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11/01/2017

La laine et l'économie locale

à lire sur Bastamag :

Face aux délocalisations, éleveurs et artisans s'organisent ... - Basta

www.bastamag.net › Inventer

01/10/2016

L’évaporation des ressources en Afrique.

Extrait d'un article du Monde :

Un continent de secrets : une nouvelle série sur les « Panama papers » en Afrique

Le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, publie dès lundi 25 juillet une nouvelle série d’articles à partir des documents « Panama papers » sur l’évaporation des ressources en Afrique.

La présentation (en anglais) de cette série est à trouver ici.

Les 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca mettent en lumière le rôle des sociétés offshore dans le pillage du continent, qu’il s’agisse de l’industrie du diamant en Sierra Leone, des structures de dissimulations du milliardaire nigérian Kolawole Aluko, propriétaire d’un yacht sur lequel Beyonce a passé des vacances et lié à l’ancienne ministre du pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, ou le recours systématique aux paradis fiscaux par l’industrie extractive.

Selon l’ICIJ, des sociétés issues de 52 des 54 pays africains ont recouru à des structures offshore, participant à l’évaporation de 50 milliards de dollars d’Afrique chaque année. ICIJ, pour cette nouvelle série, s’est appuyé sur ses partenaires habituels ainsi que sur des journalistes en Algérie, au Ghana, en Tanzanie, au Niger, au Mozambique, à Maurice, au Burkina Faso et au Togo, coordonnés par le réseau indépendant ANCIR.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/les-panama-papers-revelent-les-malversations-d-un-importateur-algerien-de-poudre-de-lait_5005898_3212.html#6vhI0zpvkQxfH2DS.99
 
« Panama papers » : malversations d'un importateur algérien de poudre de lait
Le Monde - Il y a 23 heures
En Algérie, l'importation de poudre de lait a permis de bâtir des fortunes, parfois
douteuses. Et des sociétés offshore ont été utilisées pour ...

04/06/2016

Pour un revenu de base

En cherchant "revenu de base" sur internet aujourd'hui :

(voir aussi sur ce blogPour un revenu de base... )

Comment financer un revenu universel en France
Le Figaro‎ - Il y a 7 heures

VIDEO. Tout ce que vous devez savoir sur le revenu universel - L'Obs
Le Nouvel Observateur‎ - Il y a 22 heures
La Suisse osera-t-elle le revenu universel ? - Libération

www.liberation.fr/planete/2016/.../la-suisse-osera-t-elle-le-revenu-universel_1456301
Il y a 1 jour - Verser chaque mois, à chaque individu, enfant ou adulte, coiffeur, médecin ou chômeur, un revenu suffisant pour satisfaire ses besoins ...
Le revenu universel de base est-il une mesure réaliste?

www.franceculture.fr/.../du.../le-revenu-universel-de-base-est-il-une-mesure-realiste
accueil • Émissions • Du Grain à moudre d'été • Le revenu universel de base est-il ... Ingénieur et économiste, au débat sur le concept d'allocation universelle ...
Les Suisses vont voter sur un revenu universel (prévu à 2.260 euros ...

tempsreel.nouvelobs.com › Monde
Il y a 4 jours - L'initiative n'a pas été portée par la gauche, mais par un collectif hétérogène composé majoritairement de libéraux. Les sondages ne sont pas ...
Revenu de base — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_de_base
Le revenu de base est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur ..... Y+ représente, avant allocation universelle, le revenu brut maximal non imposable. Au-delà de ce seuil de revenus, les travailleurs participent à ...

05/05/2016

La cigarette électronique en cause ...

sur le plan de la fiscalité et de LA santé publique :
 
lu sur
 

May 05, 2016

The New York Times
 
 
BREAKING NEWS
F.D.A. Issues Tighter Rules for E-Cigarettes in a Landmark Move

Thursday, May 5, 2016 10:14 AM EDT

 
The Food and Drug Administration made final sweeping new rules that for the first time extend federal regulatory authority to e-cigarettes, popular nicotine delivery devices that have grown into a multibillion-dollar business with virtually no federal oversight or protections for American consumers.
The 499-page regulatory road map has broad implications for public health, the tobacco industry and the nation’s 40 million smokers. The new regulations would ban the sale of e-cigarettes to Americans under 18 and would require that people buying them show photo identification to prove their age, measures already mandated in a number of states. The rules also impose regulations on cigars.
Read more »

 

18/01/2015

La pollution dans l'Aude : "Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?"

à lire sur BASTAMAG :

MINE D’OR
 

A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

 

par Simon Gouin - 7 janvier 2015

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue : les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels. Reportage en grand format.

extraits :

... " on ne referme pas un siècle d’exploitation minière en claquant des doigts. Ici, la pollution est omniprésente : sous terre, dans l’air et dans l’eau. En cause : les produits chimiques utilisés pour transformer le minerai, et l’arsenic, présent sous la forme de poussières, très fines, dans le sous-sol. Des poussières à travers lesquelles les eaux ruissellent avant de se jeter dans l’Orbiel, une rivière affluente de l’Aude, un fleuve qui coule jusqu’à la Méditerranée."...

..." Pendant plus d’un siècle, les entreprises privées se sont succédé pour exploiter les richesses du sous-sol de Salsigne. Mais c’est l’État français, qui assure et finance le chantier de la mise en sécurité du site, d’abord avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), puis avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), dont la filiale Coframines était le principal actionnaire de la mine en 1980. Coût total déjà engagé dans ces travaux de réparation : 125 millions d’euros. Une somme à laquelle ne contribuent pas les entreprises privées qui ont pourtant exploité le site. « Les fonctionnaires de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, dont les missions ont été reprises en 2010 par la DREAL et la DIRECCTE) ont surtout protégé les industriels », dénonce Guy Augé, de l’Association des riverains de Salsigne.

Dans un document « strictement confidentiel » signé en 2001 entre le préfet de l’Aude et la société MOS, on apprend que l’État français assumera en grande partie la dépollution du site exploité par l’entreprise australienne. Pourtant, l’entreprise avait l’obligation de provisionner les coûts de dépollution du site. Mieux, l’État l’assistera financièrement pour les cotisations et les retraites de ses employés." ...
 

..." Les touristes qui se promènent ignorent souvent que le chemin qu’ils empruntent les mène à un ancien site où des déchets toxiques sont entreposés. Et rares sont les panneaux qui les préviennent des dangers qu’ils encourent. "...

A Salsigne, un siècle d'extraction d'or, dix millénaires de pollution .pdf

10/01/2015

Incendie ! (dans quel monde nos petits-enfants vivront-ils ?)

Les troubles à l'ordre public qui  sidèrent l'opinion sont toujours un bon moyen de rassembler derrière le pouvoir en place.

En l'occurrence ce pouvoir suit aveuglément un système néolibéral qui conduit notre planète à sa perte.

Il faut y réfléchir et chercher le moyen d'en sortir, sinon on peut prévoir des violences et des guerres sans fin.

Un exemple :

Incendie du Reichstag — Wikipédia

L’incendie du Reichstag, ou Reichstagsbrand en allemand, est l'incendie criminel du palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, dans la nuit du 27 au 28 février 1933.

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de laReichstagsbrandverordnung qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre les communistes allemands.

L'identité du ou des incendiaires a fait l'objet de nombreux débats. Les historiens sont toujours partagés entre la thèse l'attribuant au seul communiste conseilliste néerlandais Marinus van der Lubbe, et celle l'imputant aux nazis. À des fins de propagande, le nazi Hermann Göring présenta l'événement comme le « début de la révolte communiste ».

Avec les conséquences que l'on sait :

Seconde Guerre mondiale — Wikipédia

Un autre exemple :

Attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

Avec les conséquences que l'on sait:

Articles détaillés : Guerre contre le terrorismeGuerre d'Afghanistan (2001) et Guerre d'Irak.

09/02/2013

il FAUT changer

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/notre-civilisation-pourrait-elle-s-effondrer-personne-ne-veut-y-croire_1828673_3246.html

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Notre civilisation pourrait-elle s'effondrer ? Personne ne veut y croire

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h51

Par Stéphane Foucart

Pour son élection à la Royal Society de Londres, Paul Ehrlich tenait à mettre sur la table une question abrupte sur la marche du monde. Cette question, elle ne cesse de le travailler depuis quatre décennies : "Un effondrement de la civilisation globale peut-il être évité ?" C'est donc le titre que le célèbre biologiste américain a choisi pour la longue tribune qu'il a rédigée à l'invitation de la plus vénérable des académies des sciences et qui vient d'être publiée dans Proceedings of the Royal Society B - l'une des revues qu'elle édite. Hélas ! Cette interrogation, qui ne soulevait guère, jusqu'à récemment, que des haussements d'épaules, est désormais de plus en plus sérieusement considérée par la communauté scientifique.

 

Les premières phrases de Paul Ehrlich, toujours membre, à plus de 80 ans, du département de biologie de l'université Stanford (Californie), ont servi d'entrée en matière à un colloque sur la biodiversité et la croissance économique, le 31 janvier, à l'Ecole des mines de Paris. Elles donnent le ton. "A peu près toutes les civilisations passées ont subi un effondrement, c'est-à-dire une perte de complexité politique et socio-économique, généralement accompagnée d'un déclin drastique de la démographie, écrivent le biologiste américain et sa compagne, Anne Ehrlich, également professeur à Stanford. Certaines, comme en Egypte ou en Chine, se sont remises de situations d'effondrement mais d'autres non, comme la civilisation de l'île de Pâques, ou les Mayas classiques. (...) Dans bien des cas - sinon la plupart - la surexploitation de l'environnement a été en cause."

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ACIDIFICATION DES OCÉANS

La nouveauté du problème est sa dimension globale. Jadis, l'écroulement des sociétés n'a jamais été qu'un phénomène local ou régional. A quelques centaines de kilomètres des lieux où se tramait le délitement de sociétés structurées, rien de tangible ne se produisait. Les hommes continuaient à vivre paisiblement. "Mais, aujourd'hui, pour la première fois, une civilisation humaine globale - la société technologique, de plus en plus interconnectée, dans laquelle nous sommes tous embarqués à un degré ou à un autre - est menacée d'effondrement par un ensemble de problèmes environnementaux", poursuit l'auteur.

Ces problèmes sont connus. Ils sont au centre d'une somme considérable de travaux de recherche ; ils ont tous en commun d'affecter les écosystèmes et, en conséquence, de menacer les services qu'ils offrent gracieusement aux économies. C'est-à-dire aux hommes. La liste qu'égrènent Anne et Paul Ehrlich est longue. Erosion rapide de la biodiversité ; exploitation irraisonnée des océans ; destruction accélérée des insectes pollinisateurs, qui assurent la reproduction de 80 % du règne végétal ; épuisement des sols et des eaux souterraines ; formation de vastes zones mortes dans les océans, à l'embouchure des grands fleuves qui charrient les effluents agricoles. Avec, surplombant et déterminant partiellement le tout, deux phénomènes globaux liés à nos émissions de gaz à effet de serre : le réchauffement climatique et l'acidification des océans. L'humanité a donc devant elle un certain nombre de difficultés...

Pour tous ceux qui s'intéressent à l'écologie scientifique et à la biologie de la conservation, Paul Ehrlich est connu comme le loup blanc. En 1968 - cinq ans avant Les Limites à la croissance, rapport du Club de Rome, qui fait date -, il publiait The Population Bomb, un ouvrage grand public dont il vendit quelque deux millions d'exemplaires.

"Paul Ehrlich a toujours eu comme idée que la démographie est au centre de tout, que nous sommes trop sur la planète et qu'il fallait trouver des moyens pour être moins nombreux", résume le biologiste Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle. "A sa publication, ce livre a reçu beaucoup d'attention, se souvient James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, et membre de l'Académie des sciences américaine. On commençait à prendre conscience qu'une croissance exponentielle ne pourrait pas continuer indéfiniment sur une Terre finie. Je crois que beaucoup étaient cependant sceptiques sur l'horizon de temps auquel Paul Ehrlich prévoyait un effondrement."

"VERS DE PLUS VASTES FAMINES"

De fait, le biologiste augurait de vastes famines dans les années 1990 - elles n'ont pas eu lieu. "Ce qui est souvent décrit comme des prévisions "fausses" n'était que des scénarios, clairement présentés comme des histoires qui devaient aider à penser le futur et dont certaines ne se réaliseraient pas, répond Paul Ehrlich. Mais la principale erreur du livre est de sous-estimer la vitesse à laquelle la "révolution verte" [modernisation des techniques agricoles] s'est propagée dans les pays pauvres. Cela a sauvé beaucoup de vies, mais nous a aussi mis sur les rails où nous sommes désormais, vers de plus vastes famines."

L'effondrement, c'est d'abord la faim. Ce qui tourmente Paul Ehrlich depuis quarante ans est avant tout une question d'agriculture, de nourriture et d'estomacs à remplir. Cette crainte, rétorquent les détracteurs du néomalthusianisme, ne serait qu'une vieille lune puisant dans un millénarisme irrationnel, remontant à bien avant Thomas Malthus (1766-1834) lui-même. On trouve, de fait, trace de cette préoccupation aux toutes premières heures de l'Histoire. Le plus ancien texte de l'humanité, L'Epopée de Gilgamesh, le célèbre conte mésopotamien dont la composition remonte à la fin du IIIe millénaire avant notre ère, ne met-il pas en scène un aréopage de divinités décidées à punir l'humanité pour sa propension à la multitude ?

"La Terre peut nourrir neuf milliards d'individus sans problème", rétorquent ainsi les adversaires de Paul Ehrlich. Mais ceux qui ont le privilège d'écrire que les famines ne sont pas un "problème" ne sont jamais ceux qui ont eu faim. "Je trouve l'optimisme de beaucoup d'analystes assez perturbant, sachant qu'aujourd'hui presque un milliard d'humains souffrent de la faim et que des millions d'entre eux en meurent chaque année, ajoute le biologiste américain. Si c'est si facile, pourquoi tout le monde n'est-il pas correctement nourri ? Il y a sans doute plus de personnes souffrant de faim et de malnutrition aujourd'hui qu'en 1968", lors de la parution de The Population Bomb. Il n'y avait, alors, que trois milliards et demi d'humains sur Terre - nous sommes aujourd'hui plus du double.

