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01/02/2017

Autoroutes : la grande Arnaque

à lire sur BASTAMAG :

Isabelle Jarjaille

Le 26 janvier 2017, le ministère des Transports a confirmé un plan d’investissement autoroutier de 800 millions d’euros portant sur une cinquantaine d’opérations. Elles s’ajoutent à la vingtaine de chantier déjà annoncés durant l’année 2015 par Emmanuel Macron. Ces grands travaux profiteront-ils à l’emploi et aux utilisateurs des autoroutes ? Ou en premier lieu aux sociétés autoroutières, grandes bénéficiaires des privatisations de 2005 ? L’État se révèle en tous cas incapable de défendre les intérêts des citoyens, qui financent d’un côté les travaux comme contribuables, et assurent les dividendes exorbitants des actionnaires de Vinci ou d’Eiffage lorsqu’ils passent à la caisse du péage.

[Lire la suite de Investissements autoroutiers : de maigres créations d’emplois, un gros enrichissement des actionnaires]

01/10/2016

L’évaporation des ressources en Afrique.

Extrait d'un article du Monde :

Un continent de secrets : une nouvelle série sur les « Panama papers » en Afrique

Le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, publie dès lundi 25 juillet une nouvelle série d’articles à partir des documents « Panama papers » sur l’évaporation des ressources en Afrique.

La présentation (en anglais) de cette série est à trouver ici.

Les 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca mettent en lumière le rôle des sociétés offshore dans le pillage du continent, qu’il s’agisse de l’industrie du diamant en Sierra Leone, des structures de dissimulations du milliardaire nigérian Kolawole Aluko, propriétaire d’un yacht sur lequel Beyonce a passé des vacances et lié à l’ancienne ministre du pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, ou le recours systématique aux paradis fiscaux par l’industrie extractive.

Selon l’ICIJ, des sociétés issues de 52 des 54 pays africains ont recouru à des structures offshore, participant à l’évaporation de 50 milliards de dollars d’Afrique chaque année. ICIJ, pour cette nouvelle série, s’est appuyé sur ses partenaires habituels ainsi que sur des journalistes en Algérie, au Ghana, en Tanzanie, au Niger, au Mozambique, à Maurice, au Burkina Faso et au Togo, coordonnés par le réseau indépendant ANCIR.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/les-panama-papers-revelent-les-malversations-d-un-importateur-algerien-de-poudre-de-lait_5005898_3212.html#6vhI0zpvkQxfH2DS.99
 
« Panama papers » : malversations d'un importateur algérien de poudre de lait
Le Monde - Il y a 23 heures
En Algérie, l'importation de poudre de lait a permis de bâtir des fortunes, parfois
douteuses. Et des sociétés offshore ont été utilisées pour ...

17/06/2016

La taxe européenne sur les transactions financières, vous connaissez ?

... pas demain la veille !

lu sur :

La Belgique veut enterrer la taxe européenne sur les transactions ...

www.cncd.be/La-Belgique-veut-enterrer-la-taxe-sur-les-transactions-fina...

 La Belgique veut enterrer la taxe européenne sur les transactions financières

Volte-face. En 2004, la Belgique faisait partie des pionniers suite à l’adoption d’une loi en faveur d’une taxe sur les transactions financières. Aujourd’hui, elle semble vouloir l’enterrer.

Mise en ligne le 10 juin 2016


Le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) est sur la table de l’Union européenne depuis 2011, époque à laquelle remonte la première proposition de directive de la Commission. Depuis, les 28 Etats membres n’ont pas réussi à adopter une position commune. En 2012, vu l’impossibilité de recueillir l’unanimité requise, 10 Etats membres, dont la Belgique, décident d’avancer et de poursuivre les négociations en « coopération renforcée ». Mais aujourd’hui, la Belgique fait volte-face et tente de facto de vider de sa substance le projet de taxe porté par les 9 autres Etats membres.

Aujourd’hui, ce groupe d’Etats pionniers est pourtant proche d’une solution, après quatre ans de négociations lentes et laborieuses. Huit pays sont parvenus à un accord sur la plupart des modalités entourant cette nouvelle taxe. Seuls deux pays résistent encore, la Belgique et la Slovénie. La Slovénie, parce qu’elle souhaite obtenir une taxe plus ambitieuse que le compromis trouvé par les 8 Etats membres. A l’inverse, la Belgique souhaite obtenir de très nombreuses exceptions et exemptions à la mise en œuvre de la TTF, ce qui aurait pour conséquence de la vider de sa substance. Il s’agit d’un incompréhensible volte-face pour la Belgique, qui faisait partie des pionniers en la matière suite à l’adoption en 2004 d’une loi en faveur d’une telle TTF.

« Nous demandons au gouvernement fédéral belge, et singulièrement au Premier Ministre, de se ressaisir. Charles Michel a beaucoup œuvré dans le passé, lors de son passage au ministère de la Coopération au développement, pour faire avancer l’idée d’une TTF. Faire échouer ce projet aujourd’hui serait pour le Premier Ministre un reniement », selon Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11.

« Le Ministre des Finances Van Overtveldt aime rappeler les balises décrites dans l’accord de gouvernement pour justifier son acharnement contre la TTF. Il oublie de préciser que ce même accord engage la Belgique à contribuer de manière constructive à ce projet. Contrairement à ce qu’il affirme, ce n’est pas la TTF qui poserait problème à l’économie réelle, mais la spéculation financière qu’elle est censée freiner. Il est plus que temps que le Premier Ministre rappelle cela à son Ministre des Finances », conclut Arnaud Zacharie.

« C’est pourquoi le CNCD-11.11.11, participera en présence d’autres organisations de la société civile à à l’enterrement symbolique de la TTF le 14 juin à 10h dans le parc de Bruxelles afin de rappeler le gouvernement à ses responsabilités », conclut Arnaud Zacharie.

18/03/2015

La BCE à Francfort : le projet européen ne plaît pas au Peuple mais l'argent va couler à flots ...

... pour financer la "concurrence libre et non faussée".

lu sur :

Francfort : des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE ...

www.lepoint.fr/.../l-inauguration-du-siege-de-la-bce-sous-tres-haute-tension- 18-03-2015-1913686_28.php
 

Le Point - Publié le 18/03/2015 à 10:26 - Modifié le 18/03/2015 à 15:21

VIDÉO. La police de Francfort a fait état de 14 blessés dans ses rangs. Les organisateurs de la manifestation anti-austérité déplorent 21 blessés.

Francfort _ des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE - Le Point.pdf

extrait :
 
... " Haut de 185 mètres, ce bâtiment, dont la construction a coûté 1,3 milliard d'euros, sera inauguré en présence du président de la BCE Mario Draghi. "...

12/03/2015

Les causes de la dette grecque

à lire :

 

D’après le Collectif pour un audit citoyen (CAC), la dette publique grecque d’avant la crise est le fruit du mariage de deux maux nés l’un après l’autre. Les taux d’intérêt exorbitants contractés par l’État dans les années 1980 et la baisse des recettes publiques au début des années 2000.

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Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Collectif pour un ...

www.audit-citoyen.org/?p=6374
 

05/03/2015

La crise ? Pas pour tout le monde !

à lire sur : (les surlignages sont de moi)

Le CAC 40 renoue avec une hausse spectaculaire des profits

La Tribune.fr 

latribune.fr (avec Reuters)  |  05/03/2015, 14:09  -  263  mots
Les sociétés du CAC 40 ont dégagé 67,58 milliards d'euros de bénéfices en 2014, Une hausse de 39,4% par rapport à 2013. Total et LVMH ont réalisé les meilleures performances.

Après une année 2013 en recul, les sociétés du CAC 40 ont dégagé en 2014 des bénéfices en hausse de 39,4%. En parallèle, le chiffre d'affaires total est pratiquement stable (+0,3%) (*), selon des données compilées par Reuters.

Le CAC 40 renoue avec une hausse spectaculaire des profits.pdf

Ainsi, au total, les bénéfices nets atteignent 67,58 milliards d'euros, et se rapprochent des profits faramineux de 2011 (73 milliards d'euros).

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(*) ce qui semble signifier que les profits vont à quelques sociétés seulement ! (Total, LVMH ...)

