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28/01/2016

État d'urgence et chaises de la BNP

à lire : (rien de mieux à faire ???)

Soutien aux 2 faucheurs de chaises marseillais convoqués ...

https://france.attac.org/...faucheurs-de-chaises/.../soutien-aux-2-faucheurs...

17 janv. 2016 - Soutien aux 2 faucheurs de chaises marseillais convoqués devant le ... midi et vont être convoqués au tribunal suite à la plainte de la banque.


Ce vendredi 15 janvier au matin, des policiers sont venus chercher à leurs domiciles Antoine Richard, militant d’Attac Marseille, et Matthieu Laurentin, président d’Attac Marseille, pour les placer en garde à vue. Ils ont été entendus dans le cadre de l’enquête menée suite aux deux actions de réquisition citoyenne qui ont eu lieu dans des agences BNP Paribas de Marseille en octobre et novembre dernier.

lire en ligne

24/01/2016

France : le " préjudice écologique " et la loi

Le Sénat sort des limbes le préjudice écologique
Le Monde - Il y a 2 jours
 
La question épineuse du préjudice écologique
RSE Magazine - Il y a 3 jours

Plus d'actualités pour "sénat préjudice écologique"

06/01/2016

Changer l'Europe de la "concurrence libre et non faussée" (!)

info : Varoufakis s'apprête à lancer un "plan B" pour l'Europe


http://www.euractiv.fr/sections/europe-de-lest/varoufakis-sapprete-lancer-un-plan-b-pour-leurope-320708


L’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis prépare son retour à Paris et Berlin. Un article d’EurActiv Allemagne.
Yanis Varoufakis entend lancer une « troisième alternative » à la renationalisation et aux « institutions européennes antidémocratiques » dès le mois de février.
Cette initiative, Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 (DiEM 2025), a pour objectif de rassembler des intérêts divers pour « démocratiser l’Europe et mettre un terme à la fragmentation rampante », selon le journal Neues Deutschland.
>> Lire : Varoufakis, le ministre des finances star de l'analyse économique
Yanis Varoufakis devrait donner le coup d’envoi officiel de ce nouveau projet le 9 février au théâtre Volksbühne, à Berlin, lieu de lancement de nombreux mouvements, notamment pour la chute du mur de Berlin.
L’ancien ministre des Finances avait déclaré à plusieurs reprises vouloir lancer un nouveau mouvement, et non pas un parti politique. Sa « troisième alternative » mettra en évidence les politiques et décisions néfastes adoptées par les États et les institutions européennes, qu’il juge profondément antidémocratiques.
Yanis Varoufakis, fervent opposant aux mesures d’austérité exigées par les créanciers d’Athènes, a démissionné à l’été 2015. Depuis, il participe régulièrement à des discussions qui tentent de trouver une alternative au retour à l’État-nation ou à l’écroulement de la zone euro. Si l’euro s’effondre et que la crise continue ad nauseam, cela entrainerait « désespoir, dépression et peur » et contribuerait à la réémergence de la renationalisation, de l’ultranationalisme et de la xénophobie, a-t-il averti lors d’un entretien accordé au journal espagnol El Diario.
>> Lire : À Frangy-en-Grèce, Varoufakis s’alarme du déficit démocratique de l’UE
En novembre, une réunion prévue sur « un plan B pour l’Europe » à Paris n’a pas pu avoir lieu, suite aux attentats terroristes. Elle a donc été reportée à janvier. Y participeront notamment Susan George, une activiste pour la justice sociale, Stefano Fassina, économiste et homme politique italien, et Oskar Lafontaine, ancien ministre des Finances allemand.
>> Lire aussi : Varoufakis : « les créanciers de la Grèce ont transformé les négociations en guerre »
 PROCHAINES ÉTAPES

9 février 2015 : Lancement officiel du Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 (DiEM 2025).

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02.01.2016
Ausland

Plan C: Varoufakis startet neue Bewegung in Berlin

Aktivisten-Netzwerk soll am 9. Februar gegründet werden / »DiEM 25« will als »dritte Alternative« zwischen Renationalisierungsirrweg und »anti-demokratischen EU-Institutionen« wirken

03/01/2016

Ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire (suite)

À propos de la Suisse et ses initiatives populaire, voir aussi sur ce blog :

Pour un revenu de base (rappel)

 

rappel de la note du :

11/04/2012

Pour un revenu de base

... MAIS C'EST EN SUISSE, PAS EN FRANCE, HÉLAS !

SUISSE & RÉGIONS 
Un revenu de base de 2500 francs pour tous: l’initiative est lancée 
Le texte pose le principe d’une allocation universelle. Inconditionnelle, elle doit permettre à chacun de vivre dignement

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/80349052-8348-11e1-8fee-0125137f3c88/Un_revenu_de_base_de_2500francs_pour_tous_linitiative_est_lanc%C3%83%C2%A9e#

Un revenu universel garanti, permettant à tous de «mener une existence digne». C’est ce que propose l’initiative «Pour un revenu de base inconditionnel», publiée mardi dans la Feuille fédérale.

Si le texte ne fait que poser le principe et laisse au législateur le soin de régler le financement et le montant de ce revenu, ses promoteurs ont une idée précise de ce qu’ils envisagent: entre 2000 et 2500 francs par mois, «de quoi libérer chacun de l’obligation de travailler pour gagner sa vie», explique l’ancien vice-chancelier de la Confédération, Oswald Sigg, membre du Comité d’initiative. «Devoir travailler pour survivre est une injustice, affirme-t-il. Certains n’ont pas de travail, d’autres ne font pas ce qui leur plaît, sont surmenés, stressés. L’idée est de réduire cette injustice et d’augmenter pour tous les chances de faire ce qu’ils veulent.»

Saugrenue pour beaucoup, l’idée n’est pourtant pas nouvelle. Ebauchée au XVIe siècle par Thomas More dans son Utopie, elle est reprise par quantité de théoriciens à travers l’Histoire, de Condorcet – qui pose le principe d’un revenu inconditionnel et suffisant pour tous – au Prix Nobel d’économie Milton Friedman et son «impôt négatif», allocation fixe couplée à l’impôt sur le revenu.

Soutenu en Suisse par le réseau BIEN-CH (Basic Income Earth Network), le revenu de base repose sur plusieurs arguments: en plus de découpler la couverture des besoins vitaux d’un travail rémunéré, il améliorerait l’efficacité de l’allocation des ressources – en se substituant pour partie à la galaxie des prestations sociales – et garantirait au citoyen l’autonomie de ses choix de vie. Cerise sur le gâteau, estime le réseau BIEN-CH, en «déconnectant les entreprises de leur obligation d’offrir des salaires suffisants», le revenu de base «flexibiliserait le marché du travail et engendrerait une nouvelle dynamique des activités économiques».

Problème: si chacun a droit à un minimum garanti, qui continuera de travailler? «Je ne pense pas que la collectivité travaillera moins, répond Oswald Sigg. Mais elle travaillera autrement, en accord avec les intérêts personnels et sociaux. Et ceux qui veulent gagner beaucoup continueront de travailler beaucoup.»

L’économiste vaudois Samuel Bendahan, socialiste, s’intéresse à l’idée depuis plusieurs années. Car selon lui, le revenu de base créerait «des incitations réelles»: «D’abord parce que de nombreuses études ont montré qu’on ne travaille pas pour l’argent mais par motivation intrinsèque, pour des causes ou pour des raisons sociales. Ensuite, parce que le revenu universel ferait disparaître les effets de seuil des prestations sociales. Actuellement, ceux qui sont à l’aide sociale et se remettent à travailler perdent le droit à certaines prestations. L’incitation au travail serait plus élevée avec un revenu universel. Enfin, si ce revenu était en place, plus personne n’accepterait les métiers ingrats. Cela obligerait donc l’économie à investir pour rendre ces métiers plus attractifs, ce qui rendrait plus juste le marché du travail.»

Samuel Bendahan prévient toutefois: «Il faut être conscient que cela modifierait drastiquement nos modes de fonctionnement. Avant de graver une telle idée dans la Constitution, il faut y avoir bien réfléchi. Parce que distribuer un tiers du PIB aux gens ne se fera pas sans augmenter massivement les impôts. De 30% aujourd’hui, la quote-part fiscale augmenterait au moins à 50%.» Faux, rétorquent les initiants: «Cela coûterait effectivement un tiers du PIB, soit environ 200 milliards, explique Oswald Sigg. Mais le revenu de base est en grande partie déjà financé si l’on réorganise l’Etat social, c’est-à-dire l’AVS, l’AI, etc. Et pour le reste, il y a plusieurs méthodes en discussion: hausse de la TVA, hausse de l’imposition des gros revenus et de la fortune, par exemple.» Des pistes auxquelles s’ajoutent d’autres possibilités, que les initiants ont détaillées dans un livre ad hoc*: une taxe sur les mouvements de capitaux, une taxe écologique, une réforme de l’impôt fédéral direct ou même la création de monnaie.

