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08/10/2014

Enquête sur le prix de l'eau

communiqué :

Chère Madame, Cher Monsieur,

Depuis trois ans déjà la Fondation Danielle Mitterrand - France Libertés et le magazine 60 millions de consommateurs travaillent ensemble à la réalisation d’enquêtes auprès des citoyens destinées à apporter une plus grande transparence sur les services de l’eau en France.

En 2011, nous nous étions mobilisés sur le prix du service de l’eau. Près de 10 000 consommateurs s’étaient inscrits sur le site www.prixdeleau.fr. Grâce à la contribution des citoyens au recensement de l’opération en nous transmettant une copie de leurs factures d’eau, l’analyse des 4 000 factures exploitables avait révélé que l'abonné au service de l'eau n'est pas toujours en mesure de savoir ce pour quoi il paie, le prix de l’eau demeurant opaque et inéquitable.

Trois ans plus tard, nous relançons cette opération afin d’effectuer des comparaisons et produire une analyse détaillée de la situation à l’horizon mars 2015.

Il nous serait d’une grande utilité de pouvoir consulter les photocopies recto-verso de vos factures d’eau, datées de fin 2010-début 2011 ainsi que de fin 2013-début 2014. Si vous l’acceptez, merci de nous les envoyer à l’adresse suivante : Opération transparence, Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, 22 rue de Milan, 75009 Paris, France. Bien entendu, l’exploitation des données demeurera totalement anonyme : notre objectif demeure, comme en 2011, de rassembler un nombre suffisamment élevé de factures pour que notre analyse soit fiable.

Votre participation nous est très précieuse. Nous vous remercions par avance de bien vouloir contribuer à cette grande enquête et vous prions de recevoir, chère Madame, cher Monsieur, nos meilleures salutations,


M. Emmanuel Poilâne                                   M. Thomas Laurenceau
Directeur de France Libertés                          Rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs

27/02/2014

La qualité de l'eau en France : l'agriculture intensive en accusation

lu sur le site du Midi Libre :

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Malgré quelques progrès depuis deux ans, près de 1,5 million de Français reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi 26 février l’association UFC-Que Choisir, pointant l’agriculture comme cause principale des pollutions.

Aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité

"Avec 98 % des Français qui boivent une eau de bonne qualité contre 97,5 % il y a deux ans (soit 280 000 Français supplémentaires), cela ressemble à une bonne nouvelle puisqu’ils bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés : qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité", décrypte Olivier Andrault, chargé de l’étude. Mais c’est une qualité en trompe-l’œil car elle nécessite une dépollution massive sans pour autant protéger les nappes phréatiques.

Le commun des mortels

"Ce million et demi de consommateurs continue à payer pour une eau non conforme", regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses du ministère de la Santé pendant deux ans. "Nous avons “traduit” les relevés des Agences régionales de santé (ARS), souvent incompréhensibles pour le commun des mortels, pour aller loin dans le détail grâce à nos calculs et notre moteur de recherche", ajoute l’auteur.

Taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme

Résultat, pour notre région, au moins 159 communes sont concernées (1). A l’instar d’Aspiran, neuf communes de l’Hérault (33 500 habitants) présentent des taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme. Toujours dans l’Hérault, 38 autres communes, notamment des Hauts-Cantons, présentent des analyses bactériologiques au moins 25 % au-dessus de la norme. Idem dans le Gard où 28 communes (25 400 habitants) sont concernées.

Dans l’Aude, "40 communes, soit 10 000 consommateurs, sont mal notées pour les critères bactériologiques (bactéries coliformes, escherichia coli, entérocoques au-dessus de la norme)", précise Olivier Andrault. Comme pour 44 communes de l’Aveyron.

"On ne veut pas d’une eau juste potable mais d’une eau de qualité"

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. "Il y a des marges de sécurité", a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium

"On ne veut pas une eau juste potable et non toxique mais on veut une eau de qualité", revendique le chargé de mission. Et puis "si cette eau est globalement bonne, c’est parce qu’elle a été massivement dépolluée. Ce qui coûte cher. Cette dépollution est payée par le consommateur et non pas le pollueur, contrairement aux ambitions du Grenelle de l’environnement. Sans oublier que la moitié des captages ne sont pas protégés", s’alarme Olivier Andrault.

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500 000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû "à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance" des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4 % des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant "majoritairement retrouvées dans des petites communes" rurales, note UFC-Que Choisir.

(1) L’association publie sur son site une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune : www.quechoisir.org/app/carte-eau 

L’AGRICULTURE, DE LOIN RESPONSABLE NUMÉRO 1

Comme en 2012, l’agriculture est, selon Que Choisir, « de loin » la première responsable. « Dans 63 % des cas de non-conformité, précise l’auteur de l’étude, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumures animales sur les cultures, et en sélénium, composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de surexploitation des nappes phréatiques. »

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900 000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».  Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole. « À chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler. »

Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant. C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent. » Selon l’association, le coût de la dépollution se situe, par an, entre 640 000 € et 1, 140 M€. Cette “prime” à la dépollution constitue « une aberration économique : ce sont les consommateurs et non les agriculteurs pollueurs qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus à l’agriculture biologique.

16/01/2014

VEOLIA et les coupures d'eau autoritaires

lu sur :

PAR SOPHIE CHAPELLE 15 JANVIER 2014

Licencié par Veolia pour avoir refusé de couper l’eau aux usagers, un salarié a décidé d’engager une procédure devant le conseil des Prud’hommes. L’audience est fixée au 16 janvier à 14h au Palais de justice d’Avignon. En avril 2013, Marc, employé depuis 20 ans chez Veolia Eau à Avignon, reçoit une lettre de licenciement. Motif ? « Refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite aux non-paiements des factures ». Ce technicien au service clientèle aurait contrarié, entre 2006 et 2013, la coupure de près d’un millier de branchements d’arrivée d’eau.

