Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/07/2017

Pétrole et matières plastiques, omniprésents dans notre vie quotidienne !

 

Depuis 1950, l'homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques

www.lemonde.fr/.../depuis-1950-l-homme-a-fabrique-8-3-milliards-de-tonnes-de-plastiq...

    
Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques.
La production mondiale de ce matériau qui pollue massivement l’environnement pourrait atteindre 25 milliards de tonnes d’ici à 2050.

Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques.pdf

24/04/2017

Mondialisation : un exemple de son absurdité pour la France

à lire dans le Monde Diplomatique un article sur la filière bois :

( les arbres des forêts françaises sont expédiés en Chine par bateau pour être débités en planches, qui sont ensuite réimportées  )

 « Braderie forestière au pays de Colbert »

 

 
 
 

31/07/2015

Changement climatique : les pollueurs au courant depuis longtemps

à lire sur :

Exxon knew of climate change in 1981, email says – but it funded deniers for 27 more years

A newly unearthed missive from Lenny Bernstein, a climate expert with the oil firm for 30 years, shows concerns over high presence of carbon dioxide in enormous gas field in south-east Asia factored into decision not to tap it

18/01/2015

La pollution dans l'Aude : "Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?"

à lire sur BASTAMAG :

MINE D’OR
 

A Salsigne, un siècle d’extraction d’or, dix millénaires de pollution ?

 

par Simon Gouin - 7 janvier 2015

Salsigne, dans l’Aude, fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Un siècle d’exploitation intense qui a bouleversé les paysages et affecté la santé des ouvriers et des habitants. Aujourd’hui, malgré la mise en sécurité réalisée par l’État, la pollution est toujours présente. Il y en aurait même pour plusieurs milliers d’années. Une histoire minière qui n’est peut être pas révolue : les dernières richesses du sous-sol attirent la convoitise de nouveaux industriels. Reportage en grand format.

extraits :

... " on ne referme pas un siècle d’exploitation minière en claquant des doigts. Ici, la pollution est omniprésente : sous terre, dans l’air et dans l’eau. En cause : les produits chimiques utilisés pour transformer le minerai, et l’arsenic, présent sous la forme de poussières, très fines, dans le sous-sol. Des poussières à travers lesquelles les eaux ruissellent avant de se jeter dans l’Orbiel, une rivière affluente de l’Aude, un fleuve qui coule jusqu’à la Méditerranée."...

..." Pendant plus d’un siècle, les entreprises privées se sont succédé pour exploiter les richesses du sous-sol de Salsigne. Mais c’est l’État français, qui assure et finance le chantier de la mise en sécurité du site, d’abord avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), puis avec le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), dont la filiale Coframines était le principal actionnaire de la mine en 1980. Coût total déjà engagé dans ces travaux de réparation : 125 millions d’euros. Une somme à laquelle ne contribuent pas les entreprises privées qui ont pourtant exploité le site. « Les fonctionnaires de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, dont les missions ont été reprises en 2010 par la DREAL et la DIRECCTE) ont surtout protégé les industriels », dénonce Guy Augé, de l’Association des riverains de Salsigne.

Dans un document « strictement confidentiel » signé en 2001 entre le préfet de l’Aude et la société MOS, on apprend que l’État français assumera en grande partie la dépollution du site exploité par l’entreprise australienne. Pourtant, l’entreprise avait l’obligation de provisionner les coûts de dépollution du site. Mieux, l’État l’assistera financièrement pour les cotisations et les retraites de ses employés." ...
 

..." Les touristes qui se promènent ignorent souvent que le chemin qu’ils empruntent les mène à un ancien site où des déchets toxiques sont entreposés. Et rares sont les panneaux qui les préviennent des dangers qu’ils encourent. "...

A Salsigne, un siècle d'extraction d'or, dix millénaires de pollution .pdf

15/04/2014

Vaccin contre le Papillomavirus : utile pour l'industrie, dangereux pour la Société

lu sur :

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

-----------------------

mon commentaire :

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 Or il y a plusieurs dizaines de papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles.

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées  quant à l'absence de danger des rapports non protégés ... alors qu'elles ne le sont que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

-----------------

(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas desvaccins 

27/01/2014

Un peu d'Histoire contemporaine : l'Allemagne avant 1914

les surlignages sont de moi

lu sur :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/24/l-allemagne...

 

LE MONDE | 24.01.2014 à 11h45 • Mis à jour le 24.01.2014 à 12h47 |

Pierre Bezbakh (maître de conférences à l'université Paris-Dauphine)

Le nouvel empire allemand, proclamé en janvier 1871 et soumis à l'autorité de la Prusse, est devenu en 1914 la première puissance économique et militaire européenne, devançant la Grande-Bretagne et la France dans de nombreux domaines. Ce IIe Reich, qui rassemble vingt-cinq royaumes et principautés d'Allemagne du Nord, l'Alsace, une partie de la Lorraine et de la Pologne, compte environ 42 millions d'habitants en 1871, et 70 millions en 1913.
 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Le taux de croissance de son produit intérieur brut est plus élevé que celui des autres pays européens (plus de 2 % en moyenne) et la part des investissements dans celui-ci (près de 20 % au début du siècle) y est deux fois plus élevée qu'en Grande-Bretagne (Histoire des faits économiques, de Jacques Brasseul, Armand Colin, 1998).

Son agriculture, stimulée par une forte demande intérieure, est devenue la plus productive d'Europe, grâce en particulier à l'utilisation des engrais chimiques mis au point par Justus von Liebig (1803-1873).