05/02/2014

Évasion fiscale, France, Suisse

à lire sur "Le Temps" (Suisse)

SUISSE & RÉGIONS 
Ces juges français qui font trembler les banquiers suisses 
En droit, la justice française pourrait s’en prendre à toutes les banques suisses. Un risque plus théorique que réel, estiment nombre d’experts

Ces juges français qui font trembler les banquiers suisses.pdf

14/09/2013

Les banques responsables de la crise ont prospéré ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/14/chute-de-lehman-brothers-les-banquiers-se-sont-bien-recases_3477570_3234.html

Chute de Lehman Brothers : Les banquiers se sont bien recasés

LE MONDE | 14.09.2013 à 09h43 • Mis à jour le 14.09.2013 à 11h12 |

Par Marc Roche (Londres, correspondant) 

Ils ont camouflé les créances pourries. Ils ont affirmé que leur établissement se portait au mieux. Et pourtant, les banquiers qui ont joué un rôle-clé dans le krach de 2007-2008 – avec en point d'orgue la faillite retentissante de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008 – sont souvent sortis indemnes de cette débâcle.

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Cinq ans plus tard, le constat est édifiant : les premiers responsables de la crise – mais pas les seuls – n'ont pas seulement survécu, ils ont prospéré, aux Etats-Unis comme en Europe.

Lire : Jean-Claude Trichet : "Nous sommes encore dans une situation dangereuse"

Qu'importe que les contribuables du monde entier aient dû déverser des milliards dans le système bancaire pour lui éviter l'implosion. Qu'importe si aujourd'hui encore ils en paient la facture. Qu'importe que les banques aient massivement licencié. A lire quotidiennement les pages des journaux, la liste des "revenants" est longue. "Les vieux banquiers ne meurent jamais", résume l'hebdomadaire britannique Financial News.

Aux Etats-Unis, à l'exception des inoxydables Jamie Dimon et Lloyd Blankfein, respectivement PDG de JP Morgan Chase et de Goldman Sachs toujours en place, les banquiers qui étaient au pouvoir en 2007-2008 ont tous rendu leur tablier. Mais loin de se la couler douce sous les cocotiers ou de passer des journées à frapper des balles sur les terrains de golf, les stars déchues ont repris du service.

ÉVITER LE NAUFRAGE

Ainsi, John Thain, le responsable de la débâcle de Merrill Lynch, dirige aujourd'hui CIT, un prêteur aux PME. Il a été écarté en janvier 2009, trois mois après que Bank of America, sous pression de l'administration Bush, a racheté Merrill Lynch qui croulait sous les pertes liées aux subprimes (les crédits hypothécaires à risque) et un mois après avoir annoncé 25 000 licenciements.

Charles Prince, qui a dirigé la banque américaine Citigroup entre 2003 et la fin 2007 avant d'être débarqué, opère dans un prestigieux bureau de conseil en management de Washington. Celui qui, en 2007, justifiait les investissements risqués de la banque en proclamant, fine allusion au Titanic"tant qu'il y a de la musique, il faut danser", a pourtant laissé derrière lui un champ de bataille. En novembre 2008, son successeur, Vikram Pandit, annonçait 53 000 licenciements. En février 2009, l'Etat américain prenait 36 % de la banque pour lui éviter le naufrage...

Les cinq ex-plus hauts dirigeants des activités de crédits hypothécaires pourris à l'origine de la faillite de la banque Bear Stearns en mars 2008, qui a précédé celle de Lehman Brothers, se sont tous recyclés... dans le crédit immobilier au sein des plus prestigieuses institutions de Wall Street, affirme la dernière livraison du magazine alternatif Mother Jones.

Quant à Dick Fuld, l'ancien directeur général de Lehman, s'il n'a pas repris un emploi dans un établissement, il a créé sa propre société de conseil en fusions-acquisitions, qui ne manque pas de clients.

UN SI PETIT MONDE

En Europe aussi, les financiers de la crise sont résilients. Johnny Cameron, qui avait coulé la Royal Bank of Scotland, conseille à mi-temps Gleacher Shacklock, firme experte en capital-investissement. Daniel Bouton, à la tête de la Société générale lors du scandale Kerviel, est consultant chez Rothschild, tandis que son ex-bras droit, Jean-Pierre Mustier, est le numéro deux d'Unicredit.

Lire: Des centaines de traders ou d'avocats travaillent encore à la liquidation de Lehman Brothers

Après son départBarclays, dans la foulée du scandale du Libor, Bob Diamond, responsable des dérivés de la banque d'affaires du groupe, a créé son propre fonds d'investissement en Afrique. Peter Wuffli, l'ancien chef d'UBS, est aujourd'hui gestionnaire de patrimoine, tandis que son collaborateur le plus proche, John Costas, a fondé un bureau de conseil.

Et on peut citer dans un autre registre, celui de la crise de l'euro, la promotion à la tête de la compagnie d'assurances maison d'Antigone Loudiadis, la banquière de Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour rester dans la monnaie unique. Un si petit monde.

"La réputation d'un banquier concerne les autorités, pas les marchés, explique Peter Hahn, professeur à la Cass Business School. Les clients exigent le meilleur élément doté d'un carnet d'adresses étoffé, quel que soit son passé."

L'argument des intéressés est bien rodé. Si les dirigeants sont jugés responsables des agissements de leurs collaborateurs, il leur est néanmoins impossible de tout contrôler, développent-ils. Et puis, ils seraient victimes d'une société qui recherche des boucs émissaires et n'admet pas que les hommes au pouvoir puissent se tromper ou que les accidents arrivent.

Par ailleurs, ces financiers qui ont fait la crise rappellent qu'ils ne sont pas seuls responsables. Et d'accuser les gouvernements, qui ont dérégulé, les régulateurs, qui ont laissé faire, les banques centrales, qui n'ont rien vu venir. Or ces derniers n'ont pas eu de comptes à rendre, arguent les banquiers.

Sans parler de ces ex-ministres qui ont été promus. Ainsi de l'apôtre de la déréglementation, Larry Summers, secrétaire au Trésor de Bill Clinton, conseiller de Barack Obama et aujourd'hui l'un des favoris de la course à la présidence de la Réserve fédérale américaine.

"Je ne voulais pas terminer ma carrière sur un échec, particulièrement aux yeux de ma famille meurtrie par ma déchéance. C'est humain, je voulais sortir du métier par le haut", avoue un banquier de la City qui a rebondi après avoir dû démissionner. D'autres invoquent les coûteux honoraires d'avocats qu'il leur fallait régler dans le cadre de poursuites à leur encontre...

BRACONNIERS

Il ne faut pas mettre tous les banquiers dans le même sac. Bon nombre de braconniers, mêlés de près à l'éclatement de la bulle spéculative pour avoir en leur temps défendu la dérégulation à haute dose, se sont transformés en de redoutables gardes-chasses. La réussite de Gary Gensler, ex-associé de Goldman Sachs, aux commandes du régulateur des marchés de matières premières – la Commodity Futures Trading Commission (voir Le Monde du 30 août) –, de Robert Khuzami, ancien de la Deutsche Bank, passé au gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission, ou de Jean-Pierre Jouyet, ancien président de Barclays France, à la direction de l'Autorité des marchés financiers en atteste.

 

Lire : Le système bancaire mondial n'a pas éradiqué tous les risques

 

Tel est aussi le cas de Bill Winters, l'un des animateurs de l'équipe de JPMorgan qui avait inventé les fameux credit default swaps (CDS), ces contrats d'assurance sur une dette qui s'étaient révélés des outils de spéculation funestes. L'Américain a participé à la rédaction du rapport Vickers, au Royaume-Uni, publié en 2011, qui préconise, pour protéger les épargnants des folies des banques d'investissement, la sanctuarisation des activités de détail au sein des conglomérats financiers. 

Des parcours qui restent rares. Car, dans l'ensemble, en cinq ans, la culture bancaire n'a pas beaucoup changé. "La rupture n'a pas eu lieu. Il n'y a pas assez de sang neuf. On a pris les mêmes et on a recommencé", dit un ex-banquier londonien.

La plupart des gestionnaires de patrimoine, des banquiers d'affaires, comme au demeurant des administrateurs censés les superviser, proviennent du même vivier, business schools ou grandes écoles. Le népotisme est de rigueur au sein des hiérarchies comme des conseils de surveillance. Ainsi, le numéro deux de Goldman Sachs, Gary Cohn, est le dauphin attitré de Lloyd Blankfein. Les deux hommes issus du sérail travaillent côte à côte depuis 1981. 

