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08/08/2014

Virus Ebola : Voyages en Afrique déconseillés

lu sur le Point :

Ebola : l'OMS appelle à la mobilisation générale

Le Point - Le Point.fr - Publié le 08/08/2014 à 09:22 - Modifié le 08/08/2014 à 13:39

source AFP :

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété la mobilisation mondiale contre l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l'Afrique de l'Ouest, en instituant vendredi "une urgence de santé publique de portée mondiale". Le comité d'urgence, qui s'est réuni mercredi et jeudi à Genève, a été "unanime pour considérer que les conditions d'une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies", a déclaré vendredi devant la presse le Dr Margaret Chan, directrice générale de l'organisation. Devant l'aggravation de la situation, il faut une "réponse internationale coordonnée" pour "arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola", a estimé le comité.

L'épidémie d'Ebola, qui a fait près de 1 000 morts depuis le début de l'année sur plus de 1 700 cas présumés, est "la plus importante et la plus sévère" en quatre décennies, a encore souligné le Dr Chan. L'OMS ne met pas en quarantaine les quatre pays concernés (Guinée, Liberia, Sierra Leone et Nigeria) pour ne pas aggraver leur situation économique, mais demande des mesures de contrôle à leurs points de sortie et des précautions particulières aux compagnies aériennes qui continuent à les desservir, certaines ayant déjà suspendu leur service. C'est la troisième fois que l'OMS met en place un tel dispositif d'urgence, comme en 2009 pour l'épidémie de grippe aviaire en Asie, et en mai dernier devant les nouveaux développements de la poliomyélite au Proche-Orient. 

Reporter tout voyage "non essentiel"

Estimant que ces pays "ne peuvent faire face par eux-mêmes" à l'épidémie, le Dr Margaret Chan a appelé "la communauté internationale à leur fournir le soutien nécessaire". Le comité d'urgence a exclu des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international. Mais, a-t-il dit, "les États doivent se préparer à détecter et traiter des cas de malades Ebola" et "à faciliter l'évacuation de leurs ressortissants, en particulier les personnels médicaux, qui ont été exposés à Ebola". Le département d'État américain a déjà recommandé aux Américains de reporter tout voyage "non essentiel" au Liberia.

Le comité a invité les chefs d'État des pays affectés à "décréter un état d'urgence" et à "s'adresser personnellement à la nation" pour informer les populations de la situation. Le Dr Keiji Fukuda, adjoint de la directrice générale en charge de l'épidémie, a précisé que compte tenu d'un temps d'incubation de 21 jours, une quarantaine de 31 jours devait être imposée aux personnes affectées. Ceux qui ont été en contact avec des malades, à l'exception du personnel médical équipé de vêtements protecteurs, ne doivent pas être autorisés à voyager, et les équipages des vols commerciaux vers les pays concernés doivent recevoir une formation et du matériel médical de protection pour eux et leurs passagers.

Un examen dans les aéroports

Le comité recommande que tous les voyageurs quittant les pays affectés fassent l'objet d'un examen dans les aéroports, les ports et aux principaux postes frontières, avec un questionnaire et une prise de température, les cas suspects devant être stoppés. Le Liberia et la Sierra Leone, déjà en état d'urgence, ont placé jeudi en quarantaine trois villes de la zone contaminée, fermant certains routes et lieux de loisirs, dans des efforts désespérés pour enrayer l'épidémie. Au Liberia, l'armée a reçu ordre de limiter les mouvements de la population et contrôlait strictement les accès à la capitale, Monrovia, en provenance des provinces touchées.

Devant "l'ampleur de l'épidémie, la virulence et la mortalité du virus", la présidente Ellen Johnson Sirleaf a décrété l'état d'urgence pour 90 jours, et annoncé des "mesures extraordinaires, y compris, si nécessaire, la suspension de certains droits et privilèges". En Ouganda, un homme présentant des symptômes de fièvre a été placé à l'isolement à son arrivée à l'aéroport d'Entebbe le temps de subir des tests de dépistage du virus Ebola qui se sont révélés négatifs, a indiqué le ministère ougandais de la Santé. L'Europe a accueilli jeudi un premier malade d'Ebola, un missionnaire espagnol contaminé rapatrié du Liberia, peu après le rapatriement de deux patients originaires des États-Unis qui ont porté leur alerte sanitaire au niveau maximum.

Aux États-Unis, de hauts responsables sanitaires ont jugé inévitable que des personnes ayant voyagé dans les pays africains touchés par l'épidémie entrent infectées aux États-Unis, mais ont affirmé ne pas craindre une épidémie étendue dans le pays. L'agence américaine des médicaments (FDA) a partiellement levé des restrictions sur un traitement expérimental de la société canadienne Tekmira. "Cette décision nous permet d'utiliser potentiellement TKM-Ebola chez des personnes infectées", estime la firme. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il provoque une fièvre caractérisée par des hémorragies, vomissements et diarrhées. 

07/08/2014

Crimes de guerre en Palestine : pour un tribunal international

communiqué :

Un tribunal de Nuremberg pour les criminels ... - Petitions24.net

www.petitions24.net/un_tribunal_de_nuremberg_pour_les_criminels_ israeliens

Un tribunal de Nuremberg pour les criminels israéliens !

Nous, soussignés, sommes des gens ordinaires ; des travailleurs, ouvriers, employés, enseignants, artisans, avocats, médecins, artistes, entrepreneurs.

Nous ne laisserons pas venir le silence ni l’oubli sur les crimes commis en juillet 2014 par des responsables israéliens, ni ceux commis avant, ou après.

Nous voulons que tous les politiciens au pouvoir en Israël, et tous les responsables de l’armée israélienne, soient convoqués devant un tribunal international pour y être jugés et condamnés.

Jugés et condamnés pour avoir enfermé les Gazouis dans une enclave, les avoir soumis à un embargo inhumain et finalement les avoir agressé et massacré par centaines et par milliers avec des armes barbares. Jugés et condamnés pour avoir tué plus de mille cinq cent civils, hommes, vieillards, femmes et enfants et en avoir blessé plusieurs autres milliers, dont la majorité ne survivront pas aux atroces mutilations qui leur ont été infligées.

Nous voulons que les responsables politiques et militaires soient arrêtés et traînés devant un tribunal, mais pas seulement eux.

Nous voulons savoir qui a donné l’ordre de tirer des obus sur des enfants à la plage. Et qui a tiré. Qui a donné l’ordre de bombarder des écoles, des hôpitaux, et qui a bombardé. Qui a donné l’ordre de mitrailler des ambulances et qui a commis l’acte.

Qui a tué des civils désarmés tel jour, à tel endroit. Tous sont responsables lorsqu’ils commettent un crime, tous doivent être jugés, homme par homme, soldat par soldat.

Ce sont la des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, commis avec une intention génocidaire.

Il n’y a pas de prescription pour de tels crimes.

Aussi, nous, qui sommes des gens ordinaires, n’oublierons jamais et poursuivrons ces criminels jusqu’à ce que justice soit rendue.

Nous tenons pour responsable de l’exécution de ce devoir de justice nos propres gouvernements, qui peuvent prendre les dispositions nécessaires afin que les criminels soient livrés à la justice.

Nous soutenons la plainte déposée par les autorités palestiniennes auprès du tribunal Pénal International.

Boudine Jean-Pierre    Contacter l'auteur de la pétition

05/08/2014

Crimes de guerre : tout le monde en est conscient, peu le disent

lu sur le Point :

Une ONG accuse Israël de crime de guerre 
Selon HRW, "prévenir les civils" n'en fait pas des "cibles légitimes". Elle accuse Tsahal (mon commentaire : tsahal = armée de l'état hébreu, mais c'est plus anodin d'écrire "tsahal", encore une façon détournée d'édulcorer les crimes de cette armée !) d'avoir tué des Gazouis en pleine fuite. Lire

Source AFP

Human Rights Watch a accusé lundi l'armée israélienne d'avoir tué des civils alors qu'ils fuyaient les bombardements dans un secteur du sud de la bande de Gaza, ce qui constituerait un crime de guerre selon l'ONG basée à New York. Dans son rapport, HRW cite des Palestiniens ayant réussi à fuir fin juillet des bombardements sur la localité de Khouzaa, près de la ville de Khan Younès. "Les forces israéliennes à Khouzaa, secteur du sud de la bande de Gaza, ont ouvert le feu sur des civils et les ont tués, dans ce qui constitue une claire violation des lois de la guerre, lors de plusieurs incidents entre le 23 et le 25 juillet", affirme l'ONG.

Des civils comme cibles délibérées ?

Les "attaques délibérées sur les civils ne participant pas aux combats sont des crimes de guerre", ajoute HRW. Les civils ont fait face à de "graves dangers" à Khouzaa, où ils ont notamment subi des bombardements répétés, n'ont pas eu accès aux soins médicaux, et ont été la cible d'attaques de l'armée israélienne alors qu'ils tentaient de fuir vers Khan Younès, poursuit le rapport. Il souligne que si l'armée israélienne avait prévenu les habitants, les appelant à quitter Khouzaa avant le 21 juillet, "le fait que des civils n'aient pas obtempéré ne fait pas d'eux des cibles légitimes d'attaques".