Son industrie se modernise et se développe à un rythme soutenu et fournit les biens qui étaient auparavant importés (comme le matériel de chemin de fer). L'Allemagne tend à se spécialiser dans l'industrie lourde (charbon, acier, armement…) et dans des produits nouveaux (matériel mécanique, chimie, électricité, automobile).

SIEMENS ET AEG

A la veille de la guerre, la part de l'Allemagne dans la production industrielle mondiale s'élève à 16 % (contre 13 % en 1870), alors que celle de la Grande-Bretagne est passée de 32 % à 14 %, et celle de la France de 10 % à 6 % (celle des Etats-Unis s'élevant, elle, de 23 % à 32 %).

Grâce à des grandes firmes comme Siemens et Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft (AEG), elle occupe la première place européenne dans le secteur de l'industrie électrique (avec une production deux fois plus importante que celle de la Grande-Bretagne et huit fois plus élevée qu'en France), et le rang de premier exportateur mondial.

Si la Grande-Bretagne reste le premier producteur européen de houille en 1913 (avec 290 millions de tonnes), la production allemande est passée de 47 à 190 millions de tonnes entre 1880 et 1913. Et l'Allemagne dépasse désormais la Grande-Bretagne en ce qui concerne la fonte (16,7 millions de tonnes contre 10,4) et l'acier (17 millions de tonnes contre 9), alors qu'en 1880 l'Allemagne ne produisait que 2,4 millions de tonnes de fonte (et l'Angleterre, 7,8) et 2 millions de tonnes d'acier (la Grande-Bretagne, 3,7).

La montée en puissance de l'économie allemande, qui permettra au IIe Reich de défier le reste de l'Europe en 1914, s'explique en grande partie par l'organisation de son secteur industriel. Il est caractérisé par de grandes entreprises capitalistes modernes essentiellement prussiennes, existant avant l'unification, comme Krupp (métallurgie et armement), Siemens (mines, acier, électricité, télégraphe), qui s'entendent pour constituer des cartels (comme dans les houillères de Rhénanie, ou comme celui de la chimie qui regroupe en 1904 AGFA, Bayer et BASF) ou des Konzerns (par intégration verticale).

GRÂCE AU PROTECTIONNISME

Protégées ainsi de la concurrence intérieure et extérieure (grâce au protectionnisme), ces entreprises peuvent investir pour réduire leurs coûts de production, améliorer qualité et quantités des produits.

A côté des grandes entreprises innovantes, dotées de leurs laboratoires de recherche, de multiples petits inventeurs mènent leurs propres expériences qui déboucheront sur des innovations industrielles. Ainsi, et parallèlement aux découvreurs français, les Allemands Nikolaus Otto, Gottlieb Daimler et Karl Benz contribuent à mettre au point entre 1875 et 1885 les premiers véhicules automobiles utilisant l'essence de pétrole.

Si ces initiatives sont le fait d'entreprises privées, l'Etat joue un rôle incitateur pour entraîner l'économie allemande dans la voie d'une croissance rapide : il mène une politique protectionniste, passe commande aux industries d'armement, permettant à l'Allemagne de se doter d'une armée puissante, et pousse à la concentration industrielle et financière.

Et afin d'éviter le risque de mouvements révolutionnaires, le chancelier Bismarck, tout en combattant les idées socialistes, initie une politique sociale préfigurant « l'Etat-providence » : elle vise à améliorer le sort de la classe ouvrière en lui accordant des droits sociaux (assurance sociale en 1883, assurance sur les accidents du travail en 1884, fonds spécial pour les retraites et l'invalidité en 1889…).

L'ESSOR DES CHEMINS DE FER

Sur le plan international, l'Allemagne exporte 15,6 % de sa production nationale en 1913 (dont deux tiers de produits industriels), soit presque autant que la Grande-Bretagne (17,7 %), et beaucoup plus que la France (8,2 %). Si la part de la Grande-Bretagne dans le commerce mondial est toujours la première (avec 16 % du total), la deuxième revient à l'Allemagne (12 %), devant les Etats-Unis (11 %) et la France (7 %).

Les transports sont favorisés par l'essor des chemins de fer : le réseau allemand passe de 6 000 km en 1850 à 19 500 en 1870 et à 61 000 en 1913 (contre 49 500 km en France et 38 000 km en Grande-Bretagne pour cette dernière année).

Parallèlement, la flotte marchande allemande devient la deuxième du monde, derrière celle de la Grande-Bretagne ; sa marine de guerre compte 40 bâtiments (contre 64 pour la Grande-Bretagne et 28 pour la France), et le port de Hambourg est le troisième d'Europe (après Londres et Anvers).

INTÉRÊT TARDIF À PROPOS DES COLONIES

L'Allemagne, qui n'exportait pas de capitaux durant les trois premiers quarts du XIXe siècle, a investi 4,8 milliards de dollars à l'étranger en 1900 (contre 12,1 pour la Grande-Bretagne et 5,2 pour la France), et 6,7 milliards en 1913 (contre 19,5 pour la Grande-Bretagne et 8,6 pour la France).

Cela montre à quel point l'essor économique de l'empire allemand est devenu de plus en plus dépendant de la place qu'il occupe sur la scène mondiale. Cette ouverture est confirmée par l'intérêt tardif exprimé par Bismarck à propos des colonies, comme le montre la tenue à Berlin en 1885 d'une Conférence sur les colonies africaines réunissant les grandes puissances européennes, puis les rivalités franco-allemandes à propos de l'Afrique du Nord (Le Monde du 14 décembre 2013).

