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22/05/2014

Européennes de dimanche : les dés sont pipés

communiqué :

L’UPR saisit en urgence le CSA en raison du non-respect, par les grands médias audiovisuels, des principes démocratiques posés par l’article 4 de la Constitution

le 27 avril 2014 dans 

Communiqués de presse

L’Union Populaire Républicaine (UPR) a adressé, le 23 avril 2014, un courrier recommandé avec accusé de réception au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck.

Ce courrier circonstancié – en copie de ce communiqué – demande au CSA d’intervenir en urgence auprès des médias audiovisuels de grande diffusion pour qu’ils ouvrent enfin leurs antennes à l’UPR, en application du principe d’équité posé par le CSA lui-même et en application de l’obligation, posée par la Constitution, de permettre les expressions pluralistes des opinions politiques.

L’UPR rappelle que ces principes démocratiques fondamentaux figurent en effet dans la Constitution, dont l’article 4 dispose que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ». C’est le CSA qui, en vertu de la loi du 30 septembre 1986, « assure le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ».

Alors qu’a débuté la campagne pour les élections européennes, l’UPR, malgré sa présence dans l’ensemble des circonscriptions du scrutin et malgré son développement spectaculaire, n’est, en effet, toujours pas admise à s’exprimer ni sur les grandes chaînes de télévision, ni sur les grandes stations de radio. 

L’existence même de l’UPR n’est même jamais mentionnée nulle part dans ces médias de grande diffusion, qui  continuent de promouvoir les partis politiques qui ont été rejetés par 61% des Français, abstentionnistes au scrutin de 2009.

En outre, alors que tous les partis politiques présents au scrutin, de l’extrême droite à l’extrême gauche, proposent une « autre Europe » ou de « renégocier les traités européens » , seule l’UPR propose la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

La diversité et le pluralisme des opinions ne sont donc pas représentés dans les médias, dès lors que ces derniers empêchent de s’exprimer le seul parti qui s’oppose au principe même de la « construction européenne ».

Le courrier de l’UPR adressé au CSA comporte :

a) une lettre de six pages, par laquelle François Asselineau, Président de l’UPR et candidat tête de liste dans la circonscription Île-de-France, demande au Président du CSA de contraindre les médias audiovisuels à jouer leur rôle démocratique normal, en application de l’article 4 de la Constitution ;

b)- un dossier de vingt-cinq pages constitué de huit annexes qui démontrent que :

1)  l’UPR rassemble désormais un nombre d’adhérents très supérieur à celui de partis politiques largement médiatisés ;

2) le site Internet de l’UPR est le deuxième site le plus fréquenté de tous les partis politiques français ;

3) les émissions ou les entretiens avec l’UPR sur les télés-web ou sur les radios de la bande FM enregistrent des succès d’audience importants, très supérieurs aux résultats obtenus sur les mêmes vecteurs par les partis ou responsables politiques constamment invités dans les médias de grande diffusion ;

4) les partis politiques « Nouvelle donne » et « Nous citoyens », lancés à l’automne 2013, ont été massivement médiatisés dès leur début, alors qu’ils n’étaient que d’une taille embryonnaire ;

5) le poids des voix obtenues par l’UPR à l’élection législative partielle du 16 juin 2013 par rapport à des formations très médiatisées ne se retrouve pas dans la représentation de l’UPR au sein des médias audiovisuels de grande diffusion ;

6) le FN fait l’objet d’une sur-médiatisation dans le but d’assimiler, aux yeux du public, le rejet de l’Union européenne à une position d’extrême droite, et d’empêcher ainsi tout débat réel de fond ;

7) en empêchant tout débat sérieux et serein sur le principe de la « construction européenne », les médias de grande diffusion contribuent de façon tragique à la dénaturation de la démocratie ;

8) en refusant d’inviter l’UPR, les médias de grande diffusion empêchent cette dernière de répondre aux attaques et manipulations du FN.

Documents :

Lettre envoyée au Président du CSA le 22 avril 2014

Passages médias des partis Nouvelle Donne et Nous citoyens

Télécharger au format PDF

29/04/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants paient et paieront la note

lu sur la revue de presse de l'INSERM :

L’association Générations futures dévoile les résultats d’une analyse, menée par un laboratoire indépendant, de mèches de cheveux de 30 écoliers âgés de 3 à 10 ans, pour mesurer « le niveau d’imprégnation aux pesticides de ces enfants vivant ou allant à l’école dans des zones agricoles »Le Parisien précise que 35 des 53 pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ont été décelés au moins une fois et 13 ont été détectés dans tous les échantillons. Le quotidien souligne que l’usage de certains d’entre eux est interdit en France depuis des années.

Le Parisien, 29/04

extraits :

..." Sur les 53 pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens recherchés, 35 ont été retrouvés au moins une fois et treize détectés dans tous les échantillons. Notamment des insecticides interdits d'usage en France depuis des années ! Au cours des trois mois précédant le prélèvement, 80 % des enfants auraient été exposés à des pulvérisations d'insecticides agricoles." ...

..." Si Générations futures a choisi d'analyser des cheveux, c'est que nos mèches en disent beaucoup sur notre santé. « Cette étude montre que nos enfants sont exposés au quotidien à une véritable soupe chimique », souligne le porte-parole de l'association, François Veillerette."...

 

Des traces de pesticides dans les cheveux des enfants - La Parisienne.pdf

 

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à propos d'enfants, lire aussi sur Bastamag :

BIOÉTHIQUE

Jacques Testart : « Demain, il n’y aura plus de limite au tri génétique »

19/03/2014 AGNÈS NOËL

sur le même sujet :

puberté précoce.pdf

voir aussi :

Pesticides et perturbateurs...

27/04/2014

Portugal : anniversaire de la Révolution des œillets du 25 avril 1974

lu sur :

http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/22/1867412-portugal-l-anniversaire-gache-de-la-revolution-des-oeillets.html

Portugal. L'anniversaire gâché de la Révolution des œillets ?

Publié le 22/04/2014 à 03:46Mis à jour le 22/04/2014 à 08:11

Il y a quarante ans, le 25 avril 1974, le Portugal entrait en démocratie. Alors que le pays s'apprête à fêter le quarantième anniversaire de la «Révolution des œillets», une polémique assombrit le décor : la présidente de l'Assemblée nationale, Assunção Esteves, membre du Parti social démocrate (centre droit), refuse que l'Association du 25 avril, réunissant ceux qui ont fait tomber la dictature, s'exprime devant les députés !

Un œillet rouge au fusil

Lisbonne, le 25 avril 1974… la colonne blindée conduite par le capitaine Salgueiro Maia force le président du Conseil, Marcelo Caetano, à se rendre. Emmenée par de jeunes officiers, l'armée veut mettre fin aux guerres coloniales et faire souffler un vent de liberté. C'est la chute de quarante-huit ans de dictature et surtout la fin de quarante-deux ans de «salazarisme» au Portugal. Une femme met un œillet rouge au canon d'un fusil d'assaut. Dans les rues de la capitale chaque soldat a bientôt le sien. Coup d'état pour la paix, pratiquement sans sang versé… La Révolution des Oeillets et ses «capitaines d'avril» entrent dans la légende. Car – fait unique – ces militaires installeront la démocratie et rendront le pouvoir aux civils tandis que les Portugais libérés obtiendront des avancées sociales sans précédent.

Aujourd'hui ? Le portrait de feu Salgueiro Maia, mort en 1992, interroge l'emblématique place Do Comercio, à Lisbonne. Son compagnon d'armes Vasco Lourenço, l'un des principaux architectes du «25-Avril», président de l'association éponyme, et désormais colonel retraité, n'ira pas à l'Assemblée nationale pour la cérémonie du quarantième anniversaire, cette année.

Vasco Lourenço : «C'est une valeur qu'on doit défendre tous les jours»

«En 2012 et 2013, nous n'y sommes pas allés non plus, car nous pensons que le pouvoir actuel se comporte comme l'ancien régime, en héritier des vaincus du 25 avril : il attaque toutes les conquêtes de la Révolution, de la République sociale», explique alors ce dernier, dans son bureau de la rua da Misericordia, à Lisbonne, dénonçant sans langue de bois ceux qui ont conduit le pays vers la crise et le chômage, à force de corruption et de spéculations.

Il y a quelques semaines, la présidente de l'Assemblée nationale, Assunção Esteves, a appelé l'ancien capitaine d'avril. Pour la cérémonie de 2014, elle a insisté. Figure emblématique et autorité morale au Portugal, avec leurs 5 000 adhérents, «ceux du 25-Avril» ne pouvaient pas ne pas être là pour ce 40e anniversaire célébré à l'Assemblée.

Vasco Lourenço lui a donc courtoisement répondu qu'il viendrait, mais à condition de pouvoir prendre la parole devant les députés. Refusé !

«S'ils ne veulent pas venir, c'est leur problème», a alors fait savoir la présidente. Même à droite, la désinvolture a choqué. Jeudi dernier, Vasco Lourenço a donc confirmé que le Parlement «fêterait» le quarantième anniversaire sans ceux qui l'ont accouché…

Vendredi, devant l'un des nombreux œillets ornant son bureau du 95 rua Misericordia, il nous résumait : «Nous ne voulons pas être un alibi qu'on montre une fois par an. Le 25 Avril, ce doit être une valeur qu'on défend tous les jours».


A l'affiche

Chaque année, pour célébrer le 25-Avril, l'association fait réaliser une affiche par des artistes. Pour ce quarantième anniversaire ? Sur fond rouge, «1974 y est en vert, couleur de l'espoir, mais 2014 est peint en noir et entre les deux nous avons mis ce point d'interrogation blanc sur l'avenir du Portugal», la décrivent ses auteurs, le peintre Julio Pomar et le designer Henrique Cayatte qui ont ainsi choisi de résumer en une image tout ce que ressentent des millions de Portugais actuellement.

De notre envoyé spécial Pierre Challier 

25/04/2014

Oliver Stone - Les États-Unis : L'Histoire jamais racontée

Un documentaire à voir absolument, ne serait-ce que pour mieux comprendre "l'Europe de la concurrence libre et non faussée".

Oliver Stone - Les États-unis : L'Histoire Jamais Racontée ...

www.commeaucinema.com/film/oliver-stone-les-etats-unis-l...   En cache

Résumé du film Oliver Stone - Les États-Unis : L'Histoire jamais racontée

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Oliver Stone: "Les Américains s'imaginent être les gentils ...

www.lexpress.fr/culture/tele/oliver-stone-les-americains...   En cache

Oliver Stone: "Les Américains s'imaginent être les gentils contre les méchants"

Propos recueillis par Sandra Benedetti, publié le 16/01/2014 à 17:34

Abonné à la polémique, Oliver Stone révèle cette fois la face cachée des Etats-Unis dans une remarquable série documentaire. Avec L'Express, il revisite Une autre histoire de l'Amérique. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/tele/oliver-stone-les-americains-s-imaginent-etre-les-gentils-contre-les-mechants_1314422.html#gAdQ0PXo7rJVTV5U.99

21/04/2014

Les français et leurs élus : sondage

lu sur :

www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/21/les-francais...

LE MONDE | 21.04.2014 à 10h43 • Mis à jour le 21.04.2014 à 16h36 |Par Gérard Courtois

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Le diagnostic dressé par Viavoice – pour France Inter, Le Monde, LCP-Assemblée nationale, Terra Nova et La Revue civique – est, hélas ! sans surprise, tant il confirme de précédents sondages :

  • deux Français sur trois (64 %) estiment que la démocratie fonctionne mal en France actuellement.

Au-delà du constat, l'intérêt de cette enquête est d'explorer les remèdes capables d'améliorer le fonctionnement démocratique du pays. Les deux causes principales de la défiance sont connues : l'impuissance des gouvernants face à la crise économique et la déconnexion des élites par rapport aux préoccupations des citoyens. Et c'est bien dans ces deux directions que se concentrent les améliorations souhaitées : les Français réclament davantage d'efficacité de l'action publique et davantage de proximité des gouvernants et des élus. Beaucoup plus que des réformes institutionnelles.

L'efficacité, d'abord. Le contrôle, par les citoyens, de la pertinence et des résultats de l'action publique est plébiscité. Et il prend, dans leur esprit, des formes multiples. Ainsi, 86 % des personnes interrogées souhaitent que les dirigeants présentent davantage le bilan de leur action, et 85 % qu'ils en expliquent davantage le sens.

Lire aussi : Une société française défiante et repliée sur elle-même

GÉNÉRALISER LES PRIMAIRES CITOYENNES

De même, plus de quatre sur cinq (81 %) préconisent de « rendre systématique l'évaluation des politiques publiques deux ou trois ans après leur mise en œuvre ». Et un pourcentage similaire (82 %) estime que l'on devrait « permettre à une assemblée de citoyens de démettre des élus qui ne respectent pas leurs engagements », mesure radicale inspirée de la procédure américaine de recall permettant de destituer un gouverneur d'Etat, par exemple en Californie.

