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18/01/2015

La pollution dans l'Aude : "Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?"

à lire sur BASTAMAG :

MINE D’OR
 

A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

 

par Simon Gouin - 7 janvier 2015

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue : les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels. Reportage en grand format.

extraits :

... " on ne referme pas un siècle d’exploitation minière en claquant des doigts. Ici, la pollution est omniprésente : sous terre, dans l’air et dans l’eau. En cause : les produits chimiques utilisés pour transformer le minerai, et l’arsenic, présent sous la forme de poussières, très fines, dans le sous-sol. Des poussières à travers lesquelles les eaux ruissellent avant de se jeter dans l’Orbiel, une rivière affluente de l’Aude, un fleuve qui coule jusqu’à la Méditerranée."...

..." Pendant plus d’un siècle, les entreprises privées se sont succédé pour exploiter les richesses du sous-sol de Salsigne. Mais c’est l’État français, qui assure et finance le chantier de la mise en sécurité du site, d’abord avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), puis avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), dont la filiale Coframines était le principal actionnaire de la mine en 1980. Coût total déjà engagé dans ces travaux de réparation : 125 millions d’euros. Une somme à laquelle ne contribuent pas les entreprises privées qui ont pourtant exploité le site. « Les fonctionnaires de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, dont les missions ont été reprises en 2010 par la DREAL et la DIRECCTE) ont surtout protégé les industriels », dénonce Guy Augé, de l’Association des riverains de Salsigne.

Dans un document « strictement confidentiel » signé en 2001 entre le préfet de l’Aude et la société MOS, on apprend que l’État français assumera en grande partie la dépollution du site exploité par l’entreprise australienne. Pourtant, l’entreprise avait l’obligation de provisionner les coûts de dépollution du site. Mieux, l’État l’assistera financièrement pour les cotisations et les retraites de ses employés." ...
 

..." Les touristes qui se promènent ignorent souvent que le chemin qu’ils empruntent les mène à un ancien site où des déchets toxiques sont entreposés. Et rares sont les panneaux qui les préviennent des dangers qu’ils encourent. "...

A Salsigne, un siècle d'extraction d'or, dix millénaires de pollution .pdf

16/01/2015

Essayer de comprendre

à lire sur MEDIAPART :

PAR AGATHE DUPARC

Les frères Kouachi, auteurs du massacre à Charlie Hebdo, ont eu l'adolescence de jeunes en déshérence, placés dans un centre éducatif de Corrèze géré par la Fondation Claude-Pompidou et lâchés dans la nature à leur majorité. Mediapart a recueilli le témoignage d'un de leurs anciens camarades qui les a perdus de vue en 2001. Il raconte ce fragment de vie aujourd'hui englouti.

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Dans ce centre éducatif géré par la Fondation Claude-Pompidou, on n'avait pas lu le livre :

Le livre pour le changement éducatif :

POUR UNE ENFANCE HEUREUSE
Repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau  Catherine GUEGUEN 

Préface de Thomas d'ANSEMBOURG :« Lorsque vous aurez lu ce livre, vous ne regarderez plus l'être humain comme avant... »

Dans le monde entier, les dernières découvertes scientifiques sur le développement et le fonctionnement du cerveau bouleversent notre compréhension des besoins essentiels de l'enfant. Elles prouvent qu'une relation empathique, aimante, est décisive pour permettre à son cerveau d'évoluer de manière optimale, pour déployer pleinement ses capacités intellectuelles et affectives.
Le cerveau des enfants et des adolescents se révèle très vulnérable : toutes les expériences ont un impact majeur sur sa structuration. Les relations avec les parents ou l'entourage façonnent l'intelligence cognitive et relationnelle de l'enfant, et détermineront son comportement affectif, notamment sa capacité à surmonter le stress, à vivre ses émotions. Toute forme de maltraitance, de violence même apparemment anodine, perturbera le bon développement de son cerveau, de son affectivité, avec parfois des dommages irréversibles.

Catherine Gueguen nous fait partager ces découvertes neurologiques saisissantes, les explique avec clarté. Elle les illustre de nombreux cas cliniques, et propose des conseils éducatifs pour les parents ou les professionnels. Afi n de donner la chance à l'enfant de devenir un jour un adulte libre et heureux.

Catherine Gueguen est pédiatre à l'Institut hospitalier Franco-britannique (Levallois-Perret) depuis 27 ans. Spécialisée dans le soutien à la parentalité, formée en haptonomie et en communication non violente, elle anime aussi des groupes de travail pour les médecins, psychologues, éducateurs, sages-femmes sur l'aide et le soutien à apporter aux parents.

http://www.printemps-education.org/pour-une-enfance-heureuse

15/01/2015

D'où vient l'interdiction de représenter Mahomet ??? (et pas que lui !)

lu sur : (le surlignage est de moi)

Mahomet — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet

Les images

La traditions islamique a hérité de l’interdiction juive de la représentation de Dieu, elle-même issue du Décalogue160, mais l'aniconisme n'a jamais explicitement été promulgué : l'interdit pesant sur la fabrication d’images cultuelles « d’êtres vivants ayant un souffle vital (rûh) » (autrement dit, les êtres humains et les animaux) n’est pas posé par le Coran, ni la Sunna161, ni, a proprement parler, par aucun des hadiths162 même s'il est incontestable que ces derniers véhiculent une conception fort négative - presque diabolisante - des images163 : leurs créateurs sont soupçonnés, voire accusés, de se livrer au blasphème en prétendant rivaliser avec l'activité créatrice d'Allah164.

Si interdit il y a, c'est davantage dans un sentiment largement partagé et un certain consensus théologique - un ijmâ - qui réprouvent ces représentations et qui, même dépourvus de justification théorique objective, suscitent une large adhésion chez les musulmans, à la suite du courant majoritaire sunnite165.

Ainsi, l'interdit s'est étendu - « mais pas partout ni toujours » - à la figuration de Mahomet (jugé non digne d'être représenté afin d'assurer la primauté de la lecture et de l'iconographie du Coran ou ou contraire jugé trop digne ontologiquement pour être figuré, en-Nûr el-Muhammadî la « lumière mohammedienne » étant selon les soufis trop éclatante pour être regardée166), voire à celle de tous les prophètes, leurs familles et leur descendance165.

Différentes approches
 
Principaux courants de l'islam

Les différentes branches de l'islam ne partagent pas une vision strictement commune de la vie du message du prophète et ont développé des interprétations propres.

En matière iconographique et de manière générale, le sunnisme réprouve la représentation de tout être possédant une âme, d'autant plus s'il s'agit de Mahomet, ce qui s'apparente alors au blasphème. Au xviiie siècle, Ibn Abd al-Wahhâb, fondateur sunnite du wahabbisme, donne une interprétation innovante des hadits défavorables aux images et prône un iconoclasme radical167. L'interdiction sunnite n'est cependant pas respectée de façon absolue et certains courants sunnites n'en tiennent pas compte168.

Cet interdit est également moins saillant chez les chiites duodécimains qui ont développé un rituel et une dogmatique de l'image : l'affichage de grands portraits n'y est pas rare à la fin du xxe siècle et des artistes ont proposé des illustrations pieuses de Mahomet en majesté ou adolescent169 qui ont encore connu une certaine diffusion après les années 1990 en Iran170. Même si ces images elles-mêmes ont fait l'objet de critiques sévères et tendent à se raréfier171, les représentations iconiques des martyres Hussein et Ali, des imams sacrés et des grands ayatollahs restent très habituelles en Iran, ainsi que la production de caricatures de responsables politiques et religieux167.

Représentations
 
Mahomet selon une illustration persane (Bibliothèque nationale de France)

S'il faut constater que l'art de l'islam -qui est essentiellement un art du concept caractérisé par l'évitement de l'imitation des êtres vivants ainsi que par l'abstraction - évite d'une manière générale le portrait172, Mahomet a néanmoins été régulièrement représenté en Perse, en Inde, en Afghanistan, en Turquie, ... avec différentes variantes173. Cependant, et malgré la nature iconique de bien des épisodes de sa vie, le prophète de l'islam a été peu représenté pour lui-même : il s'agit essentiellement de représentations - pas toujours figuratives - « en mouvement » ou « en action » pour l'illustration desdits épisodes155.

