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13/01/2015

SITUATION DU JOUR EN AFRIQUE

lu sur :

International : Toute l'actualité sur Le Monde.fr.

www.lemonde.fr/international/

Boko Haram met à feu et à sang le nord du Nigeria

Par Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)

 

LE MONDE Le 11.01.2015 à 14h50 • Mis à jour le 12.01.2015 à 15h02

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/11/boko-haram-la-strategie-du-massacre_4553718_3212.html#vAygTshpVAcJhhbb.99

Plus de quinze villages voisins attaqués en quelques jours, « des centaines de corps jonchant le sol » décrits par les rares survivants à avoir atteint des villes de la région : autour de Baga, dans l’extrême nord-est du Nigeria, un massacre d’une ampleur inédite vient d’être commis en l’espace de plusieurs jours par les insurgés de Boko Haram.

Lire aussi : Cent morts dans l'attaque d'une ville du Nigeria par Boko Haram

Le temps n’est pas encore à l’exactitude des chiffres, mais à la prise de conscience que cette série d’attaques vient d’annihiler une agglomération, Baga, et des villages voisins dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, alors que la ville est le siège d’une force régionale, la MNJTF (Multinational Joint Task Force, force multinationale conjointe).

A Baga, la MNJTF devait coordonner la réponse militaire du Nigeria avec celle du Niger et du Tchad voisins contre Boko Haram, dont les actions dans cette vaste zone frontalière se sont intensifiées et durcies au cours de l’année écoulée. Le Tchad voit les actions de Boko Haram se rapprocher dangereusement du point où son sol sera bientôt frappé à son tour. La capitale tchadienne, N’Djamena, n’est qu’à quelques heures de route de cette zone.

Vagues d’assassinats

A Baga, la MNJTF (il ne se trouvait à ce moment que des soldats nigérians dans la base) n’a pas pu empêcher un massacre d’une ampleur inédite. Amnesty International estime qu’il s’agirait de « l’acte le plus meurtrier dans une série d’attaques de plus en plus atroces menées par le groupe ». Même si d’autres sources évoquent plus prudemment un nombre de victimes s’établissant à « plusieurs centaines », l’ampleur de ces tueries est considérable.

Elle découle d’abord d’une organisation méthodique de la violence, mélange d’exécutions et de destructions systématiques, si complètes du reste qu’il a fallu que les assaillants s’y prennent à plusieurs fois pour « raser à 90 % » Baga, comme l’ont rapporté des survivants à Maiduguri (200 kilomètres de marche) au journal Daily Trust, qui ont dû laisser derrière eux des blessés agonisants et enjamber des monceaux de cadavres.

La première attaque avait eu lieu samedi 3 janvier. Déjà, des vagues d’assassinats, des destructions. Boko Haram s’empare alors de la base de la MNJTF. L’objectif est de première importance. La proximité de Baga avec le lac en fait un endroit stratégique. Boko Haram contrôle certaines des îles du lac, et des convois d’armes qui ont transité par le Tchad, en provenance de Libye, ont sans doute emprunté des itinéraires passant dans cette région. De plus, c’est de là que la réponse militaire régionale est supposée trouver un point d’ancrage.

Le Tchad étudie de très près les possibilités d’intervention contre Boko Haram dans la zone frontalière avec le Nigeria et le Cameroun. Frapper cette base, pour les insurgés, est donc un signal de défi à l’adresse des pays de la région. Boko Haram menace aussi le Cameroun, et son président, Paul Biya, d’une intensification de la guerre sur son sol. Certains de leurs hommes se trouvent sur le territoire nigérien. Autant de menaces pour les pays voisins. La base de Baga aurait dû être l’un des éléments de réponse militaire, même si le Cameroun n’est pas associé à cette unité.

Soldats nigérians piégés

Mais Baga est aussi un cul-de-sac. La fin des routes. Et un piège, donc, pour les soldats nigérians, qui se sont trouvés face à plusieurs centaines d’insurgés, arrivés à leur façon habituelle sur des pick-up, des petits camions et des nuées de motos. Les 7 et 8 janvier 2014, une nouvelle vague d’attaques était menée.

Une partie de la population des environs a fui. Certains, à pied, ont pris la direction de Maiduguri, où ils ne sont arrivés que quelques jours plus tard. D’autres ont tenté de traverser le lac Tchad. Plus de 20 000 personnes semblent arrivées sur l’autre rive. Mais dans un mouvement désespéré, des personnes se sont noyées, y compris des soldats. Des fuyards en nombre inconnu se trouveraient encore sur des îles, sans provisions, exposés au froid de cette saison, aux moustiques.

Vendredi 9 janvier, un autre groupe de combattants djihadistes attaquait cette fois Damaturu, dans l’Etat voisin de Yobe. A environ 200 kilomètres : une broutille pour les groupes de Boko Haram, très mobiles sur les anciennes pistes séculaires, qui passent à travers la brousse. La ville carrefour a été attaquée à plusieurs reprises au cours des années passées. La dernière fois, c’était il y a quelques semaines, et il y a eu plus de cent morts, dont 38 policiers tués dans leur caserne investie à la sortie de la ville, malgré ses protections et ses systèmes de défense qui la faisaient ressembler à un petit fort.

« L’attaque sur la ville par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble », estime leporte-parole des forces armées

Damaturu demeure une cible : la ville est suffisamment importante (50 000 habitants, des banques, des commerces, plusieurs camps militaires) pour constituer une belle prise en cas de victoire. Mais pas trop grosse, pour ne pas entraîner l’échec à coup sûr. Car les forces de Boko Haram, loin de pouvoir compter sur une efficacité éprouvée, n’ont pour elles que leur nombre (elles attaquent désormais en masse), leurs armes contre des civils, et surtout la faiblesse des forces armées, démoralisées, infiltrées, affaiblies par la corruption. Là où les soldats (parfois dos au mur, comme aux portes de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno) résistent, Boko Haram ne passe pas. La secte a perdu sans doute plus de cent hommes dans sa dernière attaque de Damaturu. Vendredi 9 janvier, ils ont encore échoué.

Ces revers ne peuvent cependant dissimuler la réalité d’une extension du territoire sous contrôle, ou sous la menace, des djihadistes. La vaste région frontalière du Cameroun, mais aussi celle proche du Niger, ou encore le triangle aride au nord de Maiduguri : toutes ces régions sont devenues le fief des insurgés, qui y frappent lorsqu’ils le souhaitent, même s’ils ne « tiennent » pas la plupart des agglomérations.

Un nombre croissant de villes prises

Monguno, à 60 km, a été déjà attaquée de manière terrible en 2013. De même que la ville de Dikwa. Selon nos sources, des bastions importants pour Boko Haram se trouvent juste à proximité, parfois dans de petites agglomérations : vers Adjibo, par exemple. Un « Boko Haram Land » est en voie de constitution, où les militaires nigérians, quand ils n’ont pas fui, vivent encerclés dans leurs bases, ne se déplaçant qu’en lourds convois, incapables de porter secours aux populations. Il y a pire : les actes de vengeance des soldats ou de leurs alliés des milices locales. En avril 2013, des soldats subissent une attaque légère près de Baga et perdent un homme. En représailles, ils brûlent 2 000 maisons, comme les clichés satellite de Human Rights Watch, coïncidant avec les déclarations des survivants, l’ont prouvé. Les forces gouvernementales avaient alors tué 193 personnes. Cette foi, c’est Boko Haram qui a « puni » Baga, de la plus terrible façon.

L’armée y perd son âme et le soutien des populations. Les insurgés tiennent le pays par la terreur. C’est avec ce genre de massacre que Boko Haram, courant 2014, a poursuivi sa politique de conquêtes territoriales. Un nombre croissant de villes sont désormais « tenues », même si les destructions et les tueries en ont vidé le plus clair de la population, afin de donner corps à la décision de son chef, Abubakar Shekau, de constituer un « califat » à partir de Gwoza, vers la frontière avec le Cameroun.

La partie sud du Nigeria a vécu dans l’idée pernicieuse que Boko Haram était un phénomène naturellement circonscrit, le fruit du Nord, et plus encore celui des trois Etats du Nord-Est (Borno, Adamawa, Yobe). Il a fallu plus d’une semaine aux responsables militaires pour aborder, publiquement, la question du massacre de Baga. Ce que le porte-parole des forces armées, le général major Chris Okulade, a finalement dit samedi soir, est révélateur : « L’attaque sur la ville par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier 2015 devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble, plutôt que de critiquer les personnes qui essayent de les contrer. »

Abuja, la capitale, a été frappée à plusieurs reprises par des attentats-suicides. Lagos, la capitale économique, a subi une tentative similaire. Mais l’indifférence du sud du pays vis-à-vis de ce lointain nord mis à feu et à sang n’a pas encore été brisée par la force des chiffres : selon le Council on Foreign Relations (CFR), plus de 10 000 personnes auraient été tuées dans le cadre de l’insurrection (par les insurgés, les forces de l’ordre ou leurs auxiliaires des milices locales) en 2014.

Johannesburg, correspondant régional
 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/11/boko-haram-la-strategie-du-massacre_4553718_3212.html#vAygTshpVAcJhhbb.99

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Un peu de géographie : comparez les surfaces des terres émergées et regardez les frontières -

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SITUATION EN PALESTINE

communiqué :

SITUATION EN PALESTINE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 12 janvier 2015.
 

Patrick SERRES, de l’association France Palestine solidarité de Gironde (AFPS 33) et André ROSEVEGUE, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), étaient les invités de l’Université d’automne du M’PEP, mi-novembre, à Bordeaux. Ils ont fait le point sur la situation en Palestine.
 
