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19/03/2017

CIA, Europe, censure

lu sur :

«Quand la CIA finançait l'Europe» : désavouant Asselineau, le magazine Historia se censure lui-même

La société éditrice du magazine Historia a mis en demeure le candidat à la présidentielle de retirer de son site un article publié par le magazine en 2003 qui traitait des liens entre la CIA et la construction européenne.

C'est une publicité dont ne semble pas vouloir le magazine Historia. François Asselineau, candidat de l'Union populaire républicaine (UPR) a montré en direct lors du journal de 20h de TF1 le 13 mars dernier le numéro 675 du mensuel daté de mars 2003. Celui-ci contient un article de l'historien Rémi Kauffer intitulé «Quand la CIA finançait la construction européenne».

07/03/2017

L'Europe, l'Europe, l'Europe ! ... et le glyphosate

Pesticides : 6 questions sur l'interdiction du glyphosate - Sud Ouest.fr

www.sudouest.fr › environnement



Une pétition européenne visant à interdire le glyphosate, un herbicide classé "cancérogène probable", a été lancée le 8 février 2017. Pourquoi et comment ? On vous dit tout

Le mercredi 8 février, à Bruxelles, Madrid, Rome, Berlin et Paris, une quarantaine d’associations environnementales de quinze pays ont lancé une initiative citoyenne européenne (ICE), "Ban glyphosate" (en Français, "Stop glyphosate") avec un triple objectif :  améliorer l’évaluation des risques des pesticides et changer les pratiques de l’homologation  de ces produits dans l’Union européenne, réduire l’utilisation des pesticides toxiques et interdire le glyphosate.

...

sur le même sujet :

 

Le dossier glyphosate miné par les conflits d'intérêts - LireLactu

lirelactu.fr/source/le-monde/7d06a0a5-84fb-4fd5-9c76-43d02ef2f966
 

25/02/2017

L'Europe, l'Europe, l'Europe ! ... et le cancer au travail.

Cancer au travail : la Commission européenne complice de l'industrie

www.lemonde.fr/.../cancer-au-travail-bruxelles-complice-de-l-industrie_5084643_3244....
Il y a 1 jour - Cancer au travail : la Commission européenne complice de l'industrie ... responsables chaque année de 100 000 décès, Bruxelles s'appuie ...

Cancers au travail : Bruxelles malade des conflits d'intérêts - Le Monde

www.lemonde.fr/.../cancers-professionnels-bruxelles-malade-des-conflits-d-interets_508...
Cancers au travail : Bruxelles malade des conflits d'intérêts. Le Monde | 24.02.2017 à 11h04 • Mis à jour le 24.02.2017 à 17h01 | Par Stéphane Horel et Gary ...

Cancers au travail : Bruxelles malade des conflits d'intérêts ...

www.frequenceterre.com/.../cancers-au-travail-bruxelles-malade-des-conflits-dinterets...
Il y a 21 heures - Au moins 15 des 22 membres du comité scientifique européen qui émet des avis sur les niveaux d'exposition aux produits cancérigènes, ont ...

Cancers au travail : Bruxelles complice de l'industrie - LireLactu

lirelactu.fr/source/le-monde/fdea6338-2d5f-4a8f-a507-ad8af196c03c
Il y a 18 heures - 100 000 cancers professionnels si bien documentés qu'ils sont dits ... d'adapter les conditions de travail de leurs employés en fonction de ...

Cancer au travail : Bruxelles complice de l'industrie - Le Monde ...

outdonews.com/news/791001/cancer-au-travail-bruxelles-complice-de-lindustrie
Cancer au travail : Bruxelles complice de l'industrie. Le Monde Fri, 02/24/2017 - 08:26. Pour réviser sa directive sur la protection des travailleurs contre ...
 

07/02/2017

Traité de Maastricht ?

lu sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/02/06/les-3-de-deficit-une-regle-arbitraire-nee-sur-un-coin-de-table_5075181_3234.html#ZYgKAf9dfEZJFgpW.99

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Lorsqu’ils ont inscrit dans le traité de Maastricht les critères limitant le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB), et la dette publique à 60 % du PIB, les dirigeants européens se sont-ils fiés à une règle économique solide ? Pas vraiment. Selon la petite histoire, le seuil des 3 % a en effet été inventé en 1981 par trois hauts fonctionnaires français sur un coin de table. Le président François Mitterrand cherchait alors un chiffre simple à opposer aux ministres qui lui réclamaient des hausses de budgets.

Lire aussi :   Quel bilan tirer du traité de Maastricht, 25 ans après sa signature ?

Ce critère sera repris en 1992 comme règle de convergence économique des pays membres. Depuis, il ne cesse de diviser. Ceux qui le défendent affirment qu’il a le mérite d’instaurer une ligne de bonne conduite à respecter pour les gouvernements, leur évitant ainsi tout dérapage budgétaire.

Ces détracteurs lui reprochent l’usage dogmatique qu’il en est parfois fait à Bruxelles, et son manque de finesse : il ne fait pas la différence entre le « bon » et le « mauvais » déficit. Le premier correspond aux dépenses d’avenir permettant de favoriser la croissance future (certes pas toujours faciles à identifier), tandis que le second correspond à une augmentation injustifiée des dépenses de fonctionnement.

Lire aussi :   2017, année à risque pour les dettes publiques

Le seuil des 60 % du PIB pour l’endettement public est tout aussi arbitraire. En effet, il ne présage en rien de la soutenabilité d’une dette, qui dépend de critères bien plus complexes, tels que la vigueur de la croissance, le niveau des taux d’intérêt, la durée des obligations émises, la nationalité de ceux qui les détiennent ou encore la crédibilité du gouvernement. A plus de 240 % du PIB, la dette souveraine du Japon n’inquiète ainsi personne. Mais en 2002, l’Argentine a fait défaut sur la sienne alors qu’elle dépassait « à peine » les 150 % de son PIB.

Lire aussi :   L’économie japonaise espère profiter de « l’effet Trump »

 

 

  • image: http://s2.lemde.fr/image/2014/06/19/24x24/1100512649_4_1b39_14031795165059-mc_6c89c82355a4532412fde04afa16f58a.jpg

     Marie Charrel
    Journaliste macroéconomie / politique monétaire

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/02/06/les-3-de-deficit-une-regle-arbitraire-nee-sur-un-coin-de-table_5075181_3234.html#ZYgKAf9dfEZJFgpW.99

03/09/2016

"L'Europe, l'Europe, l'Europe, en sautant comme un cabri ...

à lire sur MEDIAPART :

Plus les agriculteurs polluent, plus ils touchent d’aides de l’Europe

Par Jade Lindgaard

Alors que les pays européens tentent de trouver un accord sur la politique agricole commune en 2020, une étude démontre que les aides directes bénéficient le plus aux agriculteurs les plus pollueurs. Mais elle prouve aussi que dans le contexte actuel de déséquilibre entre l’offre et la demande, la stratégie de produire toujours plus n’est pas la bonne. Lire la suite

voir aussi :

Charles de Gaulle - Vidéo Ina.fr

www.ina.fr/video/I00012536
 
... :"Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ...
 

Charles de Gaulle "Cabri, l'Europe ! l'Europe !" - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=zufecNrhhLs
6 août 2012 - Ajouté par Ina Politique

Charles de Gaulle "Cabri, l'Europe ! l'Europe ! ... peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l ...

17/06/2016

La taxe européenne sur les transactions financières, vous connaissez ?