Le fait d'avoir "prévenu les familles (...) ne fait pas d'elles des cibles justes seulement parce qu'elles n'ont pas pu le faire", souligne Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW. "Prendre (les civils) délibérément pour cible est un crime de guerre".

04/08/2014

Les informations sur Gaza

www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/04/l...

La correspondante de la Télévision publique espagnole (TVE) en Israël, Yolanda Alvarez, ne compte plus les commentaires de soutien sur son compte Twitter depuis ...

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1/8/14

TVE ordena regresar a su corresponsal en Gaza tras acusarla Israel de ser de Hamás

Yolanda Álvarez

Televisión Española ha ordenado el regreso de su enviada especial a Gaza tras las acusaciones de Israel, cuya embajada en España ha afirmado que Yolanda Álvarez actuaba como "correa de transmisión de los mensajes, cifras, imágenes y datos de Hamás".

La embajada de Israel en España afirmaba que "las crónicas dramatizadas de Yolanda Álvarez , empezando por el abuso de adjetivos y siguiendo por las muy cuidadas puestas en escena, resultado de un casting y selección de escenarios al dictado de los intereses de Hamás, son, sin más, el producto de una activista".

La dirección de TVE ha señalado que no saldrá en defensa de su corresponsal "porque no lo considera importante". El Consejo de Informativos reclama la vuelta a Gaza de Álvarez, "que salió de la Franja ayer cumpliendo órdenes de la dirección de la Corporación RTVE".

El consejo acusa a la embajada de "amordazar y coaccionar a una periodista independiente, de un medio público español", y considera que las acusaciones de Israel pueden "comprometer la seguridad personal" de la reportera. "El derecho a la libertad de expresión no puede amparar acusaciones que rayan el delito", añade el comunicado.

Comunicado íntegro de la embajada de Israel en España

"Hace ya casi un año que me incorporé como Portavoz a la Embajada de Israel en España. En este tiempo he seguido con detalle los medios de comunicación. En general, no me ha sorprendido el posicionamiento de cada uno de ellos en la cobertura de la actual crisis, excepto uno: Televisión Española.

Desde el inicio de la crisis, la corresponsal de TVE en Israel, Yolanda Álvarez, se estableció en Gaza, convirtiéndose desde el primer momento en correa de transmisión de los mensajes, cifras, imágenes y datos de Hamás. Las crónicas dramatizadas de Yolanda Álvarez, empezando por el abuso de adjetivos y siguiendo por las muy cuidadas puestas en escena, resultado de un casting y selección de escenarios al dictado de los intereses de Hamás, son, sin más, el producto de una activista. El activismo político no es, desde luego, periodismo, y transmitir propaganda no es informar. 

¿Alguien en su sano juicio puede creerse que, tras más de tres semanas en Gaza, no ha tenido oportunidad de hablar y tomar imágenes de los almacenes de armas de Hamás, del lanzamiento de cohetes desde zonas habitadas, del uso de civiles para proteger los edificios (viviendas, escuelas, hospitales, mezquitas) desde los cuales los terroristas lanzan cohetes y misiles? Lo intolerable no es que la Sra. Álvarez se dedique a la militancia y al activismo propagandístico, sino que un medio de comunicación público le dé cabida en sus informativos".

Hamutal Rogel
 

03/08/2014

Ce matin, aux informations à la radio, ...

Ce matin, aux informations à la radio, avez-vous remarqué, le temps consacré à la mort d'un seul soldat israélien ? N'êtes-vous pas choqué par le façon dont l'information est traitée par la plupart des médias en ce qui concerne Gaza et la Palestine ?

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à lire sur le Point :

Gaza : bain de sang à Rafah 
Au moins 107 Palestiniens ont été tués depuis vendredi lors d'attaques israéliennes qui ont suivi la disparition d'un soldat israélien. Lire

31/07/2014

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine

communiqué :

Ci-joint la 3ème conférence-débat de l'université d'été de l'AFPS à Tournon sur Rhône du 6 juillet 2014 d'Efraïm Davidi du parti communiste israélien :

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine
L'Université d'été de l'association France Palestine Solidarité (AFPS) du 4 au 7 juillet 2014 : conférence - débat de Efraïm Davidi, professeur à l'Université de Tel Aviv sur l'économie et la société israélienne. L'économie israélienne conserve une forte croissance grâce au marché des marchandises et à une main d’œuvre  des territoires occupés en 1967. Une politique néocoloniale renforcée par le protocole de Paris des Accords d'Oslo a succédé à la politique coloniale (1967 à 1994). Toute la société israélienne profite plus ou moins de la colonisation. Par ailleurs, il y a socialisation des coûts de l'occupation et privatisation des profits.
Film réalisé par Serge Tostain de l'AFPS (http;//www.france-palestine.org/). Juillet 2014 

Rappel des 2 premières conférences :
Les réfugiés palestiniens par J. Al-Husseini
Université d'été de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Jalal Al-Husseini, chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFOP) sur "La diaspora palestinienne, 20 ans après Oslo" le samedi 5 juillet 2014 au Lycée Marius Bouvier.
 
A. Elsakka, sociologue palestinien de l'Université Birzeit
Université d'été 2014 de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Abaher Elsakka, sociologue, enseignant à l'Université de Birzeit (Palestine) et chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFPO) sur "La société palestinienne : partis et société civile" le samedi 5 juillet 2014

27/07/2014

USA, CIA et tortures : condamnation de la Pologne par la CEDH

lu sur :

Le Point

AFP - Publié le 24/07/2014 à 11:00

Prisons secrètes de la CIA: la Pologne condamnée pour "complicité"La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné jeudi la Pologne pour sa "complicité" dans la mise en place du programme de prisons secrètes de la CIA visant des terroristes présumés.

Varsovie a été condamnée pour son rôle dans les tortures subies sur son territoire, en 2002-2003, par un Palestinien et un Saoudien, avant que ceux-ci ne soient transférés à la base américaine de Guantanamo (Cuba), où ils sont toujours détenus.

"La Pologne a coopéré à la préparation et à la mise en oeuvre des opérations de remise, de détention secrète et d'interrogatoire menées par la CIA sur son territoire et aurait dû savoir que, en permettant à la CIA de détenir de telles personnes sur son territoire, elle leur faisait courir un risque sérieux de subir des traitements contraires à la convention" européenne des droits de l'homme, ont tranché les juges européens à l'unanimité.

La Cour de Strasbourg avait été saisie par les avocats de Abu Zubaydah, un Palestinien de 43 ans, et d'Abd al-Rahim al-Nashiri, un Saoudien de 49 ans. Ceux-ci avaient plaidé que les autorités de Varsovie, "en toute connaissance de cause et de manière délibérée", avaient autorisé la CIA à les détenir au secret pendant plusieurs mois en 2002-2003 en Pologne, où leurs clients ont été torturés, notamment par la technique de la "simulation de noyade".

La CEDH a ordonné à la Pologne de verser 100.000 euros à chacun des deux requérants, au titre de leur dommage moral.

Cet arrêt n'est pas définitif: les autorités de Varsovie ont trois mois pour demander un nouvel examen du dossier devant la Grande chambre de la CEDH, ce que la Cour n'est toutefois pas tenue de leur accorder.

23/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom (suite)

lu sur le Temps (Suisse) :

EDITORIAL 
Rituel macabre à Gaza 

PROCHE-ORIENT Mercredi 23 juillet 2014

A chaque fin de cycle, on se prend à espérer que le cessez-le-feu qui succédera à l’opération meurtrière israélienne pourra déboucher sur un accord plus large et, surtout, plus juste.

Il y a, dans le massacre qui se déroule actuellement à Gaza, un élément manquant par rapport aux autres hostilités qui ensanglantent la région en ce moment même: ce sont les cohortes de réfugiés, ces milliers de visages hagards qui disent la tragédie qu’ils viennent de vivre, mais où se mêle, aussi, le soulagement d’en avoir réchappé. Rien de tel ici, évidemment, aucun soulagement à attendre. Qu’une population soit ainsi exposée, jour et nuit, aux bombardements de ceux-là même qui l’emprisonnent, sans même pouvoir rêver d’une fuite, n’est pas le seul aspect révulsant de cette nouvelle opération militaire israélienne. Mais c’est peut-être l’un des plus indignes.

Il y en a d’autres, pourtant, comme celui de prétendre «répondre» aux roquettes du Hamas par un déluge de feu qui tue des centaines d’innocents et qui réduit des dizaines d’enfants en charpie. Le comportement des extrémistes du Hamas, qui se terrent parmi les civils et transforment leurs propres compatriotes en boucliers humains, est amoral et contraire au droit ? Cela ne rendra jamais plus respectable une réplique qui consiste à pilonner, avec des chars d’assaut et des avions de chasse, une frange de Gaza plus densément peuplée qu’une mégapole.