C’est l’occasion de dénoncer la présence indécente à la « Marche républicaine » du dimanche 11 janvier à Paris, entre autres chefs d’État pratiquant la répression, interdisant la liberté d'expression, s'opposant à la laïcité, discriminant les femmes, méprisant la souveraineté des peuples, menant des opérations guerrières, de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, massacreur des Palestiniens, d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères d’Israël, chef du parti d’extrême-droite Israel Beytenou, de Naftali Bennett, chef du parti sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer Juif et du mouvement pro-colonies My Israel.
  • Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, s’est toujours opposé aux Accords d’Oslo. Ces derniers résultent de discussions entre des négociateurs israéliens et palestiniens tenues à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien. Une Déclaration de principes a été signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de Bill Clinton, Président des Etats-Unis, pour régler le problème et poser les bases d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans. Benjamin Netanyahu a favorisé la construction de nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie, en expulsant les Palestiniens. Il s’est toujours opposé à la création d’un État palestinien. Avant de prendre l'avion pour Paris il a lancé un appel : "A tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis : Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israêl est votre foyer".
  • Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a fondé le parti d'extrême droite Israel Beytenou. Lors de la seconde intifada, en 2002, il demande le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. Il s'oppose au plan de désengagement des territoires occupés et propose en mai 2004 un plan alternatif dans lequel il prévoit une séparation entre Juifs et Arabes « pour créer deux États ethniquement homogènes ». En janvier 2008, Avigdor Liberman a quitté le gouvernement afin de s'opposer aux négociations de paix avec les Palestiniens. Il a été inculpé de « blanchiment d’argent », « fraude », « subornation de témoins », « entrave à la justice »…
  • Naftali Bennett est un homme d’affaire et politicien qui dirige le parti politique sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer juif, ainsi que le mouvement pro-colonies My Israel. En juillet 2013 il déclare : « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça », lors d'une réunion retranscrite par le quotidien Yedioth Ahronoth.
 
Pour accéder à la vidéo, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3874

12/01/2015

À propos du grand rassemblement

à lire sur un blog de MEDIAPART :

Refusons cette manifestation hypocrite

Mediapart - Il y a 2 jours

 

10/01/2015

Incendie ! (dans quel monde nos petits-enfants vivront-ils ?)

Les troubles à l'ordre public qui  sidèrent l'opinion sont toujours un bon moyen de rassembler derrière le pouvoir en place.

En l'occurrence ce pouvoir suit aveuglément un système néolibéral qui conduit notre planète à sa perte.

Il faut y réfléchir et chercher le moyen d'en sortir, sinon on peut prévoir des violences et des guerres sans fin.

Un exemple :

Incendie du Reichstag — Wikipédia

L’incendie du Reichstag, ou Reichstagsbrand en allemand, est l'incendie criminel du palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, dans la nuit du 27 au 28 février 1933.

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de laReichstagsbrandverordnung qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre les communistes allemands.

L'identité du ou des incendiaires a fait l'objet de nombreux débats. Les historiens sont toujours partagés entre la thèse l'attribuant au seul communiste conseilliste néerlandais Marinus van der Lubbe, et celle l'imputant aux nazis. À des fins de propagande, le nazi Hermann Göring présenta l'événement comme le « début de la révolte communiste ».

Avec les conséquences que l'on sait :

Seconde Guerre mondiale — Wikipédia

Un autre exemple :

Attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

Avec les conséquences que l'on sait:

Articles détaillés : Guerre contre le terrorismeGuerre d'Afghanistan (2001) et Guerre d'Irak.

Dimanche 11 janvier

communiqué :

 

Ø  Pour les manifestations en France et en Europe, la liste des manifestations prévues est consultable sur :

 

Le site du Huffington Post

 

ou : facebook.com/notes/1534714696777874/

 

 

 

ICI VERSION PDF DE CE COMMUNIQUE

 

 

07/01/2015

Charlie Hebdo : y aura-t-il une fatwa contre les assassins ???

voir :

Fatwa — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Fatwa
 

Exemples[modifier le code]

Fatwa politique[modifier le code]

Selon Riadh Sidaoui, les Fatwas politiques ont commencé à se propager depuis la guerre du Golfe en 1991, et elles se sont ensuite propagées enÉgypte et un peu partout dans le monde arabe6.

Toutefois, il fait remarquer que c'est la conséquence d'un vide politique dans la région qui fut remplacé par des cheiks prononçant des Fatwas ; c'est ainsi qu'on trouve le Conseil des Grands Oulémas d'Arabie Saoudite qui constitue un établissement qui remplace le Parlement6

Selon lui, ces fatwas politiques ne sont pas objectives et certains pays utilisent le discours religieux pour leurs intérêts politiques et économiques. Par exemple le Qatar utilise ce système politique contre l'Arabie saoudite, ce qui cause une guerre de Fatwas entre ces deux pays ; l’Arabie saoudite à travers The Association of Muslim Scholars (رابطة العلماء المسلمين) et le Qatar qui a baptisé l'association internationale des savants musulmans présidée parYoussef al-Qaradâwî6.

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Charlie Hebdo : douze morts dont Cabu, Charb, Maris et Wolinski ...

rue89.nouvelobs.com/.../fusillade-a-charlie-hebdo-lon-sait-256948

06/01/2015

Europe Méditerranéenne : contre l'Europe de la concurrence libre et non faussée anglo-saxonne

lu sur :

SyrizaPodemos... la bourrasque venue du Sud de l'Europe

Libération

MARC SEMO ET LUC PEILLON 4 JANVIER 2015 À 20:56 (MIS À JOUR : 5 JANVIER 2015 À 07:40)
RÉCIT Epouvantails de Bruxelles ou Berlin, les partis de gauche radicale grecs et espagnols, qui ont cessé d’évoquer l’abandon de l’euro ou le non-remboursement de la dette, sont aux portes du pouvoir.
 
Un spectre hante l’Europe… A entendre les mises en garde de nombre de capitales de l’Union européenne face à l’émergence des mouvements de la gauche radicale en Grèce et en Espagne, la célèbre première phrase du Manifeste communiste semble retrouver son actualité. Syriza caracole en tête des sondages pour les législatives anticipées du 25 janvier (lire ci-contre). Podemos serait aussi, dans les intentions de vote, la première force politique espagnole pour le scrutin de novembre (lire page 4). D’où une inquiétude croissante à Bruxelles et surtout à Berlin où, selon Der Spiegel, la chancellerie «juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro» si le nouveau gouvernement «abandonne la ligne de rigueur budgétaire». D’autres de souligner une possible contagion. «Le risque, cette fois, n’est pas économique mais politique», note un éditorial de La Repubblica, le quotidien de centre gauche italien qui soutient la politique réformiste de Matteo Renzi.

«Oppression». Face aux populismes d’extrême droite anti-immigrés et anti-euro du nord du continent, qui prospèrent sur le refus de la solidarité, une révolte colorée d’un rouge vif mâtiné de vert se lève au sud. Elle refuse des politiques d’austérité imposées qui, en Grèce, ont mis un jeune sur deux au chômage, réduit de 26% en cinq ans le PIB du pays, mais pas la dette. «La démocratie ne s’impose pas par le chantage», rappelle volontiers Aléxis Tsípras, le leader de Syriza. Et Pablo Iglesias, son homologue de Podemos, de pourfendre «l’oppression exercée par l’Europe et le FMI». 

Le réformisme de Tony Blair - suivi par le Parti socialiste espagnol, les démocrates italiens, le SPD de Gerhard Schröder et maintenant François Hollande - a en partie adapté les fondamentaux de la gauche à la nouvelle donne d’un monde globalisé. Mais ce projet fondé sur le sociétal ou l’émancipation individuelle plutôt que collective passe mal dans les pays mis en coupe réglée par la troïka (Commission, FMI et BCE). D’où le succès de ces mouvements au verbe radical.

«Il y a un grand écart entre leur rhétorique et leur programme», note néanmoins Marc Lazar (lire page 6), de Sciences-Po Paris, qui souligne qu’au-delà de formes politiques novatrices, leurs programmes reprennent pour l’essentiel les recettes keynésiennes de la social-démocratie des années 60-70. Podemos, désormais, se réfère plus au réformiste suédois Olof Palme qu’au révolutionnaire Hugo Chávez. Quant à Syriza, s’il arrive en tête au prochain scrutin, il n’aura pas les moyens de gouverner seul.

A l’approche du pouvoir, les deux formations ont d’ailleurs revu leurs ambitions à la baisse. Plus question, par exemple, de sortir de l’euro pour Syriza. «A une époque, il y avait un courant qui était en faveur du retour à la drachme. Cette question est désormais tranchée : nous resterons dans la zone euro», confiait ainsi il y a quelques jours à Libération le député George Stathakis, probable ministre des Finances d’un gouvernement Syriza. Pas question non plus de suspendre unilatéralement les remboursements. L’objectif désormais : renégocier la charge d’une dette devenue insoutenable (177% du PIB), et dont les remboursements empêchent l’économie grecque de redécoller. Après les discussions avec les créanciers privés en 2012, qui avaient conduit à une décote de plus de 70% des titres, la gauche radicale aimerait, cette fois-ci, faire plier les détenteurs publics (Etats membres, BCE…).

Un pari difficile s’il conduit à devoir faire accepter une perte sèche aux contribuables des pays prêteurs. Et notamment en Allemagne, où ni la chancelière ni l’opinion publique ne sont prêtes à «payer» pour les Grecs. Mais, de fait, il s’agit d’une revendication proche de ce que réclament d’ores et déjà les actuelles autorités du pays.

Pause. En Espagne aussi, Podemos en rabat sur la question de la dette, même si l’endettement espagnol (proche de celui de la France avec près de 100% du PIB) représente un problème moins aigu qu’en Grèce. La position de la formation ibérique d’extrême gauche n’est plus le non-remboursement, mais la mutualisation des dettes nationales (et donc espagnole) au niveau européen, via des mécanismes du type eurobond. Un système permettant de garantir des taux d’emprunt peu élevés pour des pays qui ne parviennent plus à se financer seuls sur les marchés, ou à des coûts très élevés. Position, là encore, partagée par de nombreux économistes en Europe.

