Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


03/02/2014

France : les élus et la "transparence"

lu sur :

Députés et transparence : « On a voté ça, nous ? ! »

Le Monde 

LE MONDE | 01.02.2014 à 11h37 • Mis à jour le 02.02.2014 à 14h52 |

Hélène Bekmezian

Image 1.png

Non mais vous vous rendez compte ? Dix-sept pages à remplir et au moins autant de questions ! Alors, monsieur le député, êtes-vous propriétaire d'un bien immobilier ? Si oui, de quelle valeur ? Avez-vous un contrat d'assurance-vie ? Des bijoux de haute valeur ? Une voiture ? Un scooter ? Quel est son prix d'achat ? Et à l'argus ?

Date limite pour rendre les copies – c'est-à-dire les déclarations de patrimoine dûment remplies –, cachet de la poste faisant foi : samedi 1er février. C'est à ce jour que tous les parlementaires (français et européens) mais aussi les membres des cabinets ministériels, les collaborateurs du chef de l'Etat et des présidents des Assemblées devaient avoir transmis ces informations à la Haute Autorité de la transparence, comme le prévoient les lois sur la transparence de la vie publique, votée en 2013 à la suite du scandale Cahuzac.

CELA N'EST PAS TOUJOURS AGRÉABLE…

Mais les législateurs n'ont pas l'habitude d'être les premiers concernés par une loi et beaucoup réalisent que cela n'est pas toujours agréable… Dans l'entourage du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui avait bataillé – avec succès – pour empêcher que ces déclarations soient rendues publiques, comme le sont celles des ministres, on s'en amuserait presque. « Des députés viennent nous voir avec des yeux comme ça, la déclaration à la main, en disant : “On a voté ça, nous ?”. »

Eh oui, et il est un peu tard pour les coups de gueules, comme celui du socialiste François Loncle, selon qui « on dépasse les bornes ! ». A trois jours de l'échéance, le député de l'Eure pestait encore d'avoir « 17 pages à remplir avec un détail inouï, un tas de paperasseries de déclarations absurdes » et de devoir « donner le prix d'achat et le prix d'argus de la Citroën C3 de ] femme ! ».

De la même manière, le communiste André Chassaigne (Puy-de-Dôme) ne comprend pas très bien l'intérêt de déclarer le F1 que lui et ses quatre frères et sœurs ont reçu en héritage à la suite de la mort de leur mère, quand Jean-Christophe Lagarde (UDI, Seine-Saint-Denis), opposé à la loi, juge « très chiant » et « très con » de devoir « déclarer le livret A de ma fille de 6 mois, à 15 euros et 6 centimes ». Rappelant au passage, et avec raison, que ces déclarations n'ont pas grand sens si elles ne sont pas strictement contrôlées.

« LE MONDE RÉEL »

D'autres, surtout chez les jeunes conseillers ministériels, répondent, amusés, qu'ils sont si peu fortunés qu'ils n'ont qu'à inscrire « néant » dans toutes les cases, ce qui n'est pas très compliqué. « C'est normal de devoir le faire, même si c'est pénible », résume quant à lui le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis (PS).

Cette grogne des députés a provoqué sur Internet la colère de nombreux lecteurs, qui y sont allés de leurs commentaires assassins. « Bienvenue dans le monde réel ! », écrivait l'un d'eux sur LeMonde.fr. « En tant que gérant je remplis aussi beaucoup de papiers qui “me font chier”, cela me fait plaisir de voir qu'ils découvrent la stupidité de leur propre système », relançait un autre.

Un troisième : « C'est la même déclaration que des milliers de contribuables doivent remplir pour l'ISF chaque année. La paperasserie, c'est OK pour les contribuables mais pas pour les députés qui la votent ? » On n'aurait pas dit mieux.

Hélène Bekmezian 
Journaliste

02/02/2014

Les dérives du mandarinat en recherche scientifique : un exemple avec la trisomie 21

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/01/la-vieille...

LE MONDE | 01.02.2014 à 11h32 • Mis à jour le 02.02.2014 à 11h39 |Par Nicolas Chevassus-au-Louis

Qui a découvert, en 1959, l'anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21 ? Cette question vient de provoquer l'annulation, sous pression d'huissiers, d'une communication scientifique prévue aux Assises de la génétique médicale et humaine qui se tenaient à Bordeaux.

Marthe Gautier, 88 ans, devait prononcer le 31 janvier une conférence intitulée « Découverte de la trisomie 21 ». Et recevoir, par la même occasion, le grand prix de la Société française de génétique humaine, pour sa participation à cette première mise en évidence d'une cause génétique d'un retard mental. Mais le matin même, deux huissiers se présentent, porteurs d'une ordonnance du tribunal de grande instance de Bordeaux les autorisant à enregistrer le congrès. Ils sont mandatés par la fondation Jérome Lejeune, du nom du médecin et généticien décédé en 1994, également connu pour sa croisade contre la contraception et l'avortement.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Panique chez les organisateurs du congrès, qui décident d'annuler la communication de Marthe Gautier, tout en lui remettant en catimini son prix. « On ne peut pas tenir un congrès scientifique sans liberté de parole, et on ne pouvait pas faire autrement que d'annuler la communication, dès lors qu'elle se tenait sous la pression des huissiers », explique un des participants, qui se dit, très choqué de cette irruption.

Pour Antoine Beauquier, avocat de la fondation, « du vivant de Jérôme Lejeune, jamais madame Gautier n'a prétendu avoir découvert la trisomie 21 à sa place. Elle semble vouloir le faire à présent. La Fondation et la famille du professeur Lejeune ne peuvent que le déplorer et sont légitimes à défendre l'honneur du généticien et sa découverte reconnue par la communauté scientifique ».

DIFFAMATION

Il ajoute : « le comportement de madame Gautier est pour le moins incompréhensible alors même que le professeur Lejeune a toujours été attentif à rappeler qu'il s'agissait d'un travail d'équipe auquel avaient été associés le professeur Turpin et madame Gautier. »

Les huissiers n'auraient ainsi été diligentés que pour fournir des preuves en prévision d'éventuelles poursuites en diffamation au cas où Marthe Gautier se déclare seule découvreuse de la trisomie 21. Etrange procès d'intention, alors que la chercheuse se contente, depuis quelques années, de rappeler qu'elle a mené, seule, le travail expérimental qui a abouti à l'identification du chromosome surnuméraire… bien que l'article de 1959 l'annonçant à l'Académie de médecine ait été signé en premier auteur par Jérôme Lejeune.

En 1996, les ayants droits de Raymond Turpin, le troisième coauteur de la publication de 1959, avaient déjà enjoint la fondation Jérome Lejeune de cesser de faire de celui dont elle porte le nom le seul découvreur de cette maladie génétique. En vain : il apparaît toujours comme « le découvreur de la trisomie 21 » sur le site de la fondation.

------------

mon commentaire :

Ce genre de comportement d'appropriation de la paternité des découvertes scientifiques dans les laboratoires  de recherche est courant. Il faut savoir que les directeurs de tels laboratoires sont avant tout des "mandarins", a fortiori dans le domaine médical. (voir wikipedia : Le mandarinat est le pouvoir important, ou excessif, détenu par certains professeurs d'université.)

Un directeur de laboratoire de recherche public est avant tout un gestionnaire chargé des relations avec l'administration de tutelle. Dans le meilleur des cas, il peut aussi orienter les efforts et les moyens matériels du laboratoire qu'il dirige vers tel ou tel sujet de recherche et y participer intellectuellement. Moyennant quoi il signe tous les articles sortant de "son" laboratoire. Ce qui peut entraîner des conflits de paternité des découvertes, car la "découverte" est le fait de celui ou celle qui a eu l'idée première et l'a menée à bien sur le plan expérimental, ce qui n'est jamais le cas du directeur de laboratoire qui ne travaille pas "à la paillasse".

-----------

Lire aussi : Feu vert à un dépistage génétique de la trisomie 21

01/02/2014

Théorie du genre : quelle théorie ?

lu sur le Point :

Le Point - Publié le 31/01/2014

L'expérience tragique du gourou de "la théorie du genre"

John Money, le père de la "théorie du genre", l'avait testée sur des jumeaux. Récit.

Par EMILIE LANEZ

Qu'est-ce que le genre, ce drôle de mot pratiqué des seuls grammairiens ? Il est un complexe outil intellectuel à double face. D'un côté, une grille de lecture pertinente qui questionne les rôles que la société impose à chaque sexe, le plus souvent au détriment des femmes. De l'autre, il abrite une réflexion militante... D'après elle, l'identité sexuelle ne saurait se résumer à notre sexe de naissance ni se restreindre à notre rôle sexuel social. Chacun doit devenir libre de son identité, se choisir, se déterminer, expérimenter... Et basta, l'humanité est arbitrairement divisée en masculin ou féminin. 

Les "études de genre", terme traduit de l'anglais gender studies, ne sont pas récentes. Explorées par la fameuse universitaire américaine Judith Butler dans les années 70, elles naissent sous la plume et le bistouri d'un sexologue et psychologue néo-zélandais, John Money. C'est lui qui, en 1955, définit le genre comme la conduite sexuelle qu'on choisira d'habiter, hors de notre réalité corporelle. Or le personnage est controversé. Spécialiste de l'hermaphrodisme à l'université américaine Johns Hopkins, il y étudie les enfants naissant intersexués et s'interroge sur le sexe auquel ils pourraient appartenir. Lequel doit primer ? Celui mal défini que la nature leur a donné ? Celui dans lequel les parents choisiront de les éduquer ? Il est rarement mis en avant par les disciples des études de genre de quel drame humain et de quelle supercherie scientifique le père du genre, John Money, se rendit responsable.

"Lavage de cerveau"

En 1966, le médecin est contacté par un couple effondré, les époux Reimer. Ils sont parents de jumeaux âgés de 8 mois, qu'ils ont voulu faire circoncire. Las, la circoncision de David par cautérisation électrique a échoué, son pénis est brûlé. Brian, son jumeau, n'a, lui, pas été circoncis. Que faire de ce petit David dont la verge est carbonisée ? Money voit dans cette fatale mésaventure l'occasion de démontrer in vivo que le sexe biologique est un leurre, un arbitraire dont l'éducation peut émanciper. Il convainc les parents d'élever David comme une fille, de ne jamais lui dire - ni à son frère - qu'il est né garçon. Le médecin administre à l'enfant, rebaptisé Brenda, un traitement hormonal et, quatorze mois plus tard, lui ôte les testicules. Ses parents la vêtent de robes, lui offrent des poupées, lui parlent au féminin.

A 6 ans, les jumeaux paraissent s'être conformés au rôle sexuel qu'on leur a attribué. Ce serait donc bien l'éducation et la société qui feraient le sexe... Brian est un garçon harmonieux, Brenda une gracieuse fillette. Money les examine une fois par an. Bien qu'ils aient 6 ans, il les interroge sur leurs goûts sexuels, leur demande de se toucher. "C'était comme un lavage de cerveau", confiera Brenda-David plus tard à John Colapinto, qui, en 1998, écrira l'histoire dans Rolling Stones puis dans un livre, "As Nature Made Him : The Boy Who Was Raised As A Girl".

Combat féministe

Money est convaincu d'avoir prouvé que le sexe biologique s'efface pour peu qu'on lui inculque un autre "genre". Il publie de nombreux articles consacrés au cas "John-Joan" (c'est ainsi qu'il nomme David-Brenda), puis, en 1972, un livre, "Man - Woman, Boy - Girl". Il y affirme que seule l'éducation fait des humains des sujets masculins ou féminins. La "théorie du genre" est née.

Seulement, Brenda grandit douloureusement. A l'adolescence, elle sent sa voix devenir grave, confie être attirée par les filles, refuse la vaginoplastie que veut lui imposer Money. Brenda cesse d'avaler son traitement, se fait prescrire de la testostérone, divague, boit trop. Brenda se sent garçon engoncé dans un corps de fille. Effarés, les parents révèlent la vérité aux jumeaux. Brenda redevient David, il se marie à une femme. Mais les divagations identitaires ont ébranlé les garçons. En 2002, Brian se suicide. Le 5 mai 2004, David fait de même. De cette fin tragique Money ne fait point état. En 1997,Milton Diamond, professeur d'anatomie et de biologie reproductive à l'université de Hawaï, dénonce la falsification. Money réplique en évoquant une conspiration fomentée par des personnes "pour qui la masculinité et la féminité seraient d'origine génétique"... Est-ce si faux ?

Ce fait divers est étranger à la délicate, et bien réelle, question des personnes nées avec une identité sexuelle incertaine, dont le ressenti psychique ou physique demeure flou. Et, si cette histoire fut un drame, c'est bien parce qu'un enfant fut forcé à vivre selon une identité qui ne lui convenait pas et qu'à lui comme à son frère fut imposé un mensonge ravageur. Il importe de préciser que cette expérience ne saurait entacher les études de genre, qui d'ailleurs s'éloigneront de ces errements du champ médical pour se nourrir du combat féministe puis des travaux de l'anthropologie, interrogeant l'influence de la culture sur la nature, jusqu'à devenir un sujet transversal mêlant littérature, philosophie, sociologie...

