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16/09/2016

Les carburants écoulés en Afrique (suite) : les traders suisses en cause

Les traders suisses accusés de déverser de l'essence sale en Afrique
Le Temps -
 
extrait :
L’ONG Public Eye a mesuré des taux de soufre effarants dans les carburants vendus par les négociants genevois en Afrique de l’Ouest. Son enquête décrypte le modèle d’affaires mal connu du carburant à bas prix
 

Les géants du négoce pétrolier suisse ont fait de l’Afrique leur chasse gardée. Et ils inondent le continent noir de carburants polluants, en profitant des normes locales laxistes en matière de qualité de l’air, dénonce un rapport de l’ONG Public Eye (ex-Déclaration de Berne) dévoilé jeudi.

Lire aussi: «Les traders suisses tirent profit de notre faible réglementation»

03/02/2016

On n'arrête pas le progrès ! (chimie et environnement: vers une prise de conscience ?)

Image pour le résultat associé aux actualités
Les équipes de "Cash Investigation" et de francetv info ont dressé la carte de France des ...

Plus d'actualités pour "http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/enquete-cash-investigation-quels-pesticides-dangereux-sont-utilises-pres-de-chez-vous_1294797.html"

23/08/2015

OGM + pesticides = malformations fœtales

à lire sur :

Pesticides in paradiseHawaii's spike in birth defects puts focus on ...

www.theguardian.com/us.../hawaii-birth-defects-pesticides-gmo

Image 1.png

 

21/02/2015

Salon de l'agriculture, pesticides interdits, santé publique

La justice européenne ne fait rien, la justice française non plus.

À propos d'une enquête qui paraît dans Le Monde aujourd'hui, quelques liens :

ENQUÊTE

Ecocide 5/5. De Shanghaï à Figueras, enquête sur le trafic illégal de pesticides, interdits ou contrefaits, qui empoisonnent sols, agriculteurs et consommateurs.

Rémi Barroux 

Des pesticides interdits, mais encore utilisés ! - Techniques de l ...

www.techniques-ingenieur.fr/.../des-pesticides-interdits-mais-encore-utilises- article_87755/
15 janv. 2014 ... Plusieurs pesticides sont aujourd'hui interdits d'utilisation en France en raison de leur toxicité. ... L'enquête a révélé un trafic avec l'Espagne.
 

Le trafic des PESTICIDES INTERDITS est en plein essor ...

www.humanite-biodiversite.fr/.../le-trafic-des-pesticides-interdits-est-en-plein- essor
25 mars 2014 ... Les fraises sont bourrées de pesticides interdits de longue date. ... Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l'association Générations ...
 

Le trafic des pesticides interdits est en plein boom - En Languedoc ...

democratie-reelle-nimes.over-blog.com/article-le-trafic-des-pesticidesinterdits-est-en-plein-boom-en-languedoc-roussillon-ces-importations-pou- ...
18 mars 2014 ... netLe trafic des pesticides interdits est en plein boomOlivier Mary ... Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l'association Générations ...
 
 

Des pesticides interdits détectés dans du raisin - Le Monde

www.lemonde.fr/.../des-residus-de-pesticides-interdits-detectes-dans-du-raisin -de-table_1122574_3244.html
24 nov. 2008 ... Une enquête, effectuée par plusieurs associations écologistes européennes et publiée lundi 24 novembre, révèle la présence de pesticides ...

11/04/2013

Automobiles : les constructeurs trichent sur les émissions de CO2

Décidément, nous vivons dans une société où tous ceux qui en ont la possibilité trichent !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/13/les-constructeurs-europeens-minorent-les-emissions-de-co2-de-leurs-voitures_1831875_3244.html

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Les constructeurs européens minorent les émissions de CO2 de leurs voitures

LE MONDE | 13.02.2013 à 14h36

Par Grégoire Allix

La baisse continue de la quantité de CO2 rejetée par les voitures neuves en Europe est en grande partie factice. Selon une étude diligentée par la Commission européenne, les constructeurs automobiles de l'Union profitent de "lacunes" dans les tests réglementaires pour exagérer les performances écologiques de leurs véhicules. Ceux-ci seraient bien moins économiques et beaucoup plus polluants que ne l'assurent les marques.

Le document - réalisé par trois entreprises de conseil néerlandaise, britannique et américaine - met en évidence que la "flexibilité" des procédures de tests permet "d'atteindre des valeurs de réduction des émissions de CO2 sans appliquer d'améliorations techniques au véhicule testé". En clair, les tests seraient réalisés dans des conditions artificiellement favorables à une baisse des rejets de dioxyde de carbone.

Au total, ces petits arrangements avec les mesures officielles pourraient représenter le tiers de la baisse d'émission de CO2 constatée entre 2002 et 2010 sur les différents modèles de voiture testés.

Les émissions des voitures neuves étaient en moyenne de 167,2 grammes par kilomètre (g/km) dans l'Union européenne en 2002 et de 140,4 g/km en 2010, soit une baisse moyenne totale de 26,8 g/km. Sur ce chiffre, l'étude attribue 9,1 g/km aux méthodes employées lors des tests, plutôt qu'à des avancées technologiques. "Cela signifie que les véhicules ne délivrent pas à leurs utilisateurs les performances attendues en termes d'économie de carburant, ce qui mène à la désinformation des consommateurs", indiquent les auteurs du rapport.

Pour "verdir" artificiellement leurs performances, les constructeurs utilisent, lors des tests, des pneus plus adhérents que ceux qui équiperont réellement les véhicules, ou ils les font rouler sur une surface extrêmement lisse. Tous les paramètres susceptibles de limiter les émissions de CO2 sont optimisés : poids de la voiture, alignement des roues, température, pression, vent, humidité... Des conditions idéales qu'aucun conducteur ne retrouvera sur la route.

"UN PEU DE TOLÉRANCE"

"Honnêtement, les gens devraient s'indigner. Ça revient à prendre l'argent de leur poche. L'industrie se surpasse dans cette affaire", a déclaré à l'agence Reuters une source anonyme à l'Union européenne. L'étude promet de susciter des remous à Bruxelles, où les normes imposées aux véhicules - sous peine de lourdes sanctions financières - sont censées à la fois réduire la consommation de carburant et lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Ces normes devraient se durcir pour atteindre un maximum autorisé de 130 g/km de CO2 en 2015, puis 95 g/km en 2020. Les failles dans les tests remettent-elles en cause cet objectif ? D'après la Commission européenne, de nouvelles procédures devraient être mises en oeuvre à partir de 2016 et "limiter" les effets des mesures de flexibilité, mais Bruxelles estime qu'"un peu de tolérance est nécessaire pour des raisons pratiques".

L'Association européenne des constructeurs automobiles (AECA) dément pour sa part toute manipulation des données. "Le test est nécessairement réalisé dans des conditions de laboratoire", car "la performance réelle des véhicules dépend de nombreux facteurs externes comme le trafic, le terrain, les habitudes de conduite, le chargement...", argumente un porte-parole. Mais "le processus de test est conçu pour représenter une utilisation typique de la voiture". L'AECA assure pourtant que "l'industrie automobile contribue activement au développement d'un nouveau cycle de tests, conçu pour mieux représenter la conduite dans le monde réel".

Effectuer des mesures en conditions réelles sur des voitures déjà mises en service : c'est ce que préconise l'un des experts impliqués dans l'étude, le consultant de TNO, Richard Smokers. Une procédure déjà appliquée aux Etats-Unis.

Ces révélations interviennent alors que la France a durci, depuis début janvier, le dispositif de bonus-malus écologique pour les véhicules. Un système de pénalisation des véhicules polluants dont les bases apparaissent aujourd'hui largement biaisées.

10/04/2013

Chimie et alimentation : le bisphénol A (BPA) dangereux pour les générations futures

Futurs parents, attention !

Les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/04/09/bisphenol-a-et-cancer-les-preuves-s-accumulent_3156447_1651302.html

Bisphénol A et cancer : les preuves s'accumulent

LE MONDE | 09.04.2013 à 10h40 • Mis à jour le 09.04.2013 à 11h44

Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Rarement – jamais peut-être – une agence de sécurité sanitaire aura rendu des conclusions aussi alarmantes sur un polluant à ce point omniprésent dans notre environnement quotidien. Au terme d'un travail de longue haleine ayant rassemblé les contributions d'une centaine de scientifiques, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu public, mardi 9 avril, un avis sur le bisphénol A (BPA) singulièrement inquiétant pour les générations à venir.

De toutes les substances chimiques de synthèse capables d'interférer avec le système hormonal ("perturbateurs endocriniens"), le BPA est celle qui entre dans la composition du plus grand nombre d'objets (plastiques, conserves, canettes, amalgames dentaires, etc.) ; il imprègne l'ensemble de la population occidentale.

Selon l'agence française, "certaines situations d'exposition de la femme enceinte au BPA présentent un risque pour la glande mammaire de l'enfant à naître". En d'autres termes, les enfants exposées in utero à des taux de BPA rencontrés dans la population générale pourront avoir un risque accru de contracter un cancer du sein plus tard dans leur vie.

RISQUE ACCRU DE CANCER DU SEIN POUR L'ENFANT À NAÎTRE

D'autres risques (troubles du comportement, défauts de l'appareil reproducteur femelle, obésité) pour l'enfant à naître ont été évalués comme "négligeables" pour la population générale, mais ne sont pas exclus pour certaines catégories. D'autres risques encore – pour la prostate, la thyroïde, la fertilité masculine, etc. –, avérés ou suspectés sur l'animal, n'ont pu être évalués par les experts, faute de données suffisantes. "Ces risques ne sont pas pour autant exclus", dit-on à l'Anses.

Sur la foi de nombreuses études, menées depuis une vingtaine d'années sur des animaux de laboratoire, le risque retardé de cancer du sein après exposition au stade fœtal est connu de longue date. Mais c'est la première fois qu'une agence d'expertise sanitaire procède à une analyse des risques en complétant la littérature scientifique par de nombreuses mesures d'exposition de la population.

La mesure de BPA dans l'air à l'intérieur des habitations, les poussières, l'alimentation, l'eau, les tickets de caisse, etc. a permis à l'agence d'évaluer cette exposition. Dans 23 % des situations, les femmes enceintes sont potentiellement exposées à des taux de BPA présentant un risque accru de cancer du sein pour l'enfant à naître.

RÉSINES ÉPOXY QUI GAINENT L'INTÉRIEUR DES BOÎTES DE CONSERVE 

Ce taux de 23 % ne peut être directement extrapolé, mais il rend plausible le fait qu'entre un cinquième et un quart des femmes enceintes ont un taux d'imprégnation au BPA excédant une valeur de référence calculée par les experts de l'Anses. Fait notable : pour demeurer en deçà de ce seuil d'imprégnation, la dose journalière admissible établie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments devrait être réduite de plusieurs milliers de fois...

Selon l'Anses, la première source d'exposition est de loin l'alimentation, qui contribue à quelque 84 % de l'exposition de la femme enceinte au BPA. Environ la moitié de l'exposition totale provient des résines époxy qui gainent l'intérieur des boîtes de conserve. Les eaux en bonbonne sont un risque additionnel. Les sources d'environ 25 % à 30 % de la contamination des aliments consommés (en particulier des produits animaux) n'ont pas pu être déterminées : elles demeurent énigmatiques.

La situation la plus inquiétante est celle des caissières qui manipulent des tickets de caisse en permanence : en cas de grossesse, les risques pour l'enfant à naître, outre ceux de cancer du sein, peuvent concerner les troubles du comportement, le risque d'obésité et d'éventuelles altérations de l'appareil reproducteur féminin.

