Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/11/2013

Europe à 27 : qu'apporte l'abolition des frontières ?

lu sur :

http://www.express.be/business/fr/economy/le-premier-ministre-britannique-cameron-veut-mettre-fin-a-la-libre-circulation-des-personnes-au-sein-de-lue/199091.htm

Le Premier ministre britannique Cameron veut mettre fin à la libre circulation...

 

 

« Le premier janvier prochain, les peuples de Roumanie et de Bulgarie auront le même droit de travailler au Royaume Uni que les autres citoyens de l’UE. Je sais que beaucoup de gens s’inquiètent des conséquences que cela aura pour notre pays. Je partage ces inquiétudes », écrit David Cameron, le Premier ministre britannique, dans une colonne d’opinion du Financial Times.

Il affirme que le droit de libre circulation des personnes a provoqué de vastes mouvements de population du fait des disparités énormes entre les revenus des différents pays. « Cela prive des pays du talent de leurs meilleurs citoyens dont ils ont besoin et met de la pression sur les communautés », écrit-il. La libre circulation doit demeurer un principe essentiel de l’UE, mais elle doit être assortie de conditions.

Pour ce faire, le Premier veut limiter l’immigration de masse en provenance des pays les plus pauvres au sein de l’UE, et il va rechercher le soutien de l’Autriche, de l’Allemagne et des Pays Bas pour faire imposer des dispositifs pour contrôler l’immigration, et restreindre le principe de la libre circulation.

« Les choses ont mal tourné. Depuis 2004, nous avons assisté à la plus grande migration en Europe depuis la guerre. Dans le cas de la Grande-Bretagne, 1 million de personnes de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est vivent maintenant ici », rappelle Cameron. Il accuse le précédent gouvernement travailliste d’avoir négligé l’option qui lui était offerte de restreindre l’immigration grâce aux contrôles transitoires prévus par l’UE. « Il est peu surprenant qu’avec un revenu par tête des pays qui rejoignaient l’UE d’environ la moitié de celui de la moyenne de l’UE, qu’autant de gens choisissent de venir ici », écrit le Premier. « L’autre leçon, c’est que les échecs de la politique d’immigration sont étroitement liés aux bénéfices sociaux et à l’éducation. Si cela ne paye pas de travailler, ou si les Britanniques manquent de qualifications, cela crée un énorme espace dans notre marché du travail qui peut être rempli par des étrangers. On ne peut pas blâmer les gens de vouloir venir ici et travailler dur ; mais la véritable réponse, c’est de former nos citoyens pour qu’ils puissent occuper ces emplois ».

Cameron explique que son gouvernement travaille actuellement pour essayer de contenir l’immigration en introduisant des conditions plus restrictives dans la limite de ce qui est prévu par les Traités de l’UE. Les candidats européens à l’entrée sur le territoire britannique devront désormais prouver qu’ils gagnent un certain niveau de salaire pour pouvoir bénéficier de certains avantages sociaux. Les nouveaux arrivés ne pourront pas réclamer d’aide au logement. Les immigrants sans domicile fixe ou se livrant à la mendicité seront expulsés et ils ne pourront retourner au Royaume Uni avant une durée de 12 mois, à mois qu’ils ne démontrent qu’ils ont trouvé un moyen de subsistance. En outre, l’amende prévue pour les Britanniques qui emploient des ressortissants d’autres pays de l’UE en dessous du salaire minimum sera quadruplée pour atteindre 20.000 livres.

« Faire entrer de nouveaux pays pour leur apporter la paix et la prospérité demeure l’une des plus grandes forces de l’UE. (…) Mais cela ne peut être fait sur les mêmes bases que par le passé. Nous devons mettre en place de nouveaux arrangements pour ralentir l’accès aux différents marchés du travail des Etats-membres jusqu’à ce que nous soyons certains que cela ne causera pas de vastes migrations », écrit Cameron. Pour y parvenir, il propose d’imposer à chaque pays d’atteindre un certain revenu ou PIB par tête avant de lui octroyer la libre circulation des personnes, ou de permettre aux Etats-membres de fixer des quotas pour limiter l’entrée d’immigrants en provenance de l’UE.

« L’UE doit changer pour regagner la confiance de ses peuples. Je suis impatient de travailler avec les autres pays qui souhaitent aussi une réforme, et pour soumettre le choix à propos de notre avenir en Europe dans un référendum. Si je suis encore Premier ministre après les prochaines élections, le peuple britannique aura son mot à dire », conclut-il.

Les commentaires sont fermés.