DÉCLIN DE LA PÊCHE MONDIALE

"Ce que souligne Paul Ehrlich, c'est que, même si, dans la situation actuelle, on calcule que la Terre pourrait nourrir neuf milliards d'humains, nous ne sommes absolument pas sûrs que cela soit encore possible dans quelques décennies, redoute le biologiste Gilles Boeuf. Simplement parce que le système de production va commencer à subir les effets des perturbations que nous avons introduites dans le système, à commencer par le changement climatique." Dans de nombreuses régions du monde et pour certaines grandes cultures, "les rendements agricoles n'augmentent plus depuis sept à huit ans", précise le président du Muséum. En France, par exemple, les effets du changement climatique sur le blé se font sentir depuis 1996 : en dépit des progrès agronomiques, les rendements stagnent, après un demi-siècle de croissance continue. C'est le cas dans la majeure partie de l'Europe.

L'agriculture ne sera pas le seul système affecté. Les pêcheries souffrent également : depuis le milieu des années 1990, les prises mondiales déclinent, en dépit d'un effort de pêche toujours accru. Toujours plus de bateaux sont armés, traquent la ressource de plus en plus loin et de plus en plus profond, mais le produit de la pêche mondiale décline inexorablement. La tendance pourrait être encore aggravée par le réchauffement des eaux superficielles de l'océan et, surtout, par leur acidification. La manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter à ce phénomène est largement inconnue, puisque ce dernier se produit à un rythme inédit depuis au moins 300 millions d'années, selon une récente étude publiée dans la revue Science.

Au chapitre des courbes qui plafonnent, celle de la production pétrolière n'est pas la moindre. Entre 2004 et 2011, malgré une demande explosive, elle a stagné, selon la BP Statistical Review of World Energy, entre 80 et 83 millions de barils par jour... Et ce, en comptant les ressources non conventionnelles (huile de schiste, sables bitumineux, etc.). "La "bombe" et les "limites", commente James Brown en référence à l'ouvrage de Paul Ehrlich et au rapport du Club de Rome, deviennent probablement une réalité en ce moment même."

LE REVIREMENT DE LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE 

Dans le dernier tiers du XXe siècle, la question de la finitude du monde est demeurée marginale dans la communauté scientifique. Elle n'a pas suscité une école de pensée structurée, comme la physique des semi-conducteurs, la génomique ou la climatologie. L'opinion et les craintes de Paul Ehrlich sont-elles désormais partagées par tous ? "Non, il est toujours critiqué et considéré comme trop pessimiste, estime James Brown. La majorité de la communauté scientifique ne reconnaît pas ce qu'Ehrlich ou encore mon groupe de recherche et moi considérons comme une urgence critique."

Chez les chercheurs qui travaillent spécifiquement sur le fonctionnement des écosystèmes, la réalité est peut-être différente. "Ce n'est pas un tableau très joyeux qu'il dépeint, confie Franck Courchamp, chercheur au laboratoire Ecologie, systématique et évolution (CNRS/université Paris-Sud), mais malheureusement je pense qu'il écrit tout haut ce que la plupart des écologues pensent tout bas." La prestigieuse revue Nature a par exemple publié, au printemps 2012, deux vastes synthèses de la littérature scientifique, menées collectivement par une quarantaine de spécialistes du fonctionnement des écosystèmes. Leurs conclusions sont glaçantes : non seulement l'ensemble de la biosphère terrestre connaîtra une "bascule abrupte et irréversible" dans les prochaines décennies, du fait des transformations apportées par l'homme à l'environnement, mais les services rendus aux économies par ce dernier vont perdre en efficacité du fait de l'érosion de la biodiversité.

DES ÉTUDES LARGEMENT IGNORÉES

Probablement trop déprimantes, ces deux synthèses de la littérature, résumant le savoir accumulé par des centaines d'études, ont été relativement ignorées par les médias. Elles sont passées inaperçues. A peu près autant que l'avis commun rendu en juin 2012 par les 106 académies des sciences, intitulé "Population et consommation" et qui, en termes prudents, n'en valide pas moins les inquiétudes anciennes de Paul Ehrlich. "Les accroissements simultanés de la population et de la consommation non durable font que le monde se trouve face à deux de ses plus grands défis, assurent les académies des sciences. La population mondiale est de 7 milliards d'habitants, et la plupart des projections indiquent qu'elle sera de 7 à 11 milliards en 2050, sachant que l'accroissement de la population se fera surtout dans les régions à faible revenu. Globalement, les niveaux de consommation sont à un niveau jamais atteint, largement en raison de la forte consommation par individu dans les pays développés."

Au sein de l'establishment scientifique, les idées du biologiste américain commencent donc à faire leur chemin. Il suffit, pour s'en rendre compte, de relever le nombre de fois que The Population Bomb est cité dans la littérature scientifique. Entre 1968 et 1995, il n'y est fait référence que deux fois. Autant dire que l'ouvrage, malgré son succès auprès du public, est poliment ignoré. Mais dans la décennie suivante, entre 1995 et 2005, il est cité de dix à vingt fois par an, puis de vingt à quarante fois par an depuis 2005.

Pourtant, si elle apparaît comme une préoccupation de plus en plus partagée chez les scientifiques, l'impossibilité d'une croissance exponentielle éternellement entretenue dans un monde fini reste largement ignorée dans les cercles dirigeants, parmi les économistes et dans l'opinion. Le gouffre est en effet énorme entre les centaines d'études alarmantes et le "climat" général des réactions. "Il y a dans la communauté scientifique une retenue sur ces sujets qui m'a toujours étonné, ajoute M. Courchamp. Même dans les instances nationales, les scientifiques spécialistes ont toujours peur d'être accusés de catastrophisme, d'opinions militantes ou exagérées."

UNE CONNAISSANCE CONFINÉE À UN PETIT NOMBRE 

Les médias, eux aussi, sont souvent réticents à traiter pleinement ces sujets, souvent jugés trop anxiogènes. La connaissance accumulée sur l'état de tension entre le système technique humain et la biosphère demeure ainsi confinée à un petit nombre de spécialistes. "Certains essayent [de communiquer], mais les scientifiques ne sont pas formés pour parler au public et les normes de la science et la discipline de la pratique scientifique militent contre le fait d'aller vers le public, explique Paul Ehrlich. Mais plusieurs d'entre nous, tous des ''vieux briscards'', s'engagent : James Hansen, le plus titré des climatologues fédéraux [directeur du Goddard Institute for Space Studies de la NASA], a même été incarcéré pour avoir manifesté contre la construction d'une centrale à charbon."

L'ignorance, par le plus grand nombre, de la situation telle que la perçoivent les spécialistes compte au nombre des grandes préoccupations du biologiste américain. "Pour éviter un effondrement, le plus grand défi est peut-être de convaincre l'opinion, en particulier les hommes politiques et les économistes", écrit-il. Une grande part des communautés scientifiques et techniques investies dans la recherche et le développement sont aussi toujours rétives à l'idée d'une finitude du monde. "Je le vois dans mes conférences : il y a encore un déni incroyable à propos de notre situation, relève Gilles Boeuf. Parfois, ce sont même des scientifiques qui me disent : "On ne croit pas à ce que vous dites" !"

LA FRANCE, CHAMPIONNE DU DÉNI

Sur le terrain du déni, la France occupe une place à part. D'abord, ingénieurs et scientifiques passent souvent par des formations communes. Ensuite, la langue française a mis dans le même mot - "écologie" - une science et un mouvement politique. Du coup, les faits scientifiques qui relèvent de la première sont sans cesse relativisés et discutés comme le seraient les postures idéologiques du second. "Nous avons un vrai problème avec ça, confie Gilles BoeufNous ne sommes pas écologistes, nous sommes écologues !" Il ne faut pas sous-estimer la force de la confusion des mots. La France est par exemple le dernier pays dont l'Académie des sciences, en dépit des textes internationaux qu'elle a signés, estime incertaine l'origine anthropique du changement climatique...

Or, lorsqu'un problème environnemental semble très incertain, il n'y a nulle raison de chercher à le résoudre. Surtout si sa résolution demande des efforts colossaux. Le sera-t-il jamais ? Au terme de leur longue tribune dans Proceedings of the Royal Society B, Paul et Anne Ehrlich répondent, de manière étonnante, oui : "L'effondrement de la civilisation globale" peut être évité, "car la société moderne a montré de la capacité à traiter les menaces de long terme, si elles sont évidentes et continuellement portées à notre attention". Mais cette note d'espoir est vite remise à sa place. "Nous estimons que la probabilité d'éviter l'effondrement n'est que d'environ 10 %, précise Paul Ehrlich. Et nous pensons que, pour le bénéfice des générations futures, cela vaut le coup de se battre pour monter cette probabilité à 11 %."

La principale incertitude ne repose sans doute pas sur les grands changements d'état de la biosphère et la raréfaction des ressources. Elle tient plutôt au fait de savoir ce qu'est un "effondrement", c'est-à-dire de quelle manière les sociétés réagiront à ces changements. Appauvrissement brutal des populations ? Perte de contrôle des Etats sur leur territoire ? Incapacité à assurer les besoins de base de la population ? Généralisation de la violence ? Ou réduction graduelle et pacifique de la consommation matérielle, accompagnée d'une plus forte cohésion sociale ? Ces questions restent ouvertes et ne sont pas du ressort des sciences de la nature. Mais le spectacle qu'offre un pays comme la Grèce n'incite guère à l'optimisme. 

 

Lire aussi : Changement climatique : près de soixante études par jour (ci dessous)

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"L'HOMME PEUT-IL S'ADAPTER À LUI-MÊME ?"

collectif, dirigé par Gilles Boeuf, Bernard Swynghedauw et Jean-François Toussaint, (Quae éditions, 2012).

"L'ÉCOLOGIE POUR LES NULS"

de Franck Courchamp (Editions générales First, 2009).

SUR LE WEB

"CAN A COLLAPSE

OF GLOBAL CIVILIZATION BE AVOIDED ?"

Article en anglais de Anne et Paul Ehrlich disponible sur le site de la revue Proceedings of the Royal Society B www. royalsocietypublishing.org

MILLENNIUM ALLIANCE FOR HUMANITY AND THE BIOSPHERE

Une initiative imaginée par Anne et Paul Ehrlich http://mahb.stanford.edu

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Changement climatique : près de soixante études par jour 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/changement-climatique-pres-de-soixante-etudes-par-jour_1828674_3246.html

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LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.02.2013 à 14h24 • Mis à jour le 07.02.2013 à 17h42

Par Stéphane Foucart

Vouloir rendre compte de la recherche sur le changement climatique est à la fois impossible et déprimant. Déprimant parce que la majorité des études publiées dressent un tableau assez sombre de l'avenir prévisible. Impossible parce que l'activité scientifique sur le sujet a pris, ces dernières années, une dimension gigantesque. Ce dont, de toute évidence, l'opinion n'a pas la moindre idée. "Le grand public ne sait pas bien ce que les scientifiques font, ni le rôle que joue la science dans la société", constate l'écologue James Brown, professeur à l'université du Nouveau-Mexique et membre de l'Académie des sciences américaine.

En cherchant dans une base de données de la littérature scientifique - par exemple Scopus, tenue par l'éditeur Elsevier - les articles de recherche contenant les termes "changement climatique" (climate change) ou "réchauffement global" (global warming) dans leur titre, leur résumé ou leurs mots-clés, il est possible de se faire un avis assez précis sur ce décalage. Au milieu des années 1970, l'ensemble des revues scientifiques publiait environ une dizaine d'articles par an sur le sujet. Dix ans plus tard, on en compte une cinquantaine. Encore dix ans de plus - au milieu des années 1990 - et nous en sommes à environ un millier publiés chaque année...

DES SCIENTIFIQUES ANXIEUX

Aujourd'hui, celui qui s'intéresse au réchauffement sous tous ses aspects scientifiques est confronté à une sorte de tsunami de travaux académiques dans lesquels la dimension climatique intervient sous une forme ou une autre. En 2012, les revues savantes ont donné l'onction d'une publication à 15 125 études de ce genre.

Ce qui représente une moyenne de près de soixante travaux de recherche publiés par jour ouvré... Dans cette masse d'études, il est aussi possible de chercher si, par exemple, la notion de perturbation climatique est, ou non, associée de manière croissante au terme "effondrement" (collapse) - que ce soit celui d'une société, d'une calotte de glace, d'un écosystème, d'une pêcherie... Les travaux associant des changements climatiques à ces bouleversements brutaux et périlleux que sont les "effondrements" sont aussi de plus en plus nombreux.

On en comptait moins de dix par an jusqu'à la fin des années 1990 ; une vingtaine entre 2000 et 2003 ; une quarantaine entre 2004 et 2006... En 2012, près d'une centaine ont été publiés. Si l'on fait de cette association (changement climatique et effondrements) une manière d'indice d'anxiété de la communauté scientifique sur les répercussions du changement climatique, alors cet indice a décuplé au cours des vingt dernières années.

20/01/2013

Effets délétères du bisphénol A chez l'homme

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/19/le-bisphenol-a-reduit-la-testosterone-chez-le-f-tus-humain_1819442_3244.html

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LE MONDE | 19.01.2013 à 10h35 • Mis à jour le 19.01.2013 à 11h21 Par Stéphane Foucart

Utilisé dans de très nombreux contenants alimentaires (canettes, conserves, etc.), le bisphénol A (BPA) est suspecté de longue date d'effets délétères sur la reproduction masculine. Des chercheurs français en apportent, dans la dernière édition de la revue PLoS One, la première preuve expérimentale.

Ces effets, susceptibles d'entraîner des malformations de l'appareil reproducteur, d'altérer la fertilité ou de favoriser certains cancers, ont été constatés depuis longtemps sur des rongeurs, mais n'avaient jamais été démontrés sur des cellules humaines. 

