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08/06/2016

Traité de "libre échange" : Bruxelles triche !

à lire sur :

Opération sauvetage | Le Devoir

www.ledevoir.com › Économie › Actualités économiques

Il y a 3 heures - Bruxelles use de stratégie pour préserver l'accord avec Ottawa.

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Il faut sauver l’accord entre l’Union européenne (UE) et le Canada ! Cet objectif est devenu une des priorités de la Commission Juncker. C’est pour cela qu’elle souhaiterait, début juillet, inviter les États membres à ratifier cet accord de libre-échange baptisé AECG (pour Accord économique et commercial global) conclu avec Ottawa en septembre 2014, mais aussi proposer qu’il soit considéré comme un accord « européen ». Elle fait donc plancher son service juridique sur le sujet, espérant qu’il validera au plus vite cette position. La subtilité ? Pour être ratifié, un accord « européen » peut se contenter du feu vert du Conseil (les gouvernements des Vingt-huit) et du Parlement de Strasbourg.

( lire le suite dans le fichier : Opération sauvetage | Le Devoir.pdf  )

07/11/2014

Barrage de Sivens : la SEM qui doit l'aménager est dirigée par les élus locaux

(SEM : société d'économie mixte)

Lu dans le Canard Enchaîné de cette semaine :

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17/09/2012

Pour une journée d'action tous les mois contre l'EUROPE NÉOLIBÉRALE

À la suite de la décision de la Cours européenne de justice autorisant les OGM (*), il est temps de réagir contre cette Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Proposition pour une journée d'action tous les mois contre l'Europe néolibérale :

- tous les premiers mardis du mois, retirez de votre banque l'argent nécessaire à vos dépenses mensuelles et PAYEZ TOUT EN LIQUIDE.


Faites passer la proposition à vos amis, votre entourage, vos réseaux, etc ...


(*) voir :

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à...

21/12/2010

Le taux de prélèvement fiscal sur les entreprises

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/baroin-juge-relativement-eleve-le-taux-de-prelevement-fiscal-sur-les-entreprises-21-12-2010-1277763_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101221

 Baroin juge "relativement élevé" le taux de prélèvement fiscal sur les entreprises 

Le Point.fr - Publié le 21/12/2010 à 09:47 - Modifié le 21/12/2010 à 10:16

Le taux de prélèvement fiscal sur les entreprises françaises est "relativement élevé", même si certaines ne payent pas l'impôt sur les sociétés en France, a déclaré mardi le ministre du Budget François Baroin, ajoutant qu'il faudrait changer l'assiette et le taux de cet impôt. "Nos sociétés payent l'impôt sur les bénéfices, l'impôt sur les sociétés, il y a une contribution économique territoriale (...) Enfin, bref ! Elles ont quand même beaucoup de taxes et beaucoup d'additions de fiscalité, ce qui fait qu'on a un taux de prélèvement sur les entreprises relativement élevé", a déclaré le ministre sur RTL.

Il réagissait à des informations du Journal du dimanche (JDD) qui relevait samedi que plusieurs entreprises du CAC 40 n'ont pas payé l'impôt sur les sociétés en 2009. "L'impôt sur les sociétés en France est un impôt qui rapporte un peu, mais qui a une élasticité très forte (...) Vous êtes en crise, vous ne faites pas de bénéfices, nous ne payez pas d'impôts", a déclaré le ministre. "Les entreprises ont par ailleurs un système de bénéfice mondial consolidé, donc si elles font des bénéfices à l'étranger, elles payent leur bénéfice à l'étranger", a déclaré le ministre.

Il a ajouté que le gouvernement allait sans doute s'atteler à modifier l'assiette et le taux de cet impôt sur les sociétés, dans le cadre du processus de convergence fiscal souhaité avec l'Allemagne. "Nous sommes dans une logique de convergence avec l'Allemagne, comme l'a souhaité Nicolas Sarkozy. Nous avons une assiette qui est étroite avec un taux très élevé, l'Allemagne a une assiette très large avec un taux plus bas. C'est probablement ce vers quoi nous devons nous orienter", a déclaré le ministre.

lire aussi sur ce blog la note du 20/12/2010: 

Total et Danone échappent à l'impôt sur les bénéfices...

17/12/2010

Fraude à la TVA sur le carbone

à lire sur MEDIAPART

Extrait:

"C'est le premier grand scandale de la finance carbone : des sociétés vendent des tonnes de CO2 sur le marché européen et empochent, avant de disparaître, la TVA qu'elles devraient acquitter au Trésor public. L'escroquerie a déjà fait perdre près de 5 milliards d'euros aux Etats européens, selon Europol (voir ici), qui enquête depuis l'année dernière sur cette «fraude carrousel» qui a notamment touché la France, la Grande-Bretagne, le Danemark, les Pays-Bas et l'Espagne. La bourse italienne semble aujourd'hui être la nouvelle victime de cette malversation fiscale, et a dû suspendre ses transactions début décembre 2010."...

28/06/2010

Pourquoi est-il intéressant de faire la guerre en Afghanistan ? (2)

14/06/2010

Pourquoi est-il intéressant de faire la guerre en Afghanistan ?

À cause des ressources minières.

Breaking News Alert
The New York Times
Sun, June 13, 2010 -- 9:22 PM ET
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U.S. Discovers Nearly $1 Trillion in Afghan Mineral Deposits

The United States has discovered nearly $1 trillion in untapped mineral deposits in Afghanistan, far beyond any previously known reserves and enough to fundamentally alter the Afghan economy and perhaps the Afghan war itself, according to senior American government officials.

The previously unknown deposits -- including huge veins of iron, copper, cobalt, gold and critical industrial metals like lithium -- are so big and include so many minerals that are essential to modern industry that Afghanistan could eventually be transformed into one of the most important mining centers in the world, the United States officials believe.

Read More:
http://www.nytimes.com/2010/06/14/world/asia/14minerals.html?emc=na

June 13, 2010

U.S. Identifies Vast Riches of Minerals in Afghanistan

WASHINGTON — The United States has discovered nearly $1 trillion in untapped mineral deposits in Afghanistan, far beyond any previously known reserves and enough to fundamentally alter the Afghan economy and perhaps the Afghan war itself, according to senior American government officials.

The previously unknown deposits — including huge veins of iron, copper, cobalt, gold and critical industrial metals like lithium — are so big and include so many minerals that are essential to modern industry that Afghanistan could eventually be transformed into one of the most important mining centers in the world, the United States officials believe.

An internal Pentagon memo, for example, states that Afghanistan could become the “Saudi Arabia of lithium,” a key raw material in the manufacture of batteries for laptops and BlackBerrys.

The vast scale of Afghanistan’s mineral wealth was discovered by a small team of Pentagon officials and American geologists. The Afghan government and PresidentHamid Karzai were recently briefed, American officials said.

