Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13/06/2016

Françaises, Français, avez-vous COMPRIS ?

 

Vive la banqueroute ! - Entretien avec Frédéric Lordon - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=Ds85pZcUiys

08/06/2016

Traité de "libre échange" : Bruxelles triche !

à lire sur :

Opération sauvetage | Le Devoir

www.ledevoir.com › Économie › Actualités économiques

Il y a 3 heures - Bruxelles use de stratégie pour préserver l'accord avec Ottawa.

----------

Il faut sauver l’accord entre l’Union européenne (UE) et le Canada ! Cet objectif est devenu une des priorités de la Commission Juncker. C’est pour cela qu’elle souhaiterait, début juillet, inviter les États membres à ratifier cet accord de libre-échange baptisé AECG (pour Accord économique et commercial global) conclu avec Ottawa en septembre 2014, mais aussi proposer qu’il soit considéré comme un accord « européen ». Elle fait donc plancher son service juridique sur le sujet, espérant qu’il validera au plus vite cette position. La subtilité ? Pour être ratifié, un accord « européen » peut se contenter du feu vert du Conseil (les gouvernements des Vingt-huit) et du Parlement de Strasbourg.

( lire le suite dans le fichier : Opération sauvetage | Le Devoir.pdf  )

06/06/2016

Les compteurs LINKY

Les compteurs LINKY ne servent qu'à dépenser de l'argent inutilement.

 
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_secrets_de...

05/06/2016

Enquête sur la nouvelle gare de la Mogère et les TGV

à diffuser largement :

Saviez-vous qu'il y a actuellement une enquête enligne

concernant la nouvelle gare de la Mogère et les TGV ???

Voir :

États généraux du rail et de l'intermodalité - Région Midi-Pyrénées

Carole Delga, présidente de la Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, a lancé jeudi 21 avril les « Etats généraux du rail et de l'intermodalité » à ...
 
13 mai 2016 - Les EGRI (États Généraux du Rail et de l'Intermodalité) sont une tournée de consultation du public, par la Région, sur les questions ferroviaires ...
 
Le formulaire À REMPLIR peut être trouvé sur ces deux sites, et doit être rempli avant le 7 juillet.
-------------------------------
 
Un exemple de commentaire sur cette enquête :
 
" Le réseau ferré français mérite d'être de nouveau utilisé EN INTÉGRALITÉ. Il faut remettre en service toutes les lignes qui permettaient autrefois d'aller de ville en ville sans utiliser de voiture, et ce avec un nombre suffisant de trains.

N'oublions pas que ce réseau appartient à la nation, donc qu'il nous appartient à TOUS, et que la SNCF est un établissement public ( voir wikipedia : "Au 1er janvier 1983, l'ensemble des actifs de la société d'économie mixte constituée entre l'État et les grands réseaux de chemin de fer revient à l'État selon les termes de la convention signée en 1937)".  Ceci même si le vote négatif des français à l'Europe "de la concurrence libre et non faussée" au référendum de 2005 a été contourné pour promouvoir les privatisations de ce qui appartient à la Nation.

Donner la priorité aux TGV, construire des gares hors des villes, en pleine campagne (par exemple la gare de Valence TGV), est une aberration en ce qui concerne le transport de personnes. Et il faut que les tarifs restent raisonnables. Il est parfois moins coûteux et plus rapide de prendre l'avion entre Montpellier et Paris, par exemple.

Enfin, la SNCF n'a pas à s'impliquer dans la spéculation immobilière comme elle le fait à Montpellier, que ce soit en centre ville ou à la Mogère. "

03/06/2016

Montpellier : l'imposture de la gare TGV en zone inondable

information locale : (les surlignages sont de moi)

à lire :

A Montpellier, une idée géniale : construire une gare en ... - Reporterre

reporterre.net/A-Montpellier-une-idee-geniale-construire-une-gare-en-zone-inondable

http://reporterre.net/Les-LGV-ne-dynamisent-pas-les

Montpellier : l'imposture de la gare TGV de la Mogère révélée ...

www.lamarseillaise.fr/gard/developpement-durable/49120-montpellier-l-imposture-de...

Il y a 17 heures - Située à proximité d'Odysseum à Montpellier, la gare TGV dite de la ... la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise ... de l'Observatoire de la saturation ferroviaire révèle que ni la gare ... Publié dans Développement durable ... Loi travail : les rendez-vous du 26 mai dans le Gard.

Montpellier : l'imposture de la gare TGV de la Mogère révélée

Située à proximité d'Odysseum à Montpellier, la gare TGV dite de la Mogère doit être construite en partie en zone inondable. 

Un compte rendu de l'Observatoire de la saturation ferroviaire révèle que ni la gare Saint-Roch ni la ligne actuelle ne sont saturées en vue du contournement Nîmes-Montpellier en 2020.Lors du dernier comité de pilotage du 24 mai, la SNCF aurait émis des doutes sur l'utilité de la future gare dans l'attente de la LGV. Que vont faire les collectivités ?

Les masques tombent. Après des années de langue de bois mêlée de non dits, le château de cartes conçu par Georges Frêche et Réseau ferré de France autour du projet de la gare TGV de la Mogère est en train de s'effondrer, au moment où s'achève le gros-oeuvre du bâtiment à 142,7 millions d'euros.

Des signes précurseurs étaient perceptibles. Jeudi dernier, le président de la Métropole de Montpellier, Philippe Saurel, avait évoqué la possibilité que cette « gare fantôme » devienne « le plus grand scandale financier de France ». On comprend mieux pourquoi.

Le compte rendu de la dernière réunion (11 mai) de l'Observatoire de la saturation ferroviaire Nîmes-Perpignan révèle que l'argument principal invoqué pour justifier la construction d'une gare TGV à Montpellier - la hausse du trafic mêlée à la saturation de la ligne actuelle et de la gare Saint-Roch - est parfaitement infondé.

Trafic ferroviaire plutôt stable

Seul le taux d'occupation (58%) du quai A de la gare Saint-Roch s'approche du seuil jugé limite (60%). Aucun des cinq autres quais : B 37%, C 36%, D 20%, E 29% et F 33%.

Si le trafic des voyageurs a bien augmenté entre 2003 et 2013 (+38% sur les TER grâce aux offres régionales Kartatoo ou le TER à un euro), le nombre de trains, dont le taux de remplissage oscille péniblement entre 77 et 80,5% aux heures de pointe, est resté sensiblement identique. Depuis dix ans, on en dénombre chaque jour (hors week-end) toutes catégories confondues entre 80 et 90 sur le tronçon Narbonne-Perpignan, de 130 à 145 sur Montpellier-Narbonne et 160-170 entre Nîmes et Montpellier. Malgré un regain d'activité depuis 2014, le trafic fret a même perdu près d'une quinzaine de trains journaliers entre Nîmes et Montpellier ainsi qu'entre Nîmes et Narbonne.

En se basant sur le taux d'utilisation maximum reconnu par les experts (75%), l'Observatoire concède que la plupart des tronçons (Perpignan-Narbonne 52% ; Narbonne-Béziers 32%...) sont loin d'être saturés. Il précise que seuls deux (Nîmes-Montpellier utilisé à 76,5% et Montpellier-Béziers à 76%) atteignent des « valeurs jugées limites ». Et ce alors même que ces chiffres ne prennent pas en compte l'absorption des trains de fret* par la voie du contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier qui doit être mise en service en 2018. 

« Gare fantôme » jusqu'à la LGV ?

Pour l'écologiste Christian Dupraz, c'est une évidence. « Les projets des gares TGV de la Mogère et de Manduel ont été conçus sur un mensonge technique scandaleux pour des visées immobilières qui n'ont rien à voir avec le transport ». En disant cela, le conseiller régional EELV vise le projet des quartiers d'affaires Ode et surtout Oz. Imaginés par Georges Frêche, ils ont été lancés par Jean-Pierre Moure à l'Agglo et « verrouillés par Claude Cougnenc (DGS) à la Région », regrette Dupraz.

Par ailleurs, selon nos informations, la SNCF aurait confirmé lors du dernier comité de pilotage (24 mai) qu'aucun train ne pourra arriver à la Mogère tant que le contournement Nîmes-Montpellier ne sera pas opérationnel. Elle aurait même émis de sérieux doutes sur l'utilité de la gare TGV tant que la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan ne serait pas mise en service (horizon 2030 si le projet est financé).

Autant d'annonces qui auraient suscité la colère de Carole Delga. La présidente (PS) de Région a d'ailleurs programmé une réunion du groupe majoritaire demain sur ce sujet. Des annonces pourraient être faites ce vendredi à quinze jours de la réunion des états généraux du rail à Montpellier (16 juin).

Reste une question. N'est-il pas trop tard pour stopper les travaux à la Mogère qui doit être livrée en décembre 2017 ? « Si l'on sait que cette gare ne servira à rien pourquoi continuer ? Le scandale financier est inéluctable. Plus on attend et plus le coût sera lourd », assure Michel Julier du collectif opposé à la gare.

Si la charpente n'attend plus que le toit, il reste bon nombre de travaux à réaliser. Sans parler des aménagements hydrauliques censés contrebalancer le fait qu'une partie du parking et du bâtiment voyageurs doivent être construits en zone inondable.

Rémy Cougnenc

* Et quelques TGV ne s'arrêtant ni à Montpellier ni à Nîmes.

 

 

http://reporterre.net/A-Montpellier-une-idee-geniale-construire-une-gare-en-zone-inondable

A Montpellier, une idée géniale : construire une gare en zone inondable

2 juin 2016 Lorène Lavocat (Reporterre) 

Destinée au contournement de Montpellier, la gare de La Mogère est censée ouvrir fin 2017. En... zone inondable ! Et qui ne servira presque à rien. Les travaux se poursuivent, mais la nouvelle majorité régionale hésite à financer ce gaspillage, réfléchissant à sa politique pour les transports.

Montpellier (Héraut), reportage

La voiture de Jacky Bessières quitte la voie rapide pour emprunter une petite route défoncée par le passage des camions. Les montagnes de terre succèdent aux tranchées béantes. « Ici, c’est le chantier du doublement de l’autoroute A9, et là, celui du contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier », commente notre guide. Sur des centaines d’hectares au sud de Montpellier, grues et gravats ont remplacé les champs. Seul un petit tapis verdoyant subsiste, traversé par un mince filet d’eau, « qui peut se transformer en torrent lors des épisodes cévenols », assure M. Bessières. En face, une imposante structure de béton est sortie de terre. Des maçons s’activent, et le moteur des tractopelles couvre le ronronnement de l’autoroute voisine. « C’est ici qu’ils construisent la future gare de La Mogère. Quand j’étais petit, il n’y avait que des fermes. »

Cette gare a déjà un nom, Montpellier-Sud-de-France, une date d’ouverture, décembre 2017, et une réalité physique : une immense dalle posée sur de hauts piliers. Pourtant, son financement est aujourd’hui remis en cause. La nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP) a suspendu le versement de l’enveloppe de 32 millions d’euros allouée au projet, le temps de faire le point. Un moratoire réclamé — et obtenu — en décembre dernier par la liste citoyenne et écologiste de Gérard Onesta, opposée à ce projet « inutile et dangereux ». Une gare à 135 millions d’euros, pour quelques TGV par jour, sans correspondance, alors que celle du centre-ville de Montpellier vient d’être refaite,« est-ce indispensable ? » s’interroge Jean-Luc Gibelin, conseiller régional communiste en charge des transports.