Autrement dit, la restauration du crédit des gouvernants passe par le respect des engagements et le contrôle de qualité de la politique qu'ils conduisent. Et par un rapport moins abstrait à la démocratie, davantage conçue comme une relation contractuelle entre des responsables publics prestataires de services et des citoyens-clients, y compris au moyen de référendums (pour les deux tiers des sondés).

La proximité, ensuite. Tous les moyens sont envisagés pour combler le fossé entre gouvernants et gouvernés. Cela suppose, en premier lieu, d'ouvrir les institutions et les partis politiques sur la société. La généralisation de « primaires ouvertes aux citoyens pour choisir les candidats aux élections » est préconisée par 63 % des personnes interrogées. De même, 64 % souhaitent que l'on introduise « davantage de proportionnelle dans les assemblées élues », afin de favoriser une représentation plus diversifiée et conforme à la réalité économique et sociale du pays.

STRICT NON-CUMUL DES MANDATS 

Quant aux partis politiques, dont on sait qu'ils ne suscitent désormais la confiance que d'une très maigre minorité de Français, ils sont jugés opaques et peu représentatifs :

  • 88 % des sondés veulent rendre « leur fonctionnement plus transparent »
  • 75 % qu'ils s'ouvrent davantage sur la société.
  • Deux sondés sur trois (66 %) sont favorables à l'émergence de « passeurs » entre la société et le monde politique.

Au plus près des habitants, sur le terrain, ces relais auraient pour vocation d'« expliquer la démocratie et d'inciter les citoyens à participer aux élections et à la vie démocratique ». Cruel constat pour les élus locaux !

Lire aussi : La défiance des Français envers la politique atteint un niveau record 

Quant aux dirigeants politiques eux-mêmes, les Français formulent trois  souhaits : 

  • Pour 77 %, qu'ils « échangent directement en face-à-face avec les électeurs » (réunions publiques, marchés, porte-à-porte) ou sur Internet (61 %). D'autre part, qu'ils soient renouvelés plus fréquemment.
  • 84 % des sondés sont favorables à ce qu'on « impose aux élus de ne détenir qu'un seul mandat à la fois », soit un strict non-cumul de mandats.
  • 75 % recommandent qu'ils ne « puissent détenir que deux mandats successifs d'une même fonction ».

En revanche, les Français n'attendent pas grand-chose de réformes strictement institutionnelles. S'ils sont 69 % à souhaiter que les collectivités territoriales voient leurs pouvoirs renforcés, seule une minorité (43 %) préconise un renforcement des pouvoirs du Parlement et une petite minorité la suppression de la fonction de premier ministre (24 %), une plus petite encore la fonction de président de la République (20 %).

Comme le note François Miquet-Marty, président de Viavoice, les Français ne souhaitent pas « changer de République », mais « assurer une meilleure souveraineté et une meilleure représentation du peuple ». Bref, de réconcilier démocratie « légale » et démocratie « réelle ». Vaste programme. 

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lire aussiLa moitié des Français croient aux théories du complot

www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/03/la-moitie-des...

 

  

lire aussi sur ce blog la note du 13/2/14

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

lienL'insurrection est, pour le...

18/04/2014

De la folie des grandeurs : Les politiciens professionnels qui nous dirigent ...

... sont à côté de leurs pompes ! 

À lire sur MEDIAPART ! ( un article comme celui là de temps en temps justifie amplement mon abonnement )

Si vous n'êtes pas abonné, je vous offre l'article.  Il suffit de me contacter.

 

A LA UNE
Elysée: les folies du conseiller de François Hollande
PAR MICHAËL HAJDENBERG

A-t-il l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator ? Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler. A-t-il la réputation d’être solidement ancré à gauche ? Il se comporte comme un « petit marquis » au Palais où il abuse des privilèges de la République. Est-il connu pour sa plume aiguisée ? Il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres. Aquilino Morelle, conseiller politique du président et nouvel homme fort de l'Élysée, a beaucoup menti. 

petit extrait :

... " En avril 2013, alors que se solde l'affaire Cahuzac et qu'apparaissent au grand jour ses relations avec l'industrie pharmaceutique, une succession d’incidents au Palais semblent sonner son heure. Il est mis en retrait pendant plusieurs mois, ne participe plus aux déplacements à l’étranger ni à certaines réunions décisives. Mais François Hollande ne prend pas la décision de s’en débarrasser.

© Reuters

Et c’est même l’inverse qui se produit, à l’automne 2013, après plusieurs ratés dans la communication présidentielle. Il revient particulièrement en grâce au moment de l’affaire Julie Gayet. Puis il est carrément promu. Artisan du rapprochement Montebourg/Valls, il n’a de cesse de militer pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault. Ce qui advient le 31 mars 2014. Quinze jours plus tard, plus que jamais, il est parvenu à se placer au centre du dispositif et règne en maître à l’Élysée. "...

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lire aussi sur le Point :

Nous avons retrouvé le cireur de pompes d'Aquilino Morelle !

L'un des conseillers les plus écoutés de Hollande, venu de l'aile gauche du PS, s'est attaché les services d'un cireur de chaussures ! On croit rêver !

17/04/2014

Bientôt les européennes : "L'Europe, l'Europe, l'Europe !" ... mais pour quoi faire ? (pour faire quoi ?)

C'était le 14 décembre 1965, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Le général de Gaulle, interrogé par Michel Droit, résume ses réserves européennes en une petite phrase passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

" Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc.Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes. "

www.ina.fr/video/I00012536   En cache

... "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe !l'Europe ! l'Europe "...

 Lien :

Citations passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

extraits :

... On le voit de Gaulle n'envisage qu'une Confédération d'Etats et fait précéder toute élection au suffrage universel (il ne précise pas si c'est suffrage direct ou indirect) d'une Assemblée, d'un référendum « organisé simultanément dans tous les pays intéressés »De plus, De Gaulle envisage alors deux Assemblées dont l'une « représenterait les réalités régionales, économiques, intellectuelles, morales, des états participants »...

... « L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ».

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sur le même sujet , voir aussi la note du 20/5/2013 sur un autre blog :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

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lire aussi "Manière de voir" du Monde diplomatique :

16 mai 2013
EN KIOSQUES et sur notre boutique en ligne
 
« Manière de voir » n°129 / Juin - juillet 2013 

Europe, droit d'inventaire

Numéro coordonné par Anne-Cécile Robert

La crise ? Quelle crise ? Les primes de cabinet du gouvernement Ayrault

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/13/01016...

INFO LE FIGARO - 449 membres des équipes ministérielles se sont réparti 12 millions d'euros  ...

Les généreuses primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013.pdf

extrait :

(brut par an et par personne ...)

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01/04/2014

Municipales 2014 : tous les résultats

www.lemonde.fr/municipales

 aller sur :

Les méthodes de torture de la CIA révélées

lu sur :

Tortures : la CIA a caché ses méthodes à l'Amérique

Le Monde.fr avec AFP | 01.04.2014 à 05h41 • Mis à jour le 01.04.2014 à 07h38

La CIA a délibérément induit l'administration et la population américaines en erreur au sujet des méthodes d'interrogatoire musclées en vigueur sous le président George W. Bush, estime un rapport du Sénat dont des responsables se sont faits l'écho auprès du Washington Post.

Dans ce document de 6 300 pages rédigé par la commission du renseignement du Sénat, la CIA est accusée d'avoir dissimulé certains détails sur la brutalité de certaines procédures, assimilées à de la torture. Elle aurait aussi exagéré l'importance des complots et des prisonniers détenus dans ses prisons secrètes. L'agence aurait également caché que certains renseignements déterminants avaient été en fait lâchés par les détenus... avant qu'ils ne soient soumis aux techniques brutales des agents américains, explique leWashington Post.

Les renseignements les plus précieux sur Al-Qaida« dont ceux qui ont mené à l'opération contre Oussama Ben Laden en 2011 », n'ont pas été obtenus grâce aux méthodes de la CIA, pointe encore le Washington Post.

Ce rapport est encore confidentiel et le journal dit avoir pu divulguer ces détails grâce aux indiscrétions de responsables qui y ont eu accès. Dean Boyd, un porte-parole de la CIA, n'a pas souhaité commenter ces informations. « Nous n'avons pas encore obtenu la version finale » du texte, a-t-il dit.

OBAMA S'ENGAGE À LA DÉCLASSIFICATION

Le document a été bâti autour de « récits détaillés de dizaines de personnes détenues par la CIA » entre 2002 et 2006, explique encore le Washington Post. A l'époque, l'agence était aux avant-postes de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par M. Bush et utilisait ces techniques assimilées à de la torture par de nombreux défenseurs des droits de l'homme. Ces méthodes comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade. Le président Barack Obama y a mis fin en 2009.

La présidente de la commission du renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, a indiqué la semaine dernière que ses membres comptaient voter jeudi pour demander formellement la déclassification de 400 des 6 300 pages du rapport. Barack Obama a apporté son soutien à cette démarche« Je m'engage totalement à déclassifier ce rapport dès qu'il est terminé », a-t-il dit le 12 mars.

Ces procédures se déroulent alors que la CIA est en guerre ouverte contre le Sénat. L'agence d'espionnage est accusée d'avoir entravé le travail des assistants parlementaires qui ont travaillé pendant plus de trois ans à la rédaction de ce rapport, notamment en supprimant des documents de leurs serveurs.

Lire le compte rendu de notre correspondante aux Etats-Unis : Menacée par un rapport sur la torture, la CIA soupçonnée de piratage du Sénat américain

27/03/2014

Les listes des municipales par commune

ma page municipale

Découvrez les candidatures du second tour dans votre commune

 


Vous avez été nombreux à suivre la soirée des résultats sur Libération.fr dimanche dernier : merci pour votre confiance. 

Libération continue de vous accompagner dans la campagne des municipales : retrouvez dès maintenant les listes actualisées du second tour pour votre commune, et préparez ainsi votre vote de dimanche prochain.

20/03/2014

Êtes-vous pour le traité de libre échange transatlantique ? (ou pour sortir de l'Europe du libre échange ?)

voir aussi la note :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

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03/03/2014

Les ex-colonies françaises et le néocolonialisme

lu sur le site du Monde :

« Le modèle colonial français a laissé l'Afrique à l'état de squelette »

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 28.02.2014 à 10h46 • Mis à jour le 28.02.2014 à 11h51 |Propos recueillis par Charlotte Bozonnet

Depuis 2011, l’armée française s’est engagée en Libye et en Côte d’Ivoire, puis au Mali et, en décembre 2013, en République centrafricaine. Le Monde a demandé son analyse des récentes interventions françaises sur le continent à l’historien sénégalais Ibrahima Thioub, spécialiste des systèmes de domination en Afrique, professeur d’histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, et chercheur associé à l’Institut d’études avancées de Nantes.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

La France est engagée en Centrafrique. Il y a un an, elle intervenait au Mali, une autre de ses ex-colonies. Ces interventions relèvent-elles d’un néocolonialisme ?

Les véritables questions derrière ces interventions seraient plutôt : pourquoi, cinquante ans après les indépendances, l’Afrique n’a-t-elle pas réussi à construire des armées capables de faire face à de tels événements ? Comment expliquer la facilité avec laquelle des rébellions mobilisent de jeunes combattants ? Pourquoi arrive-t-on si aisément à se procurer des armes sur un continent qui ne parvient pas à assurer une couverture universelle en matière de vaccination infantile ou de scolarisation ? Le problème n’est pas l’intervention de la France mais ce qu’elle révèle des Etats africains : des Etats fragiles, inefficaces et incapables de mobiliser les populations pour défendre leur patrie.

Quelles sont les origines de cette fragilité ?

Au moment des indépendances africaines, la France a transféré le pouvoir aux élites les plus favorables à une continuation du système colonial. Aujourd’hui, les groupes au pouvoir restent connectés à la France par la persistance du modèle économique, fondé sur l’extraction des ressources naturelles. Ces ressources, non valorisées localement, sont achetées à un prix très inférieur à celui du marché mondial. En échange, les élites africaines reçoivent une rente réexportée en Europe sous la forme de comptes bancaires ou de biens immobiliers. Pis, ces élites ont un modèle de consommation qui ne favorise pas la production locale. Tout cela laisse la population exsangue, et la jeunesse face à une alternative : rejoindre les rébellions, les mouvements djihadistes ou évangéliques, ou émigrer.