... pas demain la veille !

lu sur :

La Belgique veut enterrer la taxe européenne sur les transactions ...

www.cncd.be/La-Belgique-veut-enterrer-la-taxe-sur-les-transactions-fina...

 La Belgique veut enterrer la taxe européenne sur les transactions financières

Volte-face. En 2004, la Belgique faisait partie des pionniers suite à l’adoption d’une loi en faveur d’une taxe sur les transactions financières. Aujourd’hui, elle semble vouloir l’enterrer.

Mise en ligne le 10 juin 2016


Le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) est sur la table de l’Union européenne depuis 2011, époque à laquelle remonte la première proposition de directive de la Commission. Depuis, les 28 Etats membres n’ont pas réussi à adopter une position commune. En 2012, vu l’impossibilité de recueillir l’unanimité requise, 10 Etats membres, dont la Belgique, décident d’avancer et de poursuivre les négociations en « coopération renforcée ». Mais aujourd’hui, la Belgique fait volte-face et tente de facto de vider de sa substance le projet de taxe porté par les 9 autres Etats membres.

Aujourd’hui, ce groupe d’Etats pionniers est pourtant proche d’une solution, après quatre ans de négociations lentes et laborieuses. Huit pays sont parvenus à un accord sur la plupart des modalités entourant cette nouvelle taxe. Seuls deux pays résistent encore, la Belgique et la Slovénie. La Slovénie, parce qu’elle souhaite obtenir une taxe plus ambitieuse que le compromis trouvé par les 8 Etats membres. A l’inverse, la Belgique souhaite obtenir de très nombreuses exceptions et exemptions à la mise en œuvre de la TTF, ce qui aurait pour conséquence de la vider de sa substance. Il s’agit d’un incompréhensible volte-face pour la Belgique, qui faisait partie des pionniers en la matière suite à l’adoption en 2004 d’une loi en faveur d’une telle TTF.

« Nous demandons au gouvernement fédéral belge, et singulièrement au Premier Ministre, de se ressaisir. Charles Michel a beaucoup œuvré dans le passé, lors de son passage au ministère de la Coopération au développement, pour faire avancer l’idée d’une TTF. Faire échouer ce projet aujourd’hui serait pour le Premier Ministre un reniement », selon Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11.

« Le Ministre des Finances Van Overtveldt aime rappeler les balises décrites dans l’accord de gouvernement pour justifier son acharnement contre la TTF. Il oublie de préciser que ce même accord engage la Belgique à contribuer de manière constructive à ce projet. Contrairement à ce qu’il affirme, ce n’est pas la TTF qui poserait problème à l’économie réelle, mais la spéculation financière qu’elle est censée freiner. Il est plus que temps que le Premier Ministre rappelle cela à son Ministre des Finances », conclut Arnaud Zacharie.

« C’est pourquoi le CNCD-11.11.11, participera en présence d’autres organisations de la société civile à à l’enterrement symbolique de la TTF le 14 juin à 10h dans le parc de Bruxelles afin de rappeler le gouvernement à ses responsabilités », conclut Arnaud Zacharie.

10/06/2016

Palestine : l'Europe peut-elle être à ce point passive ?

à lire :

Israël a démoli pour 74 millions de dollars de projets européens

arretsurinfo.ch/israel-a-demoli-pour-74-millions-de-dollars-de-projets-europeens/

08/06/2016

Traité de "libre échange" : Bruxelles triche !

à lire sur :

Opération sauvetage | Le Devoir

www.ledevoir.com › Économie › Actualités économiques

Il y a 3 heures - Bruxelles use de stratégie pour préserver l'accord avec Ottawa.

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Il faut sauver l’accord entre l’Union européenne (UE) et le Canada ! Cet objectif est devenu une des priorités de la Commission Juncker. C’est pour cela qu’elle souhaiterait, début juillet, inviter les États membres à ratifier cet accord de libre-échange baptisé AECG (pour Accord économique et commercial global) conclu avec Ottawa en septembre 2014, mais aussi proposer qu’il soit considéré comme un accord « européen ». Elle fait donc plancher son service juridique sur le sujet, espérant qu’il validera au plus vite cette position. La subtilité ? Pour être ratifié, un accord « européen » peut se contenter du feu vert du Conseil (les gouvernements des Vingt-huit) et du Parlement de Strasbourg.

( lire le suite dans le fichier : Opération sauvetage | Le Devoir.pdf  )

06/06/2016

Les compteurs LINKY

Les compteurs LINKY ne servent qu'à dépenser de l'argent inutilement.

 
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_secrets_de...

29/05/2016

29 mai 2005 : NON à l'Europe de la "concurrence libre et non faussée" !

Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l ...

https://fr.wikipedia.org/.../Référendum_français_sur_le_traité_établissant_une_constit...

 

Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe (aussi appelé traité de Rome II ou traité de Rome de 2004) eut lieu le . À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.

Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité.

Il s'agissait du troisième référendum sur un traité européen, après ceux de 1972 et 1992, mais il fut le premier à être rejeté.

06/01/2016

Changer l'Europe de la "concurrence libre et non faussée" (!)

info : Varoufakis s'apprête à lancer un "plan B" pour l'Europe


http://www.euractiv.fr/sections/europe-de-lest/varoufakis-sapprete-lancer-un-plan-b-pour-leurope-320708


L’ancien ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis prépare son retour à Paris et Berlin. Un article d’EurActiv Allemagne.
Yanis Varoufakis entend lancer une « troisième alternative » à la renationalisation et aux « institutions européennes antidémocratiques » dès le mois de février.
Cette initiative, Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 (DiEM 2025), a pour objectif de rassembler des intérêts divers pour « démocratiser l’Europe et mettre un terme à la fragmentation rampante », selon le journal Neues Deutschland.
>> Lire : Varoufakis, le ministre des finances star de l'analyse économique
Yanis Varoufakis devrait donner le coup d’envoi officiel de ce nouveau projet le 9 février au théâtre Volksbühne, à Berlin, lieu de lancement de nombreux mouvements, notamment pour la chute du mur de Berlin.
L’ancien ministre des Finances avait déclaré à plusieurs reprises vouloir lancer un nouveau mouvement, et non pas un parti politique. Sa « troisième alternative » mettra en évidence les politiques et décisions néfastes adoptées par les États et les institutions européennes, qu’il juge profondément antidémocratiques.
Yanis Varoufakis, fervent opposant aux mesures d’austérité exigées par les créanciers d’Athènes, a démissionné à l’été 2015. Depuis, il participe régulièrement à des discussions qui tentent de trouver une alternative au retour à l’État-nation ou à l’écroulement de la zone euro. Si l’euro s’effondre et que la crise continue ad nauseam, cela entrainerait « désespoir, dépression et peur » et contribuerait à la réémergence de la renationalisation, de l’ultranationalisme et de la xénophobie, a-t-il averti lors d’un entretien accordé au journal espagnol El Diario.
>> Lire : À Frangy-en-Grèce, Varoufakis s’alarme du déficit démocratique de l’UE
En novembre, une réunion prévue sur « un plan B pour l’Europe » à Paris n’a pas pu avoir lieu, suite aux attentats terroristes. Elle a donc été reportée à janvier. Y participeront notamment Susan George, une activiste pour la justice sociale, Stefano Fassina, économiste et homme politique italien, et Oskar Lafontaine, ancien ministre des Finances allemand.
>> Lire aussi : Varoufakis : « les créanciers de la Grèce ont transformé les négociations en guerre »
 PROCHAINES ÉTAPES

9 février 2015 : Lancement officiel du Mouvement pour la démocratie en Europe 2025 (DiEM 2025).