Les doutes de la Norvège, pionnier du " genre "

 

 

La question des fondements scientifiques des études de genre se pose. En 2009, un journaliste norvégien, Harald Eia, y consacre un documentaire. Son point de départ : comment est-il possible qu'en Norvège, championne des politiques du " genre ", les infirmières soient des femmes et les ingénieurs des hommes ? Il interroge quatre sommités : le professeur américain Richard Lippa, responsable d'un sondage mondial sur les choix de métiers selon les sexes (réponse : les femmes préfèrent les professions de contacts et de soins), le Norvégien Trond Diseth, qui explore les jouets vers lesquels des nourrissons tendent les mains (réponse : tout ce qui est doux et tactile pour les filles), puis Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie du développement au Trinity College de Cambridge, et l'Anglaise Anne Campbell, psychologue de l'évolution. Ces spécialistes répondent que naître homme ou femme implique des différences importantes. Et que leur inspirent les " études de genre"? Eclats de rire. L'évolution de l'espèce, le bain d'hormones dans lequel se fabrique notre cerveau font du masculin et du féminin des sexes distincts. Tout aussi intelligents, mais pas identiques. Il présente leurs réactions aux amis du "genre". Qui les accusent d'" être des forcenés du biologisme ". Soit. Eia les prie alors d'exposer leurs preuves que le sexe ne serait qu'une construction culturelle... Silence. Après la diffusion de son film, en 2010, le Nordic Gender Institute fut privé de tout financement public

29/01/2014

Deux articles sur le néolibéralisme ...

... à lire sur MEDIAPART :

L'Insee publie ce mercredi un dossier sur « trente ans de vie économique et sociale ». On y découvre la formidable montée en puissance d'un capitalisme qui avantage la rente et les dividendes servis aux actionnaires.

L'échec est cuisant pour le parti populaire aux commandes de la région de Madrid : il a renoncé lundi à son projet de privatisation de six hôpitaux, après plus d'un an de contestation sociale.

Politique, clientélisme, logement social

lu sur :

La nomination du fils de Jean-Yves Le Drian à la tête de la SNI suscite une polémique

Le Monde.fr | 27.01.2014 à 20h36 • Mis à jour le 28.01.2014 à 12h50 |Par Catherine Rollot et Nathalie Guibert

L'étrange nomination du fils de Jean-Yves Le Drian.pdf

extrait :

"... Malgré ses évolutions, la SNI n’a jamais coupé le cordon avec le ministère de la défense. Ainsi plus de 35% des locataires de son parc en sont issus. Au 31 décembre 2012, la SNI assurait aussi la gestion de 604 casernes de gendarmerie et 9539 équivalents logements."

28/01/2014

Palestine : Vivre en cage à Gaza

communiqué :

"Depuis 7 ans, le blocus israëlien a transformé Gaza en un véritable laboratoire, où près de 1.800.000 personnes survivent sans pouvoir quasiment sortir dans la pauvreté, le chômage et les pires pénuries. À l’étranglement israélien s’ajoute le blocus égyptien par « mesure sécuritaire » depuis que le coup d’État de l’armée égyptienne, laquelle accuse le Hamas de collusion avec les Frères Musulmans."

Pierre Stambul a pu passer deux jours fin décembre dans cette cage avec le réseau de soutien international Unadikum.

Lire son article publié sur "CQFD" et sur le site de l'Agence

 
 
GAZA : Dernier rapport de l'OCHA
 
 

A lire également, la traduction par l'Agence Média Palestine de la partie sur Gaza du dernier rapport de l'OCHA ( bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies dans les territoires palestiniens occupés) , sur le site de l'Agence.

 
 
L'Etat d'Israël torture les enfants palestiniens en les maintenant dans des cages
 
 

Le Comité public contre la torture en Israël (PCATI) a publié un rapport qui révèle que des enfants soupçonnés de délits mineurs étaient soumis à une « mise en cage publique », à des menaces et à des violences sexuelles ainsi qu’à des procès militaires sans la présence d’un représentant légal.

L'information, révelée au début du mois par le quotidien britannique "The Independent " a été traduite en français et publiée sur le site de l'Agence.

 
 
Un rapport de l’ONU enquête sur les entreprises impliquées dans les colonies
 
 

Un rapport des Nations Unies résultant d’une mission d’investigation sur les colonies israéliennes en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est révèle que des entreprises privées ont permis, encouragé et profité directement ou indirectement de la construction et de la croissance des colonies.

Lire la suite sur le site de la Campagne BDS France.

 
 
Le film palestinien "Omar" nominé pour les Oscars
 
 
 
 

L' excellent film "Omar", est nominé pour les Oscars 2014!

Lauréat du Prix “Un certain regard” au Festival de Cannes 2013, Omar, réalisé par Hany Abou Assad est nommé dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère aux côtés de: La Chasse de Thomas Vinterberg (Danemark), Alabama Monroe de Felix Van Groeningen (Belgique), L'image manquante de Rithy Panh (Cambodge) et La grande bellezza, de Paolo Sorrentino (Italie).

Le film du réalisateur palestinien Hany Abou Assad avait été unanimement salué dans la presse. Rue 89 l'avait encensé de "meilleur thriller politique de l'année"

La 86ème cérémonie des Oscars aura lieu le 2 mars prochain, espérons la victoire de ce magnifique film!

Lire la suite sur le site de l'Agence.

27/01/2014

Un peu d'Histoire contemporaine : l'Allemagne avant 1914

les surlignages sont de moi

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/24/l-allemagne...

 

LE MONDE | 24.01.2014 à 11h45 • Mis à jour le 24.01.2014 à 12h47 |

Pierre Bezbakh (maître de conférences à l'université Paris-Dauphine)

Le nouvel empire allemand, proclamé en janvier 1871 et soumis à l'autorité de la Prusse, est devenu en 1914 la première puissance économique et militaire européenne, devançant la Grande-Bretagne et la France dans de nombreux domaines. Ce IIe Reich, qui rassemble vingt-cinq royaumes et principautés d'Allemagne du Nord, l'Alsace, une partie de la Lorraine et de la Pologne, compte environ 42 millions d'habitants en 1871, et 70 millions en 1913.
 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Le taux de croissance de son produit intérieur brut est plus élevé que celui des autres pays européens (plus de 2 % en moyenne) et la part des investissements dans celui-ci (près de 20 % au début du siècle) y est deux fois plus élevée qu'en Grande-Bretagne (Histoire des faits économiques, de Jacques Brasseul, Armand Colin, 1998).

Son agriculture, stimulée par une forte demande intérieure, est devenue la plus productive d'Europe, grâce en particulier à l'utilisation des engrais chimiques mis au point par Justus von Liebig (1803-1873).

Son industrie se modernise et se développe à un rythme soutenu et fournit les biens qui étaient auparavant importés (comme le matériel de chemin de fer). L'Allemagne tend à se spécialiser dans l'industrie lourde (charbon, acier, armement…) et dans des produits nouveaux (matériel mécanique, chimie, électricité, automobile).

SIEMENS ET AEG

A la veille de la guerre, la part de l'Allemagne dans la production industrielle mondiale s'élève à 16 % (contre 13 % en 1870), alors que celle de la Grande-Bretagne est passée de 32 % à 14 %, et celle de la France de 10 % à 6 % (celle des Etats-Unis s'élevant, elle, de 23 % à 32 %).

Grâce à des grandes firmes comme Siemens et Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft (AEG), elle occupe la première place européenne dans le secteur de l'industrie électrique (avec une production deux fois plus importante que celle de la Grande-Bretagne et huit fois plus élevée qu'en France), et le rang de premier exportateur mondial.

Si la Grande-Bretagne reste le premier producteur européen de houille en 1913 (avec 290 millions de tonnes), la production allemande est passée de 47 à 190 millions de tonnes entre 1880 et 1913. Et l'Allemagne dépasse désormais la Grande-Bretagne en ce qui concerne la fonte (16,7 millions de tonnes contre 10,4) et l'acier (17 millions de tonnes contre 9), alors qu'en 1880 l'Allemagne ne produisait que 2,4 millions de tonnes de fonte (et l'Angleterre, 7,8) et 2 millions de tonnes d'acier (la Grande-Bretagne, 3,7).

La montée en puissance de l'économie allemande, qui permettra au IIe Reich de défier le reste de l'Europe en 1914, s'explique en grande partie par l'organisation de son secteur industriel. Il est caractérisé par de grandes entreprises capitalistes modernes essentiellement prussiennes, existant avant l'unification, comme Krupp (métallurgie et armement), Siemens (mines, acier, électricité, télégraphe), qui s'entendent pour constituer des cartels (comme dans les houillères de Rhénanie, ou comme celui de la chimie qui regroupe en 1904 AGFA, Bayer et BASF) ou des Konzerns (par intégration verticale).

GRÂCE AU PROTECTIONNISME

Protégées ainsi de la concurrence intérieure et extérieure (grâce au protectionnisme), ces entreprises peuvent investir pour réduire leurs coûts de production, améliorer qualité et quantités des produits.

A côté des grandes entreprises innovantes, dotées de leurs laboratoires de recherche, de multiples petits inventeurs mènent leurs propres expériences qui déboucheront sur des innovations industrielles. Ainsi, et parallèlement aux découvreurs français, les Allemands Nikolaus Otto, Gottlieb Daimler et Karl Benz contribuent à mettre au point entre 1875 et 1885 les premiers véhicules automobiles utilisant l'essence de pétrole.

Si ces initiatives sont le fait d'entreprises privées, l'Etat joue un rôle incitateur pour entraîner l'économie allemande dans la voie d'une croissance rapide : il mène une politique protectionniste, passe commande aux industries d'armement, permettant à l'Allemagne de se doter d'une armée puissante, et pousse à la concentration industrielle et financière.

Et afin d'éviter le risque de mouvements révolutionnaires, le chancelier Bismarck, tout en combattant les idées socialistes, initie une politique sociale préfigurant « l'Etat-providence » : elle vise à améliorer le sort de la classe ouvrière en lui accordant des droits sociaux (assurance sociale en 1883, assurance sur les accidents du travail en 1884, fonds spécial pour les retraites et l'invalidité en 1889…).

L'ESSOR DES CHEMINS DE FER

Sur le plan international, l'Allemagne exporte 15,6 % de sa production nationale en 1913 (dont deux tiers de produits industriels), soit presque autant que la Grande-Bretagne (17,7 %), et beaucoup plus que la France (8,2 %). Si la part de la Grande-Bretagne dans le commerce mondial est toujours la première (avec 16 % du total), la deuxième revient à l'Allemagne (12 %), devant les Etats-Unis (11 %) et la France (7 %).

Les transports sont favorisés par l'essor des chemins de fer : le réseau allemand passe de 6 000 km en 1850 à 19 500 en 1870 et à 61 000 en 1913 (contre 49 500 km en France et 38 000 km en Grande-Bretagne pour cette dernière année).

Parallèlement, la flotte marchande allemande devient la deuxième du monde, derrière celle de la Grande-Bretagne ; sa marine de guerre compte 40 bâtiments (contre 64 pour la Grande-Bretagne et 28 pour la France), et le port de Hambourg est le troisième d'Europe (après Londres et Anvers).

INTÉRÊT TARDIF À PROPOS DES COLONIES

L'Allemagne, qui n'exportait pas de capitaux durant les trois premiers quarts du XIXe siècle, a investi 4,8 milliards de dollars à l'étranger en 1900 (contre 12,1 pour la Grande-Bretagne et 5,2 pour la France), et 6,7 milliards en 1913 (contre 19,5 pour la Grande-Bretagne et 8,6 pour la France).

Cela montre à quel point l'essor économique de l'empire allemand est devenu de plus en plus dépendant de la place qu'il occupe sur la scène mondiale. Cette ouverture est confirmée par l'intérêt tardif exprimé par Bismarck à propos des colonies, comme le montre la tenue à Berlin en 1885 d'une Conférence sur les colonies africaines réunissant les grandes puissances européennes, puis les rivalités franco-allemandes à propos de l'Afrique du Nord (Le Monde du 14 décembre 2013).

Cela ne suffit cependant pas à expliquer le déclenchement de la première guerre mondiale, car il reste à élucider pourquoi la Grande-Bretagne et la France combattirent côte à côte malgré leurs propres rivalités. Peut-être parce qu'elles avaient su dépasser leurs oppositions du passé (et combattu ensemble en Chine et en Crimée), et jugé qu'il fallait mieux unir leurs forces contre ce nouveau venu qui leur avait ravi la première place en Europe, et qui s'attaquait à leur marché intérieur et à leur influence sur les autres continents ?

25/01/2014

Le contrôle des gens par Internet, Amazon, Google ... "1984" est là !

lu sur Le Temps (Suisse):

«On programme la façon de penser des gens».pdf

Visions sociétales d’un oracle virtuel.pdf

«On programme la façon de penser des gens»

Amazon veut envoyer des produits avant même qu’ils n’aient été commandés. Dirk Helbing explique comment on peut lire le futur dans les masses de données

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

22/01/2014

Paradis fiscaux et hauts responsables politiques chinois : communiqué d'OFFSHORE LEAKS

communiqué d'ICIJ : International Consortium of Investigative Journalists

ICIJ releases latest part of its Secrecy for Sale project, implicating China's top leaders usage of secretive offshore tax havens.
 