Cela ne suffit cependant pas à expliquer le déclenchement de la première guerre mondiale, car il reste à élucider pourquoi la Grande-Bretagne et la France combattirent côte à côte malgré leurs propres rivalités. Peut-être parce qu'elles avaient su dépasser leurs oppositions du passé (et combattu ensemble en Chine et en Crimée), et jugé qu'il fallait mieux unir leurs forces contre ce nouveau venu qui leur avait ravi la première place en Europe, et qui s'attaquait à leur marché intérieur et à leur influence sur les autres continents ?

25/12/2013

Amiante : suite du dossier

lu sur : 

www.20minutes.fr/...enquetent-contamination-salaries-otis  

Trois juges d'instruction parisiens sont saisis depuis six mois d'une enquête sur l'exposition à l'amiante des salariés d'Otis, dont des dizaines ont contracté des maladies lors d'interventions de maintenance des ascenseurs. 

JOEL SAGET AFP

Mis à jour le 20.12.13 à 20h21
 

Trois juges d'instruction parisiens sont saisis depuis six mois d'une enquête sur l'exposition à l'amiante des salariés d'Otis, dont des dizaines ont contracté des maladies lors d'interventions de maintenance des ascenseurs.

Le parquet de Paris a ouvert le 31 mai une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires dans le cadre du travail et mise en danger de la vie d'autrui, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier.

C'est en 2008 que les syndicats (CGT-CFDT-FO-CFTC-CFE-CGC) d'Otis avaient porté plainte contre X à Nanterre (Hauts-de-Seine), estimant que le groupe ne prenait pas les mesures suffisantes pour protéger ses salariés intervenant sur les ascenseurs.

La plainte a fait l'objet d'une enquête préliminaire menée à Nanterre, puis à Paris. Ce sont désormais les juges spécialisés du pôle santé publique qui sont saisis.

Les fibres d'amiante ont été très largement utilisées, notamment dans le bâtiment, du fait de leur exceptionnelle qualité de résistance à la chaleur et au feu, leur inertie chimique, leur résistance mécanique et leur imputrescibilité. Cette substance hautement cancérogène est interdite en France depuis 1997.

Dans les ascenseurs, l'amiante servait à l'isolation des portes palières et était utilisé dans les freins, certains éléments électriques, les machineries. Avec le risque pour les ouvriers, manipulant ces éléments lors d'interventions de maintenance, d'inhaler des poussières.

Parti à la retraite fin 2007, après plus de 30 ans chez Otis, Gérard Aymes, 65 ans, continue de suivre de près la problématique de l'amiante chez son ancien employeur et tente de recenser les victimes.

«Il est difficile de dresser un bilan, mais j'estime entre 200 et 220 le nombre de salariés ou d'anciens d'Otis qui ont développé des pathologies liées à l'amiante, dont certains sont décédés», a-t-il indiqué à l'AFP. Un bilan de toutes façons en évolution, puisque les maladies liées à l'amiante ne se déclarent que des dizaines d'années après l'exposition.

«Faute inexcusable»

Depuis 1997, la très grande majorité des composants contenant de l'amiante ont été remplacés dans les ascenseurs.

«Mais il arrive encore que l'on tombe sur de l'amiante dans de vieux appareils», a expliqué à l'AFP Frank Pfister, délégué syndical central CFDT d'Otis qui, comme M. Aymes, a été entendu comme témoin dans l'enquête préliminaire.

Récemment, la procédure de «Danger grave imminent» (DGI), qui permet de suspendre les travaux, a été activée sur deux sites, à Trouville (Calvados) et Orléans (Loiret), où de l'amiante avait été trouvée, selon M. Pfister.

Plusieurs tribunaux des affaires de la Sécurité sociale (Tass), saisis par des salariés d'Otis malades, ont reconnu ces dernières années la «faute inexcusable» de l'employeur, pointant l'absence de mesures adéquates de protection et la conscience que la société devait avoir du danger, selon Me Elisabeth Leroux, avocate de l'intersyndicale. D'autres employés tentent de faire reconnaître leur préjudice d'anxiété face au risque de contamination.

Les juges d'instruction doivent, eux, rechercher d'éventuelles responsabilités pénales.

Une enquête capitale pour la prévention, selon Me Leroux: «Il y a toujours des contaminations à l'amiante d'ouvriers dans les ascenseurs, parfois sans qu'ils le sachent et il faut que les chantiers de désamiantage soient menés dans les règles de l'art, même s'ils coûtent cher».

Contactée par l'AFP, la direction d'Otis n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'information judiciaire en cours.

De source syndicale, on concède que des efforts d'information ont été faits par l'entreprise ces dernières années, ce que reconnaissait d'ailleurs en janvier 2011 la cour d'appel de Versailles dans un jugement pourtant défavorable à Otis.

«C'est bien qu'ils forment aujourd'hui le personnel, mais ça vient 20 ou 25 ans trop tard car aujourd'hui, on a des copains qui meurent», déplore M. Aymes.

Une quarantaine d'enquêtes pénales ont été lancées depuis 1997 par le parquet de Paris sur l'amiante, substance qui pourrait provoquer 100.000 décès d'ici à 2025.

© 2013 AFP
---------
sur le même sujet lire :
 

- 23/05/2013 Le procès Eternit dans l'affaire de l'amiante Le procès Eternit dans...


- 19/05/2013 Amiante : pas de responsables, pas de coupables (suite) Amiante : pas de...

Amiante : le parquet général demande l'annulation de la mise en examen de Martine Aubry


- 01/03/2013 Le scandale de l'amiante Le scandale de l'amiante


- 20/01/2013 France et amiante : le lobbying plus fort que la justice ? France et amiante : le...


- 19/06/2012 Lobbying : l'appel d'Heidelberg, il y a 20 ans-Lobbying : l'appel...