Les auteurs, conduits par René Habert, professeur à l'université Paris-Diderot et chercheur au Laboratoire cellules souches et radiation (Inserm/CEA), ont cultivé des testicules foetaux humains et les ont exposés à une très faible concentration de BPA, de l'ordre de celle rencontrée dans la population générale. "Nous montrons que lorsqu'ils sont exposés au BPA, les testicules produisent moins de testostérone, explique M. Habert. Avec la même expérience sur des testicules foetaux prélevés au même stade de développement sur des rats ou des souris, on constate qu'il faut entre dix et cent fois plus de BPA pour obtenir le même effet. "

M. Habert estime ainsi que, pour cet effet précis, la sensibilité de l'espèce humaine au BPA est "environ trente fois supérieure" à celle des rongeurs enrôlés dans les tests toxicologiques. Or la marge de sécurité prise par les toxicologues pour établir les doses d'exposition admissibles pour l'homme, suppose généralement que l'espèce humaine n'est, au pire, que dix fois plus sensible aux produits testés sur les rongeurs.

CELLULES GERMINALES

Le fait documenté n'est pas anodin. Car c'est la testostérone, produite par les testicules du foetus, qui contrôle la formation de certains organes. "La diminution de production de testostérone par le testicule foetal peut entraîner des défauts de masculinisation des petits garçons à la naissance, précise M. Habert. En particulier la cryptorchidie, lorsque les testicules ne sont pas descendus dans les bourses, et l'hypospadias, lorsque l'orifice uro-génital ne se situe pas à l'extrémité du pénis, mais à sa base, dans les cas les plus graves."

En moyenne, l'incidence de ces deux malformations a environ doublé au cours des quarante dernières années. La baisse de testostérone dans le testicule foetal peut aussi jouer un rôle sur le développement des cellules germinales, qui sont à l'origine des futurs spermatozoïdes. "Cela peut avoir deux effets, ajoute M. Habert. Le premier est de favoriser le cancer du testicule, le second de faire baisser la production spermatique."

Deux phénomènes dont l'augmentation est indiscutable depuis plusieurs décennies. En France, où le BPA devrait être banni des contenants alimentaires en 2015, le cancer testiculaire a plus que doublé au cours des trente dernières années, tandis que la production spermatique a chuté de 30 % entre 1989 et 2005.

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communiqué de l'INSERM :

L’effet néfaste du bisphénol A prouvé expérimentalement.pdf

07/10/2012

SOFIPROTEOL et les diesters, vous connaissez ?

http://www.apli-nationale.org/index.php?numlien=1

message de l'APLI

(Association nationale des producteurs de lait indépendants)

 Voyez le JT de france3, enfin la bête sort de l'ombre !!! Et la question va bien au delà des simples paysans,tout possesseur d'automobile et tout simplement tout consommateur de denrées alimentaires paye sa dime au

CARTEL BEULIN-SOFIPROTEOL....

iL EST TEMPS QUE CA SE SACHE,ET QUE CA S'ARRETE! ! ! ! !Il s'agit d'un choix de société, rien de moins

FR 19-20h
http://jt.france3.fr/1920/
édition nationale du vendredi 05 10 2012 à 13 mn 10s l’empire Beulimique de la pieuvre sofiprotéol
+ à la suite (à 17mn 40s), enquête sur les OGM.
.................................
QUI est à la tête de cette empire ?
QUI est la tête de la haute cour des coopératives HCCA ?
QUI permet aux coopératives d’aller sur des marchés non porteurs en sabotant le prix payé aux producteurs ?
QUI assure la sauvegarde de sa filière au détriment de l’élevage ?
QUI à valider la demande de contractualiser la production laitière ?
QUI veut étendre la contractualisation à toute la filière pour assurer le débouché et la continuité de son business (nouveau contrat de filière sous peu) ?
Les agriculteurs devenant menotté sont incapables de se sortir du gouffre de ce système.
Qui veut développer les OGM et faire payer les paysans qui utilisent leur propre semences ?
Fin des quotas 2015
Fin des aides agro carburants 2015
les laitiers exploités remplaceront les suventions publiques!!!
Si on laisse faire tout sera verrouillé avant l’heure !!! le verrouillage étant quasiment acquis !!!
Une première manifestation dans les deux sèvres jeudi 11 sera le début d’une guérilla
Mise a feu le 11 octobre dans les deux sèvres....diffusion maximale!!!!!!!!!!!!!!
L'APLI EST DE RETOUR,ET VA EXPLIQUER CE QUI DEVAIT RESTER CACHE,FAITES LE SAVOIR AU PLUS GRAND NOMBRE! ! ! ! !
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Image 1.png















organigramme beulin.pdf

organigramme Diester.pdf

05/02/2012

Procès antipub à Tours

communiqué :

Le collectif des Déboulonneurs est en procès à Tours le 20 mars 2012 à 14h, au tribunal de Police de Tours (place Jean Jaurès). Motif: "Dégradation du bien, en l'espèce des panneaux publicitaires, appartenant à JC Decaux, dont il n'est résulté qu'un dommage léger".

Les militants agissent à visage découvert et assument parfaitement les conséquences de leur action. Le panneau de pub en question est un panneau déroulant extrêmement consommateur en électricité, vantant notamment les mérites des cookies au chocolat pour les enfants et des crèmes antirides, ainsi que du nouvel Iphone. Ne parlons pas des conséquences environnementales (surconsommation), sociales (endettement des ménages), sanitaires (publicité pour alcool et autre produits toxiques), culturelles ("culture" pub) du toujours plus de panneaux publicitaires dans nos villes et nos campagnes. De toutes façons, les associations qui luttent contre ces fléaux n'ont pas d'espaces pour s'exprimer à Tours! La municipalité est d'ailleurs en infraction concernant le nombre de panneaux d'affichage libre... Pas le choix, à Tours, on n'a que les bombes de peinture pour s'exprimer! D'ailleurs, ce droit de réponse à la publicité a été reconnu par un juge parisien lors d'un dernier procès. Pourquoi les citoyens ne pourraient-ils pas répondre à un message publicitaire commercial toujours plus outrancier ?

Le collectif des Déboulonneurs revendique depuis des années une diminution de l'empreinte publicitaire dans l'espace public. Il ne s'agit pas de supprimer toute forme de publicité commerciale, mais bien de réduire la taille des affiches à un maximum de 50 x 70 cm, taille des affiches associatives et politiques à Paris. Les passants pourraient ainsi choisir de regarder ou non le message publicitaire ! Pour l'instant les sociétés publicitaires refusent de répondre à nos revendications et nous attaquent devant les tribunaux pour nous intimider...

Pour soutenir les militants (à l'ordre de Trop c'est trop): Trop c'est trop - 22 rue Emile Zola - 37000 Tours.

Vidéo de l'action: http://www.youtube.com/watch?v=xOlrgD18h38
Pour nous contacter: deboulonneurs.tours@gmail.com
Site des Déboulonneurs: www.deboulonneurs.org

Merci d'avance et faites passer le message.
Les Déboulonneurs
Contact (Rémi Filliau): 06 30 13 35 30

Le Collectif des Déboulonneurs de la ville de Tours

Informations sur :
http://www.deboulonneurs.org/

12/09/2011

L'inégalité face à la santé commence à la maternelle

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/12/l-inegalite-face-a-la-sante-commence-a-la-maternelle_1570912_3224.html

L'inégalité face à la santé commence à la maternelle

LE MONDE | 12 septembre 2011 | Martine Laronche | 455 mots

 

Les enfants qui habitent dans l'est et le nord de la France souffrent plus d'obésité et de caries que dans la plupart des académies de France. C'est ce qui ressort d'une enquête menée auprès de 23 365 enfants scolarisés en grande section de maternelle âgés de 5 à 6 ans.

Ce constat est à mettre en relation avec les modes de vie : les académies où la surcharge pondérale, l'obésité ou les problèmes de dents sont les plus fréquents sont celles où les enfants consomment des boissons sucrées tous les jours ou passent beaucoup de temps devant la télévision ou les jeux vidéo.

L'enquête publiée dans le BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire) du 6 septembre a été réalisée en 2005-2006 et a porté sur 3 459 écoles publiques ou privées.

Bonne nouvelle : la prévalence de la surcharge pondérale baisse de manière significative par rapport à 1999-2000. Elle est passée de 14 % des enfants à 12 %.

Mais la situation est très différente selon le sexe et varie beaucoup d'une académie à l'autre. Ainsi, 14 % des filles contre 10% des garçons sont en surcharge pondérale. De même, 15,3 % des bambins de l'académie de Strasbourg contre 6,6 % dans l'académie de Nantes le sont également.

C'est dans l'académie d'Amiens que la proportion de garçons en surcharge pondérale est la plus élevée (15 %), tandis que pour les petites filles, viennent en tête les Antilles et la Guyane (18 %).

Cette surcharge est liée aux habitudes de vie. Dans les académies du Nord et de l'Est, les enfants consomment plus de boissons sucrées : 41 % en boivent tous les jours à Lille, 40 % à Strasbourg. Dans le Sud, qui a une prévalence d'obésité beaucoup plus faible, c'est l'inverse (14 % en Corse, 18 % à Nice, 19 % à Bordeaux).

PROBLÈMES DE VISION

Par ailleurs, les enfants qui ne prennent jamais de petits déjeuners sont plus nombreux dans l'est de la France. C'est dans les DOM et dans le Nord-Est qu'on compte le plus d'enfants qui passent au moins trois heures devant la télévision ou les jeux vidéo les jours sans école (36 % pour les Antilles et la Guyane et 35 % pour la Réunion).

En matière de caries dentaires, ce sont aussi les enfants des académies de l'Est et du Nord et de La Réunion qui sont les moins bien lotis. Un quart des enfants interrogés à La Réunion ont au moins deux dents cariées et 16 % d'entre eux ont des caries non soignées.

Par ailleurs, les problèmes d'asthme sont beaucoup plus fréquents dans l'ouest de la France. Cette surreprésentation de l'asthme sur la façade atlantique apparaissait déjà très nettement en 1999-2000.

Les problèmes de vision, qui peuvent jouer sur les parcours scolaires, sont les plus nombreux dans les académies de Reims et de Clermont-Ferrand. A Reims, seuls 13 % des enfants portent des lunettes, alors que 30 % ont des problèmes de vue.

L'étude, essentiellement descriptive, manque d'un volet social pour l'interpréter plus avant.

Martine Laronche
Article paru dans l'édition du 13.09.11

11/06/2011

Les "dates de valeurs" des banques sont illicites

lu sur :

http://www.lepoint.fr/argent/les-dates-de-valeurs-de-la-banque-sont-illicites-10-06-2011-1340878_29.php

Les "dates de valeurs" des banques sont illicites

source AFP

Même si la banque s'autorise à imposer toujours au client des "dates de valeur", cette pratique n'est autorisée par la justice que pour l'encaissement des chèques. La Cour de cassation vient de répéter que, même prévue par la convention signée par le client, cette pratique bancaire qui permet d'inscrire les crédits avec retard ou d'avancer les dates des débits, est interdite. L'intérêt du banquier est d'allonger artificiellement les éventuelles périodes débitrices et d'augmenter en conséquence les agios. Mais pour la Cour de cassation, à l'exception de l'encaissement des chèques, aucune opération n'implique que les dates de crédit ou de débit soient différées ou avancées.

La Cour avait posé ce principe le 6 avril 1993, mais sans être suivie par les banquiers, dont certains invoquent l'accord exprès du client qui a signé la brochure tarifaire en ouvrant son compte ou son accord tacite puisqu'il a reçu sans réagir ses relevés de comptes. Le client, pour les juges, ne peut pas avoir accepté cette pratique injustifiée et avoir renoncé à tout recours. Seul l'encaissement des chèques justifie une date de valeur retardée car la technique de compensation interbancaire ne permet pas au banquier de disposer des fonds au moment où il inscrit le montant du chèque au crédit du client. Mais pour les autres opérations, il y aurait pour la justice un risque de prélèvement d'agios sans cause.

08/05/2011

Sarkozy fait la fortune des banquiers

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012336001-sarkozy-fait-la-fortune-des-banquiers

Sarkozy fait la fortune des banquiers

enquete

Économie 07/05/2011 à 00h00 

La loi française a édulcoré la directive européenne qui vise à «équilibrer» les rémunérations variables et fixes des banquiers. 

Des banquiers hors les lois et un pays (la France) qui ne respecte pas les textes européens en matière de régulation des bonus. Voilà qui fait très mauvais genre au moment où le gouvernement s’emploie à vendre le bilan des quatre ans de présidence de Nicolas Sarkozy. Or le chef de l’Etat avait fait de la régulation de la finance mondiale son vaillant destrier, et de l’encadrement des bonus, une arme qu’il aimait exhiber sur la table quand l’ambiance tournait vinaigre. Mais aujourd’hui, il semble bien que nos chers banquiers français (mais soyons honnêtes aussi européens) n’ont pas renoncé à leurs rémunérations indécentes depuis la crise financière. A la lumière de la publication de leurs revenus pour cette année, il apparaît que les principaux dirigeants des banques françaises ne respectent pas la directive européenne sur les bonus. La porte-parole de Michel Barnier, le commissaire européen au marché unique en charge de ces questions, le confie à «Libération» : «Les comportements n’ont pas changé autant qu’on le souhaite. Les banques n’ont pas respecté l’esprit et la lettre de notre directive.» Et d’annoncer que la commission s’apprête à procéder à une enquête approfondie pour savoir comment les pays membres de l’Union ont transposé les textes européens et surtout comment ils les ont fait respecter.

«Equilibré» ou «approprié» ? Plus compromettant pour le gouvernement français et les grandes postures de régulateur de Nicolas Sarkozy, la France n’a pas correctement transposé la directive européenne en matière de rémunération des bonus. Et fait en sorte (volontairement ?) de donner à ses banques nationales de moindres contraintes. Le texte européen stipule, entre autres, pourtant très clairement qu’«un équilibre approprié est établi entre les composantes fixe et variable de la rémunération totale» des dirigeants comme des traders des établissements financiers. Or le député européen d’Europe Ecologie, Pascal Canfin est tombé des nues en découvrant que le mot «équilibré» avait été oublié, comme par enchantement, par le législateur français dans sa transposition. Et remplacé par l’expression «un rapport approprié entre les composantes fixe et variable». Ce qui ne veut plus rien dire et permet aux patrons des principales banques françaises de s’octroyer des bonus qui peuvent représenter jusqu’à 4 ou 5 fois leur salaire fixe (lire ci-contre). Et donc violer l’esprit mais aussi la lettre de la directive européenne.

