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15/07/2017

De l'industrie du tabac (suite)

Au cœur des manœuvres de Philip Morris - Le Temps

https://www.letemps.ch/economie/2017/07/14/coeur-manoeuvres-philip-morris

Il y a 14 heures - Des documents publiés par l'agence Reuters montrent comment Philip Morris tente de contrecarrer la lutte contre le.

28/01/2017

À méditer ! (suite)

Un texte de Robespierre, toujours d'actualité :

 

« La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir consultée.

Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections. »

Robespierre, 29 juillet 1792.

URL de cet article 21167
https://legrandsoir.info/la-source-de-tous-nos-maux.html

22/01/2017

Ce n'est pas à Montpellier ...

... qu'on trouverait çà ! (je rigole !)

Un vaste réseau de corruption locale mis au jour en Seine-et-Marne.pdf

Un vaste réseau de corruption locale mis au jour en Seine-et-Marne

Un entrepreneur du BTP est soupçonné d’avoir mis en place un système d’échange de faveurs avec des élus. Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue puis mises en examen.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/21/un-vaste-reseau-de-corruption-locale-mis-au-jour-en-seine-et-marne_5066613_1653578.html#eIUHxiDh3EKQi4Ef.99
 
 

01/10/2016

L’évaporation des ressources en Afrique.

Extrait d'un article du Monde :

Un continent de secrets : une nouvelle série sur les « Panama papers » en Afrique

Le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, publie dès lundi 25 juillet une nouvelle série d’articles à partir des documents « Panama papers » sur l’évaporation des ressources en Afrique.

La présentation (en anglais) de cette série est à trouver ici.

Les 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca mettent en lumière le rôle des sociétés offshore dans le pillage du continent, qu’il s’agisse de l’industrie du diamant en Sierra Leone, des structures de dissimulations du milliardaire nigérian Kolawole Aluko, propriétaire d’un yacht sur lequel Beyonce a passé des vacances et lié à l’ancienne ministre du pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, ou le recours systématique aux paradis fiscaux par l’industrie extractive.

Selon l’ICIJ, des sociétés issues de 52 des 54 pays africains ont recouru à des structures offshore, participant à l’évaporation de 50 milliards de dollars d’Afrique chaque année. ICIJ, pour cette nouvelle série, s’est appuyé sur ses partenaires habituels ainsi que sur des journalistes en Algérie, au Ghana, en Tanzanie, au Niger, au Mozambique, à Maurice, au Burkina Faso et au Togo, coordonnés par le réseau indépendant ANCIR.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/les-panama-papers-revelent-les-malversations-d-un-importateur-algerien-de-poudre-de-lait_5005898_3212.html#6vhI0zpvkQxfH2DS.99
 
« Panama papers » : malversations d'un importateur algérien de poudre de lait
Le Monde - Il y a 23 heures
En Algérie, l'importation de poudre de lait a permis de bâtir des fortunes, parfois
douteuses. Et des sociétés offshore ont été utilisées pour ...

29/03/2016

Industries chimiques : leur lobbying nous coûte cher (suite)

Les coûts cachés des pesticides

Une étude de longue haleine évalue pour la première fois les coûts systémiques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires

Une étude de longue haleine évalue pour la première fois les coûts systémiques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires
Hasard du calendrier, le lancement de la semaine mondiale des alternatives aux pesticides, organisée du 20 au 30 mars, coïncide cette année avec la publication d’une vaste étude sur les «coûts cachés» de l’utilisation de ces substances. Ce travail de longue haleine, entrepris par deux chercheurs de l’Institut national français de la recherche agronomique (INRA) et publié dans la dernière édition de Sustainable Agriculture Reviews, est le premier à colliger l’ensemble des connaissances disponibles sur ce que les économistes appellent les «externalités négatives» liées à l’utilisation des produits phytosanitaires. Ce fardeau économique, estiment les chercheurs, peut dans certains cas excéder largement les bénéfices offerts par les herbicides, fongicides et autres insecticides.


Lire aussi:


Selon leurs estimations, le rapport coûts-bénéfices des pesticides de synthèse était ainsi largement défavorable aux Etats-Unis au début des années 1990. Alors qu’ils apportaient environ 27 milliards de dollars (24 milliards d’euros) par an à l’économie américaine, ils pesaient pour au moins 40 milliards de dollars… «L’utilisation des pesticides procure des bénéfices économiques bien connus en termes de productivité de l’agriculture par exemple, explique Denis Bourguet, chercheur au Centre de biologie pour la gestion des populations à Montpellier et coauteur de ces travaux. Mais ils entraînent aussi des coûts économiques très variés qui font l’objet de peu de travaux, voire aucun. Et lorsqu’ils sont évalués, ces coûts sont généralement lourdement sous-estimés.»
L’utilisation des pesticides entraîne aussi des coûts économiques très variés qui font l’objet de peu de travaux, voire aucun.
Le peu de données disponibles n’a pas permis aux chercheurs de conduire une estimation pour la période actuelle. «On ne peut rien dire de ce rapport coûts-bénéfices, car un certain nombre de produits utilisés à l’époque ont été interdits, mais de nouveaux sont aussi apparus, dont les effets ne sont pas encore pleinement connus, explique Denis Bourguet. Nous ne pouvons tenter qu’une analyse rétrospective, lorsqu’il y a suffisamment de données.» Exercice d’autant plus délicat que certaines externalités sont décalées dans le temps: des maladies d’aujourd’hui peuvent être le fait d’expositions passées.
«Ces travaux montrent que le discours sur la soi-disant rationalité économique d’une agriculture dépendant de l’utilisation massive des pesticides est largement basé sur des études incomplètes qui ne prennent pas en compte la réalité des coûts sanitaires et environnementaux», juge François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures.


Quatre catégories de coûts cachés

L’étude liste quatre catégories de coûts cachés: environnementaux, sanitaires, réglementaires et, aussi, frais d’évitement. Les premiers chiffrent les dégâts sur les services écosystémiques offerts par la nature (pollinisation, etc.); les coûts sanitaires incluent les frais de santé, la perte de productivité des travailleurs, etc.; les coûts réglementaires englobent les fonds publics pour réglementer et contrôler ces substances, ou assainir les eaux et les milieux contaminés… Quant aux frais d’évitement, ils sont principalement induits par les excédents de dépense des ménages qui optent pour l’alimentation biologique, afin de minimiser le contact avec les pesticides.
Lire aussi: Pesticides: faut-il craindre nos fruits et légumes? et 97% de nos aliments contiennent-ils vraiment des pesticides?
Parmi les grands postes de dépense, les auteurs mentionnent les pertes de rendements dues aux résistances aux pesticides développées par les mauvaises herbes ou les ravageurs (soit 2,3 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1992), la surveillance des points de captage d’eau (3 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1992), la mortalité des oiseaux (6 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1992), etc. «Ce qui apparaît comme le poste de dépense le plus important reste le traitement des maladies chroniques liées à l’exposition à ces substances, précise Thomas Guillemaud, chercheur à l’Institut Sophia Agrobiotech (INRA, CNRS, Université de Nice-Sophia-Antipolis) et coauteur de l’étude. Mais il existe très peu d’études permettant de chiffrer précisément ces coûts sanitaires. On dispose de beaucoup de travaux sur l’exposition au tabac et à l’alcool et leurs effets, par exemple, mais presque rien sur les pesticides.»


Expertise collective nécessaire

Des études d’ampleur commencent toutefois à être menées, comme celle publiée en 2015 dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism. Elle estimait les dégâts sanitaires de l’exposition de la population européenne aux seuls pesticides organophosphorés et organochlorés à quelque… 120 milliards d’euros par an. «Lorsqu’on envisage des changements de pratiques agricoles, on n’évalue généralement que les impacts sur les systèmes agricoles, explique Thomas Guillemaud. Notre principale conclusion est qu’il est urgent de produire et de rassembler les connaissances nécessaires pour évaluer correctement les effets économiques de ces changements de manière beaucoup plus large.»
Il est urgent de produire et de rassembler les connaissances nécessaires pour évaluer correctement les effets économiques de ces changements de manière beaucoup plus large.
L’économiste de l’agriculture Marion Desquilbet, chercheuse INRA à la Toulouse School of Economics (TSE), qui n’a pas participé à l’étude, salue «un travail énorme, qui ouvre une boîte de Pandore». «Les auteurs ont conduit leur analyse de manière assez conservatrice sur plusieurs aspects, estime-t-elle cependant. Ils n’ont ainsi pas pris en compte les effets des pesticides sur les malformations congénitales, de la surproduction agricole sur l’obésité, etc. Il aurait aussi été possible d’inclure les 'externalités sociales' liées à l’utilisation des pesticides: ces derniers jouent sur la taille des exploitations, l’emploi, le tissu social…» Des questions si diverses qu’il serait illusoire de chercher à y répondre sans recours à une expertise collective pluridisciplinaire.

14/03/2015

Pauvreté en Afrique : l'émigration économique est-elle justifiée ?

Un exemple, à lire sur MEDIAPART :

L'affaire des «BongoLeaks»: Gabon, le braquage du siècle

 

09/03/2015

La Grèce et l'Eldorado

à lire sur le site de l'Humanité :

Les citoyens de Chalcidique préfèrent la vie à l'or

L'Humanité - 

Eldorado Gold, multinationale canadienne, voulait passer en force pour exploiter une gisement à ciel ouvert. S’appuyant sur un large mouvement d’opposition, Syriza vient de stopper ce projet délétère pour l’environnement et l’avenir économique de la région.

02/03/2015

Les sénateurs UMP votent la réintroduction des coupures d’eau

Lu sur 

France Libertés

www.france-libertes.org/
 

L’amendement présenté par M. Christian CAMBON dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour modifier la loi Brottes et autoriser de nouveau les coupures d’eau en France a été adopté au Sénat le 19 février par 196 voix pour et 138 contre.

LIRE LA SUITE

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L’amendement présenté par M. Christian CAMBON dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour modifier la loi Brottes et autoriser de nouveau les coupures d’eau en France a été adopté au Sénat le 19 février par 196 voix pour et 138 contre.
Les coupures d’eau pour impayé sont illégales toute l’année depuis le décret d’application de la loi Brottes en février 2014. Depuis près d'un an, la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile de France appuient les personnes démunies victimes de coupures d'eau illégales. Dans ce combat, nous avons gagné à 4 reprises devant les tribunaux. Les ordonnances de jugement confirment notre interprétation de la loi Brottes et sa lecture doit être définitivement éclairée en mars 2015 par la Cour de Cassation dans le cadre d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la Saur.
 