Vous estimez qu’il y a une connivence entre la France et les élites africaines…

Il y a une sorte d’alliance objective entre des entreprises européennes soutenues par leurs Etats, les élites au pouvoir en Afrique et les mouvements rebelles, djihadistes ou évangéliques. Même s’ils se combattent sur le terrain, il existe entre eux une connivence de facto qui exclut les populations de l’accès à des capacités de production et à des revenus. Cela crée une insécurité qui fragilise l’ensemble des Etats africains. Tant qu’on ne réfléchit pas aux causes profondes des crises, la France pourra intervenir tant qu’elle veut, rien ne sera réglé. Depuis les années 1960, les interventions de Paris dans son pré carré n’ont jamais résolu les problèmes. Elles n’ont fait que les reporter.

Au Mali, il s’agissait d’arrêter d’urgence une attaque de djihadistes. Pouvait-on vraiment faire autrement ?

Ponctuellement, il n’y avait pas d’alternative. Mais c’est ce pilotage à vue qui n’est pas une solution. Au Mali, tout le monde voyait venir la catastrophe. Depuis des années, la classe dirigeante récupère la rente fournie par les Etats européens pour un partage oligarchique des ressources, laissant la population démunie. Ce partage du gâteau était tel qu’il n’y avait même plus d’opposition politique.

Le deuxième facteur, en fait un simple détonateur, tient à l’intervention française en Libye. Tout le monde savait que l’arsenal libyen allait être utilisé dans les conflits du Sahel, notamment les rébellions touareg. Les conditions étaient réunies pour qu’un pays de la région soit la cible d’une attaque, sur fond de lutte entre l’Occident et les islamistes. Ce fut le Mali. Paris a dû intervenir pour ses propres intérêts et sous peine de voir la région basculer dans le fondamentalisme religieux. Je voudrais rappeler que nous avons déjà vécu cette situation. Au XIXe siècle, l’islam s’était posé comme alternative aux régimes locaux ruinés et délégitimés par leur participation à la traite des esclaves. Les mouvements djihadistes étaient alors capables de les battre et d’unifier la région. Sans l’intervention de l’armée française, El Hadj Oumar [fondateur de l’Empire toucouleur au début du XIXe siècle]aurait vaincu les régimes en place. Mais nous n’avons pas tiré les leçons de cette expérience.

Comment expliquer que la France n’ait jamais réussi à construire une autre relation avec l’Afrique ?

Cela tient au modèle colonial français, qui a investi a minima dans les colonies pour en extraire le maximum de ressources au profit de la métropole. Cela a laissé ces territoires à l’état de squelettes. Ne reste alors plus que l’exercice de la violence entre les élites locales pour accéder au peu de ressources restant. Pour trouver protection, les populations adoptent une logique de clientèle ou de désertion. En Afrique centrale, les compagnies concessionnaires qui succèdent aux seigneurs de guerre esclavagistes ont poussé la violence à l’extrême. Cette histoire explique en partie la situation en Centrafrique. L’Afrique de l’Ouest fut, elle, soumise à une économie de traite. La main-d’œuvre forcée au travail produisait la spécialisation de chaque territoire : l’arachide au Sénégal, le café et le cacao en Côte d’Ivoire. Ce modèle colonial a détruit le potentiel de production des pays. A la décolonisation, l’exploitation économique a perduré, de même que les relations politiques inégales. La France a installé des bases militaires pour maintenir des régimes en place. Les politiques d’ajustement néolibéral des années 1980-1990, en privatisant le secteur public, ont assombri le tableau. Elles ont provoqué une criminalisation des filières d’accès aux ressources. Les services publics mis à terre ont davantage exclu les citoyens des systèmes de redistribution.

Pis encore, la décolonisation culturelle ne s’est pas faite : on a oublié que la France et ces pays faisaient partie du même empire. Il fallait décoloniser l’Afrique mais aussi la France, car les idées à l’origine de la colonisation avaient pénétré en profondeur la société française, au point qu’elle a souvent un regard du XIXe siècle sur l’Afrique. Mais les élites françaises ne sont pas les seules responsables : avec leur modèle de consommation, les élites africaines, qui se soignent et font leur marché en Europe ou éduquent leurs enfants aux Etats-Unis, condamnent l’Afrique à une dépendance économique et à une extraversion culturelle ruineuses.

Ne pensez-vous pas que l’expérience du Mali a été un électrochoc, capable de faire changer les choses ?

Ce n’est pas la première fois qu’on attire l’attention sur les dangers du néocolonialisme. Mais a-t-on la volonté d’attaquer sérieusement ce système ? Combien de fois a-t-on déclaré la guerre à la « Françafrique » ? Cela perdure, car il y a une conjonction de forces africaines et européennes qui ont intérêt au maintien du système. En Afrique, la politique semble se résumer à la lutte contre la pauvreté et la mal-gouvernance, comme si la pauvreté était un être autonome contre lequel on pourrait lutter en injectant des ressources financières. On oublie que la pauvreté est un rapport social, qui résulte de relations économiques et politiques. Tant qu’on ne modifie pas l’architecture sociale, le type de relations politiques qui gouvernent ces sociétés, rien ne changera.

Comment sortir de cette relation mortifère entre l’Europe et l’Afrique ?

Dans le contexte actuel, poursuivre cette relation est mortel pour les deux continents. Du reste, les pays émergents la perturbent en imposant une féroce compétition à l’Europe pour l’accès aux ressources africaines. La seule stratégie valide pour l’Europe est de pousser à un recentrage de l’Afrique sur elle-même. Il faut que l’Afrique ait les capacités de production pour satisfaire ses besoins en termes de nourriture, de soins, de formation. Il faut aussi qu’elle sorte de la logique mercantile dans laquelle l’Europe l’a maintenue pendant des siècles et qu’elle développe un système de production à la fois industriel, agricole, commercial performant. Avec la jeunesse de sa population, l’immensité de ses ressources naturelles, l’Afrique en a les capacités et elle peut le faire avec ou sans aide. En poussant dans cette direction, l’Europe relancerait sa propre économie. Quand les Américains ont initié le plan Marshall, ce n’était pas parce qu’ils aimaient les Européens, c’était pour relancer leur propre économie. Si l’Europe ne pousse pas dans cette direction, elle sera vaincue par les émergents qui continueront de faire de l’Afrique cette terre d’extraction des ressources primaires.

27/02/2014

Apartheid en Palestine : bulldozers en action

lu sur le site du Monde :

La lutte inégale des Bédouins contre les bulldozers israéliens en Cisjordanie

LE MONDE | 27.02.2014 à 12h18 • Mis à jour le 27.02.2014 à 13h21 |Laurent Zecchini (Tubas, Cisjordanie, envoyé spécial)

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Ce 30 janvier, il était 6 h 30 du matin lorsqu'une quinzaine de véhicules de l'administration civile et de l'armée israélienne sont arrivés sur le lieu-dit de Khirbet Um al-Jamal, situé à une douzaine de kilomètres à l'est de Tubas. Il n'y a eu aucune discussion, pas de violence physique non plus : deux bulldozers sont entrés en action, et moins de deux heures plus tard, le campement était rasé. En pleurs, les femmes et les enfants ont assisté au spectacle des tentes déchiquetées, de leurs maigres possessions écrasées. Les soldats, qui avaient sorti au préalable quelques matelas, les ont empêchés de s'approcher.

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Tel est le lot des Bédouins palestiniens installés dans la vallée du Jourdain, région située dans la « zone C », cette partie du territoire palestinien qui recouvre 61 % de la Cisjordanie occupée et où Israël exerce un contrôle total.

« Que pouvions-nous faire contre la force militaire ? », s'interroge le berger Mahmoud Kaabneh. Il n'y a nulle trace de colère chez ce Bédouin palestinien, juste du fatalisme :« Bien sûr que nous allons reconstruire, et que les soldats reviendront, mais quel autre choix avons-nous ? » Le soir de ce traumatisme familial, Mahmoud, sa femme et leurs dix enfants ont dormi dans un grand réservoir d'eau en plastique, et ils ont allumé un feu pour se réchauffer. Les jours suivants, ils ont été hébergés sous les tentes de l'oncle de Mahmoud, Salman Kaabneh.

VIE PRÉCAIRE

Entourés d'une ribambelle d'enfants aux joues rouges, les deux hommes racontent leur vie précaire, la possibilité d'une arrivée inopinée de véhicules militaires, leur détermination à ne rien changer à leur mode de vie. De temps en temps, quand la vente de fromage et de lait ne suffit plus, Mahmoud Kaabneh vend un mouton, dont il obtient entre 500 et 1 000 shekels (100 à 200 euros). Parfois aussi, les colons établis dans les implantations voisines de Maskiot et Rotem lui volent une bête, en toute impunité. Mahmoud a une dette de 30 000 shekels auprès du fournisseur de fourrage et il sait que la sécheresse persistante en Israël annonce des jours difficiles.

Dix jours se sont écoulés, et rien n'a changé à Khirbet Um al-Jamal : des bâches de plastique déchiquetées, des bidons éventrés, des poutrelles tordues, des vêtements, des gravats… comme si une tornade était passée. Mahmoud Kaabneh a été prévenu que de nouvelles tentes l'attendaient chez le gouverneur de Tubas, fournies par l'Autorité palestinienne, mais il ne veut pas aller les chercher : « J'attends d'être sûr que l'armée ne va pas revenir », explique-t-il.

A peu de distance, une autre partie du campement est intacte : « C'est qu'ils n'ont pas encore reçu d'ordre de démolition », explique Mahmoud, qui avait reçu une telle notification il y a un an. C'est un différend immuable : l'Etat israélien ne reconnaissant pas la validité des titres de propriété (quand ils existent), les habitations sont illégales. Le 30 janvier, 66 personnes, dont 36 enfants, la plupart du clan Kaabneh, ont perdu leur abri. Mais les autres familles installées sur le site, les Makhamreh et les Daraghmeh, savent que leur tour viendra.

Et le calendrier des négociations israélo-palestiniennes, qui doivent s'achever, en principe, fin avril, n'arrange rien. La question de la souveraineté dans la vallée du Jourdain est devenue l'un des dossiers les plus sensibles du processus de paix.

Israël exige d'y maintenir une présence militaire pendant de nombreuses années, afin que la région devienne une zone tampon, pour sa propre sécurité. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a récemment indiqué que, dans le cadre de la création d'un Etat palestinien, il était prêt à accepter que des troupes de l'OTAN y soient stationnées indéfiniment. Réponse de Benyamin Nétanyahou : pas question. Le premier ministre israélien a d'ailleurs confirmé qu'il n'avait aucune intention de démanteler les colonies israéliennes.

Dans l'immédiat, la priorité du gouvernement israélien est de pérenniser la situation sur le terrain, ce qui passe par l'éviction du maximum de Palestiniens de la vallée. Selon les chiffres des Nations unies, les démolitions sont passées de 172 en 2012 à 390 en 2013, tandis que le nombre de personnes déplacées progressait de 279 à 590 sur la même période (plus d'un millier sur l'ensemble de la zone C).

Parallèlement, l'armée ne laisse plus aucune marge de manœuvre aux manifestations de solidarité en faveur des populations palestiniennes concernées. Le 7 février, elle a démantelé un camp de quelque 300 militants palestiniens, israéliens et étrangers, installé près de Jéricho.

« ÉCHEC ANNONCÉ »

Le Palestinien Mustafa Barghouti, l'un des principaux chefs de file de l'« Intifada blanche » (la résistance non violente), faisait partie des protestataires. Nous le rencontrons le lendemain au nord de Jéricho, sa voiture arrêtée depuis des heures devant un check-point. Son signalement a été diffusé à tous les détachements militaires de la région : pas question de le laisser passer pour aller apporter de l'aide aux habitants de campements qui ont subi le même sort que celui de Mahmoud Kaabneh.

Ancien candidat à l'élection présidentielle palestinienne de 2005, Mustafa Barghouti n'a aucune illusion sur le sort des négociations en cours avec les Israéliens : « C'est un échec annoncé ; aucun compromis n'est possible avec ce gouvernement de colons. Ce que fait Israël dans la vallée du Jourdain, affirme-t-il, s'apparente à du nettoyage ethnique. L'Etat palestinien, s'il voit le jour, sera un bantoustan, pas un Etat souverain. » Le Palestinien prépare déjà la prochaine manifestation de protestation contre l'extension de la mainmise militaire sur la vallée du Jourdain.

Mais l'action humanitaire en faveur des populations bédouines de la région devient difficile. Début février, le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé qu'il ne fournira plus de tentes aux populations locales victimes de la répression militaire, dès lors que celles-ci sont systématiquement confisquées ou détruites par l'armée israélienne.

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13/02/2014

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

communiqué :

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN 
Constitution du 24 juin 1793 
- Article 35 :
 
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.    
 
Si cet article a disparu des Constitutions suivantes, donc de la Constitution actuelle, c'est qu'il met en danger une règle non écrite que tous les partis politiques acceptent sans jamais la remettre en cause : 
 
"Représentant élu du Peuple" est une profession réservée aux politiciens professionnels 
 
N'êtes-vous pas choqué de cette situation ? Est-il normal que nos "représentants" soient des professionnels de la politique, qu'être "ÉLU DU PEUPLE" soit une profession, comme plombier, dentiste ou instituteur ?
 