Comment en est-on arrivé là ? C’était il y a deux ans et demi. C’était il y a un siècle. En septembre 2008, depuis la tribune de Toulon, Nicolas Sarkozy tonnait : «Les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, il y a eu trop de scandales.» Sept mois plus tard, le G20 de Londres établit une feuille de route ambitieuse en matière de régulation et notamment en matière d’encadrement des bonus. En septembre, à Pittsburg, Sarkozy menace même de claquer la porte si aucun accord n’est obtenu sur la question. La grande machine administrativo-politique européenne se met alors en marche et aboutit à l’été 2010 à un constat de désaccord entre les Etats membres et le parlement européen. Les députés veulent que la future directive stipule explicitement une stricte égalité entre la part fixe et la part variable dans la rémunération totale des banquiers. «L’idée, c’était de limiter la part variable pour ne pas encourager une prise de risque trop importante», se souvient le député européen Pascal Canfin. Mais les Etats, France et Grande-Bretagne en tête, refusent. D’où le compromis arraché d’un «rapport équilibré» entre fixe et variable. Or, dans le règlement du 13 décembre, les services de Christine Lagarde «oublient» de transposer le mot «équilibré» et le change pour «approprié». Vendredi, le cabinet du ministre de l’économie faisait comme si il n’y avait là aucun problème. «Pour nous, la transposition est parfaitement conforme au texte européen», assure un conseiller.

Vérification. Député européen UMP, et porte-parole du groupe du PPE (droite) sur les questions économiques, Jean-Paul Gauzès, lui, voit très bien le problème : «En l’état, la transposition française ne veut rien dire. Dans l’esprit du législateur européen, la part du variable devait rester en-deçà du fixe, dans la majorité des cas.» A la Commission européenne, on est gêné aux entournures. «Pour nous, il ne fait pas de doute que la notion d’équilibre entre fixe et variable est un des piliers de la directive.»

Quand on demande alors à Bercy si les banquiers français respectent les textes européens, la réponse est d’abord fuyante : «C’est l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) qui est en charge de vérifier les pratiques des banques en matière de rémunération, pas le gouvernement.» On se tourne donc vers l’ACP, qui fait mine de découvrir que la part du variable doit être «équilibrée». Elle assure être «en plein travail de vérification» et promet que de toutes les façons «elle se conformera aux textes européens». On revient vers Bercy et on insiste : comment se fait-il que les dirigeants de banques françaises s’accordent des bonus entre deux et cinq fois supérieurs à leur fixe ? «J’aimerais voir ce qui se passe à l’étranger», répond un conseiller de Lagarde. Un bon point. La Grande-Bretagne a parfaitement transposé la directive européenne mais… ne la respecte pas du tout. Un seul exemple : le patron de la Barclays a publié des bonus de 6,75 millions de livres pour un fixe de 1,35 million de livres. Record battu.

Le conseiller de Lagarde : «Pour les grosses rémunérations, l’objectif, c’était d’éviter que le salaire fixe n’augmente trop, et donc que la part variable soit conséquente.» Malheureusement, la réglementation européenne dit tout le contraire. Dans ses recommandations, l’Autorité bancaire européenne stipule dans son document de référence : «Plus la rémunération variable est potentiellement importante, plus les prises de risque pourraient l’être aussi.»

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Eva Joly, candidate à la primaire écologiste, dénonce le non-respect de la directive européenne sur la rémunération des banquiers.

Des pantoufles fourrées d’argent

FRANCOIS PEROL Président de BPCE

27/02/2011

La privatisation des services n'est pas synonyme d'économie

lu sur :

http://www.lamanchelibre.fr/Les-hospitaliers-publics-Godefroy-Saint-Ovin-Avranches-plus-efficaces-que-les-prives,1.media?a=16689

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"Les hospitaliers publics Godefroy Saint-Ovin Avranches plus efficaces que les privés"

L'hôpital a économisé en reprenant des services dévolus au privé. Longue cérémonie mardi 15 février au centre hospitalier d'Avranches. René Le Berre, directeur de l'hôpital, a réuni 110 employés pour des départs à la retraite et des remises de médailles d'honneur
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Ce fut pour le patron des hôpitaux d'Avranches-Granville l'occasion de rendre hommage à son personnel.
L'établissement affiche une bonne santé financière et a repris à son compte plusieurs services autrefois délégués à des sociétés privées.
"Les hospitaliers peuvent être plus efficaces que les organismes privés", a déclaré René Le Berre. A l'heure où le service public se désengage au profit du secteur privé, l'hôpital marche à contre-courant. "Ce n'est pas un choix idéologique", confie René Le Berre mais "pragmatique", ajoute-t-il. "Les marchés privés ne sont pas toujours les plus avantageux, il faut bien regarder."

18 emplois créés
"Nous avons repris la gestion directe du service de restauration autrefois gérée par une société privée. Elle est aujourd'hui de meilleure qualité et en partie moins chère", a déclaré René Le Berre. Après avoir restauré en 2008 la cuisine centrale localisée à Granville, l'hôpital s'est séparé courant 2009-2010 de la Sodexho, et a employé 18 personnes pour assurer la restauration. Il a également été décidé de reprendre une partie de son transport sanitaire, auparavant gérée par l'entreprise Leblatier, ambulances et prélèvements.
Ce qui a permis d'embaucher une autre quinzaine de personnes.

28/01/2011

Inégalités sociales face au cancer

 

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/8/
Inégalités sociales face au cancer

Lors du colloque sur le thème "Cancer et travail" qui s'est tenu hier à Paris, les chercheurs se sont émus des nombreuses inégalités sous-tendues par cette problématique.
En premier lieu : plus le poste est précaire, plus le travailleur est exposé au risque de cancer, notamment les sous-traitants, signalait Annie Thébaud-Mony (Inserm), et moins le cancer de ce travailleur exposé sera reconnu comme une maladie professionnelle.
Marcel Golberg (Inserm) assimilait ce cercle vicieux à une "triple peine".
Agence France Presse_Fil Gen , 14/12/2010

 

23/12/2010

Cuba aujourd'hui

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/405dcb46-0e15-11e0-9273-ab938913f4a9|0

La révolution de velours des nouveaux capitalistes cubains


Cuba se convertit à grands pas. Jamais depuis 1958 La Havane n’a connu une telle soif de capitalisme. Les petits commerces ont poussé comme des champignons

Fidelito, jeune mulâtre rieur au crâne luisant, lance des œillades enflammées à une cliente. Son échoppe de Santo Suarez, un quartier populaire de la capitale, regorge de gros légumes qui semblent tout droit sortis de terre. «Un demi-million de travailleurs seront mis à la porte par l’Etat d’ici à trois mois. Ce seront seulement ceux qui ne sont pas productifs, assure Fidelito d’un air détaché. Je vends des patates douces. C’est un commerce d’Etat, mais je ne risque rien. Je vends beaucoup.»

A un coin de rue, Yilia, la quarantaine pimpante, vante sa toute nouvelle entreprise. La métisse travaille à son compte comme manucure entre 17h et 22h la semaine et de midi à 22h les samedis et dimanches. Les instruments sont là, sur le pas-de-porte d’une vieille demeure coloniale. Yilia montre une quarantaine de flacons et des dizaines de faux ongles bariolés aux couleurs chatoyantes. Le reste du temps, elle est serveuse. Pour 15 pesos cubanos (0,54 franc), Yilia peint les ongles des belles du quartier. «La demande est très importante», assure la jeune femme.

Depuis l’annonce du licenciement de 500 000 employés du secteur public, le capitalisme avance à tambour battant sur les cadavres du socialisme. D’ici aux cinq prochaines années, 500 000 autres personnes perdront leur emploi. Jamais depuis la Révolution, la jolie rue Obispo, dans la Vieille Havane, n’avait connu une telle fébrilité. En quelques semaines, les popotes roulantes, les étals des réparateurs de téléphones mobiles et des horlogers ont poussé comme des champignons. En septembre, à l’annonce des licenciements, le moral des Cubains était pourtant au plus bas. Aujourd’hui, la peur de l’inconnu a cédé le pas à l’espoir.

Légaliser et imposer le travail au noir

«Vu de Miami, avec des salaires à 10 dollars par mois, la situation des Cubains apparaît terrible. Mais à Cuba, tout le monde a un autre travail, illégal, qui rapporte 200 ou 300 dollars», confie un diplomate étranger, avant d’ajouter: «Le gouvernement supprime les emplois improductifs. Il légalise le travail au noir. Il le fiscalise. Ce faisant, il fait des économies, il empoche des impôts et surtout il ne donne pas l’impression que les 50 ans de socialisme sont un échec.»

Depuis sa nomination officielle en février 2008, Raul Castro a, peu à peu, rogné toutes les subventions étatiques. Le carnet de rationnement, la libreta, diminue comme peau de chagrin, même si sa suppression n’est pas encore à l’ordre du jour. Les cantines d’entreprises ont été supprimées. «Quel est alors l’intérêt de travailler pour 10 dollars si tous les avantages parallèles ont disparu? Aucun. Le gouvernement peut supprimer des emplois. La transition se fera sans émeutes», estime le diplomate.

Chaque jour, Granma, le journal officiel du Parti communiste cubain (PCC), publie de longues pages de questions-réponses pour les nouveaux entrepreneurs, coiffeurs ou cordonniers. Ils devront cotiser à la sécurité sociale et parfois payer une taxe sur leurs ventes. Pour l’instant, le capitalisme cubain ressemble à un gigantesque bazar où la débrouille se dispute avec l’improvisation. La révolution capitaliste de velours semble bien engagée, mais la pression de la dictature n’a pas diminué. Les arrestations arbitraires continuent. S’il est encore trop tôt pour dire quelle forme prendra le nouveau socialisme cubain, les distances avec les dogmes sont de plus en plus importantes. Tous les observateurs attendent avec impatience le VIe Congrès du PCC, pour la deuxième quinzaine d’avril 2011. Consacré à «l’actualisation du modèle économique cubain», ce congrès, le premier depuis 1997, devrait décider du futur de l’île.

21/12/2010

Le taux de prélèvement fiscal sur les entreprises

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/baroin-juge-relativement-eleve-le-taux-de-prelevement-fiscal-sur-les-entreprises-21-12-2010-1277763_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101221

 Baroin juge "relativement élevé" le taux de prélèvement fiscal sur les entreprises 

Le Point.fr - Publié le 21/12/2010 à 09:47 - Modifié le 21/12/2010 à 10:16

Le taux de prélèvement fiscal sur les entreprises françaises est "relativement élevé", même si certaines ne payent pas l'impôt sur les sociétés en France, a déclaré mardi le ministre du Budget François Baroin, ajoutant qu'il faudrait changer l'assiette et le taux de cet impôt. "Nos sociétés payent l'impôt sur les bénéfices, l'impôt sur les sociétés, il y a une contribution économique territoriale (...) Enfin, bref ! Elles ont quand même beaucoup de taxes et beaucoup d'additions de fiscalité, ce qui fait qu'on a un taux de prélèvement sur les entreprises relativement élevé", a déclaré le ministre sur RTL.

Il réagissait à des informations du Journal du dimanche (JDD) qui relevait samedi que plusieurs entreprises du CAC 40 n'ont pas payé l'impôt sur les sociétés en 2009. "L'impôt sur les sociétés en France est un impôt qui rapporte un peu, mais qui a une élasticité très forte (...) Vous êtes en crise, vous ne faites pas de bénéfices, nous ne payez pas d'impôts", a déclaré le ministre. "Les entreprises ont par ailleurs un système de bénéfice mondial consolidé, donc si elles font des bénéfices à l'étranger, elles payent leur bénéfice à l'étranger", a déclaré le ministre.

Il a ajouté que le gouvernement allait sans doute s'atteler à modifier l'assiette et le taux de cet impôt sur les sociétés, dans le cadre du processus de convergence fiscal souhaité avec l'Allemagne. "Nous sommes dans une logique de convergence avec l'Allemagne, comme l'a souhaité Nicolas Sarkozy. Nous avons une assiette qui est étroite avec un taux très élevé, l'Allemagne a une assiette très large avec un taux plus bas. C'est probablement ce vers quoi nous devons nous orienter", a déclaré le ministre.

lire aussi sur ce blog la note du 20/12/2010: 

Total et Danone échappent à l'impôt sur les bénéfices...

17/12/2010

Fraude à la TVA sur le carbone

à lire sur MEDIAPART

Extrait:

"C'est le premier grand scandale de la finance carbone : des sociétés vendent des tonnes de CO2 sur le marché européen et empochent, avant de disparaître, la TVA qu'elles devraient acquitter au Trésor public. L'escroquerie a déjà fait perdre près de 5 milliards d'euros aux Etats européens, selon Europol (voir ici), qui enquête depuis l'année dernière sur cette «fraude carrousel» qui a notamment touché la France, la Grande-Bretagne, le Danemark, les Pays-Bas et l'Espagne. La bourse italienne semble aujourd'hui être la nouvelle victime de cette malversation fiscale, et a dû suspendre ses transactions début décembre 2010."...

15/12/2010

La crise de la dette européenne

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7cc0e14c-07c9-11e0-9b50-4d96c9eca37f|0

Sept questions pour comprendre la crise de la dette européenne


L’endettement global de seize pays a atteint en 7000 milliards d’euros en 2009, soit 79% de leur PIB

De quelle crise parle-t-on?

La sortie de la récession qui a frappé la zone euro en 2008-09 s’est passée mieux que prévu avec un taux de croissance de 1,7% en 2010, à l’exception de la Grèce et l’Irlande qui sont en repli. Ce redressement reste fragile car il se repose sur l’endettement public.