Tout le monde a fini par le comprendre désormais: ici, le vieil adage de Clausewitz s’applique d’une manière un peu différente. La guerre, en Palestine, c’est la continuation de la colonisation par d’autres moyens. Pour la troisième fois en une décennie, le carnage sert avant tout à rappeler aux Palestiniens de Gaza qu’ils n’ont rien à espérer. La terre, la mer, l’espace aérien leur étaient déjà interdits autour de leur bagne. Et ils ont eu l’outrecuidance de creuser des tunnels…

La réelle obscénité vient pourtant d’ailleurs. C’est la distance qui sépare les déclarations d’un John Kerry lorsque les micros sont allumés ou lorsqu’ils sont éteints. C’est la grossièreté qui consiste à exiger des Palestiniens qu’ils «reviennent» à la table des négociations tandis que cette porte reste verrouillée à double tour et que Mahmoud Abbas, le président palestinien, n’a rien obtenu d’autre, en dix ans, que le titre de pantin-en-chef des Israéliens, sur fond de poursuite accélérée de la colonisation.

A chaque fin de cycle de ce très macabre rituel répétitif, on se prend à espérer que le cessez-le-feu qui succédera à l’opération meurtrière israélienne pourra déboucher sur un accord plus large et, surtout, plus juste. Mais à chaque fois, la déception est à la mesure des attentes. Comme si le pire restait toujours à venir.

Palestine : une lettre ouverte à Hollande

à lire sur MEDIAPART :

Palestine :  Monsieur  le  Président,  vous  égarez  la  France

PAR EDWY PLENEL

De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France. Parti pris en forme de lettre ouverte.

Palestine _ Monsieur le Président, vous égarez la France.pdf

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

19/07/2014

Nouvelles de Palestine

À lire sur BASTAMAG :

CATASTROPHE HUMANITAIRE

Offensive israélienne sur Gaza : les enfants palestiniens paient un lourd tribut

Depuis le début de l’opération militaire israélienne contre Gaza, le 7 juillet, 230 Palestiniens ont été tués. Une victime sur cinq est un enfant. Des enfants qui paient un lourd tribut à chaque offensive : ils sont des centaines à avoir été blessés, des milliers à avoir perdu un proche ou leur maison, des dizaines de milliers à ne plus avoir accès à l’eau. Sans oublier les lourdes conséquences psychologiques. Une catastrophe humanitaire qui aura « des conséquences alarmantes pour les futures chances de paix, de stabilité et d’entente », alerte l’Onu. De notre envoyé spécial.

07/07/2014

«Le lien entre le paludisme et les odeurs corporelles est très intéressant sur le plan scientifique»

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Les personnes atteintes de paludisme attirent plus les moustiques

Le Figaro révèle une étude américano-suisse qui suggère que « les personnes atteintes de paludisme seraient probablement plus attirantes » pour les moustiques. Ce phénomène serait lié à « l’odeur différente des malades », explique le quotidien. Et d’ajouter que « leur hypothèse s’appuie sur des travaux menés sur la souris et publiés lundi dans les ‘Comptes-rendus de l’Académie des sciences américaine’ ». 

Les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich et de l’université de Pennsylvanie ont découvert que la majorité des moustiques allaient « plus spontanément vers le flux d’air provenant du rongeur malade », indique le journal. Thomas Chertemps, chercheur au département d’écologie sensorielle de l’université Pierre-et-Marie-Curie, précise : « Cette attirance n’est pas linéaire dans le temps, elle dépend du moment de l’infection ».  

Le Figaro, 04/07

Le paludisme confère une odeur alléchante | Actualité | LeFigaro.fr - Santé.pdf

11:01 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2014

Notre-Dame-des-Landes et autres projets inutiles

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/06/01016...

  • lefigaro.fr Mis à jour le 06/07/2014 à 16:07 Publié le 06/07/2014 à 15:57

  • Les autres luttes contre des projets «inutiles»...

    VIDÉO - Le rassemblement ce week-end à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport est aussi l'occasion aux opposants d'autres «projets... Lire la suite
     
    De la ferme des mille Vaches dans la Somme à la ligne TGV Lyon-Turin, le 14e rassemblement estiva1l contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes2 rassemble d'autres opposants à des projets qualifiés d'inutiles.
    Écologistes, mouvements d'extrême gauche, anarchistes, altermondialistes, habitants de la région et paysans: la principale association de défense du site de Notre-Dame-des-Landes accueille des dizaines d'opposants aux autres projets jugés inutiles, «qu'ils soient petits, moyens ou grands», a précisé le porte-parole de l'Acipa.
    Il y a deux ans, le deuxième «forum international contre les grands projets inutiles imposés» (GPPI3) s'était d'ailleurs tenu sur la zone de construction de l'aéroport. Tout un symbole car l'objet de ce forum, qui s'est tenu cette année en Roumanie, est de mutualiser d'autres mouvements citoyens et écologiques, qui, à l'instar des anti-aéroport, remettent en cause la pertinence de grands projets de construction en France et partout dans le monde.
     
    • Notre-Dame-des-Landes, le projet en suspens
    Le coût du projet et ses conséquences sur un plan écologique sont au coeur de la controverse. Prévu pour être achevé en 2017, le projet de transfert d'aéroport n'a pas avancé depuis l'automne 2012, date des dernières grandes interventions des forces de l'ordre sur le site occupé. L'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fin février 2014, puis l'actuelle ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, début avril, ont annoncé qu'il n'y aurait pas de début des travaux de l'aéroport avant la fin des recours déposés contre le projet. Même si l'optimisme domine chez les opposants, Julien Durand, le porte-parole de l'Acipa, estime que «tant que nous n'aurons pas une signature officielle du gouvernement arrêtant la déclaration d'utilité publique, le projet peut toujours revenir».
    • La ferme des mille vaches, une «industrialisation forcenée de l'agriculture»
    L'implantation de la ferme géante dite des mille vaches dans la petite commune de Drucat, dans la Somme, a entraîné une vive contestation locale8. Le plus grand élevage intensif de France prévoit 1750 bovins et le retraitement du méthane des bovins pour produire de l'électricité. Les riverains regroupés au sein de l'association Novissen9 et des syndicalistes de la Confédération paysanne s'inquiètent de l'impact sur l'environnement de cette ferme à dimension industrielle et des risques de propagation de maladies liés à la concentration des animaux. Les militans agricoles dénoncent une «industrialisation forcenée de l'agriculture». Ces modèles d'élevage intensif et leur rentabilité sont notamment remis en cause par la crise du lait10.
    Les pouvoirs publics sont d'ailleurs sceptiques sur le sujet. Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières tant que la surface d'épandage des déjections ne sera pas suffisante. En raison des dégradations causées lors de l'intrusion le 28 mai des militants de la Confédération paysanne, et des congés d'été des équipes de construction, l'ouverture de la ferme est repoussée.
     
    • Le coût astronomique du TGV Lyon-Turin
    Depuis la signature du traité franco-italien en 2001, les «No-Tav» (TAV = Treno ad Alta Velocità, traduction en italien de TGV, ndlr), s'opposent activement à la construction de la ligne TGV Lyon-Turin dans le Val de Suse. Selon eux, les différentes études et les hypothèses sur la saturation de la ligne ferroviaire existante sont surestimées et ne sont pas en corrélation avec les estimations de trafic. Selon eux, ce projet, soutenu par différents courants politiques de France et d'Italie, n'est pas rentable et provoquera d'importants déficits.
     
    Les travaux, qui devraient commencer en 2015, dureront une dizaine d'années. La mise en service de la ligne pourrait être décalée à 2028-2029 en fonction des aléas du chantier.
     

30/06/2014

La déforestation en Amazonie

à lire sur BASTAMAG :

BIODIVERSITÉ

Déforestation : « En Amazonie, c’est trop tard, on remplace les arbres par du soja transgénique »

26/06/2014 STÉPHANE PERRAUD

Botaniste, spécialiste des forêts primaires, Francis Hallé s’est fait connaître par ses expéditions sur le Radeau des cimes, à bord duquel il a pu explorer la canopée des forêts tropicales. Auteur de (...)

27/06/2014

Le secret des vraies blondes

(et des vrais blonds)

à lire sur Nature :

The secret of a natural blond   pp660 - 661
Hopi Hoekstra
doi:10.1038/ng.3019

Elucidating the molecular mechanisms responsible for changes in gene expression is important for understanding the evolution of morphological traits. A new study identifies the molecular basis of the association between KITLG and blond hair color, presenting an intriguing example of how a single DNA base-pair change in an upstream regulatory element can cause relatively large and specific downstream changes in phenotype.

