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21/06/2016

Le français à la radio

lu sur :

Les radios françaises vont devoir diversifier davantage leur

programmation musicale

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www.lesechos.fr › Tech - Médias › Médias
 

Les radios françaises vont devoir diversifier davantage leur programmation musicale

Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211051406165-les-radios-francaises-vont-devoir-diversifier-davantage-leur-programmation-musicale-2008423.php?729VBsqhtBgbDlQL.99

15/01/2015

D'où vient l'interdiction de représenter Mahomet ??? (et pas que lui !)

lu sur : (le surlignage est de moi)

Mahomet — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Mahomet

Les images

La traditions islamique a hérité de l’interdiction juive de la représentation de Dieu, elle-même issue du Décalogue160, mais l'aniconisme n'a jamais explicitement été promulgué : l'interdit pesant sur la fabrication d’images cultuelles « d’êtres vivants ayant un souffle vital (rûh) » (autrement dit, les êtres humains et les animaux) n’est pas posé par le Coran, ni la Sunna161, ni, a proprement parler, par aucun des hadiths162 même s'il est incontestable que ces derniers véhiculent une conception fort négative - presque diabolisante - des images163 : leurs créateurs sont soupçonnés, voire accusés, de se livrer au blasphème en prétendant rivaliser avec l'activité créatrice d'Allah164.

Si interdit il y a, c'est davantage dans un sentiment largement partagé et un certain consensus théologique - un ijmâ - qui réprouvent ces représentations et qui, même dépourvus de justification théorique objective, suscitent une large adhésion chez les musulmans, à la suite du courant majoritaire sunnite165.

Ainsi, l'interdit s'est étendu - « mais pas partout ni toujours » - à la figuration de Mahomet (jugé non digne d'être représenté afin d'assurer la primauté de la lecture et de l'iconographie du Coran ou ou contraire jugé trop digne ontologiquement pour être figuré, en-Nûr el-Muhammadî la « lumière mohammedienne » étant selon les soufis trop éclatante pour être regardée166), voire à celle de tous les prophètes, leurs familles et leur descendance165.

Différentes approches
 
Principaux courants de l'islam

Les différentes branches de l'islam ne partagent pas une vision strictement commune de la vie du message du prophète et ont développé des interprétations propres.

En matière iconographique et de manière générale, le sunnisme réprouve la représentation de tout être possédant une âme, d'autant plus s'il s'agit de Mahomet, ce qui s'apparente alors au blasphème. Au xviiie siècle, Ibn Abd al-Wahhâb, fondateur sunnite du wahabbisme, donne une interprétation innovante des hadits défavorables aux images et prône un iconoclasme radical167. L'interdiction sunnite n'est cependant pas respectée de façon absolue et certains courants sunnites n'en tiennent pas compte168.

Cet interdit est également moins saillant chez les chiites duodécimains qui ont développé un rituel et une dogmatique de l'image : l'affichage de grands portraits n'y est pas rare à la fin du xxe siècle et des artistes ont proposé des illustrations pieuses de Mahomet en majesté ou adolescent169 qui ont encore connu une certaine diffusion après les années 1990 en Iran170. Même si ces images elles-mêmes ont fait l'objet de critiques sévères et tendent à se raréfier171, les représentations iconiques des martyres Hussein et Ali, des imams sacrés et des grands ayatollahs restent très habituelles en Iran, ainsi que la production de caricatures de responsables politiques et religieux167.

Représentations
 
Mahomet selon une illustration persane (Bibliothèque nationale de France)

S'il faut constater que l'art de l'islam -qui est essentiellement un art du concept caractérisé par l'évitement de l'imitation des êtres vivants ainsi que par l'abstraction - évite d'une manière générale le portrait172, Mahomet a néanmoins été régulièrement représenté en Perse, en Inde, en Afghanistan, en Turquie, ... avec différentes variantes173. Cependant, et malgré la nature iconique de bien des épisodes de sa vie, le prophète de l'islam a été peu représenté pour lui-même : il s'agit essentiellement de représentations - pas toujours figuratives - « en mouvement » ou « en action » pour l'illustration desdits épisodes155.

Al-Dinawari rapporte l'existence de portraits dès le ixe siècle mais il n'en existe plus de trace : il faut attendre la fin du xiiie siècle pour trouver les premières représentations dans des enluminures en Perse ilkhanide. Le Prophète est alors représenté dans des chroniques à visage découvert - nimbé d'une auréole ou d'une flamme - mais le visage, ainsi que les mains, se trouvent voilés progressivement à partir du xve siècle. La silhouette se voile ensuite entièrement avant de disparaitre complètement au profit de motifs ou de formules évocatrices de sa personne, quittant une réalité anthropomorphe à laquelle se substitue une flamme, une lumière ou encore une « absence perceptible »174. Mahomet est finalement remplacé par la calligraphie de son nom, par une hilya - « portrait-écrit » -, par un arbre généalogique, voire l'empreinte de ses pieds ou de ses sandales174 dans une évolution spirituelle qui doit notamment au soufisme chiite qui considère les représentations anthropomorphes comme mondaines et non-musulmanes174.