..." Initiative spontanée de la communauté scientifique ? L'appel d'Heidelberg est en réalité le résultat d'une campagne habilement orchestrée par un cabinet de lobbying parisien lié de près aux industriels de l'amiante et du tabac..."

06/06/2013

Faillite et financement par le contribuable

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/05/la-cgt-veut-faire-annuler-la-cession-de-kem-one-par-arkema_3424374_3234.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

La CGT veut faire annuler la cession de Kem One par Arkema

LE MONDE | 05.06.2013 à 11h49 • Mis à jour le 05.06.2013 à 11h50

Par Denis Cosnard

Fiodor Rilov entre en scène dans le dossier Kem One. L'avocat communiste, bête noire des patrons, s'apprête à intenter une action en justice pour faire annuler, a posteriori, la vente de ce grand fabricant de PVC, qui, au moment de sa cession par Arkema à l'été 2012, employait 2600 personnes.

Depuis, cette opération a viré au fiasco : le repreneur, l'Américain Gary Klesch, a déposé le bilan de sa nouvelle filiale au bout de huit mois seulement, et Kem One se trouve à présent menacé de liquidation si aucun candidat sérieux ne se profile d'ici au 14 juin.

Pour Me Rilov, qui intervient au nom des salariés de l'usine Kem One de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), cette faillite très rapide n'a rien d'un accident. "Elle correspond à un plan élaboré conjointement par le vendeur, Arkema, et l'acheteur, Gary Klesch", accuse l'avocat, connu pour avoir défendu les "Conti", le personnel de Goodyear Amiens-Nord, de Sony, ou encore de Coca-Cola.

UNE FRAUDE

A ses yeux, "la destination première et déterminante de cette cession était bien que Kem One fasse faillite, et que le licenciement du personnel soit ainsi financé par la collectivité, au lieu de l'être par Arkema".

Sous couvert d'une vente, le numéro un français de la chimie aurait, selon lui, externalisé sciemment la fermeture d'une branche déficitaire, et le plan de licenciement afférent.

Me Rilov entend ainsi montrer que la vente de Kem One constitue une fraude, et que les juges doivent constater sa nullité.

Le comité d'établissement de Fos-sur-Mer, à majorité CGT, a voté la semaine dernière une délibération ouvrant la voie à une action en ce sens, sans doute devant le tribunal de grande instance de Lyon. L'assignation est attendue d'ici à la mi-juin.

En employant les mêmes arguments, Me Rilov a déjà obtenu, il y a cinq ans, l'annulation de la vente de l'usine Samsonite d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Ses deux repreneurs ont, ensuite, été condamnés à de la prison ferme.

LA TENSION MONTE

Arkema donne une version des faits très différente. "On ne peut pas nous accuser d'externaliser nos restructurations, estime un responsable. Depuis la création du groupe, on a supprimé quelque 6 000 postes en France. On n'en tire aucune gloire, mais on assume ce qui doit être fait."

La direction affirme au contraire avoir voulu donner une chance à son activité de chlore et de PVC en la confiant à M. Klesch, spécialiste de l'industrie lourde, et en laissant 100 millions d'euros de trésorerie en caisse.

"Nous avons fait notre devoir et même au-delà", a déclaré Thierry Le Hénaff, le PDG d'Arkema, devant ses actionnaires réunis en assemblée générale, mardi 4 juin.

Ces 100 millions d'euros, dont une partie semble s'être évaporée vers des paradis fiscaux, pourraient toutefois être analysés par certains comme la rémunération accordée à M. Klesch pour "faire le sale boulot".

"NOUS N'AVONS PAS VOCATION À REVENIR DANS LE PVC"

En tout état de cause, pas question pour M. Le Hénaff ni d'annuler la vente ni de reprendre volontairement Kem One comme en rêveraient les salariés. "Nous n'avons pas vocation à revenir dans le PVC", a-t-il affirmé, mardi.

Faute d'issue évidente, la tension monte chez Kem One à l'approche du 14 juin, date butoir fixée par le tribunal pour la remise des offres de reprise. Des dizaines de possibles repreneurs ont été contactés, et des discussions sont en cours avec quelques-uns d'entre eux, en particulier des fonds d'investissement.

Mais se lanceront-ils dans l'aventure ? "Et si oui, seront-ils intéressés par l'ensemble des usines ?", s'inquiète un élu, qui redoute que seule la moitié des sites trouve preneur.

A l'heure actuelle, aucune solution de relance globale par un industriel ne semble émerger, et le personnel craint une sérieuse casse sociale. "Au fur et à mesure que les réunions s'enchaînent au ministère du redressement productif, nos espoirs s'amenuisent", commentent Force Ouvrière et la CFE-CGC.

----------------

Dans le même domaine, lire la note du 31/5/2013 sur ce blog :

L'Europe finance les délocalisations avec l'argent des contribuables 

31/05/2013

L'Europe finance les délocalisations avec l'argent des contribuables européens

Le saviez-vous ?

À lire dans le Canard Enchaîné de cette semaine :

Image 2.png


Image 3.png





































sur l'Union Européenne, lire aussi :

Euroscepticisme _ avis de tempête sur l'UE.pdf








23/05/2013

Le procès Eternit dans l'affaire de l'amiante

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/amiante-enfin-l-espoir-d-un-proces-23-05-2013-1671329_23.php

Amiante, enfin l'espoir d'un procès

Publié le 23 mai 2013 à 09h25

 Par et Elsa Mari

Il y aura donc bien un procès Eternit dans l'affaire de l'amiante. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a en effet confirmé, ce matin, les mises en examen de la société en tant que personne morale, de son patriarche Joseph Cuvelier, héritier de la dynastie de l'amiante-ciment et de trois de ses anciens responsables. C'est surtout un camouflet pour l'autre chambre de l'instruction, présidée par la juge Martine Bernard, qui les avait annulées le 16 décembre 2011 et dont l'arrêt avait été cassé six mois plus tard, la Cour de cassation les renvoyant alors devant une chambre nouvellement composée. Cette décision de la cour d'appel démontre combien les autres annulations décidées par la précédente chambre ne sont que temporaires, notamment celle, la semaine dernière, des neuf mises en examen dans le dossier de l'usine de Condé-sur-Noireau (Calvados) dont Martine Aubry.

