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24/05/2014

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Reportages, analyses, portfolios, dossiers et enquêtes animeront la Une de cette édition spéciale tout au long du week-end sur Mediapart.fr. À l'occasion des élections européennes qui auront lieu demain, découvrez les contenus de Mediapart dans leur diversité : tout le journal en accès libre jusqu'à demain soir, minuit ! 

22/05/2014

Quand la citoyenneté européenne devient une marchandise, etc ...

quelques informations à lire sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

« VISAS GOLD »

Quand la citoyenneté européenne devient une marchandise

MORGANE THIMEL

Conditionner l’obtention d’un titre de séjour à l’épaisseur du portefeuille et à l’importance du patrimoine, l’idée fait fureur en Europe. De Riga à Amsterdam en passant par Lisbonne et La Valette, des capitales européennes monnayent les permis de séjour sur leur territoire : de 75 000 euros à 2 millions d’euros, pour s’installer tranquillement en Europe ou acquérir une nationalité tant convoitée. Enquête sur le business des « visas gold » réservés aux migrants fortunés.

 

[Lire la suitede Quand la citoyenneté européenne devient une marchandise]

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INNOVATIONS

Le numérique à l’école : des outils au service de l’apprentissage des élèves, vraiment ?

15/05/2014 SIMON GOUIN

Tableau interactif, ordinateur, tablette : le numérique pénètre les écoles. Ces nouveaux outils servent-ils l’apprentissage et la pédagogie ? Ou les intérêts commerciaux des géants de l’Internet et de (...)

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SANTÉ

Quand l’Etat réprime les alternatives aux antibiotiques dans l’agriculture

13/05/2014 SOPHIE CHAPELLE

C’est un « rappel réglementaire » dont se serait bien passé une éleveuse installée dans la Drôme. Son infraction ? Soigner son troupeau avec de l’homéopathie ou des huiles essentielles. Cette affaire (...)

Européennes de dimanche : les dés sont pipés

communiqué :

L’UPR saisit en urgence le CSA en raison du non-respect, par les grands médias audiovisuels, des principes démocratiques posés par l’article 4 de la Constitution

le 27 avril 2014 dans 

Communiqués de presse

L’Union Populaire Républicaine (UPR) a adressé, le 23 avril 2014, un courrier recommandé avec accusé de réception au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck.

Ce courrier circonstancié – en copie de ce communiqué – demande au CSA d’intervenir en urgence auprès des médias audiovisuels de grande diffusion pour qu’ils ouvrent enfin leurs antennes à l’UPR, en application du principe d’équité posé par le CSA lui-même et en application de l’obligation, posée par la Constitution, de permettre les expressions pluralistes des opinions politiques.

L’UPR rappelle que ces principes démocratiques fondamentaux figurent en effet dans la Constitution, dont l’article 4 dispose que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ». C’est le CSA qui, en vertu de la loi du 30 septembre 1986, « assure le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ».

Alors qu’a débuté la campagne pour les élections européennes, l’UPR, malgré sa présence dans l’ensemble des circonscriptions du scrutin et malgré son développement spectaculaire, n’est, en effet, toujours pas admise à s’exprimer ni sur les grandes chaînes de télévision, ni sur les grandes stations de radio. 

L’existence même de l’UPR n’est même jamais mentionnée nulle part dans ces médias de grande diffusion, qui  continuent de promouvoir les partis politiques qui ont été rejetés par 61% des Français, abstentionnistes au scrutin de 2009.

En outre, alors que tous les partis politiques présents au scrutin, de l’extrême droite à l’extrême gauche, proposent une « autre Europe » ou de « renégocier les traités européens » , seule l’UPR propose la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

La diversité et le pluralisme des opinions ne sont donc pas représentés dans les médias, dès lors que ces derniers empêchent de s’exprimer le seul parti qui s’oppose au principe même de la « construction européenne ».

Le courrier de l’UPR adressé au CSA comporte :

a) une lettre de six pages, par laquelle François Asselineau, Président de l’UPR et candidat tête de liste dans la circonscription Île-de-France, demande au Président du CSA de contraindre les médias audiovisuels à jouer leur rôle démocratique normal, en application de l’article 4 de la Constitution ;

b)- un dossier de vingt-cinq pages constitué de huit annexes qui démontrent que :

1)  l’UPR rassemble désormais un nombre d’adhérents très supérieur à celui de partis politiques largement médiatisés ;

2) le site Internet de l’UPR est le deuxième site le plus fréquenté de tous les partis politiques français ;

3) les émissions ou les entretiens avec l’UPR sur les télés-web ou sur les radios de la bande FM enregistrent des succès d’audience importants, très supérieurs aux résultats obtenus sur les mêmes vecteurs par les partis ou responsables politiques constamment invités dans les médias de grande diffusion ;

4) les partis politiques « Nouvelle donne » et « Nous citoyens », lancés à l’automne 2013, ont été massivement médiatisés dès leur début, alors qu’ils n’étaient que d’une taille embryonnaire ;

5) le poids des voix obtenues par l’UPR à l’élection législative partielle du 16 juin 2013 par rapport à des formations très médiatisées ne se retrouve pas dans la représentation de l’UPR au sein des médias audiovisuels de grande diffusion ;

6) le FN fait l’objet d’une sur-médiatisation dans le but d’assimiler, aux yeux du public, le rejet de l’Union européenne à une position d’extrême droite, et d’empêcher ainsi tout débat réel de fond ;

7) en empêchant tout débat sérieux et serein sur le principe de la « construction européenne », les médias de grande diffusion contribuent de façon tragique à la dénaturation de la démocratie ;

8) en refusant d’inviter l’UPR, les médias de grande diffusion empêchent cette dernière de répondre aux attaques et manipulations du FN.

Documents :

Lettre envoyée au Président du CSA le 22 avril 2014

Passages médias des partis Nouvelle Donne et Nous citoyens

Télécharger au format PDF

30/04/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : enfin une bonne résolution !

lu sur AFP :

Royal veut réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens 

AFP via Yahoo! France Actualités 29 avr 18h 06

Par Céline SERRAT | AFP – mar. 29 avr. 2014
 
Bannir le bisphénol A des tickets de caisse, traquer les phtalates dans les jouets, expertiser les parabènes et autres substances suspectées d'interférer avec le système hormonal: la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens a été dévoilée mardi par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.
Annoncé en septembre 2012 lors de la conférence environnementale et élaboré en concertation avec les ONG, ce plan d'action pour mieux connaître et encadrer les perturbateurs endocriniens vise à "protéger davantage la santé des Français et mieux anticiper les risques", a commenté la ministre.
En interférant avec les glandes endocrines sécrétant les hormones, les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés d'agir sur la fertilité, la croissance, le comportement et d'être à l'origine de certains cancers.
L'un des plus connus, le bisphénol A, utilisé dans le revêtement des boîtes de conserve et d'objets en plastique, est la cible d'une interdiction qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015 en France. Il a été banni en 2013 des objets destinés aux enfants de moins de trois ans.
Des soupçons de dangerosité pèsent sur d'autres substances utilisées dans les détergents, les plastiques, les cosmétiques, les textiles ou les peintures.
La stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) "va nous permettre de mobiliser la recherche, d'expertiser des substances, de remplacer celles qui sont nocives, de former des professionnels et d'informer les citoyens", a affirmé Mme Royal devant les membres du Conseil national sur la transition écologique.
Cette instance, réunissant experts, associations, syndicats, entreprises et élus, a rendu mardi matin un avis consultatif sur la SNPE.
A l'exception de quatre abstentions du côté des syndicats, tous les membres ont approuvé le texte, a indiqué la ministre lors d'une conférence de presse.

Dans l'immédiat, Ségolène Royal s'est dite "déterminée à agir" pour éliminer le bisphénol A des tickets de caisse et des reçus bancaires, renforcer les contrôles sur la présence de phtalates dans les jouets et faire expertiser cinq substances choisies parmi les plus répandues, dont les parabènes.

- Les parabènes à la loupe -
Pour les "tickets thermiques" (reçus bancaires et de caisse), la France a proposé à l'Union européenne la substitution du bisphénol A par d'autres produits, étant donné les suspicions concernant les femmes enceintes et les enfants à naître.
Mais sans attendre, la ministre va inviter les enseignes de la grande distribution et les banques françaises à s'engager volontairement dans cette voie. "Il y a une entreprise de la grande distribution qui a anticipé ce problème, c'est donc possible", a relevé Mme Royal.
Concernant les phtalates, Mme Royal veut travailler avec Arnaud Montebourg qui, en tant que ministre de l'Economie, a sous sa tutelle la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. La ministre souhaite que des contrôles ciblent davantage les jouets qui pourraient contenir des phtalates ou du bisphénol A.
La ministre a également chargé l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l?alimentation, de l?environnement et du travail (Anses) d'expertiser en 2014 cinq substances: les methyl-parabènes, le BHA, le composé de l'acide orthoborique, le DINCH et le DEHTP.
Les parabènes, utilisés comme conservateurs dans aliments, boissons ou cosmétiques, sont suspectés d'affecter le système reproducteur et de contribuer à l'obésité.
Le BHA est également utilisé comme conservateur dans l'alimentation et les emballages: il est soupçonné de perturber les hormones sexuelles, son impact ayant été documenté sur plusieurs espèces animales.
Au plan réglementaire, la France va défendre à Bruxelles "une définition cohérente" des perturbateurs endocriniens, centrée sur les effets toxicologiques. La Commission européenne doit rendre courant 2014 un rapport très attendu sur les critères définissant les perturbateurs endocriniens, qui font l'objet d'un bras de fer entre certains scientifiques et l'industrie.
Enfin, en cas d'effet avéré, la France souhaite l'exclusion des perturbateurs endocriniens des produits pesticides, anti-parasitaires, désinfectants, etc.
Une enquête de l'ONG Générations futures, portant sur trente enfants vivant en zones agricoles, a révélé mardi la forte présence de perturbateurs endocriniens dans leurs cheveux. En moyenne, 21,5 résidus différents de pesticides perturbateurs endocriniens ont été détectés par enfant sur 53 substances recherchées.