En parallèle, le Sénateur Cambon a déposé un amendement pour modifier la loi Brottes et notamment l'article L115-3 du code social et des familles afin de ré-autoriser les coupures d'eau en France. Or le sénateur Cambon est un émissaire influent des multinationales de l'eau au Sénat. Il est Vice-Président du Sedif, dont le délégataire est Veolia, et Gouverneur du Conseil Mondial de l'Eau, dont l'ancien président est Loïc Fauchon, PDG de Veolia Marseille. Le Sénateur est aussi Maire de Saint Maurice dans le Val-de-Marne et son second adjoint, Monsieur Igor Semo est lobbyiste en chef de la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement
L’amendement était soutenu par les députés UMP et critiqué par le groupe PS et l’ensemble des partis de gauche. Cependant, la Ministre Ségolène Royal s’est déclaré favorable à ce changement législatif qui va pourtant permettre de continuer les abus dont sont victimes les plus démunis. Le gouvernement défend des pratiques immorales et inhumaines, une position au profit des distributeurs d’eau.
Le sénateur Cambon a argumenté l’amendement avec de multiples approximations et erreurs (voir notre analyse détaillée du débat), oubliant l’essentiel du service public : l’accès à l’eau pour tous.
France Libertés continue son combat avec le soutien de nombreux députés au sein de l’Assemblée nationale pour le rejet de cet amendement, quel que soit l’avis du gouvernement, avec l'espoir qu'une loi votée au profit de tous soit respectée et non réécrite au profit de quelques-uns.

25/02/2015

Corruption de députés ...

... en Grande-Bretagne :

à lire sur MEDIAPART :

L’émission de la chaîne britannique Channel 4Dispatches, programmée pour le lundi 23 février, a déjà  provoqué une onde de choc considérable dans le royaume, avant même sa diffusion.

extrait :

..."L’émission de la chaîne britannique Channel 4Dispatches, programmée pour le lundi 23 février, a déjà  provoqué une onde de choc considérable dans le royaume, avant même sa diffusion. En effet, un groupe de journalistes du quotidien The Telegraph et de la chaîne de télévision Channel 4 ont monté une supercherie qui a fonctionné au-delà de leurs espérances et qui a démontré l’étendue de la corruption au sein de l’ancestrale Chambre des Communes. En se faisant passer pour les intermédiaires d’une entreprise chinoise imaginaire située à Hong-Kong, les journalistes ont sollicité 12 députés des divers bords politiques pour obtenir, contre une rémunération totalement illégale, une aide, tout aussi illégale, pour faciliter l’arrivée de cette même entreprise sur certains marchés."...

21/02/2015

Salon de l'agriculture, pesticides interdits, santé publique

La justice européenne ne fait rien, la justice française non plus.

À propos d'une enquête qui paraît dans Le Monde aujourd'hui, quelques liens :

ENQUÊTE

Ecocide 5/5. De Shanghaï à Figueras, enquête sur le trafic illégal de pesticides, interdits ou contrefaits, qui empoisonnent sols, agriculteurs et consommateurs.

Rémi Barroux 

Des pesticides interdits, mais encore utilisés ! - Techniques de l ...

www.techniques-ingenieur.fr/.../des-pesticides-interdits-mais-encore-utilises- article_87755/
15 janv. 2014 ... Plusieurs pesticides sont aujourd'hui interdits d'utilisation en France en raison de leur toxicité. ... L'enquête a révélé un trafic avec l'Espagne.
 

Le trafic des PESTICIDES INTERDITS est en plein essor ...

www.humanite-biodiversite.fr/.../le-trafic-des-pesticides-interdits-est-en-plein- essor
25 mars 2014 ... Les fraises sont bourrées de pesticides interdits de longue date. ... Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l'association Générations ...
 

Le trafic des pesticides interdits est en plein boom - En Languedoc ...

democratie-reelle-nimes.over-blog.com/article-le-trafic-des-pesticidesinterdits-est-en-plein-boom-en-languedoc-roussillon-ces-importations-pou- ...
18 mars 2014 ... netLe trafic des pesticides interdits est en plein boomOlivier Mary ... Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l'association Générations ...
 
 

Des pesticides interdits détectés dans du raisin - Le Monde

www.lemonde.fr/.../des-residus-de-pesticides-interdits-detectes-dans-du-raisin -de-table_1122574_3244.html
24 nov. 2008 ... Une enquête, effectuée par plusieurs associations écologistes européennes et publiée lundi 24 novembre, révèle la présence de pesticides ...

28/12/2014

À propos de Pierre et Vacances et du lobbying politique

à lire sur un blog de MEDIAPART :

 

05/12/2014

ENQUÊTES AU MAGHREB : l'argent peut tout

à lire :

ENQUÊTES AU MAGHREB
Algérie: les émirs saoudiens braconnent en toute impunité les espèces protégée.

 

Une enquête de Souad Belkacem et Isma Remla.

Chaque hiver, de très riches touristes s'aventurent dans le Sud-Ouest algérien. Ce sont des émirs saoudiens venus chasser l'outarde, un oiseau en voie de disparition, ou encore la gazelle.

Ces chasses sont interdites par la loi mais les autorités ferment les yeux.

Reportage à Béchar, où nous avons enquêté sur ces braconniers de luxe. 

28/11/2014

Inspection générale des affaires sociales et petits arrangements entre amis ...

à lire sur MEDIAPART :

26 NOVEMBRE 2014 |  PAR MICHAËL HAJDENBERG

extrait :

Aquilino Morelle pourrait échapper à toute sanction au sein de l'Inspection générale des affaires sociales, dont il a pourtant violé les règles en travaillant pour l'industrie pharmaceutique. Un décret pour contourner les procédures de sanction est rédigé. Les syndicats s'en offusquent.

Pour Aquilino Morelle, c’est inespéré. L’ancien conseiller politique et en communication de François Hollande, démis de ses fonctions le 18 avril dernier, pourrait échapper à toute sanction de son corps d’origine, l’Inspection générale des affaires sociales(Igas), bien qu’il en ait violé les règles de base en travaillant pour un laboratoire danois en même temps qu’il appartenait à ce corps censé veiller sur l’industrie pharmaceutique (voir notre enquête ayant conduit à sa démission). La procédure prévoit en effet qu’une sanction de ce type doit être prise par l’autorité qui l’a officiellement nommé à ce poste, à savoir le président de la République. Or, certains ne souhaitent visiblement pas que François Hollande « condamne » une seconde fois celui qui a connu pendant deux ans une bonne partie des secrets du Palais.

07/11/2014

Barrage de Sivens : la SEM qui doit l'aménager est dirigée par les élus locaux

(SEM : société d'économie mixte)

Lu dans le Canard Enchaîné de cette semaine :

Image 1.png

02/11/2014

Démocratie : le mythe de la volonté du Peuple

Pour nourrir votre réflexion, visitez le lien ci-dessous.
 

Attentat démocratique...

Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.

Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS..


Source : 
https://www.youtube.com/watch?v=zjq4y6115sg

 

25/10/2014

Nos députés sont-ils honnêtes ?

 communiqué :

Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'un scandale éclate, et entache la dignité de la représentation nationale.

De Thomas Thévenoud restant au Palais Bourbon malgré ses « négligences » dans le paiement de l'impôt à Sylvie Andrieux refusant de démissionner en dépit de sa condamnation en appel pour des faits de corruption extrêmement graves, en passant par Jean-Noël Guérini entrant au Sénat alors qu'il est mis en cause dans plusieurs affaires, ou encore Patrick Balkany, repris de justice et à nouveau soupçonné de fraude fiscale, on aurait pu croire qu'il était difficile de faire pire.

Et pourtant, la lecture du Canard Enchaîné paru ce mercredi nous apprend que le cas de Thomas Thévenoud n'est en rien isolé. En réalité, il s'agirait d'une soixantaine de parlementaires qui se soustrairaient au moins partiellement au paiement de l'impôt. Alors même que les parlementaires ont pour responsabilité de voter la loi qui s'abattra ensuite sur les citoyens qui refusent de la respecter.

Cette situation ne peut plus durer ! Soixante parlementaires, c'est plus de 6 % du Parlement ! Y a-t-il plus de 6 % de fraudeurs fiscaux parmi les citoyens normaux ? Évidemment non !

Ceux qui sont choisis par les citoyens pour voter la loi, et qui sont généreusement payés par ces mêmes citoyens, se doivent d'être exemplaires. Aussi, nous nous permettons de vous demander de signer lapétition de soutien (accessible en cliquant ici) à la proposition de loi du député de la Loire Dino Cinieri « visant à instaurer une peine complémentaire d’inéligibilité pouvant être perpétuelle pour tout élu condamné pour des faits de fraude fiscale ou de corruption », déposée mercredi et envoyée à l'ensemble des députés pour cosignature.

La pétition sera ensuite remise à Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

C'est le moment ou jamais de faire bouger les choses, alors soyez nombreux à signer cette pétitionet à la faire circuler largement autour de vous ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances de nous faire entendre !

Merci,

Contribuables Associés

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Contribuables Associés

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voir aussi sur un autre blog :

Nos députés sont-ils...

06/09/2014

La France colonie du Qatar

à lire :

Le Point - Publié le 06/09/2014 à 10:06

Qatar : la France sous influence ? abonnés 
Pierre Péan et Vanessa Ratignier racontent comment le petit mais richissime émirat a jeté son dévolu sur la France et ses responsables politiques. Édifiant ! Lire

Par 

C'est une enquête dévastatrice. Pas tellement pour le Qatar. Mais pour la France et son personnel politique. Dans le livre qu'ils publient ces jours-ci, Vanessa Ratignier et Pierre Péan racontent avec une foule de détails ahurissants la façon dont, petit à petit, le Qatar a tissé sa toile au sein de l'élite française. Et ce avec la complicité de Nicolas Sarkozy, puis, un peu plus tard, de François Hollande. Et comment grâce à ses devises (l'émirat détient les troisièmes réserves mondiales de gaz), Doha fait à peu près ce qu'il veut dans l'Hexagone. Et pour cause : le Qatar s'offre des parti...

"Une France sous influence", de Vanessa Ratignier, avec Claude Péan ©  DR
 

13/06/2014

Démocratie, argent et politique : le cas de Sylvie Andrieux à Marseille

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/11/dans-les-cites...