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sur le même sujet, lire :

Derrière les 400 Américains les plus riches, les inégalités explosent

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/16/derriere-les-400-americains-les-plus-riches-les-inegalites-explosent_3478765_3234.html

Lehman BrothersÉdition abonnés Contenu exclusif

13/02/2012

Interpeller Hollande sur la taxe Tobin

communiqué :

"Face à la caricature de taxe Tobin proposée par Nicolas Sarkozy, les associations de solidarité internationale membres de la coalition "Robin des Bois" nous ont proposé d'interpeller François Hollande pour qu'il prenne enfin une position claire sur le niveau et la destination des fonds collectés par la taxe sur les transactions financières qu'il propose. Vous trouverez ci-joint le texte d'un e-mail d'interpellation.

LA TAXE ROBIN DES BOIS

La France s'apprête d'ici début mars à adopter une "taxe sur les transactions financières". Victoire ? Pas vraiment, car Nicolas Sarkozy a annoncé une taxe au rabais et dont les revenus seraient finalement destinés au budget national et à "réduire les déficits"...

En clair : le gouvernement a cédé à la finance et nous vole la taxe !
Utopie quand il s'agissait de lutter contre la spéculation, l'extrême pauvreté et les défis planétaires, la taxe risque de devenir qu'un simple produit de façade à l'approche des élections. Ne dégageant qu'un milliard d'euros, une telle taxe ne peut avoir aucun effet dissuasif sur la spéculation, ni répondre aux exigences considérables posées par le changement climatique, l'extrême pauvreté et les grandes pandémies comme celle du sida.

Mais il est encore possible d'agir : puisque le gouvernement refuse d'entendre la voix des citoyens, c'est désormais aux parlementaires, que nous devons nous adresser : les députés et sénateurs ont le pouvoir de remettre la taxe dans le bon sens !

Le projet de loi de cette taxe au rabais est en ce moment même discuté à l'Assemblée nationale, qui devrait le voter en début de semaine prochaine. Puis le texte fera la navette au Sénat et à nouveau à l'Assemblée.

Aidez-nous à convaincre le candidat aux présidentielles et les parlementaires socialistes de modifier le texte, en proposant une alternative au projet du gouvernement, pour que la France mette en place une VRAIE taxe Robin des Bois !

Envoyez le texte ci-dessous à François Hollande : 

contact@francoishollande.fr 

avec en titre de mail :

Taxe sur les transactions financières

(il suffit de faire un copié collé du texte ci-dessous)

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Monsieur Hollande,

Aujourd'hui, au lieu d'honorer ses engagements, le Président de la République Nicolas Sarkozy a tranché : la taxe française sur les transactions financières, en plus d'être au rabais, ne deviendra pas un outil historique pour lutter contre les dérives du secteur financier et les injustices mondiales. Le gouvernement balaye d'un revers de main les 500 000 citoyens européens et les 82% de Français qui demandent une taxe efficace contre la spéculation financière et dont le produit soit alloué à la solidarité internationale.1

Vous vous êtes déjà engagé pour l'instauration d'une taxe sur les transactions financières tant au niveau français qu'européen. Toutefois, tant vos déclarations que les initiatives parlementaires de votre groupe omettent l'un des principes fondamentaux d'une telle taxe : lutter pour le développement, contre les grandes pandémies et les conséquences désastreuses du changement climatique dans les pays du Sud.

Aujourd'hui, Monsieur Hollande, la balle est dans votre camp.
En tant que candidat présidentiel du plus grand parti d'opposition, vous avez le pouvoir d'influencer le projet de loi qui est en cours de discussion au Parlement jusqu'au 8 mars. Nous vous demandons de donner suite à votre discours au Bourget en exprimant votre soutien public à "une véritable taxe sur les transactions financières" pour dégonfler la bulle financière, lutter contre la pauvreté, les grandes pandémies et le changement climatique, et d'appeler les parlementaires socialistes à amender en ce sens le texte déposé par le gouvernement.

Monsieur Hollande, ferez-vous mieux que Nicolas Sarkozy ?

Pour être bien surs que notre message sera entendu, vous pouvez également interpeller Michel Sapin, chargé du projet présidentiel auprès de François Hollande, et Kader Arif, "monsieur développement" de l'équipe de campagne de François Hollande, et nous aider à diffuser au maximum cette action : 

http://www.taxerobindesbois.org/latest/action-urgente-hol...

1 : 82% des Français considèrent que le produit de la taxe sur les transactions financières (TTF) devrait être affecté à la solidarité internationale, Sondage CSA de décembre 2011

UFC-Que Choisir : "la rente privée asphyxie les consommateurs"

lu sur :

http://www.enerzine.com/10/13466+ufc-que-choisir---la-rente-privee-asphyxie-les-consommateurs+.html

Alors que le pétrolier Total a annoncé près de 12,3 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2011, l’association UFC-Que Choisir relève que ce niveau de bénéfice traduit l'existence de défaillances de marché et souligne la nécessité criante d'une régulation de ce secteur.

"Si dans une économie de marché, la recherche et la réalisation de profits ne sont pas critiquables en soi, les niveaux faramineux atteints dans ce secteur sont une réelle source d'interrogation, d'autant plus dans un contexte où le consommateur est totalement captif" dénonce t-elle.

Par ailleurs, l'UFC-Que Choisir qui s'alarme régulièrement de la dépendance au pétrole des ménages, demande aux pouvoirs publics nationaux et européens de se saisir de cette question et d'avancer vers une régulation du secteur.

"Cela met en évidence une mainmise des pétroliers sur les prix et les marges de toutes les activités allant de l'extraction à la distribution, au détriment du consommateur" ajoute t-elle, en donnant comme exemple le prix moyen de l'essence qui a progressé entre janvier 2009 et janvier 2012 de 40% et celui du gazole de 43%. L'analyse en hors taxe montre une évolution à la hausse encore plus flagrante avec respectivement 117% et 87,8%2 sur la même période.

"C'est donc bel et bien la rente privée et non la rente publique qui asphyxie principalement les consommateurs" précise l'UFC. Elle donne même le détail de cette rente qui se répartit selon la manière suivante :

- L'activité d'exploration et d'extraction de pétrole (qui représente 83% des bénéfices en 2011) a offert à Total, grâce à l'explosion du cours du baril, une rentabilité économique de 20% l'an dernier alors que la norme communément admise sur cette activité est de 15%.

- Les activités de raffinage ont permis à Total, en raison d'un sous-investissement dans le raffinage européen, de doubler ses marges sur le gazole pour atteindre 10 centimes d'euros du litre. 

De plus, comme la demande pour ce carburant augmente de manière continue depuis presque 20 ans, sa production, elle, diminue depuis 2008. "Cette politique de raréfaction du gazole, aux seules fins d'améliorer la profitabilité, est tout simplement inadmissible" déplore une fois de plus l'association de consommateurs. "Les prix pratiqués sont totalement décorrélés des coûts de production."

En conséquence, l'UFC-Que Choisir, demande d'une part aux autorités européennes d'entreprendre, conformément à leurs compétences, une régulation de ce marché défaillant et d’autre part des investissements significatifs dans les infrastructures qui permettront de réduire la dépendance des consommateurs au pétrole (transports collectifs et énergies alternatives).

04/01/2012

Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ? (suite)

lu sur :

http://www.lepoint.fr/economie/crise-de-la-dette-la-solution-de-rocard-si-merkel-n-existait-pas-03-01-2012-1415052_28.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120104

Crise de la dette : la solution de Rocard, si Merkel n'existait pas

L'ancien Premier ministre veut que les États bénéficient autant que les banques des largesses de la BCE.

Comment sortir de la crise de la dette en Europe ? La question obsède les responsables européens.

Michel Rocard livre sa propre solution au Monde daté de lundi. Dans sa tribune cosignée avec l'économiste Pierre Larrouturou, l'ancien Premier ministre de François Mitterrand constate que les banques centrales sont prêtes à venir au secours d'un système financier à la dérive en accordant aux établissements privés des centaines de milliards d'euros à des taux d'intérêt dérisoires. Et de citer l'agence de presse Reuters, selon laquelle la Banque centrale américaine aurait même offert (pour 0,01 % d'intérêt) la somme astronomique de 1 200 milliards d'euros de financement aux établissements américains...

Donner aux États autant d'argent qu'aux banques

Et pendant ce temps, poursuit Rocard, les marchés financiers (dont les banques sont des acteurs majeurs) facturent des taux d'intérêt très élevés aux États en échange de leur financement. Des taux trop élevés pour permettre à certains États de rembourser leur dette. C'est tout particulièrement le cas de l'Italie, qui doit quasiment payer 7 % d'intérêt pour émettre des obligations remboursables dans 10 ans, soit 700 fois plus que les taux accordés aux banques américaines ! La différence est d'autant plus injuste que Rome dégage un excédent budgétaire primaire, souligne Michel Rocard. En d'autres termes, si elle n'était pas plombée par le poids des intérêts à rembourser, la dette italienne aurait déjà diminué.