ICIJ has just published the latest part of the largest investigative reporting project in its 15-year history - revealing that close relatives of China’s top leaders have held secretive entities in offshore tax havens usually associated with hidden wealth.

Our work draws on confidential records obtained by ICIJ as part of its “Offshore Leaks” investigation.

 
 
 

Among the investigation’s key findings:

  • Relatives of at least five current or former members of China's Politburo Standing Committee – President Xi Jinping, former premiers Wen Jiabao and Li Peng, former President Hu Jintao and former leader Deng Xiaoping – have held companies in the Cook Islands or British Virgin Islands, the records obtained by ICIJ show.
     
  • PricewaterhouseCoopers, UBS, Credit Suisse and other Western banks and accounting firms played a key role as middlemen in helping Chinese clients set up trusts and companies in tax havens.
     
  • China’s oil industry, which has been shaken by a series of corruption scandals, has extensive links to offshore centers. The country’s three big state-owned oil companies –CNPC, Sinopec and CNOOC -- are linked to dozens of BVI companies that show up in the ICIJ files.
     
  • As the country has moved from an insular communist system to a socialist/capitalist hybrid, China has become a leading market for offshore havens that peddle secrecy, tax shelters and streamlined international deal making.

Nearly 22,000 offshore clients with addresses in mainland China and Hong Kong appear in the files, including at least 15 of China’s richest citizens, members of the National People’s Congress, and executives from state-owned companies entangled in corruption scandals. The records also include details of roughly 16,000 clients from Taiwan.

The documents are part of a cache of 2.5 million leaked files that ICIJ has sifted through with help from more than 50 reporting partners in Europe, North America, Asia and other regions. Since last April, ICIJ’s stories have triggered official inquiries, high-profile resignations and policy changes around the world.

Until now, the details on China and Hong Kong have not been disclosed.

Investigation Continues

On January 23, ICIJ (a project of the Center for Public Integrity) will name more than 37,000 offshore clients from China Hong Kong and Taiwan in its Offshore Leaks Database, adding to about 70,000 names from the rest of the world published in June 2013.  

The names are part of a body of information that totaled more than 260 gigabytes of data—about the same amount of information as would be found in half a million books. It is one of the biggest collections of leaked data ever gathered and analyzed by journalists.

 

Fraude fiscale : les fichiers HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms

lu sur :

Fichiers HSBC : les preuves de la manipulation

Exhibés en 2012 par Woerth, les fichiers HSBC ont été expurgés de plus de 3 000 noms. Nous publions les documents qui le prouvent.  

Le Point.fr - Publié le 22/01/2014 à 11:08 - Modifié le 22/01/2014 à 11:14

 

Fichiers de la banque HSBC _ les preuves de la manipulation - Le Point.pdf

18/01/2014

Alerte : Notre Dame des Landes, lundi 20 janvier

communiqué :

Les infos concomitantes d'une intervention militaire sur la ZAD à partir du lundi 20/01/2014 s'accumulent de jour en jour. Voir à ce propos le flash info de la ZAD de cette semaine :

http://zad.nadir.org/spip.php?article2099

Vinci est d'ailleurs sorti du bois hier, le 16/01, pour annoncer le début du déplacement des espèces protégées de la ZAD et le défrichement de la zone d'ici quelques semaines à quelques mois !

Cela faisait très longtemps que Vinci n'avait pas effectué de déclaration aussi tonitruante et d'importance sur le projet d'aéroport de NDDL. Il n'a surement pu le faire qu'après avoir eu l'assurance du soutien de l'Etat !

La multinationale du béton a d'ailleurs rappelé que ces opérations, d'arasement de la ZAD et de déplacement/destruction de la faune et de la flore, devaient être menées en toute sécurité... Comment ne pas y voir l'allusion à une nécessaire intervention de l'Etat pour expulser les occupant-e-s de la ZAD préalablement aux travaux...

Nous avons d'ailleurs appris il y a peu de temps, via un camarade de la ZAD, qu'une opération d'expulsion de cet envergure était prévu en Octobre et qu'elle a été annulée par l'Etat, ce qui a coïncidé avec le mouvement des bonnets rouges qui a nécessité un paquet de forces du désordre...

Malgré le fait que cela paraisse inimaginable pour certain-ne-s, le PS est prêt à passer en force à NDDL, pour preuve les infos de ces dernières semaines !

Une expulsion massive de la ZAD à partir de lundi ou de mardi prochain est à craindre ! Nous devons nous préparer à la résistance sur la ZAD et partout ailleurs en soutien aux zadistes !

Nous appelons tou(te)s ceux et celles qui le peuvent, à rejoindre la ZAD ce week-end ou en début de semaine prochaine !

Tenons-nous prêts à venir résister activement sur le terrain !

Vinci et sa clique militaire ne passeront pas !

Toutes et tous zadistes !

Voir l'appel détaillé à actions de la ZAD en cas d'expulsions ou de travaux à Notre Dame Des Landes :

https://zad.nadir.org/spip.php?article2051

17/01/2014

La Turquie et ses services secrets, les kurdes, la France

lu sur :

La piste d'un crime d'Etat turc à Paris relancée

Le Monde - 

LE MONDE | 16.01.2014 à 11h08 • Mis à jour le 16.01.2014 à 11h20 |

Par Guillaume Perrier (Istanbul, correspondance)

Les révélations se multiplient en Turquie, un an après l'assassinat de trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez, le 9 janvier 2013 à Paris, et renforcent un peu plus la thèse d'un agent infiltré, en service commandé pour l'Etat turc. Depuis un an, après ce qui apparaissait dès le départ comme un crime politique, commis au moment où le gouvernement turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) entamaient de périlleuses négociations, l'enquête semblait piétiner. Le tueur présumé, Ömer Güney, un jeune homme au profil mystérieux, continue de clamer son innocence.
 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Dimanche 12 janvier, premier coup de tonnerre, un enregistrement sonore était mis en ligne sur YouTube. Révélé par une personne affirmant être « un proche d'Ömer Güney », le document est une conversation de dix minutes entre un homme présenté comme Güney et deux de ses supérieurs hiérarchiques, qui seraient des officiers des services de renseignement turcs (MIT).

Les trois protagonistes y évoquent la « mission », passent en revue les cibles potentielles, citent même les noms de hauts responsables du mouvement kurde en Europe, détaillent le mode opératoire choisi, la fourniture d'armes et d'un téléphone crypté… Des précisions qui rendent crédible l'authenticité de cet enregistrement.

« CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT »

« Après avoir écouté cet enregistrement, nous pouvons affirmer avec certitude qu'il s'agit bien de la voix d'Ömer Güney, a réagi, lundi, la Fédération des associations kurdes de France (Feyka), proche du PKK. Parallèlement à sa publication, cet enregistrement nous a également été envoyé par mail. Nous avons transmis l'adresse e-mail de l'expéditeur, ainsi que toutes les autres informations en notre possession aux autorités chargées de l'instruction de cette affaire. »

Lire aussi : Meurtre de militantes du PKK : la mystérieuse personnalité d'Ömer Güney, unique suspect

Le ministre de la justice turc, Bekir Bozdag, a rejeté lundi tout lien entre cette affaire et le MIT, parlant de « campagne de dénigrement ». Les services turcs sont dirigés par Hakan Fidan, un très proche du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. C'est lui qui a été mandaté pour conduire les négociations avec le PKK et qui a rendu visite à plusieurs reprises au chef kurde Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali.

L'enregistrement sonore diffusé dimanche confirmerait aussi que le tueur visait plusieurs personnalités du mouvement kurde. Sakine Cansiz, l'une des fondatrices du PKK en 1978, aux côtés d'Öcalan, symbole de la lutte des femmes, emprisonnée et torturée par la junte militaire dans les années 1980. Mais aussi Nedim Seven, le financier du mouvement en France, chargé de collecter l'impôt révolutionnaire, et Adem Uzun, un haut politicien kurde arrêté par les services français en 2012 pour un invraisemblable « trafic d'armes ».

ÉLÉMENTS COMPROMETTANTS POUR LES SERVICES FRANÇAIS

Uzun était surtout l'un des interlocuteurs des officiels turcs pendant une première série de négociations secrètes, le processus dit d'Oslo, entre 2009 et 2011. Ou encore Remzi Kartal, ancien député et haut responsable du PKK en Europe, qui vit en exil à Bruxelles. Présent à Paris en janvier 2013, ce dernier expliquait au Monde que des tentatives d'assassinat avaient été déjouées en Allemagne et en Belgique : « Une bande de tueurs liés au MIT circule dans les pays européens. »

L'enregistrement pourrait aussi apporter des éléments compromettants pour les services français, peu avant la visite du président François Hollande en Turquie les 27 et 28 janvier. Interrogé par l'agent présumé du MIT sur une possible surveillance par « les forces de sécurité françaises, de la police ou de la gendarmerie », Ömer Güney répond sans hésiter : « Oui, il y a une surveillance étroite. Les renseignements me suivent seconde par seconde. »

Dès mardi, la thèse d'un assassinat politique commandité par les services turcs prenait encore plus d'ampleur avec la publication par le quotidien turc Sol, virulent opposant au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, d'un document confidentiel du MIT : une note des services rédigée comme un ordre de mission. La lettre, datée du 18 novembre 2012, soit moins de deux mois avant l'assassinat, fait la synthèse des informations recueillies auprès du « légionnaire », un nom de code qui selon le journal cacherait l'identité d'Ömer Güney. La démarche du MIT s'inscrit « dans l'objectif de déchiffrer les activités du PKK à Paris et en France, et de rendre inactifs les hauts membres de l'organisation », précise le document, qui accrédite la thèse d'une opération d'infiltration.

« La dernière fois qu'il est venu nous voir, nous lui avons donné 6 000 euros pour les frais “possibles”, ainsi que des instructions pour qu'il se montre extrêmement attentif lorsqu'il correspond avec nous, pour qu'il obtienne l'équipement nécessaire à la mission et pour qu'il effectue les préparatifs au sujet des personnes qui ont été désignées », poursuit la note attribuée aux services de renseignement. Ömer Güney a multiplié les allers-retours avec la Turquie. Une bonne dizaine rien qu'en 2012 : en août, il était revenu pour faire refaire son passeport et, en décembre, il avait séjourné trois jours à Ankara. Mardi, le MIT a démenti être à l'origine de ce document et a rejeté tout lien avec cette affaire.

Ömer Güney continue de se présenter comme un militant kurde. Originaire du district de Sarkisla, une ville dirigée par un parti d'extrême droite, le jeune homme n'est pourtant pas originaire d'une région kurde. Au contraire, la province de Sivas est connue pour ses militants ultranationalistes turcs. Selon son oncle, Zekai Güney, la famille n'a rien à voir avec le PKK. « Nous sommes une famille nationaliste », s'est-il défendu, après l'arrestation de son neveu.

LE CONTRÔLE DES SERVICES SECRETS EN JEU

Ces révélations en série, si elles renforcent l'hypothèse la plus crédible en mettant possiblement en évidence un complot d'Etat mené par les services turcs, doivent être prises avec précaution. Elles surviennent en effet à un moment particulièrement critique de la vie politique turque, en pleine bataille au sommet de l'Etat entre les hommes du premier ministre Erdogan, dont le patron du MIT, Hakan Fidan, et les partisans de la confrérie Fethullah Gülen, particulièrement influente dans la police et la justice. Le contrôle des services secrets est en jeu.

La bataille a déjà donné lieu à quelques manipulations et crises retentissantes : notamment la convocation par un procureur de M. Fidan pour être interrogé sur ses rencontres avec des responsables du PKK. Des procureurs soupçonnés d'être liés à la confrérie Gülen sont aussi à l'origine de l'ouverture d'une enquête pour « corruption et blanchiment » le 17 décembre contre des proches de M. Erdogan.

Sur la question kurde, les deux courants qui s'opposent au sein du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, ont toujours montré des approches opposées. Les partisans de Gülen se montrent réticents à toute négociation avec le PKK, considéré comme un mouvement terroriste. Le chef militaire du PKK, Cemil Bayik, avait d'ailleurs mis en cause la confrérie,en décembre 2013, pour le triple meurtre de Paris. 

----------------------------------------------
Assassinat de militantes du PKK
Édition abonnés Contenu exclusif

16/01/2014

VEOLIA et les coupures d'eau autoritaires

lu sur :

PAR SOPHIE CHAPELLE 15 JANVIER 2014

Licencié par Veolia pour avoir refusé de couper l’eau aux usagers, un salarié a décidé d’engager une procédure devant le conseil des Prud’hommes. L’audience est fixée au 16 janvier à 14h au Palais de justice d’Avignon. En avril 2013, Marc, employé depuis 20 ans chez Veolia Eau à Avignon, reçoit une lettre de licenciement. Motif ? « Refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite aux non-paiements des factures ». Ce technicien au service clientèle aurait contrarié, entre 2006 et 2013, la coupure de près d’un millier de branchements d’arrivée d’eau.