29/04/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants paient et paieront la note

lu sur la revue de presse de l'INSERM :

L’association Générations futures dévoile les résultats d’une analyse, menée par un laboratoire indépendant, de mèches de cheveux de 30 écoliers âgés de 3 à 10 ans, pour mesurer « le niveau d’imprégnation aux pesticides de ces enfants vivant ou allant à l’école dans des zones agricoles »Le Parisien précise que 35 des 53 pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ont été décelés au moins une fois et 13 ont été détectés dans tous les échantillons. Le quotidien souligne que l’usage de certains d’entre eux est interdit en France depuis des années.

Le Parisien, 29/04

extraits :

..." Sur les 53 pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens recherchés, 35 ont été retrouvés au moins une fois et treize détectés dans tous les échantillons. Notamment des insecticides interdits d'usage en France depuis des années ! Au cours des trois mois précédant le prélèvement, 80 % des enfants auraient été exposés à des pulvérisations d'insecticides agricoles." ...

..." Si Générations futures a choisi d'analyser des cheveux, c'est que nos mèches en disent beaucoup sur notre santé. « Cette étude montre que nos enfants sont exposés au quotidien à une véritable soupe chimique », souligne le porte-parole de l'association, François Veillerette."...

 

Des traces de pesticides dans les cheveux des enfants - La Parisienne.pdf

 

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à propos d'enfants, lire aussi sur Bastamag :

BIOÉTHIQUE

Jacques Testart : « Demain, il n’y aura plus de limite au tri génétique »

19/03/2014 AGNÈS NOËL

sur le même sujet :

puberté précoce.pdf

voir aussi :

Pesticides et perturbateurs...

28/04/2014

L’épargne des Français gérée par les banques françaises : 1 500 milliards

À lire sur MEDIAPART :

27 AVRIL 2014 |  PAR MARTINE ORANGE

À la dernière minute, l’allemand Siemens a fait une proposition pour contrer l’offre de l'américain General Electric sur Alstom. C'est un vrai soulagement pour le gouvernement français, tétanisé par la succession de faillites industrielles. Déjà, on parle d’un Airbus de l’énergie et d’un Airbus des transports. Cette perspective de sortie honorable ne peut masquer des faiblesses réelles. Retour sur vingt ans de liquidation industrielle.

 

extrait :

..."On se demande une fois de plus où sont les 1 500 milliards d’épargne des Français gérés par les banques ? Ils ne sont censés être ni dans les emprunts d’État – plus de 75 % de la dette française est aux mains d’étrangers, enfin surtout des filiales des banques françaises établies dans des paradis fiscaux –, ni dans les actions des entreprises du Cac 40, dépendant officiellement à plus de 50 % des investisseurs étrangers."...

27/04/2014

Publicité dans la ville : basta !

lu sur :

www.bastamag.net

Ecrans publicitaires numériques : une pollution visuelle, énergétique et mentale

PAR COLLECTIF 24 AVRIL 2014

Les écrans publicitaires numériques ont envahi notre quotidien. Ils constituent une pollution visuelle, énergétique et mentale, estiment leurs détracteurs. Mais aussi des outils « espions » : le projet d’activer les caméras de surveillance publicitaire dans le métro parisien pour analyser les passants est toujours d’actualité. Le débat sera ré-ouvert en juin dans le cadre de la loi sur la biodiversité. Quinze associations appellent à une mobilisation nationale contre les écrans publicitaires numériques le 26 avril prochain. Un « Festiv’halte » est d’ores et déjà programmé à Paris.

En France, le Grenelle 2 a officialisé et assoupli la réglementation encadrant les écrans publicitaires. Leur taille peut aller jusqu’à 50 m². Le gouvernement Valls ré-ouvrira d’ici peu le dossier catastrophique du « Grenelle du paysage », dans le cadre d’une loi sur la biodiversité.

Pour nous, la lutte contre les écrans publicitaires numériques est primordiale. Ces écrans constituent une triple pollution :

 Pollution visuelle : L’œil humain est attiré par ces écrans animés et la lumière qu’ils émettent. Ils devraient donc être considérés comme une source de danger pour la sécurité routière détournant l’attention des automobilistes.

 Pollution énergétique : À l’heure où les prix de l’énergie augmentent et où les citoyens doivent se serrer la ceinture en conséquence, les publicitaires poursuivent eux un gaspillage énergétique sans précédent, peuvent assécher les dernières gouttes de matières premières, rejeter toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et peser dans la création de nouveaux déchets radioactifs.

 Pollution mentale : Notre cerveau est désormais gavé avec un entonnoir publicitaire. Ces dispositifs auxquels il devient quasi-impossible d’échapper nous imposent des messages aux images et aux normes agressives et néfastes. Quand s’arrêtera cet asservissement idéologique et mental des masses ?

Les afficheurs, avec la complicité bienveillante des politiques, cherchent à nous placer devant le fait accompli. Dans le métro parisien, si la tentative d’équiper les écrans de capteurs Bluetooth a été officiellement abandonnée, le projet d’activer les caméras pour analyser les passants est en revanche toujours d’actualité. Médiatransport, la régie de la SNCF et de la RATP attend que les citoyennes et citoyens soient habitués aux écrans pour activer les caméras de surveillance publicitaire déjà présentes dans les écrans. Ces expérimentations parisiennes ne sont que le début d’un déploiement national.

Ces écrans s’ajoutent partout aux dispositifs existants, constituant une véritable invasion publicitaire. Saturant nos champs de vision, défigurant nos espaces de vie. Il est important de réagir maintenant, avant qu’ils ne soient installés en masse, et que le mal ne soit fait.

Nous appelons les citoyennes et les citoyens à se mobiliser le 26 avril 2014 pour manifester contre cette invasion.

Associations signataires de l’appel : Agir pour l’Environnement, Amis de la Terre, Attac France, Bizi, Collectif des Déboulonneurs, Collectif des Reposeurs, Collectif havrais d’Objecteur de Croissance, CLCV Paris (Consommation, logement et cadre de vie), Église de la Très Sainte Consommation, Mouvement des Objecteurs de Croissance, PRIARTéM, Réseau Action Climat, Réseau École et Nature, Réseau Sortir du Nucléaire, Résistance à l’agression publicitaire

En réponse à l’appel à mobilisation nationale contre les écrans publicitaires le 26 avril cosigné par les 15 associations ci-dessus, Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.), les Reposeurs et le collectif des Déboulonneurs organisent une journée de mobilisations à Paris. Pour en savoir plus sur le programme du Festiv’halte aux écrans publicitaires, cliquez ici.

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le 26, c'était hier: dommage ...

question :

Qui veut créer une association anti-PUB à Montpellier ?

Portugal : anniversaire de la Révolution des œillets du 25 avril 1974

lu sur :

http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/22/1867412-portugal-l-anniversaire-gache-de-la-revolution-des-oeillets.html

Portugal. L'anniversaire gâché de la Révolution des œillets ?

Publié le 22/04/2014 à 03:46Mis à jour le 22/04/2014 à 08:11

Il y a quarante ans, le 25 avril 1974, le Portugal entrait en démocratie. Alors que le pays s'apprête à fêter le quarantième anniversaire de la «Révolution des œillets», une polémique assombrit le décor : la présidente de l'Assemblée nationale, Assunção Esteves, membre du Parti social démocrate (centre droit), refuse que l'Association du 25 avril, réunissant ceux qui ont fait tomber la dictature, s'exprime devant les députés !

Un œillet rouge au fusil

Lisbonne, le 25 avril 1974… la colonne blindée conduite par le capitaine Salgueiro Maia force le président du Conseil, Marcelo Caetano, à se rendre. Emmenée par de jeunes officiers, l'armée veut mettre fin aux guerres coloniales et faire souffler un vent de liberté. C'est la chute de quarante-huit ans de dictature et surtout la fin de quarante-deux ans de «salazarisme» au Portugal. Une femme met un œillet rouge au canon d'un fusil d'assaut. Dans les rues de la capitale chaque soldat a bientôt le sien. Coup d'état pour la paix, pratiquement sans sang versé… La Révolution des Oeillets et ses «capitaines d'avril» entrent dans la légende. Car – fait unique – ces militaires installeront la démocratie et rendront le pouvoir aux civils tandis que les Portugais libérés obtiendront des avancées sociales sans précédent.

Aujourd'hui ? Le portrait de feu Salgueiro Maia, mort en 1992, interroge l'emblématique place Do Comercio, à Lisbonne. Son compagnon d'armes Vasco Lourenço, l'un des principaux architectes du «25-Avril», président de l'association éponyme, et désormais colonel retraité, n'ira pas à l'Assemblée nationale pour la cérémonie du quarantième anniversaire, cette année.

Vasco Lourenço : «C'est une valeur qu'on doit défendre tous les jours»

«En 2012 et 2013, nous n'y sommes pas allés non plus, car nous pensons que le pouvoir actuel se comporte comme l'ancien régime, en héritier des vaincus du 25 avril : il attaque toutes les conquêtes de la Révolution, de la République sociale», explique alors ce dernier, dans son bureau de la rua da Misericordia, à Lisbonne, dénonçant sans langue de bois ceux qui ont conduit le pays vers la crise et le chômage, à force de corruption et de spéculations.

Il y a quelques semaines, la présidente de l'Assemblée nationale, Assunção Esteves, a appelé l'ancien capitaine d'avril. Pour la cérémonie de 2014, elle a insisté. Figure emblématique et autorité morale au Portugal, avec leurs 5 000 adhérents, «ceux du 25-Avril» ne pouvaient pas ne pas être là pour ce 40e anniversaire célébré à l'Assemblée.

Vasco Lourenço lui a donc courtoisement répondu qu'il viendrait, mais à condition de pouvoir prendre la parole devant les députés. Refusé !

«S'ils ne veulent pas venir, c'est leur problème», a alors fait savoir la présidente. Même à droite, la désinvolture a choqué. Jeudi dernier, Vasco Lourenço a donc confirmé que le Parlement «fêterait» le quarantième anniversaire sans ceux qui l'ont accouché…

Vendredi, devant l'un des nombreux œillets ornant son bureau du 95 rua Misericordia, il nous résumait : «Nous ne voulons pas être un alibi qu'on montre une fois par an. Le 25 Avril, ce doit être une valeur qu'on défend tous les jours».