« Il se refusait à couper l’eau, il préférait négocier avec les familles et trouver d’autres solutions comme des échelonnements de paiement », indique Thierry Lapoirie, secrétaire général de l’Union locale CGT Pays d’Avignon contacté par Basta !« Il n’a jamais été mentionné ni dans son contrat de travail ni dans sa fiche de poste qu’il devait couper l’eau », ajoute le syndicaliste. Ce que dément Bruno Chaloin, responsable Veolia pour le secteur Gard-Lozère-Alpes-Provence : « Sur sa fiche de poste, il y a cette mission [de coupure de branchements] et nous sommes une société avec des règles. On ne choisit pas les tâches qu’on a envie d’effectuer ».

Des coupures non réglementaires ?

« Ces coupures concernent des personnes mauvais payeurs », et non des foyers en difficultés, a par ailleurs précisé le responsable de Veolia. La décision de couper l’eau aux usagers relevait « d’une procédure conforme à la réglementation ». Un avis que ne partage pas le Collectif des usagers de l’eau du Grand Avignon. « Veolia coupe l’eau aux usagers sans discernement », confie Marcelle Landau, présidente du Collectif, à Basta !Nous avons recueilli plusieurs témoignages d’usagers montrant que Veolia ne respecte pas la législation sur les coupures et intervient sans respect des délais, mettant les abonnés devant le fait accompli ».

Selon le décret du 13 août 2008, une lettre de rappel doit être envoyée au consommateur qui doit être avisé de la coupure au moins vingt jours à l’avance. « Le fait de pouvoir couper l’eau donne un pouvoir exorbitant à Veolia. Ils mettent les gens à genoux, c’est intolérable ! L’eau n’est pas une marchandise », déplore Marcelle Landau. Dans les faits, une coupure puis une réouverture sont chacune facturées 40 euros. Selon Veolia-Eau, environ 500 personnes ferait l’objet chaque année de coupure d’eau dans une ville comme Avignon qui compte 45 000 foyers abonnés.

Le technicien rebelle d’ErDF non licencié

L’audience aux Prud’hommes le 16 janvier est publique. Un appel à mobilisation a été lancé par l’union locale CGT, soutenu par le Front de gauche d’Avignon et le Collectif des usagers de l’eau. « Nous demandons en priorité la réintégration sans conditions du salarié », précise la CGT. Une pétition intitulée « viré pour le droit à l’eau » est également en ligne, et une autre pétition du Collectif des usagers de l’eau est téléchargeable ici [1]. Cette affaire fait écho à celle de Jef Duval, agent d’ErDF syndiqué à la CGT, menacé de licenciement en 2012 pour avoir refusé de couper l’électricité chez des ménages pauvres (lire notre article). Au terme d’une forte mobilisation, le licenciement de l’agent d’ErDF n’a finalement pas été prononcé.

[Mise à jour le 16 janvier 2014] L’audience a été reportée à une date encore non définie.

P.-S.

Voir le dossier sur Veolia Environnement

21/11/2013

Palestine : les effets de la politique israélienne à Gaza

les surlignages sont de moi

MAIS QUE FAIT NOTRE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES POUR RÉSOUDRE CE PROBLÈME ???

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/11/20/a-gaza-la-penurie-d-energie-provoque-une-pollution-et-entrave-le-developpement_3516973_3218.html

A Gaza, la pénurie d’énergie provoque une pollution et entrave le développement

LE MONDE | 20.11.2013 à 11h38 • Mis à jour le 20.11.2013 à 13h54 |Par Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)

Les égouts se sont déversés dans Gaza. Cela a commencé jeudi 14 novembre, avec des coulées de boue fétide qui pénètrent dans les cours et envahissent parfois le rez-de-chaussée des maisons. La veille, l'une des principales stations d'épuration des eaux usées avait arrêté de fonctionner, en raison de la pénurie d'électricité et de fioul qui frappe Gaza. Il suffit d'emprunter la route Al-Rachid, qui longe le paysage faussement idyllique de la bande côtière, pour mesurer l'ampleur du défi des égouts de Gaza : au moins huit collecteurs d'un mètre de diamètre se jettent dans la mer.

En voici un, dans le prolongement du village d'Al Zahra, qui sort de la dune sur trente mètres, et expulse une eau verdâtre, mousseuse et pestilentielle dans les vagues de la Méditerranée, destination quotidienne de plus de 90 000 mètres cubes d'eaux partiellement traitées ou non. 

A moins de deux cent mètres de là, cinq ou six pêcheurs tirent leur filet sur le sable... La pénurie d'électricité et de fioul qui frappe la bande Gaza a pour conséquence d'empêcher le pompage des eaux non traitées, et celles-ci s'échappent dans les rues. Heureusement, à l'avenir, il y aura NGEST, soit le "Traitement d'urgence des eaux usées du nord de Gaza".

C'est un projet emblématique pour l'enclave palestinienne, et le plus important projet financé par la France dans l'étroite bande de terre, via l'Agence française de développement (AFD). Paris a déjà contribué pour 16 millions d'euros sur un total (provisoire) de 78 millions d'euros. Les autres partenaires sont la Banque ...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

pour lire la suite, voir :

www.france-palestine.org/A-Gaza-la-penurie-d-energie
http://www.france-palestine.org/A-Gaza-la-penurie-d-energie

... Les autres partenaires sont la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Belgique et la Suède.

A l’origine, une catastrophe sanitaire et environnementale : la station d’épuration du nord de la bande de Gaza recevait les eaux usées de villages où habitent environ 250 000 personnes. Alors qu’elle devait traiter 5 000 mètres cubes par jour, elle en a reçu le triple. Les effluents ont vite formé un lac artificiel, dont les digues se sont rompues en mars 2007. Les eaux se sont répandues dans les sols, polluant l’aquifère.