While it could take many years to develop a mining industry, the potential is so great that officials and executives in the industry believe it could attract heavy investment even before mines are profitable, providing the possibility of jobs that could distract from generations of war.

“There is stunning potential here,” Gen. David H. Petraeus, commander of the United States Central Command, said in an interview on Saturday. “There are a lot of ifs, of course, but I think potentially it is hugely significant.”

The value of the newly discovered mineral deposits dwarfs the size of Afghanistan’s existing war-bedraggled economy, which is based largely on opium production and narcotics trafficking as well as aid from the United States and other industrialized countries. Afghanistan’s gross domestic product is only about $12 billion.

“This will become the backbone of the Afghan economy,” said Jalil Jumriany, an adviser to the Afghan minister of mines.

American and Afghan officials agreed to discuss the mineral discoveries at a difficult moment in the war in Afghanistan. The American-led offensive in Marja in southern Afghanistan has achieved only limited gains. Meanwhile, charges of corruption and favoritism continue to plague the Karzai government, and Mr. Karzai seems increasingly embittered toward the White House.

So the Obama administration is hungry for some positive news to come out of Afghanistan. Yet the American officials also recognize that the mineral discoveries will almost certainly have a double-edged impact.

Instead of bringing peace, the newfound mineral wealth could lead the Taliban to battle even more fiercely to regain control of the country.

The corruption that is already rampant in the Karzai government could also be amplified by the new wealth, particularly if a handful of well-connected oligarchs, some with personal ties to the president, gain control of the resources. Just last year, Afghanistan’s minister of mines was accused by American officials of accepting a $30 million bribe to award China the rights to develop its copper mine. The minister has since been replaced.

Endless fights could erupt between the central government in Kabul and provincial and tribal leaders in mineral-rich districts. Afghanistan has a national mining law, written with the help of advisers from the World Bank, but it has never faced a serious challenge.

“No one has tested that law; no one knows how it will stand up in a fight between the central government and the provinces,” observed Paul A. Brinkley, deputy undersecretary of defense for business and leader of the Pentagon team that discovered the deposits.

At the same time, American officials fear resource-hungry China will try to dominate the development of Afghanistan’s mineral wealth, which could upset the United States, given its heavy investment in the region. After winning the bid for its Aynak copper mine in Logar Province, China clearly wants more, American officials said.

Another complication is that because Afghanistan has never had much heavy industry before, it has little or no history of environmental protection either. “The big question is, can this be developed in a responsible way, in a way that is environmentally and socially responsible?” Mr. Brinkley said. “No one knows how this will work.”

With virtually no mining industry or infrastructure in place today, it will take decades for Afghanistan to exploit its mineral wealth fully. “This is a country that has no mining culture,” said Jack Medlin, a geologist in the United States Geological Survey’s international affairs program. “They’ve had some small artisanal mines, but now there could be some very, very large mines that will require more than just a gold pan.”

The mineral deposits are scattered throughout the country, including in the southern and eastern regions along the border with Pakistan that have had some of the most intense combat in the American-led war against the Taliban insurgency.

The Pentagon task force has already started trying to help the Afghans set up a system to deal with mineral development. International accounting firms that have expertise in mining contracts have been hired to consult with the Afghan Ministry of Mines, and technical data is being prepared to turn over to multinational mining companies and other potential foreign investors. The Pentagon is helping Afghan officials arrange to start seeking bids on mineral rights by next fall, officials said.

“The Ministry of Mines is not ready to handle this,” Mr. Brinkley said. “We are trying to help them get ready.”

Like much of the recent history of the country, the story of the discovery of Afghanistan’s mineral wealth is one of missed opportunities and the distractions of war.

In 2004, American geologists, sent to Afghanistan as part of a broader reconstruction effort, stumbled across an intriguing series of old charts and data at the library of the Afghan Geological Survey in Kabul that hinted at major mineral deposits in the country. They soon learned that the data had been collected by Soviet mining experts during the Soviet occupation of Afghanistan in the 1980s, but cast aside when the Soviets withdrew in 1989.

During the chaos of the 1990s, when Afghanistan was mired in civil war and later ruled by the Taliban, a small group of Afghan geologists protected the charts by taking them home, and returned them to the Geological Survey’s library only after the American invasion and the ouster of the Taliban in 2001.

“There were maps, but the development did not take place, because you had 30 to 35 years of war,” said Ahmad Hujabre, an Afghan engineer who worked for the Ministry of Mines in the 1970s.

Armed with the old Russian charts, the United States Geological Survey began a series of aerial surveys of Afghanistan’s mineral resources in 2006, using advanced gravity and magnetic measuring equipment attached to an old Navy Orion P-3 aircraft that flew over about 70 percent of the country.

The data from those flights was so promising that in 2007, the geologists returned for an even more sophisticated study, using an old British bomber equipped with instruments that offered a three-dimensional profile of mineral deposits below the earth’s surface. It was the most comprehensive geologic survey of Afghanistan ever conducted.

The handful of American geologists who pored over the new data said the results were astonishing.

But the results gathered dust for two more years, ignored by officials in both the American and Afghan governments. In 2009, a Pentagon task force that had created business development programs in Iraq was transferred to Afghanistan, and came upon the geological data. Until then, no one besides the geologists had bothered to look at the information — and no one had sought to translate the technical data to measure the potential economic value of the mineral deposits.

Soon, the Pentagon business development task force brought in teams of American mining experts to validate the survey’s findings, and then briefed Defense Secretary Robert M. Gates and Mr. Karzai.

So far, the biggest mineral deposits discovered are of iron and copper, and the quantities are large enough to make Afghanistan a major world producer of both, United States officials said. Other finds include large deposits of niobium, a soft metal used in producing superconducting steel, rare earth elements and large gold deposits in Pashtun areas of southern Afghanistan.

Just this month, American geologists working with the Pentagon team have been conducting ground surveys on dry salt lakes in western Afghanistan where they believe there are large deposits of lithium. Pentagon officials said that their initial analysis at one location in Ghazni Province showed the potential for lithium deposits as large of those of Bolivia, which now has the world’s largest known lithium reserves.

For the geologists who are now scouring some of the most remote stretches of Afghanistan to complete the technical studies necessary before the international bidding process is begun, there is a growing sense that they are in the midst of one of the great discoveries of their careers.

“On the ground, it’s very, very, promising,” Mr. Medlin said. “Actually, it’s pretty amazing.”

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/06/14/l-afghanistan-potentiellement-riche_1372181_3216.html

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L'Afghanistan potentiellement riche
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 14.06.10 | 08h48

es géologues américains ont découvert en Afghanistan de gigantesques réserves de minerais, dont du cuivre et du lithium, rapporte lundi le New York Times, qui évalue ces richesses à 1 000 milliards de dollars. Ces gisements, qui comprendraient également du fer, de l'or, du niobium et du cobalt, seraient suffisants pour faire de ce pays ravagé par la guerre un des premiers exportateurs mondiaux de minerais, estiment des responsables de l'administration américaine cités par le journal. Le lithium, notamment, est un composant indispensable des batteries rechargeables, utilisé pour les téléphones et les ordinateurs portables ainsi que pour les automobiles électriques.