D'AUTRES BISPHÉNOLS AUTANT, VOIRE PLUS PROBLÉMATIQUES

Quant aux tickets de caisse estampillés "sans bisphénol A", une bonne part contient comme substitut d'autres bisphénols autant, voire plus problématiques.

L'Anses a ainsi également étudié les alternatives au BPA. Elle s'est appuyée pour cela sur son inventaire des alternatives au BPA publié en février 2012, recensant 73 substances. Cet inventaire, qui n'est "probablement pas exhaustif", comporte notamment les résultats d'un appel à contributions lancé en 2011 sur les "effets sanitaires, usages et substitutions du BPA".

Parmi ces alternatives, certaines "sont actuellement utilisées sur les marchés européen et non européen alors que d'autres n'en sont encore qu'à un stade de recherche et développement", note l'agence, mais il n'en existe aucune qui pourrait remplacer le BPA dans tous ses usages.

"PROPRIÉTÉS OESTROGÉNIQUES"

Au vu des données disponibles sur la toxicité, l'Anses constate que "même si la plupart de ces composés chimiques ont été (pré) enregistrés sous Reach , ceux-ci n'ont pas pour autant fait l'objet d'essais complets dans le domaine de la toxicologie, notamment vis-à-vis de la reproduction et/ou de leur caractère de perturbateurs endocriniens".

L'Anses a passé en revue les autres composés de la famille des bisphénols. Outre le BPA, elle comporte en effet le Badge (BPS diglycidyl ether) et les bisphénols B, F, S et M. "L'analyse des données disponibles montre que la structure chimique commune aux composés de la famille des bisphénols leur confère des propriétés oestrogéniques", mimant l'action d'hormones féminines, précise l'Anses. Tout ce qu'il faut pour faire un perturbateur endocrinien.

Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

24/10/2012

Europe : La Commission européenne autorise un nouvel OGM à la commercialisation

à lire sur :

Newsletter / Alert'OGM 
23 octobre 2012

UE – La Commission européenne autorise un nouvel OGM à la commercialisation

par Eric MEUNIER

En plein débat sur l'évaluation des OGM et notamment les impacts à long terme, la Commission européenne a adopté le 18 octobre 2012 une décision d'autorisation commerciale pour l'importation du maïs MIR162 de Syngenta, modifié pour résister à des insectes (lépidoptères) [1]).
Forte de l'opinion favorable de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) et suite à l'abstention des Etats membres enregistrée lors des votes au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (CP CASA) le 10 septembre et du Comité d'appel le 26 septembre, la Commission européenne a donc validé sa propre proposition d'autorisation [2].

Cette décision est intervenue quelques jours après la démission du Commissaire Dalli, en charge du portefeuille de la santé des consommateurs. Mais pour la Commission européenne, interrogée par Inf'OGM, « la machine continue de tourner et le Vice-président Maroš Šefcovic a repris temporairement les dossiers du Commissaire Dalli ». La décision intervient également en plein débat scientifique autour de l'étude de Gilles-Eric Séralini et alors même que certains comités d'experts comme l'Anses et le Comité éthique, économique et social du HCB demandent la conduite d'études à long terme indépendantes [3]. Si rien n'interdisait à la Commission européenne de prendre une telle décision, il faut souligner que le calendrier suivi n'apaisera pas les débats, même si la Commission européenne note malicieusement que l'étude de Séralini, publiée entre les deux votes sur le dossier MIR162, n'a en rien modifié le vote des Etats membres [4]. Mais au-delà de la validité scientifique de l'étude de Gilles-Eric Séralini, c'est la transparence sur les données brutes des analyses conduites par les entreprises qui est en débat. A ce jour, ces donné es brutes ne sont pas rendues publiques. L'AESA a annoncé hier, 22 octobre 2012, que les données du dossier du maïs NK603 étaient disponibles pour Gilles-Eric Séralini, s'il le souhaitait [5]. Mais elle ne les a pas rendues publiques pour tous, ce que souhaitait le chercheur caennais. Par ailleurs, l'évaluation scientifique conduite par les experts européens ne correspond pas aux critères de « science saine » dont ils se prévalent, ce qu'Inf'OGM vient de montrer dans sa toute dernière brochure [6]. Pour preuve, l'avis du HCB sur le dossier du maïs MIR162, le HCB actant que « le pétitionnaire conclut à l'équivalence du maïs MIR162 et de son comparateur non transgénique sans avoir mis en œuvre les tests d'équivalence et études de puissance appropriés ». En clair, on ne peut rien conclure des analyses fournies par Syngenta [7]. Malgré cet avis non favorable du HCB sur ce dossier du MIR162, on se souvient que le gouvernement français s'était abstenu lors des votes sur cette autorisation.
Sans doute pour se rattraper, et suite à l'avis de l'Anses sur l'étude Séralini, le gouvernement français a demandé, lundi 22 octobre, une « remise à plat du dispositif communautaire d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides » [8].
Avec cette nouvelle autorisation d'OGM, ce sont 41 PGM qui sont autorisées aujourd'hui à l'importation en Europe. Rappelons que seules deux PGM sont autorisées à la culture : le Mon810 et la pomme de terre Amflora de l'entreprise allemande BASF.

Pour les références, voir : 

UE – La Commission européenne autorise un nouvel OGM à la commercialisation 

01/03/2011

25 ans après Tchernobyl

lu sur :

http://www.lemonde.fr/depeches/2011/03/01/25-ans-apres-il-faut-encore-tirer-les-lecons-de-tchernobyl-gorbatchev_3244_108_44482978.html

25 ans après, il faut encore tirer les leçons de Tchernobyl (Gorbatchev) 01/03

AFP | 01.03.11 | 18h01

Le monde doit tirer les leçons de Tchernobyl et privilégier d'autres sources d'énergie que l'atome, tout en se méfiant des actes de terrorisme visant des...

Le monde doit tirer les leçons de Tchernobyl et privilégier d'autres sources d'énergie que l'atome, tout en se méfiant des actes de terrorisme visant des installations nucléaires, insiste Mikhaïl Gorbatchev qui se trouvait à la tête de l'URSS en 1986 lors de la catastrophe.

"Nous n'avons pas encore pris toute la mesure de cette tragédie qui nous rappelle de manière choquante la réalité de la menace nucléaire", résume le dernier président de l'Union soviétique dans un essai publié mardi par le Bulletin of Atomic Scientists, une organisation d'éminents scientifiques - dont de nombreux prix Nobel - qui évalue le risque nucléaire.

Le 26 avril 1986, à 01h23, le réacteur numéro 4 de la centrale soviétique de Tchernobyl, dans le nord de l'Ukraine, explose au cours d'un test de sécurité, causant la plus grande catastrophe du nucléaire civil.

Un accident qui a fait de 4.000 morts, selon les Nations unies, à des dizaines voire des centaines de milliers, selon les évaluations officieuses de diverses ONG.

C'est à la suite d'erreurs de manipulation que deux explosions font voler en éclats une partie de la centrale, libérant une colonne de fumée radioactive dans les airs qui contaminera les trois quarts de l'Europe. Le combustible nucléaire brûlera pendant plus de dix jours, rejetant des éléments radioactifs d'une intensité équivalente à au moins 200 bombes d'Hiroshima.

Pour M. Gorbatchev, 25 ans après, la catastrophe de Tchernobyl reste un "signal d'alarme" pour les pays utilisant l'énergie nucléaire ou ceux qui souhaiteraient s'en doter.

"Alors que la population mondiale continue de croître et que la demande d'énergie augmente, nous devons investir dans des sources d'énergie alternatives et durables - éolien, solaire, géothermie, hydroélectricité", estime l'ancien chef d'Etat, qui fête mercredi ses 80 ans.

Le dernier président de l'URSS exprime également son inquiétude devant les risques d'attaques terroristes contre des réacteurs nucléaires ou des sites de stockage de déchets radioactifs, sans oublier le risque de vol de matière fissile à des fins mal intentionnées.

"La catastrophe de Tchernobyl était accidentelle, liée à une technologie défaillante et des erreurs humaines. La catastrophe de demain pourrait quant à elle être intentionnelle", avertit Mikhaïl Gorbatchev,

Dans son texte, il assure avoir été prévenu de l'accident le 26 avril au matin, par un rapport transmis au Kremlin par le ministère concerné.

Le Politburo, instance dirigeante de l'URSS, avait tenu alors une réunion d'urgence mais la gravité de la catastrophe n'avait pas été clairement établie à ce moment.

"Les premiers rapports restaient prudents et il a fallu attendre le lendemain, le 27 avril, pour apprendre qu'une explosion avait frappé une centrale nucléaire, tuant au moins deux personnes, et que des éléments radioactifs avaient été rejetés dans l'air", assure M. Gorbatchev.

C'est la Suède qui a alerté la communauté internationale le 28 avril, après avoir enregistré une forte hausse de la radioactivité au dessus de son territoire.

ri-ban/jca/dfg

22/02/2011

Il n'y a pas que dans le tiers monde que le peuple est méprisé

lu sur :

Lettre d'information du Réseau Sortir du nucléaire

http://www.sortirdunucleaire.org/

Des usagers du RER irradiés à leur insu !

Un train de déchets nucléaires en provenance d’Italie a traversé la France du 7 au 8 février jusqu’à l’usine de La Hague (Normandie). Avec la complicité de la SNCF, l’industrie nucléaire et les autorités ont maintenu les élus locaux, les populations et les cheminots dans l’ignorance, au mépris de leur sécurité. En Île-de-France, le convoi radioactif est passé sur les voies du RER C, et a même stationné pendant plusieurs minutes le long d’une rame occupée par des voyageurs (voir les photos exclusives de notre observateur sur place).

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé ce transport et coordonné la mobilisation au long du trajet, en association avec le syndicat Sud-Rail et les antinucléaires italiens - qui ont subi une violente répression. Dans toutes les régions traversées par ce transport, les militants se sont mobilisés. Notre action collective a donné un écho médiatique important à ce nouveau "train d’enfer" que les autorités auraient voulu garder secret.

11/02/2011

Des résidus chimique dans l'eau en France

Une information qui n'est pas nouvelle pour les scientifiques :

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Traces de résidus chimique dans l'eau en France


Selon une étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), à partir d'échantillons prélevés à travers la France, de nombreux résidus de médicaments destinés à l'homme et aux animaux seraient présents dans l'eau du robinet, dans des concentrations toutefois minimes, rassurent les spécialistes. Toutefois, des examens croisés plus poussés devraient permettre de déterminer dans quelle mesure ces résidus présentent un quelconque risque de toxicité pour les consommateurs.

Selon l'Anses, 25% des échantillons contiendraient des résidus de produits pharmaceutiques, notamment des anxiolytiques, des anticancéreux ou des antiparasites.


Aujourd'hui en France, 11/02/2011

30/01/2011

Europe : une dérogation détournée au profit des pesticides

 

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4550

28/01/2011

 

Dans un rapport publié le 26 janvier, les associations PAN Europe et Générations Futures ont mis en évidence le recours récurrent par un nombre croissant d’Etats membres de l’Union européenne à une clause réglementaire permettant de contourner la législation européenne des pesticides. En effet, inclus à la Directive européenne sur les pesticides ( Directive 91/414 ), l’article 8.4 prévoit la possibilité d’une dérogation pour l’utilisation d’un pesticide non autorisé pendant 120 jours en cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens. ». Selon la procédure décrite, cet usage doit néanmoins être « limité et contrôlé ». 

