménages riches. Pour réduire le déficit, il faut aussi réduire radicalement les dépenses entraînées par le remboursement de la dette publique dont la partie illégitime doit être annulée. La compression des dépenses doit aussi porter sur le budget militaire ainsi que sur d’autres dépenses socialement inutiles et dangereuses pour l’environnement. En revanche, il est fondamental d’augmenter les dépenses sociales, notamment pour pallier les effets de la dépression économique. Il faut également accroître les dépenses dans les énergies renouvelables et dans certaines infrastructures comme les transports en commun, les établissements scolaires, les installations de santé publique. Une politique de relance par la demande publique et par la demande de la majorité des ménages génère également une meilleure rentrée des impôts. Mais au delà, la crise doit donner la possibilité de rompre avec la logique capitaliste et de réaliser un changement radical de société. La nouvelle logique à construire devra tourner le dos au productivisme, intégrer la donne écologique, éradiquer les différentes formes d’oppression (raciale, patriarcale…) et promouvoir les biens communs.

Pour cela, il faut construire un vaste front anticrise, tant à l’échelle européenne que localement, afin de réunir les énergies pour créer un rapport de force favorable à la mise en pratique de solutions radicales centrées sur la justice sociale et climatique. La réalisation d’un audit de la dette publique effectué sous contrôle citoyen, combinée à une suspension unilatérale et souveraine du remboursement de la dette publique, permettra d’aboutir à une annulation/répudiation de la partie illégitime de la dette publique et de réduire fortement le reste de la dette.

Tout d’abord, il n’est pas question de soutenir les allégements de dette décidés par les créanciers, notamment à cause des sévères contreparties qu’ils impliquent. Le plan de réduction d’une partie de la dette grecque mis en pratique à partir de mars 2012 est lié à l’application d’une dose supplémentaire de mesures piétinant les droits économiques et sociaux de la population grecque et la souveraineté du pays. Selon une étude réalisée par la Troïka, malgré la réduction de dette concédée par les créanciers privés, l’endettement public de la Grèce atteindra 164% du PIB en 2013[1] Il faut donc dénoncer l’opération de réduction de la dette grecque telle qu’elle est actuellement menée, et y opposer une alternative : l’annulation de dette, c’est-à-dire sa répudiation par le pays débiteur, est un acte souverain unilatéral très fort.

Annuler

Pourquoi l’État endetté doit-il réduire radicalement sa dette publique en procédant à l’annulation des dettes illégitimes ? D’abord pour des raisons de justice sociale, mais aussi pour des raisons économiques que tout un chacun peut comprendre. Pour sortir de la crise par le haut, on ne peut pas se contenter de relancer l’activité économique grâce à la demande publique et à celle des ménages. Car si on se contentait d’une telle politique de relance combinée à une réforme fiscale redistributive, le supplément de recettes fiscales serait siphonné très largement par le remboursement de la dette publique. Les contributions qui seraient imposées aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises privées seraient largement compensées par la rente qu’ils tirent des obligations d’État dont ils sont de très loin les principaux détenteurs et bénéficiaires (raison pour laquelle ils ne veulent pas entendre parler d’une annulation de dette). Il faut donc bel et bien annuler une très grande partie de la dette publique. L’ampleur de cette annulation dépendra du niveau de conscience de la population victime du système de la dette (à ce niveau, l’audit citoyen joue un rôle crucial), de l’évolution de la crise économique et politique et surtout des rapports de force concrets qui se construisent dans la rue, sur les places publiques et sur les lieux de travail au travers des mobilisations actuelles et à venir. Dans certains pays comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande et la Hongrie, la question de l’annulation de la dette est une question de la plus grande actualité. Pour l’Espagne et l’Italie, elle est en passe de le devenir. Et bientôt, le thème sera un point central du débat politique dans un grand nombre de pays.

