Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27/03/2013

Les archives d'ATD - Quart Monde

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/05/au-tresor-des-pauvres_1843007_3224.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Au trésor des pauvres

LE MONDE | 05.03.2013 à 14h13 • Mis à jour le 05.03.2013 à 14h34

Par Catherine Rollot

De leur vie, il ne reste souvent que quelques traces administratives. Le monde des très pauvres a peu de visages, comme si la misère rendait invisible. Contre cette fatalité, depuis cinq ans, sur la commune de Baillet-en-France (Val-d'Oise), un lieu unique rassemble les fragments d'existence des personnes les plus démunies.

Deux millions de photographies argentiques et 800 000 numériques, 10 000 heures d'enregistrements sonores dans dix-sept langues, 2 kilomètres de boîtes d'archives remplies de milliers d'écrits, 4 000 dessins ou peintures... sont ainsi conservés au Centre international Joseph-Wresinski, du nom du fondateur du mouvement ATD Quart Monde.

De Manille aux banlieues parisiennes, en noir et blanc ou en couleur, le quotidien de ceux qui vivent avec presque rien défile. On y voit des enfants emmitouflés jusqu'au cou qui vivent sur un terrain vague en plein hiver, un père de famille, vendeur ambulant le jour, qui rejoint sa famille sous les piles d'un pont à la nuit tombée mais aussi des fous rires, des fêtes d'anniversaire, des noëls, des baignades à la mer... comme tout un chacun.

L'existence de ce fonds, reconnu comme l'un des plus complets au monde, est le résultat du travail de fourmi d'une trentaine de permanents et bénévoles qui ont répertorié, restauré et organisé l'accessibilité de milliers de documents accumulés par l'association caritative depuis sa création en 1957.

UN INSTRUMENT D'ACTION POUR LES COMBATS À VENIR

Garder une trace des injustices subies, des combats menés, des avancées obtenues, a toujours fait partie des objectifs d'ATD Quart Monde. Dès le début, le père Joseph Wresinski, né à Angers en 1917, d'un père allemand et d'une mère espagnole, issu lui-même d'une famille déshéritée, demande aux membres de son association de recueillir sur tous les supports possibles les mots de ceux que l'on entend rarement.

Aumônier du "camp de sans-logis" de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), un ensemble d'"igloos" de tôle ondulée provisoirement édifié par les compagnons d'Emmaüs à la suite de l'appel de l'abbé Pierre de l'hiver 1954, ce prêtre catholique est obsédé par l'idée de rendre une mémoire aux pauvres, mais aussi d'en faire un instrument d'action pour les combats à venir.

"Pendant des années, toute cette somme était éparpillée dans les vingt-neuf pays où nous intervenons, explique Xavier Verzat, 55 ans, responsable du Centre international Joseph-Wresinski. Avec des conditions de conservation très différentes selon les endroits."

"Parfois les documents étaient archivés, mais souvent ils étaient conservés en vrac, dans la poussière, l'humidité. Les sources sonores et audiovisuelles les plus anciennes étaient sur des supports aujourd'hui obsolètes. Sans une conversion en numérique, elles auraient disparu", poursuit ce polytechnicien, diplômé de l'université américaine Davis (Californie), qui, voilà vingt ans, s'est engagé avec son épouse à plein temps aux côtés des personnes en grande difficulté.

LE FLUX SE TARIT PEU À PEU

Comme les 400 autres "volontaires permanents" du mouvement, en solidarité avec les familles qu'ils accompagnent, le couple a choisi de vivre très modestement. En France, chacun de ces permanents perçoit une rémunération de 550 euros mensuels par personne, et habite dans des logements appartenant au mouvement.

Quand il prend la tête du centre de Baillet-en-France, il y a deux ans, la rénovation du pensionnat pour jeunes filles de la bourgeoisie, issu d'un legs, et la construction d'un bâtiment neuf sont achevées. Mais le travail d'archivage est loin d'être fini. Les caves et les couloirs sont encore encombrés de cartons qui arrivent tous les jours, pleins à ras bord.

Le flux se tarit peu à peu. Le fonds photographique est quasiment à jour, grâce à une petite équipe de quatre personnes réunie autour de Pierre Segondi, le doyen du centre. A 91 ans, ce franciscain continue à se consacrer à la photothèque. Chauffeur de camion en Allemagne durant la guerre, bâtisseur d'églises et d'écoles en Afrique, photographe amateur et désormais archiviste, Pierre Segondi n'a jamais arrêté de travailler.