Dans le domaine politique, la société française est une société de castes, il faut bien l'admettre. 
 
Il y a deux castes :
 
la caste des politiciens professionnels : ceux qui sont chargés de gérer la société dans laquelle nous vivons.
la caste des intouchables, politiquement parlant : ceux qui n'ont aucun droit dans cette gestion, autre que celui de mettre un bulletin dans une urne, de temps à autre.
 
Ce genre de société conduit inéluctablement à des révoltes périodiques (des "révolutions"), où les "intouchables", finissant par décider de mettre à bas leurs maîtres, tentent d'organiser autrement la société.
 
 
En 2014, une opportunité s'ouvre de tenter une "révolution par les urnes" : les élections municipales.
 
 
Jusqu'à présent, les listes présentées aux élections municipales dans les villes d'une certaine importance ont été conduites exclusivement par des partis ou des mouvements politiques, dont la seule fonction est de présenter le programme d'un parti politique ou d'une idéologie. 
 
Ce système, consciemment ou inconsciemment accepté par tous, IL EST TEMPS DE LE BOUSCULER, afin de redonner à TOUTES et TOUS la maîtrise d'une vie "politique démocratique" au sens étymologique du terme : 
 
SOUVERAINETÉ DU PEUPLE DANS L'ORGANISATION DE LA VIE SOCIALE
 
Pour les municipales de 2014, IL FAUT DÉPOSER PARTOUT, dans toutes les villes, 
 
DES LISTES "CITOYENNES" constituées à parité de citoyennes et de citoyens  SOUCIEUX DU BIEN COMMUN, dont la fonction ne soit pas d'avaliser le programme d'un parti politique ou d'une idéologie, quel que puisse être ce programme.
 
Si vous voulez y participer, écrivez à l'association " Une place pour tous ! ":
 
uneplacepourtous@cegetel.net
 
Même si les moyens dont nous disposerons pour faire campagne sont infimes, l'aspect symbolique de ce mouvement de révolte citoyenne aura des répercussions sur notre société, il ne faut pas en douter.

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à propos d'élus non professionnels de la politique, lire l'article suivant sur l'expérience italienne :

Le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo s'enracine dans l'électorat.pdf

Palestine : l'eau, les colons, la langue allemande, le sionisme ...

lu sur :

Le président du Parlement européen provoque une polémique à la Knesset

Le Monde - il y a 3 heures

Le Monde | 13.02.2014 à 15h07 • Mis à jour le 13.02.2014 à 15h07 |Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant) et Frédéric Lemaître ((à Berlin))

En recevant des journalistes, mercredi matin 12 février, Martin Schulz, le président du Parlement européen, s'était montré conscient du caractère politiquement délicat de sa visite à Jérusalem et à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne. Il avait notamment fait preuve d'une grande réticence à évoquer l'illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
 

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Celles-ci sont un « obstacle » mais « nous n'avons pas besoin d'un débat sur le point de savoir si elles sont “légales” ou “illégales”, nous avons besoin de solutions pratiques », avait-il insisté, tout en finissant par admettre que, « selon la convention de Genève , elles sont illégales »Or cette extrême prudence diplomatique n'a pas été présente dans le discours prononcé, en allemand, par M. Schulz devant la Knesset, le Parlement israélien.

De retour de Ramallah, il a fait part de sa rencontre avec « un jeune Palestinien » : « Il m'a demandé pourquoi les Israéliens peuvent utiliser 70 litres d'eau et seulement 17 litres pour les Palestiniens. Je vous demande si c'est exact ? », a ajouté, faussement candide, M. Schulz. Le président de l'Assemblée de Strasbourg était loin de se douter du hourvari parlementaire qu'allait provoquer sa question, d'autant que son propos suivant, sur le « blocus de Gaza », allait jeter de l'huile sur le feu.

« HONTE À VOUS »

« Honte à vous, vous soutenez quelqu'un qui incite [à la haine] contre les juifs ! », a lancé Moti Yogev, député du parti nationaliste religieux Habayit Hayehoudi (« la maison juive »), avant de quitter l'hémicycle avec tous les membres de cet important parti de la majorité du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Naftali Bennett, ministre des finances et chef de Habayit Hayehoudi, a demandé des excuses, tout en ajoutant ce commentaire sur Facebook : « Je ne vais pas accepter un sermon de moralité biaisé contre Israël. A plus forte raison en allemand. »

M. Bennet n'est pas le seul à s'être offusqué de cet aspect linguistique. Moshe Feiglin, opposant historique de M. Nétanyahou au sein du Likoud, avait annoncé qu'il n'assisterait pas à ce débat « pour écouter un discours dans la langue utilisée pour jeter nos parents dans les trains et les chambres à gaz », tandis que Uri Orbach, ministre chargé des retraités et membre du parti de M. Bennett, ajoutait : « La génération des parents de Schulz et la génération des parents des députés arabes ont collaboré pour détruire les juifs ! »

« ÉCOUTE SÉLECTIVE »

Un peu plus tard, le premier ministre Benyamin Nétanyahou s'est efforcé de calmer cette polémique : Martin Schulz, a-t-il souligné, « souffre de la même écoute sélective dont font preuve beaucoup d'Européens »« Il a reconnu avec honnêteté qu'il n'avait pas vérifié , mais cela ne l'a pas empêché de porter des accusations », a insisté le premier ministre, tout en assurant que la différence de consommation d'eau entre Israéliens et Palestiniens est « bien plus faible » que le rapport d'un à quatre avancé par le président du Parlement européen.

Sauf que les faits sont têtus : selon l'ONG israélienne B'Tselem, les Israéliens consomment en moyenne 3,5 fois plus d'eau que les Palestiniens, des chiffres qui sont confirmés par la Banque mondiale. En décembre 2012, les Nations unies avaient évalué d'un à six le rapport entre l'eau consommée par les Palestiniens et les colons israéliens. Enfin, 90 % de l'eau utilisée dans la bande de Gaza est considérée comme impropre à la consommation.

L'éclat provoqué par les propos de M. Schulz a fait l'objet de plusieurs commentaires dans la presse allemande. Le quotidien Bild estime qu'il devrait « s'excuser », alors que la Süddeutsche Zeitung juge que la polémique ne fait que refléter les tensions entre Israël et l'Union européenne. Dans Die Welt, M. Schulz explique qu'il « ne pouvai[t] pas dire seulement des choses qui plaisent à tout le monde ». La chancelière Angela Merkel est attendue en Israël les 24 et 25 février.

10/02/2014

L'Europe de la concurrence libre et non faussée, le lobby du tabac, la France

les surlignages sont de moi

lu sur : newsletter@letemps.ch

Bruxelles a forcé Paris à doubler ses quotas de tabac 
Sous la contrainte, la France a assoupli depuis le 1er janvier ses règles d’importation de cigarettes. Le trafic de produits communautaires moins chers s’opère au grand dam des buralistes et du fisc de l’Hexagone

Sous la contrainte, la France a assoupli depuis le 1er janvier ses règles d’importation de cigarettes. Le trafic de produits communautaires moins chers s’opère au grand dam des buralistes et du fisc de l’Hexagone

La France a, depuis le début de l’année, ouvert un peu plus ses frontières au tabac étranger. Auparavant, toute personne (passager d’avion, de voiture ou de train) voyageant depuis l’Union européenne pouvait importer 5 cartouches ou 50 cigares. A présent, chaque voyageur a le droit de rapatrier 10 cartouches et 1000 cigares. Ainsi, une voiture de cinq personnes peut transporter jusqu’à 10 000 cigarettes. Ces nouvelles dispositions ne concernent toutefois pas les achats effectués en ligne, non transportés physiquement mais livrés par colis.

Par ailleurs, le fardeau de la preuve est aujourd’hui inversé. «Sauf élément(s) probant(s) contraire(s), toute détention de tabac sera considérée comme répondant à un besoin propre», stipule la nouvelle circulaire française. Avant de percevoir des droits de passage, infliger des amendes ou saisir des marchandises en cas de dépassement des quantités autorisées, les douaniers devront démontrer que le tabac est destiné à la revente.

Cette nouvelle réglementation fait écho à une décision de la justice européenne datant de mars 2013. Depuis 2009, Bruxelles s’est fixé pour objectif de lever les limites d’importation de cigarettes en France depuis les autres pays européens. Refusant jusqu’ici de revoir ses quotas pour protéger son marché du tabac, Paris s’était mis en infraction avec la législation communautaire.

Alors que les achats transfrontaliers pesaient hier encore entre 15 et 20% du marché français – La Tribune parle de perte fiscale de 2,5 milliards d’euros par an –, la situation devrait s’aggraver ces prochains mois. Mi-janvier, le prix des cigarettes en France a augmenté de 20 centimes. Le paquet oscille à présent autour des 7 euros. Le tabac y est donc devenu parmi les plus chers d’Europe continentale. Conséquence: les buralistes de l’Hexagone s’attendent à une baisse des ventes de 8,3% cette année, soit la plus forte depuis dix ans.

Selon Libération, les recettes publiques devraient ainsi fondre de 1,4%, à 11 milliards d’euros. Mais à en croire d’autres titres de la presse française, le manque à gagner fiscal s’élèverait plutôt à 1 milliard d’euros chaque année. L’un dans l’autre, cela devrait se répercuter négativement sur les prestations d’assurance maladie en France, bénéficiaire à quasi 100% des taxes sur le tabac.

Le monopole des buralistes s’étiole un peu plus. A terme, c’est leur mue en magasins de cigarettes électroniques qui pourrait être programmée. D’après Le Huffington Post, près de 6000 bureaux de tabac ont fermé en France cette dernière décennie. Il en resterait aujour d’hui 27 000.

Les régions frontalières sont particulièrement touchées. En Espagne, selon le magazine Le Parisien, le paquet coûte en moyenne 4,65 euros, soit 35 centimes de plus qu’au Portugal et 15 centimes de moins qu’au Luxembourg. Alors qu’en Italie, le tarif moyen pour des cigarettes est de 5 euros. Il est de 5,26 en Belgique et 6,83 en Suisse, où le quota d’une cartouche est toujours en vigueur, soit plus du double qu’à l’est de la zone euro.

Le même ordre de gain est envisageable par exemple pour le cigare Partagas D4 – parmi les plus populaires chez les amateurs: 12,30 euros en France, 11 euros au Benelux, 9,80 euros en Espagne et 11,30 euros en Suisse.

09/02/2014

La saviez-vous ?

lu sur :

www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/08/bruxelles-veut...

 

LE MONDE | 08.02.2014 à 07h49 • Mis à jour le 08.02.2014 à 12h11 |Par Jean-Pierre Stroobants ((Bruxelles, correspondant))

Alimentés par un article alarmiste du Daily Telegraph (*), les eurosceptiques britanniques ont retrouvé du grain à moudre : l'Union européenne préparerait « en secret » un plan visant à permettre aux policiers et aux gendarmes de bloquer à distance toutes les voitures. Incroyable ? Oui. Mais pas totalement faux !…

Car, certes, la discussion démarre, les obstacles – notamment techniques – sont nombreux et l'échéance plus que lointaine – « de six à dix ans », ose un expert –, mais des spécialistes en sécurité et en technologie, réunis en un sous-groupe du Conseil européen, ont effectivement évoqué un tel projet. Ces Géo Trouvetout œuvrent depuis 2012 sous le couvert d'un groupe dit des « utilisateurs finaux » – à savoir la police elle-même dans ce cas. Et ils ont une légitimité, puisqu'ils s'appuient sur des conclusions adoptées, en juillet 2013, par le Conseil, qui prônait « une association plus étroite des autorités chargées de la sécurité à la politique industrielle et de recherche ».
 

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LIBERTÉS CIVILES

Estimant que les courses-poursuites auxquelles doivent, de plus en plus souvent, se livrer des agents sont trop dangereuses pour ceux-ci et pour les autres usagers, le groupe d'experts a débattu de l'extension à toutes les voitures de dispositifs réservés jusqu'à présent aux véhicules sportifs ou de très haut de gamme. Contrôlés à distance par le propriétaire, ils permettent d'interrompre l'alimentation du moteur, en cas de vol par exemple. D'où l'idée d'installer une puce du même genre sur l'ensemble des nouveaux véhicules du marché européen et de permettre aux ordinateurs de la police, reliés à un satellite, de les immobiliser à distance lorsqu'ils sont recherchés ou ont commis une infraction grave. Certains évoquent aussi un système d'activation du freinage.

Le conservateur britannique Douglas Carswell parle d'une menace sur les libertés civiles et la souveraineté des Etats. L'europhobe Nigel Farage parle d'une initiative « incroyable ». L'ONG Statewatch, qui a mis la main sur les documents du groupe le 23 janvier, indique que, plus largement, la coopération européenne envisage aussi d'autres recherches : sur des systèmes de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques, le développement de la vidéosurveillance, le développement de la collecte des données informatiques, etc.