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02.01.2016
Ausland

Plan C: Varoufakis startet neue Bewegung in Berlin

Aktivisten-Netzwerk soll am 9. Februar gegründet werden / »DiEM 25« will als »dritte Alternative« zwischen Renationalisierungsirrweg und »anti-demokratischen EU-Institutionen« wirken

05/11/2015

L'Europe L'Europe L'Europe !

à lire sur MEDIAPART :
 
La privatisation des barrages relancée sous la pression de Bruxelles

03 NOVEMBRE 2015 |  PAR MARTINE ORANGE

Après les autoroutes, les barrages: le bradage du patrimoine public devrait se poursuivre. La direction européenne de la concurrence vient d’ouvrir une enquête pour position dominante d’EDF dans l’hydroélectricité. Le gouvernement semble tout disposé à y répondre en remettant la rente hydraulique au privé, sans réciprocité. Nos révélations.

17/09/2015

Europe de la concurrence libre et non faussée : par ici le bon lait !

lu sur le Canard de cette semaine

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03/07/2015

Grèce : scrutin de dimanche - Tentatives de chantage

les surlignages sont de moi

ROSA MOUSSAOUI
JEUDI, 2 JUILLET, 2015
L'HUMANITÉ
 
Dans une adresse solennelle, le premier ministre grec s’est dit hier déterminé à consulter son peuple, malgré le chantage, les manœuvres et les pressions extérieures.

Athènes, envoyée spéciale. 

Alexis Tsipras n’entend pas donner sa reddition face à la tentative de coup d’État financier en cours contre la Grèce. Il l’a répété hier après-midi, dans une adresse solennelle à la nation : il maintient le référendum. La veille, le premier ministre grec avait adressé aux créanciers d’Athènes une offre ultime, incluant, encore, de rudes concessions, comme la suppression progressive de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées, mais conditionnée à un accord sur la restructuration d’une dette insoutenable. Athènes demandait, entre autres, un prêt de 29 milliards d’euros pour couvrir le service de la dette sur les échéances des deux prochaines années. La démarche visait à empêcher in extremis un défaut grec aux conséquences imprévisibles… Sans surprise, elle a été rejetée par les « partenaires », Allemagne en tête, ce qui place depuis hier la Grèce en situation de défaut vis-à-vis du Fonds monétaire international, fait inédit pour un pays de l’Union européenne. Pire, le Fonds européen de stabilité financière évoquait, en réaction au défaut, la possibilité de demander le paiement immédiat des prêts accordés à la Grèce. Intérêts compris.

« Ils ont fermé les banques parce que nous avons donné la parole au peuple »

Curieusement hier, la presse internationale faisait écho à la dernière offre grecque de compromis en la présentant comme la preuve de la « volte-face » d’un Tsipras prêt à renoncer au référendum pour se conformer enfin aux oukases des créanciers. Toute la journée, la rumeur d’un report, voire d’une annulation de la consultation populaire annoncée par Athènes a couru. Tsipras, placé dans l’impossibilité de verser les pensions de retraites et les salaires des fonctionnaires, cédant à la menace de la suspension par la Banque centrale européenne (BCE) du mécanisme ELA, dernier filet de refinancement de banques grecques, allait, c’est sûr, capituler en rase campagne, annonçaient, en chœur, les éditorialistes de la presse financière. Objectif : semer le doute et la confusion pour entraver la campagne du « non ». Certes, les canaux de discussions n’ont jamais été coupés, et surtout pas par la partie grecque qui, fidèle à la ligne choisie depuis l’invraisemblable expulsion du ministre des Finances Yanis Varoufakis de l’Eurogroupe, n’a jamais cessé de rechercher les termes d’un « accord honnête et durable ». « Un verdict populaire est beaucoup plus fort que la volonté du gouvernement. Lundi, après le référendum, nous serons à la table de négociation avec des conditions meilleures pour le peuple grec », a tranché Tsipras, coupant court aux conjectures. Aux manœuvres en cours, le premier ministre grec a répondu par des propos très durs contre le fanatisme néolibéral et le mépris de la démocratie régnant de Bruxelles à Berlin. « Ils ont fermé les banques parce que nous avons donné la parole au peuple. Jamais je n’aurais pensé que l’Europe puisse refuser de donner du temps et de l’espace à un peuple qui veut décider de son futur », s’est-il indigné.

« Pas de “oui”, pas de salaires, lundi », ose le patronat

Pour Athènes, par-delà les choix économiques et le désastre social laissé par cinq années d’austérité, c’est bien l’enjeu démocratique qui est, désormais, au cœur du bras de fer. « L’impasse créée par la stratégie d’asphyxie des institutions nous met devant une alternative mortifère. Soit la soumission, donc le suicide moral, par l’acception des conditions dictées par les créanciers, soit la mort subite par l’étranglement des banques, donc de l’économie grecque. Pour en sortir, nous n’avons pas d’autre choix que le recours au peuple », résume Georges Katrougalos, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État.

Devant cette détermination du gouvernement grec, tous les coups semblent permis pour installer la peur, manipuler le scrutin et dissuader les Grecs de voter « non ». Les termes du chantage exercé par de grandes entreprises pour se rappeler au bon souvenir de leurs salariés dans l’isoloir en témoignent : « Pas de “oui”, pas de salaire lundi. » Les patrons en campagne, prenant prétexte des restrictions bancaires imposées par la BCE, ont tout simplement suspendu le versement des salaires, dans l’attente du verdict des urnes. Les syndicats et l’inspection du travail ont enregistré, ces dernières heures, des centaines de plaintes portant sur des menaces de licenciement en lien avec le référendum, méthode d’une violence inouïe pour des salariés hantés par la crainte du chômage et déjà terriblement fragilisés par la crise. Radio Kokkino, une antenne de gauche, rapporte même le cas d’une entreprise pharmaceutique dont la direction a contraint les salariés à constituer un cortège pour rejoindre, mercredi soir, la manifestation des partisans du « oui », place Syntagma (lire ci-contre). « Ils sont prêts à tout pour faire triompher le plan des banques et de Merkel, s’indigne le directeur de Kokkino, Kostas Arvanitis. Les institutions ne veulent pas d’un accord, elles veulent avant tout faire tomber le gouvernement Tsipras. Ils n’ont pas peur de Marine Le Pen, mais ils ont peur de la Grèce démocratique ! » Hier, en dépit de toutes ces pressions, les sondages donnaient au « non » une large avance.

29/06/2015

Assez d'hypocrisie sur la Grèce !

à lire :

The moral crusade against Greece must be opposed ... - The Guardian

www.theguardian.com/.../2015/jun/28/greece-europe-imf-democracy

‎13 hours ago ...

The idea that Greece partly deserves its fate reflects an order in which wealth trumps democracy. We should fight a narrative that enfeebles us ...

extrait :

These talks did not fail by accident. The Greeks have to be humiliated, because the alternative – of treating them as equal parties or “adults”, as Lagarde wished them to be – would lead to a debate about the Eurogroup: what its foundations are, what accountability would look like, and what its democratic levers are – if indeed it has any. Solidarity with Greece means everyone, in and outside the single currency, forcing this conversation: the country is being sacrificed to maintain a set of delusions that enfeebles us all.