La nouvelle station de pompage, destinée au transfert des eaux usées vers des bassins d’infiltration, a été achevée en 2010. Quant à la station d’épuration biologique, elle pourra traiter 35 600 m3 par jour et servir quelque 350 000 habitants. Outre que l’eau traitée pourra être utilisée pour l’agriculture, la production de gaz méthane devrait, à terme, couvrir 60 % des besoins énergétiques de la station.

« Une décision politique  »

Beau projet, belle usine, qui devrait être opérationnelle en janvier 2014. En théorie. Car elle est située à la lisière est de la bande de Gaza, en zone interdite, à 200 mètres de la clôture où patrouillent les chars de Tsahal [1].

Pour embrasser le paysage alentour, il faut monter sur une terrasse, après avoir enfilé un gilet fluo rescent de couleur orange, une précaution indispensable pour éviter d’être pris pour cible par la mitrailleuse automatique de l’un des monstrueux miradors de béton qui gardent la frontière avec Israël.

Une centaine d’employés arrivent sur ce site à haut risque à 8 heures du matin, et le quittent impérativement à 17 heures, par ordre de l’armée israélienne. Pendant les années de construction, les retards pour cause de matériaux non autorisés, d’interdictions d’accès au site et de bombardements pendant les guerres de l’hiver 2008 et de novembre 2012, ont été nombreux.

Aujourd’hui encore, les autorités israéliennes mettent en avant des « raisons de sécurité » pour interdire telle ou telle livraison. C’est notamment le cas pour les 200 litres de liquide de refroidissement qui sont indispensables pour faire fonctionner la partie énergétique de la centrale. Mais il y a plus inquiétant : sans électricité, le projet NGEST ne verra jamais le jour.

Après de longs atermoiements des Israéliens, le chef du projet, l’ingénieur Sadi Ali, a obtenu une vague « promesse », le 4 novembre. Israël devrait fournir 3 mégawatts à la centrale (sur les 10 MW nécessaires). Mais rien n’est officiellement signé, et plu sieurs problèmes techniques doivent être résolus. Quant aux 7 MW restants, c’est une autre histoire : « Cela supposerait la modernisation de toutes les infrastructures électriques de Gaza, ce qui demandera beaucoup de temps ; c’est une décision politique », constate sans illusion l’ingénieur Sadi Ali.

NGEST est un projet phare pour la coopération française – et celle des pays occidentaux – à Gaza. S’il échoue, celui d’une usine de désalinisation de l’eau de mer, qui serait essentiel pour la production d’eau potable à Gaza, ne verra jamais le jour. Or, il s’agit d’un investissement bien plus considérable, de l’ordre de 450 mil lions de dollars (333 millions d’euros), avec une part française, promise en 2012 par l’ancien premier ministre François Fillon, de 10 millions d’euros. La station d’épuration de Gaza est un test de la volonté israélienne de permettre ou non le développement de l’enclave palestinienne, un registre où les précédents n’incitent pas à l’optimisme.

[1] Tsahal est le nom attribué par le gouvernement israélien à l’armée d’occupation israélienne.

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sur le même sujet, lu sur le Canard enchaîné de cette semaine 

(achetez "le Canard Enchaîné" toutes les semaines, pour 1,20€ çà en vaut la peine ! publicité gratuite)

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21/12/2012

Les pratiques de VEOLIA en Palestine dénoncées aux USA

Une victoire contre Veolia à Saint-Louis, Missouri, USA...

La Mairie de Saint-Louis dénonce le contrat avec Veolia-Water et, pour prendre sa décision, mandate une enquête sur les pratiques de Veolia en termes de discrimination ethnique en Palestine et d'atteinte aux droits humains. Cette victoire est le résultat de la pression citoyenne, entre autres, du St Louis Palestine Solidarity Committee et de la St Louis Jewish Voice for Peace...

Plus de détails en anglais sur  http://www.stl-psc.org/?p=385

  St. Louis City Board Votes to Investigate Veolia Following Public Outcry!

December 20th, 2012  |  Published in Latest News and Action Alerts, STL-PSC Blog

St. Louis, Missouri — At 2:30pm on Wednesday, December 19, 2012, at a standing-room only meeting in the mayor’s office for the St. Louis City Board of Estimate & Apportionment (E & A), the Board declined to approve a city contract with Veolia Water, putting off the vote until there can be a full investigation into the company’s history. The decision came in light of new information on the company’s involvement with ethnic discrimination in Palestine, as well as a flurry of phone calls, emails, and meetings voicing “concerns about the company’s human rights practices and financial condition,” as reported by St. Louis National Public Radio.

In the six hours prior to the vote, board members had received more than 200 emails apiece asking them not to rush the contract through. Their phones rang off the hook as local activists also addressed the officials on Twitter. Members of the St. Louis Palestine Solidarity Committee and St. Louis Jewish Voice for Peace attended the meeting to show their opposition to Veolia.

The board, which is comprised of the St. Louis City Mayor Francis Slay, Comptroller Darlene Green, and President of the Board of Aldermen Lewis Reed, agreed that they could not in good conscience vote to approve a contract with so many outstanding questions. Earlier, the St. Louis Palestine Solidarity Committee had delivered a statement and facts sheet documenting Veolia’s history of profiting from Israel’s illegal occupation and apartheid policies in Palestine, and the company’s notorious environmentally disastrous activities, anti-labor practices, mismanagement, corruption, bribery, embezzlement, fraud, and failure to make good on promised improvements.

When Mayor Slay presented the contract with a motion to approve, President Reed put forward a motion to postpone the vote in order to allow time for investigation into the company’s practices. While the city’s Water Commissioner and the mayor continued to argue that Veolia was the right company for the job, Green spoke eloquently in agreement with Reed:

“We have several complaints from our citizenry. And I want to honor their complaints [and] their time and desire to ‘Investigate Veolia.’… It’s not our money; it’s their money. Period… You [the citizens] do matter. So let’s get more information.”