« Il se refusait à couper l’eau, il préférait négocier avec les familles et trouver d’autres solutions comme des échelonnements de paiement », indique Thierry Lapoirie, secrétaire général de l’Union locale CGT Pays d’Avignon contacté par Basta !« Il n’a jamais été mentionné ni dans son contrat de travail ni dans sa fiche de poste qu’il devait couper l’eau », ajoute le syndicaliste. Ce que dément Bruno Chaloin, responsable Veolia pour le secteur Gard-Lozère-Alpes-Provence : « Sur sa fiche de poste, il y a cette mission [de coupure de branchements] et nous sommes une société avec des règles. On ne choisit pas les tâches qu’on a envie d’effectuer ».

Des coupures non réglementaires ?

« Ces coupures concernent des personnes mauvais payeurs », et non des foyers en difficultés, a par ailleurs précisé le responsable de Veolia. La décision de couper l’eau aux usagers relevait « d’une procédure conforme à la réglementation ». Un avis que ne partage pas le Collectif des usagers de l’eau du Grand Avignon. « Veolia coupe l’eau aux usagers sans discernement », confie Marcelle Landau, présidente du Collectif, à Basta !Nous avons recueilli plusieurs témoignages d’usagers montrant que Veolia ne respecte pas la législation sur les coupures et intervient sans respect des délais, mettant les abonnés devant le fait accompli ».

Selon le décret du 13 août 2008, une lettre de rappel doit être envoyée au consommateur qui doit être avisé de la coupure au moins vingt jours à l’avance. « Le fait de pouvoir couper l’eau donne un pouvoir exorbitant à Veolia. Ils mettent les gens à genoux, c’est intolérable ! L’eau n’est pas une marchandise », déplore Marcelle Landau. Dans les faits, une coupure puis une réouverture sont chacune facturées 40 euros. Selon Veolia-Eau, environ 500 personnes ferait l’objet chaque année de coupure d’eau dans une ville comme Avignon qui compte 45 000 foyers abonnés.

Le technicien rebelle d’ErDF non licencié

L’audience aux Prud’hommes le 16 janvier est publique. Un appel à mobilisation a été lancé par l’union locale CGT, soutenu par le Front de gauche d’Avignon et le Collectif des usagers de l’eau. « Nous demandons en priorité la réintégration sans conditions du salarié », précise la CGT. Une pétition intitulée « viré pour le droit à l’eau » est également en ligne, et une autre pétition du Collectif des usagers de l’eau est téléchargeable ici [1]. Cette affaire fait écho à celle de Jef Duval, agent d’ErDF syndiqué à la CGT, menacé de licenciement en 2012 pour avoir refusé de couper l’électricité chez des ménages pauvres (lire notre article). Au terme d’une forte mobilisation, le licenciement de l’agent d’ErDF n’a finalement pas été prononcé.

[Mise à jour le 16 janvier 2014] L’audience a été reportée à une date encore non définie.

P.-S.

Voir le dossier sur Veolia Environnement

Aluminium dans les vaccins : pour plus de profits !

lu dans la synthèse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Aujourd’hui en France indique que des victimes du Revaxis, un vaccin à l’aluminium des laboratoires Sanofi Pasteur MSD, attaquent le laboratoire, estimant qu’il a « surestimé les effets indésirables d’un autre vaccin, le DT Polio [sans aluminium], pour des motifs financiers ».Aujourd’hui en France, 16/01

15/01/2014

L'hôtel de la marine place de la Concorde restera au patrimoine de l'État

lu sur :

www.lemonde.fr/culture/article/2014/01/10/l-hotel-de-la...

 

Le Monde.fr | 10.01.2014 à 21h13 • Mis à jour le 11.01.2014 à 19h45 |Par Florence Evin

L'hôtel de la Marine, édifice construit et aménagé par Jacques-Ange Gabriel, de 1758 à 1774, pour Louis XV, avec son monumental péristyle à colonnade sur la place de la Concorde, à Paris, rejoindra le patrimoine emblématique de l'Etat, géré par le Centre des monuments nationaux (CMN). Cet établissement public est en charge des cent monuments historiques « phares » de la France, du Mont Saint-Michel à l'Arc de Triomphe, du Panthéon à la cité de Carcassonne ou à l'abbaye de Cluny. Le pilotage de ce vaisseau amiral ne sera ainsi plus confié au musée du Louvre, comme en avait décidé, le 24 janvier 2012, Nicolas Sarkozy, mais au CMN.

La décision doit être annoncée officiellement par le gouvernement dans les prochains jours. « Le Louvre s'étant retiré, le ministère de la culture nous a demandé de faire des propositions pour son exploitation », précise Philippe Bélaval, président du CMN. Un circuit de visites, couvrant les salons du premier étage, les galeries en balcons sur la place de la Concorde, comme l'appartement de Thierry de Ville d'Avray – intendant de ce qui fut le garde meuble royal de 1784 à 1792 –, et le boudoir de Marie Antoinette, serait ouvert au public, dès le départ des militaires au printemps-été 2015. L'Etat major de la Marine, qui occupe le bâtiment, aura alors déménagé pour rejoindre le « Pentagone » du ministère de la défense, dont la construction est sur le point d'être achevée dans le quartier Balard à Paris (15e).

20 000 M2 SONT CLASSÉS

Après cinq années de vive polémique, le sort de ce monument d'Etat, bâti et occupé par et pour l'Etat, est enfin réglé. « Nous avons expliqué au ministère qu'il n'y a pas que les parties historiques du devant qui ont un intérêt patrimonial, puisque tout est classé monument historique depuis 1862 : les 20 000 m2 sont classés », martèle Philippe Bélaval. Le président du CMN sait de quoi il parle, étant lui-même l'ancien directeur des patrimoines au ministère de la culture, en place au plus fort de la fronde, en 2011-2012, des défenseurs du patrimoine.

L' étude de 200 pages commandée par le ministère de la défense à Etienne Poncelet, architecte en chef des monuments historiques, confirma, en mai 2010, la valeur patrimoniale de l'ensemble du bâtiment aux 500 pièces, et non pas du seul étage noble et de son enfilade de salons restaurés pour 6,2 millions d'euros en 2009. Les sondages effectués ont montré que les décors anciens sont toujours en place, sous les aménagements et cloisonnements des bureaux des marins. « Cet ensemble est authentique aussi bien dans ses matériaux que dans sa structure, grâce à une exceptionnelle continuité administrative de l'occupation des lieux », précise l'architecte. Ajoutant : « Avec sa collection de 700 objets mobiliers, l'Hôtel de la Marine est un rare conservatoire des matériaux anciens et de l'évolution des techniques architecturales du second œuvre et des arts décoratifs. »

Académiciens, historiens, conservateurs, architectes, artistes et simples citoyens, forts d'une pétition de milliers de signatures, voyaient d'un très mauvais œil la main mise du privé, comme l'Etat l'envisagea un temps, sur l'hôtel de la Marine, édifice témoin de trois siècles d'Histoire de France, dans ses heures les plus glorieuses – la fin de l'esclavage signée à l'hôtel de la Marine –, les plus sombres – la signature du procès verbal de Louis XVI et sa condamnation à la guillotine sur la place même, le bunker du commandement allemand de 1940, creusé sous la grande cour et demeuré intact – ou les plus rocambolesques, comme le fameux vol du collier de la reine, dérobé au premier étage où il était exposé sous les lambris dorés.

Lire la tribune Sauvons l'hôtel de la Marine à Paris !

Dans un premier temps, l'ensemble de l'édifice, distribué autour de trois cours intérieures et ses 24000 m2, était mis en vente au plus offrant sur le site Internet de France Domaine, service chargé des cessions immobilières de l'Etat au ministère du budget – photos du mobilier à l'appui. Devant le tollé général, la proposition était transformée en bail emphytéotique de soixante à quatre-vingts ans. Une dizaine de candidats répondirent à l'appel à projets de France Domaine. Dont Groupe Allard, avec son projet La Royale, soutenu par l'ancien ministre de la culture Renaud Donnedieu-de-Vabres et dédié aux métiers et au marché de l'art, avec une partie hôtelière de grand luxe, restaurants, boutiques, etc.

Lire l'article  Trésor d'Etat, l'hôtel de la Marine, à Paris, est à louer meublé, au plus offrant,  par Florence Evin

Très médiatisé, ce projet, qualifié par certains de « barnum commercial » et qui aurait coûté plusieurs millions d'euros pour sa conception à l'homme d'affaires Alexandre Allard, a déchaîné les passions. Pour calmer les esprits, le 4 février 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, nommait une Commission scientifique chargée de se pencher sur l'avenir de l'hôtel de la Marine, dont il confiait la présidence à Valéry Giscard, lui-même signataire de la fameuse pétition. Celui-ci tranchera en souhaitant que « le bâtiment reste propriété de l'Etat ». Il sera entendu. Le Louvre, avec à sa tête Henri Loyrette, sera choisi, en juillet 2011, comme opérateur principal.

Lire l'article  Le Louvre, heureux de devenir "leader" du futur hôtel de la Marine rénové,  par Florence Evin

Reprenant le flambeau, François Hollande confirma, par son allocution du 14 juillet 2012 réalisée à l'hôtel de la Marine, être sur la même longueur d'onde. La crise économique aidant, la situation a de nouveau évolué. Le Louvre, présidé par Jean-Luc Martinez, a jeté l'éponge pour se concentrer sur son projet Pyramide et l'amélioration de l'accueil des publics. Aurélie Filippetti affirma au Monde que : « Le Louvre doit se concentrer sur ses missions et non pas grandir »... tout en insistant sur « l'évidence : il [l'hôtel de la Marine] doit rester dans le champ public. »

LE BUREAU DE GUY DE MAUPASSANT

En décembre 2013, répondant à l'attente de la ministre, le CMN proposait de piloter l'ensemble du vaisseau amiral. « Il me paraissait une bonne chose que le CMN soit investi non seulement sur les parties à visiter, mais également sur le reste de l'édifice, précise Philippe Bélaval. On réservera la possibilité pour La Cour des Comptes d'occuper des espaces dans les bureaux “banalisés”, sans intérêt patrimonial. Il n'y a plus de société immobilière chargée de l'exploitation des bureaux sous la direction de la Caisse des dépôts. Si celle-ci le souhaite, elle interviendra dans ce contexte mais pas en amont dans le dispositif. »

Les bureaux historiques de l'état major de la Marine, restés dans leur jus, dont celui de Guy de Maupassant, chargé des écritures, ou encore l'appartement du baron de Pont-l'Abbé, lieutenant-colonel de la garde constitutionnelle de Louis XVI, qui recèle un précieux salon, restauré en 1980 dans son état exact de 1788, tant dans son ameublement que dans ses soieries, moquettes et velours, pourraient être aussi ouverts au public. L'ancien garde-meubles royal, vitrine des arts décoratifs pour la population, première vocation de l'hôtel de la Marine, retrouverait sa fonction originale.

Lire l'enquête  Patrimoine : qui veut les clés de l'hôtel de la Marine ?  par Florence Evin

La tendance à l'essoufflement démographique en Europe

lu sur :

www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/14/la-france-est...


LE MONDE | 14.01.2014 à 13h50 • Mis à jour le 14.01.2014 à 17h21 |

Par Gaëlle Dupont


Les naissances ont à nouveau reculé en 2012. C'est l'un des principaux enseignements du bilan démographique annuel de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). La donnée, sensible politiquement, est observée à la loupe par les responsables du pays, en particulier quand la politique familiale est en débat. Or, les impôts ont récemment augmenté pour les familles aisées, ce que dénonce l'opposition, qui reproche au gouvernement de mettre en péril le dynamisme démographique du pays.

Si la France compte désormais 66 millions d'habitants, les naissances ont été moins nombreuses en 2013 qu'en 2012 : 810 000 bébés sont nés, soit 11 000 de moins que l'année précédente, une baisse de 1,34 %. Depuis un pic en 2010, le nombre de nouveau-nés baisse chaque année. L'indice de fécondité est passé en 2013 sous le seuil des deux enfants par femme, à 1,99. A cela s'ajoute une mortalité élevée – 572 000 personnes sont décédées. Au final, la population française a augmenté de 300 000 personnes, la plus faible progression depuis 2000.

Les démographes relativisent cependant ces données, estimant que les fondamentaux de la France restent bons. « Ce n'est pas un effondrement, mais un léger repli, commente Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. Nous restons proches du seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1 enfants par femme. »

La France reste aussi, avec l'Irlande, dans le peloton de tête de l'Union européenne. Elle garde sa spécificité : une croissance démographique qui repose surtout sur le solde naturel (la différence entre le nombre des naissances et celui des décès), et non sur le solde migratoire, comme l'Allemagne ou la Grande-Bretagne. Avec 0,4 %, sa croissance démographique reste supérieure à la moyenne de l'Union européenne (0,2 %). La France concentre 13,1 % de la population de l'UE. Seule l'Allemagne est plus peuplée (16,1 %). Viennent ensuite le Royaume-Uni (12,7 %) et l'Italie (11,9 %).