A molecular basis for classic blond hair color in Europeans

Nature Genetics 46, 748–752 (2014) doi:10.1038/ng.2991

Received 30 November 2013 Accepted 01 May 2014 Published online 01 June 2014

Hair color differences are among the most obvious examples of phenotypic variation in humans. Although genome-wide association studies (GWAS) have implicated multiple loci in human pigment variation, the causative base-pair changes are still largely unknown1. Here we dissect a regulatory region of the KITLG gene (encoding KIT ligand) that is significantly associated with common blond hair color in northern Europeans2. Functional tests demonstrate that the region contains a regulatory enhancer that drives expression in developing hair follicles. This enhancer contains a common SNP (rs12821256) that alters a binding site for the lymphoid enhancer-binding factor 1 (LEF1) transcription factor, reducing LEF1 responsiveness and enhancer activity in cultured human keratinocytes. Mice carrying ancestral or derived variants of the human KITLG enhancer exhibit significant differences in hair pigmentation, confirming that altered regulation of an essential growth factor contributes to the classic blond hair phenotype found in northern Europeans.

25/06/2014

Lectures du jour

à lire sur BASTAMAG :

MENACE SUR LES SERVICES PUBLICS

Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations

AGNÈS ROUSSEAUX

C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du « marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers... Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire. Les négociateurs – soumis à la forte pression des lobbys – sont cette semaine à Genève pour le 7ème round de ces pourparlers internationaux, qui pourraient gravement menacer les services publics et les tentatives de régulation du secteur financier. Enquête. 

[Lire la suite

 
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POLLUTION

Un oléoduc de Total provoque une mini marée noire en Seine-Maritime

25/06/2014 MORGANE THIMEL

 
La rupture d’un oléoduc a provoqué un geyser de pétrole dans un parc régional de Seine-Maritime, fin mai. L’entreprise Total, responsable de cet équipement, s’emploie à faire disparaître les traces de (...)

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : à quel prix ?

à lire sur MEDIAPART (si vous voulez une copie offerte de l'article, laissez un commentaire):

Notre-Dame-des-Landes: une étude conteste le chiffrage de l'Etat

Il coûterait deux fois moins cher de rénover l’actuel aéroport de Nantes plutôt que de construire celui de Notre-Dame-des-Landes, selon une étude commandée par les opposants au projet. L'étude accuse l’État d'avoir biaisé ses propres calculs dans un précédent rapport de la DGAC pour vanter la construction d'un nouvel aéroport.

24/06/2014

Phéromones : de l'odeur des mammifères mâles sur le comportement

lu sur Le Temps (Suisse) :

Viviane Thivent

«Cette publication me fait penser à un canular écrit par une bande de copains.» Marianne Amalric, du laboratoire de neurosciences cognitives de l’Université Aix-Marseille n’en croit pas ses yeux. «Pourtant, explique Sophie Pezet de l’ESPCI Paris Tech, il s’agit d’un travail tout à fait solide», de surcroît publié dans un journal très sérieux, Nature Methods . Mais qui, c’est vrai, jette un froid.

Car après des siècles de recherches effectuées avec des rongeurs, l’équipe de Jeffrey Mogil de l’Université McGill, à Montréal, montre que le sexe des expérimentateurs influence le résultat des expériences menées sur les rats ou les souris: par leur seule présence, les hommes stressent autant les rongeurs que trois minutes de nage forcée ou quinze passées enfermés dans un tube. Les femmes, quant à elles, ne perturbent en rien la quiétude des animaux de laboratoire.

Spécialiste de la douleur et du pavé dans la mare, «Jeffrey Mogil est connu pour appuyer là où ça fait mal, continue Sophie Pezet. Ces dernières années, il n’a eu de cesse de questionner la représentativité des modèles physiologiques utilisés dans les laboratoires.» Il est ainsi à l’origine de nouveaux tests comportementaux comme celui, très discuté, dit de la grimace qui met en lien l’expression faciale des rongeurs et l’intensité de la douleur ressentie. «Or, pour réaliser ces tests, nous avons besoin de filmer les souris, raconte Jeffrey Mogil. Et à plusieurs reprises, des étudiants m’ont rapporté que le comportement des animaux changeait en leur présence.»

En décidant de quantifier le phénomène, le chercheur s’attendait donc à trouver un effet lié à l’expérimentateur… «mais pas au genre de l’expérimentateur! poursuit-il. A chaque fois que des hommes s’approchaient des souris, ces dernières se mettaient à stresser. Elles se figeaient et grimaçaient moins.»

Idem en présence de mâles de cobayes, de chats, de chiens non castrés… ou d’un t-shirt porté la nuit précédente par les expérimentateurs. Une question d’odeurs. Les souris réagissent en fait aux hormones – les androgènes – sécrétées par tous les mâles de mammifères, y compris par l’homme.

Ce curieux rappel de notre condition animale a-t-il pour autant des conséquences sur les si objectives mesures expérimentales? Oui. Car en poussant plus avant les tests, les chercheurs ont montré que la présence d’un expérimentateur masculin se traduisait par une hausse des hormones du stress, une diminution de la sensation de douleur et une élévation de la température interne. Autant de paramètres couramment mesurés.

Est-ce à dire que toutes les études passées sont à jeter à la poubelle? «L’ampleur du problème est difficile à évaluer, confie Jeffrey Mogil. Mais ce qui est sûr, c’est que ce genre de biais pourrait expliquer les difficultés qu’éprouvent les physiologistes à répliquer les résultats d’autres équipes.» «Les animaux de laboratoire sont très sensibles à leur environnement, confirme Sophie Pezet, qui n’est pas surprise par le résultat canadien. Leurs constantes physiologiques varient en fonction du moment de la journée mais aussi de la quantité de caresses qu’ils reçoivent avant l’expérience.»

Ou encore de l’intensité lumineuse de la pièce. De façon plus anecdotique, «l’odeur de certains aliments, comme les clémentines ou les oranges, peut aussi être aversive pour les rongeurs», précise la chercheuse.

C’est pourquoi chaque équipe de recherche possède sa propre routine, transmise en interne de chercheurs en étudiants… mais pas d’un laboratoire à l’autre. Ce qui pose le problème de la reproductibilité des mesures. A ce jour, il n’existe aucun protocole standardisé pour minimiser ces biais, «même si une prise de conscience commence à émerger», insiste Sophie Pezet.

Ainsi en 2008, dans la revue Pain , consacrée aux recherches menées sur la douleur, Andrew Rice de l’Imperial College de Londres et des collaborateurs – dont Jeffrey Mogil – ont-ils proposé un formulaire contenant plus de 40 champs de façon à préciser les conditions expérimentales.

En attendant que ce dernier soit enfin utilisé, faut-il bouter hors des laboratoires de physiologie tous les expérimentateurs mâles? «C’est une solution, s’amuse Jeffrey. Mais on peut aussi attendre que le stress de l’animal retombe avant de procéder aux mesures [soit une demi-heure par mesure] ou, de façon plus pragmatique, noter le genre de l’expérimentateur afin de prendre en considération ce biais.» Ce qui, en la matière, semble être un minimum.

(voir aussi : L’odeur du chercheurbiais expérimental

www.lemonde.fr/sciences/article/2014/05/12/l-odeur-du...)

09:31 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0)

21/06/2014

Néolibéralisme anglo-saxon, un exemple : Ryanair et le dumping social

lu sur 20minutes.fr

Les pratiques de «dumping social» de Ryanair jugées en appel

Créé le 21/06/2014 à 08h34 -- Mis à jour le 21/06/2014 à 08h36

JUSTICE - dans son jugement du 2 octobre 2013, le tribunal correctionnel d'Aix avait ordonné à la compagnie une amende de 200.000 euros et surtout le versement de près de 9 millions d'euros aux parties civiles...

Lourdement condamnée en 2013 pour ses pratiques assimilées à du dumping social sur l'aéroport de Marseille-Marignane entre 2007 et 2010 la compagnie aérienne Ryanair est jugée en appel lundi et mardi à Aix-en-Provence, sur fond de nouveaux nuages judiciaires liés au même dossier.

Le tribunal correctionnel d'Aix n'avait trouvé aucune excuse à l'entreprise irlandaise dans son jugement du 2 octobre 2013, lui ordonnant une amende de 200.000 euros et surtout le versement de près de 9 millions d'euros aux parties civiles, majoritairement l'URSSAF, mais aussi d'autres organismes sociaux (Pôle emploi, caisses de retraite), pour n'avoir jamais déclaré son activité en France, ni au registre du commerce, ni à l'URSSAF.

«Taux de charges sociales de 40 à 45% en France contre 10,75% en Irlande»

L'amende ainsi fixée correspond quasiment au maximum (225.000 euros) prévu par la loi pour une personne morale poursuivie pour travail dissimulé. Ryanair a également été reconnue coupable d'emploi illicite de personnel, entrave aux instances représentatives du personnel et prêt illégal de main-d'oeuvre.

«En refusant de se soumettre à la législation française en matière de cotisations sociales, la compagnie a organisé un véritable dumping social», concluait le tribunal, rappelant que «les taux de charges sociales en France sont de 40 à 45% pour l'employeur, contre 10,75% en Irlande» et dénonçant «une situation de concurrence déloyale vis-à-vis des autres compagnies aériennes». Un verdict en ligne avec la position du ministère public qui, lors de l'audience de mai 2013, avait fustigé: «On a affaire à une société dont le seul objectif est de contrer la loi au mépris des intérêts des travailleurs».