Les seules réserves de lithium de l'Afghanistan seraient ainsi comparables à celles de la Bolivie, détentrice des premières réserves mondiales, selon le New York Times. L'Afghanistan pourrait ainsi devenir "l'Arabie saoudite du lithium", selon une note interne du Pentagone citée par le journal. Ces richesses sont réparties dans l'ensemble du pays, y compris dans le sud et l'est, le long de la frontière pakistanaise, là où l'insurrection des talibans est la plus forte.

De même, les réserves de fer et de cuivre seraient susceptibles de faire de l'Afghanistan un des principaux producteurs mondiaux, selon les responsables cités par le journal. "Il y a là-bas un potentiel stupéfiant", a déclaré au journal le général David Petraeus, chef d'état-major général, selon qui toutefois "il y a bien sûr beaucoup de 'si'". "Mais je pense que, potentiellement, c'est d'une immense portée", ajoute-t-il. "Cela deviendra l'ossature de l'économie afghane", estime pour sa part Jalil Jumriany, conseiller du ministère afghan des mines, cité par le journal.

La découverte a été faite par une petite équipe de géologues et responsables du Pentagone, en s'appuyant sur les cartes et les données collectées par les experts miniers soviétiques pendant l'occupation par l'URSS de ce pays durant les années 1980. Les géologues afghans avaient caché chez eux pour les mettre à l'abri ces documents après le retrait de l'URSS, avant de les ressortir en 2001 après la chute des talibans. "On avait les cartes, mais il n'y a pas eu de suite, parce qu'on a eu trente à trente-cinq ans de guerre", a déclaré Ahmad Hujabre, un ingénieur afghan qui travaillait au ministère des mines dans les années 1970. Selon le journal, le président Hamid Karzaï a été récemment informé de ces découvertes par un responsable américain.

L'Afghanistan ne disposant pas d'industrie ou d'infrastructures minières, il faudrait des décennies pour que le pays puisse exploiter pleinement ces ressources, estiment les responsables américains. Cette découverte pourrait intensifier la compétition entre les puissances régionales telles que la Chine et l'Inde, voire la Russie, pour jouer un rôle plus important dans ce pays ravagé par la guerre. Deux entreprises chinoises se sont engagées à investir quatre milliards de dollars dans la mine de cuivre d'Aynak, au sud de Kaboul, soit le plus important investissement étranger civil à ce jour dans le pays. Un appel d'offres international est attendu cette année pour l'exploitation d'une mine contenant 1,8 milliard de tonnes de fer de haute qualité dans la région montagneuse isolée de Hajigak. Des entreprises indiennes et chinoises visent ce contrat, qui selon le ministère afghan des mines ouvre les portes du plus grand gisement de fer inexploité de toute l'Asie.

31/03/2010

Une évidence : Le bouclier fiscal c'est "reporter la fiscalité des plus riches vers les moins riches"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/03/31/le-bouclier-fiscal-c-est-reporter-la-fiscalite-des-plus-riches-vers-les-moins-riches_1326975_3234.html

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Le bouclier fiscal c'est "reporter la fiscalité des plus riches vers les moins riches"
LE MONDE pour Le Monde.fr | 31.03.10 | 15h43  •  Mis à jour le 31.03.10 | 15h43


hibault Gajdos, vous êtes économiste, chargé de recherche au CNRS. Peut-on mesurer l'impact du bouclier fiscal en matière de maintien en France, voire de retour, des détenteurs de revenus importants ?

 

En toute rigueur, et dans l'état actuel des données disponibles, non.

Tout simplement parce qu'il est impossible de dire si les détenteurs de patrimoines élevés qui migrent (et qui sont de toute façon très peu nombreux) ne le font pas pour d'autres raisons (autres éléments de la fiscalité, conjoncture économique...).

Le bouclier fiscal permet-il aux hauts revenus de consommer plus ?

Non. L'essentiel des restitutions liées au bouclier fiscal concerne des ménages disposant de patrimoines considérables.

Si l'on examine les 100 restitutions les plus élevées auxquelles a procédé l'Etat (qui représentent un tiers du coût du bouclier fiscal), elles concernent des ménages détenant plus de 15,8 millions d'euros. Ces ménages ont reçu en moyenne 1,15 million d'euros.

A ces niveaux de patrimoines, l'essentiel du revenu additionnel vient alimenter l'épargne.

Si l'on souhaite stimuler la consommation, ce sont vers ceux qui ont les revenus les plus faibles (et donc la propension à consommer la plus élevée) qu'il faut se tourner.

L'objectif officiel du bouclier fiscal est de limiter une fiscalité trop lourde. Qu'en est-il réellement ?

Cela ne veut rien dire. Les recettes fiscales servent à financer des biens publics et de la redistribution. Dire que la fiscalité est trop lourde, c'est en fait une manière de dire qu'elle est "trop lourde" pour les plus riches.

Un exemple : le revenu de solidarité active (RSA) est financé par un impôt nouveau de 1,1 % sur les revenus fonciers et de l'épargne. Cet impôt est payé par tous ... sauf ceux qui sont protégés par le bouclier fiscal.

Il convient d'ailleurs de noter qu'il ne s'agit que d'un élément d'une démarche générale, dont participent également la réforme de 2007 sur les droits de succession (qui concerne 3 % des plus riches) et l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la baisse de la TVA sur la restauration, le refus de s'attaquer sérieusement aux niches fiscales...

Toutes ces mesures vont dans le même sens : reporter la fiscalité des plus riches vers les moins riches. Il est donc important de ne pas limiter le débat au bouclier fiscal, mais de considérer la politique fiscale dans son ensemble.

 

Propos recueillis par Antoine Reverchon
Article paru dans l'édition du 01.04.10

26/03/2010

L'euro, l'Europe, les spéculateurs

Communiqué Attac France
http://www.france.attac.org/spip.php?article11018

L’euro dans les mains du FMI : une rupture historique

L’ accord entre les dirigeants de l’Eurogroupe annoncé hier, 25 mars 2010, pourrait marquer une rupture historique dans la construction européenne. Pour la première fois les dirigeants européens appellent au secours le Fonds Monétaire International pour aider un pays de la zone euro, la Grèce. L’accord est très imprécis sur les mécanismes de cette aide, et stipule qu’elle ne serait sollicitée « qu’en dernier ressort ». Mais il s’agit d’un abandon majeur de souveraineté des capitales européennes. Non contentes d’avoir renoncé à toute politique budgétaire européenne autonome ; non contentes d’avoir confié le pouvoir monétaire à une Banque centrale européenne indépendante de tout contrôle démocratique ; non contentes d’avoir dérégulé les marchés financiers et de laisser les fonds spéculatifs saigner à blanc les salariés, les PME, les services publics et maintenant les États eux-mêmes, les autorités de la zone euro décident aujourd’hui de partager la responsabilité de la monnaie européenne avec le Fonds Monétaire International. Ce dernier, largement contrôlé par les États-Unis, a toujours agi en fonction des intérêts de l’industrie financière internationale. C’est sans doute pour cela que les dirigeants européens, sur l’insistance d’Angela Merkel, ont accepté de lui confier les rênes. La BCE de M. Trichet n’aurait-elle pas donné assez de garanties de son orthodoxie financière ?

