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05/02/2014

Évasion fiscale, France, Suisse

à lire sur "Le Temps" (Suisse)

SUISSE & RÉGIONS 
Ces juges français qui font trembler les banquiers suisses 
En droit, la justice française pourrait s’en prendre à toutes les banques suisses. Un risque plus théorique que réel, estiment nombre d’experts

Ces juges français qui font trembler les banquiers suisses.pdf

04/02/2014

Apartheid en Palestine : les colons triomphants

lu sur :

Jeunes juif fanatiques - Le Temps

www.letemps.ch/Page/Uuid/2c03b2cc.../Jeunes_juif_fanatiques
 

Mardi 04 février 2014

Les Jeunes des collines, militants de l’aile la plus radicale et la plus active des colons de Cisjordanie, ne jurent que par leur supériorité et s’attaquent aux Palestiniens. Les autorités israéliennes dénoncent une forme de «terrorisme»

«Mahomet est un porc!» Le raid s’est déroulé pendant la nuit du 8 au 9 janvier. Lorsqu’ils sont sortis de chez eux au matin, les habitants de Madama, un petit village palestinien proche de Naplouse, ont découvert que plusieurs maisons avaient été taguées à l’encre noire indélébile, et que deux voitures avaient été brûlées. «Vengeance», «Le feu sacré va frapper», proclamaient les slogans rédigés en hébreu et accompagnés d’une étoile de David.

Quelques heures avant ce raid, douze Jeunes des collines, les militants de l’aile la plus radicale et la plus active des colons de Cisjordanie, avaient été capturés et passés à tabac par les habitants de Qoussra, un autre village où ils allaient se livrer à des déprédations. Plusieurs de leurs amis ont donc décidé de les «venger» en attaquant Madama.

Implantés au plus profond de la Cisjordanie, les Jeunes des collines sont entre 5000 et 7000. Ils ne participent pas à une organisation structurée, mais se revendiquent d’une même famille communiant dans la haine des Arabes, des goyim (non-Juifs), des partisans de la paix et de l’establishment en général. Ils se présentent comme des croisés juifs inspirés par la Torah, l’Ancien testament.

Vus de loin, ces fanatiques, dont les plus jeunes sont âgés d’une quinzaine d’années, pourraient faire penser aux hippies des années 1960-1970. Ils portent les cheveux longs, des vêtements bariolés de style gitan, se nourrissent bio et vivent au rythme de la nature. Mais la comparaison s’arrête là, car les Jeunes des collines ont érigé le suprématisme juif en règle de vie.

«Ils sont apparus durant la deuxième Intifada, et certains, tels les habitants de l’implantation de Bat Ayin, ont d’ailleurs créé de véritables réseaux terroristes. Cependant, le courant a vraiment pris son essor à partir du démantèlement des colonies de la bande de Gaza par Ariel Sharon [été 2005]», raconte un ancien officier du service de renseignement de la police nationale israélienne (PNI). «S’estimant trahis par celui qu’ils considéraient comme le chantre de la colonisation, mais également par la classe politique, par Tsahal [l’armée, qui avait procédé à l’évacuation des 6500 colons de Gaza], ainsi que par le Yesha [le puissant lobby des colons disposant de nombreux relais au sein de l’Etat], les plus motivés ont décidé de faire payer leur désillusion aux Palestiniens. C’est alors que l’on a vu se multiplier les déprédations de biens palestiniens, les incendies de voitures et de mosquées.»

Au fil du temps, les Jeunes des collines ont plongé dans la violence face à des villageois palestiniens qui supportent de plus en plus difficilement ces agressions. «Tous les ingrédients d’une explosion sont réunis, estime l’ex-officier du renseignement. Si une troisième Intifada doit éclater, personne ne doute que ces fanatiques mettront le feu aux poudres.»

Il faut beaucoup de patience pour rencontrer ces révoltés. Mener des négociations téléphoniques avec des intermédiaires, jusqu’à ce qu’un rendez-vous soit fixé au milieu de nulle part. Dans le cas d’Odaya, 25 ans, une informaticienne qui a abandonné un avenir prometteur dans le high-tech pour poursuivre son rêve messianique, c’était à l’entrée du carrefour de Tapouah, face à l’implantation du même nom et en présence de trois observateurs silencieux. Mais armés.

 

«Que cela plaise ou pas aux Européens, les Arabes [comprenez les Palestiniens] souffriront tant qu’ils occuperont la Judée-Samarie [la Cisjordanie]», a-t-elle lâché d’emblée, pour définir le cadre de la conversation. «On dit que nous sommes des extrémistes? Et alors? Dieu nous a donné cette terre. A nous de la purifier.»

Récemment, une amie d’Odaya a été interpellée pour avoir craché au visage du député arabe israélien Ahmed Tibi, à la sortie d’une réunion publique. Un autre s’est fait prendre alors qu’il peignait l’expression tag mehir («le prix à payer») sur un abribus. Participe-t-elle à de semblables expéditions? «Je crois au manche de pioche, ricane-t-elle. Un crâne arabe, ça éclate vite.»

L’expression tag mehir qui accompagne chacun des raids des Jeunes des collines signifie «le prix à payer» par les Palestiniens, chaque fois que l’Etat hébreu ordonnera le démantèlement de l’un de leur site et arrêtera leurs partisans. Et cela se produit tous les jours, car les Jeunes des collines sont partout et nulle part à la fois. Y compris à l’intérieur d’Israël.

C’est le cas de Noam, 21 ans, un grand maigrichon qui se rend périodiquement en Cisjordanie pour y mener des actions. Il pleut, il fait froid mais le militant se promène en sandales à lanières de cuir parce qu’il «aime cette terre et veut la sentir frémir». Plutôt enjoué – ce qui est rare dans ce milieu qui semble porter tous les malheurs du monde sur ses épaules –, notre guide connaît le moindre chemin, la moindre grotte de la région de Naplouse. Il nous conduit dans un ancien container où l’attendent deux ses amis équipés de walkie-talkie et d’une barre de fer. Tous trois ont étudié dans une yeshiva (école talmudique), en espérant devenir officier dans une unité d’élite de Tsahal, mais l’armée a refusé de les incorporer en raison de leur proximité avec le Kach, une organisation extraparlementaire s’inspirant de la pensée du rabbin fascisant Meïr Kahane. Le trio s’est donc marginalisé, jusqu’à mener sa propre guerre contre «les Arabes» et contre le système représenté par «le traître Netanyahou, qui veut céder la terre d’Israël à ses ennemis».

Assassiné en 1990 à Manhattan par un islamiste, Meïr Kahane, fondateur de la Ligue de défense juive, prônait l’établissement d’un Grand Israël s’étendant de la Méditerranée au Jourdain, ainsi que l’expulsion – ou l’élimination physique selon les circonstances – des Palestiniens qui y résidaient. Elu à la Knesset en 1984, invalidé parce qu’il proférait une sorte de nazisme juif, il garde des dizaines de milliers de supporters, et ses théories sont répandues par un noyau de rabbins militants officiant dans les yeshivot . Le 7 janvier, le commando capturé par les habitants de Qoussra état d’ailleurs dirigé par Meïr Atinega (22 ans), l’un des petits-fils de Meïr Kahane.

«J’ai deux modèles, proclame Noam. Kahane et le tsadik [saint] Baroukh Goldstein, qui a mis sa pensée en pratique.» Comment? En assassinant, en février 1994, 29 Palestiniens qui priaient dans une mosquée d’Hébron. Une tuerie planifiée dans l’espoir de torpiller les accords de paix d’Oslo.

Les Jeunes de collines sont méfiants, voire paranoïaques. Ils considèrent leurs interlocuteurs comme des agents du Département juif du Shabak (la Sûreté générale israélienne), chargés de les infiltrer. «Nous savons ce qu’il faut faire en cas d’arrestation. Ne pas répondre aux questions, ne pas regarder notre interrogateur et prier pour nous donner de la force», affirme Danny R., un spécialiste des raids de nuit sur les oliveraies palestiniennes, interpellé à une dizaine de reprises mais jamais inculpé.

Devenu prolixe au fil de la conversation, ce militant résidant dans les collines proches d’Hébron, raconte que certains de ses amis fument de la marijuana pour se donner du courage avant de partir en opération. Et qu’ils se livrent, lors de leurs soirées, à une sorte de danse du scalp durant laquelle les intervenants agitent des couteaux en faisant semblant de couper la tête d’un ennemi. Arabe, bien entendu. «Nous sommes des frères, personne ne peut rien contre nous», répète Danny à l’envi.

A la suite des dernières attaques, les dirigeants israéliens, dont le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, ont élevé la voix pour dénoncer cette forme de «terrorisme» pratiqué par les Jeunes des collines. Cependant, sur le terrain, les soldats de Tsahal ne font pas grand-chose. Au mieux, ils observent de loin, au pire, ils arrêtent les villageois palestiniens lorsqu’ils font mine de se défendre.

De son côté, la police interpelle régulièrement des extrémistes suspects – plus de 200 en 2013 –, mais ceux-ci sont rapidement relaxés par les tribunaux. Parce qu’ils sont mineurs et que les preuves manquent. Ces derniers mois, certains ont été bannis de Cisjordanie et assignés à résidence en Israël. Certes, ils respectent l’arrêt du tribunal les concernant, mais ils poursuivent leur croisade en s’en prenant aux lieux de cultes chrétiens, ainsi qu’aux prêtres et aux nonnes qui ne comptent plus les insultes ou les crachats. Voire les bousculades. Où qu’ils se trouvent, les Jeunes des collines ont toujours un «ennemi» à combattre. 

03/02/2014

France : les élus et la "transparence"

lu sur :

Députés et transparence : « On a voté ça, nous ? ! »

Le Monde 

LE MONDE | 01.02.2014 à 11h37 • Mis à jour le 02.02.2014 à 14h52 |

Hélène Bekmezian

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Non mais vous vous rendez compte ? Dix-sept pages à remplir et au moins autant de questions ! Alors, monsieur le député, êtes-vous propriétaire d'un bien immobilier ? Si oui, de quelle valeur ? Avez-vous un contrat d'assurance-vie ? Des bijoux de haute valeur ? Une voiture ? Un scooter ? Quel est son prix d'achat ? Et à l'argus ?

Date limite pour rendre les copies – c'est-à-dire les déclarations de patrimoine dûment remplies –, cachet de la poste faisant foi : samedi 1er février. C'est à ce jour que tous les parlementaires (français et européens) mais aussi les membres des cabinets ministériels, les collaborateurs du chef de l'Etat et des présidents des Assemblées devaient avoir transmis ces informations à la Haute Autorité de la transparence, comme le prévoient les lois sur la transparence de la vie publique, votée en 2013 à la suite du scandale Cahuzac.

CELA N'EST PAS TOUJOURS AGRÉABLE…

Mais les législateurs n'ont pas l'habitude d'être les premiers concernés par une loi et beaucoup réalisent que cela n'est pas toujours agréable… Dans l'entourage du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui avait bataillé – avec succès – pour empêcher que ces déclarations soient rendues publiques, comme le sont celles des ministres, on s'en amuserait presque. « Des députés viennent nous voir avec des yeux comme ça, la déclaration à la main, en disant : “On a voté ça, nous ?”. »

Eh oui, et il est un peu tard pour les coups de gueules, comme celui du socialiste François Loncle, selon qui « on dépasse les bornes ! ». A trois jours de l'échéance, le député de l'Eure pestait encore d'avoir « 17 pages à remplir avec un détail inouï, un tas de paperasseries de déclarations absurdes » et de devoir « donner le prix d'achat et le prix d'argus de la Citroën C3 de ] femme ! ».

De la même manière, le communiste André Chassaigne (Puy-de-Dôme) ne comprend pas très bien l'intérêt de déclarer le F1 que lui et ses quatre frères et sœurs ont reçu en héritage à la suite de la mort de leur mère, quand Jean-Christophe Lagarde (UDI, Seine-Saint-Denis), opposé à la loi, juge « très chiant » et « très con » de devoir « déclarer le livret A de ma fille de 6 mois, à 15 euros et 6 centimes ». Rappelant au passage, et avec raison, que ces déclarations n'ont pas grand sens si elles ne sont pas strictement contrôlées.

« LE MONDE RÉEL »

D'autres, surtout chez les jeunes conseillers ministériels, répondent, amusés, qu'ils sont si peu fortunés qu'ils n'ont qu'à inscrire « néant » dans toutes les cases, ce qui n'est pas très compliqué. « C'est normal de devoir le faire, même si c'est pénible », résume quant à lui le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis (PS).

Cette grogne des députés a provoqué sur Internet la colère de nombreux lecteurs, qui y sont allés de leurs commentaires assassins. « Bienvenue dans le monde réel ! », écrivait l'un d'eux sur LeMonde.fr. « En tant que gérant je remplis aussi beaucoup de papiers qui “me font chier”, cela me fait plaisir de voir qu'ils découvrent la stupidité de leur propre système », relançait un autre.

Un troisième : « C'est la même déclaration que des milliers de contribuables doivent remplir pour l'ISF chaque année. La paperasserie, c'est OK pour les contribuables mais pas pour les députés qui la votent ? » On n'aurait pas dit mieux.

Hélène Bekmezian 
Journaliste

02/02/2014

Les dérives du mandarinat en recherche scientifique : un exemple avec la trisomie 21

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/01/la-vieille...

LE MONDE | 01.02.2014 à 11h32 • Mis à jour le 02.02.2014 à 11h39 |Par Nicolas Chevassus-au-Louis

Qui a découvert, en 1959, l'anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21 ? Cette question vient de provoquer l'annulation, sous pression d'huissiers, d'une communication scientifique prévue aux Assises de la génétique médicale et humaine qui se tenaient à Bordeaux.

Marthe Gautier, 88 ans, devait prononcer le 31 janvier une conférence intitulée « Découverte de la trisomie 21 ». Et recevoir, par la même occasion, le grand prix de la Société française de génétique humaine, pour sa participation à cette première mise en évidence d'une cause génétique d'un retard mental. Mais le matin même, deux huissiers se présentent, porteurs d'une ordonnance du tribunal de grande instance de Bordeaux les autorisant à enregistrer le congrès. Ils sont mandatés par la fondation Jérome Lejeune, du nom du médecin et généticien décédé en 1994, également connu pour sa croisade contre la contraception et l'avortement.