LE MONDE | 11.06.2014 à 11h43 |Par Luc Leroux (à Marseille)

« Plus que ces 716 000 euros dilapidés, plus que le coût économique de ces moyens détournés de l'aide sociale, le plus grave, c'est le coût démocratique », a souligné Me Gilles Gauer, l'avocat du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, lors du procès en appel de Sylvie Andrieux pour « détournement de fonds publics », qui s'est achevé mardi 10 juin. La justice reproche à la députée, en congé du PS, le versement de subventions fictives à des associations, entre 2005 et 2008, dans un but électoraliste, alors qu'elle était vice-présidente de la région, chargée de la politique de la ville.

Lire : Procès de Sylvie Andrieux à Marseille : « des charrettes de billets qu'on déverse dans les quartiers »

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Pour Me Gauer, cette affaire a « sapé la confiance dans les institutions ». Dans la circonscription de Mme Andrieux, les quartiers nord de Marseille, les acteurs associatifs prennent la mesure du désastre politique. Sa conséquence la plus visible : le candidat du Front national, Stéphane Ravier, a remporté la mairie du 7e secteur, vingt-deux mois seulement après une victoire à la Pyrrhus de Sylvie Andrieux aux législatives de juin 2012. Empêtrée dans cette affaire – son renvoi en correctionnelle était intervenu après son investiture par le PS –, elle avait, au second tour, coiffé au poteau son opposant d'extrême droite de 699 voix seulement.

Dans les quartiers, c'est tout le rapport aux institutions qui porte les séquelles de ce système clientéliste. « Aujourd'hui, quand j'entends un élu parler de son implication sur le territoire, je n'y crois plus », explique Abdelilah Taïmouri, directeur de Phenix Formation, une association d'insertion pour les jeunes en difficulté dans le quartier de la Cabucelle (15e arrondissement). Comme toutes les associations des quartiers ayant recours aux subventions, il pâtit de contrôles devenus particulièrement tatillons s'ajoutant aux restrictions budgétaires. « On nous a clairement dit : il s'est passé des choses sur votre territoire et on va désormais faire très attention. » Il cite la réponse obtenue, un jour, par l'assistant d'un conseiller général socialiste à qui il demandait des moyens : « Mais vous ne nous avez pas aidé pour la campagne. »

« J'AI FAIT LA CAMPAGNE DE X OU DE Y ET J'AI RIEN OBTENU »

Conseillère régionale (apparentée PS), déléguée à la politique de la ville, Fatima Orsatelli s'entend encore dire par des responsables d'association : « On est là pour vous, vous nous dites ce qu'il faut faire. » Elle combat le saupoudrage et la « politique kermesse » : « Nous devons être en capacité de faire de la politique dignement, en considérant le citoyen à part entière et non pas comme un guichet à même de ramener des voix. »

Karima Berriche, directrice du centre social Agora, au coeur de la cité de la Busserine (14e arrondissement), a, tout au long de la campagne des municipales, entendu des propos d'électeurs désabusés : « J'ai fait la campagne de X ou de Y et j'ai rien obtenu. » Alors, constate cette militante Front de gauche« soit les habitants des cités ne sont pas allés voter, laissant prospérer le vote FN des noyaux villageois et des nouvelles copropriétés, soit ils ont voté UMP ».

Cette façon de monnayer des voix a corrompu la chose politique, a abîmé la relation entre élus et électeurs. Abdelilah Taïmouri confirme que, dans l'esprit de l'électeur, « le bulletin de vote, c'est pour obtenir un logement ou un peu d'argent à travers la création d'une association ». Les associations d'éducation populaire voient se multiplier les subventions à des structures dont l'activité est centrée sur des sorties, des visites de parc d'attractions. « C'est de la consommation, l'argent du contribuable ne doit pas servir à cela », déplore Mme Berriche.

« S'ILS CROIENT QU'ON VA VOTER POUR DES MERGUEZ...C'EST INSULTANT »

« On parle de repas, de sorties, au lieu de parler de parentalité, de lien social, de formation », confirme Yamina Benchenni, porte-parole du Collectif du 1er juin – un groupement d'habitants des quartiers nord. Selon elle, l'affaire Andrieux a jeté un fort discrédit sur le travail des associations. Elle décrit les subventions comme des « produits toxiques »« Le jeu est pervers. Pour 1 000 ou 2 000 euros, le responsable associatif se trouve dans une relation délicate avec l'élu, et le public considère qu'il profite personnellement de l'argent public versé. C'est la double peine. »

Des associations préfèrent se contenter des versements de l'Etat, neutres, à l'image de ces mères de famille d'une cité qui ne souhaitent pas développer leur travail associatif de soutien scolaire, par peur « de se faire bouffer » par les financements publics et les élus. Certains avouent préférer avoir affaire aux techniciens des services du conseil général et du conseil régional, pas aux élus.

Les dernières élections municipales ont vu refleurir de vieilles pratiques de la part d'élus sentant venir la défaite dans ce secteur historiquement à gauche, comme les barbecues républicains. « Les mamans ont envoyé les petits manger le sandwich tout en disant : “S'ils croient qu'on va voter pour des merguez, on n'en est plus là. C'est insultant” », raconte Mme Benchenni, pour qui ces pratiques sont comparables à celles des trafiquants de drogue qui envoient les « petits » leur acheter un sandwich et leur laissent un pourboire royal de deux ou trois euros.

 

18/04/2014

De la folie des grandeurs : Les politiciens professionnels qui nous dirigent ...

... sont à côté de leurs pompes ! 

À lire sur MEDIAPART ! ( un article comme celui là de temps en temps justifie amplement mon abonnement )

Si vous n'êtes pas abonné, je vous offre l'article.  Il suffit de me contacter.

 

A LA UNE
Elysée: les folies du conseiller de François Hollande
PAR MICHAËL HAJDENBERG

A-t-il l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator ? Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler. A-t-il la réputation d’être solidement ancré à gauche ? Il se comporte comme un « petit marquis » au Palais où il abuse des privilèges de la République. Est-il connu pour sa plume aiguisée ? Il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres. Aquilino Morelle, conseiller politique du président et nouvel homme fort de l'Élysée, a beaucoup menti. 

petit extrait :

... " En avril 2013, alors que se solde l'affaire Cahuzac et qu'apparaissent au grand jour ses relations avec l'industrie pharmaceutique, une succession d’incidents au Palais semblent sonner son heure. Il est mis en retrait pendant plusieurs mois, ne participe plus aux déplacements à l’étranger ni à certaines réunions décisives. Mais François Hollande ne prend pas la décision de s’en débarrasser.

© Reuters

Et c’est même l’inverse qui se produit, à l’automne 2013, après plusieurs ratés dans la communication présidentielle. Il revient particulièrement en grâce au moment de l’affaire Julie Gayet. Puis il est carrément promu. Artisan du rapprochement Montebourg/Valls, il n’a de cesse de militer pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault. Ce qui advient le 31 mars 2014. Quinze jours plus tard, plus que jamais, il est parvenu à se placer au centre du dispositif et règne en maître à l’Élysée. "...

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lire aussi sur le Point :

Nous avons retrouvé le cireur de pompes d'Aquilino Morelle !

L'un des conseillers les plus écoutés de Hollande, venu de l'aile gauche du PS, s'est attaché les services d'un cireur de chaussures ! On croit rêver !

11/04/2014

Afrique : toute la misère du monde ...

(voir aussi la note du 30/3/2012 sur ce blogObiang, UNESCO, et biens...

et aussiL’Afrique grandeur nature _ la carte qui bouscule les idées reçues - Le nouvel Observateur.pdf 

rue89.nouvelobs.com/2013/12/21/lafrique-grandeur-nature...)

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à lire sur MEDIAPART :

Biens mal acquis : l’art de la corruption du vice-président de la Guinée-Equatoriale

 |  PAR FABRICE ARFI

L’actuel vice-président de la Guinée-Équatoriale, Teodorin Obiang, a acquis pour près de 104 millions de dollars d’œuvres d’art de la fin du XIXe siècle grâce au pillage des richesses de son pays, selon plusieurs documents obtenus par Mediapart. Plus de 60 % de son peuple vit avec moins d'un dollar par jour.

extraits :

..." Deux anciens ambassadeurs de France en Guinée-Équatoriale, Guy Serieys et Henri Deniaud, ont ainsi indiqué aux juges que l’exploitation et la commercialisation du bois guinéen, l’une des principales richesses nationales avec les hydrocarbures, étaient un monopole que Teodorin Obiang s’était arrogé,via la Somagui, quand il était ministre de l’agriculture." ...

..." « Sur le plan du droit, tout ce qu’a fait mon client est tout à fait légal en Guinée. Il n’y a donc pas d’infraction d’origine. En France, ce serait peut-être différent, mais c’est comme cela », commente pour sa part Me Marsigny."...

François Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée. © ReutersFrançois Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée.

22/01/2014

Fraude fiscale : les fichiers HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms

lu sur :

Fichiers HSBC : les preuves de la manipulation

Exhibés en 2012 par Woerth, les fichiers HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms. Nous publions les documents qui le prouvent.  

Le Point.fr - Publié le 22/01/2014 à 11:08 - Modifié le 22/01/2014 à 11:14

 

Fichiers de la banque HSBC _ les preuves de la manipulation - Le Point.pdf

11/11/2013

Le mouvement 5 étoiles en Italie, résultat du "ras le bol" des partis traditionels

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/11/italie-les-ressorts-du-mouvement-5-etoiles_3511570_3232.html

Italie : les ressorts du Mouvement 5 étoiles

LE MONDE | 11.11.2013 à 10h19 • Mis à jour le 11.11.2013 à 10h34 |Par Philippe Ridet (Rome, correspondant)

 

Le grand mystère italien des élections générales des 24 et 25 février est en passe d'être éclairci. Intitulée Voto amaro (« scrutin amer »), l'étude postélectorale conduite par l'institut Itanes (Italian National Elections Studies), publiée en novembre par l'éditeur Il Mulino (non traduit), répond à plusieurs interrogations nées après ce scrutin sans vainqueur indiscutable et marqué par l'émergence du Mouvement 5 étoiles (M5S) devenu le premier parti – du moins à la Chambre des députés – d'Italie. Qui sont ses électeurs ? Quelles sont leurs motivations ? Beppe Grillo pourra-t-il renouveler son succès dans d'autres scrutins ?