Les statisticiens ne sont pas en mesure d'expliquer le recul de la natalité, qui est plus marqué dans la première partie de l'année. « Il s'agit d'une somme de décisions individuelles, rappelle Mme Breuil. Des évolutions sociétales, des débats politiques, la conjoncture économique peuvent avoir un impact, mais dans le contexte français, il reste d'ampleur faible d'une année sur l'autre, et est donc difficile à démontrer statistiquement. »

Lire : 66 millions de Français au 1er janvier 2014

L'ESPÉRANCE DE VIE REPART À LA HAUSSE

Laurent Toulemon, démographe à l'Institut national d'études démographiques (INED), souligne qu'après la crise économique de 2008, « la fécondité a réagi dans beaucoup de pays européens »« C'est aussi le cas en France mais moins fortement, souligne-t-il. Elle n'a pas connu de cassure comme d'autres pays. La natalité reste élevée et stable. »

Les politiques sociales et familiales françaises jouent un rôle dans cette stabilité, comme la confiance que les familles leur portent. Celle-ci a-t-elle pu être entamée par les restrictions subies par les ménages les plus aisés, annoncées d'abord à l'automne 2012, puis en juin 2013 ? M. Toulemon est sceptique, car la décrue avait commencé avant. « Le tour de vis financier est plutôt devant nous », ajoute-t-il.

Quant à la mortalité élevée, elle n'est pas liée à la conjoncture, même si une épidémie de grippe de treize semaines (la plus longue survenue en métropole depuis 1984) et une forte vague de chaleur en juillet ont provoqué un peu plus de décès que d'habitude.

La cause remonte beaucoup plus loin : à la première guerre mondiale, marquée par un déficit de naissances, qui a abouti, plusieurs décennies plus tard, à un nombre relativement faible de décès. Mais les générations plus nombreuses nées entre les deux guerres arrivent désormais à des âges où les taux de mortalité sont importants, ce qui augmente mécaniquement le nombre de morts chaque année.

Cette hausse a toutefois été limitée par l'augmentation de l'espérance de vie, qui repart à la hausse après avoir marqué le pas en 2012. Elle s'établit à 85 ans en moyenne pour une femme et 78,7 ans pour un homme. L'écart entre hommes et femmes diminue, comme partout en Europe.

La tendance à l'essoufflement démographique va se poursuivre, vieillissement de la population oblige. « Le ralentissement de la croissance est inscrit dans la pyramide des âges », estime Mme Breuil. « La population augmentera de moins en moins, renchérit M. Toulemon. Nous allons passer à un régime stationnaire où elle sera à peu près constante. » Cela, bien sûr, à condition que l'exception française en matière de natalité demeure.

Lire l'infographie : En Europe, la vitalité démographique française concurrencée par le dynamisme britannique

Gaëlle Dupont 
Journaliste au Monde

La population augmente près des grandes villes

Entre 1982 et 2011, la France a gagné 9,4 millions d’habitants. Selon l’Insee, les grandes aires urbaines ont capté l’essentiel de cette croissance, tandis que les petits bassins d’emploi ont une démographie peu dynamique. Pour 20 %, la croissance a eu lieu dans l’aire urbaine de Paris et pour 30 % dans les treize plus grandes aires urbaines en régions. Dans ces aires, les communes périurbaines sont toujours plus dynamiques que l’agglomération elle-même. Elles s’étendent jusqu’à 100 km autour de Paris, 50 km autour de Bordeaux, Toulouse et Lyon, 30 km autour de Nantes ou Montpellier. Depuis 2006, la croissance ralentit dans les aires de Lille, Strasbourg et Nice ; elle accélère dans la partie française de Genève. Le littoral méditerranéen est moins attractif que la côte atlantique. Dans de plus en plus de villes moyennes ou de régions rurales éloignées de métropoles régionales, la population stagne ou baisse.

11/01/2014

Attention ! Faut pas se moquer !

 (heureusement Valls était pas né !... si ??? ... bon... à peine ...)

voir :

 

Vidéo humour - Coluche: c'est l'histoire d'un mec - Vlol.tv

► 0:58
www.vlol.tv/videos/237/coluche-c-est-l-histoire-d-un-mec.html

 


COLUCHE, «, C'ESTL'HISTOIRE, D'UN, MEC, », PART, 22 - YouTube

► 11:41
www.youtube.com/watch?v=mMBJ4BsmX-w

 

lire aussi sur WIKIPEDIA :

... Le 30 octobre 1980, Coluche organise une conférence de presse où il annonce son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, avec des slogans tels que « Avant moi, la France était coupée en deux. Maintenant elle sera pliée en quatre » ou encore « Coluche, le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir ».

Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crédite de 16 % d'intentions de vote et il est soutenu par des intellectuels tels que Pierre BourdieuFélix Guattari et Gilles Deleuze10. Cette candidature inquiète les équipes de campagne des principaux candidats « de tous bords » comme le déclare l'humoriste lui-même quelques années plus tard. Parmi ceux-là, François Mitterrand y voit une menace potentielle ; il charge deux responsables du Parti socialiste, Jean Glavany et Gérard Colé (voire Jacques Pilhan) de dissuader Coluche de maintenir sa candidature ...


(Coluche - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Coluche )

10/01/2014

Le maître dit : "si tu ne veux pas travailler, tu es un mauvais esclave !" (suite)

Trop c'est trop !

C'est sans doute voulu, pour qu'on ne parle pas des choses "sérieuses", comme la pauvreté, l'absence de démocratie véritable, la politique exercée uniquement par des "professionnels" qui en ont fait leur gagne pain !

Lire dans le Monde de ce jour :

Quelles sanctions pour une « quenelle » ?
 
Alors que deux lycéens ont été placés en garde à vue, lundi 6 janvier, après une plainte pour apologie de crime contre l'humanité, les sanctions qui pèsent sur les auteurs de ces gestes sont assez diverses.

Le Monde.fr | 10.01.2014 à 08h21 • Mis à jour le 10.01.2014 à 09h03 |Par François Béguin 

 Deux élèves ont été exclus jeudi 9 janvier du lycée Rosa-Parks de Montgeron (Essonne), pour la photographie d'une « quenelle » réalisée à l'intérieur de leur établissement, après une plainte pour apologie de crime contre l'humanité déposée par un enseignant qui les a brièvement conduit en garde à vue. Réaliser une « quenelle », le « salut » popularisé par Dieudonné M'bala M'bala, ou diffuser ce geste par une photo, est-il punissable par la loi ? Un geste sans parole, ni écrit, suffit-il à rendre son auteur coupable d'un acte antisémite ? 

Lire : « Quenelle », comment un geste antisémite est devenu un emblème

  • La multiplication des photos de « quenelle » 

Depuis plusieurs mois, la presse régionale se fait régulièrement l'écho de scandales, à l'échelle locale, après la diffusion de photos sur les réseaux sociaux d'individus prenant cette pose sur leur lieu de travail, d'étude ou de loisirs. Les sanctions apportées vont alors généralement du simple avertissement à la mise à pied, voire au licenciement. 

Un éducateur de Seine-et-Marne a été licencié pour avoir posé pour une photo en faisant une « quenelle » en présence d'enfants. Deux militaires pris en photo faisant une « quenelle » devant une synagogue rue de Montevideo dans le 16e arrondissement de Paris ont été sanctionnés en septembre 2013. Quatre serveurs d'une boîte de nuit lyonnaise ont été mis à pied en décembre pour le même motif. Fin décembre, le PDG de la Compagnie des Alpes, société propriétaire du Parc Astérix, a condamné « avec la plus extrême fermeté », les photos montrant deux visiteurs, et apparemment deux employés du parc, faisant ce gesteen costumes d'Astérix et Obélix. Le parquet de Toulouse a ouvert le 13 décembre 2013 uneenquête après la diffusion sur Internet d'une photo d'un individu faisant une « quenelle » devant l'école juive où Mohamed Merah a assassiné un enseignant et trois enfants juifs.

  • Que prévoit le code du travail ? 

« Si la “quenelle” est perçue comme quelque chose d'ambivalent et déplacé, l'employeur peut agir », explique Marie Mercat-Bruns, maître de conférences en droit privé à la chaire de droit social du Conservatoire national des arts et métiers et à Sciences Po. Si la photo a été diffusée, on peut comprendre qu'il y ait un préjudice pour l'entreprise, notamment en terme d'image. » 

Une sanction sera cependant proportionnelle à l'impact de la photo, à la notoriété de l'entreprise et au type de poste exercé. « Un salarié qui travaille dans les archives d'une PME expose moins son entreprise, souligne Marie Mercat-BrunsIl y a une marge d'autonomie du salarié. Comment peut-il faire usage de sa liberté d'expression ? »  

  • Que prévoit la loi ?

Le droit français dispose de tout un arsenal pour réprimer la provocation à la discrimination, à la haine, à l'injure ou à la violence raciale ou religieuse, notamment les articles 23 et 24 de la loi de 1881. Ces deux articles prévoient théoriquement une peine d'emprisonnement d'un an et jusqu'à 45 000 euros d'amende.

L'article R. 645-1 du code pénal prévoit également une amende de 1 500 euros pour  « le port ou exhibition d'uniformes, insignes ou emblèmes rappelant ceux des responsables de crimes contre l'humanité ».

Mais en l'absence de parole ou d'écrit, le juge doit démontrer que la « quenelle » est bien un geste antisémite, et pas un simple geste « antisystème ».

  • Démontrer l'intentionnalité

« Un délit pénal est constitué lorsqu'il y a une infraction matérielle et l'intention decommettre ce délit, rappelle l'avocate Agnès Tricoire, déléguée de la ligue française des droits de l'homme. Si ces deux choses ne sont pas réunies, le tribunal ne peut pas entrer en voie de condamnation. »

« Il faut que le juge montre que l'auteur du geste était conscient de la portée de celui-ci », abonde Thomas Hochmann, maitre de conférence à l'université de Reims et auteur de Le négationnisme face aux limites de la liberté d'expression (Editions A. Pedone, 2013). 

Mis en cause, les auteurs de « quenelle » plaident généralement la bonne foi, affirment enignorer la  signification religieuse ou politique, et ne revendiquent bien souvent qu'un « bras d'honneur au système ». « Je l'ai fait, c'était juste pour m'amuser et je ne voulais pas lefaire contre qui que ce soit, en fait. On m'a dit que j'avais fait un geste antisémite mais, moi, c'était pas pour ça que je voulais le faire. On voulait le faire contre la société en fait »,a déclaré le 7 janvier à France Culture l'un des deux lycéens incriminés à Montgeron. 

Pour Sacha Reingewirtz, nouveau président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), la « quenelle » est clairement devenu « un signe de ralliement ». « Si on regarde n'importe quelle vidéo de Dieudonné, il n'y a aucune ambiguité  », estime-t-il. « Il faut distinguer la “quenelle” d'avant médiatisation et celle d'après médiatisation, souligne Thomas Hochmann.Aujourd'hui, il est difficile d'ignorer à quoi renvoie ce geste. »

 « A partir d'un certain âge, il faut être prodigieusement naïf ou prodigieusement sot pourcroire que c'est un geste antisystème et pas ce que c'est, c'est-à-dire un geste de haineantisémite», a pour sa part déclaré mercredi 8 janvier Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, lors de son point presse

  • L'importance du contexte

Pour ne laisser aucune place au doute sur la portée du geste, une association comme SOS Racisme a décidé de poursuivre « la diffusion des images de “quenelle” et leurs auteurs dès lors que le contexte ne laisse pas de doute sur le message et l'injure à l'encontre de la communauté juive ». « On ne peut pas faire une quenelle” devant une synagogue ou un mémorial de la Shoah impunément », a assuré dimanche 5 janvier Me Patrick Klugman, l'avocat de SOS Racisme. 

  • L'opportunité des poursuites  

« Ce serait contre-productif de poursuivre tous les auteurs de quenelle », assure Thomas Hochmann, pour qui « ce serait faire le jeu de Dieudonné ». L'avocate Agnès Tricoire juge, pour sa part, « disproportionnée » la procédure suivie pour les lycéens de Montgeron . «Poursuivre un geste seul est assez inédit sur le plan jurisprudentiel », estime-t-elle. 

  •  Une nouvelle loi anti « quenelle » ? 

Face à ce qu'il considère comme un vide législatif, Meyer Habib, député UDI de la 8ecirconscription des Français de l'étranger (qui englobe Israël), a récemment expliqué sur Le Point.fr  pourquoi il souhaitait déposer un projet de loi visant à interdire la quenelle en tant que « geste d'incitation à la haine raciale ».