Avant que le centre n'existe, il commence, à 75 ans, à ébaucher un premier classement, s'initie à l'informatique, apprend l'art du tirage photographique et se découvre une vraie passion. "Faire de l'archivage, c'est rendre leur histoire à des familles et la faire connaître à la société, car quand on rase un bidonville, il ne reste aucune trace", explique-t-il.

Un quart des documents photographiques sont scannés. La plupart des clichés ont été pris par des photographes amateurs ou professionnels, engagés auprès du mouvement ou simplement amis, comme Jacques-Henri Lartigue.

SANS MISÉRABILISME

Gravés sur pellicule, la tendresse d'une mère de famille, une brassée de fleurs à la main, au milieu d'un bidonville de la banlieue parisienne, l'espièglerie d'un enfant sur le pas de porte d'une caravane, le sourire lumineux d'une écolière péruvienne en uniforme au milieu d'une masure... permettent un autre regard sur la pauvreté, sans misérabilisme.

Conservés à 15 °C et 40 % d'humidité au sous-sol dans des milliers de boîtes grises, soigneusement étiquetées, tous les négatifs peuvent si besoin être numérisés. "Ce serait impossible de tout scanner. Il nous faut une heure et demie pour traiter un film de 36 vues, et nous en avons 36 000 !", se justifie presque François Phliponeau, 69 ans, ancien journaliste au quotidien Le Provençal, aujourd'hui à la retraite et bras droit de Pierre Segondi.

La plupart du temps, les archives servent à alimenter expositions, ouvrages, ou recherches faites au sein du mouvement. Encore peu connu, le centre commence pourtant à recevoir la visite de chercheurs français et étrangers mais aussi de simples particuliers en quête de leur passé, comme ce père de famille venu avec son fils. "Il avait vécu dans le bidonville de la Campa établi dans les années 1950 à La Courneuve", raconte François Phliponeau.

"Il est arrivé en disant : "Vous ne trouverez sans doute pa, s mais quand j'étais dans le camp, je suis parti en colonie de vacances." Nous avons tapé colonie de vacances et Campa, et il s'est reconnu sur la première photo qui est apparue sur l'écran de l'ordinateur. Il avait les larmes aux yeux", poursuit le bénévole. L'homme est reparti avec une copie numérique du cliché.

10 000 DOCUMENTS SONORES

La misère, Michel (qui veut rester anonyme) en a littéralement plein les oreilles. Tous les jours, il l'entend, pendant des heures et des heures, sortir des tables de mixage, des appareils de traitement du son et des ordinateurs qui meublent l'audiothèque du centre. Comme ce témoignage d'une femme, qui avait 12 ans quand elle est arrivée dans le bidonville de Noisy-le-Grand.

"Mon premier souvenir, c'est de voir pleurer ma mère. Je me rappelle aussi les ordures ménagères de la commune qui étaient plus haut (...) et tous ces nourrissons qui mouraient..." Avec le recul, elle analyse. "On devient ce que la société dit de nous. Si quelqu'un ne nous dit pas que ce n'est pas notre faute [d'être pauvre], on végète."

Après quatre ans de travail, tout le stock, 10 000 documents sonores, vient d'être numérisé. Un travail de titan, car 75 % d'entre eux nécessitent une restauration. "Quand les bandes arrivent ici, elles ont déjà vécu", explique Michel, ingénieur à la retraite et bénévole depuis 2008. Conseillé par des archivistes professionnels, cet "allié", on appelle ainsi les bénévoles chez ATD Quart Monde, s'est fait un point d'honneur de travailler "dans les règles de l'art".

Une fois remises en état, les pièces sont ensuite stockées sur des supports de très haute qualité. Les plus intéressantes donnent lieu à des "notices d'écoute", sorte de résumé très précis des moments-clés.

L'audiothèque bénéficie depuis trois ans d'une subvention du ministère de la culture, d'un montant de 15 000 euros annuels. Le centre vit grâce aux fonds propres d'ATD Quart Monde, issus de la générosité du public et d'aides publiques. En échange, le mouvement s'est engagé à développer l'accessibilité de ces documents.

