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24/04/2017

Mondialisation : un exemple de son absurdité pour la France

à lire dans le Monde Diplomatique un article sur la filière bois :

( les arbres des forêts françaises sont expédiés en Chine par bateau pour être débités en planches, qui sont ensuite réimportées  )

 « Braderie forestière au pays de Colbert »

 

 
 
 

07/11/2016

Palestine : privatisation de son occupation par Israël

How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine

www.globalresearch.ca/...israel-is-gradually-privatising-its-occupati... - Traduire cette page
Il y a 19 heures - Selected Articles: How Israel Is Gradually Privatising Its Occupation of Palestine. By Global Research News. Global Research, November 06, ...


Private companies have been invest­­ing for years in the settlement project. But that involvement, as well as the amounts of money being made, have increased dramatically in the past decade. For Israelis, the West Bank has become a kind of special economic zone, where settlements often provide more profitable business conditions—low rents, favorable tax rates, government subsidies, and access to cheap Palestinian labor—than in Israel proper.

18/10/2016

Industrie chimique, industrie pharmaceutique, santé

les surlignages sont de moi

lu sur :

Perturbateurs endocriniens : un poids énorme sur l'économie américaine


340 milliards de dollars par an : c’est le coût des dégâts sanitaires provoqués par l’exposition de la population aux substances chimiques déréglant le système hormonal.

LE MONDE | 18.10.2016 à 00h53 • Mis à jour le 18.10.2016 à 06h28 | Par Stéphane Foucart

Environ 340 milliards de dollars (308 milliards d’euros) par an : le chiffre est si faramineux qu’il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l’analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18 octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires (obésité, diabète, troubles de la fertilité, troubles neuro-comportementaux, etc.) attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE).

Les PE sont une catégorie de mo­lécules (bisphénols, dioxines, phtalates, etc.) interférant avec le système hormonal et présentes dans de nom­breux pesticides, solvants et plastiques, dans certains cosmétiques ou conditionnements alimentaires. Certains peuvent produire des effets délétères à de faibles niveaux d’exposition.

« Ces estimations sont basées sur des éléments de preuve qui s’accumulent rapidement grâce à des études conduites en laboratoire ou sur les humains, et qui montrent l’association entre l’exposition à ces substances et une variété d’effets délétères », explique Leonardo Trasande, professeur associé à l’université de New York et co-auteur de ces travaux.

Ces différences importantes entre les Etats-Unis et l’Europe sont principalement dues à des différences de réglementation, qui conduisent à des niveaux d’exposition des populations sensiblement différents pour certaines substances.

Lire aussi : 

Présents jusque dans la chaîne alimentaire

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé des données d’exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d’études conduites en laboratoire et d’enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains.

Des études de qualité n’étant pas disponibles sur toutes les substances suspectes, « [nous n’avons] pris en compte qu’environ 5 % des PE présents sur le marché », précise M. Trasande. De même, les chercheurs n’ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d’un lien avec une exposition à ces produits.

Selon l’analyse, les substances les plus coûteuses en termes sanitaires sont les « PBDE »  (polybromodiphényl-ethers), une classe d’ignifugeants (ou « retardateurs de flamme ») massivement utilisés outre Atlantique depuis plus de trente ans dans les meubles rembourrés et l’électronique.

Aujourd’hui étroitement régulés ou interdits, ils sont très persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les poussières domestiques et jusque dans la chaîne alimentaire. Ils causeraient des dégâts, à hauteur de 240 milliards de dollars annuels environ, aux Etats-Unis.

Ils sont suivis par les plastifiants – bisphénol A (BPA) et phtalates –, présents dans certains récipients alimentaires, dont le coût sanitaire annuel serait de 56 milliards de dollars, puis par les pesticides (organophosphorés notamment), pour quelque 42 milliards par an.

Lire aussi :  
 


Erosion du QI

Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) ou, surtout, les effets neurologiques et neuro-comportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau étant dû à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des PE ayant des effets nocifs sur le neuro-développement.

Comment évaluer le poids économique de cette perte d’intelligence collective ? « La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu’à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2 % de productivité économique sur l’ensemble d’une vie. A l’échelle d’une population, c’est très important. »

Il est tentant de rapporter le coût de 340 milliards de dollars mis en évidence en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3 % en l’occurrence. Cela peut être trompeur. « Attention : ce genre d’externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l’économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d’un autre exercice, très compliqué. »

En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d’autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l’activité. Derrière un « coût » peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, le développement de médicaments ou les frais de prise en charge médicale, etc. « Ce genre d’interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M. Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n’est pas un indicateur de bien-être. »

Lire aussi :  


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/18/le-poids-enorme-des-perturbateurs-endocriniens-sur-l-economie-americaine_5015389_3244.html#X3XHkKMpu8l2vYyP.99

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mon commentaire :

en ce qui concerne l'utilisation des perturbateurs endocriniens et leurs effets, ce qui est valable pour les USA est évidemment valable aussi pour l'Europe

29/05/2016

29 mai 2005 : NON à l'Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l ...

https://fr.wikipedia.org/.../Référendum_français_sur_le_traité_établissant_une_constit...

 

Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe (aussi appelé traité de Rome II ou traité de Rome de 2004) eut lieu le . À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.

Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité.

Il s'agissait du troisième référendum sur un traité européen, après ceux de 1972 et 1992, mais il fut le premier à être rejeté.

30/03/2016

"Concevoir et planifier la régénération du territoire par une agriculture innovante"

communiqué :

 

Soutenez notre action en diffusant ce message aux personnes intéressées!
Please help us by spreading this message in your networks!
 

* * * POSSIBILITÉS DE FINANCEMENT * * *
> * * * GRATUIT POUR COTISANTS VIVÉA OU EN COURS D'INSTALLATION * * *
 
Permaterra organise le samedi 14, dimanche 15 et lundi 16 mai 2016 un stage de design : "Concevoir et planifier la régénération du territoire par une agriculture innovante". Dans cet exercice de design, nous appliquerons une méthode globale d'aménagement d'espaces agricoles innovante, notamment par le "Keyline Design", sur un cas concret dans l'Aude (11). Cette consultance sera encadrée par les facilitateurs Laurence Carretero, Franck Chevalier et David Mérino.
>  
À qui s'adresse cette formation ?
À toutes les personnes privées ou morales impliquées de façon technique ou stratégique dans la gestion du territoire:
> - Les agriculteurs : viticulteurs, arboriculteurs, éleveurs, maraîchers, grandes cultures, agro forestiers ou poly activité.
> - Les acteurs du territoire et du monde agricole : collectivité territoriales, associations, chambres consulaires.
> - Les propriétaires fonciers.
> - Les paysagistes.
> - Les permaculteurs.
> - Les consultants.
> - Les étudiants.
>  

Durant ce cours, nous réaliserons par une méthodologie précise la conception (le design) d'un bassin versant à Portel, dans l'Aude près de Sigean. Le but de cette formation/action est d'amorcer une réflexion globale sur une problématique territoriale incluant différents acteurs du territoire. Nous utiliserons les outils de conception les plus efficaces d'une agriculture innovante et durable:
> - Le "Keyline Design" dont l'échelle de la permanence relative (voir vidéos explicatives plus bas).
> - La gestion holistique : cycle de l'eau, des nutriments, impact animal...
> - L'agroforesterie : cycle de l'eau, des nutriments, impact de l'arbre hors forêt...
> - L'approche en permaculture : éthique, design, écosystème naturels comme modèle de référence.

Nous utiliserons également la sous soleusede type Yeomans (ou décompacteur), outil principal de l'approche Keyline.
>  

L'étude de cas : Coume Loubal à Portel (11)
L’étude du stage portera sur un sous-bassin versant de la commune de Portel des Corbières en amont de la réserve africaine de Sigean qui se voit régulièrement inondée lorsqu’il y a concomitance entre forte pluies et submersion marine.


Le sous bassin versant de Coume Loubal soumis au climat méditerranéen est composé de garrigues, de friches ou anciennes cultures, de vignes, d'habitations, de chemins et de cours d'eau (altitude : mini 10 m/maxi : 180 m).
Avantages à participer au cours
Créez une nouvelle vision pour votre paysage.
Augmentez les rendements et la résilience de l’élevage et des cultures.
Apprenez à créer et à mettre en œuvre un plan d'ensemble de l'exploitation en utilisant la conception Keyline (les grands thèmes : lecture du paysage, gestion hydraulique, agroforesterie et gestion du pâturage).
Découvrir l’impact de la sous soleuse de type Yeomans sur la régénération des sols et la gestion de l’eau (démonstration sur site).
Découvrez comment créer une couche arable saine et biologiquement active en réunissant toutes les conditions : sol aéré, humide toute l’année et pâturage au bon moment.
Plan de récupération de l'eau de paysage entier (en utilisant des techniques de gestion holistique et Keyline).
Réduisez les coûts et la dépendance aux intrants externes, augmentez les profits améliorez les moyens de subsistance tout en améliorant votre qualité de vie.
Adaptez votre ferme, votre propriété ou votre pépinière avec succès vers la transition énergétique et écologique
Les enjeux pour le territoire
"Prévenir plutôt que guérir". Réduction des coûts des travaux de “réparation” par une bonne gestion préventive des chocs climatiques. Inondation, feu, sècheresse, érosion.
Régénérer les friches en sols agricoles.
Régénérer les paysages pour l’agro tourisme.
Redynamiser la vie locale par l’agriculture. Un emploi agricole génère cinq emplois sur le territoire.
Recréer de la biodiversité.
Le lieu du stage

> Le stage se déroulera aux Jardins de la Fount à Sigean. Les Jardins de la Fount (fontaine en occitan) est une ferme permaculturelle sous mention Nature & Progrès d’1,8 ha qui depuis 5 ans produit des légumes (deux maraîchers sont installés sur une parcelle d’un demi hectare), et depuis un an des fruits, des oeufs, des confitures, confits, sirops et vinaigres ainsi que du pain. La particularité de cette ferme est d'être en autonomie énergétique et hydrique, l’objectif des Jardins de la Fount est d'être une ferme à énergie positive. Un projet de traction animale est à l’étude.