La Mogère pourrait grossir le nombre des stations fantômes

« Le rail aujourd’hui fait clivage, explique-t-il. Nous voulons que le rail fasse région. » Dans cette optique, il a lancé avec la présidente de région, Carole Delga, les états généraux du rail et de l’intermodalité. Une trentaine de réunions publiques, un questionnaire en ligne, des débats… Bref, une vaste consultation, d’avril à fin juin, pour discuter ferroviaire… et aborder les sujets qui fâchent, comme la gare de La Mogère. Pour Michel Julier, accro à la petite reine et porte-parole du collectif Stop Mogère, ces états généraux sont l’occasion rêvée de prouver l’inutilité de cette gare : « Plus personne ne se donne la peine de prétendre qu’elle serve à quelque chose. » À l’issue de cette concertation, le conseil régional pourrait décider de se retirer définitivement du projet et ainsi compromettre sa poursuite.

Argent ou pas, sur place, le ballet des tracteurs continue. Joint au téléphone parReporterre, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, reste sceptique quant à une interruption possible du chantier : « Je ne vois pas comment arrêter une gare qui va être finie dans un an. » D’abord opposé à La Mogère, l’édile s’est finalement rallié au projet« malgré tout » et malgré lui. En cause, « la quasi intégralité des fonds a déjà été versée, il est trop tard pour reculer ». Mais les opposants récusent cette fatalité. Le porte-parole du collectif Stop Mogère, Michel Julier, n’en démord pas : « Cette gare ne servira à rien, c’est du gaspillage de fonds publics. » À ses côtés, Jacky Bessières, qui défend les consommateurs au sein de la CFDT locale, approuve.

Depuis une petite butte surplombant le chantier, il désigne au Nord, à quelques kilomètres, le centre-ville de Montpellier. « La SNCF a achevé en 2014 la rénovation totale de la gare Saint-Roch, avec une immense nef, six voies accessibles, un parking géant… elle fonctionne très bien, d’autant mieux qu’elle est desservie par quatre lignes de tramway. » Alors pourquoi en construire une nouvelle ? Depuis plus de dix ans, les pouvoirs publics réfléchissent à un contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier (CNM), pour les trains de fret et les TGV, afin de désengorger la ligne actuelle, peu fiable. En 2012, lors du bouclage financier du projet, deux gares, à Nîmes et à Montpellier, sont adjointes. Avec un argument principal : la ligne à grande vitesse vers l’Espagne, qui devrait augmenter le trafic. Mais depuis, cette ligne à grande vitesse (LGV) est sans cesse repoussée — sans échéance certaine à ce jour — et l’actuelle gare ne devrait pas être saturée avant 2030. Résultat, avec une fréquentation potentielle de trois trains par jour (si la gare de Nîmes, contestée elle aussi, ne se fait pas), La Mogère pourrait grossir le nombre des stations fantômes. « Si cela arrive, on va m’entendre hurler jusqu’à l’autre bout de la Méditerranée », prévient Philippe Saurel.

Qu’à cela ne tienne, d’après le site de SNCF-Réseau, qui porte le projet, la gare devrait« favoriser le développement économique de Montpellier en permettant le passage plus fréquent des trains à grande vitesse ». Trois heures pour relier Paris, contre 3 h 15 actuellement depuis Saint-Roch : quel changement ! Sauf que, d’après les calculs du collectif Stop Mogère, en prenant en compte le temps de parcours depuis le centre-ville, en voiture ou en transport en commun, « on allonge en fait la durée du trajet globale de 30 à 60 minutes ! ».

En zone inondable...

« Un pôle d’affaires a été pensé autour de la gare, poursuit SNCF-Réseau. Ce pôle d’échange multimodal sera au cœur du projet “Oz nature urbaine”, un centre d’affaires, campus créatif, ville résidentielle, intense ou commerçante… intimement mêlés à la nature. » Pour Michel Julier, l’affaire est entendue : « La gare n’est qu’un prétexte à poursuivre des projets immobiliers. » C’est surtout la concrétisation d’un vieux rêve. Dès la fin des années 1980, l’ancien maire, George Frêche, déclarait vouloir installer « Montpellier au bord de la Méditerranée »… en grignotant via l’urbanisation la dizaine de kilomètres qui sépare la ville de la mer.

Ce rêve pourrait virer au cauchemar, car la future gare est aujourd’hui située en zone inondable. La partie centrale se trouve même en zone rouge du plan de prévention du risque d’inondation (PPRI). En cause, un petit ruisseau qui traverse le site, à peine visible depuis la route. « Avant, on venait y noyer les chatons », se rappelle Jacky Bessières. D’où son nom occitan, le Negue-Cats. Mais à l’automne, le ru sort volontiers de son lit. Lors des derniers épisodes méditerranéens d’octobre 2014, le Negue-Cats a débordé, inondant les alentours. « Nous sommes restés coincés au bureau », raconte Michel Julier, qui travaillait à proximité.

« Construire une gare TGV et un quartier dans une zone inondable serait une erreur lourde de conséquences, estime le collectif citoyen Eau secours 34Imperméabiliser 30 hectares sur 60 dans une zone d’expansion de crues en serait une autre. » La preuve n’est plus à faire : l’artificialisation des sols limite l’écoulement, augmente le ruissellement et donc le risque d’inondations. Pour faire face aux crues, les maîtres d’ouvrage prévoient grand : surélévation de la gare, bassins de rétention, compensation des sols imperméabilisés. D’ailleurs, d’après Philippe Saurel, « l’enquête publique n’ayant pas contredit l’emplacement, j’imagine que la gare n’est pas inondable ».

Ces arguments ne convainquent pas les opposants : « La construction de bassins de rétention ne peut garantir une protection efficace contre de très fortes inondations, et cela dans un contexte où le changement climatique a déjà entraîné une augmentation de 30 % de l’intensité des épisodes méditerranéens en 50 ans », tranche Eau secours 34. Une nouvelle enquête publique devrait être lancée concernant les futurs bassins de rétention, nommés « Parc de la Mogère ».

« Grande vitesse ou trains du quotidien, que privilégie-t-on ? »

Autre point épineux du projet, son montage financier. Contournement ferroviaire et gare font partie d’une même convention de financement, signée en 2012, mais sont portés par deux partenariats public-privé (PPP) distincts : le premier avec Bouygues, le second avec un consortium comprenant Icade, Fondeville et la Caisse des dépôts et consignations. Or, pour les opposants, le PPP n’a pas lieu d’être pour la gare : « La loi prévoit trois cas où ce genre de contrat dérogatoire est possible, explique Michel Julier. L’urgence, la complexité des travaux ou le coût avantageux : nous ne sommes dans aucun de ces cas de figure. »Quatre recours ont ainsi été déposés contre ce partenariat. Michel Julier attaque, quant à lui, la déclaration de projet elle-même : « Il n’y a pas eu de concertation ni d’étude d’impact globale prenant en compte la gare, le quartier d’affaires et toutes les infrastructures concomitantes envisagées. »

Le collectif Stop Mogère demande donc l’abandon du projet de gare, après la finition de la dalle-pont, quasiment achevée. Elle pourrait servir de plate-forme de triage pour le fret. Quid alors des 135 millions d’euros que coûtent La Mogère « Une bonne partie est déjà versée, et le consortium privé réclamerait à coup sûr des indemnités, craint Philippe Saurel.Nous sommes pieds et poings liés dans cette affaire ! » Mais personne n’est en mesure d’évaluer véritablement le coût d’un abandon. La région réalise en ce moment une estimation.

Car la majorité régionale n’a pas l’air pressée de revenir dans la course. Une question de priorité, explique Jean-Luc Gibelin : « Avec un budget limité comme le nôtre, on ne peut pas tout faire. Grande vitesse ou trains du quotidien, que privilégie-t-on ? » Deux modèles de transport, mais aussi deux modèles de société, qui sont en ce moment débattus aux états généraux du rail.

 

http://reporterre.net/Les-LGV-ne-dynamisent-pas-les

Les LGV ne dynamisent pas les territoires

19 avril 2012 Marie Delaplace 

Selon la chercheuse Marie Delaplace, spécialiste des LGV, il n’y a aucune corrélation entre le dynamisme d’un territoire et l’arrivée d’une LGV

Universitaire, économiste et urbaniste, Marie Delaplace, professeur à l’université Paris-est- Marne-la-Vallée, membre de l’Institut français d’urbanisme et du Lab’Urba, est spécialiste de l’impact des LGV sur le développement local et régional.

Sud Ouest -. Une LGV a-t-elle un effet sur l’économie d’un territoire ?

Marie Delaplace - Non ! Il faut vraiment dépasser ce cliché. Entre chercheurs, nous sommes tous d’accord pour dire qu’elle n’a pas d’effets structurants en soi. Il n’y a rien d’automatique. Quand il y a un impact, c’est à chaque fois dans un contexte très particulier. Sauf exception, il n’y a aucune corrélation entre LGV et dynamisme d’un territoire.

Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?

Nous avons par exemple étudié la croissance de l’emploi de 1 400 unités urbaines de plus de 9 000 habitants sur plusieurs années. Qu’elles soient desservies ou non par une LGV, ne change rien. Celles qui ont une LGV ne se détachent pas, n’évoluent pas différemment. Si elles étaient dynamiques elles le restent, et inversement. Certaines sortent du lot. Par exemple, Sablé-sur-Sarthe (72), s’est étonnamment développée. Il faut dire que c’est la ville de François Fillon, ça aide peut-être à attirer les entreprises…

Mais alors, à quoi sert une LGV ?

À aller d’un point à un autre plus rapidement. Ça améliore la qualité de vie des voyageurs. On note un petit effet sur les cadres, mais généralement, les gens ne font pas plus de trajets. Ils font plus vite des trajets qu’ils auraient faits de toute façon.

Comment expliquer, avec des conséquences positives aussi faibles, qu’autant de villes se soient battues pour avoir leur LGV ?

C’est l’effet de l’image positive forte du TGV. L’avoir sur son territoire, c’est être dans son temps, être « in », être dans la cour des grands. Sans doute parce que la première ville de province à avoir le TGV a été Lyon, qui est quand même la deuxième aire urbaine de France.

