Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


24/04/2014

Le scandale Laguiole/Szajner

lu sur le Point :

Laguiole, à couteaux tirés

L'homme d'affaires qui a déposé le nom "Laguiole" en 1993 prive le village aveyronnais d'estampille. Les habitants ne décolèrent pas.

Par VICTORIA GAIRIN

Le Point.fr - Publié le 23/04/2014 à 06:07

"Les collectivités s'entraident quand il y a des catastrophes naturelles, fulmine Vincent Alazard, maire divers droite de Laguiole et conseiller général. Nous, nous sommes victimes d'une catastrophe surnaturelle." Les 1 300 habitants de la petite bourgade aveyronnaise peinent à contenir leur fureur et en appellent à la solidarité de l'ensemble des communes de France. Le 4 avril dernier, la cour d'appel de Paris a en effet confirmé un jugement rendu en 2012 qui lui interdit d'utiliser son appellation - qui fait la réputation mondiale du bourg depuis 1829 - pour 38 produits différents, dont des barbecues, de la vaisselle, du linge de table et de maison, même si ceux-ci sont fabriqués sur son territoire. La municipalité est, par ailleurs, condamnée à payer une amende de 100 000 euros - presque 10 % de son budget annuel - à un habile homme d'affaires qui a eu l'idée, en 1993, de déposer le nom de "Laguiole". Dans son arrêt, la cour d'appel estime qu'il résulte du code de la propriété intellectuelle que "peuvent constituer une marque de fabrique, de commerce ou de services, les noms patronymiques et géographiques". Elle estime aussi que la commune de Laguiole "ne démontre pas" que l'usage fait de son nom serait "de nature à porter atteinte aux intérêts publics ou à préjudicier à ses administrés".

 

Dans la capitale de la coutellerie, c'est l'incompréhension la plus totale. Comment, à l'heure des grands discours sur le "made in France", une petite commune peut-elle ainsi perdre le nom de son illustre savoir-faire au profit d'un industriel qui fait fabriquer ses couteaux en Chine ? Originaire de Niort et résidant actuellement dans le Val-de-Marne, Gilbert Szajner reconnaît avoir flairé la bonne affaire en déposant la marque "Laguiole" il y a de cela vingt ans. "Je connaissais les couteaux, mais pas le village", confie l'homme de 65 ans. Sous le célèbre nom, il décide de commercialiser non seulement des couteaux, mais tout un panel de produits dérivés - du briquet aux vêtements - le plus souvent importés d'Asie, à des revendeurs français et étrangers qui lui achètent des licences. À demi-mot, Szajner confie à l'Agence France-Presse empocher "5 à 10 % du chiffre d'affaires" de ces 22 entreprises. Parmi le millier de produits ainsi vendus, ses marchés phares - l'Allemagne, le Japon et les États-Unis - s'arrachent notamment casseroles et lunettes. L'homme d'affaires aurait aussi tenté Versailles et Saumur pour des parfums. Cette fois-ci, sans succès.

 

"Parasitage"

 

"C'est une vraie toile d'araignée ! s'indigne Vincent Alazard. Moi, je n'ai rien contre lui mais contre le droit qui lui permet de faire ça." Et c'est là que le bât blesse. Si la justice n'interdit pas d'utiliser l'appellation "Laguiole" dans le cadre de son activité de coutellerie puisqu'elle est devenue un terme générique, tout le reste fait l'objet d'une chasse systématique de la part du détenteur de la marque. Sollicités par le maire de la commune aveyronnaise, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et la secrétaire d'État à l'Artisanat Valérie Fourneyron reconnaissent que le dossier Laguiole est révélateur des lacunes quant à la protection juridique des savoir-faire français traditionnels et des produits qui en sont issus. "La loi consommation du 17 mars 2014 contient une disposition qui protège justement les entreprises employant un savoir-faire traditionnel pour fabriquer des produits présentant un lien fort avec une zone géographique déterminée", souligne le gouvernement dans un communiqué.

 

 

Malheureusement, la loi Hamon, puisqu'elle n'est pas rétroactive, ne s'appliquera pas au cas Laguiole. Un verdict qui ne plaît guère au maire : "Si un entrepreneur local souhaite fabriquer un plateau de fromages avec le nom de Laguiole, il se retrouve en contrefaçon d'un produit chinois", enrage-t-il. Thierry Moysset, patron de la forge de Laguiole, dénonce quant à lui un "parasitage". "C'est quant même fou que les Lagiuolais soient condamnés à payer pour un mec qui s'enrichit sur la notoriété de Laguiole et le travail de nos ancêtres ! Gilbert Szajner n'a généré de l'emploi qu'en Chine ou au Pakistan, tandis qu'avec nos 110 salariés nous sommes les plus gros employeur de la ville." Le chef Michel Bras, trois étoiles au Michelin, tout comme les habitants, peine à dissimuler son désarroi : "C'est un handicap pour tout le monde ici."

En 1997, la justice avait donné raison au village en condamnant Gilbert Szajner pour contrefaçon. Mais, deux ans plus tard, la cour d'appel avait infirmé cette décision au motif que le terme "Laguiole" était devenu "générique" pour désigner une certaine forme de couteaux. Le village entreprend alors une procédure plus globale, portant sur son nom. En 2012, en signe de mécontentement, les Laguiolais étaient même allés jusqu'à retirer le panneau annonçant l'entrée dans la ville. Désemparé, le maire compte aujourd'hui plus que jamais sur l'Association des maires de France (AMF) pour l'aider à régler les frais de justice et tenter de faire évoluer la loi. Et n'exclut pas, d'ici là, un pourvoi en cassation.

21/04/2014

Les français et leurs élus : sondage

lu sur :

www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/21/les-francais...

LE MONDE | 21.04.2014 à 10h43 • Mis à jour le 21.04.2014 à 16h36 |Par Gérard Courtois

Image 1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le diagnostic dressé par Viavoice – pour France Inter, Le Monde, LCP-Assemblée nationale, Terra Nova et La Revue civique – est, hélas ! sans surprise, tant il confirme de précédents sondages :

  • deux Français sur trois (64 %) estiment que la démocratie fonctionne mal en France actuellement.

Au-delà du constat, l'intérêt de cette enquête est d'explorer les remèdes capables d'améliorer le fonctionnement démocratique du pays. Les deux causes principales de la défiance sont connues : l'impuissance des gouvernants face à la crise économique et la déconnexion des élites par rapport aux préoccupations des citoyens. Et c'est bien dans ces deux directions que se concentrent les améliorations souhaitées : les Français réclament davantage d'efficacité de l'action publique et davantage de proximité des gouvernants et des élus. Beaucoup plus que des réformes institutionnelles.

L'efficacité, d'abord. Le contrôle, par les citoyens, de la pertinence et des résultats de l'action publique est plébiscité. Et il prend, dans leur esprit, des formes multiples. Ainsi, 86 % des personnes interrogées souhaitent que les dirigeants présentent davantage le bilan de leur action, et 85 % qu'ils en expliquent davantage le sens.

Lire aussi : Une société française défiante et repliée sur elle-même

GÉNÉRALISER LES PRIMAIRES CITOYENNES

De même, plus de quatre sur cinq (81 %) préconisent de « rendre systématique l'évaluation des politiques publiques deux ou trois ans après leur mise en œuvre ». Et un pourcentage similaire (82 %) estime que l'on devrait « permettre à une assemblée de citoyens de démettre des élus qui ne respectent pas leurs engagements », mesure radicale inspirée de la procédure américaine de recall permettant de destituer un gouverneur d'Etat, par exemple en Californie.

Autrement dit, la restauration du crédit des gouvernants passe par le respect des engagements et le contrôle de qualité de la politique qu'ils conduisent. Et par un rapport moins abstrait à la démocratie, davantage conçue comme une relation contractuelle entre des responsables publics prestataires de services et des citoyens-clients, y compris au moyen de référendums (pour les deux tiers des sondés).

La proximité, ensuite. Tous les moyens sont envisagés pour combler le fossé entre gouvernants et gouvernés. Cela suppose, en premier lieu, d'ouvrir les institutions et les partis politiques sur la société. La généralisation de « primaires ouvertes aux citoyens pour choisir les candidats aux élections » est préconisée par 63 % des personnes interrogées. De même, 64 % souhaitent que l'on introduise « davantage de proportionnelle dans les assemblées élues », afin de favoriser une représentation plus diversifiée et conforme à la réalité économique et sociale du pays.

STRICT NON-CUMUL DES MANDATS 

Quant aux partis politiques, dont on sait qu'ils ne suscitent désormais la confiance que d'une très maigre minorité de Français, ils sont jugés opaques et peu représentatifs :

  • 88 % des sondés veulent rendre « leur fonctionnement plus transparent »
  • 75 % qu'ils s'ouvrent davantage sur la société.
  • Deux sondés sur trois (66 %) sont favorables à l'émergence de « passeurs » entre la société et le monde politique.

Au plus près des habitants, sur le terrain, ces relais auraient pour vocation d'« expliquer la démocratie et d'inciter les citoyens à participer aux élections et à la vie démocratique ». Cruel constat pour les élus locaux !

Lire aussi : La défiance des Français envers la politique atteint un niveau record 

Quant aux dirigeants politiques eux-mêmes, les Français formulent trois  souhaits : 

  • Pour 77 %, qu'ils « échangent directement en face-à-face avec les électeurs » (réunions publiques, marchés, porte-à-porte) ou sur Internet (61 %). D'autre part, qu'ils soient renouvelés plus fréquemment.
  • 84 % des sondés sont favorables à ce qu'on « impose aux élus de ne détenir qu'un seul mandat à la fois », soit un strict non-cumul de mandats.
  • 75 % recommandent qu'ils ne « puissent détenir que deux mandats successifs d'une même fonction ».

En revanche, les Français n'attendent pas grand-chose de réformes strictement institutionnelles. S'ils sont 69 % à souhaiter que les collectivités territoriales voient leurs pouvoirs renforcés, seule une minorité (43 %) préconise un renforcement des pouvoirs du Parlement et une petite minorité la suppression de la fonction de premier ministre (24 %), une plus petite encore la fonction de président de la République (20 %).

Comme le note François Miquet-Marty, président de Viavoice, les Français ne souhaitent pas « changer de République », mais « assurer une meilleure souveraineté et une meilleure représentation du peuple ». Bref, de réconcilier démocratie « légale » et démocratie « réelle ». Vaste programme. 

-----------------

lire aussiLa moitié des Français croient aux théories du complot

www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/03/la-moitie-des...

 

  

lire aussi sur ce blog la note du 13/2/14

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

lienL'insurrection est, pour le...

19/04/2014

Grossesse, médicaments, autisme

lu sur le Point :

Autisme : les antidépresseurs durant la grossesse de nouveau pointés du doigt

Lorsque les femmes enceintes prennent des antidépresseurs, les risques de troubles autistiques pour leur enfant seraient multipliés par trois, selon une nouvelle étude.

