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24/11/2013

Je rêve ou ... ??? (suite)

voir la note du 21/11 dernier sur ce blogJe rêve ou ... ???

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/11/19/ce-qu-un-ami-d-israel-doit-dire-a-jerusalem_3516378_3208.html

Ce qu'un ami d'Israël doit dire à Jérusalem

 

En Terre sainte, François Hollande a eu le verbe sage. Il a tenu des propos canoniques. Il n’a pas bousculé ses interlocuteurs. Il aurait dû, car le temps presse, et cette dimension de l’urgence a manqué à la prestation du président en Israël et en Cisjordanie.

Lire (édition abonnés) : Le service minimum de François Hollande à la Knesset

Le service minimum de François Hollande à la Knesset.pdf

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S’adressant au Parlement israélien, la Knesset, lundi 18 novembre, à Jérusalem, M. Hollande a réaffirmé les positions de la France, qui sont aussi celles de l’Europe. Le conflit israélo-palestinien doit prendre fin avec la solution dite des deux Etats : la création d’un Etat palestinien au côté d’Israël, l’un et l’autre ayant Jérusalem pour capitale. La colonisation continue de la Cisjordanie par Israël "doit cesser, car elle compromet" cette solution, a dit M. Hollande.

Quelques heures plus tôt en Cisjordanie, à Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne, il a formulé l’ensemble en des termes plus nets encore, ajoutant : "La France demande l’arrêt total et définitif de la colonisation."

Enfin, le président a assuré Israéliens et Palestiniens de l’"amitié" de la France. Rien à redire sur le plan de la doxa proche-orientale européenne. Mais, précisément, au nom de cette "amitié" proclamée, M. Hollande aurait dû être plus explicite encore. Exploitant une popularité toute nouvelle en Israël, qu’il doit à la fermeté de ses positions sur le programme nucléaire iranien, le président avait l’occasion d’être plus franc sur les implantations.

La vérité est que la question de l’Iran – bien réelle – occulte le dossier israélo-palestinien. Les Etats-Unis se sont donné neuf mois pour faire aboutir une négociation courageusement relancée par le secrétaire d’Etat, John Kerry. Il en reste six. Peu de progrès ont été accomplis, pour ne pas dire aucun.

A la Knesset, M. Hollande s’adressait à une coalition gouvernementale qui ne cherche qu’à gagner du temps. Le Likoud, le parti du premier ministre, est contre la solution des deux Etats, de même que celui du chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, de même que celui d’un autre pilier de la coalition, Naftali Bennett, etc.

Au fil des jours, ils entendent consolider non pas seulement les implantations, mais le réseau d’infrastructures mis en place pour les appuyer – routes spéciales, checkpoints, détournement des ressources en eau… L’ensemble émiette le territoire de la Cisjordanie, rend la vie insupportable aux Palestiniens, et chaque jour moins crédible la solution des deux Etats.

Les vrais amis d’Israël doivent cette vérité à Jérusalem : les implantations sont la négation de la paix. Elles expliquent le scepticisme des Palestiniens sur les pourparlers en cours et renforcent ceux d’entre eux, nombreux hélas, qui rejettent aussi les "deux Etats".

Salué dans les deux camps, M. Hollande avait l’occasion d’être plus direct encore.


Lire aussi (édition abonnés) : Entre Jérusalem et Ramallah, 15 km, un checkpoint et un changement de ton significatif

Entre Jérusalem et Ramallah, 15 km, un checkpoint et un changement de ton significatif.pdf

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