Al-Dinawari rapporte l'existence de portraits dès le ixe siècle mais il n'en existe plus de trace : il faut attendre la fin du xiiie siècle pour trouver les premières représentations dans des enluminures en Perse ilkhanide. Le Prophète est alors représenté dans des chroniques à visage découvert - nimbé d'une auréole ou d'une flamme - mais le visage, ainsi que les mains, se trouvent voilés progressivement à partir du xve siècle. La silhouette se voile ensuite entièrement avant de disparaitre complètement au profit de motifs ou de formules évocatrices de sa personne, quittant une réalité anthropomorphe à laquelle se substitue une flamme, une lumière ou encore une « absence perceptible »174. Mahomet est finalement remplacé par la calligraphie de son nom, par une hilya - « portrait-écrit » -, par un arbre généalogique, voire l'empreinte de ses pieds ou de ses sandales174 dans une évolution spirituelle qui doit notamment au soufisme chiite qui considère les représentations anthropomorphes comme mondaines et non-musulmanes174.

À la fin du xxe siècle bandes dessinées, à vocation pédagogique, adaptant le Coran ont été publiées en pays sunnites175 mais ont suscité le débat avant que la publication en soit stoppée176 : en effet, au début du xxie siècle, en dehors de l'espace chiite169, l'interdit concernant les représentation de Mahomet - qui représente une réalité divine pour nombre de croyants - est devenu plus fort qu'il ne l'était auparavant, pour atteindre une grande rigueur et devenir un interdit majeur s'apparentant à un tabou177. Dans ce contexte, la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois en 2005, relayées dans des médias internationaux, a soulevé un tollé et provoqué des réactions violentes dans plusieurs pays de tradition et de culture islamiques et certaines communautés musulmanes des pays occidentaux.

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Je lis bien :

..."l'interdit pesant sur la fabrication d’images cultuelles « d’êtres vivants ayant un souffle vital (rûh) » (autrement dit, les êtres humains et les animauxn’est pas posé par le Coran"...

Par ma barbe ! Sacrebleu ! Ventre-saint-gris ! Nous vivons entourés d'ignorants mécréants ! Je dirais même plus : de mécréants ignorants !

sur le même sujet, lire :

Le Coran n'interdit pas les représentations de Mahomet - Le Point

www.lepoint.fr/.../le-coran-n-interdit-pas-les-representations-de-mahomet-12- 01-2015-1895682_3.php
 

13/01/2015

Un peu de géographie pour remettre les idées en place

Est-il réaliste de croire que la recherche d'une vie meilleure dans un pays respectant les Droits de l'Homme se fera par des transferts de populations ?

Évidemment non !

 

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source : WIKIPEDIA

12:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

SITUATION DU JOUR EN AFRIQUE

lu sur :

International : Toute l'actualité sur Le Monde.fr.

www.lemonde.fr/international/

Boko Haram met à feu et à sang le nord du Nigeria

Par Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)

 

LE MONDE Le 11.01.2015 à 14h50 • Mis à jour le 12.01.2015 à 15h02

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/11/boko-haram-la-strategie-du-massacre_4553718_3212.html#vAygTshpVAcJhhbb.99

Plus de quinze villages voisins attaqués en quelques jours, « des centaines de corps jonchant le sol » décrits par les rares survivants à avoir atteint des villes de la région : autour de Baga, dans l’extrême nord-est du Nigeria, un massacre d’une ampleur inédite vient d’être commis en l’espace de plusieurs jours par les insurgés de Boko Haram.

Lire aussi : Cent morts dans l'attaque d'une ville du Nigeria par Boko Haram

Le temps n’est pas encore à l’exactitude des chiffres, mais à la prise de conscience que cette série d’attaques vient d’annihiler une agglomération, Baga, et des villages voisins dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, alors que la ville est le siège d’une force régionale, la MNJTF (Multinational Joint Task Force, force multinationale conjointe).

A Baga, la MNJTF devait coordonner la réponse militaire du Nigeria avec celle du Niger et du Tchad voisins contre Boko Haram, dont les actions dans cette vaste zone frontalière se sont intensifiées et durcies au cours de l’année écoulée. Le Tchad voit les actions de Boko Haram se rapprocher dangereusement du point où son sol sera bientôt frappé à son tour. La capitale tchadienne, N’Djamena, n’est qu’à quelques heures de route de cette zone.

Vagues d’assassinats

A Baga, la MNJTF (il ne se trouvait à ce moment que des soldats nigérians dans la base) n’a pas pu empêcher un massacre d’une ampleur inédite. Amnesty International estime qu’il s’agirait de « l’acte le plus meurtrier dans une série d’attaques de plus en plus atroces menées par le groupe ». Même si d’autres sources évoquent plus prudemment un nombre de victimes s’établissant à « plusieurs centaines », l’ampleur de ces tueries est considérable.

Elle découle d’abord d’une organisation méthodique de la violence, mélange d’exécutions et de destructions systématiques, si complètes du reste qu’il a fallu que les assaillants s’y prennent à plusieurs fois pour « raser à 90 % » Baga, comme l’ont rapporté des survivants à Maiduguri (200 kilomètres de marche) au journal Daily Trust, qui ont dû laisser derrière eux des blessés agonisants et enjamber des monceaux de cadavres.

La première attaque avait eu lieu samedi 3 janvier. Déjà, des vagues d’assassinats, des destructions. Boko Haram s’empare alors de la base de la MNJTF. L’objectif est de première importance. La proximité de Baga avec le lac en fait un endroit stratégique. Boko Haram contrôle certaines des îles du lac, et des convois d’armes qui ont transité par le Tchad, en provenance de Libye, ont sans doute emprunté des itinéraires passant dans cette région. De plus, c’est de là que la réponse militaire régionale est supposée trouver un point d’ancrage.

Le Tchad étudie de très près les possibilités d’intervention contre Boko Haram dans la zone frontalière avec le Nigeria et le Cameroun. Frapper cette base, pour les insurgés, est donc un signal de défi à l’adresse des pays de la région. Boko Haram menace aussi le Cameroun, et son président, Paul Biya, d’une intensification de la guerre sur son sol. Certains de leurs hommes se trouvent sur le territoire nigérien. Autant de menaces pour les pays voisins. La base de Baga aurait dû être l’un des éléments de réponse militaire, même si le Cameroun n’est pas associé à cette unité.

Soldats nigérians piégés

Mais Baga est aussi un cul-de-sac. La fin des routes. Et un piège, donc, pour les soldats nigérians, qui se sont trouvés face à plusieurs centaines d’insurgés, arrivés à leur façon habituelle sur des pick-up, des petits camions et des nuées de motos. Les 7 et 8 janvier 2014, une nouvelle vague d’attaques était menée.

Une partie de la population des environs a fui. Certains, à pied, ont pris la direction de Maiduguri, où ils ne sont arrivés que quelques jours plus tard. D’autres ont tenté de traverser le lac Tchad. Plus de 20 000 personnes semblent arrivées sur l’autre rive. Mais dans un mouvement désespéré, des personnes se sont noyées, y compris des soldats. Des fuyards en nombre inconnu se trouveraient encore sur des îles, sans provisions, exposés au froid de cette saison, aux moustiques.

Vendredi 9 janvier, un autre groupe de combattants djihadistes attaquait cette fois Damaturu, dans l’Etat voisin de Yobe. A environ 200 kilomètres : une broutille pour les groupes de Boko Haram, très mobiles sur les anciennes pistes séculaires, qui passent à travers la brousse. La ville carrefour a été attaquée à plusieurs reprises au cours des années passées. La dernière fois, c’était il y a quelques semaines, et il y a eu plus de cent morts, dont 38 policiers tués dans leur caserne investie à la sortie de la ville, malgré ses protections et ses systèmes de défense qui la faisaient ressembler à un petit fort.