Dans une ville comme Reims par exemple, des entreprises se sont pourtant installées ?

Sauf que la plupart étaient déjà là et ont profité des locaux neufs construits autour de la gare pour se relocaliser. Dans le nouveau quartier d’affaire de Clairmarais, derrière la gare, sur 50 entreprises installées, 70 % étaient déjà sur le territoire. Dans nos études, lorsqu’on leur demande pourquoi elles se sont implantées ici, elles invoquent cette offre immobilière nouvelle. Très rarement la LGV. Et quand la LGV est citée, c’est en 2e ou 3e position dans la liste. Les zones d’activités périphériques fonctionnent souvent beaucoup moins bien, quand elles ne restent pas quasiment vides pendant des années comme à Valence, ou à Mâcon.

Y a-t-il une incidence sur le prix des logements ?

On ne constate pas de sursaut des transactions individuelles, pas plus de gens qui s’installent, pas de boum du nombre de résidences secondaires. La seule chose qui augmente, ce sont les prix de l’immobilier autour des gares. C’est un effet de rattrapage, car ces zones sont en général peu avenantes, pas rénovées. Or, l’arrivée de la LGV incite à repenser ces quartiers pour leur redonner de l’attrait.

Et sur le tourisme ?

La LGV peut favoriser un tourisme de destination [NDLR : quand on reste dans la même ville sans avoir besoin de se déplacer] et d’affaires. Bref, du tourisme de court séjour parce que par définition, on peut arriver et repartir plus vite. Pour le tourisme d’affaires, il faut que les infrastructures, l’équipement hôtelier, les centres de congrès suivent. Quand on veut rester plus longtemps, visiter les villes voisines, se balader à la campagne, et d’autant plus si on est en famille, on prend sa voiture.

Le maillage du réseau de transport autour de la LGV semble donc essentiel, pour que l’ensemble du territoire puisse profiter de cet outil…

Ce qui est important, c’est l’amélioration de la desserte par rapport à ce qu’il y avait avant. Ce n’est pas toujours le cas pour les villes qui étaient desservies par le TGV, roulant sur ligne classique, avant l’arrivée de la LGV. L’arrivée de la LGV peut signifier une dégradation de la desserte locale car, là où on avait des liaisons directes, on se retrouve à devoir changer de train une fois arrivé à la nouvelle gare LGV.

Sur ce point, l’implication des collectivités, et plus particulièrement de la Région est cruciale. L’idéal, bien sûr, c’est qu’il y ait tout, dessertes entre les métropoles et irrigation du territoire. Reste à voir ce qui est privilégié au final, car il reste compliqué pour les Régions de trouver les moyens de financer tout à la fois.

29/05/2016

29 mai 2005 : NON à l'Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l ...

https://fr.wikipedia.org/.../Référendum_français_sur_le_traité_établissant_une_constit...

 

Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe (aussi appelé traité de Rome II ou traité de Rome de 2004) eut lieu le . À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.

Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité.

Il s'agissait du troisième référendum sur un traité européen, après ceux de 1972 et 1992, mais il fut le premier à être rejeté.

28/05/2016

La ville de Montpellier et les "promoteurs immobiliers" (suite) : Las Rebes

aujourd'hui, samedi 28 mai :

MONTPELLIER : Quel avenir pour la ZAD Las Rébes ?

à la ZAD rue Casseyrols

12 :30 : banquet républicain, -   14 :00 : le projet Alba : la dernière folie montpellièraine ? Parodie d’un aménagement déconcertant (pièce de théatre).    15 :00 : Réalités sociales et urbaines : le quartier vu par ceux qui l’habitent.     16 :00 : Pour un aménagement participatif de la colline Las Rebes.

-----------------

26/05/2016

Nos ancêtres néanderthaliens : plus évolués et plus anciens qu'on ne le pensait

à lire sur :

Néandertal s'aventurait au fond des grottes, 140 000 ans avant Homo Sapiens ...

www.lemonde.fr/.../140-000-ans-avant-homo-sapiens-neandertal-s-etait-approprie-le-m...
 Néandertal s'aventurait au fond des grottes, 140 000 ans avant  Homo Sapiens ...
 
 
et sur :

Traduire cette page

 

14/05/2016

Les sénateurs et l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles"

10/05/2016

États généraux du rail et gare de la Mogère : où en est le moratoire ?

communiqué :

États généraux du rail et gare de la Mogère : où en est le moratoire ?


Depuis le 21 avril et pour 80 jours la Région organise les états généraux du rail avec une grande consultation via un formulaire distribué dans les boites aux lettres, via une consultation par internet sur le site de la Région et via une série de réunions publiques.

Les réunions publiques dans les l'Hérault :
- 3 mai Béziers
- 24 mai Lodève
- 16 juin Montpellier

Cette démarche très intéressante ne permet pourtant pas de régler de façon démocratique la question des gares TGV hors villes centres, grands projets imposés par la SNCF partout en France avec des conséquences négatives en terme d'aménagement du territoire.

Le Nord (Hauts de France) avait ouvert la marche avec la fameuse gare des betteraves : TGV Picardie perdue au milieu des champs entre Amiens et Saint Quentin. Puis la gare de Valence TGV, Avignon TGV, etc.

Quel est le bilan des gares de ce type ?

Au regard du coût d'investissement, de la satisfaction (ou non) des usagers, de l'utilisation de la voiture pour la desserte (avec des parkings payants autour), de l'intermodalité transports en commun…

Quel comparatif avec les gares TGV de centre-ville : Lille-Europe, Strasbourg, Marseille ?

A ma connaissance ce genre d'études n'a jamais été mené et dans notre Région, nous allons voir sortir de terre une série de gares TGV excentrées :

- Nîmes Manduel
- Montpellier Sud de France La Mogère
- Béziers/Narbonne

La plus avancée est la gare de Montpellier La Mogère : la dalle a été posée et maintenant la charpente est en train d'être montée.

Une pétition en ligne a été lancée ce 21 avril 2016 et un collectif contre la gare de la Mogère existe depuis plusieurs années (voir articles précédents du site sur le sujet) :

Nouvelle gare TGV Montpellier : recours contre un projet absurde, inutile et couteux
Montpellier. Rassemblement mardi 13 octobre contre la nouvelle gare TGV
Montpellier. Le collectif contre la Gare de la Mogère répond à M. Delafoss

          
C'est sur cette base que l'accord de majorité signé le 21 décembre 2015 entre Carole Delga et Gérard Onesta suite aux élections régionales stipulait dans son article 3 :

« Dans l'attente des conclusions prochaines de ces États Généraux [du rail], nous proposons un moratoire sur les financements régionaux sur les projets faisant débat, tout en permettant le lancement des travaux pour les investissements ferroviaires pour lesquelles des études consensuelles ont été menées. »

Voir l'article sur le sujet sur le site : Etats généraux du rail et de l'intermodalité Grande région LR / MP

Gérard Onesta interviewé sur radio Languadoc (rediffusion entendue le 05/05/16) est sur cette position là et a rappelé le site de la pétition :

http://gareTGV-montpellier.agirpourlenvironnement.org

La Région est financeur de la gare pour 1/3 donc si elle avait arrêté son financement, le chantier aura probablement été stoppé.

Mais depuis décembre 2015, le chantier ne s'est pas arrêté du tout et il en arrivé maintenant à un niveau qui pose la question d'un retour en arrière : lorsque la charpente sera achevée pourra-t-on laisser le site en l'état ou devra-t-on finir le bâtiment puis ensuite l'entretenir et ouvrir la gare ?

Quel est donc cet engagement de moratoire sur les financements régionaux sur les projets faisant débat ? Cela concernait-il la gare de la Mogère ?

Au regard des photos ci-dessous prises le 14 avril 2016 par Michel Julien, membre du collectif contre la gare de la Mogère, que penser ?

Carole Delga est-elle en train de renier un engagement de son accord majoritaire au détriment des habitant-e-s de Montpellier et alentours ?

Aude Tramon

États généraux du rail et gare de la Mogère : où est le moratoire ...

www.resistons.net/index.php?.../États-généraux-du-rail-et-gare-de-la-Mo...
Il y a 4 jours - Depuis le 21 avril et pour 80 jours la Région organise les états généraux du rail avec une grande consultation via un formulaire distribué dans ...

Montpellier : la gare TGV de la Mogère au centre des “états généraux ...

france3-regions.francetvinfo.fr/.../montpellier-la-gare-tgv-de-la-mogere-...

24 mars 2016 - La future gare TGV de Montpellier de la Mogère est-elle inondable ? ... Généraux du Rail et des Intermodalités, mais c'est un moratoire des ...

08/05/2016

Çà c'est vrai, çà ! (l'opium du Peuple ...)

EXCLUSIF / Football : "Un nouveau stade s'impose" à ... - Midi Libre

www.midilibre.fr/2016/05/03/,1326731.php
Il y a 4 jours - EXCLUSIF / Football : "Un nouveau stade s'impose" à Montpellier Le site de Saporta pourrait être choisi pour l'implantation du futur stade du ...

06/05/2016

Çà c'est vrai, çà !

Capture d’écran 2016-05-06 à 10.26.28.png

10:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

02/05/2016

La ville de Montpellier et les "promoteurs immobiliers" (suite)

http://reporterre.net/A-Montpellier-Nuit-debout-cree-une-ZAD-ecologique-en-quartier-populaire

A Montpellier, Nuit debout crée une ZAD écologique en quartier populaire
2 mai 2016 / par Marie Astier (Reporterre)




Les jeunes de Nuit debout sont venus occuper un parc menacé par des constructions, en soutien aux habitants en lutte. Ce poumon vert est indispensable pour l’harmonie de ce quartier de Montpellier. Les enfants apprécient : ils jouent dans le parc !
 Montpellier, reportage
Les barrières de chantier ont été écartées pour ouvrir un passage. Un panneau coloré peint par des petites mains sur un grand morceau de carton annonce aux passants : « parc ouvert ». Au-delà, un étroit chemin s’enfonce entre les arbres pour déboucher sur une esplanade enherbée, dominée par une petite colline. De là haut, la vue embrasse les immeubles cernant l’unique espace vert du quartier.« Il faut venir au petit matin, on entend le concert des oiseaux », confie Aida Gradenigo, habitante de l’un des appartements HLM de la résidence Las Rébès à Montpellier, installée au pied de ce parc.
Depuis dix jours, l’élégante dame aux cheveux blancs n’est plus seule à les écouter le matin. Les lieux ont été investis par quelques dizaines de « jeunes » -étudiants, stagiaires, travailleurs -, venus avec leurs tentes et leurs outils au cœur de ce quartier populaire pour y installer une ZAD -comprenez« zone d’activité démocratique ». Ces nouveaux occupants ont répondu à un appel à l’aide des habitants du quartier. Ils sont une trentaine chaque soir à dormir sur place.
« Pour nous c’est un ballon d’oxygène », assure Hachème Amirpour, retraité de 73 ans. La vue depuis chez lui donne sur le parc. Un bâtiment pourrait être construit à dix mètres seulement de ses fenêtres. Cela fait un peu plus d’un an que les habitués de « la colline », comme on l’appelle ici, ont découvert un jour de début février un permis de construire affiché à l’entrée. Ils comprennent que 63 logements sociaux répartis en trois immeubles vont bientôt s’ériger sur cet hectare de verdure. Très vite, des habitants se réunissent et se mobilisent.