 
 

Avec Eternit, on est au coeur de la longue saga de l'amiante. La société, fondée en 1922, exploite l'invention d'un ingénieur autrichien, Ludwig Hatschek, et les formidables qualités de cette fibre minérale. Il s'agit de la mélanger avec du ciment pour créer de multiples produits de construction (tuiles, tuyaux, bardages). Dans le mot Eternit, il y a bien sûr éternité et la promesse de produits qui dureront toute une vie. Celle des ouvriers de cette industrie rapidement florissante est, elle, tragiquement écourtée tant ils sont exposés aux fibres minuscules qui pénètrent leurs poumons et leur enveloppe, la plèvre. À partir des années 1970, au fur et à mesure des révélations scientifiques sur ses aspects cancérogènes, l'amiante n'a plus bonne presse et Eternit, rejoint par l'autre grand du secteur, Saint-Gobain, sera l'un des principaux bailleurs de fonds des différents lobbys, dont le fameux Comité permanent amiante (CPA). Celui-ci est chargé d'oeuvrer afin de retarder toute réglementation, notamment européenne, susceptible d'aboutir à un bannissement du "magic mineral".

Des ouvriers protégés "de manière très précaire pendant des décennies "

"Je suis sincèrement désolé pour les victimes atteintes et décédées de maladie", avait déclaré Joseph Cuvelier, alors âgé de 73 ans, à la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, lors de sa mise en examen pour homicide involontaire en novembre 2009 concernant la période allant de 1971 à 1994. Mais les gendarmes chargés de l'enquête, au terme des nombreuses auditions d'anciens travailleurs de l'usine la plus touchée, celle de Thiant (Nord), constateront combien la protection des ouvriers "s'est faite de manière très précaire pendant des décennies". En 1995, quand le scandale éclate, l'usine détient le record de France des maladies professionnelles indemnisées (278 cas) et les inspecteurs du ministère du Travail qui se rendent alors sur place notent : "Les installations sont poussiéreuses, les dispositifs de protection sont incomplets, souvent mal conçus, généralement mal entretenus. (...) L'entreprise ne recherche pas vraiment l'exposition minimum du personnel aux poussières d'amiante."

Le combat de Joseph Cuvelier est ailleurs. Il l'expose ainsi dans un discours martial révélé par l'instruction et prononcé peu de temps avant que le scandale ne soit révélé. "La vigueur du combat que nous poursuivons en ce moment même contre les tentatives de bannissement de l'amiante dans le marché commun (il s'agit de l'Europe, NDLR) est exemplaire. (...) Il ne s'agit pas de préserver le marché, mais l'avenir industriel de tous. Il s'agit de se battre, de se battre... sans concession." Il y souligne également ce que tous les responsables politiques mis en cause veulent oublier aujourd'hui : "Le gouvernement français, quelle que soit sa tendance politique, a toujours soutenu nos initiatives, notre dossier industriel, y compris dans le cadre des négociations internationales dures et difficiles." Ce sera une réussite puisqu'en 1995 la France est devenue la patrie du "magic mineral" : elle en est le premier importateur en Europe et le troisième au monde. On apprend, un an plus tard, par une étude de l'Inserm que 100 000 Français mourront d'ici à 2025 pour avoir été exposés dans les usines, mais surtout à l'extérieur, principalement dans les métiers du bâtiment et dans des dizaines d'autres professions. Le 1er janvier 1997, l'amiante est interdit en France. 

19/05/2013

Amiante : pas de responsables, pas de coupables (suite)

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/05/18/la-rehabilitation-du-comite-permanent-amiante-indigne-les-victimes-de-la-fibre_3317189_1651302.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

La réhabilitation du Comité permanent amiante indigne les victimes de la fibre 

LE MONDE | 18.05.2013 à 10h47

Stéphane Foucart et Simon Piel

La décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris d'annuler neuf des dix-sept mises en examen dans l'un des volets de l'affaire de l'amiante, vendredi 17 mai, est un coup de massue pour les victimes. Seules huit personnes demeurent mises en examen dans une instruction ouverte il y a dix-sept ans sur l'impact sanitaire de la fibre sur les ouvriers de l'usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados). Et l'horizon d'un procès jugeant l'ensemble des responsabilités de s'éloigner encore.

Plus étonnant, les magistrats expliquent dans leur arrêt que la réalité de l'influence du Comité permanent amiante (CPA), un groupe créé en 1982 par les industriels de l'amiante et Dominique Moyen, alors directeur de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), "n'est pas établie". Et que les "actions de recherche, d'informations à destination des entreprises démontrent une volonté d'accompagner la prévention".

L'affirmation fait bondir le président de l'Association des victimes de l'amiante (Andeva), François Desriaux, pour qui le CPA n'était autre qu'un instrument de lobbying. M. Desriaux juge l'arrêt "sidérant" et annonce son intention de se pourvoir en cassation.

Les victimes ne seront sans doute pas seules à s'étonner de cette réhabilitation du CPA. Certains membres repentis de cette structure – en particulier le pneumologue Jean Bignonont reconnu avoir été instrumentalisés. "Je considère a posteriori que nous aurions dû collectivement nous opposer à la création du CPA", écrivait ainsi M. Bignon, en juillet 1996, dans la revue Pollution atmosphérique.