Sujets abordés
Combinaison d’actions Eau - Animal - Végétal - Humain.
Keyline™ Design et conception en permaculture.
Gestion des eaux de ruissellement, collecte, stockage et irrigation.
Agroforesterie et approches sylvo-pastorales.
Pâturages tournants, amélioration des pâtures.
Améliorer la fertilité des sols, le cycle des nutriments.
Sous-soleuse Yeomans, travail du sol en Keyline.
Séquestration du carbone.
Restauration d’écosystème.
 
Plus d'infos sur le Keyline Design : cliquez sur l'image pour visualiser la vidéo
Facilitateurs
Laurence Carretero est une cultivatrice. Elle sème et plante fleurs, fruits et légumes mais aussi toutes sortes d’alternatives concrètes pour modeler son territoire selon les principes de la Permaculture. Après un BTS d’horticulture, elle devient formatrice en phytotechnies et techniques du paysage en CFPPA à Nouméa. Elle crée son bureau d’étude de conception paysagère avant d’émigrer en Australie en 2007 où elle prend conscience du pic pétrolier et découvre la Permaculture. Depuis son retour en France en 2010 et après avoir suivi un PDC avec Bernard Alonzo elle met en place un permalieu à Sigean et participe à l’émergence d’une monnaie locale (le CERS) avec l’association Just’echanges et du Café des Possibles avec l’association Le Champ des Possibles. What’s next ?

Franck Chevallier a à cœur d'accompagner l'agriculture dans sa transition énergétique et agro-écologique. Pour cela il puise dans son expérience d'agriculteur, dans les apports de la permaculture, du keyline design et de l'holistic management. Il s'exerce au design de ferme, réalise des chantiers de régénération des sols selon l'approche du keyline design et anime des ateliers d'autoconstruction de sous soleuse de type Yeomans. www.paysages-fertiles.fr

David Mérino étudie, applique et partage la permaculture dans divers projets.

Formé par des pionniers de la Pemaculture comme Robin Francis, Darren Doherty, Rose Mary Morrow, et par des permaculteurs francophones comme Bernard Alonso, Steve Read ou Andy Darlington, il s'intéresse à la régénération des écosystèmes et des communautés. Ses compétences sont transversales et variées : de l'apiculture écologique à la gestion de l'eau en passant par la régénération des sols ou l'assainissement écologique, c'est avec plaisir qu'il partagera son expérience, les méthodes de conception et les actions pour les mettre en œuvre. Il anime et coordonne les activités de Permaterra.

Hébergement
1. Sur le lieu de stage à Sigean avec douches et toilettes sèches, uniquement en camping, emmener sa propre tente.
> Prix : 5 €/nuit/personne.

2. Des hébergements sont disponibles dans les alentours. Nous pouvons vous fournir quelques adresses au besoin. À réserver directement.

Repas
Les repas du dimanche midi et du lundi midi sont préparés par Les Jardins de la Fount.
> Prix : 10 € / repas.

Le reste des repas sont pris ensemble : chacun emmène sa nourriture que nous partagerons. Possibilité de chauffer les repas.

Toutes les informations sur :
> http://www.permaterra.fr/stage-design-permaculture-regeneration-du-territoire-2016/
>  
> ou écrire à
>  
> info@permaterra.fr
>  
>  
> À bientôt !


Permaterra est déclarée organisme de formation enregistré sous le numéro 91 66 01747 66,
> cet enregistrement ne vaut pas agrément de l'état.

03/01/2016

Ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire (suite)

À propos de la Suisse et ses initiatives populaire, voir aussi sur ce blog :

Pour un revenu de base (rappel)

 

rappel de la note du :

11/04/2012

Pour un revenu de base

... MAIS C'EST EN SUISSE, PAS EN FRANCE, HÉLAS !

SUISSE & RÉGIONS 
Un revenu de base de 2500 francs pour tous: l’initiative est lancée 
Le texte pose le principe d’une allocation universelle. Inconditionnelle, elle doit permettre à chacun de vivre dignement

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/80349052-8348-11e1-8fee-0125137f3c88/Un_revenu_de_base_de_2500francs_pour_tous_linitiative_est_lanc%C3%83%C2%A9e#

Un revenu universel garanti, permettant à tous de «mener une existence digne». C’est ce que propose l’initiative «Pour un revenu de base inconditionnel», publiée mardi dans la Feuille fédérale.

Si le texte ne fait que poser le principe et laisse au législateur le soin de régler le financement et le montant de ce revenu, ses promoteurs ont une idée précise de ce qu’ils envisagent: entre 2000 et 2500 francs par mois, «de quoi libérer chacun de l’obligation de travailler pour gagner sa vie», explique l’ancien vice-chancelier de la Confédération, Oswald Sigg, membre du Comité d’initiative. «Devoir travailler pour survivre est une injustice, affirme-t-il. Certains n’ont pas de travail, d’autres ne font pas ce qui leur plaît, sont surmenés, stressés. L’idée est de réduire cette injustice et d’augmenter pour tous les chances de faire ce qu’ils veulent.»

Saugrenue pour beaucoup, l’idée n’est pourtant pas nouvelle. Ebauchée au XVIe siècle par Thomas More dans son Utopie, elle est reprise par quantité de théoriciens à travers l’Histoire, de Condorcet – qui pose le principe d’un revenu inconditionnel et suffisant pour tous – au Prix Nobel d’économie Milton Friedman et son «impôt négatif», allocation fixe couplée à l’impôt sur le revenu.

Soutenu en Suisse par le réseau BIEN-CH (Basic Income Earth Network), le revenu de base repose sur plusieurs arguments: en plus de découpler la couverture des besoins vitaux d’un travail rémunéré, il améliorerait l’efficacité de l’allocation des ressources – en se substituant pour partie à la galaxie des prestations sociales – et garantirait au citoyen l’autonomie de ses choix de vie. Cerise sur le gâteau, estime le réseau BIEN-CH, en «déconnectant les entreprises de leur obligation d’offrir des salaires suffisants», le revenu de base «flexibiliserait le marché du travail et engendrerait une nouvelle dynamique des activités économiques».

Problème: si chacun a droit à un minimum garanti, qui continuera de travailler? «Je ne pense pas que la collectivité travaillera moins, répond Oswald Sigg. Mais elle travaillera autrement, en accord avec les intérêts personnels et sociaux. Et ceux qui veulent gagner beaucoup continueront de travailler beaucoup.»

L’économiste vaudois Samuel Bendahan, socialiste, s’intéresse à l’idée depuis plusieurs années. Car selon lui, le revenu de base créerait «des incitations réelles»: «D’abord parce que de nombreuses études ont montré qu’on ne travaille pas pour l’argent mais par motivation intrinsèque, pour des causes ou pour des raisons sociales. Ensuite, parce que le revenu universel ferait disparaître les effets de seuil des prestations sociales. Actuellement, ceux qui sont à l’aide sociale et se remettent à travailler perdent le droit à certaines prestations. L’incitation au travail serait plus élevée avec un revenu universel. Enfin, si ce revenu était en place, plus personne n’accepterait les métiers ingrats. Cela obligerait donc l’économie à investir pour rendre ces métiers plus attractifs, ce qui rendrait plus juste le marché du travail.»

Samuel Bendahan prévient toutefois: «Il faut être conscient que cela modifierait drastiquement nos modes de fonctionnement. Avant de graver une telle idée dans la Constitution, il faut y avoir bien réfléchi. Parce que distribuer un tiers du PIB aux gens ne se fera pas sans augmenter massivement les impôts. De 30% aujourd’hui, la quote-part fiscale augmenterait au moins à 50%.» Faux, rétorquent les initiants: «Cela coûterait effectivement un tiers du PIB, soit environ 200 milliards, explique Oswald Sigg. Mais le revenu de base est en grande partie déjà financé si l’on réorganise l’Etat social, c’est-à-dire l’AVS, l’AI, etc. Et pour le reste, il y a plusieurs méthodes en discussion: hausse de la TVA, hausse de l’imposition des gros revenus et de la fortune, par exemple.» Des pistes auxquelles s’ajoutent d’autres possibilités, que les initiants ont détaillées dans un livre ad hoc*: une taxe sur les mouvements de capitaux, une taxe écologique, une réforme de l’impôt fédéral direct ou même la création de monnaie.