« La “quenelle” sera très difficile à interdire en tant que telle. Si quelqu'un veut s'amuser à la faire chez lui du matin au soir, grand bien lui fasse, je n'en ai strictement rien à faire. Mais lorsque ce geste est fait devant l'école Ozar-Hatora de Toulouse, le mur des Lamentations ou l'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, ce n'est plus anodin. C'est une provocation ignoble. C'est le nouveau salut nazi. Mon objectif est de compléter l'arsenal juridique existant. A mon sens, il faudrait étendre l'article 645-1 du code pénal, qui condamne le port de symboles et d'uniformes incitant à la haine raciale, aux gestuelles, saluts ou paroles qui servent de signe de ralliement au nazisme ou autres organisations visées par ce même article. »

Le gouvernement est plus flou sur ses intentions mais ne semble pas exclure d'étoffer les textes de loi. « Nous avons tout intérêt à mettre en œuvre les moyens juridiques, légaux qui permettent d'empêcher Dieudonné de colporter davantage ce type de comportement et de message pour éviter que ne s'installe une banalisation de ces derniers, notamment dans la jeunesse », a  annoncé mercredi 8 janvier Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, lors de son point de presse hebdomadaire.

------------------

lire aussi sur MEDIAPART :

Dieudonné: l'interdiction du Conseil d'Etat jette le trouble chez les juristes

 |  PAR LOUISE FESSARD

extrait :

..."Nous sommes maintenant dans un régime préventif de la liberté d'expression. » Un scénario à la Minority report, s’inquiète sur Slate, Evelyne Sire-Marin, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris et membre de la Ligue des droits de l'Homme. « Il s'agit donc bien ici d'une possibilité de trouble à l'ordre public, d'une virtualité qui se déduit des précédentes condamnations judiciaires de Dieudonné : délinquant un jour, délinquant toujours, dit le Conseil d'État, dans une conception terriblement mécanique de la récidive », écrit la magistrate.

Bien que créée lors de l’affaire Dreyfus pour s’opposer à l’antisémitisme, la LDH s’est toujours opposée, au nom de la liberté d’expression, aux interdictions a priori« On ouvre la boîte de Pandore, regrette Agnès Tricoire, avocate de la LDH. Il n’y a aucune raison de limiter l’atteinte à la dignité de la personne humaine à l’antisémitisme, on pourra aussi l’utiliser contre le sexisme, le racisme, l’homophobie, etc. » "...

Le maître dit : "si tu ne veux pas travailler, tu es un mauvais esclave !"

J'évite, autant que possible, de parler à la première personne sur ce blog.

Mais là c'est trop :

   le "Conseil d'État"  a interdit un spectacle de divertissement !

J'ai voulu savoir de quoi il s'agissait. Je n'avais jamais vu de vidéo de Dieudonné.

J'ai cherché sur le net, en cliquant avec mon mulot (... vous savez ? ...)

Voici trois vidéos :

Dieudonne - Résultats vidéo

Dieudonné répond à Hollande

  1. Dieudonné répond à Hollande - Partie 2.Voir vidéoDieudonné répond à Hollande - Partie 2
  2. Dieudonné répond à Hollande et au CRIF sur la Quenelle ....Voir vidéoDieudonné répond à Hollande et au CRIF sur la Quenelle ...

07/01/2014

L'État brade son patrimoine

lu sur :

www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/06/les..


LE MONDE | 06.01.2014 à 11h54 • Mis à jour le 06.01.2014 à 12h07 |

Par Patrick Roger


L'obsession de la réduction du déficit, conjuguée à celle de l'allégement de l'Etat, peut parfois amener celui-ci à se dépouiller de son patrimoine à ses dépens. En témoigne un récent référé de la Cour des comptes, rendu public fin 2013, qui vise au premier chef la Société nationale immobilière (SNI), devenue en 2004 filiale à 100 % de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Au moins sur deux séries d'opérations immobilières, il apparaît, comme le soulignent les magistrats financiers, que « les intérêts de l'Etat paraissent avoir été insuffisamment préservés ».

La SNI est, avec près de 300 000 logements gérés, le premier bailleur de France. Elle n'a cessé, depuis 2005, d'élargir son périmètre, en prenant le contrôle d'autres acteurs du secteur. Pour le président du directoire, André Yché, également membre du comité de direction de la CDC, la logique d'entreprise doit se substituer à la logique de l'intérêt général. Dans un ouvrage publié en 2011, Logement, habitat et cohésion sociale. Au-delà de la crise, quelle société voulons-nous pour demain ? (Mollat), il plaidait pour une forme de privatisation du logement social« Le modèle HLM, avec ses contraintes, est en décalage avec un monde où la valorisation foncière et immobilière est la règle », expliquait-il dans un entretien au Monde du 15 février 2011.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Lire : La logique du secteur privé appliquée au logement social commence à susciter de vives inquiétudes

Le référé de la Cour des comptes montre qu'il a parfaitement su s'appliquer ce principe. Mais que l'Etat, lui, en sort passablement lésé. Les observations des magistrats de la Rue Cambon se suffisent à elles-mêmes.

Ils évoquent tout d'abord un programme d'aménagement de la SNI sur un terrain acheté à l'Etat en 2004 dans le 15e arrondissement de Paris, au prix de 19 millions d'euros hors taxes (HT). Après l'avoir aménagé et créé un parking en sous-sol, la SNI a « revendu une surface commerciale de 6 000 mètres carrés à la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance-vieillesse (Cipav) pour un prix de 44,4 millions d'euros HT »« vendu des installations sportives (gymnase) à la Ville de Paris pour un prix de 5,9 millions d'euros HT) », « construit 35 logements en accession libre pour un prix global de 34,4 millions d'euros TTC »« construit 142 logements sociaux qui font l'objet de réservations par les ministères, la Ville de Paris et des organismes du 1 % ».

La conclusion de la Cour des comptes est sans ambiguïté : « Même en tenant compte des coûts des travaux, de la conduite du projet et du portage financier, le prix de vente du terrain à la SNI est faible, compte tenu du rendement de l'opération et du poids habituel de la charge foncière dans les opérations conduites dans le centre de Paris. » D'autant que, pour la SNI, vu sa position, l'opération est quasiment sans risques. Pour les magistrats, « il importe donc de prévoir systématiquement une clause de retour à meilleure fortune et de partage des résultats en cas de cession d'un bien foncier de l'Etat à fin d'aménagement ».

Lire le zoom : Cinq milliards d'euros de biens vendus par l'Etat depuis 2007

Cinq milliards d'euros de biens vendus par l'Etat depuis 2007.pdf

« DÉCISION JURIDIQUEMENT CONTESTABLE »

Deuxième série d'opérations épinglée par la Cour des comptes : la cession de terrains de l'Etat sous baux emphytéotiques intervenue en 2009 au profit de la SNI. Celle-ci est l'héritière de la Société de gestion immobilière des armées (Sogima), dont la fonction était le logement des agents de l'Etat et, en particulier, de ceux de la défense.

Le ministère de la défense mettait à sa disposition des propriétés domaniales pour une longue durée, pouvant aller jusqu'à quatre-vingts ans, à charge pour l'opérateur, moyennant une redevance symbolique, de construire et d'entretenir des bâtiments d'habitation. A l'échéance du bail, l'Etat doit récupérer les terrains qui sont restés sa propriété avec les bâtiments édifiés dessus.

L'opération est en principe équilibrée. Mais, comme le souligne la Cour, « cet équilibre est altéré au profit de l'opérateur et au détriment des intérêts patrimoniaux à long terme de l'Etat si le retour des terrains et bâtiments n'a pas lieu comme prévu à l'expiration des baux emphytéotiques et si l'opérateur peut se les approprier en cours de bail ».

C'est ce qui s'est passé en 2009. La SNI soumet à France Domaine une liste de 60 terrains sous bail emphytéotique et 4 domaniaux dont elle souhaite se porter acquéreur de gré à gré. « Ces ensembles immobiliers étaient souvent récemment construits et réhabilités, 24 immeubles faisaient l'objet d'un conventionnement social, la plupart étaient des logements intermédiaires (PLI) », note la cour.

Le premier ministre, François Fillon, accepte de recourir à la procédure de gré à gré. « Décision juridiquement contestable », constate la cour. « L'Etat s'est placé lui-même dans une situation de faiblesse dans cette opération, poursuit-elle. La SNI était de facto en position d'unique demandeur. Les contrats de baux emphytéotiques concernés ne contenaient aucune clause de sortie en cours de bail. »

France Domaine et le ministère de la défense ont finalement accepté de se délester de 32 sites sur les 64 proposés. « La règle de prudence consistant à ne pas vendre à un prix inférieur à la valeur du terrain nu n'a pas été respectée dans au moins 18 cas, remarque la Cour des comptes dans son référé. La SNI a ainsi pu faire des acquisitions très avantageuses. »

« MIEUX PRÉSERVER LES INTÉRÊTS DE L'ETAT »

Ainsi, à Paris, dans le 18e arrondissement, 88-94, boulevard Ney, un terrain de 16 367 mètres carrés portant 290 logements et 306 places de stationnement, évalué à 41 millions d'euros, a été cédé à la SNI pour 8,1 millions. A Montpellier, la SNI a obtenu un ensemble de 10 hectares pour 8,45 millions d'euros, alors qu'un terrain voisin était valorisé à 4,5 millions l'hectare.

« Ces opérations montrent la nécessité de mieux préserver les intérêts de l'Etat », conclut la cour, qui a demandé aux ministres de l'économie, du budget et de la défense de lui communiquer leurs réponses. Dans sa réplique, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, tout en « prenant acte » des observations de la cour, renvoie sur le ministère des finances pour ce qui concerne la valeur des biens cédés. Les ministres de Bercy et le gouvernement, pour l'heure, observent un étonnant silence. De même que la CDC, présidée depuis juillet 2012 par Jean-Pierre Jouyet.

Lire aussi : La Caisse des dépôts veut se moderniser et se redynamiser

La Caisse des dépôts veut se moderniser et se redynamiser.pdf

Pourtant, les opérations relevées par la Cour des comptes soulèvent de multiples problèmes. Tout d'abord sur le rôle et la fonction de la SNI, filiale immobilière de la CDC, institution financière publique. A tout le moins, les observations des magistrats financiers interrogent sur son comportement et sa gestion, dont l'intérêt général ne semble pas être le critère premier. Ensuite, sur le choix de l'Etat d'accélérer la vente de ses biens immobiliers pour réduire – en partie – le déficit public et renflouer son budget. Mais à quel prix ? Entre l'objectif de désendettement et la préservation des intérêts de l'Etat, il y a là un délicat équilibre à trouver.

--------------

sur le même sujet :

Après l'or, l'État brade le patrimoine : lebloglibredemonquartier

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../apres-l-or-l-etat-brade-le-patrimoine.html
 

 

Les mauvaises affaires immobilières de l'Etat.pdf

www.lexpress.fr/culture/art/l-etat-va-t-il-brader-le...   En cache

L'Etat va-t-il brader le patrimoine historique français? Par Olivier Le Naire (L'Express), publié le 05/02/2010 à 09:59. Le projet de loi permettant de céder les ...
 
www.lepoint.fr/societe/quand-l-etat-vend-notre...   En cache
Avec la mise sur le marché de l'hôtel de la Marine, l'État continue de céder sonpatrimoine immobilier. Voici sept biens exceptionnels vendus ou à acquérir.
 
bibliobs.nouvelobs.com/essais/20091214.BIB4598/comment-l...
Comment l'Etat brade discrètement notre patrimoine national. ... qui n'a pas son mot à dire dans cette affaire relevant du seul Budget.

31/12/2013

Bon à savoir : l'État doit indemniser les victimes de tirs de flashball

à lire sur MEDIAPART :

 URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/191213/letat-condamne-indemniser-la-victime-dun-tir- 

de-flashball


 

www.mediapart.fr/journal/france/191213/letat-condamne...

extrait :

Le tribunal s’est appuyé sur une disposition du code des collectivités prévoyant que


« l’État est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis (...) par des attroupements ou rassemblements ». 

 

28/12/2013

Exposition aux ondes électromagnétiques dans les habitations et lieux publics

Bon à savoir.

lu sur le Midi Libre :

en 2013 :

ENVIRONNEMENT : chacun pourra faire mesurer l'exposition aux ondes électromagnétiques dans les habitations et lieux publics. Il suffira d'en faire la demande à l'Agence nationale des fréquences.

27/12/2013

Un peu d'Histoire : le débarquement de juin 1944

lu sur :

www.lepoint.fr/societe/a-arromanches-un-des-derniers...   En cache

Le Point.fr - Publié le 27/12/2013 à 08:43 - Modifié le 27/12/2013 à 08:51

Le port artificiel construit par les alliés en quelques jours pour faciliter le débarquement de milliers d'hommes est attaqué par la mer.


Principal vestige du Débarquement, ce qui reste du port artificiel d'Arromanches-les-Bains (Calvados), construit en 1944 par les Britanniques, sombre au fil des tempêtes. À sept mois du 70e anniversaire du Jour J, mairie et région espèrent trouver à temps des fonds pour retarder sa disparition. "En gros, chaque année on perd un caisson", ces morceaux de digue artificielle en béton hauts comme un immeuble de six étages qui jalonnent l'horizon jusqu'à 2 km au large, résume Frédéric Sommier, directeur du musée du Débarquement. Il précise qu'il en reste "une vingtaine visibles à marée haute comme à marée basse", quasi tous fissurés, sur 115 à l'origine.

