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17/06/2013

Trois sites à visiter

Je lis ce matin (au risque de me faire espionner par la NSA) :

USA : Ce que nos présidents disent à nos jeunes

Mondialisation.ca, 12 juin 2013
 

William Blum

2) http://williamblum.org/

What Our Presidents Tell our Young People, 5 juin 2013

Traduction par VD pour le Grand Soir 

3)  Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/

09/02/2013

il FAUT changer

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

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Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE 

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE 

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles BoeufNous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

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"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

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Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

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LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

16/07/2012

À quoi sert la "dissuasion nucléaire" ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/arme-nucleaire-une-position-officielle-consternante-de-conformisme-15-07-2012-1485707_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120715

Arme nucléaire : une position officielle "consternante"

Par

Général d'armée aérienne (cinq étoiles) du cadre de réserve, Bernard Norlain est né en 1939. Pilote de chasse, ancien commandant du centre d'expériences aériennes militaires et de la base aérienne 118 à Mont-de-Marsan, il devient en 1986 le chef du cabinet militaire du Premier ministre Jacques Chirac. Il demeure à son poste avec son successeur Michel Rocard, avant de commander la défense aérienne en décembre 1989 puis la force aérienne tactique (devenue la force aérienne de combat) jusqu'en 1994. Il devient alors directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), de l'enseignement militaire supérieur et du Centre des hautes études militaires jusqu'à son admission dans le cadre de réserve en septembre 1996. Il exerce ensuite des responsabilités dans diverses entreprises, avant de devenir, en juin 2008, président du Comité d'études de défense nationale et directeur de la publication de la revue Défense nationale. En octobre 2009, il signe avec les anciens Premiers ministres Michel Rocard et Alain Juppé, et avec l'ancien ministre de la Défense socialiste Alain Richard, un texte retentissant réclamant la fin de l'armement nucléaire. Alors que le président de la République vient de "réaffirmer solennellement l'attachement irréductible de la France à sa force de dissuasion", il nous a paru pertinent d'interroger cet esprit libre, aujourd'hui seul militaire français de ce rang à appeler au désarmement nucléaire. Seul, mais avec le panache ! Interview.

Le Point : On sait que l'ancien Premier ministre Michel Rocard évoque régulièrement la question d'une suppression de l'arme nucléaire, qui est la principale option du mouvement international Global Zero. Comment ce mouvement évolue-t-il en France ?

Bernard Norlain : En France, la vérité oblige à dire qu'il ne se passe pas grand-chose. Les déclarations du nouveau président de la République et celles du gouvernement ne changent rien à ce qu'était la dissuasion nucléaire en France ces derniers temps, ni aux perspectives d'un désarmement nucléaire multilatéral ou unilatéral. Ce sont des déclarations absolument consternantes de conformisme et d'archaïsme intellectuels. Néanmoins, on sent venir les prémices d'un début de discussion sur la pertinence de la dissuasion. Je n'en veux pour preuve que le récent article de l'universitaire Pascal Boniface : "Les vraies questions sur l'armement nucléaire". J'avais espéré que le futur livre blanc se ferait l'écho de cette interrogation. Le schéma de la dissuasion nucléaire était pertinent durant la guerre froide, mais on voit bien que la situation stratégique a évolué depuis 20 ans, que le contexte stratégique n'est plus du tout le même. On ne peut plus avoir recours aux mêmes raisonnements.

S'il est exact que quelques rares experts s'interrogent sur la pertinence de cet outil, il n'en est pas de même dans l'opinion publique : le sujet n'est-il pas tabou, tout simplement ?

Je ne le crois pas. Historiquement, les mouvements pacifistes et écologistes en ont parlé régulièrement. Mais, même au-delà de ces mouvements opposés au nucléaire, on sent qu'une interrogation se dessine dans l'opinion publique sur la pertinence du nucléaire militaire. Le prétendu consensus français sur la dissuasion n'est qu'une façade. Elle se lézarde. Tôt ou tard, ce qui est devenu un dogme quasi religieux s'effondrera, c'est ma conviction.

Certes. Mais dans les partis de gouvernement, UMP et PS, les positions ne bougent pas...

Vous avez raison. Tous parlent de l'assurance-vie de la nation. Je vous fais remarquer que les déclarations du nouveau président sont encore plus conformistes que celles de son prédécesseur. Nicolas Sarkozy avait commencé à ouvrir timidement la porte sur d'éventuelles adaptations, mais François Hollande est revenu au concept pur et dur des années 1970. J'admets que l'agitation de ceux qui se retrouvent en France sur le concept Global Zero peut sembler complètement vaine. Je vais plus loin : dans tous les autres pays disposant du nucléaire militaire, on modernise les armes nucléaires. Y compris aux États-Unis où le président Barack Obama a plaidé pour le désarmement nucléaire. C'est au point que dans les 10 prochaines années, le monde dépensera plus d'argent pour l'arme nucléaire que durant un demi-siècle de guerre froide !

Il y a peut-être des raisons ! La situation internationale est d'une instabilité croissante. N'est-ce pas une explication ?

Mais réfléchissons à l'emploi de telles armes ! Elles sont totalement inadaptées au contexte international que vous évoquez. La Chine menace-t-elle réellement la France, puisque c'est le nouvel ennemi qu'elle se donne ? On voit bien qu'il n'y a aucune pertinence dans ce raisonnement. En outre, on pourrait arriver à une troisième vague de disséminations, à une nouvelle prolifération, donc à un risque accru d'emploi de cette arme : à ce rythme, on se dirige inexorablement vers un conflit nucléaire.

On voit effectivement les Indiens et les Chinois moderniser leurs outils stratégiques tandis que les Iraniens progressent. L'une des manières de calmer les ardeurs de ces impétrants n'est-elle pas, justement, de disposer d'un arsenal dissuasif ?

C'est le raisonnement classique. Et même conformiste. Je pense exactement le contraire : dans la mesure où on continue de proclamer que l'arme nucléaire est le garant de la liberté, de l'indépendance, pourquoi voulez-vous que les pays qui en ont les moyens ne désirent pas s'en doter ou se moderniser ? Si on multiplie les acteurs nucléaires, on accroît les facteurs d'incertitude. Et, la nature humaine étant ce qu'elle est, on arrivera inéluctablement à l'utilisation de cette arme dans un conflit.

Imaginons la France sans arme nucléaire : elle se placerait inéluctablement à la merci d'un chantage de ceux qui la possèdent !

Mais où allez-vous chercher ce scénario ? Ce n'est pas le nôtre. Nous préconisons que la France prenne des initiatives pour marquer sa volonté de se diriger vers un désarmement nucléaire généralisé. Jamais nous n'avons prôné un désarmement français unilatéral. Mais notre pays doit cesser d'être crispé sur son discours, qui devient une vraie théologie. Et accepter de discuter sur le désarmement, comme il s'y est engagé en signant le traité de non-prolifération, dont l'article 6 écrit en toutes lettres : "Chacune des parties au traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations (...) sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace." Tel est précisément le sens de notre démarche en y ajoutant que nous souhaitons voir la France prendre la tête d'un mouvement de dénucléarisation générale.