Le Point.fr - Publié le 18/04/2014 à 07:25

Par 

En France, un enfant sur cent naîtrait avec un trouble du spectre autistique. Aux États-Unis, ce serait désormais un enfant sur 68 qui serait concerné, d'après une récente étude soulignant une augmentation des cas de 30 % en deux ans. Alors que la prévalence de cette maladie augmente à un rythme inquiétant dans tous les pays occidentaux, les recherches se multiplient pour mieux la cerner et en comprendre les causes. Ainsi, le déclenchement ou la simulation des contractions pour accélérer l'accouchement ont été évoqués. De même, des liens avec les antécédents des parents comme l'âge du père, le diabète ou l'obésité de la mère ont été établis.

Dernièrement, plusieurs études mettent plus spécifiquement en évidence la période sensible de la grossesse, notamment lors des premiers mois, stade de développement précoce du cerveau. Il y a quelques semaines, le New England Journal of Medicine publiait effectivement une étude montrant que l'autisme serait lié à un développement prénatal anormal du cortex cérébral. D'autres explorations ont pu montrer que les carences durant la grossesse - Vitamine D, B9, notamment - ou l'exposition aux polluants semblent être des facteurs aggravants. Ainsi, une pollution atmosphérique aux particules de diesel peut doubler les risques de troubles autistiques chez l'enfant. De même avec des polluants comme le plomb ou le mercure dans des proportions toutefois moindres. 

Troisième trimestre

S'il est difficile de se prémunir contre certains polluants subis comme l'air ambiant que l'on respire, d'autres toxiques pourraient sans doute être évités ou du moins réduits. Une nouvelle étude américaine menée par l'université de California-Davis souligne une nouvelle fois les risques de certains antidépresseurs prescrits pour traiter la dépression durant la grossesse : les inhibiteurs de recapture de la sérotonine (Prozac, Deroxat, Paxil, Zoloft, Seroplex...). Près de 1 000 mères d'enfants âgés de 2 à 5 ans ont été interrogées sur l'utilisation de cette classe de médicaments quand elles étaient enceintes. L'équipe a constaté trois fois plus de cas d'autisme chez les garçons lorsque la mère avait suivi un traitement d'antidépresseurs. Le risque serait majoré lorsque l'exposition a lieu durant le premier trimestre de la grossesse. Les retards de développement semblent, quant à eux, plus directement corrélés à une exposition durant le troisième trimestre in utero. 

Ce n'est pas la première fois que la prise d'antidépresseurs durant la grossesse est pointée du doigt. Déjà en 2011, la revue Prescrire avait alerté sur les risques encourus pour les bébés des mamans sous traitement : doublement des cas d'autisme, troubles psychomoteurs ou encore syndrome de sevrage (agitation, troubles du sommeil). Une autre étude, danoise cette fois-ci, n'avait, quant à elle, pas trouvé de liens formels entre la prise des antidépresseurs durant la grossesse et les cas d'autisme mais avait, en revanche, repéré une augmentation de 46 % des troubles autistiques lorsque la mère avait pris des antidépresseurs avant la grossesse. Enfin en 2012, des chercheurs ont établi que même la faible présence d'antidépresseurs dans l'eau du robinet déclenchait chez les poissons l'expression de gènes directement associés à l'autisme.

Avant d'en arriver à un consensus scientifique, il faudra sans doute encore de nombreuses autres recherches. Cependant, par prudence, les femmes souffrant de dépression légère auraient intérêt à rechercher des traitements alternatifs plus doux comme la sophrologie, la relaxation ou la méditation durant la grossesse. Pour les cas de dépression sévère, il reste difficile de mesurer l'équilibre entre le bénéfice et le risque d'une prise d'antidépresseurs et c'est à chaque fois une question d'appréciation de la future maman et du médecin qui la suit.

18/04/2014

De la folie des grandeurs : Les politiciens professionnels qui nous dirigent ...

... sont à côté de leurs pompes ! 

À lire sur MEDIAPART ! ( un article comme celui là de temps en temps justifie amplement mon abonnement )

Si vous n'êtes pas abonné, je vous offre l'article.  Il suffit de me contacter.

 

A LA UNE
Elysée: les folies du conseiller de François Hollande
PAR MICHAËL HAJDENBERG

A-t-il l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator ? Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler. A-t-il la réputation d’être solidement ancré à gauche ? Il se comporte comme un « petit marquis » au Palais où il abuse des privilèges de la République. Est-il connu pour sa plume aiguisée ? Il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres. Aquilino Morelle, conseiller politique du président et nouvel homme fort de l'Élysée, a beaucoup menti. 

petit extrait :

... " En avril 2013, alors que se solde l'affaire Cahuzac et qu'apparaissent au grand jour ses relations avec l'industrie pharmaceutique, une succession d’incidents au Palais semblent sonner son heure. Il est mis en retrait pendant plusieurs mois, ne participe plus aux déplacements à l’étranger ni à certaines réunions décisives. Mais François Hollande ne prend pas la décision de s’en débarrasser.

© Reuters

Et c’est même l’inverse qui se produit, à l’automne 2013, après plusieurs ratés dans la communication présidentielle. Il revient particulièrement en grâce au moment de l’affaire Julie Gayet. Puis il est carrément promu. Artisan du rapprochement Montebourg/Valls, il n’a de cesse de militer pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault. Ce qui advient le 31 mars 2014. Quinze jours plus tard, plus que jamais, il est parvenu à se placer au centre du dispositif et règne en maître à l’Élysée. "...

--------------

lire aussi sur le Point :

Nous avons retrouvé le cireur de pompes d'Aquilino Morelle !

L'un des conseillers les plus écoutés de Hollande, venu de l'aile gauche du PS, s'est attaché les services d'un cireur de chaussures ! On croit rêver !

17/04/2014

Bientôt les européennes : "L'Europe, l'Europe, l'Europe !" ... mais pour quoi faire ? (pour faire quoi ?)

C'était le 14 décembre 1965, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Le général de Gaulle, interrogé par Michel Droit, résume ses réserves européennes en une petite phrase passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

" Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc.Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes. "

www.ina.fr/video/I00012536   En cache

... "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe !l'Europe ! l'Europe "...

 Lien :

Citations passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

extraits :

... On le voit de Gaulle n'envisage qu'une Confédération d'Etats et fait précéder toute élection au suffrage universel (il ne précise pas si c'est suffrage direct ou indirect) d'une Assemblée, d'un référendum « organisé simultanément dans tous les pays intéressés »De plus, De Gaulle envisage alors deux Assemblées dont l'une « représenterait les réalités régionales, économiques, intellectuelles, morales, des états participants »...

... « L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ».

---------------------

sur le même sujet , voir aussi la note du 20/5/2013 sur un autre blog :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

-----------------------------------------------------

lire aussi "Manière de voir" du Monde diplomatique :

16 mai 2013
EN KIOSQUES et sur notre boutique en ligne
 
« Manière de voir » n°129 / Juin - juillet 2013 

Europe, droit d'inventaire

Numéro coordonné par Anne-Cécile Robert

La crise ? Quelle crise ? Les primes de cabinet du gouvernement Ayrault

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/13/01016...

INFO LE FIGARO - 449 membres des équipes ministérielles se sont réparti 12 millions d'euros  ...

Les généreuses primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013.pdf

extrait :

(brut par an et par personne ...)

Image 1.png

15/04/2014

Vaccin contre le Papillomavirus : utile pour l'industrie, dangereux pour la Société

lu sur :

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

-----------------------

mon commentaire :

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 Or il y a plusieurs dizaines de papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles.

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées  quant à l'absence de danger des rapports non protégés ... alors qu'elles ne le sont que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

-----------------

(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas desvaccins 

Vache folle, farines animales, prions : pas de responsables, pas de coupables

les surlignages sont de moi

lu sur :

fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0D009Y20140414 

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l'affaire de la vache folle après dix-sept ans d'enquête sur l'un des plus grands scandales sanitaires du XXe siècle qui a fait 200 morts dont 27 en France, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

"Les différentes infractions reprochées aux trois personnes mises en examen sont insuffisamment caractérisées", a dit cette source, confirmant une information du Parisien-Aujourd'hui en France.

L'examen des dossiers n'a "pas permis d'établir de façon certaine que la nourriture distribuée aux bovins contenait des protéines animales", a-t-elle ajouté.

Si les juges d'instruction suivent l'avis du parquet, les trois responsables d'usines d'aliments pour bovins poursuivis pour "tromperie et falsification de denrée" pourraient donc être blanchis. La quatrième personne qui avait été mise en examen dans le dossier est décédée depuis, a précisé la source judiciaire.

En juin 1996, l'association de défense des consommateurs l'UFC-Que Choisir avait porté plainte contre les industriels français ayant importé des farines animales.

L'utilisation de ces farines dans la nourriture pour animaux avait été mise en cause lors de l'apparition en Europe de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la "maladie de la vache folle", entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Après la découverte en 1996 d'une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) chez les humains en Angleterre, probablement provoquée par l'ingestion de produits bovins atteints par l'ESB, les farines animales ont été interdites en Europe pour les ruminants en 1997, puis pour tous les animaux de consommation en 2001.

Les protéines animales transformées (PAT) ont de nouveau été autorisées en juin 2013 pour les poissons d'élevage et autres animaux de l'aquaculture sur décision de la Commission européenne qui a estimé que le "risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants" était négligeable.

Ces PAT proviennent d'animaux vivants et sains au moment de l'abattage et non plus de carcasses d'animaux morts ou potentiellement malades comme ce fut le cas lors de l'épidémie de la vache folle, selon la Commission européenne.

(Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

 

© Thomson Reuters 2014 Tous droits réservés.

11/04/2014

Afrique : toute la misère du monde ...

(voir aussi la note du 30/3/2012 sur ce blogObiang, UNESCO, et biens...

et aussiL’Afrique grandeur nature _ la carte qui bouscule les idées reçues - Le nouvel Observateur.pdf 

rue89.nouvelobs.com/2013/12/21/lafrique-grandeur-nature...)

-------------------------

à lire sur MEDIAPART :

Biens mal acquis : l’art de la corruption du vice-président de la Guinée-Equatoriale

 |  PAR FABRICE ARFI

L’actuel vice-président de la Guinée-Équatoriale, Teodorin Obiang, a acquis pour près de 104 millions de dollars d’œuvres d’art de la fin du XIXe siècle grâce au pillage des richesses de son pays, selon plusieurs documents obtenus par Mediapart. Plus de 60 % de son peuple vit avec moins d'un dollar par jour.

extraits :

..." Deux anciens ambassadeurs de France en Guinée-Équatoriale, Guy Serieys et Henri Deniaud, ont ainsi indiqué aux juges que l’exploitation et la commercialisation du bois guinéen, l’une des principales richesses nationales avec les hydrocarbures, étaient un monopole que Teodorin Obiang s’était arrogé,via la Somagui, quand il était ministre de l’agriculture." ...