Le Comité d’initiative a 18 mois pour réunir 100 000 signatures et espérer que le peuple se prononce. Mais le principe d’un revenu de base fait déjà bondir les milieux économiques. «C’est une tromperie sur la marchandise, s’enflamme l’éditorialiste Beat Kappeler. Les nouilles ne tombent pas des arbres! C’est un mensonge que de prétendre que le pays continuerait de fonctionner avec un tel système. Et c’est une négation de ce qu’est l’Homme. La dignité, c’est aussi la capacité d’assurer seul sa subsistance, sans compter sur la collectivité. Quant au financement, c’est une plaisanterie: l’entrepreneur allemand Götz Werner, qui défend cette idée, admet lui-même que cela suppose un impôt de 50% sur le revenu de ceux qui continuent à travailler et une hausse de 50% de la TVA. Vous voyez ce qui reste…»*«Le financement d’un revenu de base inconditionnel», Ed. Seismo, Zurich, 2010.

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voir aussi sur ce blog : 

14/12/2013

Pour un revenu de base...

et ailleurs :

 

AIRE - Association pour l'Instauration d'un Revenu d'Existence

 

www.revenudexistence.org/

Ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire

article de La Tribune :

Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire

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Par Romaric Godin  |   |  2136  mots
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Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire.pdf
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sur le même sujet, voir sur ce blog :
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La monnaie, qu'est-ce ? (3) note du 13/09/2010

La monnaie, qu'est-ce ? (2) note du 16/11/2008

La monnaie, qu'est-ce ? note du 14/11/2008

L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral) 52 min - 21 oct. 2008 dailymotion.com

 

             
 

02/01/2016

L'Arabie Saoudite, un pays tolérable ?

Saudi Arabia executes 47 people in one day including Shia ...

www.theguardian.com › World › Saudi Arabia

Il y a 1 heure - Scores of 'terrorists' put to death amid warning from Iran that executing prominent Shia cleric Sheikh Nimr al-Nimr would 'cost Saudi Arabia ...

extrait :

..."The executions are Saudi Arabia’s first in 2016. At least 157 people were put to death last year, a big increase from the 90 people killed in 2014. "...

26/09/2015

Dérives de la société contemporaine : un exemple, l'élevage industriel

un livre sur le sujet

Industrial farming is one of the worst crimes in history | Books | The ...

www.theguardian.com/.../industrial-farming-one-worst-crimes-history-ethical -question
 
23 hours ago ... The fate of industrially farmed animals is one of the most pressing ethicalquestions of our time. Tens of billions of sentient beings, each with ...

17/09/2015

Politique professionnelle : par ici la bonne soupe !

lu sur le Canard de cette semaine

... achetez le Canard Enchaîné !

C'est pas cher : 1,20€ par semaine, et c'est plus instructif que d'autres journaux beaucoup plus chers !

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12/09/2015

Société et notion d'Humanité (suite)

À la base de la notion d'Humanité dans la société, il y a la religion, qu'on le veuille ou non.

Voilà pourquoi notre société doit éviter à tout prix de s'aligner le modèle anglo-saxon, où la Force prime le Droit et où la Nature peut être exploitée impunément car considérée comme un don de Dieu !

à lire sur The Guardiab :

America's dark and not-very-distant history of hating Catholics ...

www.theguardian.com/world/.../america-history-of-hating-catholics

4 hours ago ... Progressives and conservatives are in a rare unity welcoming Pope Francis to the USbut anti-Catholicism was rampant before John F ...

voir aussi sur ce blog la note du 8/6/2015 :

Société et notion d'Humanité:

23/08/2015

OGM + pesticides = malformations fœtales

à lire sur :

Pesticides in paradiseHawaii's spike in birth defects puts focus on ...

www.theguardian.com/us.../hawaii-birth-defects-pesticides-gmo

Image 1.png

 

03/07/2015

Grèce : scrutin de dimanche - Tentatives de chantage

les surlignages sont de moi

ROSA MOUSSAOUI
JEUDI, 2 JUILLET, 2015
L'HUMANITÉ
 
Dans une adresse solennelle, le premier ministre grec s’est dit hier déterminé à consulter son peuple, malgré le chantage, les manœuvres et les pressions extérieures.

Athènes, envoyée spéciale. 

Alexis Tsipras n’entend pas donner sa reddition face à la tentative de coup d’État financier en cours contre la Grèce. Il l’a répété hier après-midi, dans une adresse solennelle à la nation : il maintient le référendum. La veille, le premier ministre grec avait adressé aux créanciers d’Athènes une offre ultime, incluant, encore, de rudes concessions, comme la suppression progressive de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées, mais conditionnée à un accord sur la restructuration d’une dette insoutenable. Athènes demandait, entre autres, un prêt de 29 milliards d’euros pour couvrir le service de la dette sur les échéances des deux prochaines années. La démarche visait à empêcher in extremis un défaut grec aux conséquences imprévisibles… Sans surprise, elle a été rejetée par les « partenaires », Allemagne en tête, ce qui place depuis hier la Grèce en situation de défaut vis-à-vis du Fonds monétaire international, fait inédit pour un pays de l’Union européenne. Pire, le Fonds européen de stabilité financière évoquait, en réaction au défaut, la possibilité de demander le paiement immédiat des prêts accordés à la Grèce. Intérêts compris.

« Ils ont fermé les banques parce que nous avons donné la parole au peuple »

Curieusement hier, la presse internationale faisait écho à la dernière offre grecque de compromis en la présentant comme la preuve de la « volte-face » d’un Tsipras prêt à renoncer au référendum pour se conformer enfin aux oukases des créanciers. Toute la journée, la rumeur d’un report, voire d’une annulation de la consultation populaire annoncée par Athènes a couru. Tsipras, placé dans l’impossibilité de verser les pensions de retraites et les salaires des fonctionnaires, cédant à la menace de la suspension par la Banque centrale européenne (BCE) du mécanisme ELA, dernier filet de refinancement de banques grecques, allait, c’est sûr, capituler en rase campagne, annonçaient, en chœur, les éditorialistes de la presse financière. Objectif : semer le doute et la confusion pour entraver la campagne du « non ». Certes, les canaux de discussions n’ont jamais été coupés, et surtout pas par la partie grecque qui, fidèle à la ligne choisie depuis l’invraisemblable expulsion du ministre des Finances Yanis Varoufakis de l’Eurogroupe, n’a jamais cessé de rechercher les termes d’un « accord honnête et durable ». « Un verdict populaire est beaucoup plus fort que la volonté du gouvernement. Lundi, après le référendum, nous serons à la table de négociation avec des conditions meilleures pour le peuple grec », a tranché Tsipras, coupant court aux conjectures. Aux manœuvres en cours, le premier ministre grec a répondu par des propos très durs contre le fanatisme néolibéral et le mépris de la démocratie régnant de Bruxelles à Berlin. « Ils ont fermé les banques parce que nous avons donné la parole au peuple. Jamais je n’aurais pensé que l’Europe puisse refuser de donner du temps et de l’espace à un peuple qui veut décider de son futur », s’est-il indigné.

« Pas de “oui”, pas de salaires, lundi », ose le patronat

Pour Athènes, par-delà les choix économiques et le désastre social laissé par cinq années d’austérité, c’est bien l’enjeu démocratique qui est, désormais, au cœur du bras de fer. « L’impasse créée par la stratégie d’asphyxie des institutions nous met devant une alternative mortifère. Soit la soumission, donc le suicide moral, par l’acception des conditions dictées par les créanciers, soit la mort subite par l’étranglement des banques, donc de l’économie grecque. Pour en sortir, nous n’avons pas d’autre choix que le recours au peuple », résume Georges Katrougalos, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État.

Devant cette détermination du gouvernement grec, tous les coups semblent permis pour installer la peur, manipuler le scrutin et dissuader les Grecs de voter « non ». Les termes du chantage exercé par de grandes entreprises pour se rappeler au bon souvenir de leurs salariés dans l’isoloir en témoignent : « Pas de “oui”, pas de salaire lundi. » Les patrons en campagne, prenant prétexte des restrictions bancaires imposées par la BCE, ont tout simplement suspendu le versement des salaires, dans l’attente du verdict des urnes. Les syndicats et l’inspection du travail ont enregistré, ces dernières heures, des centaines de plaintes portant sur des menaces de licenciement en lien avec le référendum, méthode d’une violence inouïe pour des salariés hantés par la crainte du chômage et déjà terriblement fragilisés par la crise. Radio Kokkino, une antenne de gauche, rapporte même le cas d’une entreprise pharmaceutique dont la direction a contraint les salariés à constituer un cortège pour rejoindre, mercredi soir, la manifestation des partisans du « oui », place Syntagma (lire ci-contre). « Ils sont prêts à tout pour faire triompher le plan des banques et de Merkel, s’indigne le directeur de Kokkino, Kostas Arvanitis. Les institutions ne veulent pas d’un accord, elles veulent avant tout faire tomber le gouvernement Tsipras. Ils n’ont pas peur de Marine Le Pen, mais ils ont peur de la Grèce démocratique ! » Hier, en dépit de toutes ces pressions, les sondages donnaient au « non » une large avance.