Vous ne demandez donc pas que la France jette ses armes nucléaires à la poubelle ?

Pas du tout ! Nous lui demandons de participer à un mouvement mondial, qui aboutirait à terme à ce qu'il n'y ait plus de bombe nucléaire nulle part. L'objectif serait lointain et utopique ? Peut-être. Mais si on n'entrait pas dans ce processus, on encouragerait de facto la prolifération.

Si votre initiative ne rencontre pas de succès chez les politiques, elle ne suscite pas non plus un grand enthousiasme chez les militaires. Officier général ayant exercé des responsabilités éminentes, n'êtes-vous pas très seul ?

Le mot est faible ! C'est même assez désolant... Je hante les conférences et les colloques internationaux, on me demande très souvent d'intervenir publiquement partout dans le monde, je rencontre tous les militaires de la Terre, y compris les Américains, les Russes et les Chinois, les Pakistanais et les Indiens. Sans compter les autres... Et, dans ces lieux où mes collègues étrangers sont très nombreux, je suis le seul militaire français. Pour des raisons évidentes de conformité au dogme, gage de promotion. De plus, l'ancienne génération, dans laquelle je me place et qui est toujours aux affaires, a été formée et élevée dans la dissuasion nucléaire et ne conçoit rien d'autre. À ses yeux, la dissuasion est un l'instrument ultime de la légitimité militaire. Le silence est imposé aux jeunes générations, plus ouvertes à la discussion et au débat, mais qui se trouvent de facto interdites d'expression. Et ceux qui ont voulu s'affranchir de cette censure ont été sanctionnés !

18/04/2012

Nucléaire iranien : toute attaque préventive serait une erreur fatale

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/18/nucleaire-iranien-toute-attaque-preventive-serait-une-erreur-fatale_1687114_3232.html

Nucléaire iranien : toute attaque préventive serait une erreur fatale

Tirons les leçons de la guerre froide pour restaurer un climat de paix

 

LE MONDE | 18.04.2012 à 14h18 • Mis à jour le 18.04.2012 à 14h18

Par Paolo Cotta-Ramusino, Pierre Hassner Bernard Norlain

La crise déclenchée par le programme nucléaire iranien est arrivée au point ou une option militaire par Israël ou les Etats-Unis est évoquée et semble inéluctable pour certains. Or l'évaluation des risques présentés par ce programme est souvent obscurcie par une propagande partisane. Ainsi le débat public concernant les droits de l'Iran signataire du traité de non-prolifération (TNP) est vicié par plus d'une décennie d'accusations qui confondent les activités légitimes permises par le TNP et celles qui violent ce même traité.

Avant que l'irréparable ne se produise, il est temps de rétablir une certaine vérité. L'Iran a le droit d'enrichir l'uranium pour son programme nucléaire civil, sous contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). En effet, le TNP établit une claire distinction entre l'interdiction de fabriquer, avec ou sans assistance, des armes nucléaires et le fait d'acquérir la capacité d'en fabriquer qui reste autorisée. De nombreux pays d'ailleurs dans le monde ont cette capacité, même à court terme.

Le programme nucléaire iranien a une longue histoire qui remonte au temps du chah. Après la révolution, en 1979, il fut interrompu et repris à la fin des années 1980. Pendant dix-huit ans, l'Iran a conduit des activités d'enrichissement sans enrendre compte à l'AIEA. Cependant, en 2003, sous la pression internationale l'Iranaccepta de signer et d'appliquer le "protocole additionnel", additionnel aux accords de garantie avec l'AIEA et qui donne à cette Agence plus de droits d'inspection et d'information.

De plus, sous l'insistance du groupe EU3 - FranceRoyaume-UniAllemagne -, l'Iran dans un geste de bonne volonté a suspendu toutes ses activités d'enrichissement d'uranium. Malgré ces efforts, l'Iran a été traîné devant le Conseil de sécurité de l'ONU qui lui a enjoint de cesser définitivement toute activité d'enrichissement. Dans ces conditions, en 2006, le nouveau gouvernement dirigé par Mahmoud Ahmadinejad a décidé de suspendre l'application du protocole additionnel.

Cependant, à ce jour, rien ne prouve que l'Iran ait violé le TNP après l'année 2003, malgré des études sur les techniques de construction des armes nucléaires diffusées mais non vérifiées par l'AIEA et malgré les soupçons suscités par la construction clandestine du site de Forlow, près de Qom.

Il est vrai que, depuis, l'Iran se met en position d'acquérir la capacité de fabriquerdes armes nucléaires. Cette éventualité associée aux menaces proférées par les leaders iraniens à l'encontre de l'existence d'Israël explique la paranoïa israélienne et sert d'alibi aux menaces de Benyamin Nétanyahou. Mais plus l'Iran sera menacé et sanctionné, plus il accélérera ses travaux d'acquisition de l'arme nucléaire. D'autant plus que la controverse nucléaire iranienne est liée au régimepolitique et à la confrontation entre ce pays et les pays occidentaux.

Mais faire de l'enjeu nucléaire un enjeu de division politique et de changement de régime est illusoire. Il est vraisemblable qu'aucun Iranien, quelles que soient ses opinions, n'acceptera de renoncer à la souveraineté de son pays et de se rendreaux pressions extérieures.

Pourtant, l'ombre de la guerre s'étend de plus en plus sur les pays du Moyen-Orient. Au cours de ces derniers mois, nous avons vu les pays occidentauxprendre une série d'initiatives afin d'isoler et d'acculer l'Iran. Ces mesures auront de graves conséquences sur la vie de la population, mais rien n'indique que le public iranien en sera plus motivé pour renverser le régime. Cependant, les préparatifs de la guerre continuent et rendent l'option militaire presque acceptable à l'opinion occidentale et probable à l'opinion iranienne. L'histoire de la guerre froide devrait nous rappeler que le pouvoir égalisateur de l'arme nucléaire pourraitdevenir pour les pays menacés un puissant argument en sa faveur.

Toute attaque militaire en provenance d'Israël ou des Etats-Unis provoquera la sortie de l'Iran du TNP et sa fuite en avant vers le nucléaire militaire. Les conséquences d'une telle attaque seraient dramatiques. Une attaque israélienne venant d'un pays non-signataire du TNP contre un pays signataire de ce traité provoquerait tout d'abord l'explosion du TNP, qui est pour l'instant notre unique rempart contre la prolifération, mais aussi une probable dissémination des armes nucléaires dans la région, associée à la création d'une situation régionale de conflits et de crises et à une crise économique mondiale autour du pétrole. Par ailleurs, rien ne garantit qu'une telle attaque arrêterait un programme militaire iranien ou un renversement de régime.

Les conséquences en revanche seraient terribles pour l'équilibre régional et mondial. Il devient donc urgent de chercher à éviter un conflit et de restaurer unclimat de paix. Pour conjurer ces crises, il serait nécessaire, conformément au TNP, de reconnaître à l'Iran le droit à l'énergie nucléaire pacifique. En contrepartie, les négociations devraient requérir de l'Iran l'application du protocole additionnel, la limitation, peut-être provisoire, du niveau d'enrichissement et une coopération avec les instances internationales pour la production de matériaux fissiles, en échange de la levée progressive des sanctions internationales.