À la fin du xxe siècle bandes dessinées, à vocation pédagogique, adaptant le Coran ont été publiées en pays sunnites175 mais ont suscité le débat avant que la publication en soit stoppée176 : en effet, au début du xxie siècle, en dehors de l'espace chiite169, l'interdit concernant les représentation de Mahomet - qui représente une réalité divine pour nombre de croyants - est devenu plus fort qu'il ne l'était auparavant, pour atteindre une grande rigueur et devenir un interdit majeur s'apparentant à un tabou177. Dans ce contexte, la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois en 2005, relayées dans des médias internationaux, a soulevé un tollé et provoqué des réactions violentes dans plusieurs pays de tradition et de culture islamiques et certaines communautés musulmanes des pays occidentaux.

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Je lis bien :

..."l'interdit pesant sur la fabrication d’images cultuelles « d’êtres vivants ayant un souffle vital (rûh) » (autrement dit, les êtres humains et les animauxn’est pas posé par le Coran"...

Par ma barbe ! Sacrebleu ! Ventre-saint-gris ! Nous vivons entourés d'ignorants mécréants ! Je dirais même plus : de mécréants ignorants !

sur le même sujet, lire :

Le Coran n'interdit pas les représentations de Mahomet - Le Point

www.lepoint.fr/.../le-coran-n-interdit-pas-les-representations-de-mahomet-12- 01-2015-1895682_3.php
 

26/04/2014

Cinéma : la disparition de l'argentique met en péril la conservation des œuvres

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/17/le-spectre-de...

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 17.04.2014 à 17h29 • Mis à jour le 17.04.2014 à 20h00 |Par Samuel Blumenfeld

Prenez votre film favori : Citizen Kane, d’Orson Welles, L’Aurore, de Murnau, Les Enfants du paradis, de Marcel Carné, ou une production plus récente comme La Guerre des étoiles,de George Lucas. Imaginez maintenant que ce film disparaisse, à la manière d’un des livres autrefois déposés à la bibliothèque d’Alexandrie. Ou qu’on ne puisse plus le voir autrement que sur rendez-vous, comme un manuscrit du Moyen Age. Ce scénario cauchemardesque n’est pas encore d’actualité, mais il pourrait le devenir. Car à l’heure du tout-numérique, les incertitudes liées à la conservation et à la circulation des films sont nombreuses. Par un étrange paradoxe, c’est au moment où nous pensons laisser le plus de traces, grâce à des technologies sophistiquées, que nous pourrions en laisser le moins.

Le numérique est un colosse aux pieds d’argile. Ses faiblesses sont identifiées. Dès 2007, dans un rapport intitulé « The Digital Dilemma » (« Le dilemme numérique »), l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences américaine relevait plusieurs facteurs qui, conjugués, dressent un tableau très sombre des dangers liés à cette technologie : pertes d’archives liées à l’erreur humaine ; effacement des données au bout de plusieurs années ; pannes de disque dur magnétique ; nécessité pour la conservation des bandes LTO (linear tape-open) d’organiser des migrations en prenant en compte l’apparition de nouveaux formats décidés par le fabricant et l’obsolescence des lecteurs-enregistreurs pour lire ces bandes, qui intervient environ tous les cinq an...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

01/12/2013

Un nouveau film d'Orson Welles

lu et vu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/08/07/un-film-muet-inedit-d-orson-welles-retrouve-en-italie-et-restaure-aux-etats-unis_3458749_3246.html

Découverte en Italie d'un film d'Orson Welles

Le Monde.fr | 07.08.2013 à 22h26 • Mis à jour le 09.08.2013 à 08h11 |Par Thomas Sotinel

 

 

En 1934, à 19 ans, un pensionnaire de la Todd School For Boys, de Woodstock (Illinois) réalisait un court-métrage d'inspiration surréaliste, Hearts of Age, que l'on peut aujourd'hui voir sur YouTube. Sept ans plus tard, le jeune homme, devenu entre-temps l'une des figures majeures du théâtre américain, redéfinissait les règles du jeu cinématographique avec Citizen Kane. Entre les deux, la filmographie d'Orson Welles indique un titreToo Much Johnson, tourné à New York en 1938, que les historiens du cinéma considéraient comme définitivement perdu.