Tant du côté du Conseil que de la Commission, on minimise la portée de ces travaux. Une structure chapeautant le sous-groupe, le Réseau européen des services technologiques de police (Enlets), créée en 2008 à Paris, ambitionne toutefois d'acquérir une existence et un budget autonomes ainsi que d'associer davantage les mondes de la recherche, de l'industrie et de la sécurité intérieure. Le tout dans le cadre plus vaste d'un projet industriel négocié avec de grandes entreprises et des PME innovantes.

Les questions relatives à la protection de la vie privée et au coût des mesures évoquées concernant les voitures ne manqueront pas de susciter la polémique. Elles devraient aussi relancer, au-delà des critiques caricaturales sur la « bureaucratie bruxelloise », des interrogations sur la prise de décision en Europe et son contrôle démocratique.

(*)

EU has secret plan for police to 'remote stop' cars - Telegraph.pdf

04/02/2014

Apartheid en Palestine : les colons triomphants

lu sur :

Jeunes juif fanatiques - Le Temps

www.letemps.ch/Page/Uuid/2c03b2cc.../Jeunes_juif_fanatiques
 

Mardi 04 février 2014

Les Jeunes des collines, militants de l’aile la plus radicale et la plus active des colons de Cisjordanie, ne jurent que par leur supériorité et s’attaquent aux Palestiniens. Les autorités israéliennes dénoncent une forme de «terrorisme»

«Mahomet est un porc!» Le raid s’est déroulé pendant la nuit du 8 au 9 janvier. Lorsqu’ils sont sortis de chez eux au matin, les habitants de Madama, un petit village palestinien proche de Naplouse, ont découvert que plusieurs maisons avaient été taguées à l’encre noire indélébile, et que deux voitures avaient été brûlées. «Vengeance», «Le feu sacré va frapper», proclamaient les slogans rédigés en hébreu et accompagnés d’une étoile de David.

Quelques heures avant ce raid, douze Jeunes des collines, les militants de l’aile la plus radicale et la plus active des colons de Cisjordanie, avaient été capturés et passés à tabac par les habitants de Qoussra, un autre village où ils allaient se livrer à des déprédations. Plusieurs de leurs amis ont donc décidé de les «venger» en attaquant Madama.

Implantés au plus profond de la Cisjordanie, les Jeunes des collines sont entre 5000 et 7000. Ils ne participent pas à une organisation structurée, mais se revendiquent d’une même famille communiant dans la haine des Arabes, des goyim (non-Juifs), des partisans de la paix et de l’establishment en général. Ils se présentent comme des croisés juifs inspirés par la Torah, l’Ancien testament.

Vus de loin, ces fanatiques, dont les plus jeunes sont âgés d’une quinzaine d’années, pourraient faire penser aux hippies des années 1960-1970. Ils portent les cheveux longs, des vêtements bariolés de style gitan, se nourrissent bio et vivent au rythme de la nature. Mais la comparaison s’arrête là, car les Jeunes des collines ont érigé le suprématisme juif en règle de vie.

«Ils sont apparus durant la deuxième Intifada, et certains, tels les habitants de l’implantation de Bat Ayin, ont d’ailleurs créé de véritables réseaux terroristes. Cependant, le courant a vraiment pris son essor à partir du démantèlement des colonies de la bande de Gaza par Ariel Sharon [été 2005]», raconte un ancien officier du service de renseignement de la police nationale israélienne (PNI). «S’estimant trahis par celui qu’ils considéraient comme le chantre de la colonisation, mais également par la classe politique, par Tsahal [l’armée, qui avait procédé à l’évacuation des 6500 colons de Gaza], ainsi que par le Yesha [le puissant lobby des colons disposant de nombreux relais au sein de l’Etat], les plus motivés ont décidé de faire payer leur désillusion aux Palestiniens. C’est alors que l’on a vu se multiplier les déprédations de biens palestiniens, les incendies de voitures et de mosquées.»

Au fil du temps, les Jeunes des collines ont plongé dans la violence face à des villageois palestiniens qui supportent de plus en plus difficilement ces agressions. «Tous les ingrédients d’une explosion sont réunis, estime l’ex-officier du renseignement. Si une troisième Intifada doit éclater, personne ne doute que ces fanatiques mettront le feu aux poudres.»

Il faut beaucoup de patience pour rencontrer ces révoltés. Mener des négociations téléphoniques avec des intermédiaires, jusqu’à ce qu’un rendez-vous soit fixé au milieu de nulle part. Dans le cas d’Odaya, 25 ans, une informaticienne qui a abandonné un avenir prometteur dans le high-tech pour poursuivre son rêve messianique, c’était à l’entrée du carrefour de Tapouah, face à l’implantation du même nom et en présence de trois observateurs silencieux. Mais armés.

 

«Que cela plaise ou pas aux Européens, les Arabes [comprenez les Palestiniens] souffriront tant qu’ils occuperont la Judée-Samarie [la Cisjordanie]», a-t-elle lâché d’emblée, pour définir le cadre de la conversation. «On dit que nous sommes des extrémistes? Et alors? Dieu nous a donné cette terre. A nous de la purifier.»

Récemment, une amie d’Odaya a été interpellée pour avoir craché au visage du député arabe israélien Ahmed Tibi, à la sortie d’une réunion publique. Un autre s’est fait prendre alors qu’il peignait l’expression tag mehir («le prix à payer») sur un abribus. Participe-t-elle à de semblables expéditions? «Je crois au manche de pioche, ricane-t-elle. Un crâne arabe, ça éclate vite.»

L’expression tag mehir qui accompagne chacun des raids des Jeunes des collines signifie «le prix à payer» par les Palestiniens, chaque fois que l’Etat hébreu ordonnera le démantèlement de l’un de leur site et arrêtera leurs partisans. Et cela se produit tous les jours, car les Jeunes des collines sont partout et nulle part à la fois. Y compris à l’intérieur d’Israël.

C’est le cas de Noam, 21 ans, un grand maigrichon qui se rend périodiquement en Cisjordanie pour y mener des actions. Il pleut, il fait froid mais le militant se promène en sandales à lanières de cuir parce qu’il «aime cette terre et veut la sentir frémir». Plutôt enjoué – ce qui est rare dans ce milieu qui semble porter tous les malheurs du monde sur ses épaules –, notre guide connaît le moindre chemin, la moindre grotte de la région de Naplouse. Il nous conduit dans un ancien container où l’attendent deux ses amis équipés de walkie-talkie et d’une barre de fer. Tous trois ont étudié dans une yeshiva (école talmudique), en espérant devenir officier dans une unité d’élite de Tsahal, mais l’armée a refusé de les incorporer en raison de leur proximité avec le Kach, une organisation extraparlementaire s’inspirant de la pensée du rabbin fascisant Meïr Kahane. Le trio s’est donc marginalisé, jusqu’à mener sa propre guerre contre «les Arabes» et contre le système représenté par «le traître Netanyahou, qui veut céder la terre d’Israël à ses ennemis».

Assassiné en 1990 à Manhattan par un islamiste, Meïr Kahane, fondateur de la Ligue de défense juive, prônait l’établissement d’un Grand Israël s’étendant de la Méditerranée au Jourdain, ainsi que l’expulsion – ou l’élimination physique selon les circonstances – des Palestiniens qui y résidaient. Elu à la Knesset en 1984, invalidé parce qu’il proférait une sorte de nazisme juif, il garde des dizaines de milliers de supporters, et ses théories sont répandues par un noyau de rabbins militants officiant dans les yeshivot . Le 7 janvier, le commando capturé par les habitants de Qoussra état d’ailleurs dirigé par Meïr Atinega (22 ans), l’un des petits-fils de Meïr Kahane.

«J’ai deux modèles, proclame Noam. Kahane et le tsadik [saint] Baroukh Goldstein, qui a mis sa pensée en pratique.» Comment? En assassinant, en février 1994, 29 Palestiniens qui priaient dans une mosquée d’Hébron. Une tuerie planifiée dans l’espoir de torpiller les accords de paix d’Oslo.

Les Jeunes de collines sont méfiants, voire paranoïaques. Ils considèrent leurs interlocuteurs comme des agents du Département juif du Shabak (la Sûreté générale israélienne), chargés de les infiltrer. «Nous savons ce qu’il faut faire en cas d’arrestation. Ne pas répondre aux questions, ne pas regarder notre interrogateur et prier pour nous donner de la force», affirme Danny R., un spécialiste des raids de nuit sur les oliveraies palestiniennes, interpellé à une dizaine de reprises mais jamais inculpé.

Devenu prolixe au fil de la conversation, ce militant résidant dans les collines proches d’Hébron, raconte que certains de ses amis fument de la marijuana pour se donner du courage avant de partir en opération. Et qu’ils se livrent, lors de leurs soirées, à une sorte de danse du scalp durant laquelle les intervenants agitent des couteaux en faisant semblant de couper la tête d’un ennemi. Arabe, bien entendu. «Nous sommes des frères, personne ne peut rien contre nous», répète Danny à l’envi.

A la suite des dernières attaques, les dirigeants israéliens, dont le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, ont élevé la voix pour dénoncer cette forme de «terrorisme» pratiqué par les Jeunes des collines. Cependant, sur le terrain, les soldats de Tsahal ne font pas grand-chose. Au mieux, ils observent de loin, au pire, ils arrêtent les villageois palestiniens lorsqu’ils font mine de se défendre.

De son côté, la police interpelle régulièrement des extrémistes suspects – plus de 200 en 2013 –, mais ceux-ci sont rapidement relaxés par les tribunaux. Parce qu’ils sont mineurs et que les preuves manquent. Ces derniers mois, certains ont été bannis de Cisjordanie et assignés à résidence en Israël. Certes, ils respectent l’arrêt du tribunal les concernant, mais ils poursuivent leur croisade en s’en prenant aux lieux de cultes chrétiens, ainsi qu’aux prêtres et aux nonnes qui ne comptent plus les insultes ou les crachats. Voire les bousculades. Où qu’ils se trouvent, les Jeunes des collines ont toujours un «ennemi» à combattre. 

03/02/2014

L'Union Européenne et les colonies israéliennes en Palestine

RAPPEL :

lu sur :

www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/30/l-ue...

LE MONDE | 30.10.2012 à 15h20 |Par Laurent Zecchini ((Jérusalem, correspondant))

La position de principe de l'Union européenne (UE), réaffirmée à de multiples reprises ces dernières décennies, est de considérer que les colonies israéliennes implantées au sein des territoires palestiniens occupés sont "illégales au regard du droit international ; elles constituent un obstacle à l'instauration de la paix ; elles risquent de rendre impossible une solution fondée sur la coexistence de deux Etats". Seulement, en pratique, l'UE fait l'inverse des intentions affichées dans cette profession de foi.

Selon un rapport de 22 organisations non gouvernementales (ONG), rendu public mardi 30 octobre, la valeur annuelle des produits qu'elle importe des colonies est quinze fois supérieure à celle des produits qu'elle achète dans les territoires palestiniens : 230 millions d'euros d'un côté, contre 15 millions d'euros de l'autre. Ces chiffres ont été fournis par le gouvernement israélien à la Banque mondiale. Ce rapport est intitulé "La paix au rabais : comment l'UE renforce les colonies israéliennes illégales". 

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Préfacé par Hans van den Broek, ancien commissaire européen aux relations extérieures, il a été rédigé par des ONG de nombreux pays (France, AllemagneBelgique, Grande-BretagneDanemarkSuèdeNorvègePays-BasIrlande), ainsi que par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH). Le rapport souligne que près de 4 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie et à Gaza (4,2 millions, selon l'Autorité palestinienne), ainsi que 500 000 colons israéliens, ce qui signifie que l'UE "importe au moins 100 fois plus par colon que par Palestinien". 

LA CROISSANCE DE FACTO FAVORISÉE

Cette situation semble d'autant plus paradoxale, estiment les auteurs, que tout en condamnant régulièrement les colonies israéliennes, "elle soutient leur viabilité en achetant leurs produits" et favorise de facto leur croissance. *"Etant donné que la plupart des marchandises provenant des colonies portent une étiquette susceptible d'induire en erreur, qui indique "Fabriqué en Israël", de nombreux consommateurs européens soutiennent également à leur insu l'entreprise de colonisation", ajoutent-ils, tout en rappelant que l'UE est le plus important bailleur de fonds des Palestiniens. Elle a versé environ 5 milliards d'euros de 1994 à 2011 à l'Autorité palestinienne, dont 459 millions d'euros en 2011.