Pour le reste, Syriza continue cependant de prôner une pause dans l’austérité et une hausse du Smic, mais concentre également son discours sur la réforme de l’Etat, la lutte contre la bureaucratie, en encore la création d’un cadastre, autant de points qui pourraient séduire la nouvelle Commission européenne. Quant à Podemos, exit la retraite à 60 ans (la revendication est passée à 65 ans) ou le revenu garanti pour tous. Ses responsables revendiquent désormais une réforme fiscale, et les 35 heures…

04/01/2015

À propos du wikileaks marocain

lu sur :

L'Expression - Le Quotidien - Le WikiLeaks marocain "déshabille" le ...

www.lexpressiondz.com/.../206943-le-wikileaks-marocain-deshabille-le- makhzen.html 

COMPLAISANCE AVEC ISRAËL, TRAFIC D'INFLUENCE, VÉRITABLES AGISSEMENTS AU SAHARA OCCIDENTAL...

Le WikiLeaks marocain "déshabille" le Makhzen

Par Walid AÏT SAÏD - Mercredi 10 Decembre 2014
 
Le «snowden» marocain a mis à nu les agissements du royaume qui est prêt à tout pour nuire à l'Algérie et continuer son processus de colonisation du Sahara occidental!

Depuis le 3 octobre dernier, le Maroc a son WikiLeaks !

En effet, «Chris_Coleman24» est un compte Twitter révélant des documents confidentiels, qui fait sensation sur le Web. Il vise, notamment, des responsables de la diplomatie marocaine et la Dged (les services de contre-espionnage marocain, Ndlr). Ce Julien Assange marocain révèle, documents à l'appui, les pratiques machiavéliques du Makhzen.

Du trafic d'influence jusqu'à la complaisance avec Israël, rien n'arrête le royaume pour nuire à l'Algérie et continuer son processus de colonisation du Sahara occidental. «Chris_Coleman24» nous révèle par exemple, dans un document publié lundi dernier, la collaboration marocaine avec l'entité sioniste. Il publie des échanges d'e-mails entre des responsables marocains et israéliens sur une demande de survol de l'espace aérien marocain. Chose qui a naturellement été acceptée et cela afin de permettre à l'Etat sioniste d'espionner l'ennemi commun qui est... l'Algérie. Chose que confirme le Makhzen dans un tweet avec un faux compte. «Le Maroc doit collaborer avec Satan si nécessaire pour garantir ses intérêts supérieurs et neutraliser ses ennemis de l'Est», est-il posté par ce compte du Makhzen.

Le WikiLeaks marocain révèle également la coopération existant entre la Dged (Direction générale des études et de la documentation) et les services secrets israéliens. Une délégation du Mossad serait venue au Maroc sur invitation de la Dged. En guise de preuve, Coleman a publié deux copies de passeports israéliens.

Pour appuyer ces propos sur les liens intimes liant le Maroc et Israël, Chris Coleman, révèle l'information qui fait état d'un dépôt de plainte du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre tous les pays arabes...sauf le Maroc !

Le trafic d'influence mené par le Maroc pour acheter des soutiens dans sa colonisation du Sahara occidental est également mis à nu. Tout en faisant part des états de crispation entre Rabat et l'ONU (et l'envoyé personnel de Ban Ki-moon, le médiateur de ce conflit, Christopher Ross), voire même de certaines tensions avec l'administration Obama, Coleman sort des correspondances bancaires et des fac-similés de pièces d'identités qui démontrent ce trafic d'influence.

Certaines correspondances montrent que des responsables marocains ont soudoyé des diplomates et des journalistes étrangers, dont des Français, pour qu'ils défendent avec vigueur la position de Rabat concernant la question du Sahara occidental. La Dged a même monté de faux sites Internet d'information algériens.

Il est aussi mis en lumière le financement du lobby pro-marocain aux Etats-Unis et en France tel que le think tank Global Intelligence Partners, qui est qualifié «d'arrière-boutique de la Dged».

Ce compte tweeter démontre aussi comment le Maroc pille les ressources naturelles du peuple sahraoui et précise qu'il [le Maroc, ndlr] livre gracieusement des phosphates à plusieurs pays de la Caraïbe et du Pacifique en échange d'un soutien sur le dossier du Sahara occidental.

Les malversations du ministre des Affaires étrangères marocains sont montrées noir sur blanc. Le secrétaire général du Rassemblement national des indépendants a «engagé la société McKinsey pour réaliser une étude destinée à relancer l'économie marocaine». Le cabinet de conseil américain emploie, selon Coleman, la fille du responsable de la diplomatie marocaine, ce qui permettrait «des versements de commission» pour une étude qui «coûtera certainement aux contribuables marocains des millions de dollars». Des transferts de fond illégaux du clan Alaoui font également partie des révélations. Tout comme les relais marocains à l'étranger, notamment en France. Un bâtonnier français exerçant à Paris est présenté comme l'avocat «particulier» du Makhzen. Il s'occuperait de toute la sale besogne du royaume...

Les Marocains n'ont pas réagi officiellement à ces graves révélations, mis à part leur chef de la diplomatie qui est tombé dans son délire habituel, accusant Alger d'être à l'origine de ces fuites.

Néanmoins, le Makhzen tente d'attaquer Coleman sur son propre terrain c'est-à-dire la Toile en créant de faux comptes qui l'accusent de distiller de faux documents. Il tente de toucher à sa crédibilité.

Toutefois, «Chris_Coleman24» a intelligemment prouvé la véracité de ces documents en publiant la base de données du personnel du ministère des Affaires étrangères. La liste de tous les fonctionnaires de ce ministère, diplomates, agents techniques et employés, etc., avec leurs noms, prénoms, date de naissance, état civil, nombre d'enfants, matricules, numéros de la carte d'identité nationale et date de recrutement, ont été rendus publics. Même des fonctionnaires, dont des ambassadeurs, partis en retraite, sont signalés. Une manière donc de répondre au Palais. Et de lui promettre que les révélations ne font que commencer...

Affaire à suivre 

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mon commentaire :

Je n'avais pas spécialement l'intention de mettre cette note sur le blog, mais ma curiosité a été a éveillée par le fait qu'à chaque fois que j'essayais d'avoir des informations sur ce sujet en cherchant sur google avec comme mots clés : "L'étrange " WikiLeaks " marocain", je tombais sur des liens pour lesquels mon navigateur se déconnectait automatiquement. Le seul lien stable a été obtenu avec celui du début de la note.

Les liens suivants ont tous été déficients :

L'étrange « WikiLeaks » marocain  Le Monde -

L'étrange " WikiLeaks " marocain - Kassataya  kassataya.com/afrique/15816-l-etrange-wikileaks-marocain

L'étrange « WikiLeaks » marocain - L'heure du réveil chanonymous.canalblog.com/archives/2015/01/.../31247480.html‎ 

L'étrange " WikiLeaks " marocain / Kassataya @ Izuba info  www.izuba.info/info/l-etrange-wikileaks-marocain,3604753.html

02/01/2015

Mahmoud Abbas a demandé l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale

lu sur :

La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël et les Etats-Unis

Le Monde -

La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël -

Mahmoud Abbas a demandé l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale

Le Monde, Hélène Sallon, vendredi 2 janvier 2015

Dans l’entourage du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la décision du président palestinien de se tourner vers la Cour pénale internationale (CPI) est vue comme une déclaration de guerre. En signant, mercredi 31 décembre, une demande d’adhésion au statut de Rome, qui ouvre la possibilité d’engager des poursuites contre les responsables israéliens pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Mahmoud Abbas a brandi " l’arme du jugement dernier ", selon des sources israeliennes. L’" unilatéralisme " palestinien pourrait définitivement enterrer le processus d’Oslo, inauguré en 1993, et la perspective de négociations pour aboutir à un accord de paix et à la création d’un Etat palestinien.

Le président Abbas avait sans conteste mesuré les conséquences de sa démarche en décidant, mardi, de précipiter le calendrier de l’offensive diplomatique dont il brandissait depuis plusieurs mois la menace. En moins de 24 heures, il a provoqué un vote au Conseil de sécurité des Nations unies sur une résolution fixant une date butoir pour la fin de l’occupation israélienne puis, face à son échec  – plus sévère qu’espéré-, signé l’adhésion de la Palestine au statut de Rome et à dix- sept autres traités internationaux. " Ils nous attaquent nous et notre territoire tous les jours ; auprès de qui allons-nous nous plaindre ? Le Conseil de sécurité nous a laissés tomber : où pouvons- nous aller ? ", a justifié le président palestinien, avant d’apposer sa signature, lors d’une cérémonie retransmise à la télévision depuis le siège de la présidence à Ramallah, en Cisjordanie.

Ce n’est pas un hasard si cette signature a coïncidé avec les commémorations du 50e anniversaire du Fatah, le parti du président Abbas. Symboliquement, le moment ne pouvait être mieux choisi pour le chef palestinien, en mal de légitimité. A moins d’un mois du congrès du Fatah, il montre à ses détracteurs au sein de la classe politique et de l’opinion palestniennes qu’il a su écouter ceux qui n’ont cessé de critiquer son obstination à s’accrocher à la solution négociée, en dépit de la poursuite de la colonisation israélienne. L’échec de la résolution paletinienne devant les Nations unies a eu raison de ses dernières illusions, déjà sérieusement entamées après celui en avril du dernier round de négociations bilatérales, sous égide américaine, puis la guerre dans la bande de Gaza, à l’été, qui a fait plus de 2 100 morts côté palestinien.