 

(hypocrisie : du grec hupokrisis, action de jouer un rôle )

28/06/2015

«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec» (Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)

communiqué :

Lucho luego existo
Αγωνίζομαι, άρα υπάρχω
Je lutte donc je suis
«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec» (Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)
27 juin 2015 |  Par Dimitris Alexakis
 
Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dans une adresse au peuple retransmise par la chaîne de télévision publique (ERT), la tenue d'un référendum sur les propositions faites à la Grèce par les "Institutions" (FMI, BCE, Commission européenne) dans le cadre des négociations sur la dette. Traduction.

 

« Depuis 6 mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour mettre en œuvre le mandat que vous lui avez confié à l’issue des élections du 25 janvier.
Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à l’austérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale.
Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l'Union, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.
Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu'avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.
Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder.
De trahir ― autrement dit ― votre confiance.
Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de l’Eurogroupe d’avant-hier, à une proposition en forme d’ultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique.
Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de l’Europe, de la construction européenne.
La proposition faite au gouvernement fait peser sur le peuple grec de nouvelles charges, intolérables, mine la société, sape tout espoir de reprise économique en perpétuant l’incertitude et en aggravant encore les inégalités.
La proposition des Institutions comprend des mesures conduisant à une dérégulation accrue du marché du travail, des coupes dans les pensions de retraite, de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public ainsi qu’une augmentation de la TVA sur les aliments, l’hôtellerie et le tourisme ; les Institutions préconisent dans le même temps la suppression des exemptions fiscales pour la Grèce insulaire.
Ces propositions, qui portent directement atteinte aux acquis sociaux européens et aux droits fondamentaux ― droit au travail, à l’égalité et à la dignité ―, prouvent que certains de nos partenaires, que certaines de ces Institutions ne souhaitent pas parvenir à un accord viable, également profitable à toutes les parties, mais ont pour objectif d'humilier tout un peuple.
Ces propositions démontrent l’insistance mise ― en particulier par le Fonds Monétaire International ― sur une politique d’austérité extrême et punitive.
Les puissances aujourd’hui à la tête de l’Europe doivent dès lors, et plus que jamais, se hisser à la hauteur des circonstances et prendre des initiatives qui mettront fin à la crise de la dette publique grecque, une crise qui affecte d’autres pays européens et menace le futur même de l’intégration européenne.

 

Grecques et Grecs,
Nous sommes aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à l’égard des luttes menées et des sacrifices consentis par le peuple grec pour la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale ; c’est notre responsabilité envers l’avenir de notre pays.
Cette responsabilité nous oblige à répondre à cet ultimatum en nous appuyant sur la volonté souveraine du peuple grec.
Au Conseil des Ministres qui vient de se tenir, j’ai solennellement proposé l’organisation d’un référendum afin que le peuple grec puisse se prononcer souverainement.
Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.
Demain, l’Assemblée nationale se réunira en séance plénière extraordinaire afin d’entériner la proposition du Conseil des ministres en vue de la tenue, ce dimanche 5 juillet, d’un référendum à la faveur duquel les citoyens seront appelés à dire s’ils acceptent ou refusent la proposition faite par les Institutions.
J’ai déjà informé de ma décision le Président de la République hellénique mais aussi, par téléphone, le Président de la République française, la Chancelière de la République d’Allemagne et le président de la Banque Centrale Européenne ; demain, j’adresserai un courrier officiel aux dirigeants de l’Union Européenne et aux Institutions pour leur demander de prolonger le programme de quelques jours en sorte que le peuple grec puisse se prononcer librement, hors de toute pression et de tout chantage, conformément à la Constitution de notre pays et à la tradition démocratique européenne.

 

Grecques, Grecs,
Face à cette mise en demeure dont le but est de nous faire accepter une austérité extrême et humiliante, sans fin, sans perspective de redressement social et économique, je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint.
Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination.
Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.
Je m’engage à respecter le résultat de votre choix démocratique, quel qu’il soit.
Je suis absolument sûr que votre décision fera honneur à l’histoire de notre patrie et sera un message de dignité adressé au monde.
En ces heures cruciales, nous devons tous nous rappeler que l’Europe est la maison commune de ses peuples. Que l’Europe ne se répartit pas entre des « propriétaires » et des « invités ».
La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce.
Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.
Je vous appelle tous et toutes, dans un même élan national, dans l’unité et la sérénité, à prendre les décisions que nous méritons.
Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs.

Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple. »

traduit du grec par Dimitris Alexakis

02/06/2015

Europe de "la concurrence libre et non faussée" : démantèlement de la SNCF

à lire sur le site de MEDIAPART :

En route vers le démantèlement de la SNCF
PAR MARTINE ORANGE

Le rapport parlementaire sur les trains interrégionaux n’est pas là pour résoudre la situation honteuse d’une partie des transports ferroviaires. Les transports régionaux sont appelés à « servir de terrain d’expérimentation à l’ouverture à la concurrence », selon lui. À terme, c’est la fin de toute politique d’aménagement du territoire et le démantèlement d’un des derniers services publics français. Pour le seul bénéfice de la route.

27/05/2015

Dix ans après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne

à lire sur :

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances» - LeTemps.ch
Il faut toujours se garder des parallèles historiques. A chaque époque ses combats, ses héros et ses démons. Difficile, pourtant, de ne pas réfléchir, au vu de ...
www.letemps.ch/Page/Uuid/bc6c69aa-0315-11e5-a2d8-d

EDITORIAL Mardi 26 mai 2015
 

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances»

PAR PAR RICHARD WERLY
La rébellion électorale des Indignés espagnols, ce week-end, démontre une fois de plus qu’il faut prendre en compte ces nouvelles formes de «résistance»

extrait :

..."Les Indignés européens, ralliés dans des formations comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, lancent à travers l’Europe un cri d’alarme qui, en écho à l’inquiétant retour en force des nationalismes, doit être entendu, dix ans pile après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne. On peut, bien sûr, débattre de l’inconséquence de leurs revendications économiques. Mais il faut reconnaître le souffle de ces résistances-là. Elles sont, avant tout, demandeuses d’espoir, sur fond de chômage et de précarité. Elles produisent, via Internet, de nouvelles formes d’engagement politique. La relève de notre Vieux Continent bousculé passe aussi par elles." ...

07/04/2015

Europe de la concurrence libre : danger pour la société

à lire sur :

Bruxelles vole au secours du « secret des affaires » - Le Monde

www.lemonde.fr/.../bruxelles-vole-au-secours-du-secret-des-affaires_ 4610925_3232.html
 

il y a 7 heures ... En novembre 2013, la Commission européenne a publié un projet de directive relative au secret des affaires. Ce projet, dont l'examen au ...

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29/03/2015

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

voir :

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Collectif pour un ...

www.audit-citoyen.org/?p=6374
 
11 mars 2015 ... Malgré l'ingérence et la pression des dirigeants de l'Union Européenne, lepeuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en ...

extrait :

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?
« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).
Pourquoi c’est faux ?
La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 10.5 euros par an, par adulte résidant en France.  

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)
Pourquoi c’est faux ?
Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette.
De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti 
à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (C. Senik, économiste)
Pourquoi c’est faux ?
Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %.

Idée reçue n°4 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! » (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)
Pourquoi c’est faux ?
Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007.
L’investissement a chuté de 67%. Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là.
Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l'ensemble de la zone Euro.

18/03/2015

La BCE à Francfort : le projet européen ne plaît pas au Peuple mais l'argent va couler à flots ...

... pour financer la "concurrence libre et non faussée".

lu sur :

Francfort : des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE ...

www.lepoint.fr/.../l-inauguration-du-siege-de-la-bce-sous-tres-haute-tension- 18-03-2015-1913686_28.php
 

Le Point - Publié le 18/03/2015 à 10:26 - Modifié le 18/03/2015 à 15:21

VIDÉO. La police de Francfort a fait état de 14 blessés dans ses rangs. Les organisateurs de la manifestation anti-austérité déplorent 21 blessés.

