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01/09/2010

Affaire Bettencourt, les pièces à conviction (3)

À lire sur Mediapart

Bettencourt, les pièces à conviction : 3. Guerre secrète autour de l'Oréal
Par La rédaction de Mediapart
Alors que la police a conduit une perquisition, ce mercredi matin, au domicile de Liliane Bettencourt, dans le cadre des investigations de la juge Prévost-Desprez, nous poursuivons la publication d'extraits sonores inédits des enregistrements clandestins. Troisième volet: les grandes manœuvres au sein du groupe L'Oréal, le rôle de Patrice de Maistre et celui de Lindsay Owen-Jones.

 

31/08/2010

Affaire Bettencourt, les pièces à conviction (2)

À lire sur Mediapart

Les pièces à conviction (2) : Fraude et évasion fiscale

 

L'île d'Arros
L'île d'Arros© Google Earth
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Puisque le scandale Bettencourt entre cette semaine dans une nouvelle phase, Mediapart a décidé de diffuser de nombreux extraits sonores inédits des enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt.Aujourd'hui: comment en Suisse, aux Seychelles et ailleurs, s'éclipse la fortune.
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extraits :
"Approcher la puissance publique (voir notre premier volet "Jusqu'au sommet de l'État et de l'UMP") tout en se montrant hautement capable de la tromper en dissimulant des avoirs considérables – allant de comptes en Suisse à une île aux Seychelles –, tel semble l'ordinaire des manœuvres ourdies depuis la maison Bettencourt. Dès lors, les enregistrements dévoilent des infractions en train de se faire, commises dans un climat d'impunité garanti par ce pouvoir secret que confère l'immense fortune."...

..." Depuis sa diffusion par Mediapart en juin, un autre grand classique des enregistrements clandestins du maître d'hôtel de Liliane Bettencourt est l'évocation de «maître Schtroumpf», notaire à Vevey, en Suisse, dont Patrice de Maistre ne prend pas la peine de retenir le véritable patronyme, qui ne serait guère entendu de toute façon par son hôtesse, atteinte de surdité... Cet extrait, de plus de sept minutes, est une sorte de précis d'évasion fiscale pour les nuls où l'on apprend que Hong Kong, Singapour et l'Uruguay sont les destinations en vogue pour abriter de tels délits. On ne saurait trop mettre en garde le lecteur-auditeur sur l'incivisme des propos ici enregistrés, dont l'écoute prolongée peut provoquer de graves troubles du comportement économique:  "...

30/08/2010

Affaire Bettencourt: les pièces à conviction

À lire sur Mediapart :

Affaire Bettencourt : les pièces à conviction. (1) Jusqu'au sommet de l'État et de l'UMP

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extrait :

" A partir d'aujourd'hui, Mediapart propose à ses lecteurs un feuilleton journalistique exceptionnel: la diffusion d'une sélection d'extraits sonores inédits des enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt par son ancien maître d'hôtel, entre mai 2009 et mai 2010. Point de départ des enquêtes judiciaires parallèles et concurrentes du procureur Philippe Courroye et de la juge Isabelle Prévost-Desprez, ces enregistrements ont été admis comme éléments de preuve, tandis que deux décisions de justice en faveur de Mediapart et du Point ont déjà validé la diffusion d'extraits d'intérêt public, dans le souci d'informer l'opinion.

Intitulée Bettencourt, les pièces à conviction, cette série est constituée de sept volets thématiques, dont le premier, Jusqu'au sommet de l'Etat et de l'UMP ... Chaque épisode comprend entre six et vingt-quatre extraits sonores – il y en a soixante-sept au total, pour l'essentiel jamais rendus publics – que nous avons sélectionnés pour la force probante de la description de ce qui est devenu une authentique affaire d'Etat."...

 

04/08/2010

Comment avoir un emploi subventionné quand on a les relations qu'il faut

Lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/04/le-compagnon-de-christine-lagarde-condamne-a-rembourser-des-subventions-europeennes_1395481_823448.html

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Le compagnon de Christine Lagarde condamné à rembourser des subventions européennes

Une association marseillaise dirigée de 2003 à 2005 par Xavier Giocanti, le compagnon de Christine Lagarde, a été condamnée par une ordonnance de la Cour européenne de justice à rembourser un million d'euros de subventions européennes suite à des "irrégularités".