Le Comité d’initiative a 18 mois pour réunir 100 000 signatures et espérer que le peuple se prononce. Mais le principe d’un revenu de base fait déjà bondir les milieux économiques. «C’est une tromperie sur la marchandise, s’enflamme l’éditorialiste Beat Kappeler. Les nouilles ne tombent pas des arbres! C’est un mensonge que de prétendre que le pays continuerait de fonctionner avec un tel système. Et c’est une négation de ce qu’est l’Homme. La dignité, c’est aussi la capacité d’assurer seul sa subsistance, sans compter sur la collectivité. Quant au financement, c’est une plaisanterie: l’entrepreneur allemand Götz Werner, qui défend cette idée, admet lui-même que cela suppose un impôt de 50% sur le revenu de ceux qui continuent à travailler et une hausse de 50% de la TVA. Vous voyez ce qui reste…»*«Le financement d’un revenu de base inconditionnel», Ed. Seismo, Zurich, 2010.

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voir aussi sur ce blog : 

14/12/2013

Pour un revenu de base...

et ailleurs :

 

AIRE - Association pour l'Instauration d'un Revenu d'Existence

 

www.revenudexistence.org/

28/09/2015

Vers une baisse du chômage en France

Dekisemokton ???

 

Pôle emploi lance son nouveau dispositif de contrôle des chômeurs

Le Point - Il y a 2 heures

12/09/2015

Société et notion d'Humanité (suite)

À la base de la notion d'Humanité dans la société, il y a la religion, qu'on le veuille ou non.

Voilà pourquoi notre société doit éviter à tout prix de s'aligner le modèle anglo-saxon, où la Force prime le Droit et où la Nature peut être exploitée impunément car considérée comme un don de Dieu !

à lire sur The Guardiab :

America's dark and not-very-distant history of hating Catholics ...

www.theguardian.com/world/.../america-history-of-hating-catholics

4 hours ago ... Progressives and conservatives are in a rare unity welcoming Pope Francis to the USbut anti-Catholicism was rampant before John F ...

voir aussi sur ce blog la note du 8/6/2015 :

Société et notion d'Humanité:

30/06/2015

Grèce : comment Joseph Stiglitz voterait dimanche prochain

il voterait NON aux conditions imposées par l'Europe-de-la-concurrence-libre-et-non-faussée

 lu sur :

 

Joseph Stiglitz: how I would vote in the Greek referendum | Business ...

 

www.theguardian.com/.../joseph-stiglitz-how-i-would-vote-in-the-greekreferendum

 

 

extrait :

It is hard to advise Greeks how to vote on 5 July. Neither alternative – approval or rejection of the troika’s terms – will be easy, and both carry huge risks. A yes vote would mean depression almost without end. Perhaps a depleted country – one that has sold off all of its assets, and whose bright young people have emigrated – might finally get debt forgiveness; perhaps, having shrivelled into a middle-income economy, Greece might finally be able to get assistance from the World Bank. All of this might happen in the next decade, or perhaps in the decade after that.

By contrast, a no vote would at least open the possibility that Greece, with its strong democratic tradition, might grasp its destiny in its own hands. Greeks might gain the opportunity to shape a future that, though perhaps not as prosperous as the past, is far more hopeful than the unconscionable torture of the present.

I know how I would vote.

Joseph E. Stiglitz, a Nobel laureate in economics

21/06/2015

Nutella, huile de palme, etc ...

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un article ancien à lire sur BASTAMAG :

 

Crime environnemental : sur la piste de l’huile de palme

17/04/2012 SOPHIE CHAPELLE

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L’huile de palme est massivement importée en Europe. Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait (...)

15/06/2015

Écrans, santé et intérêts économiques.

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Selon Michel Desmurget, chercheur à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives, les écrans ont un impact « sur l’agressivité, l’anxiété, les préjugés sexistes ou les troubles du sommeil ». Il estime, dans un entretien accordé au Figaro, que trouver des vertus aux écrans est lié à des intérêts économiques.

 

 Le Figaro, 15/06

07/04/2015

Europe de la concurrence libre : danger pour la société

à lire sur :

Bruxelles vole au secours du « secret des affaires » - Le Monde

www.lemonde.fr/.../bruxelles-vole-au-secours-du-secret-des-affaires_ 4610925_3232.html
 

il y a 7 heures ... En novembre 2013, la Commission européenne a publié un projet de directive relative au secret des affaires. Ce projet, dont l'examen au ...

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09/03/2015

La Grèce et l'Eldorado

à lire sur le site de l'Humanité :

Les citoyens de Chalcidique préfèrent la vie à l'or

L'Humanité - 

Eldorado Gold, multinationale canadienne, voulait passer en force pour exploiter une gisement à ciel ouvert. S’appuyant sur un large mouvement d’opposition, Syriza vient de stopper ce projet délétère pour l’environnement et l’avenir économique de la région.

05/03/2015

La crise ? Pas pour tout le monde !

à lire sur : (les surlignages sont de moi)

Le CAC 40 renoue avec une hausse spectaculaire des profits

La Tribune.fr 

latribune.fr (avec Reuters)  |  05/03/2015, 14:09  -  263  mots
Les sociétés du CAC 40 ont dégagé 67,58 milliards d'euros de bénéfices en 2014, Une hausse de 39,4% par rapport à 2013. Total et LVMH ont réalisé les meilleures performances.

Après une année 2013 en recul, les sociétés du CAC 40 ont dégagé en 2014 des bénéfices en hausse de 39,4%. En parallèle, le chiffre d'affaires total est pratiquement stable (+0,3%) (*), selon des données compilées par Reuters.

Le CAC 40 renoue avec une hausse spectaculaire des profits.pdf

Ainsi, au total, les bénéfices nets atteignent 67,58 milliards d'euros, et se rapprochent des profits faramineux de 2011 (73 milliards d'euros).

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(*) ce qui semble signifier que les profits vont à quelques sociétés seulement ! (Total, LVMH ...)

18/02/2015

Crise Européenne : une monnaie parallèle pourrait être la solution

lu sur :

pour un fédéralisme monétaire européen - Veblen Institute

www.veblen-institute.org/De-la-monnaie-unique-a-la-monnaie

De la monnaie unique à la monnaie commune : pour un fédéralisme monétaire européen

par Bruno Théret Wojtek Kalinowski (17-02-2015)

 

La crise de l’euro nous oblige à repenser en profondeur la politique monétaire européenne. Le rachat des dettes souveraines par la Banque centrale européenne n’offre pas la solution à la crise ; il ne fait que maintenir en place un système déjà failli. Une réponse structurelle consisterait à rendre aux Etats une capacité d’agir sans pour autant faire voler en éclats l’union monétaire.

Tout en préservant l’unité de la zone euro, chaque Etat membre pourrait mettre en circulation sur son propre territoire une monnaie complémentaire, garantie par les recettes fiscales et maintenue à parité avec l’euro. Cette monnaie parallèle serait une monnaie « populaire » émise sous forme de billets de petite dénomination et destinée aux achats quotidiens. L’euro continuerait d’être utilisé pour régler les transactions de montant plus important, les transactions à l’échelle européenne et servirait de monnaie d’épargne.

Le fédéralisme monétaire tel qu’il est proposé ici rompt avec le monopole bancaire privé sur l’émission de mon-naie. Parallèlement à une monnaie commune relevant des autorités monétaires européennes, il instaure une monnaie complémentaire nationale, relevant des autorités publiques. Ce faisant, il apporte une réponse à la crise actuelle, mais sa portée ne se limite pas aux problèmes des pays « périphériques » de la zone euro.

Plus fondamentalement, il affirme que les principes d’organisation de la monnaie doivent être cohérents avec ceux qui fondent la communauté politique. Dans le cas de l’Union européenne, il s’agit de transposer sur le plan monétaire la vielle maxime « unité dans la diversité », et de reconnaître que la politique monétaire est un des outils dont les peuples souverains doivent pouvoir disposer pour protéger leur existence.

Une monnaie fiscale décentralisée – qu’elle soit nationale, régionale ou locale, car il est parfaitement possible d’envi-sager une pluralité d’échelles d’émission, dès lors que celles-ci sont adossées à des recettes fiscales anticipées – est tout d’abord un crédit de court terme moins cher que celui qu’offrent les marchés financiers. Mais elle peut aussi s’assigner un objectif plus ambitieux et devenir un moyen de paiement à part entière, une monnaie complémentaire circulant durablement au sein de l’économie locale, en parallèle à l’euro. Il faut alors qu’elle soit acceptée par la population. Sa mise en place devra alors être négociée avec le secteur privé. Pour y parvenir, le gouvernement doit construire activement la confiance dans la nouvelle monnaie et maintenir sa valeur au pair avec l’euro.

Le troisième objectif de la monnaie fiscale est d’obliger l’Etat à une politique fiscale et financière plus responsable. Dès lors qu’il existe une monnaie supérieure fédérale, tout Etat émetteur de ses propres moyens de paiement a inté-rêt à en préserver la valeur : mener une politique inflation-niste reviendrait à réduire la valeur de ses recettes de demain et à miner la confiance et donc la viabilité de sa monnaie en augmentant sa dépendance vis-à-vis des autorités fédérales.

L’exigence de convertibilité interne et la défense de la parité avec l’euro distinguent cette proposition d’autres idées avancées actuellement dans le débat, notamment au sujet de la crise grecque, où une monnaie parallèle serait dévaluée aussitôt qu’elle est émise.