« L’attaque sur la ville par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble », estime leporte-parole des forces armées

Damaturu demeure une cible : la ville est suffisamment importante (50 000 habitants, des banques, des commerces, plusieurs camps militaires) pour constituer une belle prise en cas de victoire. Mais pas trop grosse, pour ne pas entraîner l’échec à coup sûr. Car les forces de Boko Haram, loin de pouvoir compter sur une efficacité éprouvée, n’ont pour elles que leur nombre (elles attaquent désormais en masse), leurs armes contre des civils, et surtout la faiblesse des forces armées, démoralisées, infiltrées, affaiblies par la corruption. Là où les soldats (parfois dos au mur, comme aux portes de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno) résistent, Boko Haram ne passe pas. La secte a perdu sans doute plus de cent hommes dans sa dernière attaque de Damaturu. Vendredi 9 janvier, ils ont encore échoué.

Ces revers ne peuvent cependant dissimuler la réalité d’une extension du territoire sous contrôle, ou sous la menace, des djihadistes. La vaste région frontalière du Cameroun, mais aussi celle proche du Niger, ou encore le triangle aride au nord de Maiduguri : toutes ces régions sont devenues le fief des insurgés, qui y frappent lorsqu’ils le souhaitent, même s’ils ne « tiennent » pas la plupart des agglomérations.

Un nombre croissant de villes prises

Monguno, à 60 km, a été déjà attaquée de manière terrible en 2013. De même que la ville de Dikwa. Selon nos sources, des bastions importants pour Boko Haram se trouvent juste à proximité, parfois dans de petites agglomérations : vers Adjibo, par exemple. Un « Boko Haram Land » est en voie de constitution, où les militaires nigérians, quand ils n’ont pas fui, vivent encerclés dans leurs bases, ne se déplaçant qu’en lourds convois, incapables de porter secours aux populations. Il y a pire : les actes de vengeance des soldats ou de leurs alliés des milices locales. En avril 2013, des soldats subissent une attaque légère près de Baga et perdent un homme. En représailles, ils brûlent 2 000 maisons, comme les clichés satellite de Human Rights Watch, coïncidant avec les déclarations des survivants, l’ont prouvé. Les forces gouvernementales avaient alors tué 193 personnes. Cette foi, c’est Boko Haram qui a « puni » Baga, de la plus terrible façon.

L’armée y perd son âme et le soutien des populations. Les insurgés tiennent le pays par la terreur. C’est avec ce genre de massacre que Boko Haram, courant 2014, a poursuivi sa politique de conquêtes territoriales. Un nombre croissant de villes sont désormais « tenues », même si les destructions et les tueries en ont vidé le plus clair de la population, afin de donner corps à la décision de son chef, Abubakar Shekau, de constituer un « califat » à partir de Gwoza, vers la frontière avec le Cameroun.

La partie sud du Nigeria a vécu dans l’idée pernicieuse que Boko Haram était un phénomène naturellement circonscrit, le fruit du Nord, et plus encore celui des trois Etats du Nord-Est (Borno, Adamawa, Yobe). Il a fallu plus d’une semaine aux responsables militaires pour aborder, publiquement, la question du massacre de Baga. Ce que le porte-parole des forces armées, le général major Chris Okulade, a finalement dit samedi soir, est révélateur : « L’attaque sur la ville par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier 2015 devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble, plutôt que de critiquer les personnes qui essayent de les contrer. »

Abuja, la capitale, a été frappée à plusieurs reprises par des attentats-suicides. Lagos, la capitale économique, a subi une tentative similaire. Mais l’indifférence du sud du pays vis-à-vis de ce lointain nord mis à feu et à sang n’a pas encore été brisée par la force des chiffres : selon le Council on Foreign Relations (CFR), plus de 10 000 personnes auraient été tuées dans le cadre de l’insurrection (par les insurgés, les forces de l’ordre ou leurs auxiliaires des milices locales) en 2014.

Johannesburg, correspondant régional
 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/11/boko-haram-la-strategie-du-massacre_4553718_3212.html#vAygTshpVAcJhhbb.99

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Un peu de géographie : comparez les surfaces des terres émergées et regardez les frontières -

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12/01/2015

À propos du grand rassemblement

à lire sur un blog de MEDIAPART :

Refusons cette manifestation hypocrite

Mediapart - Il y a 2 jours

 

10/01/2015

Incendie ! (dans quel monde nos petits-enfants vivront-ils ?)

Les troubles à l'ordre public qui  sidèrent l'opinion sont toujours un bon moyen de rassembler derrière le pouvoir en place.

En l'occurrence ce pouvoir suit aveuglément un système néolibéral qui conduit notre planète à sa perte.

Il faut y réfléchir et chercher le moyen d'en sortir, sinon on peut prévoir des violences et des guerres sans fin.

Un exemple :

Incendie du Reichstag — Wikipédia

L’incendie du Reichstag, ou Reichstagsbrand en allemand, est l'incendie criminel du palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, dans la nuit du 27 au 28 février 1933.

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de laReichstagsbrandverordnung qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre les communistes allemands.

L'identité du ou des incendiaires a fait l'objet de nombreux débats. Les historiens sont toujours partagés entre la thèse l'attribuant au seul communiste conseilliste néerlandais Marinus van der Lubbe, et celle l'imputant aux nazis. À des fins de propagande, le nazi Hermann Göring présenta l'événement comme le « début de la révolte communiste ».

Avec les conséquences que l'on sait :

Seconde Guerre mondiale — Wikipédia

Un autre exemple :

Attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

Avec les conséquences que l'on sait:

Articles détaillés : Guerre contre le terrorismeGuerre d'Afghanistan (2001) et Guerre d'Irak.

Dimanche 11 janvier

communiqué :

 

Ø  Pour les manifestations en France et en Europe, la liste des manifestations prévues est consultable sur :

 

Le site du Huffington Post

 

ou : facebook.com/notes/1534714696777874/

 

 

 

ICI VERSION PDF DE CE COMMUNIQUE

 

 

07/01/2015

Charlie Hebdo : y aura-t-il une fatwa contre les assassins ???

voir :

Fatwa — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Fatwa
 

Exemples[modifier le code]

Fatwa politique[modifier le code]

Selon Riadh Sidaoui, les Fatwas politiques ont commencé à se propager depuis la guerre du Golfe en 1991, et elles se sont ensuite propagées enÉgypte et un peu partout dans le monde arabe6.

Toutefois, il fait remarquer que c'est la conséquence d'un vide politique dans la région qui fut remplacé par des cheiks prononçant des Fatwas ; c'est ainsi qu'on trouve le Conseil des Grands Oulémas d'Arabie Saoudite qui constitue un établissement qui remplace le Parlement6

Selon lui, ces fatwas politiques ne sont pas objectives et certains pays utilisent le discours religieux pour leurs intérêts politiques et économiques. Par exemple le Qatar utilise ce système politique contre l'Arabie saoudite, ce qui cause une guerre de Fatwas entre ces deux pays ; l’Arabie saoudite à travers The Association of Muslim Scholars (رابطة العلماء المسلمين) et le Qatar qui a baptisé l'association internationale des savants musulmans présidée parYoussef al-Qaradâwî6.

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Charlie Hebdo : douze morts dont Cabu, Charb, Maris et Wolinski ...

rue89.nouvelobs.com/.../fusillade-a-charlie-hebdo-lon-sait-256948

06/01/2015

Europe Méditerranéenne : contre l'Europe de la concurrence libre et non faussée anglo-saxonne

lu sur :

SyrizaPodemos... la bourrasque venue du Sud de l'Europe

Libération

MARC SEMO ET LUC PEILLON 4 JANVIER 2015 À 20:56 (MIS À JOUR : 5 JANVIER 2015 À 07:40)
RÉCIT Epouvantails de Bruxelles ou Berlin, les partis de gauche radicale grecs et espagnols, qui ont cessé d’évoquer l’abandon de l’euro ou le non-remboursement de la dette, sont aux portes du pouvoir.
 
Un spectre hante l’Europe… A entendre les mises en garde de nombre de capitales de l’Union européenne face à l’émergence des mouvements de la gauche radicale en Grèce et en Espagne, la célèbre première phrase du Manifeste communiste semble retrouver son actualité. Syriza caracole en tête des sondages pour les législatives anticipées du 25 janvier (lire ci-contre). Podemos serait aussi, dans les intentions de vote, la première force politique espagnole pour le scrutin de novembre (lire page 4). D’où une inquiétude croissante à Bruxelles et surtout à Berlin où, selon Der Spiegel, la chancellerie «juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro» si le nouveau gouvernement «abandonne la ligne de rigueur budgétaire». D’autres de souligner une possible contagion. «Le risque, cette fois, n’est pas économique mais politique», note un éditorial de La Repubblica, le quotidien de centre gauche italien qui soutient la politique réformiste de Matteo Renzi.

