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06/06/2017

Six jours de guerre, cinquante ans d'occupation et un silence de plomb

à lire sur :

Six jours de guerre, cinquante ans d'occupation et un silence de plomb

https://www.letemps.ch/.../six-jours-guerre-cinquante-ans-doccupation-un-silence-plo...

La guerre des Six-Jours lançait l'entreprise de colonisation israélienne des territoires palestiniens. Cinq décennies plus tard, où se niche la ...

07/11/2016

Palestine : privatisation de son occupation par Israël

How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine

www.globalresearch.ca/...israel-is-gradually-privatising-its-occupati... - Traduire cette page
Il y a 19 heures - Selected Articles: How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine. By Global Research News. Global Research, November 06, ...


Private companies have been invest­­ing for years in the settlement project. But that involvement, as well as the amounts of money being made, have increased dramatically in the past decade. For Israelis, the West Bank has become a kind of special economic zone, where settlements often provide more profitable business conditions—low rents, favorable tax rates, government subsidies, and access to cheap Palestinian labor—than in Israel proper.

26/08/2016

Personne n'en parle ici ...

lu sur :

Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/

" Les avions militaires israéliens ont mené cinquante raids sur différents lieux dans la bande de Gaza ce soir. C’était dans les villes de Gaza, de Nussirat et Burig au Centre de la bande de Gaza, et de Beit Hanoun et Beit Lahya au nord de la bande de Gaza. C’est la nuit la plus difficile pour les habitants de la bande de Gaza depuis la fin de la nouvelle offensive israélienne de l’été 2014.

Les agressions israéliennes contre les civils palestiniens se poursuivent dans la bande de Gaza en pleine trêve "

Lire le billet de Ziad Medoukh, directeur du département de français à l'Université Al Aqsa de Gaza sur le site de l'Agence.

A lire aussi sur Gaza, cet article publié ce vendredi sur le site de l'Agence: Pour l’anniversaire du cessez-le-feu, les agences de l’ONU exhortent à mettre fin à la ‘spirale de dé-développement’ de Gaza

 Toujours sur Gaza, cet article publié sur le site d'Europe 1 le 15 août dernier:  Gaza : des hommes d'affaires se plaignent d'être interdits de voyage par Israël
 

 sur le même sujet :

Israël frappe 50 fois Gaza après un tir de roquette | The Times of Israël

fr.timesofisrael.com › Israël Inside
 

50 raids israéliens sur Gaza : une nuit très difficile pour les habitants

www.ism-france.org/.../En-direct-de-Gaza-50-raids-israeliens-sur-Gaza-une-nuit-tres-.

23/07/2016

France, pays des Droits de l'Homme : arrestation à Lyon d’une cinquantaine de militants soutenant la Palestine

Communiqué de

Boycott, désinvestissement et sanctions

Nous dénonçons l’arrestation (incroyable) à Lyon d’une cinquantaine de militants soutenant la Palestine !

Nous dénonçons l’arrestation d’une cinquantaine de militant-e-s et des enfants ce jour alors qu’ils organisaient un pique-nique (rassemblement autorisé par la Préfecture) sur les quais du Rhône. Ils allaient ensuite se diriger vers la place des Terreaux où un concert (autorisé lui aussi) était prévu.

En grand nombre les policiers ont embarqué toutes ces personnes dans un car et les ont emmenées à l’hôtel de police rue Marius Berliet ! Menacées de garde à vue, ils étaient poursuivis pour discrimination économique. C’est le port d’un tee-shirt "Boycott Israël" ("Boycott Apartheid Israël") qui justifiait cette accusation !

Tandis que ce scandale prenait de l’ampleur sur les réseaux sociaux, un contrordre est venu : toute charge était abandonnée, et tout le monde s’est retrouvé dehors ! Sauf un militant qui est encore retenu cette nuit, sans doute pour rébellion (?).

Nous exigeons la libération et l’abandon de toutes charges contre le militant encore retenu !

Assurément, la police devrait avoir d’autres priorités nous semble-t-il ? Par quelle aberration de tels ordres ont-ils été donnés, pour mobiliser tant de policiers pour arrêter des militants connus et qui avaient obtenu l’aval de la Préfecture !

Nous dénonçons la criminalisation des militants qui se battent pacifiquement pour les droits du peuple palestinien, et notamment par la campagne internationale Boycott, Désinvestissements Sanctions (BDS)

Le Conseil d’Administration du Collectif 69 Palestine Lyon le 22 juillet 23h30

--

vidéo des arrestations:

BDS France 34 | Facebook


COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
Facebook  - Twitter:  @palestine69 - Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr
Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr

10/06/2016

Palestine : l'Europe peut-elle être à ce point passive ?

à lire :

Israël a démoli pour 74 millions de dollars de projets européens

arretsurinfo.ch/israel-a-demoli-pour-74-millions-de-dollars-de-projets-europeens/

08/09/2015

France, patrie des Droits de l'Homme ???

Pauvre France !

Avoir de tels ministres, quelle déchéance !

 

 
"/.../  Bien que la France étiquette les produits fabriqués en Cisjordanie, suivant la législation européenne, elle s’oppose néanmoins à tout boycott.              
Le BDS a été condamné à de nombreuses reprises par le gouvernement français. Le boycott d’Israël est illégal en France a ainsi rappelé le ministre de l’Économie français à l’occasion de son voyage en Israël. Il a d’autre part encouragé les entreprises françaises à investir en Israël et à travailler avec des entreprises israéliennes. /.../"

27/02/2015

Contre le délit d'opinion, tous à Lodève SAMEDI 28 FÉVRIER À 10H !

En France en 2015, il serait interdit de porter une chemise affichant "BDS"

(Boycott Désinvestissement Sanction , contre l'occupation de la Palestine par les sionistes ?)

communiqué :

répression contre BDS…

IL AFFICHE LE TEE SHIRT BDS FRANCE SUR SON STAND DE LEGUMES BIO ET LES POLICIERS MUNICIPAUX LE MENACENT DE POURSUITES POUR « INCITATION A LA HAINE RACIALE » !

Jeudi 26 février 2015

cropped-cid_4cd94a48-5313-4cff-b974-5b58691c803dMariano Pusceddu paysan Bio depuis plus de 25 ans et membre de la Confédération Paysanne est bien connu dans la région de Lodève et dans le département où il tient son stand de légumes bio. Solidaire des paysans palestiniens qui luttent pour leur terre il a établit des relations directes avec certains d’entre eux qu’il a reçus et à qui il a envoyé des graines.

Installé dans la commune d’Octon à côté du Salagou et proche de la ville de Lodève il tient un stand de vente de sa production de fruits et légumes tous les samedi sur le marché de Lodève et les mercredi à Clermont-l’Hérault.

Depuis cet été il suspend à son parasol deux tee shirts de la Campagne BDS France qui mentionne recto : « Justice en Palestine » et au verso : « Boycott Israël apartheid».

Samedi 21 février, qu’elle n’a pas été sa surprise quand les policiers municipaux de la ville de Lodève sont venus lui demander de retirer le tee shirt et l’on menacé de verbalisation « pour incitation à la haine raciale » et ajouté que le règlement des marchés interdit toute expression politique. Immédiatement plusieurs clients et passants se sont attroupés indignés par ce type de menace et d’interdiction et les policiers sont partis sans qu’il ait enlevé le tee shirt.

Le mercredi suivant, 25 février, ce sont les gendarmes qui sont venus sur le marché de Clermont l’Hérault constater la présence des tee shirts et qui lui ont dit, un peu gênés, que c’était à la demande de la mairie de Lodève.

Mariano est profondément choqué choqué par ces interventions. D’une part il se sent insulté qu’on ose prétendre que sa solidarité avec les paysans palestiniens et son soutien à la Palestine constituent un acte « d’incitation à la haine raciale » et d’autre part il est abasourdi et très inquiet par telle offensive contre la liberté d’expression par ceux-là même qui en font le fondement de la démocratie. Y aurait-il deux poids deux mesures dans la liberté d’expression ?

Heureusement, Mariano, membre de la Confédération Paysanne, militant respecté pour son humanisme a déjà reçu de nombreux témoignages de solidarité et samedi 28 février prochain de nombreuses personnes viendront au marché lui témoigner leur soutien. En effet une telle plainte ou tout autre poursuite de ce type pourrait avoir pour effet de lui interdire l’accès aux marchés qui sont ses seules sources de revenus !

On ne peut que s’interroger sur les buts de cette interprétation du BDS comme « incitation à la haine raciale ».

TOUTES ET TOUS AU MARCHÉ DE LODÈVE

SAMEDI 28 FÉVRIER À 10H AU STAND DE MARIANO ET MARTINE

d’après BDS 34

30/01/2015

Palestine : nouveau Far West

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

 

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog. 

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

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Palestine : nouveau Far West

... où les indiens sont éliminés à petit feu ...

 

lu sur :

 

Le Point - Publié le 30/01/2015 à 12:25

L'État hébreu annonce la construction de 450 nouveaux logements pour des colons en Cisjordanie. La direction palestinienne dénonce un "crime de guerre".

source AFP
 

Israël va construire 450 nouveaux logements pour des colons en Cisjordanie occupée, continuant en plein contexte électoral à passer outre à l'indignation palestinienne et à la réprobation américaine et internationale. Presque immédiatement, la direction palestinienne a dénoncé un "crime de guerre", qui devrait relever de la Cour pénale internationale à laquelle elle vient de demander son adhésion. Pour les organisations israéliennes anti-colonisation, il s'agit d'une manoeuvre électorale du Premier ministre Benyamin Netanyahou pour gagner le vote des colons, disputé par les autres partis de droite, en vue des législatives anticipées du 17 mars. C'est aussi un camouflet de plus au grand allié américain qui considère, comme la communauté internationale, les colonies érigées en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée illégales.

Les autorités israéliennes ont publié vendredi les appels d'offres pour l'extension de colonies déjà existantes en quatre points de la Cisjordanie occupée : 156 logements à Elkana, 114 à Adam, 102 à Kiryat Arba et 78 à Alfei Menashe, ont indiqué l'observatoire anti-colonisation Terrestrial Jerusalem et l'organisation La Paix maintenant. "On ouvre les écluses de la colonisation" - la construction d'habitations civiles dans les territoires occupés ou annexés par Israël depuis 1967 -, a dénoncé Daniel Seidemann, chef de Terrestrial Jerusalem, s'inquiétant de possibles nouvelles annonces de colonies dans le contexte électoral. 