..." « Sur le plan du droit, tout ce qu’a fait mon client est tout à fait légal en Guinée. Il n’y a donc pas d’infraction d’origine. En France, ce serait peut-être différent, mais c’est comme cela », commente pour sa part Me Marsigny."...

François Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée. © ReutersFrançois Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée.

01/04/2014

Municipales 2014 : tous les résultats

www.lemonde.fr/municipales

 aller sur :

Les méthodes de torture de la CIA révélées

lu sur :

Tortures : la CIA a caché ses méthodes à l'Amérique

Le Monde.fr avec AFP | 01.04.2014 à 05h41 • Mis à jour le 01.04.2014 à 07h38

La CIA a délibérément induit l'administration et la population américaines en erreur au sujet des méthodes d'interrogatoire musclées en vigueur sous le président George W. Bush, estime un rapport du Sénat dont des responsables se sont faits l'écho auprès du Washington Post.

Dans ce document de 6 300 pages rédigé par la commission du renseignement du Sénat, la CIA est accusée d'avoir dissimulé certains détails sur la brutalité de certaines procédures, assimilées à de la torture. Elle aurait aussi exagéré l'importance des complots et des prisonniers détenus dans ses prisons secrètes. L'agence aurait également caché que certains renseignements déterminants avaient été en fait lâchés par les détenus... avant qu'ils ne soient soumis aux techniques brutales des agents américains, explique leWashington Post.

Les renseignements les plus précieux sur Al-Qaida« dont ceux qui ont mené à l'opération contre Oussama Ben Laden en 2011 », n'ont pas été obtenus grâce aux méthodes de la CIA, pointe encore le Washington Post.

Ce rapport est encore confidentiel et le journal dit avoir pu divulguer ces détails grâce aux indiscrétions de responsables qui y ont eu accès. Dean Boyd, un porte-parole de la CIA, n'a pas souhaité commenter ces informations. « Nous n'avons pas encore obtenu la version finale » du texte, a-t-il dit.

OBAMA S'ENGAGE À LA DÉCLASSIFICATION

Le document a été bâti autour de « récits détaillés de dizaines de personnes détenues par la CIA » entre 2002 et 2006, explique encore le Washington Post. A l'époque, l'agence était aux avant-postes de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par M. Bush et utilisait ces techniques assimilées à de la torture par de nombreux défenseurs des droits de l'homme. Ces méthodes comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade. Le président Barack Obama y a mis fin en 2009.

La présidente de la commission du renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, a indiqué la semaine dernière que ses membres comptaient voter jeudi pour demander formellement la déclassification de 400 des 6 300 pages du rapport. Barack Obama a apporté son soutien à cette démarche« Je m'engage totalement à déclassifier ce rapport dès qu'il est terminé », a-t-il dit le 12 mars.

Ces procédures se déroulent alors que la CIA est en guerre ouverte contre le Sénat. L'agence d'espionnage est accusée d'avoir entravé le travail des assistants parlementaires qui ont travaillé pendant plus de trois ans à la rédaction de ce rapport, notamment en supprimant des documents de leurs serveurs.

Lire le compte rendu de notre correspondante aux Etats-Unis : Menacée par un rapport sur la torture, la CIA soupçonnée de piratage du Sénat américain

27/03/2014

Les listes des municipales par commune

ma page municipale

Découvrez les candidatures du second tour dans votre commune

 


Vous avez été nombreux à suivre la soirée des résultats sur Libération.fr dimanche dernier : merci pour votre confiance. 

Libération continue de vous accompagner dans la campagne des municipales : retrouvez dès maintenant les listes actualisées du second tour pour votre commune, et préparez ainsi votre vote de dimanche prochain.

20/03/2014

Êtes-vous pour le traité de libre échange transatlantique ? (ou pour sortir de l'Europe du libre échange ?)

voir aussi la note :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

Image 1.png

Image 2.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

Image 3.png

19/03/2014

Histoire et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

 

communiqué :

Séminaire de recherche Fichet-Heynlin
Séance n°4 : 
26 mars 2013 (16h30-18h30)

Histoire et transformations numériques
dans l'enseignement supérieur et la recherche


Inscription gratuite mais obligatoire : en salle / à distance



Questions et débat avec :

Deux questions préliminaires aux deux invités pour ouvrir le débat :

Quelles sont à votre avis, en histoire, les transformations les plus importantes, liées au numérique, modifiant le processus (données, traitements, éditions, pédagogies, valorisations) allant de la recherche à ses diffusions pédagogiques et publiques ?

Quelles sont, à votre avis, les spécificité des disciplines historiques (vis à vis d'autres disciplines que vous connaîtriez dans le domaine des arts, lettres et            sciences humaines), dans le rapport aux transformations numériques des pratiques de recherche et d'enseignement ?

 Pour leur poser vos questions et suivre le séminaire à distance (AdobeConnect):

Inscription préalable obligatoire http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

Écritoire collectif pour poser vos questions http://lite2.framapad.org/p/semFH4

Connexion : https://universiteparis.adobeconnect.com/semnumesr/

Lieu : Paris 1 / Centre PMF, 90, rue de Tolbiac 75013 Paris, Métro Olympiades, 8ème étage salle A 802

Séminaire de recherche FICHET-HEYNLIN (2013-2014)

Quels sont les effets des changements numériques sur les métiers et l'organisation 
universitaire ?
 Que sait-on des usages du numérique par les étudiants et enseignants selon les 

établissements et les pays ?

Resp.: Sophie Poirot-Delpech, Jérôme Valluy, Julien Vincent

Un séminaire public organisé par le réseau scientifique Numer-Univ avec le soutien du Service Usages numériques de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


En 1470, vingt ans après les premières impressions de Gutenberg, la Sorbonne, sous l'impulsion de Guillaume Fichet et Johann Heynlin, ouvre un atelier d'imprimerie pour mettre à disposition des étudiants et professeurs des ouvrages remplaçant les manuscrits rares et défectueux des copistes. En 2006 est créé à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), comme dans d'autres établissements, un service des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) qui met à disposition des étudiants et professeurs les outils numériques, pédagogiques et éditoriaux, caractéristiques des évolutions universitaires à l'ère de l'Internet. L'objet du séminaire FICHET-HEYNLIN est d'étudier les multiples aspects que cette révolution numérique produit dans l'activité et le fonctionnement des universités en favorisant la diversité des regards disciplinaires (sur le domaine des arts, lettres, droit, sciences humaines et sociales), le pluralisme intellectuel des points de vue (eco-managérial, technophile, pédagogique, professionnel, social, technophobe...) et les regards critiques favorables à une construction prudente et raisonnée des avancées dans ce domaine, à distance des enthousiasmes technophiles dominants de l'époque mais aussi des réactions technophobes. Une attention particulière sera prêtée aux travaux déjà nombreux sur les usages du numérique dans les établissements universitaires ainsi que sur les enjeux internationaux des relations inter-universitaires.

------------------------------------------
Séance n°1 (8 octobre 2013) :
Séance inaugurale : Problématique, organisation et programmation du séminaire

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1294.html

------------------------------------------
Séance n°2 (13 novembre 2013) :
Transformations du métier "recherche & enseignement" à l'ère numérique

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1298.html

------------------------------------------
Séance n°3 (18 décembre 2013) :
Littérature et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1303.html


------------------------------------------
Séance n°4 (26 mars 2014) :
Histoire 
et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Inscriptions : http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

------------------------------------------
Contacts :

Numeruniv : http://www.reseau-terra.eu/article1266.html

<mime-attachment.gif> Sophie Poirot-Delpeche Sophie.Poirot-Delpech@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Jérôme Valluy jerôme.valluy@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Julien Vincent Julien.Vincent@univ-paris1.fr

09/03/2014

Le père des Shadocks n'est plus

lu sur :

Mort de René Borg, le père des « Shadocks »

Le Monde.fr | 08.03.2014 à 20h36 • Mis à jour le 09.03.2014 à 10h06

René Borg, le réalisateur de la première série d'épisodes des « Shadoks », est décédé le jeudi 6 mars à l'âge de 80 ans des suites d'une longue maladie.

Il avait commencé sa carrière dans l'animation à la fin des années 1950, chez Tiadécinéma, avant d'intégrer au début des années 1960 le service de recherche de l'ORTF, travaillant sur l'animographe, une machine permettant d'accélérer la production des dessins animés, qui sera utilisée pour réaliser la première série des « Shadoks ».

 

 

» Voir également les deux premiers épisodes de la série, mis en ligne par AAA Production :

 

 

Parmi les personnages qu'on lui doit figurent Oum le dauphin blanc, créé avec Yves Campi à Tokyo, les « Watoo Watoo », mais également Nono le petit robot dans la série « Ulysse 31 ». Il assura également la direction artistique de « Il était une fois… l'Homme » et « Il était une fois... l'Espace ».

Fondateur de l'Institut de formation européen de dessin animé (IFEDA), il est considéré comme un mentor par de nombreuses personnalités de l'animation : Moloch, Peter Scheede, Daniel Sebban, Michel Boulet, Jean-Yves Raimbaud, Bruno Bianchi et Thomas Bouveret, qui lui a rendu hommage sur Twitter.

------------

note :

Dans les Shadoks, la voix est celle de  Claude Piéplu

08/03/2014

Municipales et parité homme-femme : encore des progrès à faire

les surlignages sont de moi

lu sur :

Parité hommes-femmes : les municipales vont-elles changer la donne.

 

L'indépendant.fr‎ - il y a 12 heures

 

Le 08 mars à 06h00 par Sophie Babey

Qu'est-ce qui fait de ce 8 mars 2014 une journée de la femme pas comme les autres ? Une fois n'est pas coutume, au lieu de regarder dans le rétroviseur, tournons-nous vers l'avenir. Avant de voir une lady à la Maison Blanche s'occuper d'autre chose que du potager ou du régime alimentaire des enfants, s'approche à grands pas ce jour historique, qui verra l'entrée d'une femme à l'Hôtel de Ville parisien. Selon toute vraisemblance, le 30 mars prochain, Anne Hidalgo ou Nathalie Kosciusco-Morizet -l'une des deux- devrait devenir la première femme à accéder à la fonction de premier magistrat de Paris. Et à entrer ainsi dans le cercle très fermé des femmes maires de capitales (au côté de Varsovie, Madrid, Sofia, Kiev, Yokohama, Montevideo ou Santiago du Chili). 

Au-delà de ce symbole fort, 16 000 autres représentantes du sexe dit "faible" seront élues conseillères municipales en France à l'issue de ces prochaines élections. Et ce, grâce au miracle de la loi surnommée "chabadabada" (merci Lelouch pour ce joli nom). Promulgué juste avant les municipales de 2001, ce texte, qui impose l'alternance homme-femme aux scrutins de liste, s'applique désormais à toutes les communes de 1 000 habitants et plus. Jusque-là, le seuil était de 3 500 habitants. C'est LA grande nouveauté de cette élection municipale 2014, qui va donc, mathématiquement, propulser 16 000 nouvelles femmes dans le grand bain tant convoité par les hommes de la gestion des municipalités. 