Francfort _ des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE - Le Point.pdf

extrait :
 
... " Haut de 185 mètres, ce bâtiment, dont la construction a coûté 1,3 milliard d'euros, sera inauguré en présence du président de la BCE Mario Draghi. "...

12/03/2015

Les causes de la dette grecque

à lire :

 

D’après le Collectif pour un audit citoyen (CAC), la dette publique grecque d’avant la crise est le fruit du mariage de deux maux nés l’un après l’autre. Les taux d’intérêt exorbitants contractés par l’État dans les années 1980 et la baisse des recettes publiques au début des années 2000.

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Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Collectif pour un ...

www.audit-citoyen.org/?p=6374
 

18/02/2015

Crise Européenne : une monnaie parallèle pourrait être la solution

lu sur :

pour un fédéralisme monétaire européen - Veblen Institute

www.veblen-institute.org/De-la-monnaie-unique-a-la-monnaie

De la monnaie unique à la monnaie commune : pour un fédéralisme monétaire européen

par Bruno Théret Wojtek Kalinowski (17-02-2015)

 

La crise de l’euro nous oblige à repenser en profondeur la politique monétaire européenne. Le rachat des dettes souveraines par la Banque centrale européenne n’offre pas la solution à la crise ; il ne fait que maintenir en place un système déjà failli. Une réponse structurelle consisterait à rendre aux Etats une capacité d’agir sans pour autant faire voler en éclats l’union monétaire.

Tout en préservant l’unité de la zone euro, chaque Etat membre pourrait mettre en circulation sur son propre territoire une monnaie complémentaire, garantie par les recettes fiscales et maintenue à parité avec l’euro. Cette monnaie parallèle serait une monnaie « populaire » émise sous forme de billets de petite dénomination et destinée aux achats quotidiens. L’euro continuerait d’être utilisé pour régler les transactions de montant plus important, les transactions à l’échelle européenne et servirait de monnaie d’épargne.

Le fédéralisme monétaire tel qu’il est proposé ici rompt avec le monopole bancaire privé sur l’émission de mon-naie. Parallèlement à une monnaie commune relevant des autorités monétaires européennes, il instaure une monnaie complémentaire nationale, relevant des autorités publiques. Ce faisant, il apporte une réponse à la crise actuelle, mais sa portée ne se limite pas aux problèmes des pays « périphériques » de la zone euro.

Plus fondamentalement, il affirme que les principes d’organisation de la monnaie doivent être cohérents avec ceux qui fondent la communauté politique. Dans le cas de l’Union européenne, il s’agit de transposer sur le plan monétaire la vielle maxime « unité dans la diversité », et de reconnaître que la politique monétaire est un des outils dont les peuples souverains doivent pouvoir disposer pour protéger leur existence.

Une monnaie fiscale décentralisée – qu’elle soit nationale, régionale ou locale, car il est parfaitement possible d’envi-sager une pluralité d’échelles d’émission, dès lors que celles-ci sont adossées à des recettes fiscales anticipées – est tout d’abord un crédit de court terme moins cher que celui qu’offrent les marchés financiers. Mais elle peut aussi s’assigner un objectif plus ambitieux et devenir un moyen de paiement à part entière, une monnaie complémentaire circulant durablement au sein de l’économie locale, en parallèle à l’euro. Il faut alors qu’elle soit acceptée par la population. Sa mise en place devra alors être négociée avec le secteur privé. Pour y parvenir, le gouvernement doit construire activement la confiance dans la nouvelle monnaie et maintenir sa valeur au pair avec l’euro.

Le troisième objectif de la monnaie fiscale est d’obliger l’Etat à une politique fiscale et financière plus responsable. Dès lors qu’il existe une monnaie supérieure fédérale, tout Etat émetteur de ses propres moyens de paiement a inté-rêt à en préserver la valeur : mener une politique inflation-niste reviendrait à réduire la valeur de ses recettes de demain et à miner la confiance et donc la viabilité de sa monnaie en augmentant sa dépendance vis-à-vis des autorités fédérales.

L’exigence de convertibilité interne et la défense de la parité avec l’euro distinguent cette proposition d’autres idées avancées actuellement dans le débat, notamment au sujet de la crise grecque, où une monnaie parallèle serait dévaluée aussitôt qu’elle est émise.

Instituer une monnaie parallèle fiscale et défendre sa parité est un exercice politique difficile mais faisable, comme le prouvent certaines expériences internationales. Au fond, c’est une tentative de refonder la gouvernabilité publique dans le contexte d’une crise de confiance face aux recettes habituelles de la « bonne gouvernance » néolibérale. Sa réussite dépend justement de la capacité des autorités émettrices de gagner la confiance de la population : une monnaie fiscale émise par un Etat ou une collectivité territoriale doit être aussi légitime que l’euro lui-même. 

Documents joints

 

sur le même sujet :

La Grèce risque-t-elle le scénario argentin 

(Le Monde)

 

Les Européens lancent un ultimatum à Athènes
Mediapart - Il y a 2 jours
Encore un échec sur le dossier grec, lundi à Bruxelles. Les ministres européens 
ont durci leurs positions, et veulent forcer Athènes à accepter ...

 

 

Athènes piétine l'ultimatum de la zone euro, mais veut reprendre les discussions - LeTemps.ch

Le Temps - Il y a 5 heures

Athènes piétine l'ultimatum de la zone euro, mais veut reprendre les discussions

AWP

Athènes (awp/afp) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fait fi mardi de l'ultimatum fixé à vendredi par la zone euro pour demander une extension du programme d'aide de l'UE au pays, en annonçant pour le même jour le vote de lois sociales proscrites par ce programme.

Parallèlement, cependant, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a déclaré mardi soir à la télévision allemande qu'Athènes allait demander une extension du financement européen "de quelques mois pour avoir assez de stabilité afin que nous puissions négocier un nouvel accord entre la Grèce et l'Europe".

Un peu plus tôt, une source gouvernementale grecque avait indiqué à Athènes que le gouvernement envisageait de demander l'extension du financement européen, qu'elle "distingue clairement du mémorandum".

Le mémorandum - le programme d'aide imposé à la Grèce depuis 2010 par la "troïka" de ses créanciers (UE, FMI, BCE) - prévoit 240 milliards d'euros de prêts, mais en échange de mesures économiques pesant très lourd sur la population.

Le nouveau gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir fin janvier, rejette totalement désormais ces instructions venues de l'extérieur. Il demande quelques mois, et de l'argent en attendant, pour préparer son propre programme de réformes.

Or lundi soir, une réunion entre ministres des Finances de la zone euro, ou Eurogroupe, a tourné court à Bruxelles, les grands argentiers inscrivant l'expression "poursuite du programme actuel" dans leur projet de communiqué.

Les Grecs ont refusé sèchement. Sourd à ce refus, l'Eurogroupe a donné jusqu'à vendredi à Athènes pour reconsidérer sa position et demander quand même l'extension du programme au-delà du 28 février. Sinon, la Grèce peut se trouver sans financement.

"La Grèce n'accepte pas les conditions et les ultimatums", a lancé Alexis Tsipras mardi devant les parlementaires de son parti Syriza.