Pour les nations d’ores et déjà soumises au chantage des spéculateurs, du FMI et d’autres organismes comme la Commission européenne, il convient de recourir à un moratoire unilatéral du remboursement de la dette publique. Cette proposition devient populaire dans les pays les plus touchés par la crise. À Dublin, à la fin novembre 2010, une enquête d’opinion réalisée auprès de 500 personnes indiquait que 57 % des Irlandais interrogés se prononçaient en faveur d’une suspension du paiement de la dette (default, en anglais) plutôt que pour l’aide d’urgence du FMI et de Bruxelles. « Default ! say the people » (« Le peuple pour la suspension du paiement »), titrait le Sunday Independent, principal hebdomadaire de l’île. Un tel moratoire unilatéral doit être combiné à la réalisation d’un audit citoyen des emprunts publics, qui doit permettre d’apporter à l’opinion publique les preuves et les arguments nécessaires à la répudiation de la partie de la dette identifiée comme illégitime. Comme l’a montré le CADTM dans plusieurs publications, le droit international et le droit interne des pays offrent une base légale pour une telle action souveraine unilatérale.

Indemniser et punir

L’audit doit aussi permettre de déterminer les différentes responsabilités dans le processus d’endettement et d’exiger que les responsables tant nationaux qu’internationaux rendent des comptes à la justice. Dans tous les cas de figure, il est légitime que les institutions privées et les individus à hauts revenus qui détiennent des titres de ces dettes supportent le fardeau de l’annulation de dettes souveraines illégitimes car ils portent largement la responsabilité de la crise, dont ils ont de surcroît profité. Le fait qu’ils doivent supporter cette charge n’est qu’un juste retour vers davantage de justice sociale. Il est donc important de dresser un cadastre des détenteurs de titres afin d’indemniser parmi eux les citoyens et citoyennes à faibles et moyens revenus.

Si l’audit démontre l’existence de délits liés à l’endettement illégitime, leurs auteurs devront être sévèrement condamnés à payer des réparations et ne devront pas échapper à des peines d’emprisonnement en fonction de la gravité de leurs actes. Il faut demander des comptes en justice à l’encontre des autorités ayant lancé des emprunts illégitimes.

En ce qui concerne les dettes qui ne sont pas frappées d’illégitimité selon l’audit, il conviendra d’imposer un effort aux créanciers en termes de réduction du stock et des taux d’intérêt, ainsi que par un allongement de la période de remboursement. Ici aussi, il sera utile de réaliser une discrimination positive en faveur des petits porteurs de titres de la dette publique qu’il faudra rembourser normalement. Par ailleurs, la part du budget de l’État destinée au remboursement de la dette devra être plafonnée en fonction de la santé économique, de la capacité des pouvoirs publics à rembourser et du caractère incompressible des dépenses sociales. Il faut s’inspirer de ce qui avait été fait pour l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale : l’accord de Londres de 1953 qui consistait notamment à réduire de 62 % le stock de la dette allemande stipulait que la relation entre service de la dette et revenus d’exportations ne devait pas dépasser 5% [2] On pourrait définir un ratio de ce type : la somme allouée au remboursement de la dette ne peut excéder 5 % des recettes de l’État. Il faut également adopter un cadre légal afin d’éviter la répétition de la crise qui a débuté en 2007-2008 : interdiction de socialiser des dettes privées, obligation d’organiser un audit permanent de la politique d’endettement public avec participation citoyenne, imprescriptibilité des délits liés à l’endettement illégitime, nullité des dettes illégitimes, adoption d’une règle d’or qui consiste à dire que les dépenses publiques qui permettent de garantir les droits humains fondamentaux sont incompressibles et priment sur les dépenses relatives au remboursement de la dette… Les pistes alternatives ne manquent pas. 

Damien Millet – Eric Toussaint

Damien Millet est professeur de mathématiques et porte-parole du CADTM France, www.cadtm.org. Eric Toussaint est docteur en sciences politique et  président du CADTM Belgique, membre du Conseil scientifique d’ATTAC France Ils  ont écrit ensemble: AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Seuil, 2012. Ils ont dirigé le livre collectif : La Dette ou la Vie, Aden-CADTM, 2011, qui a reçu le Prix du livre politique à la Foire du livre politique de Liège en 2011.

[1] Voir Les Echos  et Reuters

[2] Éric Toussaint, Banque mondiale, le Coup d'Etat permanent…chapitre 4

Le matraquage publicitaire et la loi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/04/au-tribunal-les-deboulonneurs-denoncent-le-matraquage-de-la-pub_1679945_3224.html

Au tribunal, les "Déboulonneurs" dénoncent le matraquage de la pub

Huit membres du collectif fondé en 2005 étaient jugés en appel pour avoir dégradé des panneaux d'affichage avec des slogans anti-publicitaires. 