A l'affiche

Chaque année, pour célébrer le 25-Avril, l'association fait réaliser une affiche par des artistes. Pour ce quarantième anniversaire ? Sur fond rouge, «1974 y est en vert, couleur de l'espoir, mais 2014 est peint en noir et entre les deux nous avons mis ce point d'interrogation blanc sur l'avenir du Portugal», la décrivent ses auteurs, le peintre Julio Pomar et le designer Henrique Cayatte qui ont ainsi choisi de résumer en une image tout ce que ressentent des millions de Portugais actuellement.

De notre envoyé spécial Pierre Challier 

26/04/2014

Cinéma : la disparition de l'argentique met en péril la conservation des œuvres

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/17/le-spectre-de...

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 17.04.2014 à 17h29 • Mis à jour le 17.04.2014 à 20h00 |Par Samuel Blumenfeld

Prenez votre film favori : Citizen Kane, d’Orson Welles, L’Aurore, de Murnau, Les Enfants du paradis, de Marcel Carné, ou une production plus récente comme La Guerre des étoiles,de George Lucas. Imaginez maintenant que ce film disparaisse, à la manière d’un des livres autrefois déposés à la bibliothèque d’Alexandrie. Ou qu’on ne puisse plus le voir autrement que sur rendez-vous, comme un manuscrit du Moyen Age. Ce scénario cauchemardesque n’est pas encore d’actualité, mais il pourrait le devenir. Car à l’heure du tout-numérique, les incertitudes liées à la conservation et à la circulation des films sont nombreuses. Par un étrange paradoxe, c’est au moment où nous pensons laisser le plus de traces, grâce à des technologies sophistiquées, que nous pourrions en laisser le moins.

Le numérique est un colosse aux pieds d’argile. Ses faiblesses sont identifiées. Dès 2007, dans un rapport intitulé « The Digital Dilemma » (« Le dilemme numérique »), l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences américaine relevait plusieurs facteurs qui, conjugués, dressent un tableau très sombre des dangers liés à cette technologie : pertes d’archives liées à l’erreur humaine ; effacement des données au bout de plusieurs années ; pannes de disque dur magnétique ; nécessité pour la conservation des bandes LTO (linear tape-open) d’organiser des migrations en prenant en compte l’apparition de nouveaux formats décidés par le fabricant et l’obsolescence des lecteurs-enregistreurs pour lire ces bandes, qui intervient environ tous les cinq an...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

25/04/2014

Handicapés français, méfiez-vous d'ATOS !

lu sur :

www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/25/au-royaume-uni...
 

LE MONDE | 25.04.2014 à 12h12 • Mis à jour le 25.04.2014 à 15h13 |

Par Eric Albert (Leicester, envoyé spécial)

Jayne Linney appelle ça « le syndrome de l'enveloppe marron ». Sévèrement handicapée après deux accidents de voiture, cette femme de 52 ans, rencontrée mi-avril, vit avec la peur de recevoir dans sa boîte aux lettres une convocation à une visite médicale pour évaluer son invalidité. « A chaque fois que j'entends le postier, j'ai une boule dans l'estomac. »

Sa crainte fait suite à l'expérience traumatisante qu'elle a vécue lors de ses dernières évaluations. En 2010, Jayne avait cessé de travailler, à contrecœur, mais sur ordre de son médecin. Les séquelles de ses accidents s'aggravaient, et, outre de sérieuses difficultés à marcher et un bras gauche partiellement paralysé, elle souffrait d'incontinence et de fibromyalgie, une maladie qui provoque des douleurs aiguës dans tout le corps.

« L'INFIRMIÈRE M'A HURLÉ DESSUS »

En 2012, elle a été convoquée à un examen médical par l'entreprise française Atos, qui réalise l'évaluation des handicaps pour le compte du gouvernement britannique. « Rien ne m'avait préparée à faire face à quelqu'un d'aussi ouvertement hostile. Un des exercices était de se mettre sur la pointe des pieds. J'en suis incapable, mais l'infirmière m'a hurlé dessus, m'accusant de ne pas faire d'efforts. » Résultat du test : zéro point, alors qu'il en faut quinze pour avoir droit à l'allocation handicapés. Jayne risquait de perdre sa seule source de revenu et elle a saisi la justice. Un tribunal lui a donné raison dix-huit mois plus tard. « Le juge a regardé mon dossier et m'a immédiatement interrogée sur mon incontinence, qui est un critère simple à évaluer. En trois minutes, il avait tranché en ma faveur. »

Ce n'était pourtant qu'un début. Deux mois après sa victoire judiciaire, Jayne a été convoquée pour un nouvel examen médical. Au total, elle a été testée à cinq reprises en trois ans par Atos. A une exception près, l'expérience a toujours été extrêmement désagréable. Si elle a finalement obtenu satisfaction, il lui a fallu se battre contre un système qu'elle juge organisé contre les handicapés.

Ce système a été mis au point par le gouvernement britannique, qui veut faire des économies en poussant les handicapés qui le peuvent à retourner travailler. Si l'objectif est sans doute louable, la méthode pour y parvenir est dénoncée : les tests sont rigides et des milliers de cas erronés ont été documentés.

UN HOMME DANS LE COMA JUGÉ APTE AU TRAVAIL

Parmi les personnes jugées aptes au travail se trouvaient un homme dans le coma, des personnes qui sont mortes peu après, d'autres encore qui étaient incapables de marcher plus de quelques dizaines de mètres sans reprendre leur souffle… Près de 40 % des personnes qui ont fait appel de la décision ont gagné face aux tribunaux.

Si la décision finale sur l'attribution des allocations sociales revient au gouvernement, les examens médicaux sont sous-traités à Atos, une entreprise dirigée par Thierry Breton, l'ancien ministre de l'économie.

Depuis, celle-ci est au cœur du scandale, accusée d'incompétence et d'insensibilité. Le 27 mars, elle a annoncé qu'elle renonçait au contrat, signé en 2005 et qui devait arriver à terme en août 2015. L'entreprise dit s'arrêter de son plein gré. Elle veut mettre un terme aux nombreuses insultes et menaces que reçoivent ses employés. Mais, surtout, l'entreprise française se retire afin de stopper l'hémorragie financière.

ATOS DIT N'AVOIR RÉALISÉ AUCUN PROFIT

Il y a deux ans, alors que le scandale commençait à prendre de l'ampleur, une évaluation écrite du handicap à remplir par le personnel médical a été ajoutée au test, qui ne comportait auparavant que des cases à cocher. Cela a apporté de la nuance dans l'appréciation du patient, mais cela a augmenté d'un tiers la durée du traitement de chaque dossier. Pour Atos, la rentabilité a chuté, passant dans le rouge.

« In fine, sur l'ensemble du contrat, depuis 2005, nous n'aurons réalisé aucun profit », explique Michel-Alain Proch, directeur financier d'Atos. Entre un contrat à perte et une image publique ternie, l'entreprise française a voulu couper court à la catastrophe.

« SI VOUS N'ÊTES PAS DANS UNE CHAISE ROULANTE... »

« Je ne crois pas qu'une seule personne handicapée sera triste de savoir qu'Atos ne gère plus ces évaluations », estime Richard Hawkes, directeur de Scope, une association d'aide aux handicapés. Il estime cependant que le départ de l'entreprise risque de ne pas changer grand-chose. Atos se contente d'appliquer les examens médicaux mis au point par le gouvernement britannique. Le questionnaire, peu flexible, a tendance à ne prendre en compte que les handicaps évidents, mettant en doute les symptômes moins visibles. « Si vous n'êtes pas dans une chaise roulante, on ne vous croit pas », témoigne Nicky Linney, la fille de Jayne, qui souffre également de fibromyalgie.

Mais les deux femmes estiment aussi qu'Atos n'a fait aucun effort pour rendre le processus supportable. Ensemble, elles ont créé une petite association pour soutenir les handicapés pendant leur évaluation médicale. Avec deux mots d'ordre : ne jamais se rendre seul aux tests, et toujours exiger leur enregistrement.

C'est ainsi que Kitt Boulton, atteinte d'encéphalopathie myalgique (fatigue chronique), a été accompagnée. « Pendant des années, j'ai été terrorisée à l'idée d'être convoquée pour ces examens. Quand j'ai reçu la lettre en novembre 2012, j'ai été prise de panique. » Elle a obtenu gain de cause, mais après une période extrêmement pénible. « Les règles ont été mises en place par le gouvernement, et c'est lui le principal responsable de la situation actuelle », estime-t-elle.

  • Eric Albert (Leicester, envoyé spécial) 
    Journaliste au Monde

Oliver Stone - Les États-Unis : L'Histoire jamais racontée

Un documentaire à voir absolument, ne serait-ce que pour mieux comprendre "l'Europe de la concurrence libre et non faussée".

Oliver Stone - Les États-unis : L'Histoire Jamais Racontée ...

www.commeaucinema.com/film/oliver-stone-les-etats-unis-l...   En cache

Résumé du film Oliver Stone - Les États-Unis : L'Histoire jamais racontée

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Oliver Stone: "Les Américains s'imaginent être les gentils ...

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Oliver Stone: "Les Américains s'imaginent être les gentils contre les méchants"

Propos recueillis par Sandra Benedetti, publié le 16/01/2014 à 17:34

Abonné à la polémique, Oliver Stone révèle cette fois la face cachée des Etats-Unis dans une remarquable série documentaire. Avec L'Express, il revisite Une autre histoire de l'Amérique. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/tele/oliver-stone-les-americains-s-imaginent-etre-les-gentils-contre-les-mechants_1314422.html#gAdQ0PXo7rJVTV5U.99

24/04/2014

Les dangers du bisphénol A plus importants que ce qu'on pensait

lu sur le monde :

Nouveaux soupçons sur le bisphénol A

abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2014/04/23/nouveaux...