Fierté des élus locaux

Des plaintes du syndicat de personnels navigants sont d'ailleurs à l'origine de l'affaire. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin s'en était ému. Il avait stigmatisé le «comportement irresponsable des syndicats». Avec 36 vols opérés en direct, la compagnie constitue il est vrai l'incontestable fleuron du terminal low-cost de Marignane, mp2, un équipement qui fait la fierté des élus locaux et de la chambre de commerce.

Au coeur du dossier, la base d'exploitation que Ryanair avait lancée début 2007 à Marignane, y stationnant quatre avions, avant de la fermer à grand fracas début 2011 à la suite de sa mise en examen, pour rouvrir quelques semaines plus tard la plupart des lignes. La justice a estimé que le champion du ciel européen (4,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 569 millions d'euros sur l'exercice 2012-2013) aurait dû appliquer le droit social français en application du droit communautaire, et non le droit irlandais, à ses 127 salariés qui assuraient là, comme l'instruction l'a démontrée, une activité constante, avec un personnel résidant à proximité ou encore 300 m2 de locaux permanents.

«A cheval sur plusieurs pays»

La compagnie s'était au contraire défendu d'avoir créé sur cet aéroport un «établissement pérenne» et mis en avant le fait que les salariés n'effectuaient qu'une activité temporaire. «Ils volent dans des avions irlandais et sont à cheval sur plusieurs pays, ils ne travaillent pas plus en France qu'ailleurs», avait expliqué Luc Brossollet, l'un des avocats de l'entreprise, alors qu'aucun de ses dirigeants ne s'était déplacé à l'audience.

La compagnie a depuis essuyé une nouvelle plainte du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) représenté par le cabinet d'avocats Rappaport-Andreu-Hocquet, qui a donné lieu à l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire au parquet d'Aix-en-Provence. «Il n'a pas été mis fin à l'activité qui a donné lieu à la première condamnation», selon la procureure Dominique Moyal. Mais pour prouver qu'elle ne possède toujours pas de base à Marignane, et ainsi échapper au droit français, Ryanair aurait notamment imposé des roulements de 5 jours à ses équipages.

D'autres décisions judiciaires menacent la position de Ryanair. En mars, la Cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de deux compagnie étrangères low-cost Easyjet et Vueling, pour les mêmes faits de travail dissimulé. Cityjet, filiale d'Air France, a également été condamnée en octobre en appel. «Toutes ces compagnies se sont mises en règle depuis. Seul Ryanair refuse d'appliquer le droit social français», souligne Me Claire Hocquet.

20 Minutes avec AFP

18/06/2014

Mais quelle Europe est-ce là ? (sexe, drogue et trafics en tout genre bientôt dans le PIB européen)

lu sur le site du Monde :

L'Insee n'intégrera pas le trafic de drogue et la prostitution dans le calcul du PIB français

Le Monde.fr avec AFP | 18.06.2014 à 01h02 • Mis à jour le 18.06.2014 à 07h32

L'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a indiqué, mardi 17 juin, qu'il ne prendra en compte que le trafic de drogue et la prostitution dans ses statistiques sur la richesse nationale, et dans une partie qui ne concerne pas le calcul du produit intérieur brut. Ce faisant, l'Insee ne se plie pas aux demandes de l'Europe en la matière.
 

DES MILLIARDS D'EUROS EN JEU

Les nouvelles normes du système européen des comptes (SEC), sur la base des recommandations d'Eurostat, l'institut européen de la statistique, préconisent aux Etats-membres d'intégrer la plupart des activités illégales créatrices de richesses (dont le trafic de drogue et la prostitution) dans les statistiques nationales. Eurostat et le SEC estiment qu'il s'agit de transactions commerciales menées d'un commun accord.

Il y a peu, la Belgique et l'Espagne ont annoncé qu'ils se plieraient à l'exercice. L'Italie a de son côté confirmé le 22 mai qu'elle intégrerait dans son PIB l'argent de la drogue, de la prostitution, de la contrebande de tabac et d'alcool (une « économie criminelle » évalée en 2012 à 10,9 % du PIB par la Banque d'Italie).

Le Royaume-Uni a lui estimé que les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution pourraient augmenter le PIB nominal de 12,3 milliards d'euros, un peu moins de 1 %.

 « NE CONSENT PAS LIBREMENT À L'ÉCHANGE »

Alors que les Etats ont jusqu'en septembre pour se conformer à cette demande, la France a fait savoir, à travers l'Insee, sa prochaine mesure du PIB ne prendrait pas en compte ces éléments. L'Insee fait toutefois un geste en ce ce qui concerne la drogue.

 « Nous intègrerons [le trafic de drogue] pour les besoins de la politique européenne, notamment pour l'établissement du revenu national brut en septembre prochain », a détaillé devant la presse mardi Eric Dubois, directeur des études et synthèses économiques de l'institut. Le revenu national brut (RNB) est destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l'Union européenne.

« Dans le trafic de drogue, ce qu'on a longtemps défendu est l'argument selon lequel il y a une dépendance et donc la personne qui se drogue ne consent pas librement à l'échange », a jusifié Eric Dubois.

« UN MIRAGE ET UNE OFFENSE »

Au sujet de la prostitution, l'Insee se montre encore plus sceptique face aux demandes européennes. « Tout ce qui est de la prostitution discrète, c'est-à-dire de la prostitution qui se cache derrière d'autres activités, on considère qu'on le prend déjà en compte » de même que la fraude fiscale et le travail au noir, qui représentent « autour de 4 points de PIB », a expliqué Eric Dubois mardi.

« Il y a aussi une prostitution de rue qui est plutôt le fait de réseaux de mafieux et relève plutôt de la traite de personnes en situation irrégulière etc., Pour le coup le critère de consentement mutuel n'est probablement pas vérifié », selon lui, ce qui conduit l'Insee à ne pas l'intégrer dans ses mesures.

Ceci alors que les nouvelles exigences européennes font débat jusqu'au sein du gouvernement.

« La prostitution n'est pas une activité commerciale librement consentie. Croire qu'elle puisse l'être est un parti pris idéologique, c'est un mirage et une offense aux millions de victimes de l'exploitation sexuelle à travers le monde », ont écrit, dans un courrier adressé à la Commission européenen, la ministre française des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem et la ministre belge de l'intérieur Joëlle Milquet.

Lire nos explications : Sexe, drogue et trafics en tout genre bientôt dans le PIB européen

Zone euro et Union européenne

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  • La Grande-Bretagne va doper son PIB grâce aux revenus du proxénétisme et de la drogue
  • Dès septembre, la Grande-Bretagne tiendra compte des revenus du proxénétisme et de la drogue dans son PIB. Il devrait augmenter de 12 milliards d'euros grâce à ces revenus. En France, l'Insee s'y oppose car ces activités sont illégales, elles pourraient toutefois permettre de gonfler le PIB de 7 milliards d'euros chaque année.

 

 

13/06/2014

Démocratie, argent et politique : le cas de Sylvie Andrieux à Marseille

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/11/dans-les-cites...

LE MONDE | 11.06.2014 à 11h43 |Par Luc Leroux (à Marseille)

« Plus que ces 716 000 euros dilapidés, plus que le coût économique de ces moyens détournés de l'aide sociale, le plus grave, c'est le coût démocratique », a souligné Me Gilles Gauer, l'avocat du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, lors du procès en appel de Sylvie Andrieux pour « détournement de fonds publics », qui s'est achevé mardi 10 juin. La justice reproche à la députée, en congé du PS, le versement de subventions fictives à des associations, entre 2005 et 2008, dans un but électoraliste, alors qu'elle était vice-présidente de la région, chargée de la politique de la ville.

Lire : Procès de Sylvie Andrieux à Marseille : « des charrettes de billets qu'on déverse dans les quartiers »

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Pour Me Gauer, cette affaire a « sapé la confiance dans les institutions ». Dans la circonscription de Mme Andrieux, les quartiers nord de Marseille, les acteurs associatifs prennent la mesure du désastre politique. Sa conséquence la plus visible : le candidat du Front national, Stéphane Ravier, a remporté la mairie du 7e secteur, vingt-deux mois seulement après une victoire à la Pyrrhus de Sylvie Andrieux aux législatives de juin 2012. Empêtrée dans cette affaire – son renvoi en correctionnelle était intervenu après son investiture par le PS –, elle avait, au second tour, coiffé au poteau son opposant d'extrême droite de 699 voix seulement.

