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06/07/2014

Notre-Dame-des-Landes et autres projets inutiles

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www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/06/01016...

  • lefigaro.fr Mis à jour le 06/07/2014 à 16:07 Publié le 06/07/2014 à 15:57

  • Les autres luttes contre des projets «inutiles»...

    VIDÉO - Le rassemblement ce week-end à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport est aussi l'occasion aux opposants d'autres «projets... Lire la suite
     
    De la ferme des mille Vaches dans la Somme à la ligne TGV Lyon-Turin, le 14e rassemblement estiva1l contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes2 rassemble d'autres opposants à des projets qualifiés d'inutiles.
    Écologistes, mouvements d'extrême gauche, anarchistes, altermondialistes, habitants de la région et paysans: la principale association de défense du site de Notre-Dame-des-Landes accueille des dizaines d'opposants aux autres projets jugés inutiles, «qu'ils soient petits, moyens ou grands», a précisé le porte-parole de l'Acipa.
    Il y a deux ans, le deuxième «forum international contre les grands projets inutiles imposés» (GPPI3) s'était d'ailleurs tenu sur la zone de construction de l'aéroport. Tout un symbole car l'objet de ce forum, qui s'est tenu cette année en Roumanie, est de mutualiser d'autres mouvements citoyens et écologiques, qui, à l'instar des anti-aéroport, remettent en cause la pertinence de grands projets de construction en France et partout dans le monde.
     
    • Notre-Dame-des-Landes, le projet en suspens
    Le coût du projet et ses conséquences sur un plan écologique sont au coeur de la controverse. Prévu pour être achevé en 2017, le projet de transfert d'aéroport n'a pas avancé depuis l'automne 2012, date des dernières grandes interventions des forces de l'ordre sur le site occupé. L'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fin février 2014, puis l'actuelle ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, début avril, ont annoncé qu'il n'y aurait pas de début des travaux de l'aéroport avant la fin des recours déposés contre le projet. Même si l'optimisme domine chez les opposants, Julien Durand, le porte-parole de l'Acipa, estime que «tant que nous n'aurons pas une signature officielle du gouvernement arrêtant la déclaration d'utilité publique, le projet peut toujours revenir».
    • La ferme des mille vaches, une «industrialisation forcenée de l'agriculture»
    L'implantation de la ferme géante dite des mille vaches dans la petite commune de Drucat, dans la Somme, a entraîné une vive contestation locale8. Le plus grand élevage intensif de France prévoit 1750 bovins et le retraitement du méthane des bovins pour produire de l'électricité. Les riverains regroupés au sein de l'association Novissen9 et des syndicalistes de la Confédération paysanne s'inquiètent de l'impact sur l'environnement de cette ferme à dimension industrielle et des risques de propagation de maladies liés à la concentration des animaux. Les militans agricoles dénoncent une «industrialisation forcenée de l'agriculture». Ces modèles d'élevage intensif et leur rentabilité sont notamment remis en cause par la crise du lait10.
    Les pouvoirs publics sont d'ailleurs sceptiques sur le sujet. Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières tant que la surface d'épandage des déjections ne sera pas suffisante. En raison des dégradations causées lors de l'intrusion le 28 mai des militants de la Confédération paysanne, et des congés d'été des équipes de construction, l'ouverture de la ferme est repoussée.
     
    • Le coût astronomique du TGV Lyon-Turin
    Depuis la signature du traité franco-italien en 2001, les «No-Tav» (TAV = Treno ad Alta Velocità, traduction en italien de TGV, ndlr), s'opposent activement à la construction de la ligne TGV Lyon-Turin dans le Val de Suse. Selon eux, les différentes études et les hypothèses sur la saturation de la ligne ferroviaire existante sont surestimées et ne sont pas en corrélation avec les estimations de trafic. Selon eux, ce projet, soutenu par différents courants politiques de France et d'Italie, n'est pas rentable et provoquera d'importants déficits.
     
    Les travaux, qui devraient commencer en 2015, dureront une dizaine d'années. La mise en service de la ligne pourrait être décalée à 2028-2029 en fonction des aléas du chantier.
     

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