Instituer une monnaie parallèle fiscale et défendre sa parité est un exercice politique difficile mais faisable, comme le prouvent certaines expériences internationales. Au fond, c’est une tentative de refonder la gouvernabilité publique dans le contexte d’une crise de confiance face aux recettes habituelles de la « bonne gouvernance » néolibérale. Sa réussite dépend justement de la capacité des autorités émettrices de gagner la confiance de la population : une monnaie fiscale émise par un Etat ou une collectivité territoriale doit être aussi légitime que l’euro lui-même. 

Documents joints

 

sur le même sujet :

La Grèce risque-t-elle le scénario argentin 

(Le Monde)

 

Les Européens lancent un ultimatum à Athènes
Mediapart - Il y a 2 jours
Encore un échec sur le dossier grec, lundi à Bruxelles. Les ministres européens 
ont durci leurs positions, et veulent forcer Athènes à accepter ...

 

 

Athènes piétine l'ultimatum de la zone euro, mais veut reprendre les discussions - LeTemps.ch

Le Temps - Il y a 5 heures

Athènes piétine l'ultimatum de la zone euro, mais veut reprendre les discussions

AWP

Athènes (awp/afp) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fait fi mardi de l'ultimatum fixé à vendredi par la zone euro pour demander une extension du programme d'aide de l'UE au pays, en annonçant pour le même jour le vote de lois sociales proscrites par ce programme.

Parallèlement, cependant, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a déclaré mardi soir à la télévision allemande qu'Athènes allait demander une extension du financement européen "de quelques mois pour avoir assez de stabilité afin que nous puissions négocier un nouvel accord entre la Grèce et l'Europe".

Un peu plus tôt, une source gouvernementale grecque avait indiqué à Athènes que le gouvernement envisageait de demander l'extension du financement européen, qu'elle "distingue clairement du mémorandum".

Le mémorandum - le programme d'aide imposé à la Grèce depuis 2010 par la "troïka" de ses créanciers (UE, FMI, BCE) - prévoit 240 milliards d'euros de prêts, mais en échange de mesures économiques pesant très lourd sur la population.

Le nouveau gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir fin janvier, rejette totalement désormais ces instructions venues de l'extérieur. Il demande quelques mois, et de l'argent en attendant, pour préparer son propre programme de réformes.

Or lundi soir, une réunion entre ministres des Finances de la zone euro, ou Eurogroupe, a tourné court à Bruxelles, les grands argentiers inscrivant l'expression "poursuite du programme actuel" dans leur projet de communiqué.

Les Grecs ont refusé sèchement. Sourd à ce refus, l'Eurogroupe a donné jusqu'à vendredi à Athènes pour reconsidérer sa position et demander quand même l'extension du programme au-delà du 28 février. Sinon, la Grèce peut se trouver sans financement.

"La Grèce n'accepte pas les conditions et les ultimatums", a lancé Alexis Tsipras mardi devant les parlementaires de son parti Syriza.

Pour enfoncer le clou, il a annoncé que de premières mesures sociales promises aux Grecs pendant la campagne - sur les saisies immobilières ou l'étalement sur 100 mois des remboursements de prêts pour les plus démunis - seraient votées dès vendredi, à l'encontre des préconisations du programme d'aide. M. Tsipras en a même rajouté, annonçant que suivraient des mesures portant cette fois sur le retour des conventions collectives dans les entreprises, actuellement suspendues par les memorandums.

POSSIBILITÉ D'UN 'PROGRAMME INTERMÉDIAIRE'

Selon M. Tsipras, l'échec de la réunion de lundi incombe principalement au chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, accusé d'avoir "remplacé par un nouveau texte" un autre, manifestement plus acceptable pour Athènes, qui "faisait allusion à l'extension de l'accord de financement et non à celle du mémorandum".

C'est en quelque sorte le retour sur la table de ce texte que souhaiterait désormais Athènes.

Selon la chaîne publique Nerit, la Grèce "va adresser mercredi une lettre à Jeroen Dijsselbloem, pour demander une extension de six mois de l'accord de financement qui pourra prendre la forme d'un programme intermédiaire". D'après Nerit, "les autorités grecques s'engageraient pendant cette période à oeuvrer avec leurs partenaires européens et internationaux" pour l'assainissement de l'économie. 

"Avec l'Europe, nous voulons une solution, pas une rupture", a assuré M. Tsipras dans son discours. Il a déploré au passage que "le climat à l'Eurogroupe ne soit pas le même qu'au sommet européen", auquel il a participé la semaine dernière avec les autres chefs d'Etat et de gouvernement. Une enceinte plus "politique" et moins "technocratique", selon ses termes, où manifestement il s'est senti mieux entendu.

La riposte de la Grèce ravive le scénario d'un "Grexit", une sortie désordonnée de la zone euro. Sans soutien de ses créanciers, Athènes risque de se retrouver rapidement à court d'argent.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble n'a rien semblé céder mardi. Déclarant que "personne n'a très bien compris si la Grèce sait ce qu'elle veut", il a martelé qu'elle doit "s'engager de manière claire, solide et crédible à remplir le programme, si ce n'est pas à la fin février, à une date dont on puisse discuter".

Mercredi, le Parlement grec élira un nouveau président de la République. Malgré la présence d'un concurrent, le candidat du gouvernement Prokopis Pavlopoulos - un ancien ministre conservateur, à ce titre soutenu aussi par le principal parti d'opposition Nouvelle Démocratie - devrait obtenir les 180 voix sur 300 nécessaires à son élection au premier tour.

afp/jh 

12/02/2015

Le problème de l'Europe n'est pas la Grèce

c'est l'actuel projet européen lui même qui est le problème.

(remarque : si je mets parfois des articles en anglais, c'est que je n'en trouve pas l'équivalent en français)

lu sur The Guardian :

 

Pablo IglesiasIf the Greek olive branch is rejectedEurope may fall ...

 

www.theguardian.com/.../pablo-iglesias-greek-europe-greece-alexis-tsipras

  

The new despots who are trying to persuade us that Europe’s problem is Greece are putting the European project itself at risk.  

During his swearing-in speech as Greece’s prime minister, Alexis Tsipras was clear: “Our aim is to achieve a solution that is mutually beneficial for both Greece and our partners. Greece wants to pay its debt.”

The European Central Bank’s (ECB) response to the Greek government’s desire to be conciliatory and responsible, was also very clear: negative. Either the Greek government abandons the programme on which it was elected, and continues to do the very thing that has been disastrous for Greece, or the ECB will stop supporting Greek debt.

The ECB’s calculation is not only arrogant, it is incoherent. The same central bank that recognised its mistakes a few weeks ago and began to buy government debt is now denying financing to the very states that have been arguing for years that the role of a central bank should be to back up governments in protecting their citizens rather than to rescue the financial bodies that caused the crisis.

Now, instead of acknowledging that Greece deserves at least the same treatment as any other EU member state, the ECB has decided to shoot the messenger. Excesses of arrogance and political short-sightedness cost dear. The new despots who are trying to persuade us that Europe’s problem is Greece are putting the European project itself at risk.

Europe’s problem is not that the Greeks voted for a different option from the one that led them to disaster; that is simply democratic normality. Europe’s threefold problem is inequality, unemployment and debt – and this is neither new nor exclusively Greek.

Nobody can deny that austerity has not solved this problem, but rather has exacerbated the crisis. Let’s spell it out: the diktats of those who still appear to be running things in Europe have failed, and the victims of this inefficiency and irresponsibility are Europe’s citizens.

It is for this precise reason that trust in the old political elites has collapsed; it is why Syriza won in Greece and why Podemos – the party I lead – can win in Spain. But not all the alternatives to these failed policies are as committed as Syriza and Podemos are to Europe and to European democracy and values.

The Greeks have been pushed to the point of disaster, yet the Greek government has reached out and shown great willingness to cooperate. It has requested a bridge agreement that would give both sides until June to deal with what is little short of a national emergency for the majority of the Greek population.

It has proposed linking repayment of the debt to growth (the only real way of paying creditors and of guaranteeing their rights), and has indicated its desire to implement those structural reforms needed to strengthen an impoverished state left too long in the hands of corrupt elites.

Greece has accepted a primary surplus (1.5% of GDP instead of the 3% that the troika had demanded) to give a minimum margin for dealing with the social consequences of the crisis and to devote, if necessary, a portion of the profits made by central banks after buying Greek bonds.

This means, pure and simple, making sure the European money destined to help Greece is in fact aid for citizens and for the economy, and not a way of rewarding the banks and slowing down recovery. However, faced with the statesmanlike moderation of a government that would have every reason to be more drastic, the ECB and the German chancellor, Angela Merkel, respond with a dogmatic arrogance that sits ill with European values. The question is: who will pay for their arrogance? The most short-sighted cynics perhaps think that this is the Greek government’s problem and it does not affect the rest of the European family.

Yet we need only look at what has happened to the Greek socialist movement Pasok; the formerly mighty German SPD, which is now utterly subordinate to Merkel; the ideological collapse of the French Socialist party, heading for historic humiliation at the hands of Marine Le Pen; and at the socialists in Spain, who are so desperate they would prefer the right to win the coming election rather than Podemos.

Austerity has shattered the political space historically occupied by social democracy, so it would be in the interests of these parties to rectify this and support the Greek government.