Jusqu’au dernier moment, les Etats-Unis, fervents soutiens de la solution négociée, ont espéré faire entendre raison au président Abbas, en agitant la promesse d’une reprise rapide des négociations de paix. Cette démarche est " contre- productive et n’avance en rien les aspirations du peuple palestinien à un Etat indépendant et souverain ", a réagi le porte-parole du département d’Etat, Edgar Vasquez. Elle plonge les Etats- Unis dans l’embarras alors que le Congrès a menacé de couper l’aide à l’Autorité palestinienne dans une telle éventualité. Washington a cru pouvoir convaincre la direction palestinienne de l’effet pervers de cette démarche alors que commence en Israël la campagne pour les élections législatives anticipées, prévues le 17 mars. L’offensive palestinienne risque fort de donner des arguments de campagne au premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et à ses concurrents d’extrême droite qui, à l’instar du leader du parti Foyer juif, Naftali Bennett, rejettent quant à eux l’existence même d’un Etat palestinien.

En dépit des critiques véhémentes qui lui ont été adressées pour sa gestion de la guerre à Gaza, Benyamin Nétanyahou part à nouveau favori après avoir remporté haut la main – à près de 80 % – les primaires de son parti, le Likoud, mercredi. Désormais en pleine campagne, le chef du gouvernement s’est posé en homme de la situation. Jeudi, M. Nétanyahou a minimisé la portée de la demande d’adhésion. Il s’est dit assuré que la CPI, auquel Israël n’est pas partie, rejettera " en bloc l’appel hypocrite de l’Autorité palestinienne, qui n’est pas un Etat. (…) C’est une entité qui existe en alliance avec une organisation terroriste, le Hamas, qui commet des crimes de guerre alors qu’Israël est un Etat de droit avec une armée morale qui respecte le droit international. " (!!! le surlignage est de moi)

L’assurance du premier ministre israélien pourrait être contredite. La CPI avait dit qu’elle accepterait une demande d’adhésion de la Palestine, une fois que celle- ci serait reconnue comme Etat par l’Assemblée générale de l’ONU. Ce qui a été fait le 29 novembre 2012. Malgré tout, le chemin pourrait être long avant que ne puissent être envisagées des poursuites contre des responsables israé liens. Soixante jours sont déjà nécessaires pour qu’entre en vigueur l’adhésion palestinienne, après quoi il reviendra à la procureure, Fatou Bensouda, de décider de l’opportunité d’entamer des procé dures judiciaires sur les plaintes dont elle sera saisie. En 2010, cette dernière avait estimé que la gravité des faits n’était pas établie dans la mort de neuf militants propalestiniens sur le navire Turc Mavi Marmara, pour que la CPI s’en saisisse.

Les autorités palestiniennes espèrent voir leurs plaintes entendues concernant les soupçons de crimes de guerre durant les événements de l’été et la guerre à Gaza, sur la colonisation et le Mur de séparation – qui avait été jugé illégal par la Cour internationale de justice en 2004. De son côté, M. Nétanyahou a averti que cette adhésion se retournerait contre le Hamas, qui a tiré plus de 4 500 roquettes et projectiles sur le territoire israélien pendant la guerre de Gaza. Cette perspective est assumée par le mouvement islamiste qui a donné, en août, avec les autres chefs palestiniens, son accord à l’adhésion.

Si la bataille judiciaire est encore loin d’être engagée, M. Nétanyahou a déjà promis des "mesures en réponse ". En novembre 2012, après l’adhésion de la Palestine comme État observateur non-membre de l’ONU, il avait lancé une vague de construction dans les colonies, allant jusqu’à causer une crise diplomatique avec la France et la Grande-Bretagne. Mais, nombreux sont les commenta teurs qui pensent la rupture encore loin d’être consommée. Malgré les menaces, le président Abbas n’a pas encore osé franchir le pas de la fin de la coopération sécuritaire avec Israël, qui pourrait le conduire à réoccuper les zones sous contrôle palestinien, au risque d’un nouveau soulèvement.

CONVOCATION de l’ambassadeur français en Israël

Les autorités israéliennes ont convoqué, vendredi 2 janvier, l’ambassadeur français en Israël, Patrick Maisonnave. Le diplomate est attendu au ministère israélien des affaires étrangères pour expliquer le soutien, inattendu, de la France à la résolution palestinienne rejetée l’avant-veille au Conseil de sécurité des Nations unies. La France avait invoqué " la nécessité urgente d’agir ", en dépit de diver gences avec certains points du texte.

PRESSIONS sur le Nigeria

Les pressions américaines et israéliennes ont eu raison du Nigeria, qui est revenu sur sa décision de voter en faveur de la résolution palestinienne. Ce vote aurait donné aux Palestiniens la majorité requise des neuf voix. " Il a été dit au Nigeria que s’il ne s’abstenait pas ou ne votait pas contre, on lui retirerait tout soutien dans sa guerre contre Boko Haram ", a accusé le négociateur palestinien, Saëb Erekat.

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lire aussi :

Résolution palestinienne: la France voulait "empêcher une adhésion à la CPI"

i24news - Il y a 3 heures

L'ambassadeur de France à Tel-Aviv, Patrick Maisonnave a été convoqué ce vendredi par le ministère des AE - Israël, France, Résolution ...

2015 : élections cantonales les 22 et 29 mars

Voir :

fr.wikipedia.org/.../Élections_départementales_françaises_de_2015

Les élections départementales françaises de 2015 auront lieu les 22 et 29 mars 2015 afin de renouveler l'intégralité des conseils départementaux.

Mode de scrutin[modifier le code]

L'élection des conseillers départementaux a lieu au scrutin binominal majoritaire à deux tours7. Dans chaque canton, les candidatures prennent la forme d'un binôme composé d'une femme et d'un homme (auxquels s'ajoutent deux suppléants, une femme et un homme également). Le corps électoral est celui des électeurs français inscrits.

Pour être élu au premier tour, un binôme doit obtenir au moins la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages égal à au moins 25 % des électeurs inscrits. Si aucun binôme n'est élu au premier tour, peuvent se présenter au second tour les deux binômes arrivés en tête et ceux qui ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Est élu au second tour le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix.

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Redécoupage cantonal de 2014 en France — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Redécoupage_cantonal_de_2014_en_France 

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Pour les dépôts des candidatures, voir dans votre préfecture. Exemple :

  1. Elections départementales 2015 (ex-élections cantonales ...

    www.nord.gouv.fr/.../Elections-departementales-2015-ex-elections- cantonales
     
    Elections départementales 2015 (ex-élections cantonales). Rubrique créée le 06/ 10/2014 Mise à jour le 31/12/2014. La loi n°2013-403 du 17 mai 2013 relative ...
  2. Dépôt des candidatures / Elections départementales 2015 (ex ...

    www.nord.gouv.fr/...2015...cantonales/Depot-des-candidatures
     
    23 déc. 2014 ... Les candidats se présentent obligatoirement constitués en binôme . Les deuxcandidats du binôme doivent être de sexe différent . Le candidat ...

extrait :

> Consulter et télécharger le mémento à l’usage des candidats - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,83 M

Les candidats se présentent obligatoirement constitués en binôme . Les deux candidats du binôme  doivent être de sexe différent .

Le candidat  au sein du binôme et son remplaçant  doivent être de même sexe . Chaque membre du binôme a son propre remplaçant. 

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voir aussi :

Cantonales de 2015 : ne pas faire confiance aux politiciens professionnels !

Cantonales de 2015 : ne pas...

Les prochaines élections cantonales

Les prochaines élections...

31/12/2014

Palestine : les juifs sionistes gagnent à l'ONU

L'apartheid en Palestine ne bénéficiera pas  de la même réprobation que celui de l'Afrique du Sud, jadis.

Tout bien considéré, ce n'est pas étonnant de la part de nations ayant  exterminé les indiens d'Amérique du nord sans  le moindre remords.

lu sur Libération :

Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017.
 
Le Conseil de sécurité des Nations unies a rejeté mardi une résolution palestinienne portant sur un accord de paix avec Israël, au sujet de laquelle les Etats-Unis avaient exprimé leur opposition bien avant le vote. La résolution a recueilli huit voix pour, deux voix contre et cinq abstentions, alors qu’elle devait réunir neuf voix, sur les quinze du Conseil, pour être adoptée. La France, la Chine et la Russie, tous trois membres permanents du Conseil, ont apporté leur soutien à la résolution. L’Australie et les Etats-Unis, proches alliés d’Israël, ont voté contre. Cinq pays, dont le Royaume-Uni, se sont abstenus.
Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. Les Palestiniens avaient apporté lundi des modifications à leur projet qui prévoit Jérusalem-Est, occupée et annexée, comme capitale d’un Etat palestinien, le règlement de la question des prisonniers palestiniens, l’arrêt de la colonisation israélienne et rappelle le caractère illégal du mur de séparation.

«Cette résolution encourage les divisions et non un compromis», a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power. Elle a défendu la position américaine qui est de favoriser des pourparlers directs, estimant que «la paix viendra de choix et de compromis difficiles atteints à une table de négociations». Avant elle, lundi et mardi, Jeffrey Rathke, un porte-parole du département d’Etat, avait estimé que le calendrier fixé par le texte «posait des délais arbitraires» et souligné «l’inquiétude» des Etats-Unis au sujet de la sécurité d’Israël.

Les Etats-Unis n’auront donc pas eu besoin d’exercer leur droit de veto, dont ils se sont souvent servi pour bloquer des résolutions défavorables à Israël. Un veto américain risquait de provoquer la colère des pays arabes alliés des Etats-Unis dans la coalition qui combat les jihadistes de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

L’Argentine, le Tchad, le Chili, la Jordanie, le Luxembourg ont rejoint la France, la Chine et la Russie en faveur de la résolution. La Lituanie, la Corée du Sud et le Rwanda se sont abstenus, comme le Royaume-Uni. Le Nigeria, qui devait soutenir la résolution, a changé d’avis à la dernière minute et s’est abstenu, selon des sources diplomatiques.

«URGENCE D’UNE REPRISE DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS»

La France a soutenu le texte «poussée par l’urgence à agir», a affirmé devant le Conseil son ambassadeur François Delattre, exprimant sa déception que les efforts pour négocier un texte susceptible de faire consensus aient échoué.