Cet accord permettrait ainsi de promouvoir efficacement auprès des pays du Moyen-Orient une zone libre d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive. Il pourrait être complété par la création de centres internationaux de production de matériaux fissiles.

Il est évident qu'un tel accord se heurterait à de nombreux obstacles aussi bien aux Etats-Unis qu'en Israël, en Europe ou de la part des radicaux iraniens. En particulier, les pays occidentaux se montreront sceptiques sur la bonne foi des Iraniens et sur leur volonté de respecter un tel accord. De plus, il ne faut pas mésestimer les inquiétudes israéliennes, depuis Khomeiny les dirigeants iraniens n'ont pas cessé de dénoncer l'illégalité de l'existence d'Israël. Il est donc légitime que ce pays cherche à se protéger.

Mais on peut douter de l'intérêt des Iraniens à déclencher un conflit direct contre Israël, a fortiori nucléaire. En tout cas, de l'aveu même des Israéliens donc, une attaque ne pourrait au maximum que retarder le programme iranien de deux ou trois ans, elle aurait pour effet de rendre l'hypothèse redoutée un peu moins invraisemblable à long terme. Ainsi une guerre préventive serait une politique de gribouille et serait seule à donner un semblant de plausibilité à une vengeance nucléaire iranienne ou musulmane.

Néanmoins, cette situation doit être prise en compte et des mesures de précaution complémentaires devraient être prises à l'égard de l'Iran dans l'attente des résultats des mesures de contrôle et vérification. En particulier, une politique decontainment (son confinement dans sa sphère géographique), telle qu'elle a été mise en oeuvre pendant la guerre froide à l'égard de l'URSS, permettrait decontenir les ambitions nucléaires de l'Iran.

L'essentiel dans la conduite de cette crise est d'éviter de nous engager dans une spirale de la violence dont personne ne peut dire qu'il en maîtriserait les conséquences, mais dont on est sûr qu'elles seraient à la fois criminelles et suicidaires pour la région et pour la sécurité du monde.


Paolo Cotta-Ramusino, secrétaire général de Pugwash Conferences onSciences and World Affairs ;
Pierre Hassner, chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales ;
Bernard Norlain, Général de l'armée de l'air (2e section).

Paolo Cotta-Ramusino, Pierre Hassner Bernard Norlain

18/03/2011

Jura. Les industriels pétroliers lorgnent le sous-sol du massif jurassien

lu sur :

<http://www.leprogres.fr/jura/2011/03/15/les-industriels-petroliers-
lorgnent-le-sous-sol-du-massif-jurassien
>

Jura. Les industriels pétroliers lorgnent le sous-sol du massif jurassien

Publié le 15/03/2011 à 00:00 

Alors que la polémique autour du gaz de schiste prend de l’ampleur, nous avons découvert que des permis d’exploration miniers avaient été délivrés sur la quasi-totalité du département. Officiellement pour du pétrole

Le Jura, nouvel eldorado des pétroliers ? Sur la carte de France des « périmètres des titres miniers d’hydrocarbures », cachée au fin fond du site internet du ministère de l’Écologie, le département n’est plus qu’une immense tache jaune, synonyme des prospections à grande échelle qui sont ou vont être menées dans nos sols par des sociétés pétrolières étrangères. Espèrent-elles trouver du schiste, dans le sous-sol particulièrement propice car calcaire du massif jurassien ? Nous avons mené l’enquête, et la réponse est « peut-être ». L’État, lui, répond par la négative. Officiellement, ces groupes ont obtenu des permis d’explorations miniers pour « rechercher du pétrole ou du gaz de houille ». Mais en pleine polémique sur le gaz de schiste, un gaz « non conventionnel » et les dégâts que son extraction engendre sur l’environnement, la question mérite d’être creusée. Ce n’est pas la première fois que les industriels pétroliers s’intéressent au sous-sol jurassien : dans les années 1970, un gisement de gaz avait été découvert sur le premier plateau et exploité pendant une trentaine d’années par la cimenterie du mont Rivel. Il y a deux ans, un projet avait été mené du côté de Macornay puis abandonné. Cette fois, ce sont des compagnies australiennes et anglo-saxonnes, connues pour exploiter, entre autres, du schiste sur plusieurs sites dans le monde, appelées European Gas Limited, Celtique Energie, Egdon et Realm qui se partagent plus de 10 000 km 2 sur le Jura et sa région, de l’Ain au Haut Doubs. Le dernier permis en date a été accordé à l’automne sur la région de Pontarlier.

Et tout cela sans que personne, ou presque, ne soit au courant, plus encore localement. Les Écologistes jurassiens suivent pour l’instant la mobilisation de loin, tout occupés qu’ils sont par la campagne pour les élections cantonales, mais commencent à s’en préoccuper sérieusement et envisagent des actions. « Pour l’instant, il n’y a aucune information, mais de l’intox, de la part des industriels comme des gouvernants !, tempête Bertrand Rio, au siège du mouvement de Corinne Lepage, « Cap 21 ». Sur le Jura, on n’a pas d’infos sérieuses pour le moment. Pourtant, une chose nous a interpellés : un article paru en Suisse, dans le journal « Le Matin » parlant d’un forage sous le lac Léman, qui faisait aussi état du Jura limitrophe. C’est complètement hallucinant : on découvre en permanence des trucs ; à Nîmes par exemple, il y a un puits qui tourne jour et nuit ! »

Comment savoir s’il y a « schiste sous roche » ? « Ceux qui mènent les explorations ne vont pas faire exploser le sous-sol, ils vont faire des carottages, explique Julie Poulhes de Breza, représentante de Cap 21 en Franche-Comté. Pour l’instant, personne n’a signalé avoir vu des machines en train de sonder. La difficulté, c’est qu’on ne sait pas où ils vont aller, les compagnies n’ont pas l’obligation de donner les coordonnées exactes. Et avec la polémique autour du schiste, ils vont certainement rester encore plus secrets. Mais il y a des indices : quand ils font des relevés dans les champs par exemple. Des convois de camions peuvent mettre la puce à l’oreille, les opérations nécessitant beaucoup de tubes. Il faudrait que tout le monde se mette en veille. » Nous avons tenté de joindre les compagnies pétrolières : aucune (à l’exception d’EGL, dont le patron est en ce moment en Asie) ne nous a répondu.