Ces appels d'offres sont lancés dans un climat de vives tensions entre Israéliens et Palestiniens qui, exaspérés, viennent de demander leur adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les dirigeants israéliens. "Il s'agit d'un crime de guerre qui devrait pousser la Cour pénale internationale à se saisir de la question des colonies", a déclaré Wassel Abou Youssef, un des dirigeants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Les Palestiniens ont dit, en demandant leur adhésion à la CPI, que la colonisation et tous les crimes qui y sont liés, selon eux, devaient faire partie du champ d'investigation de ce tribunal, chargé de juger les actes de génocide, crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. En représailles à cette demande d'adhésion, Israël a suspendu le reversement à l'Autorité palestinienne de 106 millions d'euros de taxes qu'il collecte pour son compte. Ces paiements sont vitaux pour l'Autorité déjà en grande difficulté financière, car ils représentent plus des deux tiers de ses recettes budgétaires propres et contribuent au paiement de plus de 150 000 fonctionnaires.

"Une gifle de plus aux Américains"

La poursuite de la colonisation est non seulement l'un des facteurs de l'exaspération palestinienne, elle est aussi considérée comme un obstacle majeur à une résolution du conflit israélo-palestinien, y compris par l'allié américain d'Israël. Or, les relations entre le gouvernement de Benyamin Netanyahou et l'administration de Barack Obama sont particulièrement fraîches en ce moment. Monsieur Netanyahou a une nouvelle fois pris à rebrousse-poil l'hôte de la Maison-Blanche en acceptant l'invitation de ses adversaires républicains à venir prononcer devant le Congrès un discours sur l'Iran, en plein bras de fer intérieur américain sur les activités nucléaires de la République islamique. 

"Après avoir mis l'administration Obama dans l'embarras avec l'invitation au Congrès, Netanyahou inflige une gifle de plus aux Américains", a dit la Paix maintenant. Pour elle comme pour Terrestrial Jerusalem, "c'est un hold-up électoral de la part du gouvernement Netanyahou". "Je ne pense pas que ce soit terminé", a dit Daniel Seidemann qui s'attend à de possibles annonces préélectorales et peut-être au lancement des appels d'offres pour 2 610 logements dans le quartier juif de Givat Hamatos, à Jérusalem-Est occupée et annexée. Le projet a reçu un feu vert définitif des autorités israéliennes en octobre 2014. À l'époque déjà, l'Union européenne et les États-Unis s'étaient émus, et l'annonce avait donné lieu à des échanges secs entre Américains et Israéliens. Benyamin Netanyahou pourrait ne pas s'en soucier, selon M. Seidemann : il a "tendance à agir sans vergogne quand il est en difficulté dans les sondages".

13/01/2015

SITUATION EN PALESTINE

communiqué :

SITUATION EN PALESTINE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 12 janvier 2015.
 

Patrick SERRES, de l’association France Palestine solidarité de Gironde (AFPS 33) et André ROSEVEGUE, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), étaient les invités de l’Université d’automne du M’PEP, mi-novembre, à Bordeaux. Ils ont fait le point sur la situation en Palestine.
 
C’est l’occasion de dénoncer la présence indécente à la « Marche républicaine » du dimanche 11 janvier à Paris, entre autres chefs d’État pratiquant la répression, interdisant la liberté d'expression, s'opposant à la laïcité, discriminant les femmes, méprisant la souveraineté des peuples, menant des opérations guerrières, de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, massacreur des Palestiniens, d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères d’Israël, chef du parti d’extrême-droite Israel Beytenou, de Naftali Bennett, chef du parti sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer Juif et du mouvement pro-colonies My Israel.
  • Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, s’est toujours opposé aux Accords d’Oslo. Ces derniers résultent de discussions entre des négociateurs israéliens et palestiniens tenues à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien. Une Déclaration de principes a été signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de Bill Clinton, Président des Etats-Unis, pour régler le problème et poser les bases d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans. Benjamin Netanyahu a favorisé la construction de nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie, en expulsant les Palestiniens. Il s’est toujours opposé à la création d’un État palestinien. Avant de prendre l'avion pour Paris il a lancé un appel : "A tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis : Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israêl est votre foyer".
  • Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a fondé le parti d'extrême droite Israel Beytenou. Lors de la seconde intifada, en 2002, il demande le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. Il s'oppose au plan de désengagement des territoires occupés et propose en mai 2004 un plan alternatif dans lequel il prévoit une séparation entre Juifs et Arabes « pour créer deux États ethniquement homogènes ». En janvier 2008, Avigdor Liberman a quitté le gouvernement afin de s'opposer aux négociations de paix avec les Palestiniens. Il a été inculpé de « blanchiment d’argent », « fraude », « subornation de témoins », « entrave à la justice »…
  • Naftali Bennett est un homme d’affaire et politicien qui dirige le parti politique sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer juif, ainsi que le mouvement pro-colonies My Israel. En juillet 2013 il déclare : « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça », lors d'une réunion retranscrite par le quotidien Yedioth Ahronoth.
 
Pour accéder à la vidéo, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3874

02/01/2015

Mahmoud Abbas a demandé l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale

lu sur :

La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël et les Etats-Unis

Le Monde -

La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël -

Mahmoud Abbas a demandé l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale

Le Monde, Hélène Sallon, vendredi 2 janvier 2015

Dans l’entourage du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la décision du président palestinien de se tourner vers la Cour pénale internationale (CPI) est vue comme une déclaration de guerre. En signant, mercredi 31 décembre, une demande d’adhésion au statut de Rome, qui ouvre la possibilité d’engager des poursuites contre les responsables israéliens pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Mahmoud Abbas a brandi " l’arme du jugement dernier ", selon des sources israeliennes. L’" unilatéralisme " palestinien pourrait définitivement enterrer le processus d’Oslo, inauguré en 1993, et la perspective de négociations pour aboutir à un accord de paix et à la création d’un Etat palestinien.

Le président Abbas avait sans conteste mesuré les conséquences de sa démarche en décidant, mardi, de précipiter le calendrier de l’offensive diplomatique dont il brandissait depuis plusieurs mois la menace. En moins de 24 heures, il a provoqué un vote au Conseil de sécurité des Nations unies sur une résolution fixant une date butoir pour la fin de l’occupation israélienne puis, face à son échec  – plus sévère qu’espéré-, signé l’adhésion de la Palestine au statut de Rome et à dix- sept autres traités internationaux. " Ils nous attaquent nous et notre territoire tous les jours ; auprès de qui allons-nous nous plaindre ? Le Conseil de sécurité nous a laissés tomber : où pouvons- nous aller ? ", a justifié le président palestinien, avant d’apposer sa signature, lors d’une cérémonie retransmise à la télévision depuis le siège de la présidence à Ramallah, en Cisjordanie.

Ce n’est pas un hasard si cette signature a coïncidé avec les commémorations du 50e anniversaire du Fatah, le parti du président Abbas. Symboliquement, le moment ne pouvait être mieux choisi pour le chef palestinien, en mal de légitimité. A moins d’un mois du congrès du Fatah, il montre à ses détracteurs au sein de la classe politique et de l’opinion palestniennes qu’il a su écouter ceux qui n’ont cessé de critiquer son obstination à s’accrocher à la solution négociée, en dépit de la poursuite de la colonisation israélienne. L’échec de la résolution paletinienne devant les Nations unies a eu raison de ses dernières illusions, déjà sérieusement entamées après celui en avril du dernier round de négociations bilatérales, sous égide américaine, puis la guerre dans la bande de Gaza, à l’été, qui a fait plus de 2 100 morts côté palestinien.

Jusqu’au dernier moment, les Etats-Unis, fervents soutiens de la solution négociée, ont espéré faire entendre raison au président Abbas, en agitant la promesse d’une reprise rapide des négociations de paix. Cette démarche est " contre- productive et n’avance en rien les aspirations du peuple palestinien à un Etat indépendant et souverain ", a réagi le porte-parole du département d’Etat, Edgar Vasquez. Elle plonge les Etats- Unis dans l’embarras alors que le Congrès a menacé de couper l’aide à l’Autorité palestinienne dans une telle éventualité. Washington a cru pouvoir convaincre la direction palestinienne de l’effet pervers de cette démarche alors que commence en Israël la campagne pour les élections législatives anticipées, prévues le 17 mars. L’offensive palestinienne risque fort de donner des arguments de campagne au premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et à ses concurrents d’extrême droite qui, à l’instar du leader du parti Foyer juif, Naftali Bennett, rejettent quant à eux l’existence même d’un Etat palestinien.

En dépit des critiques véhémentes qui lui ont été adressées pour sa gestion de la guerre à Gaza, Benyamin Nétanyahou part à nouveau favori après avoir remporté haut la main – à près de 80 % – les primaires de son parti, le Likoud, mercredi. Désormais en pleine campagne, le chef du gouvernement s’est posé en homme de la situation. Jeudi, M. Nétanyahou a minimisé la portée de la demande d’adhésion. Il s’est dit assuré que la CPI, auquel Israël n’est pas partie, rejettera " en bloc l’appel hypocrite de l’Autorité palestinienne, qui n’est pas un Etat. (…) C’est une entité qui existe en alliance avec une organisation terroriste, le Hamas, qui commet des crimes de guerre alors qu’Israël est un Etat de droit avec une armée morale qui respecte le droit international. " (!!! le surlignage est de moi)

L’assurance du premier ministre israélien pourrait être contredite. La CPI avait dit qu’elle accepterait une demande d’adhésion de la Palestine, une fois que celle- ci serait reconnue comme Etat par l’Assemblée générale de l’ONU. Ce qui a été fait le 29 novembre 2012. Malgré tout, le chemin pourrait être long avant que ne puissent être envisagées des poursuites contre des responsables israé liens. Soixante jours sont déjà nécessaires pour qu’entre en vigueur l’adhésion palestinienne, après quoi il reviendra à la procureure, Fatou Bensouda, de décider de l’opportunité d’entamer des procé dures judiciaires sur les plaintes dont elle sera saisie. En 2010, cette dernière avait estimé que la gravité des faits n’était pas établie dans la mort de neuf militants propalestiniens sur le navire Turc Mavi Marmara, pour que la CPI s’en saisisse.

Les autorités palestiniennes espèrent voir leurs plaintes entendues concernant les soupçons de crimes de guerre durant les événements de l’été et la guerre à Gaza, sur la colonisation et le Mur de séparation – qui avait été jugé illégal par la Cour internationale de justice en 2004. De son côté, M. Nétanyahou a averti que cette adhésion se retournerait contre le Hamas, qui a tiré plus de 4 500 roquettes et projectiles sur le territoire israélien pendant la guerre de Gaza. Cette perspective est assumée par le mouvement islamiste qui a donné, en août, avec les autres chefs palestiniens, son accord à l’adhésion.