En même temps que les dirigeants de l’Eurogroupe prenaient cette décision, on apprenait que l’enquête ouverte par les autorités de régulation financière européenne sur la spéculation contre l’euro n’a donné aucun résultat : les régulateurs n’ont pas pu identifier les fonds spéculatifs qui attaquent la Grèce, et ont transmis le dossier … aux services secrets [« Dérivés : l’accès à l’information progresse », Les Échos, 26-27 mars 2010] ! Déjà, le 16 mars dernier, les ministres des finances européens avaient renoncé à imposer aux fonds spéculatifs la simple obligation… de s’enregistrer. La démission du pouvoir politique devant les spéculateurs est véritablement indécente, au moment où se préparent partout, à commencer par la France, des plans de restrictions draconiennes dans les dépenses publiques et la protection sociale, pour satisfaire ces mêmes fonds spéculatifs qui ont provoqué la crise financière et l’aggravation des déficits publics !

Il n’y a qu’une manière de stopper cette descente aux enfers de l’euro, de l’Europe et des peuples européens, que le sort de la Grèce préfigure : il faut taxer et réguler fortement les transactions financières, en commençant si nécessaire à l’échelle européenne. Il faut aussi que les États puissent emprunter à faible coût auprès de la BCE. Le FMI n’aura de légitimité à intervenir que le jour où, totalement réformé et démocratisé, il sera devenu une agence de l’ONU responsable de la stabilité financière et monétaire, ce bien public mondial.

Attac France,
Montreuil, le 26 mars 2010

03/12/2009

Organismes public : non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Une feuille de route pour les organismes publics
Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth, rassemble ce jour les dirigeants de 643 opérateurs publics, parmi lesquels l'Inserm, afin de leur fixer une feuille de route. Les opérateurs devront, à partir de 2011, respecter la règle du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. Dans un entretien aux Echos, le ministre estime qu'il est possible de réaliser "légitimement (...), en moyenne, de l'ordre de 10% d'économies en trois ans sur les dépenses de fonctionnement des opérateurs". Selon lui, "il faut un signal politique fort sur la réduction du déficit public".

05/11/2009

L'allégement de la fiscalité des plus-values a coûté 20,5 milliards d'euros à l'Etat

lu sur :
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/11/05/l-allegement-de-la-fiscalite-des-plus-values-a-coute-20-5-milliards-d-euros-a-l-etat_1263155_0.html
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L'allégement de la fiscalité des plus-values a coûté 20,5 milliards d'euros à l'Etat
LE MONDE | 05.11.09 | 14h05  •  Mis à jour le 05.11.09 | 14h05

'est un lièvre à 20 milliards et demi d'euros - soit le bas de la fourchette du grand emprunt - qu'a levé le président PS de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, en épluchant le rapport du ministère du budget sur les dépenses fiscales.

 

Dans une annexe de ce document, le député socialiste de l'Isère a découvert que les plus-values à long terme de cession de titres de participation avaient été exonérées en quasi-totalité de l'impôt sur les sociétés (IS). 6 200 entreprises ont bénéficié de cette "taxation au taux réduit" de 0 % à compter du 1er janvier 2007, ce qui a représenté un manque à gagner pour l'Etat de 20,5 milliards d'euros sur deux ans : 12,5 milliards en 2008 (au lieu des 4,3 milliards prévus fin 2008) et 8 milliards en 2009 (au lieu de 4,5 milliards attendus). Le "bleu" budgétaire sur les dépenses fiscales ne fournit aucun chiffre pour 2010.

 

Cette exonération, appliquée aujourd'hui dans 21 pays de l'OCDE sur 29, a été introduite dans le collectif budgétaire de 2004 par le sénateur UMP de l'Oise, Philippe Marini. Elle avait deux objectifs : faciliter la restructuration des grands groupes et, surtout, aligner le régime français d'imposition des plus-values de cession de titres sur ceux de ses principaux partenaires européens, comme l'avait recommandé le Conseil des impôts pour des raisons de compétitivité et d'attractivité. M. Copé, alors ministre délégué du budget, avait déposé deux sous-amendements à l'amendement Marini afin notamment d'étaler la réforme dans le temps. Ainsi, avait-il estimé, le coût de la mesure serait "inférieur à 1 milliard d'euros à compter de 2008".

 

"Etant donné l'importance des sommes en cause, des écarts entre estimation et réalisation et des fluctuations d'une année sur l'autre", M. Migaud a écrit le 29 octobre au ministre du budget, Eric Woerth, pour lui demander "de bien vouloir apporter à la commission des finances un complément d'information sur ce dispositif et son évolution".

Le sujet est délicat pour M. Woerth et pour la majorité. 20,5 milliards de réduction d'impôt en deux ans est un chiffre colossal : il représente plus d'un tiers du produit net de l'impôt sur les sociétés de 2008 (50 milliards d'euros). En 2009, les recettes de l'IS se sont effondrées et devraient tomber à une vingtaine de milliards. Le ministre expliquait cette situation par la crise. Mais les exonérations accordées aux entreprises y ont eu aussi leur part.

De plus, la commission des finances de l'Assemblée s'est beaucoup penchée ces dernières années sur les dépenses fiscales. Ces "niches", dans lesquelles figurent aussi bien le quotient familial que la déduction des intérêts d'emprunt pour l'acquisition d'une résidence principale ou le crédit d'impôt-recherche, permettent à un particulier ou à une entreprise de réduire ses impôts, officiellement pour des raisons d'efficacité économique ou d'équité sociale. Mais elles coûtent une fortune à l'Etat : en 2010, 468 niches le priveront de 74,88 milliards de recettes.

Même si elle n'est plus considérée comme une niche - le taux réduit d'IS relevant désormais du droit commun -, l'exonération des plus-values de cession de titres va rendre difficile le discours récurrent de M. Woerth sur l'encadrement des dépenses fiscales.