Parmi les produits des colonies vendus en Europe figurent notamment des denrées agricoles, comme les dattes, les raisins, les agrumes, les herbes, les vins, ainsi que des produits manufacturés, comme les cosmétiques de la marque Ahava, des composants des machines à gazéifier SodaStream, les meubles de jardin Keter. Le rapport cite plusieurs entreprises européennes, notamment françaises (Veolia, Alstom), et allemandes (Heidelberg Cement, Deutsche Bahn), impliquées dans l'économie des colonies.

Les ONG recommandent aux gouvernements européens de prendre plusieurs mesures, en particulier de veiller à l'étiquetage correct de tous les produits des colonies (y compris les produits manufacturés), comme l'ont fait, dans une certaine mesure, le Royaume-Uni et le Danemark ; d'envisager l'interdiction des importations des produits des colonies, comme le demande l'Irlande ; d'exclure les produits des colonies de l'accès préférentiel aux marchés européens, d'exclure les colonies des accords bilatéraux et des instruments de coopération avec Israël, etc.

SUIVRE L'AFRIQUE DU SUD ET LE DANEMARK, BOYCOTTER

Le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, demande depuis longtemps à la communauté internationale de suivre l'exemple de l'Afrique du Sud et du Danemark, et de boycotter les produits des colonies. Cependant, à l'exception de la Grande-Bretagne, où une grande chaîne de distribution (Co-operative Group) a annoncé son intention de boycotter les exportateurs agricoles israéliens qui vendent également les produits des colonies, la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) ne connaît qu'un succès relatif en Europe.

Le rapporteur des Nations unies sur les droits de l'homme en Palestine, Richard Falk, a récemment appelé au boycottage des entreprises impliquées dans les colonies, s'attirant les critiques tant des Etats-Unis, du Canada que d'Israël. Alors que Washington a qualifié sa démarche d'"irresponsable et inacceptable", Ottawa lui a demandé de "se rétracter ou de démissionner".

Pour sa part, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui arrive mercredi à Paris, ne cesse de souligner qu'un boycottage des produits des colonies entraînerait une perte d'emploi pour les 25 000 Palestiniens qui y travaillent, "ce qui aggraverait la crise économique que traverse l'Autorité palestinienne".

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sur la Palestine, lire aussi :

www.lemonde.fr/.../les-signaux-sur-l-isolement-d-israel...

Nétanyahou immobile face à l'isolement croissant d'Israël.pdf

 

France : les élus et la "transparence"

lu sur :

Députés et transparence : « On a voté ça, nous ? ! »

Le Monde 

LE MONDE | 01.02.2014 à 11h37 • Mis à jour le 02.02.2014 à 14h52 |

Hélène Bekmezian

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Non mais vous vous rendez compte ? Dix-sept pages à remplir et au moins autant de questions ! Alors, monsieur le député, êtes-vous propriétaire d'un bien immobilier ? Si oui, de quelle valeur ? Avez-vous un contrat d'assurance-vie ? Des bijoux de haute valeur ? Une voiture ? Un scooter ? Quel est son prix d'achat ? Et à l'argus ?

Date limite pour rendre les copies – c'est-à-dire les déclarations de patrimoine dûment remplies –, cachet de la poste faisant foi : samedi 1er février. C'est à ce jour que tous les parlementaires (français et européens) mais aussi les membres des cabinets ministériels, les collaborateurs du chef de l'Etat et des présidents des Assemblées devaient avoir transmis ces informations à la Haute Autorité de la transparence, comme le prévoient les lois sur la transparence de la vie publique, votée en 2013 à la suite du scandale Cahuzac.

CELA N'EST PAS TOUJOURS AGRÉABLE…

Mais les législateurs n'ont pas l'habitude d'être les premiers concernés par une loi et beaucoup réalisent que cela n'est pas toujours agréable… Dans l'entourage du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui avait bataillé – avec succès – pour empêcher que ces déclarations soient rendues publiques, comme le sont celles des ministres, on s'en amuserait presque. « Des députés viennent nous voir avec des yeux comme ça, la déclaration à la main, en disant : “On a voté ça, nous ?”. »

Eh oui, et il est un peu tard pour les coups de gueules, comme celui du socialiste François Loncle, selon qui « on dépasse les bornes ! ». A trois jours de l'échéance, le député de l'Eure pestait encore d'avoir « 17 pages à remplir avec un détail inouï, un tas de paperasseries de déclarations absurdes » et de devoir « donner le prix d'achat et le prix d'argus de la Citroën C3 de ] femme ! ».

De la même manière, le communiste André Chassaigne (Puy-de-Dôme) ne comprend pas très bien l'intérêt de déclarer le F1 que lui et ses quatre frères et sœurs ont reçu en héritage à la suite de la mort de leur mère, quand Jean-Christophe Lagarde (UDI, Seine-Saint-Denis), opposé à la loi, juge « très chiant » et « très con » de devoir « déclarer le livret A de ma fille de 6 mois, à 15 euros et 6 centimes ». Rappelant au passage, et avec raison, que ces déclarations n'ont pas grand sens si elles ne sont pas strictement contrôlées.

« LE MONDE RÉEL »

D'autres, surtout chez les jeunes conseillers ministériels, répondent, amusés, qu'ils sont si peu fortunés qu'ils n'ont qu'à inscrire « néant » dans toutes les cases, ce qui n'est pas très compliqué. « C'est normal de devoir le faire, même si c'est pénible », résume quant à lui le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis (PS).

Cette grogne des députés a provoqué sur Internet la colère de nombreux lecteurs, qui y sont allés de leurs commentaires assassins. « Bienvenue dans le monde réel ! », écrivait l'un d'eux sur LeMonde.fr. « En tant que gérant je remplis aussi beaucoup de papiers qui “me font chier”, cela me fait plaisir de voir qu'ils découvrent la stupidité de leur propre système », relançait un autre.

Un troisième : « C'est la même déclaration que des milliers de contribuables doivent remplir pour l'ISF chaque année. La paperasserie, c'est OK pour les contribuables mais pas pour les députés qui la votent ? » On n'aurait pas dit mieux.

Hélène Bekmezian 
Journaliste

29/01/2014

Deux articles sur le néolibéralisme ...

... à lire sur MEDIAPART :

L'Insee publie ce mercredi un dossier sur « trente ans de vie économique et sociale ». On y découvre la formidable montée en puissance d'un capitalisme qui avantage la rente et les dividendes servis aux actionnaires.

L'échec est cuisant pour le parti populaire aux commandes de la région de Madrid : il a renoncé lundi à son projet de privatisation de six hôpitaux, après plus d'un an de contestation sociale.

28/01/2014

Palestine : Vivre en cage à Gaza

communiqué :

"Depuis 7 ans, le blocus israëlien a transformé Gaza en un véritable laboratoire, où près de 1.800.000 personnes survivent sans pouvoir quasiment sortir dans la pauvreté, le chômage et les pires pénuries. À l’étranglement israélien s’ajoute le blocus égyptien par « mesure sécuritaire » depuis que le coup d’État de l’armée égyptienne, laquelle accuse le Hamas de collusion avec les Frères Musulmans."

Pierre Stambul a pu passer deux jours fin décembre dans cette cage avec le réseau de soutien international Unadikum.

Lire son article publié sur "CQFD" et sur le site de l'Agence

 
 
GAZA : Dernier rapport de l'OCHA
 
 

A lire également, la traduction par l'Agence Média Palestine de la partie sur Gaza du dernier rapport de l'OCHA ( bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies dans les territoires palestiniens occupés) , sur le site de l'Agence.

 
 
L'Etat d'Israël torture les enfants palestiniens en les maintenant dans des cages
 
 

Le Comité public contre la torture en Israël (PCATI) a publié un rapport qui révèle que des enfants soupçonnés de délits mineurs étaient soumis à une « mise en cage publique », à des menaces et à des violences sexuelles ainsi qu’à des procès militaires sans la présence d’un représentant légal.

L'information, révelée au début du mois par le quotidien britannique "The Independent " a été traduite en français et publiée sur le site de l'Agence.

 
 
Un rapport de l’ONU enquête sur les entreprises impliquées dans les colonies
 
 

Un rapport des Nations Unies résultant d’une mission d’investigation sur les colonies israéliennes en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est révèle que des entreprises privées ont permis, encouragé et profité directement ou indirectement de la construction et de la croissance des colonies.

Lire la suite sur le site de la Campagne BDS France.

 
 
Le film palestinien "Omar" nominé pour les Oscars
 
 
 
 

L' excellent film "Omar", est nominé pour les Oscars 2014!

Lauréat du Prix “Un certain regard” au Festival de Cannes 2013, Omar, réalisé par Hany Abou Assad est nommé dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère aux côtés de: La Chasse de Thomas Vinterberg (Danemark), Alabama Monroe de Felix Van Groeningen (Belgique), L'image manquante de Rithy Panh (Cambodge) et La grande bellezza, de Paolo Sorrentino (Italie).

Le film du réalisateur palestinien Hany Abou Assad avait été unanimement salué dans la presse. Rue 89 l'avait encensé de "meilleur thriller politique de l'année"

La 86ème cérémonie des Oscars aura lieu le 2 mars prochain, espérons la victoire de ce magnifique film!

Lire la suite sur le site de l'Agence.

27/01/2014

Un peu d'Histoire contemporaine : l'Allemagne avant 1914

les surlignages sont de moi

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/24/l-allemagne...

 

LE MONDE | 24.01.2014 à 11h45 • Mis à jour le 24.01.2014 à 12h47 |

Pierre Bezbakh (maître de conférences à l'université Paris-Dauphine)

Le nouvel empire allemand, proclamé en janvier 1871 et soumis à l'autorité de la Prusse, est devenu en 1914 la première puissance économique et militaire européenne, devançant la Grande-Bretagne et la France dans de nombreux domaines. Ce IIe Reich, qui rassemble vingt-cinq royaumes et principautés d'Allemagne du Nord, l'Alsace, une partie de la Lorraine et de la Pologne, compte environ 42 millions d'habitants en 1871, et 70 millions en 1913.
 

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Le taux de croissance de son produit intérieur brut est plus élevé que celui des autres pays européens (plus de 2 % en moyenne) et la part des investissements dans celui-ci (près de 20 % au début du siècle) y est deux fois plus élevée qu'en Grande-Bretagne (Histoire des faits économiques, de Jacques Brasseul, Armand Colin, 1998).

Son agriculture, stimulée par une forte demande intérieure, est devenue la plus productive d'Europe, grâce en particulier à l'utilisation des engrais chimiques mis au point par Justus von Liebig (1803-1873).

Son industrie se modernise et se développe à un rythme soutenu et fournit les biens qui étaient auparavant importés (comme le matériel de chemin de fer). L'Allemagne tend à se spécialiser dans l'industrie lourde (charbon, acier, armement…) et dans des produits nouveaux (matériel mécanique, chimie, électricité, automobile).

SIEMENS ET AEG

A la veille de la guerre, la part de l'Allemagne dans la production industrielle mondiale s'élève à 16 % (contre 13 % en 1870), alors que celle de la Grande-Bretagne est passée de 32 % à 14 %, et celle de la France de 10 % à 6 % (celle des Etats-Unis s'élevant, elle, de 23 % à 32 %).

Grâce à des grandes firmes comme Siemens et Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft (AEG), elle occupe la première place européenne dans le secteur de l'industrie électrique (avec une production deux fois plus importante que celle de la Grande-Bretagne et huit fois plus élevée qu'en France), et le rang de premier exportateur mondial.

Si la Grande-Bretagne reste le premier producteur européen de houille en 1913 (avec 290 millions de tonnes), la production allemande est passée de 47 à 190 millions de tonnes entre 1880 et 1913. Et l'Allemagne dépasse désormais la Grande-Bretagne en ce qui concerne la fonte (16,7 millions de tonnes contre 10,4) et l'acier (17 millions de tonnes contre 9), alors qu'en 1880 l'Allemagne ne produisait que 2,4 millions de tonnes de fonte (et l'Angleterre, 7,8) et 2 millions de tonnes d'acier (la Grande-Bretagne, 3,7).

La montée en puissance de l'économie allemande, qui permettra au IIe Reich de défier le reste de l'Europe en 1914, s'explique en grande partie par l'organisation de son secteur industriel. Il est caractérisé par de grandes entreprises capitalistes modernes essentiellement prussiennes, existant avant l'unification, comme Krupp (métallurgie et armement), Siemens (mines, acier, électricité, télégraphe), qui s'entendent pour constituer des cartels (comme dans les houillères de Rhénanie, ou comme celui de la chimie qui regroupe en 1904 AGFA, Bayer et BASF) ou des Konzerns (par intégration verticale).

GRÂCE AU PROTECTIONNISME

Protégées ainsi de la concurrence intérieure et extérieure (grâce au protectionnisme), ces entreprises peuvent investir pour réduire leurs coûts de production, améliorer qualité et quantités des produits.