D'où la question que tout le monde se pose : pourquoi les États eux-mêmes n'auraient-ils pas droit à de telles largesses alors qu'ils sont aujourd'hui contraints d'imposer des plans de rigueur drastiques à leur population ?

L'interdiction faite à la Banque centrale européenne de les financer directement ne serait qu'un prétexte. Michel Rocard rappelle en effet qu'elle "peut prêter sans limites aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du Système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut)" et qu'elle "peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux États (...)".

Financer "gratuitement" les vieilles dettes

Certains répliqueront que cela revient à déresponsabiliser les gouvernements, qui seraient du même coup encouragés au laxisme budgétaire... Une objection qu'écarte fermement Michel Rocard. L'ancien Premier ministre distingue pour cela les vieilles dettes - "qui arrivent à échéance et que nous sommes incapables de rembourser si nous ne nous sommes pas réendettés pour les mêmes montants quelques heures avant de les rembourser" - et les nouvelles dettes, celles qui servent à financer le déficit budgétaire de l'année. Les premières seraient financées via les institutions européennes, les autres continueraient à l'être sur les marchés financiers.

Le raisonnement est convaincant et Rocard n'est pas le seul à le défendre. Le recours à la planche à billets fait même l'objet d'un consensus droite-gauche assez large en France. François Hollande l'a appelé de ses voeux et Nicolas Sarkozy a essayé de convaincre son homologue Angela Merkel de la nécessité d'y recourir via la transformation du pare-feu de la zone euro, le fameux FESF, en banque. Las ! Il s'est constamment heurté à son refus.

"Ce qu'on craint de la part des Français, c'est qu'ils utilisent la monétisation de la dette pour retarder l'exigence de la baisse des déficits surtout en période électorale", explique Philippe Dessertine, directeur de l'Institut de haute finance à l'IFG (Institut français de gestion), à propos de la position inflexible de l'Allemagne.

Selon lui, l'intervention de la Banque centrale européenne est légitime en cas de crise de liquidité, comme celle à laquelle sont confrontées actuellement les banques européennes, pour éviter l'effondrement du système bancaire. Mais elle intervient aussi pour sauver les États, confrontés au tarissement temporaire de leurs financements privés. Au total, la BCE a accumulé pour 211,5 milliards d'euros de titres de dette depuis mai 2010, un montant qu'elle "stérilise" en demandant des dépôts de même ampleur aux banques privées afin d'éviter d'opérer une création monétaire.

Le risque d'une "fuite en avant"

Aller au-delà ne serait pas raisonnable, selon Philippe Dessertine. Le discours selon lequel il faut d'abord relancer la croissance pour ensuite réduire les déficits ne tient pas. Car cela implique d'emprunter encore plus et de relâcher la discipline budgétaire. Or, l'absence de cette discipline est aussi à l'origine de la crise de confiance actuelle... "La monétisation de la dette, c'est une fuite en avant qui risque de nous mettre dans une situation encore plus désastreuse", avertit l'économiste.

Mais alors pourquoi les États-Unis s'en servent-ils sans vergogne ? Tout simplement grâce au rôle de monnaie dominante du dollar, et au poids géopolitique de Washington, qui a beaucoup d'arguments politiques pour faire acheter sa dette aux pays émergents, explique Philippe Dessertine. Selon lui, il s'agit d'ailleurs ni plus ni moins d'une "sorte d'approche colonialiste de la part des pays occidentaux : pour pouvoir continuer à exporter, les pays émergents sont obligés de soutenir les monnaies occidentales et de leur acheter leur dette avec leur réserve plutôt que de financer leurs propres investissements".

Mais si la zone euro devait imiter les États-Unis, la valeur de la monnaie unique pourrait s'effondrer à la suite de la fuite des investisseurs. Certes, cela favoriserait les exportations, mais cela renchérirait aussi considérablement les importations énergétiques, dont dépend notamment l'Allemagne...

La monétisation de la dette a aussi l'inconvénient de faire couler à flots la liquidité, pourtant déjà très abondante au niveau mondial. Une abondance de financement qui profite aussi aux banques d'investissement : cela rend les opérations purement financières beaucoup plus faciles. Et les banques seraient encore les grandes gagnantes, exactement ce que dénonce Michel Rocard dans le système actuel.

22/12/2011

Les banques et le contrôle des États

lu sur :

http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_Luis_de_Guindos_ancien_de_Lehman_Brothers_ministre_de_l_Economie211220111912.asp

Espagne: Luis de Guindos, ancien de Lehman Brothers, ministre de l'Economie


MADRID - Luis de Guindos, ancien président de la banque Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal, a été nommé mercredi ministre espagnol de l'Economie, a annoncé le nouveau chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy.

Luis de Guindos, 51 ans, ancien secrétaire d'Etat à l'Economie (2002-2004), occupera, au sein du nouveau gouvernement de droite, un poste-clé, chargé de mener son programme économique exigeant, mêlant austérité et réformes, afin de redresser un pays menacé de récession et frappé par un chômage record.

Objectif principal: rassurer les marchés financiers, toujours sceptiques face à la santé financière de l'Espagne, en pleine crise de la dette.

Bras droit de Mariano Rajoy pendant toute sa campagne, Soraya Saenz de Santamaria, 40 ans, devient, sans surprise, numéro deux et porte-parole du gouvernement.

Jorge Fernandez Diaz, 61 ans, qui a été plusieurs fois secrétaire d'Etat dans le gouvernement de José Maria Aznar (1996-2004), a été nommé ministre de l'Intérieur.

José Manuel Garcia Margallo, député européen de 67 ans, sera chargé des Affaires étrangères.

Le maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon, 53 ans, devient, quant à lui, ministre de la Justice, tandis que Cristobal Montoro, 61 ans, sera ministre du Trésor, poste qu'il avait occupé de 2000 à 2004.

L'ensemble du gouvernement, composé de 13 ministres, prêtera serment jeudi matin devant le roi Juan Carlos.


(©AFP / 21 décembre 2011 19h58)   

12/12/2011

La Société du Mont-Pèlerin

Je me suis rendu compte, à ma grande surprise, que peu de gens avaient entendu parler de la Société du Mont Pèlerin.

En cette période de néolibéralisme triomphant, il me semble que c'est une lacune qu'il faut combler, en allant lire l'article suivant de WIKIPEDIA :

Société du Mont-Pèlerin - Wikipédia

 
fr.wikipedia.org/wiki/Société_du_Mont-PèlerinEn cache - Pages similaires

La Société du Mont-Pèlerin (en anglais Mont Pelerin Society, MPS) est une organisation internationale composée d'économistes, d'intellectuels et d'hommes ...

extrait :

..."En réaction au keynésianisme ambiant de l'après 1945 (État-providence), les membres de la Société du Mont-Pèlerin souhaitent favoriser l'économie de marché et la « société ouverte » à l'échelle mondiale."...

01/12/2011

Les secrets colombiens du clan Sarkozy

à lire sur MEDIAPART :

En Colombie, le palais caché d'un homme du Président

Mediapart s'est rendu à Nilo, en Colombie, sur les traces de la propriété édifiée par Thierry Gaubert, en 2001, au cœur des Andes. Bâtie avec de l'argent noir et dissimulée au fisc français, la résidence de l'ancien conseiller de Sarkozy a accueilli le marchand d'armes Ziad Takieddine, l'avionneur et député UMP Olivier Dassault, et l'actuel patron d'Air France, Alexandre de Juniac. Premier volet de notre série-enquête Les secrets colombiens du clan Sarkozy

 
PAR KARL LASKE, FABRICE ARFI
 
Lire la suite

extraits : ..."Il y a dix ans, l'ancien conseiller et ami de Nicolas Sarkozy, mis en examen en septembre dans l'affaire Takieddine, a fait construire ici, secrètement, à l'abri du fisc français, une majestueuse propriété avec des fonds occultes, dont les juges n'ont pas encore percé tous les mystères."...

..."Sur le même domaine interdit aux visiteurs, un autre ami du clan, Jean-Philippe Couzi, une relation de Nicolas Bazire, le n°2 du géant français du luxe LVMH, a construit encore plus grand : c'est Palmera, un palais à colonnades entouré de palmiers."...