Aux Moussières, cœur de la prospection de Celtique Energie, même le maire, Jean-Marc Greninguey, ne sait pas exactement ce qui se passe sur sa commune. « On sait qu’ils se sont promenés à un moment, il y a un ou deux ans, et qu’ils cherchent du pétrole. Je n’ai pas d’info du tout, malheureusement ! De mémoire, on a reçu des courriers, furtivement, disant ‘‘on est sur votre commune’’. Même si je ne suis pas écolo à 100 %, on est quand même en plein parc naturel régional ! On a déjà eu assez de dégâts. L’ironie : lorsqu’on a lancé des études pour mettre des éoliennes, tout le monde était contre car ça se voyait trop dans le paysage. Sur ces forages-là, qui ne se voient pas mais ont d’autres conséquences, on sera peut-être tous d’accord pour les éoliennes ! »

Le schiste, une "nouvelle" énergie alternative déjà très controversée

La polémique autour du gaz de schiste a pris une tout autre ampleur ce week-end, avec le séisme au Japon et la menace nucléaire. En France, beaucoup ont entendu le mot « schiste » pour la première fois de leur vie il y a un mois. C’était le 26 février, en Ardèche, lors de la première manifestation des opposants, José Bové en tête, à cette forme de gaz naturel utilisée en particulier par les Etats-Unis depuis le début du XXIe siècle. La particularité du schiste, sous forme de gaz ou d’huile : la technique nécessaire à son extraction, nouvelle, délicate et qui causerait de lourds dégâts à l’environnement et à la santé. Une étude américaine, révélée il y a quelques semaines par le New York Times, conclu même à de la radioactivité. Pour extraire le schiste, entre 2 000 et 4 000 mètres sous terre, on utilise la technique dite de fracturation hydraulique, qui consiste à provoquer des failles à l’aide d’eau et de produits chimiques envoyés à très forte pression pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte. Un documentaire-choc, tourné en Amérique, est sorti sur le sujet schiste : « Gasland ». Les opposants français ont commencé à se mobiliser lorsque des forages de ce type ont été évoqués : en 2010, Jean-Louis Borloo a autorisé l’exploration du sous-sol français pour trouver de nouvelles ressources énergétiques. Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle ministre de l’Écologie, a missionné il y a quelques mois une commission d’évaluation des enjeux environnementaux qui rendra ses conclusions en juin et annoncé la suspension des permis de démarrer dans plusieurs départements comme l’Ardèche. Vendredi dernier, c’est le Premier ministre, François Fillon, qui a décidé de suspendre les forages jusqu’à la publication de ces résultats. Les associations réclament un moratoire.

Delphine Givord et Jean-Philippe Cavaillez

 

 

 

22/12/2010

L'écosocialisme autogestionnaire, alternative au capitalisme ?

Lu sur "Le Sarkophage":

L’ECOSOCIALISME AUTOGESTIONNAIRE, L’ALTERNATIVE AU CAPITALISME ?

thierry.brugvin@free.fr

L’autogestion est une ancienne idée, qui a été abandonné par certains, mais qui continue à être pratiquée par des centaines d’entreprises en France et dans le monde. De plus, elle reste probablement l’alternative la plus crédible à l’impasse des dégâts de la propriété capitaliste actuelle.

L’écosocialisme autogestionnaire s’inspire et synthétise les idées libertaires autogestionnaires, celles de Marx et du socialisme autogestionnaire. Pour Marx, le fondement principal du capitalisme est la propriété privée des moyens de production, car les propriétaires sont en situation de domination vis-à-vis de leur salarié et ils en retirent une plus-value dont la finalité est d'accroître sans cesse leur capital. Par conséquent, la première des actions à entreprendre, pour dépasser le capitalisme, consiste dans l’appropriation collective (la socialisation) des moyens de production.

Les partisans de l’écosocialisme autogestionnaire entendent construire cette forme d’autogestion sur 4 piliers. La socialisation démocratique des moyens de production, politique de redistribution des richesses, une démocratie fédéraliste (au sens des libertaires) et une décroissance des plus riches, pour que les plus défavorisés puissent vivre. Ce dernier pilier relève de l’anti-productiviste, notamment parce que l’humanité est limitée par les ressources non renouvelables, tel le pétrole.

Historiquement, en 1974 le « socialisme autogestionnaire », s’appuyait en particulier sur  « les 14 thèses pour l’autogestion » du C.L.A.S. dont était membre le PSU. Le socialisme autogestionnaire a tenté une synthèse de ces deux courants que sont le socialisme d’Etat (Marx) et le fédéralisme autogestionnaire de Proudhon.

Dans le cadre du socialisme libertaire de Proudhon, la propriété privée des moyens de production est conservée pour les familles de paysans et ceux-ci s’organisent en mutuelle ou coopératives privées et en fédération agricole. Les petites entreprises sont collectivisées (et non nationalisées), elles deviennent des coopératives privées. C'est-à-dire que la propriété et les décisions appartiennent cette fois à tous les travailleurs de l’entreprise et non à l’Etat. Par contre, les grandes entreprises n’appartiennent plus à des individus particuliers, mais à la fédération publique et restent autogérées. Après avoir proféré que la « propriété c’est le vol » en 1840, Proudhon transforme un peu sa position en affirmant que « la propriété c’est la liberté » « la propriété est la seule force capable de servir de contre poids au pouvoir de l’Etat »1. A la différence de Proudhon et du socialisme libertaire, les collectivistes libertaires et les communistes libertaires veulent socialiser l’ensemble des moyens de production. C'est-à-dire que les entreprises n’appartiendraient qu’à la société dans son ensemble, mais plus aux travailleurs, par contre elles seraient autogérées par eux-mêmes.

Quel est le mode de gestion interne démocratique des entreprises socialisées ? Dans les projets libertaires, l’accent est mis sur le pouvoir des travailleurs et du politique, en particulier avec le fédéralisme professionnel et politique de Proudhon (1863). Par contre, en Yougoslavie, durant la période autogestionnaire des années 1970, les parties prenantes extérieures des entreprises sont aussi associées au sein de « communautés d’intérêts autogestionnaires ». Dans le projet écosocialiste autogestionnaire, les décisions des entreprises socialisées intégreraient aussi, ces communautés d’intérêts que sont notamment les associations civiques. Les décisions seraient par exemple assurées par une direction participative fondée sur la subsidiarité des décisions dans l'entreprise et par un conseil d'administration composé par: les syndicats de salariés, les associations parties prenantes (usagers, consommateurs, associations écologistes…) et par un directeur élu par ces différents acteurs. L’ensemble des grandes décisions (horaires, organisation du travail, mode de direction plus ou moins hiérarchisée…) concernant le fonctionnement de l’entreprise seraient autogérées, c'est-à-dire décidées par l’assemblée générale.

«L'économie participaliste» (ou parecon) est un exemple de planification démocratique de l’économie. Elle a été conçue par Michael Albert et s’oppose « au marché capitaliste et à la planification bureaucratique », c’est pourquoi elle accorde sa confiance à « l'auto-organisation des travailleurs et l'anti-autoritarisme ». Dans le modèle de planification participative d'Albert, «les travailleurs et les consommateurs déterminent en commun la production, en évaluant de façon approfondie toutes les conséquences. Les instances d'assistance décisionnelle annoncent ensuite les indices des prix pour tous les produits, les facteurs de production, dont la main d'œuvre et le capital fixe» 2. L’intérêt du modèle d’Albert réside dans son analyse précise de la complexité des processus de décisions. L’écosocialisme autogestionnaire s’appuierait sur ce modèle, mais sa planification serait autogestionnaire et tripartite, ce serait donc, une planification fédéraliste autogestionnaire. C'est-à-dire qu’en plus des représentants des consommateurs et des travailleurs, elle prendrait en compte en même temps, les représentants de l’Etat fédéral, dans les prises de décisions.