En plein débat sur le grand emprunt, elle vient rappeler que la majorité a fait le choix d'alléger l'impôt des entreprises (suppression de la taxe professionnelle, de l'imposition forfaitaire annuelle...) et celui des plus aisés des particuliers (bouclier fiscal...) pour éviter les exils fiscaux et les délocalisations. "Mais, entre la baisse des droits de succession, la TVA à taux réduit dans la restauration et l'exonération des plus-values de cession de titre, on aurait pu financer la sortie de crise et les dépenses d'avenir sans grand emprunt, observe M. Migaud. Les choix fiscaux de la majorité font perdre des recettes à l'Etat et posent un sacré problème à nos finances publiques". "On ne peut pas adopter des dispositions aussi coûteuses sans prévoir des garde-fous", ajoute-t-il.


Claire Guélaud

La réponse du ministre du budget, Eric Woerth

Dans sa réponse adressée, jeudi 5 novembre, à Didier Migaud, le ministre du budget reprend les arguments du Conseil des impôts de 2004. La taxation des plus-values sur titres de participation en France, "alors que celles-ci étaient exonérées dans la quasi-totalité de l'Union européenne avait conduit de très nombreux groupes à constituer leurs holdings hors de nos frontières, délocalisant à cette occasion des emplois de cadres de haut niveau", assure M. Woerth. L'entrée en vigueur progressive de l'exonération a été accompagnée d'une taxe exceptionnelle sur les sommes inscrites au compte de réserve spéciale des plus-values à long terme, qui a rapporté "environ 1,4 milliard en deux ans", précise-t-il. Il fait observer que l'exonération a pour contrepartie "la non-déduction des moins-values".


Article paru dans l'édition du 06.11.09

18/10/2009

La modification de la taxe professionnelle : pour qui, pourquoi

lu sur :

http://www.courrierdesmaires.fr/actualite/france-le-detail-du-dispositif-13334.html#%23

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Semaine du 16/10/2009

Actualité France

TAXE PROFESSIONNELLE

Le détail du dispositif

La réforme de la taxe professionnelle (TP), qui ne touchera plus les investissements, va se traduire par des allègements d'impôts de 11,7 milliards d'euros pour les entreprises en 2010 et modifier le financement des collectivités. Jusqu'ici, l'essentiel de la TP reposait sur la valeur locative des équipements et biens mobiliers de l'entreprise (machines, outillages, matériels de bureau,etc.). La réforme prévoit la suppression de cette partie de la taxe, ce qui bénéficiera en priorité aux entreprises qui investissent le plus, celles, fait valoir le gouvernement, qui sont le plus exposées à la concurrence internationale. Par exemple, pour une PME industrielle du Midi, dont l'usine et les machines auraient une valeur locative de 285.000 euros, le montant de la taxe passerait, en 2010, de 57.500 euros à 37.840 euros, soit une économie de 19.660 euros.
A la TP va se substituer une "contribution économique territoriale" (CET), assise sur le foncier bâti professionnel et sur la valeur ajoutée. Ainsi, dans le cas de cette PME, seule la valeur locative de l'usine rentrerait désormais dans le calcul de la taxe, plus celle des machines. Autre exemple avancé par le gouvernement, celui d'un commerçant dans une petite ville, dont la boutique et le matériel ont une valeur locative de 10.000 euros et dont le chiffre d'affaires est de 600.000 euros. Le montant de sa taxe passerait de 2.500 à 1.750 euros.
La nouvelle formule favorise les grandes entreprises dites "de réseaux" (opérateurs télécoms, groupes énergétiques ou de transport ferroviaire qui réalisent des investissements massifs), qui se verront du coup imposer une taxe forfaitaire d'environ 1,5 milliard d'euros. Les entreprises de main d'oeuvre, qui seraient en revanche pénalisées, bénéficient d'aménagements: un abattement de 1.000 euros pour celles dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 2 millions d'euros et une augmentation des montants versés progressive sur 5 ans, aucune société ne devant voir sa cotisation grimper de plus de 500 euros ou 10% en 2010.
La réforme concerne aussi les collectivités locales, dont la TP est aujourd'hui une ressource essentielle et qui s'inquiètent. Le changement ne s'opèrera pour elles qu'à compter de 2011, l'Etat compensant en 2010 la différence de recettes entre la TP et les nouvelles taxes, moins élevées, qui s'y substituent. En 2011, le manque à gagner (environ 10 milliards d'euros sur la base des chiffres de 2008) sera principalement compensé par le versement aux collectivités du produit de diverses taxes et par une dotation budgétaire.

AFP

13/08/2009

Les rapports entre le pouvoir politique et les banques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/13/quand-le-patron-du-tresor-americain-m-paulson-telephonait-a-goldman-sachs_1228231_0.html

 

Quand le patron du Trésor américain, M. Paulson, téléphonait à Goldman Sachs...

LE MONDE | 13.08.09 | 13h59

 

Goldman Sachs, la banque américaine la plus performante, la plus admirée, et aussi, sans doute, la plus détestée de Wall Street, a-t-elle bénéficié d'un traitement de faveur de la part de l'ex-secrétaire au Trésor, Henry Paulson, pour sortir de la crise ? Les révélations du New York Times en date du 9 août, le laissent croire, mettant en cause la déontologie de celui qui fut également l'ancien PDG de l'établissement.

Selon le quotidien américain, en septembre 2008, au plus fort de la crise, M. Paulson aurait eu des échanges téléphoniques un peu trop fréquents avec Goldman Sachs. Bien plus nombreux en tous cas qu'avec n'importe quelle autre banque de Wall Street.

S'appuyant sur l'agenda de l'ex-secrétaire au Trésor, le New York Times recense pas moins de 24 coups de fil passés entre M. Paulson et le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, la semaine où s'est déroulée le sauvetage de l'assureur AIG. Or, ce plan de 85 milliards de dollars (59 milliards d'euros) a surtout profité à Goldman Sachs, qui a ainsi reçu 13 milliards de dollars.

En outre, rappelle le journal, la banque a par la suite pu changer de statut pour se financer plus facilement auprès de la Réserve fédérale américaine (Fed), et a touché 10 milliards de dollars d'aide grâce au TARP, le plan de sauvetage du secteur financier, échafaudé, notamment, par M. Paulson.

A son arrivée au Trésor, en 2006, celui-ci s'était astreint à un code éthique strict, en cédant l'intégralité de ses actions Goldman Sachs et en s'interdisant tout contact substantiel avec la banque. Compte tenu des circonstances exceptionnelles de la crise, il avait demandé, et obtenu, une dérogation à ce sujet, le 17 septembre 2008. Mais certains appels sont antérieurs à cette permission. Ainsi, en août 2007, lors des fortes turbulences sur les marchés financiers, M. Paulson a parlé treize fois avec le PDG de Goldman Sachs, six fois avec celui de Lehman, quatre fois avec celui de JP Morgan, et seulement deux fois avec celui de Merrill Lynch.