Hacheme, Aida, et Jean-Michel
« Depuis que la résidence Las Rébès a été racheté par l’office public HLM de la mairie, en 1999, les logements comme le square sont moins bien entretenus. Il y a déjà 68 % de logements sociaux dans notre résidence. Le quartier est saturé, la mixité sociale est en train de disparaître, ça suffit », estime Hachème. Mais après un an de réunions de voisinage, d’actions dans le parc et autour, de protestations auprès de la mairie ou dans les consultations de quartier, et de recours juridiques, toujours pas de réponse. Un matin, une première pelleteuse est arrivée, quelques habitants l’ont empêché de commencer. Une dizaine d’entre eux se sont retrouvés assignés en justice pour« entrave à la liberté du travail », en même temps que les deux associations qui défendent cet espace boisé. « On a eu 100 euros par personne d’astreinte, plus 100 autres euros à chaque fois que l’on empêchera les travaux, et les frais de justice sont à notre charge, détaille Hachème, qui fait partie des assignés. Cela fait beaucoup, parmi nous certains ne vivent qu’avec 460 euros pas mois. » Pour éviter de nouvelles sanctions financières, son association, Poumon Vert-Las Rébès, s’est dissoute. Les Enfants de la colline, eux, ont lancé une souscription pour payer les frais de justice :1.000 euros d’huissier plus 4.000 euros d’avocat.

Un parc au milieu des immeubles, menacé par la construction de trois nouveaux immeubles
Certains commençaient à désespérer, quand le mouvement Nuit Debout de Montpellier leur a donné un nouveau souffle. L’un des opposants a eu l’idée d’aller y raconter l’histoire du square menacé lors de l’assemblée générale. Un appel a été lancé à participer à un grand pique-nique le dimanche 17 avril. Le soir, certains plantaient leurs tentes, l’occupation était lancée.
Un centre aéré à ciel ouvert

Moins de deux semaines plus tard, on pourrait croire qu’ils sont là depuis plusieurs mois. Les bâches tendues entre les branches d’un grand peuplier abritent la cuisine. Une yourte fait office de salon-dortoir-lieu de réunion. Les eaux de la douche ruissellent vers le petit jardin en permaculture où les premières pousses pointent déjà. Le bois des arbres coupés laissé sur place a permis de construire des tipis au sol et des cabanes dans les arbres. Un peu à l’écart, un espace bureau pour les nombreux étudiants qui occupent le site a été aménagé. « On envisage aussi d’y faire du soutien scolaire », espère Jules, l’un de ceux qui a planté sa tente sous les arbres. En bordure de l’esplanade, une aire d’herbes hautes est protégée par des barrières, pour ne pas déranger les hérissons. Ils sont réputés nombreux sur la zone. Plusieurs espèces de chauve-souris ont également été repérées.

Salon, dortoir et salle de réunion : la yourte est bien utile
Camille affiche une liste des règles sur la zad. « La règle n°1, c’est l’autogestion ! », explique-t-elle. On compte sur chacun pour participer à la vie collective. Mais l’enjeu, c’est aussi de préserver le lieu -notamment en évitant des déchets - et surtout de ne pas déranger les habitants. L’alcool fort est interdit, musique, bière et vin sont proscrits après 22 heures en semaine, 23 heures le week-end. « Et tous les matins, on essaye de se lever vers sept heures pour que tout le monde soit prêt quand les gens arrivent », ajoute Camille.

La première régle est l’autogestion
Vers quatorze heures, le jardin s’anime de cris d’enfants. Le square est devenu le lieu de rendez-vous des gamins du coin. Sous la yourte, un cours de percussions s’organise. Vers le tipi des enfants, se tient un atelier peinture. Un match de foot s’installe sur l’esplanade tandis qu’une partie de balle au prisonnier commence en contrebas. Les « zadistes » font office de moniteurs de centre aéré. Pas besoin d’expliquer aux petits pourquoi une journaliste vient les voir. « Je ne veux pas qu’ils construisent parce que j’aime bien venir ici, on s’amuse », lance Bayane. « On est là pour jouer, avoir des nouvelles copines, pour profiter de la nature. C’est trop bien cet endroit, on rencontre des gens qu’on ne connaît pas ! » approuve Cherine.

Les enfants jouent entre les tentes
Certains viennent seuls, d’autres avec leurs mères. Elles, pour la plupart, se tiennent un peu à l’écart, installées sur des chaises de jardin en plastique. La majorité sont voilées. Un groupe d’ados en baskets et jogging tient conseil un peu plus près du campement. Anne, jeune maman voilée, vient avec ses deux enfants et n’hésite pas à se mêler à la bande d’occupants et d’habitants mobilisés qui fait vivre le campement : « Avant, j’avais l’habitude de traverser le parc tous les jours pour emmener les enfants à l’école. Mais on y restait peu. Depuis que c’est occupé, c’est du bonheur, on est dans la nature, les gamins ils se régalent, ils font autre chose que de regarder la télé, ils dorment mieux le soir. Et nous on rencontre des gens, des voisins. On a pris conscience de l’importance de garder ce bout de vert et on n’a plus envie de le laisser au béton. »

Tristan : « On nous rabâche qu’il faut casser les ghettos »
Tristan, la trentaine, rentre du boulot et vient promener son chien qui chahute avec les gamins. « Je viens tous les jours, raconte-t-il. J’habite ici depuis quatre ans et c’est au parc que j’ai rencontré mes voisins. Je ne comprends pas ce projet. Toute l’année, on nous rabâche qu’il faut casser les ghettos, faire de la mixité sociale, et un matin on nous dit qu’on va planter encore plus de logements sociaux dans un quartier où il y en a déjà plus de 500 ! »
« Dans un quartier avec espace vert, la criminalité baisse de 60 % »

En fin d’après-midi, deux animatrices improvisées ramènent trois petites filles qui habitent quelques centaines de mètres plus loin, dans la cité des Cévennes. Là, les immeubles sont deux fois plus haut qu’à Las Rébès. Au pied de la dizaine d’étages, se succèdent boulangerie, boucherie hallal, épicerie et tabac aux devantures délavées. La mosquée s’est installée dans un ancien supermarché. En face, entre deux barres, une dalle de béton est colonisée par une nuée d’enfants en rollers, surveillés depuis les balcons colorés de linge. On nous fait comprendre qu’il faut ranger l’appareil photo. « Il y a aussi des espaces verts chez nous », lâche une des fillettes en désignant quelques mètres carrés accueillant deux pins qui surmontent quelques buissons. « Mais c’est vrai qu’ici on tourne en rond, alors qu’au parc on fait de nouvelles activités », ajoute-t-elle.
« Le quartier s’est paupérisé ces cinq dernières années, la résidence des Cévennes est en voie de ghettoïsation et de paupérisation », affirme Jean-Michel Vidal. Ce fonctionnaire vit à Las Rébès depuis dix-sept ans. « On vient d’être classé Zone urbaine sensible. Derrière la préservation du parc il y a aussi un enjeu social. Pourquoi des gens plus démunis n’auraient-ils pas droit à un espace vert ? Ce sont justement ceux qui n’ont ni jardin, ni résidence secondaire ! Il y a une étude qui dit que dans un quartier avec des espaces verts, la criminalité baisse de 60 %. Les jeunes ont besoin d’un endroit où se détendre, où jouer au ballon, courir, au lieu d’être en bas de l’immeuble. Toute personne sensée sait ça ! »
En face, le porteur du projet de construction est ACM Habitat, l’office public de l’habitat de la métropole de Montpellier. Son président n’est autre que le maire de la ville, le divers gauche Philippe Saurel, qui rappelle que l’office a reçu 16.000 demandes de logements sociaux en 2015… Il explique également ne pouvoir arrêter un projet déjà bien avancé. Son adjointe à l’urbanisme, Stéphanie Jannin, a reçu les habitants et leur a indiqué qu’il resterait environ 7.000 mètres carrés de parc autour des futurs immeubles, à aménager en concertation.
« Mais ces espaces seront dédiés à de la voirie », craint Hachème. « Et pourquoi ne va-t-on pas mettre des logements sociaux dans les quartiers du sud-est, où ils construisent des appartements de luxe de deux cent mètres carrés ? », interroge Jean-Michel.
Certains soupçonnent même un conflit d’intérêt à la mairie. Car Stéphanie Jannin travaillait, avant d’être élue, pour le cabinet d’architectes Lebunetel. Or c’est justement ce cabinet qui a été choisi pour le projet de Las Rébès (voir page 4 de ce document).

Afin de débloquer l’affaire, les membres du conseil citoyen du quartier des Cévennes (qui contient Las Rébès et la cité des Cévennes) appelle la mairie à la concertation. Pour les occupants, cette journée de lundi risque d’être décisive : les vacances scolaires finies, les enfants seront moins présents et la police pourrait ne plus hésiter à intervenir. « Avec l’état d’urgence j’ai peur que ça se finisse en matraque et gazage », avoue Tristan. « Mais on est préparés, répond Jules. On a des listes de personnes à appeler en cas d’intervention, on peut ramener du monde. Et on a la vigie », lâche-t-il en désignant une cabane en haut du grand peuplier. Les policiers mettraient alors du temps à en déloger les occupants, suffisamment pour faire venir du renfort. Cet arbre, le seul que le projet de construction a prévu de garder, serait alors le meilleur allié des défenseurs du square.
Pour suivre le mouvement Nuit debout :
 Nuit Debout sur Internet : les liens, les adresses
 Le dossier de Reporterre sur Nuit debout
Lire aussi : Les éco-quartiers ne sont pas vraiment écologiques

23/04/2016

Les élus en France : nombre, coût, utilité ?

Quelques liens :

 

Nombre d'élus : l'autre mille-feuille français | Fondation IFRAP

www.ifrap.org › État et collectivités
3 avr. 2014 - Avec 618.384 élus, la France compte un mandat électif pour 104 habitants et 1 ... D'autant que cette multiplicité des élus locaux à un coût : 1,2 ...
10 avr. 2006 - La France compte 577 députés, 331 sénateurs, 2040 conseillers ... et 8% au Japon), et parmi ceux-ci bien évidemment le coût des élus, leur ...