Depuis Bruxelles, la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini a estimé que le résultat du vote soulignait «une fois de plus l’urgence d’une reprise de véritables négociations entre les parties et la nécessité pour la communauté internationale de se concentrer sur des résultats concrets» pour parvenir à un accord final. L’objectif commun est de parvenir à un accord de paix global basé sur deux Etats «vivant côte à côte en paix, en sécurité, et en se reconnaissant mutuellement», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Avant le vote, l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant avait pointé des «difficultés» dans «des termes sur les délais, des nouveaux termes sur les réfugiés».

Tentant de rallier des pays à sa cause, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait téléphoné ces deux derniers jours aux responsables de 12 pays et au président palestinien Mahmoud Abbas.

Le représentant palestinien à l’ONU Riyad Mansour a accusé le Conseil de n’avoir pas su prendre ses responsabilités et promis de chercher ailleurs l’obtention d’une reconnaissance de la Palestine. «Les Palestiniens et le monde ne peuvent plus attendre. Ce message, en dépit de l’issue regrettable d’aujourd’hui, est tout à fait clair», a-t-il déclaré devant le Conseil. Les responsables palestiniens se réuniront mercredi pour décider de la suite à donner au vote, a précisé Riyad Mansour. Les Palestiniens avaient dit qu’en cas de rejet de leur résolution ils chercheraient notamment à rejoindre la Cour pénale internationale afin d’y mettre Israël en accusation pour crimes de guerre à Gaza.

Le représentant d’Israël a prononcé quatre phrases laconiques. «J’ai des informations pour les Palestiniens : vous ne pouvez pas vous diriger vers un Etat en vous agitant et en provoquant», a affirmé Israel Nitzan. «J’exhorte le Conseil à arrêter de se prêter au jeu des Palestiniens et à mettre fin à leur marche vers la folie».

AFP

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Pour poursuivre la réflexion lire :

Assassinat d'Yitzhak Rabin — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_d'Yitzhak_Rabin
 

et sur l'assassin, libre aujourd'hui :

Yigal Amir libéré de son isolement pénitentiaire après 17 ans ...

jssnews.com/.../yigal-amir-libere-de-son-isolement-penitentiaire-apres-17-ans/

Yigal Amir — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Yigal_Amir
 

30/12/2014

Noël en Grèce : avez-vous peur ?

lu sur :

Syriza, ce parti qui fait peur à Bruxelles

La Tribune.fr 
latribune.fr (avec AFP)  |  29/12/2014, 17:57  -  461  mots
 
Retour sur la génèse du parti de gauche radicale grec, qui est en tête des sondages. Des origines, lorsque l'organisation portait le nom de "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", à l'envol lors des législatives de 2012.
  • Les origines et la consolidation de l'organisation (2000-2007)

Les origines de Syriza remontent au début des années 2000. Les partis et organisations politiques grecs de gauche fondent alors une alliance, des sociaux-démocrates aux marxistes, appelée "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", la future Syriza.

Cette alliance, dont plusieurs membres appartenaient au petit parti Coalition de la Gauche rénovatrice (Syn), avait comme objectif de promouvoir le dialogue et l'unité au sein de la gauche grecque, à l'époque fragmentée.

En 2004, l'alliance participe au congrès du Syn, qui obtient 3,26% des suffrages aux législatives de 2007.

  • Alexis Tsipras devient président et homme fort du parti (2008)

En 2008, Alexis Tsipras est élu président du Syn, qui intègre définitivement Syriza. Un an plus tard, Syriza apparaît pour la première fois sous cette appellation aux élections législatives et obtient 5,04%. Alexis Tsipras est élu député pour la première fois.

  • Syriza s'envole aux législatives suite à la crise grecque (2010-2012)

Entre 2010 et 2012, période de l'éclosion de la crise de la dette, Syriza prône l'annulation des plans d'austérité des créanciers du pays, mais ne cesse de répéter qu'il souhaite "le maintien du pays dans l'euro". En décembre 2010, Alexis Tsipras est élu vice-président de la Gauche européenne.

Aux législatives de juin 2012, Syriza voit son score s'envoler à 26,9%, devenant ainsi le deuxième parti au Parlement grec, derrière Nouvelle-Démocratie (droite) du Premier ministre Antonis Samaras, qui obtient 29,7%.

Lors de son premier congrès en juillet 2013, Syriza est transformé en parti unique, intégrant tous les groupes ou organisations qui jusque-là le composaient.

  • Quel est le programme de Syriza ?

La priorité du Syriza, selon son programme, est la renégociation avec les créanciers, UE et FMI, d'une grande partie de la dette publique (175% du PIB) pour promouvoir la reprise.

Sur le plan des réformes, le Syriza veut rompre avec le clientélisme dans la fonction publique mais il est contre les licenciements. Il souhaite augmenter le salaire minimum, raboté à 580 euros il y a deux ans.

Sur son site, des positions jugées extrêmes par ses adversaires, perdurent comme des mesures favorables aux immigrés résidant en Grèce, "la suppression des gaz lacrymogènes lors des manifestations" ou encore "le retrait de la Grèce de l'Otan", une position exprimée en 2012 mais jamais depuis.

Le 29 décembre, après l'échec du Parlement grec à élire un président de la République, et l'annonce d'élections législatives anticipées le 25 janvier, Alexis Tsipras a affirmé que celles-ci seront l'occasion pour le peuple grec "de mettre un terme à l'austérité".

    Lire >> Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?SUR LE MÊME SUJET

29/12/2014

Préférez-vous AUCHAN ou les Bouillons ?

lu sur BASTAMAG :

Risque d’expulsion de la Ferme des Bouillons : appel à solidarité « contre Auchan et son monde »

22/12/2014 COLLECTIF

La cour d’appel de Rouen a confirmé le 18 décembre l’ordonnance d’expulsion à l’encontre des occupants de la ferme des Bouillons. Opposés à la bétonnisation de ce lieu par l’enseigne Auchan, voilà deux ans (...)

28/12/2014

À propos de Pierre et Vacances et du lobbying politique

à lire sur un blog de MEDIAPART :

 

1214 / 2014 : 8 siècles !

Bouvines, 27 juillet 1214

il y a 8 siècles !

Et toujours cet affrontement entre pays anglo-saxons et la France, sur le plan économique et sociétal aujourd'hui.

Aviez-vous entendu parler de la commémoration ? Moi pas !

S'agit-il d'une volonté des médias et de leurs maîtres pour passer sous silence ce rappel historique ?

Il serait utile d'envisager une Union des pays Méditerranéens pour s'engager dans une autre voie que celle du libéralisme mercantile anglo-saxon. 

Voici quelques liens :

Par François-Guillaume LorrainLe Point - Publié le 22/12/2014 à 00:00 - Modifié le 22/12/2014 à 08:53

Bataille de Bouvines — Wikipédia

La bataille de Bouvines est une bataille qui se déroula le dimanche 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre (aujourd'hui dans le ...

Bouvines 2014 | Célébration du 800è anniversaire de la bataille de ...

24/12/2014

Faisons la fête !

REGARDEZ BIEN : LE DANSEUR EST UNIJAMBISTE !

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13:33 Publié dans danse | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2014

Comme les "grands" : PAS DE TABLETTES NUMÉRIQUES POUR NOËL !

communiqué :

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 Voir :

Steve Jobs Was a Low-Tech Parent NYTimes.com 

www.nytimes.com/2014/09/.../steve-jobs-apple-was-a-low-tech-parent.html

10 Sep 2014 ... By NICK BILTON SEPT. 10, 2014 ... during the week, and her older children, 10 to 13, are allowed only 30 minutes a day on school nights.

When Steve Jobs was running Apple, he was known to call journalists to either pat them on the back for a recent article or, more often than not, explain how they got it wrong. I was on the receiving end of a few of those calls. But nothing shocked me more than something Mr. Jobs said to me in late 2010 after he had finished chewing me out for something I had written about an iPad shortcoming.

“So, your kids must love the iPad?” I asked Mr. Jobs, trying to change the subject. The company’s first tablet was just hitting the shelves. “They haven’t used it,” he told me. “We limit how much technology our kids use at home.”

I’m sure I responded with a gasp and dumbfounded silence. I had imagined the Jobs’s household was like a nerd’s paradise: that the walls were giant touch screens, the dining table was made from tiles of iPads and that iPods were handed out to guests like chocolates on a pillow.

Nope, Mr. Jobs told me, not even close.

Since then, I’ve met a number of technology chief executives and venture capitalists who say similar things: they strictly limit their children’s screen time, often banning all gadgets on school nights, and allocating ascetic time limits on weekends.

I was perplexed by this parenting style. After all, most parents seem to take the opposite approach, letting their children bathe in the glow of tablets, smartphones and computers, day and night.

Yet these tech C.E.O.’s seem to know something that the rest of us don’t.

Chris Anderson, the former editor of Wired and now chief executive of 3D Robotics, a drone maker, has instituted time limits and parental controls on every device in his home. “My kids accuse me and my wife of being fascists and overly concerned about tech, and they say that none of their friends have the same rules,” he said of his five children, 6 to 17. “That’s because we have seen the dangers of technology firsthand. I’ve seen it in myself, I don’t want to see that happen to my kids.”

The dangers he is referring to include exposure to harmful content like pornography, bullying from other kids, and perhaps worse of all, becoming addicted to their devices, just like their parents.

Alex Constantinople, the chief executive of the OutCast Agency, a tech-focused communications and marketing firm, said her youngest son, who is 5, is never allowed to use gadgets during the week, and her older children, 10 to 13, are allowed only 30 minutes a day on school nights.

Evan Williams, a founder of Blogger, Twitter and Medium, and his wife, Sara Williams, said that in lieu of iPads, their two young boys have hundreds of books (yes, physical ones) that they can pick up and read anytime.

So how do tech moms and dads determine the proper boundary for their children? In general, it is set by age.