Mais d'abord un rappel. Au soir du 25 février, la répartition des forces politiques était la suivante. A la Chambre des députés : le M5S obtenait 25,6 %, le Parti démocrate (PD, centre gauche) 25,4 %, le Peuple de la liberté (PDL, centre droit) 21,6 %. Au Sénat : le PD totalisait 26,9 % des suffrages, le M5S 23,6 % et le PDL 21,9 %. Seul l'ajout des votes obtenus par les petits partis de la coalition a permis au centre gauche d'obtenir la majorité à la Chambre. Mais cela a été insuffisant au Sénat, où aucune majorité n'a pu être trouvée.

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Jamais dans l'histoire de la République un scrutin a été marqué d'une telle volatilité. Sous l'effet de la crise économique et d'une défiance générale envers les partis – seuls 10 % des Italiens manifestent encore leur confiance dans les formations politiques traditionnelles et 20 % dans le Parlement –, 39,1 % des électeurs ont changé leur vote entre les élections de 2008 et celles de 2013, ou se sont réfugiés dans l'abstention (+ 5,3 %). Résultat : les formations traditionnelles (PDL, PD et Ligue du Nord) ont perdu, en cinq ans, 11 millions de suffrages, et l'habituelle alternance entre centre droit et centre gauche en vigueur depuis 1994 a été stoppée.

Ce grand brassage social et électoral a profité en premier chef au M5S qui a su, mieux qu'aucune autre formation, interpréter la demande de changement exprimée par les Italiens. Pendant que le PD, supposé vainqueur dans les sondages, se contentait de donner des gages aux institutions européennes et financières et que le PDL n'avait d'yeux que pour les petits propriétaires à qui il promettait la suppression de la taxe foncière, le « non-parti » de M. Grillo – qui avait obtenu à peine 500 000 voix aux élections régionales de 2011 – s'adressait à toutes les victimes et les dégoûtés de la triple crise italienne : morale, économique et politique. Selon Itanes, 21 % des électeurs qui avaient choisi le PD en 2008 ont voté M5S, 18 % de ceux du PDL, 20 % de ceux du centre, 23 % de ceux de la Ligue du Nord, etc.

Ce sont avant tout les jeunes qui ont construit le succès du M5S. 44,4 % des électeurs entre 18 et 24 ans, soit la génération née avec l'entrée en scène de Silvio Berlusconi en 1994, ont voté pour cette nouvelle offre politique (contre 16,6 % pour le PD et 13,2 % pour le PDL). Le M5S est encore prépondérant dans la classe d'âge entre 25 et 34 ans (37,7 %) et chez les 35-44 ans (28,8 %). L'électorat du M5S se distingue aussi par un pourcentage accru de femmes (27,6 % contre 23,7 % d'hommes), de diplômés de l'enseignement supérieur (30,4 %), d'habitants des grandes villes (32,9 %).

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Mais la base sociologique ne saurait se réduire à la catégorie des « bobos » transalpins. La formation de M. Grillo a attiré 29,2 % des ouvriers (contre 21,3 % au PD et 28,6 % au PDL), 28,8 % des enseignants, une des catégories sociales les plus « ciblées » par les politiques de rigueur de la gauche comme de la droite. Et 39 % des femmes au foyer, traditionnel vivier électoral de M. Berlusconi quand il passait encore pour un bon mari et un bon père de famille.

Selon les auteurs de Voto Amaro, les électeurs du M5S se classent en trois catégories : les « identifiés », soit les inscrits au Mouvement, les « sympathisants » et les « occasionnels », qui ont décidé de voter pour lui au dernier moment. Mais tous mettent en avant leur attachement à la démocratie participative, la défense du « bien commun » (l'eau, le patrimoine…), la naissance d'un véritable « Etat social » (salaire minimum), leur défiance à l'égard des formations politiques traditionnelles. Ce qui éloigne le M5S de l'étiquette facile et paresseuse de « populiste ». Dans une Italie sortie exsangue et déprimée de vingt ans de berlusconisme, de démocratie confisquée par les grands partis, de confusion entre intérêts publics et privés, d'alternances de gauche plutôt molles, les mots d'ordre de l'ex-comique génois ont fait mouche.

Toutefois, la fidélité des électeurs du M5S n'est pas acquise, comme l'a démontré le scrutin municipal de mai où la formation de M. Grillo n'a pu ravir aucune des grandes villes mises en jeu. Si 93,5 % des « identifiés » disent leur confiance dans le chef, cette proportion tombe à 47,3 % chez les « occasionnels ». Enfin, Internet, le vecteur de communication du M5S, n'est utilisé que par 20,8 % de ces derniers.

« Les différences d'orientation et de comportement entre les composantes du M5S mettent en évidence les difficultés pour consolider cet électorat », écrivent les politologues de Voto Amaro. Si, dans les sondages, le Mouvement se maintient encore autour de 20 % des intentions de vote, malgré la dérive autoritaire et électoraliste du « non-leader », il n'est pas certain qu'il puisse rester longtemps à cet étiage.

ridet@lemonde.fr

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à propos du ras le bol des partis politiques traditionnels, lire aussi les informations concernant l'Espagne (je n'ai malheureusement trouvé qu'un seul article en français (d'un site suisse):

www.theguardian.com/.../20/partido-x-spain-politics-financial-crisis - Cached 

20 Oct 2013 ... Born of the 'indignados' movement and Spain's financial crisis, members plan to end two-party hegemony of PP and PSOE.


politica.elpais.com/politica/2013/10/08/.../1381264212_534928.html - Cached

8 Oct 2013 ... Se presenta en sociedad la agrupación política que pretende ser el “imprevisto” que altere los planes de los partidos tradicionales.

tendancecoatesy.wordpress.com/.../anti-politics-partido-x-a-spanish-five-star- movement-looks-to-set-to-win-votes-in-2014/ - Cached

12 Oct 2013 ... X Party Citizen Network, the Party of the Future. The X is unknown. It represents whoever changes completely the idea of what a “political party” ...




www.rts.ch/info/monde/5278737-le-partido-equisse-ou-parti-x-a-vu-le-jour-en-espagne.html
9 Oct 2013
Composé d'anciens indignés, le "partido equisse" ("X" en espagnol) est né mardi en Espagne ...

11/10/2013

Paris : Delanoe à fond pour la téléphonie mobile ! (2014 approche et tout bakchich est bon à prendre)

communiqué :

Charte parisienne sur les antennes relais :
Les « bons élèves » iront-ils au coin ?
 
Paris, le 10 octobre 2013 : Rien ne va plus en matière de concertation sur la téléphonie mobile à Paris. Malgré une opposition clairement exprimée par les associations à la volonté de la Mairie de Paris de valider l’installation de dizaine d’antennes relais de téléphonie mobile contre l’avis des élus d’arrondissement, l’Hôtel de Ville a opté pour un passage en force pleinement assumé !
 
C’est ainsi que la Commission de « concertation » sur la téléphonie mobile a convoqué pour la première fois les seuls 14ème arrondissement - vendredi 11 octobre - et 18ème arrondissement - jeudi 17 octobre prochains. Accusés ainsi implicitement par l’Hôtel de Ville de ne pas octroyer suffisamment d’accords pour installer à marche forcée des antennes relais, les élus des 14ème et 18ème arrondissements vont ainsi devoir défendre respectivement 44 et 56 dossiers.
 
En convoquant la seule élue du 14ème arrondissement, Célia Blauel, vendredi 11 octobre, la Mairie de Paris cherche à mettre la pression sur les arrondissements qui osent encore émettre des refus d’implantation des antennes relais et jouer le jeu de la concertation. Paradoxalement, ce sont donc les « bons élèves » qui se retrouvent stigmatisés par l’Hôtel de Ville !
 
Il faut dire que la Mairie de Paris a décidé d’aller vite dans son soutien au déploiement des opérateurs. Depuis le 7 juillet dernier, 225 dossiers ont été soumis à la Commission de « concertation » sur la téléphonie mobile. Or, ces 225 dossiers d’implantation ne sont que la partie émergée de l’iceberg car seuls les refus émis par les mairies d’arrondissement font l’objet d’un traitement par l’Hôtel de Ville (qui in fine donne un accord en lieu et place des élus d’arrondissement !).
 
Les associations estiment ainsi que sur le dernier semestre, au moins 2000 antennes relais ont été installées pour couvrir les parisiens en 4G.
 
Les associations ont décidé de claquer la porte de cette commission dont l’objectif clairement affiché est d’installer à marche forcée des antennes relais. En rehaussant le seuil limite d’exposition des riverains à 7 V/m, et en considérant qu’il n’y a plus rien d’autre à discuter (ni protection des plus jeunes, crèches, écoles, ni problème des grandes proximités…) la Mairie de Paris  a réduit le rôle de la CCTM à une vague chambre d’enregistrement. Constatant leur inutilité dans ce type d’instance, les associations ont décidé de quitter cette commission et appellent les riverains à se mobiliser pour défendre leur cadre de vie et leur santé.
 
 
Voir la carte parisienne des 225 dossiers d’implantation : http://goo.gl/maps/575XB

 

Janine Le Calvez – Présidente de Priartém
Etienne Cendrier – Porte Parole de Robins des Toits
Stéphen Kerckhove – Délégué général d’Agir pour l’Environnement


Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

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à propos de bakchich, lire aussi :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/11/michele-alliot-marie-visee-par-une-enquete-sur-des-mouvements-de-fonds-suspects_3493908_3224.html

Le Monde.fr avec AFP | 11.10.2013 à 04h13 • Mis à jour le 11.10.2013 à 08h09 
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et aussi, sur MEDIAPART : 

« Eric Woerth a accepté, à deux reprises, des sommes en espèces provenant d’un circuit financier manifestement illicite mis en place par Patrice de Maistre. » Dans leur ordonnance de renvoi en correctionnelle, les juges d’instruction bordelais accablent le trésorier de Nicolas Sarkozy, et plus encore le gestionnaire de fortune de la milliardaire. Mediapart publie de nouveaux extraits de ce document, après ceux consacrés à Nicolas Sarkozy.

05/10/2013

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/04/les-perturbateurs-endocriniens-au-c-ur-d-un-scandale-europeen_3489918_3244.html

Les perturbateurs endocriniens au cœur d'un scandale européen

LE MONDE | 04.10.2013 à 15h45 • Mis à jour le 04.10.2013 à 17h46 |Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Le dossier est si explosif qu'il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l'ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

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Bruxelles doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l'instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

"LA SCIENCE EST DEVENUE L'ENJEU D'UNE GUERRE"

La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d'une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d'organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.

Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d'années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). En particulier, chez l'animal, l'exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. "Le problème des "intentions dissimulées" s'est accentué en même temps que s'est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l'industrie, écrivent, dans la revueEnvironmental HealthPhilippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l'enjeu d'une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène."

PAS MOINS DE 18 CONTRATS DE CONSULTANT ENTRE 2007 ET 2012

Dans la même édition d'Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d'endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d'"une volonté d'influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne". Une centaine d'autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revueEndocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs "représente la science de manière trompeuse".

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s'indignent de ce que ces derniers n'ont pas divulgué – comme d'usage dans les revues scientifiques – leurs liens d'intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. "C'est ce qu'ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l'OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C'est aussi ce qu'ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs."

Les liens de ces derniers avec l'industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l'agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec "des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies".

LETTRE OUVERTE À LA CONSEILLÈRE SCIENTIFIQUE DE M. BARROSO

Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d'autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n'a pas divulgué l'identité. Et la liste ne s'arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l'initiative d'une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d'autres scientifiques. Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d'entre eux ont aussi des liens avec des industriels.

"Les estimations les plus récentes suggèrent que près d'un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués." Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s'étonne "qu'ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients".

LES ZONES D'OMBRE S'ÉTENDENT AUSSI AU SEIN DE LA COMMISSION

M. Dietrich n'a pas souhaité répondre au Monde. L'un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu'il n'y a eu "aucune implication de l'industrie, formelle ou informelle", dans l'initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d'ombre s'étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d'autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d'intérêts d'Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d'intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l'issue d'un "processus de recrutement rigoureux".

Débat sur les perturbateurs endocriniens

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24/09/2013

Gaspillage de l'argent public : la confédération générale des Petites et Moyennes Entreprises ... (CGPME)

La CGPME, vous connaissez ?

(les surlignages sont de moi)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/24/le-financement-a-bon-compte-de-la-cgpme_3483400_823448.html

Le financement à bon compte de la CGPME

LE MONDE | 24.09.2013 à 11h05 • Mis à jour le 24.09.2013 à 11h06 |Par Samuel Laurent

C'est une illustration de l'opacité des fonds colossaux de la formation professionnelle en France. Une plongée dans le maquis du financement des partenaires sociaux – syndicats et organisations patronales. Les documents que s'est procurés Le Monde, s'ils ne révèlent aucune illégalité, témoignent du peu de cas fait de l'argent public, à travers l'exemple de la confédération générale des PME (CGPME), la deuxième organisation patronale.

Comme d'autres formations syndicales, la CGPME ne vit pas majoritairement des adhésions de ses membres, qui ne représentent qu'à peine 20 % de ses recettes. L'essentiel est ailleurs : des pourcentages prélevés sur certaines taxes et confiés aux syndicats pour leur permettre d'assurer leur rôle non militant, mais de gestionnaire. La source de financement la plus importante, pour la CGPME, se nomme le Fongefor. Créé en 1996, il collecte 0,75 % des taxes versées par lesentreprises au titre de la formation professionnelle (30 millions d'euros au total en 2010). En 2012, la CGPME a récupéré du Fongefor 4,7 millions d'euros, presque la moitié de ses recettes totales.

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Que faire de cette manne ? La CGPME a choisi d'en employer une partie en communication. Elle travaille régulièrement avec Image & Stratégie, agence que Thierry Saussez a revendue, en 2008, à Bruno Fuchs pour prendre la tête du service d'information du gouvernement. Une série de factures montre qu'entre 2008 et 2010 la CGPME a dépensé 3,4 millions d'euros de fonds publics auprès d'Image & Stratégie, pour une série de campagnes autour d'un site Web consacré à la formation, avant de le supprimer

M. Fuchs propose au syndicat de réaliser "le Meetic de la formation professionnelle", où offre et demande se rencontreraient, un "site de référence",selon lui. Une première facture de 1,4 million d'euros sera suivie, l'année suivante, d'une seconde pour 1,2 million. Et le syndicat investira encore 800 000 euros en 2010 pour des campagnes de communication centrées autour du site Laformationpro.com.

Le budget se divise en trois grosses parts sur trois ans : environ un million d'euros hors taxes pour la conception, le référencement et la mise à jour du site, un million d'euros pour sa promotion et les dépenses de marketing, et un autre million en"conseil stratégique".

Dossiers et factures en main, M. Fuchs explique qu'il s'agit là de tarifs normaux et insiste sur le travail de fond réalisé. "Quand j'ai repris cette agence, on était encore sur une économie un peu protégée au niveau des syndicats professionnels", reconnaît-il toutefois. Manière de dire que Thierry Saussez, son prédécesseur, mettait "son influence dans son prix de vente".

A PEINE 2 000 VISITES PAR JOUR

Au vu de l'ampleur des moyens, les résultats apparaissent très modestes : de 1 000 à 2000 visiteurs par jour, des vidéos qui ne dépassent généralement pas le millier de vues... Et seulement une soixantaine d'offres de formation, tous secteurs confondus, entre octobre 2009 et septembre 2011. Pourquoi avoir supprimé ce site ? Le communicant ne répond pas et renvoie à son client, la CGPME. Qui assure : "Chaque année, nous ciblons des priorités" en matière de communication autour de la formation professionnelle, "ce qui explique que le site ait été arrêté",fin 2011.

L'utilisation du Fongefor par la CGPME a déjà été épinglée par la Cour des comptes en 2004. Ce qui n'a pas mis fin à ces pratiques. Il suffit ainsi de feuilleterl'un des deux magazines qu'édite la CGPME pour se rendre compte que la publicité provient essentiellement d'organismes liés au syndicat. Ainsi, le numéro de février de Perspectives entrepreneurs comprend, entre autres, une double page de publicité pour la campagne annuelle de la CGPME sur la formation professionnelle.

Une annonce payée sur les deniers du Fongefor, assume Jean-François Roubaud, le patron de l'organisation patronale. Ce qui permet à la CGPME decapter, dans ses caisses, une partie du fonds. La "combine" est connue et ancienne, explique l'ex-député UDI Nicolas Perruchot : "Les syndicats ont toujours été assez doués pour faire remonter de l'argent dans les caisses par ce genre de techniques."

Les syndicats ont une double casquette : défendre les intérêts de leurs adhérents et participer à la gestion d'organismes sociaux d'intérêt général. La CGPME possède ainsi des instituts de formation comme l'IFP-PME ou l'IFS-PME, uncentre de formation d'apprentis (PME apprentissage), un organisme de gestion du 1 % logement des PME (ACL PME)... Mais pas seulement. Le syndicat est aussi chargé de deux sociétés civiles immobilières, qui correspondent à ses locaux, et de deux entreprises : CGPME communication, qui prend en charge une partie de la présence médiatique du syndicat, et la Société d'édition et de participation des PME (Sodep PME), qui édite deux magazines à destination des adhérents,Perspectives entrepreneurs et La Volonté des PME.

A la tête de cette petite entreprise, bénéficiaire, Jean-François Roubaud, le président de la CGPME. S'il ne peut être rémunéré par le syndicat, rien ne l'empêche légalement d'être payé pour gérer une filiale. En 2012, la Sodep PME a rémunéré M. Roubaud 137 647 euros brut. "Ces informations sont publiques, les AG régulières, les comptes contrôlés par un commissaire aux comptes et publiés conformément à la réglementation", assure M. Roubaud. Cela n'en pose pas moins la question de la transparence de la gestion syndicale.

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Lire aussi notre éclairage sur "l'opacité de la formation professionnelle"

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/24/l-opacite-de-la-formation-professionnelle_3483394_823448.html

LE MONDE | 24.09.2013 à 11h05 • Mis à jour le 24.09.2013 à 13h55 |Par Bertrand Bissuel et Jean-Baptiste Chastand

Le gouvernement veut tirer parti de la négociation que les partenaires sociaux ont engagée, mardi 24 septembre, sur la formation professionnelle pour aborder un sujet sensible : le financement du paritarisme. "Il faut que l'argent de la formation professionnelle aille à la formation professionnelle", avait déclaré, le 11 septembre, Michel Sapin. Le fait qu'une partie des fonds collectés par ce dispositif soit versée aux syndicats de salariés et d'employeurs alimente les "soupçons", avait constaté le ministre du travail.

Dans un rapport diffusé début 2012, Nicolas Perruchot, alors député centriste du Loir-et-Cher, avait calculé que plus de 60 millions d'euros étaient perçus par les partenaires sociaux, à travers la gestion des organismes paritaires de formation professionnelle.

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Ces sommes sont une goutte d'eau à l'échelle des dépenses pour la formation (environ 30 milliards d'euros par an), mais elles représentent une fraction substantielle du budget des syndicats et des organisations patronales. Dans les faits, le contrôle de l'utilisation de cet argent n'est pas très pointilleux, comme l'ont relevé les chercheurs Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, dans Toujours moins ! Déclin du syndicalisme à la française (Gallimard, 2009).

"Il faut arrêter ce débat sur l'opacité", rétorque Stéphane Lardy (FO), en soulignant que les organismes de formation professionnelle sont suivis par des commissaires aux comptes et des experts-comptables. Il explique aussi que les sommes redistribuées servent à former et à défrayer les administrateurs qui gèrent le système.

"UN FREIN À TOUTE RÉFORME"

Il n'empêche : la contribution de la formation professionnelle au financement des partenaires sociaux constitue "un frein à toute véritable réforme" du système, estiment Jacques Barthélémy, avocat, et Gilbert Cette, professeur d'économie, dans une note rédigée, début septembre, pour l'Institut de l'entreprise.

C'est pourquoi le gouvernement souhaite réformer avant la fin de l'année le financement du paritarisme. L'une des pistes serait de mettre en place un fonds unique de financement du paritarisme, abondé par une partie des cotisations obligatoires des entreprises. Ces sommes seraient réparties selon l'audience des différentes organisations. Seul problème : les organisations patronales ne se sont pas encore entendues sur la façon de mesurer leur audience.

"On n'avait pas attendu pour avancer sur ces questions", fait valoir M. Lardy, en rappelant l'accord interprofessionnel signé en février 2012 sur la "modernisation"du paritarisme, qui instaure un "service dédié d'audit interne" dans chaque organisme.