90 femmes maires dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales

Dans nos deux départements, elles sont 90 (sur 664 communes) à occuper la fonction de maire.

Sur notre carte, ci-dessous, découvrez en rose les villes où les maires sont des femmes et en bleu, les villes où ce sont des hommes qui sont maires. Un coup d'oeil suffit à voire quel sexe mène majoritairement les conseils municipaux...

  • Quelques prés carrés préservés

Ces nouvelles dispositions vont également s'appliquer à la désignation des conseillers communautaires et des adjoints. Par le biais de leur association (AMF), les maires de France -des hommes dans 86 % des cas !-, sont tout de même parvenus à préserver quelques prés carrés en excluant trois cas du champ de cette loi. 

  1. Rien n'impose une différence de sexe entre le maire et son premier adjoint.
  2. Pas de parité obligatoire chez les vice-présidents des agglos.
  3. Pas d'alternance stricte dans la liste de présentation des candidats aux fonctions d'adjoints.  

Et c'est là qu'on touche au coeur de la problématique : comment obtenir, après une parité quantitative, une égalité "qualitative" ? On l'a vu, alors que nous célébrons en 2014 les 70 ans du droit de vote féminin, d'énormes progrès ont été réalisés dans la course à l'égalité des sexes dans la vie publique... Pour autant, on est encore très loin d'un réel partage des pouvoirs. 15 ans après la révision de la Constitution disposant que "la loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", on constate que les progrès se cantonnent aux domaines où la loi est contraignante. Ainsi, 48,5 % des conseillers municipaux des grandes villes  et 48 %, des conseillers régionaux sont des femmes. Bravo !

  • Sortir de l'organisation des fêtes de village

Mais dès que le législateur baisse sa garde, et se contente d'un texte simplement "incitatif", ou non contraignant, les vieux réflexes machistes reprennent le dessus. Ainsi, on compte seulement 22 % de femmes au Sénat et à peine 26 % de députées (*). Au final, les quelque 14 % de femmes premiers édiles le sont en priorité dans les petites communes. Aujourd'hui, rien ne garantit leur entrée en masse dans les conseils d'agglos, qui pèsent pourtant de plus en plus dans la gestion des collectivités territoriales, que ce soit en terme de compétences ou en masse budgétaire. 

Déjà, dans les mairies, quand il s'agit de distribuer les postes d'adjoint ou délégations, les plus convoités reviennent rarement aux femmes. Elles accéderont plus facilement aux affaires sociales ou au tourisme qu'aux finances, poste clé par excellence. En conclusion, pour sortir de l'organisation des fêtes de village, les femmes ont encore du chemin à parcourir. Mais dès le 30 mars prochain, elles seront 16 000 de plus à faire entendre leurs voix dans les conseils municipaux. Se feront-elles entendre jusque dans les agglos ? Réponse dans quelques semaines.  

(*) Sources INSEE et ministère de l'Intérieur. 

Carte réalisée par Stéphane Sicard/lindependant.fr

07/03/2014

Fin de trêve hivernale et coupures pour impayé

lu sur le site du Monde :

Coupure pour impayé : quels délais, quels recours ?

Le Monde.fr | 06.03.2014 à 10h58 • Mis à jour le 06.03.2014 à 11h00 |Par Lucie Soullier

La fin de la trêve hivernale approche. Cette année, pour le premier hiver depuis l'adoption de la loi Brottes en avril 2013, les coupures énergétiques ont été interrompues en même temps que les expulsions locatives, le 1er novembre. Le 16 mars, les deux reprendront de concert.

Lire le portrait de Marc Fazion : L'homme qui refusait de couper l’eau aux démunis

Selon une étude de 60 millions de consommateurs publiée en octobre 2013, un tiers des Français peinent à payer leurs factures d'eau, de gaz, de chauffage et d'électricité. Avec, au bout, la crainte d'être coupé. En 2012, selon les derniers chiffres disponibles du médiateur national de l'énergie, près de 580 000 foyers ont ainsi été privés d'électricité ou de gaz pour impayés. Mais avant la coupure, certains délais doivent être respectés par le fournisseur, et des recours sont possibles, notamment pour les plus démunis.

LES DÉLAIS

Toute facture d'eau, de gaz, de chaleur ou d'électricité doit être payée dans les quatorze jours suivant son émission ou la date limite de paiement. Si ce n'est pas le cas, le fournisseur (EDF, GDF, Veolia, etc.) envoie un premier courrier donnant un nouveau délai de quinze jours pour régler la facture, sans quoi le consommateur risque de voir l'eau, le gaz ou la chaleur coupés et l'électricité réduite ou suspendue.

Pour les personnes en situation précaire, ce premier délai est allongé de quinze à trente jours. Une prolongation qui concerne les bénéficiaires d'un tarif social (tarif de première nécessité pour l'électricité ou tarif spécial de solidarité pour le gaz naturel), d'une aide d'un fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour régler une facture auprès du même fournisseur ou ceux dont la situation relève d'une convention entre le département et les fournisseurs d'énergie ou d'eau.

Au terme de ces quinze à trente jours selon la situation plus ou moins précaire du consommateur (soit trente à quarante-cinq jours après la date d'émission de la facture), le fournisseur peut procéder à la réduction de capacité électrique ou à la coupure, s'il en a informé le client vingt jours à l'avance dans un second courrier. Il se doit alors de lui indiquer qu'il peut saisir les services sociaux (dont il peut obtenir les coordonnées auprès de lui, du département ou de sa commune), notamment pour obtenir une aide auprès du fonds de solidarité pour le logement.

Le dépôt d'un dossier auprès du FSL bloque le dossier « impayés », et donc la coupure. Néanmoins, si aucune décision d'aide n'est prise dans les deux mois, le fournisseur peut procéder à la coupure ou à la réduction, si, là aussi, il en a informé son client au minimum vingt jours à l'avance.

LE TARIF SOCIAL DE L'EAU

Mercredi 5 mars, le gouvernement a annoncé le lancement de l'expérimentation pour un tarif social de l'eau. Le dispositif prévu par la loi Brottes d'avril 2013 permet aux collectivités locales d'instaurer pendant cinq ans des aides sociales au paiement de la facture d'eau ainsi qu'une tarification progressive selon les revenus ou le nombre de personnes composant le foyer.

Les collectivités volontaires ont jusqu'à la fin de l'année pour se faire connaître auprès du préfet de leur département.

LA TRÊVE HIVERNALE

Consacrant un « droit minimum à l'énergie », selon Jean Gaubert, médiateur national de l'énergie, la loi Brottes a instauré une trêve hivernale énergétique semblable à celle des expulsions locatives. Du 1er novembre au 15 mars sont donc interdites les coupures d'eau, d'électricité, de chaleur et de gaz. Pour l'électricité néanmoins, une réduction de puissance est possible, à l'exception des bénéficiaires du tarif de première nécessité.

Lucie Soullier 
Journaliste au Monde 

---------------

sur le même sujet :

Licencié pour avoir refusé de couper l'eau, un salarié de Veolia va ...

Libération‎ - 
Un salarié de Veolia a contesté jeudi devant le conseil de prud'hommes d'Avignon (Vaucluse) son licenciement en avril 2013 pour avoir refusé .

Licencié pour avoir refusé de couper l'eau, un salarié de Veolia va en justice - Libération.pdf

04/03/2014

Le danger vient de l'Est (Au secours !)

lu sur Le Temps (Suisse) :

 

Après 30 000 ans dans le sol gelé de Sibérie, «Pithovirus» s’est avéré capable d’infecter son hôte de prédilection, l’amibe. Doit-on craindre que des microbes dangereux pour les humains reviennent à la vie?

BIOLOGIE Mardi 04 mars 2014

Pascaline Minet

La famille des virus géants s’agrandit encore: après Mimivirus et Pandoravirus découverts ces dernières années, Pithovirus sibericum a été décrit lundi par des scientifiques français et russes dans la revue PNAS . Presque aussi gros qu’une bactérie, ce virus était emprisonné dans un morceau de sol gelé (ou permafrost) issu de Sibérie et vieux de 30 000 ans. Malgré ce grand âge, Pithovirus s’est avéré capable d’infecter son hôte, une amibe, lors d’une expérience en laboratoire. De quoi susciter l’inquiétude de ses découvreurs, qui estiment que d’autres pathogènes potentiellement dangereux pour l’être humain pourraient émerger du permafrost.

Le premier virus dit «géant» a été découvert il y a dix ans par des chercheurs marseillais dans un système de climatisation en Angleterre. Nommé Mimivirus pour «Mimicking microbe virus», c’est-à-dire «virus imitant un microbe», il parasitait des organismes unicellulaires appelés amibes communes. Ces dernières années, d’autres virus géants, dont les Pandoravirus, ont été identifiés dans des milieux variés, allant de la vase au fond d’une mare australienne à des sédiments profonds situés au large du Chili.

Le principal point commun entre ces virus est leur grande taille: avec un diamètre supérieur à un demi-micromètre, ils sont visibles au microscope optique traditionnel, et ressemblent davantage à des bactéries qu’à des virus classiques. Par rapport à ces derniers, ils possèdent également un important bagage génétique. A titre d’exemple, un Pandoravirus peut renfermer jusqu’à 2500 gènes, quand un virus courant comme celui d’une grippe n’en contient que quelques dizaines.

Tous les virus ont besoin d’un hôte pour se reproduire: cellule animale ou végétale, bactérie… Dans le cas des virus géants identifiés jusqu’ici, il s’agit de l’amibe. Hors de leur cellule hôte, les virus se présentent sous la forme de particules inertes et peuvent demeurer à l’état dormant pendant de longues périodes, comme les graines des plantes. Une fois qu’ils ont infecté leur hôte, ils en détournent la machinerie cellulaire afin de se multiplier, ce qu’ils sont incapables de faire par eux-mêmes. 

Les chercheurs qui ont mis la main sur Pithovirus ne sont pas tombés dessus par hasard: leur laboratoire est à la pointe de la recherche de virus géants inconnus. Ils explorent pour cela différents types d’environnement qui leur semblent prometteurs. «Depuis que des scientifiques russes sont parvenus, l’année dernière, à faire germer une graine de plante conservée dans du permafrost vieux de 32 000 ans, nous supposions que des particules de virus pourraient aussi être préservées dans ce type d’environnement», relate Chantal Abergel, de l’Université française Aix-Marseille, l’une des auteurs de l’étude parue dans PNAS .