Si la bataille judiciaire est encore loin d’être engagée, M. Nétanyahou a déjà promis des "mesures en réponse ". En novembre 2012, après l’adhésion de la Palestine comme État observateur non-membre de l’ONU, il avait lancé une vague de construction dans les colonies, allant jusqu’à causer une crise diplomatique avec la France et la Grande-Bretagne. Mais, nombreux sont les commenta teurs qui pensent la rupture encore loin d’être consommée. Malgré les menaces, le président Abbas n’a pas encore osé franchir le pas de la fin de la coopération sécuritaire avec Israël, qui pourrait le conduire à réoccuper les zones sous contrôle palestinien, au risque d’un nouveau soulèvement.

CONVOCATION de l’ambassadeur français en Israël

Les autorités israéliennes ont convoqué, vendredi 2 janvier, l’ambassadeur français en Israël, Patrick Maisonnave. Le diplomate est attendu au ministère israélien des affaires étrangères pour expliquer le soutien, inattendu, de la France à la résolution palestinienne rejetée l’avant-veille au Conseil de sécurité des Nations unies. La France avait invoqué " la nécessité urgente d’agir ", en dépit de diver gences avec certains points du texte.

PRESSIONS sur le Nigeria

Les pressions américaines et israéliennes ont eu raison du Nigeria, qui est revenu sur sa décision de voter en faveur de la résolution palestinienne. Ce vote aurait donné aux Palestiniens la majorité requise des neuf voix. " Il a été dit au Nigeria que s’il ne s’abstenait pas ou ne votait pas contre, on lui retirerait tout soutien dans sa guerre contre Boko Haram ", a accusé le négociateur palestinien, Saëb Erekat.

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lire aussi :

Résolution palestinienne: la France voulait "empêcher une adhésion à la CPI"

i24news - Il y a 3 heures

L'ambassadeur de France à Tel-Aviv, Patrick Maisonnave a été convoqué ce vendredi par le ministère des AE - Israël, France, Résolution ...

31/12/2014

Palestine : les juifs sionistes gagnent à l'ONU

L'apartheid en Palestine ne bénéficiera pas  de la même réprobation que celui de l'Afrique du Sud, jadis.

Tout bien considéré, ce n'est pas étonnant de la part de nations ayant  exterminé les indiens d'Amérique du nord sans  le moindre remords.

lu sur Libération :

Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017.
 
Le Conseil de sécurité des Nations unies a rejeté mardi une résolution palestinienne portant sur un accord de paix avec Israël, au sujet de laquelle les Etats-Unis avaient exprimé leur opposition bien avant le vote. La résolution a recueilli huit voix pour, deux voix contre et cinq abstentions, alors qu’elle devait réunir neuf voix, sur les quinze du Conseil, pour être adoptée. La France, la Chine et la Russie, tous trois membres permanents du Conseil, ont apporté leur soutien à la résolution. L’Australie et les Etats-Unis, proches alliés d’Israël, ont voté contre. Cinq pays, dont le Royaume-Uni, se sont abstenus.
Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. Les Palestiniens avaient apporté lundi des modifications à leur projet qui prévoit Jérusalem-Est, occupée et annexée, comme capitale d’un Etat palestinien, le règlement de la question des prisonniers palestiniens, l’arrêt de la colonisation israélienne et rappelle le caractère illégal du mur de séparation.

«Cette résolution encourage les divisions et non un compromis», a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power. Elle a défendu la position américaine qui est de favoriser des pourparlers directs, estimant que «la paix viendra de choix et de compromis difficiles atteints à une table de négociations». Avant elle, lundi et mardi, Jeffrey Rathke, un porte-parole du département d’Etat, avait estimé que le calendrier fixé par le texte «posait des délais arbitraires» et souligné «l’inquiétude» des Etats-Unis au sujet de la sécurité d’Israël.

Les Etats-Unis n’auront donc pas eu besoin d’exercer leur droit de veto, dont ils se sont souvent servi pour bloquer des résolutions défavorables à Israël. Un veto américain risquait de provoquer la colère des pays arabes alliés des Etats-Unis dans la coalition qui combat les jihadistes de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

L’Argentine, le Tchad, le Chili, la Jordanie, le Luxembourg ont rejoint la France, la Chine et la Russie en faveur de la résolution. La Lituanie, la Corée du Sud et le Rwanda se sont abstenus, comme le Royaume-Uni. Le Nigeria, qui devait soutenir la résolution, a changé d’avis à la dernière minute et s’est abstenu, selon des sources diplomatiques.

«URGENCE D’UNE REPRISE DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS»

La France a soutenu le texte «poussée par l’urgence à agir», a affirmé devant le Conseil son ambassadeur François Delattre, exprimant sa déception que les efforts pour négocier un texte susceptible de faire consensus aient échoué.

Depuis Bruxelles, la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini a estimé que le résultat du vote soulignait «une fois de plus l’urgence d’une reprise de véritables négociations entre les parties et la nécessité pour la communauté internationale de se concentrer sur des résultats concrets» pour parvenir à un accord final. L’objectif commun est de parvenir à un accord de paix global basé sur deux Etats «vivant côte à côte en paix, en sécurité, et en se reconnaissant mutuellement», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Avant le vote, l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant avait pointé des «difficultés» dans «des termes sur les délais, des nouveaux termes sur les réfugiés».

Tentant de rallier des pays à sa cause, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait téléphoné ces deux derniers jours aux responsables de 12 pays et au président palestinien Mahmoud Abbas.

Le représentant palestinien à l’ONU Riyad Mansour a accusé le Conseil de n’avoir pas su prendre ses responsabilités et promis de chercher ailleurs l’obtention d’une reconnaissance de la Palestine. «Les Palestiniens et le monde ne peuvent plus attendre. Ce message, en dépit de l’issue regrettable d’aujourd’hui, est tout à fait clair», a-t-il déclaré devant le Conseil. Les responsables palestiniens se réuniront mercredi pour décider de la suite à donner au vote, a précisé Riyad Mansour. Les Palestiniens avaient dit qu’en cas de rejet de leur résolution ils chercheraient notamment à rejoindre la Cour pénale internationale afin d’y mettre Israël en accusation pour crimes de guerre à Gaza.

Le représentant d’Israël a prononcé quatre phrases laconiques. «J’ai des informations pour les Palestiniens : vous ne pouvez pas vous diriger vers un Etat en vous agitant et en provoquant», a affirmé Israel Nitzan. «J’exhorte le Conseil à arrêter de se prêter au jeu des Palestiniens et à mettre fin à leur marche vers la folie».

AFP

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Pour poursuivre la réflexion lire :

Assassinat d'Yitzhak Rabin — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_d'Yitzhak_Rabin
 

et sur l'assassin, libre aujourd'hui :

Yigal Amir libéré de son isolement pénitentiaire après 17 ans ...

jssnews.com/.../yigal-amir-libere-de-son-isolement-penitentiaire-apres-17-ans/

Yigal Amir — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Yigal_Amir
 

29/11/2014

Quelques films à voir sur la colonisation en Palestine (suite)

quelques films à voir (si vous y arrivez) sur la colonisation en Palestine (suite):

Cisjordanie

Informations internationales sur “Cisjordanie” publiées par euronews.

26/11 10:30 CET

 

 


 
"La Palestine sera libre", c'est ce que scandait récemment en anglais Jana Tamimi, une Palestinienne de huit ans et d'autres manifestants à Nabi Saleh en Cisjordanie. Jana est très impliquée. Elle est une célébrité locale, connue pour les "reportages" qu'elle effectue sur son…

Quelques films à voir sur la colonisation en Palestine

26/10/2014

Palestine : les Palestiniens interdits dans les bus pour colons israéliens

29/09/2014

Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) et VEOLIA

lu sur Politis

Par Denis Sieffert - 29 septembre 2014

Victoire BDS au Koweït contre Veolia

La campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) engagée contre la politique israélienne de colonisation vient de remporter l’une de ses victoires les plus significatives.

La municipalité de Koweit City vient en effet d’exclure la compagnie française Veolia d’un gros contrat de gestion de déchets solides, à hauteur de 750 M$. Cela en citant explicitement l’appel de BDS. Basant sa décision sur la complicité de Veolia avec les projets israéliens qui violent le droit international, la municipalité a décidé aussi d’exclure Veolia de « tous les contrats futurs ».

Veolia a également été contraint de se retirer d’une offre pour un projet d’expansion de la station de traitement d’eaux usées « Um al-Haiman ». Le projet est évalué à près d’1,5 milliard de dollars.

Selon les responsables de BDS, Veolia avait déjà dû, auparavant, se retirer d’offres pour environ 24 milliards de dollars, principalement au Royaume Uni, en Suède, en Irlande et aux États-Unis.

La direction de la multinationale a reconnu que la campagne BDS avait un impact majeur et a annoncé récemment qu’elle souhaitait céder ses affaires israéliennes dans l’eau, les déchets et l’énergie, ayant déjà vendu ses participations dans les compagnies qui opèrent des lignes de bus dans les colonies israéliennes illégales.

Le collectif BDS indique que « la campagne contre Veolia continuera jusqu’à ce qu’il renonce à toute forme de participation aux violations israéliennes du droit international, y compris par son retrait du tramway de Jérusalem et de la décharge de Tovlan, deux projets d’infrastructure pour les colonies israéliennes illégales ».

29/08/2014

Palestine : les effets de la campagne BDS

lu sur Libération :

Les appels au boycott de produits israéliens ont-ils un effet ?

ENQUÊTE

Chaque jour en France et en Europe, les militants de la campagne BDS organisent des actions dont le résultat commence à se faire sentir.

 
Tintamarre sous les fenêtres de France 3 Lyon, actions ciblées dans les supermarchés, campagnes suractives sur les réseaux sociaux, la campagne BDS — Boycott, Désinvestissement, Sanctions —, fleurit tous azimuts. Son objectif ? Convaincre les citoyens de ne plus recourir aux marques et financements israéliens tant que l'Etat hébreu n'infléchira pas sa «politique coloniale». Depuis le début du conflit à Gaza, et malgré le cessez-le-feu illimité conclu mardi, l'ampleur des actions grandit à vue d'œil et ce, sur l'ensemble du territoire européen. Jeudi, c'est le festival du film de Bristol, en Angleterre, qui a renoncé à une partie de son financement par l'ambassade israélienne.