16/09/2013

Politique : l'argent peut tout

à lire sur MEDIAPART :

 

Dassault : l'aveu de la corruption
PAR FABRICE ARFIMICHAËL HAJDENBERGPASCALE PASCARIELLO

Pour la première fois, l’industriel et sénateur UMP Serge Dassault reconnaît dans un enregistrement réalisé fin 2012, et dont Mediapart publie des extraits, avoir acheté la victoire de son successeur à la mairie de Corbeil-Essonnes. Une somme de 1,7 million d’euros est en jeu. Les deux hommes à l’origine de l’enregistrement se sont fait tirer dessus trois mois plus tard.

Lire la suite

12/06/2013

Les USA, la France, la lutte contre l'impunité politique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/03/amerique-centrale-la-difficile-lutte-contre-l-impunite_3423165_3232.html

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Amérique centrale, la difficile lutte contre l'impunité - Le Monde

LE MONDE | 03.06.2013 à 17h56

Par Jean-Michel Caroit

Rios Montt au Guatemala, Duvalier en Haïti : les procès, historiques, des deux anciens dictateurs poursuivis pour génocide et crimes contre l'humanité illustrent les difficultés de la lutte contre l'impunité en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Les violations massives des droits humains durant la guerre froide sont restées sans suites pendant plusieurs décennies avec la complicité des Etats-Unis.

Washington a longtemps été guidé par le souci d'endiguer la contagion castriste dans son arrière-cour. L'impunité reste totale à ce jour en République dominicaine, où plus de 40 000 militaires nord-américains ont débarqué en 1965 pour empêcher le retour au pouvoir de Juan Bosch, un président de centre gauche qui avait été renversé par un coup d'Etat militaire. Les crimes de la dictature de Rafael Leonidas Trujillo, assassiné en 1961, et de son successeur et disciple Joaquin Balaguer n'ont donné lieu à aucune poursuite.

Au Guatemala et en Haïti, la ténacité des survivants et des familles de victimes, soutenus par les organisations de défense des droits humains, a finalement contraint les anciens dictateurs à comparaître devant les tribunaux. Le 10 mai, le général Efrain Rios Montt a été condamné à quatre-vingts ans de prison pour génocide et crimes de guerre, à l'issue d'un procès au cours duquel une centaine de témoins et de victimes ont rappelé l'horreur des massacres et de la stratégie de la terre brûlée qui ont décimé la population maya.

Au pouvoir de mars 1982 à août 1983, le général Rios Montt est responsable du massacre de 1771 Mayas de l'ethnie ixile dans le département du Quiché, au plus fort de la guerre civile, qui a fait plus de 200 000 morts entre 1960 et 1996. Pour la première fois dans le monde, un ancien chef d'Etat a été condamné pour génocide par un tribunal de son pays. Cette victoire historique contre l'impunité, saluée par les défenseurs des droits de l'homme, a été remise en question par la Cour constitutionnelle, qui a annulé sa condamnation le 20 mai.

Dès le début du procès, les avocats du général Rios Montt ont multiplié les incidents et les manoeuvres dilatoires. Le patronat, les anciens officiers et plusieurs médias influents ont organisé la contre-offensive, niant qu'un génocide ait eu lieu au Guatemala lors du "conflit armé" entre les militaires et la guérilla communiste. Le président du Guatemala, le général Otto Pérez Molina, a défendu la même position.

Commandant une garnison dans la province du Quiché pendant la guerre civile, il a été accusé de violations des droits de l'homme par un témoin, un ancien militaire, lors du procès. La comparution d'un autre témoin, le journaliste américain Allan Nairn, a été annulée au dernier moment. Selon ce reporter, qui a couvert le conflit guatémaltèque dans les années 1980, la responsabilité de Rios Montt dans les massacres d'Indiens Mayas n'est pas la seule engagée.

Politique de terre brûlée

Allan Nairn ne cachait pas qu'il allait mettre en cause le président Pérez Molina et le soutien des diplomates américains et de la CIA à la politique de terre brûlée du général Rios Montt. Engagé dans une guerre secrète contre le Nicaragua sandiniste, le président Ronald Reagan appuyait le général Rios Montt, qu'il considérait comme "un homme d'une grande intégrité, totalement dévoué à la démocratie" ! Loin de dénoncer les massacres commis par l'armée guatémaltèque, Elliot Abrams, le responsable des droits de l'homme au département d'Etat, vantait le bilan de Rios Montt.

En Haïti, les avocats de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier ont souligné les ambiguïtés de la communauté internationale. Pourquoi "Bébé Doc" n'a-t-il pas été poursuivi en France pour les crimes contre l'humanité qui lui sont reprochés ? De sa fuite en février 1986 à son retour en Haïti, en janvier 2011, il a vécu vingt-cinq ans en exil en France, sans être inquiété. Face aux témoignages des victimes qui ont décrit les tortures, les assassinats et les disparitions, les défenseurs de l'ancien dictateur ont ressorti les rapports du département d'Etat américain faisant état de "progrès" à la fin des années 1970.

Aux côtés d'Amnesty International et de Human Rights Watch, la haut-commissaire des Nations unies pour les droits humains, Navi Pillay, a insisté pour que Jean-Claude Duvalier soit jugé pour crimes contre l'humanité et non pas seulement pour corruption et détournement de fonds, comme l'avait décidé un juge d'instruction. Au même moment, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, déclarait irrecevables les plaintes déposées contre l'organisation pour l'introduction du choléra en Haïti. Deux poids, deux mesures en matière d'impunité, entendait-on en Haïti, où l'épidémie a fait plus de 8 100 morts depuis 2010. Selon plusieurs études scientifiques, le choléra a été introduit en Haïti par des casques bleus népalais.

Le courage des victimes pour mettre fin à l'impunité se heurte au manque de volonté politique du président haïtien Michel Martelly, prêt à passer l'éponge au nom de la "réconciliation nationale". Au Guatemala comme en Haïti, les plaignants ne veulent pas de dédommagement. Juste dire ce qui a été "afin que ça ne se reproduise plus".

caroit@lemonde.fr

06/04/2013

L'Espagne, un avant goût pour la France ?

à lire sur MEDIAPART :

05/04/2013

La demande d’entraide fiscale française à la Suisse : erreur volontaire ?

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/273fb394-9d61-11e2-8486-6a361ad02508

Affaire Cahuzac   Vendredi5 avril 2013

Par Alexis Favre

Mieux formulée, la demande d’entraide fiscale française aurait porté ses fruits. Singapour n’est pas l’étape d’exil idéale pour les fortunes françaises en fuite

Quarante-cinq jours. C’est le temps qui s’est écoulé entre la première mention par Mediapart, le 11 décembre dernier, de la banque Reyl & Cie dans l’«affaire Cahuzac» et la demande d’entraide administrative fiscale adressée le 24 janvier par Bercy à la Suisse pour savoir si le ministre avait détenu un compte à UBS entre 2006 – limite de la prescription fiscale – et 2013. Une demande à laquelle la Suisse a répondu par la négative le 31 janvier.

Pourquoi la demande du ministre de l’Economie et des finances, Pierre Moscovici, ne visait-elle que la détention d’un compte à UBS, alors que le nom de la banque Reyl était dans l’air depuis un mois et demi?

La question fait trembler la France officielle depuis la confession de Jérôme Cahuzac et la confirmation de l’existence de son compte en Suisse. Pierre Moscovici a-t-il adressé une demande trop limitée à la Suisse pour «couvrir» son ministre délégué? Et s’en est-il servi pour faire pression, une fois la réponse négative rendue par la Suisse, sur la procédure judiciaire ouverte en parallèle?

Interrogé par Mediapart mercredi, Pierre Moscovici se défend: «C’est vous, Mediapart, qui parliez d’UBS!» Il précise, dans un communiqué, que l’existence d’un compte auprès d’UBS était la «seule information révélée par Mediapart.» Il assure pourtant avoir «personnellement repris la main sur ces sujets» dès le 10 décembre. Il ne pouvait donc pas ignorer le lien établi entre Jérôme Cahuzac, son conseiller financier Hervé Dreyfus et la banque Reyl, fondée par le demi-frère de ce dernier – comme le révélait Le Temps le 13 décembre –, Dominique Reyl.

Le malaise est palpable. Car on sait désormais que, si la demande d’entraide avait aussi visé un compte chez Reyl, la réponse aurait été positive et aurait précipité la chute de Jérôme Cahuzac: son compte, ouvert en 1992 à UBS, a été transféré en 1998 chez Reyl, où il est resté ouvert pendant onze ans.

Les regards se tournent vers l’exploitation médiatique et politique qu’a pu faire Bercy de sa demande d’entraide. Dans des articles datés du 5 et du 9 février, Le Nouvel Observateur et Le Journal du Dimanche (JDD) font état de la réponse négative suisse. «Les Suisses blanchissent Cahuzac», titre même le dominical, en citant «l’entourage du ministre de l’Economie».

Ainsi, à peine la Suisse avait-elle répondu que Pierre Moscovici en tirait, publiquement, des conclusions définitives. «J’ai demandé que jouent les mécanismes de l’entraide fiscale, déclarait-il le 7 février sur France ­Inter. J’ai reçu le document, que j’ai transmis à la justice. Je n’avais pas de doute sur le résultat que pouvait engendrer cette procédure.»

Alors que, à cette époque, une ­enquête préliminaire a déjà été ouverte, le 9 janvier, par le parquet de Paris, Mediapar t ose: «La tentative de peser sur le cours de la justice paraît évidente: pourquoi poursuivre une enquête préliminaire puisque Bercy a remis avec diligence [au parquet] la réponse négative de la Suisse?» Aujourd’hui, Pierre Moscovici prend ses distances avec les ar­ticles parus en février. A Mediapart, il les qualifie «d’opération de com montée par je ne sais qui». Et ajoute: «J’avais refusé de répondre au JDD, comme le directeur général des Finances publiques et tous les membres de mon cabinet.»

S’il s’agissait bien d’une «opération de com», par qui a-t-elle été orchestrée? Les spéculations fusent à Paris et pointent les communicants de Jérôme Cahuzac. En tête, Marion Bougeard, cadre de l’agence Euro RSCG, détachée au Ministère du budget dès la nomination de Jérôme Cahuzac. Ancienne conseillère de Liliane Bettencourt pendant l’affaire Woerth, Marion Bougeard a toujours promis que ni elle, ni le ministre déchu n’étaient au courant de la réponse suisse à la demande d’entraide et que la fuite ne pouvait donc pas émaner du cercle restreint de ­Jérôme Cahuzac. «Jérôme est un contribuable comme un autre, il n’a pas accès à ces informations», affirmait-elle au Temps en février. Marion Bougeard a pourtant multiplié les contacts privilégiés avec les journalistes dans un souci de maîtrise de l’information. Contactée jeudi, elle écrit par SMS avoir été trompée par Jérôme Cahuzac: «C’est une trahison inouïe. Je l’ai cru. Comme beaucoup. Je suis dévastée. En miettes.»

Reste la question de fond: Pierre Moscovici aurait-il pu formuler différemment la demande adressée à la Suisse? La prescription fiscale ­française – cinq ans, plus l’année en cours – interdisait à Bercy de demander des informations antérieures à 2006. Mais rien n’empêchait d’inclure un potentiel compte chez Reyl dans le champ des investigations. Les conditions de recevabilité d’une demande d’entraide fiscale sont claires, explique le porte-parole de l’Administration fédérale des contributions, Thomas Brückner: «L’Etat requérant peut demander tout renseignement vraisemblablement pertinent pour appliquer les dispo­sitions de la convention ou pour ­l’administration ou l’application de la législation interne relative aux impôts. Une demande doit comprendre des informations sur le nom et l’adresse du détenteur supposé des renseignements, dans la mesure où ils sont connus.»

Une autre solution s’offrait encore, estime un ancien cadre du ministère: «La France aurait dû envoyer la demande à Singapour, pas en Suisse! Une convention entre Singapour et la France est en vigueur depuis le 1er janvier 2011. La France fait une demande à la Suisse sur des éléments prescrits alors qu’à Singapour, ça n’est pas prescrit. C’est quand même bizarre…»

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lepoint.fr/reactions/politique/commentaires-sur-l-etrange-echange-entre-les-fiscs-francais-et-suisse-04-04-2013-1650169_20

Le Point.fr - Publié le 04/04/2013 à 13:03 - Modifié le 04/04/2013 à 14:33

L'étrange échange entre les fiscs français et suisse

 De notre correspondant à Genève,

Il y a une dizaine d'années, lorsqu'il était procureur général à Genève, Bernard Bertossa expliquait comment la France s'arrangeait parfois pour ne pas avoir de réponse satisfaisante de la part de la Suisse. Il suffisait, par exemple, d'adresser une commission rogatoire portant sur de l'"abus de biens sociaux". Le délit n'existant pas dans la Confédération, celle-ci ne pouvait pas entrer en matière.

 
 

Dans l'affaire Cahuzac, la stratégie était un peu différente. La Direction générale des finances publiques (DGFIP) a écrit le 24 janvier à son homologue suisse à Berne pour lui demander si Jérôme Cahuzac détenait un compte à l'UBS. Certes, l'entraide fiscale existe, mais elle ne porte pas sur l'évasion fiscale, qui n'est pas considérée comme un délit. Contrairement à la fraude fiscale. Mais dans ce cas, il aurait fallu que la DGFIP apporte la preuve que le ministre du Budget était soupçonné d'avoir adressé au fisc de faux documents.

Réponse immédiate du fisc suisse

Curieusement, le Département fédéral des Finances à Berne, qui ne pouvait pas ne pas savoir que cette entraide fiscale n'est qu'un faux nez, joue néanmoins le jeu, répondant que Jérôme Cahuzac n'est pas titulaire d'un compte à l'UBS depuis 2006. Aussitôt Bercy déclare triomphalement à la presse début février : "Il n'y a aucune place au doute dans la réponse transmise par la Suisse", ajoutant : "Imaginer une seconde que les autorités suisses aient pu faire une réponse de complaisance est tout simplement absurde."

Le 12 mars 2013, en revanche, il en va tout autrement. François Molins, procureur de Paris, adresse en Suisse une vraie commission rogatoire internationale pour "blanchiment de fraude fiscale". Le premier procureur Yves Bertossa, fils de Bernard Bertossa, et le procureur Jean-Bernard Schmid, réputés parmi les magistrats les plus pugnaces de Genève, étudient sommairement la demande et décident de l'exécuter rapidement. Sans difficulté, ils découvrent vite que Jérôme Cahuzac a effectivement ouvert un compte à l'UBS au début des années 1990, fermé fin 2000 pour être transféré à la banque Reyl et Cie, toujours à Genève, puis de là dans une filiale à Singapour.

Et le compte UBS à Singapour ?

"En revanche, je n'ai toujours pas vu ni la demande envoyée par le fisc français ni la réponse du fisc suisse", s'étonne Jean-Bernard Schmid. Ce dernier, en charge du volet suisse de l'affaire Bettencourt et de celle des sous-marins vendus par la France au Pakistan dans les années 1990, n'a pas l'habitude de laisser beaucoup d'alternatives aux banques. De plus, il ne se contente pas d'interroger un seul établissement bancaire, sachant que d'un clic, un compte peut passer d'une banque à l'autre.

Mauvaises relations franco-suisses

"Au moment de la transmission des informations en France, le titulaire d'un compte peut toujours faire un recours pour bloquer la procédure. On perd ainsi plusieurs mois. Mais d'un autre côté, celui qui bloque la procédure se dénonce lui-même", ajoute en souriant Jean-Bernard Schmid. D'où les aveux de l'ancien ministre, avant même que la commission rogatoire ne revienne des bords du lac Léman.

Il reste à savoir pourquoi le Conseil fédéral (gouvernement) s'est plié à cette mascarade, alors que les relations entre les deux pays sont actuellement franchement mauvaises. En effet, la France veut faire payer dès 2014 des droits de succession aux héritiers de riches Français établis en Suisse, ce qui rendrait la Confédération nettement moins attractive (les droits de succession étant pratiquement nuls dans la Confédération). Berne aurait-elle négocié quelques concessions avec Paris ?   

23/02/2013

Lutte contre la corruption ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/21/espagne-mariano-rajoy-promet-une-legislation-stricte-contre-la-corruption_1836046_3214.html

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Espagne : Mariano Rajoy promet une législation stricte contre la corruption

LE MONDE | 21.02.2013 à 12h02

Par Sandrine Morel - Madrid, correspondance

Mariano Rajoy a finalement répondu au vent d'indignation soulevé par la multiplication des affaires de corruption. Mercredi 20 février, à l'occasion du débat annuel sur l'état de la nation, le chef du gouvernement espagnol a annoncé devant les députés un vaste plan de lutte contre ce fléau. "La corruption est corrosive pour l'esprit civique, blesse la démocratie et discrédite l'Espagne", a déclaré le président du Parti populaire (PP, conservateur) avant de plaider pour un pacte entre toutes les forces politiques.

Le premier débat sur l'état de la nation de Mariano Rajoy depuis son élection, en novembre 2011, était très attendu. Ces quatorze derniers mois ont vu la crise économique s'aggraver, le pays retomber en récession (– 1,4 % du PIB en 2012) et le nombre de chômeurs augmenter de près de 900 000 pour atteindre les 6 millions (26 % de la population active). Les manifestations sont quotidiennes contre la politique d'austérité qui, comme l'a rappelé M. Rajoy, a permis d'économiser 21 milliards d'euros en 2012, au prix de coupes dans l'éducation, la santé ou les salaires des fonctionnaires.

S'y sont ajoutées une crise territoriale ouverte par le processus indépendantiste enclenché par le gouvernement nationaliste catalan et une crise institutionnelle liée à des affaires de corruption n'épargnant aucun parti ni aucune des plus hautes administrations de l'Etat. Le nom même de Mariano Rajoy apparaît dans la comptabilité secrète présumée de l'ancien trésorier du Parti populaire, Luis Barcenas, comme récepteur de "compléments de salaires" au noir durant onze ans. Autant de raisons qui présageaient un débat intense.

LES SOCIALISTES DÉNONCENT UNE "CRISE MORALE" 

D'abord réaliste, M. Rajoy s'est attardé dès ses premiers mots sur "la dramatique situation sociale et économique que traverse l'Espagne". Sur la défensive, il est revenu en détail sur l'héritage du précédent gouvernement socialiste, avant d'affirmer avoir "évité le naufrage qui menaçait notre pays". Il a ensuite voulu insuffler de l'optimisme en disant "voir le chemin de l'avenir dégagé". Et, finalement triomphaliste, il a déclaré, après avoir abordé ses différentes négociations en Europe (aide aux banques, budget européen), que "l'Espagne est un pays que l'on peut aider mais pas diriger". Phrase suivie d'une salve d'applaudissements venue des bancs du PP, qui dispose de la majorité absolue.

M. Rajoy n'a pas commenté l'affaire Barcenas ni répondu aux nombreuses interpellations sur ce sujet des opposants qui ont demandé sa démission, notamment le chef de file socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba, qui a dénoncé la "crise morale" de l'Espagne.

"Il n'est pas vrai qu'en Espagne il y a une corruption généralisée", a insisté M. Rajoy, avant d'annoncer que les partis politiques, le patronat et les syndicats seront concernés par le projet de loi de transparence en cours de discussion parlementaire. Il a aussi proposé une loi de contrôle des finances des partis, une réglementation sur la publication des déclarations d'impôts et de patrimoine des élus, une échelle de rétribution et autres avantages, un registre des groupes d'intérêt et lobbies, ou encore un durcissement des peines pour corruption.

PEU DE TEMPS CONSACRÉ AUX TENSIONS AVEC LA CATALOGNE

Ce plan ambitieux fut l'annonce la plus importante d'un discours qui n'a, par ailleurs, apporté que peu de surprises, hormis l'assurance que le déficit de 2012 serait inférieur à 7 % du PIB, alors que l'objectif était de 6,3 %, et le lancement de mesures destinées à stimuler l'économie. Cette "seconde génération de réformes" consistera, "dans la mesure où les conditions le permettent", en une aide au financement bancaire de 32 milliards d'euros, un assouplissement du régime de TVA et des avantages fiscaux à l'embauche des jeunes.

M. Rajoy a consacré peu de temps aux tensions avec la Catalogne, essentiellement pour demander le respect de la Constitution, qui proclame "l'unité indissoluble" de l'Espagne, pour rappeler que seul l'Etat peut organiser un référendum et appeler au "droit des Catalans à être Espagnols et Européens". Le député de la droite nationaliste catalane, Josep Duran i Lleida, lui a répondu qu'il ne devait "pas avoir peur de la démocratie".