Au cours des 4 dernières années, PAN Europe a étudié l’utilisation de cette dérogation par les Etats membres, constatant une montée en puissance des dérogations délivrées. En effet, le nombre de dérogations de ce type, accordées dans l’UE, est passé de 59 en 2007 à 321 en 2010, soit une augmentation de 500 %. Parallèlement, le nombre d’Etats membres accordant de telles dérogations est passé de 15 en 2007 à 24 en 2010. Dans cette logique du toujours plus, le nombre de matières actives faisant l’objet de dérogations a suivi la même courbe ascendante, 152 matières actives étant actuellement concernées.

Palmarès peu reluisant, la France est présentée comme « « le champion européen de ces moyens détournés d’obtenir l’autorisation d’utilisation de pesticides, passant de 0 dérogations en 2007 à 74 en 2010 ». Elle est notamment suivie de la Grèce (54 en 2010), du Portugal (31), de l’Allemagne (24) et de Chypre (18). S’il arrive que ces dérogations s’appliquent à des pesticides peu toxiques, à l’instar des produits agréés AB, il s’agit dans la plupart des cas de pesticides de synthèse nocifs. Sont ainsi concernés des fumigants (1) dangereux comme le 1,3-Dichloropropene et le Metam-sodium, d’anciens composés organochlorés tel l’endosulfan ou des neurotoxiques comme le Glyphosat.

Pour les associations, le fait que bon nombre d’Etat membres, qui ne connaissaient pas de situation de « danger imprévisible » en 2007 (Chypre, France, Italie, Roumanie), déclarent aujourd’hui de telles listes de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens » est très suspect. Le doute est d’autant plus fort que les motifs de ces dérogations sont souvent peu crédibles. Exemple parlant, la dérogation pour le glyphosate semble peu légitime alors que des alternatives, telles que le désherbage mécanique, sont disponibles.
Renforçant l’hypothèse selon laquelle ces dérogations de 120 jours sont une ruse pour contourner la voie normale d’homologation des pesticides, la procédure suivie est très opaque. De fait, les Etats membres ne publient aucune notification relative à la nature du « danger imprévisible », ni aucune précision quant aux contrôles d’une « utilisation limitée ». L’obligation d’absence d’alternatives prévu par l’article source ne semble guère plus respectée, comme le révèle la disponibilité de très nombreuses alternatives chimiques ou
techniques. Le public ne dispose pas non plus d’informations sur l’évaluation par les Etats membres des risques pour le consommateur, obligation pourtant prévue par la Commission.
Interprétant ce manque de transparence comme un signe propre aux malversations, les associations réclament la tenue de réunions ouvertes lors des négociations préalables à la dérogation, ainsi que la publication des documents présentés lors de celles-ci. Elles recommandent également de vérifier toutes les dérogations accordées en 2010 au regard du respect des réglementations en vigueur.

Cécile Cassier

1- La fumigation est « une opération consistant à introduire un gaz ou une substance donnant naissance à un gaz dans l’atmosphère d’une enceinte ou dans le sol » (DRAAF Auvergne).

 

27/01/2011

Les dangers du tabagisme passif épinglés dans une étude

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les dangers du tabagisme passif épinglés dans une étude

Une analyse inédite conduite par une équipe d'épidémiologistes internationaux avance que le tabagisme passif causerait la mort de 600.000 personnes par an au niveau mondial. Selon ces travaux, près de 40% des enfants, et respectivement 35% et 33% des femmes et hommes non fumeurs seraient exposés au tabac involontairement. L'exposition à la fumée de cigarette multiplie par 1,2 à 1,5 le risque de contracter un cancer du poumon, contre un multiplicateur de 20 pour un fumeur actif, explique Annie Sasco, directrice de recherche à l'Inserm. L'accroissement des risques « dépend aussi des régions, car les types d'exposition, les habitudes de vie, l'alimentation ne sont pas partout identique », poursuit-elle.
Monde [Le], 27/01/2011

17/10/2010

L'utilisation des pesticides en France

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4425

Pesticides : les mauvais comptes du gouvernement

15/10/2010

Lors du Grenelle de l'environnement, l'objectif d'une baisse de 50 % des tonnages de pesticides utilisés en France, d'ici 2018, a été arrêté. Mais pour y parvenir réellement, encore faut-il prendre en compte tous les sortes de pesticides utilisées par l'agriculture et leur concentration en substances actives.

C'est ainsi que le gouvernement vient de se faire prendre en flagrant délit d'oubli de comptabiliser les pesticides qui enrobent certaines semences. Ce qui n'est assurément pas un petit détail, puisque comme le note fort justement FNE (la fédération France Nature Environnement), 97% des semences de blé commercialisées sont traitées. On peut également citer l'enrobage des grains de maïs avec des insecticides comme le Cruiser, une préparation notamment accusée de nuire aux abeilles, les traitements des tubercules de pomme de terre. Selon le ministère de l'agriculture, cette absence de comptabilisation des enrobages ne serait pas dû à un oubli, mais à une insuffisance de données fiables. Néanmoins, à la demande de la fédération FNE, le ministère de l'agriculture se serait engagé à 'réévaluer les chiffres de l’utilisation des pesticides' pour ses prochaines communications, en intégrant l’ensemble des pesticides, y compris les traitements de semences et les traitements en zones non agricoles (parcs, jardins, voirie, etc.).

Enfin, concernant le volume, plus que cette donnée, ce qui compte en matière de pesticide c'est la concentration en substances actives. Un volume donné avec une faible concentration est bien moins nocif qu'une quantité équivalente avec une concentration en principes actifs supérieure. C'est ainsi que le plan Ecophyto, de réduction des pesticides, comporte un indicateur d'usage, le NODU, qui permet de ne pas appréhender l'intensité du recours aux pesticides sur les seuls volumes.

Pascal Farcy

20/09/2010

XXième siècle : les méfaits du PLASTIQUE

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/19/plastique-l-ennemi-intime_1412130_3244.html

.

Plastique, l'ennemi intime

19.09.10 | 16h46  •  Mis à jour le 20.09.10 | 07h25

"Je voudrais te dire juste un mot : plastique ! – Comment dois-je comprendre ça ? – Le plastique, c'est l'avenir. Penses-y ! – Je le ferai. – Chut ! Assez parlé."

Ce bref dialogue est extrait du Lauréat (1967), avec Dustin Hoffman, qui annonce la révolution des mœurs… et l'arrivée du plastique dans nos vies. Car, en ces années 1960, le plastique est pop, à la mode, conquérant, il représente autant l'avenir que la modernité.Les bas Nylon étincelants, les dentelles en Perlon, les brillantes robes de polyester embellissent les femmes.

Dans les cuisines, une vaisselle en plastique multicolore remplace la fragile et coûteuse porcelaine, le Formica rivalise avec le bois. Dans les salons, les réunions Tupperware font fureur.

Avec la popularisation du plastique, événement industriel autant que métaphysique, l'homme transcende la matière grâce à la chimie, invente un man made material plus résistant que le bois, plus léger que l'acier, plus souple que le caoutchouc, et qu'il peut, tel un démiurge, modeler à sa guise. Dans ses Mythologies (1957), Roland Barthes s'enthousiasme pour la nouvelle "substance alchimique" qui permet de créer mille objets sans être coûteuse. "Pour la première fois, écrit-il, l'artifice vise au commun, non au rare (…). Le monde entier peut être plastifié."

Roland Barthes a raison, hélas ! Le monde va être plastifié jusqu'au fond des océans. Au printemps 1997, le navigateur Charles Moore traverse par hasard le lent tourbillon subtropical du Pacifique Nord. Soudain, voilà son bateau entouré d'une quantité de bouteilles en plastique, brosses à dents, sacs, casquettes, jouets d'enfants, dérivant dans le sens des aiguilles d'une montre.

Il vient de découvrir "the Great Pacific Garbage Patch" ("la grande zone de détritus du Pacifique"), aujourd'hui tant décriée. En août 1998, il retourne sur place avec un chalut pour prélever des échantillons. Il estime à l'époque que ce "vortex de détritus" est constitué d'environ 3 millions de tonnes de déchets en plastique.

"SIXIÈME CONTINENT"

A l'automne 2006, le bateau de Greepeace Esperanza fait un nouvel état des lieux. En route, l'équipage découvre que les plages de Hawaï, à la périphérie du tourbillon, sont jonchées de plastique : bouées, casiers à poissons, balles de golf, briquets, bouteilles, casques d'ouvriers, jerricanes, boîtes diverses, caisses de bière, pots de fleurs, enseignes, fusibles, blocs de polystyrène, couvercles, rasoirs jetables, boîtiers de CD, etc.

Si les océans et les mers ont toujours été une poubelle de choix pour les hommes – selon l'ONG Oceana, on y jette 675 tonnes d'ordures chaque heure –, leurs eaux et les algues finissaient par dégrader et annihiler les détritus. Mais pas le plastique. Aujourd'hui, la grande zone de détritus du Pacifique est estimée à la taille de l'Etat du Texas, voire de l'Europe centrale – d'où son surnom : le "sixième continent".

Le plus inquiétant est invisible. Chaque objet, peu à peu, se fractionne jusqu'à former des granulés, microscopiques, indestructibles. Les poissons les ingèrent, ce qui les empoisonne ou perfore leur système digestif. Des expertises menées, au début de l'année, par les équipes du projet international Kaisei ont conclu qu'il est à présent impossible de venir à bout du "vortex". Le coût en serait astronomique, il faudrait une alliance entre plusieurs Etats. Mais aucun n'est prêt à engager de tels frais. Et puis, où transporter une telle quantité d'ordures ? Pour en faire quoi ?

Après être entrés en pleine modernité pop avec le plastique, nous devons faire face aux désillusions de la post-modernité : ses dégâts irréversibles, ses problèmes insurmontables nous obligeant à faire des choix tragiques. Il faut savoir que les Américains consomment 2,5 millions de bouteilles en plastique par heure et 25 milliards de tasses à café en polystyrène par an. Chaque année, ils produisent 6,8 millions de tonnes de plastique. Sur cette masse considérable, seules 450 000 tonnes sont recyclées ou incinérées.

BISPHÉNOL A, PHTALATES ET SPERMATOGÉNÈSE

Sur Terre, nous produisons 260 millions de tonnes de plastique par an, ce qui correspond à 30 kg par habitant – pour une matière si légère, cela équivaut à 85 paires de chaussures de jogging, 2 000 brosses à dents ou 6 000 sacs d'emballage. Ce qui fait dire à l'Autrichien Werner Boote, auteur du documentaire et de l'enquête Plastic Planet, dans un entretien qu'il nous a accordé : "Devant de tels chiffres, on en vient à se demander si nous ne produisons pas le plastique dans des quantités que nous sommes incapables de gérer."

Il ajoute, très inquiet après dix années passées à enquêter sur les effets du plastique dans nos vies : "Suite à la publication de nombreuses études sanitaires, j'ai été choqué de découvrir que des substances dangereuses entraient dans la composition des plastiques."

Prenez le bisphénol A, ou BPA, une molécule facilitant la plastification, utilisée dans les tétines et les biberons. Un groupe de 38 experts américains, dont l'étude a été confirmée par soixante autres travaux, a montré que le BPA migre dans le lait, puis dans la thyroïde et les organes sexuels des bébés.

Après plusieurs enquêtes menées par des organismes sanitaires, le gouvernement canadien a interdit l'utilisation de bisphénol dans les produits à destination des enfants, notamment les biberons, en octobre 2008. Le Parlement français a fait de même le 23 juin, suite à une "Lettre ouverte aux pédiatres et gynécologues" signée par des représentants d'associations médicales.

Sont encore incriminés les phtalates, des additifs qui rendent le plastique souple et flexible, très présents dans tous les objets en PVC : eux aussi se déplacent dans le corps, affectent les organes de reproduction, surtout chez les petits. Leur présence dans la fabrication des jouets a été prohibée par un décret du 9 novembre 2006.