En collaboration avec une équipe russe, la biologiste et ses collaborateurs se sont donc procuré une portion de sol gelé depuis environ 30 000 ans, issu de l’extrême nord-est sibérien. Puis ils ont mis des échantillons de ce permafrost en contact avec l’hôte favori des virus géants, l’amibe. L’appât a fonctionné: certains des pauvres unicellulaires ont effectivement été infectés et ont péri. Des analyses ont alors montré que le coupable était un virus géant d’un type inconnu.

Baptisé par les chercheurs Pithovirus en raison de sa forme d’amphore («pithos» est un nom grec donné à un certain type d’amphores), le nouveau venu a un diamètre de 0,5 micron et une longueur de 1,5 micron, ce qui en fait un des plus grands virus jamais observés. Les biologistes ont d’abord cru qu’ils avaient affaire à une variété de Pandoravirus , car ceux-ci ont aussi une forme d’amphore. Mais l’analyse fine de son génome a montré que Pithovirus appartenait à une tout autre famille. En dépit de sa grande taille, il ne contient que quelques centaines de gènes, ce qui est peu pour un virus géant. Ce qui ne l’empêche pas d’être plus autonome par rapport aux outils cellulaires de l’amibe que les Pandoravirus , par exemple. «La découverte de Pithovirus suggère que la diversité des virus géants est bien supérieure à ce qu’on imaginait jusqu’à aujourd’hui», s’enthousiasme Chantal Abergel. 

«Ce qui est impressionnant, c’est que le virus a été assez bien préservé pour conserver sa capacité à se répliquer pendant des milliers d’années», s’étonne pour sa part Didier Trono, responsable du Laboratoire de virologie et génétique à l’EPFL. Doit-on craindre que d’autres microbes tapis dans les profondeurs du permafrost reviennent à la vie? C’est l’avis de Jean-Michel Claverie, co-découvreur de Pithovirus et également chercheur à l’Université Aix-Marseille: «Le réchauffement climatique et l’ouverture de nouvelles routes maritimes rendent envisageable le développement des activités minières dans les régions arctiques, ce qui va mettre un nombre croissant de personnes en contact avec un milieu nouveau, susceptible d’abriter des pathogènes.» Le scientifique pense en particulier au virus de la variole, éradiqué dans les années 1970, mais qui pourrait théoriquement subsister à l’état dormant dans le permafrost. «On sait, en tout cas, que la variole était active dans les régions sibériennes il y a 2000 ans», précise-t-il.-

«Le risque de mobiliser des virus lorsqu’on perturbe leur environnement existe effectivement, estime Didier Trono. C’est ce qui s’est produit avec le virus Ebola, qui a émergé lorsqu’on a défriché des pans de forêt tropicale jusqu’alors inviolée. Toutefois, il faut garder en tête que seul un petit nombre de virus sont dangereux pour l’être humain.»

Afin d’évaluer le danger, l’équipe marseillaise qui a découvert Pithovirus mène actuellement des analyses dites «métagénomiques» dans ses échantillons de permafrost, afin d’y rechercher les séquences génétiques de microbes connus. «Mais si nous y trouvons la trace de pathogènes potentiellement dangereux pour l’être humain, nous n’essaierons pas de les ressusciter comme nous l’avons fait avec Pithovirus», affirme Chantal Abergel.

03/03/2014

Les ex-colonies françaises et le néocolonialisme

lu sur le site du Monde :

« Le modèle colonial français a laissé l'Afrique à l'état de squelette »

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 28.02.2014 à 10h46 • Mis à jour le 28.02.2014 à 11h51 |Propos recueillis par Charlotte Bozonnet

Depuis 2011, l’armée française s’est engagée en Libye et en Côte d’Ivoire, puis au Mali et, en décembre 2013, en République centrafricaine. Le Monde a demandé son analyse des récentes interventions françaises sur le continent à l’historien sénégalais Ibrahima Thioub, spécialiste des systèmes de domination en Afrique, professeur d’histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, et chercheur associé à l’Institut d’études avancées de Nantes.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

La France est engagée en Centrafrique. Il y a un an, elle intervenait au Mali, une autre de ses ex-colonies. Ces interventions relèvent-elles d’un néocolonialisme ?

Les véritables questions derrière ces interventions seraient plutôt : pourquoi, cinquante ans après les indépendances, l’Afrique n’a-t-elle pas réussi à construire des armées capables de faire face à de tels événements ? Comment expliquer la facilité avec laquelle des rébellions mobilisent de jeunes combattants ? Pourquoi arrive-t-on si aisément à se procurer des armes sur un continent qui ne parvient pas à assurer une couverture universelle en matière de vaccination infantile ou de scolarisation ? Le problème n’est pas l’intervention de la France mais ce qu’elle révèle des Etats africains : des Etats fragiles, inefficaces et incapables de mobiliser les populations pour défendre leur patrie.

Quelles sont les origines de cette fragilité ?

Au moment des indépendances africaines, la France a transféré le pouvoir aux élites les plus favorables à une continuation du système colonial. Aujourd’hui, les groupes au pouvoir restent connectés à la France par la persistance du modèle économique, fondé sur l’extraction des ressources naturelles. Ces ressources, non valorisées localement, sont achetées à un prix très inférieur à celui du marché mondial. En échange, les élites africaines reçoivent une rente réexportée en Europe sous la forme de comptes bancaires ou de biens immobiliers. Pis, ces élites ont un modèle de consommation qui ne favorise pas la production locale. Tout cela laisse la population exsangue, et la jeunesse face à une alternative : rejoindre les rébellions, les mouvements djihadistes ou évangéliques, ou émigrer.

Vous estimez qu’il y a une connivence entre la France et les élites africaines…

Il y a une sorte d’alliance objective entre des entreprises européennes soutenues par leurs Etats, les élites au pouvoir en Afrique et les mouvements rebelles, djihadistes ou évangéliques. Même s’ils se combattent sur le terrain, il existe entre eux une connivence de facto qui exclut les populations de l’accès à des capacités de production et à des revenus. Cela crée une insécurité qui fragilise l’ensemble des Etats africains. Tant qu’on ne réfléchit pas aux causes profondes des crises, la France pourra intervenir tant qu’elle veut, rien ne sera réglé. Depuis les années 1960, les interventions de Paris dans son pré carré n’ont jamais résolu les problèmes. Elles n’ont fait que les reporter.

Au Mali, il s’agissait d’arrêter d’urgence une attaque de djihadistes. Pouvait-on vraiment faire autrement ?

Ponctuellement, il n’y avait pas d’alternative. Mais c’est ce pilotage à vue qui n’est pas une solution. Au Mali, tout le monde voyait venir la catastrophe. Depuis des années, la classe dirigeante récupère la rente fournie par les Etats européens pour un partage oligarchique des ressources, laissant la population démunie. Ce partage du gâteau était tel qu’il n’y avait même plus d’opposition politique.

Le deuxième facteur, en fait un simple détonateur, tient à l’intervention française en Libye. Tout le monde savait que l’arsenal libyen allait être utilisé dans les conflits du Sahel, notamment les rébellions touareg. Les conditions étaient réunies pour qu’un pays de la région soit la cible d’une attaque, sur fond de lutte entre l’Occident et les islamistes. Ce fut le Mali. Paris a dû intervenir pour ses propres intérêts et sous peine de voir la région basculer dans le fondamentalisme religieux. Je voudrais rappeler que nous avons déjà vécu cette situation. Au XIXe siècle, l’islam s’était posé comme alternative aux régimes locaux ruinés et délégitimés par leur participation à la traite des esclaves. Les mouvements djihadistes étaient alors capables de les battre et d’unifier la région. Sans l’intervention de l’armée française, El Hadj Oumar [fondateur de l’Empire toucouleur au début du XIXe siècle]aurait vaincu les régimes en place. Mais nous n’avons pas tiré les leçons de cette expérience.

Comment expliquer que la France n’ait jamais réussi à construire une autre relation avec l’Afrique ?

Cela tient au modèle colonial français, qui a investi a minima dans les colonies pour en extraire le maximum de ressources au profit de la métropole. Cela a laissé ces territoires à l’état de squelettes. Ne reste alors plus que l’exercice de la violence entre les élites locales pour accéder au peu de ressources restant. Pour trouver protection, les populations adoptent une logique de clientèle ou de désertion. En Afrique centrale, les compagnies concessionnaires qui succèdent aux seigneurs de guerre esclavagistes ont poussé la violence à l’extrême. Cette histoire explique en partie la situation en Centrafrique. L’Afrique de l’Ouest fut, elle, soumise à une économie de traite. La main-d’œuvre forcée au travail produisait la spécialisation de chaque territoire : l’arachide au Sénégal, le café et le cacao en Côte d’Ivoire. Ce modèle colonial a détruit le potentiel de production des pays. A la décolonisation, l’exploitation économique a perduré, de même que les relations politiques inégales. La France a installé des bases militaires pour maintenir des régimes en place. Les politiques d’ajustement néolibéral des années 1980-1990, en privatisant le secteur public, ont assombri le tableau. Elles ont provoqué une criminalisation des filières d’accès aux ressources. Les services publics mis à terre ont davantage exclu les citoyens des systèmes de redistribution.

Pis encore, la décolonisation culturelle ne s’est pas faite : on a oublié que la France et ces pays faisaient partie du même empire. Il fallait décoloniser l’Afrique mais aussi la France, car les idées à l’origine de la colonisation avaient pénétré en profondeur la société française, au point qu’elle a souvent un regard du XIXe siècle sur l’Afrique. Mais les élites françaises ne sont pas les seules responsables : avec leur modèle de consommation, les élites africaines, qui se soignent et font leur marché en Europe ou éduquent leurs enfants aux Etats-Unis, condamnent l’Afrique à une dépendance économique et à une extraversion culturelle ruineuses.

Ne pensez-vous pas que l’expérience du Mali a été un électrochoc, capable de faire changer les choses ?

Ce n’est pas la première fois qu’on attire l’attention sur les dangers du néocolonialisme. Mais a-t-on la volonté d’attaquer sérieusement ce système ? Combien de fois a-t-on déclaré la guerre à la « Françafrique » ? Cela perdure, car il y a une conjonction de forces africaines et européennes qui ont intérêt au maintien du système. En Afrique, la politique semble se résumer à la lutte contre la pauvreté et la mal-gouvernance, comme si la pauvreté était un être autonome contre lequel on pourrait lutter en injectant des ressources financières. On oublie que la pauvreté est un rapport social, qui résulte de relations économiques et politiques. Tant qu’on ne modifie pas l’architecture sociale, le type de relations politiques qui gouvernent ces sociétés, rien ne changera.

Comment sortir de cette relation mortifère entre l’Europe et l’Afrique ?