"MODÈLE DE LOBBYING, DE COMMUNICATION ET DE MANIPULATION"

Les parlementaires ayant participé, en 2005, à la mission d'information du Sénat sur l'amiante se trouveront eux aussi en léger décalage avec l'arrêt du 17 mai. Loin d'attribuer au CPA, comme le font les magistrats de la cour d'appel de Paris, "une volonté d'accompagner la prévention", le rapport parlementaire décrit cette structure informelle comme "un modèle de lobbying, de communication et de manipulation a su exploiter, en l'absence de l'Etat, de pseudo-incertitudes scientifiques ".

La mission d'information, conduite par le sénateur de l'Allier Gérard Dériot (UMP), estime aussi dans son rapport de 2005 que le CPA "a joué un rôle non négligeable dans le retard de l'interdiction de (l'amiante) en France" – mais les magistrats de la chambre de l'instruction jugent pour leur part que ce rôle "n'est pas établi"...

Dissous en 1995, le CPA a été bâti par Marcel Valtat – aujourd'hui décédé –, patron de Communications économiques et sociales (CES), la société de relations publiques des industriels de l'amiante. Les réunions des membres du CPA – médecins, représentants de l'industrie, fonctionnaires, responsables syndicaux – se tenaient dans les locaux mêmes de CES, sous la houlette de M. Valtat. En dépit de cette inféodation aux industriels, l'arrêt de la cour d'appel met au crédit du CPA "le nombre important d'actions de recherche et d'information" menées sur le sujet de l'amiante. Marcel Valtat et sa société avaient en effet une certaine expérience en la matière. En 1993, par exemple, CES s'est spécialisée dans l'organisation de faux colloques scientifiques. Les documents internes des fabricants de cigarettes, déclassifiés en 1998 par la justice américaine, montrent ainsi que de grands cigarettiers – de même que d'autres industriels – ont eu recours à CES pour faire valoir leurs opinions sur l'évaluation des risques de leurs propres produits au cours de ces congrès factices, dans lesquels les intervenants scientifiques étaient choisis et cornaqués par les industriels.

L'arrêt de la cour d'appel ne surprendra pas seulement les victimes de l'amiante, les membres repentis du CPA ou ceux de la mission d'information parlementaire. Il a aussi toutes les chances de stupéfier les épidémiologistes. Ces derniers y apprendront notamment qu'"aucune étude épidémiologique (...) ne remettait en cause l'usage contrôlé de l'amiante".

En octobre 1960, John Christopher Wagner publiait pourtant une étude montrant que plus du tiers des cancers de la plèvre survenus dans une petite région de la province du Cap, en Afrique du Sud, touchaient des individus n'ayant jamais travaillé au contact de l'amiante, mais vivant à quelques kilomètres d'une mine d'"or blanc". Ces travaux ont été les premiers à mettre en évidence les risques d'une très faible exposition à la fibre minérale. Les magistrats de la chambre de l'instruction pouvaient, il est vrai, ignorer leur existence. Ils n'ont été guère été cités que 1 500 fois dans la littérature scientifique et médicale depuis leur publication.

23/04/2013

Crise : les grandes entreprises extorquent les petites

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/22/comment-pressurer-ses-fournisseurs-en-37-lecons_3163922_3234.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Comment pressurer ses fournisseurs en 37 leçons 

Le courriel est signé : "Cordialement, Charlotte." Mais le message n'a rien de cordial. En trois phrases, Charlotte, qui travaille dans un groupe du secteur de la santé, y presse l'un de ses fournisseurs de baisser ses prix. Raison invoquée : la mise en place, depuis le 1er janvier, du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), la mesure choc du plan de l'Etat pour redonner de l'oxygène aux entreprises. Ce crédit doit leur permettre de récupérer 4 % de la masse salariale pour les rémunérations allant jusqu'à 2,5 fois le smic. 

En conséquence, "nous souhaitons une révision de 2 % à la baisse des tarifs de 2012", écrit Charlotte. En clair, elle veut que son fournisseur lui transfère immédiatement, sous forme d'une diminution des prix, l'essentiel de ce qu'il doit gagner grâce au CICE.

"C'est un véritable racket !", s'exclame Pierre Pelouzet, l'ancien directeur des achats de la SNCF nommé par l'Etat en novembre 2012 médiateur des relations interentreprises. Le courriel lui a récemment été transmis de façon anonyme, sans que les sociétés en cause puissent être identifiées – "vous voyez, l'omerta subsiste". D'autres dirigeants de PME lui ont montré des documents similaires, mais sans les lui laisser.

"ELLE TUE LE TISSU INDUSTRIEL"

Le message en cause n'est pas forcément illégal, sauf s'il se traduit par une modification unilatérale de contrat. Mais il est "tragique, juge M. Pelouzet. Quand une grande entreprise extorque ce genre de baisse de prix à une petite, elle croit être gagnante. Or en faisant mal aux autres, elle prend des risques pour elle-même, car elle tue le tissu industriel dont elle a besoin".

Cette affaire en témoigne : avec la crise qui n'en finit pas, les ventes en berne et les trésoreries de plus en plus exsangues, les relations entre les entreprises sont en train de se tendre nettement. En particulier dans des secteurs très secoués comme l'automobile. Tous les moyens semblent alors bons pour faire des économies sur le dos de ses fournisseurs. "Mais parfois, la crise a bon dos, ajoute M. Pelouzet. C'est devenu une excuse pour grappiller un peu de marge en utilisant des méthodes détestables, même dans des branches qui vont bien, comme la santé."