Certains d'entre eux, comme le DHEP, ne doivent plus être utilisés dans aucun cosmétique, car ils peuvent endommager le fœtus et réduire la fertilité.

Des études répétées montrent que BPA et phtalates, libérés progressivement lorsque le plastique est chauffé ou fréquemment lavé avec des détergents, agissent comme des perturbateurs du système hormonal et endocrinien, pénètrent les testicules et réduisent la spermatogenèse.

Depuis plusieurs années, nombre de recherches médicales internationales, comme celles de la Société internationale d'endocrinologie, tendent à établir que l'accumulation des additifs du plastique, des composés volatiles des peintures et des parabens, les conservateurs contenus dans les cosmétiques, participent à la baisse massive de la fertilité chez les Occidentaux. Jusqu'à moins 40 % du nombre de spermatozoïdes chez certains hommes en vingt ans. Des études sanitaires associent BPA et phtalates au développement de l'obésité et du diabète.

Pour savoir jusqu'où le plastique pénétrait son organisme, Werner Boote, désormais surnommé le "Michael Moore autrichien", a fait procéder à une analyse de son sang. "Pour réaliser Plastic Planet, explique-t-il, j'ai voyagé dans vingt-huit pays, et de nombreux scientifiques m'ont assuré que le plastique pénétrait le corps humain. J'ai voulu vérifier. J'ai découvert un taux très élevé de bisphénol A dans mon plasma. Selon le biologiste, une telle quantité aurait réduit de 40 % mon nombre de spermatozoïdes si j'avais été un animal de laboratoire. Depuis ces analyses, j'évite tout contact avec le plastique. Mon taux de BPA a baissé."

Autrement dit, si nous voulons survivre au post-modernisme, nous devons entrer dans l'âge du principe de précaution.

PLASTIFICATION DU MONDE

Que répondent les industriels du plastique à de telles critiques ? Ils vous renvoient à leur communication, très bien faite et n'évitant pas les questions dérangeantes. D'abord, expliquent-ils, eux utilisent les hydrocarbures pour faire des produits utiles, pratiques, bon marché qui facilitent la vie quotidienne des gens – cela dit, en bout de chaîne, il faut bien les brûler ou s'en débarrasser.

Ensuite, ils ne sont responsables ni de l'incurie de certains citoyens et des industriels – qui jettent n'importe où leurs ordures ou ne les trient pas –, ni d'un recyclage insuffisant ou défectueux par les services publics, ni du suremballage par les marques. Ils n'ont pas tort.

Nous participons tous, producteurs et consommateurs, à la plastification du monde. Quant aux dangers médicaux associés à la migration du BPA et des phtalates dans le corps, les industriels mettent en avant des études qui les minimisent, menées par des scientifiques… ayant travaillé pour eux.

Or, depuis des années, ces études ont été contredites par de très nombreuses recherches indépendantes, ou menées par des sociétés médicales reconnues en Europe comme aux Etats-Unis. De son côté, le neurobiologiste Frederick vom Saal, de l'université du Missouri-Columbia, avance que l'industrie du plastique se comporte comme hier les cigarettiers : "Distorsion, mensonge, tentatives de discrédit."

Il affirme qu'ils ont tenté de l'acheter pour qu'il renonce à publier ses premiers travaux sur le bisphénol A. Il reste, comme le font remarquer les industriels, que nous n'allons pas supprimer l'usage des produits chimiques dans les emballages comme dans quantité d'objets utiles en plastique ou en matériel composite.

L'évaluation des risques doit être faite, des normes doivent être établies. C'est dans cette perspective que l'Union européenne (UE) a adopté, en 2005, à l'initiative des ministres de l'environnement, le système Reach (Règlement sur l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques), obligeant les industriels à prouver l'innocuité de tout produit mis sur le marché.

"No data, no market", décrète Reach ("pas de renseignement sur les risques, pas de mise en vente"). Depuis, l'industrie chimique dénonce les bureaucrates de Bruxelles, brandit le spectre du chômage, si bien que Greenpeace a publié, en 2006, une étude intitulée "Lobby toxique. Ou comment l'industrie chimique essaie de tuer Reach".

La Suédoise Margot Wallström, commissaire européenne à l'environnement de l'Union jusqu'en 2004, déclare dans le film Plastic Planet : "Les industriels ont longtemps espéré faire échec à toute la réglementation." Une musique connue, non ?

VERS DES BIOPLASTIQUES ?

Il existe plusieurs solutions alternatives à l'universel plastique. Beaucoup d'écologistes et d'associations appellent au retour du verre pour l'emballage des aliments et des produits pour bébés, au remplacement des innombrables sacs en plastique par des sacs en papier recyclable et recyclé.

Mais, surtout, le plastique biodégradable, fabriqué à partir de ressources renouvelables (maïs, pomme de terre, patate douce, blé, canne à sucre, etc.) ou de pétrole, semble constituer la solution de rechange à l'indestructible matériel.

Ne nous réjouissons pas trop vite, même si la filière du nouveau plastique et son marché connaissent une expansion lente – estimée à 1 million de tonnes en 2011 – quoique prometteuse. Coca Cola, par exemple, a annoncé son intention de produire 30% de ses bouteilles en plastique à partir de matières végétales. Mais le bioplastique rencontre déjà de sérieuses difficultés : où trouver les terres pour produire la monoculture permettant sa fabrication en masse ?

Opposera-t-on les quantités d'eau, importantes, nécessaires à sa fabrication à celles utilisées pour la production vivrière ou le bétail ? L'énergie grise perdue dans les transports des céréales ne va-t-elle pas être colossale et polluante ?

Quant au bioplastique à base de pétrole, s'il ne veut pas devenir un gadget de l'industrie chimique, il doit être dégradable à 90 % pour mériter le label bio. Toutes ces questions demeurent ouvertes, et y répondre prendra du temps. Mais, à l'époque du grand vortex d'ordures et de l'effondrement de la spermatogenèse, existe-t-il d'autre solution que produire des biens recyclables, sains et biodégradables ? Et espérer vivre demain dans un monde… durable ?

 


PETIT LEXIQUE DU PLASTIQUE

Plastique Le mot vient du grec plastikos, qui signifie "relatif au modelage".
Bioplastique. Le bioplastique dégradable à 90 % représente 0,5 % de la production mondiale de plastique. Certains industriels ont commencé à produire des plastiques à base de maïs ou de fécule. Un plastique biodégradable à base de pétrole, l'Ecovio, a été mis au point par l'allemand BASF.
Thermoplastiques La majorité des plastiques utilisés sont des thermoplastiques (PET, PVC, PC). Ces matières synthétiques mollissent en chauffant, redeviennent dures en refroidissant. L'industrie peut les mouler, les souffler, les souder. Etant broyables, les thermoplastiques peuvent être recyclés ou incinérés. En Europe, moins de la moitié d'entre eux, soit 30 millions de tonnes, sont revalorisés ou mis à la décharge.
PVC ou polychlorure de vinyle Thermoplastique très utilisé sous sa forme rigide (tuyauterie, carte de crédits, etc.), souple (revêtement de sol) ou plastifiée (films en bobines). Il a été décrié car, lorsqu'il est incinéré, il dégage de l'acide chlorhydrique. Toutes les usines l'incinérant doivent posséder un filtre anti-acide. Aujourd'hui, certains PVC plastifiés contiennent des phtalates, des produits chimiques controversés.
Bisphénol A (BPA) Produit chimique industriel à base d'acétone (A) entrant dans la plastification. De nombreuses études médicales montrent qu'il migre du plastique vers le sang et peut se révéler nocif pour le système hormonal.
Phtalates Ces produits plastifiants se détachent du plastique (certains PVC ou PET) par lavage ou à la chaleur. Nous les inhalons, on en retrouve dans le sang et le lait maternel. Certains d'entre eux, comme le DEHP, ont été jugés nocifs, des études l'associent à la baisse actuelle de la fertilité masculine. Leur emploi a été interdit pour la fabrication des jouets pour enfants.

" Il faut arrêter la production des plastiques dangereux " Cinq questions à Werner Boote, l'auteur de " plastic planet ".
Propos recueillis par Frédéric Joignot
Après dix ans d'enquête, quelles sont, selon vous, les pires conséquences du tout-plastique ? Aujourd'hui, le plastique nous encercle comme une sorte de bouclier invisible. Il est partout, jusque dans notre sang. Il est devenu une menace directe pour l'environnement, les animaux comme les être humains. Hélas !, nous nous en apercevons trop tard. Désormais, chacun a entendu parler des désastres causés par l'omniprésence des déchets en plastique tout autour du monde, et surtout des énormes quantités qui flottent et qui coulent dans les océans. Mais peu de gens savent que des substances dangereuses pour la santé humaine entrent dans la composition du plastique, et que des études les associent à certains cancers, à des réactions allergiques et à l'infertilité masculine. Vous dites que nous sommes entrés dans l'" âge du plastique "...
Aux âges de la pierre, du bronze et du fer a succédé celui du plastique. La quantité de plastique produite depuis les débuts les années 1960 suffirait à recouvrir la terre entière de six couches épaisses ! Les industriels du plastique génèrent 800 millions d'euros de bénéfice par an. Aujourd'hui, le plastique nous cerne, il est dans les parquets stratifiés, les innombrables boîtes, les semelles des chaussures, les vêtements, les meubles, l'électronique, les jouets, les voitures, partout. L'époque où le plastique n'existait pas nous semble inimaginable.
Parlez-nous de votre analyse de sang… J'ai été choqué de découvrir un taux très élevé d'une substance aujourd'hui considérée comme dangereuse par nombre d'études, le bisphénol-A. Les membres de mon équipe ont fait les mêmes tests, qui eux aussi ont montré un taux important de bisphénol. Ces résultats confirment ce que des scientifiques dénoncent depuis des années, à chaque fois contredits par les industriels du plastique et leurs prétendus experts : chacun d'entre nous possède plusieurs substances issues du plastique dans le sang. Cela dit, je veux envoyer un message positif. Un an et demi après cette analyse, depuis que j'évite tout usage d'objet en plastique, mon taux de bisphénol a baissé. Vous êtes-vous rendu sur le " vortex de plastique " au large de la Californie ? Sur place, vous ne distinguez pas grand-chose, le plastique ne flotte pas toujours en surface. La catastrophe majeure vient de ce que le plastique se désintègre en minuscules billes que les poissons prennent pour du plancton et qui les tuent. En 1997, quand le capitaine Charles Moore a découvert le grand " vortex de détritus ", il a observé sur place six fois plus de plastique que de plancton. Dix ans plus tard, lorsque je l'ai accompagné au large d'Hawaï, il en a détecté soixante fois plus ! Aujourd'hui, des océanographes ont découvert d'énormes plaques de plastique dans l'Atlantique Sud, l'océan Indien et la mer du Nord.
Est-il possible d'échapper au plastique ? Nous n'y échapperons pas. Nous sommes les enfants de l'âge du plastique. Nous en avons besoin. C'est aux consommateurs et aux hommes politiques d'arrêter la production des plastiques dangereux, de pousser les industriels à fabriquer des bioplastiques – aujourd'hui 0,5 % des plastiques existants –, et d'utiliser des produits de substitution comme le verre.
à lire, à voir Plastic Planet. La face cachée des matières synthétiques, de Werner Boote et Gerhard Pretting, Actes Sud, 260 p., 21 €.
Plastic Planet, documentaire de Werner Boote (1 h 35). Sortie en salles en avril 2011, à l'occasion de la Semaine du développement durable.