Dans les quartiers, c'est tout le rapport aux institutions qui porte les séquelles de ce système clientéliste. « Aujourd'hui, quand j'entends un élu parler de son implication sur le territoire, je n'y crois plus », explique Abdelilah Taïmouri, directeur de Phenix Formation, une association d'insertion pour les jeunes en difficulté dans le quartier de la Cabucelle (15e arrondissement). Comme toutes les associations des quartiers ayant recours aux subventions, il pâtit de contrôles devenus particulièrement tatillons s'ajoutant aux restrictions budgétaires. « On nous a clairement dit : il s'est passé des choses sur votre territoire et on va désormais faire très attention. » Il cite la réponse obtenue, un jour, par l'assistant d'un conseiller général socialiste à qui il demandait des moyens : « Mais vous ne nous avez pas aidé pour la campagne. »

« J'AI FAIT LA CAMPAGNE DE X OU DE Y ET J'AI RIEN OBTENU »

Conseillère régionale (apparentée PS), déléguée à la politique de la ville, Fatima Orsatelli s'entend encore dire par des responsables d'association : « On est là pour vous, vous nous dites ce qu'il faut faire. » Elle combat le saupoudrage et la « politique kermesse » : « Nous devons être en capacité de faire de la politique dignement, en considérant le citoyen à part entière et non pas comme un guichet à même de ramener des voix. »

Karima Berriche, directrice du centre social Agora, au coeur de la cité de la Busserine (14e arrondissement), a, tout au long de la campagne des municipales, entendu des propos d'électeurs désabusés : « J'ai fait la campagne de X ou de Y et j'ai rien obtenu. » Alors, constate cette militante Front de gauche« soit les habitants des cités ne sont pas allés voter, laissant prospérer le vote FN des noyaux villageois et des nouvelles copropriétés, soit ils ont voté UMP ».

Cette façon de monnayer des voix a corrompu la chose politique, a abîmé la relation entre élus et électeurs. Abdelilah Taïmouri confirme que, dans l'esprit de l'électeur, « le bulletin de vote, c'est pour obtenir un logement ou un peu d'argent à travers la création d'une association ». Les associations d'éducation populaire voient se multiplier les subventions à des structures dont l'activité est centrée sur des sorties, des visites de parc d'attractions. « C'est de la consommation, l'argent du contribuable ne doit pas servir à cela », déplore Mme Berriche.

« S'ILS CROIENT QU'ON VA VOTER POUR DES MERGUEZ...C'EST INSULTANT »

« On parle de repas, de sorties, au lieu de parler de parentalité, de lien social, de formation », confirme Yamina Benchenni, porte-parole du Collectif du 1er juin – un groupement d'habitants des quartiers nord. Selon elle, l'affaire Andrieux a jeté un fort discrédit sur le travail des associations. Elle décrit les subventions comme des « produits toxiques »« Le jeu est pervers. Pour 1 000 ou 2 000 euros, le responsable associatif se trouve dans une relation délicate avec l'élu, et le public considère qu'il profite personnellement de l'argent public versé. C'est la double peine. »

Des associations préfèrent se contenter des versements de l'Etat, neutres, à l'image de ces mères de famille d'une cité qui ne souhaitent pas développer leur travail associatif de soutien scolaire, par peur « de se faire bouffer » par les financements publics et les élus. Certains avouent préférer avoir affaire aux techniciens des services du conseil général et du conseil régional, pas aux élus.

Les dernières élections municipales ont vu refleurir de vieilles pratiques de la part d'élus sentant venir la défaite dans ce secteur historiquement à gauche, comme les barbecues républicains. « Les mamans ont envoyé les petits manger le sandwich tout en disant : “S'ils croient qu'on va voter pour des merguez, on n'en est plus là. C'est insultant” », raconte Mme Benchenni, pour qui ces pratiques sont comparables à celles des trafiquants de drogue qui envoient les « petits » leur acheter un sandwich et leur laissent un pourboire royal de deux ou trois euros.

 

10/06/2014

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 5 et 6 juillet 2014

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre)

Grands projets inutiles : des caravanes d’opposants en route vers Notre-Dame-des-landes

 09/06/2014 COLLECTIF

Des caravanes, partant de plusieurs lieux emblématiques, vont prendre la route pour converger vers un grand rassemblement prévu à Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014. A pieds, en vélos, en tracteurs, en voitures... Un grand mouvement à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Basta ! relaie leur appel.

Ensemble pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et l’avenir des générations futures... Faisons du prochain grand rassemblement national contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014, un moment d’informations et d’échanges militant et festif !

Cette convergence est l’occasion, à partir des luttes locales, décentralisées sur tout le territoire, de populariser et de fédérer ces luttes. Elle se traduira par différentes formes d’actions déterminées : des caravanes, des points de rencontre et d’informations, des meetings dans les villes et campagnes traversées en vue d’arriver au moment du rassemblement final sur les terres de Bellevue le 4 juillet vers 19h.

Ces « caravanes » (à pieds, vélos, tracteurs, voitures...) partiront des principaux sites de lutte où se trouvent les Grands Projets Inutiles et Imposés. Elles convergeront vers Notre Dame des Landes pour arriver au moment du rassemblement final. Six grands parcours sont en train de se dessiner. Plus de 10 caravanes avec des étapes s’arrêteront dans des lieux symboliques de luttes. Huit rassemblements décentralisés sont envisagés le week-end des 28 et 29 juin ainsi que trois grandes convergences les 2 et 3 juillet.

Un grand mouvement, à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Tous les chemins convergent vers Notre-Dame-des-Landes et son grand rassemblement des 5 et 6 Juillet 2014.

Pour participer aux caravanes ou suivre les mobilisations : convergencesndl.over-blog.com ou cliquez sur la carte ci-dessous.

Recherche : le déclin de la France

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Le Comité national de la recherche scientifique va alerter demain sur « la dégradation rapide de l’emploi scientifique », rapporte l’AFP.

Selon un communiqué du Comité, des « propositions chiffrées » seront présentées. Instance du CNRS, le Comité est chargé notamment du recrutement de nouveaux chercheurs. Il considère que « la dégradation rapide de l’emploi scientifique est en passe d’entraver la capacité de la France à garder son rang dans la recherche internationale de haut niveau ».

La secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso a souligné, la semaine dernière, que le ministère travaillait avec les organismes de recherche « à un plan de trois ans pour l’emploi scientifique ». Elle a, malgré tout, reconnu que les recrutements allaient se réduire.

Selon le biologiste Alain Trautmann, directeur de recherche (Institut Cochin, CNRS/Inserm) et membre du Conseil scientifique du CNRS, 300 chercheurs, toutes disciplines confondues, doivent être recrutés cette année au CNRS, contre 400 en 2010. Ce chiffre descendra à 200 en 2017.AFP, 06/06

04/06/2014

Syrie : utilisation des armes chimiques contre la population

lu sur le site du Monde :

www.lemonde.fr/international/article/2014/06/04/damas...


LE MONDE | 04.06.2014 à 11h21 • Mis à jour le 04.06.2014 à 16h26 |

 

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Moins d'un an après l'attaque au sarin (un liquide hautement toxique) lancée par l'armée de Bachar Al-Assad dans la périphérie de Damas, qui avait fait quelque 1 500 morts le 21 août 2013, des preuves formelles existent sur le recours répété des forces gouvernementales syriennes à d'autres armes chimiques à l'encontre de la population, depuis octobre 2013 et jusqu'à récemment. A quelques jours du 30 juin, date butoir à laquelle la Syrie est censée avoir remis la totalité de son arsenal chimique, Damas a donc agi en violation du traité sur les armes chimiques et de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques qu'il avait accepté de signer – sous menace de frappes militaires internationales imminentes le 14 septembre 2013.
 

Selon l'enquête menée par Le Monde, d'après plusieurs sources, les autorités françaises disposent depuis au moins une quinzaine de jours d'éléments démontrant l'utilisation de chlore, sous forme de gaz chimique, par l'armée syrienne, dans des bombardements de zones contrôlées par les rebelles. Ces conclusions sont le fruit des analyses du Centre d'étude du Bouchet, qui dépend de la Direction générale de l'armement et qui possède le seul laboratoire en France équipé pour produire des résultats certifiés dans le domaine des armes chimiques.

 Lire : Embarrassés, les pays occidentaux veulent éviter de passer à l'action

La démonstration a pu être menée intégralement et conformément aux règles internationales, avec, selon nos informations, l'aide des expertises américaine et britannique. Les interceptions électroniques de communications sur le territoire syrien, réalisées par les agences de renseignement occidentales, révéleraient le degré de préparation de ces opérations, ainsi que la chaîne de décision, à tous niveaux de responsabilité, politique et militaire, ayant mené à ces attaques chimiques. Des échanges existeraient entre le plus haut niveau hiérarchique des autorités syriennes, jusqu'aux unités militaires chargées d'en faire usage sur le terrain.

Dans un deuxième temps, des agents du renseignement américain auraient récupéré, sur le sol syrien, des « morceaux de vecteurs » ayant servi à diffuser ce gaz chimique. Il s'agirait de morceaux de métal exfiltrés de Syrie selon des modalités permettant de garantir l'origine et l'intégrité des éléments de preuves. Les Britanniques ont également transmis aux Français une partie de leurs échantillons prélevés sur des sites présumés de bombardements au chlore. Le Monde n'a pas eu connaissance des conclusions des experts d'outre-Manche.