La porte-parole de M. Paulson a expliqué que le code éthique du secrétaire au Trésor ne lui interdisait pas de parler avec des dirigeants de Goldman Sachs pour "rester au fait des développements du marché. Suggérer qu'AIG a été sauvé pour protéger une seule entreprise est aussi ridicule que de dire que des pompiers ont éteint un incendie dans un gratte-ciel pour ne sauver qu'une des mille personnes présentes dans le bâtiment", a-t-elle ajouté. Quant à M. Paulson, il a assuré lors d'une audition devant le Congrès le 16 juillet, " avoir toujours agi dans le respect des règles éthiques qui étaient celles d'un secrétaire au Trésor".

 

Claire Gatinois

Article paru dans l'édition du 14.08.09

29/06/2009

Corruption, paradis fiscaux et pays en voie de développement

lu sur :

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/06/29/dans-les-paradis-fiscaux-20-des-depots-proviennent-des-pays-en-voie-de-developpement_1212997_1101386.html

 

Compte rendu

Dans les paradis fiscaux, 20 % des dépôts proviennent des pays en voie de développement

LE MONDE | 29.06.09 | 15h14  •  Mis à jour le 29.06.09 | 15h14

 

Il est communément admis que 10 000 à 12 000 milliards de dollars (7 130 à 8 555 milliards d'euros) transitent en moyenne annuelle par les différents paradis fiscaux de la planète.

Ces flux illégaux ne viennent pas seulement des pays riches. Une bonne partie d'entre eux est issue des pays en voie de développement (PVD). Combien ? Telle est la question. Pour la quantifier, le gouvernement norvégien a commandé un rapport à une commission d'experts présidée par le professeur Guttorm Schelderup, économiste, et dont Eva Joly, ancien magistrat, faisait partie. Après plusieurs mois de travail, un rapport intitulé "Paradis fiscaux et développement" a été remis à la mi-juin à Erik Solheim, ministre de l'environnement et du développement international de Norvège.

Le résultat est édifiant. Les économistes norvégiens estiment qu'environ 20 % des dépôts dans les paradis fiscaux proviennent des PVD, soit "une somme comprise entre 2 200 et 2 400 milliards de dollars, soit trente fois ce que les pays en développement reçoivent sous forme d'aide".

Si l'on en croit le rapport, l'évasion fiscale au sein des PVD a représenté pour l'année 2006 une somme comprise entre 641 et 979 milliards de dollars. Par comparaison, les flux de capitaux entrants dans ces pays ont atteint en 2006, selon la Banque Mondiale, 571 milliards de dollars. "Mêmes les estimations les plus basses aboutissent au fait que les flux sortants de capitaux illégaux sont supérieurs aux flux entrants", indique le rapport. L'évasion fiscale des PVD représente aussi environ 10 fois le montant de l'aide apportée par les pays riches et environ 6 % à 8,7 % du produit intérieur brut (PIB) de ces pays. Par comparaison, les revenus fiscaux des pays les plus pauvres représentent 13 % de leur PIB.

Tous ces flux illégaux n'aboutissent pas forcément dans les paradis fiscaux. Mais, et c'est l'un des points-clés du rapport, les places offshore contribuent à la "gangstérisation" des systèmes politiques dans les PVD. Les paradis fiscaux "favorisent ainsi la corruption et les escroqueries menées par les hommes politiques sur l'aide au développement, les ressources naturelles et les deniers publics". Pis encore, le rapport ajoute que les exemples ne manquent pas "de destruction délibérée d'institutions destinées à prévenir les sorties illégales de capitaux, de pressions exercées contre des fonctionnaires afin qu'ils négligent leur mission sans parler de l'assassinat de ces fonctionnaires". Le rapport cite ainsi l'exemple des Philippines, de l'Indonésie et de la Malaisie où les politiciens locaux ont délibérément torpillé le rôle des agences locales de protection de l'environnement dans le but d'autoriser une exploitation intensive des forêts tropicales. Les commissions occultes versées dans ce but ont presque fatalement atterri dans des paradis fiscaux.

Ces pratiques mafieuses facilitées par l'existence des paradis fiscaux n'incitent guère les pays pauvres à investir en vue d'une meilleure efficacité administrative. "La probabilité de découverte d'un crime économique est plus basse dans les pays en développement", indique le rapport qui ajoute que l'existence des "paradis fiscaux est un encouragement aux comportements criminels".

Le rapport norvégien pointe avec une sévérité particulière la responsabilité des multinationales dans l'affaiblissement fiscal des PVD. La politique dite des "prix de transfert", à savoir les différentes techniques permettant de manipuler le prix des échanges internes - ou même des échanges avec des sociétés tierces - dans le but de transférer les profits dans les juridictions à fiscalité zéro, joue un rôle déterminant dans l'affaiblissement fiscal de tous les pays du monde. Les pratiques comptables des multinationales norvégiennes engendreraient ainsi une perte fiscale de 30 % pour le budget norvégien.

Parmi ses recommandations prioritaires, le Pr Schelderup réclame l'amélioration des règles relatives aux prix de transfert et une modification des conventions fiscales pour que les activités réelles d'une société déterminent son domicile fiscal.

 

Yves Mamou

Article paru dans l'édition du 30.06.09

05/05/2009

L'ONU démocratisée au lieu du G20 illégitime

Les gouvernements des pays les plus puissants du monde sont-ils prêts à prendre en compte réellement la gravité de la crise, l’urgence des problèmes sociaux et écologiques à résoudre, c’est-à-dire l’intérêt général de toute l’humanité ?

Il suffit pour le savoir d’observer leur attitude à l’approche de la conférence de l’ONU prévue du 1er au 3 juin pour traiter des solutions à apporter à la crise mondiale. Plusieurs d’entre eux exercent des pressions pour minimiser l’importance de cette conférence et n’envisagent pas d’y envoyer les plus hauts responsables de leur État.

Ainsi, non contents d’avoir organisé un simulacre de régulation lors du sommet du G20 à Londres, début avril, en faisant semblant de lutter contre les paradis fiscaux et en refusant de remettre à plat le système monétaire et financier international, ces gouvernements signifient le mépris dans lequel ils tiennent la majorité des peuples du monde. L’ONU, seule instance internationale ayant une légitimité pour traiter des relations internationales, est reléguée à un rôle subalterne, tandis que les G8 ou G20 semblent définitivement installés en tant que directoire du monde.

À la vacuité des mesures prises pour éviter le retour des crises s’ajoute donc un contournement de la démocratie puisque 172 pays membres de l’ONU sur 192 n’auront pas ou peu voix au chapitre.

Or, à la racine profonde de la crise globale que traverse le capitalisme mondialisé, il y a précisément le pouvoir exorbitant des riches, de ceux qui détiennent le capital et qui disposent de l’arsenal militaire le plus complet. Il n’est donc pas étonnant qu’ils s’affranchissent des règles minimales que les Nations unies ont pu faire adopter. Au moment où, au contraire, il faudrait réformer profondément l’ONU, notamment le Conseil de sécurité, pour lui donner les moyens d’accomplir les tâches que sa Charte lui assigne, les décideurs les plus influents du G20 la dévalorise un peu plus.