16/09/2010

Chimie, perturbateurs endocriniens,environnement,santé

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Perturbateurs endocriniens : le principe de précaution doit prévaloir

Le RES (Réseau environnement santé) a organisé un colloque à l'Assemblée nationale sur la question des perturbateurs endocriniens, pesticides organochlorés, phtalates ou bisphénol A.
Qu'ils soient naturels ou synthétiques, ces perturbateurs, en contact avec les aliments, sont suspectés de favoriser les cancers du sein, de la prostate, des testicules (selon Patrick Fenichel de l'Inserm), de créer un "effet obésogène" (selon Robert Barouki, Paris-V-Inserm-Necker), de "se substituer aux oestrogènes naturels dès le stade fétal, et perturber l'équilibre hormonal nécessaire au développement et au maintien d'une fonction de barrière intestinale efficace" (selon Eric Houdau de l'Inra).
Pour le député Gérard Bapt, "s'il faut attendre que le risque soit avéré, comme pour l'amiante et le chlordécone, il sera trop tard".
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Agence France Presse_Fil Gen , 15/09/2010

08/09/2010

Chimie et cancer du sein chez l'homme

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-perturbateurs-endocriniens-impliques-dans-le-cancer-du-sein-masculin-07-09-2010-1233209_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100908

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Les perturbateurs endocriniens impliqués dans le cancer du sein masculin

Publié le 07/09/2010 à 15:22 - Modifié le 07/09/2010 à 15:23

Par Anne Jeanblanc

 

Le lien éventuel entre une exposition professionnelle à des agents chimiques perturbateurs endocriniens - des substances d'origine naturelle ou artificielle pouvant interférer avec le fonctionnement des glandes endocrines - et le risque de cancer du sein chez l'homme a récemment été examiné dans le cadre d'une étude multicentrique conduite dans huit pays européens et consacrée aux cancers rares (cancer du sein masculin, mais aussi de la vésicule biliaire, de l'intestin grêle, des os, mélanome de l'oeil, etc.). Selon le Journal International de Médecine, l'étude a inclus 104 hommes chez lesquels un diagnostic de cancer du sein avait été posé entre le 1er janvier 1995 et le 30 juin 1997, alors qu'ils étaient âgés de 35 à 70 ans. Ils ont été comparés à 1.900 témoins tirés au sort, appariés pour l'année de naissance, le sexe et la région d'étude.

Grâce à des entretiens, les chercheurs ont collecté de nombreuses informations, concernant notamment leurs données socio-démographiques, leurs antécédents médicaux, leurs habitudes de vie, leur consommation de tabac et d'alcool, ainsi que les emplois qu'ils ont exercés pendant plus de 6 mois consécutifs. Ils ont détaillé les tâches effectuées, les équipements de protection portés, les agents chimiques utilisés, la production de l'installation. Pour chacun de ces emplois, un expert a évalué en particulier l'exposition aux composés alkylphénols, aux phtalates, aux polychlorobiphényles (PCB) et dioxines ainsi qu'aux pesticides.

Finalement, ils concluent que le risque de cancer du sein est augmenté dans certaines activités professionnelles. C'est le cas chez les mécaniciens automobile, en particulier ceux ayant exercé cette activité pendant plus de 10 ans. Il serait dû aux solvants, aux dérivés de la pétrochimie, aux produits de combustion automobile. Chez les peintres, le risque plus élevé serait aussi lié aux solvants, ainsi qu'aux additifs des peintures. Chez les personnes travaillant dans la préparation du bois, la fabrication du papier et dans le secteur forestier, ce sont les composés organiques volatils qui sont en cause. En revanche, aucun lien n'a été trouvé entre le cancer du sein masculin et un emploi dans la métallurgie, la soudure, ou les métiers de l'électricité. Ni avec une exposition professionnelle aux PCB et dioxines.

25/08/2010

CHLORDÉCONE : l'État pointé du doigt

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/chlordecone-l-etat-pointe-du-doigt-dans-deux-rapports-sur-un-insecticide-cancerigene-24-08-2010-1228256_23.php

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CHLORDÉCONE - L'État pointé du doigt dans deux rapports sur un insecticide cancérigène

Deux rapports, que l'AFP s'est procurés mardi, pointent les "anomalies" dans la gestion par le ministère de l'Agriculture de l'époque, du dossier du chlordécone, un pesticide cancérigène interdit bien plus tard aux Antilles qu'aux États-Unis et en France métropolitaine. Dans un rapport (*) finalisé en juin et rendu public mardi par le quotidien Le Monde, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) "met en évidence de véritables anomalies dans le cadre d'une approche de prévention" et dans la gestion du dossier du chlordécone par le ministère de l'Agriculture. Il met également en relief "l'influence des intérêts économiques" pour expliquer la lenteur de la prise de décision d'interdire le chlordécone, un pesticide, qui se fixe dans les sols pour de nombreuses années.

Dans un autre rapport rédigé par l'Afsset (Agence nationale de sécurité sanitaire), rédigé en décembre 2009 et jamais divulgué, celle-ci souligne le poids économique de la culture de la banane dans la gestion du dossier chlordécone. "Face à la défense de l'industrie bananière française, on peut faire l'hypothèse que l'impact de l'utilisation de produits phytosanitaires sur l'environnement et la santé ait été secondaire dans les préoccupations des autorités politiques", écrit cette agence.

Contacté mardi en fin d'après-midi par l'AFP, le ministère de l'Agriculture n'avait pas réagi. Ces deux rapports devaient être publiés dans la soirée sur le site www.chlordecone-infos.fr (**) qui dépend de l'Afsset.

Interdit aux États-Unis en 1976, le chlordécone le sera en 1990 en France métropolitaine et seulement en 1993 aux Antilles, où il était largement utilisé dans les bananeraies.

 

(*) voir :

http://www.inra.fr/l_institut/etudes/chlordecone_aux_antilles/chlordecone_aux_antilles_francaises_un_eclairage_socio_historique

(**) voir :

http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/index.php?pageid=579

22/06/2010

La pollution industrielle des sols

Un exemple aux USA :

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/21/a-los-angeles-le-cauchemar-des-habitants-d-une-cite-contaminee-par-shell_1376208_3244.html

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A Los Angeles, le cauchemar des habitants d'une cité contaminée par Shell
LE MONDE | 21.06.10 | 15h24
Los Angeles Correspondance


vec ses 285 pavillons alignés, ses palmiers et ses pelouses vertes, la cité du Carousel à Carson, une localité au sud de Los Angeles, a tout du rêve américain. C'est ce que pensaient Royalene Fernandez et son mari, en y emménageant en 1968 avec leurs jeunes enfants, ignorant que le terrain avait appartenu à Shell. Elle souffre de leucémie depuis dix-huit ans, une maladie qui peut être reliée à la toxicité du benzène. Or des tests effectués récemment par l'agence de contrôle de l'eau (Regional Water Quality Control) ont révélé des niveaux anormalement élevés de méthane et de benzène dans le sol du quartier, avec des concentrations susceptibles d'augmenter les risques de cancer et d'entraîner des problèmes neurologiques.

Depuis 1924, la compagnie pétrolière stockait le pétrole brut dans d'immenses cuves en béton, en partie enterrées. "Les cuves ont été sommairement détruites avant la vente du terrain par Shell en 1966, sans être entièrement vidées ni nettoyées, et le site a été recouvert d'à peine un mètre de terre, alors qu'à l'époque la toxicité du benzène était largement connue", explique Tom Girardi, l'avocat de plus de 200 résidents, alerté par Erin Brockovich (héroïne d'un autre combat contre une contamination chimique, interprétée au cinéma par Julia Roberts). "Ce que Shell a fait à Carson est bien pire que ce que fait BP dans le golfe !" Le boom pétrolier, dont la Californie du Sud a été un des épicentres, revient ainsi hanter ses résidents.

Terre humide et noire

Shell a conseillé aux habitants de ne plus manger les fruits de leurs arbres ni les légumes du potager, de minimiser le contact avec le sol (y compris pour les animaux domestiques), et ne plus laisser les enfants jouer dans le jardin. La situation est catastrophique pour ces propriétaires qui ne peuvent pas vendre leur maison dont la valeur immobilière a chuté.

Les enquêteurs ont exhumé de la terre humide et noire qui sentait l'essence, dans le jardin de Lourdes Piazza, 47 ans, dont les deux filles souffrent d'allergies chroniques : "C'est une torture de penser que vous vivez au-dessus de ça", dit-elle en pleurant. "Shell doit assumer sa responsabilité, et nous aider à sortir de là !" La contamination a été découverte par hasard en 2008, lors de l'inspection d'une ancienne usine chimique, qui a révélé des concentrations de benzène, provenant du site adjacent, celui de Shell.

Les représentants de la compagnie pétrolière soutiennent que la décontamination incombait à l'acquéreur (le promoteur immobilier), et que la pollution pourrait avoir d'autres causes : des huiles de vidange jetées par des conducteurs, des tondeuses à gazon, ou des pesticides. Mais pour les résidents de Carson, Shell doit décontaminer le site, les dédommager et les reloger. La bataille juridique s'annonce âpre.

 

Claudine Mulard
Article paru dans l'édition du 22.06.10

L'Etat va vérifier la salubrité des sols de 2 000 écoles

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/21/l-etat-va-verifier-la-salubrite-des-sols-de-2-000-ecoles_1376205_3244.html
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L'Etat va vérifier la salubrité des sols de 2 000 écoles
LE MONDE | 21.06.10 | 15h24  •  Mis à jour le 21.06.10 | 18h05


e gouvernement a pris moult précautions avant de rendre publique, lundi 21 juin, une liste de quelque 1 200 établissements scolaires construits sur d'anciens sites industriels potentiellement pollués. D'ici à 2012, ils feront l'objet d'un diagnostic, pour vérifier qu'aucune substance toxique ne met en danger la santé des enfants. Une seconde vague d'expertises sera lancée en 2012. Au total, la qualité des sols et de l'air de près de 2 000 crèches, écoles, collèges et lycées sera mesurée d'ici à 2015.

La publication de la liste sur le site du ministère de l'écologie a été plusieurs fois repoussée, afin de laisser aux préfets le temps d'informer la population dans les départements concernés : "Nous voulons lutter contre les fantasmes qui pourraient entourer cette campagne, explique Laurent Michel, directeur de la prévention des risques au ministère de l'écologie. Etre construit sur un ancien site industriel ne signifie pas forcément qu'il y a pollution. Il s'agit d'une démarche de prévention."

Les expertises, dont le coût est estimé à 50 millions d'euros, concrétisent un des engagements du Grenelle de l'environnement : vérifier que des "populations sensibles" ne sont pas exposées à des polluants hérités du passé. Les enfants sont jugés particulièrement fragiles car en contact direct avec le sol quand ils jouent. L'affaire de l'école maternelle Franklin-Roosevelt de Vincennes (Val-de-Marne), construite sur un ancien laboratoire de Kodak, où plusieurs cas de cancers infantiles se sont déclarés au début des années 2000, a servi de révélateur, même si le lien entre les maladies et la localisation de l'école n'a jamais été établi.

Pour établir la liste des établissements ciblés, le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) a croisé deux fichiers : celui des établissements scolaires de France et la base de données Basias, qui recense près de 300 000 sites ayant accueilli dans le passé des activités industrielles potentiellement polluantes. "La création de Basias, lancée en 1996, a demandé un travail colossal", relate François Blanchard au BRGM. Il a fallu retrouver la trace des fonderies, forges, usines chimiques et pharmaceutiques, garages automobiles, casses, imprimeries, pressings, stations-service sur tout le territoire, en remontant jusqu'en 1850. Avec l'accroissement de la population et l'extension des villes, les terrains libérés ont été urbanisés, sans savoir s'ils avaient été dépollués.