«Oppression». Face aux populismes d’extrême droite anti-immigrés et anti-euro du nord du continent, qui prospèrent sur le refus de la solidarité, une révolte colorée d’un rouge vif mâtiné de vert se lève au sud. Elle refuse des politiques d’austérité imposées qui, en Grèce, ont mis un jeune sur deux au chômage, réduit de 26% en cinq ans le PIB du pays, mais pas la dette. «La démocratie ne s’impose pas par le chantage», rappelle volontiers Aléxis Tsípras, le leader de Syriza. Et Pablo Iglesias, son homologue de Podemos, de pourfendre «l’oppression exercée par l’Europe et le FMI». 

Le réformisme de Tony Blair - suivi par le Parti socialiste espagnol, les démocrates italiens, le SPD de Gerhard Schröder et maintenant François Hollande - a en partie adapté les fondamentaux de la gauche à la nouvelle donne d’un monde globalisé. Mais ce projet fondé sur le sociétal ou l’émancipation individuelle plutôt que collective passe mal dans les pays mis en coupe réglée par la troïka (Commission, FMI et BCE). D’où le succès de ces mouvements au verbe radical.

«Il y a un grand écart entre leur rhétorique et leur programme», note néanmoins Marc Lazar (lire page 6), de Sciences-Po Paris, qui souligne qu’au-delà de formes politiques novatrices, leurs programmes reprennent pour l’essentiel les recettes keynésiennes de la social-démocratie des années 60-70. Podemos, désormais, se réfère plus au réformiste suédois Olof Palme qu’au révolutionnaire Hugo Chávez. Quant à Syriza, s’il arrive en tête au prochain scrutin, il n’aura pas les moyens de gouverner seul.

A l’approche du pouvoir, les deux formations ont d’ailleurs revu leurs ambitions à la baisse. Plus question, par exemple, de sortir de l’euro pour Syriza. «A une époque, il y avait un courant qui était en faveur du retour à la drachme. Cette question est désormais tranchée : nous resterons dans la zone euro», confiait ainsi il y a quelques jours à Libération le député George Stathakis, probable ministre des Finances d’un gouvernement Syriza. Pas question non plus de suspendre unilatéralement les remboursements. L’objectif désormais : renégocier la charge d’une dette devenue insoutenable (177% du PIB), et dont les remboursements empêchent l’économie grecque de redécoller. Après les discussions avec les créanciers privés en 2012, qui avaient conduit à une décote de plus de 70% des titres, la gauche radicale aimerait, cette fois-ci, faire plier les détenteurs publics (Etats membres, BCE…).

Un pari difficile s’il conduit à devoir faire accepter une perte sèche aux contribuables des pays prêteurs. Et notamment en Allemagne, où ni la chancelière ni l’opinion publique ne sont prêtes à «payer» pour les Grecs. Mais, de fait, il s’agit d’une revendication proche de ce que réclament d’ores et déjà les actuelles autorités du pays.

Pause. En Espagne aussi, Podemos en rabat sur la question de la dette, même si l’endettement espagnol (proche de celui de la France avec près de 100% du PIB) représente un problème moins aigu qu’en Grèce. La position de la formation ibérique d’extrême gauche n’est plus le non-remboursement, mais la mutualisation des dettes nationales (et donc espagnole) au niveau européen, via des mécanismes du type eurobond. Un système permettant de garantir des taux d’emprunt peu élevés pour des pays qui ne parviennent plus à se financer seuls sur les marchés, ou à des coûts très élevés. Position, là encore, partagée par de nombreux économistes en Europe.

Pour le reste, Syriza continue cependant de prôner une pause dans l’austérité et une hausse du Smic, mais concentre également son discours sur la réforme de l’Etat, la lutte contre la bureaucratie, en encore la création d’un cadastre, autant de points qui pourraient séduire la nouvelle Commission européenne. Quant à Podemos, exit la retraite à 60 ans (la revendication est passée à 65 ans) ou le revenu garanti pour tous. Ses responsables revendiquent désormais une réforme fiscale, et les 35 heures…

02/01/2015

2015 : élections cantonales les 22 et 29 mars

Voir :

fr.wikipedia.org/.../Élections_départementales_françaises_de_2015

Les élections départementales françaises de 2015 auront lieu les 22 et 29 mars 2015 afin de renouveler l'intégralité des conseils départementaux.

Mode de scrutin[modifier le code]

L'élection des conseillers départementaux a lieu au scrutin binominal majoritaire à deux tours7. Dans chaque canton, les candidatures prennent la forme d'un binôme composé d'une femme et d'un homme (auxquels s'ajoutent deux suppléants, une femme et un homme également). Le corps électoral est celui des électeurs français inscrits.

Pour être élu au premier tour, un binôme doit obtenir au moins la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages égal à au moins 25 % des électeurs inscrits. Si aucun binôme n'est élu au premier tour, peuvent se présenter au second tour les deux binômes arrivés en tête et ceux qui ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Est élu au second tour le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix.

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Redécoupage cantonal de 2014 en France — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Redécoupage_cantonal_de_2014_en_France 

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Pour les dépôts des candidatures, voir dans votre préfecture. Exemple :

  1. Elections départementales 2015 (ex-élections cantonales ...

    www.nord.gouv.fr/.../Elections-departementales-2015-ex-elections- cantonales
     
    Elections départementales 2015 (ex-élections cantonales). Rubrique créée le 06/ 10/2014 Mise à jour le 31/12/2014. La loi n°2013-403 du 17 mai 2013 relative ...
  2. Dépôt des candidatures / Elections départementales 2015 (ex ...

    www.nord.gouv.fr/...2015...cantonales/Depot-des-candidatures
     
    23 déc. 2014 ... Les candidats se présentent obligatoirement constitués en binôme . Les deuxcandidats du binôme doivent être de sexe différent . Le candidat ...

extrait :

> Consulter et télécharger le mémento à l’usage des candidats - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,83 M

Les candidats se présentent obligatoirement constitués en binôme . Les deux candidats du binôme  doivent être de sexe différent .

Le candidat  au sein du binôme et son remplaçant  doivent être de même sexe . Chaque membre du binôme a son propre remplaçant. 

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voir aussi :

Cantonales de 2015 : ne pas faire confiance aux politiciens professionnels !

Cantonales de 2015 : ne pas...

Les prochaines élections cantonales

Les prochaines élections...

30/12/2014

Noël en Grèce : avez-vous peur ?

lu sur :

Syriza, ce parti qui fait peur à Bruxelles

La Tribune.fr 
latribune.fr (avec AFP)  |  29/12/2014, 17:57  -  461  mots
 
Retour sur la génèse du parti de gauche radicale grec, qui est en tête des sondages. Des origines, lorsque l'organisation portait le nom de "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", à l'envol lors des législatives de 2012.
  • Les origines et la consolidation de l'organisation (2000-2007)

Les origines de Syriza remontent au début des années 2000. Les partis et organisations politiques grecs de gauche fondent alors une alliance, des sociaux-démocrates aux marxistes, appelée "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", la future Syriza.

Cette alliance, dont plusieurs membres appartenaient au petit parti Coalition de la Gauche rénovatrice (Syn), avait comme objectif de promouvoir le dialogue et l'unité au sein de la gauche grecque, à l'époque fragmentée.

En 2004, l'alliance participe au congrès du Syn, qui obtient 3,26% des suffrages aux législatives de 2007.

  • Alexis Tsipras devient président et homme fort du parti (2008)

En 2008, Alexis Tsipras est élu président du Syn, qui intègre définitivement Syriza. Un an plus tard, Syriza apparaît pour la première fois sous cette appellation aux élections législatives et obtient 5,04%. Alexis Tsipras est élu député pour la première fois.

  • Syriza s'envole aux législatives suite à la crise grecque (2010-2012)

Entre 2010 et 2012, période de l'éclosion de la crise de la dette, Syriza prône l'annulation des plans d'austérité des créanciers du pays, mais ne cesse de répéter qu'il souhaite "le maintien du pays dans l'euro". En décembre 2010, Alexis Tsipras est élu vice-président de la Gauche européenne.