It seems that Italy’s Matteo Renzi, despite his lukewarm support, is alone in fully grasping what is at stake in Greece. Or do people perhaps think that if Europe’s leadership refuses to budge in its attitude, then the “normality” of austerity can be restored? It is unwise to put a democratic government between a rock and a hard place. The wind of change that is blowing in Europe could become a storm that speeds up geopolitical changes, with unpredictable consequences.

The viability of the European project is at stake. Pro-Europeans, especially those in the socialist family, should accept the hand offered by Tsipras and help curb the demands of the pro-austerity lobby. It’s not just their own political survival that is at stake but that of Europe itself.

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sur le même sujet :

Grèce : constat d'échec à l'Eurogroupe
 
La première rencontre formelle entre le nouveau ministre des finances grec et ses homologues européens s’est soldée par un échec, mercredi soir.

10/02/2015

EDF et l'évasion fiscale : comment un groupe public peut-il tricher ?

communiqué :

Fiscalité : le gouvernement somme EDF de clarifier sa situation (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/societes/2015/02/08/20005-20150208ARTFIG00086-optimisation-fiscale-le-gouvernement- 

Vidéo Révélations sur les méthodes d’optimisation fiscale d’EDF (Info France 2)
http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/info-france-2-revelations-sur-les-methodes-doptimisation-fiscale-dedf_768541.html 

EDF effectuerait de l'optimisation fiscale (BFM Business)
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/edf-effectuerait-de-l-optimisation-fiscale-851665.html 


Paradis fiscaux : Sapin veut des groupes publics "exemplaires" après les révélations de France 2 sur EDF (Francetv info) 
http://www.francetvinfo.fr/economie/impots/paradis-fiscaux/paradis-fiscaux-sapin-veut-des-groupes-publics-exemplaires-apres-les-revelations-de-france-2-sur-edf_769507.html 

Évasion fiscale - Le hold-up du siècle (Arte) 
http://future.arte.tv/fr/sujet/evasion-fiscale 

Les paradis fiscaux coûtent à la France 60 à 80 milliards d'euros par an (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/09/les-paradis-fiscaux-coutent-a-la-france-60-a-80-milliards-d-euros-par-an_3492428_3234.html 

08/02/2015

Pour un revenu de base (rappel)

 

 Nota Bene :

 

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

 

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

 

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

 

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Pour un revenu de base (rappel)

 

rappel de la note du :

11/04/2012

Pour un revenu de base

... MAIS C'EST EN SUISSE, PAS EN FRANCE, HÉLAS !

SUISSE & RÉGIONS 
Un revenu de base de 2500 francs pour tous: l’initiative est lancée 
Le texte pose le principe d’une allocation universelle. Inconditionnelle, elle doit permettre à chacun de vivre dignement

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/80349052-8348-11e1-8fee-0125137f3c88/Un_revenu_de_base_de_2500francs_pour_tous_linitiative_est_lanc%C3%83%C2%A9e#

Un revenu universel garanti, permettant à tous de «mener une existence digne». C’est ce que propose l’initiative «Pour un revenu de base inconditionnel», publiée mardi dans la Feuille fédérale.

Si le texte ne fait que poser le principe et laisse au législateur le soin de régler le financement et le montant de ce revenu, ses promoteurs ont une idée précise de ce qu’ils envisagent: entre 2000 et 2500 francs par mois, «de quoi libérer chacun de l’obligation de travailler pour gagner sa vie», explique l’ancien vice-chancelier de la Confédération, Oswald Sigg, membre du Comité d’initiative. «Devoir travailler pour survivre est une injustice, affirme-t-il. Certains n’ont pas de travail, d’autres ne font pas ce qui leur plaît, sont surmenés, stressés. L’idée est de réduire cette injustice et d’augmenter pour tous les chances de faire ce qu’ils veulent.»

Saugrenue pour beaucoup, l’idée n’est pourtant pas nouvelle. Ebauchée au XVIe siècle par Thomas More dans son Utopie, elle est reprise par quantité de théoriciens à travers l’Histoire, de Condorcet – qui pose le principe d’un revenu inconditionnel et suffisant pour tous – au Prix Nobel d’économie Milton Friedman et son «impôt négatif», allocation fixe couplée à l’impôt sur le revenu.

Soutenu en Suisse par le réseau BIEN-CH (Basic Income Earth Network), le revenu de base repose sur plusieurs arguments: en plus de découpler la couverture des besoins vitaux d’un travail rémunéré, il améliorerait l’efficacité de l’allocation des ressources – en se substituant pour partie à la galaxie des prestations sociales – et garantirait au citoyen l’autonomie de ses choix de vie. Cerise sur le gâteau, estime le réseau BIEN-CH, en «déconnectant les entreprises de leur obligation d’offrir des salaires suffisants», le revenu de base «flexibiliserait le marché du travail et engendrerait une nouvelle dynamique des activités économiques».

Problème: si chacun a droit à un minimum garanti, qui continuera de travailler? «Je ne pense pas que la collectivité travaillera moins, répond Oswald Sigg. Mais elle travaillera autrement, en accord avec les intérêts personnels et sociaux. Et ceux qui veulent gagner beaucoup continueront de travailler beaucoup.»

L’économiste vaudois Samuel Bendahan, socialiste, s’intéresse à l’idée depuis plusieurs années. Car selon lui, le revenu de base créerait «des incitations réelles»: «D’abord parce que de nombreuses études ont montré qu’on ne travaille pas pour l’argent mais par motivation intrinsèque, pour des causes ou pour des raisons sociales. Ensuite, parce que le revenu universel ferait disparaître les effets de seuil des prestations sociales. Actuellement, ceux qui sont à l’aide sociale et se remettent à travailler perdent le droit à certaines prestations. L’incitation au travail serait plus élevée avec un revenu universel. Enfin, si ce revenu était en place, plus personne n’accepterait les métiers ingrats. Cela obligerait donc l’économie à investir pour rendre ces métiers plus attractifs, ce qui rendrait plus juste le marché du travail.»

Samuel Bendahan prévient toutefois: «Il faut être conscient que cela modifierait drastiquement nos modes de fonctionnement. Avant de graver une telle idée dans la Constitution, il faut y avoir bien réfléchi. Parce que distribuer un tiers du PIB aux gens ne se fera pas sans augmenter massivement les impôts. De 30% aujourd’hui, la quote-part fiscale augmenterait au moins à 50%.» Faux, rétorquent les initiants: «Cela coûterait effectivement un tiers du PIB, soit environ 200 milliards, explique Oswald Sigg. Mais le revenu de base est en grande partie déjà financé si l’on réorganise l’Etat social, c’est-à-dire l’AVS, l’AI, etc. Et pour le reste, il y a plusieurs méthodes en discussion: hausse de la TVA, hausse de l’imposition des gros revenus et de la fortune, par exemple.» Des pistes auxquelles s’ajoutent d’autres possibilités, que les initiants ont détaillées dans un livre ad hoc*: une taxe sur les mouvements de capitaux, une taxe écologique, une réforme de l’impôt fédéral direct ou même la création de monnaie.

Le Comité d’initiative a 18 mois pour réunir 100 000 signatures et espérer que le peuple se prononce. Mais le principe d’un revenu de base fait déjà bondir les milieux économiques. «C’est une tromperie sur la marchandise, s’enflamme l’éditorialiste Beat Kappeler. Les nouilles ne tombent pas des arbres! C’est un mensonge que de prétendre que le pays continuerait de fonctionner avec un tel système. Et c’est une négation de ce qu’est l’Homme. La dignité, c’est aussi la capacité d’assurer seul sa subsistance, sans compter sur la collectivité. Quant au financement, c’est une plaisanterie: l’entrepreneur allemand Götz Werner, qui défend cette idée, admet lui-même que cela suppose un impôt de 50% sur le revenu de ceux qui continuent à travailler et une hausse de 50% de la TVA. Vous voyez ce qui reste…»*«Le financement d’un revenu de base inconditionnel», Ed. Seismo, Zurich, 2010.

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voir aussi sur ce blog : 

14/12/2013

Pour un revenu de base...

et ailleurs :

AIRE - Association pour l'Instauration d'un Revenu d'Existence

www.revenudexistence.org/
 

 

20/01/2015

France : la divulgation des "secrets des affaires" sera punie !

lu sur :

Publié par wikistrike.com sur 19 Janvier 2015, 14:30pm
Catégories : #Economie
 

Les députés ont adopté un amendement à la loi Macron qui pénalise la divulgation des 'secrets des affaires' des entreprises. 

La commission spéciale de l'Assemblée nationale sur la loi Macron a intégré samedi 17 janvier "la protection du secret des affaires" dans le code du commerce, notion qui n'existait pas jusqu'ici, afin de prévenir les atteintes que pourraient subir les entreprises dans ce domaine.

La texte, voté par l'opposition comme la majorité, pose le principe général de l'interdiction de violer le secret des affaires, et prévoit de punir quiconque prend connaissance, révèle sans autorisation ou détourne toute information protégée au titre du secret des affaires d'une peine de trois ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende. La peine pourra être portée à sept ans d'emprisonnement et 750.000 euros d'amende en cas d'atteinte à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France. La tentative de ce délit doit être passible des mêmes peines.

Espionnage économique

Les députés ont repris les dispositions d'une proposition de loi socialiste qu'ils ont incorporées par amendements au projet de loi sur la croissance et l'activité du ministre de l'Economie. Ses auteurs soulignent qu'en France "la notion de 'secret des affaires' n'a pas d'existence juridique stabilisée et de définition uniforme", contrairement à d'autres pays tels les Etats-Unis, et la sanction de sa violation n'est pas toujours aisée.

Selon le rapport de la Délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2014, l'espionnage économique emprunte aussi des voies légales. "Le droit est une arme d'une redoutable efficacité, qu'il soit détourné afin par exemple de voler des savoir-faire (notamment à l'occasion de contentieux déclenchés à cette fin) ou qu'il soit au contraire pensé comme un puissant instrument de prédation".

Procès à huis clos

Un amendement ouvre ainsi la possibilité d'un procès à huis clos en introduisant dans le code de procédure pénale la mention du secret des affaires comme condition pour réclamer cette configuration. Il s'agit de limiter la publicité des débats afin de ne pas aggraver les conséquences de la violation d'un secret des affaires.

Un amendement à la loi de 1881 sur la presse précise que le secret des affaires n'est pas opposable au journaliste dans une procédure de diffamation.

Comptes secrets

Les députés ont par ailleurs adopté un amendement qui vise à autoriser les sociétés à demander la non-publicité de leurs comptes annuels "afin de protéger les entreprises françaises, ces contraintes de publications n'existant pas dans de nombreux pays". Cet amendement de la socialiste Bernadette Laclais été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur socialiste qui ont notamment mis en avant un risque de contradiction avec le droit européen sur ce sujet.

Source

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30/12/2014

Noël en Grèce : avez-vous peur ?

lu sur :

Syriza, ce parti qui fait peur à Bruxelles

La Tribune.fr 
latribune.fr (avec AFP)  |  29/12/2014, 17:57  -  461  mots
 
Retour sur la génèse du parti de gauche radicale grec, qui est en tête des sondages. Des origines, lorsque l'organisation portait le nom de "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", à l'envol lors des législatives de 2012.
  • Les origines et la consolidation de l'organisation (2000-2007)

Les origines de Syriza remontent au début des années 2000. Les partis et organisations politiques grecs de gauche fondent alors une alliance, des sociaux-démocrates aux marxistes, appelée "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", la future Syriza.

Cette alliance, dont plusieurs membres appartenaient au petit parti Coalition de la Gauche rénovatrice (Syn), avait comme objectif de promouvoir le dialogue et l'unité au sein de la gauche grecque, à l'époque fragmentée.

En 2004, l'alliance participe au congrès du Syn, qui obtient 3,26% des suffrages aux législatives de 2007.

  • Alexis Tsipras devient président et homme fort du parti (2008)

En 2008, Alexis Tsipras est élu président du Syn, qui intègre définitivement Syriza. Un an plus tard, Syriza apparaît pour la première fois sous cette appellation aux élections législatives et obtient 5,04%. Alexis Tsipras est élu député pour la première fois.

  • Syriza s'envole aux législatives suite à la crise grecque (2010-2012)

Entre 2010 et 2012, période de l'éclosion de la crise de la dette, Syriza prône l'annulation des plans d'austérité des créanciers du pays, mais ne cesse de répéter qu'il souhaite "le maintien du pays dans l'euro". En décembre 2010, Alexis Tsipras est élu vice-président de la Gauche européenne.

Aux législatives de juin 2012, Syriza voit son score s'envoler à 26,9%, devenant ainsi le deuxième parti au Parlement grec, derrière Nouvelle-Démocratie (droite) du Premier ministre Antonis Samaras, qui obtient 29,7%.

Lors de son premier congrès en juillet 2013, Syriza est transformé en parti unique, intégrant tous les groupes ou organisations qui jusque-là le composaient.

  • Quel est le programme de Syriza ?

La priorité du Syriza, selon son programme, est la renégociation avec les créanciers, UE et FMI, d'une grande partie de la dette publique (175% du PIB) pour promouvoir la reprise.

Sur le plan des réformes, le Syriza veut rompre avec le clientélisme dans la fonction publique mais il est contre les licenciements. Il souhaite augmenter le salaire minimum, raboté à 580 euros il y a deux ans.

Sur son site, des positions jugées extrêmes par ses adversaires, perdurent comme des mesures favorables aux immigrés résidant en Grèce, "la suppression des gaz lacrymogènes lors des manifestations" ou encore "le retrait de la Grèce de l'Otan", une position exprimée en 2012 mais jamais depuis.

Le 29 décembre, après l'échec du Parlement grec à élire un président de la République, et l'annonce d'élections législatives anticipées le 25 janvier, Alexis Tsipras a affirmé que celles-ci seront l'occasion pour le peuple grec "de mettre un terme à l'austérité".

    Lire >> Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?SUR LE MÊME SUJET

15/11/2014

Fiscalité, Société, Démocratie, Politique, Ploutocratie ...

lu sur Le Monde :

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas ...

www.lemonde.fr/.../optimisation-fiscale-les-pratiques-de-starbucks-et-des- pays-bas-decortiquees_4523935_3234.html

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas décortiquées

Le Monde.fr | 14.11.2014 à 17h26 • Mis à jour le 14.11.2014 à 17h47 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

La Commission européenne a rendu publique, vendredi 14 novembre, sa lettre officielle aux Pays-Bas, informant le pays qu’elle enquêtait de manière formelle sur des aides d’État, qu’elle soupçonne illégales, au profit de la chaîne de cafés américaine Starbucks. Elle s’était livrée au même exercice, au début de l’automne, avec les cas Apple en Irlande et Fiat au Luxembourg.

Riche de 50 pages, ce courrier très argumenté date du 11 juin 2014, mais n’a été divulgué que cinq mois plus tard, le temps de laisser aux parties prenantes (Starbucks, l’Etat néerlandais), de l’expurger des données jugées confidentielles.

Cette procédure est habituelle pour la Commission. Mais elle arrive aussi à point nommé, c’est-à-dire une semaine après les « Luxleaks », qui ont révélé les pratiques plus qu’accommodantes du Luxembourg à l’égard des multinationales.

Cela permet de montrer que le Grand-Duché - dont Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission, a été le premier ministre pendant dix-neuf ans - n’est pas le seul paradis fiscal pour le grand capital.

BOÎTE AUX LETTRES

De fait, les Pays-Bas sont aussi un havre pour les grandes entreprises cherchant à minimiser leur imposition. À ce titre, le « cas » Starbucks est éclairant.

La Commission a concentré son enquête sur deux entités néerlandaises du groupe américain, Starbucks Manufacturing BV, qui est censée être une grillerie géante de café, et Starbucks Coffee BV, siège social du groupe pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Starbucks Manufacturing achète des grains de café à une entité suisse, puis les revend aux magasins Starbucks partout en Europe. Cette entité et le siège social payent des royalties, au titre de l’usage de la marque Starbucks, mais aussi pour rétribuer l’acheminement du café aux magasins, à une entité britannique, Alki, qui n’est qu’une boîte aux lettres, et ne paie pas d’impôts au Royaume-Uni.

Bruxelles s’est penchée sur les « tax rulings », ces accords fiscaux que le groupe américain a signés avec l’administration des impôts néerlandaise, en 2008. Plus précisément sur des « arrangements sur des prix de transferts à venir » (les échanges financiers entre entités d’un même groupe).

LE RÔLE CLÉ DES PRIX DE TRANSFERT

Il ressort des observations de la Commission que les prix de transfert entre les deux entités et d’une part la société suisse qui leur vend les grains, et d’autre part les magasins qui les leur achètent torréfiés, ne reflètent pas les prix du marché.

Or, c’est grâce à un accord sur la détermination de ces prix de transfert que la base taxable aux Pays-Bas de Starbucks Manufacturing BV a pu être réduite, et aussi, grâce aux royalties versées à la « boîte aux lettres » britannique Alki.

La charge d’imposition de Starbucks Manufacturing aux Pays-Bas aurait dû augmenter de 36 % à 66 %, sans la signature des « rulings », précise la Commission.

Le cas d’Amazon, au Luxembourg, sur lequel Bruxelles enquête aussi de manière formelle depuis cet automne, se rapprocherait de ce cas de figure : des prix de transferts entre filiales et beaucoup d’argent qui s’en va vers une « transparent company », une boîte aux lettres non imposée.

À ce jour, cependant, la Commission n’a pas conclu à l’existence ou non d’aides d’États illégales entre la chaîne américaine Starbucks et l’Etat néerlandais. Une décision, sur ce cas et sur ceux d’Apple en Irlande et de Fiat aux Pays-Bas, pourrait être prise au printemps 2015, a récemment précisé Margrethe Vestager, la toute nouvelle commissaire à la concurrence.

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lire aussi sur un autre blog :

Information du jour : les lois internationales...

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Lire aussi : Un G20 décisif pour la lutte contre la fraude fiscale

Le secret bancaire et l'évasion fiscale
Édition abonnés Contenu exclusif

04/11/2014

Europe : haro sur les politiques d'austérité

lu sur Libération :

Un Nobel d'économie s'alarme de la «japanification» de l'Europe

Libération -

ARNAUD VAULERIN CORRESPONDANT À KYOTO 3 NOVEMBRE 2014 À 19:43

Selon l'Américain Paul Krugman, les pays de la zone euro n'ont rien retenu des leçons qui ont précipité le Japon dans la spirale de la déflation à partir de la fin des années 90.
 