En 2010, aucun pays n’est en mesure de respecter les critères de Maastricht qui fixent la limite de la dette à 60% du produit intérieur brut (PIB) et celle du déficit budgétaire à 3%. En 2009, l’endettement global des seize pays de la zone euro a atteint 7000 milliards d’euros, soit 78,7% de leur PIB. Les finances publiques ont subi une grande baisse des entrées fiscales et un service de la dette de plus en plus coûteux. Certains pays, comme la Grèce, doivent payer jusqu’à 10% d’intérêt pour emprunter sur les marchés. Le taux comparable de la Confédération était ce mardi à 1,8%.

Cette crise concerne avant tout la dette souveraine. Les grandes entreprises ont des réserves et sont à l’affût des opportunités d’investissement. Contrairement aux petites et moyennes entreprises qui connaissent des difficultés pour négocier des prêts bancaires, l’accès au crédit reste relativement facile et à des taux d’intérêt plutôt avantageux pour les grandes sociétés.

Où sont passés les milliards affectés à la relance?

Tout d’abord, les Etats ont consenti 3000 milliards d’euros, garanties comprises, pour aider les banques, pilier sur lequel repose l’ensemble des activités économiques. Ensuite, près de 400 milliards, certes peu comparé aux montants libérés aux Etats-Unis ou en Chine, ont été dépensés pour maintenir la demande. L’Allemagne, la France ou l’Italie ont par exemple soutenu l’achat de voitures. L’objectif immédiat était plus de sauver des emplois que de créer de nouvelles places de travail.

Ensuite, les projets d’infrastructures votés dans un esprit keynésien démarrent, mais lentement. La reprise censée générer des recettes fiscales n’est toutefois pas encore au rendez-vous. La zone euro connaît à présent une faible croissance, sans création d’emplois. Le taux de chômage continue d’augmenter dans la plupart des pays et a franchi la barre de 10% cet automne. En Espagne, il frôle les 20%.

Quels sont les risques de la rigueur?

Les Etats, l’un après l’autre, ont adopté des plans de redressement de leurs finances publiques pour respecter les critères de Maastricht. Ceux-ci passent par des mesures d’austérité et l’augmentation des impôts. Ces programmes ne sont cependant pas porteurs de croissance, ce qui signifie que les Etats doivent dépenser davantage pour le remboursement de la dette que dans la création d’emplois. Les conjoncturistes prévoient déjà une croissance plus molle en 2011; certains dénoncent la course à l’assainissement rapide des finances publiques.

A l’instar des Etats-Unis, les pays européens comptent sur les exportations pour donner une impulsion à leur économie. Pour l’heure, les populations semblent comprendre la rigueur comme une pilule amère à avaler pour guérir le mal, ce qui n’empêche pas des manifestations de colère.

Après la Grèce et l’Irlande, qui seront les prochaines victimes?

La crise a commencé en Grèce. Le fossé entre les dépenses publiques et les recettes fiscales a montré que le pays vivait bien au-dessus de ses moyens. En outre, elle avait triché avec ses statistiques pour rejoindre la zone euro. Cette économie n’inspire plus confiance aux investisseurs, d’où les taux d’intérêt jugés insupportables qu’elle doit payer pour se refinancer. Résultat, pour éviter la banqueroute, Athènes a accepté au printemps une aide de 110 milliards de dollars en forme de prêts bilatéraux des pays de la zone euro ainsi que du Fonds monétaire international (FMI).

L’Irlande est tombée dans un déficit abyssal en apportant de l’aide à ses banques, elles-mêmes plombées par l’explosion d’une bulle immobilière. De 12% cette année, son déficit devrait passer à 32% à cause de l’aide de 50 milliards d’euros consentie aux banques irlandaises. Le sauvetage de l’économie sera financé par le Mécanisme de stabilisation européen doté de 440 milliards. Celui-ci a été mis sur pied au printemps dans le sillage de la crise grecque.

Mais l’Europe compte encore d’autres maillons faibles: Espagne, Portugal, Italie, France, Royaume-Uni. Pas plus tard que ce mardi, Standard & Poor’s a baissé la note de la dette souveraine de la Belgique à cause de l’ampleur de son déficit budgétaire et de son endettement. Le pays devrait emprunter l’équivalent de 10% de son PIB pour honorer sa dette en 2011.

Comment l’Europe essaie-t-elle de s’en sortir?

La zone euro espère que les mesures d’austérité et de relance ramèneront de la croissance qui, à son tour, financera le service de la dette. Mais en attendant, les pays en difficulté ont besoin de liquidités pour pouvoir honorer leurs engagements immédiats. Pour éviter qu’ils subissent des taux d’intérêt exorbitants, Bruxelles a créé le Mécanisme de stabilisation. Il est provisoire. Lorsque la crise irlandaise a fait irruption, les dirigeants européens, plus particulièrement la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, ont proposé la création d’un Mécanisme permanent. Il serait opérationnel dès 2013 et doté de plus de 750 milliards d’euros. Il s’apparente à un Fonds monétaire européen qui fonctionnera, à l’instar du FMI, comme un prêteur de dernier recours et qui imposera la discipline budgétaire aux pays débiteurs.

Les modalités du financement de ce fonds restent à définir. Mais l’idée d’émettre des euro-obligations – des emprunts à un taux d’intérêt unique contractés en commun pour mutualiser les risques et pour éviter que les Etats faibles ne soient attaqués sur le marché obligataire – ne fait pas l’unanimité. En outre, la Banque centrale européenne (BCE) espère un nouveau fonds plus gros que l’actuel.

L’inflation est-elle une solution?

Une hausse généralisée des prix réduirait la valeur de la dette et faciliterait son remboursement. Les Etats-Unis injectent des milliards de dollars dans le circuit monétaire, ce qui provoque l’érosion du dollar et l’inflation. A terme, le poids de la dette américaine devrait s’alléger. La BCE refuse de s’engager sur cette voie. L’Allemagne, poids lourd européen, quitterait sans doute une zone à inflation forte.

Quels sont les scénarios?

1) le retour de la croissance. Si celle-ci est plus vigoureuse qu’annoncé par les prévisions, elle permettrait aux pays de rembourser leurs dettes. Elle crée aussi un climat de confiance tant au niveau des ménages que des investisseurs. Une économie mondiale également en croissance et un commerce international en expansion ouvrent la voie aux exportations et à la création d’emplois. Aussi, le refinancement redevient possible sur les marchés, à des taux supportables.

2) le cauchemar. La croissance est molle, les recettes fiscales sont en baisse et le service de la dette grève les budgets nationaux. Le climat de confiance est morose et le pouvoir d’achat s’amenuise. Les entreprises n’investissent pas et le chômage poursuit sa hausse. Dans le pire des cas, les économies faibles sont expulsées de la zone euro. L’Allemagne, où beaucoup ne veulent plus payer pour les autres Etats, pourrait aussi retourner au Deutsche Mark. Ce scénario pourrait signifier la fin de l’euro.

3) le défaut. Entre les deux premiers scénarios se glisse celui où les Etats aux dettes insupportables se déclarent en défaut de paiement. Dès lors, ils négocient de nouvelles conditions de remboursement pour repartir. Cependant, cette issue passe par de nouvelles pertes pour les banques européennes. Aucun Etat ne songe officiellement à cette possibilité. 

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sur le même sujet : L’incendie de l’euro

14/12/2010

L'État peut vendre les fichiers personnels des cartes grises

lu sur :

Le Parisien 

L’Etat peut vendre les fichiers personnels de carte grise

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-etat-peut-vendre-les-fichiers-personnels-de-carte-grise-14-12-2010-1190546.php

ÉLISABETH FLEURY | 14.12.2010, 07h00

C’est une première. L’Etat a désormais la possibilité de vendre à des sociétés privées des données personnelles sur ses citoyens. Une loi votée discrètement il y a quelques mois permet en effet à l’administration de céder toutes les informations fournies par les automobilistes lors de leur demande de carte grise, en préfecture.

Si le texte n’est pas encore entré en vigueur, le nom, la date de naissance, l’adresse, la marque et la puissance du véhicule peuvent donc être cédés moyennant un prix à débattre, à des entreprises et plus particulièrement à des constructeurs automobiles. L’objectif des promoteurs de la loi, les sénateurs UMP Gérard Longuet et Gérard Cornu, est de faciliter le rappel des voitures pour des questions de sécurité mais aussi pour des opérations commerciales et statistiques.

Aucune obligation n’est faite de prévenir les usagers

Particularité : aucune obligation n’est faite à l’administration de prévenir les usagers de ces ventes, qui peuvent tout ignorer de la vente par l’Etat de ces informations personnelles. Du coup « les citoyens ne disposent d’aucun moyen d’opposition pour exiger que la société acheteuse les raie de son listing », s’indigne l’avocat Olivier Hugot, spécialiste du droit sur Internet. Contestée par quelques initiés, cette loi pourrait faire l’objet d’un débat public beaucoup plus vif cet après-midi à l’Assemblée nationale. Afin d’encadrer le texte, les députés doivent en examiner un amendement du gouvernement permettant à l’Etat d’enquêter sur les acheteurs de ces fichiers dans l’objectif affiché d’éviter que ces documents privés ne tombent entre des mains malveillantes. Or la Cada (commission d’accès aux documents administratifs), qui n’a pas été associée à la préparation du texte, doute officiellement de la méthode et de ses conséquences (voir encadré). « Si l’Etat se réserve le droit d’enquêter sur ses futurs clients, c’est bien qu’il existe un risque quant à l’utilisation de ces données », conclut Me Hugot.  

En savoir plus

Questions sur une cession de documents privés
É.F. | 14.12.2010, 07h00

Des informations personnelles sur les citoyens peuvent être achetées, notamment par les constructeurs automobiles, à des fins techniques et scientifiques mais également commerciales et marketing. Et sans aucune garantie pour les usagers.

Depuis quand l’Etat peut-il vendre des fichiers?
En avril 2009, les sénateurs Gérard Longuet et Gérard Cornu proposent de permettre aux constructeurs automobiles d’accéder aux données personnelles que réclame, pour chaque demande de carte grise, le service d’immatriculation des véhicules.

Il s’agit, expliquent-ils, de « faire bénéficier des tiers, notamment les professionnels de l’automobile » de ces informations.
Leur amendement débattu dans la plus grande discrétion ne suscite aucune polémique. Philippe Marini, rapporteur général de la séance, accorde à leur proposition un avis favorable. Au nom du gouvernement, le ministre du Travail  fait de même. L’amendement des sénateurs, est donc adopté et introduit dans la loi du 29 avril 2009 sous l’article 29.

 

Quelles informations peuvent être vendues?
Le service d’immatriculation des véhicules constitue, pour le ministère de l’Intérieur, une gigantesque base de données personnelles. En effet, l’ancienne carte grise comporte plusieurs renseignements intéressants : le nom, la date de naissance et l’adresse de son titulaire. Ainsi que le type de véhicule, la date de sa première mise en circulation et la puissance de sa cylindrée. Des informations précieuses pour cibler d’éventuels clients dans le cadre de campagnes marketing.

Qui peut acheter ces données et pour faire quoi?
En priorité, les constructeurs automobiles. La loi autorise plus généralement l’Etat à vendre ces fichiers « à toute personne qui le souhaite à d’autres fins que celles de la mission de service public » pour laquelle les documents ont été fournis. La loi prévoit « trois principaux usages ». Il s’agit de permettre aux constructeurs de procéder à des rappels de véhicules, dans le cadre de « campagnes de sécurité et de campagnes de mise au point ». Autre usage : « l’utilisation à des fins statistiques, scientifiques ou historiques » de ces données. Enfin, et c’est là que le bât blesse le plus, « l’utilisation des données à des fins d’enquêtes ou de prospections commerciales sera possible ».

Quel est le prix de ces informations?
C’est à l’administration de fixer le montant des « redevances ». Le prix « tient compte des coûts de mise à disposition des informations, notamment, le cas échéant, du coût d’un traitement permettant de les rendre anonymes ». Il intègre également les « coûts de collecte et de production des informations ». Le prix imposé est relativement encadré.
En clair, l’administration doit fixer un tarif « raisonnable » c’est-à-dire ne pas faire payer plus que la gestion de ces fichiers ne lui a coûté. Mais aucun tarif précis n’est avancé.

Quelles sont les garanties fournies aux usagers?
Les garanties pour le citoyen figurant dans la base de données du service des immatriculations sont quasi inexistantes. L’usager ne sera pas informé de l’utilisation faite de ses données personnelles, et il ne pourra que s’opposer à leur cession s’il en fait expressément la demande.
Seule précaution : avant de vendre les données contenues dans le système d’immatriculation des véhicules, « l’administration doit s’assurer que les données transmises ne seront pas utilisées à des fins contraires à l’ordre public ». A cette fin, l’article 30 ter de la Loppsi 2 l’autorise à mener des « enquêtes administratives » sur les demandeurs. C’est cette disposition qui doit être débattue par les députés demain.