Aux législatives de juin 2012, Syriza voit son score s'envoler à 26,9%, devenant ainsi le deuxième parti au Parlement grec, derrière Nouvelle-Démocratie (droite) du Premier ministre Antonis Samaras, qui obtient 29,7%.

Lors de son premier congrès en juillet 2013, Syriza est transformé en parti unique, intégrant tous les groupes ou organisations qui jusque-là le composaient.

  • Quel est le programme de Syriza ?

La priorité du Syriza, selon son programme, est la renégociation avec les créanciers, UE et FMI, d'une grande partie de la dette publique (175% du PIB) pour promouvoir la reprise.

Sur le plan des réformes, le Syriza veut rompre avec le clientélisme dans la fonction publique mais il est contre les licenciements. Il souhaite augmenter le salaire minimum, raboté à 580 euros il y a deux ans.

Sur son site, des positions jugées extrêmes par ses adversaires, perdurent comme des mesures favorables aux immigrés résidant en Grèce, "la suppression des gaz lacrymogènes lors des manifestations" ou encore "le retrait de la Grèce de l'Otan", une position exprimée en 2012 mais jamais depuis.

Le 29 décembre, après l'échec du Parlement grec à élire un président de la République, et l'annonce d'élections législatives anticipées le 25 janvier, Alexis Tsipras a affirmé que celles-ci seront l'occasion pour le peuple grec "de mettre un terme à l'austérité".

    Lire >> Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?SUR LE MÊME SUJET

29/12/2014

Préférez-vous AUCHAN ou les Bouillons ?

lu sur BASTAMAG :

Risque d’expulsion de la Ferme des Bouillons : appel à solidarité « contre Auchan et son monde »

22/12/2014 COLLECTIF

La cour d’appel de Rouen a confirmé le 18 décembre l’ordonnance d’expulsion à l’encontre des occupants de la ferme des Bouillons. Opposés à la bétonnisation de ce lieu par l’enseigne Auchan, voilà deux ans (...)

28/12/2014

À propos de Pierre et Vacances et du lobbying politique

à lire sur un blog de MEDIAPART :

 

1214 / 2014 : 8 siècles !

Bouvines, 27 juillet 1214

il y a 8 siècles !

Et toujours cet affrontement entre pays anglo-saxons et la France, sur le plan économique et sociétal aujourd'hui.

Aviez-vous entendu parler de la commémoration ? Moi pas !

S'agit-il d'une volonté des médias et de leurs maîtres pour passer sous silence ce rappel historique ?

Il serait utile d'envisager une Union des pays Méditerranéens pour s'engager dans une autre voie que celle du libéralisme mercantile anglo-saxon. 

Voici quelques liens :

Par François-Guillaume LorrainLe Point - Publié le 22/12/2014 à 00:00 - Modifié le 22/12/2014 à 08:53

Bataille de Bouvines — Wikipédia

La bataille de Bouvines est une bataille qui se déroula le dimanche 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre (aujourd'hui dans le ...

Bouvines 2014 | Célébration du 800è anniversaire de la bataille de ...

16/12/2014

Antibiotiques, bactéries résistantes, agroalimentaire

les surlignages sont de moi

lu sur :

Antibiotiquesla fin du laxisme

Le Temps  
 

Avec beaucoup de retard, la Suisse a dévoilé lundi une stratégie de lutte contre les résistances aux antibiotiques. L’antibiorésistance pourrait provoquer 10 millions de morts à l’horizon 2050. L’utilisation d’antibiotiques pour les animaux d’élevage reste mal évaluéeet mal contrôlée

En matière de résistance aux antibiotiques, il est urgent d’agir, et les efforts doivent être déployés conjointement dans les domaines de la santé humaine et animale, ainsi que dans l’environnement. C’est le message de la Stratégie nationale contre la résistance aux antibiotiques, dont le contenu a été dévoilé lundi à Berne. Un meilleur suivi de l’émergence des souches résistantes et un emploi plus rationnel des antibiotiques figurent parmi les mesures envisagées.

A l’origine de la résistance aux antibiotiques, il y a une utilisation trop importante de ces substances capables de tuer les bactéries. Elles sont largement employées en médecine humaine et animale, parfois de manière inappropriée. Ainsi, des infections respiratoires d’origine virale sont fréquemment traitées par antibiotiques, alors que les virus ne sont pas sensibles à ce type de traitement. Or, plus on a recours aux antibiotiques, plus les bactéries s’y adaptent. Le risque existe ainsi de ne plus pouvoir traiter certaines maladies bactériennes à l’aide de traitements usuels.

En Suisse, les bactéries résistantes qui soulèvent le plus d’inquiétudes se rencontrent à l’hôpital; le staphylocoque doré, par exemple, qui prolifère chez les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies, et contre lequel les antibiotiques classiques ne sont plus efficaces. Chaque année, 70 000 infections sont contractées dans les hôpitaux suisses, mais le pourcentage de celles qui sont causées par des bactéries résistantes n’est pas connu.

La menace représentée par les résistances aux antibiotiques est mondiale. Chaque année, les infections par des bactéries résistantes seraient à l’origine de 25 000 morts en Europe, 23 000 aux Etats-Unis. Tout récemment, une commission d’experts réunie par le gouvernement britannique s’est inquiétée du risque de voir la résistance aux antibiotiques causer 10 millions de morts par an dans le monde en 2050, provoquant une érosion du PIB mondial de 2 à 3,5%. L’Organisation mondiale de la santé s’est aussi emparée du sujet, et a demandé à ses Etats membres de mettre sur pied des plans d’action nationaux.

En Suisse, la fréquence des souches de bactéries résistantes se situe dans la moyenne européenne. Mais comme ailleurs sur le continent, certaines de ces souches semblent en progression. Un programme national de recherche mené entre 2001 et 2006 a donné lieu à plusieurs initiatives, dont la création du Centre suisse pour le contrôle de l’antibiorésistance Anresis. Celui-ci ne recense cependant que de manière ponctuelle les données sur les cas de résistances et sur la consommation d’antibiotiques en médecine humaine.

Pour aller plus loin, les conseillers fédéraux Alain Berset et Johann Schneider-Ammann ont réclamé à l’été 2013 une stratégie nationale faisant intervenir tous les acteurs impliqués dans la problématique. Son objectif principal: prendre les mesures nécessaires pour garantir le maintien de l’efficacité des antibiotiques pour la santé humaine et animale.

L’un des aspects mis en avant dans la stratégie est la surveillance des cas de résistance et de l’utilisation des antibiotiques. L’idée est de développer suffisamment cette surveillance pour qu’elle devienne représentative à l’échelle de la Suisse.

Dans le domaine de la santé humaine, le réseau Anresis devrait être élargi. Côté vétérinaire en revanche, il reste beaucoup à faire. «Actuellement, nous n’avons accès qu’aux données concernant les importations globales d’antibiotiques, mais nous ne savons pas exactement comment ils sont utilisés», relève ainsi Dagmar Heim, de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAF).

Un autre aspect crucial de la stratégie consiste à rationaliser l’utilisation des antibiotiques. «Il n’est pas de tradition en Suisse d’imposer aux médecins des règles de prescription, mais nous avons travaillé avec les sociétés spécialisées afin d’établir des directives plus précises», explique Daniel Koch, responsable de la division Maladies infectieuses à l’OFSP. La consommation helvétique d’antibiotiques par habitant est inférieure à la moyenne européenne. En revanche, elle se situe dans la moyenne en médecine vétérinaire. Les animaux reçoivent en particulier beaucoup d’antibiotiques dits «critiques», qui ne sont normalement prescrits qu’après échec des traitements usuels. «Il est important de développer des critères d’utilisation pour ce type d’antibiotiques», souligne Dagmar Heim. Les experts préconisent aussi de restreindre l’usage prophylactique des antibiotiques en médecine vétérinaire.

D’autres pistes sont exposées dans la stratégie, dont la sensibilisation des professionnels et du public, mais aussi la prévention renforcée des maladies infectieuses à l’hôpital et dans les élevages. De nouvelles méthodes de diagnostic des infections bactériennes devraient être développées. Désormais soumis aux cantons et aux milieux intéressés pour consultation, le projet devrait se concrétiser à l’horizon 2015.