Children under 10 seem to be most susceptible to becoming addicted, so these parents draw the line at not allowing any gadgets during the week. On weekends, there are limits of 30 minutes to two hours on iPad and smartphone use. And 10- to 14-year-olds are allowed to use computers on school nights, but only for homework.

“We have a strict no screen time during the week rule for our kids,” said Lesley Gold, founder and chief executive of the SutherlandGold Group, a tech media relations and analytics company. “But you have to make allowances as they get older and need a computer for school.”

Some parents also forbid teenagers from using social networks, except for services like Snapchat, which deletes messages after they have been sent. This way they don’t have to worry about saying something online that will haunt them later in life, one executive told me.

Although some non-tech parents I know give smartphones to children as young as 8, many who work in tech wait until their child is 14. While these teenagers can make calls and text, they are not given a data plan until 16. But there is one rule that is universal among the tech parents I polled.

“This is rule No. 1: There are no screens in the bedroom. Period. Ever,” Mr. Anderson said.

While some tech parents assign limits based on time, others are much stricter about what their children are allowed to do with screens.

Ali Partovi, a founder of iLike and adviser to Facebook, Dropbox and Zappos, said there should be a strong distinction between time spent “consuming,” like watching YouTube or playing video games, and time spent “creating” on screens.

“Just as I wouldn’t dream of limiting how much time a kid can spend with her paintbrushes, or playing her piano, or writing, I think it’s absurd to limit her time spent creating computer art, editing video, or computer programming,” he said.

Others said that outright bans could backfire and create a digital monster.

Dick Costolo, chief executive of Twitter, told me he and his wife approved of unlimited gadget use as long as their two teenage children were in the living room. They believe that too many time limits could have adverse effects on their children.

“When I was at the University of Michigan, there was this guy who lived in the dorm next to me and he had cases and cases of Coca-Cola and other sodas in his room,” Mr. Costolo said. “I later found out that it was because his parents had never let him have soda when he was growing up. If you don’t let your kids have some exposure to this stuff, what problems does it cause later?”

I never asked Mr. Jobs what his children did instead of using the gadgets he built, so I reached out to Walter Isaacson, the author of “Steve Jobs,” who spent a lot of time at their home.

“Every evening Steve made a point of having dinner at the big long table in their kitchen, discussing books and history and a variety of things,” he said. “No one ever pulled out an iPad or computer. The kids did not seem addicted at all to devices.”

16/12/2014

Antibiotiques, bactéries résistantes, agroalimentaire

les surlignages sont de moi

lu sur :

Antibiotiquesla fin du laxisme

Le Temps  
 

Avec beaucoup de retard, la Suisse a dévoilé lundi une stratégie de lutte contre les résistances aux antibiotiques. L’antibiorésistance pourrait provoquer 10 millions de morts à l’horizon 2050. L’utilisation d’antibiotiques pour les animaux d’élevage reste mal évaluéeet mal contrôlée

En matière de résistance aux antibiotiques, il est urgent d’agir, et les efforts doivent être déployés conjointement dans les domaines de la santé humaine et animale, ainsi que dans l’environnement. C’est le message de la Stratégie nationale contre la résistance aux antibiotiques, dont le contenu a été dévoilé lundi à Berne. Un meilleur suivi de l’émergence des souches résistantes et un emploi plus rationnel des antibiotiques figurent parmi les mesures envisagées.

A l’origine de la résistance aux antibiotiques, il y a une utilisation trop importante de ces substances capables de tuer les bactéries. Elles sont largement employées en médecine humaine et animale, parfois de manière inappropriée. Ainsi, des infections respiratoires d’origine virale sont fréquemment traitées par antibiotiques, alors que les virus ne sont pas sensibles à ce type de traitement. Or, plus on a recours aux antibiotiques, plus les bactéries s’y adaptent. Le risque existe ainsi de ne plus pouvoir traiter certaines maladies bactériennes à l’aide de traitements usuels.

En Suisse, les bactéries résistantes qui soulèvent le plus d’inquiétudes se rencontrent à l’hôpital; le staphylocoque doré, par exemple, qui prolifère chez les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies, et contre lequel les antibiotiques classiques ne sont plus efficaces. Chaque année, 70 000 infections sont contractées dans les hôpitaux suisses, mais le pourcentage de celles qui sont causées par des bactéries résistantes n’est pas connu.

La menace représentée par les résistances aux antibiotiques est mondiale. Chaque année, les infections par des bactéries résistantes seraient à l’origine de 25 000 morts en Europe, 23 000 aux Etats-Unis. Tout récemment, une commission d’experts réunie par le gouvernement britannique s’est inquiétée du risque de voir la résistance aux antibiotiques causer 10 millions de morts par an dans le monde en 2050, provoquant une érosion du PIB mondial de 2 à 3,5%. L’Organisation mondiale de la santé s’est aussi emparée du sujet, et a demandé à ses Etats membres de mettre sur pied des plans d’action nationaux.

En Suisse, la fréquence des souches de bactéries résistantes se situe dans la moyenne européenne. Mais comme ailleurs sur le continent, certaines de ces souches semblent en progression. Un programme national de recherche mené entre 2001 et 2006 a donné lieu à plusieurs initiatives, dont la création du Centre suisse pour le contrôle de l’antibiorésistance Anresis. Celui-ci ne recense cependant que de manière ponctuelle les données sur les cas de résistances et sur la consommation d’antibiotiques en médecine humaine.

Pour aller plus loin, les conseillers fédéraux Alain Berset et Johann Schneider-Ammann ont réclamé à l’été 2013 une stratégie nationale faisant intervenir tous les acteurs impliqués dans la problématique. Son objectif principal: prendre les mesures nécessaires pour garantir le maintien de l’efficacité des antibiotiques pour la santé humaine et animale.

L’un des aspects mis en avant dans la stratégie est la surveillance des cas de résistance et de l’utilisation des antibiotiques. L’idée est de développer suffisamment cette surveillance pour qu’elle devienne représentative à l’échelle de la Suisse.

Dans le domaine de la santé humaine, le réseau Anresis devrait être élargi. Côté vétérinaire en revanche, il reste beaucoup à faire. «Actuellement, nous n’avons accès qu’aux données concernant les importations globales d’antibiotiques, mais nous ne savons pas exactement comment ils sont utilisés», relève ainsi Dagmar Heim, de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAF).

Un autre aspect crucial de la stratégie consiste à rationaliser l’utilisation des antibiotiques. «Il n’est pas de tradition en Suisse d’imposer aux médecins des règles de prescription, mais nous avons travaillé avec les sociétés spécialisées afin d’établir des directives plus précises», explique Daniel Koch, responsable de la division Maladies infectieuses à l’OFSP. La consommation helvétique d’antibiotiques par habitant est inférieure à la moyenne européenne. En revanche, elle se situe dans la moyenne en médecine vétérinaire. Les animaux reçoivent en particulier beaucoup d’antibiotiques dits «critiques», qui ne sont normalement prescrits qu’après échec des traitements usuels. «Il est important de développer des critères d’utilisation pour ce type d’antibiotiques», souligne Dagmar Heim. Les experts préconisent aussi de restreindre l’usage prophylactique des antibiotiques en médecine vétérinaire.

D’autres pistes sont exposées dans la stratégie, dont la sensibilisation des professionnels et du public, mais aussi la prévention renforcée des maladies infectieuses à l’hôpital et dans les élevages. De nouvelles méthodes de diagnostic des infections bactériennes devraient être développées. Désormais soumis aux cantons et aux milieux intéressés pour consultation, le projet devrait se concrétiser à l’horizon 2015.

15/12/2014

L'asservissement de la science aux impératifs de firmes industrielles mondialisées

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

« Science et industrie, des liens toxiques pour la santé ? »

Francis Judas, syndicaliste, intervenant amiante pour plusieurs structures de la CGT, Annie Thébaud-Mony, sociologue, directrice de recherches honoraires à l’Inserm, et Benoît Vallet, directeur général de la santé (DGS), répondent dans L’Humanité à la question : « Science et industrie, des liens toxiques pour la santé ? ».    

Annie Thébaud-Mony dénonce notamment « l’asservissement de la science aux impératifs de firmes industrielles mondialisées », explique le quotidien.

Selon la chercheuse, « une véritable recherche publique sur fonds publics en santé publique » doit être « restaurée ». Benoît Vallet souligne, quant à lui, que « le plan national santé environnement 3 (PNSE 3), qui vient d’être rendu public (…), consacre un chapitre à la prévention des cancers en relation avec des expositions environnementales ».

L’Humanité, 12/12

07/12/2014

La poupée qui dit oui

Aujourd'hui c'est dimanche.

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05/12/2014

ENQUÊTES AU MAGHREB : l'argent peut tout

à lire :

ENQUÊTES AU MAGHREB
Algérie: les émirs saoudiens braconnent en toute impunité les espèces protégée.

 

Une enquête de Souad Belkacem et Isma Remla.

Chaque hiver, de très riches touristes s'aventurent dans le Sud-Ouest algérien. Ce sont des émirs saoudiens venus chasser l'outarde, un oiseau en voie de disparition, ou encore la gazelle.

Ces chasses sont interdites par la loi mais les autorités ferment les yeux.

Reportage à Béchar, où nous avons enquêté sur ces braconniers de luxe. 

03/12/2014

À propos de la grève des médecins généralistes et du lobby pharmaceutique

communiqué :

Vous êtes peut-être au courant de la grève des médecins libéraux prévue pour le 23 décembre, en signe de protestation (le mot est faible) contre une loi qui changerait assez radicalement nos conditions d'exercice.
Je tiens à vous transmettre le texte que je viens d'envoyer à quelques deux cents médecins ardéchois - représentants syndicaux compris - ainsi qu'à quelques amis non médecins, comme vous.
SI vous jugez intéressant de diffuser dans vos réseaux le point de vue du MG un peu atypique que je suis, ne vous gênez pas!
 
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Pourquoi je ferai grève (les syndicats désignent-ils nos véritables ennemis?)