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/12/02/thierry-gaubert-et-sa-villa-colombienne-une-histoire-secrete_1612736_823448.html

Affaire Karachi : Thierry Gaubert et sa mystérieuse villa colombienne

Thierry Gaubert aurait tout fait pour garder une villa qu'il possède en Colombie dans l'ombre de l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi.

Thierry Gaubert, l'ancien conseiller et proche de Nicolas Sarkozy, mis en examen pour recel d'abus de bien sociaux et subornation de témoin dans le cadre de l'affaire Karachi, est propriétaire d'une propriété en Colombie. Soit. Mais cette villa qu'il s'est fait construire il y a dix ans au cœur de la jungle colombienne a été édifiée à l'abri du fisc français "avec des fonds occultes, dont les juges n'ont pas encore percé tous les mystères"révèle Mediapart.

Ce n'est pas tout. Dans leur enquête, les journalistes qui se sont rendus à Nilo, où est bâtie la villa de Thierry Gaubert, à 150 km de Bogota, ont pu établir qu'un certains nombre de personnalités françaises ont séjourné dans la résidence que M. Gaubert surnomme "Cactus".

Parmi eux, Ziad Takkiedine, le marchand d'armes au cœur de l'affaire Karachi, Olivier Dassault, fils de Serge Dassault et député UMP de l'Oise, ou encore Alexandre de Juniac, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy au budget et actuel patron d'Air France. "M. Takieddine a même versé 100 000 dollars sur un compte bancaire servant à la gestion de la propriété de Nilo", croit savoir Mediapart.

>> Voir notre infographie animée Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes

"L'EFFET D'UNE BOMBE"

L'existence de cette demeure de 1 000 m2 a été découverte par la police en juillet dernier après une perquisition dans le bureau de Thierry Gaubert. Dans un premier temps, M. Gaubert nie être propriétaire d'une résidence en Colombie. Puis reconnaît. Cette découverte fait "l'effet d'une bombe" chez les Gaubert, raconte le site, qui a pu consulter une écoute téléphonique entre la femme et une des filles de Thierry Gaubert. "Ils ont trouvé qu'on avait une maison en Colombie !", annonce Nastasia Gaubert à sa mère, Hélène Gaubert. "Non !" répond la princesse de Yougoslavie, avant d'ajouter : "Ben, il a qu'à dire que c'est Ziad [Takkiedine] qui lui a offerte."

>> Lire notre récit Affaire de Karachi : l'ombre de Sarkozy

Une autre précision pique la curiosité. La résidence est située à quelques centaines de mètres d'une seconde villa, propriété d'une "relation de Nicolas Bazire" (le directeur de campagne de Balladur en 1995 et actuel directeur général de LVMH), Jean-Philippe Couzi, avec qui M. Gaubert semble mutualiser la gestion du site, précise Mediapart.

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lire aussi :

L'affaire Karachi

27/10/2011

Lancement de l'audit citoyen de la dette publique

communiqué :

Lancement de l'audit citoyen de la dette publique

Aujourd'hui 26 octobre, le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique publie son appel constitutif. Il invite tous les citoyens à signer cet appel et à s'engager dans la démarche de l'audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l'objet d'un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. Le Collectif pour un audit citoyen est composé d'une vingtaine d'organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques. Il tiendra une conférence de presse à Nice, le 2 novembre à 12h, lors de l'alter-forum qui précèdera et contestera le G20.

Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/

Appel pour un audit citoyen de la dette publique

Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l'austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

Premiers signataires :
Marie-Laurence Bertrand (CGT), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Thomas Coutrot (Attac), Pascal Franchet (CADTM), Laurent Gathier (Union SNUI-Sud Trésor Solidaires), Bernadette Groison (FSU), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Jean-François Largillière (Sud BPCE), Philippe Légé (Économistes atterrés), Alain Marcu (Agir contre le Chômage !), Gus Massiah (Aitec), Franck Pupunat (Utopia), Michel Rousseau (Marches européennes), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Pierre Tartakowsky (Ligue des droits de l'Homme), Patricia Tejas (Fédération des Finances CGT), Bernard Teper (Réseau Education Populaire), Patrick Viveret (Collectif Richesse)

et Philippe Askénazy (économiste), Geneviève Azam (économiste), Étienne Balibar (philosophe), Frédéric Boccara (économiste), Alain Caillé (sociologue), François Chesnais (économiste), Benjamin Coriat (économiste), Cédric Durand (économiste), David Flacher (économiste), Susan George (écrivain), Jean-Marie Harribey (économiste), Michel Husson (économiste), Stéphane Hessel (écrivain), Esther Jeffers (économiste), Jean-Louis Laville (sociologue), Frédéric Lordon (économiste), Marc Mangenot (économiste), Dominique Méda (sociologue), Ariane Mnouchkine (artiste), André Orléan (économiste), Dominique Plihon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Denis Sieffert (journaliste), Henri Sterdyniak (économiste)…

Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/

26/10/2011

Faut-il rire de la crise ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/cette-bourgade-espagnole-qui-mettra-500-ans-a-rembourser-sa-dette-26-10-2011-1389143_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111026

Le Point.fr - Publié le 26/10/2011 à 08:00 - Modifié le 26/10/2011 à 11:35

Cette bourgade espagnole qui mettra 500 ans à rembourser sa dette

Peleas de Abajo, en Castille-León, est victime des ravages de la crise immobilière et de l'irresponsabilité qui a régné durant la prospérité. 

Les municipalités espagnoles sont asphyxiées, au bord de la ruine. Selon la fédération espagnole qui les regroupe, la FEMP, un tiers des 8 114 consistorios (les mairies) se voient contraints de licencier une partie de leurs employés, d'accroître les impôts locaux et de réduire les services municipaux. Face à des dettes que villes et bourgades sont incapables d'honorer, l'éclairage public doit être coupé, les poubelles ne sont plus ramassées. Dans de nombreux cas, les écoles maternelles et les services sociaux, qui concentrent le quart du budget, ont été supprimés. Ailleurs, le service des eaux sera privatisé ou arrêté.

Les municipalités sont victimes de leur rang inférieur : le pouvoir central serre la vis budgétaire. Les 17 régions, qui en dépendent, doivent accepter des remèdes de cheval bien pires dans leur cure d'austérité. En bas de l'échelle, les mairies, dont beaucoup ont les caisses vides et croulent sous un endettement record, paient le prix le plus fort. En raison des "impayés" ou des salaires non versés, des dizaines d'employés sont en guerre contre leurs employeurs, de Barbate (Cadix) à Moaña (Galice). Il s'agit pour l'essentiel de bourgades dont les reins financiers sont fragiles, comparé aux grandes villes qui, malgré de grosses dettes (Madrid doit 6,8 milliards d'euros !), peuvent tenir le choc. Le plus souvent, dans ces villages, entre 10 et 20 % des employés sont mis à la rue.

18 400 euros de dette par habitant

Un cas spectaculaire défraie la chronique, une sorte de triste "emblème" de la ruine des campagnes : Peleas de Abajo (littéralement "Luttes d'en bas"), en Castille-León, compte 250 habitants fous de rage. Dans ce recoin de l'Espagne rurale, la dette municipale s'élève à 4,6 millions d'euros. Le maire nouvellement élu a fait les comptes : 18 400 euros par tête. Il lui faudrait cinq siècles pour rembourser cette ardoise !

Peleas de Abajo illustre les ravages de la crise immobilière et aussi l'irresponsabilité régnant durant la prospérité, brutalement interrompue en 2008. Depuis la mort de Franco, jusqu'à l'arrivée d'un nouveau regidor, la commune n'a connu que deux maires, Josefa Rodriguez et son fils Marcelo. Entre crise du crédit et népotisme opaque, la bourgade doit 2,7 millions d'euros aux banques, la moitié au fisc, et le reste à des fournisseurs ou à la Sécurité sociale. Au bord de la banqueroute, le village a dû céder aux banques toute sa richesse, des propriétés et des forêts communales. Son patrimoine se réduit à l'édifice de la mairie, où une seule personne est salariée.

Félix Roncero, le nouveau maire, a prévenu les fournisseurs qu'ils ne seraient remboursés qu'à hauteur de 25 %... et sur 25 ans ! Ceux-là, comme la majorité des habitants, exigent l'incarcération du maire précédent. Les autres sombrent dans le scepticisme : "Qu'est-ce que cela changera ? se désespère l'un deux. De toute façon, nous sommes ruinés pour des générations et des générations !" 