01/07/2015

L'accord sur les services : WikiLeaks publie l'avant projet

à lire sur MEDIAPART :

L'accord sur les services (TISA) est le complément du traité transatlantique. Sans WikiLeaks, il serait encore secret. Son objet : démanteler toutes les barrières, mettre à terre tous les services publics. WikiLeaks publie un avant-projet discuté en avril 2015.

30/06/2015

Grèce : comment Joseph Stiglitz voterait dimanche prochain

il voterait NON aux conditions imposées par l'Europe-de-la-concurrence-libre-et-non-faussée

 lu sur :

 

Joseph Stiglitz: how I would vote in the Greek referendum | Business ...

 

www.theguardian.com/.../joseph-stiglitz-how-i-would-vote-in-the-greekreferendum

 

 

extrait :

It is hard to advise Greeks how to vote on 5 July. Neither alternative – approval or rejection of the troika’s terms – will be easy, and both carry huge risks. A yes vote would mean depression almost without end. Perhaps a depleted country – one that has sold off all of its assets, and whose bright young people have emigrated – might finally get debt forgiveness; perhaps, having shrivelled into a middle-income economy, Greece might finally be able to get assistance from the World Bank. All of this might happen in the next decade, or perhaps in the decade after that.

By contrast, a no vote would at least open the possibility that Greece, with its strong democratic tradition, might grasp its destiny in its own hands. Greeks might gain the opportunity to shape a future that, though perhaps not as prosperous as the past, is far more hopeful than the unconscionable torture of the present.

I know how I would vote.

Joseph E. Stiglitz, a Nobel laureate in economics

28/06/2015

«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec» (Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)

communiqué :

Lucho luego existo
Αγωνίζομαι, άρα υπάρχω
Je lutte donc je suis
«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec» (Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)
27 juin 2015 |  Par Dimitris Alexakis
 
Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dans une adresse au peuple retransmise par la chaîne de télévision publique (ERT), la tenue d'un référendum sur les propositions faites à la Grèce par les "Institutions" (FMI, BCE, Commission européenne) dans le cadre des négociations sur la dette. Traduction.

 

« Depuis 6 mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour mettre en œuvre le mandat que vous lui avez confié à l’issue des élections du 25 janvier.
Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à l’austérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale.
Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l'Union, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.
Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu'avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.
Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder.
De trahir ― autrement dit ― votre confiance.
Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de l’Eurogroupe d’avant-hier, à une proposition en forme d’ultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique.
Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de l’Europe, de la construction européenne.
La proposition faite au gouvernement fait peser sur le peuple grec de nouvelles charges, intolérables, mine la société, sape tout espoir de reprise économique en perpétuant l’incertitude et en aggravant encore les inégalités.
La proposition des Institutions comprend des mesures conduisant à une dérégulation accrue du marché du travail, des coupes dans les pensions de retraite, de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public ainsi qu’une augmentation de la TVA sur les aliments, l’hôtellerie et le tourisme ; les Institutions préconisent dans le même temps la suppression des exemptions fiscales pour la Grèce insulaire.
Ces propositions, qui portent directement atteinte aux acquis sociaux européens et aux droits fondamentaux ― droit au travail, à l’égalité et à la dignité ―, prouvent que certains de nos partenaires, que certaines de ces Institutions ne souhaitent pas parvenir à un accord viable, également profitable à toutes les parties, mais ont pour objectif d'humilier tout un peuple.
Ces propositions démontrent l’insistance mise ― en particulier par le Fonds Monétaire International ― sur une politique d’austérité extrême et punitive.
Les puissances aujourd’hui à la tête de l’Europe doivent dès lors, et plus que jamais, se hisser à la hauteur des circonstances et prendre des initiatives qui mettront fin à la crise de la dette publique grecque, une crise qui affecte d’autres pays européens et menace le futur même de l’intégration européenne.

 

Grecques et Grecs,
Nous sommes aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à l’égard des luttes menées et des sacrifices consentis par le peuple grec pour la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale ; c’est notre responsabilité envers l’avenir de notre pays.
Cette responsabilité nous oblige à répondre à cet ultimatum en nous appuyant sur la volonté souveraine du peuple grec.
Au Conseil des Ministres qui vient de se tenir, j’ai solennellement proposé l’organisation d’un référendum afin que le peuple grec puisse se prononcer souverainement.
Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.
Demain, l’Assemblée nationale se réunira en séance plénière extraordinaire afin d’entériner la proposition du Conseil des ministres en vue de la tenue, ce dimanche 5 juillet, d’un référendum à la faveur duquel les citoyens seront appelés à dire s’ils acceptent ou refusent la proposition faite par les Institutions.
J’ai déjà informé de ma décision le Président de la République hellénique mais aussi, par téléphone, le Président de la République française, la Chancelière de la République d’Allemagne et le président de la Banque Centrale Européenne ; demain, j’adresserai un courrier officiel aux dirigeants de l’Union Européenne et aux Institutions pour leur demander de prolonger le programme de quelques jours en sorte que le peuple grec puisse se prononcer librement, hors de toute pression et de tout chantage, conformément à la Constitution de notre pays et à la tradition démocratique européenne.

 

Grecques, Grecs,
Face à cette mise en demeure dont le but est de nous faire accepter une austérité extrême et humiliante, sans fin, sans perspective de redressement social et économique, je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint.
Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination.
Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.
Je m’engage à respecter le résultat de votre choix démocratique, quel qu’il soit.
Je suis absolument sûr que votre décision fera honneur à l’histoire de notre patrie et sera un message de dignité adressé au monde.
En ces heures cruciales, nous devons tous nous rappeler que l’Europe est la maison commune de ses peuples. Que l’Europe ne se répartit pas entre des « propriétaires » et des « invités ».
La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce.
Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.
Je vous appelle tous et toutes, dans un même élan national, dans l’unité et la sérénité, à prendre les décisions que nous méritons.
Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs.

Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple. »

traduit du grec par Dimitris Alexakis

22/06/2015

Action en justice contre la construction d'une gare TGV à La Mogère

communiqué :

Une action en justice va être lancée par deux associations du "collectif contre une deuxième gare à Montpellier" contre le décret gouvernemental autorisant un partenariat public privé (PPP) entre la SNCF et le promoteur immobilier Icade pour la construction d'une gare TGV à La Mogère (dossier complet sur le site : 

http://garetgv.free.fr/ppp)

Une souscription est organisée pour payer un cabinet d'avocats. La demande de financement participatif est de 6000 €

(http://citizencase.org/).


La plainte ne sera pas suspensive mais compte tenus de plusieurs jugements récents cassants des PPP injustifiés et de l'ambiance actuelle dans le transport ferroviaire (concurrence de l'avion, de l'autobus etc.), elle devrait faire réfléchir la SNCF. 
 
Il est d'ailleurs prévu dans le contrat PPP une possibilité d'arrêter les frais. Le plus tôt serait le mieux.

20/06/2015

Le projet de ligne grande vitesse Montpellier – Perpignan : à combattre !

 communiqué : 

AGGLO THAU -

Projet de ligne grande vitesse Montpellier – Perpignan Une lourde erreur

« L’Observatoire du Pays de Thau » confirme qu’il reste très préoccupé par le projet LGV pour lequel la SNCF, le Conseil Régional et d’autres font le forcing

à lire sur : 

extraits :

« L’Observatoire du Pays de Thau » confirme qu’il reste très préoccupé par le projet LGV pour lequel la SNCF, le Conseil Régional et d’autres font le forcing.

Au demeurant, le Conseil Régional Languedoc Roussillon, à travers son représentant à la réunion récente de Poussan, a montré, à l’instar du dossier « Hinterland », qu’il avait l’art de soutenir des projets sans se soucier de l’environnement.

Les informations données par la SNCF sur le trajet sont consternantes : abimer encore un peu plus le Massif de la Gardiole, ériger un viaduc de 30 mètres de haut sur le site historique d’Issanka, passer à proximité de l’étang de Thau, zone vulnérable, s’il en est, aux herbicides épandus le long des voies, …

Oui, nous défendons fermement, sur notre coin de Languedoc, la qualité de l’eau, la faune, la flore. Pourquoi élaborer des Plans de gestion couteux quand on voit ce qu’il en advient ?

...

Et qu’on ne nous dise pas qu’il s’agit de l’intérêt général !

La cour des comptes, dans un rapport d’octobre 2014, a clairement posé ce qu’était aujourd’hui le TGV : très cher et peu cohérent. De plus, l’utilisation de cette nouvelle voie pour les marchandises parait aléatoire.

Le maillage de chemin de fer en France est sacrifié, les trains Intercités sont trop souvent supprimés. Le « tout autocar » préconisé maintenant est-il une solution sur nos routes encombrées et dangereuses ? Certainement pas.