C’est l’heure du grand pardon aux Japonais. D’abord dans les colonnes du New York Times puis quelques heures plus tard lors d’un forum de l’innovation organisé par Hitachi, le prix Nobel d’économie Paul Krugman a demandé pardon le week-end dernier aux décideurs politiques japonais qu’il avait abondamment critiqués à partir de la fin des années 90. Aux côtés de l’économiste Ben Bernanke, il fustigeait alors les mauvaises décisions des leaders nippons en matière de fiscalité, d’investissements publics et de politique monétaire alors que l’Archipel s’enlisait dans la déflation.

«Je dois m’excuser. Ils n’ont pas toujours bien répondu à la crise. Mais l’Occident fait maintenant bien pire», a déclaré Paul Krugman vendredi à Tokyo en comparant la crise actuelle avec celle qui a frappé le Japon entre 1990 et 2012. Il a pris pour cible les politiques d’austérité mises en place dans la zone euro qui font courir le risque d’une «japanification» de l’Europe. «L’Occident a plongé dans un marasme similaire à celui du Japon, mais en pire. Et cela n’était pas censé se produire», écrivait-il dans le New York Times, avant de poser une question: «Pourquoi l’Occident, avec tous ses économistes réputés - sans parler de la possibilité de tirer des enseignements du malheur du Japon – parvient à un gâchis encore pire que le Japon a connu?» Pendant vingt ans, l’Archipel a tenté de combattre les conséquences de l’éclatement des bulles boursières et immobilières du début des années 90. Elle a relancé son économie via une hausse de ses dépenses publiques. Mais cet effort a tourné vite court et dès 1997, Tokyo a procédé à une hausse de 2% de sa TVA.

«C’était une grave erreur, mais ce n’est rien en comparaison des politiques d’austérité extrêmement destructrices de l’Europe, note Paul Krugman. La politique budgétaire de l’Occident détruit activement la croissance. » Concernant les mesures monétaires, le prix Nobel pointe les atermoiements et les empressements de la Banque du Japon face à cette crise que l’Archipel traversait dans ces années-là. «Mais la banque centrale japonaise n’a jamais rien fait d’aussi aberrant que la Banque centrale européenne qui a relevé ses taux en 2011, contribuant à renvoyer l’Europe dans la récession.»

Face a au péril déflationniste qui guette l’Europe, Krugman ne s’est pas montré très optimiste. En juin, il recommandait aux leaders européens de lancer à leur tour des Abenomics, cette politique inflationniste nippone faite de relance budgétaire, de réformes structurelles et d’assouplissement monétaire. Tout le contraire de ce qui est fait en Europe.

15/10/2014

Nobel de l'économie ? Quel Nobel de l'économie ?

À lire sur MEDIAPART :

Jean Tirole, prix Nobel des «imposteurs de l'économie» 

13 OCTOBRE 2014 |  PAR LAURENT MAUDUIT

Le Nobel a été attribué lundi au président et fondateur de l’École d’économie de Toulouse, l'un des principaux promoteurs en France de l'OPA de la finance sur l'enseignement et la recherche économique à l'université.

extraits :

... « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel » - improprement appelé prix Nobel d’économie ... 

... (lireL’OPA de la finance sur la recherche économique)

Et il n'y a guère que l'association Attac qui s'en soit souvenu, lundi, en publiant un communiqué à contre-courant : « 

Alors qu’un déluge de commentaires élogieux en forme de « cocoricos » se propage dans les médias, Attac déplore ce choix qui s’inscrit dans la lignée des prix attribués à Hayek, Friedman et autres économistes néolibéraux en grande partie responsables de la crise actuelle ».  ...

 

...Dans la communauté des économistes français, la nouvelle risque pourtant d’être accueillie avec beaucoup plus de réserves. D’abord, parce que le jury du Nobel d’économie a pris la détestable habitude depuis plus de deux décennies de ne récompenser, à l'exception de Paul Krugman en 2008, qu’un seul courant de pensée, celui du néolibéralisme. Or l’économie n’est pas une science exacte mais une branche des sciences sociales, c’est-à-dire une discipline dont la richesse dépend du pluralisme de ses approches. Avec Jean Tirole, la détestable habitude se prolonge encore une année de plus. ... 

18/09/2014

Santé : flore intestinale et édulcorants synthétiques

lu sur Le Temps (Suisse) :

SCIENCES & ENVIRONNEMENT 
Les édulcorants perturbent la flore intestinale 
Les souris qui consomment des succédanés du sucre ont une flore intestinale altérée et un taux élevé de sucre dans le sang, d’après une nouvelle étude qui questionne l’effet de ces molécules sur la santé

extrait :

..."Remplacer le sucre de son alimentation par des substituts à base d’édulcorants est-il une fausse bonne idée? Alors que les succédanés de sucre sont censés prévenir la prise de poids en limitant la quantité de calories absorbées, des résultats suggèrent qu’ils pourraient contribuer au développement de troubles du métabolisme. Une nouvelle étude, publiée ce jeudi dans la revue Nature(*) montre ainsi que la consommation d’édulcorants par des souris perturbe les microbes de leur intestin et entraîne une élévation de leur taux de sucre dans le sang, ce qui est potentiellement néfaste pour la santé. Les mécanismes en jeu et leur effet chez l’être humain demeurent cependant mystérieux.

Les édulcorants de synthèse – dont font notamment partie l’aspartame, le sucralose et la saccharine – sont aujourd’hui couramment répandus dans les aliments allégés, en particulier les sodas et les desserts. Ils permettent de profiter d’aliments au goût sucré sans pour autant absorber trop de calories, et supposément de prévenir des pathologies telles que l’obésité et le diabète de type 2, qui apparaît fréquemment chez les personnes en surpoids."...

Les édulcorants perturbent la flore intestinale - LeTemps.ch.pdf

(*) Artificial sweeteners induce glucose intolerance by altering the gut microbiota _ Nature _ Nature Publishing Group.pdf

17/09/2014

Fraude au fisc : pas que les politiciens professionnels, les patrons d'entreprises aussi

Seuls les sans-dents restent (relativement) honnêtes ? (dans l'impossibilité de faire autrement ...)

Remède : voir sur ce blog :

Renouveler la démocratie :... , , Société

 

lu sur :

Le Monde.fr | 16.09.2014 à 15h29 • Mis à jour le 17.09.2014 à 10h47 |

Par Jean-Baptiste Chastand

Sus aux patrons indélicats ! Après avoir régulièrement dénoncé la fraude aux prestations sociales, la Cour des comptes a decidé de sonner l'alarme à la fraude aux cotisations. Selon son rapport annuel sur la Sécurité sociale, qui doit être publié mercredi 17 septembre, le niveau des « irrégularités » et des « fraudes », toutes branches confondues, s'est établi à un niveau record en 2012 avec un montant estimé entre 20,1 et 24,9 milliards d'euros.

Ces nouvelles estimations sont beaucoup plus élevées que celles qui circulaient jusqu'ici. En 2011, un rapport parlementaire avait évalué entre 8 et 15 milliards le niveau de la fraude au prélèvement – principalement le travail au noir – contre 2 à 3 milliards seulement pour la fraude aux prestations. Selon ces nouveaux chiffres, ce sont près de 5 % des recettes de la « Sécu » qui manqueraient chaque année dans les caisses. Il faut rappeler que le « trou » de la Sécu devrait être de 13,4 milliards d'euros en 2014. Résoudre la fraude aux prélèvements permettrait donc de résorber immédiatement le déficit.

Le problème est que la lutte contre la fraude est dramatiquement insuffisante, alors que celle-ci ne cesse de se développer« La fraude transnationale, la sous-traitance en cascade, les faux statuts, les circuits de financement occultes compliquent la tâche des agents chargés du contrôle des cotisations », s'inquiète la Cour, qui estime qu'à peine 5,9 à 7,3 % des montants détournés font l'objet d'un redressement par les Urssaf. Pire, le taux de recouvrement effectif de ces sommes est « dérisoire », puisqu'il s'établit à seulement quelques millions d'euros, soit à peine 0,2 % des sommes en jeu, selon la Cour.

COMBINES DÉJÀ CONNUES

Plusieurs combines, déjà connues, sont citées par la Cour. La fraude passe ainsi par une sous-déclaration des heures effectivement travaillées, très difficilement détectable, ou par l'utilisation détournée du statut d'auto-entrepreneur pour des salariés « déguisés » en travailleurs indépendants. La Cour s'inquiète aussi des abus liés au statut de travailleur détaché d'autres pays de l'Union européenne, où les cotisations sociales sont plus faibles.

Selon le rapport, si la lutte contre le travail au noir a fait des progrès ces dernières années, elle reste d'un niveau trop faible, surtout au régime social des indépendants (RSI) et à la mutualité sociale agricole (MSA). « La lutte contre la fraude chez les travailleurs indépendants apparaît ainsi quasi inexistante », révèle la Cour. En 2012, il y a eu ainsi seulement 357 redressements pour 2,8 millions de cotisants au RSI. Ces redressements n'ont même pas été suivis de recouvrements, le RSI souffrant d'une inefficacité chronique.