Il y a quelques jours, Libération a assisté à l'une de ces actions musclées mais pacifiques. Durant quelques minutes, cinq activistes ont pris possession des rayons d'un hypermarché de Seine-Saint-Denis pour expliquer aux clients pourquoi, selon eux, il ne faut plus acheter de produits israéliens. Une jeune femme se saisit d’un mégaphone et harangue, devant des vigiles plutôt placides : «Israël est un état colonial qui viole quotidiennement le droit international. Pourtant, Israël n’est pas au-dessus des lois. Tant que ce pays continuera, nous vous demandons de ne plus faire vivre ses entreprises. Nous ne désignons pas un peuple, pas une religion, mais une politique scandaleuse, inhumaine, et dommageable.» Massés autour, mi-curieux mi-amusés, les consommateurs écoutent attentivement. Les militants BDS se lancent alors dans l’énumération d’une longue liste de marques à délaisserde fruits et légumes, boissons...

«DÉMARCHE CONCRÈTE, CITOYENNE»

Dans les manifestations propalestiniennes qui ont animé l’été hexagonal, les leaders associatifs se pliaient au même exercice, donnant aux cortèges des petits airs de l’émission Téléshopping. Membre du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI), Youssef Boussoumah décèle un réel engouement pour la campagne BDS, notamment auprès des jeunes : «Le ressort semble définitivement cassé entre eux et la politique. Beaucoup annoncent qu’ils ne voteront plus en 2017. En revanche, ils sont séduits par les initiatives de boycott car il s’agit, à leurs yeux, de démarches concrètes, citoyennes et efficaces.»

Partie de la société civile palestinienne en 2004, la campagne BDS a depuis pris une ampleur internationale. Sa déclinaison française, qui a pris du poids en 2009 dans la queue de comète de l’opération militaire israélienne «Plomb durci», regroupe aujourd’hui une quarantaine d’associations et de partis politiques — dont le Parti de gauche, le NPA, la Confédération paysanne et les syndicats Solidaires et CNT. «Souvent les gens ne retiennent de notre action que le boycott des produits israéliens, note Jean-Pierre Bouché, dirigeant du collectif affilié Stop Apartheid à Toulouse. Or, nous incitons également les entreprises internationales à se retirer d’Israël, et les Etats à le sanctionner. Par ailleurs, le boycott a aussi une dimension académique et culturelle.»

L’initiative ne manque évidemment pas de susciter des critiques. Dans un communiqué publié en juin, le président de la chambre de commerce France-Israël, Henri Cukierman, soulignait que «la loi française interdit le boycott en raison de la race, de la religion ou de la nationalité.» Assurant que «10% des Palestiniens travaillent pour des employeurs israéliens», il assimilait l’action du BDS à une nouvelle «Nuit de cristal», en référence aux attaques de commerces juifs menées en novembre 1938 dans l’Allemagne nazie.

«UNIQUEMENT CONTRE DES INSTITUTIONS»

Familier de cette accusation, les animateurs de BDS la contestent avec vigueur. «Nous ne nous mobilisons jamais contre des individus ou une communauté, mais uniquement contre des institutions, explique Imen Habib, une coordinatrice du mouvement. Jean-Pierre Bouché complète : «Nous ne déconseillons à personne d’écouter de la musique israélienne ou de voir les films d’Amos Gitai. En revanche, nous désertons les événements culturels patronnés par l’ambassade ou les consultats d’Israël.»

Le boycott des produits de consommation courante, notamment alimentaires, demeure l’aspect le mieux connu et le plus facilement applicable de la mobilisation. Sur Internet, plusieurs sites, dont celui du BDS, dressent la liste des marques à éviter. Expliquent que le nombre 729, censé caractériser les code-barres israéliens, est en réalité peu fiable. Et dénoncent, photos à l’appui, les supposées tricheries de certains magasins : telle mangue serait ainsi présentée comme dominicaine, alors que son étiquette porte la mention «Pays d’origine Israël». Pour aider ses militants, BDS réfléchit à lancer une application numérique pour guider le consommateur pendant ses achats.

«LA SITUATION AFFECTE VRAIMENT NOS AFFAIRES»

Quel est vraiment l’impact de cette campagne ? Les groupes de grande distribution contactés par Libération n’ont pas souhaité commenter le phénomène. Tout au plus  Auchan confirme-t-il être «confronté à des opérations de boycott»«étudier les suites à donner au cas par cas», et respecter scrupuleusement les règles d’étiquetage. Même discrétion chez le groupe pharmaceutique israélien Teva : «Ils ne veulent pas mélanger le business et la politique», explique une source proche de l’entreprise.

D’autres sont pourtant plus prolixes. «D’habitude, les gens se battent pour vendre nos produits, raconte Yinon Osem, PDG de l’entreprise Edom Fruits, basée dans un kibboutz de la vallée du Jourdain. Là, il se passe quelque chose, en France notamment. Aucun supermarché ne nous a formellement dit qu’il est confronté à un boycott. Mais on se rend compte que, s’ils ont une alternative à nos produits, ils ont tendance à la privilégier.» Un phénomène que l’entrepreneur attribue à «l’influence de la communauté musulmane». Même constat du côté de BeFresh, un groupe exportateur de fruits et légumes : «La situation affecte vraiment nos affaires, reconnaît Oron Ziv, l’un de ses représentant en Europe. Nous recevons des annulations de commandes. Nos clients semblent faire profil bas et attendre que la tension retombe.»

Certes, le conflit à Gaza n’est pas seul en cause : le contexte économique, de bonnes récoltes fruitières en Europe, les sanctions contre la Russie contribuent eux aussi à cette situation. Mais tant les médias que le gouvernement israéliens reconnaissent l’existence d’un boycott, et redoutent ses conséquences. En mars, avant même le début des opérations militaires à Gaza, le ministre des Finances Yair Lapid estimait qu’un tel mouvement pourrait coûter 2,3 milliards d’euros et près de 10 000 emplois à l’économie israélienne. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a qualifié la perspective d’un boycott d’«immorale et injustifiée».

Pourtant, le mouvement semble bien s’être étendu ces derniers mois. D’autant que certaines initiatives sont d’une toute autre ampleur que celles de la campagne BDS. Plusieurs grandes entreprises européennes ont ainsi renoncé à des investissements en Israël, en raison de liens entre des sociétés locales et les colonies. A partir du 1er septembre, ces dernières cesseront par ailleurs d’exporter vers l’UE leurs volailles et produits laitiers, afin de se conformer à des directives européennes. Enfin, plusieurs pays européens, dont la France, déconseillent désormais officiellement d’investir dans les colonies israéliennes - considérées comme illégales au regard du droit international.

SUR LE MÊME SUJET

07/08/2014

Crimes de guerre en Palestine : pour un tribunal international

communiqué :

Un tribunal de Nuremberg pour les criminels ... - Petitions24.net

www.petitions24.net/un_tribunal_de_nuremberg_pour_les_criminels_ israeliens

Un tribunal de Nuremberg pour les criminels israéliens !

Nous, soussignés, sommes des gens ordinaires ; des travailleurs, ouvriers, employés, enseignants, artisans, avocats, médecins, artistes, entrepreneurs.

Nous ne laisserons pas venir le silence ni l’oubli sur les crimes commis en juillet 2014 par des responsables israéliens, ni ceux commis avant, ou après.

Nous voulons que tous les politiciens au pouvoir en Israël, et tous les responsables de l’armée israélienne, soient convoqués devant un tribunal international pour y être jugés et condamnés.

Jugés et condamnés pour avoir enfermé les Gazouis dans une enclave, les avoir soumis à un embargo inhumain et finalement les avoir agressé et massacré par centaines et par milliers avec des armes barbares. Jugés et condamnés pour avoir tué plus de mille cinq cent civils, hommes, vieillards, femmes et enfants et en avoir blessé plusieurs autres milliers, dont la majorité ne survivront pas aux atroces mutilations qui leur ont été infligées.

Nous voulons que les responsables politiques et militaires soient arrêtés et traînés devant un tribunal, mais pas seulement eux.

Nous voulons savoir qui a donné l’ordre de tirer des obus sur des enfants à la plage. Et qui a tiré. Qui a donné l’ordre de bombarder des écoles, des hôpitaux, et qui a bombardé. Qui a donné l’ordre de mitrailler des ambulances et qui a commis l’acte.

Qui a tué des civils désarmés tel jour, à tel endroit. Tous sont responsables lorsqu’ils commettent un crime, tous doivent être jugés, homme par homme, soldat par soldat.

Ce sont la des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, commis avec une intention génocidaire.

Il n’y a pas de prescription pour de tels crimes.

Aussi, nous, qui sommes des gens ordinaires, n’oublierons jamais et poursuivrons ces criminels jusqu’à ce que justice soit rendue.

Nous tenons pour responsable de l’exécution de ce devoir de justice nos propres gouvernements, qui peuvent prendre les dispositions nécessaires afin que les criminels soient livrés à la justice.

Nous soutenons la plainte déposée par les autorités palestiniennes auprès du tribunal Pénal International.

Boudine Jean-Pierre    Contacter l'auteur de la pétition

05/08/2014

Crimes de guerre : tout le monde en est conscient, peu le disent

lu sur le Point :

Une ONG accuse Israël de crime de guerre 
Selon HRW, "prévenir les civils" n'en fait pas des "cibles légitimes". Elle accuse Tsahal (mon commentaire : tsahal = armée de l'état hébreu, mais c'est plus anodin d'écrire "tsahal", encore une façon détournée d'édulcorer les crimes de cette armée !) d'avoir tué des Gazouis en pleine fuite. Lire

Source AFP

Human Rights Watch a accusé lundi l'armée israélienne d'avoir tué des civils alors qu'ils fuyaient les bombardements dans un secteur du sud de la bande de Gaza, ce qui constituerait un crime de guerre selon l'ONG basée à New York. Dans son rapport, HRW cite des Palestiniens ayant réussi à fuir fin juillet des bombardements sur la localité de Khouzaa, près de la ville de Khan Younès. "Les forces israéliennes à Khouzaa, secteur du sud de la bande de Gaza, ont ouvert le feu sur des civils et les ont tués, dans ce qui constitue une claire violation des lois de la guerre, lors de plusieurs incidents entre le 23 et le 25 juillet", affirme l'ONG.

Des civils comme cibles délibérées ?

Les "attaques délibérées sur les civils ne participant pas aux combats sont des crimes de guerre", ajoute HRW. Les civils ont fait face à de "graves dangers" à Khouzaa, où ils ont notamment subi des bombardements répétés, n'ont pas eu accès aux soins médicaux, et ont été la cible d'attaques de l'armée israélienne alors qu'ils tentaient de fuir vers Khan Younès, poursuit le rapport. Il souligne que si l'armée israélienne avait prévenu les habitants, les appelant à quitter Khouzaa avant le 21 juillet, "le fait que des civils n'aient pas obtempéré ne fait pas d'eux des cibles légitimes d'attaques".