Le Monde.fr | 23.04.2014 à 18h03 • Mis à jour le 23.04.2014 à 18h46 |

Par Hervé Morin

Le bisphénol A (BPA), cette molécule entrant dans la fabrication de certains plastiques, est présente dans les tissus de 90 % de la population occidentale. C’est un perturbateur endocrinien : ses effets sur le système reproducteur, bien décrits tant chez l’animal que chez l’homme, sont attribués à l’affinité de cette molécule avec les récepteurs à œstrogènes, des hormones sexuelles « mimées » par le BPA. Mais d’autres effets, liés à un autre récepteur, viennent pour la première fois d’être mis en évidence in vivo, chez un modèle animal, le poisson zèbre.

« Nos résultats suggèrent qu’il ne faut pas étudier le bisphénol A avec la seule loupe des questions de reproduction, mais que d’autres effets, sur le métabolisme notamment, doivent être examinés », estime Vincent Laudet, directeur de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (ENS Lyon, CNRS, université Lyon-I), qui a dirigé ces travaux publiés le 22 avril dans le journal de la Fédération des sociétés américaines de biologie expérimentale.

L’idée que le BPA puisse interagir avec d’autres récepteurs était dans l’air. Une équipe japonaise a ainsi montré in vitro que le récepteur ERRγ (γ pour gamma) présentait une forte affinité avec le plastifiant. « En 2011, nous venions de découvrir que chez les poissons zèbres, l’exposition au bisphénol A entraînait des malformations des otolithes, des structures minéralisées situées dans l’oreille interne, qui participent à la régulation de l’équilibre, rappelle Vincent Laudet. Nous avons décidé de voir si le récepteur ERRγ n’était pas impliqué. »

L’équipe a utilisé deux approches complémentaires. L’une, pharmacologique, visait à étudier l’affinité de différents bisphénols avec ERRγ. L’autre a consisté à faire varier le niveau d’expression de ce récepteur chez le poisson zèbre et à étudier les effets du BPA. « Nous avons établi que lorsqu’on diminue le nombre des récepteurs, il faut augmenter la dose de bisphénol pour observer un même effet sur l’oreille interne, et inversement », résume Vincent Laudet.Pour le chercheur, ces observations ont plusieurs conséquence en matière de santé publique. D’une part, la recherche de substituts au BPA par l’industrie du plastique devrait prendre en compte non seulement l’affinité de ces composés avec les récepteurs à œstrogènes, mais aussi avec le récepteur ERRγ. D’autre part, le fait que l’affinité entre ce dernier et le BPA soit 1 000 fois plus forte, in vitro, que celle observée avec les récepteurs à œstrogènes, repose la question des valeurs des doses journalières admissibles dans les aliments. « Cela pourrait expliquer des phénomènes liés à de faibles doses du BPA, l’ERRγ constituant un substrat biologique possible pour ces effets », avance Vincent Laudet.

Lire:  Bisphénol A : les toxicologues mis au défi

Surtout, il conviendrait d’élargir le spectre des effets potentiellement attribuables au bisphénol A. « Sur la souris, des travaux viennent de montrer que l’absence de récepteur ERRγ entraîne des problèmes d’audition, précise Vincent Laudet. La question des effets du BPA sur l’audition humaine doit être examinée. » Toujours chez la souris, on a constaté qu’ERRγ était impliqué dans le contrôle de la sécrétion de l’insuline, ce qui renvoie à des effets métaboliques déjà décrits du BPA. Ce récepteur serait-il aussi la clef pour comprendre l’obésité observée chez des nourrissons exposés au bisphénol ?

ÉVALUATION DES RISQUES

Autant de questions, encore sans réponses, posées alors que l’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) a lancé une consultation pour nourrir son futur avis sur l’évaluation des risques liés au BPA – avis dont la publication a été repoussée à fin 2014, en raison du nombre de commentaires recueillis. A l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui a émis une opinion critique sur le projet d'avis de l'EFSA, Gérard Lafargue estime que l'étude dirigée par Vincent Laudet est « intéressante, car elle pointe d'éventuels effets métaboliques du bisphénol chez l'animal et l'homme ».

L'Anses avait rendu plusieurs rapports sur ce perturbateur endocrinien qui ont conduit la France, au-delà de l'interdiction européenne dans les biberons en 2011, à bannir en 2013 le BPA dans tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans, une mesure qui sera étendue à tous les contenants alimentaires à compter du 1er janvier 2015. « Ces nouvelles données confortent l'avis de l'Anses », estime Gérard Lafargue.

Pour Gabriel Livera, responsable du Laboratoire de développement des gonades (CEA Fontenay-aux-Roses), qui n’a pas participé à ces travaux, ceux-ci constituent « une avancée majeure et doivent d'ores et déjà attirer l'attention des agences sanitaires ». Pour autant, note-t-il, « il reste du travail » pour passer à d’autres modèles animaux et élargir ces observations à l’homme. Mais si un parallélisme pouvait être établi avec le poisson zèbre, alors celui-ci pourrait devenir « un atout pour un screening rapide de potentielles substances toxiques agissant par les mêmes voies que le BPA ». Un des enjeux concernant le BPA est effectivement désormais de lui trouver des substituts qui soient réellement inertes pour la santé et l'environnement.

Hervé Morin 
Pôle Science et Médecine

Le scandale Laguiole/Szajner

lu sur le Point :

Laguiole, à couteaux tirés

L'homme d'affaires qui a déposé le nom "Laguiole" en 1993 prive le village aveyronnais d'estampille. Les habitants ne décolèrent pas.

Par VICTORIA GAIRIN

Le Point.fr - Publié le 23/04/2014 à 06:07

"Les collectivités s'entraident quand il y a des catastrophes naturelles, fulmine Vincent Alazard, maire divers droite de Laguiole et conseiller général. Nous, nous sommes victimes d'une catastrophe surnaturelle." Les 1 300 habitants de la petite bourgade aveyronnaise peinent à contenir leur fureur et en appellent à la solidarité de l'ensemble des communes de France. Le 4 avril dernier, la cour d'appel de Paris a en effet confirmé un jugement rendu en 2012 qui lui interdit d'utiliser son appellation - qui fait la réputation mondiale du bourg depuis 1829 - pour 38 produits différents, dont des barbecues, de la vaisselle, du linge de table et de maison, même si ceux-ci sont fabriqués sur son territoire. La municipalité est, par ailleurs, condamnée à payer une amende de 100 000 euros - presque 10 % de son budget annuel - à un habile homme d'affaires qui a eu l'idée, en 1993, de déposer le nom de "Laguiole". Dans son arrêt, la cour d'appel estime qu'il résulte du code de la propriété intellectuelle que "peuvent constituer une marque de fabrique, de commerce ou de services, les noms patronymiques et géographiques". Elle estime aussi que la commune de Laguiole "ne démontre pas" que l'usage fait de son nom serait "de nature à porter atteinte aux intérêts publics ou à préjudicier à ses administrés".

 

Dans la capitale de la coutellerie, c'est l'incompréhension la plus totale. Comment, à l'heure des grands discours sur le "made in France", une petite commune peut-elle ainsi perdre le nom de son illustre savoir-faire au profit d'un industriel qui fait fabriquer ses couteaux en Chine ? Originaire de Niort et résidant actuellement dans le Val-de-Marne, Gilbert Szajner reconnaît avoir flairé la bonne affaire en déposant la marque "Laguiole" il y a de cela vingt ans. "Je connaissais les couteaux, mais pas le village", confie l'homme de 65 ans. Sous le célèbre nom, il décide de commercialiser non seulement des couteaux, mais tout un panel de produits dérivés - du briquet aux vêtements - le plus souvent importés d'Asie, à des revendeurs français et étrangers qui lui achètent des licences. À demi-mot, Szajner confie à l'Agence France-Presse empocher "5 à 10 % du chiffre d'affaires" de ces 22 entreprises. Parmi le millier de produits ainsi vendus, ses marchés phares - l'Allemagne, le Japon et les États-Unis - s'arrachent notamment casseroles et lunettes. L'homme d'affaires aurait aussi tenté Versailles et Saumur pour des parfums. Cette fois-ci, sans succès.

 

"Parasitage"

 

"C'est une vraie toile d'araignée ! s'indigne Vincent Alazard. Moi, je n'ai rien contre lui mais contre le droit qui lui permet de faire ça." Et c'est là que le bât blesse. Si la justice n'interdit pas d'utiliser l'appellation "Laguiole" dans le cadre de son activité de coutellerie puisqu'elle est devenue un terme générique, tout le reste fait l'objet d'une chasse systématique de la part du détenteur de la marque. Sollicités par le maire de la commune aveyronnaise, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et la secrétaire d'État à l'Artisanat Valérie Fourneyron reconnaissent que le dossier Laguiole est révélateur des lacunes quant à la protection juridique des savoir-faire français traditionnels et des produits qui en sont issus. "La loi consommation du 17 mars 2014 contient une disposition qui protège justement les entreprises employant un savoir-faire traditionnel pour fabriquer des produits présentant un lien fort avec une zone géographique déterminée", souligne le gouvernement dans un communiqué.

 

 

Malheureusement, la loi Hamon, puisqu'elle n'est pas rétroactive, ne s'appliquera pas au cas Laguiole. Un verdict qui ne plaît guère au maire : "Si un entrepreneur local souhaite fabriquer un plateau de fromages avec le nom de Laguiole, il se retrouve en contrefaçon d'un produit chinois", enrage-t-il. Thierry Moysset, patron de la forge de Laguiole, dénonce quant à lui un "parasitage". "C'est quant même fou que les Lagiuolais soient condamnés à payer pour un mec qui s'enrichit sur la notoriété de Laguiole et le travail de nos ancêtres ! Gilbert Szajner n'a généré de l'emploi qu'en Chine ou au Pakistan, tandis qu'avec nos 110 salariés nous sommes les plus gros employeur de la ville." Le chef Michel Bras, trois étoiles au Michelin, tout comme les habitants, peine à dissimuler son désarroi : "C'est un handicap pour tout le monde ici."

En 1997, la justice avait donné raison au village en condamnant Gilbert Szajner pour contrefaçon. Mais, deux ans plus tard, la cour d'appel avait infirmé cette décision au motif que le terme "Laguiole" était devenu "générique" pour désigner une certaine forme de couteaux. Le village entreprend alors une procédure plus globale, portant sur son nom. En 2012, en signe de mécontentement, les Laguiolais étaient même allés jusqu'à retirer le panneau annonçant l'entrée dans la ville. Désemparé, le maire compte aujourd'hui plus que jamais sur l'Association des maires de France (AMF) pour l'aider à régler les frais de justice et tenter de faire évoluer la loi. Et n'exclut pas, d'ici là, un pourvoi en cassation.