Dans le contexte actuel, poursuivre cette relation est mortel pour les deux continents. Du reste, les pays émergents la perturbent en imposant une féroce compétition à l’Europe pour l’accès aux ressources africaines. La seule stratégie valide pour l’Europe est de pousser à un recentrage de l’Afrique sur elle-même. Il faut que l’Afrique ait les capacités de production pour satisfaire ses besoins en termes de nourriture, de soins, de formation. Il faut aussi qu’elle sorte de la logique mercantile dans laquelle l’Europe l’a maintenue pendant des siècles et qu’elle développe un système de production à la fois industriel, agricole, commercial performant. Avec la jeunesse de sa population, l’immensité de ses ressources naturelles, l’Afrique en a les capacités et elle peut le faire avec ou sans aide. En poussant dans cette direction, l’Europe relancerait sa propre économie. Quand les Américains ont initié le plan Marshall, ce n’était pas parce qu’ils aimaient les Européens, c’était pour relancer leur propre économie. Si l’Europe ne pousse pas dans cette direction, elle sera vaincue par les émergents qui continueront de faire de l’Afrique cette terre d’extraction des ressources primaires.

27/02/2014

Apartheid en Palestine : bulldozers en action

lu sur le site du Monde :

La lutte inégale des Bédouins contre les bulldozers israéliens en Cisjordanie

LE MONDE | 27.02.2014 à 12h18 • Mis à jour le 27.02.2014 à 13h21 |Laurent Zecchini (Tubas, Cisjordanie, envoyé spécial)

Image 2.png

 

 

 

 

 

Ce 30 janvier, il était 6 h 30 du matin lorsqu'une quinzaine de véhicules de l'administration civile et de l'armée israélienne sont arrivés sur le lieu-dit de Khirbet Um al-Jamal, situé à une douzaine de kilomètres à l'est de Tubas. Il n'y a eu aucune discussion, pas de violence physique non plus : deux bulldozers sont entrés en action, et moins de deux heures plus tard, le campement était rasé. En pleurs, les femmes et les enfants ont assisté au spectacle des tentes déchiquetées, de leurs maigres possessions écrasées. Les soldats, qui avaient sorti au préalable quelques matelas, les ont empêchés de s'approcher.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois |Découvrez l'édition abonnés

Tel est le lot des Bédouins palestiniens installés dans la vallée du Jourdain, région située dans la « zone C », cette partie du territoire palestinien qui recouvre 61 % de la Cisjordanie occupée et où Israël exerce un contrôle total.

« Que pouvions-nous faire contre la force militaire ? », s'interroge le berger Mahmoud Kaabneh. Il n'y a nulle trace de colère chez ce Bédouin palestinien, juste du fatalisme :« Bien sûr que nous allons reconstruire, et que les soldats reviendront, mais quel autre choix avons-nous ? » Le soir de ce traumatisme familial, Mahmoud, sa femme et leurs dix enfants ont dormi dans un grand réservoir d'eau en plastique, et ils ont allumé un feu pour se réchauffer. Les jours suivants, ils ont été hébergés sous les tentes de l'oncle de Mahmoud, Salman Kaabneh.

VIE PRÉCAIRE

Entourés d'une ribambelle d'enfants aux joues rouges, les deux hommes racontent leur vie précaire, la possibilité d'une arrivée inopinée de véhicules militaires, leur détermination à ne rien changer à leur mode de vie. De temps en temps, quand la vente de fromage et de lait ne suffit plus, Mahmoud Kaabneh vend un mouton, dont il obtient entre 500 et 1 000 shekels (100 à 200 euros). Parfois aussi, les colons établis dans les implantations voisines de Maskiot et Rotem lui volent une bête, en toute impunité. Mahmoud a une dette de 30 000 shekels auprès du fournisseur de fourrage et il sait que la sécheresse persistante en Israël annonce des jours difficiles.

Dix jours se sont écoulés, et rien n'a changé à Khirbet Um al-Jamal : des bâches de plastique déchiquetées, des bidons éventrés, des poutrelles tordues, des vêtements, des gravats… comme si une tornade était passée. Mahmoud Kaabneh a été prévenu que de nouvelles tentes l'attendaient chez le gouverneur de Tubas, fournies par l'Autorité palestinienne, mais il ne veut pas aller les chercher : « J'attends d'être sûr que l'armée ne va pas revenir », explique-t-il.

A peu de distance, une autre partie du campement est intacte : « C'est qu'ils n'ont pas encore reçu d'ordre de démolition », explique Mahmoud, qui avait reçu une telle notification il y a un an. C'est un différend immuable : l'Etat israélien ne reconnaissant pas la validité des titres de propriété (quand ils existent), les habitations sont illégales. Le 30 janvier, 66 personnes, dont 36 enfants, la plupart du clan Kaabneh, ont perdu leur abri. Mais les autres familles installées sur le site, les Makhamreh et les Daraghmeh, savent que leur tour viendra.

Et le calendrier des négociations israélo-palestiniennes, qui doivent s'achever, en principe, fin avril, n'arrange rien. La question de la souveraineté dans la vallée du Jourdain est devenue l'un des dossiers les plus sensibles du processus de paix.

Israël exige d'y maintenir une présence militaire pendant de nombreuses années, afin que la région devienne une zone tampon, pour sa propre sécurité. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a récemment indiqué que, dans le cadre de la création d'un Etat palestinien, il était prêt à accepter que des troupes de l'OTAN y soient stationnées indéfiniment. Réponse de Benyamin Nétanyahou : pas question. Le premier ministre israélien a d'ailleurs confirmé qu'il n'avait aucune intention de démanteler les colonies israéliennes.

Dans l'immédiat, la priorité du gouvernement israélien est de pérenniser la situation sur le terrain, ce qui passe par l'éviction du maximum de Palestiniens de la vallée. Selon les chiffres des Nations unies, les démolitions sont passées de 172 en 2012 à 390 en 2013, tandis que le nombre de personnes déplacées progressait de 279 à 590 sur la même période (plus d'un millier sur l'ensemble de la zone C).

Parallèlement, l'armée ne laisse plus aucune marge de manœuvre aux manifestations de solidarité en faveur des populations palestiniennes concernées. Le 7 février, elle a démantelé un camp de quelque 300 militants palestiniens, israéliens et étrangers, installé près de Jéricho.

« ÉCHEC ANNONCÉ »

Le Palestinien Mustafa Barghouti, l'un des principaux chefs de file de l'« Intifada blanche » (la résistance non violente), faisait partie des protestataires. Nous le rencontrons le lendemain au nord de Jéricho, sa voiture arrêtée depuis des heures devant un check-point. Son signalement a été diffusé à tous les détachements militaires de la région : pas question de le laisser passer pour aller apporter de l'aide aux habitants de campements qui ont subi le même sort que celui de Mahmoud Kaabneh.

Ancien candidat à l'élection présidentielle palestinienne de 2005, Mustafa Barghouti n'a aucune illusion sur le sort des négociations en cours avec les Israéliens : « C'est un échec annoncé ; aucun compromis n'est possible avec ce gouvernement de colons. Ce que fait Israël dans la vallée du Jourdain, affirme-t-il, s'apparente à du nettoyage ethnique. L'Etat palestinien, s'il voit le jour, sera un bantoustan, pas un Etat souverain. » Le Palestinien prépare déjà la prochaine manifestation de protestation contre l'extension de la mainmise militaire sur la vallée du Jourdain.

Mais l'action humanitaire en faveur des populations bédouines de la région devient difficile. Début février, le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé qu'il ne fournira plus de tentes aux populations locales victimes de la répression militaire, dès lors que celles-ci sont systématiquement confisquées ou détruites par l'armée israélienne.

------------------------

sur le même sujet :

Édition abonnés Contenu exclusif

 

La qualité de l'eau en France : l'agriculture intensive en accusation

lu sur le site du Midi Libre :

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Selon l’UFC-Que Choisir, 1,5 million de Français continuent de payer pour une eau du robinet non conforme. Pour notre région, au moins 159 communes sont concernées.

Malgré quelques progrès depuis deux ans, près de 1,5 million de Français reçoivent encore une eau trop polluée au robinet, a souligné mercredi 26 février l’association UFC-Que Choisir, pointant l’agriculture comme cause principale des pollutions.

Aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité

"Avec 98 % des Français qui boivent une eau de bonne qualité contre 97,5 % il y a deux ans (soit 280 000 Français supplémentaires), cela ressemble à une bonne nouvelle puisqu’ils bénéficient d’une eau conforme à la réglementation sur les six critères étudiés : qualité bactériologique, teneur en aluminium, pesticides, nitrates, sélénium et radioactivité", décrypte Olivier Andrault, chargé de l’étude. Mais c’est une qualité en trompe-l’œil car elle nécessite une dépollution massive sans pour autant protéger les nappes phréatiques.

Le commun des mortels

"Ce million et demi de consommateurs continue à payer pour une eau non conforme", regrette l’association, qui s’appuie sur les résultats d’analyses du ministère de la Santé pendant deux ans. "Nous avons “traduit” les relevés des Agences régionales de santé (ARS), souvent incompréhensibles pour le commun des mortels, pour aller loin dans le détail grâce à nos calculs et notre moteur de recherche", ajoute l’auteur.

Taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme

Résultat, pour notre région, au moins 159 communes sont concernées (1). A l’instar d’Aspiran, neuf communes de l’Hérault (33 500 habitants) présentent des taux de pesticides au moins 25 % au-dessus de la norme. Toujours dans l’Hérault, 38 autres communes, notamment des Hauts-Cantons, présentent des analyses bactériologiques au moins 25 % au-dessus de la norme. Idem dans le Gard où 28 communes (25 400 habitants) sont concernées.

Dans l’Aude, "40 communes, soit 10 000 consommateurs, sont mal notées pour les critères bactériologiques (bactéries coliformes, escherichia coli, entérocoques au-dessus de la norme)", précise Olivier Andrault. Comme pour 44 communes de l’Aveyron.

"On ne veut pas d’une eau juste potable mais d’une eau de qualité"

Un dépassement des normes ne signifie pas pour autant que l’eau n’est pas potable, a tenu à souligner, Olivier Andrault, chargé de mission à UFC-Que Choisir et qui a piloté l’étude. "Il y a des marges de sécurité", a-t-il précisé, soulignant qu’il revenait aux mairies de décider de restreindre la consommation.

Surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium

"On ne veut pas une eau juste potable et non toxique mais on veut une eau de qualité", revendique le chargé de mission. Et puis "si cette eau est globalement bonne, c’est parce qu’elle a été massivement dépolluée. Ce qui coûte cher. Cette dépollution est payée par le consommateur et non pas le pollueur, contrairement aux ambitions du Grenelle de l’environnement. Sans oublier que la moitié des captages ne sont pas protégés", s’alarme Olivier Andrault.

Un tiers des pollutions proviennent de défauts dans le traitement de l’eau (surdosage en chlore ou dépassement de teneur en aluminium). Quelque 500 000 Français, résidant majoritairement en zones rurales et de montagnes, sont concernés par un problème dû "à la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance" des équipements. La radioactivité naturelle explique le reliquat de non-conformité (soit 4 % des cas).

