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27/06/2013

Boycottez Google et gmail ...

... dans la mesure du possible !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/21/les-cnil-europeennes-menacent-google-de-sanctions_3434299_3234.html

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Les CNIL européennes menacent Google de sanctions - Le Monde

LE MONDE | 21.06.2013 à 11h57 • Mis à jour le 21.06.2013 à 15h52 |Par Sarah Belouezzane et Cécile Ducourtieux

Le scandale Prism, ces écoutes et interceptions des communications sur les réseaux téléphoniques et les réseaux sociaux pratiquées par les agences de renseignement aux Etats-Unis, a jeté une lumière crue sur la très grande "accessibilité" des données gérées par les géants de l'Internet. C'est avec cet arrière-plan en tête qu'il faut lire les coups de semonce lancés, jeudi 20 juin, par les autorités française et espagnole de protection des données en direction deGoogle.

En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a annoncé qu'elle ne donnait plus que trois mois au géant américain pourmettresapolitiqued'utilisation des données de ses utilisateurs en conformité avec le droit européen, faute de quoi elle le sanctionnera.

Son équivalent espagnol a annoncé l'ouverture d'une procédure de sanctions contre l'entreprise américaine, indiquantavoirrelevé"des indices de six infractions, dont cinq graves"en matière de protection des données.

ACTION COORDONNÉE

Il s'agit d'une action coordonnée des autorités européennes. Début avril, la CNIL et ses homologues britannique, allemande, espagnole, italienne et néerlandaise, avaient annoncé qu'elles engageaient toutes des actions contentieuses contre Google.

"Aujourd'hui, c'est la France et l'Espagne. Lundi prochain, ce sera l'Allemagne, l'Angleterre, dans quelques semaines, l'Italie et les Pays-Bas", préciseIsabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL.

L'affaire remonte au début de 2012. Google a mis en place une nouvelle politique d'utilisation des données de ses utilisateurs qui a été jugée non conforme au droit européen par la CNIL, dans un rapport publié à l'automne 2012.

Le groupe californien s'autorise àrapprocherles informations (contenus d'e-mails, sites Web consultés) tirées de sa soixantaine deservices(le moteur de recherche, Gmail, YouTube,Google Drive...).

 "DES BASES DE DONNÉES GIGANTESQUES"

Cela lui permet dedresserdes profils précis de ses centaines de millions d'utilisateurs. Or, il ne précise pas suffisamment, selon la CNIL, quel usage il en fait, combien de temps il les conserve...

"L'affaire Prism a démontré que Google[comme d'autres, telFacebook], disposait de bases de données absolument gigantesques. Il faut que les gens sachent quelles sont les données collectées sur eux et pourquoi elles ont été utilisées et surtout qu'ils puissent avoir le choix de permettre l'utilisation de leurs données ou pas", explique MmeFalque-Pierrotin.

Malgré les multiples injonctions de la CNIL, mandatée jusqu'à fin 2012 par ses homologues européennes pourtenterdefaireplier Google, ce dernier a, jusqu'à présent, refusé derevoirces pratiques.

Le groupe tire, il est vrai, l'essentiel de ses revenus (37,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012) de la publicité. Et il la vend d'autant plus cher qu'elle est "ciblée", au plus près du profil de ses utilisateurs. Officiellement, Google répète sa volonté de coopérer, et derespecterles règles européennes."Notre politique de confidentialité respecte la loi européenne et nous permet d'offrir des services plus simples et plus efficaces", a assuré, jeudi, le groupe dans un communiqué.

 "FRAPPER PLUS FORT"

Aujourd'hui, Google risque des sanctions dans chacun des six pays où les CNIL locales ont décidé d'une action."En France, cette sanction ne peut aller que jusqu'à 150 000 euros d'amende, mais en Espagne ça peut aller jusqu'à 1 million ! Cumulées, les amendes pourraient vraiment devenir significatives", précise MmeFalque-Pierrotin.

"Si le processus de sanction est si long [cela fait presque dix-huit mois que la CNIL conteste les choix de Google], c'est que les autorités européennes ont vouluagir de concert, pour frapper plus fort", croitsavoirValérie Aumage, avocate au cabinetTaylor Wessing.

Le préjudice, en termes d'image, pourrait coûter plus cher. Car une partie de l'énorme succès d'audience de Google tient à la confiance que ses services inspirent.

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sur le même sujet voir :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/06/11/prism-comment-passer-entre-les-mailles-de-la-surveillance-dinternet/

Comment passer entre les mailles de la surveillance d'Internet ?POST DE BLOG

En réaction aux révélations sur le programme Prism, qui permet au gouvernement américain d'espionner les données personnelles des internautes grâce à la coopération de neuf géants du Web – Microsoft, Yahoo!, Google, Facebook, PalTalk, AOL, Skype, YouTube et Apple – un article de France TV Info explique point par point "comment sortir (presque) entièrement du prisme, quitte à sacrifier votre confort et vos habitudes".

>> Voir l'infographie : "Comprendre le programme 'Prism'"

Téléphone mobile : mieux vaut éviter les smartphones, dont le système d'exploitation est presque toujours fourni par Google (Android), Apple (iPhone) et Microsoft (Windows Phone).

Mails : préférer à Gmail, Hotmail (Outlook), Yahoo! Mail, AOL et les services de messagerie d'Apple d'autres messageries comme Voila.fr (France Télécom), La Poste.net, Zoho Mail, ou encore le logiciel de messagerie open source Thunderbird. En payant, il est aussi possible de configurer une adresse mail sur son propre site Internet (il suffit d'acheter un nom de domaine et un hébergement).

Navigateurs Internet : plutôt que Chrome (Google), Internet Explorer (Microsoft) et Safari (Apple), qui représentent tout de même 80 % du marché, opter pour Opera ou Firefox. Ou, mieux, utiliser un serveur proxy pour masquer son adresse IP, comme le réseau Tor (voir les explications dans l'article de FTVI). Ou, encore mieux, un réseau privé virtuel (VPN), qui permet de se connecter anonymement à Internet.

Recherches en ligne : là encore, fuir la domination de Google Search, Yahoo! et Bing (Microsoft) – 98 % du marché à eux trois – pour le Français Le Moteur, le dernier-né Qwant, le scientifique Wolfram Alpha, l'antique Alta Vista, ou encore le rigoureux DuckDuckGo, seul à proposer des requêtes anonymes.

Réseaux sociaux : si Facebook et Google+ se sont ouverts à la NSA, Twitter échappe quant à lui à la surveillance de l'agence américaine, même si les tweets, publics, sont "soigneusement archivés depuis 2010 à la bibliothèque du Congrès américain", rappelle FTVI. L'austère Reddit est aussi une solution sans risque.

Autres : sont aussi concernés par la potentielle surveillance de la NSA des services qui se sont imposés dans notre vie quotidienne, comme Google Maps, Skype ou YouTube (préférer Dailymotion et Vimeo).

Pour plus d'exhaustivité, le site Prism-Break recense lui aussi les navigateurs, messageries et autres services qui permettent d'échapper aux géants du Web inclus dans le programme Prism.

>> Lire aussi la note de blog : "Comment (ne pas) être (cyber)espionné ?"

 

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