"À chaque tempête, on en voit un petit bout disparaître. Si on ne fait rien, dans 10 ans, il n'y a plus rien. De ces caissons encore monstrueux, on verra juste quelques traits à marée basse", s'alarme Patrick Jardin, le maire d'Arromanches. Les 115 caissons Phoenix acheminés d'Angleterre et mis bout à bout avec des navires coulés formaient une digue de 8 km, délimitant un port de 500 hectares, soit 1 000 terrains de football, dit Erick Leplanquais, guide du musée. Pas moins de 255 remorqueurs avaient été utilisés pour les transporter ainsi que les quais flottants à l'intérieur du port artificiel Mulberry que 45 000 hommes et femmes avaient fabriqués en Angleterre.

Ce dont les Allemands rêvaient, la mer le fait

Véritable exploit de logistique militaire, le port artificiel mis en place en quelques jours après le "D Day" permit aux alliés de débarquer quotidiennement des milliers d'homme et des milliers de tonnes de matériel en attendant de pouvoir utiliser le port de Cherbourg à partir de la mi-juillet 1944. Mais 70 ans après, la mer est en passe de réussir ce que les Allemands avaient tenté en vain : détruire le port artificiel construit pour durer 15 à 16 mois. Or, il est le seul vestige qui rappelle le Jour J lorsque l'on regarde la mer depuis les plages du Débarquement, où bien souvent il faut faire appel à l'imagination pour visualiser l'événement.

"Il faut les faire tenir encore 20, 30 ou 40 ans. Après, on aura sans doute d'autres technologies pour garder la mémoire de tout ça", pense le maire. L'idée serait a priori de "briser les vagues venues du large avant qu'elles ne touchent les Phoenix, en faisant une barrière d'enrochement", explique-t-il.l Des travaux qui se monteraient à plusieurs dizaines de millions d'euros, selon l'élu de cette commune de 600 habitants. Un somme bien supérieure aux 4,8 millions d'euros investis en 2010 à une trentaine de kilomètres de là, à la pointe du Hoc, par l'American Battle Monuments Commission (ABMC), organisme public américain qui gère le site. Là, l'objectif était de renforcer la falaise attaquée par la mer et retarder de 20 ou 30 ans la disparition d'un bunker et du monument érigés à la mémoire des 225 rangers qui escaladèrent la pointe dans des conditions épouvantables.

Des années avant de trouver un financement

À Arromanches, il faudra encore plusieurs années avant de trouver une solution technique puis les financements. Mais le maire qui, depuis son arrivée à la mairie en 1995, a eu longtemps l'impression que les différents ministères se renvoyaient la balle dans ce dossier, pense que la région est désormais "vraiment consciente" qu'il faut mobiliser collectivités, État et Europe et peut fédérer les bonnes volontés. Interrogé, le président du conseil régional de Basse-Normandie, Laurent Beauvais, parle d'un "vrai consensus". Le port d'Arromanches est l'une des raisons pour lesquelles la collectivité se bat pour que la France demande à l'ONU de classer les plages au patrimoine mondial de l'Unesco, dit-il.

Un souhait que la région exprime depuis 2006. Un dossier vient d'être remis mi-décembre au gouvernement afin que les plages soient inscrites sur la liste des sites français candidats à l'Unesco. Le président François Hollande avait dit en juin 2012 qu'il apportait "tout le soutien de l'État" à cette initiative. La région espère que sa candidature sera validée par le Comité des biens français du patrimoine mondial avant les commémorations du 70e anniversaire en juin.

26/12/2013

Pour une répartition plus juste des revenus issus des richesses minières

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/26/la-bataille...

LE MONDE | 26.12.2013 à 10h24 • Mis à jour le 26.12.2013 à 15h44 |Par Alain Faujas

Le 31 décembre, les conventions liant Areva et le Niger pour la fourniture d'uranium expireront. Leur renouvellement ne devrait pas être conclu à cette date, tant les discussions sont difficiles. Le Niger, qui fournit le tiers de l'approvisionnement en combustible des centrales EDF, tient la dragée haute au groupe nucléaire français et négocie un accord plus favorable que celui en vigueur depuis le début de 2008.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

partir du 12 janvier 2014, l'Indonésie limitera, elle, ses exportations de minerais bruts (nickel, étain). Djakarta veut développer son industrie de raffinage afin de créer de la richesse localement. 

Le Niger et l'Indonésie ne sont pas des cas isolés. Un peu partout dans le monde, les pays disposant d'un sous-sol riche en matières premières sont engagés dans une « bataille » face aux compagnies pétrolières et minières à qui ils réclament une meilleure part des revenus. La hausse des prix des hydrocarbures et des métaux industriels durant les années 2000 a conduit ces Etats à revoir à la hausse leurs exigences.

L'Argentine a nationalisé le pétrolier espagnol Repsol. Le Chili et le Pérou ont augmenté taxes et redevances sur l'extraction et l'exportation des minerais. La Guinée s'est portée acquéreur de 15 % de tous les projets miniers sur son sol, avec l'option d'en acheter 20 % supplémentaires. Cet appétit n'est pas le seul fait des pays en développement. L'Australie a rehaussé ses impôts miniers. La Pologne a créé une taxe sur les ressources naturelles. En ces temps de disette budgétaire et de croissance molle, les gouvernements cherchent à augmenter leurs recettes.

DEUX OBSTACLES POUR LES ETATS

Pour ce faire, les outils les plus simples sont de type fiscal, comme au Niger. Mais les impôts sur les bénéfices ne sont pas les plus efficaces, car les grands groupes nichent leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, à l'image de GlencoreXstrata pour le cuivre zambien.

En revanche, la taxation des minerais ou des hydrocarbures extraits, l'attribution à des sociétés nationales de la commercialisation d'une partie des volumes produits, le paiement de royalties, la concession à des sociétés publiques nationales de parts dans les sociétés exploitantes sont autant de techniques pour gonfler les recettes des Etats producteurs.

La remontée dans la chaîne de valeur constitue un autre levier. A l'image de l'Indonésie, un plus grand nombre de pays demande aux groupes miniers de transformer sur place les minerais extraits afin de faire participer les entreprises et la main-d'oeuvre locales à l'activité minière.

Ces efforts pour obtenir un meilleur partage du gâteau se heurtent à deux obstacles. Le premier est que les pays pauvres ne disposent pas des compétences pour négocier à égalité avec l'armada de techniciens et de juristes qu'emploient les mastodontes comme BHP Billiton ou Rio Tinto.

« SOUTIEN JURIDIQUE » 

Pour réduire ce handicap, la Banque africaine de développement a créé une « facilité africaine de soutien juridique », destinée à donner aux Etats pauvres les moyens de faire appel à des cabinets d'avocats spécialisés pour obtenir des accords plus équitables. La France a contribué pour 5 millions de dollars (3,7 millions d'euros) à ce dispositif.

Le deuxième obstacle est qu'il est difficile de savoir à partir de quel niveau de prélèvement et de contrainte les investisseurs fuient un pays trop gourmand. Le français Eramet refuserait de mener à bien le projet de l'île d'Halmahera dans le nickel, estimé à 5 milliards de dollars, si le gouvernement indonésien lui imposait une position de minoritaire à 49 %. Trop risqué.

Sans parler du risque politique d'une trop grande rigueur : le premier ministre australien, Kevin Rudd, avait été contraint à la démission, en 2010, à la suite d'un lobbying intense des compagnies minières menacées d'une surtaxe de 40 % sur leurs profits.

En cette fin 2013, le rapport de forces n'est pas en faveur des Etats. Depuis un an, les cours des métaux et hydrocarbures ont fortement baissé sous l'effet de la crise de la dette des pays industrialisés et du ralentissement de la croissance des émergents. Touchées par la baisse de leurs profits (– 58 % pour BHP Billiton, – 40 % pour Rio Tinto), les compagnies minières coupent dans leurs dépenses : BHP a gelé 20 milliards de dollars d'investissements en Australie. 

Seuls les pays jouissant d'un quasi-monopole sur certains minerais peuvent espérer un meilleur traitement. Les pays africains - notamment l'Afrique du Sud et la République démocratique du Congo - assurant 78 % du platine ou 60 % du cobalt extraits dans le monde obtiendront des concessions supplémentaires. A condition que la transparence des contrats empêche la corruption de perturber les négociations. A moyen terme, la situation devrait redevenir plus favorable pour les pays producteurs, car les experts attendent un rebond des cours mondiaux avec la reprise économique.

Lire aussi : Le Niger réclame à Areva « un jeu d'égal à égal » sur l'uranium

Le Niger réclame à Areva « un jeu d'égal à égal » sur l'uranium.pdf

extrait :

..." L'organisation non gouvernementale Oxfam France affirme que Niamey n'a perçu que 459 millions d'euros pour les 115 000 tonnes extraites depuis le début de l'extraction en 1971, soit 13 % de la valeur des exportations d'uranium estimée à 3,5 milliards. "...


25/12/2013

À quoi sert l'ONU ? En Syrie, pas de trêve de Noël

lu sur :

www.lemonde.fr/international/article/2013/12/24/...


LE MONDE | 24.12.2013 à 11h10 • Mis à jour le 24.12.2013 à 11h10 |Par Hélène Sallon

Dans le ciel d'Alep, les avions et les hélicoptères de l'armée syrienne se livrent, depuis le 15 décembre, à un ballet macabre, bombardant sans répit les quartiers et villages passés aux mains des rebelles.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Des images amateures diffusées sur Internet montrent l'ampleur de la désolation dans l'ancienne capitale économique de la Syrie. Des rues entières ont été réduites à un tapis de ruines. Des immeubles ont laissé place à d'énormes cratères, jonchés de décombres, d'où sont extraits un à un les corps des victimes.

Plus de 330 personnes, dont une centaine d'enfants, ont été tuées dans ces raids, selon un bilan provisoire établi lundi 23 décembre par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Pour la seule journée de lundi, au moins 30 personnes, dont 12 enfants et deux femmes, ont été tuées lors du largage de barils de TNT contre les quartiers rebelles de Marjé et Soukkari, dans le sud-est de la ville.

« MÉTHODES DE GUERRE»

Le recours systématique à des barils bourrés d'explosifs, de clous et d'autres éclats cause des pertes humaines et des dégâts matériels considérables. L'organisation Human Rights Watch dénonce des « méthodes de guerre qui ne font pas la distinction entre civils et combattants ». Mais le régime de Damas continue d'imputer l'ampleur du bilan humain au fait que les « terroristes » se cachent au sein de la population civile.

A moins d'un mois de la conférence de paix internationale de « Genève 2 », qui doit s'ouvrir le 22 janvier 2014 à Montreux, en Suisse, Bachar Al-Assad multiplie les offensives pour se présenter en position de force à la table des négociations. Après les succès engrangés dans la province de Damas, il espère porter un coup décisif aux rebelles, qui tiennent depuis l'été 2012 les secteurs est de la ville d'Alep et la plus grande partie de la campagne environnante.

Le régime a progressivement resserré son étau autour de la ville, reprenant des localités et des bases alentour. Il a su profiter des luttes intestines entre groupes rebelles, notamment les djihadistes de Jabhat Al-Nosra et de l'Armée islamique de l'Irak et du Levant, déjà en guerre larvée contre l'Armée syrienne libre.

IMPUISSANCE DES OCCIDENTAUX

Mais il ne semble pas avoir les moyens d'envisager une offensive terrestre d'envergure contre ces groupes, comme il a pu le faire à Damas avec l'appui du Hezbollah chiite libanais, a reconnu une source sécuritaire. Dans cette guerre d'usure, qui s'annonce longue, l'usage de barils de TNT est moins coûteux que les missiles que lui livre son allié russe.

Cette nouvelle escalade dans la répression pourrait rendre encore plus vains les efforts diplomatiques déployés depuis plusieurs mois par les Occidentaux pour trouver une issue politique au conflit. Alors que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ne cherche plus qu'à convaincre les Etats-Unis de convier l'Iran à Montreux pour finaliser la liste des invités, l'opposition syrienne a menacé lundi d'annuler sa venue si « les tentatives d'anéantir le peuple syrien se poursuivent ».

La veille, la Coalition nationale syrienne avait à nouveau réclamé, en vain, l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, exhortant les puissances occidentales à ne pas offrir à Assad « un permis de tuer » en échange du démantèlement de son arsenal chimique.

L'impuissance des Occidentaux à stopper la répression, qui a fait plus de 126 000 morts en trente-trois mois, affaiblit davantage la position de la Coalition, dont la légitimité est contestée sur le terrain. Samedi, Hassan Aboud, à la tête des 20 000 combattants islamistes d'Ahrar Al-Sham, a annoncé qu'il ne reconnaîtrait aucun accord conclu à Montreux.

Amiante : suite du dossier

lu sur : 

www.20minutes.fr/...enquetent-contamination-salaries-otis  

Trois juges d'instruction parisiens sont saisis depuis six mois d'une enquête sur l'exposition à l'amiante des salariés d'Otis, dont des dizaines ont contracté des maladies lors d'interventions de maintenance des ascenseurs. 

JOEL SAGET AFP

Mis à jour le 20.12.13 à 20h21
 

Trois juges d'instruction parisiens sont saisis depuis six mois d'une enquête sur l'exposition à l'amiante des salariés d'Otis, dont des dizaines ont contracté des maladies lors d'interventions de maintenance des ascenseurs.