14/09/2011

La taxe sur les transactions financières

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012359781-ong-une-taxe-tobin-ici-et-maintenant

ONG : une taxe Tobin ici et maintenant - Libération

Une étude présentée aujourd’hui à l’Unesco soutient la faisabilité d’une taxe sur les transactions financières en France, sans attendre le reste de l’Europe.                          

La taxe Tobin revient en force. Alors que le couple franco-allemand a transmis vendredi à la Commission européenne ses propositions en faveur de la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, les ONG montent aujourd’hui au créneau. Elles se retrouvent à l’Unesco à Paris, autour de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, à la tête de Unitaid, ce fonds qui recueille des taxes sur les billets d’avions pour lutter notamment contre le sida et le paludisme. Objectif : montrer, étude à l’appui, que la France peut dès à présent et seule mettre cette taxe Tobin en place.

Longtemps pourfendeur de ce grain de sable dans les rouages du capitalisme-casino qu’il ne cesse de dénoncer (au moins en paroles), Nicolas Sarkozy en a fait l’un des axes Paris-Berlin. Le 17 août, lui et la chancelière allemande Angela Merkel se sont engagés à pousser son adoption au niveau européen. Quelques semaines plus tôt, et pour la première fois, le président de la Commission, José Manuel Barroso, s’était déjà clairement prononcé pour de nouvelles taxes sur le secteur financier. Ceux qui avaient cru comprendre que le débat patinait en sont pour leurs frais. L’idée fait saliver les gouvernements, à commencer par ceux dont les finances publiques sont au plus mal et dont les marges de manœuvres sont au point mort. La Commission, elle-même, qui planche sur les perspectives budgétaires de l’Union pour la période 2013-2020 cherche des ressources. Crise oblige. Du coup, le verset autrefois chanté aux défenseurs d’une taxe sur les transactions internationales vole en éclats : «C’est une belle idée, mais pour l’appliquer, il faut un consensus. Dommage.» Ce refrain-là ? Les ONG et Attac l’ont entendu des centaines de fois. Et cela pourrait ne pas être terminé car, pour être adoptée par l’Europe, la proposition franco-allemande (comme tout sujet fiscal) requiert une adoption à l’unanimité. A moins que la volonté politique de la France et de l’Allemagne soit telle que l’un ou l’autre des deux pays décide de passer outre.

Cavalier. Présentée par Philippe Douste-Blazy, une étude commandée à la société de conseils 99 Partners Advisory, démontre qu’en la matière un cavalier seul n’a rien de farfelu. «Sans attendre, la France peut instaurer une taxe sur les transactions financières», déclare l’ancien ministre des Affaires étrangères. Que dit 99 Partners Advisory, spécialisé dans les conseils au secteur bancaire et financier ? D’abord que le volume des instruments financiers traités en France en 2010 a atteint 146 906 milliards d’euros ! Soit 75 fois le PIB de l’Hexagone (1 944 milliards en 2010). «Époustouflant», admet Julien Lobel de 99 Partners. Encore plus étonnant quand cette somme est rapportée aux 42 000 milliards de dollars (30 882 milliards d’euros) du PIB mondial. «Pour imaginer une taxe sur ces transactions financières, nous nous sommes inspirés du Royaume-Uni. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les Anglais payent une taxe sur chaque transaction. Et sans que cela ne donne lieu à la moindre évasion, Londres restant la première place financière au monde. D’ailleurs, nos enquêtes et entretiens réalisés outre-Manche montrent que cette taxe existe depuis des décennies. Taiwan a aussi la sienne», explique Julien Lobel. Le Stamp Duty Reserve Tax (sorte de timbre fiscal) a fait entrer dans les caisses de l’Etat britannique près de 3 milliards de livres (3,4 milliards d’euros) en 2009. En France, un grain de sable similaire dans les 146 906 milliards d’euros de transactions financières pourrait rapporter 12,5 milliards. Pile-poil le montant des économies prévues par le plan d’austérité du gouvernement d’ici à la fin 2012. «En France, nous avons un avantage, poursuit l’expert de 99 Partners, c’est d’avoir une chambre d’enregistrement des mouvements d’achats et de ventes des actifs financiers qui s’appelle Euroclear. Toutes les opérations financières, ou presque, passent par cette structure. Il suffit d’une ponction financière à cet endroit-là pour lever 12,5 milliards d’euros.»

Familles. Reste une question : cette taxe ne risque-t-elle pas de faire fuir de France les acteurs de la finance ? Selon l’étude de 99 Partners, la probabilité est faible. La société a modélisé plusieurs types de taux selon les familles d’actifs. L’étude retient ainsi une taxe de 0,2% pour les actions et de 0,005% pour les obligations d’Etat. «La moyenne de la taxe sur les transactions financières en France s’élève à 0,0085%», précise Lionel Lobel.

Pour Philippe Douste-Blazy et les ONG présentes aujourd’hui à l’Unesco, l’adoption de cette taxe est d’autant plus urgente qu’aucun des huit objectifs du millénaire pour le développement adopté en 2000 ne sera atteint en temps et en heure (2015). «Certes, aujourd’hui les politiques commencent à admettre la faisabilité de cette taxe. Nous disons qu’il est possible de la mettre en place ici en France et sans attendre. Mais maintenant qu’elle est en passe de devenir une réalité, nous avons quelques craintes : une dissolution du produit de cette taxe dans les budgets nationaux ou européens au mépris de l’idée de départ qui était de soutenir les populations les plus vulnérables», affirme Luc Lamprière, directeur d’Oxfam France. 

26/07/2011

Gaz de schiste : une bulle spéculative ?

lu sur :

http://www.humanite.fr/06_07_2011-march%C3%A9-du-gaz-le-schiste-risque-de-faire-des-bulles-475861

Marché du gaz : le schiste risque de faire des bulles

Des courriels échangés par des spécialistes et révélés par le New York Times suggèrent 
que la productivité de cet hydrocarbure non conventionnel est délibérément exagérée.

Et si, en plus du reste, le gaz de schiste comptait au rang des investissements tout pourris ? La question se pose depuis que, la semaine dernière, le New York Times a révélé des échanges entre spécialistes de l’exploitation gazière, suggérant que le potentiel accordé à cet hydrocarbure non conventionnel est délibérément exagéré. Selon des centaines de courriels et de documents collectés par le journaliste Ian Urbina et mis en ligne sur le site du quotidien américain (1), l’exploitation du gaz de schiste ne serait pas aussi bon marché que prétendu officiellement. Au reste, la productivité des puits et la taille des réserves seraient intentionnellement – et donc illégalement – surestimées par les producteurs afin d’attirer les investisseurs. In fine, des écrits émanant de géologues d’État, d’avocats d’affaires, d’analystes économiques ou encore de responsables industriels alertent sur une spéculation aveugle autour du gaz de schiste qui pourrait déboucher sur une bulle, semblable à la bulle Internet, voire à celle qui a coulé Enron. En 2001, l’entreprise de courtage texane avait sombré après avoir maquillé des pertes sur le marché de l’électricité dues à des opérations spéculatives.

Certains messages soufflent que l’on frise le même type d’« incident ». « L’argent (des investisseurs) coule à flots », alors que les gaz de schiste « sont intrinsèquement non rentables », écrivait, en février, un analyste du groupe d’investissement PNC Wealth Management. Et d’ajouter : « Rappelez-vous (ce qui s’est passé) avec les .com (Internet). » Le même mois, un géologue retraité d’une major pétrolière alertait pareillement. « Ces entreprises sont dans une situation “à la Enron” (…). Elles masquent la lumière pour taire la vérité. » Le scepticisme s’entendrait au sein même des industries. D’après un pétrogéologue de Houston, les plus gros industriels américains surestimeraient de 73 à 350 % le montant des réserves exploitables au Texas. Un autre, salarié de la société Chesapeake, leader sur le marché, écrit : « Nos ingénieurs projettent que ces puits produiront pendant vingt-trente ans, mais il reste à prouver que c’est viable. (...) En fait, je suis assez sceptique, au vu du déclin de la production dès la première année (d’exploitation). »

Une chose que les industriels se gardent bien d’avancer, souligne Ian Urbina, qui rappelle les récents messages assurant un futur prometteur à l’exploitation de gaz de schiste et draguant les investisseurs. Pourtant « il est plus rentable de spéculer sur les titres des concessions que de creuser des puits d’extraction », admet en off le directeur exécutif de Chesapeake dans un courrier daté de 2008. En 2009, un analyste d’IHS, entreprise de conseil en investissement dans l’énergie, résumait les choses ainsi : « Ce qui s’entend, c’est que le business des gaz de schiste n’est qu’une chaîne de Ponzi géante. » Autrement dit un système qui n’a d’autre valeur que l’argent insufflé par les investisseurs.