Reed expressed concerns that the contract had been added to the agenda at the last-minute, following outcry from environmentalists, workers, the Palestine solidarity community, and other constituencies outraged by the corporation’s abysmal track record.

In spite of the late notice, local organizers mobilized hundreds to spring into action. This victory has shown the power of everyday people standing up to multinational corporations and demanding transparency in public contracts.

Sandra Tamari, a local Palestinian-American member of the St. Louis Palestine Solidarity Committee attended the meeting and said: “I thank the E&A board for their principled decision. My family lives in the occupied West Bank, where Israel has implemented a system of segregated roads and segregated buses, some of which Veolia operates. If we tried to board these Veolia buses, my family and I would be forced off simply because of our ethnicity and religion, which is what happened to the Palestinian Freedom Riders not long ago. I do not feel safe funding a corporation that oppresses my people, each time I turn on the faucet here. If the city stands against segregation in the U.S., it should not support corporations participating in segregation elsewhere.”

Having won the first victory, St. Louisans will now redouble efforts to stop the contract once and for all. It’s time for St. Louis to dump Veolia.

Press contact: Colleen Kelly, info@stl-psc.org

To keep appraised of developments, join the PSC FB page and/or follow @stlpsc.

18/08/2012

Veolia mis à l'index

lu sur : http://www.australiansforpalestine.net/67009

Australians for Palestine

En raison de la mauvaise image de Veolia concernant la privatisation de l'eau dans le monde, une expo photo sponsorisée par cette société a été annulée à Liverpool (Angleterre). Une expo annuelle du même ordre à Londres fait régulièrement l'objet de vives critiques.

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Liverpool cancels Veolia sponsored Environmental exhibition 31Jul12 July 31, 2012

To avoid attracting the opprobrium associated with Veolia, the Museums Service felt that they did not have the resources to deal with the reputational issues and damaging consequences of hosting the exhibition. A Museums Service official has explained that there had been much internal discussion within the council regarding the wisdom of using this exhibition, in particular the ethical issues associated with the sponsorship.

As a result of their concerns, Liverpool has cancelled the Veolia-sponsored event and negotiated an alternative exhibition with the Natural History Museum. This substitute exhibition, entitled “Wild Planet”, is also a photographic exhibition and its subject is the same as the Veolia-sponsored exhibition i.e. the wonders of the natural world. As such it will appeal to the same audience as the Veolia-sponsored Wildlife Photographer of the Year exhibition without attracting the opprobrium associated with that company.

The annual Veolia Environnement sponsored Wildlife Photographer of the Year exhibition at the Natural History Museum in London has been the target of protests against Veolia’s sponsorship since 2010, both in London and on tour. Efforts are underway to persuade the organisers to cancel the exhibition at another venue.

Yours,
Eness Elias
Who Profits from the Occupation
Coalition of Women for Peace
www.whoprofits.org

 

12/03/2012

Palestine : la loi du plus fort (militairement) suite

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/11/en-cisjordanie-meme-l-eau-est-une-arme_1655720_3244.html

En Cisjordanie, même l'eau est une arme

Peut-on qualifier la politique israélienne de gestion de la ressource hydrique en Cisjordanie d'"apartheid de l'eau" ? Pour Youssef Dabassé, adjoint au maire de Tarqumiya, un gros village de 20 000 habitants situé à l'est d'Hébron, la question est théorique. La situation au quotidien de ses administrés est suffisamment éloquente : tous les dix jours, son village obtient de l'eau courante pendant soixante-dix heures. Puis c'est le tour d'un autre village proche, pendant le même laps de temps.

Lorsque les robinets coulent, il faut faire des provisions pour l'eau potable, pour le bétail et, s'il en reste, pour les cultures. "Quand nous sommes connectés, explique Youssef Dabassé, les parties basses de Tarqumiya en profitent et, la fois suivante, c'est le village d'en haut qui est alimenté." Le reste du temps, il faut acheter l'eau aux camions-citernes de passage et puiser dans les réservoirs, dont sont équipées environ 40 % des maisons.

FUITES ET CONNEXIONS ILLÉGALES

Evidemment, le prix n'est pas le même : l'eau du robinet est facturée 2,6 shekels/m3 (0,5 euro), et celle des camions atteint 25 shekels/m3 (5 euros). En été, la situation devient intenable, souligne le maire adjoint : "Mekorot [la compagnie de l'eau israélienne] coupe l'alimentation, parce qu'ils privilégient les colonies juives alentour. Lorsque nous nous plaignons, ils disent : 'Nous avons vérifié, tout est normal.' Et l'eau reste coupée pendant des jours."

Pour comprendre, il faut rouler dans les collines avec Khayni Damidi, un ingénieur de l'Autorité palestinienne de l'eau (PWA). Sur la route 35, l'embranchement vers Tarqumiya longe la colonie juive de Telem. Un peu avant, sur un mauvais chemin de terre flanqué d'oliviers, on débouche sur une station de pompage au bruit assourdissant.

L'installation, qui dessert une vingtaine de villages, appartient à la compagnie Mekorot. En principe, elle est gérée en coordination avec l'Autorité palestinienne, à une réserve près : sur la grosse canalisation qui s'enfonce sous terre, l'ingénieur Damidi désigne une valve protubérante. "Elle sert de goulot d'étranglement, explique-t-il. Le débit est régulé selon le bon vouloir des Israéliens."

Contrairement au nord de la Cisjordanie, où il existe des centaines de puits illégaux, en particulier dans la région de Jénine, cette pratique est rare dans la région d'Hébron, située en zone C, cette partie de la Cisjordanie où, selon les accords d'Oslo (1993), Israël exerce un contrôle civil et sécuritaire quasi absolu. "Il est illusoire de vouloir creuser un puits en zone C, confirme Khayni Damidi, l'armée est omniprésente."