Rémunération des élus locaux : le dessous des cartes

www.emploi-2017.org/remuneration-des-elus-locaux-le-dessous-des-cart...
22 déc. 2013 - 1, 2 milliard, c'est le coût annuel des indemnités de nos élus locaux. ... Il y a en France aujourd'hui 560.000 élus municipaux, dont 36.700 ...

La France croule sous le poids de ses 600 000 élus ...

https://www.contrepoints.org/.../41517-la-france-croule-sous-le-poids-de...

20 août 2011 - Avec 600 000 élus en France, c'est quasiment 1% de la population qui est concernée ... Les couts marketing de l'assurance santé privé ? c'est, ...

20/04/2016

Immobilier à Montpellier : Las Rébès, le bailleur social ACM (président Philippe Saurel) et Nuit Debout

communiqué :


Un projet de construction de 63 logements sociaux dans le quartier populaire de Las Rébès.
Le constructeur est le bailleur social ACM, dont le président est Philippe Saurel. Les riverains regroupés au sein d’un collectif et le comité de quartier se battent pour éviter que ce « poumon vert » soit bétonné, il y a déjà 580 logements sociaux.
ACM et Saurel répriment d’une main de fer la mobilisation citoyenne qui va à l’encontre de ce projet, ils assignent en justice devant le TGI une douzaine d'opposants qui se voit condamné à payer une amende en cas de“récidive”.


La défense du Parc de la Colline, la ZAD  (zone à défendre ) s’organise et Nuit debout redonne de l'espoir aux riverains.
Depuis ce lundi, 50 riverains et les « Nuit Debout » solidaires des habitants de Las Rébes occupent les lieux et passent les nuits sous des tentes empêchant la poursuite des travaux.

Mercredi 20 avril à 19h au kiosque Bosc de l'Esplanade
Commissions de l'AG Populaire

Samedi 23 avril à partir de 18h sur la place de la Comédie
AG populaire suivie d'une NUIT DEBOUT

Lundi 25 avril à 19h30 Salle G.de Nogaret Rue Pitot .
Semaine de la démocratie, conférence de Jacques Testart, Membre du Conseil scientifique d’Attac.
 "Les Conventions de citoyens" avec le soutien des AMD,

18/04/2016

Pour un revenu de base (suite 2)

voir aussi sur ce blog :

Pour un revenu de base (suite)

https://www.mediapart.fr/journal/france/180416/un-rapport-suggere-de-creer-un-revenu-minimum-des-18-ans

L’auteur de l’étude, le député socialiste Christophe Sirugue, propose la création d’une allocation de 400 euros par mois pour les Français précaires de plus de 18 ans. Il précise dans un entretien à Libération que l'allocation serait complétée si son bénéficiaire est une personne âgée ou handicapée ou s'il est en situation d'insertion professionnelle.
Christophe Sirugue proposera deux autres scénarios au Premier ministre, qui ouvrent eux aussi l'accès aux minima sociaux dès 18 ans et non plus 25, ce qui coûterait selon lui environ 3,5 milliards d'euros. « C'est pour cela que je ne demande pas à ce que ces mesures s'appliquent au 1er janvier 2017 », dit-il. « Mais c'est aujourd'hui indispensable: acceptons à gauche de dire qu'empêcher de voir un jeune commencer sa vie dans la précarité, ce n'est pas de l'assistanat mais de l'investissement. »
Un scénario propose le maintien des dispositifs existants avec des paramètres modifiés, "en allongeant par exemple certaines durées selon les allocations", et le dernier propose de fusionner des dispositifs existants pour n'en garder que cinq.
(Reuters)

Minima sociaux : «Ce n'est pas de l'assistanat ... - Libération

www.liberation.fr/.../minima-sociaux-ce-n-est-pas-de-l-assistanat-mais-de...
Il y a 15 heures - Auteur d'un rapport qu'il remet lundi au Premier ministre, le député PS Christophe Sirugue propose une sorte de revenu minimum d'existence.

Minima sociaux: une «couverture socle ... - Libération

www.liberation.fr/.../minima-sociaux-une-couverture-socle-commune-et-...

Il y a 11 heures - Le député PS Christophe Sirugue privilégie la création d'une «couverture socle commune» en remplacement des dix minima sociaux existant, ...

17/04/2016

Montpellier mondialement connu !

... au moins dans le monde anglo-saxon : The Guardian est publié en Australie, en Grande-Bretagne et aux USA.
 
lu sur le Midi Libre :
 
26 000 chiens et 3 tonnes de crottes : Montpellier épinglé par The Guardian
Le journal anglais a publié un très long article sur la saleté de Montpellier envahie par 3 tonnes de crottes de chien, dans l'indifférence générale.
 ---------------------------------------------------------------------------
On peut se demander si le contrat passé par la ville avec "Nicollin" pour l'enlèvement des ordures et le nettoyage de l'espace public n'est pas un contrat de complaisance. Une recherche sur internet avec pour mots clefs "Montpellier" , "Saurel", "Nicollin", donne :

Philippe Saurel s'attaque aux ordures et aux poubelles de ...

france3-regions.francetvinfo.fr/.../montpellier/philippe-saurel-s-attaque-a...
4 sept. 2014 - 2 missions confiées par les collectivités à la société Nicollin. Désormais à ... Montpellier : Philippe Saurel veut une ville plus propre. Reportage ...
 
... et on apprends que les francs-maçons (dont Saurel et Nicollin) sont omniprésents à Montpellier.
 
Sachant que la franc-maçonnerie n'est plus ce qu'elle était lors de la Révolution de 1789, on peut se poser des questions.

16/04/2016

Informations / Montpellier : du 16 au 22 avril

 communiqué :

Cet  agenda est envoyé par Ensemble34 (Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologique et Sociale, courant du FdG) à 5013 personnes dans l'Hérault.  Nous publions toutes les initiatives dont nous avons connaissance.

Ecrivez à : ensemble34fdg@gmail.com  

Consultez le site d'Ensemble 34  resistons.net  avec l'agenda complet et les informations locales mises à jour quotidiennement. Ayez le réflexe quotidien AGENDA

AGENDA de la semaine 16 - 24 avril

> Samedi 16 avril

> MONTPELLIER Action contre la loi travail 18h AG populaire sur la place de la Comédie, suivie d’une NUIT DEBOUT.

> Saint Martin de Londres Projection de "MERCI PATRON" au cinéma de St Martin de Londres. Suivi d'un débat sur la place de la fontaine!

> MONTPELLIER Débat Pour en finir avec la culture du viol. A 16h30, à la librairie « la mauvaise réputation » 20 rue Terral. Cycle antipatriarcal du groupe Un Autre Futur de la CGA.

> Dimanche 17 avril

> MONTPELLIER  PIQUE-NIQUE et ACTIONS en soutien au collectif de la colline de Las Rebes, quartier des Cévennes. Pique-nique sur place (par Chemin de Casseyrols) à partir de 11H30. + Atelier peinture (amener du matériel de peinture pour “ décorer” la palissade) + Jeux : "Dans un quartier avec une densité forte et sans mixité avec plus de 40% de population sous le seuil de pauvreté, un collectif de citoyens bloque depuis un an la destruction d'un espace vert commun. Un lieu où les enfants, leurs parents et les voisins se retrouvent pour partager. Chaque jour dès 7h, les habitants s'unissent pour bloquer l'arrivée des machines, tronçonneuses et grues. Pour garder cet espace commun et rester debout, rejoignez-nous! 174 allée de Mourvedre. Faites tourner sur vos réseaux !" Amenez de quoi jouer (molky, musique, pétanque, ballons...) de quoi manger, de quoi squatter, de quoi danser, etc ...  Bus 7 gardiole Bus 6 las rebes Voir la vidéo ici

> BEZIERS « Nuit debout » pour le retrait de la loi El Khomri. RV à 18h, place du 14 juillet pour une assemblée générale citoyenne

> Saint Etienne d’Albagnan, à Trédos, 19h : débat animé par Front de Gauche « de La Vallée » , ouvert à tous (covoiturage à partir de La Cigale, téléphoner au  04 67 97 17 88). « Nuit Debout », comment ça marche. « Nuit Debout crée un espace de discussion ».  Le Cinéma comme outil de mobilisation. Comment Nuit Debout peut s’étendre. Voilà les thèmes  présentés par les militants FdG.

> MONTPELLIER films / débat au cinéma Utopia 10h30 séance "Petit déjeuner"  animé par sortirdunucleaire34.org  Projection de deux documentaires : Controverses nucléaires d'Emanuela Andreoli et Wladimir Tchertkoff (51 mn) Début juin 2001 s'est tenue à Kiev une conférence internationale sur les séquelles sanitaires de Tchernobyl…
Vassily Nesterenko d'Emanuela Andreoli et Wladimir Tchertkoff (19 mn) Film hommage retraçant la vie d'un des héros de Tchernobyl décédé en 2008… Suivi d'un débat avec Yves Lenoir

> Lundi 18 avril

> AG des intermittent-es du spectacle 18 h à HTP ( occupé)

> Mardi 19 avril

> SETE-THAU NUIT DEBOUT comme tous les mardis et jeudis, place Aristide Briand à Sète, assemblée citoyenne à partir de 18h

> LODEVE nuit debout à partir de 18h30 à la gare routière. Pour le retrait de la loi El Khomri et pour des milliers d'autres choses

> Mercredi 20 avril

> Montpellier dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail : comme tous les mercredis à 19h afin de se coordonner, réunion de toutes les commissions « Nuit debout » au Kiosque Bosc/Esplanade Charles de Gaulle

> Jeudi 21 avril

> MONTFERRIER Assemblée générale de l'association Non au béton, ouverte aux sympathisants, à 18h30, à la salle du Dézevou.

> Mons-la-Trivalle, au Comptoir (coopérative des artistes libres du Jaur) : Lecture Partagée (à partir du 18h30). Daniel Bensaïd , Fragments Mécréants, aux Editions Lignes. Alain Badiou, L’Ethique, essai sur la conscience du mal, aux  Editions ‘’Nous ‘’. Textes des deux penseurs de la gauche radicale pour animer une  « grève active » ;  à la demande d’élèves des lycées professionnels de Bédarieux et Saint-Pons ; Sur le sexisme et la parité,  le racisme et l’antiracisme, et face au totalitarisme : la résistance civile. Contact : Ensemble ! Hauts Cantons (06 70 95 05 56).