Or les bobines de ce film jamais monté ont été retrouvées dans un entrepôt de Pordenone, en Italie du Nord, ville où se tient chaque année un festival de films muets restaurés. Cette coïncidence a permis de sauver Too Much Johnson.L'association Cinemazero et la Cineteca del Friuli, qui organisent le festival, ont confié le métrage retrouvé à la George Eastman House, fondation américaine installée à Rochester (New York) qui a supervisé la restauration du film.

Un photogramme de "Too Much Johnson", film qu'on pensait perdu d'Orson Welles.

Celui-ci n'est pas un long-métrage à part entière. Il s'agit d'éléments filmés qui devaient être intégrés aux représentations de Too Much Johnson, un vaudeville de la fin du XIXe siècle, écrit par William Gillette, que Welles voulait présenter sur la scène de son Mercury Theatre. Le metteur en scène s'est suffisamment pris au jeu du cinéma pour accumuler plus de quatre heures de rushes, faites de courses poursuites burlesques dans les rues de New York et de quiproquos autour d'un défilé de suffragettes.

Après avoir accumulé ce matériau, Orson Welles s'est essayé pour la première fois au montage, puisque chaque acte de la pièce de Gillette devait être précédé de la projection d'un segment filmé. Le futur metteur en scène de La Splendeur des Amberson s'est mis au travail avec enthousiasme, selon son biographe, l'écrivain et acteur britannique Simon Callow, cité par le New York Times. Pour des raisons inconnues, Welles n'a pas mené cette expérience à son terme et Too Much Johnson a été présenté sans les séquences filmées – la pièce fut d'ailleurs un four.

Joseph Cotten dans une séquence de "Too Much Johnson", d'Orson Welles.

Orson Welles a par la suite raconté que, à la fin des années 1960, il avait visionné le métrage tourné en 1938 et l'avait trouvé de si bonne qualité qu'il avait voulu lemonter pour en faire cadeau à Joseph Cotten. Cette velléité s'est trouvée contrariée par l'incendie de la villa espagnole du metteur en scène, en 1970, dans lequel la très inflammable copie sur support nitrate de Too Much Johnson est partie en fumée.

Il en existait une autre, que l'équipe de la George Eastman House a entrepris de restaurer. L'ensemble des éléments retrouvés étaient en bon état, à l'exception d'une bobine proche de la décomposition qu'un laboratoire hollandais a réussi àsauver. On pourra découvrir Too Much Johnson en octobre, au Festival de Pordenone.

 sur le même sujet :

02/07/2013

Il est plus que temps de défendre la langue française

Un appel qui est toujours d'actualité.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/12/07/langue-francaise-etat-d-urgence-par-un-collectif-d-associations_1277289_3232.html

Langue française : état d'urgence, par un collectif d'associations

Le Monde.fr | 07.12.2009 à 16h46 • Mis à jour le 07.12.2009 à 18h02

Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques. Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. 
"Langue de la République" (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre-ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l'"identité nationale". Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu'au Québec, en Afriquefrancophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l'est moins par l'air du temps que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprisesfrançaises avec l'appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d'abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu'" il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation", le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L'heure est donc venue d'appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l'égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Depuis longtemps, on n'en est plus aux seuls emprunts massifs à l'anglo-américain ; nombre de grandes entreprises s'emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : "Time to move !" est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l'humiliation linguistique à l'effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C'est aussi la mode – le "mood" – chez AREVA... Dans la distribution, Carrefour, Auchan... basculent leurs produits et enseignes à l'anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, La Poste ou Air France... Loin du programme du Conseil national de la Résistance, la devise du Medef n'est-elle pas"ready for the future" ? Sommet du "dialogue social" : c'est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d'usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC..., ont dûmonter au créneau pour " défendre le droit de travailler en français en France ".

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l'acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils ne sont souvent plus pensés et écrits par nos chercheurs qu'en anglo-américain, même pas toujours traduits en français. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants... Que fait le CSA ?

On ne voit que trop qui sert cette politique d'anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette "élite" et ces privilégiés qui, pas seulement à droite, n'hésitent pas à désintégrer leur langue maternelle pour mieux intégrer l'élite mondialisée et ressembler à leurs maîtres ! Les "gens de peu", pour leur part, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s'en tirer en ingurgitant le "Wall Street English" promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l'anglais au français, des petites classes jusqu'à l'enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l'Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l'Etat annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés "en langues étrangères"(traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c'est peu dire que l'Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s'emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c'est souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pourcontourner la loi.
C'est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l'assassinat linguistique planifié ne puisse s'accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défensede sa langue.