Les connexions illégales, en revanche, sont légion. Selon l'expert israélien Haim Gvirtzman, elles représentent un manque à gagner de 3,5 millions de mètres cubes par an. Les Palestiniens contestent cette évaluation, mais ne nient pas le phénomène. "Nous payons pour toute l'eau qui part vers nos villages, mais bien sûr, nous ne recevons pas la quantité équivalente, à cause du piratage : globalement, 50 % de l'eau n'est pas facturée aux consommateurs", indique M. Damidi.

Outre que les fuites – résultat d'une maintenance défectueuse – affectent 33 % du réseau palestinien, il n'y a pas si longtemps, en période de grande sécheresse, les villages n'hésitaient pas à détourner les canalisations du village voisin. De tels comportements, justifie cet ingénieur, sont le résultat de la pénurie hydrique organisée par Israël. Sur l'eau, comme sur bien d'autres sujets, les positions des Israéliens et des Palestiniens semblent irréconciliables...

"UN NOUVEL APARTHEID DE L'EAU"

Les autorités israéliennes se sont déclarées "indignées", courant février, par la publication d'un rapport de l'Assemblée nationale française qui dénonçait "un nouvel apartheid de l'eau" dans les territoires palestiniens occupés. L'auteur, le député socialiste Jean Glavany, soulignait que "les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens". Il assurait que, en cas de sécheresse, la priorité de l'eau est accordée aux colons, que la barrière de sécurité en Cisjordanie permet le contrôle de l'accès aux eaux souterraines, et que les puits forés par les Palestiniens sont systématiquement détruits par l'armée israélienne.

"Au Proche-Orient, concluait-il, l'eau est plus qu'une ressource, c'est une arme." Les exemples de discriminations sur l'eau dont sont victimes les villageois palestiniens abondent. Et il ne fait pas de doute que la politique de colonisation menée par Israël a notamment pour objectif stratégique une appropriation des ressources hydriques. L'eau, pour les Israéliens, est avant tout une question militaire.

Quant à ce terme d'"apartheid", le maire d'Hébron, Khaled Osaily, a son idée : "Bien sûr qu'il s'agit d'apartheid ! Globalement, nous n'obtenons que 50 litres d'eau par jour et par personne, alors que les Israéliens disposent en moyenne de 400 litres !" Ces chiffres sont contestés par Israël : selon le professeur Gvirtzman, si l'écart entre Israéliens et Palestiniens était de 508 litres contre 93 litres en 1967, il s'est réduit aujourd'hui à 150 litres pour les Israéliens contre 140 litres pour les Palestiniens.

Le maire d'Hébron reconnaît que l'une des principales accusations des Israéliens, à savoir le creusement de puits illégaux et les connexions pirates, est fondée, mais c'est pour en relativiser l'importance : "Des connexions illégales, il y en a partout, y compris à Tel-Aviv. Quant aux puits illégaux, c'est un phénomène d'ampleur limitée, et parfaitement gérable."

DÉSALINISATION DE L'EAU DE MER

Shaddad Al-Attili, directeur de la PWA, résume ainsi le dialogue de sourds qui prévaut au sein de la commission conjointe israélo-palestinienne sur l'eau : comme les Palestiniens refusent d'approuver les projets hydriques israéliens dans les colonies (ce qui reviendrait à légitimer celles-ci), Israël réplique en refusant la quasi-totalité des projets palestiniens, y compris les usines de retraitement des eaux usées.

Israël argue de sa bonne foi en soulignant qu'il a doublé l'allocation d'eau aux Palestiniens par rapport aux quotas prévus par les accords d'Oslo II (1995), mais l'argument ne convainc pas : non seulement ce partage – qui n'accordait aux Palestiniens que 18 % de la nappe phréatique dite "des montagnes", la principale ressource hydrique partagée entre Israéliens et Palestiniens – devait être temporaire, mais la population palestinienne a doublé depuis cette date.

Le refus d'Israël d'accepter une répartition plus équitable se justifie d'autant moins que, selon le professeur Gvirtzman, en 2013, l'Etat juif devrait disposer de cinq usines de désalinisation de l'eau de mer, qui lui permettront d'équilibrer sa production et sa consommation d'eau douce.

La question de l'eau est l'une des clés des négociations en vue de la création du futur Etat palestinien. Si elle n'est pas aussi médiatisée que celle des frontières, dont elle est pourtant inséparable, ou que celles du statut de Jérusalem ou du retour des réfugiés palestiniens, il est devenu urgent de trouver une solution pour partager équitablement cette ressource vitale.

A laisser pourrir la situation, le risque est grand de voir les microconflits de l'eau se multiplier comme des métastases qui embraseront la Cisjordanie. "La prochaine guerre, prévient le maire d'Hébron, pourrait bien être celle de l'eau."

Laurent Zecchini

18/01/2012

"un nouvel apartheid" dans la gestion de l'eau en Israël

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/17/israel-s-indigne-d-un-rapport-de-deputes-francais-qui-denonce-sa-gestion-de-l-eau_1630909_3218.html

 

Des députés français dénoncent "un nouvel apartheid" dans la gestion de l'eau en Israël


LEMONDE.FR | 17 janvier 2012 | avec AFP | 451 mots

 

Le ministère des affaires étrangères israélien s'est dit "indigné" mardi 17 janvier après la publication dans la presse israélienne d'extraits d'un rapport de députés français accusant Israël de pratiquer "un nouvel apartheid" dans sa politique de l'eau.

Le quotidien Haaretz a publié mardi des passages d'un rapport d'information pour la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, remis en décembre par le député socialiste Jean Glavany, qui décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient". 

Dans son rapport, M. Glavany, ancien ministre de l'agriculture, souligne que "la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse, en infraction au droit international", que "les 'puits' forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l'armée israélienne" et qu'"à Gaza, les réserves d'eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements". 