PRESSIONS

Le silence gardé sur le résultat de ces expertises s'expliquerait en partie par des pressions qu'exercent les services de renseignement français, américains et britanniques sur leurs gouvernements respectifs pour que ces informations ne soient pas rendues publiques. D'après un haut responsable de la communauté du renseignement en France, Paris ne peut dévoiler ses preuves sans l'aval de Washington, puisque ce dernier lui a fourni une partie des éléments de sa démonstration. « Briser cette règle du tiers, qui veut que l'on protège les informations données par un partenaire étranger, mettrait à mal la relation de confiance avec les Etats-Unis », assure-t-il.

Damas a lancé ces attaques sur « des populations civiles et des combattants », précise-t-on à Paris, avec un mode opératoire identique : le largage, depuis des hélicoptères, de barils contenant des bonbonnes de chlore. Au total, elles auraient fait « une centaine de morts ». Le gaz chimique chlore (Cl2) est moins nocif que le sarin ou le VX (gaz innervant) même s'il vise, comme eux, à tuer lorsqu'il est utilisé en grande quantité. En Syrie, il a été moins meurtrier que les barils d'explosifs qui ont causé 2 000 victimes sur la seule ville d'Alep, depuis janvier. Ce gaz n'en est pas moins très toxique. Il est aussi un outil de terreur, les populations civiles n'ayant aucun moyen de s'en protéger. 

Très réactif au contact de l'eau, le chlore produit un acide qui brûle les muqueuses. « Les symptômes principaux sont des brûlures au niveau des yeux – qui empêchent de regarder et donc de s'échapper de l'atmosphère toxique – du nez, de la gorge, une atteinte des bronches et des alvéoles pulmonaires et, parfois, une irritation cutanée », explique le professeur Frédéric Baud, chef de service de la réanimation médicale et toxicologique de l'hôpital Lariboisière, à Paris. « La victime commence par suffoquer, incapable d'échapper au gaz, d'où le nom de “suffocant” de cette terrible classe d'armes chimiques. Les lésions peuvent être graves, voire mortelles : œdème pulmonaire, insuffisance respiratoire, crise d'asthme sévère. Les plus vulnérables sont les enfants. »

Molécule très répandue à l'état naturel, le chlore entre dans la composition de produits de consommation courante, tels que l'eau de Javel ou le plastique PVC (chlorure de polyvinyle). Si sa fabrication n'est pas prohibée, son usage à des fins militaires contrevient à tous les traités internationaux et constitue une violation flagrante de la charte de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), l'agence de l'ONU chargée de surveiller le démantèlement de l'arsenal syrien.

Les témoignages de médecins, les photos et vidéos provenant de la province d'Hama (centre de la Syrie), notamment du village de Kafr-Zita, ont été les premiers à susciter les soupçons d'attaques au chlore. « Les symptômes toxiques relevés sur les victimes récemment soignées par les médecins en Syrie forment un ensemble de signes très évocateurs d'un “gaz suffocant” », affirme M. Baud. « Les éléments décrits par les témoins, tels que la couleur jaune verdâtre du gaz et son odeur évoquant l'eau de Javel, permettent de penser qu'il s'agit de chlore gazeux », note l'expert. « Le fait que cette substance ait été stockée puis larguée dans de gros barils, d'environ un mètre de haut sur 80 cm de diamètre, retrouvés à terre, en dit davantage sur l'intention malveillante de son utilisateur que les analyses scientifiques à partir d'échantillons biologiques collectés chez les blessés ou dans les sols ou l'air », conclut M. Baud.

FOYER DE RECRUTEMENT POUR LES REBELLES

A l'état gazeux, le chlore a également la propriété d'être plus lourd que l'air et, donc, de stagner près du sol. En Syrie, les zones ciblées sont presque toutes situées en milieu urbain. Les victimes ont le plus souvent été les habitants de la maison sur laquelle s'est écrasé le baril, ainsi que ceux accourus pour les aider. Le 13 mai, Human Rights Watch (HRW) publiait un rapport accablant, documentant trois attaques au chlore (à Kafr-Zita dans la province d'Hama, et à Al-Temanaa et Telmans, au sud-est d'Idlib).

Quel est l'objectif stratégique du régime ? Kafr-Zita est la base de l'une des dernières brigades rebelles se revendiquant de l'Armée syrienne libre (ASL). Cette région constitue un foyer intarissable de recrutement pour le Front islamique, désormais la principale coalition armée rebelle. A quelques kilomètres de là se joue en outre une bataille déterminante autour de la grande base militaire de Ouadi Deif, sous contrôle du régime. Selon un rapport détaillé fourni par le Centre de documentation des violations en Syrie, la province d'Hama a été la plus touchée par les attaques chimiques récentes.

Le chlore aurait aussi été utilisé dans la province d'Idlib, au nord-ouest du pays, région contrôlée à 90 % par les rebelles. Enfin, des quartiers et localités proches de la capitale, Damas (Jobar, Daraya, Harasta), auraient également été pris pour cible par ces attaques.

C'est de Jobar que provenaient les échantillons, rapportés par les journalistes du Monde, qui avaient permis de démontrer l'usage de sarin au printemps 2013. A Damas et dans ses alentours, les attaques au chlore ont eu des effets comparables à ceux de la politique de siège et de famine pratiquée couramment : saper le moral des populations civiles pour couper les rebelles de leur base populaire et les forcer à signer un accord de « trêve » ou de « réconciliation »« Il suffit de regarder la carte des zones visées », dit Abdel Ahad Steifo, membre du bureau politique de la Coalition nationale syrienne (CNS), l'organe politique de la rébellion. « Harasta, Jobar, Daraya… Ce sont tous des fronts chauds. Kadam, en lisière sud de Damas, a aussi été touché. Peu après, un accord de réconciliation a été conclu. » Dans la petite dizaine de faubourgs où ces accords ont été scellés, un cessez-le-feu fragile s'est mis en place. Un répit dont le régime s'est servi pour présenter M. Assad, candidat à sa réélection pour un troisième mandat, en pacificateur et pour clamer que ses forces progressent sur le terrain.

orsque le chef de la CNS, Ahmed Jarba, a rencontré François Hollande, le 20 mai à Paris, la question des bombardements au chlore a été abordée. « Nous n'avons pas senti de volonté d'étouffer cette affaire, dit M. Steifo. Laurent Fabius nous a dit qu'une équipe travaillait sur la question et que des résultats seraient bientôt rendus publics. »

En revanche, silence à Washington. Selon Rima Allaf, conseillère du chef de la CNS, l'entretien de M. Jarba avec le président américain, Barack Obama, une semaine plus tôt, s'est limité à un échange d'ordre général sur la situation en Syrie et sur la nécessité de renforcer la cohésion de l'opposition. La divergence d'approche sur ce dossier, entre Paris et Washington, n'étonne pas les cadres de la CNS. « A chaque fois qu'un pays a lancé une initiative en faveur de l'opposition, estime Mme Allaf, les Etats-Unis ont mis les freins. »

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lire aussi :

fr.wikipedia.org/wiki/Arme_chimique

Adolescence et « banalisation » de certains comportements et de la pression de groupe

lu dans la revue de presse de l'INSERM

Adolescence et risques

La Croix se penche sur l’enquête 2014 Ipsos santé, intitulée « Adolescents et risques : comment se protéger et protéger les autres ? » menée par la Fondation Pfizer, en partenariat avec l’Inserm et l’éducation nationale.

Le quotidien explique que « s’il n’y a pas, selon l’Inserm, de portrait type d’‘‘adolescent à risque’’, il existe un faisceau de causes et de mécanismes qui peuvent mener à des comportements dangereux : une fragilité personnelle, un climat familial difficile, des facteurs sociaux… »

L’étude révèle notamment l’importance de la « banalisation » de certains comportements et de la pression de groupe. Ainsi, selon l’enquête, 35% des jeunes affirment avoir du mal à dire non à leurs amis, et 30% reconnaissent faire des choses qu’ils ne voulaient pas faire pour plaire aux autres. Pour l’Inserm, il est nécessaire de « développer les compétences ‘‘psychosociales’’ des adolescents comme outil de prévention efficace », ajoute le quotidien.

La Croix, 04/06

30/05/2014

Renouveler la Démocratie (mettre fin au métier de politicien professionnel)

lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine (un livre à acheter chez votre libraire habituel) :

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28/05/2014

Résultats de l'élection européenne en fonction de l'exposition médiatique

De l'influence des médias sur le comportement social.

Trouvé sur le site de l'UPR :

lien : Bilan des élections Européennes du 25 mai 2014 – Union Populaire Républicaine

L’INJUSTICE DU TRAITEMENT MÉDIATIQUE CONSTITUE LA RAISON PRINCIPALE DES RÉSULTATS ENCORE MODESTES DE L’UPR

Nous avons effectué une compilation des temps de parole relevés par le CSA (voir aussi notre saisine au CSA) sur les chaînes de télévision et de radio française durant la période du 14 avril au 16 mai. Cette période est importante parce que c’est celle pendant laquelle se cristallisent pour l’essentiel les choix des électeurs.