La libre initiative des coopératives et des travailleurs indépendants sera encadrée par une planification fédéraliste dans le cadre de la l’écosocialisme autogestionnaire. Proudhon proposait de conserver une certaine concurrence, en créant « la société économique fédérative des travailleurs ». Ce projet consistait dans « un ensemble de propriétés collectives d’entreprises concurrentes entre elles, mais associées en une fédération industrielle »3. Proudhon affirme par ailleurs, « qu’assurément l’initiative individuelle ne doit, ni ne peut être oubliée »4. On le voit, Proudhon insiste sur la nécessité de maintenir la propriété, la concurrence et surtout l’initiative individuelle, même dans un système socialisé et coopératif. Dans l’écosocialisme autogestionnaire, cette régulation incitative de l’économie de marché, par les quotas (ou plutôt les quantums) et par les subventions, qui est en cours dans l’agriculture européenne actuelle, serait démocratisée. Ainsi, elle deviendra un « marché libre » de coopératives publiques autogérées, qui serait régulé par la planification autogestionnaire. Cette dernière serait fondée sur la subsidiarité, au sein des fédérations professionnelles et des fédérations politiques travaillant ensemble, dans le cadre d’une fédération nationale.

La redistribution des richesses individuelle et entre coopérative, reste nécessaire dans une économie écosocialiste autogestionnaire. En effet, dans cette dernière, la planification autogestionnaire, ne concerne pas l’ensemble du secteur de la production. Une large part des choix de production, est laissée à la libre initiative des producteurs à la base, concernant l’offre et la demande. Même dans un système ne fonctionnant que par une production planifiée de 100% de la production, il peut y avoir des coopératives produisant plus que les objectifs de production assignés par les planificateurs fédéraux. Par conséquent, dans ce cas, une redistribution des biens produits et des bénéfices est utile, pour préserver les objectifs d’égalité et d’équité.

Le système idéal, recherché par les différents courants alternatifs, sera donc probablement fondé sur des innovations sociétales, mais surtout sur une synthèse originale des anciens systèmes.

1 PROUDHON Pierre Joseph, La théorie de la propriété, 1866.

2 ALBERT Michael, Après Le Capitalisme - Eléments D'économie Participaliste, Agone, 2003, 190 p.

3 BANCAL Jean, Proudhon œuvres choisies, Idées NRF, Gallimard, 1967, p.17.

4 PROUDHON Pierre Joseph, La réforme à opérer dans les chemins de fer, 1855, in Bancal Jean, 1967, p. 117.

02/06/2010

Travailler plus pour vivre moins ou travailler moins pour vivre plus : répercussions économiques

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L'allongement de la durée de la vie est-il un fardeau pour la société ???

à lire sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4f5325ec-6dbb-11df-94ea-b1120543b320|1

Voir aussi : Travailler plus pour vivre moins

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Le vieillissement est le plus grand succès de l’humanité

Emmanuel Garessus

Le bénéfice économique de l’augmentation de l’espérance de vie depuis 1970 a été évalué à 73 000 milliards de dollars pour les Etats-Unis. Or chaque jour, l’espérance de vie s’accroît de 5 heures

Chaque jour, l’espérance de vie s’accroît de 5 heures. Les 24 heures se transforment en 29 heures. Les implications de cette augmentation de l’espérance de vie dépasseront celles du changement climatique ou du terrorisme, nous déclarait le professeur Thomas Kirkwood, directeur de l’institut du vieillissement à Newcastle, la semaine dernière lors d’un voyage de presse d’Axa.

Le vieillissement est perçu comme une mauvaise nouvelle dans les médias parce que le financement public des retraites est de plus en plus fragile. Mais l’augmentation de l’espérance de vie est en soi une excellente nouvelle, «une véritable success story», le plus grand succès de l’humanité, selon l’expert. Le bénéfice économique de l’augmentation de l’espérance de vie depuis 1970 a été évalué à 73 000 milliards de dollars pour les Etats-Unis.

Les idées fausses sur le vieillissement sont légion, selon Kirk­wood. On affirme par exemple que le processus de vieillissement est déterminé biologiquement. L’organisme serait donc programmé pour mourir. En réalité, il est programmé pour la survie. Toutefois au fil du temps, les dégâts s’accumulent et favorisent la maladie et le vieillissement. La biologie nous apprend que l’absence et le raccourcissement des télomères (région à l’extrémité du chromosome) provoquent la perte rapide d’informations génétiques nécessaires au fonctionnement cellulaire. Le processus est influencé par le stress, l’environnement, le style de vie et l’alimentation. Quant au code génétique, il est responsable d’un quart du vieillissement.

Deuxième idée fausse, le vieillissement serait un déclin irréversible qu’il ne serait pas possible de modifier. Or il est bien plus facile à gérer qu’on ne le pensait. L’espérance de vie va ralentir sa progression, mais «d’ici 2100, je pense que nous aurons ajouté 10 ou 20 ans aux valeurs actuelles, qui sont de 84 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes», selon l’expert.

L’espérance de vie continue d’augmenter le long d’une droite qui refuse obstinément de changer de forme et de plier l’échine. Jusqu’aux années 1960, l’espérance de vie progressait grâce à la diminution de la mortalité des enfants et des jeunes. Par la suite, les conquêtes ultérieures ont été obtenues par la baisse de mortalité des personnes adultes et âgées.

Il est également faux, selon Thomas Kirkwood, d’affirmer que le vieillissement correspond à une phase spécifique de la vie. C’est un processus qui débute dès la naissance. Vivre, c’est vieillir.

Enfin, il est complètement faux d’affirmer que l’augmentation de longévité crée un fardeau intolérable pour la société. Au contraire, la croissance économique va en profiter. De nouveaux services sont à créer.

Les travaux sur le vieillissement se marient mal avec les solutions de placement proposées par les banques et les assurances. S’il reste 30 ou 40 ans à vivre au moment de la retraite, est-il correct de suivre leurs conseils et de supprimer à 65 ans la part des actifs à risque tels que les actions?

L’augmentation de l’espérance de vie joue des mauvais tours à certains investisseurs. On se rappelle qu’en 1965, Jeanne Calment, à l’âge de 90 ans et sans héritier, avait vendu sa maison en viager à son notaire, alors âgé de 47 ans, qui avait accepté de lui payer mensuellement 2500 francs. Le notaire paiera ce montant jusqu’à sa mort en 1995. Ensuite, sa femme a continué de payer. Elle aussi est décédée avant l’ex-doyenne de l’humanité. Tous deux ont versé plus de deux fois le prix de la maison de Jeanne Calment, décédée à 122 ans en 1997.