Le fait d'avoir "prévenu les familles (...) ne fait pas d'elles des cibles justes seulement parce qu'elles n'ont pas pu le faire", souligne Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW. "Prendre (les civils) délibérément pour cible est un crime de guerre".

04/08/2014

Les informations sur Gaza

www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/04/l...

La correspondante de la Télévision publique espagnole (TVE) en Israël, Yolanda Alvarez, ne compte plus les commentaires de soutien sur son compte Twitter depuis ...

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1/8/14

TVE ordena regresar a su corresponsal en Gaza tras acusarla Israel de ser de Hamás

Yolanda Álvarez

Televisión Española ha ordenado el regreso de su enviada especial a Gaza tras las acusaciones de Israel, cuya embajada en España ha afirmado que Yolanda Álvarez actuaba como "correa de transmisión de los mensajes, cifras, imágenes y datos de Hamás".

La embajada de Israel en España afirmaba que "las crónicas dramatizadas de Yolanda Álvarez , empezando por el abuso de adjetivos y siguiendo por las muy cuidadas puestas en escena, resultado de un casting y selección de escenarios al dictado de los intereses de Hamás, son, sin más, el producto de una activista".

La dirección de TVE ha señalado que no saldrá en defensa de su corresponsal "porque no lo considera importante". El Consejo de Informativos reclama la vuelta a Gaza de Álvarez, "que salió de la Franja ayer cumpliendo órdenes de la dirección de la Corporación RTVE".

El consejo acusa a la embajada de "amordazar y coaccionar a una periodista independiente, de un medio público español", y considera que las acusaciones de Israel pueden "comprometer la seguridad personal" de la reportera. "El derecho a la libertad de expresión no puede amparar acusaciones que rayan el delito", añade el comunicado.

Comunicado íntegro de la embajada de Israel en España

"Hace ya casi un año que me incorporé como Portavoz a la Embajada de Israel en España. En este tiempo he seguido con detalle los medios de comunicación. En general, no me ha sorprendido el posicionamiento de cada uno de ellos en la cobertura de la actual crisis, excepto uno: Televisión Española.

Desde el inicio de la crisis, la corresponsal de TVE en Israel, Yolanda Álvarez, se estableció en Gaza, convirtiéndose desde el primer momento en correa de transmisión de los mensajes, cifras, imágenes y datos de Hamás. Las crónicas dramatizadas de Yolanda Álvarez, empezando por el abuso de adjetivos y siguiendo por las muy cuidadas puestas en escena, resultado de un casting y selección de escenarios al dictado de los intereses de Hamás, son, sin más, el producto de una activista. El activismo político no es, desde luego, periodismo, y transmitir propaganda no es informar. 

¿Alguien en su sano juicio puede creerse que, tras más de tres semanas en Gaza, no ha tenido oportunidad de hablar y tomar imágenes de los almacenes de armas de Hamás, del lanzamiento de cohetes desde zonas habitadas, del uso de civiles para proteger los edificios (viviendas, escuelas, hospitales, mezquitas) desde los cuales los terroristas lanzan cohetes y misiles? Lo intolerable no es que la Sra. Álvarez se dedique a la militancia y al activismo propagandístico, sino que un medio de comunicación público le dé cabida en sus informativos".

Hamutal Rogel
 

03/08/2014

Ce matin, aux informations à la radio, ...

Ce matin, aux informations à la radio, avez-vous remarqué, le temps consacré à la mort d'un seul soldat israélien ? N'êtes-vous pas choqué par le façon dont l'information est traitée par la plupart des médias en ce qui concerne Gaza et la Palestine ?

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à lire sur le Point :

Gaza : bain de sang à Rafah 
Au moins 107 Palestiniens ont été tués depuis vendredi lors d'attaques israéliennes qui ont suivi la disparition d'un soldat israélien. Lire

31/07/2014

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine

communiqué :

Ci-joint la 3ème conférence-débat de l'université d'été de l'AFPS à Tournon sur Rhône du 6 juillet 2014 d'Efraïm Davidi du parti communiste israélien :

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine
L'Université d'été de l'association France Palestine Solidarité (AFPS) du 4 au 7 juillet 2014 : conférence - débat de Efraïm Davidi, professeur à l'Université de Tel Aviv sur l'économie et la société israélienne. L'économie israélienne conserve une forte croissance grâce au marché des marchandises et à une main d’œuvre  des territoires occupés en 1967. Une politique néocoloniale renforcée par le protocole de Paris des Accords d'Oslo a succédé à la politique coloniale (1967 à 1994). Toute la société israélienne profite plus ou moins de la colonisation. Par ailleurs, il y a socialisation des coûts de l'occupation et privatisation des profits.
Film réalisé par Serge Tostain de l'AFPS (http;//www.france-palestine.org/). Juillet 2014 

Rappel des 2 premières conférences :
Les réfugiés palestiniens par J. Al-Husseini
Université d'été de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Jalal Al-Husseini, chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFOP) sur "La diaspora palestinienne, 20 ans après Oslo" le samedi 5 juillet 2014 au Lycée Marius Bouvier.
 
A. Elsakka, sociologue palestinien de l'Université Birzeit
Université d'été 2014 de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Abaher Elsakka, sociologue, enseignant à l'Université de Birzeit (Palestine) et chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFPO) sur "La société palestinienne : partis et société civile" le samedi 5 juillet 2014

23/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom (suite)

lu sur le Temps (Suisse) :

EDITORIAL 
Rituel macabre à Gaza 

PROCHE-ORIENT Mercredi 23 juillet 2014

A chaque fin de cycle, on se prend à espérer que le cessez-le-feu qui succédera à l’opération meurtrière israélienne pourra déboucher sur un accord plus large et, surtout, plus juste.

Il y a, dans le massacre qui se déroule actuellement à Gaza, un élément manquant par rapport aux autres hostilités qui ensanglantent la région en ce moment même: ce sont les cohortes de réfugiés, ces milliers de visages hagards qui disent la tragédie qu’ils viennent de vivre, mais où se mêle, aussi, le soulagement d’en avoir réchappé. Rien de tel ici, évidemment, aucun soulagement à attendre. Qu’une population soit ainsi exposée, jour et nuit, aux bombardements de ceux-là même qui l’emprisonnent, sans même pouvoir rêver d’une fuite, n’est pas le seul aspect révulsant de cette nouvelle opération militaire israélienne. Mais c’est peut-être l’un des plus indignes.

Il y en a d’autres, pourtant, comme celui de prétendre «répondre» aux roquettes du Hamas par un déluge de feu qui tue des centaines d’innocents et qui réduit des dizaines d’enfants en charpie. Le comportement des extrémistes du Hamas, qui se terrent parmi les civils et transforment leurs propres compatriotes en boucliers humains, est amoral et contraire au droit ? Cela ne rendra jamais plus respectable une réplique qui consiste à pilonner, avec des chars d’assaut et des avions de chasse, une frange de Gaza plus densément peuplée qu’une mégapole.

Tout le monde a fini par le comprendre désormais: ici, le vieil adage de Clausewitz s’applique d’une manière un peu différente. La guerre, en Palestine, c’est la continuation de la colonisation par d’autres moyens. Pour la troisième fois en une décennie, le carnage sert avant tout à rappeler aux Palestiniens de Gaza qu’ils n’ont rien à espérer. La terre, la mer, l’espace aérien leur étaient déjà interdits autour de leur bagne. Et ils ont eu l’outrecuidance de creuser des tunnels…

La réelle obscénité vient pourtant d’ailleurs. C’est la distance qui sépare les déclarations d’un John Kerry lorsque les micros sont allumés ou lorsqu’ils sont éteints. C’est la grossièreté qui consiste à exiger des Palestiniens qu’ils «reviennent» à la table des négociations tandis que cette porte reste verrouillée à double tour et que Mahmoud Abbas, le président palestinien, n’a rien obtenu d’autre, en dix ans, que le titre de pantin-en-chef des Israéliens, sur fond de poursuite accélérée de la colonisation.

A chaque fin de cycle de ce très macabre rituel répétitif, on se prend à espérer que le cessez-le-feu qui succédera à l’opération meurtrière israélienne pourra déboucher sur un accord plus large et, surtout, plus juste. Mais à chaque fois, la déception est à la mesure des attentes. Comme si le pire restait toujours à venir.

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

17/12/2013

Israël et sa collaboration avec l'Apartheid afrikaner : on n'oublie pas

lu sur :

www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/12/10/nelson...

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 10.12.2013 à 21h06 • Mis à jour le 10.12.2013 à 21h07 |Par Benjamin Barthe

Lors de sa venue en Terre sainte, en 1999, Nelson Mandela avait-il été initié aux subtilités de la chutzpah, ce mélange d'impudence et d'assurance qui a rang de vertu nationale, ou presque, en Israël ? Si oui, on peut penser sans trop de risque de se tromper que le mot lui est venu à l'esprit depuis le Panthéon des libérateurs, où il repose maintenant, en entendant les responsables israéliens faire son éloge.

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UNE ALLIANCE MILITAIRE SECRÈTE AVEC LE RÉGIME D'APARTHEID

Car les mots du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui a salué un « combattant de la liberté, opposé à la violence », comme ceux du président Shimon Pérès, qui a applaudi sa contribution à « la guerre contre les discriminations et le racisme », procèdent d'une réécriture de l'Histoire pour le moins audacieuse. Un coup de pub destiné à faire oublier l'alliance militaire secrète que l'Etat juif noua avec le régime ségrégationniste de Pretoria durant les années 1970 et 1980 et que ses dirigeants, depuis, n'ont jamais admise et encore moins désavouée. Ce pacte scellé sous les auspices de Shimon Pérès, alors ministre de la défense, au nom de la lutte contre le « terrorisme », incarné alors par l'ANC de Nelson Mandela et l'OLP de Yasser Arafat, aboutit notamment à cette scène sidérante : la venue en 1976, à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah de Jérusalem, d'un suprémaciste blanc et sympathisant nazi notoire, en la personne de Balthazar Johannes Vorster, le premier ministre sud-africain de l'époque.

Confronté à la résurgence de cet embarrassant passé, longuement évoqué par la presse israélienne, Benyamin Nétanyahou a sûrement jugé plus judicieux de faire profil bas. Prétextant des frais de déplacement trop élevés, il a renoncé à participer à la cérémonie d'hommage organisée, mardi 10 décembre, dans le stade de Soweto. Bonne idée.