Le racket au CICE est la trente-septième "mauvaise pratique" identifiée par la médiation depuis sa création en 2010. Les plus fréquentes restent le non-respect des délais de paiement et la rupture brutale de contrat. Soudain, une entreprise qui veut éviter de mettre son personnel au chômage technique va, par exemple, rapatrier dans ses ateliers une production qu'elle confiait jusqu'alors à d'autres. Les sous-traitants ne pourront que pleurer sur leurs commandes restées lettre morte...

FRAGILES DOMINOS

"Depuis deux ou trois mois, la pression mise sur les acheteurs est remontée, constate Olivier Wajnsztok, directeur du cabinet AgileBuyer. Compte tenu de la conjoncture, les directions générales leur demandent de réduire encore les coûts. En même temps, il y a une peur croissante que des fournisseurs en difficulté disparaissent ou cessent de livrer." Car si tel est le cas, le donneur d'ordres risque à son tour d'être en danger. Fragiles dominos...

"Le rapport de force entre les entreprises n'a jamais été aussi dur qu'aujourd'hui", confirme Denis Le Bossé, président du cabinet ARC, spécialisé dans le recouvrement de créances. Un temps, la loi de modernisation de l'économie (LME) de 2008, puis la légère embellie conjoncturelle ont amélioré la situation. Sous la pression, les entreprises ont en particulier réduit les délais dans lesquels elles paient leurs fournisseurs. Mais depuis la mi-2012 et la nouvelle vague de la crise, les délais sont repartis à la hausse. Seules 31,5 % des entreprises françaises règlent actuellement leurs factures dans les temps, selon le dernier pointage effectué par les experts d'Altares. Le retard moyen tourne autour de douze jours.

"Ce matin encore, on m'a dit : "Voici votre traite, nous la paierons dans quatre-vingt-dix jours"", témoigne Frédéric Grivot, un des vice-présidents de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME). Il a eu beau répliquer que le délai normal était de soixante jours, invoquer la LME, la réponse a été sans appel : "Soyez content d'être payé. C'est ça ou rien !"

Souvent, les choses ne sont pas dites aussi crûment. Les délais sont censés être respectés, mais le client prétexte une adresse erronée, un mauvais numéro de commande... pour retarder le paiement effectif. "Toutes les astuces possibles et imaginables sont utilisées", note un patron de PME, sidéré.

CRAINTE D'UN RECOURS À LA MÉDIATION

L'enjeu est majeur. Si les délais légaux étaient respectés, quelque 13 milliards d'euros viendraient gonfler la trésorerie des PME et 9 milliards d'euros celle des entreprises de taille intermédiaire, estime-t-on. Seulement voilà : "Aujourd'hui, les entreprises sont tétanisées à l'idée de réclamer le paiement de leurs factures, relate M. Le Bossé. Elles ont trop peur de perdre leurs clients. Quant à facturer des intérêts de retard comme la loi le prévoit, elles n'y pensent même pas, surtout les PME ! Et les sanctions existantes ne sont pas mises en œuvre."

Pas facile pour une petite ou une moyenne société de saisir la justice contre un groupe dont dépend une grosse partie de son chiffre d'affaires, quand ce n'est pas sa survie. Le recours à la médiation interentreprises suscite lui aussi des craintes, alors même qu'il débouche sur un accord dans 80 % des cas.

"J'y ai fait appel récemment pour un litige avec un fournisseur d'énergie qui voulait m'imposer de payer en quinze jours seulement, raconte Elfrieda Blasczak-Desboeufs, la dirigeante de deux PMI lorraines. Grâce à l'intervention du médiateur régional, un responsable commercial est venu me voir, la pression est retombée et j'ai obtenu de payer à trente jours. Pour une facture de 20 000 euros par mois, ce n'est pas négligeable."

Pour améliorer la donne sur le front des délais de paiement, Bercy a promis d'effectuer 2 000 contrôles en 2013. Pas sûr que cela suffise à inverser le rapport de force.

11/04/2013

Automobiles : les constructeurs trichent sur les émissions de CO2

Décidément, nous vivons dans une société où tous ceux qui en ont la possibilité trichent !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/13/les-constructeurs-europeens-minorent-les-emissions-de-co2-de-leurs-voitures_1831875_3244.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Les constructeurs européens minorent les émissions de CO2 de leurs voitures

LE MONDE | 13.02.2013 à 14h36

Par Grégoire Allix

La baisse continue de la quantité de CO2 rejetée par les voitures neuves en Europe est en grande partie factice. Selon une étude diligentée par la Commission européenne, les constructeurs automobiles de l'Union profitent de "lacunes" dans les tests réglementaires pour exagérer les performances écologiques de leurs véhicules. Ceux-ci seraient bien moins économiques et beaucoup plus polluants que ne l'assurent les marques.

Le document - réalisé par trois entreprises de conseil néerlandaise, britannique et américaine - met en évidence que la "flexibilité" des procédures de tests permet "d'atteindre des valeurs de réduction des émissions de CO2 sans appliquer d'améliorations techniques au véhicule testé". En clair, les tests seraient réalisés dans des conditions artificiellement favorables à une baisse des rejets de dioxyde de carbone.

Au total, ces petits arrangements avec les mesures officielles pourraient représenter le tiers de la baisse d'émission de CO2 constatée entre 2002 et 2010 sur les différents modèles de voiture testés.