À cause de ses multiples dimensions, économique, financière, sociale, alimentaire, écologique, la crise actuelle exige des solutions résolument alternatives, que seules des instances représentatives de tous les peuples sont habilitées à mettre en œuvre. C’est la raison pour laquelle Attac appelle l’ensemble des citoyens à faire pression pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts privés, la solidarité sur la concurrence et la démocratie sur le pouvoir de l’argent.

Attac France,
Montreuil, le 5 mai 2009

20/03/2009

Le bouclier fiscal moins favorable aux contribuables modestes qu'aux très riches

lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1169360,0.html

Le bouclier fiscal moins favorable aux contribuables modestes

Les informations complémentaires transmises mardi 17 mars par Bercy à la commission des finances de l'Assemblée révèlentque 6 % des bénéficiaires du bouclier fiscal (834 personnes) dotés d'un patrimoine de plus de 15,5 millions d'euros et figurant parmi les plus riches des contribuables se sont vu restituer par le fisc un montant moyen de 368 000 euros, soit un peu plus de la moitié de leurs impôts (701 000 euros).

Dans le même temps, 59,5 % des bénéficiaires du bouclier fiscal (8 338 personnes), qui ne sont pas redevables de l'impôt sur la fortune (ISF) , se sont partagé 4,8 millions d'euros (580 euros en moyenne) soit une somme quasiment deux fois moindre que celle qui leur était consacrée en 2007.
Le bouclier fiscal version sarkozyenne est moins favorable aux contribuables modestes que ne l'était son prédécesseur. Il n'est guère surprenant qu'à la veille de la journée d'action du 19 mars, Bercy ait tardé à publier les chiffres.

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lu sur :
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=natnon04145®_id=0
http://www.les-horaires.fr/pratique/smic-horaire.php

en 2008 :
SMIC horaire brut : 8,71 €
SMIC horaire net : 6,84 €
SMIC mensuel brut: 1 321,02 € soit 15 852,24 € par an
SMIC mensuel net : 1 037,53 € soit 12 450,36 € par an

CALCUL :
368 000/15852= 23,21 ans de SMIC brut ou 29,56 ans de SMIC net en cadeau par famille riche en une seule année !

14/12/2008

Eco-Emballage et Paradis Fiscaux (suite)

LE PROBLÈME EST JUSTEMENT LA LÉGALITÉ DU TRANSFERT DE CAPITAUX DANS LES PARADIS FISCAUX.
À qui profite une législation aussi permissive ? Pas à la société dans son ensemble. Donc ce devrait être illégal. Car la loi doit veiller à l'égalité de tous les citoyens.
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lu sur le monde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/12/10/eco-emballages-dans-la-tourmente-pour-avoir-place-des-fonds-dans-les-paradis-fiscaux_1129118_0.html

Eco-emballages assure n'avoir rien commis d'illégal
LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.08 | 11h27 • Mis à jour le 10.12.08 | 17h51

La crise couve entre le ministère de l'écologie et l'entreprise Eco-emballages, qui gère les contributions financières des entreprises en matière de recyclage pour les redistribuer aux collectivités locales effectuant la collecte sélective. Eco-emballages a reconnu avoir placé près de 60 millions d'euros dans des paradis fiscaux, selon un communiqué du ministère, mardi 9 décembre, qui juge cette pratique "inacceptable au regard de la morale républicaine, s'agissant de fonds publics".

Eco-Emballages s'est défendue mercredi dans un communiqué de "toute forme d'illégalité ou de malversation", évoquant un problème "de déblocage d'une partie de sa trésorerie investie dans deux fonds de placements non monétaires", qui "concernent environ 20 % de sa trésorerie globale, soit 55 millions d'euros".

Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a organisé dans l'après-midi une réunion avec la société pour faire la lumière sur "un risque de pertes financières, liées à des placements non sécurisés d'une partie de la trésorerie dans des paradis fiscaux". Le directeur général d'Eco-emballages, Bernard Hérodin, sera reçu par le directeur de cabinet de M. Borloo, ce dernier étant parti pour la conférence sur le climat de Poznan, en Pologne.

Le gouvernement a indiqué que "faute d'une action exemplaire", l'agrément par l'Etat pour "mission d'intérêt général" dont bénéficie Eco-emballages depuis 1992 sera suspendu. Depuis cette date, la loi oblige les entreprises à participer au recyclage en contribuant financièrement en échange d'un sceau "point vert" délivré par Eco-emballages. Ce flux d'argent, estimé à 411 millions d'euros en 2007, est ensuite distribué aux collectivités locales.

19/10/2008

VÉOLIA, monstre tentaculaire (5)

Votre argent et VÉOLIA :

lu sur midilibre.com :

http://www.midilibre.com/articles/2008/10/17/20081017-FAIT-DU-JOUR-4-Herault-Transport-relance-un-appel-d-offres.php5

Édition du vendredi 17 octobre 2008
Hérault
Hérault Transport relance un appel d'offres
Ça bouge dans les transports scolaires et interurbains. Et pas seulement sur l’asphalte. Dans le courant de l’été, une décision du tribunal administratif a, en effet, annulé l’appel d’offres de "Hérault Transport" attribuant les liaisons de bus sur tout le territoire héraultais pour les six prochaines années. Un marché de 41 millions d'euros.
Le syndicat mixte a été contraint de prolonger d’un an la répartition décidée en 2002 et de relancer un nouvel appel d’offres qui trouvera sa conclusion en juin 2009. et de retarder d’autant l’application de certaines exigences pour la sécurité et l’environnement. C’est Véolia Transport, l’un des poids-lourds du transport collectif en Europe qui a saisi le tribunal administratif en juin selon la procédure d’urgence.

VÉOLIA, monstre tentaculaire (4)

Votre argent : VÉOLIA intéressé.

lu sur midilibre.com :

http://www.midilibre.com/articles/2008/10/18/20081018-MONTPELLIER-Le-Gard-aussi-Le-Departement-du-Gard-est-aussi-confronte-a-une-difficulte-liee-a-l-organisation-de-ses-transports-interurbains-et-scolaires-A-l-inver.php5

Édition du samedi 18 octobre 2008
Le Département du Gard est aussi confronté à une difficulté liée à l'organisation de ses transports interurbains et scolaires.
Le Gard aussi Le Département du Gard est aussi confronté à une difficulté liée à l'organisation de ses transports interurbains et scolaires. A l'inverse de l'Hérault, qui a découpé son territoire en vingt lots distincts, le Gard a, lui, choisi le système de la délégation de service public (DSP) attribuée à une seule entreprise de transports. Un marché dont avait hérité, début 2008, Veolia transport.
Saisie par plusieurs petits autocaristes alésiens, la justice administrative a finalement suspendu la DSP et le Département a donc relancé une nouvelle procédure en juin. Pour plusieurs observateurs, il ne fait aucun doute que Kéolis ou Transdev ont joué un rôle dans la saisine de la justice.