A côté des grandes entreprises innovantes, dotées de leurs laboratoires de recherche, de multiples petits inventeurs mènent leurs propres expériences qui déboucheront sur des innovations industrielles. Ainsi, et parallèlement aux découvreurs français, les Allemands Nikolaus Otto, Gottlieb Daimler et Karl Benz contribuent à mettre au point entre 1875 et 1885 les premiers véhicules automobiles utilisant l'essence de pétrole.

Si ces initiatives sont le fait d'entreprises privées, l'Etat joue un rôle incitateur pour entraîner l'économie allemande dans la voie d'une croissance rapide : il mène une politique protectionniste, passe commande aux industries d'armement, permettant à l'Allemagne de se doter d'une armée puissante, et pousse à la concentration industrielle et financière.

Et afin d'éviter le risque de mouvements révolutionnaires, le chancelier Bismarck, tout en combattant les idées socialistes, initie une politique sociale préfigurant « l'Etat-providence » : elle vise à améliorer le sort de la classe ouvrière en lui accordant des droits sociaux (assurance sociale en 1883, assurance sur les accidents du travail en 1884, fonds spécial pour les retraites et l'invalidité en 1889…).

L'ESSOR DES CHEMINS DE FER

Sur le plan international, l'Allemagne exporte 15,6 % de sa production nationale en 1913 (dont deux tiers de produits industriels), soit presque autant que la Grande-Bretagne (17,7 %), et beaucoup plus que la France (8,2 %). Si la part de la Grande-Bretagne dans le commerce mondial est toujours la première (avec 16 % du total), la deuxième revient à l'Allemagne (12 %), devant les Etats-Unis (11 %) et la France (7 %).

Les transports sont favorisés par l'essor des chemins de fer : le réseau allemand passe de 6 000 km en 1850 à 19 500 en 1870 et à 61 000 en 1913 (contre 49 500 km en France et 38 000 km en Grande-Bretagne pour cette dernière année).

Parallèlement, la flotte marchande allemande devient la deuxième du monde, derrière celle de la Grande-Bretagne ; sa marine de guerre compte 40 bâtiments (contre 64 pour la Grande-Bretagne et 28 pour la France), et le port de Hambourg est le troisième d'Europe (après Londres et Anvers).

INTÉRÊT TARDIF À PROPOS DES COLONIES

L'Allemagne, qui n'exportait pas de capitaux durant les trois premiers quarts du XIXe siècle, a investi 4,8 milliards de dollars à l'étranger en 1900 (contre 12,1 pour la Grande-Bretagne et 5,2 pour la France), et 6,7 milliards en 1913 (contre 19,5 pour la Grande-Bretagne et 8,6 pour la France).

Cela montre à quel point l'essor économique de l'empire allemand est devenu de plus en plus dépendant de la place qu'il occupe sur la scène mondiale. Cette ouverture est confirmée par l'intérêt tardif exprimé par Bismarck à propos des colonies, comme le montre la tenue à Berlin en 1885 d'une Conférence sur les colonies africaines réunissant les grandes puissances européennes, puis les rivalités franco-allemandes à propos de l'Afrique du Nord (Le Monde du 14 décembre 2013).

Cela ne suffit cependant pas à expliquer le déclenchement de la première guerre mondiale, car il reste à élucider pourquoi la Grande-Bretagne et la France combattirent côte à côte malgré leurs propres rivalités. Peut-être parce qu'elles avaient su dépasser leurs oppositions du passé (et combattu ensemble en Chine et en Crimée), et jugé qu'il fallait mieux unir leurs forces contre ce nouveau venu qui leur avait ravi la première place en Europe, et qui s'attaquait à leur marché intérieur et à leur influence sur les autres continents ?

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

22/01/2014

Paradis fiscaux et hauts responsables politiques chinois : communiqué d'OFFSHORE LEAKS

communiqué d'ICIJ : International Consortium of Investigative Journalists

ICIJ releases latest part of its Secrecy for Sale project, implicating China's top leaders usage of secretive offshore tax havens.
 

ICIJ has just published the latest part of the largest investigative reporting project in its 15-year history - revealing that close relatives of China’s top leaders have held secretive entities in offshore tax havens usually associated with hidden wealth.

Our work draws on confidential records obtained by ICIJ as part of its “Offshore Leaks” investigation.

 
 
 

Among the investigation’s key findings:

  • Relatives of at least five current or former members of China's Politburo Standing Committee – President Xi Jinping, former premiers Wen Jiabao and Li Peng, former President Hu Jintao and former leader Deng Xiaoping – have held companies in the Cook Islands or British Virgin Islands, the records obtained by ICIJ show.
     
  • PricewaterhouseCoopers, UBS, Credit Suisse and other Western banks and accounting firms played a key role as middlemen in helping Chinese clients set up trusts and companies in tax havens.
     
  • China’s oil industry, which has been shaken by a series of corruption scandals, has extensive links to offshore centers. The country’s three big state-owned oil companies –CNPC, Sinopec and CNOOC -- are linked to dozens of BVI companies that show up in the ICIJ files.
     
  • As the country has moved from an insular communist system to a socialist/capitalist hybrid, China has become a leading market for offshore havens that peddle secrecy, tax shelters and streamlined international deal making.

Nearly 22,000 offshore clients with addresses in mainland China and Hong Kong appear in the files, including at least 15 of China’s richest citizens, members of the National People’s Congress, and executives from state-owned companies entangled in corruption scandals. The records also include details of roughly 16,000 clients from Taiwan.

The documents are part of a cache of 2.5 million leaked files that ICIJ has sifted through with help from more than 50 reporting partners in Europe, North America, Asia and other regions. Since last April, ICIJ’s stories have triggered official inquiries, high-profile resignations and policy changes around the world.

Until now, the details on China and Hong Kong have not been disclosed.

Investigation Continues

On January 23, ICIJ (a project of the Center for Public Integrity) will name more than 37,000 offshore clients from China Hong Kong and Taiwan in its Offshore Leaks Database, adding to about 70,000 names from the rest of the world published in June 2013.  

The names are part of a body of information that totaled more than 260 gigabytes of data—about the same amount of information as would be found in half a million books. It is one of the biggest collections of leaked data ever gathered and analyzed by journalists.

 

Fraude fiscale : les fichiers HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms

lu sur :

Fichiers HSBC : les preuves de la manipulation

Exhibés en 2012 par Woerth, les fichiers HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms. Nous publions les documents qui le prouvent.  

Le Point.fr - Publié le 22/01/2014 à 11:08 - Modifié le 22/01/2014 à 11:14

 

Fichiers de la banque HSBC _ les preuves de la manipulation - Le Point.pdf

18/01/2014

Alerte : Notre Dame des Landes, lundi 20 janvier

communiqué :

Les infos concomitantes d'une intervention militaire sur la ZAD à partir du lundi 20/01/2014 s'accumulent de jour en jour. Voir à ce propos le flash info de la ZAD de cette semaine :

http://zad.nadir.org/spip.php?article2099

Vinci est d'ailleurs sorti du bois hier, le 16/01, pour annoncer le début du déplacement des espèces protégées de la ZAD et le défrichement de la zone d'ici quelques semaines à quelques mois !

Cela faisait très longtemps que Vinci n'avait pas effectué de déclaration aussi tonitruante et d'importance sur le projet d'aéroport de NDDL. Il n'a surement pu le faire qu'après avoir eu l'assurance du soutien de l'Etat !

La multinationale du béton a d'ailleurs rappelé que ces opérations, d'arasement de la ZAD et de déplacement/destruction de la faune et de la flore, devaient être menées en toute sécurité... Comment ne pas y voir l'allusion à une nécessaire intervention de l'Etat pour expulser les occupant-e-s de la ZAD préalablement aux travaux...

Nous avons d'ailleurs appris il y a peu de temps, via un camarade de la ZAD, qu'une opération d'expulsion de cet envergure était prévu en Octobre et qu'elle a été annulée par l'Etat, ce qui a coïncidé avec le mouvement des bonnets rouges qui a nécessité un paquet de forces du désordre...

Malgré le fait que cela paraisse inimaginable pour certain-ne-s, le PS est prêt à passer en force à NDDL, pour preuve les infos de ces dernières semaines !

Une expulsion massive de la ZAD à partir de lundi ou de mardi prochain est à craindre ! Nous devons nous préparer à la résistance sur la ZAD et partout ailleurs en soutien aux zadistes !

Nous appelons tou(te)s ceux et celles qui le peuvent, à rejoindre la ZAD ce week-end ou en début de semaine prochaine !

Tenons-nous prêts à venir résister activement sur le terrain !

Vinci et sa clique militaire ne passeront pas !

Toutes et tous zadistes !

Voir l'appel détaillé à actions de la ZAD en cas d'expulsions ou de travaux à Notre Dame Des Landes :

https://zad.nadir.org/spip.php?article2051

17/01/2014

La Turquie et ses services secrets, les kurdes, la France

lu sur :

La piste d'un crime d'Etat turc à Paris relancée

Le Monde - 

LE MONDE | 16.01.2014 à 11h08 • Mis à jour le 16.01.2014 à 11h20 |

Par Guillaume Perrier (Istanbul, correspondance)

Les révélations se multiplient en Turquie, un an après l'assassinat de trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez, le 9 janvier 2013 à Paris, et renforcent un peu plus la thèse d'un agent infiltré, en service commandé pour l'Etat turc. Depuis un an, après ce qui apparaissait dès le départ comme un crime politique, commis au moment où le gouvernement turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) entamaient de périlleuses négociations, l'enquête semblait piétiner. Le tueur présumé, Ömer Güney, un jeune homme au profil mystérieux, continue de clamer son innocence.
 

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Dimanche 12 janvier, premier coup de tonnerre, un enregistrement sonore était mis en ligne sur YouTube. Révélé par une personne affirmant être « un proche d'Ömer Güney », le document est une conversation de dix minutes entre un homme présenté comme Güney et deux de ses supérieurs hiérarchiques, qui seraient des officiers des services de renseignement turcs (MIT).

Les trois protagonistes y évoquent la « mission », passent en revue les cibles potentielles, citent même les noms de hauts responsables du mouvement kurde en Europe, détaillent le mode opératoire choisi, la fourniture d'armes et d'un téléphone crypté… Des précisions qui rendent crédible l'authenticité de cet enregistrement.

« CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT »

« Après avoir écouté cet enregistrement, nous pouvons affirmer avec certitude qu'il s'agit bien de la voix d'Ömer Güney, a réagi, lundi, la Fédération des associations kurdes de France (Feyka), proche du PKK. Parallèlement à sa publication, cet enregistrement nous a également été envoyé par mail. Nous avons transmis l'adresse e-mail de l'expéditeur, ainsi que toutes les autres informations en notre possession aux autorités chargées de l'instruction de cette affaire. »

Lire aussi : Meurtre de militantes du PKK : la mystérieuse personnalité d'Ömer Güney, unique suspect

Le ministre de la justice turc, Bekir Bozdag, a rejeté lundi tout lien entre cette affaire et le MIT, parlant de « campagne de dénigrement ». Les services turcs sont dirigés par Hakan Fidan, un très proche du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. C'est lui qui a été mandaté pour conduire les négociations avec le PKK et qui a rendu visite à plusieurs reprises au chef kurde Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali.

L'enregistrement sonore diffusé dimanche confirmerait aussi que le tueur visait plusieurs personnalités du mouvement kurde. Sakine Cansiz, l'une des fondatrices du PKK en 1978, aux côtés d'Öcalan, symbole de la lutte des femmes, emprisonnée et torturée par la junte militaire dans les années 1980. Mais aussi Nedim Seven, le financier du mouvement en France, chargé de collecter l'impôt révolutionnaire, et Adem Uzun, un haut politicien kurde arrêté par les services français en 2012 pour un invraisemblable « trafic d'armes ».

ÉLÉMENTS COMPROMETTANTS POUR LES SERVICES FRANÇAIS

Uzun était surtout l'un des interlocuteurs des officiels turcs pendant une première série de négociations secrètes, le processus dit d'Oslo, entre 2009 et 2011. Ou encore Remzi Kartal, ancien député et haut responsable du PKK en Europe, qui vit en exil à Bruxelles. Présent à Paris en janvier 2013, ce dernier expliquait au Monde que des tentatives d'assassinat avaient été déjouées en Allemagne et en Belgique : « Une bande de tueurs liés au MIT circule dans les pays européens. »

L'enregistrement pourrait aussi apporter des éléments compromettants pour les services français, peu avant la visite du président François Hollande en Turquie les 27 et 28 janvier. Interrogé par l'agent présumé du MIT sur une possible surveillance par « les forces de sécurité françaises, de la police ou de la gendarmerie », Ömer Güney répond sans hésiter : « Oui, il y a une surveillance étroite. Les renseignements me suivent seconde par seconde. »

Dès mardi, la thèse d'un assassinat politique commandité par les services turcs prenait encore plus d'ampleur avec la publication par le quotidien turc Sol, virulent opposant au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, d'un document confidentiel du MIT : une note des services rédigée comme un ordre de mission. La lettre, datée du 18 novembre 2012, soit moins de deux mois avant l'assassinat, fait la synthèse des informations recueillies auprès du « légionnaire », un nom de code qui selon le journal cacherait l'identité d'Ömer Güney. La démarche du MIT s'inscrit « dans l'objectif de déchiffrer les activités du PKK à Paris et en France, et de rendre inactifs les hauts membres de l'organisation », précise le document, qui accrédite la thèse d'une opération d'infiltration.