Le Monde.fr | 04.04.2012 à 08h18 • Mis à jour le 04.04.2012 à 11h00

Par Simon Piel

C'est une audience qu'ils attendaient depuis longtemps. Comme l'occasion trop rare d'une tribune médiatique. Après un report en septembre dernier, le procès en appel de huit membres du collectif des Déboulonneurs, accusé d'avoir dégradé des panneaux d'affichage en y écrivant des slogans anti-publicitaires, s'est finalement tenu ce mardi 3 avril devant la cour d'appel du tribunal correctionnel de Paris. Alors qu'ils avaient été relaxés en premières instance au nom de la liberté d'expression, le ministère public avait fait appel.

"Stop à la propagande marchande""violence visuelle""trop de pub""légitime réponse". Autant d'inscriptions que ces "barbouilleurs", comme ils se nomment, assument avoir écrit sur cinq panneaux publicitaires de l'avenue des Champs-Elysées en janvier 2008. Une action réalisée dans le calme, à visage découvertcomme ils en ont déjà mené de nombreuses. "Une action de désobéissance civile", plaident-ils.

Yvan Gradis, le plus âgé des prévenus, auteur assumé d'une soixantaine de barbouillage, explique : "Le principe de notre activisme est de se lever contre le matraquage publicitaire pour qu'il ne soit pas dit que cette barbarie visuelle est rentrée dans les mœurs avec le consentement de la population."

Nicolas Hervé, l'un des membres du collectif, interpelle le président du tribunal : "Peut-être que demain, vous jugerez avec une affiche publicitaire derrière vous pour payer vos salaires", arguant qu'une bâche publicitaire orne déjà un mur extérieur du palais de justice.

L'OMBRE DE JCDECAUX

Leur revendication est simple : la tenue d'un débat public sur le rôle de la publicité et un engagement législatif pour encadrer sa place dans la société. "Le code de l'environnement, qui régit les affichages publicitaires, doit être revu", précisent-ils, en limitant par exemple leur taille à 50 cm par 70"Un format qui permet de ne pas subir la publicité et d'avoir un geste actif envers elle, et qui est d'ailleurs le format réglementaire pour les associations et les partis politiques."

Autre inquiétude du collectif, la multiplication des supports de diffusion de la publicité, comme les écrans vidéos visibles dans le métro. Dans l'assistance, une vingtaine de personnes venues par solidarité écoutent attentivement.

Amer, Nicolas Hervé explique à la barre comment ils se sont sentis "trahis" par les responsables politiques après le Grenelle de l'environnement, auquel ils ont participé. "Pourquoi le discours avenant de Nathalie Kosciusko-Morizet sur des modifications nécessaires à la loi de 1979 [qui encadraient les règles d'affichages dans l'espace public] pendant les négociations a été suivi de décrets contraires à ses propos ?", interroge-t-il avant d'apporter la réponse lui-même. "Il y a eu des pressions avérées de la part des lobbys. Le Canard Enchaîné, par exemple, a rapporté que Decaux [l'un des leaders mondiaux de l'affichage publicitaire] tenait le stylo" pendant la rédaction de l'accord.

Des pressions dont se souvient à la barre la sénatrice Europe Ecologie-Les Verts du Nord Marie-Christine Blandin, l'une des trois témoins cités par le collectif, qui explique que "lors du Grenelle 2, le bruit courait au Sénat que Decaux était là". 

"EXCEPTION DE CITOYENNETÉ"

Céline Ramboz, membre fondatrice du collectif, souligne pour sa part qu'elle en a "marre d'être ciblée", et dénonce le rôle de la société Affimétrie, qui mesure et cible l'audience potentielle des panneaux d'affichage et les occasions de voir (ODV) la publicité. Tel panneau occasionnant tant de contacts visuels sur une semaine, comme autant de données riches d'enseignements pour les annonceurs. "Moi, je suis considérée comme une responsable d'achat d'une enfant de 11 ans, explique-t-elle à la sortie de l'audience. Et avec de telles méthodes qui analysent le déplacement des gens, on peut aisément penser que la publicité pour Kinder se trouvera plus facilement sur le chemin de l'école."