D'AUTRES EXPÉRIENCES INCONGRUES

Sur place, les vétérans de l'ANC auraient pu lui rappeler que « Madiba » n'a jamais été un héraut de la non-violence, contrairement à ce que M. Nétanyahou laissait entendre dans sa déclaration, calibrée pour gêner ses adversaires palestiniens. Bien que le mouvement antiapartheid n'ait pas sombré dans le terrorisme aveugle, M. Mandela n'a jamais accepté de renoncer à l'option de la violence, même en échange de sa libération. « C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé, qui détermine la forme de la lutte, écrivait-il dans ses Mémoires. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'a pas d'autre choix que de répondre par la violence. »

En Afrique du Sud, M. Nétanyahou aurait pu faire d'autres expériences incongrues. Comme rencontrer Ahmed Kathrada, 82 ans, un ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, qui a pris la tête d'une campagne internationale pour la libération de Marouane Barghouti. Condamné à la prison à vie pour son implication supposée dans le meurtre de cinq Israéliens, ce haut dirigeant du Fatah, partisan déçu du processus de paix, est considéré dans les territoires occupés comme le Mandela palestinien.

Mais le plus déplaisant pour le premier ministre israélien aurait été de croiser Ismaïl Coovadia, l'ancien ambassadeur d'Afrique du Sud en Israël. En juin, quelques mois après avoir quitté son poste, ce diplomate avait estimé que le comportement d'Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza s'apparentait à une « réplique de l'apartheid ». Un accès de chutzpah, assurément.

13/12/2013

Palestine : fin (temporaraire ?) du projet controversé prévoyant le déplacement de 30.000 à 40.000 Bédouins du désert du Néguev

lu sur :

www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/12/12/97001-20131212...

Le gouvernement israélien va retirer un projet controversé prévoyant le déplacement de 30.000 à 40.000 Bédouins (*) du désert du Néguev, a annoncé aujourd'hui l'ex-ministre Benny Begin, un des auteurs de ce plan baptisé "Begin-Prawer".

Begin a indiqué au cours d'une conférence de presse à Tel-Aviv avoir suggéré au chef du gouvernement Benjamin Netanyahu de "mettre fin au débat sur la loi". "Le Premier ministre a accepté cette proposition", a-t-il ajouté, après que des dissensions sont apparues au sein de la majorité de droite sur ce texte, approuvé par le gouvernement en janvier puis en première lecture par le Parlement en juin, qui devait encore passer deux lectures pour devenir loi.

La Knesset (Parlement) était également très divisée, certains députés de droite considérant que les compensations financières et foncières proposées aux Bédouins en échange de leur éviction étaient trop généreuses tandis que leurs collègues de gauche qualifiaient le projet de raciste et d'usurpation de terres bédouines. Même Benny Begin, ministre dans le précédent gouvernement Netanyahu, avait reconnu qu'il n'y avait pas de majorité en faveur de son plan au sein de la coalition gouvernementale qui va du centre-droit à l'extrême droite. Ainsi une représentante du Foyer juif, parti nationaliste religieux situé à la droite de la droite, a salué la décision de retirer le plan "Begin-Prawer", à ses yeux un projet de loi "mauvais et injuste".

La question bédouine a brusquement ressurgi lors de violentes manifestations le 30 novembre en Israël et dans les Territoires palestiniens contre le plan. Il prévoyait la démolition d'environ 40 localités bédouines, l'évacuation de 30.000 à 40.000 Bédouins (en échange d'indemnités) et la confiscation de plus de 70.000 hectares. Environ 260.000 Bédouins vivent en Israël, la plupart dans le Néguev.

21/11/2013

Iran : Obama n'a pas les même affinités que Fabius

Le nucléaire iranien obstacle à la Paix au Moyen Orient ou le nucléaire israélien et sa politique d'apartheid en Palestine ? Qui faut-il sanctionner ?

Voir :

Apartheid - Wikipédia

Apartheid in South Africa - Wikipedia, the free encyclopedia

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/iran-nucleaire-obama-appelle-le-congres-a-donner-une-chance-a-teheran-14-11-2013-1757266_24.php

Iran/nucléaire: Obama appelle le Congrès à donner une chance à l'Iran

 - Publié le 14/11/2013 à 21:11

Le président Barack Obama a appelé jeudi à le Congrès américain à donner une chance à l'Iran de démontrer son sérieux dans le dossier nucléaire et à s'abstenir de voter de nouvelles sanctions dans l'immédiat.

Les négociations entre Téhéran et les puissances du groupe P5+1 sur le programme atomique de la république islamique n'ont pas abouti le 9 novembre à Genève, ville où elles doivent reprendre le 20 novembre.

Des élus américains des deux bords ont jugé que l'Iran n'avait pas fait preuve de sérieux, et appelé à renforcer les sanctions qui étouffent déjà l'économie du pays. Le secrétaire d'Etat John Kerryles avait déjà appelés à "calmer" le jeu mercredi.

Jeudi, M. Obama est à son tour monté au créneau. "Ce que j'ai dit aux membres du Congrès, c'est que si nous voulions vraiment régler cela diplomatiquement, il n'y avait pas de raison d'ajouter de nouvelles sanctions à celles existantes", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.

Ces sanctions "sont déjà très efficaces et ont conduit les Iraniens à négocier", a-t-il remarqué.

Continuant à dire que "toutes les options restaient sur la table" pour s'assurer que l'Iran ne développe pas d'arme nucléaire, le président a toutefois semblé manifester sa méfiance vis-à-vis d'une opération militaire.

"Peu importe les qualités de notre armée, l'option militaire est toujours complexe et difficile, a toujours des conséquences imprévisibles", a-t-il prévenu. Il a aussi estimé qu'une guerre avec les Iraniens ne "nous assurerait pas qu'ils ne redoubleraient pas d'efforts ensuite pour obtenir des armes nucléaires à l'avenir".

Cherchant à convaincre des élus sceptiques, le dirigeant américain assuré qu'un accord tel qu'il s'est dessiné à Genève permettrait de retarder de "plusieurs mois" le programme nucléaire iranien, soupçonné par les Etats-Unis et leurs alliés d'avoir des visées militaires, ce que Téhéran dément.

L'AIEA note une pause

"Mais nous laisserions en place le coeur de ces sanctions, celles qui sont les plus efficaces et ont le plus d'impact sur l'économie iranienne, celles en particulier visant le secteur pétrolier, et celles visant le secteur bancaire et financier", a-t-il poursuivi.

"Cela nous offre la possibilité de voir à quel point ils sont sérieux et cela nous donne la garantie que si dans six mois ils s'avèrent qu'ils ne le sont pas, nous pouvons remettre en place immédiatement ces autres sanctions", a expliqué M. Obama.

"En fin de compte, on ne perd rien s'ils ne veulent pas apporter à la communauté internationale les preuves nécessaires", a-t-il conclu.

Plus tôt jeudi, M. Kerry a révélé que les Etats-Unis envisageaient de débloquer une "minuscule" part des 45 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés dans des banques à travers le monde, afin d'espérer sceller un accord nucléaire avec Téhéran.

"Le coeur du régime des sanctions n'est pas vraiment atteint", a assuré M. Kerry dans un entretien à la télévision MSNBC, affirmant que "95% ou plus des sanctions actuelles resteront en place".

Mardi, la Maison Blanche avait solennellement mis en garde le Congrès, en affirmant qu'en cas de nouvelles sanctions, les Etats-Unis prendraient le risque d'être engagés dans un conflit militaire avec l'Iran.

Les plaidoyers de MM. Obama et Kerry pourraient être renforcés par un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique.Celle-ci a affirmé jeudi que l'Iran avait fait une pause dans l'expansion de sa production et de ses sites nucléaires ces trois derniers mois, a priori un "choix" délibéré des autorités de Téhéran, selon un haut responsable familier des activités de l'AIEA.

Mark Fitzpatrick, du groupe de réflexion "International Institute for Strategic Studies", a remarqué que "c'est la première fois qu'un rapport trimestriel de l'AIEA ne montre pas une augmentation de la capacité d'enrichissement" nucléaire en Iran.

Pour cet expert, trois mois après l'arrivée du modéré Hassan Rohani à la présidence iranienne, "il s'agit clairement d'une mesure destinée à renforcer la confiance, qui répond à la retenue des Etats-Unis sur de nouvelles sanctions pour l'instant", et "démontre qu'il est possible de parvenir à un accord diplomatique pour geler les capacités" nucléaires du pays.

17/11/2013

Palestine : la vie à Gaza pendant la visite de Hollande

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/11/16/l-etranglement-economique-de-gaza_3514975_3210.html

LE MONDE | 16.11.2013 à 10h52 • Mis à jour le 16.11.2013 à 16h27 |Laurent Zecchini (Rafah, frontière égyptienne, envoyé spécial )

Il arrive à Sobhi Redwan, maire de Rafah, de se contredire : par exemple lorsqu'il affirme que « 100% des 1 000 tunnels » de contrebande qui passaient sous la frontière égyptienne ont été « détruits au bulldozer ou inondés, y compris par les eaux des égouts », par l'armée égyptienne. Pourtant, quand on lui pose la question du ravitaillement militaire du Hamas par ses tunnels stratégiques, il affirme qu'il est« légitime de faire entrer des armes, pour résister à l'occupant israélien ».

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A en croire Zoher Al-Kotati, qui tient boutique rue Al-Bahar, la très industrieuse « rue de la mer », principale artère de cette ville frontalière de 120 000 habitants, ce n'est pas la seule entorse à la vérité. La seule marchandise qui arrive encore d'Egypte, explique-t-il, ce sont les cigarettes, « parce que le Hamas prélève 1 shekel [21 centimes d'euro] de taxe sur chaque paquet de 7 shekels ». Pour le reste, à l'exception des armes et, semble-t-il, de l'essence réservée au Mouvement de la résistance islamique, plus rien n'entre. Du moins par les tunnels, lesquels acheminaient plus de 60% des marchandises disponibles dans la bande de Gaza (par ailleurs toujours sous blocus israélien), à commencer par les matériaux de construction, dont les prix ont grimpé de 40%. Résultat : la plupart des chantiers privés sont arrêtés, en particulier ceux qui bénéficiaient d'un financement du Qatar.

Zoher Al-Kotati montre ses étalages, et désigne des barres de chocolat et des bouteilles de Coca-Cola « Tout cela vient encore d'Egypte, mais cela arrive désormais par Kerem Shalom avec comme conséquence une augmentation des prix de 50%. » Comme la plupart des commerçants de la bande de Gaza, il estime que ses revenus ont été diminués d'au moins 30%, notamment en raison de la hausse du coût de l'énergie. Sur une étagère trône le fameux « UPS 1 000 watts », ce chargeur de batterie qui détrône de plus en plus les générateurs alimentés à l'essence ou au fioul, deux carburants de plus en plus introuvables.