"Pour autant, Basias ne donne pas d'information sur la qualité des sols", poursuit M. Blanchard. Les diagnostics traqueront la trace de polluants persistants dans l'environnement : plomb, cuivre, chrome et hydrocarbures.

"Nous ne nous attendons pas à trouver un nombre gigantesque de pollutions", estime M. Michel, qui se fonde sur les diagnostics menés dans sept écoles pilotes en 2009. L'une d'elles seulement posait problème : des hydrocarbures et des pneus étaient stockés dans les caves de l'établissement.

Mais, à ce stade, il semble impossible de connaître le nombre d'établissements où une pollution sera décelée. Si les anciens exploitants du site ne peuvent être retrouvés, les collectivités locales, maîtres d'ouvrage des établissements, devront financer le nettoyage. Plusieurs techniques existent, plus ou moins coûteuses : création de vides sanitaires et installation de ventilation dans les locaux fermés, remplacement de la couche superficielle de terre polluée par de la terre propre, ou dépollution plus en profondeur...

Et les zones résidentielles ?

Les associations de protection de l'environnement et de la santé accueillent favorablement cette campagne. "C'est une bonne chose, estime Véronique Lapides, présidente du Collectif Vigilance Franklin à Vincennes. Il faudra être attentif au devenir des sites où des pollutions sont décelées."

"On peut se demander pourquoi les zones résidentielles ne font pas elles aussi l'objet de diagnostics", relève Pieter de Pous, chargé de la politique des sols au Bureau européen de l'environnement. L'analyse des niveaux de pollutions de tous les anciens sites industriels figurait dans un projet de directive proposée par la Commission européenne en 2006. Plusieurs Etats membres, dont la France, s'y sont opposés. Elle semble aujourd'hui dans l'impasse.

"L'exhaustivité coûterait des sommes considérables, répond Jérôme Goellner du ministère de l'écologie. Nous préférons dépolluer les sites en fonction de leur usage plus ou moins sensible." Une approche jugée "peu exigeante" par Marie-Laure Lambert, membre de France Nature Environnement : "En 1993, quand la question des sols pollués a émergé, la volonté de tout nettoyer était présente. Mais la politique de dépollution en fonction de l'usage s'est imposée quand une masse de sites orphelins (dont l'exploitant était défaillant) a été mise au jour, et qu'il est apparu que l'Etat n'aurait pas les moyens de financer la dépollution totale."


La liste peut être consultée en ligne sur www.developpement-durable.gouv.fr

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 22.06.10
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(mon commentaire : ce n'est pas facile de trouver cette liste ! On trouve seulement :

"Lancement des premiers diagnostics de sol d’établissements recevant des enfants et des adolescents implantés sur ou à proximité d'anciens sites industriels

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22 juin 2010 - PRÉVENTION DES RISQUES

Cette opération s'inscrit dans une démarche d'anticipation environnementale et non de prévention d’un risque avéré. En effet aucun signal sanitaire ou environnemental ne motive la réalisation de ces diagnostics."

et le lien mène à la page d'accueil !)

Rectification le 24/06/2010 :

Aujourd'hui, le site donne un lien vers la liste des établissements, téléchargeable sous forme de fichier pdf. Il faut cliquer sur "... une liste d'établissements..."

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Voir aussi :

Inventaires BASIAS et BASOL

3 août 2006 - PRÉVENTION DES RISQUES

Sommaire :


Les inventaires BASIAS et BASOL


La sensibilisation de l’ensemble des acteurs est l’un des outils d’une politique de prévention des risques liés à la pollution des sols. C’est dans le but de développer une vigilance à tous les niveaux que, sous l’égide du ministère en charge de l’Environnement, le BRGM a développé, depuis 1994, des inventaires des sites ayant été occupés par des activités de type industriel.

Cette base de données appelée BASIAS (Base des Anciens Sites Industriels et Activités de Service) est accessible librement sur Internet (http://basias.brgm.fr). L’inventaire historique BASIAS est avant tout destiné au grand public, aux notaires, aux aménageurs et doit servir à apprécier les enjeux relatifs à l’état d’un terrain en raison des activités qui s’y sont déroulées.

Par ailleurs, à travers la base BASOL (http://basol.environnement.gouv.fr), le ministère met à disposition la liste des sites pollués recensés par les pouvoirs publics, faisant l’objet d’une action. Cette base est le prolongement des importantes actions de recensement entamées au début des années 1990 ; dans ce cadre, de nombreux diagnostics ont été réalisés au cours de la décennie passée pour connaître les problèmes posés par ces sites et mettre en place les mesures afin qu’ils ne soient pas générateurs de risque compte tenu de l’usage qui en est fait.

14/05/2010

‘Du poison dans l'eau du robinet’

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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‘Du poison dans l'eau du robinet’

Le Télé Obs résume un documentaire intitulé 'Du poison dans l'eau du robinet' en précisant qu'il pointe les agents nocifs que véhicule la ressource, comme l'aluminium, les nitrates, les pesticides, les "résidus massifs" de médicaments et le radon.
Le magazine rapporte les propos du réalisateur qui s'indigne en expliquant que, dans un même temps, "l'Assemblée nationale publie un rapport mettant en garde contre une diminution trop brutale de l'emploi des pesticides en France".
La Réalisatrice Sophie Le Gall met en lumière la méconnaissance et la passivité, supposées complices, des collectivités locales, et la duplicité des sociétés distributrices d'eau. Sa caméra filme un ingénieur de la Criirad (laboratoire indépendant) qui vient d'analyser de l'eau prélevée sur l'aire de captage de Saint-Sylvestre (Limousin) : "255 000 becquerels par mètre cube ! Je n'ai jamais vu ça en dix-sept ans de carrière."
Nouvel Observateur - Télé Obs , 13/05/2010

08/04/2010

Lignes de très haute tension : l'Afsset appelle à la prudence

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lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/08/lignes-de-tres-haute-tension-l-afsset-appelle-a-la-prudence_1330563_3244.html
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Lignes de très haute tension : l'Afsset appelle à la prudence
LE MONDE | 08.04.10 | 15h52  •  Mis à jour le 08.04.10 | 15h52


ans un avis rendu mardi 6 avril, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) rappelle que "des études scientifiques montrent une association statistique entre l'exposition aux champs électromagnétiques produits par les lignes de très haute tension et des leucémies infantiles". Cependant "aucun mécanisme d'action n'a pu être décrit et aucun lien de cause à effet n'a non plus été clairement identifié", précise l'Afsset. Les champs électromagnétiques d'extrêmement basses fréquences émis par les lignes de très haute tension et les appareils électriques ont été classés "cancérogènes possibles pour l'homme" en 2002. L'Agence appelle au renforcement de "la recherche sur les causes possibles des leucémies infantiles". Tout en estimant qu'il n'y a pas lieu de modifier les valeurs limites d'exposition actuelles, l'Afsset "recommande de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches...) à proximité immédiate des lignes à très haute tension et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements".
Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 09.04.10

02/03/2010

Eau, environnement,polluants chimiques

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Polluants émergents, un sujet de préoccupation mondiale
Pour documenter son propos sur les polluants émergents, La Croix prend l'avis de deux spécialistes. Yves Levi est responsable du groupe Santé publique-environnement pour le CNRS (Paris-Sud). Il reconnaît que la question des micropolluants, en particulier ceux qui agissent comme des perturbateurs endocriniens, se pose avec acuité depuis une vingtaine d'années, et qu'elle est devenue un sujet de préoccupation mondiale. Toutefois, avec la multiplication des molécules chimiques dans notre environnement, la traçabilité de pathologies comme les cancers hormonaux-dépendants, dont l'incidence augmente inexorablement depuis les années 1950, devient difficile à établir, entre les traces de détergents et de médicaments dans l'eau, les phtalates dont sont faits les capuchons des stylos, ou le bisphénol A qui entre dans la composition de nombreux ustensiles culinaires. Quant à Hervé Suty, il dirige les centres de recherche de Veolia Environnement. Il évoque l'effet à long terme sur l'organisme de molécules, absorbées en quantités infinitésimales mais qui ont, "par définition, vocation à être actives". M. Suty pointe deux pistes de recherche : "des molécules beaucoup plus biodégradables", et des traitements pharmaceutiques que les patients fixent davantage .
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lu sur :
http://www.la-croix.com/Les-polluants-emergents/article/2416620/55401
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01/03/2010 19:01

Les polluants émergents



Selon la définition européenne établie en 1999, un perturbateur endocrinien (PE) est « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations ».

Les résidus de substances pharmaceutiques, substances biologiquement actives, peuvent également être des PE. 4 000 principes actifs médicamenteux sont référencés en Europe. 553 substances et 9 hormones ont été identifiées comme ayant un effet PE : hormones naturelles ou de synthèse, pesticides, polychlorobiphényls (PCB), agents détergents, plastifiants, etc.

En France, un plan national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE) a été lancé en 2005. Ses conclusions seront rendues publiques lors d’un colloque le 12 avril à Rennes.

12/01/2010

La toxicité du ROUNDUP

À lire sur MEDIAPART :

http://www.mediapart.fr/

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Roundup® : Monsanto et les pouvoirs publics pourraient avoir à s'expliquer

Très fortement suspecté d'être toxique, le très populaire herbicide du N°1 mondial des OGM fait désormais l'objet de soupçons d'irrégularités sur ses formulations. Mais il reste toujours en vente libre : une situation plutôt embarrassante pour les pouvoirs publics, et notamment le Ministère de l'Agriculture.

Roundup_FR-1aba4.jpg----------

QUELQUES EXTRAITS DE L'ARTICLE DE MEDIAPART :

... le statut à part du Roundup® vient aussi du fait que le produit a été associé aux recherches des ingénieurs de la firme pour le développement de semences OGM (Organisme Génétiquement Modifié), le but étant de créer des graines qui ensuite donnent des plantes qui y sont tolérantes ...

...ROUNDUP® : UNE PRESENCE NON-NEGLIGEABLE DANS L'ENVIRONNEMENT


Et pourtant, le Roundup® a aussi son revers de la médaille, c'est-à-dire qu'il suscite de très sérieux doutes quant à son innocuité...

...Pour exemple, dans le bassin de l'Elorn, la rivière qui alimente en eau potable un tiers du Finistère, des prélèvements effectués en octobre 1999 ont montré que la concentration en glyphosate atteignait 17,02 microgrammes par litre, soit 172 fois la norme autorisée. Ainsi, suite à d'autres prélèvements effectués sur tout le territoire français pour le Ministère de l'Ecologie au cours des années suivantes, il en ressort que des résidus molécules contenues dans des herbicides, et en particulier des résidus de glyphosate (le principe actif du Roundup®), sont présents dans la moitié des cours d'eaux en France. Premier polluant des eaux de surface dans l'hexagone, le glyphosate se retrouve logiquement dans l'eau du robinet...

...Au Danemark, la prise de conscience a été nationale, suite à une étude publiée en 2003

(voir : http://www.mindfully.org/Pesticide/2003/Roundup-Danish-Water10may03.htm)

par l'Institut de Recherche Géologique du Royaume qui a révélé que les eaux souterraines contenaient cinq fois plus de cette molécule chimique que le taux autorisé à l'époque. Elle a d'ailleurs entraîné une décision plutôt radicale de la part d'un gouvernement, à savoir l'interdiction d'utilisation de tous les herbicides à base de glyphosate en septembre 2003...