Pour l'avocat général, selon le droit, seuls deux prévenus doivent être condamnés. Les seuls en fait qui avaient été arrêtés en 2008 - les autres s'étant spontanément présentés à l'audience pour revendiquer leur participation à l'action. Il requiert une amende ferme de 200 euros pour Yvan Gradis, et autant avec sursis pour Arthur Lutz. Si la cour considère qu'il faut condamner les huit prévenus, il a également demandé la condamnation de chacun au paiement d'une amende.

"Ce sont des citoyens responsables", enchaîne William Bourdon, une figure du barreau dont le collectif s'est attaché les services"Comme vous avez pu le constater, ils sont à l'abri de toute attitude insurrectionnelle. Ils ont intégré que la publicité est l'oxygène du marché, (...) mais il s'agit de convoquer ici le devoir de résister à l'oppression."

Citant les printemps arabes, puis Martin Luther King, il appelle de ses vœux la reconnaissance législative d'une "exception de citoyenneté". Avant de demander la relaxe et de conclure sur l'écrivain Georges Bernanos, qui écrivait : "Il faut parfois quelques indisciplinés pour faire un peuple libre." Délibéré le 26 juin.

Simon Piel

Antipub ou pas ?

à lire sur :

http://antipub.org/spip.php?article253

 
Pubomètre des candidats à la présidentielle de 2012

Après leur avoir envoyé un questionnaire, RAP a reçu la réponse de la plupart des candidats à l’élection présidentielle. Résultats.

La notation des candidats est une moyenne de

- la qualité des réponses au questionnaire (0 en cas de non-réponse), note sur 10 valant double

- le programme et sa compatibilité avec nos propositions (note sur 10 ; 0 si pas de mention de la publicité dans le programme)

- le bilan et les actes du candidat ou des élus de son parti lorsqu’il(s) étai(en)t dans des exécutifs. Ce point n’est pas noté si pas d’élu. En partant de 5, on a enlevé et ajouté des points en fonction des actions. Note sur 10.

Un bonus de point est accordé en fonction des discours, prises de position et engagements publics marquant un intérêt pour le sujet.

03/04/2012

Loupian : HOSPITALISATION SOUS CONTRAINTE D’UN MILITANT NON VIOLENT

communiqué:

Ligue des droits de l’Homme – Languedoc Roussillon
Espace André Chamson
 2 place Henri Barbusse
 30100 ALES
 
 
Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 h, ayant appris que le maire de sa commune, Loupian, avait demandé le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s’enchaînant à la grille d’un puits.

Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l’action se déroule dans le calme, de l’hospitalisation d’office du militant par arrêté municipal !

48 heures plus tard, personne n’a pu communiquer avec ce militant. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l’action troublait l’ordre public et que le militant présentait un danger… pour lui-même !
Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, sur les hospitalisations psychiatrique sans consentement, des situations analogues sont malheureusement de plus en plus fréquentes envers les militants ou les syndicalistes. En effet, tous les « troubles à l’ordre public » peuvent être dorénavant psychiatrisés, solution de facilité qui entraîne une privation de liberté pendant au moins 48h.
 
C’est une atteinte considérable portée aux libertés et aux droits sociaux. De nombreuses organisations signataires de l’appel commun contre les soins sécuritaires dénoncent avec force cette loi liberticide, entre autres : la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SUD santé sociaux, le parti de gauche ou le parti communiste…..

La section de la Ligue des Droits de l’Homme « Loupian et les communes du Nord du bassin de Thau » et la LDH Languedoc Roussillon condamnent cet internement.
De telles pratiques s’inscrivent dans les dérives autoritaires actuelles et ne sont pas compatibles avec un Etat de Droit.
Nous exigeons que cette privation de liberté cesse le plus tôt possible.

voir :

==> http://paroledecitoyens.blog4ever.com/blog/lire-article-155111-9108238-internement_sous_contrainte_de_jean_pascal___mon_i.html

 
Contact :
Benjamin Deceuninck, 06.86.27.70.57, mail : languedoc.roussillon@ldh-france.org
Yvan Gazagnes 04 67 78 48 40, mail : ldh-nordbassindethau@ldh-france.org

02/04/2012

« Les Imposteurs de l’économie »

lu sur :

http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/03/29/les-petits-busi...

s-mediatiques-devoiles-dans-un-livre-230548

 « Les Imposteurs de l’économie » (éd. Jean-Claude Gawsewitch) est un livre qui a été écrit pour éclabousser, un objectif réussi. Son auteur, Laurent Mauduit, journaliste économique et confondateur de Médiapart, s’en prend à une petite communauté jusque-là préservée des regards trop inquisiteurs : les économistes, du moins ceux qui vivent à Paris et sont des habitués des médias.

Laurent Mauduit montre au fil de son livre comment le monde de la finance « a réussi son OPA sur celui des économistes », tissant de nombreux liens avec ces derniers, et minant, selon lui, leur indépendance. L’auteur y voit une des raisons de la permanence de la pensée libérale et un accroc à la démocratie.

Un riche bestiaire des « imposteurs »

Mauduit (avec qui j’ai travaillé à Libération dans les années 90) n’accuse pas seulement ces experts de s’être trompés dans l’analyse de la récente crise : il leur reproche de participer, à leur façon, à une version hard du « capitalisme de connivence » (qu’il appelle « capitalisme poutinien ») : un système corrompu par les passe-droits, des privilèges et des conflits d’intérêts.

Publié chez l’éditeur Jean-Claude Gawsewitch, son livre se présente donc comme une partie de chamboule-tout : chacun en prend pour son grade. Dans le bestiaire des « imposteurs », on trouve :

  • l’expert, ou présenté comme tel, omniprésent sur les télévisions, qui dirige une société de Bourse pourtant sanctionnée à plusieurs reprises par l’Autorité des marchés financiers (AMF) (Marc Fiorentino, qui dirige Euroland Finance) ;
  • l’universitaire-businessman : membre du conseil scientifique de l’AMF, il est aussi membre du conseil de Vivéris Management, société d’investissement épinglée par la même Autorité... Il est administrateur de la Caisse des dépôts, du Crédit municipal de Paris, et président du conseil d’administration d’une banque d’affaires tunisienne, IM Bank... (Olivier Pastré) ;
  • l’économiste qui collectionne les jetons de présence dans les conseils d’administration ou de surveillance : Pages jaunes, EDF énergies nouvelles, Steria, etc. En 2010, il a touché, selon le calcul de Mauduit, 110 000 euros de jetons de présence, soit deux fois le salaire d’un prof en fin de carrière... (Elie Cohen) ;
  • l’économiste d’influence, touche-à-tout, conseillant indifféremment la droite et la gauche, pilier de la compagnie financière Edmond de Rothschild, participant à de très nombreux conseils dans la banque et l’assurance (Jean-Hervé Lorenzi) ;
  • le normalien brillant, essayiste à succès, pilier de l’école d’économie de Paris, qui, selon Mauduit, toucherait une rémunération située entre 1 et 2 millions d’euros par an pour ses conseils à la banque Lazard, notamment sur le traitement de la dette publique grecque (Daniel Cohen). Ce dernier dément la fourchette dans Le Nouvel Observateur : « Concernant mes rémunérations vous êtes dans un gros rapport de un à dix avec la réalité » ;
  • l’économiste ancré à gauche, que Mauduit vénérait jadis, et qui a fini par conseiller le ministre Eric Besson et même le « Centre Barilla [les spaghettis, oui] pour la nourriture et l’alimentation » (Jean-Paul Fitoussi).

« Attaques personnelles », « inexactitudes »...

Bien d’autres sont passés au crible, avec deux mentions spéciales pour Alain Minc et Jacques Attali. La plupart de ces économistes se retrouvent dans les même clubs, notamment le Cercle des économistes dont les rencontres sont sponsorisées par de grands groupes. « Peut-on sereinement analyser les folies du monde quand on en est au pire un des agents, au mieux l’un de ses pions ? » s’interroge l’auteur du livre.

Plusieurs des économistes ainsi brocardés répondent à Laurent Mauduit dans Le Nouvel Observateur, non sans virulence : « attaques personnelles », « inexactitudes », « pseudo-révélations », « amalgames haineux », « agressivité », « fiction »...

Tous jurent ne jamais mélanger leurs différentes casquettes. Certains affirment qu’ils ont besoin de rester en contact avec l’économie réelle, ce qui les incite à accepter de telles activités privées. Mais personne, parmi eux, ne peut nier que Laurent Mauduit soulève une vraie question : celle qui touche aux règles déontologiques des économistes et à leur indépendance.

Signaler les activités à plus de 5 000 euros

Il ne suffit pourtant pas de se doter de « chartes ». Par exemple, l’Ecole d’économie de Toulouse s’est dotée d’un « statement on scientific integrity » qui oblige tous ses professeurs à rendre publiques, sur leur blog, les activités rémunérées dépassant 5 000 euros.

L’université n’est pourtant pas un modèle de vertu pour Laurent Mauduit : comme dans le cas de Dauphine, sa recherche effreinée de fonds privés l’a conduite à une privatisation de facto qui ne favorise pas, selon lui, l’indépendance de ses chercheurs...

Rêver un peu ...

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/italie-le-tresor-des-kadhafi-31-03-2012-1447059_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120401

Le trésor des Kadhafi

Rome a saisi plus d'un milliard d'euros de biens appartenant à la famille du colonel Kadhafi. Une infime partie du trésor du clan de l'ancien dictateur.

De notre correspondant à Rome,

Les autorités italiennes ont saisi, mercredi, 1,1 milliard d'euros de biens appartenant à la famille du colonel Kadhafi. Le leader de la révolution libyenne était propriétaire dans la Ville éternelle d'un immense appartement via Veneto, d'un bois de 150 hectares dans l'île de Pantelleria, et son fils Saadi de plusieurs grosses motos. 

Mais, outre ces caprices de dictateur, des participations dans les entreprises italiennes les plus stratégiques figurent également dans la liste des avoirs du clan Kadhafi. Ainsi, la Lia et le Lafico, deux fonds d'investissement aux mains du dictateur, détenaient 1,25 % d'Unicredit, la plus grande banque de dépôt italienne. Une participation libyenne qui crée des remous dans la péninsule. En 2010, Alessandro Profumo, patron d'Unicredit, avait déjà été limogé quand les Libyens étaient devenus les plus gros actionnaires de la banque en détenant 2,7 % du capital.

On retrouve également les Kadhafi dans le groupe pétrolier Eni (0,58 %), dans le holding d'armement Finmeccanica (2 %), dans Fiat (0,33 %) et... dans la Juventus de Turin (1,5 %). La saisie des autorités italiennes s'appuie sur une décision de la Cour de La Haye, qui avait lancé des mandats d'arrêt internationaux contre le dictateur et sa famille pour crimes contre l'humanité et avait demandé le gel de toutes leurs propriétés.

Chasse au trésor

Les avoirs saisis dans la péninsule ne sont toutefois que la pointe de l'iceberg. On évalue généralement les biens de la famille Kadhafi éparpillés dans le monde à 100 milliards de dollars, dont 37 milliards aux États-Unis et 30 milliards en Europe. Le reste est placé au Moyen-Orient et en Afrique. Toutefois, en évoquant les confidences d'officiers supérieurs libyens, le Los Angeles Times a doublé la mise et estimé à 200 milliards de dollars le trésor caché du clan Kadhafi.

Il ne suffit pourtant pas de localiser les propriétés de l'ancien dictateur ou de ses familiers pour les confisquer. Ainsi, tout le monde savait à Londres qu'une villa victorienne de Hampstead - huit chambres, une piscine et un cinéma - avait été achetée pour 10 millions de livres sterling par Saadi Kadhafi

Mais il a fallu des mois à la Haute Cour britannique pour démontrer que derrière l'acquéreur officiel, la Capitana Seas Limited dont le siège social est situé dans les îles Vierges, se cachait le fils du colonel. Il en sera de même pour tous les autres biens du clan attribués à des prête-noms ou à des sociétés-écrans situées dans les paradis fiscaux. La chasse au trésor sera donc longue. Mais c'est pour la bonne cause : les avoirs confisqués seront dévolus aux victimes de l'ancien régime libyen.