ALIGNER LES PRATIQUES SUR LE FISC

A la MSA, il y a eu seulement 468 procès-verbaux pour travail dissimulé en 2012, sur 1,2 million de cotisants. Pour les cotisations de retraites complémentaires, c'est pire encore puisque les organismes ne procèdent à aucun contrôle. Malgré une loi votée en 2007, les contrôleurs des Urssaf ne surveillent ainsi toujours pas ces cotisations, qui s'élèvent pourtant à 56,7 milliards d'euros par an.

« Les moyens d'enquête en matière de fraude aux cotisations demeurent largement en-deçà des dispositifs prévus en cas de fraude fiscale », estime globalement la Cour, qui appelle à ce que l'arsenal des inspecteurs des impôts soit aussi étendu aux contrôleurs des Urssaf. Les croisements automatiques de données devraient être beaucoup plus utilisés. Elle veut aussi durcir les sanctions pour les patrons indélicats en les alignant sur celles prévues pour la fraude fiscale. « La fraude aux cotisations sociales ne met pas moins en péril que la fraude fiscale l'ordre public », martèlent les rapporteurs.

Lire aussi : Santé : le trompe-l'œil de la maîtrise des dépenses

Jean-Baptiste Chastand 

Journaliste en charge du social et de l'emploi

15/09/2014

Agroalimentaire industriel : blocage de la ferme dite des Mille Vaches

à lire sur BASTAMAG :

Le blocage de la ferme dite des Mille Vaches, dans la Somme, semblait en voie de se durcir à son deuxième jour, dimanche 14 septembre, et risque de devenir un nouveau point de ralliement pour les causes environnementales en France.

« Pour l’instant, nous empêchons les camions et les bovins d’entrer ou de sortir du site mais nous laissons passer le personnel. Si d’ici à lundi soir, le promoteur de la ferme, Michel Ramery, ne s’engage pas par écrit à limiter à 500 le nombre de vaches laitières, le blocage deviendra total », a déclaré le président de l’association locale d’opposants Novissen, Michel Kfoury, entouré d’une vingtaine de militants.

PREMIÈRE TRAITE SAMEDI

Les militants jugent illégale le démarrage de l’exploitation, située à Drucat près d’Abbeville dans la Somme. Après l’arrivée nocturne, samedi, des 150 premières vaches et leur traite, Novissen avait décidé de bloquer les entrées du site avec l’appui de la Confédération paysanne, également opposée à ce fleuron de l’élevage industriel d’une dimension sans précédent en France.

LIRE L'ARTICLE

05/09/2014

XXième siècle, avènement de l'industrie chimique

  ... explosifs, engrais chimiques, pesticides, OGM, médicaments, matières plastiques, automobile (carburants, pneus), tissus synthétiques, alimentation (édulcorants de synthèse, conservateurs...), etc...

À lire sur BASTAMAG :

MÉMOIREPremière Guerre mondiale : va-t-on commémorer les exploits de l’industrie chimique ?

- Lire aussi notre enquête : Loin des tranchées : quand les multinationales européennes engrangeaient déjà les profits de la guerre

03/09/2014

Chômage : ce qu'il faut savoir sur Pôle Emploi

1 ) Pôle emploi est géré par le privé ; voir sur MEDIAPART :

www.mediapart.fr/journal/economie/280610/pole-emploi-le...

30 JUIN 2010 |  PAR MATHIEU MAGNAUDEIX

Il y a un an (2009), Pôle Emploi confiait la gestion de 320.000 chômeurs au secteur privé. Certains sous-traitants, confortés par le fisc, n'ont pas payé la TVA. Des concurrents crient à la«distorsion de concurrence». Le patron de Pôle Emploi se défend mais reconnaît «un certain foutoir».

2)  Chômage : ce qu'il faut savoir sur le contrôle de la recherche d'emploi

Le Point - Publié le 03/09/2014 à 17:31

Pôle emploi préparerait le déploiement au niveau national d'un nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi. Qu'en est-il vraiment ?

 

31/07/2014

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine

communiqué :

Ci-joint la 3ème conférence-débat de l'université d'été de l'AFPS à Tournon sur Rhône du 6 juillet 2014 d'Efraïm Davidi du parti communiste israélien :

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine
L'Université d'été de l'association France Palestine Solidarité (AFPS) du 4 au 7 juillet 2014 : conférence - débat de Efraïm Davidi, professeur à l'Université de Tel Aviv sur l'économie et la société israélienne. L'économie israélienne conserve une forte croissance grâce au marché des marchandises et à une main d’œuvre  des territoires occupés en 1967. Une politique néocoloniale renforcée par le protocole de Paris des Accords d'Oslo a succédé à la politique coloniale (1967 à 1994). Toute la société israélienne profite plus ou moins de la colonisation. Par ailleurs, il y a socialisation des coûts de l'occupation et privatisation des profits.
Film réalisé par Serge Tostain de l'AFPS (http;//www.france-palestine.org/). Juillet 2014 

Rappel des 2 premières conférences :
Les réfugiés palestiniens par J. Al-Husseini
Université d'été de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Jalal Al-Husseini, chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFOP) sur "La diaspora palestinienne, 20 ans après Oslo" le samedi 5 juillet 2014 au Lycée Marius Bouvier.
 
A. Elsakka, sociologue palestinien de l'Université Birzeit
Université d'été 2014 de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Abaher Elsakka, sociologue, enseignant à l'Université de Birzeit (Palestine) et chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFPO) sur "La société palestinienne : partis et société civile" le samedi 5 juillet 2014

06/07/2014

Notre-Dame-des-Landes et autres projets inutiles

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/06/01016...

  • lefigaro.fr Mis à jour le 06/07/2014 à 16:07 Publié le 06/07/2014 à 15:57

  • Les autres luttes contre des projets «inutiles»...

    VIDÉO - Le rassemblement ce week-end à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport est aussi l'occasion aux opposants d'autres «projets... Lire la suite
     
    De la ferme des mille Vaches dans la Somme à la ligne TGV Lyon-Turin, le 14e rassemblement estiva1l contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes2 rassemble d'autres opposants à des projets qualifiés d'inutiles.
    Écologistes, mouvements d'extrême gauche, anarchistes, altermondialistes, habitants de la région et paysans: la principale association de défense du site de Notre-Dame-des-Landes accueille des dizaines d'opposants aux autres projets jugés inutiles, «qu'ils soient petits, moyens ou grands», a précisé le porte-parole de l'Acipa.
    Il y a deux ans, le deuxième «forum international contre les grands projets inutiles imposés» (GPPI3) s'était d'ailleurs tenu sur la zone de construction de l'aéroport. Tout un symbole car l'objet de ce forum, qui s'est tenu cette année en Roumanie, est de mutualiser d'autres mouvements citoyens et écologiques, qui, à l'instar des anti-aéroport, remettent en cause la pertinence de grands projets de construction en France et partout dans le monde.
     
    • Notre-Dame-des-Landes, le projet en suspens
    Le coût du projet et ses conséquences sur un plan écologique sont au coeur de la controverse. Prévu pour être achevé en 2017, le projet de transfert d'aéroport n'a pas avancé depuis l'automne 2012, date des dernières grandes interventions des forces de l'ordre sur le site occupé. L'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fin février 2014, puis l'actuelle ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, début avril, ont annoncé qu'il n'y aurait pas de début des travaux de l'aéroport avant la fin des recours déposés contre le projet. Même si l'optimisme domine chez les opposants, Julien Durand, le porte-parole de l'Acipa, estime que «tant que nous n'aurons pas une signature officielle du gouvernement arrêtant la déclaration d'utilité publique, le projet peut toujours revenir».
    • La ferme des mille vaches, une «industrialisation forcenée de l'agriculture»
    L'implantation de la ferme géante dite des mille vaches dans la petite commune de Drucat, dans la Somme, a entraîné une vive contestation locale8. Le plus grand élevage intensif de France prévoit 1750 bovins et le retraitement du méthane des bovins pour produire de l'électricité. Les riverains regroupés au sein de l'association Novissen9 et des syndicalistes de la Confédération paysanne s'inquiètent de l'impact sur l'environnement de cette ferme à dimension industrielle et des risques de propagation de maladies liés à la concentration des animaux. Les militans agricoles dénoncent une «industrialisation forcenée de l'agriculture». Ces modèles d'élevage intensif et leur rentabilité sont notamment remis en cause par la crise du lait10.
    Les pouvoirs publics sont d'ailleurs sceptiques sur le sujet. Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières tant que la surface d'épandage des déjections ne sera pas suffisante. En raison des dégradations causées lors de l'intrusion le 28 mai des militants de la Confédération paysanne, et des congés d'été des équipes de construction, l'ouverture de la ferme est repoussée.
     
    • Le coût astronomique du TGV Lyon-Turin
    Depuis la signature du traité franco-italien en 2001, les «No-Tav» (TAV = Treno ad Alta Velocità, traduction en italien de TGV, ndlr), s'opposent activement à la construction de la ligne TGV Lyon-Turin dans le Val de Suse. Selon eux, les différentes études et les hypothèses sur la saturation de la ligne ferroviaire existante sont surestimées et ne sont pas en corrélation avec les estimations de trafic. Selon eux, ce projet, soutenu par différents courants politiques de France et d'Italie, n'est pas rentable et provoquera d'importants déficits.
     
    Les travaux, qui devraient commencer en 2015, dureront une dizaine d'années. La mise en service de la ligne pourrait être décalée à 2028-2029 en fonction des aléas du chantier.