21/04/2014

Les français et leurs élus : sondage

lu sur :

www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/21/les-francais...

LE MONDE | 21.04.2014 à 10h43 • Mis à jour le 21.04.2014 à 16h36 |Par Gérard Courtois

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Le diagnostic dressé par Viavoice – pour France Inter, Le Monde, LCP-Assemblée nationale, Terra Nova et La Revue civique – est, hélas ! sans surprise, tant il confirme de précédents sondages :

  • deux Français sur trois (64 %) estiment que la démocratie fonctionne mal en France actuellement.

Au-delà du constat, l'intérêt de cette enquête est d'explorer les remèdes capables d'améliorer le fonctionnement démocratique du pays. Les deux causes principales de la défiance sont connues : l'impuissance des gouvernants face à la crise économique et la déconnexion des élites par rapport aux préoccupations des citoyens. Et c'est bien dans ces deux directions que se concentrent les améliorations souhaitées : les Français réclament davantage d'efficacité de l'action publique et davantage de proximité des gouvernants et des élus. Beaucoup plus que des réformes institutionnelles.

L'efficacité, d'abord. Le contrôle, par les citoyens, de la pertinence et des résultats de l'action publique est plébiscité. Et il prend, dans leur esprit, des formes multiples. Ainsi, 86 % des personnes interrogées souhaitent que les dirigeants présentent davantage le bilan de leur action, et 85 % qu'ils en expliquent davantage le sens.

Lire aussi : Une société française défiante et repliée sur elle-même

GÉNÉRALISER LES PRIMAIRES CITOYENNES

De même, plus de quatre sur cinq (81 %) préconisent de « rendre systématique l'évaluation des politiques publiques deux ou trois ans après leur mise en œuvre ». Et un pourcentage similaire (82 %) estime que l'on devrait « permettre à une assemblée de citoyens de démettre des élus qui ne respectent pas leurs engagements », mesure radicale inspirée de la procédure américaine de recall permettant de destituer un gouverneur d'Etat, par exemple en Californie.

Autrement dit, la restauration du crédit des gouvernants passe par le respect des engagements et le contrôle de qualité de la politique qu'ils conduisent. Et par un rapport moins abstrait à la démocratie, davantage conçue comme une relation contractuelle entre des responsables publics prestataires de services et des citoyens-clients, y compris au moyen de référendums (pour les deux tiers des sondés).

La proximité, ensuite. Tous les moyens sont envisagés pour combler le fossé entre gouvernants et gouvernés. Cela suppose, en premier lieu, d'ouvrir les institutions et les partis politiques sur la société. La généralisation de « primaires ouvertes aux citoyens pour choisir les candidats aux élections » est préconisée par 63 % des personnes interrogées. De même, 64 % souhaitent que l'on introduise « davantage de proportionnelle dans les assemblées élues », afin de favoriser une représentation plus diversifiée et conforme à la réalité économique et sociale du pays.

STRICT NON-CUMUL DES MANDATS 

Quant aux partis politiques, dont on sait qu'ils ne suscitent désormais la confiance que d'une très maigre minorité de Français, ils sont jugés opaques et peu représentatifs :

  • 88 % des sondés veulent rendre « leur fonctionnement plus transparent »
  • 75 % qu'ils s'ouvrent davantage sur la société.
  • Deux sondés sur trois (66 %) sont favorables à l'émergence de « passeurs » entre la société et le monde politique.

Au plus près des habitants, sur le terrain, ces relais auraient pour vocation d'« expliquer la démocratie et d'inciter les citoyens à participer aux élections et à la vie démocratique ». Cruel constat pour les élus locaux !

Lire aussi : La défiance des Français envers la politique atteint un niveau record 

Quant aux dirigeants politiques eux-mêmes, les Français formulent trois  souhaits : 

  • Pour 77 %, qu'ils « échangent directement en face-à-face avec les électeurs » (réunions publiques, marchés, porte-à-porte) ou sur Internet (61 %). D'autre part, qu'ils soient renouvelés plus fréquemment.
  • 84 % des sondés sont favorables à ce qu'on « impose aux élus de ne détenir qu'un seul mandat à la fois », soit un strict non-cumul de mandats.
  • 75 % recommandent qu'ils ne « puissent détenir que deux mandats successifs d'une même fonction ».

En revanche, les Français n'attendent pas grand-chose de réformes strictement institutionnelles. S'ils sont 69 % à souhaiter que les collectivités territoriales voient leurs pouvoirs renforcés, seule une minorité (43 %) préconise un renforcement des pouvoirs du Parlement et une petite minorité la suppression de la fonction de premier ministre (24 %), une plus petite encore la fonction de président de la République (20 %).

Comme le note François Miquet-Marty, président de Viavoice, les Français ne souhaitent pas « changer de République », mais « assurer une meilleure souveraineté et une meilleure représentation du peuple ». Bref, de réconcilier démocratie « légale » et démocratie « réelle ». Vaste programme. 

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lire aussiLa moitié des Français croient aux théories du complot

www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/03/la-moitie-des...

 

  

lire aussi sur ce blog la note du 13/2/14

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

lienL'insurrection est, pour le...

19/04/2014

Grossesse, médicaments, autisme

lu sur le Point :

Autisme : les antidépresseurs durant la grossesse de nouveau pointés du doigt

Lorsque les femmes enceintes prennent des antidépresseurs, les risques de troubles autistiques pour leur enfant seraient multipliés par trois, selon une nouvelle étude.

Le Point.fr - Publié le 18/04/2014 à 07:25

Par 

En France, un enfant sur cent naîtrait avec un trouble du spectre autistique. Aux États-Unis, ce serait désormais un enfant sur 68 qui serait concerné, d'après une récente étude soulignant une augmentation des cas de 30 % en deux ans. Alors que la prévalence de cette maladie augmente à un rythme inquiétant dans tous les pays occidentaux, les recherches se multiplient pour mieux la cerner et en comprendre les causes. Ainsi, le déclenchement ou la simulation des contractions pour accélérer l'accouchement ont été évoqués. De même, des liens avec les antécédents des parents comme l'âge du père, le diabète ou l'obésité de la mère ont été établis.

Dernièrement, plusieurs études mettent plus spécifiquement en évidence la période sensible de la grossesse, notamment lors des premiers mois, stade de développement précoce du cerveau. Il y a quelques semaines, le New England Journal of Medicine publiait effectivement une étude montrant que l'autisme serait lié à un développement prénatal anormal du cortex cérébral. D'autres explorations ont pu montrer que les carences durant la grossesse - Vitamine D, B9, notamment - ou l'exposition aux polluants semblent être des facteurs aggravants. Ainsi, une pollution atmosphérique aux particules de diesel peut doubler les risques de troubles autistiques chez l'enfant. De même avec des polluants comme le plomb ou le mercure dans des proportions toutefois moindres. 

Troisième trimestre

S'il est difficile de se prémunir contre certains polluants subis comme l'air ambiant que l'on respire, d'autres toxiques pourraient sans doute être évités ou du moins réduits. Une nouvelle étude américaine menée par l'université de California-Davis souligne une nouvelle fois les risques de certains antidépresseurs prescrits pour traiter la dépression durant la grossesse : les inhibiteurs de recapture de la sérotonine (Prozac, Deroxat, Paxil, Zoloft, Seroplex...). Près de 1 000 mères d'enfants âgés de 2 à 5 ans ont été interrogées sur l'utilisation de cette classe de médicaments quand elles étaient enceintes. L'équipe a constaté trois fois plus de cas d'autisme chez les garçons lorsque la mère avait suivi un traitement d'antidépresseurs. Le risque serait majoré lorsque l'exposition a lieu durant le premier trimestre de la grossesse. Les retards de développement semblent, quant à eux, plus directement corrélés à une exposition durant le troisième trimestre in utero. 

Ce n'est pas la première fois que la prise d'antidépresseurs durant la grossesse est pointée du doigt. Déjà en 2011, la revue Prescrire avait alerté sur les risques encourus pour les bébés des mamans sous traitement : doublement des cas d'autisme, troubles psychomoteurs ou encore syndrome de sevrage (agitation, troubles du sommeil). Une autre étude, danoise cette fois-ci, n'avait, quant à elle, pas trouvé de liens formels entre la prise des antidépresseurs durant la grossesse et les cas d'autisme mais avait, en revanche, repéré une augmentation de 46 % des troubles autistiques lorsque la mère avait pris des antidépresseurs avant la grossesse. Enfin en 2012, des chercheurs ont établi que même la faible présence d'antidépresseurs dans l'eau du robinet déclenchait chez les poissons l'expression de gènes directement associés à l'autisme.

Avant d'en arriver à un consensus scientifique, il faudra sans doute encore de nombreuses autres recherches. Cependant, par prudence, les femmes souffrant de dépression légère auraient intérêt à rechercher des traitements alternatifs plus doux comme la sophrologie, la relaxation ou la méditation durant la grossesse. Pour les cas de dépression sévère, il reste difficile de mesurer l'équilibre entre le bénéfice et le risque d'une prise d'antidépresseurs et c'est à chaque fois une question d'appréciation de la future maman et du médecin qui la suit.

18/04/2014

De la folie des grandeurs : Les politiciens professionnels qui nous dirigent ...

... sont à côté de leurs pompes ! 

À lire sur MEDIAPART ! ( un article comme celui là de temps en temps justifie amplement mon abonnement )

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A LA UNE
Elysée: les folies du conseiller de François Hollande
PAR MICHAËL HAJDENBERG

A-t-il l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator ? Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler. A-t-il la réputation d’être solidement ancré à gauche ? Il se comporte comme un « petit marquis » au Palais où il abuse des privilèges de la République. Est-il connu pour sa plume aiguisée ? Il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres. Aquilino Morelle, conseiller politique du président et nouvel homme fort de l'Élysée, a beaucoup menti. 

petit extrait :

... " En avril 2013, alors que se solde l'affaire Cahuzac et qu'apparaissent au grand jour ses relations avec l'industrie pharmaceutique, une succession d’incidents au Palais semblent sonner son heure. Il est mis en retrait pendant plusieurs mois, ne participe plus aux déplacements à l’étranger ni à certaines réunions décisives. Mais François Hollande ne prend pas la décision de s’en débarrasser.