Il est dangereux de porter une appréciation personnelle sur la santé d’une personne âgée. Une étude de l’institut de Newcastle sur 1000 résidents de plus de 85 ans de cette cité britannique a produit des résultats étonnants: 78% de ces octogénaires ont qualifié leur santé de bonne (34%), très bonne (32%) ou excellente (12%). Thomas Kirkwood en déduit que la qualité de vie reste souvent bonne pendant de longues années. La période difficile est souvent très réduite. La recherche médicale devrait précisément porter son effort sur la réduction des «mauvaises années», assombries par les maladies et une forte baisse des capacités fonctionnelles. N’est-il d’ailleurs pas surprenant que des budgets considérables soient consacrés à la recherche sur les cancers et qu’il n’existe pratiquement pas d’instituts sur le vieillissement? En effet, la plupart des cancers ont un facteur commun: l’âge.

«Le passage à la retraite s’accompagne systématiquement d’une détérioration de la santé et de la situation financière», selon Thomas Kirkwood. Faut-il donc forcer les individus à partir le plus vite possible à la retraite? Au moment où la gauche défile dans la rue contre le relèvement de l’âge de la retraite, la science souligne les risques liés à une retraite précoce. Selon Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, «si les gens prennent leur retraite plus tard, ils ont moins besoin d’épargner et peuvent donc consommer un peu plus».

Si l’on admet enfin que l’augmentation de l’espérance de vie est un progrès, encore faut-il s’y préparer. Un homme et une femme de 60 ans ont aujourd’hui une probabilité de 25% que l’un d’entre eux dépasse les 100 ans. Leur stratégie d’épargne sera-t-elle adaptée? De nombreux services ne sont-ils pas à réinventer? L’assurance vie aussi doit se réformer. Ses critères de sélection sont appropriés à 30 ans (tabac), mais n’ont plus de sens pour des clients de plus de 70 ans quand les risques se définissent plutôt en termes de mobilité et de mémoire.

10/02/2009

Besancenot : attention au culte de la personnalité !

lu sur marianne2.fr :

http://www.marianne2.fr/Besancenot-licencie-un-employe-modele-!_a85319.html

Besancenot licencie un employé modèle !
Il est bien le premier à se faire virer par... Besancenot ! Christian Picquet était permanent de la LCR depuis vingt-huit ans. Il vient de se faire licencier par la direction pour divergence d'opinion. Explication.

A l’aube de sa rénovation, le Parti d’Olivier Besancenot ferait-il le ménage à grands coups de karcher dans ses propres rangs ? Christian Picquet, leader du courant minoritaire, qui conteste les choix stratégiques de la direction, vient d’être licencié de son poste de permanent. Ce militant convaincu a toujours combattu contre la personnalisation du Parti autour d'Olivier Besancenot, qu'il estime pourtant beaucoup, et pour l'ouverture de la LCR à d'autres courants. Alain Krivine promet un reclassement à cette figure du Parti et assure qu'il n'y a « pas de répression politique à la Ligue ». Mais après une vie entière vouée à la cause, le coup est rude pour ce trotskyste de la première heure.

Marianne2.fr : Depuis combien de temps étiez-vous permanent de la LCR ?
Christian Picquet : Je suis entré à la Ligue en 1968 et je suis permanent depuis vingt-huit ans. J’ai tenu la boutique même quand on n’était plus très nombreux. En 1995, on n'a même pas pu se présenter aux présidentielle et n’était pas plus que de quatre permanents !

Pierre-François Grond, de la direction de la LCR, explique que «Personne n'est permanent à vie ». Votre longévité dans le bureau est une exception ?
CP : Non, Alain Krivine par exemple a fait parti de la direction toute sa vie. Maintenant, il touche sa retraite de parlementaire européen, ce qui lui assure un revenu.

Mais après tant d’années passées à la LCR, qu’est-ce que vous allez faire ?
CP : Je ne m’attends pas à recevoir des offres d’embauche de grands patrons dès ce soir. Mon CV n’est pas vraiment celui dont raffolent les employeurs… Plus sérieusement, c'est vrai que c’est un coup dur. Ils me coupent les vivres. Le licenciement d’un dirigeant du Parti pour des raisons politiques est un événement sans précédent, je ne m’y attendais pas du tout. Au moment où je vous parle, je suis toujours salarié de Rouge, le journal de la LCR. On ne m’a pas encore signifié officiellement mon licenciement. Et pour la suite… il y a quand même une tradition de solidarité dans ce parti sur laquelle je crois pouvoir compter.

Pourquoi pensez-vous que Unir, le courant que vous dirigez à la Ligue, dérange la direction au point qu’ils vous licencient ?
CP : Unir s’est créé en 2006 alors que se formait le projet d’une candidature unitaire à la présidentielle soutenue par la Ligue, le PCF et les altermondialistes. La candidature unitaire a échoué, mais nous militons depuis pour que la Ligue s’inscrive dans un cadre plus large, pluraliste, qui englobe d’autres courants politiques. Nous souhaitons faire alliance avec des formations et des courants de la gauche du PS, du PCF, des unitaires, des gens de LO…pour créer un grand parti de gauche anticapitaliste. Notre projet a rassemblé 14% des voix au dernier Congrès de LCR : un peu plus de 400 militants l’ont approuvé. La direction semble effrayée par nos divergences, mais leur réaction m’inquiète beaucoup…

Pourquoi ?
C’est une rupture fondamentale avec la tradition de débat de la Ligue ! Olivier Besancenot
proclame partout : « Je vais faire un nouveau parti anticapitaliste avec ceux qui veulent se représenter eux-mêmes », or son premier geste est de licencier le débat interne ! Dans son nouveau parti, il va peut-être y avoir des gens qui vont poser les mêmes questions que nous. Que leur répondra-t-il ? Cette volonté de normaliser le Parti, d’en faire ce que ne sont même plus le PCF ou LO, est très grave et nuit beaucoup à notre image.

Allez-vous quitter la LCR ?
Sûrement pas ! J’ai reçu des dizaines de messages de soutien depuis hier : de personnalités politiques d’autres partis, de militants de chez nous… A la direction, certains aimeraient sûrement me voir partir mais je vais continuer à combattre pour mes idées et à respecter ce Parti qui est autant celui des gens qui militent à Unir que celui de la direction. Je refuse que la Ligue devienne comme le PS, qu’on bave sur les camarades devant les caméras. Je vais donc continuer à participer à des débats et à militer comme je l’ai toujours fait. Cet après-midi, j’ai publié une tribune dans Le Monde que je cosigne avec des gens de gauche comme Marc Dolez (député PS) et Roger Martelli (PCF) : ce ne sera pas la dernière, je vous le promets !

Article actualisé le lundi 31 mars.

Vendredi 28 Mars 2008 - 20:34
Anna Borrel

29/08/2008

Un soldat français critique la désorganisation de l'armée française à Kaboul

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/29/un-soldat-francais-critique-la-desorganisation-de-l-armee-francaise-a-kaboul_1089528_3216.html

Un soldat français critique la désorganisation de l'armée française à Kaboul
LEMONDE.FR | 29.08.08 | 17h13 • Mis à jour le 29.08.08 | 18h06

Depuis la mort de dix soldats français le 18 août en Afghanistan, des témoignages publiés dans la presse ont soulevé de nombreuses interrogations sur les circonstances exactes de l'embuscade tendue par les talibans à l'est de Kaboul, relançant par la même le débat sur la présence française dans ce pays.