Mais le projet TGV est effarant avec la construction de la gare de la « Mogère » à l’extérieur de Montpellier. Ainsi, par exemple, à terme, les usagers du bassin de Thau devront prendre le TER à Sète puis le tramway, de Saint Roch à la Mogère, ligne qui n’est pas encore prévue dans les cartons ! Est-il convenable de gagner un quart d’heure à Très Grande Vitesse et de perdre une heure dans la recherche du parking ? les correspondances ?

...

Et nos élus locaux ?

Ils se sont empressés (pas tous !) de donner leur accord.

Avaient-ils tout mesuré ? Sans doute pas. Certains paraissent gênés maintenant.

Ils peuvent encore se ressaisir, d’autant que la plupart ont donné leur accord sans consulter la population.

...

15/06/2015

Écrans, santé et intérêts économiques.

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon Michel Desmurget, chercheur à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives, les écrans ont un impact « sur l’agressivité, l’anxiété, les préjugés sexistes ou les troubles du sommeil ». Il estime, dans un entretien accordé au Figaro, que trouver des vertus aux écrans est lié à des intérêts économiques.

 

 Le Figaro, 15/06

08/06/2015

Société et notion d'Humanité

Société et notion d'Humanité : 

Les anglo-saxons et les latins ont décidément des mentalités différentes. Pour s'en convaincre, il suffit de réfléchir à la façon dont les empires coloniaux anglo-saxons (Amérique du Nord et Canada, Inde, Afrique, Australie, Nouvelle-Zélande) et latins (Afrique, Asie, Amérique du Sud, Madagascar, colonisés par la France, le Portugal, l'Espagne) ont évolué.

Pour les anglo-saxons, les seuls pays ayant échappé à une colonisation permanente sont ceux où la population était trop nombreuse pour être exterminée. 

Pour les anglo-saxons, il est clair que la Force prime le Droit. Nous ne devons pas perdre de vue cette réalité dans l'évolution de notre société et les rapports politiques que nous avons avec eux, en particulier ceux ayant trait à des règles commerciales.

Voici deux articles lus dans The Guardian : l'un aujourd'hui, 6 juin 2015, l'autre le 5 avril dernier.

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Myall Creekhere, in 1838, a crime that would not be forgotten took ...

www.theguardian.com/.../myall-creek-here-in-1838-a-that-would-not-be- forgotten-took-place

 

Paul Daley 

Remembering is central to healing the pain of injustice and atrocity. Indigenous Australians have a way of remembering, the good and the bad, through oral history and art that passes memories down through the generations. 

I know of parts of central west New South Wales where the Indigenous women still talk in vivid detail about their ancestors who died after eating the bread, carefully laced with strychnine, that some of the settlers left outside the kitchens for them. They still talk also about the Wiradjuri warrior Wyndradyne, and his battles around Bathurst with the colonial soldiers and settlers, as if his death happened yesterday rather than 190 years ago. 

Closer to my home in Canberra the Indigenous people of the district – the Walgalu-speaking Ngambri and Ngurmal, the Wallabalooa and the Cookmai of the Ngunnawal language group – can still tell you all about the pioneering families whose properties are stained with Indigenous blood and stories of violent reprisal and murder. 

A wound can’t properly heal unless its cause is properly identified. To know our history – ancient and recent – is to know who walked before us and made our country what it is. It is to know ourselves. 

This weekend people from all over Australia, black and white, will converge on Myall Creek – a tiny place with two overgrown tennis courts and a memorial hall – that you’d hardly call a town in a small part of north-west NSW known evocatively, given its violent history, as New England. Here in 1838 a group of stockmen killed 28 unarmed Wirrayaraay old men, women and children. 

The Myall Creek Massacre, as it came to be known, was not the first of the hundreds, perhaps thousands, of such crimes that unfolded across the colonial frontier between the first inhabitants, soldiers, settlers, vigilante groups and Indigenous “black police”. The last is commonly regarded to have been at Coniston, Northern Territory, in 1928 – notwithstanding the countless other acts of extreme violence (including custodial deaths) inextricably linked to colonialism, that have since been perpetrated against Indigenous Australians. 

But Myall Creek is unique: it is the only massacre on the colonial or post-colonial frontier where non-Indigenous murderers of Aboriginal or Torres Strait Islander people have been convicted. Seven of the killers hung. Myall Creek was also instrumental for killers of blacks – a lesson that spread across the continent like a Mallee wildfire: cover your tracks by properly disposing of the bodies; leave no witnesses.

In 2000, when the first of what are now annual June long-weekend commemorations at Myall Creek took place, descendants of victims and killers united in an act of mutual apology and forgiveness. 

Every year at Myall Creek since 2000 it’s been the same: sorrow and forgiveness. 

In 2008 the then prime minister Kevin Rudd delivered an apology to the “stolen generation”. Freighted in legality, it stopped well short of the far wider, general, national apology that the colonial violence against this continent’s Indigenous people demands from both contemporary British and Australian governments. 

The Myall Creek apology stands as an evocative metaphor for that unfulfilled national need. 

As NSW Labor politician Paul Lynch has said : “There was some discussion at the [2013] event of the concept of Myall Creek being developed nationally in the form of an apology for all the massacres. One would have thought that that would be a necessary preliminary to constitutional recognition of Aboriginal people.” 

Indeed. 

Graeme Cordiner, a member of the national committee of Friends of Myall Creek, which promotes the yearly commemoration, says: “At Myall Creek there’s been an apology – and a national apology of that sort is, of course, the unfinished ‘sorry’ business of this country. Amid the talk of constitutional recognition and even treaty, we as a nation should apologise for the way the continent was taken.” 

Unfortunately, plenty of Australians might prefer to advocate moving on from the past. 

Noel Pearson, prime minister Tony Abbott’s foremost seer on most Indigenous matters, recently challenged Aboriginal and Torres Strait Islander Australians to get over their traumatic history much, as he claimed, that Holocaust survivors had. Reactionaries, predictably, applauded. 

Pearson’s critics – and I’m happy to back them on this – naturally stress that commemorations and apologies for the great crime of the Holocaust are, appropriately, perpetual. There have been legal reparations, insufficient of course, but symbolically incisive. 

John Maynard, an Indigenous history professor who is currently researching Aboriginal servicemen, will give a guest speech at Sunday’s Myall Creek commemoration. 

I asked Maynard, grandson of the early Indigenous activist Fred Maynard, what importance he attached to commemorating events like Myall Creek. He says: “It seems a strange and hypocritical contradiction that some black and white politicians tell us we need to ‘move on’ and not dwell upon the frontier wars of the past whilst at the same time we are saturated with ‘Lest We Forget’ Gallipoli – a failed (allied, including Australian) invasion of another peoples’ country. Myall Creek and Coniston are two of the more prominent Aboriginal massacre sites and as such stand as markers not just for the horrific crimes that took place at these locations but reflect additionally the multitude of silences that remain across the wider continent. 

“I think for me having the honour to speak at the Myall Creek Memorial this year I will certainly reflect not just on those who lost their lives at that site but use the location and day to remember all of those who lost their lives in places forgotten, missed and purposefully erased from both memory and the record.” 

And that’s why remembering matters.

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Société et Humanité : les anglo-saxons sont décidément différents des méditerranéens gréco-latins 05 AVRIL 2015 

J'ai lu l'article suivant le 4 avril 2015, sur "The Guardian" : (Les guatémaltèques délibérément contaminés par des agents pathogènes de maladies sexuellement transmissibles poursuivent l'université Johns Hopkins en justice)

 

Guatemalans deliberately infected with STDs sue Johns Hopkins ... 

www.theguardian.com/.../johns-hopkins-lawsuit-deliberate-std-infectionsguatemala

 

Lawsuit with 800 plaintiffs seeks damages for individuals, spouses and children of people deliberately infected with STDs through US government programme Nearly 800 plaintiffs have launched a billion-dollar lawsuit against Johns Hopkins University over its alleged role in the deliberate infection of hundreds of vulnerable Guatemalans with sexually transmitted diseases, including syphilis and gonorrhoea, during a medical experiment programme in the 1940s and 1950s. 

The lawsuit, which also names the philanthropic Rockefeller Foundation, alleges that both institutions helped “design, support, encourage and finance” the experiments by employing scientists and physicians involved in the tests, which were designed to ascertain if penicillin could prevent the diseases. 

Researchers at Johns Hopkins School of Medicine held “substantial influence” over the commissioning of the research program by dominating panels that approved federal funding for the research, the suit claims. 

The lawsuit asserts that a researcher paid by the Rockefeller Foundation was assigned to the experiments, which he travelled to inspect on at least six occasions. 

The suit also claims that predecessor companies of the pharmaceutical giant Bristol-Myers Squibb supplied penicillin for use in the experiments, which they knew to be both secretive and non-consensual. 