Les recherches du Pr Séralini sur la toxicité des OGM l'ont amené à expérimenter toute la panoplie des outils de désinformation que les multinationales utilisent dans leur incessante course au profit, càd contre la Vie.
Formidable ce Séralini: clair, simple, précis et mesuré.
Mais ce qu'il raconte est sidérant.
Minutes 10.30 à 26.
 
 
Un peu plus loin, minute 37.15 jusqu'à 41, une révélation qui, en toute rigueur, suffirait à nous faire mettre à la poubelle l'ensemble de la production médicamenteuse des vingt dernières années - du moins depuis que le "Round Up" s'est répandu dans la chaine alimentaire. Tellement grave qu'il n'y a aucune chance qu'on en entende jamais parler dans nos médias spécialisés.
 
Ajoutez à ça la présence de nanoéléments, à peu près tous cancérogènes ou neurotoxiques (*), dans de nombreux médicaments et autres produits de soin sans aucune obligation d''information du médecin, et encore moins du patient, et vous vous dites que les multinationales sont vraiment en passe de réussir à faire, du noble métier qui est le nôtre, une maladie honteuse.
 
Nos syndicats nous exhortent à nous mobiliser contre les assauts des politiciens du moment; mais nous expliquent-ils quels intérêts ces larbins servent au bout du compte?
Ce qui va me faire bouger le 23 décembre, ce n'est pas tant la perspective d'une médecine aux ordres d'une administration, comme le martèle sans relâche Jacques Marty de l'UFLM, que la vision cauchemardesque de médecins soumis à des recommandations officielles dictées par l'industrie, et dont l'application sera contrôlée par ses alliés les assurances privées, qui entre-temps se seront substitués à la sécu dans la "relation tripartite", et invitées dans le "colloque singulier". 
Je suis encore libre de ne plus prescrire d'anticholinestérasiques ou de statines sans trop de conséquences disciplinaires ou pécuniaires à ce jour, et heureusement, car celui à partir duquel je ne pouvais plus ignorer que je risquais à chaque moment d'administrer du poison en guise de médicament est arrivé depuis longtemps (Rappelez vous Vioxx, et bien sûr Mediator); Eh bien le jour pourrait venir bientôt où je serai contraint de le faire. Contraint d'administrer à des humains du nanoargent ou des nanotubes de carbone; contraint de leur faire prendre des produits testés contre des rats-témoins préalablement empoisonnés.

Ce qui va me faire bouger le 23, ce n'est pas de ne plus pouvoir faire mon métier comme avant, ce n'est même pas de ne plus pouvoir l'exercer indépendamment. C'est la perspective de devoir demain, sciemment, le faire malhonnêtement.

Pierre Billon

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voir aussi :

Rofécoxib — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Rofécoxib
Exemples de noms commerciaux : 
Vioxx®, Vioxx-Dolor®. Il a été retiré du marché en 2004 à cause de problèmes liés à un risque accru d'infarctus du myocarde ..

02/12/2014

Le futur de notre société néolibérale n'est pas rose ...

lu sur Le temps (Suisse)

les surlignages sont de moi

Pollution: le cerveau en danger

Le Temps 

Stéphane Foucart Le Monde

Les indices s’accumulent quant à l’implication des polluants dans la montée en puissance des troubles autistiques et comportementaux

De toutes les maladies non transmissibles, l’autisme est l’une de celles dont la fréquence augmente le plus rapidement. Si vite qu’il est même difficile d’y croire. En mars, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, l’équivalent de notre Institut de veille sanitaire (InVS), rendaient publiques les dernières estimations de la prévalence des troubles du spectre autistique chez les garçons et les filles de 8 ans aux Etats-Unis. Selon ces chiffres, un enfant sur 68 est désormais touché par cet ensemble de maladies du développement, regroupant l’autisme profond, les syndromes de Rett et d’Asperger, etc.

Le plus impressionnant n’est pas tant le chiffre lui-même, que la rapidité de son évolution: il est supérieur de 30% à celui publié seulement deux ans auparavant (un enfant sur 88) par le même réseau de surveillance mis en place par les CDC, et a plus que doublé en moins d’une décennie. Au cours des vingt dernières années, les données américaines suggèrent une augmentation quasi exponentielle de ces troubles, aujourd’hui diagnostiqués «vingt à trente fois plus» que dans les années 1970, selon le rapport des CDC. 40% de ces enfants dépistés aux Etats-Unis présentent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70.

D’autres troubles neurocomportementaux sont également en forte croissance ces dernières années. Outre-Atlantique, l’hyperactivité et les troubles de l’attention touchaient, selon les chiffres des CDC, 7,8% des enfants entre 4 et 17 ans en 2003. Ce taux est passé à 9,5% en 2007, puis à 11% en 2011. Par comparaison, en France, leur fréquence est estimée entre 3,5 et 6% pour les 6-12 ans.

Aux Etats-Unis, un enfant sur six est concerné par un trouble du développement (troubles neurocomportementaux, retard mental, handicaps moteurs, etc.).

Dans un ouvrage scientifique tout juste publié (Losing Our Minds. How Environmental Pollution Impairs Human Intelligence and Mental, Oxford University Press, 2014) Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), soutient que cette augmentation rapide de la fréquence des troubles neurocomportementaux est, en grande partie, le résultat de l’exposition de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses – en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants.

Selon la biologiste, cette situation n’est, en outre, que la part émergée d’un problème plus vaste, celui de l’érosion des capacités cognitives des nouvelles générations sous l’effet d’expositions toujours plus nombreuses à des métaux lourds et à des substances chimiques de synthèse. Le sujet est, ces dernières années, au centre de nombreuses publications scientifiques. Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale (Université Harvard, Université du Danemark-Sud), l’une des figures de la discipline et auteur d’un livre sur le sujet (Only One Chance. How Environmental Pollution Impairs Brain Development – and How to Protect the Brains of the Next Generation, Oxford University Press, 2013), va jusqu’à évoquer une «fuite chimique des cerveaux».

La thyroïde en cause

«L’augmentation de la fréquence de l’autisme que l’on mesure ces dernières années est telle qu’elle ne peut pas être attribuée à la génétique seule et ne peut être expliquée sans faire intervenir des facteurs environnementaux, dit Barbara Demeneix. De meilleurs diagnostics et une meilleure information des médecins et des familles permettent certainement d’expliquer une part de cette augmentation, mais en aucun cas la majorité.» Et ce d’autant plus que les critères diagnostiques utilisés par les CDC sont demeurés identiques entre 2000 et 2013. «En France et en Europe, il n’existe pas de suivi historique de la prévalence de ces troubles aussi précis qu’aux Etats-Unis, mais il est vraisemblable qu’on assiste aussi à une augmentation de leur incidence», ajoute Barbara Demeneix.

Autre argument fort suggérant que l’augmentation de fréquence de l’autisme ne relève pas d’un biais de mesure: le sexe-ratio est constant. Les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles. Or, si l’accroissement constaté était artéfactuel, une modification du sexe-ratio aurait de grandes chances d’être observée.

Comment expliquer une telle épidémie? Pour la biologiste française, l’une des causes majeures est la prolifération de molécules de synthèse capables d’interférer avec le fonctionnement de la glande thyroïde. «Depuis de nombreuses années, mon travail consiste à comprendre comment un têtard devient une grenouille. Les molécules clés de ce processus sont les hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle crucial dans les transformations lourdes du développement, explique Barbara Demeneix. En cherchant à comprendre comment ces hormones agissent dans la métamorphose du têtard, je me suis posé le même type de questions sur leur importance dans le développement du cerveau humain.»

Les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. «Nous savons avec certitude que l’hormone thyroïde joue un rôle pivot dans le développement du cerveau, précise le biologiste Thomas Zoeller, professeur à l’Université du Massachusetts à Amherst et spécialiste du système thyroïdien. D’ailleurs, la fonction thyroïdienne est contrôlée sur chaque bébé né dans les pays développés et la plupart des pays en développement, ce qui montre le niveau de certitude que nous avons dans ce fait. Pourtant, malgré le fait que de nombreuses substances chimiques ayant un impact documenté sur la thyroïde soient en circulation, les autorités sanitaires ne font pas toujours le lien avec l’augmentation des troubles neurocomportementaux

Dans Losing Our Minds, Barbara Demeneix montre que la plupart des substances connues pour leur effet sur le développement du cerveau interfèrent bel et bien avec le système thyroïdien. Ces molécules ne sont pas toutes suspectées d’augmenter les risques d’autisme, mais toutes sont susceptibles d’altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. C’est le cas des PCB (composés chlorés jadis utilisés comme isolants électriques, lubrifiants, etc.), de certaines dioxines (issues des processus de combustion), de l’omniprésent bisphénol A, des PBDE (composés bromés utilisés comme ignifuges dans l’électronique et les mousses des canapés), des perfluorés (utilisés comme surfactants), des pesticides organophosphorés, de certains solvants, etc.

«Le travail de Barbara Demeneix est très important, estime la biologiste Ana Soto, professeure à l’Université Tufts à Boston (Etats-Unis) et titulaire de la chaire Blaise Pascal 2013-2014 de l’Ecole normale supérieure. Elle a conduit un travail bibliographique considérable et c’est la première fois que l’ensemble des connaissances sont rassemblées pour mettre en évidence que tous ces perturbateurs endocriniens, mais aussi des métaux lourds comme le mercure, sont capables de perturber le fonctionnement du système thyroïdien par une multitude de processus.»

Substances très nombreuses

Les composés bromés peuvent inhiber l’absorption d’iode par la thyroïde qui, du coup, produit moins d’hormones. Les molécules chlorées peuvent en perturber la distribution dans les tissus. Le mercure, lui, peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent ces mêmes hormones… Lorsqu’une femme enceinte est exposée à ces substances, son fœtus l’est également et, explique Barbara Demeneix, «le risque est important que la genèse de son cerveau ne se fasse pas de manière optimale». Pour limiter au mieux les effets de ces substances, la biologiste insiste sur la nécessité d’un apport d’iode conséquent – absent du sel de mer – aux femmes enceintes, garant de leur bon fonctionnement thyroïdien.