...les associations écologistes qui se battent pour dénoncer les effets du Roundup® mettent en avant le fait que le produit de dégradation de l'herbicide (appelé AMPA pour Acide aminométhylphosphonique) est très persistant dans l'environnement : sa présence dans le sol est de 958 jours alors qu'elle est de 32 seulement en conditions de laboratoire. Les propres analyses faites pour la société Monsanto elle-même indiquent par ailleurs qu'au bout d'un mois de présence dans le sol, le Roundup® n'a disparu qu'à 2% soit 35 fois moins qu'un produit considéré comme « biodégradable ». Or, tous les bidons de Roundup® vendus en France indiquaient jusqu'à il y a quelques années que le produit était « biodégradable »...

...Dans le monde, plusieurs scientifiques de renom se sont penchés sur le « cas » Roundup®. L'un des premiers fut l'Américain Robert Kremer du service de recherche du Ministère de l'Agriculture des Etats-Unis. Ce docteur en microbiologie travaille sur les impacts du Roundup® depuis 1997. En octobre 2009, il a participé à la rédaction d'une série de cinq articles décrivant les effets négatifs de l'herbicide sur l'environnement

(voir : http://www.non-gmoreport.com/articles/jan10/scientists_find_negative_impacts_of_GM_crops.php)

publiés dans la revue scientifique European Journal of Agronomy...

...suite à la première découverte du Professeur Bellé en 1999 montrant que le Roundup® perturbait le processus de division des cellules d'embryons fécondés d'oursin (qui utilise le même ADN que l'homme lors la fécondation), les études les plus alarmantes les unes que les autres se sont multipliées ...

...jamais une étude sur les effets du Roundup® n'était arrivée à des conclusions aussi inquiétantes pour l'être humain, à savoir qu'il détruisait les cellules humaines...Nécroses, asphyxie ou encore détérioration de l'ADN...toutes les conditions sont réunies pour favoriser l'apparition de tumeurs, donc de cancers. Ces scientifiques s'accordent également sur le fait que le Roundup® est un perturbateur endocrinien, c'est-à-dire qu'il provoque des troubles du système hormonal...

...« Les effets délétères ne sont pas proportionnels aux concentrations en glyphosate mais dépendent plutôt de la nature des adjuvants »...le Roundup® perturbe les hormones sexuelles...

...c'est le Ministère de l'Agriculture qui délivre une autorisation de mise sur le marché pour tous les pesticides...

ROUNDUP® : UNE AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE FAUSSEE, UNE REGLEMENTATION BANCALE

Ainsi, de manière régulière l'Afssa a donné son aval pour la commercialisation de toutes les versions de Roundup®, notamment lors de sa dernière réévaluation complète en 2007, mais « le produit tel qu'il est dans l'environnement n'est pas testé » s'étonne Gilles-Eric Séralini. En effet, jusqu'à présent, seul le glyphosate est testé et pas le Roundup® lui-même utilisé réellement...

...En fait, l'un des problèmes est que pour ses évaluations, les experts de l'Afssa se basent sur des études réalisées pour ou par les industriels de la chimie. Mais le principal soucis est que les rapports que reçoit l'Afssa concernent des études qui sont effectuées sur la molécule du principe actif uniquement (le glyphosate pour le Roundup®) et pas sur le produit lui-même dans son ensemble, tel qu'il est commercialisé et ensuite utilisé dans la réalité...

...le Roundup® qui semble donc bénéficier d'une réglementation on ne peut plus bancale puisqu'elle ne tient pas compte de tous les paramètres du produit évalué...

ROUNDUP® : LES MINISTRES CONCERNES CAMPENT SUR LES POSITIONS DE L'AFSSA

Ainsi, compte tenu des éléments accumulés depuis dix ans tendant à prouver la toxicité du Roundup®, des associations et des politiques intentent des recours pour le faire interdire, du moins suspendre sa commercialisation...

...Madame Bachelot... conclue qu'il n'y a pas lieu de faire quoi que ce soit, puisque l'Afssa, saisie par la Direction générale de la santé et la Direction générale de l'alimentation sur ce sujet, estime dans son avis que la dernière étude du Professeur Séralini « n'apportent pas de nouveaux éléments pertinents...

ROUNDUP® : DES DOUTES SUR DES FORMUATIONS HOMOLOGUEES SELON UNE ASSOCIATION

...le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) et un agriculteur biologique (Jacques Maret) décide de demander à Bruno Lemaire, le tout nouveau Ministre de l'Agriculture, d'abroger les autorisations de mise sur le marché de trois formulations de Roundup® (Roundup Express®, Roundup Extra® et Roundup GT Plus®).

(voir: http://www.mdrgf.org/newsRU.html )

...le Ministre leur répond directement en indiquant notamment « qu'aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA »...l'adjuvant (qui tend à renforcer la toxicité du Roundup®)...pourtant, suite à des analyses effectuées sur le Roundup Express® et le Roundup GT Plus® à la demande du MDRGF par les laboratoires Analytika (basé à Cuers dans le Var) et Gavard (basé à Tournefeuille en Haute-Garonne), les deux formulations contiennent bel et bien du POEA, l'adjuvant principal du Roundup®.De plus, les deux laboratoires ont également conclu que deux types de Roundup® dont chaque formulation était différente l'une de l'autre ont malgré tout reçu le même numéro d'AMM... De sérieuses anomalies qui mettent en doute la régularité de l'homologation d'au moins deux formulations du Roundup®...

...La société Monsanto a-t-elle menti dans son dossier de demande d'homologation de formulations de Roundup® pour faciliter leur commercialisation ? L'Afssa, a-t-elle délivré ses avis sans prendre en considération le POEA ? Comment le Ministère de l'Agriculture peut-il ignorer sa présence dans le Roundup®, alors qu'il est le ministère de tutelle ? Et surtout, la formulation qui a fait l'objet de tests et d'études pour étayer les demandes d'homologation est-elle bien la formulation réellement vendue dans le commerce et utilisée dans la réalité ?...

...Pour rappel, la France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrième au niveau mondial après le Brésil, les Etats-Unis et le Japon. En 2008, 76 000 tonnes de pesticides ont été épandues sur le territoire français. Enfin, en Argentine, qui a accueilli à bras ouvert le soja Roundup -Ready® (qui représente 99% de la culture du soja dans ce pays où 50% des terres cultivées sont consacrées au soja...), le Roundup® fait des ravages dans les populations qui vivent près de ces cultures : cancers, malformations congénitales, maladies hormonales, maladies respiratoires, etc... Et à ce jour dans le monde, les plantes transgéniques tolérantes au Roundup® sont autorisées à l'importation en Europe. Elles représentent 75% de la production mondiale d'OGM et servent essentiellement à nourrir les animaux que nous utilisons pour faire de la viande.

24/11/2009

L'eau des rivières ...

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Un plan national pour l'eau des rivières
20 Minutes indique qu'un comité de pilotage vient d'être mis en place par les ministères de la Santé et de l'Environnement, afin d'établir un plan national concernant les résidus de médicaments dans l'eau. Le quotidien rappelle que les eaux usées contiennent une grande partie des molécules (en particulier antibiotiques et antidépresseurs) qui ne sont pas dégradées par l'organisme et que les stations d'épuration ne filtrent pas suffisamment. Selon Jean-Marie Haguenoer, de l'Académie nationale de pharmacie, "90% des hormones que l'on retrouve aujourd'hui dans l'environnement proviennent de la pilule contraceptive". Dans un entretien accordé à 20 Minutes, Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Ecologie, estime que les études montrant une féminisation croissante des populations de poissons ont permis de prendre conscience du problème. Elle précise qu'un des objectifs du plan national sera d'effectuer un "recensement global" des produits de santé présents dans les rivières.
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http://www.20minutes.fr/article/365634/France-L-eau-est-malade-des-medicaments.php

22/11/2009

Mensonges de MONSANTO à propos du ROUNDUP

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3993

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19-11-2009

Composition mensongère

de deux formules de Round Up

Herbicide le plus vendu au monde, le Round Up, produit phare de la firme Monsanto, est aussi l’ennemi numéro un des organismes de protection de l’environnement. S’attaquant directement au cœur des plantes, il demeure à l’intérieur des récoltes, perspective guère réjouissante pour les futurs consommateurs de cette production. Cet herbicide est, en effet, soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, influant sur le système hormonal humain. En outre, son principe actif, le glyphosate serait associé à certains effets sanitaires tels qu’un risque accru de cancers, de fausses couches et de naissances prématurées.

A la lumière de ces données, on comprend mieux pourquoi, le 16 juin 2009, le MDRGF (1) et Jacques Maret, agriculteur en Charente-Maritime, ont jugé opportun de demander au ministre de l’agriculture l’abrogation des autorisations de mise sur le marché (AMM) de trois formulations de Round Up, sur la base d’études scientifiques. Les trois formules en question sont Express, Extra et GT Plus.
En l’absence de retour, les plaignants déposent une requête, arguant que la présence de POEA, « substance active » utilisée comme adjuvant dans les formules incriminées, n’a pas été prise en compte. Or, une étude réalisée par le Professeur Gilles-Eric Séralini affirmait que le POEA « endommage les membranes cellulaires », « modifie leur perméabilité » et « amplifie la toxicité déjà produite par le glyphosate ».
Si, cette fois, la parole du MDRGF est entendue, elle restera toutefois sans effet. De fait, un courrier du 14 octobre émanant du ministère de l’agriculture, et répondant à la demande d’abrogation du 16 juin 2009, déclare : « qu’il ressort des dossiers de mise sur le marché des produits en cause, et notamment de leur composition intégrale qui indique la substance active mais également les surfactants, les adjuvants et les co-formulants contenus dans les produits, qu’aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Ne s’avouant pas vaincu, le collectif associatif a fait appel aux laboratoires Analytika et Gavard afin de mener leur propre expertise. Les résultats s’avèrent pour le moins éloquents. La présence de POEA est avérée dans deux formulations de Round Up testées, à savoir Express et GT Plus. Contredisant les déclarations officielles, les deux produits ne correspondent donc pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère de l’agriculture. En outre, les analyses ont révélé une différence de composition entre deux Round Up pour des formulations ayant le même numéro d’AMM, un numéro d’AMM devant pourtant correspondre à une formulation unique.
Face à ces dérives, le MDRGF appelle au retrait pur et simple de ces formulations. Dans le cas contraire, il a, d’ores et déjà, laissé entrevoir la possibilité de porter l’affaire devant « les tribunaux compétents ».
A l’heure actuelle, la France utiliserait chaque année environ 15 000 tonnes de l’herbicide Round Up, toutes formulations confondues.

Cécile Cassier

1- Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures.

04/11/2009

L’Afsset recommande de réduire les expositions aux radio fréquences

lu sur :

http://www.afsset.fr/index.php?pageid=415&newsid=497&MDLCODE=news

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15 octobre 2009
Les radiofréquences : mise à jour de l’expertise relative aux radiofréquences, L’Afsset recommande de réduire les expositions.

Face aux incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes : développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient ; réduire les expositions du public.

Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables. Néanmoins aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour. De même le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité. A contrario, un nombre important d’études ne rapporte pas d’effet particulier. Au total, le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis. Pour l’Afsset ils constituent des signaux indéniables. Face à ces incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes :

 Développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient.

L’Afsset recommande de cibler en priorité les études épidémiologiques, ainsi que les études sur la reproduction, le développement de l’enfant et de répliquer des études qui montrent des effets biologiques. Elle recommande de prêter une plus grande attention aux aspects méthodologiques, et, en particulier d’affiner la caractérisation des expositions des populations, à commencer par celle des enfants. Elle met en lumière le retard pris sur la connaissance des effets sanitaires concernant les bandes de fréquences inférieures à 400 MHz et celles de plus de 2GHz, qui correspondent à des expositions professionnelles. D’autres hypothèses sont infirmées par cette expertise (perméabilité de la barrière hématoencéphalique, risque de neurinomes de l’acoustique, effet sur la mélatonine...).