« La dernière fois qu'il est venu nous voir, nous lui avons donné 6 000 euros pour les frais “possibles”, ainsi que des instructions pour qu'il se montre extrêmement attentif lorsqu'il correspond avec nous, pour qu'il obtienne l'équipement nécessaire à la mission et pour qu'il effectue les préparatifs au sujet des personnes qui ont été désignées », poursuit la note attribuée aux services de renseignement. Ömer Güney a multiplié les allers-retours avec la Turquie. Une bonne dizaine rien qu'en 2012 : en août, il était revenu pour faire refaire son passeport et, en décembre, il avait séjourné trois jours à Ankara. Mardi, le MIT a démenti être à l'origine de ce document et a rejeté tout lien avec cette affaire.

Ömer Güney continue de se présenter comme un militant kurde. Originaire du district de Sarkisla, une ville dirigée par un parti d'extrême droite, le jeune homme n'est pourtant pas originaire d'une région kurde. Au contraire, la province de Sivas est connue pour ses militants ultranationalistes turcs. Selon son oncle, Zekai Güney, la famille n'a rien à voir avec le PKK. « Nous sommes une famille nationaliste », s'est-il défendu, après l'arrestation de son neveu.

LE CONTRÔLE DES SERVICES SECRETS EN JEU

Ces révélations en série, si elles renforcent l'hypothèse la plus crédible en mettant possiblement en évidence un complot d'Etat mené par les services turcs, doivent être prises avec précaution. Elles surviennent en effet à un moment particulièrement critique de la vie politique turque, en pleine bataille au sommet de l'Etat entre les hommes du premier ministre Erdogan, dont le patron du MIT, Hakan Fidan, et les partisans de la confrérie Fethullah Gülen, particulièrement influente dans la police et la justice. Le contrôle des services secrets est en jeu.

La bataille a déjà donné lieu à quelques manipulations et crises retentissantes : notamment la convocation par un procureur de M. Fidan pour être interrogé sur ses rencontres avec des responsables du PKK. Des procureurs soupçonnés d'être liés à la confrérie Gülen sont aussi à l'origine de l'ouverture d'une enquête pour « corruption et blanchiment » le 17 décembre contre des proches de M. Erdogan.

Sur la question kurde, les deux courants qui s'opposent au sein du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, ont toujours montré des approches opposées. Les partisans de Gülen se montrent réticents à toute négociation avec le PKK, considéré comme un mouvement terroriste. Le chef militaire du PKK, Cemil Bayik, avait d'ailleurs mis en cause la confrérie,en décembre 2013, pour le triple meurtre de Paris. 

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Assassinat de militantes du PKK
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10/01/2014

Le maître dit : "si tu ne veux pas travailler, tu es un mauvais esclave !" (suite)

Trop c'est trop !

C'est sans doute voulu, pour qu'on ne parle pas des choses "sérieuses", comme la pauvreté, l'absence de démocratie véritable, la politique exercée uniquement par des "professionnels" qui en ont fait leur gagne pain !

Lire dans le Monde de ce jour :

Quelles sanctions pour une « quenelle » ?
 
Alors que deux lycéens ont été placés en garde à vue, lundi 6 janvier, après une plainte pour apologie de crime contre l'humanité, les sanctions qui pèsent sur les auteurs de ces gestes sont assez diverses.

Le Monde.fr | 10.01.2014 à 08h21 • Mis à jour le 10.01.2014 à 09h03 |Par François Béguin 

 Deux élèves ont été exclus jeudi 9 janvier du lycée Rosa-Parks de Montgeron (Essonne), pour la photographie d'une « quenelle » réalisée à l'intérieur de leur établissement, après une plainte pour apologie de crime contre l'humanité déposée par un enseignant qui les a brièvement conduit en garde à vue. Réaliser une « quenelle », le « salut » popularisé par Dieudonné M'bala M'bala, ou diffuser ce geste par une photo, est-il punissable par la loi ? Un geste sans parole, ni écrit, suffit-il à rendre son auteur coupable d'un acte antisémite ? 

Lire : « Quenelle », comment un geste antisémite est devenu un emblème

  • La multiplication des photos de « quenelle » 

Depuis plusieurs mois, la presse régionale se fait régulièrement l'écho de scandales, à l'échelle locale, après la diffusion de photos sur les réseaux sociaux d'individus prenant cette pose sur leur lieu de travail, d'étude ou de loisirs. Les sanctions apportées vont alors généralement du simple avertissement à la mise à pied, voire au licenciement. 

Un éducateur de Seine-et-Marne a été licencié pour avoir posé pour une photo en faisant une « quenelle » en présence d'enfants. Deux militaires pris en photo faisant une « quenelle » devant une synagogue rue de Montevideo dans le 16e arrondissement de Paris ont été sanctionnés en septembre 2013. Quatre serveurs d'une boîte de nuit lyonnaise ont été mis à pied en décembre pour le même motif. Fin décembre, le PDG de la Compagnie des Alpes, société propriétaire du Parc Astérix, a condamné « avec la plus extrême fermeté », les photos montrant deux visiteurs, et apparemment deux employés du parc, faisant ce gesteen costumes d'Astérix et Obélix. Le parquet de Toulouse a ouvert le 13 décembre 2013 uneenquête après la diffusion sur Internet d'une photo d'un individu faisant une « quenelle » devant l'école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs.

  • Que prévoit le code du travail ? 

« Si la “quenelle” est perçue comme quelque chose d'ambivalent et déplacé, l'employeur peut agir », explique Marie Mercat-Bruns, maître de conférences en droit privé à la chaire de droit social du Conservatoire national des arts et métiers et à Sciences Po. Si la photo a été diffusée, on peut comprendre qu'il y ait un préjudice pour l'entreprise, notamment en terme d'image. » 

Une sanction sera cependant proportionnelle à l'impact de la photo, à la notoriété de l'entreprise et au type de poste exercé. « Un salarié qui travaille dans les archives d'une PME expose moins son entreprise, souligne Marie Mercat-BrunsIl y a une marge d'autonomie du salarié. Comment peut-il faire usage de sa liberté d'expression ? »  

  • Que prévoit la loi ?

Le droit français dispose de tout un arsenal pour réprimer la provocation à la discrimination, à la haine, à l'injure ou à la violence raciale ou religieuse, notamment les articles 23 et 24 de la loi de 1881. Ces deux articles prévoient théoriquement une peine d'emprisonnement d'un an et jusqu'à 45 000 euros d'amende.

L'article R. 645-1 du code pénal prévoit également une amende de 1 500 euros pour  « le port ou exhibition d'uniformes, insignes ou emblèmes rappelant ceux des responsables de crimes contre l'humanité ».

Mais en l'absence de parole ou d'écrit, le juge doit démontrer que la « quenelle » est bien un geste antisémite, et pas un simple geste « antisystème ».

  • Démontrer l'intentionnalité

« Un délit pénal est constitué lorsqu'il y a une infraction matérielle et l'intention decommettre ce délit, rappelle l'avocate Agnès Tricoire, déléguée de la ligue française des droits de l'homme. Si ces deux choses ne sont pas réunies, le tribunal ne peut pas entrer en voie de condamnation. »

« Il faut que le juge montre que l'auteur du geste était conscient de la portée de celui-ci », abonde Thomas Hochmann, maitre de conférence à l'université de Reims et auteur de Le négationnisme face aux limites de la liberté d'expression (Editions A. Pedone, 2013). 

Mis en cause, les auteurs de « quenelle » plaident généralement la bonne foi, affirment enignorer la  signification religieuse ou politique, et ne revendiquent bien souvent qu'un « bras d'honneur au système ». « Je l'ai fait, c'était juste pour m'amuser et je ne voulais pas lefaire contre qui que ce soit, en fait. On m'a dit que j'avais fait un geste antisémite mais, moi, c'était pas pour ça que je voulais le faire. On voulait le faire contre la société en fait »,a déclaré le 7 janvier à France Culture l'un des deux lycéens incriminés à Montgeron. 

Pour Sacha Reingewirtz, nouveau président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), la « quenelle » est clairement devenu « un signe de ralliement ». « Si on regarde n'importe quelle vidéo de Dieudonné, il n'y a aucune ambiguité  », estime-t-il. « Il faut distinguer la “quenelle” d'avant médiatisation et celle d'après médiatisation, souligne Thomas Hochmann.Aujourd'hui, il est difficile d'ignorer à quoi renvoie ce geste. »

 « A partir d'un certain âge, il faut être prodigieusement naïf ou prodigieusement sot pourcroire que c'est un geste antisystème et pas ce que c'est, c'est-à-dire un geste de haineantisémite», a pour sa part déclaré mercredi 8 janvier Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, lors de son point presse

  • L'importance du contexte

Pour ne laisser aucune place au doute sur la portée du geste, une association comme SOS Racisme a décidé de poursuivre « la diffusion des images de “quenelle” et leurs auteurs dès lors que le contexte ne laisse pas de doute sur le message et l'injure à l'encontre de la communauté juive ». « On ne peut pas faire une quenelle” devant une synagogue ou un mémorial de la Shoah impunément », a assuré dimanche 5 janvier Me Patrick Klugman, l'avocat de SOS Racisme. 

  • L'opportunité des poursuites  

« Ce serait contre-productif de poursuivre tous les auteurs de quenelle », assure Thomas Hochmann, pour qui « ce serait faire le jeu de Dieudonné ». L'avocate Agnès Tricoire juge, pour sa part, « disproportionnée » la procédure suivie pour les lycéens de Montgeron . «Poursuivre un geste seul est assez inédit sur le plan jurisprudentiel », estime-t-elle. 

  •  Une nouvelle loi anti « quenelle » ? 

Face à ce qu'il considère comme un vide législatif, Meyer Habib, député UDI de la 8ecirconscription des Français de l'étranger (qui englobe Israël), a récemment expliqué sur Le Point.fr  pourquoi il souhaitait déposer un projet de loi visant à interdire la quenelle en tant que « geste d'incitation à la haine raciale ».

« La “quenelle” sera très difficile à interdire en tant que telle. Si quelqu'un veut s'amuser à la faire chez lui du matin au soir, grand bien lui fasse, je n'en ai strictement rien à faire. Mais lorsque ce geste est fait devant l'école Ozar-Hatora de Toulouse, le mur des Lamentations ou l'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, ce n'est plus anodin. C'est une provocation ignoble. C'est le nouveau salut nazi. Mon objectif est de compléter l'arsenal juridique existant. A mon sens, il faudrait étendre l'article 645-1 du code pénal, qui condamne le port de symboles et d'uniformes incitant à la haine raciale, aux gestuelles, saluts ou paroles qui servent de signe de ralliement au nazisme ou autres organisations visées par ce même article. »

Le gouvernement est plus flou sur ses intentions mais ne semble pas exclure d'étoffer les textes de loi. « Nous avons tout intérêt à mettre en œuvre les moyens juridiques, légaux qui permettent d'empêcher Dieudonné de colporter davantage ce type de comportement et de message pour éviter que ne s'installe une banalisation de ces derniers, notamment dans la jeunesse », a  annoncé mercredi 8 janvier Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, lors de son point de presse hebdomadaire.

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lire aussi sur MEDIAPART :

Dieudonné: l'interdiction du Conseil d'Etat jette le trouble chez les juristes

 |  PAR LOUISE FESSARD

extrait :

..."Nous sommes maintenant dans un régime préventif de la liberté d'expression. » Un scénario à la Minority report, s’inquiète sur Slate, Evelyne Sire-Marin, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris et membre de la Ligue des droits de l'Homme. « Il s'agit donc bien ici d'une possibilité de trouble à l'ordre public, d'une virtualité qui se déduit des précédentes condamnations judiciaires de Dieudonné : délinquant un jour, délinquant toujours, dit le Conseil d'État, dans une conception terriblement mécanique de la récidive », écrit la magistrate.

Bien que créée lors de l’affaire Dreyfus pour s’opposer à l’antisémitisme, la LDH s’est toujours opposée, au nom de la liberté d’expression, aux interdictions a priori« On ouvre la boîte de Pandore, regrette Agnès Tricoire, avocate de la LDH. Il n’y a aucune raison de limiter l’atteinte à la dignité de la personne humaine à l’antisémitisme, on pourra aussi l’utiliser contre le sexisme, le racisme, l’homophobie, etc. » "...