L’accusation n’est pas la première du genre. En février, le numéro deux du géant gazier russe Gazprom, Alexandre Medvedev, comparait lui aussi l’explosion, ces dix dernières années, de la production du gaz de schistes aux États-Unis à la bulle Internet. Mais il s’agissait d’un représentant de la Russie, premier concurrent des États-Unis sur ce marché. Cette fois, les suspicions ne peuvent être qualifiées de géostratégiques. L’impact de leur révélation s’est d’ailleurs déjà fait sentir, relève le journaliste Matthieu Auzanneau sur son blog (2) : la semaine dernière, le cours des actions de plusieurs producteurs de gaz avait commencé à chuter.

 

(1) http://www.nytimes.com

(2) http://petrole.blog.lemonde.fr

Marie-Noëlle Bertrand

voir aussi :

http://www.nytimes.com/interactive/us/natural-gas-drilling-down-documents-4-intro.html

Lire l’article sur Slate.fr
Lire l’article sur Le Devoir.com
Lire l’article sur Le Monde.fr

20/07/2011

Contribuables français, demandez des comptes aux services fiscaux ! (suite)

Voir aussi la note du 13/7/2011 sur ce blog.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/19/affaire-karachi-le-ps-interpelle-pecresse-sur-l-impunite-fiscale-de-takieddine_1550281_823448.html

Affaire Karachi : le PS interpelle Pécresse sur l'impunité fiscale de Takieddine

Principal suspect de l'affaire de Karachi, l'homme d'affaires franco-libanais ne paye pas d'impôt en France malgré un patrimoine de dizaines de millions d'euros, selon Mediapart. 

L'affaire Karachi revient sur le terrain politique. Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a interpellé, lundi 18 août, la ministre du budget, Valérie Pécresse, après de nouvelles révélations du site Mediapart.

Selon ce dernier, qui produit plusieurs pièces à l'appui de ses affirmations, Ziad Takieddine, intermédiaire franco-libanais présumé des ventes de sous-marins au Pakistan en 1994 et suspect numéro un de l'affaire Karachi, ne paye aucun impôt en France, malgré un patrimoine de près de 100 millions d'euros, dont 40 millions situés dans l'Hexagone.

Benoît Hamon a demandé lundi 18 juillet que Valérie Pécresse "nous en dise un peu davantage sur la situation de cet intermédiaire dans l'affaire des sous-marins et qui semble vivre grassement en France (...) mais ne paie pas d'impôt chez nous." Mme Pécresse a refusé de répondre, arguant que le secret fiscal lui interdit "de divulguer toute information relative à la situation individuelle d'un contribuable (...) afin de protéger le droit au respect de la vie privée dû à tout citoyen".

Elle a rappelé que la mise en oeuvre des contrôles fiscaux était du ressort de la direction générale des finances publiques (DGFP), ajoutant que le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale a le pouvoir de demander l'assurance que la DGFP "remplit effectivement ses missions y compris dans le contrôle des situations individuelles".

BÉNÉFICIAIRE DES COMMISSIONS DANS DES CONTRATS D'ARMEMENTS

M. Takieddine est cité par de nombreux témoins comme le principal intermédiaire entre les autorités françaises et le Pakistan pour la vente de sous-marins à ce pays, en 1994, le contrat "Agosta".

Cette vente a donné lieu à des commissions de plusieurs dizaines de millions d'euros destinées à faciliter la signature du contrat, versées notamment à M. Takieddine, selon plusieurs témoins. La justice soupçonne qu'une partie de cette manne soit revenue en France et ait pu servir à financer de manière occulte la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était l'un des plus proches conseillers.

L'interruption du versement de ces commissions par l'Elysée de M. Chirac après 1995 aurait pu, selon les soupçons des juges, provoquer l'attentat de Karachi, qui a tué en 2002 14 personnes dont 11 employés français de la direction des constructions navales (DCN).

Ziad Takieddine nie avoir participé à cette vente, mais reconnaît avoir joué un rôle dans d'autres importants contrats, également soupçonnés d'avoir donné lieu à des rétrocommissions, et notamment le contrat "Sawari II" de vente de frégates à l'Arabie Saoudite.

>> Notre infographie : "Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes"

UN PROCHE DE L'ENTOURAGE DU CHEF DE L'ETAT

Mediapart a publié une série de révélations sur le rôle de M. Takieddine et sa proximité avec nombre de ténors de l'actuelle majorité. Le site a notamment produit des photos montrant l'homme d'affaires en vacances avec Jean-François Copé ou Brice Hortefeux. Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont demandé l'audition des deux hommes par la justice.

>> Lire : Ziad Takieddine, l'embarrassant ami des proches de Sarkozy

M. Takieddine a notamment payé les frais de plusieurs voyages de Jean-François Copé, alors qu'il était secrétaire d'Etat au budget.

Des documents attestent par ailleurs de liens  avec le ministre de l'intérieur Claude Guéant, et avec l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. Les trois hommes ont notamment travaillé ensemble, en 2003 et 2004, à la signature d'un  contrat d'armement avec l'Arabie Saoudite, Miksa, d'une valeur de 7 milliards d'euros. Mené par le ministère de l'intérieur, ce contrat, qui avait déjà échoué en 1994,  a été stoppé à la veille de sa signature, en 2003, par Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Le Monde a révélé que la justice s'interessait de près à ce contrat, pour lequel M. Takieddine devait toucher 350 millions d'euros de commissions pour ce contrat.

MONTAGES FISCAUX

Selon Mediapart, M. Takieddine dispose, outre ses revenus, d'un très important patrimoine, à l'étranger (un appartement à Londres, deux résidences au Liban) mais aussi en France : un grand appartement parisien, une résidence à Antibes, un yacht... Au total, plus de 40 millions d'euros, selon des documents cités par le site d'information. Le site affirme également, sur la foi de documents comptables, que le seul entretien des résidences de M. Takkiedine est revenu à 13 millions d'euros entre 2001 et 2008.

Or l'homme d'affaires ne paye aucun impôt en France, ce depuis 2003. Imposé au Liban, il bénéficie d'une convention fiscale qui lui évite une double imposition sur le revenu. Mais il ne paye pas non plus d'impôt sur son patrimoine. Mediapart cite des lettres échangées entre M. Takieddine et ses conseillers fiscaux, qui montrent que le millionnaire a mis en place des structures complexes pour échapper à l'impôt.

Mediapart affirme par ailleurs que "plusieurs inspecteurs et contrôleurs ont engagé des vérifications sur le contribuable Takieddine entre 2004 et 2005", sans aucune suite. A l'époque, Jean-François Copé avait en charge l'administration fiscale en tant que ministre du budget. Ayant passé plusieurs séjours dans les propriétés de M. Takieddine, il ne pouvait pourtant pas ignorer son aisance matérielle. Questionné à ce sujet par Mediapart, il n'a pas souhaité faire de commentaires sur la question, arguant du secret fiscal.

07/05/2011

G8 - G20

comuniqué d'ATTAC :

J-14: Découvrez les vidéos qui vous permettront de comprendre les enjeux du G8 et du G20 en France :

 

08/04/2011

Affaire Tapie : le coup de pouce de Strauss-Kahn

à lire sur MEDIAPART :

Affaire Tapie : le coup de pouce de Strauss-Kahn PAR LAURENT MAUDUIT

La Cour des comptes, qui enquête sur l'affaire Tapie, détient une lettre embarrassante de Dominique Strauss-Kahn, que révèle Mediapart: à l'époque ministre des finances, c'est lui qui, en 1999, lors de la privatisation du Crédit lyonnais, donne la garantie que l'Etat gardera à sa charge le litige avec l'ex-homme d'affaires. La décision, qui s'est avérée ruineuse pour les finances publiques, n'a pas respecté la procédure légale.

