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27/10/2012

Tout savoir sur l'inutilité de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

... ou presque tout :

lire :

Le difficile décollage de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/16/le-difficile-decollage-de-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_1776021_3244.html

[2012-10-16] Mardi 16 octobre, au petit matin. Plus de cinq cents gendarmes et CRS expulsent une vingtaine d'opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des- Landes, en Loire ...


fichier : Le difficile décollage de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes .pdf


extraits :
  

Nantes Atlantique n'est pas saturé."  

Les opposants au projet dénoncent "un aéroport inutile". S'ils admettent l'augmentation du nombre de passagers, ils affirment que le nombre de mouvements d'avions, lui, n'a pas augmenté significativement. Selon Michel Tarin, agriculteur à la retraite et propriétaire en cours d'expropriation cité par le site Media-Web, les appareils "sont plus remplis qu'avant puisqu'en dix ans on est passé de 40 à 80 passagers par avion". Thierry Masson, pilote à Air France et opposé au projet de nouvel aéroport, a affirmé à Rue89 que la piste actuelle "permet d'absorber 35 avions par heure, alors qu'il n'y en a que 10 à 12 actuellement".

"L'aéroport actuel peut être aménagé." 

Pour les opposants, l'actuel aéroport peut être aménagé pour accueillir davantage de passagers. Ils affirment qu'uneseconde piste de 3 600 mètres peut-être construite sur le terrain existant mais avec une nouvelle orientation est-ouest "favorable pour les vents dominants". "Les terres nécessaires pour la piste et son taxiway représentent 200 hectares dont une partie est déja propriété de la zone d'activité aéroportuaire D2A, affirmait Solidarités Ecologie dans un document en 2008. Il est d'ailleurs prévu une extension de cette zone d'activité."

Concernant le survol du centre-ville de Nantes, Thierry Masson balaye l'argument : "Certes, pour atterrir, il faut survoler la ville. Si on veut interdire les survols, il faudra fermer Toulouse, Marseille, Paris..." Les opposants rappellent également que l'ouverture de Notre-Dame-des-Landes ne mettra pas totalement fin au survol de Nantes puisque Airbus souhaite continuer à utiliser la piste de Nantes Atlantique pour son usine située à quelques kilomètres de là, à Bouguenais.

"Des dégâts environnementaux." 

Les écologistes dénoncent une "entorse" au Grenelle de l'environnement, qui prévoyait en 2008 "l'amélioration de la performance environnementale des aéroports". Or l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes s'accompagne de la construction de quelque 110 hectares de parking dédiés aux voitures et les opposants s'insurgent contre la destruction de "2 000 hectares de terres bocagères" à "l'écosystème essentiel à notre environnement".

Parmi ces hectares réquisitionnés pour l'aéroport figurent plusieurs exploitations agricoles, dont les propriétaires ont été expropriés pour permettre le début des travaux.

"Un gouffre financier." 

Les opposants dénoncent également le coût du projet. Ils ne croient pas aux 556 millions d'euros prévus officiellement et soulignent que le coût de la ligne de tram-train Nantes-Châteaubriant n'a pas été incluse dans le budget. Selon l'association Acipa, qui regroupe des habitants des communes concernées, "Vinci a promis 12 % de rentabilité à ses actionnaires et si l'aéroport est déficitaire, ce sont les contribuables qui paieront la facture". Cela représenterait environ 11 millions d'euros par an, calcule Mediapart, qui ajoute que "c'est à peu près l'équivalent de la trésorerie que la société escompte dégager annuellement pendant la période 2011-2017 par l'exploitation des trois aéroports concédés [Saint-Nazaire-Montoir, Nantes Atlantique et Notre-Dame-des-Landes] : 83,5 millions d'euros, soit environ 12 millions par an". "...


lire aussi :

fichier : Onze organisations interpellent Ayrault contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.pdf

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