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Panique chez les organisateurs du congrès, qui décident d'annuler la communication de Marthe Gautier, tout en lui remettant en catimini son prix. « On ne peut pas tenir un congrès scientifique sans liberté de parole, et on ne pouvait pas faire autrement que d'annuler la communication, dès lors qu'elle se tenait sous la pression des huissiers », explique un des participants, qui se dit, très choqué de cette irruption.

Pour Antoine Beauquier, avocat de la fondation, « du vivant de Jérôme Lejeune, jamais madame Gautier n'a prétendu avoir découvert la trisomie 21 à sa place. Elle semble vouloir le faire à présent. La Fondation et la famille du professeur Lejeune ne peuvent que le déplorer et sont légitimes à défendre l'honneur du généticien et sa découverte reconnue par la communauté scientifique ».

DIFFAMATION

Il ajoute : « le comportement de madame Gautier est pour le moins incompréhensible alors même que le professeur Lejeune a toujours été attentif à rappeler qu'il s'agissait d'un travail d'équipe auquel avaient été associés le professeur Turpin et madame Gautier. »

Les huissiers n'auraient ainsi été diligentés que pour fournir des preuves en prévision d'éventuelles poursuites en diffamation au cas où Marthe Gautier se déclare seule découvreuse de la trisomie 21. Etrange procès d'intention, alors que la chercheuse se contente, depuis quelques années, de rappeler qu'elle a mené, seule, le travail expérimental qui a abouti à l'identification du chromosome surnuméraire… bien que l'article de 1959 l'annonçant à l'Académie de médecine ait été signé en premier auteur par Jérôme Lejeune.

En 1996, les ayants droits de Raymond Turpin, le troisième coauteur de la publication de 1959, avaient déjà enjoint la fondation Jérome Lejeune de cesser de faire de celui dont elle porte le nom le seul découvreur de cette maladie génétique. En vain : il apparaît toujours comme « le découvreur de la trisomie 21 » sur le site de la fondation.

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mon commentaire :

Ce genre de comportement d'appropriation de la paternité des découvertes scientifiques dans les laboratoires  de recherche est courant. Il faut savoir que les directeurs de tels laboratoires sont avant tout des "mandarins", a fortiori dans le domaine médical. (voir wikipedia : Le mandarinat est le pouvoir important, ou excessif, détenu par certains professeurs d'université.)

Un directeur de laboratoire de recherche public est avant tout un gestionnaire chargé des relations avec l'administration de tutelle. Dans le meilleur des cas, il peut aussi orienter les efforts et les moyens matériels du laboratoire qu'il dirige vers tel ou tel sujet de recherche et y participer intellectuellement. Moyennant quoi il signe tous les articles sortant de "son" laboratoire. Ce qui peut entraîner des conflits de paternité des découvertes, car la "découverte" est le fait de celui ou celle qui a eu l'idée première et l'a menée à bien sur le plan expérimental, ce qui n'est jamais le cas du directeur de laboratoire qui ne travaille pas "à la paillasse".

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Lire aussi : Feu vert à un dépistage génétique de la trisomie 21

29/01/2014

Deux articles sur le néolibéralisme ...

... à lire sur MEDIAPART :

L'Insee publie ce mercredi un dossier sur « trente ans de vie économique et sociale ». On y découvre la formidable montée en puissance d'un capitalisme qui avantage la rente et les dividendes servis aux actionnaires.

L'échec est cuisant pour le parti populaire aux commandes de la région de Madrid : il a renoncé lundi à son projet de privatisation de six hôpitaux, après plus d'un an de contestation sociale.

28/01/2014

Palestine : Vivre en cage à Gaza

communiqué :

"Depuis 7 ans, le blocus israëlien a transformé Gaza en un véritable laboratoire, où près de 1.800.000 personnes survivent sans pouvoir quasiment sortir dans la pauvreté, le chômage et les pires pénuries. À l’étranglement israélien s’ajoute le blocus égyptien par « mesure sécuritaire » depuis que le coup d’État de l’armée égyptienne, laquelle accuse le Hamas de collusion avec les Frères Musulmans."

Pierre Stambul a pu passer deux jours fin décembre dans cette cage avec le réseau de soutien international Unadikum.

Lire son article publié sur "CQFD" et sur le site de l'Agence

 
 
GAZA : Dernier rapport de l'OCHA
 
 

A lire également, la traduction par l'Agence Média Palestine de la partie sur Gaza du dernier rapport de l'OCHA ( bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies dans les territoires palestiniens occupés) , sur le site de l'Agence.

 
 
L'Etat d'Israël torture les enfants palestiniens en les maintenant dans des cages
 
 

Le Comité public contre la torture en Israël (PCATI) a publié un rapport qui révèle que des enfants soupçonnés de délits mineurs étaient soumis à une « mise en cage publique », à des menaces et à des violences sexuelles ainsi qu’à des procès militaires sans la présence d’un représentant légal.

L'information, révelée au début du mois par le quotidien britannique "The Independent " a été traduite en français et publiée sur le site de l'Agence.

 
 
Un rapport de l’ONU enquête sur les entreprises impliquées dans les colonies
 
 

Un rapport des Nations Unies résultant d’une mission d’investigation sur les colonies israéliennes en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est révèle que des entreprises privées ont permis, encouragé et profité directement ou indirectement de la construction et de la croissance des colonies.

Lire la suite sur le site de la Campagne BDS France.

 
 
Le film palestinien "Omar" nominé pour les Oscars
 
 
 
 

L' excellent film "Omar", est nominé pour les Oscars 2014!

Lauréat du Prix “Un certain regard” au Festival de Cannes 2013, Omar, réalisé par Hany Abou Assad est nommé dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère aux côtés de: La Chasse de Thomas Vinterberg (Danemark), Alabama Monroe de Felix Van Groeningen (Belgique), L'image manquante de Rithy Panh (Cambodge) et La grande bellezza, de Paolo Sorrentino (Italie).

Le film du réalisateur palestinien Hany Abou Assad avait été unanimement salué dans la presse. Rue 89 l'avait encensé de "meilleur thriller politique de l'année"

La 86ème cérémonie des Oscars aura lieu le 2 mars prochain, espérons la victoire de ce magnifique film!

Lire la suite sur le site de l'Agence.

27/01/2014

Un peu d'Histoire contemporaine : l'Allemagne avant 1914

les surlignages sont de moi

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/24/l-allemagne...

 

LE MONDE | 24.01.2014 à 11h45 • Mis à jour le 24.01.2014 à 12h47 |

Pierre Bezbakh (maître de conférences à l'université Paris-Dauphine)

Le nouvel empire allemand, proclamé en janvier 1871 et soumis à l'autorité de la Prusse, est devenu en 1914 la première puissance économique et militaire européenne, devançant la Grande-Bretagne et la France dans de nombreux domaines. Ce IIe Reich, qui rassemble vingt-cinq royaumes et principautés d'Allemagne du Nord, l'Alsace, une partie de la Lorraine et de la Pologne, compte environ 42 millions d'habitants en 1871, et 70 millions en 1913.
 

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Le taux de croissance de son produit intérieur brut est plus élevé que celui des autres pays européens (plus de 2 % en moyenne) et la part des investissements dans celui-ci (près de 20 % au début du siècle) y est deux fois plus élevée qu'en Grande-Bretagne (Histoire des faits économiques, de Jacques Brasseul, Armand Colin, 1998).

Son agriculture, stimulée par une forte demande intérieure, est devenue la plus productive d'Europe, grâce en particulier à l'utilisation des engrais chimiques mis au point par Justus von Liebig (1803-1873).

Son industrie se modernise et se développe à un rythme soutenu et fournit les biens qui étaient auparavant importés (comme le matériel de chemin de fer). L'Allemagne tend à se spécialiser dans l'industrie lourde (charbon, acier, armement…) et dans des produits nouveaux (matériel mécanique, chimie, électricité, automobile).

SIEMENS ET AEG

A la veille de la guerre, la part de l'Allemagne dans la production industrielle mondiale s'élève à 16 % (contre 13 % en 1870), alors que celle de la Grande-Bretagne est passée de 32 % à 14 %, et celle de la France de 10 % à 6 % (celle des Etats-Unis s'élevant, elle, de 23 % à 32 %).

Grâce à des grandes firmes comme Siemens et Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft (AEG), elle occupe la première place européenne dans le secteur de l'industrie électrique (avec une production deux fois plus importante que celle de la Grande-Bretagne et huit fois plus élevée qu'en France), et le rang de premier exportateur mondial.

Si la Grande-Bretagne reste le premier producteur européen de houille en 1913 (avec 290 millions de tonnes), la production allemande est passée de 47 à 190 millions de tonnes entre 1880 et 1913. Et l'Allemagne dépasse désormais la Grande-Bretagne en ce qui concerne la fonte (16,7 millions de tonnes contre 10,4) et l'acier (17 millions de tonnes contre 9), alors qu'en 1880 l'Allemagne ne produisait que 2,4 millions de tonnes de fonte (et l'Angleterre, 7,8) et 2 millions de tonnes d'acier (la Grande-Bretagne, 3,7).

La montée en puissance de l'économie allemande, qui permettra au IIe Reich de défier le reste de l'Europe en 1914, s'explique en grande partie par l'organisation de son secteur industriel. Il est caractérisé par de grandes entreprises capitalistes modernes essentiellement prussiennes, existant avant l'unification, comme Krupp (métallurgie et armement), Siemens (mines, acier, électricité, télégraphe), qui s'entendent pour constituer des cartels (comme dans les houillères de Rhénanie, ou comme celui de la chimie qui regroupe en 1904 AGFA, Bayer et BASF) ou des Konzerns (par intégration verticale).

GRÂCE AU PROTECTIONNISME

Protégées ainsi de la concurrence intérieure et extérieure (grâce au protectionnisme), ces entreprises peuvent investir pour réduire leurs coûts de production, améliorer qualité et quantités des produits.

A côté des grandes entreprises innovantes, dotées de leurs laboratoires de recherche, de multiples petits inventeurs mènent leurs propres expériences qui déboucheront sur des innovations industrielles. Ainsi, et parallèlement aux découvreurs français, les Allemands Nikolaus Otto, Gottlieb Daimler et Karl Benz contribuent à mettre au point entre 1875 et 1885 les premiers véhicules automobiles utilisant l'essence de pétrole.

Si ces initiatives sont le fait d'entreprises privées, l'Etat joue un rôle incitateur pour entraîner l'économie allemande dans la voie d'une croissance rapide : il mène une politique protectionniste, passe commande aux industries d'armement, permettant à l'Allemagne de se doter d'une armée puissante, et pousse à la concentration industrielle et financière.

Et afin d'éviter le risque de mouvements révolutionnaires, le chancelier Bismarck, tout en combattant les idées socialistes, initie une politique sociale préfigurant « l'Etat-providence » : elle vise à améliorer le sort de la classe ouvrière en lui accordant des droits sociaux (assurance sociale en 1883, assurance sur les accidents du travail en 1884, fonds spécial pour les retraites et l'invalidité en 1889…).

L'ESSOR DES CHEMINS DE FER

Sur le plan international, l'Allemagne exporte 15,6 % de sa production nationale en 1913 (dont deux tiers de produits industriels), soit presque autant que la Grande-Bretagne (17,7 %), et beaucoup plus que la France (8,2 %). Si la part de la Grande-Bretagne dans le commerce mondial est toujours la première (avec 16 % du total), la deuxième revient à l'Allemagne (12 %), devant les Etats-Unis (11 %) et la France (7 %).

Les transports sont favorisés par l'essor des chemins de fer : le réseau allemand passe de 6 000 km en 1850 à 19 500 en 1870 et à 61 000 en 1913 (contre 49 500 km en France et 38 000 km en Grande-Bretagne pour cette dernière année).

Parallèlement, la flotte marchande allemande devient la deuxième du monde, derrière celle de la Grande-Bretagne ; sa marine de guerre compte 40 bâtiments (contre 64 pour la Grande-Bretagne et 28 pour la France), et le port de Hambourg est le troisième d'Europe (après Londres et Anvers).

INTÉRÊT TARDIF À PROPOS DES COLONIES

L'Allemagne, qui n'exportait pas de capitaux durant les trois premiers quarts du XIXe siècle, a investi 4,8 milliards de dollars à l'étranger en 1900 (contre 12,1 pour la Grande-Bretagne et 5,2 pour la France), et 6,7 milliards en 1913 (contre 19,5 pour la Grande-Bretagne et 8,6 pour la France).

Cela montre à quel point l'essor économique de l'empire allemand est devenu de plus en plus dépendant de la place qu'il occupe sur la scène mondiale. Cette ouverture est confirmée par l'intérêt tardif exprimé par Bismarck à propos des colonies, comme le montre la tenue à Berlin en 1885 d'une Conférence sur les colonies africaines réunissant les grandes puissances européennes, puis les rivalités franco-allemandes à propos de l'Afrique du Nord (Le Monde du 14 décembre 2013).

Cela ne suffit cependant pas à expliquer le déclenchement de la première guerre mondiale, car il reste à élucider pourquoi la Grande-Bretagne et la France combattirent côte à côte malgré leurs propres rivalités. Peut-être parce qu'elles avaient su dépasser leurs oppositions du passé (et combattu ensemble en Chine et en Crimée), et jugé qu'il fallait mieux unir leurs forces contre ce nouveau venu qui leur avait ravi la première place en Europe, et qui s'attaquait à leur marché intérieur et à leur influence sur les autres continents ?

25/01/2014

Le contrôle des gens par Internet, Amazon, Google ... "1984" est là !

lu sur Le Temps (Suisse):

«On programme la façon de penser des gens».pdf

Visions sociétales d’un oracle virtuel.pdf

«On programme la façon de penser des gens»

Amazon veut envoyer des produits avant même qu’ils n’aient été commandés. Dirk Helbing explique comment on peut lire le futur dans les masses de données

22/01/2014

Paradis fiscaux et hauts responsables politiques chinois : communiqué d'OFFSHORE LEAKS

communiqué d'ICIJ : International Consortium of Investigative Journalists

ICIJ releases latest part of its Secrecy for Sale project, implicating China's top leaders usage of secretive offshore tax havens.
 

ICIJ has just published the latest part of the largest investigative reporting project in its 15-year history - revealing that close relatives of China’s top leaders have held secretive entities in offshore tax havens usually associated with hidden wealth.

Our work draws on confidential records obtained by ICIJ as part of its “Offshore Leaks” investigation.

 
 
 

Among the investigation’s key findings:

  • Relatives of at least five current or former members of China's Politburo Standing Committee – President Xi Jinping, former premiers Wen Jiabao and Li Peng, former President Hu Jintao and former leader Deng Xiaoping – have held companies in the Cook Islands or British Virgin Islands, the records obtained by ICIJ show.
     
  • PricewaterhouseCoopers, UBS, Credit Suisse and other Western banks and accounting firms played a key role as middlemen in helping Chinese clients set up trusts and companies in tax havens.
     
  • China’s oil industry, which has been shaken by a series of corruption scandals, has extensive links to offshore centers. The country’s three big state-owned oil companies –CNPC, Sinopec and CNOOC -- are linked to dozens of BVI companies that show up in the ICIJ files.
     
  • As the country has moved from an insular communist system to a socialist/capitalist hybrid, China has become a leading market for offshore havens that peddle secrecy, tax shelters and streamlined international deal making.

Nearly 22,000 offshore clients with addresses in mainland China and Hong Kong appear in the files, including at least 15 of China’s richest citizens, members of the National People’s Congress, and executives from state-owned companies entangled in corruption scandals. The records also include details of roughly 16,000 clients from Taiwan.

The documents are part of a cache of 2.5 million leaked files that ICIJ has sifted through with help from more than 50 reporting partners in Europe, North America, Asia and other regions. Since last April, ICIJ’s stories have triggered official inquiries, high-profile resignations and policy changes around the world.

Until now, the details on China and Hong Kong have not been disclosed.

Investigation Continues

On January 23, ICIJ (a project of the Center for Public Integrity) will name more than 37,000 offshore clients from China Hong Kong and Taiwan in its Offshore Leaks Database, adding to about 70,000 names from the rest of the world published in June 2013.  

The names are part of a body of information that totaled more than 260 gigabytes of data—about the same amount of information as would be found in half a million books. It is one of the biggest collections of leaked data ever gathered and analyzed by journalists.

 

18/01/2014

Alerte : Notre Dame des Landes, lundi 20 janvier

communiqué :

Les infos concomitantes d'une intervention militaire sur la ZAD à partir du lundi 20/01/2014 s'accumulent de jour en jour. Voir à ce propos le flash info de la ZAD de cette semaine :

http://zad.nadir.org/spip.php?article2099

Vinci est d'ailleurs sorti du bois hier, le 16/01, pour annoncer le début du déplacement des espèces protégées de la ZAD et le défrichement de la zone d'ici quelques semaines à quelques mois !

Cela faisait très longtemps que Vinci n'avait pas effectué de déclaration aussi tonitruante et d'importance sur le projet d'aéroport de NDDL. Il n'a surement pu le faire qu'après avoir eu l'assurance du soutien de l'Etat !

La multinationale du béton a d'ailleurs rappelé que ces opérations, d'arasement de la ZAD et de déplacement/destruction de la faune et de la flore, devaient être menées en toute sécurité... Comment ne pas y voir l'allusion à une nécessaire intervention de l'Etat pour expulser les occupant-e-s de la ZAD préalablement aux travaux...

Nous avons d'ailleurs appris il y a peu de temps, via un camarade de la ZAD, qu'une opération d'expulsion de cet envergure était prévu en Octobre et qu'elle a été annulée par l'Etat, ce qui a coïncidé avec le mouvement des bonnets rouges qui a nécessité un paquet de forces du désordre...

Malgré le fait que cela paraisse inimaginable pour certain-ne-s, le PS est prêt à passer en force à NDDL, pour preuve les infos de ces dernières semaines !

Une expulsion massive de la ZAD à partir de lundi ou de mardi prochain est à craindre ! Nous devons nous préparer à la résistance sur la ZAD et partout ailleurs en soutien aux zadistes !

Nous appelons tou(te)s ceux et celles qui le peuvent, à rejoindre la ZAD ce week-end ou en début de semaine prochaine !

Tenons-nous prêts à venir résister activement sur le terrain !

Vinci et sa clique militaire ne passeront pas !

Toutes et tous zadistes !

Voir l'appel détaillé à actions de la ZAD en cas d'expulsions ou de travaux à Notre Dame Des Landes :

https://zad.nadir.org/spip.php?article2051

15/01/2014

La tendance à l'essoufflement démographique en Europe

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/14/la-france-est...


LE MONDE | 14.01.2014 à 13h50 • Mis à jour le 14.01.2014 à 17h21 |

Par Gaëlle Dupont


Les naissances ont à nouveau reculé en 2012. C'est l'un des principaux enseignements du bilan démographique annuel de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). La donnée, sensible politiquement, est observée à la loupe par les responsables du pays, en particulier quand la politique familiale est en débat. Or, les impôts ont récemment augmenté pour les familles aisées, ce que dénonce l'opposition, qui reproche au gouvernement de mettre en péril le dynamisme démographique du pays.

Si la France compte désormais 66 millions d'habitants, les naissances ont été moins nombreuses en 2013 qu'en 2012 : 810 000 bébés sont nés, soit 11 000 de moins que l'année précédente, une baisse de 1,34 %. Depuis un pic en 2010, le nombre de nouveau-nés baisse chaque année. L'indice de fécondité est passé en 2013 sous le seuil des deux enfants par femme, à 1,99. A cela s'ajoute une mortalité élevée – 572 000 personnes sont décédées. Au final, la population française a augmenté de 300 000 personnes, la plus faible progression depuis 2000.

Les démographes relativisent cependant ces données, estimant que les fondamentaux de la France restent bons. « Ce n'est pas un effondrement, mais un léger repli, commente Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. Nous restons proches du seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1 enfants par femme. »

La France reste aussi, avec l'Irlande, dans le peloton de tête de l'Union européenne. Elle garde sa spécificité : une croissance démographique qui repose surtout sur le solde naturel (la différence entre le nombre des naissances et celui des décès), et non sur le solde migratoire, comme l'Allemagne ou la Grande-Bretagne. Avec 0,4 %, sa croissance démographique reste supérieure à la moyenne de l'Union européenne (0,2 %). La France concentre 13,1 % de la population de l'UE. Seule l'Allemagne est plus peuplée (16,1 %). Viennent ensuite le Royaume-Uni (12,7 %) et l'Italie (11,9 %).

Les statisticiens ne sont pas en mesure d'expliquer le recul de la natalité, qui est plus marqué dans la première partie de l'année. « Il s'agit d'une somme de décisions individuelles, rappelle Mme Breuil. Des évolutions sociétales, des débats politiques, la conjoncture économique peuvent avoir un impact, mais dans le contexte français, il reste d'ampleur faible d'une année sur l'autre, et est donc difficile à démontrer statistiquement. »

Lire : 66 millions de Français au 1er janvier 2014

L'ESPÉRANCE DE VIE REPART À LA HAUSSE

Laurent Toulemon, démographe à l'Institut national d'études démographiques (INED), souligne qu'après la crise économique de 2008, « la fécondité a réagi dans beaucoup de pays européens »« C'est aussi le cas en France mais moins fortement, souligne-t-il. Elle n'a pas connu de cassure comme d'autres pays. La natalité reste élevée et stable. »

Les politiques sociales et familiales françaises jouent un rôle dans cette stabilité, comme la confiance que les familles leur portent. Celle-ci a-t-elle pu être entamée par les restrictions subies par les ménages les plus aisés, annoncées d'abord à l'automne 2012, puis en juin 2013 ? M. Toulemon est sceptique, car la décrue avait commencé avant. « Le tour de vis financier est plutôt devant nous », ajoute-t-il.

Quant à la mortalité élevée, elle n'est pas liée à la conjoncture, même si une épidémie de grippe de treize semaines (la plus longue survenue en métropole depuis 1984) et une forte vague de chaleur en juillet ont provoqué un peu plus de décès que d'habitude.

La cause remonte beaucoup plus loin : à la première guerre mondiale, marquée par un déficit de naissances, qui a abouti, plusieurs décennies plus tard, à un nombre relativement faible de décès. Mais les générations plus nombreuses nées entre les deux guerres arrivent désormais à des âges où les taux de mortalité sont importants, ce qui augmente mécaniquement le nombre de morts chaque année.

Cette hausse a toutefois été limitée par l'augmentation de l'espérance de vie, qui repart à la hausse après avoir marqué le pas en 2012. Elle s'établit à 85 ans en moyenne pour une femme et 78,7 ans pour un homme. L'écart entre hommes et femmes diminue, comme partout en Europe.

La tendance à l'essoufflement démographique va se poursuivre, vieillissement de la population oblige. « Le ralentissement de la croissance est inscrit dans la pyramide des âges », estime Mme Breuil. « La population augmentera de moins en moins, renchérit M. Toulemon. Nous allons passer à un régime stationnaire où elle sera à peu près constante. » Cela, bien sûr, à condition que l'exception française en matière de natalité demeure.

Lire l'infographie : En Europe, la vitalité démographique française concurrencée par le dynamisme britannique

Gaëlle Dupont 
Journaliste au Monde

La population augmente près des grandes villes

Entre 1982 et 2011, la France a gagné 9,4 millions d’habitants. Selon l’Insee, les grandes aires urbaines ont capté l’essentiel de cette croissance, tandis que les petits bassins d’emploi ont une démographie peu dynamique. Pour 20 %, la croissance a eu lieu dans l’aire urbaine de Paris et pour 30 % dans les treize plus grandes aires urbaines en régions. Dans ces aires, les communes périurbaines sont toujours plus dynamiques que l’agglomération elle-même. Elles s’étendent jusqu’à 100 km autour de Paris, 50 km autour de Bordeaux, Toulouse et Lyon, 30 km autour de Nantes ou Montpellier. Depuis 2006, la croissance ralentit dans les aires de Lille, Strasbourg et Nice ; elle accélère dans la partie française de Genève. Le littoral méditerranéen est moins attractif que la côte atlantique. Dans de plus en plus de villes moyennes ou de régions rurales éloignées de métropoles régionales, la population stagne ou baisse.

11/01/2014

Attention ! Faut pas se moquer !

 (heureusement Valls était pas né !... si ??? ... bon... à peine ...)

voir :

 

Vidéo humour - Coluche: c'est l'histoire d'un mec - Vlol.tv

► 0:58
www.vlol.tv/videos/237/coluche-c-est-l-histoire-d-un-mec.html

 


COLUCHE, «, C'ESTL'HISTOIRE, D'UN, MEC, », PART, 22 - YouTube

► 11:41
www.youtube.com/watch?v=mMBJ4BsmX-w

 

lire aussi sur WIKIPEDIA :

... Le 30 octobre 1980, Coluche organise une conférence de presse où il annonce son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, avec des slogans tels que « Avant moi, la France était coupée en deux. Maintenant elle sera pliée en quatre » ou encore « Coluche, le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir ».

Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crédite de 16 % d'intentions de vote et il est soutenu par des intellectuels tels que Pierre BourdieuFélix Guattari et Gilles Deleuze10. Cette candidature inquiète les équipes de campagne des principaux candidats « de tous bords » comme le déclare l'humoriste lui-même quelques années plus tard. Parmi ceux-là, François Mitterrand y voit une menace potentielle ; il charge deux responsables du Parti socialiste, Jean Glavany et Gérard Colé (voire Jacques Pilhan) de dissuader Coluche de maintenir sa candidature ...


(Coluche - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Coluche )

10/01/2014

Le maître dit : "si tu ne veux pas travailler, tu es un mauvais esclave !" (suite)

Trop c'est trop !

C'est sans doute voulu, pour qu'on ne parle pas des choses "sérieuses", comme la pauvreté, l'absence de démocratie véritable, la politique exercée uniquement par des "professionnels" qui en ont fait leur gagne pain !

Lire dans le Monde de ce jour :

Quelles sanctions pour une « quenelle » ?
 
Alors que deux lycéens ont été placés en garde à vue, lundi 6 janvier, après une plainte pour apologie de crime contre l'humanité, les sanctions qui pèsent sur les auteurs de ces gestes sont assez diverses.

Le Monde.fr | 10.01.2014 à 08h21 • Mis à jour le 10.01.2014 à 09h03 |Par François Béguin 

 Deux élèves ont été exclus jeudi 9 janvier du lycée Rosa-Parks de Montgeron (Essonne), pour la photographie d'une « quenelle » réalisée à l'intérieur de leur établissement, après une plainte pour apologie de crime contre l'humanité déposée par un enseignant qui les a brièvement conduit en garde à vue. Réaliser une « quenelle », le « salut » popularisé par Dieudonné M'bala M'bala, ou diffuser ce geste par une photo, est-il punissable par la loi ? Un geste sans parole, ni écrit, suffit-il à rendre son auteur coupable d'un acte antisémite ? 

Lire : « Quenelle », comment un geste antisémite est devenu un emblème

  • La multiplication des photos de « quenelle » 

Depuis plusieurs mois, la presse régionale se fait régulièrement l'écho de scandales, à l'échelle locale, après la diffusion de photos sur les réseaux sociaux d'individus prenant cette pose sur leur lieu de travail, d'étude ou de loisirs. Les sanctions apportées vont alors généralement du simple avertissement à la mise à pied, voire au licenciement. 

Un éducateur de Seine-et-Marne a été licencié pour avoir posé pour une photo en faisant une « quenelle » en présence d'enfants. Deux militaires pris en photo faisant une « quenelle » devant une synagogue rue de Montevideo dans le 16e arrondissement de Paris ont été sanctionnés en septembre 2013. Quatre serveurs d'une boîte de nuit lyonnaise ont été mis à pied en décembre pour le même motif. Fin décembre, le PDG de la Compagnie des Alpes, société propriétaire du Parc Astérix, a condamné « avec la plus extrême fermeté », les photos montrant deux visiteurs, et apparemment deux employés du parc, faisant ce gesteen costumes d'Astérix et Obélix. Le parquet de Toulouse a ouvert le 13 décembre 2013 uneenquête après la diffusion sur Internet d'une photo d'un individu faisant une « quenelle » devant l'école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs.

  • Que prévoit le code du travail ? 

« Si la “quenelle” est perçue comme quelque chose d'ambivalent et déplacé, l'employeur peut agir », explique Marie Mercat-Bruns, maître de conférences en droit privé à la chaire de droit social du Conservatoire national des arts et métiers et à Sciences Po. Si la photo a été diffusée, on peut comprendre qu'il y ait un préjudice pour l'entreprise, notamment en terme d'image. » 

Une sanction sera cependant proportionnelle à l'impact de la photo, à la notoriété de l'entreprise et au type de poste exercé. « Un salarié qui travaille dans les archives d'une PME expose moins son entreprise, souligne Marie Mercat-BrunsIl y a une marge d'autonomie du salarié. Comment peut-il faire usage de sa liberté d'expression ? »  

  • Que prévoit la loi ?

Le droit français dispose de tout un arsenal pour réprimer la provocation à la discrimination, à la haine, à l'injure ou à la violence raciale ou religieuse, notamment les articles 23 et 24 de la loi de 1881. Ces deux articles prévoient théoriquement une peine d'emprisonnement d'un an et jusqu'à 45 000 euros d'amende.

L'article R. 645-1 du code pénal prévoit également une amende de 1 500 euros pour  « le port ou exhibition d'uniformes, insignes ou emblèmes rappelant ceux des responsables de crimes contre l'humanité ».

Mais en l'absence de parole ou d'écrit, le juge doit démontrer que la « quenelle » est bien un geste antisémite, et pas un simple geste « antisystème ».

  • Démontrer l'intentionnalité

« Un délit pénal est constitué lorsqu'il y a une infraction matérielle et l'intention decommettre ce délit, rappelle l'avocate Agnès Tricoire, déléguée de la ligue française des droits de l'homme. Si ces deux choses ne sont pas réunies, le tribunal ne peut pas entrer en voie de condamnation. »

« Il faut que le juge montre que l'auteur du geste était conscient de la portée de celui-ci », abonde Thomas Hochmann, maitre de conférence à l'université de Reims et auteur de Le négationnisme face aux limites de la liberté d'expression (Editions A. Pedone, 2013). 

Mis en cause, les auteurs de « quenelle » plaident généralement la bonne foi, affirment enignorer la  signification religieuse ou politique, et ne revendiquent bien souvent qu'un « bras d'honneur au système ». « Je l'ai fait, c'était juste pour m'amuser et je ne voulais pas lefaire contre qui que ce soit, en fait. On m'a dit que j'avais fait un geste antisémite mais, moi, c'était pas pour ça que je voulais le faire. On voulait le faire contre la société en fait »,a déclaré le 7 janvier à France Culture l'un des deux lycéens incriminés à Montgeron. 

Pour Sacha Reingewirtz, nouveau président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), la « quenelle » est clairement devenu « un signe de ralliement ». « Si on regarde n'importe quelle vidéo de Dieudonné, il n'y a aucune ambiguité  », estime-t-il. « Il faut distinguer la “quenelle” d'avant médiatisation et celle d'après médiatisation, souligne Thomas Hochmann.Aujourd'hui, il est difficile d'ignorer à quoi renvoie ce geste. »

 « A partir d'un certain âge, il faut être prodigieusement naïf ou prodigieusement sot pourcroire que c'est un geste antisystème et pas ce que c'est, c'est-à-dire un geste de haineantisémite», a pour sa part déclaré mercredi 8 janvier Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, lors de son point presse

  • L'importance du contexte

Pour ne laisser aucune place au doute sur la portée du geste, une association comme SOS Racisme a décidé de poursuivre « la diffusion des images de “quenelle” et leurs auteurs dès lors que le contexte ne laisse pas de doute sur le message et l'injure à l'encontre de la communauté juive ». « On ne peut pas faire une quenelle” devant une synagogue ou un mémorial de la Shoah impunément », a assuré dimanche 5 janvier Me Patrick Klugman, l'avocat de SOS Racisme. 

  • L'opportunité des poursuites  

« Ce serait contre-productif de poursuivre tous les auteurs de quenelle », assure Thomas Hochmann, pour qui « ce serait faire le jeu de Dieudonné ». L'avocate Agnès Tricoire juge, pour sa part, « disproportionnée » la procédure suivie pour les lycéens de Montgeron . «Poursuivre un geste seul est assez inédit sur le plan jurisprudentiel », estime-t-elle. 

  •  Une nouvelle loi anti « quenelle » ? 

Face à ce qu'il considère comme un vide législatif, Meyer Habib, député UDI de la 8ecirconscription des Français de l'étranger (qui englobe Israël), a récemment expliqué sur Le Point.fr  pourquoi il souhaitait déposer un projet de loi visant à interdire la quenelle en tant que « geste d'incitation à la haine raciale ».

« La “quenelle” sera très difficile à interdire en tant que telle. Si quelqu'un veut s'amuser à la faire chez lui du matin au soir, grand bien lui fasse, je n'en ai strictement rien à faire. Mais lorsque ce geste est fait devant l'école Ozar-Hatora de Toulouse, le mur des Lamentations ou l'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, ce n'est plus anodin. C'est une provocation ignoble. C'est le nouveau salut nazi. Mon objectif est de compléter l'arsenal juridique existant. A mon sens, il faudrait étendre l'article 645-1 du code pénal, qui condamne le port de symboles et d'uniformes incitant à la haine raciale, aux gestuelles, saluts ou paroles qui servent de signe de ralliement au nazisme ou autres organisations visées par ce même article. »

Le gouvernement est plus flou sur ses intentions mais ne semble pas exclure d'étoffer les textes de loi. « Nous avons tout intérêt à mettre en œuvre les moyens juridiques, légaux qui permettent d'empêcher Dieudonné de colporter davantage ce type de comportement et de message pour éviter que ne s'installe une banalisation de ces derniers, notamment dans la jeunesse », a  annoncé mercredi 8 janvier Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, lors de son point de presse hebdomadaire.

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lire aussi sur MEDIAPART :

Dieudonné: l'interdiction du Conseil d'Etat jette le trouble chez les juristes

 |  PAR LOUISE FESSARD

extrait :

..."Nous sommes maintenant dans un régime préventif de la liberté d'expression. » Un scénario à la Minority report, s’inquiète sur Slate, Evelyne Sire-Marin, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris et membre de la Ligue des droits de l'Homme. « Il s'agit donc bien ici d'une possibilité de trouble à l'ordre public, d'une virtualité qui se déduit des précédentes condamnations judiciaires de Dieudonné : délinquant un jour, délinquant toujours, dit le Conseil d'État, dans une conception terriblement mécanique de la récidive », écrit la magistrate.

Bien que créée lors de l’affaire Dreyfus pour s’opposer à l’antisémitisme, la LDH s’est toujours opposée, au nom de la liberté d’expression, aux interdictions a priori« On ouvre la boîte de Pandore, regrette Agnès Tricoire, avocate de la LDH. Il n’y a aucune raison de limiter l’atteinte à la dignité de la personne humaine à l’antisémitisme, on pourra aussi l’utiliser contre le sexisme, le racisme, l’homophobie, etc. » "...

Le maître dit : "si tu ne veux pas travailler, tu es un mauvais esclave !"

J'évite, autant que possible, de parler à la première personne sur ce blog.

Mais là c'est trop :

   le "Conseil d'État"  a interdit un spectacle de divertissement !

J'ai voulu savoir de quoi il s'agissait. Je n'avais jamais vu de vidéo de Dieudonné.

J'ai cherché sur le net, en cliquant avec mon mulot (... vous savez ? ...)

Voici trois vidéos :

Dieudonne - Résultats vidéo

Dieudonné répond à Hollande

  1. Dieudonné répond à Hollande - Partie 2.Voir vidéoDieudonné répond à Hollande - Partie 2
  2. Dieudonné répond à Hollande et au CRIF sur la Quenelle ....Voir vidéoDieudonné répond à Hollande et au CRIF sur la Quenelle ...

07/01/2014

L'État brade son patrimoine

lu sur :

www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/06/les..


LE MONDE | 06.01.2014 à 11h54 • Mis à jour le 06.01.2014 à 12h07 |

Par Patrick Roger


L'obsession de la réduction du déficit, conjuguée à celle de l'allégement de l'Etat, peut parfois amener celui-ci à se dépouiller de son patrimoine à ses dépens. En témoigne un récent référé de la Cour des comptes, rendu public fin 2013, qui vise au premier chef la Société nationale immobilière (SNI), devenue en 2004 filiale à 100 % de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Au moins sur deux séries d'opérations immobilières, il apparaît, comme le soulignent les magistrats financiers, que « les intérêts de l'Etat paraissent avoir été insuffisamment préservés ».

La SNI est, avec près de 300 000 logements gérés, le premier bailleur de France. Elle n'a cessé, depuis 2005, d'élargir son périmètre, en prenant le contrôle d'autres acteurs du secteur. Pour le président du directoire, André Yché, également membre du comité de direction de la CDC, la logique d'entreprise doit se substituer à la logique de l'intérêt général. Dans un ouvrage publié en 2011, Logement, habitat et cohésion sociale. Au-delà de la crise, quelle société voulons-nous pour demain ? (Mollat), il plaidait pour une forme de privatisation du logement social« Le modèle HLM, avec ses contraintes, est en décalage avec un monde où la valorisation foncière et immobilière est la règle », expliquait-il dans un entretien au Monde du 15 février 2011.

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Lire : La logique du secteur privé appliquée au logement social commence à susciter de vives inquiétudes

Le référé de la Cour des comptes montre qu'il a parfaitement su s'appliquer ce principe. Mais que l'Etat, lui, en sort passablement lésé. Les observations des magistrats de la Rue Cambon se suffisent à elles-mêmes.

Ils évoquent tout d'abord un programme d'aménagement de la SNI sur un terrain acheté à l'Etat en 2004 dans le 15e arrondissement de Paris, au prix de 19 millions d'euros hors taxes (HT). Après l'avoir aménagé et créé un parking en sous-sol, la SNI a « revendu une surface commerciale de 6 000 mètres carrés à la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance-vieillesse (Cipav) pour un prix de 44,4 millions d'euros HT »« vendu des installations sportives (gymnase) à la Ville de Paris pour un prix de 5,9 millions d'euros HT) », « construit 35 logements en accession libre pour un prix global de 34,4 millions d'euros TTC »« construit 142 logements sociaux qui font l'objet de réservations par les ministères, la Ville de Paris et des organismes du 1 % ».

La conclusion de la Cour des comptes est sans ambiguïté : « Même en tenant compte des coûts des travaux, de la conduite du projet et du portage financier, le prix de vente du terrain à la SNI est faible, compte tenu du rendement de l'opération et du poids habituel de la charge foncière dans les opérations conduites dans le centre de Paris. » D'autant que, pour la SNI, vu sa position, l'opération est quasiment sans risques. Pour les magistrats, « il importe donc de prévoir systématiquement une clause de retour à meilleure fortune et de partage des résultats en cas de cession d'un bien foncier de l'Etat à fin d'aménagement ».

Lire le zoom : Cinq milliards d'euros de biens vendus par l'Etat depuis 2007

Cinq milliards d'euros de biens vendus par l'Etat depuis 2007.pdf

« DÉCISION JURIDIQUEMENT CONTESTABLE »

Deuxième série d'opérations épinglée par la Cour des comptes : la cession de terrains de l'Etat sous baux emphytéotiques intervenue en 2009 au profit de la SNI. Celle-ci est l'héritière de la Société de gestion immobilière des armées (Sogima), dont la fonction était le logement des agents de l'Etat et, en particulier, de ceux de la défense.

Le ministère de la défense mettait à sa disposition des propriétés domaniales pour une longue durée, pouvant aller jusqu'à quatre-vingts ans, à charge pour l'opérateur, moyennant une redevance symbolique, de construire et d'entretenir des bâtiments d'habitation. A l'échéance du bail, l'Etat doit récupérer les terrains qui sont restés sa propriété avec les bâtiments édifiés dessus.

L'opération est en principe équilibrée. Mais, comme le souligne la Cour, « cet équilibre est altéré au profit de l'opérateur et au détriment des intérêts patrimoniaux à long terme de l'Etat si le retour des terrains et bâtiments n'a pas lieu comme prévu à l'expiration des baux emphytéotiques et si l'opérateur peut se les approprier en cours de bail ».

C'est ce qui s'est passé en 2009. La SNI soumet à France Domaine une liste de 60 terrains sous bail emphytéotique et 4 domaniaux dont elle souhaite se porter acquéreur de gré à gré. « Ces ensembles immobiliers étaient souvent récemment construits et réhabilités, 24 immeubles faisaient l'objet d'un conventionnement social, la plupart étaient des logements intermédiaires (PLI) », note la cour.

Le premier ministre, François Fillon, accepte de recourir à la procédure de gré à gré. « Décision juridiquement contestable », constate la cour. « L'Etat s'est placé lui-même dans une situation de faiblesse dans cette opération, poursuit-elle. La SNI était de facto en position d'unique demandeur. Les contrats de baux emphytéotiques concernés ne contenaient aucune clause de sortie en cours de bail. »

France Domaine et le ministère de la défense ont finalement accepté de se délester de 32 sites sur les 64 proposés. « La règle de prudence consistant à ne pas vendre à un prix inférieur à la valeur du terrain nu n'a pas été respectée dans au moins 18 cas, remarque la Cour des comptes dans son référé. La SNI a ainsi pu faire des acquisitions très avantageuses. »

« MIEUX PRÉSERVER LES INTÉRÊTS DE L'ETAT »

Ainsi, à Paris, dans le 18e arrondissement, 88-94, boulevard Ney, un terrain de 16 367 mètres carrés portant 290 logements et 306 places de stationnement, évalué à 41 millions d'euros, a été cédé à la SNI pour 8,1 millions. A Montpellier, la SNI a obtenu un ensemble de 10 hectares pour 8,45 millions d'euros, alors qu'un terrain voisin était valorisé à 4,5 millions l'hectare.

« Ces opérations montrent la nécessité de mieux préserver les intérêts de l'Etat », conclut la cour, qui a demandé aux ministres de l'économie, du budget et de la défense de lui communiquer leurs réponses. Dans sa réplique, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, tout en « prenant acte » des observations de la cour, renvoie sur le ministère des finances pour ce qui concerne la valeur des biens cédés. Les ministres de Bercy et le gouvernement, pour l'heure, observent un étonnant silence. De même que la CDC, présidée depuis juillet 2012 par Jean-Pierre Jouyet.

Lire aussi : La Caisse des dépôts veut se moderniser et se redynamiser

La Caisse des dépôts veut se moderniser et se redynamiser.pdf

Pourtant, les opérations relevées par la Cour des comptes soulèvent de multiples problèmes. Tout d'abord sur le rôle et la fonction de la SNI, filiale immobilière de la CDC, institution financière publique. A tout le moins, les observations des magistrats financiers interrogent sur son comportement et sa gestion, dont l'intérêt général ne semble pas être le critère premier. Ensuite, sur le choix de l'Etat d'accélérer la vente de ses biens immobiliers pour réduire – en partie – le déficit public et renflouer son budget. Mais à quel prix ? Entre l'objectif de désendettement et la préservation des intérêts de l'Etat, il y a là un délicat équilibre à trouver.

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Après l'or, l'État brade le patrimoine : lebloglibredemonquartier

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../apres-l-or-l-etat-brade-le-patrimoine.html
 

 

Les mauvaises affaires immobilières de l'Etat.pdf

www.lexpress.fr/culture/art/l-etat-va-t-il-brader-le...   En cache

L'Etat va-t-il brader le patrimoine historique français? Par Olivier Le Naire (L'Express), publié le 05/02/2010 à 09:59. Le projet de loi permettant de céder les ...
 
www.lepoint.fr/societe/quand-l-etat-vend-notre...   En cache
Avec la mise sur le marché de l'hôtel de la Marine, l'État continue de céder sonpatrimoine immobilier. Voici sept biens exceptionnels vendus ou à acquérir.
 
bibliobs.nouvelobs.com/essais/20091214.BIB4598/comment-l...
Comment l'Etat brade discrètement notre patrimoine national. ... qui n'a pas son mot à dire dans cette affaire relevant du seul Budget.

31/12/2013

Bon à savoir : l'État doit indemniser les victimes de tirs de flashball

à lire sur MEDIAPART :

 URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/191213/letat-condamne-indemniser-la-victime-dun-tir- 

de-flashball


 

www.mediapart.fr/journal/france/191213/letat-condamne...

extrait :

Le tribunal s’est appuyé sur une disposition du code des collectivités prévoyant que


« l’État est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis (...) par des attroupements ou rassemblements ». 

 

25/12/2013

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : alerte !

lu sur :

 

 

fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0K106D20131222

 


France-L'Etat relance le dossier de Notre-Dame-des-Landes

dimanche 22 décembre 2013 11h34
 

* Publication des arrêtés de travaux préalables à la réalisation

* La Commission européenne a autorisé les aides publiques

* Le gouvernement ne confirme pas une mise en service en 2019

PARIS, 22 décembre (Reuters) - Une nouvelle étape pour l'aéroport controversé à Notre-Dame des Landes, près de Nantes, a été franchie ce week-end avec la publication d'arrêtés autorisant des travaux environnementaux préalables à la construction de la plate-forme aéroportuaire.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, n'a toutefois pas confirmé dimanche que l'aéroport du Grand Ouest entrerait en service en 2019 comme l'ont avancé des défenseurs du projet.

"Donner le calendrier précis, c'est un peu prématuré car les opposants à ce projet peuvent toujours porter des recours en justice", a-t-elle déclaré dimanche au Grand rendez-vous Europe1/Le Monde/i>Télé.

Les travaux préalables devaient à l'origine débuter à l'automne 2012 pour une inauguration de l'aéroport initialement prévue en 2017.

Najat Vallaud-Belkacem a néanmoins affirmé que le projet se ferait.

"Après une étape de dialogue qui a duré ces derniers mois et pendant laquelle l'utilité publique du projet a été confirmée, confortée, il est temps maintenant de passer aux travaux préalables à la réalisation du projet", a-t-elle dit.

Le projet, reconnu d'utilité publique en 2007 et voulu par l'ancien maire de Nantes, l'actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est bloqué depuis un an sous la pression d'opposants, qui le considèrent dangereux pour l'environnement.

Najat Vallaud-Belkacem a prévenu qu'à "partir du moment ou des décisions de justice sont rendues", les occupants du terrain seraient évacués.

En octobre 2012, une tentative d'évacuation du site, émaillée de violents affrontements, avait tourné court.

La préfecture de Loire-Atlantique a publié samedi quatre arrêtés visant à permettre la compensation de cette zone humide et à préserver l'eau et les espèces protégées.

Sous réserve de recours administratifs qui pourraient être suspensifs, ces opérations de préservation seront menées "au cours du premier semestre 2014", a précisé Najat Vallaud-Belkacem.


POLÉMIQUE SUR LE COÛT DE L'ÉQUIPEMENT

Ce nouveau pas vers le transfert de l'aéroport de Nantes Atlantique à quelques dizaines de kilomètres de la métropole intervient quelques semaines après le feu vert de la Commission européenne aux aides de 150 millions d'euros octroyées par l'Etat et les collectivités locales au projet.

Après l'interruption des travaux en novembre 2012 en raison de l'opposition sur le terrain, une "commission du dialogue" avait été mise en place par le gouvernement.

Ses recommandations pour étudier d'éventuelles alternatives ont fait l'objet durant six mois d'analyses contradictoires, a indiqué la préfecture.

"Ces six mois auront permis de confirmer l'utilité et la pertinence de transférer l'aéroport de Nantes-Atlantique pour le développement du grand Ouest et son attractivité au niveau européen", a estimé le préfet de la région Pays-de-Loire Christian de Lavernée.

Les associations hostiles à l'aéroport ont critiqué "une concertation qui n'a lieu que sur la forme" et "la faiblesse du dossier sur le plan environnemental", tout en mettant en avant "l'impossible confiance envers un Etat qui est juge et partie".

La concession de l'aéroport a été attribuée à Vinci en décembre 2010 et sa construction oppose les écologistes alliés aux socialistes au sein du gouvernement.

Ses partisans tablent sur l'augmentation du trafic mais les opposants estiment qu'il restera stable et pourrait même baisser, tout en dénonçant les conséquences sur l'environnement.

Ils estiment que la facture totale pourrait s'élever à trois milliards d'euros en tenant compte des infrastructures ferroviaires appelées à compléter le futur équipement aéroportuaire alors que Vinci et la chambre de commerce de Loire-Atlantique chiffrent le projet à 508 millions d'euros.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a chiffré en novembre à 825 millions d'euros le coût des modifications à apporter à l'aéroport de Nantes Atlantique pour faire face à l'augmentation du nombre d'utilisateurs. (Gérard Bon, avec Pierre-Henri Allain, édité par Danielle Rouquié)

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L’Etat relance le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.pdf

24/12/2013

Grâce posthume pour l'un des pères de l'informatique

lu sur : 

Royaume-Uni : grâce posthume pour Alan Turingcondamné pour homosexualité .

Le Monde.fr avec AFP | 24.12.2013 à 02h21 • Mis à jour le 24.12.2013 à 04h56

Le mathématicien britannique Alan Turing, qui a joué un rôle décisif pour briser les codes nazis, s'est vu accorder la grâce royale, mardi 24 décembre, à titreposthume, plus de soixante ans après sa condamnation pour homosexualité.

Considéré comme « l'Einstein des mathématiques », ce pionnier de l'informatique est mort en 1954 à l'âge de 41 ans, empoisonné au cyanure, sans que la thèse généralement retenue du suicide n'ait jamais été formellement prouvée. Il avait été condamné deux ans plus tôt pour « outrage aux bonnes mœurs » et contraint à la castration chimique en raison de son homosexualité, illégale au Royaume-Uni jusqu'en 1967.

Durant sa courte existence, Alan Turing sera parvenu à poser les fondations de l'informatique moderne et à définir les critères de l'intelligence artificielle encore en vigueur aujourd'hui : le fameux « test de Turing » qui se fonde sur la faculté d'une machine à tenirune conversation.

Lire le portrait : "Sorry Alan !"

CASSEUR DU CODE ENIGMA

Pour le grand public, son plus haut fait d'armes est d'avoir réussi à « casser » les codes de la machine Enigma utilisés par les sous-marins allemands croisant dans l'Atlantique Nord pendant la seconde guerre mondiale. Certains historiens estiment que ce coup de génie a précipité la chute d'Hitler, qui autrement aurait pu tenir un ou deux ans de plus.

Lire : Alan Turing ou la difficile réhabilitation de la mémoire d'un pionnier de l'informatique

Alan Turing a été gracié mardi, cinquante-neuf ans après sa mort, par la reine Elizabeth II sur proposition du ministre de la justice Chris Grayling qui avait évoqué un « homme exceptionnel avec un esprit brillant ».

« Son génie a été mis en œuvre à Bletchley Park [principal site de décryptage britannique] pendant la seconde guerre mondiale où son apport a été décisif pour briser le code Enigma, contribuer à mettrefin à la guerre et sauver des milliers des vies »

« Sa vie a plus tard été assombrie par sa condamnation pour homosexualité, condamnation que nous considérerions aujourd'hui comme injuste et discriminatoire, et qui est désormais annulée »

Les campagnes s'étaient intensifiées ces dernières années au Royaume-Uni pour réhabiliterAlan Turing, un excentrique timide qui portait un masque à gaz pour éviter le rhume des foins lorsqu'il faisait du vélo. En 2009, le premier ministre de l'époque, Gordon Brown, lui avait présenté des excuses posthumes, reconnaissant qu'il avait été traité « horriblement ». En 2012, l'année du centenaire de la naissance de Turing à Londres, onze scientifiques britanniques, dont Stephen Hawking, avaient demandé l'annulation de la condamnation de celui qu'ils qualifiaient de « mathématicien le plus brillant de l'époque moderne ».

Lire aussi : La Grande-Bretagne fête les 100 ans de la naissance d'Alan Turing, génie de l'informatique

20/12/2013

La crise ? Quelle crise ?

Il faut faire la révolution et sortir du système économique actuel !

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/11/croissance...

 

Relance de la croissance _ les Français ne comptent plus sur l’Etat.pdf

extrait : ..

"La crise, quelle crise ? Pour les deux tiers des Français, les difficultés économiques actuelles ne relèvent pas d'une crise, même importante, mais d'une « mutation profonde et durable de la société ». C'est la première surprise du sondage réalisé par l'institut Ipsos pour Lire l'économie et Le Monde, à l'occasion de la 15e Journée du livre d'économie, qui se tiendra à Bercy jeudi 12 décembre et où sera remis le Prix du livre d'économie. Cette étude, réalisée auprès d'un échantillon de 1 004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dresse un état des lieux sans concession de la situation économique de la France"...

14/12/2013

Pollution de l'air : la raison est connue, mais occultée

les surlignages sont de moi

lu sur :

www.lemonde.fr/.../paris-pollue-politiques-irresponsables...

Paris pollué, politiques irresponsables

LE MONDE | 14.12.2013 à 11h25

La pollution, c'est un peu comme le dérèglement climatique. Tous les signaux d'alerte sont au rouge, les scientifiques multiplient les études pour dire qu'il faut agir vite, les politiques font des déclarations volontaristes, mais rien ne se passe.

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La France connaît aujourd'hui un nouveau pic de pollution, le plus grave depuis 2007. Enfants, personnes âgées et asthmatiques ont été priés de rester chez eux, et les automobilistes de ralentir. A Paris, la préfecture a interdit les feux de cheminée. Autant de pansements sur une jambe de bois.

Le 17 octobre, l'Organisation mondiale de la santé classait la pollution atmosphérique comme un cancérogène « avéré » pour l'homme. Chaque année, l'air vicié coûte de 0,7 à 1,7 milliard d'euros par an au système de soins français.

En dépit de cette urgence sanitaire, nous multiplions depuis dix ans des plans antipollution insuffisants. Certes, des progrès ont été réalisés sur des polluants comme le mercure ou le dioxyde de soufre. Mais Paris ne respecte toujours pas les normes européennes en matière de qualité de l'air et se trouve sous la menace de lourdes sanctions financières.

LE PROBLÈME DU TOUT-AUTOMOBILE

En réalité, les gouvernements de droite comme de gauche n'ont jamais eu le courage de s'attaquer à l'une des causes majeures du mal : le tout-automobile, avec une particularité bien française, le diesel, principal émetteur de particules fines. Plus de 60 % des voitures particulières et des véhicules utilitaires roulent au gazole. Au Japon, le diesel est interdit. Au Danemark et en Suisse, il est inexistant, car fortement taxé. Aux Etats-Unis, il est plus cher que l'essence.

Cette inertie française s'explique par la volonté politique de préserver nos champions nationaux de l'automobile. Leurs ventes de voitures au gazole ont été dopées par une fiscalité avantageuse et un discours officiel qui faisait croire aux conducteurs que le diesel préservait davantage l'environnement que l'essence.

L'actualité récente a montré à deux reprises combien l'interdiction du diesel – ou la sortie progressive – n'était toujours pas à l'agenda politique. En septembre, lors de la deuxième conférence environnementale, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, le premier ministre, ont réalisé un petit exploit sémantique lors de leur prestation : aucun des deux n'a prononcé le mot « diesel », à la grande stupéfaction des défenseurs de l'environnement présents. Deux mois plus tard, les « bonnets rouges » bretons avaient raison de l'écotaxe poids lourds, dont l'un des objectifs était de favoriser le développement du transport par chemin de fer, le gouvernement cédant à la jacquerie.

A Paris, les candidates PS et UMP à la mairie promettent de bannir le diesel de la capitale. Comment y croire ? Le mentor d'Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë, avait déjà annoncé, le 12 novembre 2012, l'interdiction des véhicules les plus anciens. Des paroles restées sans effet. Quant à l'ancienne ministre de l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, elle avait échoué en son temps à mettre en place des zones de restriction de circulation autour des grandes villes.

Faudra-t-il que les Parisiens soient obligés de mettre des masques, comme les habitants de Pékin, qui souffrent chaque jour de l'« airpocalypse », pour que les élus adoptent enfin un comportement responsable ?

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sur le même sujet :

www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/14/pollution-de-l...

Le Monde.fr | 14.12.2013 à 10h59 • Mis à jour le 14.12.2013 à 11h08

Par Sophie Landrin

La France a enregistré vendredi 13 décembre un cinquième jour consécutif d'alerte aux particules, le plus grave épisode de pollution depuis décembre 2007. L'Ile-de-FranceRhône-Alpes, les Hautes-Pyrénées et l'Oise restaient concernés par un pic de pollution aux particules fines.

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Malgré les alertes sanitaires, en dépit des menaces de sanctions financières de la cour de justice de l'Union européenne, la France ne respecte pas les normes européennes de qualité de l'air. Douze millions de Français vivent dans des zones où les limites annuelles d'émission de particules PM10, extrêmement nocives pour la santé, sont dépassées. 60 % de la population est exposée à un air dégradé, principalement dans les grandes agglomérations, mais pas seulement. La vallée de l'Arve par exemple, au pied des Alpes, entre Chamonix et Cluses (Haute-Savoie), est régulièrement en alerte, victime du trafic international des camions.

La région Ile-de-France est chroniquement concernée par les dépassements en matière de particules fines mais aussi de dioxyde d'azote. En 2012, trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution trop élevés. Les mesures prises ces derniers jours par les préfectures ne sont pas à la mesure de l'enjeu. A Paris, elles se sont limitées à un abaissement de la vitesse autorisée, à l'interdiction des feux de cheminée en foyer ouvert et à l'incitation pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes en transit à contourner l'agglomération parisienne.

PAS DE PÉAGES URBAINS

Ces dernières années, la France a échoué, malgré les recommandations du Grenelle de l'environnement, à instaurer des zones de protection de l'atmosphère, comme il en existe en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Deux cents villes en Europe se sont dotées de ces dispositifs d'accès restreint, où sont notamment bannis en permanence les véhicules les plus polluants.

Les Allemands, pionniers, en disposent d'une soixantaine. Berlin arrive désormais en tête des grandes villes européennes pour sa qualité de l'air, suivie de Copenhague, qui s'est fixé pour objectif d'atteindre la moitié des déplacements de ses habitants en vélo, et de Stockholm. Cette dernière, comme Londres, Oslo et Milan, a également instauré des péages urbains, une solution que la France rejette pour l'heure, au nom de la justice sociale.

« La première cause d'exposition de la population dans les grandes agglomérations est le trafic automobile; c'est donc là qu'il faut agir, en restreignant l'usage de la voiture, en développant les transports en commun propres, les plans de déplacement des entreprises », dit Jérôme Clave, le directeur d'Airparif, association chargée de la surveillance de la qualité de l'air de la région parisienne.

Décidée par le gouvernement de François Fillon en 2010, la création de « zones d'action prioritaires pour l'air » dans huit agglomérations avait été avortée en septembre 2012 par Delphine Batho. La ministre de l'écologie avait alors annoncé un « plan d'urgence », sans ambition, qui reposait principalement sur des plans locaux de protection de l'atmosphère contraignants.

FISCALITÉ AVANTAGEUSE DU DIESEL

La France se refuse par ailleurs à aligner la fiscalité avantageuse du diesel sur celle de l'essence, alors que celui-ci est un gros émetteur de particules fines et classé cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé. Elle dispose du parc automobile le plus «diésélisé» au monde, et vieillissant.

Les trois quarts des véhicules particuliers diesel ne sont pas équipés de filtres à particules. Or, une étude d'Airparif a montré que le remplacement de tous les véhicules particuliers diesel par des véhicules essence (norme Euro) permettrait d'abaisser de 25 % à 35 % les émissions de particules fines et de 35 % les rejets d'oxyde d'azote en région parisienne. Mais ce transfert n'aurait pas que des avantages: il augmenterait de 6 % les rejets de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Le 18 décembre, la Commission européenne doit présenter une révision de sa législation sur la qualité de l'air. Spécialistes et associations écologistes espèrent des normes plus restrictives. Ils s'appuient sur une étude financée par l'Union européenne, publiée par la revue scientifique TheLancet le 9décembre, qui révèle qu'une exposition prolongée aux particules fines a un effet néfaste pour la santé à des concentrations bien inférieures aux normes actuelles.

Pour un revenu de base (suite 2)

Voir les notes précédentes :


du 29/04/2013


du 11/04/2012
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lu sur :


www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/13/pour-la-mise-en...
LE MONDE | 13.12.2013 à 14h38 |Par Philippe Van Parijs (Philosophe et économiste belge)

Pour améliorer nos modèles sociaux, pour les sauver même, il y a bien mieux à faire que de se cramponner à ce qui existe. Il faut les restructurer de manière à permettre un va-et-vient plus souple, tout au long de l'existence, entre l'emploi, la formation et les activités bénévoles au sein de la famille et en dehors.

Pour réussir cet assouplissement, il faudra réduire la focalisation de l'enseignement supérieur sur le bloc initial réservé aux jeunes adultes, réformer la législation du travail de manière à faciliter le temps partiel choisi, promouvoir un urbanisme convivial qui favorise la solidarité informelle dans les quartiers. Mais il faudra aussi glisser sous l'ensemble de la distribution des revenus un socle inconditionnel : un modeste revenu versé à chacun, travailleur, chômeur, retraité, étudiant, parent au foyer ou rien de tout cela.

Ce revenu doit être universel – accordé aux riches comme aux pauvres – pour permettre de dire plus facilement oui à des activités pas ou peu rémunérées qui en valent la peine, en particulier des stages et des emplois dont la productivité nette immédiate est faible mais qui incluent une bonne dose de formation.

Ce revenu doit aussi être inconditionnel – accordé aux chômeurs volontaires comme aux chômeurs involontaires – pour permettre de dire plus facilement non à des emplois de piètre qualité intrinsèque et peu prometteurs en termes de formation et de promotion.

L'ÉPANOUISSEMENT DU CAPITAL HUMAIN

Un tel revenu est au coeur d'une version émancipatrice de l'état social actif, une version qui mise intelligemment sur l'épanouissement du capital humain plutôt que sur l'astreinte d'un emploi non choisi. Mais son inconditionnalité ne le rend-il pas profondément injuste ? Notre générosité collective ne doit-elle pas être réservée par principe à qui voudrait travailler mais ne le peut pas ?

Sans doute, si l'on ne conçoit la justice que sur le mode de la solidarité, de la couverture par tous des risques encourus par chacun. Mais la justice consiste, plus profondément, à distribuer équitablement les dons très inégaux que nous devons à l'interaction fortuite entre nos talents, notre origine familiale, le quartier et le pays où nous avons grandi et de multiples autres circonstances de la vie. Un modeste revenu inconditionnel constitue simplement une manière efficace de distribuer équitablement une part de ces dons.

L'idée n'est pas neuve. Mais elle jouit aujourd'hui en Europe d'une popularité sans précédent. Après le dépôt, en octobre dernier, des 100 000 signatures requises, le gouvernement suisse est tenu d'organiser dans les deux ans un référendum national sur la proposition d'instaurer « un revenu de base inconditionnel qui doit permettre à l'ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique ».

Parallèlement, une initiative citoyenne européenne (basicincome2013.eu) est l'occasion de débats d'une ampleur inédite dans la plupart des Etats membres de l'Union. Idée radicale néanmoins ? Sans doute. Mais pourtant essentielle pour rendre crédible l'espoir d'un modèle social qui réponde mieux à la fois aux exigences de la justice et au souci de l'efficacité. 

Philippe Van Parijs est notamment l’auteur de « L’Allocation universelle » (Paris 2005, avec Y. Vanderborght),
« Just Democracy. The Rawls-Machiavelli Programme » (Colchester, 2011, non traduit en français).

Un peu d'Histoire européenne

lu sur :

Des rivalités centenaires des deux côtés du Rhin

LE MONDE | 13.12.2013 à 11h37 |Pierre Bezbakh (maître de conférences à l'université Paris-Dauphine)

L'« ennemi héréditaire » de la France fut longtemps l'Angleterre, alors que les affrontements entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique (qui se constitua à la fin du Xe siècle) furent assez rares. Mais la rivalité franco-germanique prit une forme nouvelle avec Napoléon Ier.

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N'ayant pu envahir l'Angleterre, il porta le fer vers l'Europe de l'Est, fit éclater en 1806 le royaume de Prusse et les restes du Saint-Empire, pour constituer la Confédération du Rhin, le Grand-Duché de Varsovie et le royaume de Westphalie, réduisant l'Empire à la seule Autriche.

Mais la Prusse prit sa revanche en participant aux coalitions anti-françaises après la campagne de Russie (1812). Elle va devenir le noyau de l'unification des Etats d'Allemagne du Nord, et le fer de lance de l'essor du capitalisme industriel dans cette région.

DANS LA GALERIE DES GLACES

En 1833, la Prusse créa une zone de libre-échange (le « Zollverein »), réunissant la plupart des principautés d'Allemagne du Nord, dotée d'un tarif extérieur commun, et excluant l'Autriche. Bénéficiant d'un vaste marché, la Prusse put développer son industrie, grâce à la richesse minière de la Ruhr et aux innovations techniques (procédé Bessemer, dans la sidérurgie, par exemple) qui feront d'elle, dès le milieu du XIXe siècle, une grande puissance européenne.

Elle le prouva d'abord par sa victoire éclair contre l'Autriche (bataille de Sadowa en 1866), obtenue grâce à la puissance de feu de ses canons Krupp et à l'efficacité du fusil Dreyse. Puis elle vainquit rapidement la France en 1870-1871. Le 18 janvier 1871, le IIe Reich allemand fut proclamé par Bismarck dans la Galerie des glaces de Versailles : le roi de Prusse devient l'empereur d'Allemagne Guillaume Ier.

Le traité de Francfort, signé le 10 mai 1871, sanctionna durement la défaite française et sera l'une des causes de la guerre de 1914. Il fit perdre à la France les deux départements alsaciens et une partie de la Moselle et de la Meurthe (représentant près de 1,5 million d'hectares et 1,6 million d'habitants), environ 20% de ses ressources minières et de ses industries sidérurgiques, ainsi que la maîtrise des canaux reliant l'Est et le Rhône.

UNE VOITURE AUTOMOBILE

La France s'engageait aussi à verser une indemnité de guerre s'élevant à 5 milliards de francs-or, qui contribua à financer l'économie allemande, mais qui sera toutefois couverte facilement par l'émission d'emprunts publics. Le premier de 2 milliards, émis en juin 1870 et portant un taux d'intérêt de 5 %, attira des fonds deux fois supérieurs aux besoins.

Le second, international, émis en juillet 1872, attira 1 million de souscripteurs et draina 44 milliards de francs. Le succès remporté par ces émissions indique que la France ne souffrit pas vraiment des effets de la guerre sur le plan financier.

Une rivalité franco-allemande plus pacifique se produisit durant les années 1880. En 1883, le Français Edouard Delamare-Deboutteville et l'Allemand Carl Benz mettaient au point chacun de leur côté une voiture automobile se déplaçant grâce à un moteur à explosion utilisant de l'essence de pétrole.

HENRI DE WENDEL AU REICHSTAG

Les voitures produites par Benz dans son usine de Mannheim seront vendues en France en 1888. Au même moment, les Français Panhard et Levassor équipent leurs automobiles d'un moteur conçu par l'allemand Daimler, avant de fabriquer leurs premières automobiles en 1891, Daimler faisant de même de son côté en 1895. Mais la concurrence dans l'automobile, comme dans celui des autres biens de consommation ne peut expliquer la marche vers la guerre.

Au contraire, et malgré la montée du protectionnisme dans les deux pays à la fin du siècle, les exemples de collaboration entre des banques et des grandes entreprises françaises et allemandes sont nombreux. C'est ainsi que de grandes firmes sidérurgiques comme Schneider et de Wendel pour la France, Krupp et Thyssen pour l'Allemagne, se rencontrèrent dans des congrès internationaux et organisèrent des visites sur leurs lieux de production.

La famille lorraine de Wendel est d'ailleurs un exemple des liens économiques franco-allemands : Robert, refusant la nationalité allemande, se retrouva en 1898 à la tête du Comité des forges français, alors qu'Henri siégea au Reichstag allemand. Et en 1902, Schneider fonda la Société d'études de l'Ouenza, destinée à exploiter des mines de fer algériennes, dont Krupp et Thyssen détinrent une partie du capital, au même titre que des Belges et des Anglais. Les mêmes firmes s'entendirent aussi pour se partager les ventes d'armes à la Serbie.

COMPLÉMENTARITÉ

Sur le plan des échanges extérieurs, la guerre de 1870 n'empêcha pas l'essor du commerce entre les deux pays, facilité par l'accord de libre-échange signé en 1862 entre la France et le Zollverein : l'Allemagne devint en 1913 le deuxième fournisseur de la France (derrière la Grande-Bretagne), pour un montant égal à 12,7 % des importations totales (contre 9 % en 1873), et le troisième client (derrière la Grande-Bretagne et la Belgique), avec 12,3 % du total des exportations françaises (comme en 1873).

Si le solde de ce commerce était devenu négatif avec l'Allemagne, on peut toutefois difficilement y voir une cause de la guerre, dans la mesure où la croissance des échanges peut aussi s'interpréter comme un signe d'une plus grande complémentarité entre les futurs adversaires.

Mais une vive tension allait se produire à propos des colonies. Lors de la conférence de Berlin de 1885 visant à régler les rivalités coloniales et à se partager l'Afrique, l'Allemagne avait reçu le Cameroun, le Togo, la Namibie, le Tanganyika ou Zanzibar, tandis que la France poursuivait ses conquêtes en Afrique du Nord et en Afrique noire.

ACCUMULATION DE TENSIONS

Mais les deux pays s'opposèrent à propos du Maroc : en 1905, Guillaume II se rendit à Tanger, ce que la France prit pour une provocation, avant que la Conférence d'Algésiras (1906) proclame l'indépendance du Maroc. Mais pour répondre aux « violations » françaises de ce traité, l'Allemagne envoya une canonnière devant Agadir. La guerre fut évitée de justesse, l'Allemagne acceptant finalement que la France étende son emprise sur le Maroc (Marrakech sera prise en 1912), en recevant en échange une partie du Congo.

Les rivalités impérialistes franco-allemandes ne conduisirent donc pas directement à la guerre, chacun espérant trouver suffisamment de matières premières, de débouchés pour ses produits, de terre de peuplement et de lieux d'escale pour ses navires dans les territoires que les accords internationaux leur reconnaissaient.

Mais l'accumulation de tensions, de rancoeurs, de conflits d'intérêt débouchait sur un climat d'agressivité qui rendait la paix de plus en plus fragile. Le désir d'en découdre ne résistera pas aux effets des alliances militaires après l'attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914.

(Les données concernant le commerce extérieur proviennent de l'article de Jean Weiller « Echanges extérieurs et politique commerciale de la France depuis 1870 », in « Du protectionnisme traditionnel aux nouvelles politiques industrielles », Cahiers de l'I.S.E.A., Tome III, n°10, octobre 1969).

13/12/2013

Environnement, santé, société

lu sur :

Synthèse de Presse

 

Du lundi au vendredi, le service de presse de l’Inserm met à votre disposition une synthèse de presse quotidienne.

André Cicolella : « Les maladies chroniques, la nouvelle crise écologique »

Dans un entretien accordé à Libération, André Cicolella, chimiste et toxicologue, cofondateur du Réseau environnement santé, auteur d’un ouvrage intitulé « Toxique planète », rend compte de la multiplication des maladies chroniques dans le monde.

Le chercheur en évaluation des risques sanitaire à l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), explique que deux décès sur trois sont dus aux maladies chroniques (cancers, diabètes, maladies cardiovasculaires ou respiratoires).

Selon lui, cette pandémie représente « la quatrième crise écologique », et elle a la particularité de ne pas se voir. « On en meurt de moins en moins mais on n’en guérit pas pour autant », souligne-t-il. Il affirme cependant rester « optimiste », car « c’est une pandémie dont nous avons globalement identifié les causes et contre laquelle on peut agir ». Il cite notamment l’exemple du BPA progressivement interdit. André Cicolella estime qu’« il faut un grand mouvement international pour faire le tri parmi les substances chimiques et éliminer celles qui sont incriminées (…) ».

 

Libération, 13/12

Les effets des pics de pollution sur la santé

« L’épisode de pollution aux particules fines, favorisé par un temps froid, sec et sans vent, continuait hier d’affecter une grande partie de la France, notamment la région parisienne et la région Rhône-Alpes », explique La Croix.

Dans ce contexte, Sylvia Medina, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire, se penche, dans le quotidien, sur les effets des pics de pollution sur la santé. Selon elle, outre des « effets immédiats de type irritatifs » (maux de gorge, de tête, toux…), la pollution « peut aussi aggraver l’état de santé de personnes déjà fragiles, qui sont âgées ou victimes d’une maladie chronique, et conduire à des hospitalisations, voire à des décès anticipés ».

L’exposition à la pollution atmosphérique de longue durée « présente les risques sanitaires les plus graves », explique-t-elle.

Cette dernière rend compte d’une étude, publiée en début de semaine, dans The Lancet, portant sur 370 000 Européens, qui a démontré que « l’exposition à des niveaux de pollution, même intérieurs à la valeur réglementaire limite de 25 microgrammes par mètre cube pour les particules les plus fines (PM 2,5), avait un effet significatif sur la mortalité ». Et d’ajouter qu’« une exposition à la pollution atmosphérique sur une longue durée – en tous cas sur plusieurs années – provoque un surrisque de développer un cancer du poumon ».

 

La Croix, 13/12

05/12/2013

La directive européenne sur les travailleurs "détachés" : un exemple

lu sur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/neuf/20131205.OBS8487/travail-detache-premiere-condamnation-en-france-pour-un-promoteur.html

Travail détaché : première condamnation en France pour un promoteur

Publié le 05-12-2013 à 16h56

En pleine renégociation, houleuse, de la directive européenne sur les travailleurs détachés, la justice française a condamné un promoteur immobilier pour avoir fait travailler illégalement son sous-traitant polonais, une première qui fera jurisprudence, espèrent les professionnels du bâtiment. La cour d'appel de Chambéry a condamné le groupe Promogim et sa filiale SCI Rhône à verser 210.000 euros d'amende pour "prêt illicite de main d'œuvre" et "travail dissimulé", sur un chantier de 43 logements à Pringy (Haute-Savoie), en 2008.

42 % du travail détaché dans le bâtiment

En vertu d'une directive européenne de 1996, une entreprise peut "détacher" des salariés dans un autre pays de l'UE, à condition de respecter le "noyau dur" des règles du pays d'accueil (salaires, conditions de travail...) et de verser les cotisations sociales dans le pays d'origine. En cas de sous-traitance, le donneur d'ordre doit en principe s'assurer que le code du Travail est respecté, notamment en matière de travail dissimulé. Or, faute de contrôle efficace, cette directive fait l'objet de nombreux abus, en particulier dans le bâtiment, qui concentre 42 % des jours travaillés détachés en France, selon le ministère du travail. Et au sein des 28 pays de l'UE, très divisés sur la question, la France exige avec "fermeté" un renforcement de la réglementation liée à la directive, en cours de négociation.

Première condamnation pour un maître d'ouvrage

Le 7 novembre, la justice française a fait irruption dans le débat en sanctionnant pour la première fois, non seulement des sociétés sous-traitantes, mais aussi le donneur d'ordres, un promoteur immobilier. Le ministère du Travail a confirmé qu'il s'agissait "d'une décision pénale condamnant pour la première fois un maître d'ouvrage". La cour d'appel de Chambéry a condamné le groupe Promogim et sa filiale SCI Rhône à verser 210.000 euros d'amende pour "prêt illicite de main d'œuvre" et "travail dissimulé", sur un chantier de 43 logements à Pringy (Haute-Savoie), en 2008. Maître d'oeuvre, SCI Rhône y avait confié en 2007 le gros œuvre à la société turque Pala, laquelle avait à son tour sous-traité auprès de l'entreprise polonaise Manualis, qui avait alors détaché ses ouvriers polonais en France.

La justice a considéré que Pala et Manualis ayant "conclu un contrat de sous-traitance fictif" - car la deuxième n'apportait "aucun savoir faire particulier" sur le chantier -, le délit de "prêt illicite de main d'œuvre" était constitué. Elle a établi que la législation française en matière de détachement n'avait pas été respectée - horaires de travail supérieurs à la durée légale, non paiement des heures supplémentaires -, et pas davantage les règles de sécurité. Or ni Promogim ni SCI Rhône, en tant que maîtres d'ouvrage, "ne peuvent s'exonérer des obligations qui leur incombent" en matière de vérification à l'égard de leurs co-contractants, a estimé la cour, confirmant une première condamnation du tribunal correctionnel d'Annecy.

Un renforcement des contrôles souhaité

La Fédération française du bâtiment (FFB), qui demande régulièrement un renforcement des contrôles pour combattre le travail illégal, a dit espérer que la décision fera jurisprudence. "Avec ce jugement, les maîtres d'ouvrages ne peuvent plus rejeter la responsabilité sur les sous-traitants", s'est réjoui Renaud Collard de Soucy, président de la fédération de Haute-Savoie de la FFB, qui était partie civile. "Quand il achète une prestation à un prix anormalement bas, le maître d'ouvrage est tenu de se poser des questions. On n'achète pas une Mercedes au prix d'une Fiat", a estimé Thierry Terbins, secrétaire général de la fédération.

Depuis une loi de 2011, les maîtres d'ouvrages sont considérés comme co-responsables des chantiers de leurs sous-traitants. Mais Promogim - qui ne compte pas se pourvoir en cassation -, juge ce principe inadapté au secteur du bâtiment. "C'est impossible pour nous maîtres d'ouvrages, d'aller vérifier sur chacun des chantiers les conditions dans lesquelles les ouvriers travaillent. On ne peut pas assumer des responsabilités qui ne sont pas les nôtres", a regretté le patron du promoteur, Christian Rolloy. Pour le ministère du Travail, "les dispositions pénales du droit du travail ont été pleinement mises en oeuvre en l'espèce". Cela "justifie les propositions législatives visant à renforcer la solidarité financière et la responsabilité des maîtres d'ouvrage dans les situations de sous-traitance en cascade plus complexes et plus difficilement contrôlables", ajoute le ministère, qui a annoncé la semaine dernière un "plan de lutte" contre les abus du détachement, passant par un renforcement de l'arsenal législatif.

01/12/2013

La France, pays méditerranéen

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/30/la-famille-meddah-temoin-du-racisme-ordinaire_3523144_3224.html

La famille Meddah, témoin du racisme ordinaire

LE MONDE | 30.11.2013 à 10h10 |Par Benoît Hopquin

Yamina, Zinedine, Assia et Mohamed Meddah dans leur pavillon de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), jeudi 28 novembre.Yamina, Zinedine, Assia et Mohamed Meddah dans leur pavillon de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), jeudi 28 novembre. | Edouard Capeuil pour "Le Monde"

Les propos racistes, à tout le moins les préjugés, peuvent prendre des chemins détournés, et même la forme d'un compliment. Combien de fois la famille Meddah a-t-elle entendu des gens bien intentionnés leur dire : « Vous, vous n'êtes pas comme les autres. » Les autres… Derrière cette altérité est tapi l'« Etranger », vu comme une armée fantasmagorique, un pêle-mêle de délinquants, de femmes en niqab, de terroristes, d'assistés sociaux.

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La famille Meddah préférerait qu'on lui dise : « Vous êtes comme tout le monde. »Ou, mieux, qu'on ne lui dise rien, comme si cela allait de soi. Depuis que Mohamed a posé en 1965 ses valises dans un hôtel borgne de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), elle n'aspire qu'à cela, se couler dans la société française.

Samedi 30 novembre, les Meddah devaient aller ensemble au cinéma et voir le filmLa Marche, de Nabil Ben Yadir, sorti à l'occasion du trentième anniversaire de la « Marche des beurs », en 1983. Assia, 31 ans, la fille, poussera un peu ses parents, Mohamed et Yamina. Citoyenne engagée, elle ira le lendemain au Sénat où est organisée une journée autour de cet anniversaire. Elle y écoutera les témoignages de marcheurs.

« CE N'ÉTAIT PAS SIMPLE »

Manière d'apprendre son histoire familiale par procuration puisque ses parents ont toujours rechigné à parler de cette époque. « Ils ont intériorisé tout ce qu'ils ont vécu », regrette Assia. Même ce soir, dans l'intimité du pavillon familiale, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), ils éludent. Toujours cette obsession de se rendreinvisible.

C'est pour ça que Mohamed, l'ancien boxeur, aguerri dans la salle Marcel-Cerdan à Oran, a encaissé sans broncher les vexations. L'ambiance de ratonnades, les injures, il n'en parlera pas. « Ce n'était pas simple », dit-il simplement, à 81 ans. Tout juste saura-t-on qu'un jour, un policier déchira sa carte d'identité française, obtenue avant l'indépendance de l'Algérie.

Après un premier mariage avec une Française, d'où sont nés trois enfants, Mohamed aurait pu redemander sa naturalisation. Il ne voyait pas l'intérêt d'officialiser sur papier timbré ce qui allait de soi. Régulièrement, il retournait fairetamponner sa carte de séjour. Une simple formalité, même pour lui, qui savait à peine lire et écrire. S'échiner en France, dimanches inclus, pour lui qui sacralise le travail, lui semblait un brevet de citoyenneté suffisant. Après avoir été salarié, il a monté une entreprise de travaux publics, puis un magasin de vêtements, puis une société de terrassement.

En 1980, il s'est remarié avec Yamina, une compatriote de dix-neuf ans sa cadette qui avait appris la sténo-dactylo à l'école Pigier d'Oran. Elle avait repris son métier de secrétaire de ce côté-ci de la Méditerranée. Elle aussi relativise, évoque « les mots, les regards », sans s'appesantir.

LE RÊVE PAVILLONNAIRE

La famille s'est installée à la cité Verte, un ensemble d'immeubles proprets construits pour les personnels de l'aéroport d'Orly. Assia, Nadji, 30 ans, et Zinedine, 23 ans, y ont grandi au 9e étage du bâtiment 5 avant que la famille ne déménage pour un rêve pavillonnaire de Français moyen, quelques rues plus loin.

Après deux ans en fac, Nadji a repris l'entreprise paternelle. Assia et Zinedine ont poussé plus loin les études supérieures. Zinedine a dû se battre pour cela. « Si j'avais écouté la conseillère d'orientation, je serais maçon aujourd'hui », explique celui qui achève un cursus universitaire de professeur d'éducation physique. Quand, à 4 ans, Zinedine s'est mis au tennis, il a encore dû échapper aux stéréotypes, sportifs cette fois. Mais sur les courts, il était l'exception. Il se souvient de ce « sale Arabe », assorti d'un bras d'honneur, que lui avait lancé un père, déçu qu'il ait étrillé son fils. A 14 ans, cela fait mal. « Je comprends que certains se révoltent », explique-t-il. Lui, a cogné plus fort la balle.