Dans son édition du jeudi 28 août, Le Journal du Pays yonnais, hebdomadaire régional de La Roche-sur-Yon (Vendée), publie à son tour le témoignage d'un soldat récemment engagé en Afghanistan. Il ne fait pas partie des soldats tombés dans l'embuscade mais dénonce à la fois le manque de préparation et le manque de moyens de l'armée française à Kaboul.

Le jeune Vendéen rapporte notamment que lui et d'autres soldats ont été obligés d'investir personnellement "entre 500 et 1 000 euros pour s'acheter du matériel opérationnel", les armes fournies par l'armée n'étant pas appropriées. "Nous attendons toujours des gilets pare-balles mieux adaptés (...). Nous manquons de logistique. Nous n'avons pas non plus été assez préparés physiquement."

SALAIRES INSUFFISANTS

Se voulant porte-parole d'un ras-le-bol plus général chez les soldats français, il critique vivement le commandement sur place : "Nous sommes tous très en colère vis-à-vis de nos supérieurs. Nous sommes mal organisés. (...) Planqués à Kaboul, ils sont quatre-vingt-deux colonels et lieutenants à s'être inventé des missions pour toucher du pognon." Dénonçant de "l'argent dépensé inutilement alors que les soldats ont un besoin urgent de plus de moyen, de plus de confort", il s'étonne du fait que leurs salaires ne soient pas proportionnels aux risques encourus, mais au même niveau que leurs collègues en mission en Nouvelle-Calédonie.

"Cela fait plusieurs années que je suis dans l'armée (...) et c'est la première fois que je vois ça. Beaucoup de mes compagnons sont tellement dégoûtés du manque de matériel, de préparation ou de prise en charge même après douze ou treize ans d'armée qu'ils souhaitent écourter leur contrat. (...) On nous dicte les mots à dire aux journalistes. (...) Nous n'avons pas le droit de dire qu'on n'a pas assez à manger, qu'on a peur et qu'on est épuisé sinon on menace de nous punir", confie-t-il.

"METTRE EN FUITE, C'EST UNE RÉUSSITE ?"

Ces derniers jours, de hauts responsables de l'armée française ont voulu répondre aux critiques sur la mauvaise préparation de l'opération du 18 août. Ainsi, jeudi 28 août, le général Benoît Puga, sous-chef "opérations" à l'état-major des armées, a affirmé que les talibans avaient été "mis en fuite" et avaient pris une "sacrée raclée" après l'embuscade, et a estimé que la mission, en dépit des dix morts enregistrés dans les rangs français, était "réussie, n'en déplaise à certains tacticiens en herbe ou en chambre qui viennent porter un jugement à 7 000 km, confortablement installés dans leur fauteuil".

Des propos qui ont vivement choqué le père d'un des dix soldats tués. "Mettre en fuite, c'est une réussite ?, a ironisé Joël Le Pahun vendredi sur RTL. La question qui se pose, c'est pourquoi ils sont morts."


Le Monde.fr

07/08/2007

La Lybie l'alibi


06/05/2007

pour être juste

Voici les réponses les plus significatives reçues de mes contradicteurs "pro-Sarko" :

mais elle n'a rien à offrir ! rien ! elle joue un rôle qui lui est terriblement monté à la tête, elle est dans une auto-érotisation liée à la possibilité de prendre le pouvoir, elle est médiocre quand elle déclame, quand elle s'y "croit"....la blanche colombe veut notre bien, mais tous les politiques le veulent (et je pense qu'ils sont sincères, tous ! même les extrémistes), et si son projet est le partage de ce que nous n'avons plus, alors là, nous ne sommes pas sortis de l'auberge...

mais je rétorque : et pourquoi sarko n'aurai-t-il pas, lui aussi, des conseillers valables ? parceque, s'il s'agit là de l'argument imparable qui devrait me faire voter "pour une image"(très bien épaulée côté conseillers), je le dis carrément, l'image de sego ne me plait pas du tout...(à chacun ses goûts)...

je vais voter nicolas , pour plusieurs raisons Tout d'abord , je n'ai jamais pu supporter le cynisme de francois miterrand ...

elle n'a rien à proposer de point de vue economique Nicolas propose de renforcer la possibilite de faire des heures supp ...

du point de vue international , elle n'aurait pas la stature necessaire , me semble t’il. Nicolas lui a cette stature à tous niveaux...

du point de vue de la securité , nicolas a bc fait , meme si il y a encore bc à faire ,surtout ds les banlieues . Du point de vue de la securite routiere , tout le monde reconnait les resultats positifs encore jamais atteints ...

et puis la loi de 2005 sur le handicap pourrait etre renforcée avec nicolas sur la meme continuité positive...

05/05/2007

Lettre à un autre ami

Vous n'avez pas compris l'essentiel : je suis plus concerné que vous car j'ai une descendance et je m'inquiète pour elle.
Je ne veux pas du monde que propose Sarkozy, à la suite de Georges W.Bush, Tony Blair, Margaret Tatcher, et autres.
Je ne veux pas d'un monde de boutiquiers qui ne s'inquiètent que du tiroir caisse au jour le jour, sans voir que la planète se détruit un peu plus tous les jours pour que les tiroirs caisse se remplissent.
Aujourd'hui même, samedi 5 mai, j'entends aux infos que les actionnaires d'EADS se sont voté en dividendes LA TOTALITÉ des bénéfices annuels de l'entreprise. Les salariés ont eu une prime annuelle de deux ou trois euros. Ne parlons pas de l'ex-PDG: vous avez vu mon blog. Que faut-il en penser ?
Les richesses de la terre ne sont pas inépuisables. C'est une évidence.
La terre n'offre pas un espace infini pour les générations futures. Autre évidence. Il va falloir, un jour ou l'autre, changer de système et envisager le développement économique d'une autre façon.
La population totale actuelle de notre planète est d’environ 6 milliards 500 millions. L’Asie à elle seule, en plein développement économique, atteint presque 4 milliards d’habitants.Tous les économistes s’accordent pour dire que proposer à la totalité de cette population le même niveau de vie (donc la même consommation en énergie non renouvelable, la même consommation en matières premières non inépuisables) que celui des pays riches est matériellement impossible. Même faire une telle proposition à la moitié de cette population est impossible.
Alors ?
Quelle société pour le futur ?
Changer dans 5 ans, me dites vous, quand les gens auront bien compris ?
Pourquoi perdre cinq ans : commençons le changement MAINTENANT.

04/05/2007

Lettre à un ami

Bonjour XXXXX,
Heureux d'avoir de tes nouvelles.
Je ne diffuse pas d'infos "contre" Ségo, évidemment, car bien qu'elle ne soit pas la candidate idéale (peut-il y avoir un candidat idéal ?), elle a le mérite de proposer autre chose que ce que Bush et Blair, et avant eux Tatcher, proposaient. Si je n'avais ni enfants, ni petits enfants, je ne me sentirais sans doute pas aussi concerné. Disons le mot : je m'en foutrais.
Soyons honnêtes: trouves-tu que le monde dans lequel nous vivons est mieux que celui que nous avons connu dans notre enfance ? Penses-tu que si les choses continuent comme çà la vie de nos enfants et petits-enfants sera enviable ?