> SETE-THAU NUIT DEBOUT comme tous les mardis et jeudis, place Aristide Briand à Sète, assemblée citoyenne à partir de 18h

> Vendredi 22 avril

> MAZAMET Conférence-manifestation citoyenne (Histoire d’une résistance)  organisée par ToutesNosEnergies (collectif de 25 associations) Carton rouge à l’éolien industriel dans le parc naturel. A 20h30 au palais des congrès. Entrée libre

> FRONTIGNAN Réunion-débat public avec Gabriel Amard et le comité des usagers pour le retour en régie publique de l'eau potable et de l'assainissement des eaux usées du bassin de Thau.18h - Salle Giner, rue Anatole France. Retour en régie publique de l'eau - THAU INFO : Le journal du pays de Thau

> MONTPELLIER Permanence de La Graine, monnaie citoyenne. "Chaque vendredi, l'équipe de la Graine vous donne rendez-vous au Faubourg, de 17h à 19h, en face de l'arrêt de Tram Corum (15 rue du Faubourg de Nîmes, 34000, Montpellier). Venez discuter avec les membres actifs, poser vos questions et participer à la création de cette monnaie citoyenne !"

> Du 22 au 30 avril

> VIOLS LE FORT : Festival CHAP programme : http://www.chap-festival.com/#!programme-par-jour/c57q

> Dimanche 24 avril

> VIOLS LE FORT Conférence gesticulée de Franck Lepage "Inculture(s) 2 : Et si on empêchait les riches de s'instruire plus vite que les pauvres ? Une autre histoire de l'éducation", conférence gesticulée (au chapiteau, 10€, Pré-vente ) Dans le cadre du festival CHAP

09/04/2016

"Nuit debout" vu de l'étranger

Nuit debout protesters occupy French cities in revolutionary call for change

For more than a week, vast nocturnal gatherings have spread across France in a citizen-led movement that has rattled the government

Demonstrators gather in Place de la République for a peaceful sit-in as part of the Nuit debout movement
Vive la révolution: demonstrators gather in Place de la République for a nocturnal sit-in. Photograph: Ian Langsdon/EPA
 

As night fell over Paris, thousands of people sat cross-legged in the vast square at Place de la République, taking turns to pass round a microphone and denounce everything from the dominance of Google to tax evasion or inequality on housing estates.

The debating continued into the early hours of the morning, with soup and sandwiches on hand in the canteen tent and a protest choir singing revolutionary songs. A handful of protesters in tents then bedded down to “occupy” the square for the night before being asked to move on by police just before dawn. But the next morning they returned to set up their protest camp again.

For more than a week, these vast nocturnal protest gatherings – from parents with babies to students, workers, artists and pensioners – have spread across France, rising in number, and are beginning to panic the government.

Called Nuit debout, which loosely means “rise up at night”, the protest movement is increasingly being likened to the Occupy initiative that mobilised hundreds of thousands of people in 2011 or Spain’s Indignados.

Cherifa, a French student at Paris’ Louis-le-Grand high school, who is taking part in the night-time protests. Pinterest
Cherifa, a French student at Paris’ Louis-le-Grand high school, who is taking part in the night-time protests. Photograph: Elliott Verdier/AFP/Getty Images

Despite France’s long history of youth protest movements – from May 1968 to vast rallies against pension changes – Nuit debout, which has spread to cities such as Toulouse, Lyon and Nantes and even over the border to Brussels, is seen as a new phenomenon.

It began on 31 March with a night-time sit-in in Paris after the latest street demonstrations by students and unions critical of President François Hollande’s proposed changes to labour laws. But the movement and its radical nocturnal action had been dreamed up months earlier at a Paris meeting of leftwing activists.

“There were about 300 or 400 of us at a public meeting in February and we were wondering how can we really scare the government?. We had an idea: at the next big street protest, we simply wouldn’t go home,” said Michel, 60, a former delivery driver.

Protesters debate issues such as national security, housing and proposed changes to French labour law. Pinterest
Protesters debate issues such as national security, housing and proposed changes to French labour law. Photograph: Loic Venance/AFP/Getty Images

“On 31 March, at the time of the labour law protests, that’s what happened. There was torrential rain, but still everyone came back here to the square. Then at 9pm, the rain stopped and we stayed. We came back the next day and as we keep coming back every night, it has scared the government because it’s impossible to define.

“There’s something here that I’ve never seen before in France – all these people converge here each night of their own accord to talk and debate ideas – from housing to the universal wages, refugees, any topic they like. No one has told them to, no unions are pushing them on – they’re coming of their own accord.”

The idea emerged among activists linked to a leftwing revue and the team behind the hit documentary film Merci Patron!, which depicts a couple taking on France’s richest man, billionaire Bernard Arnault. But the movement gained its own momentum – not just because of the labour protests or in solidarity with the French Goodyear tyre plant workers who kidnapped their bosses in 2014. It has expanded to address a host of different grievances, including the state of emergency and security crackdown in response to last year’s terrorist attacks.

Students occupying an amphitheatre in Lille give a press conference to announce the start of the Nuit debout protests. Pinterest
Students occupying an amphitheatre in Lille give a press conference to announce the start of the Nuit debout protests. Photograph: Philippe Huguen/AFP/Getty Images

“The labour law was the final straw,” said Matthiew, 35, who was retraining to be a teacher after 10 years in the private sector, and had set up an impromptu revolutionary singing group at the square. “But it’s much bigger than that. This government, which is supposed to be socialist, has come up with a raft of things I don’t agree with, while failing to deal with the real problems like unemployment, climate change and a society heading for disaster.”

Many in the crowd said that after four years of Hollande’s Socialist party in power, they left felt betrayed and their anger was beginning to bubble over.

Jocelyn, 26, a former medical student acting as a press spokesman for the movement, said: “There are parallels with Occupy and Indignados. The idea is to let everyone speak out. People are really sick and tired and that feeling has been building for years. Everything Hollande once promised for the left but gave up on really gets me down. Personally, it’s the state of emergency, the new surveillance laws, the changes to the justice system and the security crackdown.”

A protester holds a sign which reads ‘#Panama leaks, people, racketeering, that’s enough’ in Paris. Pinterest
A protester holds a sign which reads ‘#Panama leaks, people, racketeering, that’s enough’ in Paris. Photograph: Ian Langsdon/EPA

The government and the Paris authorities are being cautious about the policing of the movement. An investigation is under way into the alleged assault by a police officer accused of hitting a student at a Paris high school last month during a demonstration against the labour overhaul.

The government is preparing possible concessions to students and youths to calm those expected to attend another such rally on Saturday.

Each night at Paris’s Place de la République, the “general assembly” begins at 6pm and the crowd discuss ideas. Hundreds of demonstrators communicate using coded hand gestures: wiggling their fingers above their heads to express agreement or crossing their wrists to disagree.

Michel, an artist who hopes to be a candidate in the 2017 French presidential elections, joins the protesters in Paris. Pinterest
Michel, an artist who hopes to be a candidate in the 2017 French presidential elections, joins the protesters in Paris. Photograph: Elliott Verdier/AFP/Getty Images

Various committees have sprung up to debate a new constitution, society, work, and how to occupy the square with more permanent wooden structures on a nightly basis. Whiteboards list the evening’s discussions and activities – from debates on economics to media training for the demonstrators. “No hatred, no arms, no violence,” was the credo described by the “action committee”.

“This must be a perfect mini-society,” a member of the gardening committee told the crowd. A poetry committee has been set up to document and create the movement’s slogans. “Every movement needs its artistic and literary element,” said the poet who proposed it.

Demonstrators regularly help other protest movements, such as a bank picket over revelations in the Panama Papers or a demonstration against migrant evictions in the north of Paris.

 
 
 
 
Mute
 
Current Time 0:00
/
Duration Time 1:03
Loaded: 0%
 
Progress: 0%
 
Pinterest
French police in violent clashes with student protesters – video

“Generation revolution”, was scrawled on the pavement. The concept behind the movement is a “convergence of struggles” with no one leader. There are no union banners or flags of specific groups decorating the protest in the square – a rarity in France.

Cécile, 22, a Paris law student at Thursday night’s general assembly, said: “I don’t agree with the state society is in today. To me, politics feels broken. This movement appeals in terms of citizen action. I come here after class and I intend to keep coming back. I hope it lasts.”

Protesters confront riot police in Paris. Pinterest
Protesters confront riot police in Paris. Photograph: Dominique Faget/AFP/Getty Images

05/04/2016

LINKY à Montpellier

Linky, la tension monte autour du nouveau compteur ...

www.actualitesfrance.fr/.../linky-la-tension-monte-autour-du-nouveau-co...

Une soixantaines de communes refusent ce compteur électrique intelligent que des associations qualifient de "coûteux et dangereux".

----------------------

À Montpellier, la décision d'accepter les compteurs LINKY a été faite sans consulter la population et sans envisager les conséquences sanitaire à long terme.

Encore un scandale similaire à celui des moteurs diesel en vue !

Informations Montpellier

communiqués :

- Les étudiants mobilisés contre la loi travail appellent à une manifestation qui partira mardi 5 à 10h du parvis de Montpellier 3.

- Pour compléter l'agenda :

Vendredi 8 avril à 18 h. Espace Martin Luther King -  27 bd Louis Blanc


 «L'Europe face à la GRECE »  avec Giorgos Karatsioubanis, membre du comité central de Syriza et représentant de Syriza à Bruxelles.


Organisé par le Collectif Montpelliérain de Soutien au Peuple Grec, avec le soutien des Amis du Monde diplo.
En décembre dernier, un débat avait été ouvert avec des représentants d'Unité populaire. Le débat continue avec un représentant de Syriza autour des questions suivantes : quelle action pour la Grèce dans l'Europe forteresse ? quelle est la situation économique et sociale du pays ? quel rôle jouent la commission européenne, la Banque centrale, le FMI... ? quel bilan des gouvernements Tsipras, quelles réformes en cours, quelles perspectives pour la Grèce ?

-----------

Jeudi 7 Avril - 20h00 - Corum, Salon du Belvédère - Montpellier


Pour que cesse l'Exploitation industrielle de la nature ! et ses conséquences sur la destruction de l'environnement et la dégradation de la santé publique.
Conférence-débat avec Anna Bednik, auteure de "L'extractivisme"

Anna Bednik a été l'animatrice du thème "Eau et extractivisme" durant le Forum Alternatif Mondial de l'Eau à Marseille en 2012 et elle anime actuellement le collectif franco-sudaméricain Aldeah:

http://aldeah.org

31/03/2016

L'évolution des richesses

voir  :

 Chômage, par-delà la courbe | Mediapart
https://www.mediapart.fr/journal/economie/.../chomage-par-dela-la-cour...
300 000 chômeurs de plus en un an: la France s'installe dans un chômage de masse ... à écouter le gouvernement, c'est le début de l'inversion de la courbe.

1% des plus riches possèdent la moitié des ... - Mediapart

https://www.mediapart.fr/.../1-des-plus-riches-possedent-la-moitie-des-ric...
13 oct. 2015 - La part des grandes fortunes atteint un niveau jamais vu depuis presque un siècle », note le nouveau rapport de Credit Suisse sur la richesse ...
Termes manquants : staticcourbe

Les ravages de la mondialisation en une courbe | Le Club ...

https://blogs.mediapart.fr/.../les-ravages-de-la-mondialisation-en-une-cou...