VÉOLIA, monstre tentaculaire (3)

Votre argent ? VÉOLIA s'y intéresse !

lu sur midilibre.com :

http://www.midilibre.com/articles/2008/10/18/20081018-LUNEL-Veolia-fait-annuler-le-marche-des-cars-scolaires.php5

Édition du samedi 18 octobre 2008
Transports
Véolia fait annuler le marché des cars scolaires
RAPPEL
Hérault transport est contraint de relancer un nouvel appel d'offres
Ça bouge dans les transports scolaires et interurbains. Et pas seulement sur l'asphalte. Dans le courant de l'été, une décision du tribunal administratif a en effet annulé l'appel d'offres d'Hérault transport attribuant les liaisons de bus dans tout le département pour les six prochaines années. Un marché de 41 M€.
Le syndicat mixte a été contraint de prolonger d'un an la répartition décidée en 2002, de relancer un nouvel appel d'offres - qui trouvera sa conclusion en juin 2009 - et de retarder d'autant l'application de certaines exigences pour la sécurité et l'environnement. C'est Veolia transport, l'un des poids lourds du transport collectif en Europe, qui a saisi le tribunal administratif en juin, selon la procédure d'urgence. « On venait d'attribuer les lots mais on n'avait pas encore signé », se souvient Jean-Paul Houlez, le secrétaire général d'Hérault transport.
Candidate pour assurer certaines liaisons dans le Biterrois et associée à trois autres petites structures, Veolia transport n'avait pas été retenue sur les deux lots qu'elle visait. « Et c'est parce qu'ils n'ont pas eu le marché qu'ils ont attaqué. C'est désormais une stratégie nationale qu'ils appliquent », assure le président du syndicat mixte Jean-Marcel Castet.
Parallèlement au cas héraultais, des appels d'offres équivalents ont été attaqués dans le Var, la Creuse, l'Indre-et-Loire et la Savoie. Des procédures couronnées de succès ou, à l'inverse, rejetées au gré des tribunaux. « Seul le Var a fait appel devant le Conseil d'État. Tout le monde suit ça », indique Régine Dautrey, la directrice d'Hérault transport. A Montpellier, c'est la possibilité du syndicat mixte de négocier les marchés en tant qu'« entité adjudicatrice » qui a été remise en cause. « Le marché négocié permettait aux entreprises petites ou moyennes de répondre. On pouvait corriger ceux qui n'avaient pas rempli correctement les documents administratifs. Là, on considère qu'on n'est pas compétent pour négocier. On doit juste ouvrir les enveloppes et attribuer au mieux disant », regrettent ses responsables.
Le risque du nouvel appel d'offres, dit « ouvert », est de concentrer les candidatures des entreprises de transport déjà bien charpentées, au détriment des plus petites. « Les groupes seront les seuls à pouvoir répondre. Ensuite, ils sous-traiteront aux petites sociétés mais cela risque aussi de nous coûter plus cher », développe Jean-Marcel Castet. Au bout du compte, c'est moins l'usager que le contribuable qui pourrait alors être pénalisé : le syndicat mixte tire directement ses ressources des collectivités locales.

VÉOLIA, monstre tentaculaire (2)

Votre argent intéresse VÉOLIA ...

lu sur midilibre.com :

http://www.midilibre.com/articles/2008/10/18/20081018-REGION-Trois-mastodontes-en-lice.php5

REGION
Édition du samedi 18 octobre 2008
Hérault transport
Trois mastodontes en lice
Derrière les recours, une lutte féroce oppose les grandes entreprises du transport collectif.
Hérault transport avait pris le soin de s'appuyer sur un cabinet d'avocats spécialisés pour sécuriser sa procédure d'appel d'offres. Une protection insuffisante pour contrer le recours de Veolia transport. « C'est vrai qu'en ce moment, c'est le sport national », déplore Régine Dautrey. Cette vague procédurière trouve son origine dans une lutte désormais farouche que se livrent les trois grandes entreprises de transport collectif présentes sur le territoire : Veolia transport, donc une des branches de Veolia environnement ; Kéolis, dont la SNCF reste l'actionnaire industriel de référence et, enfin, Transdev, une société de la Caisse des dépôts. « C'est vrai qu'ils se bouffent le nez, ça donne l'impression qu'il n'y a plus d'entente », fait-on remarquer.
Dans l'Hérault, ces groupes sont représentés par les Courriers du Midi (Kéolis), Pays d'Oc mobilités (Transdev) et Bus occitan (Veolia), tous trois bénéficiaires de lots lors du précédent appel d'offres d'Hérault transport, parfois en étant associés à des sociétés plus modestes. Des petites entreprises qui pourraient être les premières victimes de cette concurrence sur un marché de plus en plus important et appelé à se développer. Selon Hérault transport, les lignes scolaires et interurbaines concernées par l'appel d'offres représentent 600 emplois.

VÉOLIA, monstre tentaculaire

Votre argent intéresse VÉOLIA.

lu sur midilibre.com :

http://www.midilibre.com/articles/2008/10/14/20081014-SETE-REPERES-Avec-Veolia.php5

SETE
Édition du mardi 14 octobre 2008
REPÈRES
Avec Véolia
A Bruxelles, François Commeinhes a rencontré le président de Véolia environnement, Henri Proglio. Si l'essentiel des discussions est demeuré secret, François Commeinhes a révélé qu'il avait plaidé auprès d'Henri Proglio, en faveur de l'installation à Sète de la chaire de recherche sur l'eau que compte mettre en place le groupe industriel. Le maire a rappelé qu'avec Ifremer, l'IUT de biologie et la station de la Plagette, Sète possédait tous les ingrédients pour faire un pôle de recherche qui a également la bénédiction de l'université de Montpellier II. Il ne serait pas étonnant non plus que les deux hommes aient parlé des insistantes rumeurs sur une possible entrée de Véolia comme opérateur privé pour administrer le port de Sète. Des rendez-vous
en cascade Un petit-déjeuner avec le maire de Bordeaux Alain Juppé, où il fut beaucoup question des élections européennes... Une poignée de main avec le secrétaire d'état aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet (photo ci-dessus), une rencontre avec la commissaire européenne chargée des Régions Danuta Hubner qui a promis de revenir à Sète vérifier l'avancée des travaux sur le lido et une discussion avec le président du comité des Régions Luc Van Den Brande (photo ci-dessous), François Commeinhes n'a pas chômé durant ses deux jours à Bruxelles. Il a également participé à la table ronde consacrée au rôle des villes européennes dans la lutte contre le réchauffement climatique.