Le parquet de Paris a ouvert le 31 mai une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires dans le cadre du travail et mise en danger de la vie d'autrui, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.

C'est en 2008 que les syndicats (CGT-CFDT-FO-CFTC-CFE-CGC) d'Otis avaient porté plainte contre X à Nanterre (Hauts-de-Seine), estimant que le groupe ne prenait pas les mesures suffisantes pour protéger ses salariés intervenant sur les ascenseurs.

La plainte a fait l'objet d'une enquête préliminaire menée à Nanterre, puis à Paris. Ce sont désormais les juges spécialisés du pôle santé publique qui sont saisis.

Les fibres d'amiante ont été très largement utilisées, notamment dans le bâtiment, du fait de leur exceptionnelle qualité de résistance à la chaleur et au feu, leur inertie chimique, leur résistance mécanique et leur imputrescibilité. Cette substance hautement cancérogène est interdite en France depuis 1997.

Dans les ascenseurs, l'amiante servait à l'isolation des portes palières et était utilisé dans les freins, certains éléments électriques, les machineries. Avec le risque pour les ouvriers, manipulant ces éléments lors d'interventions de maintenance, d'inhaler des poussières.

Parti à la retraite fin 2007, après plus de 30 ans chez Otis, Gérard Aymes, 65 ans, continue de suivre de près la problématique de l'amiante chez son ancien employeur et tente de recenser les victimes.

«Il est difficile de dresser un bilan, mais j'estime entre 200 et 220 le nombre de salariés ou d'anciens d'Otis qui ont développé des pathologies liées à l'amiante, dont certains sont décédés», a-t-il indiqué à l'AFP. Un bilan de toutes façons en évolution, puisque les maladies liées à l'amiante ne se déclarent que des dizaines d'années après l'exposition.

«Faute inexcusable»

Depuis 1997, la très grande majorité des composants contenant de l'amiante ont été remplacés dans les ascenseurs.

«Mais il arrive encore que l'on tombe sur de l'amiante dans de vieux appareils», a expliqué à l'AFP Frank Pfister, délégué syndical central CFDT d'Otis qui, comme M. Aymes, a été entendu comme témoin dans l'enquête préliminaire.

Récemment, la procédure de «Danger grave imminent» (DGI), qui permet de suspendre les travaux, a été activée sur deux sites, à Trouville (Calvados) et Orléans (Loiret), où de l'amiante avait été trouvée, selon M. Pfister.

Plusieurs tribunaux des affaires de la Sécurité sociale (Tass), saisis par des salariés d'Otis malades, ont reconnu ces dernières années la «faute inexcusable» de l'employeur, pointant l'absence de mesures adéquates de protection et la conscience que la société devait avoir du danger, selon Me Elisabeth Leroux, avocate de l'intersyndicale. D'autres employés tentent de faire reconnaître leur préjudice d'anxiété face au risque de contamination.

Les juges d'instruction doivent, eux, rechercher d'éventuelles responsabilités pénales.

Une enquête capitale pour la prévention, selon Me Leroux: «Il y a toujours des contaminations à l'amiante d'ouvriers dans les ascenseurs, parfois sans qu'ils le sachent et il faut que les chantiers de désamiantage soient menés dans les règles de l'art, même s'ils coûtent cher».

Contactée par l'AFP, la direction d'Otis n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'information judiciaire en cours.

De source syndicale, on concède que des efforts d'information ont été faits par l'entreprise ces dernières années, ce que reconnaissait d'ailleurs en janvier 2011 la cour d'appel de Versailles dans un jugement pourtant défavorable à Otis.

«C'est bien qu'ils forment aujourd'hui le personnel, mais ça vient 20 ou 25 ans trop tard car aujourd'hui, on a des copains qui meurent», déplore M. Aymes.

Une quarantaine d'enquêtes pénales ont été lancées depuis 1997 par le parquet de Paris sur l'amiante, substance qui pourrait provoquer 100.000 décès d'ici à 2025.

© 2013 AFP
---------
sur le même sujet lire :
 

- 23/05/2013 Le procès Eternit dans l'affaire de l'amiante Le procès Eternit dans...


- 19/05/2013 Amiante : pas de responsables, pas de coupables (suite) Amiante : pas de...

Amiante : le parquet général demande l'annulation de la mise en examen de Martine Aubry


- 01/03/2013 Le scandale de l'amiante Le scandale de l'amiante


- 20/01/2013 France et amiante : le lobbying plus fort que la justice ? France et amiante : le...


- 19/06/2012 Lobbying : l'appel d'Heidelberg, il y a 20 ans-Lobbying : l'appel...

..." Initiative spontanée de la communauté scientifique ? L'appel d'Heidelberg est en réalité le résultat d'une campagne habilement orchestrée par un cabinet de lobbying parisien lié de près aux industriels de l'amiante et du tabac..."

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : alerte !

lu sur :

 

 

fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0K106D20131222

 


France-L'Etat relance le dossier de Notre-Dame-des-Landes

dimanche 22 décembre 2013 11h34
 

* Publication des arrêtés de travaux préalables à la réalisation

* La Commission européenne a autorisé les aides publiques

* Le gouvernement ne confirme pas une mise en service en 2019

PARIS, 22 décembre (Reuters) - Une nouvelle étape pour l'aéroport controversé à Notre-Dame des Landes, près de Nantes, a été franchie ce week-end avec la publication d'arrêtés autorisant des travaux environnementaux préalables à la construction de la plate-forme aéroportuaire.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, n'a toutefois pas confirmé dimanche que l'aéroport du Grand Ouest entrerait en service en 2019 comme l'ont avancé des défenseurs du projet.

"Donner le calendrier précis, c'est un peu prématuré car les opposants à ce projet peuvent toujours porter des recours en justice", a-t-elle déclaré dimanche au Grand rendez-vous Europe1/Le Monde/i>Télé.

Les travaux préalables devaient à l'origine débuter à l'automne 2012 pour une inauguration de l'aéroport initialement prévue en 2017.

Najat Vallaud-Belkacem a néanmoins affirmé que le projet se ferait.

"Après une étape de dialogue qui a duré ces derniers mois et pendant laquelle l'utilité publique du projet a été confirmée, confortée, il est temps maintenant de passer aux travaux préalables à la réalisation du projet", a-t-elle dit.

Le projet, reconnu d'utilité publique en 2007 et voulu par l'ancien maire de Nantes, l'actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est bloqué depuis un an sous la pression d'opposants, qui le considèrent dangereux pour l'environnement.

Najat Vallaud-Belkacem a prévenu qu'à "partir du moment ou des décisions de justice sont rendues", les occupants du terrain seraient évacués.

En octobre 2012, une tentative d'évacuation du site, émaillée de violents affrontements, avait tourné court.

La préfecture de Loire-Atlantique a publié samedi quatre arrêtés visant à permettre la compensation de cette zone humide et à préserver l'eau et les espèces protégées.

Sous réserve de recours administratifs qui pourraient être suspensifs, ces opérations de préservation seront menées "au cours du premier semestre 2014", a précisé Najat Vallaud-Belkacem.


POLÉMIQUE SUR LE COÛT DE L'ÉQUIPEMENT

Ce nouveau pas vers le transfert de l'aéroport de Nantes Atlantique à quelques dizaines de kilomètres de la métropole intervient quelques semaines après le feu vert de la Commission européenne aux aides de 150 millions d'euros octroyées par l'Etat et les collectivités locales au projet.

Après l'interruption des travaux en novembre 2012 en raison de l'opposition sur le terrain, une "commission du dialogue" avait été mise en place par le gouvernement.

Ses recommandations pour étudier d'éventuelles alternatives ont fait l'objet durant six mois d'analyses contradictoires, a indiqué la préfecture.

"Ces six mois auront permis de confirmer l'utilité et la pertinence de transférer l'aéroport de Nantes-Atlantique pour le développement du grand Ouest et son attractivité au niveau européen", a estimé le préfet de la région Pays-de-Loire Christian de Lavernée.

Les associations hostiles à l'aéroport ont critiqué "une concertation qui n'a lieu que sur la forme" et "la faiblesse du dossier sur le plan environnemental", tout en mettant en avant "l'impossible confiance envers un Etat qui est juge et partie".

La concession de l'aéroport a été attribuée à Vinci en décembre 2010 et sa construction oppose les écologistes alliés aux socialistes au sein du gouvernement.

Ses partisans tablent sur l'augmentation du trafic mais les opposants estiment qu'il restera stable et pourrait même baisser, tout en dénonçant les conséquences sur l'environnement.

Ils estiment que la facture totale pourrait s'élever à trois milliards d'euros en tenant compte des infrastructures ferroviaires appelées à compléter le futur équipement aéroportuaire alors que Vinci et la chambre de commerce de Loire-Atlantique chiffrent le projet à 508 millions d'euros.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a chiffré en novembre à 825 millions d'euros le coût des modifications à apporter à l'aéroport de Nantes Atlantique pour faire face à l'augmentation du nombre d'utilisateurs. (Gérard Bon, avec Pierre-Henri Allain, édité par Danielle Rouquié)

--------

sur le même sujet :

L’Etat relance le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.pdf

24/12/2013

Grâce posthume pour l'un des pères de l'informatique

lu sur : 

Royaume-Uni : grâce posthume pour Alan Turingcondamné pour homosexualité .

Le Monde.fr avec AFP | 24.12.2013 à 02h21 • Mis à jour le 24.12.2013 à 04h56

Le mathématicien britannique Alan Turing, qui a joué un rôle décisif pour briser les codes nazis, s'est vu accorder la grâce royale, mardi 24 décembre, à titreposthume, plus de soixante ans après sa condamnation pour homosexualité.

Considéré comme « l'Einstein des mathématiques », ce pionnier de l'informatique est mort en 1954 à l'âge de 41 ans, empoisonné au cyanure, sans que la thèse généralement retenue du suicide n'ait jamais été formellement prouvée. Il avait été condamné deux ans plus tôt pour « outrage aux bonnes mœurs » et contraint à la castration chimique en raison de son homosexualité, illégale au Royaume-Uni jusqu'en 1967.

Durant sa courte existence, Alan Turing sera parvenu à poser les fondations de l'informatique moderne et à définir les critères de l'intelligence artificielle encore en vigueur aujourd'hui : le fameux « test de Turing » qui se fonde sur la faculté d'une machine à tenirune conversation.

Lire le portrait : "Sorry Alan !"

CASSEUR DU CODE ENIGMA

Pour le grand public, son plus haut fait d'armes est d'avoir réussi à « casser » les codes de la machine Enigma utilisés par les sous-marins allemands croisant dans l'Atlantique Nord pendant la seconde guerre mondiale. Certains historiens estiment que ce coup de génie a précipité la chute d'Hitler, qui autrement aurait pu tenir un ou deux ans de plus.

Lire : Alan Turing ou la difficile réhabilitation de la mémoire d'un pionnier de l'informatique

Alan Turing a été gracié mardi, cinquante-neuf ans après sa mort, par la reine Elizabeth II sur proposition du ministre de la justice Chris Grayling qui avait évoqué un « homme exceptionnel avec un esprit brillant ».

« Son génie a été mis en œuvre à Bletchley Park [principal site de décryptage britannique] pendant la seconde guerre mondiale où son apport a été décisif pour briser le code Enigma, contribuer à mettrefin à la guerre et sauver des milliers des vies »

« Sa vie a plus tard été assombrie par sa condamnation pour homosexualité, condamnation que nous considérerions aujourd'hui comme injuste et discriminatoire, et qui est désormais annulée »

Les campagnes s'étaient intensifiées ces dernières années au Royaume-Uni pour réhabiliterAlan Turing, un excentrique timide qui portait un masque à gaz pour éviter le rhume des foins lorsqu'il faisait du vélo. En 2009, le premier ministre de l'époque, Gordon Brown, lui avait présenté des excuses posthumes, reconnaissant qu'il avait été traité « horriblement ». En 2012, l'année du centenaire de la naissance de Turing à Londres, onze scientifiques britanniques, dont Stephen Hawking, avaient demandé l'annulation de la condamnation de celui qu'ils qualifiaient de « mathématicien le plus brillant de l'époque moderne ».

Lire aussi : La Grande-Bretagne fête les 100 ans de la naissance d'Alan Turing, génie de l'informatique

20/12/2013

La crise ? Quelle crise ?

Il faut faire la révolution et sortir du système économique actuel !

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/11/croissance...

 

Relance de la croissance _ les Français ne comptent plus sur l’Etat.pdf

extrait : ..

"La crise, quelle crise ? Pour les deux tiers des Français, les difficultés économiques actuelles ne relèvent pas d'une crise, même importante, mais d'une « mutation profonde et durable de la société ». C'est la première surprise du sondage réalisé par l'institut Ipsos pour Lire l'économie et Le Monde, à l'occasion de la 15e Journée du livre d'économie, qui se tiendra à Bercy jeudi 12 décembre et où sera remis le Prix du livre d'économie. Cette étude, réalisée auprès d'un échantillon de 1 004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dresse un état des lieux sans concession de la situation économique de la France"...