The experiments, which occurred between 1945 and 1956, were kept secret until they were discovered in 2010 by a college professor, Susan Reverby. The programme published no findings and did not inform Guatemalans who were infected of the consequences of their participation, nor did it provide them with follow up medical care or inform them of ways to prevent the infections spreading, the lawsuit states. 

Orphans, prisoners and mental health patients were deliberately infected in the experiments. 

The plaintiffs case quotes the correspondence from one of the programme’s lead researchers who tells another doctor that if it were discovered by “some goody organization” that the programme was testing people who were mentally ill it would “raise a lot of smoke”. The manager continues: “I see no reason to say where the work was done and the type of volunteer.” 

Baltimore-based attorney for the plaintiffs Paul Bekman told the Guardian that of the 774 claimants, about 60 were direct survivors of the programme. Many have died as a result of deliberate infection and others had passed on disease to family members and partners. 

“The people who are responsible [for carrying out the research] now are long dead,” said Bekman “But the records are there, and we have detailed documentation that supports the allegations in our complaint.” 

Marta Orellana was a nine-year-old orphan when she was included in the experiments. In an interview with the Guardian in 2011 she recalled being forcibly examined by light-complexioned foreigners and a Guatemalan doctor in the orphanage infirmary. 

“They never told me what they were doing, never gave me a chance to say no,” Orellana said “I’ve lived almost my whole life without knowing the truth. May God forgive them.” 

Included within the legal claim are graphic descriptions of some of the methods used by the researchers to infect their subjects : 

 

During the experiments, the following occurred:

 

    1. Prostitutes were infected with venereal disease and then provided for sex to subjects for intentional transmission of the disease;
    2. Subjects were inoculated by injection of syphilis spirochaetes into the spinal fluid that bathes the brain and spinal cord, under the skin, and on mucous membranes;
    3. An emulsion containing syphilis or gonorrhoea was spread under the foreskin of the penis in male subjects;
    4. The penis of male subjects was scraped and scarified and then coated with the emulsion containing syphilis or gonorrhea;
    5. A woman from the psychiatric hospital was injected with syphilis, developed skin lesions and wasting, and then had gonorrhoeal pus from a male subject injected into both of her eyes and;
    6. Children were subjected to blood studies to check for the presence of venereal disease.

 

The then secretary of state Hillary Clinton apologised for the programme in 2010 after a presidential bioethics commission investigation found the experiments “involved unconscionable basic violations of ethics”.

 

A federal lawsuit for damages under the Federal Tort Claims Act failed in 2012 after a judge determined the US government cannot be held liable for actions outside the United States. Bekman told the Guardian he believed the new lawsuit stood a greater chance of success as it was lodged in the state court of Maryland and against private entities.

Both Johns Hopkins University and the Rockefeller Foundation have vigorously denied any involvement in the experiments. 

A spokeswoman for Johns Hopkins School of Medicine said the institute expressed “profound sympathy” for the victims of the experiments and their families, but added: “Johns Hopkins did not initiate, pay for, direct of conduct the study in Guatemala. No nonprofit university or hospital has ever been held liable for a study conducted by the US government.”

The university stated it would “vigorously defend” the lawsuit. 

The Rockefeller Foundation issued a detailed response to the claim online, which it described as seeking to “improperly to assign ‘guilt by association’ in the absence of compensation from the United States federal government”.

The statement continued: “In the absence of a connection to the Rockefeller Foundation, the lawsuit attempts to connect the Foundation to the experiments through misleading characterizations of relationships between the Foundation and individuals who were in some way associated with the experiments.”

A spokeswoman for Bristol-Myers Squibb declined to comment.

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sur le même sujet, en 2010 :

Expérimentations: Washington s'excuse auprès du Guatemala

www.lefigaro.fr/.../01003-20101002ARTFIG00344-experimentations- washington-s-excuse-aupres-du-guatemala.php‎ 

2 oct. 2010

 

Dans le cadre d'une étude sur les effets de la pénicilline, des centaines de Guatémaltèques se sont vus inoculer des maladies sexuellement transmissibles entre 1946 et 1948, par des scientifiques américains.

 

Une expérience scientifique vieille de 64 ans pourrait compliquer les relations entre le Guatemala et les Etats-Unis. Washington a présenté vendredi des excuses aux centaines de Guatémaltèques, à qui des scientifiques américains ont transmis des maladies sexuellement transmissibles à la fin des années 40. Ces révélations ont ébranlé les autorités guatémaltèques, qui affirment ne rien connaitre de l'affaire. Le président du Guatemala Alvaro Colom a dénoncé un «crime contre l'Humanité» et annonce que son gouvernement «se réserve le droit de porter plainte ».

 

A l'origine de ce scandale, une étude financée par les autorités américaines entre 1946 et 1948 sur les effets de la pénicilline, découverte en 1928. Les scientifiques se demandent alors si l'antibiotique peut non seulement guérir la syphilis mais aussi prévenir la maladie. Comme la législation américaine n'autorise pas à mener de telles expériences sur l'homme, le directeur de cette étude, le médecin John Cutler, la met en place au Guatemala. Les chercheurs vont sélectionner comme cobayes des personnes vulnérables, tels que des malades mentaux. Environ 696 personnes participent à leur insu à cette étude. L'un des patients au moins est mort, sans qu'il soit établi si l'expérience est elle-même à l'origine de son décès. L'étude, qui n'a jamais été publiée, n'a apporté aucun résultat significatif.

«Exposition naturelle»

Dans un premier temps, les chercheurs inoculent la syphilis ou la blennorragie à des prostituées et les laissent ensuite avoir des rapports sexuels avec des soldats ou des détenus. Mais lorsque cette «exposition naturelle» ne produit pas assez de contaminations, les scientifiques changent de tactique. Ils contaminent directement des soldats, des prisonniers et des malades mentaux. Selon les rapports de l'étude, la bactérie de la syphilis à été apposée sur des zones du visage, du bras ou du pénis des patients qui avaient été abrasées.

 

Les scientifiques, dont les recherches étaient financées par des Instituts américains de la santé, n'auraient pas expliqué en détail leur projet aux responsables guatémaltèques et auraient fait des dons de matériels.Les cobayes ont été traités avec de la pénicilline mais l'étude ne précise pas si cela a suffi à les guérir, affirme Susan Reverby. C'est cette historienne américaine, qui a découvert l'expérimentation et a alerté les autorités américaines.

«Un sombre chapitre de l'histoire de la médecine»

Susan Reverby a retrouvé les comptes-rendus du docteur John Cutler, en enquêtant sur une autre des études, toute aussi contraire à la déontologie, à laquelle il a participé : l'expérimentation de Tuskegee. Entre 1932 et 1972, des scientifiques américains ont suivi 600 afro-américains atteints de la syphilis. Aucun de ces sujets n'était au courant qu'ils étaient porteurs de la maladie. A aucun moment les médecins n'ont proposé de les soigner. L'expérience guatémaltèque n'est pas isolée, rappelle le directeur des instituts américains de santé, pour qui son homologue de l'époque a sans doute été mis au courant. Selon le Dr. Francis Collins, qui déplore «un sombre chapitre de l'histoire de la médecine», une quarantaine d'expériences d'inoculation délibérée ont été organisées aux Etats-Unis, dans les années 40.

L'étude menée au Guatemala, était «clairement contraire à l'éthique» et «répréhensible», ont dénoncé la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et la ministre de la Santé Kathleen Sebelius. «Bien que ces événements aient eu lieu il y a plus de 64 ans, nous sommes révoltées qu'une recherche aussi répréhensible ait pu être menée en invoquant la santé publique», écrivent encore les deux ministres, qui ont lancé une vaste enquête pour déouvrir ce qui s'est passé au Guatemala et examiné les régulations actuelles. Barack Obama a téléphoné à son homologue guatémaltèque et lui transmis «ses plus profonds regrets». Le président américain a aussi «réaffirmé l'engagement inébranlable des Etats-Unis pour que toutes les études médicales menées sur l'homme aujourd'hui remplissent des critères éthiques et juridiques exigeants». Il n'est pas certain que les victimes guatémaltèques puissent demander des dommages et intérêts.

sur le même sujet, on peut lire :

Expérimentation sur la syphilis au Guatemala — Wikipédia

fr.wikipedia.org/.../Expérimentation_sur_la_syphilis_au_Guatemala

 

 

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et aussi : 

Frank Olson — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Olson

Frank Olson (Naissance le 17 juillet 1910 – mort le 28 novembre 1953) est un scientifique qui travaillait pour l'US Army dans une division top secret (la division  ...

Frank Olson - Wikipedia, the free encyclopedia

en.wikipedia.org/wiki/Frank_Olson

Frank Rudolph Olson (July 17, 1910 – November 28, 1953) was an American .... In 1994, Eric Olson had his father's body exhumed to be buried with his mother.

Biography - ‎Murder allegations - ‎Popular culture references - ‎See also 

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et à propos de tests de LSD :

Quand la CIA menait des expériences sur des cobayes français, par ...

www.voltairenet.org/article164442.html
16 mars 2010 ... Quand la CIA menait des expériences sur des cobayes français ..... Réseau Voltaire, 16 mars 2010, www.voltairenet.org/article164442.html.

02/06/2015

Europe de "la concurrence libre et non faussée" : démantèlement de la SNCF

à lire sur le site de MEDIAPART :

En route vers le démantèlement de la SNCF
PAR MARTINE ORANGE

Le rapport parlementaire sur les trains interrégionaux n’est pas là pour résoudre la situation honteuse d’une partie des transports ferroviaires. Les transports régionaux sont appelés à « servir de terrain d’expérimentation à l’ouverture à la concurrence », selon lui. À terme, c’est la fin de toute politique d’aménagement du territoire et le démantèlement d’un des derniers services publics français. Pour le seul bénéfice de la route.

27/05/2015

Dix ans après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne

à lire sur :

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances» - LeTemps.ch
Il faut toujours se garder des parallèles historiques. A chaque époque ses combats, ses héros et ses démons. Difficile, pourtant, de ne pas réfléchir, au vu de ...
www.letemps.ch/Page/Uuid/bc6c69aa-0315-11e5-a2d8-d

EDITORIAL Mardi 26 mai 2015
 

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances»

PAR PAR RICHARD WERLY
La rébellion électorale des Indignés espagnols, ce week-end, démontre une fois de plus qu’il faut prendre en compte ces nouvelles formes de «résistance»

extrait :

..."Les Indignés européens, ralliés dans des formations comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, lancent à travers l’Europe un cri d’alarme qui, en écho à l’inquiétant retour en force des nationalismes, doit être entendu, dix ans pile après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne. On peut, bien sûr, débattre de l’inconséquence de leurs revendications économiques. Mais il faut reconnaître le souffle de ces résistances-là. Elles sont, avant tout, demandeuses d’espoir, sur fond de chômage et de précarité. Elles produisent, via Internet, de nouvelles formes d’engagement politique. La relève de notre Vieux Continent bousculé passe aussi par elles." ...

19/05/2015

En ce moment, débat sur le compteur LINKY à l'Assemblée Nationale : écrivez à vos députés.

Pour trouver leurs adresses, allez sur le site de l'Assemblée Nationale :

 

Accueil > 577 députés

Modèle de lettre, à adapter selon vos préférences :
 
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Mesdames et Messieurs les Députés,
 
L'électeur que je suis vous demande de voter contre les compteurs LINKY.

 

En effet, je considère que ces compteurs représentent une atteinte grave à ma liberté individuelle en m'imposant, dans mon domicile et par des appareils que je n'aurai pas choisis, une exposition à des ondes électromagnétiques dont l'innocuité n'est pas prouvée.
 
En l’imposant par la loi :
 
- vous deviendriez complices du discours trompeur du milieu économique et industriel
vous agiriez contre la protection sanitaire et les droits individuels de votre électorat
 
De plus, à l'évidence, vous devez être conscients que ces compteurs n'apportent aucune garantie d'une amélioration du service et de la maîtrise des dépenses pour l'usager.
 
C'est pour ces raisons que j'ai pris la décision de vous écrire.
 
Sachez que j'ai l'intention, et je ne serai certainement pas le seul, de m'opposer par tous les moyens légaux possibles à l'installation de tels compteurs "LINKY" dans mon domicile.
 
Je vous rappelle que depuis Mai 2011, l’OMS a classé les radiofréquences dans le Groupe 2B, potentiellement cancérogène pour le vivant. (voir le lien ci-dessous)
 
Je vous rappelle aussi qu'en Europe deux pays ont abandonné l’imposition par la loi de ce type de compteur :
 
- en juillet 2013 : l’AUTRICHE
- en janvier 2014 : l’ALLEMAGNE
 
J'espère que vous tiendrez compte des avis négatifs de la communauté scientifique concernant l'exposition aux ondes électromagnétiques et que vous êtes conscients que même si une loi était votée, elle serait contestable car elle pourrait être considérée comme une atteinte à la propriété privée garantie par notre Constitution. 
 
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Députés, mes salutations distinguées.
 
(Nom - Adresse)
 
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(*) voir :
 
L'OMS procédera d'ici à 2016 à une ... des cancérogènes possibles pour l'homme (Groupe 2B), ... en mai 2011 le potentiel cancérogène des champs ...
 

Champs électromagnétiques et santé publique: téléphones portables

Aide-mémoire N°193
Octobre 2014

Principaux faits

  • L’usage du téléphone portable est généralisé et on estime à 6,9 milliards le nombre des abonnés dans le monde.
  • Les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme.
  • Des études visant à évaluer plus complètement les effets potentiels à long terme de l’utilisation des téléphones portables sont actuellement en cours.
  • L’OMS procédera d’ici à 2016 à une évaluation formelle du risque pour tous les effets sur la santé dus à une exposition à des champs de radiofréquences.

16/05/2015

Rien n'arrête la bêtise ...

à lire :

Mayan pyramid bulldozed by road construction firm | World ...
A digger claws away at the sloping sides of the Mayan pyramid in Belize. Photograph: Jaime Awe/AP
www.theguardian.com/world/2013/may/14/mayan

09/05/2015

Seconde guerre mondiale

Un peu d'Histoire
 
La Seconde Guerre mondiale , ou Deuxième Guerre mondiale , est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura du 1 er septembre 1939 au 2 septembre 1945 . Ce ...
 
Plan. Seconde Guerre mondiale; Introduction; 1. Les origines du conflit; 1.1. Les excès du traité de Versailles; 1.2. La responsabilité de l'Allemagne nazie

07/05/2015

La laïcité, nécessité absolue

à lire sur :

Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité

www.marianne.net/elisabeth-badinter-je-ne-pardonne-pas-gauche-avoir- abandonne-laicite-020215.html

 

3 févr. 2015 ... "Marianne" consacre un hors-série à la laïcité qui rassemble une sélection ... Je crois aux bienfaits des valeurs universelles : on a toujours intérêt à mettre en ... dans l'abstention – aux lois de laïcité proposées par la droite 

extrait : (le surlignage est de moi)

Vous n’êtes guère optimiste sur l’avenir…
Je suis moins optimiste à court terme qu’à moyen terme. Je pense que l’on va redécouvrir que l’on ne peut pas se passer du concept de laïcité, nécessité absolue pour la paix sociale entre personnes d’origines différentes. Les religions peuvent devenir des facteurs de guerre épouvantables, on en a d’ailleurs la preuve tous les jours dans le monde. Et il y a une telle exaspération qui monte à l’égard des exigences des uns et des autres, de la constitution de séparatismes culturels revendiqués – par exemple pour éviter de côtoyer « l’impureté » – que l’observation rigoureuse des règles laïques va redevenir un impératif pour le bien commun, pour vivre en paix les uns avec les autres.

09/04/2015

Iran : à visiter maintenant

à lire sur :

Le Temps - 

La perspective d'un accord définitif avec Téhéran aiguise les appétits.

Les délégations économiques déferlent sur l’Iran - LeTemps.ch.pdf

07/04/2015

Europe de la concurrence libre : danger pour la société

à lire sur :

Bruxelles vole au secours du « secret des affaires » - Le Monde

www.lemonde.fr/.../bruxelles-vole-au-secours-du-secret-des-affaires_ 4610925_3232.html
 

il y a 7 heures ... En novembre 2013, la Commission européenne a publié un projet de directive relative au secret des affaires. Ce projet, dont l'examen au ...

Image.png

04/04/2015

Incroyable mais vrai : l'expérimentation humaine n'est pas taboue aux USA

en raison des modifications récentes des blogs du Midi Libre, les notes de ce blog seront mises également sur un nouveau blog :

http://lebloglibredemonquartier-bis.hautetfort.com/

 

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lu ce jour sur The Gardian : 

Guatemalans deliberately infected with STDs sue Johns Hopkins ...

(Les guatémaltèques délibérément contaminés par des agents pathogènes de maladies sexuellement transmissibles poursuivent l'université Johns Hopkins en justice)

www.theguardian.com/.../johns-hopkins-lawsuit-deliberate-std-infectionsguatemala

Thursday 2 April 2015 

Lawsuit with 800 plaintiffs seeks damages for individuals, spouses and children of people deliberately infected with STDs through US government programme

Nearly 800 plaintiffs have launched a billion-dollar lawsuit against Johns Hopkins University over its alleged role in the deliberate infection of hundreds of vulnerable Guatemalans with sexually transmitted diseases, including syphilis and gonorrhoea, during a medical experiment programme in the 1940s and 1950s. 

The lawsuit, which also names the philanthropic Rockefeller Foundation, alleges that both institutions helped “design, support, encourage and finance” the experiments by employing scientists and physicians involved in the tests, which were designed to ascertain if penicillin could prevent the diseases.

Researchers at Johns Hopkins School of Medicine held “substantial influence” over the commissioning of the research program by dominating panels that approved federal funding for the research, the suit claims.

The lawsuit asserts that a researcher paid by the Rockefeller Foundation was assigned to the experiments, which he travelled to inspect on at least six occasions. 

The suit also claims that predecessor companies of the pharmaceutical giant Bristol-Myers Squibb supplied penicillin for use in the experiments, which they knew to be both secretive and non-consensual.

The experiments, which occurred between 1945 and 1956, were kept secret until they were discovered in 2010 by a college professor, Susan Reverby. The programme published no findings and did not inform Guatemalans who were infected of the consequences of their participation, nor did it provide them with follow up medical care or inform them of ways to prevent the infections spreading, the lawsuit states.

Orphans, prisoners and mental health patients were deliberately infected in the experiments.

The plaintiffs case quotes the correspondence from one of the programme’s lead researchers who tells another doctor that if it were discovered by “some goody organization” that the programme was testing people who were mentally ill it would “raise a lot of smoke”. The manager continues: “I see no reason to say where the work was done and the type of volunteer.”

Baltimore-based attorney for the plaintiffs Paul Bekman told the Guardian that of the 774 claimants, about 60 were direct survivors of the programme. Many have died as a result of deliberate infection and others had passed on disease to family members and partners.

“The people who are responsible [for carrying out the research] now are long dead,” said Bekman “But the records are there, and we have detailed documentation that supports the allegations in our complaint.”

Marta Orellana was a nine-year-old orphan when she was included in the experiments. In an interview with the Guardian in 2011 she recalled being forcibly examined by light-complexioned foreigners and a Guatemalan doctor in the orphanage infirmary.

“They never told me what they were doing, never gave me a chance to say no,” Orellana said “I’ve lived almost my whole life without knowing the truth. May God forgive them.”

Included within the legal claim are graphic descriptions of some of the methods used by the researchers to infect their subjects:

During the experiments the following occurred:

    1. Prostitutes were infected with venereal disease and then provided for sex to subjects for intentional transmission of the disease;
    2. Subjects were inoculated by injection of syphilis spirochaetes into the spinal fluid that bathes the brain and spinal cord, under the skin, and on mucous membranes;
    3. An emulsion containing syphilis or gonorrhoea was spread under the foreskin of the penis in male subjects;
    4. The penis of male subjects was scraped and scarified and then coated with the emulsion containing syphilis or gonorrhea;
    5. A woman from the psychiatric hospital was injected with syphilis, developed skin lesions and wasting, and then had gonorrhoeal pus from a male subject injected into both of her eyes and;
    6. Children were subjected to blood studies to check for the presence of venereal disease.

The then secretary of state Hillary Clinton apologised for the programme in 2010 after a presidential bioethics commission investigation found the experiments “involved unconscionable basic violations of ethics”. 

A federal lawsuit for damages under the Federal Tort Claims Act failed in 2012 after a judge determined the US government cannot be held liable for actions outside the United States. Bekman told the Guardian he believed the new lawsuit stood a greater chance of success as it was lodged in the state court of Maryland and against private entities.

Both Johns Hopkins University and the Rockefeller Foundation have vigorously denied any involvement in the experiments.

A spokeswoman for Johns Hopkins School of Medicine said the institute expressed “profound sympathy” for the victims of the experiments and their families, but added: “Johns Hopkins did not initiate, pay for, direct of conduct the study in Guatemala. No nonprofit university or hospital has ever been held liable for a study conducted by the US government.”

The university stated it would “vigorously defend” the lawsuit.

The Rockefeller Foundation issued a detailed response to the claim online, which it described as seeking to “improperly to assign ‘guilt by association’ in the absence of compensation from the United States federal government”.

The statement continued: “In the absence of a connection to the Rockefeller Foundation, the lawsuit attempts to connect the Foundation to the experiments through misleading characterizations of relationships between the Foundation and individuals who were in some way associated with the experiments.”

A spokeswoman for Bristol-Myers Squibb declined to comment. 

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sur le même sujet, en 2010 :

Expérimentations: Washington s'excuse auprès du Guatemala

www.lefigaro.fr/.../01003-20101002ARTFIG00344-experimentations- washington-s-excuse-aupres-du-guatemala.php
 
2 oct. 2010

Dans le cadre d'une étude sur les effets de la pénicilline, des centaines de Guatémaltèques se sont vus inoculer des maladies sexuellement transmissibles entre 1946 et 1948, par des scientifiques américains.

Une expérience scientifique vieille de 64 ans pourrait compliquer les relations entre le Guatemala et les Etats-Unis. Washington a présenté vendredi des excuses aux centaines de Guatémaltèques, à qui des scientifiques américains ont transmis des maladies sexuellement transmissibles à la fin des années 40. Ces révélations ont ébranlé les autorités guatémaltèques, qui affirment ne rien connaitre de l'affaire. Le président du Guatemala Alvaro Colom a dénoncé un «crime contre l'Humanité» et annonce que son gouvernement «se réserve le droit de porter plainte ».
A l'origine de ce scandale, une étude financée par les autorités américaines entre 1946 et 1948 sur les effets de la pénicilline, découverte en 1928. Les scientifiques se demandent alors si l'antibiotique peut non seulement guérir la syphilis mais aussi prévenir la maladie. Comme la législation américaine n'autorise pas à mener de telles expériences sur l'homme, le directeur de cette étude, le médecin John Cutler, la met en place au Guatemala. Les chercheurs vont sélectionner comme cobayes des personnes vulnérables, tels que des malades mentaux. Environ 696 personnes participent à leur insu à cette étude. L'un des patients au moins est mort, sans qu'il soit établi si l'expérience est elle-même à l'origine de son décès. L'étude, qui n'a jamais été publiée, n'a apporté aucun résultat significatif.
 

«Exposition naturelle»

Dans un premier temps, les chercheurs inoculent la syphilis ou la blennorragie à des prostituées et les laissent ensuite avoir des rapports sexuels avec des soldats ou des détenus. Mais lorsque cette «exposition naturelle» ne produit pas assez de contaminations, les scientifiques changent de tactique. Ils contaminent directement des soldats, des prisonniers et des malades mentaux. Selon les rapports de l'étude, la bactérie de la syphilis à été apposée sur des zones du visage, du bras ou du pénis des patients qui avaient été abrasées.
Les scientifiques, dont les recherches étaient financées par des Instituts américains de la santé, n'auraient pas expliqué en détail leur projet aux responsables guatémaltèques et auraient fait des dons de matériels.Les cobayes ont été traités avec de la pénicilline mais l'étude ne précise pas si cela a suffi à les guérir, affirme Susan Reverby. C'est cette historienne américaine, qui a découvert l'expérimentation et a alerté les autorités américaines.
 

«Un sombre chapitre de l'histoire de la médecine»

Susan Reverby a retrouvé les comptes-rendus du docteur John Cutler, en enquêtant sur une autre des études, toute aussi contraire à la déontologie, à laquelle il a participé : l'expérimentation de Tuskegee. Entre 1932 et 1972, des scientifiques américains ont suivi 600 afro-américains atteints de la syphilis. Aucun de ces sujets n'était au courant qu'ils étaient porteurs de la maladie. A aucun moment les médecins n'ont proposé de les soigner. L'expérience guatémaltèque n'est pas isolée, rappelle le directeur des instituts américains de santé, pour qui son homologue de l'époque a sans doute été mis au courant. Selon le Dr. Francis Collins, qui déplore «un sombre chapitre de l'histoire de la médecine», une quarantaine d'expériences d'inoculation délibérée ont été organisées aux Etats-Unis, dans les années 40.
L'étude menée au Guatemala, était «clairement contraire à l'éthique» et «répréhensible», ont dénoncé la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et la ministre de la Santé Kathleen Sebelius. «Bien que ces événements aient eu lieu il y a plus de 64 ans, nous sommes révoltées qu'une recherche aussi répréhensible ait pu être menée en invoquant la santé publique», écrivent encore les deux ministres, qui ont lancé une vaste enquête pour déouvrir ce qui s'est passé au Guatemala et examiné les régulations actuelles. Barack Obama a téléphoné à son homologue guatémaltèque et lui transmis «ses plus profonds regrets». Le président américain a aussi «réaffirmé l'engagement inébranlable des Etats-Unis pour que toutes les études médicales menées sur l'homme aujourd'hui remplissent des critères éthiques et juridiques exigeants». Il n'est pas certain que les victimes guatémaltèques puissent demander des dommages et intérêts.
 
sur le même sujet :
 

Expérimentation sur la syphilis au Guatemala — Wikipédia

fr.wikipedia.org/.../Expérimentation_sur_la_syphilis_au_Guatemala
 

29/03/2015

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

voir :

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Collectif pour un ...

www.audit-citoyen.org/?p=6374
 
11 mars 2015 ... Malgré l'ingérence et la pression des dirigeants de l'Union Européenne, lepeuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en ...

extrait :

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?
« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).
Pourquoi c’est faux ?
La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 10.5 euros par an, par adulte résidant en France.  