Pour enfoncer le clou, il a annoncé que de premières mesures sociales promises aux Grecs pendant la campagne - sur les saisies immobilières ou l'étalement sur 100 mois des remboursements de prêts pour les plus démunis - seraient votées dès vendredi, à l'encontre des préconisations du programme d'aide. M. Tsipras en a même rajouté, annonçant que suivraient des mesures portant cette fois sur le retour des conventions collectives dans les entreprises, actuellement suspendues par les memorandums.

POSSIBILITÉ D'UN 'PROGRAMME INTERMÉDIAIRE'

Selon M. Tsipras, l'échec de la réunion de lundi incombe principalement au chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, accusé d'avoir "remplacé par un nouveau texte" un autre, manifestement plus acceptable pour Athènes, qui "faisait allusion à l'extension de l'accord de financement et non à celle du mémorandum".

C'est en quelque sorte le retour sur la table de ce texte que souhaiterait désormais Athènes.

Selon la chaîne publique Nerit, la Grèce "va adresser mercredi une lettre à Jeroen Dijsselbloem, pour demander une extension de six mois de l'accord de financement qui pourra prendre la forme d'un programme intermédiaire". D'après Nerit, "les autorités grecques s'engageraient pendant cette période à oeuvrer avec leurs partenaires européens et internationaux" pour l'assainissement de l'économie. 

"Avec l'Europe, nous voulons une solution, pas une rupture", a assuré M. Tsipras dans son discours. Il a déploré au passage que "le climat à l'Eurogroupe ne soit pas le même qu'au sommet européen", auquel il a participé la semaine dernière avec les autres chefs d'Etat et de gouvernement. Une enceinte plus "politique" et moins "technocratique", selon ses termes, où manifestement il s'est senti mieux entendu.

La riposte de la Grèce ravive le scénario d'un "Grexit", une sortie désordonnée de la zone euro. Sans soutien de ses créanciers, Athènes risque de se retrouver rapidement à court d'argent.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble n'a rien semblé céder mardi. Déclarant que "personne n'a très bien compris si la Grèce sait ce qu'elle veut", il a martelé qu'elle doit "s'engager de manière claire, solide et crédible à remplir le programme, si ce n'est pas à la fin février, à une date dont on puisse discuter".

Mercredi, le Parlement grec élira un nouveau président de la République. Malgré la présence d'un concurrent, le candidat du gouvernement Prokopis Pavlopoulos - un ancien ministre conservateur, à ce titre soutenu aussi par le principal parti d'opposition Nouvelle Démocratie - devrait obtenir les 180 voix sur 300 nécessaires à son élection au premier tour.

afp/jh 

12/02/2015

Le problème de l'Europe n'est pas la Grèce

c'est l'actuel projet européen lui même qui est le problème.

(remarque : si je mets parfois des articles en anglais, c'est que je n'en trouve pas l'équivalent en français)

lu sur The Guardian :

 

Pablo IglesiasIf the Greek olive branch is rejectedEurope may fall ...

 

www.theguardian.com/.../pablo-iglesias-greek-europe-greece-alexis-tsipras

  

The new despots who are trying to persuade us that Europe’s problem is Greece are putting the European project itself at risk.  

During his swearing-in speech as Greece’s prime minister, Alexis Tsipras was clear: “Our aim is to achieve a solution that is mutually beneficial for both Greece and our partners. Greece wants to pay its debt.”

The European Central Bank’s (ECB) response to the Greek government’s desire to be conciliatory and responsible, was also very clear: negative. Either the Greek government abandons the programme on which it was elected, and continues to do the very thing that has been disastrous for Greece, or the ECB will stop supporting Greek debt.

The ECB’s calculation is not only arrogant, it is incoherent. The same central bank that recognised its mistakes a few weeks ago and began to buy government debt is now denying financing to the very states that have been arguing for years that the role of a central bank should be to back up governments in protecting their citizens rather than to rescue the financial bodies that caused the crisis.

Now, instead of acknowledging that Greece deserves at least the same treatment as any other EU member state, the ECB has decided to shoot the messenger. Excesses of arrogance and political short-sightedness cost dear. The new despots who are trying to persuade us that Europe’s problem is Greece are putting the European project itself at risk.

Europe’s problem is not that the Greeks voted for a different option from the one that led them to disaster; that is simply democratic normality. Europe’s threefold problem is inequality, unemployment and debt – and this is neither new nor exclusively Greek.

Nobody can deny that austerity has not solved this problem, but rather has exacerbated the crisis. Let’s spell it out: the diktats of those who still appear to be running things in Europe have failed, and the victims of this inefficiency and irresponsibility are Europe’s citizens.

It is for this precise reason that trust in the old political elites has collapsed; it is why Syriza won in Greece and why Podemos – the party I lead – can win in Spain. But not all the alternatives to these failed policies are as committed as Syriza and Podemos are to Europe and to European democracy and values.

The Greeks have been pushed to the point of disaster, yet the Greek government has reached out and shown great willingness to cooperate. It has requested a bridge agreement that would give both sides until June to deal with what is little short of a national emergency for the majority of the Greek population.

It has proposed linking repayment of the debt to growth (the only real way of paying creditors and of guaranteeing their rights), and has indicated its desire to implement those structural reforms needed to strengthen an impoverished state left too long in the hands of corrupt elites.

Greece has accepted a primary surplus (1.5% of GDP instead of the 3% that the troika had demanded) to give a minimum margin for dealing with the social consequences of the crisis and to devote, if necessary, a portion of the profits made by central banks after buying Greek bonds.

This means, pure and simple, making sure the European money destined to help Greece is in fact aid for citizens and for the economy, and not a way of rewarding the banks and slowing down recovery. However, faced with the statesmanlike moderation of a government that would have every reason to be more drastic, the ECB and the German chancellor, Angela Merkel, respond with a dogmatic arrogance that sits ill with European values. The question is: who will pay for their arrogance? The most short-sighted cynics perhaps think that this is the Greek government’s problem and it does not affect the rest of the European family.

Yet we need only look at what has happened to the Greek socialist movement Pasok; the formerly mighty German SPD, which is now utterly subordinate to Merkel; the ideological collapse of the French Socialist party, heading for historic humiliation at the hands of Marine Le Pen; and at the socialists in Spain, who are so desperate they would prefer the right to win the coming election rather than Podemos.

Austerity has shattered the political space historically occupied by social democracy, so it would be in the interests of these parties to rectify this and support the Greek government.

It seems that Italy’s Matteo Renzi, despite his lukewarm support, is alone in fully grasping what is at stake in Greece. Or do people perhaps think that if Europe’s leadership refuses to budge in its attitude, then the “normality” of austerity can be restored? It is unwise to put a democratic government between a rock and a hard place. The wind of change that is blowing in Europe could become a storm that speeds up geopolitical changes, with unpredictable consequences.

The viability of the European project is at stake. Pro-Europeans, especially those in the socialist family, should accept the hand offered by Tsipras and help curb the demands of the pro-austerity lobby. It’s not just their own political survival that is at stake but that of Europe itself.

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sur le même sujet :

Grèce : constat d'échec à l'Eurogroupe
 
La première rencontre formelle entre le nouveau ministre des finances grec et ses homologues européens s’est soldée par un échec, mercredi soir.

26/01/2015

La Grèce, en attendant l'Espagne, et la France ?