Globalement, la qualité de l’eau est bien meilleure dans les zones urbaines, les pollutions étant "majoritairement retrouvées dans des petites communes" rurales, note UFC-Que Choisir.

(1) L’association publie sur son site une carte interactive pour connaître la qualité de l’eau dans sa commune : www.quechoisir.org/app/carte-eau 

L’AGRICULTURE, DE LOIN RESPONSABLE NUMÉRO 1

Comme en 2012, l’agriculture est, selon Que Choisir, « de loin » la première responsable. « Dans 63 % des cas de non-conformité, précise l’auteur de l’étude, l’eau arrive trop chargée en pesticides, en nitrates issus des apports d’engrais et de fumures animales sur les cultures, et en sélénium, composant du sous-sol naturel mais toxique apparaissant dans les cas de surexploitation des nappes phréatiques. »

Ces pollutions agricoles, les pesticides étant les plus répandus, concernent potentiellement 900 000 consommateurs, principalement « dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France ».  Chaque année, pas moins de 400 captages d’eau potable sont fermés, essentiellement pour des raisons de pollution agricole. « À chaque fois qu’on ferme un captage, on enfouit un problème sans le régler. »

Pour le président de UFC-Que Choisir, Alain Bazot, « on assiste à une véritable fuite en avant. C’est une politique de l’étouffoir, qui fait que les choses ne sont pas visibles. Sans doute que le réveil sera extrêmement douloureux dans les années qui viennent. » Selon l’association, le coût de la dépollution se situe, par an, entre 640 000 € et 1, 140 M€. Cette “prime” à la dépollution constitue « une aberration économique : ce sont les consommateurs et non les agriculteurs pollueurs qui paient l’essentiel des taxes de dépollution ». L’association profite du Salon de l’agriculture pour réclamer des soutiens financiers accrus à l’agriculture biologique.

25/02/2014

Informations médicales du jour : antibiorésistance, pesticides et bananeraies, IRM et médecine libérale

lu  dans la revue de presse de l'INSERM :

Que Choisir publie un dossier sur les antibiotiques et s’intéresse notamment au phénomène d’antibiorésistance, source d’inquiétude pour les autorités sanitaires.

Le magazine souligne que « la corrélation entre consommation d’antibiotiques et apparition de résistances est très forte ».

Le Pr Antoine Andremont, responsable du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat, à Paris, explique que « même des pathologies naguère banales, comme les infections urinaires, deviennent de plus en plus difficiles à traiter, car les bactéries qui les provoquent acquièrent petit à petit des résistances à de multiples familles d’antibiotiques ». 

Que Choisir, 01/03

Le Parisien indique que selon un rapport médical, mandaté par un collectif de médecins et réalisé par un laboratoire européen indépendant, l’Eceri, les produits répandus sur les bananeraies seraient dangereux pour la population.

Dominique Belpomme, le créateur de l’Eceri, souligne : « Six experts de plusieurs pays européens ont longuement étudié les produits en question. Pour trois d’entre eux, ils concluent à une toxicité grave et demandent un arrêt immédiat de leur utilisation ».

Le Parisien, 25/02

L’Humanité évoque un « nouveau scandale sanitaire » au Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg. 

Des personnes non hospitalisées, patients de médecins libéraux, passeraient, pour les examens par Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), avant les urgences.

Or, explique le quotidien, « en cas d’AVC (Accident Vasculaire Cérébral), seule une prise en charge très rapide permet d’éviter de graves lésions ». Plusieurs patients ont porté plainte contre le CHU, une association de patients a été créée et une plainte au pénal a été déposée pour « négligence » et « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ».

L’Humanité, 25/02

Leucémie : un nouveau médicament autorisé avant la fin des essais

lu  dans la revue de presse de l'INSERM :

Leucémie : un nouveau médicament autorisé avant la fin des essais

Le Figaro s’intéresse un « cas suffisamment rare pour être souligné » : l’ibrutinib, premier médicament d’une classe appelée « inhibiteurs de tyrosine kinase de Bruton » (KTB), a obtenu une autorisation temporaire d’utilisation, au motif qu’il a montré son intérêt dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique, « la plus fréquente des leucémies de l’adulte »Celle-ci représente 1% des cancers en France, soit 3000 nouveaux cas recensés chaque année.

L’ibrutinib sera donc disponible dans les hôpitaux avant la fin des essais cliniques. C’est pour Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), une « innovation de rupture ». Le quotidien précise que selon une étude par leNew England Journal of Medicine, les taux de réponse atteignent avec ce médicament 70% chez les patients réfractaires aux traitements existants ou en rechute. Pour les cancérologues, l’ibrutinib pourrait devenir un traitement de première intention de cette maladie mais d’ici là, il « doit encore faire ses preuves face aux traitements standards ».

Le Figaro, 20/02

14/02/2014

Pour les parisien, à voir : Sur les traces de l'exode palestinien

à voir sur MEDIAPART :

 
Sur les traces de l'exode palestinien
PAR BRUNO FERT

 

Sur les traces de l'exode palestinien

PHOTOGRAPHE : BRUNO FERT

1948 marque la création de l'État hébreu, la première guerre israélo-arabe, et l'exode de plus de 700 000 Palestiniens. Des villages entiers sont laissés à l'abandon, voire effacés de la carte. Les Absents remonte le temps pour chercher où les discordes se sont transformées en guerre. L'écriture photographique sert donc un double propos. Documentaire, en ce qu'il archive des lieux d'Histoire, et humain, car l'absence des populations autochtones imprègne les images. Le travail de Bruno Fret a reçu le prix Roger Pic 2013, et sera l'une des productions exposées au Festival Circulation(s), dédié à la jeune photographie européenne, du 8 février au 16 mars.

Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne 

Du 7 février au 16 mars 2014 au CENTQUATRE-PARIS.
CENTQUATRE, 5 rue Curial 75019 Paris

Du mardi au vendredi de 13h à 19h
Week-end de 12h à 19h
Fermé le lundi
Accès libre et gratuit 
Accès spécifique les soirs de spectacle : entrée 5 rue Curial uniquement

ACCÈS

Métro : 
Riquet (ligne 7)
Stalingrad (lignes 2, 5 et 7) 
Marx Dormoy (ligne 12)

13/02/2014

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

communiqué :

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN 
Constitution du 24 juin 1793 
- Article 35 :
 
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.    
 
Si cet article a disparu des Constitutions suivantes, donc de la Constitution actuelle, c'est qu'il met en danger une règle non écrite que tous les partis politiques acceptent sans jamais la remettre en cause : 
 
"Représentant élu du Peuple" est une profession réservée aux politiciens professionnels 
 
N'êtes-vous pas choqué de cette situation ? Est-il normal que nos "représentants" soient des professionnels de la politique, qu'être "ÉLU DU PEUPLE" soit une profession, comme plombier, dentiste ou instituteur ?
 
Dans le domaine politique, la société française est une société de castes, il faut bien l'admettre. 
 
Il y a deux castes :
 
la caste des politiciens professionnels : ceux qui sont chargés de gérer la société dans laquelle nous vivons.
la caste des intouchables, politiquement parlant : ceux qui n'ont aucun droit dans cette gestion, autre que celui de mettre un bulletin dans une urne, de temps à autre.
 
Ce genre de société conduit inéluctablement à des révoltes périodiques (des "révolutions"), où les "intouchables", finissant par décider de mettre à bas leurs maîtres, tentent d'organiser autrement la société.
 
 
En 2014, une opportunité s'ouvre de tenter une "révolution par les urnes" : les élections municipales.
 
 
Jusqu'à présent, les listes présentées aux élections municipales dans les villes d'une certaine importance ont été conduites exclusivement par des partis ou des mouvements politiques, dont la seule fonction est de présenter le programme d'un parti politique ou d'une idéologie. 
 
Ce système, consciemment ou inconsciemment accepté par tous, IL EST TEMPS DE LE BOUSCULER, afin de redonner à TOUTES et TOUS la maîtrise d'une vie "politique démocratique" au sens étymologique du terme : 
 
SOUVERAINETÉ DU PEUPLE DANS L'ORGANISATION DE LA VIE SOCIALE
 
Pour les municipales de 2014, IL FAUT DÉPOSER PARTOUT, dans toutes les villes, 
 
DES LISTES "CITOYENNES" constituées à parité de citoyennes et de citoyens  SOUCIEUX DU BIEN COMMUN, dont la fonction ne soit pas d'avaliser le programme d'un parti politique ou d'une idéologie, quel que puisse être ce programme.
 
Si vous voulez y participer, écrivez à l'association " Une place pour tous ! ":
 
uneplacepourtous@cegetel.net
 
Même si les moyens dont nous disposerons pour faire campagne sont infimes, l'aspect symbolique de ce mouvement de révolte citoyenne aura des répercussions sur notre société, il ne faut pas en douter.

 -----------------

à propos d'élus non professionnels de la politique, lire l'article suivant sur l'expérience italienne :

Le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo s'enracine dans l'électorat.pdf

Palestine : l'eau, les colons, la langue allemande, le sionisme ...

lu sur :

Le président du Parlement européen provoque une polémique à la Knesset

Le Monde - il y a 3 heures

Le Monde | 13.02.2014 à 15h07 • Mis à jour le 13.02.2014 à 15h07 |Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant) et Frédéric Lemaître ((à Berlin))

En recevant des journalistes, mercredi matin 12 février, Martin Schulz, le président du Parlement européen, s'était montré conscient du caractère politiquement délicat de sa visite à Jérusalem et à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne. Il avait notamment fait preuve d'une grande réticence à évoquer l'illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Celles-ci sont un « obstacle » mais « nous n'avons pas besoin d'un débat sur le point de savoir si elles sont “légales” ou “illégales”, nous avons besoin de solutions pratiques », avait-il insisté, tout en finissant par admettre que, « selon la convention de Genève , elles sont illégales »Or cette extrême prudence diplomatique n'a pas été présente dans le discours prononcé, en allemand, par M. Schulz devant la Knesset, le Parlement israélien.

De retour de Ramallah, il a fait part de sa rencontre avec « un jeune Palestinien » : « Il m'a demandé pourquoi les Israéliens peuvent utiliser 70 litres d'eau et seulement 17 litres pour les Palestiniens. Je vous demande si c'est exact ? », a ajouté, faussement candide, M. Schulz. Le président de l'Assemblée de Strasbourg était loin de se douter du hourvari parlementaire qu'allait provoquer sa question, d'autant que son propos suivant, sur le « blocus de Gaza », allait jeter de l'huile sur le feu.