© Reuters

Et c’est même l’inverse qui se produit, à l’automne 2013, après plusieurs ratés dans la communication présidentielle. Il revient particulièrement en grâce au moment de l’affaire Julie Gayet. Puis il est carrément promu. Artisan du rapprochement Montebourg/Valls, il n’a de cesse de militer pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault. Ce qui advient le 31 mars 2014. Quinze jours plus tard, plus que jamais, il est parvenu à se placer au centre du dispositif et règne en maître à l’Élysée. "...

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lire aussi sur le Point :

Nous avons retrouvé le cireur de pompes d'Aquilino Morelle !

L'un des conseillers les plus écoutés de Hollande, venu de l'aile gauche du PS, s'est attaché les services d'un cireur de chaussures ! On croit rêver !

17/04/2014

Bientôt les européennes : "L'Europe, l'Europe, l'Europe !" ... mais pour quoi faire ? (pour faire quoi ?)

C'était le 14 décembre 1965, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Le général de Gaulle, interrogé par Michel Droit, résume ses réserves européennes en une petite phrase passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

" Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc.Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes. "

www.ina.fr/video/I00012536   En cache

... "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe !l'Europe ! l'Europe "...

 Lien :

Citations passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

extraits :

... On le voit de Gaulle n'envisage qu'une Confédération d'Etats et fait précéder toute élection au suffrage universel (il ne précise pas si c'est suffrage direct ou indirect) d'une Assemblée, d'un référendum « organisé simultanément dans tous les pays intéressés »De plus, De Gaulle envisage alors deux Assemblées dont l'une « représenterait les réalités régionales, économiques, intellectuelles, morales, des états participants »...

... « L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ».

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sur le même sujet , voir aussi la note du 20/5/2013 sur un autre blog :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

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lire aussi "Manière de voir" du Monde diplomatique :

16 mai 2013
EN KIOSQUES et sur notre boutique en ligne
 
« Manière de voir » n°129 / Juin - juillet 2013 

Europe, droit d'inventaire

Numéro coordonné par Anne-Cécile Robert

La crise ? Quelle crise ? Les primes de cabinet du gouvernement Ayrault

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/13/01016...

INFO LE FIGARO - 449 membres des équipes ministérielles se sont réparti 12 millions d'euros  ...

Les généreuses primes de cabinet du gouvernement Ayrault en 2013.pdf

extrait :

(brut par an et par personne ...)

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15/04/2014

Vaccin contre le Papillomavirus : utile pour l'industrie, dangereux pour la Société

lu sur :

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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mon commentaire :

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 Or il y a plusieurs dizaines de papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles.

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées  quant à l'absence de danger des rapports non protégés ... alors qu'elles ne le sont que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas desvaccins 

Vache folle, farines animales, prions : pas de responsables, pas de coupables

les surlignages sont de moi

lu sur :

fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0D009Y20140414 

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans l'affaire de la vache folle après dix-sept ans d'enquête sur l'un des plus grands scandales sanitaires du XXe siècle qui a fait 200 morts dont 27 en France, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

"Les différentes infractions reprochées aux trois personnes mises en examen sont insuffisamment caractérisées", a dit cette source, confirmant une information du Parisien-Aujourd'hui en France.

L'examen des dossiers n'a "pas permis d'établir de façon certaine que la nourriture distribuée aux bovins contenait des protéines animales", a-t-elle ajouté.

Si les juges d'instruction suivent l'avis du parquet, les trois responsables d'usines d'aliments pour bovins poursuivis pour "tromperie et falsification de denrée" pourraient donc être blanchis. La quatrième personne qui avait été mise en examen dans le dossier est décédée depuis, a précisé la source judiciaire.

En juin 1996, l'association de défense des consommateurs l'UFC-Que Choisir avait porté plainte contre les industriels français ayant importé des farines animales.

L'utilisation de ces farines dans la nourriture pour animaux avait été mise en cause lors de l'apparition en Europe de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la "maladie de la vache folle", entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Après la découverte en 1996 d'une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) chez les humains en Angleterre, probablement provoquée par l'ingestion de produits bovins atteints par l'ESB, les farines animales ont été interdites en Europe pour les ruminants en 1997, puis pour tous les animaux de consommation en 2001.

Les protéines animales transformées (PAT) ont de nouveau été autorisées en juin 2013 pour les poissons d'élevage et autres animaux de l'aquaculture sur décision de la Commission européenne qui a estimé que le "risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants" était négligeable.

Ces PAT proviennent d'animaux vivants et sains au moment de l'abattage et non plus de carcasses d'animaux morts ou potentiellement malades comme ce fut le cas lors de l'épidémie de la vache folle, selon la Commission européenne.

(Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

 

© Thomson Reuters 2014 Tous droits réservés.

11/04/2014

Afrique : toute la misère du monde ...

(voir aussi la note du 30/3/2012 sur ce blogObiang, UNESCO, et biens...

et aussiL’Afrique grandeur nature _ la carte qui bouscule les idées reçues - Le nouvel Observateur.pdf 

rue89.nouvelobs.com/2013/12/21/lafrique-grandeur-nature...)

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à lire sur MEDIAPART :

Biens mal acquis : l’art de la corruption du vice-président de la Guinée-Equatoriale

 |  PAR FABRICE ARFI

L’actuel vice-président de la Guinée-Équatoriale, Teodorin Obiang, a acquis pour près de 104 millions de dollars d’œuvres d’art de la fin du XIXe siècle grâce au pillage des richesses de son pays, selon plusieurs documents obtenus par Mediapart. Plus de 60 % de son peuple vit avec moins d'un dollar par jour.

extraits :

..." Deux anciens ambassadeurs de France en Guinée-Équatoriale, Guy Serieys et Henri Deniaud, ont ainsi indiqué aux juges que l’exploitation et la commercialisation du bois guinéen, l’une des principales richesses nationales avec les hydrocarbures, étaient un monopole que Teodorin Obiang s’était arrogé,via la Somagui, quand il était ministre de l’agriculture." ...

..." « Sur le plan du droit, tout ce qu’a fait mon client est tout à fait légal en Guinée. Il n’y a donc pas d’infraction d’origine. En France, ce serait peut-être différent, mais c’est comme cela », commente pour sa part Me Marsigny."...

François Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée. © ReutersFrançois Hollande, en décembre 2013, avec Teodoro Obiang (le père de Teodorin), président de Guinée.

01/04/2014

Municipales 2014 : tous les résultats

www.lemonde.fr/municipales

 aller sur :

Les méthodes de torture de la CIA révélées

lu sur :

Tortures : la CIA a caché ses méthodes à l'Amérique

Le Monde.fr avec AFP | 01.04.2014 à 05h41 • Mis à jour le 01.04.2014 à 07h38

La CIA a délibérément induit l'administration et la population américaines en erreur au sujet des méthodes d'interrogatoire musclées en vigueur sous le président George W. Bush, estime un rapport du Sénat dont des responsables se sont faits l'écho auprès du Washington Post.

Dans ce document de 6 300 pages rédigé par la commission du renseignement du Sénat, la CIA est accusée d'avoir dissimulé certains détails sur la brutalité de certaines procédures, assimilées à de la torture. Elle aurait aussi exagéré l'importance des complots et des prisonniers détenus dans ses prisons secrètes. L'agence aurait également caché que certains renseignements déterminants avaient été en fait lâchés par les détenus... avant qu'ils ne soient soumis aux techniques brutales des agents américains, explique leWashington Post.

Les renseignements les plus précieux sur Al-Qaida« dont ceux qui ont mené à l'opération contre Oussama Ben Laden en 2011 », n'ont pas été obtenus grâce aux méthodes de la CIA, pointe encore le Washington Post.

Ce rapport est encore confidentiel et le journal dit avoir pu divulguer ces détails grâce aux indiscrétions de responsables qui y ont eu accès. Dean Boyd, un porte-parole de la CIA, n'a pas souhaité commenter ces informations. « Nous n'avons pas encore obtenu la version finale » du texte, a-t-il dit.

OBAMA S'ENGAGE À LA DÉCLASSIFICATION

Le document a été bâti autour de « récits détaillés de dizaines de personnes détenues par la CIA » entre 2002 et 2006, explique encore le Washington Post. A l'époque, l'agence était aux avant-postes de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par M. Bush et utilisait ces techniques assimilées à de la torture par de nombreux défenseurs des droits de l'homme. Ces méthodes comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade. Le président Barack Obama y a mis fin en 2009.

La présidente de la commission du renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, a indiqué la semaine dernière que ses membres comptaient voter jeudi pour demander formellement la déclassification de 400 des 6 300 pages du rapport. Barack Obama a apporté son soutien à cette démarche« Je m'engage totalement à déclassifier ce rapport dès qu'il est terminé », a-t-il dit le 12 mars.

Ces procédures se déroulent alors que la CIA est en guerre ouverte contre le Sénat. L'agence d'espionnage est accusée d'avoir entravé le travail des assistants parlementaires qui ont travaillé pendant plus de trois ans à la rédaction de ce rapport, notamment en supprimant des documents de leurs serveurs.

Lire le compte rendu de notre correspondante aux Etats-Unis : Menacée par un rapport sur la torture, la CIA soupçonnée de piratage du Sénat américain

27/03/2014

Les listes des municipales par commune

ma page municipale

Découvrez les candidatures du second tour dans votre commune

 


Vous avez été nombreux à suivre la soirée des résultats sur Libération.fr dimanche dernier : merci pour votre confiance. 

Libération continue de vous accompagner dans la campagne des municipales : retrouvez dès maintenant les listes actualisées du second tour pour votre commune, et préparez ainsi votre vote de dimanche prochain.

20/03/2014

Êtes-vous pour le traité de libre échange transatlantique ? (ou pour sortir de l'Europe du libre échange ?)

voir aussi la note :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

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19/03/2014

Histoire et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

 

communiqué :

Séminaire de recherche Fichet-Heynlin
Séance n°4 : 
26 mars 2013 (16h30-18h30)

Histoire et transformations numériques
dans l'enseignement supérieur et la recherche


Inscription gratuite mais obligatoire : en salle / à distance



Questions et débat avec :

Deux questions préliminaires aux deux invités pour ouvrir le débat :

Quelles sont à votre avis, en histoire, les transformations les plus importantes, liées au numérique, modifiant le processus (données, traitements, éditions, pédagogies, valorisations) allant de la recherche à ses diffusions pédagogiques et publiques ?

Quelles sont, à votre avis, les spécificité des disciplines historiques (vis à vis d'autres disciplines que vous connaîtriez dans le domaine des arts, lettres et            sciences humaines), dans le rapport aux transformations numériques des pratiques de recherche et d'enseignement ?

 Pour leur poser vos questions et suivre le séminaire à distance (AdobeConnect):

Inscription préalable obligatoire http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

Écritoire collectif pour poser vos questions http://lite2.framapad.org/p/semFH4

Connexion : https://universiteparis.adobeconnect.com/semnumesr/

Lieu : Paris 1 / Centre PMF, 90, rue de Tolbiac 75013 Paris, Métro Olympiades, 8ème étage salle A 802

Séminaire de recherche FICHET-HEYNLIN (2013-2014)

Quels sont les effets des changements numériques sur les métiers et l'organisation 
universitaire ?
 Que sait-on des usages du numérique par les étudiants et enseignants selon les 

établissements et les pays ?

Resp.: Sophie Poirot-Delpech, Jérôme Valluy, Julien Vincent

Un séminaire public organisé par le réseau scientifique Numer-Univ avec le soutien du Service Usages numériques de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


En 1470, vingt ans après les premières impressions de Gutenberg, la Sorbonne, sous l'impulsion de Guillaume Fichet et Johann Heynlin, ouvre un atelier d'imprimerie pour mettre à disposition des étudiants et professeurs des ouvrages remplaçant les manuscrits rares et défectueux des copistes. En 2006 est créé à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), comme dans d'autres établissements, un service des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) qui met à disposition des étudiants et professeurs les outils numériques, pédagogiques et éditoriaux, caractéristiques des évolutions universitaires à l'ère de l'Internet. L'objet du séminaire FICHET-HEYNLIN est d'étudier les multiples aspects que cette révolution numérique produit dans l'activité et le fonctionnement des universités en favorisant la diversité des regards disciplinaires (sur le domaine des arts, lettres, droit, sciences humaines et sociales), le pluralisme intellectuel des points de vue (eco-managérial, technophile, pédagogique, professionnel, social, technophobe...) et les regards critiques favorables à une construction prudente et raisonnée des avancées dans ce domaine, à distance des enthousiasmes technophiles dominants de l'époque mais aussi des réactions technophobes. Une attention particulière sera prêtée aux travaux déjà nombreux sur les usages du numérique dans les établissements universitaires ainsi que sur les enjeux internationaux des relations inter-universitaires.

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Séance n°1 (8 octobre 2013) :
Séance inaugurale : Problématique, organisation et programmation du séminaire

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1294.html

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Séance n°2 (13 novembre 2013) :
Transformations du métier "recherche & enseignement" à l'ère numérique

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1298.html

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Séance n°3 (18 décembre 2013) :
Littérature et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1303.html


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Séance n°4 (26 mars 2014) :
Histoire 
et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Inscriptions : http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

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Contacts :

Numeruniv : http://www.reseau-terra.eu/article1266.html

<mime-attachment.gif> Sophie Poirot-Delpeche Sophie.Poirot-Delpech@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Jérôme Valluy jerôme.valluy@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Julien Vincent Julien.Vincent@univ-paris1.fr

09/03/2014

Le père des Shadocks n'est plus

lu sur :

Mort de René Borg, le père des « Shadocks »

Le Monde.fr | 08.03.2014 à 20h36 • Mis à jour le 09.03.2014 à 10h06

René Borg, le réalisateur de la première série d'épisodes des « Shadoks », est décédé le jeudi 6 mars à l'âge de 80 ans des suites d'une longue maladie.

Il avait commencé sa carrière dans l'animation à la fin des années 1950, chez Tiadécinéma, avant d'intégrer au début des années 1960 le service de recherche de l'ORTF, travaillant sur l'animographe, une machine permettant d'accélérer la production des dessins animés, qui sera utilisée pour réaliser la première série des « Shadoks ».

 

 

» Voir également les deux premiers épisodes de la série, mis en ligne par AAA Production :

 

 

Parmi les personnages qu'on lui doit figurent Oum le dauphin blanc, créé avec Yves Campi à Tokyo, les « Watoo Watoo », mais également Nono le petit robot dans la série « Ulysse 31 ». Il assura également la direction artistique de « Il était une fois… l'Homme » et « Il était une fois... l'Espace ».

Fondateur de l'Institut de formation européen de dessin animé (IFEDA), il est considéré comme un mentor par de nombreuses personnalités de l'animation : Moloch, Peter Scheede, Daniel Sebban, Michel Boulet, Jean-Yves Raimbaud, Bruno Bianchi et Thomas Bouveret, qui lui a rendu hommage sur Twitter.

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note :

Dans les Shadoks, la voix est celle de  Claude Piéplu

08/03/2014

Municipales et parité homme-femme : encore des progrès à faire

les surlignages sont de moi

lu sur :

Parité hommes-femmes : les municipales vont-elles changer la donne.

 

L'indépendant.fr‎ - il y a 12 heures

 

Le 08 mars à 06h00 par Sophie Babey

Qu'est-ce qui fait de ce 8 mars 2014 une journée de la femme pas comme les autres ? Une fois n'est pas coutume, au lieu de regarder dans le rétroviseur, tournons-nous vers l'avenir. Avant de voir une lady à la Maison Blanche s'occuper d'autre chose que du potager ou du régime alimentaire des enfants, s'approche à grands pas ce jour historique, qui verra l'entrée d'une femme à l'Hôtel de Ville parisien. Selon toute vraisemblance, le 30 mars prochain, Anne Hidalgo ou Nathalie Kosciusco-Morizet -l'une des deux- devrait devenir la première femme à accéder à la fonction de premier magistrat de Paris. Et à entrer ainsi dans le cercle très fermé des femmes maires de capitales (au côté de Varsovie, Madrid, Sofia, Kiev, Yokohama, Montevideo ou Santiago du Chili). 

Au-delà de ce symbole fort, 16 000 autres représentantes du sexe dit "faible" seront élues conseillères municipales en France à l'issue de ces prochaines élections. Et ce, grâce au miracle de la loi surnommée "chabadabada" (merci Lelouch pour ce joli nom). Promulgué juste avant les municipales de 2001, ce texte, qui impose l'alternance homme-femme aux scrutins de liste, s'applique désormais à toutes les communes de 1 000 habitants et plus. Jusque-là, le seuil était de 3 500 habitants. C'est LA grande nouveauté de cette élection municipale 2014, qui va donc, mathématiquement, propulser 16 000 nouvelles femmes dans le grand bain tant convoité par les hommes de la gestion des municipalités. 

90 femmes maires dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales

Dans nos deux départements, elles sont 90 (sur 664 communes) à occuper la fonction de maire.

Sur notre carte, ci-dessous, découvrez en rose les villes où les maires sont des femmes et en bleu, les villes où ce sont des hommes qui sont maires. Un coup d'oeil suffit à voire quel sexe mène majoritairement les conseils municipaux...

  • Quelques prés carrés préservés

Ces nouvelles dispositions vont également s'appliquer à la désignation des conseillers communautaires et des adjoints. Par le biais de leur association (AMF), les maires de France -des hommes dans 86 % des cas !-, sont tout de même parvenus à préserver quelques prés carrés en excluant trois cas du champ de cette loi. 

  1. Rien n'impose une différence de sexe entre le maire et son premier adjoint.
  2. Pas de parité obligatoire chez les vice-présidents des agglos.
  3. Pas d'alternance stricte dans la liste de présentation des candidats aux fonctions d'adjoints.  

Et c'est là qu'on touche au coeur de la problématique : comment obtenir, après une parité quantitative, une égalité "qualitative" ? On l'a vu, alors que nous célébrons en 2014 les 70 ans du droit de vote féminin, d'énormes progrès ont été réalisés dans la course à l'égalité des sexes dans la vie publique... Pour autant, on est encore très loin d'un réel partage des pouvoirs. 15 ans après la révision de la Constitution disposant que "la loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", on constate que les progrès se cantonnent aux domaines où la loi est contraignante. Ainsi, 48,5 % des conseillers municipaux des grandes villes  et 48 %, des conseillers régionaux sont des femmes. Bravo !

  • Sortir de l'organisation des fêtes de village

Mais dès que le législateur baisse sa garde, et se contente d'un texte simplement "incitatif", ou non contraignant, les vieux réflexes machistes reprennent le dessus. Ainsi, on compte seulement 22 % de femmes au Sénat et à peine 26 % de députées (*). Au final, les quelque 14 % de femmes premiers édiles le sont en priorité dans les petites communes. Aujourd'hui, rien ne garantit leur entrée en masse dans les conseils d'agglos, qui pèsent pourtant de plus en plus dans la gestion des collectivités territoriales, que ce soit en terme de compétences ou en masse budgétaire. 

Déjà, dans les mairies, quand il s'agit de distribuer les postes d'adjoint ou délégations, les plus convoités reviennent rarement aux femmes. Elles accéderont plus facilement aux affaires sociales ou au tourisme qu'aux finances, poste clé par excellence. En conclusion, pour sortir de l'organisation des fêtes de village, les femmes ont encore du chemin à parcourir. Mais dès le 30 mars prochain, elles seront 16 000 de plus à faire entendre leurs voix dans les conseils municipaux. Se feront-elles entendre jusque dans les agglos ? Réponse dans quelques semaines.  

(*) Sources INSEE et ministère de l'Intérieur. 

Carte réalisée par Stéphane Sicard/lindependant.fr

07/03/2014

Fin de trêve hivernale et coupures pour impayé

lu sur le site du Monde :

Coupure pour impayé : quels délais, quels recours ?

Le Monde.fr | 06.03.2014 à 10h58 • Mis à jour le 06.03.2014 à 11h00 |Par Lucie Soullier

La fin de la trêve hivernale approche. Cette année, pour le premier hiver depuis l'adoption de la loi Brottes en avril 2013, les coupures énergétiques ont été interrompues en même temps que les expulsions locatives, le 1er novembre. Le 16 mars, les deux reprendront de concert.

Lire le portrait de Marc Fazion : L'homme qui refusait de couper l’eau aux démunis

Selon une étude de 60 millions de consommateurs publiée en octobre 2013, un tiers des Français peinent à payer leurs factures d'eau, de gaz, de chauffage et d'électricité. Avec, au bout, la crainte d'être coupé. En 2012, selon les derniers chiffres disponibles du médiateur national de l'énergie, près de 580 000 foyers ont ainsi été privés d'électricité ou de gaz pour impayés. Mais avant la coupure, certains délais doivent être respectés par le fournisseur, et des recours sont possibles, notamment pour les plus démunis.

LES DÉLAIS

Toute facture d'eau, de gaz, de chaleur ou d'électricité doit être payée dans les quatorze jours suivant son émission ou la date limite de paiement. Si ce n'est pas le cas, le fournisseur (EDF, GDF, Veolia, etc.) envoie un premier courrier donnant un nouveau délai de quinze jours pour régler la facture, sans quoi le consommateur risque de voir l'eau, le gaz ou la chaleur coupés et l'électricité réduite ou suspendue.

Pour les personnes en situation précaire, ce premier délai est allongé de quinze à trente jours. Une prolongation qui concerne les bénéficiaires d'un tarif social (tarif de première nécessité pour l'électricité ou tarif spécial de solidarité pour le gaz naturel), d'une aide d'un fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour régler une facture auprès du même fournisseur ou ceux dont la situation relève d'une convention entre le département et les fournisseurs d'énergie ou d'eau.

Au terme de ces quinze à trente jours selon la situation plus ou moins précaire du consommateur (soit trente à quarante-cinq jours après la date d'émission de la facture), le fournisseur peut procéder à la réduction de capacité électrique ou à la coupure, s'il en a informé le client vingt jours à l'avance dans un second courrier. Il se doit alors de lui indiquer qu'il peut saisir les services sociaux (dont il peut obtenir les coordonnées auprès de lui, du département ou de sa commune), notamment pour obtenir une aide auprès du fonds de solidarité pour le logement.

Le dépôt d'un dossier auprès du FSL bloque le dossier « impayés », et donc la coupure. Néanmoins, si aucune décision d'aide n'est prise dans les deux mois, le fournisseur peut procéder à la coupure ou à la réduction, si, là aussi, il en a informé son client au minimum vingt jours à l'avance.

LE TARIF SOCIAL DE L'EAU

Mercredi 5 mars, le gouvernement a annoncé le lancement de l'expérimentation pour un tarif social de l'eau. Le dispositif prévu par la loi Brottes d'avril 2013 permet aux collectivités locales d'instaurer pendant cinq ans des aides sociales au paiement de la facture d'eau ainsi qu'une tarification progressive selon les revenus ou le nombre de personnes composant le foyer.

Les collectivités volontaires ont jusqu'à la fin de l'année pour se faire connaître auprès du préfet de leur département.

LA TRÊVE HIVERNALE

Consacrant un « droit minimum à l'énergie », selon Jean Gaubert, médiateur national de l'énergie, la loi Brottes a instauré une trêve hivernale énergétique semblable à celle des expulsions locatives. Du 1er novembre au 15 mars sont donc interdites les coupures d'eau, d'électricité, de chaleur et de gaz. Pour l'électricité néanmoins, une réduction de puissance est possible, à l'exception des bénéficiaires du tarif de première nécessité.

Lucie Soullier 
Journaliste au Monde 

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04/03/2014

Le danger vient de l'Est (Au secours !)

lu sur Le Temps (Suisse) :

 

Après 30 000 ans dans le sol gelé de Sibérie, «Pithovirus» s’est avéré capable d’infecter son hôte de prédilection, l’amibe. Doit-on craindre que des microbes dangereux pour les humains reviennent à la vie?

BIOLOGIE Mardi 04 mars 2014

Pascaline Minet

La famille des virus géants s’agrandit encore: après Mimivirus et Pandoravirus découverts ces dernières années, Pithovirus sibericum a été décrit lundi par des scientifiques français et russes dans la revue PNAS . Presque aussi gros qu’une bactérie, ce virus était emprisonné dans un morceau de sol gelé (ou permafrost) issu de Sibérie et vieux de 30 000 ans. Malgré ce grand âge, Pithovirus s’est avéré capable d’infecter son hôte, une amibe, lors d’une expérience en laboratoire. De quoi susciter l’inquiétude de ses découvreurs, qui estiment que d’autres pathogènes potentiellement dangereux pour l’être humain pourraient émerger du permafrost.

Le premier virus dit «géant» a été découvert il y a dix ans par des chercheurs marseillais dans un système de climatisation en Angleterre. Nommé Mimivirus pour «Mimicking microbe virus», c’est-à-dire «virus imitant un microbe», il parasitait des organismes unicellulaires appelés amibes communes. Ces dernières années, d’autres virus géants, dont les Pandoravirus, ont été identifiés dans des milieux variés, allant de la vase au fond d’une mare australienne à des sédiments profonds situés au large du Chili.

Le principal point commun entre ces virus est leur grande taille: avec un diamètre supérieur à un demi-micromètre, ils sont visibles au microscope optique traditionnel, et ressemblent davantage à des bactéries qu’à des virus classiques. Par rapport à ces derniers, ils possèdent également un important bagage génétique. A titre d’exemple, un Pandoravirus peut renfermer jusqu’à 2500 gènes, quand un virus courant comme celui d’une grippe n’en contient que quelques dizaines.

Tous les virus ont besoin d’un hôte pour se reproduire: cellule animale ou végétale, bactérie… Dans le cas des virus géants identifiés jusqu’ici, il s’agit de l’amibe. Hors de leur cellule hôte, les virus se présentent sous la forme de particules inertes et peuvent demeurer à l’état dormant pendant de longues périodes, comme les graines des plantes. Une fois qu’ils ont infecté leur hôte, ils en détournent la machinerie cellulaire afin de se multiplier, ce qu’ils sont incapables de faire par eux-mêmes. 

Les chercheurs qui ont mis la main sur Pithovirus ne sont pas tombés dessus par hasard: leur laboratoire est à la pointe de la recherche de virus géants inconnus. Ils explorent pour cela différents types d’environnement qui leur semblent prometteurs. «Depuis que des scientifiques russes sont parvenus, l’année dernière, à faire germer une graine de plante conservée dans du permafrost vieux de 32 000 ans, nous supposions que des particules de virus pourraient aussi être préservées dans ce type d’environnement», relate Chantal Abergel, de l’Université française Aix-Marseille, l’une des auteurs de l’étude parue dans PNAS .

En collaboration avec une équipe russe, la biologiste et ses collaborateurs se sont donc procuré une portion de sol gelé depuis environ 30 000 ans, issu de l’extrême nord-est sibérien. Puis ils ont mis des échantillons de ce permafrost en contact avec l’hôte favori des virus géants, l’amibe. L’appât a fonctionné: certains des pauvres unicellulaires ont effectivement été infectés et ont péri. Des analyses ont alors montré que le coupable était un virus géant d’un type inconnu.

Baptisé par les chercheurs Pithovirus en raison de sa forme d’amphore («pithos» est un nom grec donné à un certain type d’amphores), le nouveau venu a un diamètre de 0,5 micron et une longueur de 1,5 micron, ce qui en fait un des plus grands virus jamais observés. Les biologistes ont d’abord cru qu’ils avaient affaire à une variété de Pandoravirus , car ceux-ci ont aussi une forme d’amphore. Mais l’analyse fine de son génome a montré que Pithovirus appartenait à une tout autre famille. En dépit de sa grande taille, il ne contient que quelques centaines de gènes, ce qui est peu pour un virus géant. Ce qui ne l’empêche pas d’être plus autonome par rapport aux outils cellulaires de l’amibe que les Pandoravirus , par exemple. «La découverte de Pithovirus suggère que la diversité des virus géants est bien supérieure à ce qu’on imaginait jusqu’à aujourd’hui», s’enthousiasme Chantal Abergel. 

«Ce qui est impressionnant, c’est que le virus a été assez bien préservé pour conserver sa capacité à se répliquer pendant des milliers d’années», s’étonne pour sa part Didier Trono, responsable du Laboratoire de virologie et génétique à l’EPFL. Doit-on craindre que d’autres microbes tapis dans les profondeurs du permafrost reviennent à la vie? C’est l’avis de Jean-Michel Claverie, co-découvreur de Pithovirus et également chercheur à l’Université Aix-Marseille: «Le réchauffement climatique et l’ouverture de nouvelles routes maritimes rendent envisageable le développement des activités minières dans les régions arctiques, ce qui va mettre un nombre croissant de personnes en contact avec un milieu nouveau, susceptible d’abriter des pathogènes.» Le scientifique pense en particulier au virus de la variole, éradiqué dans les années 1970, mais qui pourrait théoriquement subsister à l’état dormant dans le permafrost. «On sait, en tout cas, que la variole était active dans les régions sibériennes il y a 2000 ans», précise-t-il.-

«Le risque de mobiliser des virus lorsqu’on perturbe leur environnement existe effectivement, estime Didier Trono. C’est ce qui s’est produit avec le virus Ebola, qui a émergé lorsqu’on a défriché des pans de forêt tropicale jusqu’alors inviolée. Toutefois, il faut garder en tête que seul un petit nombre de virus sont dangereux pour l’être humain.»

Afin d’évaluer le danger, l’équipe marseillaise qui a découvert Pithovirus mène actuellement des analyses dites «métagénomiques» dans ses échantillons de permafrost, afin d’y rechercher les séquences génétiques de microbes connus. «Mais si nous y trouvons la trace de pathogènes potentiellement dangereux pour l’être humain, nous n’essaierons pas de les ressusciter comme nous l’avons fait avec Pithovirus», affirme Chantal Abergel.