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09/01/2013

Les dangers de l'aspartame

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/08/vaste-consultation-publique-sur-l-aspartame-lancee-en-europe_1814273_1651302.html

Vaste consultation publique sur l'aspartame lancée en Europe

Le Monde.fr avec AFP | 08.01.2013 à 18h55 • Mis à jour le 08.01.2013 à 18h55             

L'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a annoncé, mardi 8 janvier, le lancement d'une consultation publique pour finaliser son avis, attendu en mai, sur l'aspartame, un édulcorant au pouvoir sucrant utilisé par l'industrie agroalimentaire, et objet de nombreuses critiques. Cette consultation sera mené jusqu'au 15 février.

Un pré-avis rendu par les experts scientifiques consultés considère que l'aspartame, référencé comme E-951, "ne présente aucun risque pour la santé avec les niveaux aujourd'hui autorisés en Europe". La consultation porte sur ces conclusions, précise l'EFSA. Une des questions posées concerne le risque présenté par la consommation journalière de nombreux sodas contenant de l'aspartame.

PUBLICATION DE L'ORIGINAL DE LA DEMANDE D'AUTORISATION

L'Autorité européenne reconnaît que la phénylalanine, un des composants de l'aspartame, constitue un risque pour les femmes enceintes frappées par la phénylcétonurie, mais les patientes sont contraintes à un régime alimentaire strict. "Le sel peut aussi être mortel", a commenté le porte-parole de l'EFSA.

L'enjeu de cette consultation est lourd, et l'avis de l'EFSA est très attendu, car l'utilisation de l'aspartame est autorisée dans l'Union européenne en tant qu'additif alimentaire pour sucrer une série d'aliments comme les boissons, les desserts, les confiseries, les chewing-gums, les yaourts, les produits hypocaloriques et amaigrissants ainsi que comme édulcorant de table. Derrière ces produits se retrouvent les principales multinationales de l'agroalimentaire. Les doses journalières autorisées actuellement sont de 40 mg/kg/jour.

La Commission européenne a demandé à l'EFSA d'accélérer ses travaux sur cette évaluation de risque. L'avis devait initialement être rendu en 2020. Il se fondera sur de nouvelles études scientifiques obtenues lors d'un appel de données clos le 30 septembre 2011. Seront également publiés les cent douze documents originaux sur l'aspartame soumis comme éléments justificatifs dans le cadre du processus de demande d'autorisation en Europe au début des années 1980.

Lire

Le débat sur les dangers de l'aspartame divise la communauté des médecins

http://www.lemonde.fr/vous/article/2009/05/08/le-debat-sur-les-dangers-de-l-aspartame-divise-la-communaute-des-medecins_1190596_3238.html

LE MONDE | 08.05.2009 à 16h53 • Mis à jour le 08.01.2013 à 18h18 

            Par Pascale Santi

L'aspartame est-il bon ou mauvais pour la santé ? "Un enfant qui n'est ni diabétique ni obèse, de même qu'une femme enceinte, devrait s'abstenir de consommer de l'aspartame", le docteur Valérie Magnin, cancérologue, a relancé le débat à la tribune du congrès "Cancer et environnement", organisé à Aix-en-Provence en avril. Pour d'autres médecins, en revanche, un usage raisonnable ne pose aucun problème. 

Découvert en 1965, l'aspartame est présent partout : sucrettes, boissons, desserts, bonbons, chewing-gums, yaourts, produits amaigrissants, etc. Les doses journalières autorisées (DJA) sont de 40 mg/kg/jour. L'aspartame est un édulcorant puissant dit "intense", faible en calories, avec un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose (sucre de table).

DES TROUBLES DIVERS

Le docteur Laurent Chevallier, spécialiste de la nutrition, auteur de plusieurs ouvrages de référence, dont Les 100 Meilleurs Aliments pour votre santé et la planète (Fayard, 333 p., 19 euros), regarde, lui aussi, cette substance avec méfiance : "Je déconseille absolument à mes patients la consommation de l'aspartame lorsqu'il s'agit d'enfants, même après 3 ans (il est interdit dans l'alimentation pour bébé et jeunes enfants jusqu'à 3 ans) et de femmes enceintes et allaitantes. Ce principe ne devrait-il pas se généraliser ?"

Il mentionne "des témoignages alarmistes de personnes ayant consommé ces produits et décrivant des troubles très divers : maux de ventre, mal-être, dépression, vertiges, troubles de la mémoire, ces effets s'estompant à l'arrêt des prises". Certes, "ce ne sont que des affirmations, mais cela devrait alerter les pouvoirs publics", poursuit-il. Mais "l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) devrait prendre les devants face à des études qui alertent et à une trop grande incertitude sur l'innocuité des édulcorants".

Les études menées sur des rats par le centre de recherche sur le cancer de la Fondation Ramazzini (Bologne, Italie), en 2005, puis en 2007, avaient semé le trouble, en montrant un lien entre l'aspartame et l'augmentation des cancers. Mais l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), notamment, avait conclu qu'il "n'y avait pas de base scientifique pour reconsidérer son utilisation dans les aliments".

Marie-Christine Favrot, responsable de la direction des risques nutritionnels et sanitaires à l'AFSSA, assure que "les éléments scientifiques accumulés sur ce sujet depuis des années ne permettent pas de conclure que l'aspartame présente un risque pour la santé humaine". Philippe Reiser, directeur scientifique au Centre d'études et de documentation du sucre (Cedus), est sur la même ligne : "Ma position est celle des autorités sanitaires, qui ont réaffirmé l'innocuité de l'aspartame." "Qui croire ?, interroge Mme Magnin. Ces études sont-elles indépendantes ?"

Autre question controversée : l'aspartame fait-il maigrir ? "Il n'y a pas de preuve formelle de son intérêt sur le contrôle du poids. Les boissons à base d'édulcorant participent à la progression du surpoids et de l'obésité, selon certaines études, même si cela peut paraître paradoxal", indique M. Chevallier. Cette hypothèse est étayée par les travaux du professeur John Blundell, directeur du département de psychobiologie de l'université de Leeds au Royaume-Uni.

Elle est cependant contestée. "L'aspartame est une façon idéale de remplacer le sucre avec pratiquement aucune calorie, et peut contribuer à une bonne hygiène bucco-dentaire", souligne le site Aspartame Information, géré par... Ajinomoto, l'un des plus grands fabricants d'aspartame au monde. Cependant, "en général, les consommateurs de produits allégés surconsomment", avertit M. Reiser.

Pascale Santi

Colorants : 42 % des bonbons non conformes

La réglementation qui s'applique aux producteurs de confiseries en matière de colorants artificiels n'est pas respectée dans 42 % des cas. Tel est le résultat d'une enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) publiée le 14 avril. "Les fabricants de produits de confiserie, français ou étrangers, ne maîtrisent pas parfaitement l'emploi des colorants artificiels", souligne l'organisme d'Etat. Dans deux tiers des cas, la non-conformité concerne seulement l'étiquetage. "Les confiseries contiennent beaucoup de colorants artificiels, car les couleurs attirent les jeunes consommateurs", ajoute la DGCCRF. Le Syndicat national de la confiserie s'est "étonné" des résultats de cette étude, soulignant que les colorants sont faiblement dosés.

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