Or les chiffres parlent d’eux-mêmes (par ordre décroissant d’exposition médiatique ) :

  1. Parti socialiste / Parti radical de gauche : 21 H 05′ 40″ (24,61%)
  2. UMP : 20 H 58′ 46″ (24,48%)
  3. Front National : 11 H 18′ 38″ (13,20%)
  4. UDI/MODEM : 10 H 09′ 38″ (11,86%)
  5. EELV : 7 H 11′ 45″ (8,40%)
  6. Front de Gauche : 3 H 17′ 17″ (3,84%)
  7. Debout La République : 2 H 15′ 31″ (2,64%)
  8. Nouvelle Donne : 1 H 44′ 24″ (2,03%)
  9. Lutte Ouvrière : 1 H 39′ 49″ (1,94%)
  10. Force Vie : 1 H 22′ 43″ (1,61%)
  11. Nous Citoyens : 1 H 15′ 40″ (1,47%)
  12. NPA : 1 H 11′ 32″ (1,39%)
  13. Cap 21 (C. Lepage) : 1 H 10′ 51″ (1,38%)
  14. Parti Pirate : 0 H 20′ 30″ (0,40%)
  15. Alliance Écologiste Indépendante : 0 H 10′ 33″ (0,21%)
  16. Parti européen : 0 H 09′ 32″ (0,19%)
  17. Europe Démocratie Espéranto : 0 H 08′ 53″ (0,17%)
  18. Féministes : 0 H 06′ 57″ (0,14%)
  19. Parti du Vote Blanc : 0 H 06′ 15″ (0,12%)
  20. Parti pour la Décroissance : 0 H 05′ 56″ (0,12%)
  21. Parti Breton : 0 H 02′ 41″ (0,05%)
  22. Alliance Royale : 0 H 02′ 08″ (0,04%)
  23. Union Populaire Républicaine : 0 H 01′ 30″ (0,03%) (Nota : le samedi du Pont du 1er mai, à 07h00 du matin)
  24. Cannabis Sans Frontière : 0 H 00′ 20″ (0,01%)
  • TOTAL : 85 H 57′ 29″

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LES RÉSULTATS GLOBAUX DU SCRUTIN

Les résultats globaux des élections européennes du 25 mai 2014 ont été les suivants (en % des suffrages exprimés, et après prise en compte des votes des Français de l’étranger) :

  • FN : 24,95%
  • UMP : 20,66%
  • PS : 13,88%
  • UDI/MODEM : 9,70%
  • EELV : 8,75%
  • Front de Gauche : 6,23%
  • DLR : 3,82%
  • Nouvelle Donne : 2,90%
  • Nous Citoyens : 1,41%
  • Lutte Ouvrière : 1,17%
  • Alliance écologiste indépendante : 1,13%
  • Force Vie (C. Boutin) : 0,72%
  • Europe citoyenne (C. Lepage) : 0,66%
  • Parti du vote blanc : 0,58%
  • UPR : 0,41%
  • NPA : 0,40%
  • Parti Pirate : 0,21%
  • Europe Démocratie Espéranto : 0,18%
  • Féministes pour une Europe solidaire : 0,15%
  • Parti fédéraliste européen : 0,10%
  • toutes les autres listes : en dessous de 0,10%

27/05/2014

Les banques françaises financent les gaz de schiste

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

INVESTISSEMENT RESPONSABLE ?

Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste

OLIVIER PETITJEAN

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales. Ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de soutenir financièrement les gaz de schiste, une industrie aux impacts néfastes pour les ressources en eau, les populations locales et le climat. C’est ce que révèle une étude réalisée par les Amis de la terre Europe, qui détaille les investissements et prêts dont bénéficient les compagnies pétrolières les plus actives dans ce secteur. Pourtant, d’autres grandes banques mondiales n’ont pas hésité à exclure les gaz de schiste de leurs investissements.

[Lire la suitede Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste]

24/05/2014

Comportement social : sauriez-vous désobéir ?

lu sur :

www.lemonde.fr/.../05/19/les-racines-de-la-desobeissance...

 

 

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 19.05.2014 à 17h32 • Mis à jour le 20.05.2014 à 11h28 |Par Viviane Thivent

Les sympathisants de gauche, les femmes militantes et les bordéliques sont plus enclins à la désobéissance que les personnes affables, consciencieuses ou de droite. Telle est la conclusion d’une étude française publiée dans Journal of Personality.

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Pour comprendre ce résultat, il faut remonter en 1961. A l’époque, un criminel de guerre nazi, Adolf Eichmann, est jugé à Jérusalem. Le procès est suivi par la philosophe Hannah Arendt qui, stupéfaite, découvre en Eichmann un bon père de famille, aimé des siens, plus que la moyenne même, et qui se serait contenté d’obéir aux ordres. Un paradoxe qui amènera la penseuse à parler de « banalité du mal » et poussera quelques mois plus tard un psychologue social américain, Stanley Milgram, à conduire une expérience (dite de Milgram) sur la soumission à l’autorité.

« VULNÉRABILITÉ SITUATIONNELLE À L’OBÉISSANCE »

Son principe est simple et tient en trois personnages : l’élève – un complice –, qui doitapprendre une liste de mots ; le professeur – le sujet étudié –, chargé de vérifier les réponses et d’infliger à l’élève des chocs électriques d’intensité croissante en cas d’erreur ; et enfin l’expérimentateur, un scientifique, représentant l’autorité. Dans ce contexte, plus de 60 % des sujets acceptent d’envoyer 450 volts – fictifs – à l’élève. Un tiers seulement environ refusent d’obéir.

 

« Cette découverte fut si choquante que les chercheurs se sont depuis focalisés sur cette vulnérabilité situationnelle à l’obéissance, explique le philosophe Michel Terestchenko, et ont versé dans le dogmatisme, le tout contextuel. » Point culminant de cette pensée, une phrase de Philip Zimbardo, psychosociologue à l’université Stanford, à propos des crimes d’Abou Ghraïb : ces exactions « ne sont pas le fait de mauvais garçons dans une bonne barrique, mais de bons garçons dans une barrique maléfique ».

« NOUS SOUHAITIONS VÉRIFIER LES OBSERVATIONS D’HANNAH ARENDT »

« Mais c’est oublier que tout le monde ne devient pas tortionnaire, rappelle Laurent Bègue, de l’université de GrenobleIl existe forcément des facteurs non situationnels prédisposant à l’obéissance ou à la rébellion. » C’est mû par cette conviction que le chercheur et sescollaborateurs ont décidé de s’intéresser à la personnalité et à l’idéologie des sujets testés.« Nous souhaitions vérifier si les observations d’Hannah Arendt concernant la nature particulièrement affable d’Eichmann avaient valeur au-delà du cas isolé. »

Pour ce faire, les chercheurs ont travaillé sur les 80 personnes qui, en 2009, ont participé à une expérience de type Milgram, « Le Jeu de la mort », diffusée en prime time par FranceTélévisions et où l’autorité avait le visage d’un présentateur de télévision et d’un public. « On les a interrogés sur leurs convictions politiques, leur propension à l’activisme et, surtout, on leur a fait passer le test des “big five”, qui permet d’évaluer cinq traits centraux de la personnalité humaine. » A savoir l’ouverture à l’expérience, l’esprit consciencieux (autodiscipline, respect des règles), l’extraversion, l’agréabilité et l’instabilité émotionnelle.

Les résultats montrent qu’être une personne agréable ou avoir l’esprit consciencieux sont significativement liés à l’obéissance, « ce qui n’est pas très étonnant puisque les personnes consciencieuses ont le souci de respecter les règles et celles particulièrement agréables celui de plaire aux autres », explique Laurent Bègue. A l’inverse, les personnes qui se déclarent de gauche sont plus promptes à la désobéissance. Idem pour les femmes militantes.

« DILEMME MORAL : CONTINUER OU NON DE FAIRE MAL À UN INNOCENT »

« Ce n’est pas une surprise, nuance Jerry Burger, de l’université de Santa Clara, aux Etats-Unis. Plusieurs études ont déjà révélé des traits de personnalité liés à l’obéissance. » « Mais jamais avec un test reconnu par la communauté scientifique », insiste Laurent Bègue. « De plus, reprend l’Américain, l’expérience considérée, avec un public, n’est pas réellement comparable à celle de Milgram. » « Ce qui n’est pas si important, insiste Nestar Russell, de l’université Nipissing, au Canadapuisque dans les deux expériences les sujets font face au même dilemme moral : continuer ou non de faire mal à un innocent. »

« Enfin, il faut rappeler que tous ces tests sont conduits en laboratoire ou dans des contextes à très faible enjeu, conclut Michel Terestchenko. Dans le réel, lorsque les conséquences sont concrètes, la désobéissance relève plus de l’acte héroïque que du simple trait de personnalité. » « Il n’empêche, des facteurs prédisposants existent bel et bien », rétorque Laurent Bègue. A noter que d’autres études ont montré que les personnes consciencieuses ont une meilleure espérance de vie, et qu’elles peuvent se révéler plus altruistes dans d’autres situations. 

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