Voir le portfolio Les archives d'ATD Quart Monde

"C'est notre prochain défi, considère Michel. Beaucoup de ces archives sont très personnelles. Certaines familles se sont confiées à ATD Quart Monde à la condition que leurs témoignages ne soient jamais dévoilés au public. Parfois, même si elles n'ont pas défini de règles, leur vécu est tellement lourd qu'il est difficile de l'écouter", ajoute-t-il avec pudeur.

D'ici deux ans, l'association espère pouvoir proposer des archives plus largement exploitables, tout en conservant la maîtrise complète de l'ensemble. Certains fonds sont déjà clos. L'artothèque, qui répertorie 4 200 oeuvres collectives ou personnelles, est soigneusement ordonnée. Les archives du père Wresinski, 900 boîtes, reposent dans des rayonnages gardés à 18°C et 55 % d'humidité. Le gros point noir reste les écrits, encore peu dépouillés.

"Actuellement, nous recevons plus de documents que ce que nous pouvons trier", reconnaît Xavier Verzat. Le responsable du centre espère que la qualité des archives conduira de plus en plus de chercheurs à s'intéresser à l'histoire des très pauvres. "La connaissance de la misère provient souvent de sources extérieures. Grâce à notre travail, nous espérons que les premiers concernés y participent", dit-il.

Pour l'instant, tout ce que le mouvement a récolté pendant des années est conservé, même les sources qui pourraient être jugées de moindre intérêt. Un parti pris assumé par respect pour ceux qui, englués dans la misère, ont, un jour, relevé la tête devant un objectif ou face à un micro.

----------

voir aussi :

ATD - Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/ATD_Quart_Monde

Mouvement ATD (Agir Tous pour la Dignité) Quart Monde France

http://atd-quartmonde.fr/

20/11/2012

Aujourd'hui : Journée Internationale des droits de l'enfant

communiqué :

Journée Internationale des droits de l'enfant

"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."
Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

C'est en 1995 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la 'Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant'. Cette journée internationale est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

La situation en France et dans le monde

La promotion et le respect des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit à la santé, droit au développement harmonieux, droit à la culture, droit à l'éducation.

Enfant en France :

  • Un million d'enfants pauvres
  • 19.000 enfants maltraités
  • 76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé et qui menace leur développement éducatif et/ou matériel
  • quelque 240.000 enfants placés ou pris en charge
  • 85 000 sont touchés par le saturnisme
  • record des suicides des 15-24 ans.
  • 150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective
  • 15 000 ne suivent pas leurs cours alors qu'ils sont inscrits au collège ou au lycée et qu'ils n'ont pas encore 16 ans.
  • 15 % des enfants qui arrivent au collège ne comprennent pas ce qu'ils lisent

Même si la France traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut mieux faire", résumait récemment le Conseil français des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade).

Le 14 décembre, l'Unicef sortira son rapport annuel intitulé "Enfants exclus, enfants invisibles", sur les enfants qui ne sont pas enregistrés à l'Etat civil ou les enfants de la rue. Fin 2004, le même rapport indiquait que plus d'un milliard d'enfants sur Terre, soit plus de la moitié au monde, "souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au sida.

En 2005, un enfant meurt encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable…
Parmi les nombreuses oeuvres qui agissent pour que soit reconnue la dignité des pauvres et des enfants du monde entier, l'UNICEF est surement l'une des plus connues, c'est pourquoi nous vous conseillons de découvrir, ou de redécouvrir, l'oeuvre de l'
UNICEF.

Un site à visiter : www.droitsenfant.com

12/09/2011

L'inégalité face à la santé commence à la maternelle

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/12/l-inegalite-face-a-la-sante-commence-a-la-maternelle_1570912_3224.html

L'inégalité face à la santé commence à la maternelle

LE MONDE | 12 septembre 2011 | Martine Laronche | 455 mots

 

Les enfants qui habitent dans l'est et le nord de la France souffrent plus d'obésité et de caries que dans la plupart des académies de France. C'est ce qui ressort d'une enquête menée auprès de 23 365 enfants scolarisés en grande section de maternelle âgés de 5 à 6 ans.

Ce constat est à mettre en relation avec les modes de vie : les académies où la surcharge pondérale, l'obésité ou les problèmes de dents sont les plus fréquents sont celles où les enfants consomment des boissons sucrées tous les jours ou passent beaucoup de temps devant la télévision ou les jeux vidéo.

L'enquête publiée dans le BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire) du 6 septembre a été réalisée en 2005-2006 et a porté sur 3 459 écoles publiques ou privées.