Que signifie le libéralisme économique ?
Une société où produire des marchandises et les commercialiser en faisant un maximum de profit est une fin en soi.

Or, que nous apprend l'histoire de l'humanité ?

Les sociétés humaines se sont constituées pour que le groupe protège l'individu. Pour que les chances de survie de chaque individu, donc de sa tribu, soient maximales. Pour que la quête de la nourriture ne soit pas la seule préoccupation quotidienne et ce faisant, que la raison puisse s'épanouir.
Ainsi sont nées les civilisations: dans une interrogation existentielle et une quête d'un sens à la vie, rendus possibles par la protection de l'individu par le groupe.

Créer des règles vie en société pour que quelques individus puissent accumuler de la monnaie au détriment de tous les autres, est-ce là la base d'une civilisation éclairée ?

Que signifient des enrichissements personnels, comme ceux des grands patrons des sociétés privées, comme celui de Noël Forgeard ?
(plus de 11 millions d'euros en moins d'un an; va voir les notes du 12/4/07 sur mon blog: http://lebloglibredemonquartier.midiblogs.com ; et ce n’est même pas lui qui a eu le plus gros pactole ces dernières années. Ainsi, Philippe Jaffré, ex-PDG d’ELF, a eu 50 millions d’euros en 1999. Antoine Zacharias, de VINCI, a eu 186 millions d’euros en 2006, sans compter sa retraite dorée ! Va voir le dossier du Monde du 2 mai sur le salaire des pédégés).
Que signifient-ils en terme de société HUMAINE (groupe d'individus suivant les mêmes règles et habitant un même territoire) ??? Qu'apportent ces individus au GROUPE , à la TRIBU qui leur a permis de naître, survivre, être éduqués, être protégés, grâce aux infrastructures et aux services publics que TOUS ont payé ?
Sont-ils plus utiles à la société que ceux qui contribuent à accroître les connaissances et développer les arts, par exemple ?
N'y a t’il pas un risque de créer de véritables CASTES SOCIALES ?

Que signifient ces atteintes à l'environnement causées par un développement industriel guidé par le seul profit des CAPITAUX investis ? Je dis bien: le profit des CAPITAUX, pas le profit de la SOCIÉTÉ dans son ensemble par la récompense de ceux qui produisent et créent le progrès technique. Veux-t'on la destruction de la planète où nos enfants devront survivre ?

Que signifient ces atteintes à la santé de TOUS par le refus de constater l'évidence : la création de pollutions chimiques et biologiques sans études préalables sérieuses est suicidaire. N'est-ce pas la politique de l'autruche ? Après nous le déluge ? Ces produits dangereux, que la récente directive REACH s’efforce timidement d’étudier, sont présents partout, dans notre environnement professionnel aussi bien que familial: solvants, cosmétiques, peintures, pesticides, OGM, hormones dans l'élevage pour certains pays...

Pas grave pour nous; ce sont nos enfants qui subiront les conséquences. Qui les subissent déjà: il y a de plus en plus d'anomalies chez les enfants qui naissent aujourd'hui.
Tu ne me crois pas ? Va voir la note du 1/4/07 sur mon blog: http://aujourlejour.midiblogs.com

Bref, tu l'as compris, pour moi le monde court à sa perte en poursuivant sur cette voie. Ségolène Royal étant la seule des deux candidats susceptible de changer de route, elle est forcément celle que ceux qui pensent dans leur tête doivent choisir.

Même si elle n'est pas " idéale " !

Mais que ceci ne te défrise pas trop : on peut être amis et d'opinions différentes, tant que notre société n'est pas une société de castes.
Amicalement,

03/04/2007

Poizzon d'Avril génial ! Un Politique piégé !



Et vous faites confiance aux politiciens professionnels ?
Il faut changer !

SARKOZY et les OGM !


Alors, pour qui allez-vous voter ?

25/03/2007

soutenir Kokopelli

Manifeste et Constitution d'un Comité de Soutien à Kokopelli

L'Association Kokopelli, menacée dans sa survie par les attaques de l'Etat et du lobby semencier, lance un appel pour la création d'un comité de soutien composé d'associations, d'entités du monde économique, d'écrivains, de "personalités" du monde politique, artistique, de revues, etc.

Nous souhaitons que ce manifeste soit fondateur et fédérateur de ce comité de soutien à l'Association Kokopelli. Nous demandons l'aide de tous nos adhérents et amis pour la constitution rapide de ce comité et nous les en remercions d'avance.

Pour accéder aux informations, cliquer sur le lien "Kokopelli".

19/03/2007

à lire, pour ouvrir les yeux-2


Les fables de "M. Mur"
LE MONDE | 19.03.07

© Le Monde.fr

26/02/2007

et les ordures à Montpellier ?



Où en est-on avec le tri des ordures à Montpellier ? Il n'y a pas de petites actions pour aller dans le bon sens.

04/02/2007

Instruction civique -1


12/12/2006

apartheid, le mot est dit



Enfin quelqu'un ose le dire !

09/12/2006

à méditer


histoire occultée


03/12/2006

Frêche, le feuilleton



Le procureur ne croit pas que Frêche est raciste mais que ses propos le sont... Nuance !
Frêche en tire partie : voir l'album ci-contre.

02/12/2006

Frêche, le feuilleton (suite)


30/11/2006

à propos de France Musique

Montpellier, le 7 novembre 2006
Paul Tchen
34070 Montpellier
à
Monsieur Georges FRÊCHE
Président
Conseil Régional Languedoc-Roussillon
Hôtel de Région
MONTPELLIER

Monsieur,
Peut-être êtes-vous auditeur de France Musique ? Si tel est le cas, vous avez dû constater que la qualité de l’écoute de cette station de radio s’est dégradée depuis le 1er juillet dernier pour les habitants de Montpellier. Je me permets donc de vous joindre la copie d’une lettre envoyée à Radio France pour signaler ce fait, lettre restée sans réponse à ce jour.
J’ignore si, de par vos fonctions, vous aurez plus de succès que moi pour obtenir que Radio France s’intéresse à ce problème. Mais je suis sûr que si vous pouviez faire en sorte que la situation s’améliore, nombreux seraient les auditeurs de France Musique qui vous en sauraient gré dans la région.
En espérant ne pas avoir abusé de votre temps, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Paul Tchen

P.J.:
copie de ma lettre au P.D.G. de Radio France du 25 septembre 2006
copie d’une dépêche de l’AFP du 17.07.06
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voir la note "candide" du 7 novembre 2006, et la réponse dans l'album ci-contre

25/11/2006

le saviez-vous ?



Moi, je l'ignorais ...

24/11/2006

Frêche


Le cas Frêche
LE MONDE | 23.11.06

© Le Monde.fr

Gayssot


23/11/2006

Montpellier surdouée de la politique



Voilà un système qui marche ! Mais ..."rien n'est jamais acquis, sur cette Terre"... et les mentalités évoluent dans l'électorat.
Georges Frêche aura-t'il l'intelligence de mettre son système au goût du jour pour durer au delà de 2008 ?

info