Révélée par le Canard enchaîné, l'ordonnance de la cour date du 12 mai. Elle se concentre sur la période (de 2003 à 2005) où Xavier Giocanti dirigeait le centre de promotion de l'emploi par la micro-entreprise (CPEM), une association marseillaise mise en place par Jean-Claude Gaudin, sénateur et maire UMP de la ville, en novembre 1994. Cette structure destinée à aider au financement de projets d'entreprise, bénéficie d'une aide d'un million d'euros venant du Fonds social européen (FSE).

PLUSIEURS IRRÉGULARITÉS

En 2005, suite à une plainte, l'office européen de lutte contre la fraude enquête sur place. Ils remettent en 2006 un rapport constatant plusieurs irrégularités. D'une part, la ville de Marseille est très présente aux côtés de l'association, lui fournissant bureau, téléphone, et mise à disposition de huit salariés. Ces aides auraient dû empêcher l'association d'être subventionnée par l'UE. Ce d'autant moins que les dossiers montés par le CPEM sont en fait traités par Marseille Service Développement, structure dépendant totalement de la ville.

Seconde irrégularité constatée par les agents de Bruxelles : pour toucher la subvention européenne, le CPEM a intégré dans ses comptes des subventions d'autres donateurs. Or ceux-ci n'ont jamais donné les sommes promises. Les enquêteurs européens dénoncent également l'explosion des dépenses administratives, pour plus de 20 % du total du budget de l'association.

Dernier point qui motive la condamnation : les dossiers de prêts étaient censés être plafonnés à 10 000 euros par individu ; or le plafond était parfois multiplié par six, alimentant des soupçons de corruption.

XAVIER GIOCANTI SE DIT "PAS CONCERNÉ"

Autant "d'irrégularités sérieuses" qui conduisent la Commission européenne à réclamer depuis 2007 le remboursement de sa subvention. Le CPEM a depuis multiplié les recours, mais la Cour européenne de justice vient de trancher en rejetant ces pourvois et en condamnant définitivement l'association. Le dossier a été transmis au parquet de Marseille, indique le Canard enchaîné.

Contacté par l'hebdomadaire, Xavier Giocanti estime qu'il n'est "pas concerné". "J'ai été nommé directeur salarié du CPEM en 2003 et j'en suis parti en avril 2005", proteste-t-il, accusant le journal de vouloir "attaquer Christine Lagarde à travers" lui pour "monter une nouvelle affaire Woerth". Selon le Canard enchaîné, c'est pourtant bien sur la période 2003-2005 que se concentre le rapport des agents anti-fraude européens.

05/11/2008

La privatisation de l'État Français

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/11/05/un-spoil-system-a-la-francaise_1115160_823448.html

Un "spoil system" à la française
LE MONDE | 05.11.08 | 14h04

À peine nommés, tous les gouvernements s'engagent à restreindre le train de vie des ministères et à réduire les effectifs de leurs cabinets. Peine perdue. Jusqu'à présent, les ministres constituaient leurs équipes dans un réseau proche d'amis politiques de confiance ou de spécialistes reconnus dans des secteurs de plus en plus spécialisés.
Parce que cette mission, généralement de courte durée, requiert une disponibilité à toute épreuve, la fonction est par ailleurs proposée à de jeunes "technos", frais émoulus de l'ENA, affectés dans les grands corps (Inspection des finances, Cour des comptes, Conseil d'Etat...), le vivier privilégié de recrutement de la haute fonction publique, qui est aussi le tremplin d'une carrière politique.
L'inflation des effectifs a pris une nouvelle dimension depuis l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Avec la nomination à l'Elysée de Raymond Soubie, son conseiller social, ancien dirigeant d'Altedia, une société de consultants en ressources humaines, c'est un changement radical dans le fonctionnement et la gestion des ministères qui a été engagé. Signe d'une ouverture réelle, des cadres du privé en détachement contractuels comme les cabinets de consultants en stratégie ont été appelés à la rescousse pour piloter la révision générale des politiques publiques (RGPP), préalable à la restructuration de l'administration, autant que la mise en oeuvre des réformes voulues par le chef de l'Etat.
Ce renouvellement s'est accompagné d'un message à peine dissimulé de défiance à l'égard des directions d'administration centrale, dont le chef de l'Etat a promis la réduction de moitié dans un terme restreint. Partisan déclaré du "spoil system" américain, avec des équipes politiquement plus homogènes, M. Sarkozy opère une transformation profonde des principes et statuts fondateurs de la fonction publique. Etablis en 1946, ils s'appuyaient sur la loyauté, mais aussi sur la neutralité politique, gage d'un Etat impartial.

Michel Delberghe
Article paru dans l'édition du 06.11.08