Bonne nouvelle : la prévalence de la surcharge pondérale baisse de manière significative par rapport à 1999-2000. Elle est passée de 14 % des enfants à 12 %.

Mais la situation est très différente selon le sexe et varie beaucoup d'une académie à l'autre. Ainsi, 14 % des filles contre 10% des garçons sont en surcharge pondérale. De même, 15,3 % des bambins de l'académie de Strasbourg contre 6,6 % dans l'académie de Nantes le sont également.

C'est dans l'académie d'Amiens que la proportion de garçons en surcharge pondérale est la plus élevée (15 %), tandis que pour les petites filles, viennent en tête les Antilles et la Guyane (18 %).

Cette surcharge est liée aux habitudes de vie. Dans les académies du Nord et de l'Est, les enfants consomment plus de boissons sucrées : 41 % en boivent tous les jours à Lille, 40 % à Strasbourg. Dans le Sud, qui a une prévalence d'obésité beaucoup plus faible, c'est l'inverse (14 % en Corse, 18 % à Nice, 19 % à Bordeaux).

PROBLÈMES DE VISION

Par ailleurs, les enfants qui ne prennent jamais de petits déjeuners sont plus nombreux dans l'est de la France. C'est dans les DOM et dans le Nord-Est qu'on compte le plus d'enfants qui passent au moins trois heures devant la télévision ou les jeux vidéo les jours sans école (36 % pour les Antilles et la Guyane et 35 % pour la Réunion).

En matière de caries dentaires, ce sont aussi les enfants des académies de l'Est et du Nord et de La Réunion qui sont les moins bien lotis. Un quart des enfants interrogés à La Réunion ont au moins deux dents cariées et 16 % d'entre eux ont des caries non soignées.

Par ailleurs, les problèmes d'asthme sont beaucoup plus fréquents dans l'ouest de la France. Cette surreprésentation de l'asthme sur la façade atlantique apparaissait déjà très nettement en 1999-2000.

Les problèmes de vision, qui peuvent jouer sur les parcours scolaires, sont les plus nombreux dans les académies de Reims et de Clermont-Ferrand. A Reims, seuls 13 % des enfants portent des lunettes, alors que 30 % ont des problèmes de vue.

L'étude, essentiellement descriptive, manque d'un volet social pour l'interpréter plus avant.

Martine Laronche
Article paru dans l'édition du 13.09.11

16/09/2007

le saviez vous ? (bon à savoir)

mots clefs: guerre - 1939 - 1945 - pupille - nation - droits

J'ai trouvé cette information (ancienne) par hasard... Je lis régulièrement les journaux, et pourtant je n'en avais jamais entendu parler. Je suis sûr que des tas de personnes concernées ne sont pas au courant ! Parlez-en autour de vous, surtout si vous connaissez des pupilles de la nation. A priori, les personnes concernées avaient moins de 21 ans en 1945, donc doivent avoir entre 62 et 83 ans.

"Publication au JORF du 29 juillet 2004
Décret n°2004-751 du 27 juillet 2004
Décret instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d'actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale.
version consolidée au 29 juillet 2004 - version JO initiale"...

"Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre délégué aux anciens combattants,
Vu"...
"Article 1
Toute personne, dont la mère ou le père, de nationalité française ou étrangère, a été déporté, à partir du territoire national, durant l'Occupation pour les motifs et dans les condition mentionnées aux articles L. 272 et L. 286 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, et a trouvé la mort en déportation, a droit à une mesure de réparation, conformément aux dispositions du présent décret, si elle était mineure de vingt et un ans au moment où la déportation est intervenue.
Ce régime bénéficie également aux personnes, mineures de moins de vingt et un ans au moment des faits, dont le père ou la mère, de nationalité française ou étrangère, a, durant l'Occupation, été exécuté dans les circonstances définies aux articles L. 274 et L. 290 du même code.
Sont exclues du bénéfice du régime prévu par le présent décret les personnes qui perçoivent une indemnité viagère versée par la République fédérale d'Allemagne ou la République d'Autriche à raison des mêmes faits.
Article 2
La mesure de réparation prend la forme, au choix du bénéficiaire, d'une indemnité au capital de 27 440,82 Euros ou d'une rente viagère de 457,35 Euros par mois."...
voir :
http://www.admi.net/jo/20040729/DEFD0400829D.html

10:45 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0)