Mais charger un « UPS » n'est pas si simple, alors que les 1,7 million de Gazaouis ne disposent plus que de 6 heures d'électricité par jour, depuis que la seule centrale électrique qui alimente l'enclave palestinienne s'est arrêtée defonctionner, le 1er novembre. La filière égyptienne, qui acheminait jusqu'à 400 000 litres de fioul par jour, s'est interrompue avec la destruction des tunnels de contrebande. La centrale fournissait 65 mégawatts à la bande de Gaza, qui achète par ailleurs 120 mégawatts à Israël et 27 mégawatts à l'Egypte. En tout, quelque 210 mégawatts, pour des besoins estimés à environ 340 mégawatts, voire 400 mégawatts pendant les mois d'hiver… Ce qui signifie que le territoire palestinien souffre d'un manque chronique d'électricité.

Les conséquences pour les hôpitaux, les morgues, la conservation des produits frais, l'enlèvement des ordures, le pompage de l'eau douce et des eaux usées, mais aussi pour l'éducation, bref pour la vie quotidienne des Gazaouis, deviennent chaque jour plus drastiques. A l'origine de cette crise énergétique, il y a également une cause politique : l'Autorité palestinienne, confrontée elle aussi à des difficultés financières chroniques, a réimposé une taxe sur chaque litre de fioul vendu au gouvernement du Hamas, soit une hausse de 4,2 shekels à 5,7 shekels le litre. Réponse du premier ministre, Ismaël Haniyeh : nous n'avons plus les moyens depayer une telle facture.

EMPLOYÉS NON PAYÉS

Omar Shaban, qui dirige, à Gaza, le centre d'études politiques Pal-Think, estime que le commerce des tunnels représentait, par les taxes prélevées sur toutes les marchandises, 50% du budget du Hamas. Le maire de Rafah, qui est un fonctionnaire nommé par le Hamas, évalue à quelque 30 000 le nombre des tunneliers privés d'emploi, et assure que « 65% de la population de Gaza était, d'une manière ou d'une autre, concernée par le commerce des tunnels ». Les 360 employés municipaux n'ont pas été payés depuis quinze jours, un sort presque enviable par rapport à celui des fonctionnaires du gouvernement, lesquels n'ont pas touché de salaire depuis deux mois.

Sobhi Redwan indique que 3% seulement des habitants de Rafah ont payé leurs factures d'eau et d'électricité en octobre, contre 25% il y a quelques mois. L'autre préoccupation du maire de Rafah, c'est la fermeture du checkpoint à la frontière égyptienne : lorsqu'il est ouvert, c'est pour laisser sortir entre 150 et 300 voyageurs par jour. M. Redwan se plaint de la brutalité croissante des gardes frontières égyptiens envers les Gazaouis et du développement de cet autre « commerce frontalier » : il en coûte 1 000 dollars (743 euros) de bakchich pourconvaincre les soldats égyptiens de fermer les yeux sur l'absence de document officiel pour quitter Gaza.

Lire aussi :

Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies - Wikipédia

Israël et Palestine

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19/09/2013

Palestine : 20 ans après les accords d'Oslo, rien ...

Accords d'Oslo - Wikipédia

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/18/oslo-ou-le-reve-fracasse_3479608_3218.html

Oslo ou le rêve fracassé

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 18.09.2013 à 10h24 • Mis à jour le 19.09.2013 à 11h03 |Propos recueillis par Laurent Zecchini

Il y a vingt ans, le 13 septembre 1993, naissait un formidable espoir au Proche-Orient. La signature, à Washington, de la "Déclaration de principes" par Itzhak Rabin, premier ministre d'Israël, et Yasser Arafat, président du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), leur poignée de main historique encouragée par le président américain Bill Clinton, instauraient un changement fondamental dans la région: pour la première fois, Israéliens et Palestiniens se reconnaissaient mutuellement, convenaient de chercher ensemble les moyens de parvenir à une paix durable.

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Les premiers acceptaient de reconnaître l'OLP comme seul représentant du peuple palestinien, laquelle a donné naissance à l'Autorité palestinienne, que dirige aujourd'hui le président Mahmoud Abbas. Les Palestiniens reconnaissaient de leur côté le droit à l'existence d'Israël, qui s'engageait à retirer son armée de certaines parties des territoires palestiniens. Cet héritage d'Oslo perdure : c'est grâce à lui qu'Israéliens et Palestiniens restent liés par des arrangements économiques, ainsi que par des instances de concertation et de coordination en matière sécuritaire, sans lesquelles la stabilité relative qui prévaut en Cisjordanie aurait volé en éclats.

C'est donc parce que les accords d'Oslo demeurent une illusion tenace qu'Israéliens et Palestiniens ont pu reprendre cahin-caha, fin juillet, les négociations qui avaient été interrompues il y a trois ans. Cela signifie qu'une large majorité d'entre eux demeurent convaincus que le principe de deux Etats est la seule option acceptable pour parvenir à la paix, même si les partisans d'un Etat binational, parce qu'ils tirent les conclusions de la croissance ininterrompue de la colonisation en Cisjordanie, font, depuis quelque temps, un nombre croissant d'émules dans l'un et l'autre camp.

VERS UNE DEUXIÈME MORT ?

Oslo a-t-il constitué un point de non-retour qui lie inexorablement les deux parties à un "processus" de paix, fût-il erratique ? Ce n'est plus aussi sûr. Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, a menacé d'abroger les accords d'Oslo sur l'autonomie palestinienne, en juillet 2011, pour répliquer à la démarche de M. Abbas visant à obtenir l'adhésion de l'Autorité palestinienne aux Nations unies, et ce dernier a lui aussi évoqué l'annulation de ce cadre juridique, en septembre 2012, pour protester contre l'étranglement économique de son gouvernement par Israël. L'utilité d'Oslo se vérifie donc aussi en creux, puisque son abrogation éventuelle est agitée comme une menace.

Si d'aventure les négociations israélo-palestiniennes en cours devaient aboutir à une nouvelle impasse, le scénario d'une autodissolution de l'Autorité palestinienne, qui remettrait ainsi les clés de la gestion administrative de la Cisjordanie à Israël, serait d'actualité. Ce serait alors la deuxième mort d'Oslo. Car les vingt années qui se sont écoulées depuis l'euphorie qui avait accompagné le processus de négociations secrètes qui a eu lieu dans la capitale norvégienne ont surtout été fécondes de frustrations et d'occasions gâchées.

Si l'assassinat d'Itzhak Rabin le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif a été un facteur déterminant pour expliquer le déraillement du processus, plusieurs causes peuvent être avancées. L'Israélien Yossi Beilin, qui en fut l'un des principaux architectes, estime que le défaut congénital d'Oslo est de n'avoir prévu qu'un accord intérimaire, alors qu'il existait une volonté suffisante, dans les deux camps, pour négocier un statut permanent s'agissant des principaux différends (les frontières, les réfugiés, Jérusalem, etc.).

Oslo prévoyait que des négociations sur le "statut final" s'engageraient dans un délai de cinq ans, ce qui n'a jamais eu lieu. Pour aboutir à quoi? Si la perspective de la création d'un Etat palestinien était claire pour les Palestiniens, elle n'allait pas de soi pour les Israéliens. La période de grâce aura duré moins de deux ans. Succédant à Rabin en 1996, Benyamin Nétanyahou avait pour priorité de détricoter les accords d'Oslo, définitivement enterrés avec le début de la seconde Intifada, en 2000.

ABSENCE TOTALE DE CONFIANCE

Bien qu'Israéliens et Palestiniens aient repris aujourd'hui des pourparlers, la persistance du cadre juridique d'Oslo est un avantage pernicieux, dans la mesure où il n'incite pas les deux parties à prendre des risques politiques pour la paix. A quoi bon bouleverser un statu quo avec lequel, bon an mal an, chacune des deux communautés peut vivre ? A condition bien sûr d'ignorer une évolution mortifère pour la solution de deux Etats: outre qu'Israël exerce un contrôle total sur 61 % de la Cisjordanie (la zone C), le nombre des colons israéliens a plus que doublé en vingt ans, passant de 262 500 en 1993 à 520 000 aujourd'hui, dont 200 000 à Jérusalem-Est.

Depuis la reprise des pourparlers, l'Etat juif a annoncé la construction de plus de 3 600 nouveaux logements dans des colonies. Tout comme les Américains, les Palestiniens ont de facto accepté la poursuite de la colonisation. Mais ils ne veulent pas retomber dans les errements d'Oslo. Nabil Chaath, vieux routier du processus de paix et membre important du Fatah, le principal parti de l'Autorité palestinienne, fixe ces lignes rouges : "Il doit y avoir une implication internationale, avec une détermination à vérifier les étapes agréées par les deux parties, sans impunité pour Israël et avec un arbitrage contraignant. Enfin, il n'est plus question d'accord intérimaire et aucun sujet ne doit être renvoyé à une négociation ultérieure." Comme ce fut le cas après la mort de Rabin, la seule chose qu'Israéliens et Palestiniens partagent est une absence totale de confiance quant aux intentions de l'autre partie. Les Palestiniens rappellent que la conversion de M. Nétanyahou en faveur du principe de deux Etats est de fraîche date (son discours de l'université Bar-Ilan, en juin 2009) et qu'elle n'a jamais été inscrite dans la charte et le programme électoral de son parti, le Likoud. Les sondages montrent qu'Israéliens et Palestiniens soutiennent la solution de deux Etats, mais n'y croient pas.

Vingt ans après Oslo, le processus de paix est devenu pour l'Autorité palestinienne une raison d'être, un pourvoyeur d'emplois et d'aide étrangère, laquelle génère une relative prospérité économique. Les Israéliens ont compris qu'ils échappaient en partie à la stigmatisation internationale en restant dans la négociation, et les Américains s'efforcent de redorer leur image ternie de médiateurs en évitant de critiquer trop fort la colonisation. Chacun joue sa partition, indéfiniment, et la paix est un objectif qui n'a jamais paru aussi éloigné.

21/06/2013

Racisme religieux dans l'État d'Israël

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/20/le-mouvement-israelien-prix-a-payer-distille-sa-haine-des-minorites_3433298_3210.html

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Le mouvement israélien Prix à payer distille sa haine des minorités

LE MONDE | 20.06.2013 à 11h12

Jérusalem, correspondance. 

Devant la façade souillée de sa maison, dans le village arabe-israélien d'Abu Gosh, à l'ouest de Jérusalem, Ibrahim Hatem reste incrédule : "C'est incompréhensible. Je suis Israélien. J'aime ce pays. Dans la rue, mes voisins sont juifs." Mardi 18 juin, Ibrahim Hatem constatait, stupéfait, les derniers effets de l'épidémie de vandalisme, attribuée au mouvement du Prix àpayer et qui n'en finit pas de s'étendre. A Abu Gosh, une trentaine de voitures ont été vandalisées dans la nuit. Des tags à la peinture noire crachent la haine sur les murs : "Arabes dehors""Racisme ou assimilation".