05/12/2014

ENQUÊTES AU MAGHREB : l'argent peut tout

à lire :

ENQUÊTES AU MAGHREB
Algérie: les émirs saoudiens braconnent en toute impunité les espèces protégée.

 

Une enquête de Souad Belkacem et Isma Remla.

Chaque hiver, de très riches touristes s'aventurent dans le Sud-Ouest algérien. Ce sont des émirs saoudiens venus chasser l'outarde, un oiseau en voie de disparition, ou encore la gazelle.

Ces chasses sont interdites par la loi mais les autorités ferment les yeux.

Reportage à Béchar, où nous avons enquêté sur ces braconniers de luxe. 

03/12/2014

À propos de la grève des médecins généralistes et du lobby pharmaceutique

communiqué :

Vous êtes peut-être au courant de la grève des médecins libéraux prévue pour le 23 décembre, en signe de protestation (le mot est faible) contre une loi qui changerait assez radicalement nos conditions d'exercice.
Je tiens à vous transmettre le texte que je viens d'envoyer à quelques deux cents médecins ardéchois - représentants syndicaux compris - ainsi qu'à quelques amis non médecins, comme vous.
SI vous jugez intéressant de diffuser dans vos réseaux le point de vue du MG un peu atypique que je suis, ne vous gênez pas!
 
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Pourquoi je ferai grève (les syndicats désignent-ils nos véritables ennemis?)

Les recherches du Pr Séralini sur la toxicité des OGM l'ont amené à expérimenter toute la panoplie des outils de désinformation que les multinationales utilisent dans leur incessante course au profit, càd contre la Vie.
Formidable ce Séralini: clair, simple, précis et mesuré.
Mais ce qu'il raconte est sidérant.
Minutes 10.30 à 26.
 
 
Un peu plus loin, minute 37.15 jusqu'à 41, une révélation qui, en toute rigueur, suffirait à nous faire mettre à la poubelle l'ensemble de la production médicamenteuse des vingt dernières années - du moins depuis que le "Round Up" s'est répandu dans la chaine alimentaire. Tellement grave qu'il n'y a aucune chance qu'on en entende jamais parler dans nos médias spécialisés.
 
Ajoutez à ça la présence de nanoéléments, à peu près tous cancérogènes ou neurotoxiques (*), dans de nombreux médicaments et autres produits de soin sans aucune obligation d''information du médecin, et encore moins du patient, et vous vous dites que les multinationales sont vraiment en passe de réussir à faire, du noble métier qui est le nôtre, une maladie honteuse.
 
Nos syndicats nous exhortent à nous mobiliser contre les assauts des politiciens du moment; mais nous expliquent-ils quels intérêts ces larbins servent au bout du compte?
Ce qui va me faire bouger le 23 décembre, ce n'est pas tant la perspective d'une médecine aux ordres d'une administration, comme le martèle sans relâche Jacques Marty de l'UFLM, que la vision cauchemardesque de médecins soumis à des recommandations officielles dictées par l'industrie, et dont l'application sera contrôlée par ses alliés les assurances privées, qui entre-temps se seront substitués à la sécu dans la "relation tripartite", et invitées dans le "colloque singulier". 
Je suis encore libre de ne plus prescrire d'anticholinestérasiques ou de statines sans trop de conséquences disciplinaires ou pécuniaires à ce jour, et heureusement, car celui à partir duquel je ne pouvais plus ignorer que je risquais à chaque moment d'administrer du poison en guise de médicament est arrivé depuis longtemps (Rappelez vous Vioxx, et bien sûr Mediator); Eh bien le jour pourrait venir bientôt où je serai contraint de le faire. Contraint d'administrer à des humains du nanoargent ou des nanotubes de carbone; contraint de leur faire prendre des produits testés contre des rats-témoins préalablement empoisonnés.

Ce qui va me faire bouger le 23, ce n'est pas de ne plus pouvoir faire mon métier comme avant, ce n'est même pas de ne plus pouvoir l'exercer indépendamment. C'est la perspective de devoir demain, sciemment, le faire malhonnêtement.

Pierre Billon

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voir aussi :

Rofécoxib — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Rofécoxib
Exemples de noms commerciaux : 
Vioxx®, Vioxx-Dolor®. Il a été retiré du marché en 2004 à cause de problèmes liés à un risque accru d'infarctus du myocarde ..

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

01/12/2014

Alerte environnement en Isère : Le Groupe Pierre & Vacances projette la réalisation d’un Center Parcs au milieu de la forêt des Chambaran

à lire sur un blog de MEDIAPART :

Center Parcs de Chambaran : un nouveau bétonnage de la nature
PAR ATTAC FRANCE

Par Agir pour l’environnement, Attac France, Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, Solidaires.Le projet est sous le coude depuis 2007. Le Groupe Pierre & Vacances projette la réalisation d’un Center Parcs au milieu de la forêt des Chambaran en Isère : 1 000 cottages répartis sur 200 hectares et un bâtiment de loisir de 3,6 hectares, le tout clos d’une enceinte de 2 mètres de haut pour que les bêtes sauvages ne viennent pas perturber la quiétude des futurs vacanciers

29/11/2014

Les assassinats de femmes au Canada

lu sur :

Canada : silence, on assassine les Amérindiennes

extrait :

Au Canada, 1 181 femmes amérindiennes ont disparu ou ont été assassinées entre 1980 et 2012. Dans un silence de plomb. Comme si un pays entier recouvrait le visage sombre de son présent meurtrier d’une couche neigeuse sous laquelle la vérité se congèle et la culpabilité se fige dans le refoulement collectif. Ces femmes autochtones disparues représentent 23  % du total des femmes canadiennes victimes d’homicides en 2012. Un quart des femmes canadiennes assassinées ou disparues était autochtones en 2012 alors qu’elles ne représentent que 4 % de la population. Ce chiffre vertigineux, qui équivaut proportionnellement à 55 000 femmes françaises, révélé par une chercheuse, Maryanne Pearce, et repris dans plusieurs rapports récents, dont l’un d’Amnesty International, commence à peine à agiter des responsables publics au Canada, longtemps fermé à la nécessité d’éclairer les circonstances et les motifs d’un tel drame. 

28/11/2014

Inspection générale des affaires sociales et petits arrangements entre amis ...

à lire sur MEDIAPART :

26 NOVEMBRE 2014 |  PAR MICHAËL HAJDENBERG

extrait :

Aquilino Morelle pourrait échapper à toute sanction au sein de l'Inspection générale des affaires sociales, dont il a pourtant violé les règles en travaillant pour l'industrie pharmaceutique. Un décret pour contourner les procédures de sanction est rédigé. Les syndicats s'en offusquent.

Pour Aquilino Morelle, c’est inespéré. L’ancien conseiller politique et en communication de François Hollande, démis de ses fonctions le 18 avril dernier, pourrait échapper à toute sanction de son corps d’origine, l’Inspection générale des affaires sociales(Igas), bien qu’il en ait violé les règles de base en travaillant pour un laboratoire danois en même temps qu’il appartenait à ce corps censé veiller sur l’industrie pharmaceutique (voir notre enquête ayant conduit à sa démission). La procédure prévoit en effet qu’une sanction de ce type doit être prise par l’autorité qui l’a officiellement nommé à ce poste, à savoir le président de la République. Or, certains ne souhaitent visiblement pas que François Hollande « condamne » une seconde fois celui qui a connu pendant deux ans une bonne partie des secrets du Palais.