Le problème est que les substances susceptibles de perturber ces processus sont très nombreuses. «Les chimistes manipulent des phénols auxquels ils ajoutent des halogènes comme le brome, le chlore ou le fluor, explique Barbara Demeneix. Or les hormones thyroïdiennes sont composées d’iode, qui est aussi un halogène. Le résultat est que nous avons mis en circulation des myriades de substances de synthèse qui ressemblent fort aux hormones thyroïdiennes

Les scientifiques engagés dans la recherche sur la perturbation endocrinienne estiment en général que les tests mis en œuvre pour détecter et réglementer les substances mimant les hormones humaines sont insuffisants. D’autant plus que les effets produits sur les capacités cognitives sont globalement discrets. «Si le thalidomide [médicament retiré dans les années 1960] avait causé une perte de 10 points de quotient intellectuel au lieu des malformations visibles des membres [des enfants exposés in utero via leur mère], il serait probablement encore sur le marché», se plaisait à dire David Rall, ancien directeur de l’Institut national des sciences de la santé environnementale américain (NIEHS).

L’érosion du quotient intellectuel de même que les troubles neurocomportementaux comme l’hyperactivité et les troubles de l’attention ou l’autisme «sont le talon d’Achille du système de régulation, souligne le biologiste Thomas Zoeller. Ce sont des troubles complexes, hétérogènes et aucun biomarqueur caractéristique ne peut être identifié. Du coup, il y a beaucoup de débats sur la «réalité» de l’augmentation de leur incidence. Ce genre de discussions ne décide pas les agences de régulation à être proactives, en dépit du fait que l’incidence des troubles du spectre autistique augmente si rapidement que nous devrions tous en être inquiets.»

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), l’organisme intergouvernemental chargé d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, a cependant appelé, fin octobre, au développement de nouveaux tests susceptibles de mieux cribler les molécules interférant avec la thyroïde. Et ce, avec «une très haute priorité».

L’affaire ne concerne pas uniquement l’intelligence des prochaines générations mais leur santé au sens large. «Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, et ce même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale, dit Barbara Demeneix. Or, selon la théorie de l’origine développementale des maladies, notre santé dépend en partie de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être une sorte de marqueur des expositions in utero et pendant la petite enfance à des agents chimiques: avoir été peu exposé signifierait un quotient intellectuel élevé et, du même coup, une plus faible susceptibilité aux maladies non transmissibles.»

 

 

01/12/2014

Alerte environnement en Isère : Le Groupe Pierre & Vacances projette la réalisation d’un Center Parcs au milieu de la forêt des Chambaran

à lire sur un blog de MEDIAPART :

Center Parcs de Chambaran : un nouveau bétonnage de la nature
PAR ATTAC FRANCE

Par Agir pour l’environnement, Attac France, Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, Solidaires.Le projet est sous le coude depuis 2007. Le Groupe Pierre & Vacances projette la réalisation d’un Center Parcs au milieu de la forêt des Chambaran en Isère : 1 000 cottages répartis sur 200 hectares et un bâtiment de loisir de 3,6 hectares, le tout clos d’une enceinte de 2 mètres de haut pour que les bêtes sauvages ne viennent pas perturber la quiétude des futurs vacanciers

29/11/2014

Les assassinats de femmes au Canada

lu sur :

Canada : silence, on assassine les Amérindiennes

extrait :

Au Canada, 1 181 femmes amérindiennes ont disparu ou ont été assassinées entre 1980 et 2012. Dans un silence de plomb. Comme si un pays entier recouvrait le visage sombre de son présent meurtrier d’une couche neigeuse sous laquelle la vérité se congèle et la culpabilité se fige dans le refoulement collectif. Ces femmes autochtones disparues représentent 23  % du total des femmes canadiennes victimes d’homicides en 2012. Un quart des femmes canadiennes assassinées ou disparues était autochtones en 2012 alors qu’elles ne représentent que 4 % de la population. Ce chiffre vertigineux, qui équivaut proportionnellement à 55 000 femmes françaises, révélé par une chercheuse, Maryanne Pearce, et repris dans plusieurs rapports récents, dont l’un d’Amnesty International, commence à peine à agiter des responsables publics au Canada, longtemps fermé à la nécessité d’éclairer les circonstances et les motifs d’un tel drame. 

Quelques films à voir sur la colonisation en Palestine (suite)

quelques films à voir (si vous y arrivez) sur la colonisation en Palestine (suite):

Cisjordanie

Informations internationales sur “Cisjordanie” publiées par euronews.

26/11 10:30 CET

 

 


 
"La Palestine sera libre", c'est ce que scandait récemment en anglais Jana Tamimi, une Palestinienne de huit ans et d'autres manifestants à Nabi Saleh en Cisjordanie. Jana est très impliquée. Elle est une célébrité locale, connue pour les "reportages" qu'elle effectue sur son…

Quelques films à voir sur la colonisation en Palestine

28/11/2014

Inspection générale des affaires sociales et petits arrangements entre amis ...

à lire sur MEDIAPART :

26 NOVEMBRE 2014 |  PAR MICHAËL HAJDENBERG

extrait :

Aquilino Morelle pourrait échapper à toute sanction au sein de l'Inspection générale des affaires sociales, dont il a pourtant violé les règles en travaillant pour l'industrie pharmaceutique. Un décret pour contourner les procédures de sanction est rédigé. Les syndicats s'en offusquent.

Pour Aquilino Morelle, c’est inespéré. L’ancien conseiller politique et en communication de François Hollande, démis de ses fonctions le 18 avril dernier, pourrait échapper à toute sanction de son corps d’origine, l’Inspection générale des affaires sociales(Igas), bien qu’il en ait violé les règles de base en travaillant pour un laboratoire danois en même temps qu’il appartenait à ce corps censé veiller sur l’industrie pharmaceutique (voir notre enquête ayant conduit à sa démission). La procédure prévoit en effet qu’une sanction de ce type doit être prise par l’autorité qui l’a officiellement nommé à ce poste, à savoir le président de la République. Or, certains ne souhaitent visiblement pas que François Hollande « condamne » une seconde fois celui qui a connu pendant deux ans une bonne partie des secrets du Palais.

23/11/2014

Barrage de Sivens : Bruxelles va arriver, hé hé !

lu sur :

Sivens: saisie, la Commission européenne enquête sur le projet de ...

www.lexpress.fr/.../barrage-de-sivens-bruxelles-enquete-et-pourrait-mettre-la- france-en-demeure_1623502.html
 
 

Par LEXPRESS.fr, publié le 19/11/2014 à 10:55, mis à jour à 17:01

 
Que va dire la Commission européenne sur le projet très controversé du barrage de Sivens en France? Saisie par les opposants au projet, elle enquête en vue du lancement éventuel d'une procédure d'infraction, ont indiqué ses services ce mercerdi. 
"Je m'attends à ce qu'ils lancent une procédure d'infraction", a commenté Ben Lefetey, porte-parole des opposants regroupés dans le Collectif Testet. "Cela arrangerait le gouvernement car tout le monde se renvoie la patate chaude et il pourrait alors dire que c'est Bruxelles qui a arrêté le projet", a-t-il souligné. 
Effectivement, si la Commission ouvrait une procédure d'infraction, la première étape serait l'envoi d'une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, qui auraient alors deux mois pour répondre. La Commission peut ensuite porter le dossier devant la justice européenne. La première décision pourrait en tout cas intervenir la semaine prochaine: le collège des commissaires, l'organe politique de l'institution, devrait en discuter lors d'une réunion plénière le 27 novembre. 
Quid du financement européen?
Surtout, une telle procédure d'infraction bloquerait tout financement européen, prévu à hauteur d'environ 2 millions d'euros sur les 8,4 millions d'investissements. 
Pour les opposants, le projet viole le principe européen du coût de fonctionnement qui doit être payé par les bénéficiaires: en l'état, le projet prévoit que "les agriculteurs en paient 5% tandis qu'ils consomment 70% de l'eau", critque Ben Lefetey. 
"On est dans une bagarre politique, se lamente de son côté Bernard Lannes, président national de la Coordination rurale favorable au projet. "Tout a été validé, l'État de droit est bafoué: si l'Europe commence à mettre son nez dans des démarches déjà engagées...", a-t-il regretté. 
L'environnement et la directive habitats
Selon le député européen vert José Bové, la Commission a bien été saisie par le collectif d'opposants au projet. La procédure pour non-respect de la règlementation européenne pourrait porter à la fois sur la directive habitats, en matière de protection des forêts et des zones humides, et sur les règles européennes de financement. 
Le projet de barrage de Sivens, qui voit s'opposer depuis des années les écologistes et les élus locaux, a connu un épisode dramatique fin octobre avec la mort d'un militant de 21 ans, Rémi Fraisse, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Son décès a provoqué un immense choc dans le pays. 
 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/barrage-de-sivens-bruxelles-enquete-et-pourrait-mettre-la-france-en-demeure_1623502.html#BwddUfeILS8hSoFf.99

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voir aussi

nri Salvador - Zorro est arrivé - YouTube

► 2:37
www.youtube.com/watch?v=WDTIjOWKG-4

21/11/2014

Boissons énergisantes : danger

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Une enquête américaine, réalisée par Steven Lipshultz, pédiatre à l’hôpital des enfants de Detroit (Michigan), révèle qu’entre 2010 et 2013, aux Etats-Unis, plus de 40% des appels aux centres antipoison pour des intoxications par des boissons énergisantes concernent des enfants de moins de 6 ans (soit près de 3 100 cas).

Le quotidien souligne toutefois qu’en France, les intoxications aiguës à la caféine chez les enfants sont moins nombreuses.

 

 Le Figaro, 20/11