Abu Gosh est, pourtant, la localité arabe la plus dévouée à Israël. Il est l'unique village palestinien à avoir choisi le camp israélien en 1948. "Si les auteurscomptent faire exploser le pays, ils ne pouvaient choisir meilleur endroit", s'inquiète Ibrahim Hatem.

L'attaque, contre ce symbole de la coexistence israélo-arabe, met le gouvernement israélien dans une position de plus en plus inconfortable. Le 16 juin, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a refusé de qualifier de "terroristes" les auteurs de ce vandalisme à caractère racial. Il a opposé un non catégorique au projet de la ministre de la justice, Tzipi Livni, de sanctionner les exactions comme des "actes de terreur".

PNEUS CREVÉS ET VOITURES INCENDIÉES

Depuis un mois, les attaques se multiplient en Israël et en Cisjordanie. Elles sont attribuées à des extrémistes juifs liés au mouvement des Jeunes des collines, la seconde génération de colons, partisans du Grand Israël (de la Méditerranée jusqu'au Jourdain). Le modus operandi se répète : pneus crevés, voitures incendiées, graffitis "Prix à payer", lesquels mentionnent souvent le nom d'Eviatar Borovsky, un colon d'Yitzhak poignardé par un Palestinien, le 30 avril, au sud de Naplouse en Cisjordanie.

Si les actes de vengeance entre Palestiniens et colons de Cisjordanie ne datent pas d'hier, l'expression "prix à payer" a fait son apparition en 2008. Le principe : répondre oeil pour oeil à toute action jugée hostile à la colonisation. Les attaques répondent à celles supposées commises par des Palestiniens, et aussi au démantèlement par l'armée israélienne d'avant-postes illégaux de colonisation.

Le concept a été religieusement théorisé, en 2009, dans l'ouvrage La Torah du Roi, écrit par des rabbins extrémistes, et qui tend à justifier, dans la loi juive, le meurtre de non-Juifs en temps de guerre. Coïncidence ? A la suite de la publication de ce livre incendiaire, le nombre des attaques à l'encontre des Palestiniens a fait un bond de 144 % entre 2009 et 2011.

En marge des agressions, c'est surtout la propagation du concept du Prix à payer, qui frappe : "Il dépasse aujourd'hui largement le cadre initial de la Cisjordanie et la question même de la colonisation. Il est devenu le mode d'expression de la haine antiminorités", explique Barak Weiss, coordinateur du collectif Tag Me'ir, qui lutte contre ce phénomène en pleine expansion, y compris à l'intérieur des frontières d'Israël. Selon lui, depuis septembre 2011, 25 attaques "labélisées" Prix à payerse sont produites à l'intérieur de la Ligne verte, en particulier dans les localités arabes-israéliennes.

Depuis le début de l'année 2012, elles visent de plus en plus les lieux de culte, y compris chrétiens. Le 31 mai 2013, les murs de l'abbaye bénédictine de la Dormition, construite sur le Mont Sion à Jérusalem, ont été recouverts de tags haineux "Les Chrétiens sont des singes". Le 13 juin, des sépultures ont été vandalisées dans le cimetière chrétien orthodoxe du quartier historique de Jaffa, à Tel-Aviv.

Une évolution qui inquiète les autorités chrétiennes : "Les actes antichrétiens ont toujours existé. Ce qui est nouveau, c'est qu'ils s'inscrivent désormais dans une contestation politique. Il n'y a pourtant aucun rapport entre la colonisation en Cisjordanie et les églises", se désole le père David Neuhaus, vicaire patriarcal à Jérusalem.

ATTAQUES RÉFLÉCHIES ET PLANIFIÉES

On assiste, d'autre part, à un glissement dans les critères du passage à l'acte. Après les actions de vengeance impulsives des débuts, il s'agit aujourd'hui d'une vague d'attaques réfléchies et planifiées. "Aucun événement immédiat ne porte atteinte aux colonies de Cisjordanie", note Barak Weiss. Cette évolution n'a d'ailleurs pas échappé à Benyamin Nétanyahou. Le 2 juin, il dénonçait des "actes de hooliganisme contre les Palestiniens, sans aucune provocation ou justification".

Au-delà de ces protestations officielles, l'Etat israélien est loin d'avoir fait la preuve de son efficacité pour enrayer le phénomène. Dénoncée pour son immobilisme, lapolice israélienne tente de prouver sa bonne foi par des chiffres. En dix-huit mois, elle aurait ainsi ouvert 788 enquêtes, procédé à 276 arrestations débouchant sur 154 inculpations.

Des données qui laissent sceptiques les ONG israéliennes. Selon B'Tselem, les inculpations de ces dernières années se limiteraient, tout au plus, à une dizaine de cas. Et à ce jour, aucune d'entre elles n'a débouché sur un procès et une condamnation. – (Intérim.)

25/05/2013

La Palestine, la Bible, les USA roulés dans la farine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/25/en-israel-john-kerry-echoue-a-obtenir-des-concessions-sur-la-colonisation_3417378_3218.html

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En Israël, John Kerry échoue à obtenir des concessions sur la colonisation

LE MONDE | 25.05.2013 à 10h10 • Mis à jour le 25.05.2013 à 10h10

Par Laurent Zecchini

Givat Assaf (Cisjordanie), envoyé spécial.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, est passé à quelques dizaines de mètres de l'entrée en se rendant, jeudi 23 mai, à Ramallah, pour rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il faut espérer que sa voiture a ralenti et que l'un des diplomates l'accompagnant lui a désigné la grille de l'"avant-poste" (colonie sauvage) de Givat Assaf, parce que c'est précisément cette implantation, avec celles de Mitzpeh Lachish, Maaleh Rehavam et Givat Haroeh, qui a déclenché ce qu'en langage diplomatique on qualifie de "protestation" auprès du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

Le gouvernement israélien a annoncé son intention de légaliser ces quatre colonies le 14 mai. Très vite, le département d'Etat a fait savoir qu'une telle décision nuisait aux efforts de M. Kerry pour tenter de réamorcer des négociations israélo-palestiniennes, et qu'elle était "contraire aux engagements et obligations d'Israël".

L'irritation de Washington est compréhensible : lors de la visite du président Barack Obama, fin mars, les deux parties s'étaient engagées à faire preuve de retenue. En clair : pas de relance de la colonisation pour les Israéliens, et pas d'initiative de M. Abbas pour demander l'adhésion de la Palestine aux agences des Nations unies.

La légalisation de Givat Assaf n'est pas la seule manifestation de la "retenue" israélienne : une semaine avant, le ministre de la défense, Mosché Yaalon, avait approuvé la construction de 296 logements dans la colonie de Beit El. Pour se rendre à Ramallah, le convoi de John Kerry a emprunté la route 60, qui remonte vers le nord de la Cisjordanie, avant de tourner à gauche, vers Ramallah. C'est à cette intersection qu'est située la colonie de Givat Assaf, à flanc de coteau rocailleux.

"JOUR DE JOIE"

Le secrétaire d'Etat ne s'étant pas arrêté, il n'a pas rencontré Benny Gal, le porte-parole de cette communauté juive de 25 familles qui vivent chacune dans un baraquement rustique. Le 14 mai a été "un jour de joie, non seulement pour Givat Assaf, mais pour tous les Israéliens", témoigne Benny Gal, 32 ans, qui affiche un large sourire et des certitudes bien ancrées : "Nous sommes là parce que cette région historique est directement connectée à la Bible ; c'est un endroit qui a été habité par les juifs depuis des milliers d'années."

Givat Assaf a été établie en mai 2001, en mémoire d'Assaf Hershkovitz, colon de la colonie voisine d'Ofra, tué au début de la seconde Intifada. De 2004 à 2011, les gouvernements israéliens successifs ont ordonné le démantèlement des colonies sauvages, dont Givat Assaf, tout en accordant des délais à répétition pour la destruction des structures existantes. Les Palestiniens assurent que l'implantation a été établie sur des terres appartenant aux habitants des villages voisins de Beitin et Bourqa, ce que le gouvernement israélien a partiellement reconnu. Jusqu'à cette décision du 14 mai.

Benny Gal est affirmatif : "Pendant douze ans, aucun Palestinien n'a revendiqué la propriété de cette terre, impropre à la culture. Des photos aériennes le prouvent : personne n'habitait là. " Givat Assaf, qui est protégée par un poste militaire installé sur le haut de la colline, dispose d'une yeshiva (école talmudique) et d'un jardin d'enfants. Benny Gal espère qu'avec sa légalisation, la colonie va pouvoir bénéficier d'infrastructures et des services sociaux dispensés à toutes les localités israéliennes.

LIGNES ROUGES

Au-delà, il ne voit pas bien la justification des négociations avec les Palestiniens : "A quoi bon ? Tout leur système éducatif refuse à Israël le droit d'exister : ils veulent un Etat qui s'étendrait du Jourdain à la Méditerranée." Le problème de John Kerry est le suivant : le langage de Benny Gal n'est pas très différent de celui utilisé par la plupart des ministres de M. Nétanyahou, en particulier des deux poids lourds du gouvernement que sont Yaïr Lapid, chef du parti centriste Yesh Atid ("Il y a un avenir"), et Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Habayit Hayehoudi ("La Maison juive").

M. Nétanyahou peut donc arguer qu'il ne dispose pas d'une majorité lui permettant d'imposer un gel de la colonisation, la libération des prisonniers palestiniens, et une référence aux frontières de 1967comme base de négociations, toutes conditions réclamées par Mahmoud Abbas pour reprendre des pourparlers. En quittant Jérusalem, vendredi 24 mai, à l'issue de plusieurs entretiens avec MM. Nétanyahou et Abbas, John Kerry a exhorté ses interlocuteurs à "prendre des décisions difficiles", parce que "le statu quo n'est pas tenable à long terme".

C'était une manière de reconnaître que sa quatrième navette israélo-palestinienne en deux mois n'a pas été plus féconde que les précédentes pour inciter Israéliens et Palestiniens à franchir leurs lignes rouges respectives. Le secrétaire d'Etat américain présentera-t-il, au cours de la première quinzaine de juin, comme l'intention lui en a été prêtée, une initiative politico-économique pour sortir de l'impasse ? A Jérusalem, comme à Ramallah, l'optimisme est retombé. "Je connais suffisamment cette région pour savoir qu'il y a du scepticisme, et dans certains cas du cynisme...", a reconnu John Kerry.