Lire la suite

extraits :

..."le scandale d'Etat : l'intervention de Nicolas Sarkozy pour suspendre le cours de la justice ordinaire, qui tournait pourtant à l'avantage de l'Etat, et confier à un tribunal privé d'arbitres, le soin de juger le différend qui opposait de longue date Bernard Tapie au Consortium de réalisations (CDR, la structure publique de défaisance où ont été cantonnés en 1995 tous les actifs douteux de l'ex-Crédit lyonnais) au sujet de la vente du groupe de sports Adidas. Ce tribunal a finalement alloué 390 millions d'euros à l'ex-hommes d'affaires.

Mais, à côté de ce scandale principal, il y a aussi toute une série de scandales périphériques : le rôle des fameux arbitres qui ont enrichi Bernard Tapie ; les mensonges de la ministres des finances, Christine Lagarde... Et c'est ainsi qu'une autre affaire dans l'affaire vient d'apparaître. Selon l'enquête de Mediapart – information également donnée par le Canard enchaîné –, il apparaît que Dominique Strauss-Kahn, à l'époque où il était ministre des finances, a pris une décision dans ce dossier qui était sans doute illégale, et sans laquelle l'Etat n'aurait pas eu à puiser 390 millions d'euros dans les fonds publics, dont 220 millions d'euros, en net, ont été empochés par Bernard Tapie."...

..."au nombre de ces garanties nouvelles qui seront, quoi qu'il arrive à la charge du CDR, Dominique Strauss-Kahn mentionne « les conséquences financières éventuelles des actions engagées par les mandataires liquidateurs du groupe Tapie ». Autrement dit, lors de sa création, en 1995, le CDR couvrait certaines dettes du Crédit lyonnais, mais pas celle-là. Par sa lettre, le ministre des finances organise donc cette extension de garantie."...

17/03/2011

Le fisc ne peut pas faire d'enquête sur la fraude fiscale

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c5d106b8-5013-11e0-93ec-7b0ac0b11c86/Les_fichiers_vol%C3%A9s_%C3%A0_HSBC_sont_inutilisables

France jeudi17 mars 2011

Les fichiers volés à HSBC sont inutilisables

La Cour d’appel de Paris a annulé une perquisition du fisc basée sur ces données

C’est un camouflet de plus pour l’ancien ministre français du Budget Eric Woerth. Par une décision de justice rendue le 8 février dernier, un client détenteur d’un compte suisse non déclaré est parvenu à faire annuler une perquisition fiscale dont il avait fait l’objet. Son nom figurait sur la liste des 3000 évadés fiscaux français dont Eric Woerth avait révélé l’existence en août 2009, à la stupéfaction des autorités et des banques suisses. Cette liste, avait reconnu plus tard le ministre, provenait des fichiers volés en 2007 au siège genevois de HSBC par l’informaticien Hervé Falciani.

Par son jugement du 8 février, la Cour d’appel de Paris a annulé l’ordonnance du juge qui avait autorisé la perquisition. Motif: celle-ci se basait sur des documents que l’administration fiscale savait provenir d’un vol. «Il s’agit de la première décision de justice rendue sur l’illicéité de la production par l’administration de pièces volées à HSBC», souligne Alain Marsaudon, l’avocat à l’origine de l’appel avec sa consœur Delphine Ravon.

«Qui vole qui»

Des fonctionnaires de la Direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF) s’étaient présentés au domicile du client au matin du 17 juin 2010. Les documents en leur possession établissaient l’existence d’un compte non déclaré chez HSBC, d’abord à son nom, puis camouflé par une société offshore peu avant l’entrée en vigueur, en 2005, d’un accord fiscal avec l’Union européenne. Outre des relevés de comptes, les documents comprenaient également des transcriptions de discussions téléphoniques enregistrées par le gérant de HSBC.

Ce faisceau d’éléments à charge n’a pas empêché le client de faire valoir ses arguments sur le fond: l’usage par l’administration de données volées pour le piéger. «En France, de trop rares voix se sont fait entendre pour dénoncer cette violation de l’Etat de droit», regrette aujourd’hui Alain Marsaudon.

«La vraie question, ce n’est pas de savoir comment on obtient ces informations, c’est de savoir au fond qui vole qui», avait déclaré à l’époque Eric Woerth, dont l’implication dans l’affaire Bettencourt a fini par lui coûter son poste de ministre. La Cour d’appel a souligné dans son arrêt du 8 février que «l’origine illicite» des données avait été «confirmée par le ministre du Budget». En conséquence, la Cour a dû constater qu’en l’absence des documents volés, «le juge à l’origine de la perquisition ne disposait pas d’éléments suffisants pour présumer la fraude». 

30/11/2010

Retirez votre argent des banques le 7 décembre

Vous n'avez pas besoin de retirer tout votre argent. 1/10 (ou moins) de ce que vous avez en liquide suffira. Mais il faut que ce soit en liquide.
Voir aussi la note : La monnaie, qu'est-ce ? (3) sur ce blog.
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lu sur :
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Les banques inquiètes de l'annonce d'une action visant à retirer son argent

(24/11/2010)

Les banques belges sont inquiètes après l'appel lancé par la réalisatrice belge Géraldine Feuillien, 41 ans, invitant les personnes à retirer tout leur argent des banques le 7 décembre. "Cet appel peut de nouveau poser des problèmes aux banques", affirme mercredi dans Het Nieuwsblad et De Standaard la fédération du secteur financier, Febelfin. En France, l'ancienne star du football Eric Cantona a appelé chacun à vider son compte bancaire.

La Bruxelloise Géraldine Feuillien a repris l'idée d'Eric Cantona pour "piller" les banques. Avec quelques amis, elle a développé le site www.bankrun2010.com. Elle veut réunir autant de personnes que possible afin qu'elles aillent retirer tout l'argent de leur banque le 7 décembre. Géraldine Feuillien pense que près de 15.000 personnes vont participer à cette action en Belgique et en France.
Les banques en Belgique sont totalement opposées à cette initiative.

"Cette action peut déstabiliser notre système financier qui est fragile", a réagi Michel Vermaerke, administrateur délégué de Febelfin, la fédération du secteur financier. "Certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement en raison des conséquences de la crise du crédit. Un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux", a insisté Michel Vermaerke qui espère que les auteurs de cette initiative ne vont pas passer à l'action.

© La Dernière Heure 2010

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mon commentaire :

SANS RETIRER VOTRE ARGENT DE LA BANQUE, VOUS POUVEZ TRÈS FACILEMENT METTRE LE SYSTÈME NÉOLIBÉRAL ACTUEL EN DIFFICULTÉ.

Comment ?

Simplement en revenant à ce qui se faisait autrefois : payer tout en liquide, en monnaie sonnante te trébuchante.

Car si vous retirez de votre banque tous les mois en liquide ce dont vous avez besoin pour vos dépenses courantes, tous l'argent que vous aurez chez vous ne pourra pas être utilisé par la banque pour spéculer.

Sachez que pour la banque, le coefficient multiplicateur est de 50 actuellement : si vous retirez 1000€ en liquide, la banque a 50 000€ de moins pour spéculer (voir la note La monnaie, qu'est-ce ? (3) sur ce blog)

Vous pensez que votre banque ne spécule pas ?

Lisez donc les articles suivants :

Natixispertes colossales

- 10:28

13 mai 2009 ... La banque Natixis, filiale commune des groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne, a enregistré au premier trimestre une très lourde perte ...
www.leparisien.fr/.../natixis-pertes-colossales-13-05-2009-511876.php -
  • Les cordons de la Bourse: Pertes de Natixis: les banquiers sont ...

    .

    12 nov. 2008 ... Alors, perte d'un milliard ou de 500 millions d'euros pour Natixis? Nouveau Jérôme Kerviel, ou cours "normal" des affaires?
    cordonsbourse.blogs.liberation.fr/.../les-banquiers-s.html

    Natixis pourrait afficher des pertes de 2 milliards d'euros en ...

    .

    9 janv. 2009 ... Le Monde.fr - La banque d'affaires Natixis, détenue par la Banque populaire et la Caisse d'épargne, devrait accuser uneperte comprise entre ...
    www.lemonde.fr/.../natixis-pourrait-afficher-des-pertes-de-2-milliards-d-euros-en-2008_1139732_1101386.html

    Les Echos - Natixis révèle une perte annuelle nette de 1,7 ...

    .

    25 févr. 2010 ... Toute l'information économique sur lesechos.fr, , BANQUE INVESTISSEMENT, Natixis révèle une perte annuelle nette de 1,7 milliard d'euros.
    archives.lesechos.fr/archives/2010/...fr/.../300412777.htm

    etc... et ces articles ne concernent que le groupe NATIXIS.