 Réduire les expositions du public.

Ce potentiel de réduction existe s’agissant de l’exposition aux radiofréquences. La priorité va au téléphone portable qui est la première source d’exposition du public. L’affichage intelligible du débit d’absorption spécifique (DAS) permettrait de privilégier les téléphones portables les moins exposants. Par ailleurs, l’Afsset recommande de rechercher les quelques points du territoire où les niveaux d’ondes de radiofréquences sont nettement plus élevés que la moyenne, de les cartographier et de proposer une procédure pour réduire les niveaux. Cette démarche s’inscrit dans une logique environnementale, où, dès lors qu’une exposition peut être réduite, elle doit être envisagée.

L’expertise menée par l’Afsset est inédite tant par l’exhaustivité des publications analysées que par la méthode et l’approche novatrice développée afin de la réaliser. L’expertise a recensé 3 500 références. Le travail a fait se confronter diverses écoles de pensées des scientifiques, des parties prenantes et des lanceurs d’alerte, notamment au travers d’auditions. Les sciences humaines ont été prises en compte dans le processus d’expertise. Enfin, pour la première fois un observateur issu du monde associatif aura suivi l’intégralité des débats.

 En savoir plus :

 Consulter ou télécharger l´AVIS de l´Afsset (1 Mo) 

 Consulter ou télécharger la NOTE DE SYNTHESE de l´Afsset (1 Mo) 

 Consulter ou télécharger le COMMUNIQUE DE PRESSE de l´Afsset (60 Ko) 

 Consulter ou télécharger la COUVERTURE DU RAPPORT du l´Afsset (3 Mo) 

 Consulter ou télécharger le RAPPORT de l´Afsset (6 Mo) 

 Découvrir les radiofréquences :

 Consulter ou télécharger la fiche "Définition des champs électomagnétiques" (95 Ko)

 

20/10/2009

Le niveau de l'exposition aux radiofréquences

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/10/16/le-grenelle-des-ondes-va-s-attacher-a-reduire-le-niveau-de-l-exposition-aux-radiofrequences_1254659_3244.html
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Le Grenelle des ondes va s'attacher à réduire le niveau de l'exposition aux radiofréquences
LE MONDE | 16.10.09 | 10h05

e Grenelle des ondes, qui reprend, vendredi 16 octobre, le fil de ses débats interrompus en mai, dispose désormais d'un ordre du jour fourni : mettre en musique les recommandations du rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (Afsset). Présenté jeudi, ce rapport attendu n'a, d'une certaine manière, déçu personne : il réussit le tour de force de préconiser une "réduction de l'exposition" aux ondes tout en concluant qu'"une majorité d'études n'indique pas d'effet à court terme ni à long terme de l'exposition aux radiofréquences". Des deux termes de la présentation, les opérateurs de téléphonie mobile ont retenu le second, tandis que les associations environnementales ont surtout entendu le premier.

Mi-chèvre mi-chou, ce rapport dessine tout de même les contours d'un principe de précaution qui ne dit pas encore son nom. "En fait, 50 % des études estiment que les ondes n'ont pas d'effets sur la santé et 50 % concluent à leur nocivité. Mais les experts de l'Afsset qui les ont passées au crible n'ont validé que 11 % de ces dernières", explique Jeanine Le Calvez, présidente de Priartem, association qui a occupé un poste d'observateur lors des travaux de l'Afsset. Pour l'association, ce rapport constitue "une avancée significative qui va obliger le gouvernement à agir".

 

France nature environnement (FNE) en fait la même lecture. "Nous sommes vraiment à un tournant. Pour la première fois en France, nous avons un avis qui prouve qu'il existe des études sérieuses qui donnent des signaux d'alerte", souligne José Cambou, en charge du dossier à FNE.

"La science, ce n'est jamais au poids", a concédé le directeur général de l'Afsset, Martin Guespereau, pour qui ces études font apparaître de vrais "signaux". Comme le résume l'Association santé environnement France (ASET), qui rassemble quelque 2 500 médecins, ce rapport constitue un début et non une fin : "Il initie une vraie réflexion, en aucun cas il ne donne des conclusions", précise son secrétaire général, Patrice Halimi. De fait, une des recommandations majeures de l'Afsset est d'appeler à la réalisation d'autres études, plus détaillées.

Seul ou presque à jouer les trouble-fête, Robin des toits regrette l'avis de l'Afsset, qu'Etienne Cendrier, son président, juge "en retard sur les compagnies d'assurance, qui n'assurent plus les opérateurs de téléphonie mobile sur les risques sanitaires engendrés par les radiofréquences, car elles craignent des procès". Robin des toits n'accorde qu'un bon point à l'Afsset pour avoir reconnu l'existence de troubles liés à l'hyper-électro-sensibilité.

CARTOGRAPHIE DES ONDES

Pour tous, le débat public sur les ondes va maintenant pouvoir débuter. Tant concernant la téléphonie mobile que sur les antennes-relais, la feuille de route fixée par l'Afsset reprend plusieurs mesures déjà envisagées par le Grenelle des ondes au printemps.

Sur la téléphonie mobile, à l'origine des niveaux d'exposition les plus élevés, l'agence suggère l'utilisation de téléphones à faible débit d'absorption spécifique (DAS, qui mesure le niveau de radiofréquences émis) et une meilleure information du public. Celle-ci passe, selon l'Afsset, par "la généralisation de la mise à disposition des utilisateurs des indicateurs d'exposition maximale pour tous les équipements personnels utilisant la technologie des radiofréquences", les portables en premier lieu.

Sur les antennes-relais, "considérant que la question de l'existence de troubles ressentis à proximité des antennes de stations de base de téléphonie mobile reste ouverte", l'Afsset demande un "plan de surveillance", une cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes (où se croisent des faisceaux d'ondes), une réduction des niveaux d'exposition dans ces zones, ainsi que la mutualisation des émetteurs entre les opérateurs.

Voilà qui donne une légitimité encore plus grande au comité opérationnel, lancé dans la foulée du Grenelle et présidé par le député socialiste François Brottes, chargé d'organiser une expérimentation portant à la fois sur une baisse du niveau d'émissions et les modalités de concertation entre les élus, les associations et les opérateurs. D'ores et déjà, plus de cent cinquante villes sont candidates, alors que le comité n'en retiendra que vingt.

Avec autant de dossiers sur la table, le Grenelle des ondes – dont l'ambition reste, selon Jean-François Girard, son président, de "surmonter l'opposition entre les scientifiques et les citoyens" – s'installe durablement dans le paysage français.


Brigitte Perucca
Article paru dans l'édition du 17.10.09
 

15/10/2009

Le processus européen "Reach" en danger

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/13/la-difficulte-des-chimistes-et-de-leurs-clients-a-dialoguer-met-en-danger-le-processus-europeen-reach_1253341_3234.html
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Compte rendu
La difficulté des chimistes et de leurs clients à dialoguer met en danger le processus européen "Reach"
LE MONDE | 13.10.09 | 16h45  •  Mis à jour le 13.10.09 | 16h45

es chimistes peinent à l'échange. Et l'Union des industries chimiques (UIC) s'en inquiète. Mardi 13 octobre, Jean Pelin, directeur général de l'UIC, a expliqué que l'incapacité des fabricants et utilisateurs de molécules chimiques à entrer dans un processus collaboratif mettait d'ores et déjà en panne le processus européen "Reach".

 

"Reach" est un règlement de la Commission européenne, destiné à recenser l'ensemble des molécules chimiques produites ou importées par les pays membres de l'Union dans le but d'identifier les risques que ces substances génèrent pour la santé ou l'environnement. Sa finalité est d'inciter les firmes à innover aux fins de substitution des matières les plus nocives.

Les entreprises ont jusqu'au 1er décembre 2010 pour constituer des dossiers sur les risques "toxicologiques et écotoxicologiques" des substances qu'elles exploitent sur des volumes supérieurs à 1 000 tonnes par an. Dès lors qu'elles fabriquent ou importent une même substance de ce type, elles doivent se réunir au sein de forums d'échange d'informations (SIEF) pour constituer la partie commune du dossier d'enregistrement, qui sera portée par un déclarant principal (lead registrant) et déposé à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Ces forums, qui relèvent de la seule responsabilité des industriels, ont été conçus pour mutualiser le coût des essais et des frais d'enregistrement. Mais demander à des sociétés rivales de collaborer les unes avec les autres ne fonctionne pas.

Intérêts divergents

Il est clair aujourd'hui que les 9 200 dossiers d'enregistrement attendus par l'ECHA à la date butoir du 1er décembre 2010 ne seront pas au rendez-vous. Ainsi, au 7 octobre 2009, l'agence européenne n'avait réceptionné que 1793 dossiers. Soit moins du quart.

La raison de cette panne tient, selon l'UIC, au fait que les entreprises ont à faire face à de "très nombreuses difficultés dans le démarrage et le fonctionnement des SIEF" : identification des substances, (similitude), constitution du SIEF, désignation du leader (déclarant principal), définition des règles de fonctionnement entre des acteurs pouvant avoir des intérêts divergents ou concurrents, langue anglaise obligatoire...

L'UIC ne demande pas officiellement un report des délais, mais souhaite que "l'ECHA et la commission européenne apportent une réponse appropriée".


Yves Mamou
Article paru dans l'édition du 14.10.09

06/09/2009

Les pesticides aux Antilles constituent un "scandale sanitaire et politique"

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

 

Les Verts estiment que les pesticides aux Antilles constituent un "scandale sanitaire et politique"
Alors que la Cour d'appel de Paris doit examiner la recevabilité d'une plainte d'associations guadeloupéennes concernant la reconnaissance d'un empoisonnement au chlordécone (un pesticide employé dans les bananeraies et suspecté d'avoir des effets toxiques pour l'homme), les Verts qualifient la situation de "scandale sanitaire et politique". L'AFP indique que la plainte a été transmise par le pôle santé du tribunal de Grande instance de Paris à la Cour d'appel qui doit statuer sur un éventuel vice de forme. Harry Durimel, avocat rédacteur de la plainte, estime que les politiques "volent au secours des agriculteurs". M. Durimel conteste également l'objectivité des études des chercheurs de l'Inserm qu'il estime être "dépendants et sous tutelle du ministère de la Santé".


Agence France Presse_Fil Général , 02/09/2009

03/07/2009

La "part de l'environnement est majeure" dans le risque de cancer.

lu sur : http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Un avis de l'Afsset sur les liens entre cancers et environnement

L'AFP rappelle qu'en octobre dernier, l'Inserm a publié une expertise collective qui soulignait le rôle d'agents environnementaux (physiques, chimiques ou biologiques) dans le développement de cancers. L'Afsset s'est fondée sur ce rapport pour émettre un avis selon lequel la "part de l'environnement est majeure" dans le risque de cancer. L'Afsset préconise "une logique de précaution". Cité par Le Monde, le professeur Gérard Lasfargues, qui dirige les travaux d'expertise en santé environnement à l'Afsset, estime qu'il "ne faut pas attendre d'avoir des certitudes pour agir". L'agence recommande notamment un croisement des disciplines lors des études, un renforcement du contrôle de la réglementation en milieu professionnel, et le remplacement des substances qui pourraient être cancérigènes par des substances moins nocives. Selon elle, c'est aux industriels et aux acteurs socio-économiques de faire la preuve de l'innocuité de leurs produits.

Monde [Le] , 03/07/2009 - Libération , 03/07/2009 - Agence France Presse_Fil Général , 02/07/2009

voir : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hIXT7z5dokG1TKg9zc6cOLHZEAiA