6 janv. 2015 - A Marianne, on se félicite de ce choix d'autant plus que nous avions publié ... fréquentent le club très fermé des 0,1 % - 0,01 % les plus riches.courbe richesses.png

18:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2016

"Concevoir et planifier la régénération du territoire par une agriculture innovante"

communiqué :

 

Soutenez notre action en diffusant ce message aux personnes intéressées!
Please help us by spreading this message in your networks!
 

* * * POSSIBILITÉS DE FINANCEMENT * * *
> * * * GRATUIT POUR COTISANTS VIVÉA OU EN COURS D'INSTALLATION * * *
 
Permaterra organise le samedi 14, dimanche 15 et lundi 16 mai 2016 un stage de design : "Concevoir et planifier la régénération du territoire par une agriculture innovante". Dans cet exercice de design, nous appliquerons une méthode globale d'aménagement d'espaces agricoles innovante, notamment par le "Keyline Design", sur un cas concret dans l'Aude (11). Cette consultance sera encadrée par les facilitateurs Laurence Carretero, Franck Chevalier et David Mérino.
>  
À qui s'adresse cette formation ?
À toutes les personnes privées ou morales impliquées de façon technique ou stratégique dans la gestion du territoire:
> - Les agriculteurs : viticulteurs, arboriculteurs, éleveurs, maraîchers, grandes cultures, agro forestiers ou poly activité.
> - Les acteurs du territoire et du monde agricole : collectivité territoriales, associations, chambres consulaires.
> - Les propriétaires fonciers.
> - Les paysagistes.
> - Les permaculteurs.
> - Les consultants.
> - Les étudiants.
>  

Durant ce cours, nous réaliserons par une méthodologie précise la conception (le design) d'un bassin versant à Portel, dans l'Aude près de Sigean. Le but de cette formation/action est d'amorcer une réflexion globale sur une problématique territoriale incluant différents acteurs du territoire. Nous utiliserons les outils de conception les plus efficaces d'une agriculture innovante et durable:
> - Le "Keyline Design" dont l'échelle de la permanence relative (voir vidéos explicatives plus bas).
> - La gestion holistique : cycle de l'eau, des nutriments, impact animal...
> - L'agroforesterie : cycle de l'eau, des nutriments, impact de l'arbre hors forêt...
> - L'approche en permaculture : éthique, design, écosystème naturels comme modèle de référence.

Nous utiliserons également la sous soleusede type Yeomans (ou décompacteur), outil principal de l'approche Keyline.
>  

L'étude de cas : Coume Loubal à Portel (11)
L’étude du stage portera sur un sous-bassin versant de la commune de Portel des Corbières en amont de la réserve africaine de Sigean qui se voit régulièrement inondée lorsqu’il y a concomitance entre forte pluies et submersion marine.


Le sous bassin versant de Coume Loubal soumis au climat méditerranéen est composé de garrigues, de friches ou anciennes cultures, de vignes, d'habitations, de chemins et de cours d'eau (altitude : mini 10 m/maxi : 180 m).
Avantages à participer au cours
Créez une nouvelle vision pour votre paysage.
Augmentez les rendements et la résilience de l’élevage et des cultures.
Apprenez à créer et à mettre en œuvre un plan d'ensemble de l'exploitation en utilisant la conception Keyline (les grands thèmes : lecture du paysage, gestion hydraulique, agroforesterie et gestion du pâturage).
Découvrir l’impact de la sous soleuse de type Yeomans sur la régénération des sols et la gestion de l’eau (démonstration sur site).
Découvrez comment créer une couche arable saine et biologiquement active en réunissant toutes les conditions : sol aéré, humide toute l’année et pâturage au bon moment.
Plan de récupération de l'eau de paysage entier (en utilisant des techniques de gestion holistique et Keyline).
Réduisez les coûts et la dépendance aux intrants externes, augmentez les profits améliorez les moyens de subsistance tout en améliorant votre qualité de vie.
Adaptez votre ferme, votre propriété ou votre pépinière avec succès vers la transition énergétique et écologique
Les enjeux pour le territoire
"Prévenir plutôt que guérir". Réduction des coûts des travaux de “réparation” par une bonne gestion préventive des chocs climatiques. Inondation, feu, sècheresse, érosion.
Régénérer les friches en sols agricoles.
Régénérer les paysages pour l’agro tourisme.
Redynamiser la vie locale par l’agriculture. Un emploi agricole génère cinq emplois sur le territoire.
Recréer de la biodiversité.
Le lieu du stage

> Le stage se déroulera aux Jardins de la Fount à Sigean. Les Jardins de la Fount (fontaine en occitan) est une ferme permaculturelle sous mention Nature & Progrès d’1,8 ha qui depuis 5 ans produit des légumes (deux maraîchers sont installés sur une parcelle d’un demi hectare), et depuis un an des fruits, des oeufs, des confitures, confits, sirops et vinaigres ainsi que du pain. La particularité de cette ferme est d'être en autonomie énergétique et hydrique, l’objectif des Jardins de la Fount est d'être une ferme à énergie positive. Un projet de traction animale est à l’étude.

Sujets abordés
Combinaison d’actions Eau - Animal - Végétal - Humain.
Keyline™ Design et conception en permaculture.
Gestion des eaux de ruissellement, collecte, stockage et irrigation.
Agroforesterie et approches sylvo-pastorales.
Pâturages tournants, amélioration des pâtures.
Améliorer la fertilité des sols, le cycle des nutriments.
Sous-soleuse Yeomans, travail du sol en Keyline.
Séquestration du carbone.
Restauration d’écosystème.
 
Plus d'infos sur le Keyline Design : cliquez sur l'image pour visualiser la vidéo
Facilitateurs
Laurence Carretero est une cultivatrice. Elle sème et plante fleurs, fruits et légumes mais aussi toutes sortes d’alternatives concrètes pour modeler son territoire selon les principes de la Permaculture. Après un BTS d’horticulture, elle devient formatrice en phytotechnies et techniques du paysage en CFPPA à Nouméa. Elle crée son bureau d’étude de conception paysagère avant d’émigrer en Australie en 2007 où elle prend conscience du pic pétrolier et découvre la Permaculture. Depuis son retour en France en 2010 et après avoir suivi un PDC avec Bernard Alonzo elle met en place un permalieu à Sigean et participe à l’émergence d’une monnaie locale (le CERS) avec l’association Just’echanges et du Café des Possibles avec l’association Le Champ des Possibles. What’s next ?

Franck Chevallier a à cœur d'accompagner l'agriculture dans sa transition énergétique et agro-écologique. Pour cela il puise dans son expérience d'agriculteur, dans les apports de la permaculture, du keyline design et de l'holistic management. Il s'exerce au design de ferme, réalise des chantiers de régénération des sols selon l'approche du keyline design et anime des ateliers d'autoconstruction de sous soleuse de type Yeomans. www.paysages-fertiles.fr

David Mérino étudie, applique et partage la permaculture dans divers projets.

Formé par des pionniers de la Pemaculture comme Robin Francis, Darren Doherty, Rose Mary Morrow, et par des permaculteurs francophones comme Bernard Alonso, Steve Read ou Andy Darlington, il s'intéresse à la régénération des écosystèmes et des communautés. Ses compétences sont transversales et variées : de l'apiculture écologique à la gestion de l'eau en passant par la régénération des sols ou l'assainissement écologique, c'est avec plaisir qu'il partagera son expérience, les méthodes de conception et les actions pour les mettre en œuvre. Il anime et coordonne les activités de Permaterra.

Hébergement
1. Sur le lieu de stage à Sigean avec douches et toilettes sèches, uniquement en camping, emmener sa propre tente.
> Prix : 5 €/nuit/personne.

2. Des hébergements sont disponibles dans les alentours. Nous pouvons vous fournir quelques adresses au besoin. À réserver directement.

Repas
Les repas du dimanche midi et du lundi midi sont préparés par Les Jardins de la Fount.
> Prix : 10 € / repas.

Le reste des repas sont pris ensemble : chacun emmène sa nourriture que nous partagerons. Possibilité de chauffer les repas.

Toutes les informations sur :
> http://www.permaterra.fr/stage-design-permaculture-regeneration-du-territoire-2016/
>  
> ou écrire à
>  
> info@permaterra.fr
>  
>  
> À bientôt !


Permaterra est déclarée organisme de formation enregistré sous le numéro 91 66 01747 66,
> cet enregistrement ne vaut pas agrément de l'état.

28/03/2016

Pour un revenu de base (suite)

Un rapport préconise la création d'un revenu universel en France.pdf

 

voir aussi sur ce blog la note du :

11/04/2012

Pour un revenu de base

 

et aussi :

Ôter aux banques leur...

-----------------

... et j'ai eu connaissance depuis peu  de :

Montpellier - Mouvement Français pour un Revenu de Base

revenudebase.info/tag/montpellier/

Archive du tag Montpellier. Stand du Revenu de Base au « Village des possibles » ... "Le revenu de base : un filet de sécurité pour la vie !" Tel est le thème de la ...

 

 

Les Femmes au Bar des Sciences - à l’(S)PACE du Campus Triolet , Montpellier

« Femmes et sciences : une nouvelle donne ? » sera le thème du prochain Bar des sciences jeudi 31 mars à 18h30 à l’(S)PACE du Campus Triolet.

Aujourd’hui en France, alors que les filles sont presque à parité avec les garçons en Terminale S, seulement 25% des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des filles. Les études statistiques récentes montrent également que les femmes sont minoritaires dans l’enseignement supérieur et la recherche. Leur présence tend à se concentrer dans certaines disciplines  et, plus on monte dans la hiérarchie des statuts, moins les femmes sont nombreuses.


Cette édition spéciale du Bar des sciences réunira :
Alain Foucaran – Directeur du Laboratoire IES (Institut d’Electronique du Sud)
Marthe Kalifa – Chargée de mission OSIPE UM (Observatoire du Suivi et de l’Insertion Professionnelle des Etudiants)
Pascale Perrin – Maître de conférences à l’UM (département Biologie-Ecologie) – Membre de l’association Femmes et sciences
Audrey Taillefer – Doctorante en géologie (Laboratoire Géosciences)
Elle vise à débattre de ce « gaspillage » des ressources intellectuelles féminines et à explorer les pistes pour y remédier.

le plan du Campus Triolet - Université de Montpellier

www.umontpellier.fr/wp-content/uploads/.../Campus-Triolet-UM.pdf

N. Avenue du. Pr. Émile Jeanbrau. Av. de l'Abbé Parguel. ENTRÉE. PRINCIPALE. Route de Mende. Rue du Truel. P lac e. Eu gène Batail lo n. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 8.