"TERMINOLOGIE EXTRÊME" 

"Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M. Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues, a affirmé Yigal Palmor, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Israël ne prend pas de l'eau aux Palestiniens. C'est plutôt le contraire qui est le cas. Israël transfère aux Palestiniens des quantités d'eau bien supérieures à ce qui est prévu dans les accords d'Oslo [de 1993 sur l'autonomie palestinienne]." 

"Le rapport est chargé d'une terminologie venimeuse très éloignée de toute critique professionnelle avec laquelle il serait possible de dialoguer […]. Au lieu de contribuer à l'entente et à la coopération, il attise les tensions en accumulant des données fausses et des affirmations biaisées", a ajouté M. Palmor. 

EXPRESSION "TOTALEMENT INACCEPTABLE" 

Le député du parti présidentiel UMP, Claude Goasguen, président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale, avait dénoncé le 5 janvier l'expression "apartheid au Moyen-Orient" contenue dans le document, la jugeant "totalement inacceptable" et "d'une extrême gravité" à l'égard d'Israël. Interrogé mardi, un porte-parole du ministère des affaires étrangères français n'a pas souhaité commenter ce rapport.

Le gouvernement palestinien a salué la publication du rapport sur "le contrôle israélien des ressources palestiniennes en eau et leur utilisation dans l'intérêt des colons et des Israéliens". L'ONG Les Amis de la Terre Proche-Orient a réclamé "un accord qui assure les droits en eau des Palestiniens, qui leur assure une part équitable dans les ressources transfrontalières en eau, à la surface et en sous-sol, et qui permet de gérer conjointement ces ressources communes en eau des deux côtés de la Ligne verte". 

L'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem a dénoncé en mai l'exploitation "systématique" des ressources en eau de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée au profit des colons israéliens et au détriment des Palestiniens. L'eau est un enjeu stratégique et politique de premier plan dans les négociations de paix, au point mort, entre Israël et les Palestiniens.

01/11/2011

L'accès à l'eau en Palestine

lu sur le site du FORUM ALTERNATIF MONDIAL DE L'EAU :

Les palestiniens on soif de justice

Les Palestiniens des territoires occupés ne bénéficient pas d’un approvisionnement suffisant en eau salubre. Ce problème, qui entrave considérablement et depuis longtemps le développement socio-économique des territoires occupés, prive de nombreux habitants de leur droit à un niveau de vie décent ainsi que du droit à la nourriture, à la santé et au travail. La consommation d’eau par habitant des Palestiniens est trop faible au regard des normes internationales de protection de la santé publique. La pénurie chronique d’eau affecte des domaines essentiels de la vie, notamment l’hygiène, les activités agricoles et industrielles et l’élevage.

L’intégralité de ce rapport datant de 2009 est téléchargeable sur le site de :

 Amnesty International 

(Les restrictions de l'accès à l'eau dans les territoires palestiniens occupés)

19/10/2011

La qualité radiologique des eaux potables, une question toujours d'actualité

lu sur le site du CRIIRAD :

http://www.criirad.org/

Les normes relatives à la qualité radiologique des eaux potables sont mal conçues. Les habitants sont exposés à des niveaux de risques très supérieurs à ce que la réglementation est censée leur garantir. Ce défaut de protection concerne tout particulièrement les enfants en bas-âge et les adolescents.

Se basant sur les analyses de son laboratoire et sur une étude approfondie des normes, la CRIIRAD demande un remaniement complet du dispositif de contrôle de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine.

La CRIIRAD demande également le traitement en urgence des situations à risque déjà identifiées ainsi que des garanties d’information pour les consommateurs, les municipalités et les gestionnaires des réseaux de distribution.


1. POUR RAPPEL
    • La CRIIRAD

      La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité - est une association à but non lucratif qui a pour objet statutaire la défense du droit à l’information et la protection des personnes contre les dangers des rayonnements ionisants (Cf. article 1 des statuts). Pour conduire ses investigations, elle dispose de son propre laboratoire, spécialisé dans les analyses de radioactivité et agréé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour les mesures de radioactivité dans l’environnement.

    • Les dispositions réglementaires

En France, la réglementation [2] , est censée garantir à chaque citoyen – quel que soit son âge ou son lieu de résidence – que l’eau qui alimente son habitation [3], l’eau qu’il utilise comme eau de boisson ou pour ses préparations culinaires, ne lui délivrera pas une dose de rayonnements supérieure à 100 microSieverts par an (100 µSv/an ou 0,1 mSv/an).


Ce niveau d’exposition correspond à un niveau de risque jugé acceptable par les autorités sanitaires
. Il correspond, selon les coefficients de risque actuellement en vigueur au niveau international et européen, à un risque de décès par cancer de 5.10-5 . mSv-1, soit 5 décès par cancer pour 1 million de personnes exposées à une dose annuelle de rayonnements ionisants de 100 µSv (ou encore 325 décès par cancer radio-induit pour 65 millions de consommateurs).

Que l’on juge ce niveau de protection satisfaisant ou insuffisant, c’est celui que chaque citoyen est en droit de réclamer. Or, une analyse approfondie du dispositif de contrôle radiologique de l’eau potable montre qu’il n’en est rien. Une part importante de la population est soumise à des niveaux de dose très supérieurs. Pour les enfants en bas-âge et les adolescents, les doses, et donc, le risque peut être 10 fois, voire 100 fois, supérieur à ce que la réglementation est censée leur garantir.

Voici en résumé, les principaux constats et les demandes de la CRIIRAD (chaque paragraphe est détaillé dans la présentation des dysfonctionnements du dispositif réglementaire et les demandes de la CRIIRAD) .