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

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Quelques liens :

Le Monde
Syriza obtient 36,5 % des voix, selon les projections du ministère de l'intérieur, soit 149 sièges. Sa victoire aux élections législatives est assurée, mais pas sa majorité absolue au Parlement.
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Libération :
TRIBUNE Le succès de Syriza est devenu une responsabilité européenne. La France aura un rôle particulier à jouer : celui d’être le premier soutien du changement grec.
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Le Soir - Il y a 10 heures
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EL PAÍS: el periódico global

elpais.com/Syriza gana las elecciones griegas y promete acabar con la austeridad

Image 1.png

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The Guardian 

06/01/2015

Europe Méditerranéenne : contre l'Europe de la concurrence libre et non faussée anglo-saxonne

lu sur :

SyrizaPodemos... la bourrasque venue du Sud de l'Europe

Libération

MARC SEMO ET LUC PEILLON 4 JANVIER 2015 À 20:56 (MIS À JOUR : 5 JANVIER 2015 À 07:40)
RÉCIT Epouvantails de Bruxelles ou Berlin, les partis de gauche radicale grecs et espagnols, qui ont cessé d’évoquer l’abandon de l’euro ou le non-remboursement de la dette, sont aux portes du pouvoir.
 
Un spectre hante l’Europe… A entendre les mises en garde de nombre de capitales de l’Union européenne face à l’émergence des mouvements de la gauche radicale en Grèce et en Espagne, la célèbre première phrase du Manifeste communiste semble retrouver son actualité. Syriza caracole en tête des sondages pour les législatives anticipées du 25 janvier (lire ci-contre). Podemos serait aussi, dans les intentions de vote, la première force politique espagnole pour le scrutin de novembre (lire page 4). D’où une inquiétude croissante à Bruxelles et surtout à Berlin où, selon Der Spiegel, la chancellerie «juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro» si le nouveau gouvernement «abandonne la ligne de rigueur budgétaire». D’autres de souligner une possible contagion. «Le risque, cette fois, n’est pas économique mais politique», note un éditorial de La Repubblica, le quotidien de centre gauche italien qui soutient la politique réformiste de Matteo Renzi.

«Oppression». Face aux populismes d’extrême droite anti-immigrés et anti-euro du nord du continent, qui prospèrent sur le refus de la solidarité, une révolte colorée d’un rouge vif mâtiné de vert se lève au sud. Elle refuse des politiques d’austérité imposées qui, en Grèce, ont mis un jeune sur deux au chômage, réduit de 26% en cinq ans le PIB du pays, mais pas la dette. «La démocratie ne s’impose pas par le chantage», rappelle volontiers Aléxis Tsípras, le leader de Syriza. Et Pablo Iglesias, son homologue de Podemos, de pourfendre «l’oppression exercée par l’Europe et le FMI». 

Le réformisme de Tony Blair - suivi par le Parti socialiste espagnol, les démocrates italiens, le SPD de Gerhard Schröder et maintenant François Hollande - a en partie adapté les fondamentaux de la gauche à la nouvelle donne d’un monde globalisé. Mais ce projet fondé sur le sociétal ou l’émancipation individuelle plutôt que collective passe mal dans les pays mis en coupe réglée par la troïka (Commission, FMI et BCE). D’où le succès de ces mouvements au verbe radical.

«Il y a un grand écart entre leur rhétorique et leur programme», note néanmoins Marc Lazar (lire page 6), de Sciences-Po Paris, qui souligne qu’au-delà de formes politiques novatrices, leurs programmes reprennent pour l’essentiel les recettes keynésiennes de la social-démocratie des années 60-70. Podemos, désormais, se réfère plus au réformiste suédois Olof Palme qu’au révolutionnaire Hugo Chávez. Quant à Syriza, s’il arrive en tête au prochain scrutin, il n’aura pas les moyens de gouverner seul.

A l’approche du pouvoir, les deux formations ont d’ailleurs revu leurs ambitions à la baisse. Plus question, par exemple, de sortir de l’euro pour Syriza. «A une époque, il y avait un courant qui était en faveur du retour à la drachme. Cette question est désormais tranchée : nous resterons dans la zone euro», confiait ainsi il y a quelques jours à Libération le député George Stathakis, probable ministre des Finances d’un gouvernement Syriza. Pas question non plus de suspendre unilatéralement les remboursements. L’objectif désormais : renégocier la charge d’une dette devenue insoutenable (177% du PIB), et dont les remboursements empêchent l’économie grecque de redécoller. Après les discussions avec les créanciers privés en 2012, qui avaient conduit à une décote de plus de 70% des titres, la gauche radicale aimerait, cette fois-ci, faire plier les détenteurs publics (Etats membres, BCE…).

Un pari difficile s’il conduit à devoir faire accepter une perte sèche aux contribuables des pays prêteurs. Et notamment en Allemagne, où ni la chancelière ni l’opinion publique ne sont prêtes à «payer» pour les Grecs. Mais, de fait, il s’agit d’une revendication proche de ce que réclament d’ores et déjà les actuelles autorités du pays.

Pause. En Espagne aussi, Podemos en rabat sur la question de la dette, même si l’endettement espagnol (proche de celui de la France avec près de 100% du PIB) représente un problème moins aigu qu’en Grèce. La position de la formation ibérique d’extrême gauche n’est plus le non-remboursement, mais la mutualisation des dettes nationales (et donc espagnole) au niveau européen, via des mécanismes du type eurobond. Un système permettant de garantir des taux d’emprunt peu élevés pour des pays qui ne parviennent plus à se financer seuls sur les marchés, ou à des coûts très élevés. Position, là encore, partagée par de nombreux économistes en Europe.

Pour le reste, Syriza continue cependant de prôner une pause dans l’austérité et une hausse du Smic, mais concentre également son discours sur la réforme de l’Etat, la lutte contre la bureaucratie, en encore la création d’un cadastre, autant de points qui pourraient séduire la nouvelle Commission européenne. Quant à Podemos, exit la retraite à 60 ans (la revendication est passée à 65 ans) ou le revenu garanti pour tous. Ses responsables revendiquent désormais une réforme fiscale, et les 35 heures…

30/12/2014

Noël en Grèce : avez-vous peur ?

lu sur :

Syriza, ce parti qui fait peur à Bruxelles

La Tribune.fr 
latribune.fr (avec AFP)  |  29/12/2014, 17:57  -  461  mots
 
Retour sur la génèse du parti de gauche radicale grec, qui est en tête des sondages. Des origines, lorsque l'organisation portait le nom de "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", à l'envol lors des législatives de 2012.
  • Les origines et la consolidation de l'organisation (2000-2007)

Les origines de Syriza remontent au début des années 2000. Les partis et organisations politiques grecs de gauche fondent alors une alliance, des sociaux-démocrates aux marxistes, appelée "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", la future Syriza.

Cette alliance, dont plusieurs membres appartenaient au petit parti Coalition de la Gauche rénovatrice (Syn), avait comme objectif de promouvoir le dialogue et l'unité au sein de la gauche grecque, à l'époque fragmentée.

En 2004, l'alliance participe au congrès du Syn, qui obtient 3,26% des suffrages aux législatives de 2007.

  • Alexis Tsipras devient président et homme fort du parti (2008)

En 2008, Alexis Tsipras est élu président du Syn, qui intègre définitivement Syriza. Un an plus tard, Syriza apparaît pour la première fois sous cette appellation aux élections législatives et obtient 5,04%. Alexis Tsipras est élu député pour la première fois.

  • Syriza s'envole aux législatives suite à la crise grecque (2010-2012)

Entre 2010 et 2012, période de l'éclosion de la crise de la dette, Syriza prône l'annulation des plans d'austérité des créanciers du pays, mais ne cesse de répéter qu'il souhaite "le maintien du pays dans l'euro". En décembre 2010, Alexis Tsipras est élu vice-président de la Gauche européenne.