23/11/2014

Barrage de Sivens : Bruxelles va arriver, hé hé !

lu sur :

Sivens: saisie, la Commission européenne enquête sur le projet de ...

www.lexpress.fr/.../barrage-de-sivens-bruxelles-enquete-et-pourrait-mettre-la- france-en-demeure_1623502.html
 
 

Par LEXPRESS.fr, publié le 19/11/2014 à 10:55, mis à jour à 17:01

 
Que va dire la Commission européenne sur le projet très controversé du barrage de Sivens en France? Saisie par les opposants au projet, elle enquête en vue du lancement éventuel d'une procédure d'infraction, ont indiqué ses services ce mercerdi. 
"Je m'attends à ce qu'ils lancent une procédure d'infraction", a commenté Ben Lefetey, porte-parole des opposants regroupés dans le Collectif Testet. "Cela arrangerait le gouvernement car tout le monde se renvoie la patate chaude et il pourrait alors dire que c'est Bruxelles qui a arrêté le projet", a-t-il souligné. 
Effectivement, si la Commission ouvrait une procédure d'infraction, la première étape serait l'envoi d'une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, qui auraient alors deux mois pour répondre. La Commission peut ensuite porter le dossier devant la justice européenne. La première décision pourrait en tout cas intervenir la semaine prochaine: le collège des commissaires, l'organe politique de l'institution, devrait en discuter lors d'une réunion plénière le 27 novembre. 
Quid du financement européen?
Surtout, une telle procédure d'infraction bloquerait tout financement européen, prévu à hauteur d'environ 2 millions d'euros sur les 8,4 millions d'investissements. 
Pour les opposants, le projet viole le principe européen du coût de fonctionnement qui doit être payé par les bénéficiaires: en l'état, le projet prévoit que "les agriculteurs en paient 5% tandis qu'ils consomment 70% de l'eau", critque Ben Lefetey. 
"On est dans une bagarre politique, se lamente de son côté Bernard Lannes, président national de la Coordination rurale favorable au projet. "Tout a été validé, l'État de droit est bafoué: si l'Europe commence à mettre son nez dans des démarches déjà engagées...", a-t-il regretté. 
L'environnement et la directive habitats
Selon le député européen vert José Bové, la Commission a bien été saisie par le collectif d'opposants au projet. La procédure pour non-respect de la règlementation européenne pourrait porter à la fois sur la directive habitats, en matière de protection des forêts et des zones humides, et sur les règles européennes de financement. 
Le projet de barrage de Sivens, qui voit s'opposer depuis des années les écologistes et les élus locaux, a connu un épisode dramatique fin octobre avec la mort d'un militant de 21 ans, Rémi Fraisse, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Son décès a provoqué un immense choc dans le pays. 
 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/barrage-de-sivens-bruxelles-enquete-et-pourrait-mettre-la-france-en-demeure_1623502.html#BwddUfeILS8hSoFf.99

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voir aussi

nri Salvador - Zorro est arrivé - YouTube

► 2:37
www.youtube.com/watch?v=WDTIjOWKG-4

21/11/2014

Boissons énergisantes : danger

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Une enquête américaine, réalisée par Steven Lipshultz, pédiatre à l’hôpital des enfants de Detroit (Michigan), révèle qu’entre 2010 et 2013, aux Etats-Unis, plus de 40% des appels aux centres antipoison pour des intoxications par des boissons énergisantes concernent des enfants de moins de 6 ans (soit près de 3 100 cas).

Le quotidien souligne toutefois qu’en France, les intoxications aiguës à la caféine chez les enfants sont moins nombreuses.

 

 Le Figaro, 20/11

18/11/2014

Guerre de 14-18 : les fusillés pour l'exemple

Un long article à lire sur BASTAMAG :

Pourquoi la France est-elle le pays qui a le plus fusillé « pour l’exemple » pendant la Grande guerre .pdf

CENTENAIRE 1914-1918

Pourquoi la France est-elle le pays qui a le plus fusillé « pour l’exemple » pendant la Grande guerre ?

29/09/2014 OLIVIER FAVIER

Au moins 918 soldats français ont été exécutés entre 1914 et 1918. Ce qui fait de l’armée française celle qui a le plus fusillé, avec l’armée italienne, loin devant l’Allemagne et les pays anglo-saxons, (...)

14/11/2014

France : "Maintient de l'ordre" en Démocratie ...

Mais de quel ordre s'agit-il ? Et quelle Démocratie ?

à lire :

Cazeneuve interdit définitivement les grenades offensives

Mediapart -

extraits :

Après les révélations de Mediapart et du Monde sur la mort de Rémi Fraisse, le ministre de l’intérieur annonce l’interdiction des grenades offensives par les gendarmes dans les opérations de maintien de l’ordre. Un rapport montre l'usage massif et ciblé de ces grenades lors des émeutes contre la vie chère à Mayotte, puis sur des conflits environnementaux à NDDL et Sivens.

...Ce rapport, mis en ligne jeudi soir, souligne « la spécificité française, seule nation d'Europe à utiliser des munitions explosives en opération de maintien de l'ordre avec l'objectif de maintenir à distance les manifestants les plus violents ». ...

Image 1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi :

La dérive du maintien de l'ordre

France Inter -

12/11/2014

Sivens : qui va démissionner ?

à lire sur MEDIAPART :

Mediapart a eu accès à de nouveaux documents sur les circonstances du décès du jeune manifestant Rémi Fraisse.

Ils confirment que les autorités ont menti durant plus de 48 heures.—• Rémi Fraisse est mortellement touché, à 02 h 03 précises: «Il est décédé le mec. Là c’est vachement grave. Faut pas qu’ils le sachent», dit un gendarme.—• Les responsables savent aussitôt que c’est bien une grenade offensive qui a tué le manifestant.—• Le lieutenant-colonel qui commandait le dispositif: «Le préfet du Tarn nous avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté»—• 

Selon le décompte officiel, plus de 700 grenades en tout genre ont été tirées, dont 42 grenades offensives.

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lire aussi sur ce blog :

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

09/11/2014

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

... que je mets tel quel. À méditer. 

Question : faites-vous confiance à l'État ? Au service de qui sont  les "forces de l'ordre" ?

J'écoute à l'instant les informations sur France-Musique : "... deux policiers blessés à Toulouse ...Manifestation interdite ..."

C'est tout ! De qui se moque-t-on ?

Des sanctions administratives des responsables de l'État s'imposent, à commencer par une mise à pied du Préfet de Haute-Garonne et un remaniement ministériel.

 

À diffuser largement !

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 À: carrefour-le-mai@googlegroups.com
> Envoyé: Dimanche 9 Novembre 2014 11:43:19
> Objet: manif Toulouse
> 
> J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je 
> m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent 
> la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et 
> puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets 
> de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas 
> pensé à un truc, qu'on se serait retrouver dans un guet apens ,la 
> gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , 
> elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle 
> chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arretait des personnes,on a 
> essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, 
> impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs 
> a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, 
> alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme 
> est venu nous aidé, il nous a fait traverser une résidence qui donnait 
> sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d autres 
> personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles 
> sortent, quelque unes on pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu 
> compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos 
> dans la residence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que 
> j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient 
> passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame 
> leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappée 
> à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. 
> Voilà, faudrait peut etre se lever le cul, maintenant il faut prendre la 
> rue!
> 

06/11/2014

Barrage de Sivens : un syndicat du ministère de l'intérieur accuse

communiqué : Un syndicat du ministère de l'intérieur accuse :

Les forces de l’ordre ne sont pas faites pour tuer ni brutaliser des manifestants

Posted on 5 novembre 2014 by Gaétan

Le débat qu’ouvre la mort de Rémi Fraisse est forcément politique puisque l’origine de cette mort est politique. Elle a sa source dans un refus de débattre qui a le soutien du gouvernement (mais à quoi sert alors la politique si elle ne veut pas débattre ?).

 

 

SUD INTERIEUR doit le dénoncer parce que la police ou la gendarmerie ne sont pas et n’ont pas à être un instrument politique, c’est un service public, au service du public et non d’une telle politique qui méprise les gens.

 

C’est parce que la police, ou dans le cas présent, la gendarmerie, sont détournées de leur travail que Rémi Fraisse est mort.

La direction de la gendarmerie, mais aussi le préfet et le ministre en portent toute la responsabilité.

Il est en effet stupéfiant de pouvoir comprendre que la police ou la gendarmerie seraient incapables d’empêcher les « casseurs » d’agir alors qu’elles en tirent a posteriori prétexte pour utiliser des armes de guerre contre la population.

Ce qui s’est passé à Sivens n’est que la conséquence prévisible des abus constatés dans l’emploi des CRS et des gardes mobiles dans les manifestations de Nantes et de Paris.

La hiérarchie responsable de ces abus s’abrite derrière des justifications qui n’en sont pas(1).

Une telle simplification aboutit à comprendre que cette hiérarchie réduit la mission de la police où de la gendarmerie à cogner sur les manifestants.

C’est indigne et inacceptable pour tous les agents du ministère de l’intérieur, qui sont avant tout des citoyens préoccupés de leurs droits fondamentaux et de leurs libertés publiques,

et dont leur engagement professionnel vise justement à garantir l’exercice à tous leurs concitoyens.

Il y avait une époque ou la police infiltrait les mouvements pour anticiper les violences et il est lassant d’entendre aujourd’hui un discours policier à évoquer des groupuscules « radicalisés » sans même être capable d’en citer un seul précisément.

Cogner – voire tuer – des manifestants, au prétexte de lanceurs de cocktails molotovs, sans jamais en arrêter un seul ou être capable de prévenir leur action alors que la police était capable de s’informer sur des mouvements clandestins autrement plus sérieux, est donc une imposture, un mensonge.

C’est oublier que le maintien de l’ordre est une mission qui doit se faire nécessairement en amont des manifestations – ne serait-ce que pour la sécurité des gardes mobiles et des CRS eux-mêmes – parce que le ministre de l’intérieur est garant de l’exercice des libertés publiques.

La mission du maintien de l’ordre public est de permettre l’exercice des libertés publiques sur lesquelles repose l’effectivité de la forme démocratique des institutions.

Un ministère de l’intérieur, comme nous le voyons aujourd’hui en France, aboutit à se dire que le gouvernement prive les Français de leur droit de manifester, puisqu’il leur faire courir un danger de mort.

La mort de Rémi Fraisse constate cet échec à garantir la forme démocratique de la République. 

La mort de Rémi Fraisse soulève la question de l’action de la police ou de la gendarmerie en amont des manifestations comme elle se pose de manière identique, dans l’affaire Mehra.

Pourquoi n’a-t-elle rien fait ou n’a-t-elle pas agi ?

C’est la confirmation d’une régression intellectuelle et sociale, d’une dérive politique, d’une abdication de l’intelligence et du courage, qui se matérialise dans la banalisation de la violation industrielle de la vie privée, le mépris de la dignité humaine par sa réification et son abaissement au statut d’une simple ressource du processus de production ou de consommation.

La police et la gendarmerie n’ont pas à se faire les gardiennes d’une telle logique, qui se caractérise par le mépris et l’indifférence, et traduit une mentalité fascistoïde incompatible avec la loyauté due aux valeurs de la République.

La loyauté est une notion objective qui s’apprécie en comparaison du respect de ce que prescrit la loi et non pas des fantaisies d’un chef.

La légitimité de l’action publique réside donc essentiellement dans le respect de la loi. Si force doit rester à la loi, la violence institutionnelle n’a aucune légitimité.

Or, il est évident que la police et la gendarmerie sont l’instrument d’une dérive qui viole les principes fondamentaux de la République pour des considérations étrangères, voire opposées, à l’intérêt général, au mépris de la sécurité des citoyens.

La mise sous surveillance numérique systématique des populations – pour des raisons d’économie budgétaire – a fait que la police a dérivé vers des enquêtes aux heures de bureau avec excel et des fadettes, plutôt qu’avec des sources humaines, avec des résultats minables.

Pourquoi ?

Parce que mettre tout le monde derrière un ordinateur permet de mieux contrôler ceux qui surveillent et coûte beaucoup moins cher.

De vraies police et gendarmerie qui savent infiltrer des milieux dangereux demandent aussi que les millions d’euros de frais d’enquêtes soient réellement affectés aux enquêtes plutôt que de finir dans la poche de quelques hiérarques négligeant le service public, comme l’affaire Guéant, dont on ne parle plus, l’a révélé ((2) et (3)).

Ce serait un policier ou un gendarme mis en cause par sa hiérarchie pour quelques euros qu’il serait déjà jugé et révoqué.

De même, nous voyons que le ministre est plus prompt à révoquer une déléguée départementale de SUD INTERIEUR, Véronique Hurtado, qui dénonce des dysfonctionnements (4).

Ce même ministre ne s’émeut pas des infractions commises par des patrons de la police judiciaire ni des faux que produit l’Inspection générale de la police nationale dans les dossiers de Philippe Pichon ou Patrick Cahez (5).

Le « deux poids deux mesures » est effectivement très manifeste.

Des écolos ou la confédération paysanne sont disqualifiés en « djihadistes verts », qualifiés d’«autoradicalisés», mais pas la FNSEA quand elle se livre ou cautionne des actions elles véritablement violentes (6).

Une même discrimination s’applique chez les transporteurs : on peut cogner sur les petits artisans de l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles, mais il ne faut pas abîmer le matériel de la Fédération nationale des transports routiers. On retrouve cette approche de classes dans les litiges fiscaux, l’administration cogne beaucoup plus durement le petit contribuable que le très gros.

Les patrons tweetent pour stigmatiser Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, dont l’appartement mis à sa disposition par sa confédération a fait l’objet de 130 000 euros de travaux, mais restent étrangement silencieux à propos des 18 millions de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) ((7) et (8)).

Le décès de Rémi Fraisse est un drame qui synthétise malheureusement l’effet de tous ces dysfonctionnements, de cette discrimination de classe, que nous constatons et dénonçons depuis des années.

Le problème n’est pas le policier où le gendarme de base. La cause est à chercher dans le sommet de la hiérarchie qui donne des ordres en invoquant et défendant une doctrine d’emploi dépassée et dangereuse, au mépris tant des fonctionnaires que des manifestants.

Le décès Rémi Fraisse soulève le débat de cette logique funeste de cerbère du capital pour garantir l’appétence financière et protéger l’impécuniosité chronique de ceux qui ont les plus hauts revenus.

Rémi Fraisse est mort pour des millions qui ne le concernaient pas, pas plus que celui qui a lancé la grenade.

Ceux qui sont à incriminer sont les responsables qui ont placé le gendarme où il se trouvait, dans la situation qu’il a connue, lui ont mis la grenade dans la main et lui ont demandé de la lancer. Lancer une grenade offensive sur des civils n’est pas un acte de policier ou de gendarme. C’est un travail de tueur. Ceux qui prétendent le contraire confondent l’administration et la mafia.

(1)Lien : http://www.mediapart.fr/journal/france/180414/nantes-le-chef-de-la-police-assume-sans-reserve-les-blesses-par-flashball

(2)Lien : http://www.mediapart.fr/journal/france/040314/frais-denquete-34-millions-deuros-pour-le-cabinet-du-patron-de-la-police-en-dix-ans
(3)Lien : 
http://www.mediapart.fr/journal/france/190613/gueant-la-police-ete-une-vache-lait-accuse-lancien-patron-de-ligs
(4)Lien : 
http://www.sudinterieur.fr/2014/10/17/revocation-de-notre-deleguee-syndicale-veronique-hurtado-le-ministre-doit-retirer-cette-sanction-illegitime/
(5)Lien : 
http://www.sudinterieur.fr/2013/02/25/harcelement-et-chape-de-plomb-dans-la-police-nationale/
(6)Lien : 
http://www.bastamag.net/Criminalisation-des-syndicalistes
(7)Lien : 
http://www.humanite.fr/proces-de-luimm-lourde-peine-lencontre-de-denis-gautier-sauvagnac
(8)Lien : 
http://www.humanite.fr/social-eco/affaire-uimm-les-basses-oeuvres-sociales-du-patron-551078

Tract (version PDF) les forces de l’ordre ne sont pas faites pour tuer ni brutaliser des manifestants – novembre 2014 + Charte du Policier Sudiste

05/11/2014

Politicien professionnel : un métier aux ramifications multiples dans l'État Républicain

à lire sur MEDIAPART :

Les arrangements d'une procureure et d'un maire UMP

www.mediapart.fr/.../les-arrangements-dune-procureure-et-dun-maire-ump

Impliqué dans une affaire de marchés publics truqués, le maire de Tarbes, Gérard Trémège, sait tout ou presque de l'enquête judiciaire qui le vise. Des écoutes ont révélé que l'élu et ses proches étaient tuyautés par la procureure de la ville. Le ministère a décidé d'ouvrir une enquête, vendredi, après nos révélations.