2. Les dysfonctionnements du dispositif réglementaire et les demandes de la CRIIRAD


1/ L’absence de limites contraignantes :
la référence de dose de 100 µSv/an n’est qu’un paramètre indicatif, qui peut facilement être dépassé. La CRIIRAD demande l’instauration de véritables limites et la transparence sur la délivrance des dérogations.

2/ Des mesures de dépistage mal conçues qui génèrent un taux élevé de faux négatifs. La CRIIRAD demande que les analyses radiologiques de référence garantissent une caractérisation fiable des radionucléides présents dans l’eau.

3/ Les enfants sont exposés à des niveaux de dose, et par conséquent de risque, très supérieurs (jusqu’à 5 ou 6 fois !) à ce que prévoit la réglementation. La CRIIRAD demande que les limites de dose et les indicateurs de radioactivité soient dimensionnés en fonction des groupes de population les plus sensibles (enfants en bas âge et adolescents) de façon à ce que l’ensemble des consommateurs soient protégés.

4/ La réglementation oublie certains produits radioactifs, et notamment le radon 222, ce qui conduit souvent à une sous-évaluation considérable des doses réellement subies par les consommateurs. La CRIIRAD demande en conséquence que le dosage du radon soit ajouté à la liste des contrôles obligatoires et qu’en application de la recommandation européenne du 20 décembre 2001, une limite de référence de 100 Bq/l soit instaurée, l’adoption d’une valeur supérieure devant être dûment justifiée par les autorités sanitaires. Compte tenu des niveaux de risque associé, le dispositif devrait être complété par un seuil d’investigation défini à une valeur inférieure.

5/ La toxicité chimique de l’uranium n’est pas prise en compte par la réglementation française. La CRIIRAD demande que ce métal lourd particulièrement toxique, soit ajouté dans la liste des produits chimiques qui doivent être contrôlés et que lui soit appliquée une limite contraignante (une limite que la CRIIRAD souhaiterait inférieure à la valeur de 15 µg/l recommandée par l’OMS).

6/ Les autorités sanitaires sont informées, parfois depuis des années, de situations préoccupantes sans que les habitants en soient informés et sans qu’aucune mesure correctrice n’ait été prise. La CRIIRAD sollicite l'intervention du ministère de la santé et de l'Autorité de Sûreté Nucléaire pour que les cas les plus préoccupants soient traités dans les meilleurs délais.

7/ L’information relative aux contrôles de radioactivité dans l’eau destinée à l’alimentation humaine n’est pas accessible aux consommateurs et contribuables qui financent pourtant son élaboration. La CRIIRAD demande que tous les résultats d'analyse disponibles (alpha et bêta total, DTI, radon, etc) soient accessibles via le site Internet du ministère de la Santé et que toutes les parties concernées (habitants, municipalités, gestionnaires des unités de distributions) soient dûment informées dès lors que des résultats préoccupants sont enregistrés.

 

[1] La CRIIRAD avait saisi le préfet de la Haute-Vienne dès le 23 décembre 2009, en lui communiquant les résultats de l'analyse effectuée par son laboratoire sur l'eau d'un des captages de la commune de Saint-Sylvestre, une analyse montrant une teneur très élevée en radon 222 (1 230 Bq/l) nécessitant un traitement urgent du dossier.


[2] Cf. notamment : Code de la santé publique ; Décret 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturelles ; Arrêté du 12 mai 2004 fixant les modalités de contrôle de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine, publié au JORF du 18 juin 2004.

[3] La réglementation s’applique également aux eaux de source achetées en bouteille. Les eaux minérales naturelles font l’objet d’une réglementation spécifique.

05/09/2011

Erik Orsenna lobbyiste

Erik Orsenna anime le débat sur l'eau - SudOuest.fr

www.sudouest.fr/2011/.../erik-orsenna-anime-le-debat-sur-l-eau-433378-...
23 juin 2011 – L'écrivain académicien effectue actuellement un tour de France pour la Lyonnaise des eaux Suez à propos de l'avenir de l'eau
 
 
lettre d'Henri Emmanuelli à Éric Orsenna à propos de ce lobbying :
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30/08/2011

VEOLIA et la Palestine

Le géant français Veolia paie ses violations des droits des Palestiniens 

Maren MANTOVANI, Michael DEAS
 
La France refuse d’aborder la question de la complicité des entreprises dans l’occupation de la Palestine

La multinationale française Veolia semblait autrefois inattaquable ; aujourd’hui elle souffre. Elle doit faire face non seulement à la crise économique mondiale mais aussi à l’impact croissant de la campagne du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre son implication dans les projets d’infrastructures et de transports d’apartheid israéliens. Une fusion récente entre la branche des transports de Veolia et une filiale du principal fond français d’investissement étatique indique que le gouvernement et l’industrie française se sont mis d’accord sur une solution simple aux problèmes de Veolia : faire payer les pertes de Veolia par les contribuables français et par la même occasion sa complicité avec les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme commis par Israël aux dépens du peuple palestinien.

12/02/2011

Distribution de l'eau : c'est VEOLIA qui commande !

 

VEOLIA.png

14/02/2010

Le traitement et la distribution de l'eau en Europe

lu sur :

http://www.attac.org/fr/groups/aquattac/wiki/laudition-de-m-barnier-sur-la-question-de-leau

.

L'audition de M. Barnier sur la question de l'eau

Lors de son audition au Parlement Européen, ce mercredi 13 janvier 2010, M. Michel Barnier, Commissaire désigné au Marché Intérieur, le poste le plus convoité dans la nouvelle Commission Barroso II, a eu à répondre à une question de Mme Heidi Rühle, du groupe des Verts européens, sur ses éventuels projets d'inclusion des services d'eau municipaux dans l'initiative législative sur les concessions et les partenariats public-privé qu'il avait évoquée plus tôt dans ses réponses écrites. (1) Cette question venait faire écho aux inquiétudes suscitées plus tôt par la déclaration de politique générale de M. Barroso, évoquant une extension du marché intérieur, traduire une mise en concurrence, aux “services environnementaux”.