L'actuel gouvernement qui glose sur l'identité nationale va-t-il contribuer àenfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Parlons ici seulement de ce qu'il faut pour revenir au bon sens : à l'école élémentaire ou au collège, asseoir d'abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l'anglais ; réaffirmer le français comme langue de l'enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; fairerespecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.

Notre appel s'adresse aussi aux espérantistes, aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée, aux immigrés qui veulentcontinuer à parler notre langue sans oublier celle de leur pays d'origine, à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l'anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s'adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l'habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c'est le peuple qu'en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité les écrivains, penseurs, traducteurs et autres créateurs de toute la francophonie, partout où notre langue est pratiquée et aimée :vous dont la langue constitue l'outil de travail et l'élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la "défense et [l']illustration" du français, faisons vivre notre langue et défendons-la contre la logique barbare de l'argent roi.

Signataires :

Alliance Champlain,
Association francophonie avenir 
(Afrav),

Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf),
Avenir de la langue française (ALF),
Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC),
CO.U.R.R.I.E.L.,
Défense de la langue française Paris-Ile-de-France (DLF Paris-IDF),
Forum francophone international France (FFI France),
Le droit de comprendre (DDC),
Le français en partage,
Gerflint.

17/05/2013

«Jérusalem plomb durci»

À voir si vous êtes à Genève.

lu sur :

http://app.letemps.ch/Page/Uuid/bc0e9a6a-b7ee-11e2-b449-07ca272f3c38/Isra%C3%ABl_le_poids_dune_nation_et_dune_ali%C3%A9nation

Israël, le poids d'une nation et d'une aliénation

Théâtre

mercredi 08 mai 2013      Marie-Pierre GenecandRuth Rosenthal. (DR)

 

Le collectif israélo-français Winter family propose avec «Jérusalem plomb durci» une plongée dans l’endoctrinement israélien permanent.

En complément


On le soupçonne, mais on ne sait pas vraiment ce que naître à Jérusalem implique comme endoctrinement permanent en faveur du combat d’Israël contre les ennemis extérieurs. Après avoir vu «Jérusalem Plomb durci», voyage sensoriel imaginé par l’Israélienne Ruth Rosenthal et le Français Xavier Klaine, on prend la mesure de ce matraquage idéologique.

Robe à fleurs, tresses enfantines, physique d’enfant, Ruth Rosenthal évoque seule en scène ces célébrations qu’elle a connues petite fille, à commencer par la commémoration annuelle de la réunification de Jérusalem en 1967, après la guerre des Six-Jours.

Drapeaux du pays, images vidéo des émissions de télé et des défilés, marche militaire et danse du Juif errant, le portrait qui a été proposé au Théâtre de l’Usine, à Genève mardi et mercredi dernier après La Chaux-de-Fonds, joue la carte de l’immersion. Il séduit par sa radicalité artistique et son courage politique, mais laisse un peu désemparé le spectateur en quête d’explications.

«Soudain, un nom s’élève et décide qu’il est un peuple.» Ruth Rosenthal se tient droite sur un podium. De sa voix grave, elle dit ces mots au micro avant de renverser son visage en arrière, jouant à la fois l’extase et la douleur de ce qui est trop fort, trop lourd, trop grand.

Le spectacle offre souvent ces contrastes ironiques entre une représentation sucrée de la militarisation d’Israël et la violence que ces armes impliquent. Ainsi, à mi-parcours, ce vaste show télévisé qui montre côte à côte des chars taille XL sur lesquels trônent des soldats au visage noirci et des chanteurs de variété glamour.

La comédienne, de dos, contemple ces images hallucinantes tandis que des sirènes déchirent l’espace de leur son strident. Elle reprend au micro les refrains dont on imagine qu’ils glorifient l’effort militaire, mais elle les reprend sans force, comme une somnambule de la cause.

Pareil, lorsqu’elle allume les bougies qui rendent hommage aux enfants morts durant la Shoah. Elle semble absente à elle-même et à cet héritage forcé. Trop fort, trop lourd, trop grand. Comme ce silence imposé aux élèves durant les commémorations en mémoire des victimes de l’Holocauste, silence pendant lequel certains bambins étouffent leur rire, d’autres, comme Ruth, pensent aux 6 millions de victimes pour entretenir la tristesse.

Entretenir la tristesse et la peur, soutenir l’effort de guerre, nourrir la fierté nationale. Ainsi alignées dans un spectacle sans commentaires, toutes ces figures imposées montrent à quel point le destin d’un citoyen israélien est conditionné.

On ne comprend pas toujours de quoi il est question, on s’étonne aussi que la donne arabe soit si peu mentionnée. Mais on reconnaît à ce spectacle un mérite: la capacité de faire ressentir de l’intérieur le poids d’une aliénation.

10:15 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)