La «zone à défendre» (ZAD) de Sivens, où le jeune militant écologiste Rémi Fraisse a été tué le 26 octobre, a été vidée de ses derniers occupants. En dépit du climat très tendu qui régnait sur place depuis une semaine, l’opération d’évacuation menée par les forces de l’ordre vendredi s’est déroulée «sans incident majeur», selon l’Intérieur. Sur place, les zadistes n’étaient plus qu’une cinquantaine. «On ne va pas résister, car ils sont dix fois plus nombreux que nous et dix fois plus énervés», racontait l’un d’eux au téléphone. «Ils», ce sont les centaines de gendarmes et CRS mobilisés par la préfecture du Tarn et les 200 agriculteurs probarrage, déterminés à obtenir le départ des «peluts» (les «chevelus» en occitan), si nécessaire par la force.

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«Messe». C’est le vote du conseil général du Tarn, à majorité socialiste, qui a donné le top départ à l’évacuation. L’assemblée s’est prononcée pour l’abandon du projet de barrage initial et la construction d’une retenue de taille plus modeste. Seule condition : «l’expulsion sans délai» des zadistes. Dans l’hémicycle albigeois, il n’y a pas eu de débat. «La messe était déjà dite avant», "...

A Sivens, les zadistes expulsés, les questions évacuées - Libération.pdf