12/12/2010

LAOS, barrage hydraulique, modification de l'environnement, économie, mondialisation

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4498

11-12-2010 -

Sacrifier les populations locales aux profits de « l’énergie verte »

Alors que de hauts fonctionnaires de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement, ainsi que le président français Nicolas Sarkozy s’apprêtent à célébrer l’inauguration du projet d'énergie hydraulique Nam Theun 2 au Laos, l’organisation des Amis de la Terre dénonce l’envers du décor. Financé par la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, mais aussi en France par l'Agence Française de Développement-Proparco, la COFACE et la banque privée BNP Paribas, ce projet suscite de vives controverses depuis la première proposition de sa construction dans les années 1990.  
A l’heure actuelle, le barrage Nam Theun 2 a d’ores et déjà entraîné le déplacement forcé de 6 200 personnes appartenant aux peuples indigènes du Plateau du Nakai, et a affecté plus de 100 000 personnes vivant en aval, le long de la rivière Xe Bang Fai. Des dizaines de milliers de personnes pâtissent déjà des conséquences de la mauvaise qualité de l'eau et de la diminution des ressources en poisson. Réinstallées, les populations du Plateau du Nakai disposent aujourd’hui de terres de mauvaise qualité, inaptes à l’agriculture.
En outre, contrairement aux discours tenus assurant que la zone nationale protégée de Nakai-Nam Theun serait sauvegardée, le réservoir du barrage a ouvert l’accès à cette aire, favorisant dès lors le développement d’activités telles que la déforestation et la chasse illégale.  
Rendue sur le terrain, Ikuko Matsumoto, directrice du Programme Laos pour l'ONG International Rivers a déclaré : « Ce que j'ai vu, ce sont des communautés affectées par le barrage qui luttent pour s'adapter à leurs nouvelles vies, alors qu'aucune compensation juste n'a encore été payée à de nombreuses personnes ».
Le 6 décembre dernier, 34 organisations de la société civile et des citoyens de 18 pays ont fait parvenir une lettre à la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, appelant à la prise de mesures immédiates pour assurer des conditions de vie acceptables aux communautés affectées. 
Sous couvert de lutte écologique, de plus en plus de projets, insufflés par des groupes multinationaux, bafouent les droits de populations locales dans l’indifférence générale. Ainsi, les tribus de l’Etat du Sarawak, situé dans la partie malaisienne de l’île de Bornéo, doivent désormais faire face à une double menace. D’une part, la rivière Rajang dont certaines tribus dépendent a été réduite à un mince filet d’eau, après avoir été barrée afin de remplir le bassin de retenue du barrage avoisinant de Bakun. D’autre part, délogés en vue de la construction du barrage de Murum, premier d’une série de douze barrages, un millier de chasseurs-cueilleurs penan ont dû être réinstallés. Mais, persécutés de toutes parts, les forêts qui les accueillent sont détruites à grande échelle par la compagnie Shin Yang pour y planter des palmiers à huile.  

Cécile Cassier

10/12/2010

Reconsidérer le rapport à l'argent

lu sur :

http://www.marianne2.fr/Tuer-les-banques-Non-reconsiderer-le-rapport-a-l-argent_a200561.html
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vendredi 10 décembre 2010 - Flore Vasseur

Depuis la révélation du scandale des subprimes, on a beaucoup glosé sur l’irresponsabilité des banques, leur capacité de nuisance sur l’économie réelle, l’impuissance du politique… On a beaucoup glosé mais de remise en cause, aucune. Rien n’a changé. Ou plus exactement, si, cela a changé… mais en pire. Depuis les plans de relance, les banques vont bien merci. C’est la société qui fait en faillite.

C’est dans ce contexte d’injustice croissante qu’il faut comprendre la sortie d’Eric Cantona sur les banques. Et son idée de « bank run » : Eric Cantona propose de faire la révolution en allant, comme d’un seul homme, retirer son argent des banques. L’appel a été relayé sur Facebook-te-voilà. Condamnation de l’opération à Droite, malaise à Gauche, même chez les plus à gauche de la Gauche. Il faudrait 3 millions de personnes pour faire « sauter la banque ». 30 000 âmes auraient annoncé, sur les réseaux sociaux, leurs intentions de passer à l’acte. Et les médias sont en alerte. On saura dans quelques heures si elles concrétisent et surtout, si cela déstabilise quoi ou qui que ce soit. En attendant, c’est le fantasme de révolte du peuple sur les technocrates. Seul le guichetier, témoin privilégié de cette haine du banquier, risque d’en faire les frais. Car à part des images d’Eric Cantona sortant de son agence bancaire les sacs de sports remplis – ou pas d’ailleurs - de billets, qu’attendre, en effet, de l’opération ? Un électrochoc politique ? Une réaction des marchés ? Autant croire - il est vrai que c’est de saison - au Père Noël.
Irresponsable, inutile, démago… les mesquineries n’ont pas manqué. Sauf qu’Eric Cantona a raison de rappeler aux citoyens, à chacun de nous donc, qu’il est acteur d’un système et que son pouvoir de subversion est décuplé par la technologie. Là aussi, c’est de saison. Car les moyens de lutter contre le pouvoir des banques existent. Il y a d’abord des décisions radicales à prendre au niveau politique, comme celles proposées par Paul Jorion pour limiter la spéculation. Oui, les gouvernements vont devoir choisir entre les banques et les citoyens. Mais engoncés jusqu’au cou dans les questions de compétitivité nationale – ou de guerre économique pour le dire franchement - ils semblent pour l’instant peu enclins – voire pas du tout équipés - pour assumer un choix en notre faveur.
Alors en attendant, restent les décisions radicales au niveau personnel. Et c’est là, encore une fois, qu’Eric Cantona a raison sur le fond. On peut commencer par changer de banques et privilégier les structures mutualistes (lanef.com ). Pour les offres et produits de crédits, on peut court-circuiter les banques et miser sur les prêts de personne à personne. Quelques sites internet commencent à proposer ces services (voir lendingclub.com, ou les philanthropiques kiva.org ou babyloan.org ). De la même manière, pour certains achats on peut choisir de régler en monnaies sociales ou locales (voir les réseaux sel ou sol), voire se convertir au troc en privilégiant ainsi les activités de proximité et donc les liens.

Car enfin, la grande angoisse des politiques, la vraie bombe révolutionnaire, ce n’est pas que le peuple assaillent les banques. Mais qu’il fasse la grève de la consommation. Elle est là, précisément la « bancocratie ». Là, la dépendance induite aux banques et à leurs produits miracles attrape débiles. Et à leur corollaire : la spéculation. Nous avons vécu à crédit. C’est fini. Il est là, le chantier politique, énorme : l’invention d’un projet de société sans crédit. Le cœur de la révolution, si on le cherche n’est donc pas dans la mise à mort des banques, mais dans le ré-aménagement de notre rapport à l’argent et donc au temps. Il ne s’agit pas tant de leur utilité sociale à elles, les banques. Mais de notre utilité sociale à nous, citoyens. Sommes nous autre « chose » que des consommateurs ? Mais biensur tout cela est bien plus engageant que de faire une descente chez son banquier. Et encore plus que de l’annoncer sur Facebook. Alors irresponsable? Vraiment ?
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sur le même sujet :

03/12/2010

Traité de Lisbonne, concurrence libre et non faussée, néolibéralisme

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3cf2ad00-fe5c-11df-83d9-55e75714d428|0

reportage vendredi3 décembre 2010

Made in Italy à la chinoise

Une forte communauté d’immigrants venus du Wenzhou s’est implantée à Prato, bastion toscan de l’industrie textile. Ils fabriquent des vêtements de piètre qualité, qui bénéficient du précieux label d’origine italienne. Au grand dam des industriels locaux

Philippe Ridet envoyé spécial à Prato

Il fallait que cela arrive ici. Comme pour ajouter l’ironie à la plus grande conquête économique de la Chine en Europe. En Italie, pays de la mode et de Marco Polo. Au cœur de la Toscane «rouge», longtemps dominée sans partage par le Parti communiste, puis par le centre gauche. Dans cette ville de Prato, joyau médiéval de 180 000 habitants, concentré d’«italianité»: architecture ancienne, politique sociale avancée. Dans ce quartier dont les rues bordées de pins parasols portent les noms des régions de la Péninsule, rue du Piémont, de Vénétie, du Frioul.

C’est là qu’ils ont débarqué. Une centaine en 1989, aujourd’hui 40 000, peut-être davantage, et pour moitié clandestins, tous Chinois, tous originaires de Wenzhou (au sud de Shanghai), tous employés dans l’industrie de l’habillement.

«C’est une histoire absolument géniale. Ce ne sont pas seulement des immigrants chinois qui se sont installés à Prato faisant naître une des plus importantes communautés d’Europe, mais c’est la Chine et son modèle économique qui ont pris leurs quartiers en Toscane», s’étonne encore Silvia Pieraccini, journaliste résidant à Prato et auteure de L’Assedio cinese («L’assaut chinois», Ed. Il Sole 24 Ore Libri, 2010, non traduit), indispensable lampe de poche pour tous ceux qui désirent éclairer leur chemin dans cette jungle de façonniers, de grossistes, de détaillants qui ont inventé le business du prêt-à-porter low cost.

«A Prato, la Chine s’est rapprochée de 15 000 kilomètres du marché européen, explique encore la journaliste. Alors qu’auparavant un grossiste ou un détaillant de Bologne ou de Munich attendait sa commande en provenance de Shanghai pendant deux mois, ils sont désormais livrés en deux jours. Ici, on peut encore passer des commandes à 20 heures et récupérer la marchandise le surlendemain. Les Chinois peuvent même se charger du transport pour un prix de 50% inférieur.» Juste quelques chiffres. Chaque jour, un million de pièces d’habillement sont produites par les 4500 entreprises chinoises de Prato. Le tissu provient également de Chine. Prix au mètre: 75 centimes (le tissu italien se négocie à près de 6 francs pour la même longueur). Sortie d’un atelier de confection, une veste revient à environ 5 francs (sans compter l’étoffe): 40 centimes pour la taille, 60 pour les boutons, un peu plus d’un franc pour le repassage et 3 francs pour la couture. Compter 20 francs pour un manteau.

Le samedi soir et le dimanche, c’est la cohue dans les rues des zones industrielles de Iolo et de Macrolotto. Fourgonnettes, breaks et 4 × 4 immatriculés en Slovénie, en Pologne, en Allemagne ou en France embarquent la marchandise. Elle sera revendue 10 à 20 fois ce prix sur un marché de Palerme, dans une boutique de Ljubljana, de Bucarest ou dans une foire aux vêtements de Bourg-en-Bresse.

Les vêtements sont de piètre qualité – laine acrylique, acétate et polyester –, mais ils portent une étiquette qui fait rêver dans le monde entier: made in Italy. Chiffre d’affaires estimé de cette industrie: plus de 2 milliards et demi de francs par an, dont la moitié au noir. Chaque jour, 1,3 million repart dans les banques de Wenzhou. En 2009, année où l’Italie a connu une croissance négative (–1%), les Chinois de Prato ont décroché la lune: +13%.

Bien sûr, pour parvenir à de telles performances, il faut travailler «à la chinoise»: quinze ou seize heures de labeur quotidien, sept jours sur sept, sommeil et repas sur place, dans un atelier surchauffé ou dans des hangars balayés de courants d’air. Les droits des travailleurs? Oubliés. Seul le marché commande. «Ici vivent 30 000 esclaves», déplore le maire, Roberto Cenni, lui-même entrepreneur dans l’industrie du vêtement.

Elu en juin 2009, il a mis fin à soixante-trois ans de domination de la gauche sur la ville après avoir mené une dure campagne contre les Chinois, «leurs bruits et leurs odeurs». «Personne n’est attaché à sa machine à coudre, dément Roberto Wang, président de l’association Deuxième génération chinoise. Si un syndicaliste entrait dans un atelier en disant «je veux vous libérer de vos chaînes», on lui répondrait: «Mais de quoi tu parles? Le Chinois travaille pour sa famille, pour économiser et se mettre un jour à son compte en exploitant d’autres compatriotes.»

«Pourquoi dénoncer aujour­d’hui un esclavage alors que tout le monde se tait quand, à Naples, des Italiens triment dans les mêmes conditions pour des couturiers de Milan? s’interroge Fabiano Maggi, directeur du mensuel gratuit et bilingue It’s China. Les Chinois n’ont fait que s’adapter à un modèle économique qui existait déjà. On les dénigre parce qu’ils sont à leur compte et ont créé une industrie qui, avant eux, n’existait pas.» «En France, un Chinois est devenu Prix Nobel de littérature [le Franco-Chinois Gao Xingjian, en 2000]; en Italie, il passerait pour un délinquant et un fraudeur du fisc», se plaint Roberto Wang.

Mais au fait, pourquoi Prato? Les premiers arrivants ont d’abord travaillé pour les entreprises italiennes de vêtements présentes dans la province. Mais Prato, c’était avant tout la cité du textile. Environ 10 000 ateliers y étaient installés à l’époque où sont arrivés les premiers immigrants chinois. Le début des années 2000 marque le déclin de l’industrie textile locale, sous l’effet de la concurrence extrême-orientale.

Les entreprises ferment, libérant des milliers de mètres carrés d’entrepôts où les Chinois, qui commencent à se mettre à leur compte, s’installent. Là encore, les chiffres sont éloquents. En 1991, la province comptait 8141 manufactures de textile contre 2000 entreprises de vêtements. En 2009, les premières ne sont plus que 3300, les secondes ont plus que doublé. Du coup, les habitants de Prato se croient victimes d’une double peine infligée par l’Empire du Milieu: d’abord la quasi-disparition de l’activité qui avait fait leur fortune, puis l’assaut chinois. Deux événements contemporains mais indépendants l’un de l’autre.

Aujourd’hui, la ville fait face à un très gros problème. Comment rapprocher les «Toscans de souche» et les nouveaux venus de Wenzhou, qui prospèrent en vase clos? Alors que le parti anti-immigrés de la Ligue du Nord a plus que doublé ses voix entre 2009 et 2010, passant de 4 à 10% des suffrages dans la ville, le maire privilégie le bâton. Edicté en septembre 2010, un arrêté municipal oblige les commerces de bouche chinois à arborer une enseigne bilingue et à respecter un couvre-feu à minuit sous peine d’une amende de plus de 650 francs par infraction constatée. M. Cenni a promis de contrôler un atelier par jour. Cent cinquante-deux ont été visités par des forces de police conjointes (brigades financières, douanes et carabiniers) qui ont constaté… 152 effractions. A ce rythme, il faudra dix ans pour inspecter tous les ateliers, les halls d’expédition et les hangars de livraison.

Et après, que faire? Le consulat de Florence et l’ambassade de Rome traînent des pieds pour certifier l’identité d’un de leurs ressortissants mis en cause, empêchant la mise en œuvre de tout arrêté d’expulsion, et dénoncent, dans une comparaison osée, les «méthodes nazies» des autorités italiennes. La menace de mise sous séquestre des entreprises est souvent vaine. A peine soupçonnée – au choix ou tout ensemble – de fraude douanière, d’évasion fiscale, d’entorse au droit du travail, une entreprise vend son stock, disparaît et renaît sous un autre nom, avec, à sa tête, le frère, le cousin, l’oncle du précédent propriétaire. A Prato, deux entreprises meurent ainsi chaque jour, échappant aux contrôles.

Il y a bien le chemin du dialogue, mais il est ardu. «C’est la base de tout. Les Italiens doivent d’abord comprendre la mentalité chinoise», explique le sinologue Giorgio Trentin. «Je veux bien dialoguer, mais avec qui?» se plaint M. Cenni, qui attend que les autorités chinoises en Italie lui fournissent une liste d’interlocuteurs. Son ambition: convaincre les Chinois de monter leur production en gamme, d’acheter du tissu made in Prato, afin de créer «une coopération vertueuse toscano-chinoise».

Reste la deuxième génération. Tous les espoirs reposent sur elle. Mieux intégrée, scolarisée, parlant l’italien, elle peut être le trait d’union entre les deux communautés. Mais dans un pays où prévaut le droit du sang, aucun ressortissant chinois de la première comme de la deuxième génération n’a encore acquis la plus petite forme de visibilité institutionnelle en Toscane.

Symbole de cette incommunicabilité: quand trois Chinoises sont mortes, au mois de septembre, noyées dans leur voiture coincée dans un passage souterrain inondé par la pluie, les associations et le centre gauche ont demandé au maire que soit déclaré un jour de deuil municipal, comme un signal de sympathie envoyé à la communauté chinoise. M. Cenni a refusé.

Xu Quilin sera peut-être le symbole d’une future réconciliation des deux mondes. Arrivé à Prato au début du flux migratoire, il se sent Italien et dit n’avoir aucune intention de finir ses jours à Wenzhou. A la tête de la marque Giupel, vêtements de moyenne gamme, il a pris à rebours le chemin suivi par nombre de ses compatriotes. Il a italianisé son nom en «Guilini», paie – dit-il – ses impôts en Italie, s’est inscrit à la Confindustria (l’organisation patronale italienne) et exporte en Chine.

Le président de la province de Prato en a fait son «conseiller spécial» pour les affaires chinoises. Tout journaliste qui passe par Prato le visite, comme un monument. «Beaucoup de Chinois sont prêts à suivre mon exemple, récite-t-il. Ils se rendent compte qu’on peut aussi devenir riche dans la légalité.» Devenir riche… C’est le rêve des Chinois de Prato. Beaucoup y sont parvenus. Ils sillonnent les rues du Piémont, de Vénétie ou du Frioul à bord de puissantes Audi, Mercedes ou BMW invariablement noires.

 

09/10/2010

1,6 milliard de déductions fiscales pour la Société Générale

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012295349-affaire-kerviel-la-societe-generale-aurait-deja-recupere-1-6-milliard-d-euros

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La Société générale aurait déjà récupéré 1,6 milliard d'euros

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La Société générale aurait récupéré 1,6 milliard d'euros sur les 4,9 milliards perdus par la banque en 2008 dans l'affaire Kerviel grâce à un dispositif fiscal, selon la radio Europe 1 samedi.

«La Société Générale n'a pas perdu 4,9 milliards d'euros dans l'affaire Kerviel. Grâce à un dispositif fiscal, elle a déjà récupéré plus d'un milliard et demi de déductions fiscales», explique la radio.

«Une société peut en effet déduire de ses impôts 33% d'une perte exceptionnelle dont elle n'est pas responsable et c'est ce qu'elle a déjà fait. En général, cela se produit sur de petites sommes mais là dans l'affaire Kerviel cela représente 1,6 milliard d'euros déjà récupérés par la banque pour le seul exercice fiscal en 2008», explique encore Europe 1.

Contactée par l'AFP, la Société générale n'avait pas réagi en début d'après-midi à cette information.

Jérôme Kerviel, l'ancien trader de la Société générale, 33 ans, jugé seul responsable d'une perte record subie début 2008 par la banque, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison dont trois ferme et à 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts.

La Société générale avait exclu ensuite de réclamer l'intégralité des 4,9 milliards à son ancien trader. On comprend mieux pourquoi

(Source AFP)

01/10/2010

La reprise sans création d’emplois attise la colère

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9a623d8a-ccd8-11df-9875-c54f2a3ca495|0

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La reprise sans création d’emplois attise la colère

Le mécontentement s’installe, surtout dans les pays riches. Le Bureau international du travail exige des mesures ciblées et urgentes

Des manifestations de troubles sociaux liés à la crise économique et financière ont eu lieu ces derniers mois dans au moins 25 pays, surtout en Europe et aux Etats-Unis. Le sentiment que les sacrifices ne sont pas équitablement partagés se propage. Avec le retour des bonus dans le secteur financier, le fossé se creuse entre les riches et les pauvres. Aux Etats-Unis, la durée moyenne de recherche d’une place de travail est passée de 25 semaines en août 2009 à 33,6 semaines en une année. En Europe du Sud, en Espagne notamment, le taux de chômage parmi les jeunes monte à 40%. Avec 40% des chômeurs qui doivent attendre au moins une année avant une embauche, le chômage de longue durée est devenu un problème structurel dans la plupart des pays. Découragées, quatre millions de personnes se sont retirées volontairement du marché du travail cette dernière année.

Autant dire que c’est un tableau noir foncé que dépeint le Bureau international du travail (BIT) dans une étude, D’une crise à l’autre, publiée jeudi. Il estime que le marché de l’emploi ne retrouvera pas son niveau d’avant la crise avant 2015. Un brin moins pessimiste l’année dernière, il avait affirmé que le retour à la normale allait s’opérer en 2013 déjà. Raymond Torres, l’auteur de l’étude, ne cache pas son inquiétude: «Le terrain est fertile pour nourrir le mécontentement.»

Fragilité

L’expert du BIT ne fait pas que constater les dégâts. Selon lui, le monde a pris les mesures nécessaires pour lutter contre la récession, notamment avec des plans de relance. «Mais, avec leur retrait et surtout avec l’adoption des mesures d’austérité dans la plupart des pays industrialisés, l’emploi passe à la trappe, fait-il remarquer. Quant aux entreprises, elles sont prudentes face à l’incertitude conjoncturelle et s’abstiennent de créer des emplois permanents.» Selon lui, le secteur privé a un besoin de main-d’œuvre, mais il se satisfait des emplois temporaires ou à temps partiel. Le nombre d’emplois manquants en 2011 s’élève à 22,7 millions, dont 14,3 millions dans les pays industrialisés.

Que faire? «La reprise restera fragile dans ces pays, répond Raymond Torres. Il faut donc un changement de cap et inscrire la création d’emplois comme un objectif stratégique, au même titre que la maîtrise de l’inflation.» Le BIT recommande qu’au nom de la cohésion sociale les Etats consacrent des fonds en fonction du potentiel de création d’emplois. «Dépenser dans ce but aujourd’hui, c’est économiser dans les dépenses sociales demain», dit Raymond Torres. Il estime que les Etats doivent aussi cibler les jeunes chômeurs et autres groupes fragiles – femmes ou mères célibataires.

Le BIT pense aussi que le retour de la confiance passe par une réforme financière. «La maladie qui a infecté la planète a été diagnostiquée, mais aucun traitement profond ne lui a été préconisé», note l’étude. Elle fait remarquer que les banques ont été renflouées par les caisses publiques et que c’est leur tour d’ouvrir le robinet du crédit, essentiel pour la création d’emplois.


13/09/2010

La privatisation de l'enseignement aux USA

Comment gagner de l'argent en profitant des subventions de l'État pour l'enseignement privé (aux USA)

 

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/027cbca8-beae-11df-800e-054c640a6549|0

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Finance
Le «subprime» s’est installé dans l’éducation privée américaine

lundi13 septembre 2010

Le modèle d’affaires de nombreuses sociétés actives dans l’enseignement vise à recruter, dans des établissements chers, des élèves sans ressources financières et dont les capacités de réussite ne sont pas évaluées

Les entreprises américaines offrant des services de formation à but lucratif couvrent un vaste domaine de disciplines, telles que le management, le marketing, la comptabilité, l’informatique, les langues et les sciences sociales. Elles prennent généralement la forme d’universités privées actives sur Internet et possèdent de nombreux campus. Grâce à la dérégulation et aux largesses de l’administration Bush, l’éducation privée a eu une croissance cinq fois plus forte que l’éducation secondaire traditionnelle aux Etats-Unis durant les dix dernières années. Un grand nombre de ses sociétés font partie de groupes cotés en bourse comme Apollo Group, DeVry Inc. ou Strayer Education.

L’industrie de l’éducation privée a bien réussi à influencer les régulateurs dans le passé. Le financement fédéral représente plus de 70% de leurs revenus. Leur modèle d’affaires vise à recruter, dans des établissements chers, des élèves sans ressources financières. Cette formule maximise les prêts et les bourses donnés à ces étudiants. Ces sociétés ne courent aucun risque en cas d’abandon en cours de programme d’études. Durant les dernières années, elles ont recruté des étudiants massivement, par des pratiques douteuses de marketing, sans tenir compte des capacités de ces étudiants à terminer ces études ou à poursuivre une carrière dans le domaine considéré.

Au cours des années, sur la base de ces financements publics, ces sociétés ont aussi augmenté massivement les frais de scolarité, dépassant dans certains cas ceux des universités publiques de grand renom.

Le premier problème est que ces universités sont devenues trop rentables, leur bénéfice opérationnel se situe en moyenne à 25%, contre 12,5% pour les sociétés du S & P 500. Le second est que la qualité de l’enseignement laisse souvent à désirer. Seulement 40% des revenus sont consacrés directement à la formation des étudiants alors que les dépenses de marketing s’élèvent à plus de 20%. La plupart de ces universités sont devenues plus intéressées à enrôler de nouveaux étudiants plutôt que de se préoccuper de leur avenir sur le marché de l’emploi.

L’administration fédérale a essayé de relever le niveau de qualité de ces sociétés en mettant en place un processus d’accréditation. Dans beaucoup de cas, ces processus ont été noyautés par les représentants de ces mêmes sociétés. L’administration a aussi instauré un ensemble de données statistiques pour mesurer, par exemple, le pourcentage d’étudiants terminant leur programme de formation, repayant leurs prêts et leur taux de réinsertion dans le monde du travail. On a découvert que de nombreuses sociétés maquillaient ces statistiques à leur avantage.

En 2009, seulement 10% des étudiants américains fréquentaient les cours de ces sociétés. Par contre, ils recevaient 25% du budget fédéral de 89 milliards de dollars destiné à financer les prêts et bourses pour les étudiants. A cause du montant élevé des prêts, de la qualité douteuse de l’enseignement et du fort taux d’abandon en cours de programme, le taux de non-remboursement de ces prêts a été évalué à plus de 40%. Si cette tendance se poursuit, le Département américain de l’éducation (DOE) fera face, sur les dix prochaines années, à une perte de plus de 200 milliards de dollars sur des prêts de plus de 500 milliards…

Au cours des premiers mois de l’année, les sociétés cotées en bourse du secteur de l’éducation pri­vée aux Etats-Unis se traitaient avec une prime de 50% par rapport à l’indice S & P 500. Le secteur était perçu comme particulièrement sûr et toujours en croissance. Le marché s’attendait à une augmentation du nombre d’étudiants allant de pair avec l’augmentation du chômage. Ne croyant pas à ces évaluations, nous avons renforcé notre vue négative sur ce secteur avec notre fonds Thématique Global GMC. Depuis avril, les actions de cette branche ont baissé de façon importante: le modèle d’affaires de ces sociétés a été mis en lumière.

L’administration Obama a commencé une discussion sur les changements à apporter aux régulations actuelles. Le concept de «gainful employment» a été introduit. Celui-ci vise à mesurer le pourcentage d’étudiants trouvant un travail qui leur permettra de rembourser leur emprunt. Cette nouvelle mesure entraînerait l’arrêt du financement des programmes qui n’atteindraient pas les niveaux fixés. Ces derniers, qui sont en cours de discussion, constituent la cause de la volatilité du secteur. En effet, jusqu’à présent, les risques liés aux prêts faits aux étudiants ont toujours été supportés par l’Etat fédéral et par les étudiants. Cela a créé une situation qui pousse cette industrie à croître à tout prix, à récompenser ses collaborateurs en fonction du nombre de leurs nouvelles recrues et à influencer les régulateurs afin de maintenir cet accès aux prêts fédéraux.

Malgré la baisse récente des cours, nous ne sommes pas acheteurs de ces titres en ce moment. Leur modèle d’affaires actuel sera négativement affecté par des contrôles plus stricts renforçant les standards de qualité au détriment de la rentabilité. De même, la focalisation sur le «gainfull employment» diminuera le recrutement des étudiants non qualifiés et des statistiques plus réalistes montrant des taux de succès plus faibles affecteront la réputation des sociétés et diminueront leurs possibilités de demander des frais de scolarité élevés.

10/09/2010

Tchernobyl : trafic de matériaux contaminés

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/10/la-beaute-veneneuse-de-tchernobyl_1409463_3246.html

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La beauté vénéneuse de Tchernobyl

Une enquête photographique de Guillaume Herbaut sur le trafic de métaux radioactifs est exposée à Perpignan.

10.09.10 | 15h34  •  Mis à jour le 10.09.10 | 17h47

 

Chez Guillaume Herbaut, la splendeur des images est toujours trompeuse. La beauté a quelque chose de vénéneux. L'enquête "L'or noir de Tchernobyl", présentée au festival de photojournalisme de Perpignan, n'échappe pas à la règle. Le photographe se sert d'images à l'ambiance picturale, aux couleurs léchées, pour traiter d'une réalité effrayante : le trafic à grande échelle des métaux radioactifs dans la zone de Tchernobyl.

Trafic de grande ampleur : sur les 8 millions de tonnes de métal que comptait la zone, il n'en resterait plus que deux. Toutes les semaines, 200 tonnes de métal quittent les lieux, chargées sur des camions, alors qu'officiellement aucun objet n'est autorisé à sortir. "Pour 100 dollars, les gardiens ferment les yeux", explique Guillaume Herbaut. Au bout de la chaîne, le métal irradié est fondu dans des métallurgies, en Ukraine, avant d'être vendu en Turquie ou en Europe - on en a retrouvé des morceaux en Italie.

Officiellement, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est pas au courant. L'exposition se clôt symboliquement sur le geste de dénégation d'un officiel ukrainien.

Cela fait dix ans qu'Herbaut fréquente le site de la catastrophe nucléaire, en Ukraine. A chaque fois, il parcourt la "zone interdite", trente kilomètres autour de la centrale, restée très contaminée vingt-quatre ans après l'accident. En tentant, à chaque fois, de contourner le circuit habituel imposé par les autorités.

C'est au printemps 2010, alors qu'il part avec le journaliste Bruno Masi, qu'il parvient à percer certains mystères du site. "Je ne comprenais pas pourquoi le cimetière d'engins militaires de Rassokha, que j'avais photographié il y a dix ans, était interdit d'accès. Ni pourquoi les immeubles de la ville de Pripiat, évacuée après la catastrophe, restaient dans un état lamentable, les tuyauteries explosées, les radiateurs arrachés."

Il lui a fallu plusieurs mois de travail, et nombre de parties de cache-cache avec la police locale, pour mener à bien l'enquête. Grâce à Igor, un sans-papiers qui attend son procès pour trafic de métal, le photographe a réussi à remonter, et à photographier, toute la filière. Sur ses images, on suit Igor le "stalker" - nom dérivé d'un livre de science-fiction d'Andreï Tarkovski, devenu culte en Russie -, homme à tout faire qui parcourt la zone interdite à la recherche de métal, qu'il découpe et collecte sans aucune protection. Puis on voit les métaux récupérés par des entreprises de sous-traitance être "décontaminés" de façon superficielle dans des ateliers qui ressemblent à l'antre du diable. "Dans un boucan incroyable, entourés de poussière radioactive, des hommes sans masque nettoient le métal en projetant du sable sous pression, raconte Guillaume Herbaut. Le compteur indiquait 400 rems, alors que la norme est de 9 à 20 rems ! Nous avons pris des photos le plus vite possible, et nous sommes sortis." Le plus incroyable est que cette activité clandestine et dangereuse se déroule dans les blocs 5 et 6 de la centrale, à quelques centaines de mètres de la cafétéria où déjeunent chaque jour tous les journalistes venus visiter le site.

La zone interdite de Tchernobyl ressemble à une gigantesque casse qui se vide peu à peu. Dans des images tristes et silencieuses, Guillaume Herbaut montre le cimetière d'engins militaires de Rassokha où les hélicoptères entreposés là après la catastrophe ne sont plus que ruines. Dans les tours abandonnées de Pripiat, les chambres abandonnées au mobilier éparpillé et défoncé semblent avoir connu la guerre. "Il n'y a pas que le métal qui est revendu, mais aussi les briques et les vitres, alors que tout est contaminé", indique Guillaume Herbaut.

Cette remarquable enquête sur le trafic de métal est dans la lignée d'autres travaux d'Herbaut : mettre à jour des faits de société méconnus. Son traitement visuel est en revanche plus classique que d'autres, où il mettait en tension le texte et l'image. Ce reportage est en fait extrait d'un ensemble plus large sur la vie à Tchernobyl. Guillaume Herbaut a collecté des images troublantes de gens perdus et de paysages immaculés sur lesquels plane une menace intangible. Le tout donnera un livre. Ensuite, le photographe a décidé de tourner la page Tchernobyl.


"L'Or noir de Tchernobyl", de Guillaume Herbaut. Festival Visa pour l'image, couvent des Minimes, Perpignan (Pyrénées-Orientales). De 10 heures à 20 heures, entrée gratuite. Jusqu'au 12 septembre. Sur le Web : Visapourlimage.com.

27/08/2010

Fraude fiscale : les clients américains d'UBS

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d64f37dc-b151-11df-96bc-53f7a7317076/Les_4450_dossiers_dans_laffaire_UBS_ont_%C3%A9t%C3%A9_trait%C3%A9s

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Economie & Finance
Les 4450 dossiers dans l’affaire UBS ont été traités

Seuls 2000 cas ont été transmis au fisc américain. Le solde le sera d’ici à l’automne

L’Administration fédérale des contributions (AFC) a traité dans le délai imparti d’un an les 4450 dossiers des clients américains d’UBS réclamés par le fisc américain. L’affaire UBS n’est toutefois pas encore close, car la livraison des données restantes est agendée à l’automne. La date butoir avait été fixée à jeudi. Mais seule la moitié des cas a déjà été transmise aux Etats-Unis, a indiqué jeudi le Secrétariat d’Etat aux questions financières internationales (SFI), qui annonce que la livraison des données «sera en grande partie terminée cet automne».

Le fisc américain (Internal Revenue Service) a pour sa part déclaré hier avoir obtenu 2000 dossiers de la part de la Suisse. «Sur la base des informations reçues à ce jour et des garanties fournies par la Suisse, nous pensons être en mesure de retirer la procédure civile engagée» contre UBS, a indiqué un porte-parole.

Cette transmission de données des clients américains d’UBS est au cœur de l’accord signé le 19 août 2009 entre la Suisse et les Etats-Unis pour apaiser le fisc américain. La demande d’entraide administrative de Washington était parvenue le 31 août à Berne, qui disposait de 360 jours pour la traiter. Par cet accord, le Conseil fédéral avait obtenu, en concession de la transmission des données de clients américains, le gel de poursuites civiles.

Dans un communiqué, UBS s’est dite confiante sur une issue favorable en octobre de ce dossier et sur le fait que la procédure (appelée John Doe Summons) sera bientôt annulée.

18/08/2010

Vers des "subprimes" à la française

lu sur :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/170810/subprime-les-banques-la-barre-dun-proces-fiction

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à propos de l'article de MEDIAPART : Subprime: les banques à la barre d'un procès-fiction

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Je profite de cette information importante sur l'arrivée de ce film par Médiapart pour alerter sur une mesure qui est passée comme une lettre à la poste en première lecture du projet de loi sur la régulation bancaire et financière et adoptée  en présence d'une quinzaine de députés courant juin 2010.

Cette mesure concerne la création de " Sociétés de Financement à l'Habitat " ou SFH qui devraient permettre la titrisation des prêts immobiliers consentis par les banques d'une façon tout à fait similaire à celle des subprimes qui ont déclenché la crise financière.

Alors que les banques par l'article L313.42 du code monétaire et financier étaient obligées de garder toutes ces créances dans leurs bilans et de les provisionner, c'est à dire de prévoir le risque de défaut sur ces dettes, la nouvelle loi entend y déroger en permettant d'externaliser  les titres et donc de se débarrasser du risque sur ces SFH qui emettront en contrepartie des obligations à l'habitat qui pourront s'échanger contre toute valeur mobilière sur le marché.

Ceci signifie que les banques pourront prêter sans supporter le moindre risque puisque ces créances n'apparaîtront plus dans leurs bilans et donc deviendront beaucoup moins attentives à la solvabilité des débiteurs et tôt ou tard elles prêteront à de gens qui ne peuvent pas rembourser pour faire des profits importants immédiatement.

Autrement dit, il s'agit de créer une crise de subprime en France à plus ou moins long terme

Ces produits dérivés appelés "structured covered bonds" pourront être apportés en garantie à la BCE mais également les sicav et fonds de placements pourront les accueillir  en grande quantité et les épargnants n'y verront que du feu. Ce qui signifie, selon un spécialiste de la BRI, s'il y a problème, les épargnants ne pourront pas se tourner vers les banques émettrices pour récupérer leur capital , ils devront se contenter de récupérer ce qui est récupérable sur les prêts des ménages.

J'ai lu qu'un animateur du lobby bancaire s'était énorgueilli que cette mesure était le résultat de 4 années de travail.

Ce qu'il faut savoir également , c'est que François Pérol catapulté à la tête de la BPCE ( fusion CE + Banques Populaires) par NS dans des conditions délicates en piétinant les règles de déontologie s'est montré très favorable à la création de ces SFH. Comme par hasard, cet ancien directeur adjoint du cabinet de Sarkosy qui d'ailleurs vient de recevoir la légion d'honneur en juillet en m^me temps que Raymont Aubrac - grand résistant- est devenu le président de la FFB ( fédération française des banques) le lobby patronal bancaire. Le vice-président sera  Mr Oudéa, PDG de la Société Générale qui fut conseiller de NS lorsqu'il était ministre au budget. Donc ce sont 2 anciens proches de NS qui vont être chargés de négocier la loi sur la régulation bancaire et financière, étonnant et, donc, on s'aperçoit une fois de plus que les dés sont pipés d'avance.

Dans ce cadre on devrait voir l'apparition de la mise en place du crédit hypothécaire rechargeable, forme de crédit révolving applicable aux crédits immobiliers. Ce produit  préconisé en 2004 par NS a fait l'objet d'une ordonnance , en toute discrétion le 23 mars 2007.

En effet NS estime  que la croissance est soutenu par la consommation, et notamment la relance de l'habitat, et donc  pour augmenter l'endettement des ménages français, qui est un des plus faibles d'Europe, le crédit hypothécaire rechargeable est un des moyens de cette relance. Ce produit permettrait de mobiliser la valeur du patrimoine immobilier dormant non seulement pour financer des travaux mais aussi les dépenses de consommation. Le risque est le surendettement. En cas de défaillance, les créanciers seront en droit d'exiger la vente de la maison. C'est ce système fou qui a conduit à la bulle immobilière.

En conclusion, on s'aperçoit que le système financier français est puissant pour imposer une réforme sur laquelle les EU reviennent. Avec la titrisation, le gouvernement avec l'aval des parlementaires va permettre aux banques de s'en mettre plein les poches pendant quelques années jusqu'au moment ou les créances deviendront pourries et où le système s'effondrera. Dans ce cas ce sera le contribuable qui renflouera les  banques et les fonds d'investissement.

En conclusion, j'ai  lu qu'un parlementaire de la commission des finances, Mr De Courson aurait avoué qu'il n'avait pas bien regardé le passage sur les SFH et disant également "on n'a pas le temps d'examiner  correctement les textes, le gouvernement nous ensevelit sous les projets de loi".

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j'ai oublié d'intituler mon commentaire précédent " Bientôt la mise en place des subprimes français par l'intermédiaire de la loi sur la régulation bancaire et financière"

j'aimerai avoir l'avis de Ludovic Lamant, qui a assisté aux débats en juin 2010, sur la création de ces sociétés de financement à l'habitat qui devront  permettre de titriser les créances immobilières

15/08/2010

La privatisation des autoroutes en France

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/0101651990-magot

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Magot

Le fameux chassé-croisé du 15 août n’est pas pénible pour tout le monde. Les sociétés d’autoroute qui exploitent depuis cinq ans le...

par FRANÇOIS SERGENT

 

Le fameux chassé-croisé du 15 août n’est pas pénible pour tout le monde. Les sociétés d’autoroute qui exploitent depuis cinq ans le réseau français espèrent un nouveau record de profits. Un bon week-end de vacances rapporte près de 100 millions d’euros aux trois grands qui se partagent le marché et le magot. Les péages sont une affaire très rentable et la parabole exemplaire d’une privatisation qui n’a profité ni aux automobilistes ni à l’Etat.

En 2008, la Cour des comptes, devant l’aboulie du ministère des Transports qui laissait faire les entreprises qu’il était supposé contrôler, avait levé un beau lièvre. Expliquant comment les sociétés autoroutières contournaient les règlements des concessions pour trafiquer les péages avec un système de tarifs aussi opaque que sophistiqué. Une pratique d’autant plus facile que nombre de patrons et de cadres de ces entreprises viennent des mêmes grands corps d’ingénieurs et des mêmes directions chargés de les contrôler. Montrées du doigt, certaines sociétés ont mis un peu d’ordre dans leur grille tarifaire, tout en restant des machines à cash sans limitation de vitesse. Mais l’Etat ne produit toujours pas le rapport annuel promis sur les péages qui permettrait à l’usager de se retrouver dans la jungle des tarifs. Preuve est faite au bout de cinq ans qu’en échange de ses 15 milliards, l’Etat n’a pas gagné grand-chose en privatisant et que, surtout, il a manqué de rigueur et de volonté politique pour contrôler les petits futés des péages.

 

lire aussi :
ÉCONOMIE 14 AOÛT 0H00

Péages : la route de la fortune

Le système de tarification, opaque et compliqué, garantit aux sociétés d’autoroutes des revenus élevés.

extrait :

"...Prix imposés : le grand détournement

En théorie, tout est sous contrôle. Les hausses doivent être validées par les services de l’Etat. Les sociétés d’autoroute n’ont pas le droit d’augmenter leurs prix de plus de 70% ou 85% de l’inflation. Les tarifs des péages devraient évoluer moins vite que les prix à la consommation. Mais il existe des hausses additionnelles au titre des investissements (travaux de mises aux normes, élargissements…). Dans un rapport très sévère publié en 2008, la Cour des comptes observe que ces hausses sont «mal étayées» et que leur «justification est invérifiable». L’institution révélait également la pratique pernicieuse du «foisonnement», qui consiste à concentrer les hausses les plus fortes sur les tronçons les plus fréquentés. «Si bien que les recettes tirées des péages croissent plus rapidement que les hausses accordées et sont supérieures […] aux tarifs moyens affichés», écrivaient les magistrats de la rue Cambon. La Cour citait plusieurs cas de foisonnement par les sociétés APRR, ASF, ou SAPN. Cette dernière a «augmenté de 80% depuis 1995 le prix de la section Mantes-Gaillon, la plus chargée de l’autoroute A13». Le lobby autoroutier s’était à l’époque déchaîné contre le rapport. Aujourd’hui, un homme du sérail admet en off que certains «ont complètement déconné» en appliquant de «manière complètement démesurée» le foisonnement.

En 2010, les tarifs des autoroutes n’ont augmenté que de 0,5% en moyenne. Le rapport a mis la pression sur les services de l’Etat qui s’étaient montrés laxistes et avaient oublié que l’usager paye. La Cour des comptes a sifflé la fin de la récréation. L’Etat a demandé aux sociétés de cesser de foisonner. Mais la vigilance doit rester de mise. Les autoroutes françaises sont les plus chères d’Europe. "