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)
Pourquoi c’est faux ?
Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette.
De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti 
à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (C. Senik, économiste)
Pourquoi c’est faux ?
Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %.

Idée reçue n°4 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! » (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)
Pourquoi c’est faux ?
Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007.
L’investissement a chuté de 67%. Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là.
Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l'ensemble de la zone Euro.

23/03/2015

Okinawa : la construction de la nouvelle base américaine bloquée

lu sur :

Okinawa governor blocks controversial US marine base | World ...

www.theguardian.com/.../okinawa-governor-blocks-marine-base-takeshi- onaga

Escalation in dispute poses diplomatic headache for prime minister Shinzo Abe and threatens to sour relations between Japan and the US

The governor of a southern Japanese island, home to tens of thousands of American troops, has triggered a potentially bitter confrontation with Tokyo and Washington after he ordered a halt to the construction of a controversial US marine base. 

Takeshi Onaga, who was elected governor of Okinawa last December on the back of vowing to block construction of the base, instructed Japan’s defence ministry to suspend work at the site after local officials found builders had damaged coral reefs when they laid concrete blocks to help conduct underwater boring surveys.

He told reporters that unless the Okinawa defence bureau, which is overseeing construction, did not halt work immediately, authorities would revoke its drilling permit within days.

The ultimatum raises the possibility of a drawn-out legal battle over an issue that has divided Tokyo and local leaders, and soured relations between Japan and the US.

The anti-base lobby believes that without the drilling permits, construction workers will be unable to carry out surveys needed before land can be reclaimed for the base’s runway. 

Monday’s escalation in the dispute poses a diplomatic headache for the prime minister, Shinzo Abe, who supports construction of the new base. 

US defence officials say the new base, which is expected to cost at least $8.6bn (£5.8bn), is an essential part of the White House’s strategic “pivot” towards the Asia-Pacific, amid rising concern over Chinese military spending and North Korea’s nuclear weapons programme.

The facility, whose offshore runway would be built in the pristine waters off the island’s secluded north-east coast, is intended as a replacement for Futenma, a sprawling airbase located in the middle of a densely populated area further south.

Japan’s top government spokesman, Yoshihide Suga, said any attempt to delay the project would be “very disappointing”, adding: “We are going to continue with construction work without delay.”

Japan and the US agreed to close Futenma and move troops and hardware to a new location after the rape and abduction of a 12-year-old in 1995 by three US servicemen sparked widespread protests against the American military presence on the island.

In a concession to residents, the US also agreed to transfer about 8,000 troops and their families to Guam and Hawaii. Futenma, however, remains operational amid delays caused by indecision by previous Japanese administrations and mounting local opposition.

The relocation plan appeared to have gathered momentum in late 2013 when the then governor of Okinawa, Hirokazu Nakaima, dropped his opposition to granting permits for land reclamation at the new site. Soon after, though, Nakaima was punished at the polls by voters who saw his about-turn as a betrayal, accusing him of being taken in by Abe’s promises of new investment in the island’s economy.

Okinawa, about 1,000 miles south of Tokyo, hosts more than half of the 47,000 US troops in Japan and three-quarters of US bases. Many Okinawans, angered by pollution, crimes involving servicemen and the risk of aircraft accidents, are demanding that Futenma be closed and any replacement be built outside of the island.

Campaigners say the new base, with its v-shaped offshore runway, would cause irreparable damage to the marine ecosystem, home to one of the world’s few dugong – a large see mammal related to the manatee – populations, and threaten public safety.

Construction work has been marred by clashes between protesters and Japanese security guards employed by the US military at the entrance to Camp Schwab, which lies close to the location for the base. Other activists have taken to kayaks in an attempt to block the seabed drilling survey, sparking confrontations with the Japanese coastguard.

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sur le même sujet :

JaponOkinawa ordonne la suspension des travaux de relocalisation d'unebase américaine (médias)

新华网 

Publié le 2015-03-23 à 15:16 | french.xinhuanet.com

TOKYO, 23 mars (Xinhua) --

Le gouvernement de la préfecture d'Okinawa a ordonné lundi la suspension des travaux sous-marins dans la zone côtière de Henoko de la ville de Nago, dans cette préfecture de l'extrême-sud du Japon, pour un site de relocalisation de la base aérienne américaine de Futenma, ont rapporté des médias locaux.

 

Le gouverneur d'Okinawa, Takeshi Onaga, a confié aux médias que si le Bureau de défense d'Okinawa ne respecte pas l'ordre, le gouvernement d'Okinawa révoquera dans une semaine le permis qui lui a été attribué pour forage de roches sur le site.  

Élections : percée des anticapitalistes

... en Espagne.

lu sur :

Le grand perdant de cette élection test, un an avant les législatives, reste la droite, tandis que la gauche traditionnelle sort renforcée.
 
Le parti antilibéral espagnol Podemos, allié du Grec Syriza, s’est hissé à la troisième place dimanche lors d’élections régionales en Andalousie, remportées par les socialistes et très attendues, faisant figure de test moins d’un an avant des législatives.
 
Selon des résultats presque définitifs après dépouillement de 99,95% des bulletins de vote, le parti socialiste garde son bastion, avec 35,4% des voix et 47 députés sur 109 au Parlement régional de cette région stratégique politiquement car la plus peuplée d’Espagne avec 8,4 millions d’habitants sur 46,5.

Podemos, qui croyait en une victoire, arrive troisième avec 14,8% % des voix et 15 députés, derrière le Parti populaire (au pouvoir au niveau national), qui obtient 26,7% des voix et 33 députés. «Le chemin s’ouvre en marchant. Merci l’Andalousie, […] merci marcheurs pour ce premier pas, nous irons de l’avant», a réagi sur Twitter le leader de Podemos Pablo Iglesias, semblant admettre n’avoir pas avancé autant qu’il voulait.

C’est sans doute le Parti populaire qui perd le plus: en 2012 lors des dernières élections régionales, il avait remporté 40% des voix. Son chef de file en Andalousie, Juan Manuel Moreno, a admis qu’il ne s’agissait pas du «résultat attendu». Dimanche soir, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a suivi les résultats depuis son bureau au septième étage du siège du parti populaire, dans le centre de Madrid et n’avait fait aucun commentaire vers minuit.

«Les citoyens ont voté contre la gestion de la crise» par la droite, a analysé un routard de la politique en Espagne, Gaspar Llamazares, de Izquierda Unida (IU), coalition écolo-communiste balayée par l’émergence de Podemos. Podemos de son côté s’est aussi félicité sur la chaîne privée la Sexta d’avoir fragilisé le «bipartisme», qui se partageait environ 80% des suffrages en 2012 contre 60% désormais en Andalousie. Son numéro deux, Iñigo Errejon, a aussi noté que l’Andalousie est différente des autres, avec une population «plus rurale» et «plus âgée» tendant à «conserver les équilibres traditionnels». Il aura cependant du mal à se poser en force principale d’opposition à la droite au pouvoir comme il l’a fait ces dernières semaines.

Ce dimanche, les Andalous étaient les premiers à dire si le parti de gauche radicale né en janvier 2014 et propulsé à la quatrième place lors des élections européennes de mai, avec 5 députés et 1,2 million de voix, est en mesure de transformer l’essai, lors du coup d’envoi d’une année électorale décisive pour ce pays. Près de 6,5 millions d’électeurs étaient appelés à choisir entre les options classiques - PSOE ou PP - et les nouvelles: Podemos et Ciudadanos, de centre droit, qui émerge aussi avec 9% des suffrages et 9 sièges. «Tout le monde attend de voir si les forces émergentes vont obtenir un très bon résultat», déclarait à la veille du scrutin un membre haut placé du PP.

Un «test» avant de nombreux autres scrutins à venir en Espagne: régionales et municipales en mai, une nouvelle régionale anticipée en Catalogne en septembre et enfin des législatives, à la fin de l’année, où les conservateurs semblent menacés de perdre leur majorité absolue.

L’ANNÉE DU «CHANGEMENT»

Après six années de crise et d’enlisement, un même mot d’ordre, le «changement», avait rythmé les campagnes des principaux partis. «Le changement sûr», pour le PSOE qui sort renforcé alors que tous le disaient fragilisé par l’ascension de Podemos; le «changement tranquille» avec le PP qui avait insisté sur la reprise de la croissance (+1,4%), mais paye la politique d’austérité ressentie très fortement dans cette région où plus du tiers de la population active (34,2%), est au chômage, un record régional européen.

Le «changement raisonnable» pour Ciudadanos ou, enfin, le «changement irréversible» de Podemos qui faisait campagne contre la corruption et pour des mesures sociales, accusant les socialistes au pouvoir en Andalousie d’avoir laissé souffrir leurs concitoyens. Le chef de file du PP en Andalousie a déclaré dimanche soir que l’ensemble des partis devraient tirer les leçons de ce scrutin régional, laissant un paysage politique «fragmenté», avec 24% des suffrages pour Podemos et Ciudadanos. «Nous devons tous bien comprendre ce message», a-t-il dit.