Pendant ce temps, au dehors, les salariés d'Iberia poursuivaient leur troisième jour de grève pour protester contre les 4 500 licenciements annoncés par la compagnie aérienne, le concours Miss España annonçait sa faillite, plusieurs centaines de juges manifestaient pour réclamer plus de moyens contre la corruption, et le secrétaire général du Parti socialiste catalan, Pere Navarro, demandait l'abdication du roi. Jeudi, le débat sur le piteux état de la nation devait continuer.

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/19/espagne-a-l-assaut-des-gouvernants_1834904_3214.html

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Espagne : à l'assaut des gouvernants !

LE MONDE | 19.02.2013 à 14h37 • Mis à jour le 19.02.2013 à 15h02

Par Cécile Chambraud et Sandrine Morel (à Madrid) 

Les députés espagnols en ont encore les oreilles qui tintent. Le 5 février, ayant enfin réussi à se faire ouvrir la porte du Congrès, Ada Colau a dit leur fait à ceux qu'elle juge responsables de la bulle immobilière et de ses victimes collatérales, les nombreux Espagnols expulsés de logements qu'ils ne peuvent plus rembourser. Quatre ans de combat contre la détresse sociale condensés en quarante minutes d'une intervention au débit de mitraillette : la porte-parole de la Plateforme pour les victimes des emprunts (PAH) n'a pas fait dans la demi-mesure.

A 38 ans, cette philosophe de formation a accusé les partis de gouvernement, PP et PSOE, d'être complices d'une "escroquerie généralisée". Sans ciller, Ada Colau a rappelé les suicides des personnes sur le point d'être expulsées. Résultat : bien qu'opposée aux mesures réclamées par la PAH, la majorité parlementaire a été contrainte d'accepter d'en discuter. Ada Colau a fait entrer presque par reffraction la société civile au Parlement.

Mêlant langage radical et actions pragmatiques, la PAH aide les familles menacées d'expulsions, intervient auprès des banques et des pouvoirs publics, conseille, sert d'intermédiaire. Depuis 2009, l'association née à Barcelone et qui a essaimé dans toute l'Espagne affirme avoir évité 574 expulsions. Elle ne se contente pas de faire du social. Ada Colau n'a eu de cesse de pousser les partis à réformer la loi. La PAH demande un moratoire sur les expulsions et la possibilité pour les personnes incapables de rembourser leur bien de s'acquitter de leur dette en l'abandonnant aux banques. Les députés ont accepté d'examiner ces propositions. Pas de les voter.

BEATRIZ TALEGON, rebelle socialiste

Son discours au congrès de l'Internationale socialiste, au Portugal début février, a fait le tour des réseaux sociaux. A 29 ans, la secrétaire générale de l'Union internationale de la jeunesse socialiste, l'Espagnole Beatriz Talegon, n'a pas tremblé en critiquant,devant les dirigeants, l'absence des socialistes dans la rue pour soutenir les gens qui ont besoin de "démocratie""Comment pensez-vous raviver la révolution depuis un hôtel de 5 étoiles en arrivant en voitures de luxe?", leur a-t-elle lancé.

"Ce que j'ai dit, c'est simplement ce que pensent tous les jeunes et pas seulement ceux du parti", se justifie cette Madrilène diplômée en droit et professeure de piano. Entrée en 2004 aux Jeunesses socialistes après le traumatisme des attentats djihadistes du 11mars à Madrid, en réaction "à la manipulation du gouvernement de José Maria Aznar" qui avait attribué les explosions aux séparatistes basques de l'ETA, elle commente sans ciller l'effondrement du PSOE aux dernières élections: "La gauche ne peut pas être incohérente avec elle-même, parce que nos votants sont des idéalistes. Quand on les déçoit, ils ne pardonnent pas."

Elle-même, comme dirigeante socialiste, a été prise à partie dans une manifestation contre les expulsions. Sympathisante du mouvement des "indignés", où elle a pioché des idées, elle affirme que "le parti ne doit pas rivaliser avec les mouvements sociaux mais être au service des citoyens""Il y a beaucoup de gens très bons dans le parti. J'espère que ce coup de poing sur la table les fera sortir."

ALEIX SALO, dessinateur inspiré

Il aurait pu être architecte, dans un pays qui en compte trop depuis que la bulle immobilière a éclaté. Mais en 2009, le Catalan Aleix Salo a abandonné les bancs de la fac pour se consacrer à sa passion: les vignettes satiriques. Il dessine d'abord dans des journaux locaux, dans la petite ville de Ripollet. En 2011, avec Españistan, ce pays s'enfonce dans la merde, le succès arrive grâce au book trailer qui l'accompagne. Ce résumé en vidéo du livre, qui revient avec un humour sarcastique sur les origines de la bulle, a été vu par plus de 8 millions de personnes sur YouTube et 20000 BD ont été vendues. Españistan devient l'une des références du mouvement des "indignés".

Lui se maintient à l'écart, pour ne pas "perdre son indépendance". En 2012, il revient avec Simiocracia, chronique de la grande gueule de bois économique – dont le book trailer est vu par 3 millions de personnes et le livre vendu à 50000 exemplaires. "Mon objectif est simplement de synthétiser la montagne d'infos sur la corruption, la politique, la dette publique, dont nous sommes abreuvés." En avril, il sortira une nouvelle BD, Euro-cauchemar, sous-titrée Quelqu'un a mangé la classe moyenne. Succès assuré.

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et aussi :

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/21/le-gouvernement-bulgare-renverse-par-la-rue_1836377_3214.html

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Le gouvernement bulgare renversé par la rue

LE MONDE | 21.02.2013 à 11h49

Par Benoît Vitkine

Nul ne savait que la vue du sang était aussi intolérable à Boïko Borissov. Le premier ministre bulgare, ancien garde du corps du dirigeant communiste Todor Jivkov, ancien colonel des pompiers féru de karaté, ancien général de la police suspecté d'avoir longtemps entretenu des liens avec le crime organisé, a annoncé, mercredi 20 février, la démission de son gouvernement de centre droit en expliquant "ne pas supporter la vue du Pont-aux-Aigles ensanglanté".

C'est sur ce carrefour du centre de Sofia qu'avaient eu lieu, la veille, les affrontements les plus durs entre quelques dizaines de jeunes et la police, à l'issue de manifestations organisées dans la capitale contre la cherté de l'électricité. Une trentaine de personnes avaient été blessées.

Ces violences s'inscrivent dans un mouvement plus large, né au cours d'un mois de janvier particulièrement froid, lorsque les citoyens bulgares ont reçu leur facture mensuelle d'électricité. La hausse des prix, décidée au coeur de l'été 2012, ne s'est fait ressentir qu'à ce moment-là, et l'addition a fréquemment grimpé jusqu'à 100 euros, dans un pays, le plus pauvre de l'Union européenne (UE), où le salaire moyen s'établit à 380 euros et la retraite moyenne à 150 euros.

La contestation a atteint un pic dimanche, avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants recensés dans une vingtaine de villes. Brûlant leur facture, les manifestants dénonçaient l'association "mafieuse" entre dirigeants politiques et entreprises énergétiques étrangères.

Depuis la privatisation du début des années 2000, trois d'entre elles – deux tchèques et une autrichienne – se partagent le marché bulgare, et elles sont accusées d'engranger des profits démesurés. La tension est encore montée en début de semaine avec les immolations par le feu de deux hommes.

"LE PEUPLE NOUS A DONNÉ LE POUVOIR, NOUS LE LUI RENDONS"

La décision du premier ministre de quitter le pouvoir a pris de court les observateurs : l'inflexible Boïko Borissov s'était certes emparé du dossier avec retard, mais il avait tout fait, ces derniers jours, pour endiguer la crise : lundi, il avait limogé son ministre des finances, Simeon Diankov, avant de se dire déterminé, mardi, à obtenir une baisse des tarifs de 8 %. Il n'avait pas hésité, surtout, à annoncer la révocation de la licence du groupe tchèque CEZ, distributeur dans l'ouest du pays, malgré le courroux de Prague.

Mais la grogne était plus profonde, la défiance plus ancrée et l'affaire de l'électricité a servi de catalyseur, si ce n'est de prétexte.

Elu en 2009 en promettant de lutter contre la corruption et le crime organisé, le gouvernement GERB (Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie) a largement échoué dans ce dossier. L'exécutif bulgare rejoint aussi la longue liste des gouvernements européens tombés pour cause d'austérité. Les finances publiques de Sofia sont saines, mais quatre ans de gel des salaires et de hausse du chômage (11,9 % aujourd'hui) ont eu raison de la patience des Bulgares, qui attendaient une amélioration de leurs conditions de vie après l'adhésion à l'UE, en 2007.

M. Borissov semble avoir pris la mesure de cette déception. "Nous avons de la dignité et de l'honneur. Le peuple nous a donné le pouvoir, aujourd'hui nous le lui rendons", a-t-il dit au moment d'annoncer sa démission, mercredi, devant le Parlement. Signifie-t-elle la fin politique de "Bate" ("grand frère") Boïko, l'un des dirigeants les plus charismatiques d'Europe ? Le premier ministre démissionnaire a seulement indiqué que ni lui ni son parti ne participeraient au gouvernement intérimaire chargé de conduire le pays à des élections anticipées, sans doute en avril ou mai.

Pour Kancho Stoïtchev, analyste chez Gallup International, la décision est "judicieuse : elle donne une légitimité à Borissov pour se maintenir dans la vie politique". Une manoeuvre, en quelque sorte, lui permettant de revenir plus tard dans le jeu. "Il a trop d'amour-propre pour cela, estime à l'inverse le politologue Antony Todorov. Il a compris que son charisme n'opérait plus et, en vrai populiste, il est sensible à ce que dit la rue."

Mercredi soir, les plus déterminés et les plus "antisystème" des contestataires ont à nouveau investi le centre de Sofia, quelques milliers de personnes cernant le Parlement puis le siège de CEZ. Devant le manque d'alternative crédible, ceux-là pourraient bien, après leur facture d'électricité, brûler leur carte d'électeur. Jeudi, un rassemblement massif de soutien à Boïko Borissov était annoncé.

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et encore :

Italie_ le patron de Finmeccanica arrêté dans une affaire de corruption | La-Croix.com.pdf