Cette question est très importante. La majorité des services d'eau et d'assainissement municipaux en Europe sont gérés par des autorités publiques locales (seules la France et l'Angleterre ont la majorité de leurs services d'eau gérés par le secteur privé, avec des conséquences dommageables démontrées), et l'importance d'avoir des services d'eau fiables et gérés de façon responsable est telle que la Commission Européenne, en 2006, avait déjà reculé sous la pression de la société civile et de nombreux élus lorsqu'un projet similaire d'inclusion des services d'eau dans la Directive Services (2) (dite “Bolkestein”) avait été envisagé. L'accident survenu le mois dernier à Bruxelles, mettant en cause le seul système d'eau géré par le privé dans tout le pays (la station d'épuration de Bruxelles Nord, gérée par Aquiris, une filiale de Veolia Environnement) a encore rappelé à quel point la continuité et la fiabilité de ces services est un enjeu essentiel.

Pourtant, les réponses de M. Barnier à cette question furent inquiétantes. Bien qu'il mentionne le fait qu'il n'avait pas encore d'idée définitive sur ce point, sa première réponse fut générale et porta surtout sur le fait que les marchés de concession en Europe faisaient l'objet d'une “insécurité juridique” et n'étaient encadrés par “aucun texte”. Lorsque Mme Rühle insista pour lui demander quels étaient ses projets en matière, spécifiquement, de services d'eau, M. Barnier commença par souligner l'importance de l'eau pour tous, les effets du réchauffement climatique sur cette ressource précieuse, le retard des vendanges cette année... pour finir par dire qu'il ne voyait pas pourquoi l'eau devrait faire l'objet d'un “traitement spécial”, différent des autres matières couvertes par son projet législatif sur les concessions. Que penser d'une telle légèreté? Méconnaissance du sujet? Volonté de soutenir les intérêts des trois plus grandes entreprises mondiales du secteur, toutes françaises, selon la tactique désormais bien connue d'appui aux “champions nationaux”? Il est bon que M. Barnier n'ait pas déjà fait de choix définitif avant même sa nomination ; on espère qu'il reviendra sur sa position de ce jour pour exclure les services publics essentiels tels que l'eau et l'assainissement d'une telle initiative, décision plus conforme à l'esprit de l'intérêt général européen qu'il s'est par ailleurs engagé aujourd'hui à défendre.

.

Soumis par jutta le sam, 23/01/2010 - 10:43

Le traitement et la distribution de l'eau en Europe

lu sur :

http://www.attac.org/fr/groups/aquattac/wiki/laudition-de-m-barnier-sur-la-question-de-leau

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L'audition de M. Barnier sur la question de l'eau

Lors de son audition au Parlement Européen, ce mercredi 13 janvier 2010, M. Michel Barnier, Commissaire désigné au Marché Intérieur, le poste le plus convoité dans la nouvelle Commission Barroso II, a eu à répondre à une question de Mme Heidi Rühle, du groupe des Verts européens, sur ses éventuels projets d'inclusion des services d'eau municipaux dans l'initiative législative sur les concessions et les partenariats public-privé qu'il avait évoquée plus tôt dans ses réponses écrites. (1) Cette question venait faire écho aux inquiétudes suscitées plus tôt par la déclaration de politique générale de M. Barroso, évoquant une extension du marché intérieur, traduire une mise en concurrence, aux “services environnementaux”.

Cette question est très importante. La majorité des services d'eau et d'assainissement municipaux en Europe sont gérés par des autorités publiques locales (seules la France et l'Angleterre ont la majorité de leurs services d'eau gérés par le secteur privé, avec des conséquences dommageables démontrées), et l'importance d'avoir des services d'eau fiables et gérés de façon responsable est telle que la Commission Européenne, en 2006, avait déjà reculé sous la pression de la société civile et de nombreux élus lorsqu'un projet similaire d'inclusion des services d'eau dans la Directive Services (2) (dite “Bolkestein”) avait été envisagé. L'accident survenu le mois dernier à Bruxelles, mettant en cause le seul système d'eau géré par le privé dans tout le pays (la station d'épuration de Bruxelles Nord, gérée par Aquiris, une filiale de Veolia Environnement) a encore rappelé à quel point la continuité et la fiabilité de ces services est un enjeu essentiel.

Pourtant, les réponses de M. Barnier à cette question furent inquiétantes. Bien qu'il mentionne le fait qu'il n'avait pas encore d'idée définitive sur ce point, sa première réponse fut générale et porta surtout sur le fait que les marchés de concession en Europe faisaient l'objet d'une “insécurité juridique” et n'étaient encadrés par “aucun texte”. Lorsque Mme Rühle insista pour lui demander quels étaient ses projets en matière, spécifiquement, de services d'eau, M. Barnier commença par souligner l'importance de l'eau pour tous, les effets du réchauffement climatique sur cette ressource précieuse, le retard des vendanges cette année... pour finir par dire qu'il ne voyait pas pourquoi l'eau devrait faire l'objet d'un “traitement spécial”, différent des autres matières couvertes par son projet législatif sur les concessions. Que penser d'une telle légèreté? Méconnaissance du sujet? Volonté de soutenir les intérêts des trois plus grandes entreprises mondiales du secteur, toutes françaises, selon la tactique désormais bien connue d'appui aux “champions nationaux”? Il est bon que M. Barnier n'ait pas déjà fait de choix définitif avant même sa nomination ; on espère qu'il reviendra sur sa position de ce jour pour exclure les services publics essentiels tels que l'eau et l'assainissement d'une telle initiative, décision plus conforme à l'esprit de l'intérêt général européen qu'il s'est par ailleurs engagé aujourd'hui à défendre.

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Soumis par jutta le sam, 23/01/2010 - 10:43