21/03/2016

Industries chimiques : leur lobbying nous coûte cher (en terme de santé)

... mais qu'importe, puisque ces industries produisent aussi les médicaments destinés à nous soigner.

(une population en bonne santé serait la pire des choses pour leurs bénéfices et leur classement au CAC 40)

-----------------------

à lire sur :

Hasard du calendrier, le lancement de la semaine mondiale des alternatives aux pesticides, ...

Plus d'actualités pour "Et si les pesticides coûtaient plus qu’ils ne rapportent ? Le Monde.fr | 19.03.2016 à 08h03 • Mis à jour le 21.03.2016 à 13h29 | Par Stéphane Foucart En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/19/et-si-les-pesticides-coutaient-plus-"

 

« Ce qui apparaît comme le poste de dépense le plus important reste le traitement des maladies chroniques liées à l’exposition à ces substances, précise Thomas Guillemaud, chercheur à l’Institut Sophia Agrobiotech (INRA, CNRS, université de Nice-Sophia-Antipolis) et coauteur de l’étude. Mais il existe très peu d’études permettant de chiffrer précisément ces coûts sanitaires. On dispose de beaucoup de travaux sur l’exposition au tabac et à l’alcool et leurs effets, par exemple, mais presque rien sur les pesticides. »

Des études d’ampleur commencent toutefois à être menées, comme celle publiée en 2015 dans la revue Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism. Elle estimait les dégâts sanitaires de l’exposition de la population européenne aux seuls pesticides organophosphorés et organochlorés à quelque… 120 milliards d’euros par an.

----------

Et si les pesticides coûtaient plus qu’ils ne rapportent .pdf

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/19/et-si-les-pesticides-coutaient-plus-qu-ils-ne-rapportent_4886135_3244.html#0ugLrdeAXk1fgL3X.99

18/03/2016

Profession : "élu du Peuple" ? (suite)



À la suite de la conférence ci-dessous, les personnes souhaitant poursuivre la réflexion à l'échelon local peuvent laisser un commentaire au bas de la note en indiquant SEULEMENT leur localité (pas de nom).
Je mettrai en relation les personnes habitant les mêmes localités.

-------------------

Jeudi 17 mars

MONTPELLIER « Oligarchie et citoyens »

Conférence -débat par Robert Charvin

20 h

salon du belvédère le corum. Par les amis du monde diplomatique

12/03/2016

l’Agglorieuse gagne son procès

lu sur :

HTTPS://WWW.MEDIAPART.FR/JOURNAL/FRANCE/110316/UN-JOURNAL-SATIRIQUE-DE-MONTPELLIER-BLANCHI-EN-CASSATION


Un journal satirique de Montpellier blanchi en cassation
11 MARS 2016 | PAR DAN ISRAEL
Condamné en 2014 à une très lourde amende pour diffamation, l'hebdo satirique L'Agglorieuse a vu cette condamnation annulée par la Cour de cassation. Le sérieux de son enquête est reconnu.


La mouette rieuse respire. Le volatile dont le journal satirique de Montpellier l’Agglorieuse a fait son emblème devrait pouvoir continuer à s’afficher en une des pages de l’hebdo local. Le 1er mars, la Cour de cassation a cassé le jugement de la cour d’appel de Nîmes datant de septembre 2014, qui condamnait la publication à 91 200 euros d’amende pour diffamation envers un promoteur immobilier local.
LIRE AUSSI
A Montpellier, la condamnation qui risque de couler un hebdo satirique
PAR DAN ISRAEL
Comme Mediapart l’avait raconté, la somme demandée correspondait à la moitié du chiffre d’affaires du journal, tiré à 2 300 exemplaires, et le menaçait d’une mort certaine. La cour d’appel jugeait que les termes « faillites retentissantes » et « ennuis judiciaires » utilisés dans l’article envers le promoteur n’avaient pas été justifiés par une enquête sérieuse et relevaient donc de la diffamation. « Nous acceptons les sanctions justes des erreurs que nous aurions pu commettre, mais en aucun cas que ces erreurs soient financièrement sanctionnées comme si nous étions des délinquants du CAC 40 », écrivait à l’époque le responsable du journal Tristan Cuche.
La Cour de cassation a jugé à l’inverse du tribunal de Nîmes, estimant que l’article relevait d’un « débat d’intérêt général » et procédait d’une « enquête sérieuse est justifiée ». L’arrêt de Nîmes est invalidé une fois pour toutes. La Cour
 de cassation a pris la peine de rappeler que, selon la convention européenne des droits de l’homme, « le principe de la 
liberté d’expression de
 la presse, même s’il
 n’est pas illimité, doit 
être protégé », surtout lorsque les propos incriminés « étaient parus dans un journal “satirique” et qu’ils reposaient sur une base factuelle suffisante ». Pour la Cour,« L’Agglorieuse s'est conformé aux exigences de prudence dans l'expression et de sérieux » et « n’a pas excédé le ton des journaux satiriques et d’investigation ». Fermez le ban.
Lors de leur condamnation de septembre 2014, les journalistes soulignaient le fait que la magistrate qui les avait condamnés pouvait leur en vouloir personnellement, puisqu’elle leur avait déjà reproché publiquement un précédent article moqueur sur sa sévérité, laquelle avait pourtant déclenché une grève des avocats du Gard et du Vaucluse, en février 2012.

04/03/2016

Incroyable mais vrai : en France, interdiction de distribuer des tracts sans autorisation préfectorale

Peuple de France, ta Liberté fout le camp !

lu sur :

Poursuivi pour avoir distribué des tracts | L'Humanité

www.humanite.fr/poursuivi-pour-avoir-distribue-des-tracts-600241

 (les surlignages sont de moi)

Un militant CGT a été renvoyé devant les tribunaux par la cour de cassation, qui juge qu’une diffusion de tracts est illégale si elle n’a pas été déclarée en préfecture.

Nouveau coup contre l’expression des opinions dissidentes dans le pays. Le 9 février, la Cour de cassation a rendu un arrêt qui donne un sérieux tour de vis à l’action syndicale en jugeant qu’une simple distribution de tracts devient illégale si celle-ci n’est pas au préalable déclarée en préfecture. Alors qu’il avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône puis par la cour d’appel de Lyon, Pierre Coquan, ancien secrétaire général de l’union départementale CGT du Rhône, s’est vu renvoyer devant la cour d’appel de Grenoble par la Cour de cassation pour avoir simplement organisé à un péage une distribution de tracts contre la réforme des retraites en 2010.

En assimilant cette action à une manifestation, soumise à déclaration préalable en préfecture, la Cour de cassation en profite pour encadrer un spectre très vaste d’actions militantes. « Constitue une manifestation (…) tout rassemblement statique ou mobile, sur la voie publique d’un groupe organisé de personnes aux fins d’exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune », pose l’arrêt. « Il n’existait pas jusqu’à maintenant de définition précise de ce qui constituait une manifestation, mais on voit que c’est à l’occasion de poursuites contre un militant syndical que la Cour juge nécessaire de donner une définition attrape-tout. C’est une décision liberticide qui pousse à rendre clandestine l’action syndicale la plus banale », dénonce Me François Dumoulin, l’avocat du syndicaliste. « C’est une atteinte très grave à la liberté d’expression collective », dénonce Pierre Coquan.

Outre l’impact très lourd que pourrait avoir cette décision de justice sur les pratiques quotidiennes des militants politiques et syndicaux, cette affaire révèle une fois de plus l’acharnement du ministère public à l’encontre des syndicalistes, pour Me Dumoulin : « C’est une affaire sans victime et sans partie civile, c’est le parquet qui a poursuivi tout du long. »

29/02/2016

Communiqué du collectif contre la gare TGV de Montpellier la Mogère

communiqué :

Collectif contre la gare TGV de Montpellier la Mogère - Communiqué du 26 février 2016

Le lundi 22 février 2016 a eu lieu une rencontre entre le « Collectif gare de la Mogère » et la Région Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées, représentée M. Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Transports, et un membre du cabinet de Mme Carole Delga.


Le Collectif a rappelé l’historique du projet de gare de la Mogère et les raisons de son opposition, et a appelé la Région à suspendre immédiatement les travaux afin d’éviter les conséquences désastreuses (pour les usagers comme pour la réputation des élus) qu’aurait l’achèvement de la construction d’une deuxième gare TGV sans correspondances ferroviaires.

M. Gibelin a assuré le Collectif que la Région applique d’ores et déjà un moratoire sur ses versements au titre de la deuxième gare TGV, et que cela sera réaffirmé lors de la prochaine ouverture des États Généraux du Rail. Il a invité le Collectif à participer à ces États Généraux.

Il faut accompagner le moratoire initié par la Région.  Alors que la presse rappelle que les travaux se poursuivent, il est urgent que toutes les parties prenantes au projet de nouvelle gare TGV de Montpellier s’associent au moratoire initié par la Région.

D’une part, les « États Généraux du Rail » devraient aboutir à la conclusion que le contournement ferroviaire en construction entre Nîmes et Montpellier (CNM) n’a aucun besoin d’une nouvelle gare à Montpellier pour remplir ses fonctions. Laisser se poursuivre le chantier sans demander sa suspension effective revient à choisir le passage en force contre le respect de cette consultation, et à refuser d’attendre la réponse de la Justice aux recours déposés.

D’autre part, le moment est venu pour chaque partie de tenir compte de la nouvelle situation :

– La Métropole de Montpellier a déjà indiqué qu’elle ne financerait plus cette gare si la Région cessait ses versements, et que cette gare n’avait aucune justification si la gare de Manduel risquait de ne pas se faire. Ces deux conditions sont aujourd’hui réunies. À elle de confirmer publiquement qu’elle a mis en œuvre ce qu’elle a annoncé.
– La SNCF, maître d’ouvrage du projet (via SNCF Réseau), doit tourner la page des circonstances qui ont conduit à lancer simultanément la reconstruction de la gare Montpellier St-Roch et le projet de construction d’une nouvelle gare TGV sans correspondances.
– Le Préfet de l’Hérault doit tenir compte de cette nouvelle situation, alors que les perspectives de trafic voyageur grande vitesse sont actuellement revues à la baisse.

En arrêtant les travaux au plus tard à l’achèvement de la dalle de la gare, chaque partie pourra trouver une issue honorable. En premier lieu, la Métropole de Montpellier, dont le président a proposé publiquement dès septembre 2015 que la construction s’arrête à la dalle. Le budget économisé, sur la gare et son raccordement au tramway et à l’autoroute, permettrait à la Métropole de relancer des projets ajournés pour raisons budgétaires, comme la ligne 5 du tramway.

Quant à l’aiguillage de St-Brès, permettant de raccorder le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) à la gare St-Roch sans nécessité d’une nouvelle gare, il peut être immédiatement aménagé : les autorisations et le foncier sont déjà disponibles.