Zinedine sait que la marge d'interprétation est étroite : « Certains se réfugient derrière l'accusation de racisme pour justifier leur propre échec. » Sa grande soeur a toujours rejeté cette tentation de l'alibi : « J'ai toujours su qu'il faudrait que j'en fasse dix fois plus que les autres pour réussir. » Alors, elle a tout le temps été première de sa classe. Elle s'est lancée dans des études de médecine, a fait un DEA en régénération tissulaire à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil et un troisième cycle en marketing pharmaceutique. Elle est aujourd'hui cadre au ministère de la santé.

En 2001, alors qu'elle n'avait que 19 ans, le maire de Sucy-en-Brie lui a proposé d'entrer au conseil municipal. La jeune femme a pris goût à la chose publique, à lapolitique. Ses opinions l'inclinent naturellement vers le centre-droit. Mais la carrière d'Assia est restée à l'arrêt. Impossible d'obtenir une investiture. La liste des faux-fuyants avancée par les caciques de l'UMP fut infinie mais, en substance, il était déjà bien qu'elle fût là. La novice touchait ce « plafond de verre » si souvent décrit.

« Cette discrimination est raciale et sociale, constate la jeune femme. Me handicapent le fait d'être typée mais aussi celui de ne pas avoir connu les codes de la société française. Il faut par exemple sortir des bonnes écoles, celles qui forment les dirigeants. Mes parents ne pouvaient pas le savoir, forcément. Moi, je pourrais le faire passer à mes enfants. » Elle est aujourd'hui chez les centristes de l'UDI« Cela se passe mieux », dit-elle. Elle milite au sein de l'Association nationale des élus locaux pour la diversité, un mouvement transpolitique. Gens de gauche et de droite y constatent la même difficulté à exister.

« LE RACISME ÉTAIT PLUS VIOLENT, PLUS PHYSIQUE »

Même si son mari, Mourad, a été bastonné dans sa jeunesse, Assia Meddah sait que sa génération n'a jamais subi les outrances vécues par ses parents : « Le racisme était plus violent, plus physique. Aujourd'hui, il est plus sournois, mais il fait tout aussi mal. » Elle constate aussi le retour « d'un racisme décomplexé », tout droit exhumé de ces années 1980 et de « Touche pas à mon pote ». L'autre jour, par exemple, au supermarché, Yamina a eu une vague altercation à la caisse avec une autre femme qui s'est plainte à haute voix à la caissière : « Ce n'est pas possible avec ces gens-là. » A 62 ans, Yamina croyait en avoir fini avec ça.

Pour la première fois aussi, Mohamed a eu du mal à faire renouveler sa carte de séjour. L'octogénaire, qui touche une retraite de 650 euros, a mal vécu ces longs mois sans papiers, miné, persuadé d'être expulsé du jour au lendemain. De guerre lasse, Assia a dû l'accompagner à la préfecture de Créteil. Une matinée d'attente avant d'arriver au guichet. Le vieil homme pleurait d'humiliation. « Il veut êtreenterré en France, c'est ici chez lui », explique sa fille. Un argument qui n'est d'aucun poids dans les rouages bureaucratiques.

Dans un coin du salon, en face d'une horloge du XIXe siècle, un verset du Coran est accroché au mur. « Dans la famille, la religion, notre pratique de l'islam a toujours été de l'ordre de la sphère privée, balaye Assia. Mais nous payons pour ceux qui font la “une” des journaux. » Zinedine Meddah, lui, ne regarde plus la télévision. « Les médias ne parlent que de l'intégrisme, de la délinquance et du terrorisme. Il n'y a que cela qui les intéresse. Ils jouent sur les peurs. » Et ce doux garçon de 2 mètres de s'énerver pour la première fois de la conversation : « Mais que faut-il faire pour être considéré comme des Français ? »

29/11/2013

La démocratie au Japon : défense d'informer

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/11/28/le-japon-vote-une-loi-qui-limite-la-liberte-d-informer_3521963_3210.html

Le Japon vote une loi qui limite la liberté d'informer

LE MONDE | 28.11.2013 à 11h59 • Mis à jour le 28.11.2013 à 11h59 |Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)

Le Japon renforce sa sécurité en menaçant la liberté d'information. Un texte, voté par la Chambre basse le 26 novembre et qui doit être discuté au Sénat, autorise les administrations à classer secrète toute information jugée sensible et relative à la défense, à la diplomatie, au contre-espionnage et à la lutte antiterroriste.

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Ce projet de loi prévoit jusqu'à dix ans de prison pour ceux qui les diffuseraient. Auparavant, seul le ministère de la défense pouvait faire usage de cette protection légale. Cette extension est destinée, notamment, à satisfaire les exigences américaines sur l'échange d'informations sensibles. « Cette loi a été conçue pour protéger les citoyens », proclame, pour sa part, le premier ministre, Shinzo Abe.

Ajouté à la création d'un conseil de sécurité national, voté le 27 novembre par le Parlement, ce texte renforce les pouvoirs du premier ministre et limite le droit des citoyens à l'information. Mais il ne fournit aucune définition du « secret d'Etat ».

« SOCIÉTÉ OPPRESSIVE »

Evoquée, une durée de classification de trente ans reste assortie de nombreuses exceptions. Aucun organe indépendant, pourtant réclamé par l'opposition, ne semble envisagé pour contrôler le processus de classification.

Depuis Genève, Frank La Rue, rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d'expression, a déploré un texte truffé de « menaces sérieuses pour les lanceurs d'alerte ou les journalistes ». Selon plusieurs sondages, une majorité de Japonais s'opposent au texte.

« Le large champ d'application de cette loi opaque peut aboutir à une société oppressive », s'inquiète le quotidien Nihon Keizai. « Dans ce pays, il est déjà difficile d'obtenir des informations, regrette Takichi Nishiyama, journaliste condamné pour avoir révélé des données confidentielles sur la rétrocession d'Okinawa au Japon en 1972. La loi va empirer les choses. »

Patrimoine et politique : scandale à Poitiers

à lire sur MEDIAPART :

Poitiers : le maire, le théâtre et le promoteur
PAR MARTINE ORANGE

Le maire socialiste de la ville, Alain Claeys, a accepté la cession de l’ancien théâtre municipal au prix de 510 000 euros, soit moins de 200 euros le mètre carré. La vente réalisée de gré à gré se fait au bénéfice d’un promoteur local, avec de confortables plus-values à la clé. Une association demande l’annulation de la vente.

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27/11/2013

Europe à 27 : qu'apporte l'abolition des frontières ?

lu sur :

http://www.express.be/business/fr/economy/le-premier-ministre-britannique-cameron-veut-mettre-fin-a-la-libre-circulation-des-personnes-au-sein-de-lue/199091.htm

Le Premier ministre britannique Cameron veut mettre fin à la libre circulation...

 

 

« Le premier janvier prochain, les peuples de Roumanie et de Bulgarie auront le même droit de travailler au Royaume Uni que les autres citoyens de l’UE. Je sais que beaucoup de gens s’inquiètent des conséquences que cela aura pour notre pays. Je partage ces inquiétudes », écrit David Cameron, le Premier ministre britannique, dans une colonne d’opinion du Financial Times.

Il affirme que le droit de libre circulation des personnes a provoqué de vastes mouvements de population du fait des disparités énormes entre les revenus des différents pays. « Cela prive des pays du talent de leurs meilleurs citoyens dont ils ont besoin et met de la pression sur les communautés », écrit-il. La libre circulation doit demeurer un principe essentiel de l’UE, mais elle doit être assortie de conditions.

Pour ce faire, le Premier veut limiter l’immigration de masse en provenance des pays les plus pauvres au sein de l’UE, et il va rechercher le soutien de l’Autriche, de l’Allemagne et des Pays Bas pour faire imposer des dispositifs pour contrôler l’immigration, et restreindre le principe de la libre circulation.

« Les choses ont mal tourné. Depuis 2004, nous avons assisté à la plus grande migration en Europe depuis la guerre. Dans le cas de la Grande-Bretagne, 1 million de personnes de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est vivent maintenant ici », rappelle Cameron. Il accuse le précédent gouvernement travailliste d’avoir négligé l’option qui lui était offerte de restreindre l’immigration grâce aux contrôles transitoires prévus par l’UE. « Il est peu surprenant qu’avec un revenu par tête des pays qui rejoignaient l’UE d’environ la moitié de celui de la moyenne de l’UE, qu’autant de gens choisissent de venir ici », écrit le Premier. « L’autre leçon, c’est que les échecs de la politique d’immigration sont étroitement liés aux bénéfices sociaux et à l’éducation. Si cela ne paye pas de travailler, ou si les Britanniques manquent de qualifications, cela crée un énorme espace dans notre marché du travail qui peut être rempli par des étrangers. On ne peut pas blâmer les gens de vouloir venir ici et travailler dur ; mais la véritable réponse, c’est de former nos citoyens pour qu’ils puissent occuper ces emplois ».

Cameron explique que son gouvernement travaille actuellement pour essayer de contenir l’immigration en introduisant des conditions plus restrictives dans la limite de ce qui est prévu par les Traités de l’UE. Les candidats européens à l’entrée sur le territoire britannique devront désormais prouver qu’ils gagnent un certain niveau de salaire pour pouvoir bénéficier de certains avantages sociaux. Les nouveaux arrivés ne pourront pas réclamer d’aide au logement. Les immigrants sans domicile fixe ou se livrant à la mendicité seront expulsés et ils ne pourront retourner au Royaume Uni avant une durée de 12 mois, à mois qu’ils ne démontrent qu’ils ont trouvé un moyen de subsistance. En outre, l’amende prévue pour les Britanniques qui emploient des ressortissants d’autres pays de l’UE en dessous du salaire minimum sera quadruplée pour atteindre 20.000 livres.

« Faire entrer de nouveaux pays pour leur apporter la paix et la prospérité demeure l’une des plus grandes forces de l’UE. (…) Mais cela ne peut être fait sur les mêmes bases que par le passé. Nous devons mettre en place de nouveaux arrangements pour ralentir l’accès aux différents marchés du travail des Etats-membres jusqu’à ce que nous soyons certains que cela ne causera pas de vastes migrations », écrit Cameron. Pour y parvenir, il propose d’imposer à chaque pays d’atteindre un certain revenu ou PIB par tête avant de lui octroyer la libre circulation des personnes, ou de permettre aux Etats-membres de fixer des quotas pour limiter l’entrée d’immigrants en provenance de l’UE.

« L’UE doit changer pour regagner la confiance de ses peuples. Je suis impatient de travailler avec les autres pays qui souhaitent aussi une réforme, et pour soumettre le choix à propos de notre avenir en Europe dans un référendum. Si je suis encore Premier ministre après les prochaines élections, le peuple britannique aura son mot à dire », conclut-il.

24/11/2013

RSA, RMI, "travailleur pauvre", qu'est-ce ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/18/quand-devient-on-travailleur-pauvre_3515519_3234.html

Quand devient-on travailleur pauvre?

LE MONDE | 18.11.2013 à 11h26 |Francis Kessler (maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)

Si la misère de la classe ouvrière naissante du milieu du XIXe siècle est à l'origine des premières règles du droit du travail puis de celles de l'aide sociale, la question de la définition juridique du travailleur pauvre peut, en France, être datée à 2009 : le revenu de solidarité active (RSA) s'est alors substitué au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation de parent isolé (API) « dans une logique de lutte contre la pauvreté axée sur le soutien au travail ».

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La notion de travailleur pauvre permet de déterminer le bénéficiaire du RSA-activité, et ainsi d'autoriser le cumul des revenus d'activité avec ceux de l'assistance. Mais c'est moins simple que cela en a l'air.

Ainsi, la mesure de la pauvreté se fait non pas individuellement mais sur l'ensemble du niveau de vie d'un ménage. Celui-ci est entendu comme l'agrégation des revenus annuels nets d'impôts et de cotisations sociales du ménage.

Ce revenu agrégé est divisé par un nombre d'« unités de consommation » qui dépendent de la taille et de la composition familiale, voire de l'âge des enfants. Ce mode de calcul, dit « familiarisé », suppose qu'il y ait mise en commun complète des ressources du ménage, ce qui, en réalité, est loin d'être le cas.

SITUATIONS PARADOXALES

La notion de travailleur est tout aussi complexe, dans la mesure où plusieurs définitions sont possibles et utilisées. Ainsi, celle de l'Insee considère que sur une année est un travailleur celui qui est actif pendant six mois et a occupé un emploi pendant au moins un mois. Pour Eurostat, c'est celui qui a occupé un emploi pendant sept des douze derniers mois.

Les caractéristiques du travailleur pauvre retenues par le code de l'action sociale et de la famille peuvent conduire à des situations paradoxales. Un salarié bénéficiant du salaire minimum, et donc du RSA-activité, qui a un conjoint inactif et deux enfants ne percevra plus le RSA, y compris la part dédiée à l'existence d'enfants à charge, s'il perd son emploi. Il sera donc moins bien traité qu'un salarié au smic avec un conjoint inactif et qui aura une part de RSA-activité, alors qu'il est plus pauvre que ce dernier.

Cette définition du travailleur et l'obligation de faire une demande d'aide conduisent à un fort taux de non-recours au RSA-activité : les bénéficiaires potentiels, qui travaillent, ne pensent pas pouvoir entrer dans la catégorie des assistés ou alors ne souhaitent pas y figurer.

De fait, le RSA n'est efficace que pour les célibataires qui passent du chômage à l'activité à temps partiel. Et pour le cas de la reprise d'un travail peu rémunéré par un seul membre d'un couple de sans-emploi. Dans un contexte de fort chômage, cette notion doit, à l'évidence, être revue.

Plus de trente ans de sanctions contre l'Iran

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 Plus de trente ans de sanctions contre l'Iran

Le Monde.fr | 21.11.2013 à 15h13 • Mis à jour le 21.11.2013 à 15h23

 
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