« HONTE À VOUS »

« Honte à vous, vous soutenez quelqu'un qui incite [à la haine] contre les juifs ! », a lancé Moti Yogev, député du parti nationaliste religieux Habayit Hayehoudi (« la maison juive »), avant de quitter l'hémicycle avec tous les membres de cet important parti de la majorité du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Naftali Bennett, ministre des finances et chef de Habayit Hayehoudi, a demandé des excuses, tout en ajoutant ce commentaire sur Facebook : « Je ne vais pas accepter un sermon de moralité biaisé contre Israël. A plus forte raison en allemand. »

M. Bennet n'est pas le seul à s'être offusqué de cet aspect linguistique. Moshe Feiglin, opposant historique de M. Nétanyahou au sein du Likoud, avait annoncé qu'il n'assisterait pas à ce débat « pour écouter un discours dans la langue utilisée pour jeter nos parents dans les trains et les chambres à gaz », tandis que Uri Orbach, ministre chargé des retraités et membre du parti de M. Bennett, ajoutait : « La génération des parents de Schulz et la génération des parents des députés arabes ont collaboré pour détruire les juifs ! »

« ÉCOUTE SÉLECTIVE »

Un peu plus tard, le premier ministre Benyamin Nétanyahou s'est efforcé de calmer cette polémique : Martin Schulz, a-t-il souligné, « souffre de la même écoute sélective dont font preuve beaucoup d'Européens »« Il a reconnu avec honnêteté qu'il n'avait pas vérifié , mais cela ne l'a pas empêché de porter des accusations », a insisté le premier ministre, tout en assurant que la différence de consommation d'eau entre Israéliens et Palestiniens est « bien plus faible » que le rapport d'un à quatre avancé par le président du Parlement européen.

Sauf que les faits sont têtus : selon l'ONG israélienne B'Tselem, les Israéliens consomment en moyenne 3,5 fois plus d'eau que les Palestiniens, des chiffres qui sont confirmés par la Banque mondiale. En décembre 2012, les Nations unies avaient évalué d'un à six le rapport entre l'eau consommée par les Palestiniens et les colons israéliens. Enfin, 90 % de l'eau utilisée dans la bande de Gaza est considérée comme impropre à la consommation.

L'éclat provoqué par les propos de M. Schulz a fait l'objet de plusieurs commentaires dans la presse allemande. Le quotidien Bild estime qu'il devrait « s'excuser », alors que la Süddeutsche Zeitung juge que la polémique ne fait que refléter les tensions entre Israël et l'Union européenne. Dans Die Welt, M. Schulz explique qu'il « ne pouvai[t] pas dire seulement des choses qui plaisent à tout le monde ». La chancelière Angela Merkel est attendue en Israël les 24 et 25 février.

Étude confidentielle des effets sanitaires à long terme liés à la consommation d’OGM

lu sur :

Synthèse de presse quotidienne de l'Inserm

Le Nouvel Observateur revient sur la constitution, fin décembre, « dans la plus extrême discrétion », d’un « consortium français de recherche » pour« l’étude des effets sanitaires à long terme liés à la consommation d’OGM ».

Placé sous la direction du Pr Bernard Salles, directeur du centre de recherche en toxicologie alimentaire (ToxAlim) de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), celui-ci regroupe des labos de l’Inra et de l’Inserm, en la personne du Dr Robert Barouki, de l’unité ‘‘pharmacologie, toxicologie et signalisation cellulaire’’.

L’hebdomadaire rappelle qu’en juillet dernier, l’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho avait suivi l’avis de l’Anses et signé un appel d’offres du programme de recherche Risk’OGM.

 

Le Nouvel Observateur, 13/02

10/02/2014

L'Europe de la concurrence libre et non faussée, le lobby du tabac, la France

les surlignages sont de moi

lu sur : newsletter@letemps.ch

Bruxelles a forcé Paris à doubler ses quotas de tabac 
Sous la contrainte, la France a assoupli depuis le 1er janvier ses règles d’importation de cigarettes. Le trafic de produits communautaires moins chers s’opère au grand dam des buralistes et du fisc de l’Hexagone

Sous la contrainte, la France a assoupli depuis le 1er janvier ses règles d’importation de cigarettes. Le trafic de produits communautaires moins chers s’opère au grand dam des buralistes et du fisc de l’Hexagone

La France a, depuis le début de l’année, ouvert un peu plus ses frontières au tabac étranger. Auparavant, toute personne (passager d’avion, de voiture ou de train) voyageant depuis l’Union européenne pouvait importer 5 cartouches ou 50 cigares. A présent, chaque voyageur a le droit de rapatrier 10 cartouches et 1000 cigares. Ainsi, une voiture de cinq personnes peut transporter jusqu’à 10 000 cigarettes. Ces nouvelles dispositions ne concernent toutefois pas les achats effectués en ligne, non transportés physiquement mais livrés par colis.

Par ailleurs, le fardeau de la preuve est aujourd’hui inversé. «Sauf élément(s) probant(s) contraire(s), toute détention de tabac sera considérée comme répondant à un besoin propre», stipule la nouvelle circulaire française. Avant de percevoir des droits de passage, infliger des amendes ou saisir des marchandises en cas de dépassement des quantités autorisées, les douaniers devront démontrer que le tabac est destiné à la revente.

Cette nouvelle réglementation fait écho à une décision de la justice européenne datant de mars 2013. Depuis 2009, Bruxelles s’est fixé pour objectif de lever les limites d’importation de cigarettes en France depuis les autres pays européens. Refusant jusqu’ici de revoir ses quotas pour protéger son marché du tabac, Paris s’était mis en infraction avec la législation communautaire.

Alors que les achats transfrontaliers pesaient hier encore entre 15 et 20% du marché français – La Tribune parle de perte fiscale de 2,5 milliards d’euros par an –, la situation devrait s’aggraver ces prochains mois. Mi-janvier, le prix des cigarettes en France a augmenté de 20 centimes. Le paquet oscille à présent autour des 7 euros. Le tabac y est donc devenu parmi les plus chers d’Europe continentale. Conséquence: les buralistes de l’Hexagone s’attendent à une baisse des ventes de 8,3% cette année, soit la plus forte depuis dix ans.

Selon Libération, les recettes publiques devraient ainsi fondre de 1,4%, à 11 milliards d’euros. Mais à en croire d’autres titres de la presse française, le manque à gagner fiscal s’élèverait plutôt à 1 milliard d’euros chaque année. L’un dans l’autre, cela devrait se répercuter négativement sur les prestations d’assurance maladie en France, bénéficiaire à quasi 100% des taxes sur le tabac.

Le monopole des buralistes s’étiole un peu plus. A terme, c’est leur mue en magasins de cigarettes électroniques qui pourrait être programmée. D’après Le Huffington Post, près de 6000 bureaux de tabac ont fermé en France cette dernière décennie. Il en resterait aujour d’hui 27 000.

Les régions frontalières sont particulièrement touchées. En Espagne, selon le magazine Le Parisien, le paquet coûte en moyenne 4,65 euros, soit 35 centimes de plus qu’au Portugal et 15 centimes de moins qu’au Luxembourg. Alors qu’en Italie, le tarif moyen pour des cigarettes est de 5 euros. Il est de 5,26 en Belgique et 6,83 en Suisse, où le quota d’une cartouche est toujours en vigueur, soit plus du double qu’à l’est de la zone euro.

Le même ordre de gain est envisageable par exemple pour le cigare Partagas D4 – parmi les plus populaires chez les amateurs: 12,30 euros en France, 11 euros au Benelux, 9,80 euros en Espagne et 11,30 euros en Suisse.

09/02/2014

La saviez-vous ?

lu sur :

www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/08/bruxelles-veut...

 

LE MONDE | 08.02.2014 à 07h49 • Mis à jour le 08.02.2014 à 12h11 |Par Jean-Pierre Stroobants ((Bruxelles, correspondant))

Alimentés par un article alarmiste du Daily Telegraph (*), les eurosceptiques britanniques ont retrouvé du grain à moudre : l'Union européenne préparerait « en secret » un plan visant à permettre aux policiers et aux gendarmes de bloquer à distance toutes les voitures. Incroyable ? Oui. Mais pas totalement faux !…

Car, certes, la discussion démarre, les obstacles – notamment techniques – sont nombreux et l'échéance plus que lointaine – « de six à dix ans », ose un expert –, mais des spécialistes en sécurité et en technologie, réunis en un sous-groupe du Conseil européen, ont effectivement évoqué un tel projet. Ces Géo Trouvetout œuvrent depuis 2012 sous le couvert d'un groupe dit des « utilisateurs finaux » – à savoir la police elle-même dans ce cas. Et ils ont une légitimité, puisqu'ils s'appuient sur des conclusions adoptées, en juillet 2013, par le Conseil, qui prônait « une association plus étroite des autorités chargées de la sécurité à la politique industrielle et de recherche ».
 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

LIBERTÉS CIVILES

Estimant que les courses-poursuites auxquelles doivent, de plus en plus souvent, se livrer des agents sont trop dangereuses pour ceux-ci et pour les autres usagers, le groupe d'experts a débattu de l'extension à toutes les voitures de dispositifs réservés jusqu'à présent aux véhicules sportifs ou de très haut de gamme. Contrôlés à distance par le propriétaire, ils permettent d'interrompre l'alimentation du moteur, en cas de vol par exemple. D'où l'idée d'installer une puce du même genre sur l'ensemble des nouveaux véhicules du marché européen et de permettre aux ordinateurs de la police, reliés à un satellite, de les immobiliser à distance lorsqu'ils sont recherchés ou ont commis une infraction grave. Certains évoquent aussi un système d'activation du freinage.

Le conservateur britannique Douglas Carswell parle d'une menace sur les libertés civiles et la souveraineté des Etats. L'europhobe Nigel Farage parle d'une initiative « incroyable ». L'ONG Statewatch, qui a mis la main sur les documents du groupe le 23 janvier, indique que, plus largement, la coopération européenne envisage aussi d'autres recherches : sur des systèmes de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques, le développement de la vidéosurveillance, le développement de la collecte des données informatiques, etc.

Tant du côté du Conseil que de la Commission, on minimise la portée de ces travaux. Une structure chapeautant le sous-groupe, le Réseau européen des services technologiques de police (Enlets), créée en 2008 à Paris, ambitionne toutefois d'acquérir une existence et un budget autonomes ainsi que d'associer davantage les mondes de la recherche, de l'industrie et de la sécurité intérieure. Le tout dans le cadre plus vaste d'un projet industriel négocié avec de grandes entreprises et des PME innovantes.

Les questions relatives à la protection de la vie privée et au coût des mesures évoquées concernant les voitures ne manqueront pas de susciter la polémique. Elles devraient aussi relancer, au-delà des critiques caricaturales sur la « bureaucratie bruxelloise », des interrogations sur la prise de décision en Europe et son contrôle démocratique.

(*)

EU has secret plan for police to 'remote stop' cars - Telegraph.pdf

08/02/2014

La blouse à l'école pour gommer les différences sociales

lu sur le Midi Libre :

Port de la blouse, respect de la morale et des valeurs. Olivier Lefèvre, directeur de l’école des Sarments à Carcassonne veut revenir au port de la blouse.