Aux législatives de juin 2012, Syriza voit son score s'envoler à 26,9%, devenant ainsi le deuxième parti au Parlement grec, derrière Nouvelle-Démocratie (droite) du Premier ministre Antonis Samaras, qui obtient 29,7%.

Lors de son premier congrès en juillet 2013, Syriza est transformé en parti unique, intégrant tous les groupes ou organisations qui jusque-là le composaient.

  • Quel est le programme de Syriza ?

La priorité du Syriza, selon son programme, est la renégociation avec les créanciers, UE et FMI, d'une grande partie de la dette publique (175% du PIB) pour promouvoir la reprise.

Sur le plan des réformes, le Syriza veut rompre avec le clientélisme dans la fonction publique mais il est contre les licenciements. Il souhaite augmenter le salaire minimum, raboté à 580 euros il y a deux ans.

Sur son site, des positions jugées extrêmes par ses adversaires, perdurent comme des mesures favorables aux immigrés résidant en Grèce, "la suppression des gaz lacrymogènes lors des manifestations" ou encore "le retrait de la Grèce de l'Otan", une position exprimée en 2012 mais jamais depuis.

Le 29 décembre, après l'échec du Parlement grec à élire un président de la République, et l'annonce d'élections législatives anticipées le 25 janvier, Alexis Tsipras a affirmé que celles-ci seront l'occasion pour le peuple grec "de mettre un terme à l'austérité".

    Lire >> Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?SUR LE MÊME SUJET

23/11/2014

Barrage de Sivens : Bruxelles va arriver, hé hé !

lu sur :

Sivens: saisie, la Commission européenne enquête sur le projet de ...

www.lexpress.fr/.../barrage-de-sivens-bruxelles-enquete-et-pourrait-mettre-la- france-en-demeure_1623502.html
 
 

Par LEXPRESS.fr, publié le 19/11/2014 à 10:55, mis à jour à 17:01

 
Que va dire la Commission européenne sur le projet très controversé du barrage de Sivens en France? Saisie par les opposants au projet, elle enquête en vue du lancement éventuel d'une procédure d'infraction, ont indiqué ses services ce mercerdi. 
"Je m'attends à ce qu'ils lancent une procédure d'infraction", a commenté Ben Lefetey, porte-parole des opposants regroupés dans le Collectif Testet. "Cela arrangerait le gouvernement car tout le monde se renvoie la patate chaude et il pourrait alors dire que c'est Bruxelles qui a arrêté le projet", a-t-il souligné. 
Effectivement, si la Commission ouvrait une procédure d'infraction, la première étape serait l'envoi d'une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, qui auraient alors deux mois pour répondre. La Commission peut ensuite porter le dossier devant la justice européenne. La première décision pourrait en tout cas intervenir la semaine prochaine: le collège des commissaires, l'organe politique de l'institution, devrait en discuter lors d'une réunion plénière le 27 novembre. 
Quid du financement européen?
Surtout, une telle procédure d'infraction bloquerait tout financement européen, prévu à hauteur d'environ 2 millions d'euros sur les 8,4 millions d'investissements. 
Pour les opposants, le projet viole le principe européen du coût de fonctionnement qui doit être payé par les bénéficiaires: en l'état, le projet prévoit que "les agriculteurs en paient 5% tandis qu'ils consomment 70% de l'eau", critque Ben Lefetey. 
"On est dans une bagarre politique, se lamente de son côté Bernard Lannes, président national de la Coordination rurale favorable au projet. "Tout a été validé, l'État de droit est bafoué: si l'Europe commence à mettre son nez dans des démarches déjà engagées...", a-t-il regretté. 
L'environnement et la directive habitats
Selon le député européen vert José Bové, la Commission a bien été saisie par le collectif d'opposants au projet. La procédure pour non-respect de la règlementation européenne pourrait porter à la fois sur la directive habitats, en matière de protection des forêts et des zones humides, et sur les règles européennes de financement. 
Le projet de barrage de Sivens, qui voit s'opposer depuis des années les écologistes et les élus locaux, a connu un épisode dramatique fin octobre avec la mort d'un militant de 21 ans, Rémi Fraisse, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Son décès a provoqué un immense choc dans le pays. 
 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/barrage-de-sivens-bruxelles-enquete-et-pourrait-mettre-la-france-en-demeure_1623502.html#BwddUfeILS8hSoFf.99

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voir aussi

nri Salvador - Zorro est arrivé - YouTube

► 2:37
www.youtube.com/watch?v=WDTIjOWKG-4

04/11/2014

Europe : haro sur les politiques d'austérité

lu sur Libération :

Un Nobel d'économie s'alarme de la «japanification» de l'Europe

Libération -

ARNAUD VAULERIN CORRESPONDANT À KYOTO 3 NOVEMBRE 2014 À 19:43

Selon l'Américain Paul Krugman, les pays de la zone euro n'ont rien retenu des leçons qui ont précipité le Japon dans la spirale de la déflation à partir de la fin des années 90.
 
C’est l’heure du grand pardon aux Japonais. D’abord dans les colonnes du New York Times puis quelques heures plus tard lors d’un forum de l’innovation organisé par Hitachi, le prix Nobel d’économie Paul Krugman a demandé pardon le week-end dernier aux décideurs politiques japonais qu’il avait abondamment critiqués à partir de la fin des années 90. Aux côtés de l’économiste Ben Bernanke, il fustigeait alors les mauvaises décisions des leaders nippons en matière de fiscalité, d’investissements publics et de politique monétaire alors que l’Archipel s’enlisait dans la déflation.

«Je dois m’excuser. Ils n’ont pas toujours bien répondu à la crise. Mais l’Occident fait maintenant bien pire», a déclaré Paul Krugman vendredi à Tokyo en comparant la crise actuelle avec celle qui a frappé le Japon entre 1990 et 2012. Il a pris pour cible les politiques d’austérité mises en place dans la zone euro qui font courir le risque d’une «japanification» de l’Europe. «L’Occident a plongé dans un marasme similaire à celui du Japon, mais en pire. Et cela n’était pas censé se produire», écrivait-il dans le New York Times, avant de poser une question: «Pourquoi l’Occident, avec tous ses économistes réputés - sans parler de la possibilité de tirer des enseignements du malheur du Japon – parvient à un gâchis encore pire que le Japon a connu?» Pendant vingt ans, l’Archipel a tenté de combattre les conséquences de l’éclatement des bulles boursières et immobilières du début des années 90. Elle a relancé son économie via une hausse de ses dépenses publiques. Mais cet effort a tourné vite court et dès 1997, Tokyo a procédé à une hausse de 2% de sa TVA.

«C’était une grave erreur, mais ce n’est rien en comparaison des politiques d’austérité extrêmement destructrices de l’Europe, note Paul Krugman. La politique budgétaire de l’Occident détruit activement la croissance. » Concernant les mesures monétaires, le prix Nobel pointe les atermoiements et les empressements de la Banque du Japon face à cette crise que l’Archipel traversait dans ces années-là. «Mais la banque centrale japonaise n’a jamais rien fait d’aussi aberrant que la Banque centrale européenne qui a relevé ses taux en 2011, contribuant à renvoyer l’Europe dans la récession.»

Face a au péril déflationniste qui guette l’Europe, Krugman ne s’est pas montré très optimiste. En juin, il recommandait aux leaders européens de lancer à leur tour des Abenomics, cette politique inflationniste nippone faite de relance budgétaire, de réformes structurelles et d’assouplissement monétaire. Tout le contraire de ce qui est fait en Europe.

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN