Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


15/04/2013

Informations santé/société du 15/4/13 : cerveau et dyslexie - Mediator

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Figaro souligne que, grâce à l’imagerie du cerveau, des différences ont été constatées entre le cerveau d’un enfant dyslexique et celui d’un non dyslexique.
Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS (Institut d’étude de la cognition, Ecole normale supérieure, Paris), souligne : « Nous avons pour projet, au cours des deux prochaines années de chercher à observer (grâce à des IRM à très haut champ magnétique) des perturbations de nature telle qu’elles n’ont aucune chance de disparaître. C’est justement pour cela que nous cherchons à les visualiser : pour enfin confirmer qu’il y a des perturbations cérébrales très précoces (prénatales) et qui ne peuvent pas être la simple conséquence du mauvais apprentissage ».
Le Figaro, 15/04

Le Mediator pourrait conduire à près de 1 800 décès

Le parquet de Paris a présenté, le 12 avril, une expertise judiciaire de grande ampleur sur la dangerosité du Mediator, réalisée à la demande du juge d’instruction chargé de ce dossier, Pascal Gand, indique Aujourd’hui en France.

Ce rapport a nécessité « vingt mois de travail », mené par un collège international regroupant trois experts « indépendants des différentes parties (…) », a expliqué le parquet de Paris.

Le quotidien souligne que cette enquête se révèle « accablante pour le laboratoire Servier et pour les autorités de santé ».

Selon les experts, le benfluorex (la molécule du Mediator) est bien « apparenté aux amphétamines et […] possède des propriétés anorexigènes puissantes ».

Les auteurs du rapport estiment que ces données essentielles « ont été minimisées ou occultées dans les documents scientifiques des laboratoires Servier (…) ».

Les auteurs du rapport revoient à la hausse l’estimation de la mortalité attribuable au Mediator : 220 à 300 morts « dans les deux ans et demi » et 1 300 à 1 800 décès à plus long terme.

Aujourd’hui en France, 13/04

10/04/2013

Chimie et alimentation : le bisphénol A (BPA) dangereux pour les générations futures

Futurs parents, attention !

Les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/04/09/bisphenol-a-et-cancer-les-preuves-s-accumulent_3156447_1651302.html

Bisphénol A et cancer : les preuves s'accumulent

LE MONDE | 09.04.2013 à 10h40 • Mis à jour le 09.04.2013 à 11h44

Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Rarement – jamais peut-être – une agence de sécurité sanitaire aura rendu des conclusions aussi alarmantes sur un polluant à ce point omniprésent dans notre environnement quotidien. Au terme d'un travail de longue haleine ayant rassemblé les contributions d'une centaine de scientifiques, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu public, mardi 9 avril, un avis sur le bisphénol A (BPA) singulièrement inquiétant pour les générations à venir.

De toutes les substances chimiques de synthèse capables d'interférer avec le système hormonal ("perturbateurs endocriniens"), le BPA est celle qui entre dans la composition du plus grand nombre d'objets (plastiques, conserves, canettes, amalgames dentaires, etc.) ; il imprègne l'ensemble de la population occidentale.

Selon l'agence française, "certaines situations d'exposition de la femme enceinte au BPA présentent un risque pour la glande mammaire de l'enfant à naître". En d'autres termes, les enfants exposées in utero à des taux de BPA rencontrés dans la population générale pourront avoir un risque accru de contracter un cancer du sein plus tard dans leur vie.

RISQUE ACCRU DE CANCER DU SEIN POUR L'ENFANT À NAÎTRE

D'autres risques (troubles du comportement, défauts de l'appareil reproducteur femelle, obésité) pour l'enfant à naître ont été évalués comme "négligeables" pour la population générale, mais ne sont pas exclus pour certaines catégories. D'autres risques encore – pour la prostate, la thyroïde, la fertilité masculine, etc. –, avérés ou suspectés sur l'animal, n'ont pu être évalués par les experts, faute de données suffisantes. "Ces risques ne sont pas pour autant exclus", dit-on à l'Anses.

Sur la foi de nombreuses études, menées depuis une vingtaine d'années sur des animaux de laboratoire, le risque retardé de cancer du sein après exposition au stade fœtal est connu de longue date. Mais c'est la première fois qu'une agence d'expertise sanitaire procède à une analyse des risques en complétant la littérature scientifique par de nombreuses mesures d'exposition de la population.

La mesure de BPA dans l'air à l'intérieur des habitations, les poussières, l'alimentation, l'eau, les tickets de caisse, etc. a permis à l'agence d'évaluer cette exposition. Dans 23 % des situations, les femmes enceintes sont potentiellement exposées à des taux de BPA présentant un risque accru de cancer du sein pour l'enfant à naître.

RÉSINES ÉPOXY QUI GAINENT L'INTÉRIEUR DES BOÎTES DE CONSERVE 

Ce taux de 23 % ne peut être directement extrapolé, mais il rend plausible le fait qu'entre un cinquième et un quart des femmes enceintes ont un taux d'imprégnation au BPA excédant une valeur de référence calculée par les experts de l'Anses. Fait notable : pour demeurer en deçà de ce seuil d'imprégnation, la dose journalière admissible établie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments devrait être réduite de plusieurs milliers de fois...

Selon l'Anses, la première source d'exposition est de loin l'alimentation, qui contribue à quelque 84 % de l'exposition de la femme enceinte au BPA. Environ la moitié de l'exposition totale provient des résines époxy qui gainent l'intérieur des boîtes de conserve. Les eaux en bonbonne sont un risque additionnel. Les sources d'environ 25 % à 30 % de la contamination des aliments consommés (en particulier des produits animaux) n'ont pas pu être déterminées : elles demeurent énigmatiques.

La situation la plus inquiétante est celle des caissières qui manipulent des tickets de caisse en permanence : en cas de grossesse, les risques pour l'enfant à naître, outre ceux de cancer du sein, peuvent concerner les troubles du comportement, le risque d'obésité et d'éventuelles altérations de l'appareil reproducteur féminin.

D'AUTRES BISPHÉNOLS AUTANT, VOIRE PLUS PROBLÉMATIQUES

Quant aux tickets de caisse estampillés "sans bisphénol A", une bonne part contient comme substitut d'autres bisphénols autant, voire plus problématiques.

L'Anses a ainsi également étudié les alternatives au BPA. Elle s'est appuyée pour cela sur son inventaire des alternatives au BPA publié en février 2012, recensant 73 substances. Cet inventaire, qui n'est "probablement pas exhaustif", comporte notamment les résultats d'un appel à contributions lancé en 2011 sur les "effets sanitaires, usages et substitutions du BPA".

Parmi ces alternatives, certaines "sont actuellement utilisées sur les marchés européen et non européen alors que d'autres n'en sont encore qu'à un stade de recherche et développement", note l'agence, mais il n'en existe aucune qui pourrait remplacer le BPA dans tous ses usages.

"PROPRIÉTÉS OESTROGÉNIQUES"

Au vu des données disponibles sur la toxicité, l'Anses constate que "même si la plupart de ces composés chimiques ont été (pré) enregistrés sous Reach , ceux-ci n'ont pas pour autant fait l'objet d'essais complets dans le domaine de la toxicologie, notamment vis-à-vis de la reproduction et/ou de leur caractère de perturbateurs endocriniens".

L'Anses a passé en revue les autres composés de la famille des bisphénols. Outre le BPA, elle comporte en effet le Badge (BPS diglycidyl ether) et les bisphénols B, F, S et M. "L'analyse des données disponibles montre que la structure chimique commune aux composés de la famille des bisphénols leur confère des propriétés oestrogéniques", mimant l'action d'hormones féminines, précise l'Anses. Tout ce qu'il faut pour faire un perturbateur endocrinien.

Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

06/03/2013

Sous estimation des risques de l'aspartame par l'Autorité européenne de sécurité des aliments

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/02/20/l-autorite..

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments accusée de sous-estimer les risques sanitaires de l'aspartame 


LE MONDE | 20.02.2013 à 12h24 

Par Stéphane Foucart 

lire :

aspartame-Autorité européenne de sécurité des aliments accusée de sous-estimer les risques sanitaires de .pdf

15/11/2012

AVAAZ, qu'est-ce ?

communiqué :

((*) voir aussi : http://www.liberterre.fr/liberterres/meta-mafia/avaaz.html )

Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri

L'Association Kokopelli a décidé de présenter 

Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri (*)",

- un article d’investigation concernant l'organisation Avaaz, rédigé par Dominique Guillet et posté sur son site Liberterre - car nous sommes scandalisés qu’une pétition en défense de Kokopelli ait été présentée, sans notre consentement, par cette organisation militariste (1). Cette pétition, de plus, colporte des informations complètement erronées. Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’informer nos amis et clients que nous n'avons pas été condamnés par la Cour Européenne de Justice à stopper nos activités (4), que nous ne sommes pas fermés, que nous continuons d’exister et que nous continuons de distribuer des semences.

Par la même occasion, nous dénonçons tout autant l'opacité de l'organisation Change.org qui, elle aussi, a mis en ligne une pétition concernant Kokopelli sans notre accord (2). Ces sites pétitionnaires sont une gigantesque farce : Dominique Guillet, en utilisant une fausse adresse e-mail et un pseudonyme, a lancé une parodie de pétition adressée au directeur de Change.org pour demander que la pétition pour sauver Kokopelli soit supprimée ! (3) Cela prouve amplement le niveau de non-sécurisation de Change.org - une organisation basée à San Francisco, employant plus de 100 salariés et mettant en ligne 500 nouvelles pétitions tous les jours. La première question fondamentale que l'on doive se poser : quels sont les gentils financiers qui rémunèrent plus de 100 salariés chez Change.org ? L'un de ces gentils financiers est l'incontournable milliardaire prédateur George Soros, évoqué dans l'article de Dominique sur Avaaz, car Change.org fait partie de Media Consortium, un pseudopode de l'empire Soros. Change.org et Avaaz partagent de la même opacité quant à leurs finalités intrinsèques ; d'ailleurs, Ben Wikler, le directeur de campagne d'Avaaz vient de devenir le vice-président et directeur exécutif de Change.org.

Quel est l’objectif réel de toutes ces pétitions - prétendument destinées à sauver Kokopelli - dont le premier effet collatéral est de semer le doute, dans le public, quant à notre capacité de continuer notre travail de libération des semences et d'exister ?

Nous remercions tous les amis de Kokopelli de faire circuler ce présent communiqué.


(1) http://www.avaaz.org/fr/petition/Que_la_justice_revienne_...

(2) http://www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-fair...

(3) http://www.change.org/fr/pétitions/ben-ratray-et-le...

(4) http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu...

26/10/2012

Séralini : Comment un OGM, un pesticide et un système peuvent être toxiques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/26/comment-un-ogm-un-pesticide-et-un-systeme-peuvent-etre-toxiques_1781645_3232.html

Comment un OGM, un pesticide et un système peuvent être toxiques

LE MONDE | 26.10.2012 à 14h09 • Mis à jour le 26.10.2012 à 14h51

Par Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, Criigen

Dans le domaine de la toxicologie alimentaire, Food and Chemical Toxicology est sans aucun doute la revue la plus réputée au monde. Son comité de lecture a étudié quatre mois durant notre étude et pris soin de nous demander des analysescomplémentaires avant d'accepter de la publier (Tous cobayes, Flammarion, 256 p., 19,90 euros).

Nos résultats ont montré la nocivité d'une absorption sur le long terme d'un organisme génétiquement modifié (OGM) alimentaire, le maïs NK603, et de l'herbicide qui lui est associé, le Roundup. Il s'agit de la première étude toxicologique menée sur deux ans et fondée sur un tel nombre de paramètres biologiques, d'analyses anatomo-pathologiques, etc. A ce jour, plus de 160 scientifiques du monde entier nous ont apporté leur soutien ou souligné l'originalité de notre travail, dont l'unique statisticien de l'Académie des sciences.

En moins de trois semaines, différentes agences chargées de l'évaluation de ces substances ont nommé des sous-comités qui viennent de discréditer notre recherche. Ainsi peuvent-ils ne pas interdire l'OGM et le pesticide en question...

Néanmoins, il y a un premier pas : l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) appellent à tester dorénavant à long terme ces substances. Ce que quelques autres et moi-même n'avons cessé de réclamer depuis quinze ans. Les citoyens savent désormais que la science "digne" et "bonne", les autorités garantes de leur santé, n'ont jusqu'à présent pas cru bon dedevoir l'exiger.

En 2003, ces mêmes comités ont accepté la mise sur le marché par Monsanto dudit maïs NK603 à partir de tests réalisés sur une durée huit fois inférieure à celle de notre étude, sur la même souche de rats (le Sprague Dawley, qui est le mammifère utilisé dans les expériences de ce type) et des groupes d'animaux analysés n'excédant pas dix individus (comme dans notre étude). Que le nombre de paramètres biologiques et d'organes analysés ait été très largement inférieur aux nôtres ne les a nullement empêchés de donner leur feu vert (je siégeais à l'époque à la commission du génie biomoléculaire). C'est du Dr Jekyll et Mr Hyde !

Ces agences reprochent à notre étude une faiblesse statistique, elles qui n'ont jamais exigé des industriels le dixième de ce qu'elles nous intiment de fourniraujourd'hui, elles qui ont même accepté, sans sourciller, des tests sanitaires de quatre-vingt-dix jours ou moins, menés sur des groupes de quatre ou cinq rats, par exemple pour la mise sur le marché de la pomme de terre Amflora (EFSA, 2006) !

Elles ont même parfois donné leur accord sans qu'il y ait eu tests sur des animaux. Elles nous réclament des détails encyclopédiques sans lesquels il leur"serait impossible de conclure à la validité de nos résultats", mais n'ont jamais exigé des industriels la simple transmission publique des analyses de sang dont elles ont pourtant confirmé qu'elles ne révélaient rien. Ce sont elles qui ont entretenu l'omerta des industriels sur les données sanitaires de leurs tests."Secret industriel oblige", rétorquent-elles.

Surtout lorsqu'on est juge et partie et qu'aucune loi n'empêche les scientifiques ayant des conflits d'intérêt de siéger dans des commissions d'intérêt national ouinternational... Mais qui s'offusque de ces collusions, de cette absence de transparence préjudiciable à la santé publique, donc aux citoyens ?

La science "digne" et "bonne" ne s'arrête pas en si tordu chemin : l'ensemble des six académies scientifiques – ou plus exactement, d'après témoins, deux personnes par académie et pas en séance plénière... – a rendu un avis sur notre étude. Tout y prête à commentaire, aussi m'arrêterai-je seulement sur trois points.

1. "Il serait particulièrement dangereux d'évoquer une nécessité éventuelle d'expériences à long terme à l'occasion de cet article...".

On croit cauchemarder en boucle. Ces académiciens qui, en leur temps, ont minimisé les dangers de l'amiante, etc., ne sont même pas capables de préconiser le minimum du minimum, des tests obligatoires de trois petits mois pour la mise sur le marché d'un OGM ; ni d'imposer qu'un pesticide soit testé dans sa formulation commerciale, tel que l'agriculteur ou le jardinier l'utilise (ce que nous avons fait dans notre étude).

Car l'industriel n'a l'obligation de tester à long terme que la molécule active (le glyphosate dans le cas du Roundup). Des adjuvants sont intégrés pourpotentialiser l'effet d'un produit chimique ou d'un vaccin, mais cette synergie n'a aucune conséquence sur les organismes vivants... C'est bien connu puisque ce n'est pas testé.

2. Contrairement à ce qu'ils me reprochent, je n'ai pas employé indifféremment les mots "tumeur" et "cancer" dans notre étude : le Roundup s'avère un perturbateur endocrinien, et nous avons constaté qu'il provoquait plus de cancers chez les femelles que chez les mâles.

3. "La mobilisation médiatique savamment orchestrée autour de travaux sans conclusion solide pose un problème éthique majeur." Vraiment ?

Mais minimiser les effets sanitaires, fermer les yeux sur les lacunes du système d'évaluation et les conflits d'intérêts, soutenir l'omerta industrielle, est-ce éthique et responsable ? Enfin, qui peut penser que nous avons organisé la médiatisation de nos résultats simultanément en Russie et en Inde, pays qui ont pris immédiatement des mesures sur les OGM agricoles, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Canada, en Afrique, et j'en passe ?

Des personnes "expertes" sont allées jusqu'à demander, avec une violence exceptionnelle dans notre milieu, à l'éditeur de Food and Chemical Toxicology deretirer notre publication. Certains comprendront pourquoi nous avons choisi de ne pas avertir à l'avance les autorités sanitaires du pays : si nous l'avions fait, c'est l'étude elle-même qui n'aurait pu être conduite jusqu'à son terme. Et il importe plus que jamais que notre étude soit examinée et prolongée, mais par des scientifiques indépendants.

On lit ici ou là que des millions d'animaux et d'Américains mangent des OGM tous les jours depuis des années, sans conséquence aucune : comment proférer une telle contre-vérité ? Outre-Atlantique, les filières ne sont pas séparées, les OGM pas étiquetés, aucune épidémiologie n'est donc possible.

La transparence des données sanitaires, les études de long terme et l'expertise contradictoire sont des nécessités absolues. Nous pouvons contribuer à lesmettre en place. L'explosion des maladies chroniques depuis une soixantaine d'années devrait inciter nos responsables politiques à prendre en compte les alertes en matière de santé et d'environnement, et à ne pas cautionner la réfutation précipitée, la mise au pilori organisée.

C'est de conscience et de solidarité que notre société a besoin ; en un mot, de sagesse. Les scientifiques ont le droit de se tromper. Mais ils ont le devoir d'éviter ce qui peut être évitable : la plupart des grands scandales de santé publique le sont. La science que je pratique n'est pas faite pour nourrir l'ogre insatiable de la finance mais pour protéger les êtres humains d'aujourd'hui et de demain.

Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, Criigen

 

Le 19 septembre, la revue Food and Chemical Toxicology a publié une étude de Gilles-Eric Séralini qui concluait à l'apparition de tumeurs mammaires et de troubles hépatiques et rénaux chez les rats exposés au maïs transgénique NK603 et/ou à son herbicide associé, le RoundUp. Ces conclusions ont, depuis, été critiquées.

07/10/2012

SOFIPROTEOL et les diesters, vous connaissez ?

http://www.apli-nationale.org/index.php?numlien=1

message de l'APLI

(Association nationale des producteurs de lait indépendants)

 Voyez le JT de france3, enfin la bête sort de l'ombre !!! Et la question va bien au delà des simples paysans,tout possesseur d'automobile et tout simplement tout consommateur de denrées alimentaires paye sa dime au

CARTEL BEULIN-SOFIPROTEOL....

iL EST TEMPS QUE CA SE SACHE,ET QUE CA S'ARRETE! ! ! ! !Il s'agit d'un choix de société, rien de moins

FR 19-20h
http://jt.france3.fr/1920/
édition nationale du vendredi 05 10 2012 à 13 mn 10s l’empire Beulimique de la pieuvre sofiprotéol
+ à la suite (à 17mn 40s), enquête sur les OGM.
.................................
QUI est à la tête de cette empire ?
QUI est la tête de la haute cour des coopératives HCCA ?
QUI permet aux coopératives d’aller sur des marchés non porteurs en sabotant le prix payé aux producteurs ?
QUI assure la sauvegarde de sa filière au détriment de l’élevage ?
QUI à valider la demande de contractualiser la production laitière ?
QUI veut étendre la contractualisation à toute la filière pour assurer le débouché et la continuité de son business (nouveau contrat de filière sous peu) ?
Les agriculteurs devenant menotté sont incapables de se sortir du gouffre de ce système.
Qui veut développer les OGM et faire payer les paysans qui utilisent leur propre semences ?
Fin des quotas 2015
Fin des aides agro carburants 2015
les laitiers exploités remplaceront les suventions publiques!!!
Si on laisse faire tout sera verrouillé avant l’heure !!! le verrouillage étant quasiment acquis !!!
Une première manifestation dans les deux sèvres jeudi 11 sera le début d’une guérilla
Mise a feu le 11 octobre dans les deux sèvres....diffusion maximale!!!!!!!!!!!!!!
L'APLI EST DE RETOUR,ET VA EXPLIQUER CE QUI DEVAIT RESTER CACHE,FAITES LE SAVOIR AU PLUS GRAND NOMBRE! ! ! ! !
--------

Image 1.png















organigramme beulin.pdf

organigramme Diester.pdf

29/08/2011

Quelques articles à lire sur le journal Le Monde

Les riches ont été les grands bénéficiaires des années d'avant la crise

LE MONDE | 25 août 2011 | Ph. L. C. | 625 mots

Selon l'Insee, les plus aisés ont bénéficié de revenus en hausse et d'une fiscalité dégressive. La question des très hauts revenus a émergé en France pour trois raisons : d'abord, parce que, ces dernières années, les plus riches ont vu leurs revenus et leur niveau de vie augmenter beaucoup plus...
 
.
LE MONDE | 25 août 2011 | Brice Pedroletti (Pékin, correspondant) | 465 mots
 
L'oeuvre caritative liée à la Ligue de la jeunesse et à un club privé d'hommes d'affaires, le China-Africa Project Hope (projet espoir Chine-Afrique), a la généreuse ambition de construire 1 000 écoles en Afrique en dix ans.
 
.
LE MONDE | 25 août 2011 | Paul Benkimoun | 769 mots
 
Les pays riches s'opposent à des recommandations contraignantes sur la lutte contre les maladies non transmissibles. Elles représentent un coût humain impressionnant en termes de morbidité et de mortalité, mais sont les grandes oubliées des programmes de financement internationaux.

02/06/2011

Aspartame et santé

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4702

28-05-2011 - Aspartame : une dose journalière admissible contestable

Alors que l’Anses (1) a mis en place un groupe de travail chargé d’évaluer les risques liés à la consommation d’édulcorants intenses, la Dose Journalière Admissible (DJA) fixée pour l’aspartame n’en finit plus de faire débat. Encore en vigueur, celle-ci fut fixée à 40 mg/kg/J, en 1980, par le JEFCA (Comité mixte FAO/OMS d’experts des additifs alimentaires). Sa légitimité est aujourd’hui remise en question, notamment par le Réseau Environnement Santé (RES). 

Les références de publication scientifique des études à l’origine de la DJA de l’aspartame faisant défaut, RES a demandé à l’Anses de lui communiquer directement ces études. A cette requête, Mr Hugues Kenigswald, chef de l’unité responsable du dossier à l’agence a répondu : « L’EFSA ne dispose pas du dossier de demande d’autorisation de l’aspartame en Europe [...] les contacts que nous avons eu à ce sujet avec nos collègues de la Commission Européenne semblent indiquer que la Commission européenne ne dispose plus de ce dossier ». 

Outre ces documents manquants, les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces études scientifiques sont, elles aussi, remises en cause. Ainsi, Jacqueline Verrett, une responsable de la FDA (2) américaine, a témoigné de nombreuses défaillances, dont l’absence de protocole préalable à la mise en route de l’étude. Selon elle, les animaux n’étaient pas étiquetés de façon permanente afin d’éviter des mélanges, et la consommation et le poids des animaux étaient mesurés de manière sporadique ou inadéquate. Des tumeurs étaient retirées chez certains animaux, lesquels étaient ensuite remis dans l’étude. De même, des animaux enregistrés morts réapparaissaient comme vivants dans des enregistrements ultérieurs. Estimant qu’une seule de ces aberrations est motif à annulation de l’étude, Jacqueline Verrett a déclaré : « Il est impensable que n’importe quel toxicologue, après une évaluation objective des données résultant d’une telle étude puisse conclure autre chose que l’étude était ininterprétable et sans valeur et qu’elle devrait être refaite ». 

A la lumière de ces éléments, RES appelle l’Anses et à l’Efsa (3) à ne plus se fonder sur des études non publiées, « introuvables » et de qualité douteuse pour fixer la DJA de l’aspartame. Dans l’attente d’une réévaluation de ce dossier par l’Efsa, attendue d’ici l’été 2012, le réseau réitère sa demande de mise en place de recommandations officielles à destination des personnes vulnérables, telles que les femmes enceintes. 

Cécile Cassier
1- L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a été créée le 1er juillet 2010 par la fusion de deux agences sanitaires françaises : l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) et l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail). 
2- La Food and drug administration (FDA) est l’agence américaine des denrées alimentaires et des médicaments.   
3- Agence européenne de la sécurité alimentaire.

27/05/2011

Cancer du testicule, recherche publique, radiothérapie cérébrale et AVC

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Vendredi 27 mai 2011

Recrudescence de cancers du testicule
L'InVS a rendu publics hier deux rapports concluant à une hausse, en France et sur la période 1998-2008, des cancers du testicule ainsi que des malformations génitales du petit garçon. Le taux annuel de patients opérés pour des cancers du testicule a ainsi grimpé de 2,5%. Une évolution qui inquiète le corps médical, même si en valeur absolue l'affection reste peu répandue (2.200 cas recensés en 2005). Si les études ne se prononcent pas sur les causes de ce phénomène, certains scientifiques pointent « le rôle des pesticides et des perturbateurs endocriniens », rapporte Le Figaro. Bernard Jegou, directeur de recherche à l'Inserm, estime que « les éventuelles causes environnementales doivent être recherchées » et se félicite que ces études permettent à la France de rattraper son retard au niveau international dans l'évaluation de ces anomalies génitales.
Figaro [Le], 27/05/2011

Les chercheurs s'invitent dans la campagne présidentielle
En amont de l'élection présidentielle de 2012, les Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) émettent une série de recommandations à l'adresse du monde politique, estimant leur voix « légitime » car « sur la ligne de front du développement. » Parmi les points mis en avant, l'IESF plaide pour des mesures en faveur de la reprise de PME, de l'investissement à long terme et du renforcement des moyens des collectivités locales. S'agissant de la promotion de la propriété intellectuelle, la mise en place d'un « brevet à taux 0 » est évoquée, alors qu'une réflexion de fond sur la place des sciences dans l'éducation et la formation est sollicitée.
Tribune [La], 27/05/2011

Un lien entre radiothérapie cérébrale et AVC
Le Quotidien du médecin relaie les conclusions d'une étude ayant suivi à long terme une cohorte de personnes ayant subi dans leur enfance une radiothérapie pour un cancer. L'étude coordonnée par Florent de Vathaire, directeur de recherche à l'Inserm, met en évidence un risque accru de décès par AVC en fonction de la dose de rayonnements reçue. De prochaines études pourraient être suivies de « conséquences importantes dans la planification des traitements radiothérapiques », indique le chercheur.
Quotidien du médecin [Le], 27/05/2011 Reprise communiqué de presse : mortalité par AVC après cancer de l'enfant

23/05/2011

Des parabènes présents dans 400 médicaments

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/05/23/des-parabenes-presents-dans-400-medicaments_1525948_3224.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110523-[zonea]&ens_id=1525957

 
LEMONDE | 23.05.11 | 11h39
"Le Monde" a établi la liste des produits pharmaceutiques contenant ce type de conservateurs, suspectés de perturber le système hormonal. Les députés veulent les interdire. Est-ce réalisable ?

Environ 400 spécialités pharmaceutiques – certaines utilisées de façon très courante– contiennent des parabènes, ces conservateurs dont la toxicité et les effets cancérigènes font l'objet de débats scientifiques et dont l'Assemblée nationale a voté l'interdiction le 3 mai. La liste, établie par Le Monde, comprend aussi bien des dentifrices que des médicaments utilisés en chimiothérapie anticancéreuse. 

Parmi les produits les plus courants listés : de nombreux cosmétiques pour bébé ; des crèmes comme la Biafine ; de nombreux sirops contre la toux (Clarix, Codotussyl, Drill, Hexapneumine, Humex, Pectosan, Rhinathiol) ; des pansements gastriques (Maalox, Gaviscon) ; des traitements des troubles du transit intestinal (Motilium) ou des nausées et vomissements (Primpéran) ; les formes en suspension buvable de médicaments cardiovasculaires (Cozaar, Vastarel) ou antibiotiques (Josacine, Zinnat) ; des médicaments contre la douleur et la fièvre (formes génériques d'ibuprofène et de paracétamol) ; les traitements de l'asthénie (Sargenor) ; sans oublier les formes génériques de ces médicaments.

Les parabènes sont présents dans des milliers de produits cosmétiques, alimentaires et dans des médicaments afin d'éviter le développement de champignons et de micro-organismes qui pourraient être nocifs pour l'homme. Les conservateurs ont également pour objectif d'empêcher la dégradation du médicament et la baisse de son efficacité, voire d'éviter sa nocivité.

Le 3 mai, les députés avaient créé la surprise en adoptant, contre l'avis du gouvernement, la proposition de loi de Yann Lachaud (Nouveau Centre, Gard) visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et d'alkylphénols, trois catégories de perturbateurs endocriniens.

Le texte doit encore être voté par le Sénat, mais l'inquiétude règne dans les secteurs industriels concernés, qui se verraient obligés, en cas d'adoption définitive, de trouver des substances de remplacement.

Une étude de toxicologie, menée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avec le concours de plusieurs laboratoires pharmaceutiques, est en cours. "Les 400 spécialités pharmaceutiques contenant des parabènes, sous forme méthyle ou propyle, concernent environ 80 firmes titulaires d'autorisations de mise sur le marché", estime Vincent Gazin, responsable de l'unité de toxicologie clinique de l'Afssaps et pilote de l'étude en cours, dont les résultats sont attendus pour novembre.

EFFETS TOXIQUES

L'Afssaps s'est penchée sur la question des parabènes dès 2004, notamment à la suite de la publication d'une étude britannique. Une chercheuse de l'université de Reading, Philippa Darbre, et ses collègues avaient retrouvé des parabènes intacts dans des tumeurs du sein, en particulier du parabène de méthyle. "Cela démontre qu'au moins une partie des parabènes présents dans les cosmétiques, l'alimentation et les produits pharmaceutiques peut être absorbée et retenue dans les tissus du corps humains" sans être transformée, estimaient les auteurs.

Ils précisaient cependant que les études menées jusque-là n'avaient pu déterminer la source et le chemin emprunté par les parabènes retrouvés dans des tissus humains. En revanche, ils évoquaient l'hypothèse d'un effet favorisant le développement de cancers par le biais de l'action proche des oestrogènes qu'exercent les parabènes, décrite depuis 1998.

L'étude de Mme Darbre a fait l'objet de critiques, mais l'Afssaps a préféré engager une évaluation de la sécurité d'emploi des parabènes en constituant un groupe d'experts ad hoc dès juin2004. Le Bulletin des vigilances de l'Afssaps, daté de juin 2005, indiquait que les experts avaient conclu que les parabènes "sont peu toxiques et bien tolérés, bien que des réactions allergiques puissent survenir chez certaines personnes".

Néanmoins, le groupe de scientifiques avait relevé que des études avaient "établi que ces conservateurs pourraient être à l'origine d'une faible perturbation du système endocrinien". Ils précisaient que les données disponibles ne permettaient pas de "caractériser ni de quantifier le risque, notamment cancérigène, qui pourrait être associé à la perturbation endocrinienne".

Les experts soulignaient cependant la mise en évidence d'effets toxiques sur la reproduction chez le jeune rat, par une équipe japonaise, ajoutant que ces études"suggèrent un risque potentiel pour la fertilité masculine", observé avec le parabène de propyle mais pas avec la forme méthyle.

"L'évaluation de 2004 avait laissé des zones d'ombre et l'étude japonaise montrant une altération de la fertilité chez le jeune rat présentait des insuffisances. Nous avons donc décidé de refaire une étude chez le jeune rat avec le parabène de propyle", explique M. Gazin. Six laboratoires pharmaceutiques sont parties prenantes de cette investigation, dont le coup d'envoi a été donné en avril 2010.

Reste que si, à eux seuls, les parabènes n'étaient pas à même de perturber significativement le système hormonal, la question resterait posée d'un effet cumulatif avec des expositions à d'autres perturbateurs endocriniens.

Paul Benkimoun

20/04/2011

Édulcorant chimique et santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

L'aspartame sur la sellette


La commission Environnement et Santé du Parlement européen réclame l'inscription, sur les produits allégés contenant de l'aspartame, de la mise en garde : « Pourrait ne pas convenir aux femmes enceintes. »

Aujourd'hui en France précise toutefois qu'une telle obligation n'entrerait en vigueur, dans le meilleur des cas, pas avant trois ans en raison d'un long parcours législatif.

Le quotidien rappelle que l'Anses conduit actuellement une évaluation des bénéfices et risques nutritionnels des édulcorants.


Aujourd'hui en France, 20/04/2011