Les émissions des voitures neuves étaient en moyenne de 167,2 grammes par kilomètre (g/km) dans l'Union européenne en 2002 et de 140,4 g/km en 2010, soit une baisse moyenne totale de 26,8 g/km. Sur ce chiffre, l'étude attribue 9,1 g/km aux méthodes employées lors des tests, plutôt qu'à des avancées technologiques. "Cela signifie que les véhicules ne délivrent pas à leurs utilisateurs les performances attendues en termes d'économie de carburant, ce qui mène à la désinformation des consommateurs", indiquent les auteurs du rapport.

Pour "verdir" artificiellement leurs performances, les constructeurs utilisent, lors des tests, des pneus plus adhérents que ceux qui équiperont réellement les véhicules, ou ils les font rouler sur une surface extrêmement lisse. Tous les paramètres susceptibles de limiter les émissions de CO2 sont optimisés : poids de la voiture, alignement des roues, température, pression, vent, humidité... Des conditions idéales qu'aucun conducteur ne retrouvera sur la route.

"UN PEU DE TOLÉRANCE"

"Honnêtement, les gens devraient s'indigner. Ça revient à prendre l'argent de leur poche. L'industrie se surpasse dans cette affaire", a déclaré à l'agence Reuters une source anonyme à l'Union européenne. L'étude promet de susciter des remous à Bruxelles, où les normes imposées aux véhicules - sous peine de lourdes sanctions financières - sont censées à la fois réduire la consommation de carburant et lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Ces normes devraient se durcir pour atteindre un maximum autorisé de 130 g/km de CO2 en 2015, puis 95 g/km en 2020. Les failles dans les tests remettent-elles en cause cet objectif ? D'après la Commission européenne, de nouvelles procédures devraient être mises en oeuvre à partir de 2016 et "limiter" les effets des mesures de flexibilité, mais Bruxelles estime qu'"un peu de tolérance est nécessaire pour des raisons pratiques".

L'Association européenne des constructeurs automobiles (AECA) dément pour sa part toute manipulation des données. "Le test est nécessairement réalisé dans des conditions de laboratoire", car "la performance réelle des véhicules dépend de nombreux facteurs externes comme le trafic, le terrain, les habitudes de conduite, le chargement...", argumente un porte-parole. Mais "le processus de test est conçu pour représenter une utilisation typique de la voiture". L'AECA assure pourtant que "l'industrie automobile contribue activement au développement d'un nouveau cycle de tests, conçu pour mieux représenter la conduite dans le monde réel".

Effectuer des mesures en conditions réelles sur des voitures déjà mises en service : c'est ce que préconise l'un des experts impliqués dans l'étude, le consultant de TNO, Richard Smokers. Une procédure déjà appliquée aux Etats-Unis.

Ces révélations interviennent alors que la France a durci, depuis début janvier, le dispositif de bonus-malus écologique pour les véhicules. Un système de pénalisation des véhicules polluants dont les bases apparaissent aujourd'hui largement biaisées.

06/03/2013

Sous estimation des risques de l'aspartame par l'Autorité européenne de sécurité des aliments

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/02/20/l-autorite..

 

L'Autorité européenne de sécurité des aliments accusée de sous-estimer les risques sanitaires de l'aspartame 


LE MONDE | 20.02.2013 à 12h24 

Par Stéphane Foucart 

lire :

aspartame-Autorité européenne de sécurité des aliments accusée de sous-estimer les risques sanitaires de .pdf

20/01/2013

France et amiante : le lobbying plus fort que la justice ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/personne-ne-veut-d-un-proces-penal-de-l-amiante-19-01-2013-1617617_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130120

"Personne ne veut d'un procès pénal de l'amiante"

L'Association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) a demandé le dessaisissement de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

 Par

En demandant le dessaisissement pour "suspicion légitime" de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, l'Association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) a rapidement réagi à sa décision de suspendre l'instruction de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy dans l'un des dossiers phares de l'affaire de l'amiante, celui de l'usine de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados.

 
 

"Cela commence à faire beaucoup", explique François Desriaux, de l'Andeva. "L'an dernier, la chambre avait déjà dessaisi la juge de l'affaire Éternit et annulé les mises en examen de façon arbitraire. Une décision qui avait d'ailleurs été cassée par la Cour de cassation. La réalité, c'est que personne ne veut d'un procès pénal de l'amiante.""Suspendre ainsi l'instruction d'un juge, c'est une décision rare, voire exceptionnelle, ajoute e Jean-Paul Teissonnière, l'un des avocats des victimes. C'est clairement une entreprise de démolition du dossier pénal de l'affaire. Un véritable rouleau compresseur, je n'ai jamais vu cela", ajoute-t-il. Une décision, sans appel possible de la part des parties civiles, prise en raison des innombrables recours en nullité déposés devant la chambre de l'instruction par les personnes mises en examen par la juge et qui doivent être examinés le 28 février.

Un dossier qui met le feu à la chancellerie

Il faut rappeler que l'enchaînement des éventuelles responsabilités dans ce dossier difficile est remonté, au rythme des mises en examen des directeurs d'usines, puis de leurs médecins du travail en passant par les membres du Comité permanent amiante (CPA) - le lobby de l'industrie utilisant cette fibre cancérogène -, jusqu'aux principaux responsables d'administration centrales de l'époque, dont Martine Aubry. En novembre, l'ancienne secrétaire générale du parti socialiste avait vivement dénoncé sa mise en examen pour "homicides involontaires", appuyée en cela, de façon étonnante, par le parquet général qui lui aussi est favorable à leur annulation.

En réalité, depuis plusieurs années, le dossier amiante a mis le feu à la chancellerie. "Évidemment, toutes ces embuches dressées pour freiner la progression de l'instruction font penser à une poursuite du complot", estime Me Ledoux, lui aussi avocat de l'Andeva. Car la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy bataille également depuis de longs mois contre sa mutation programmée prévue pour la fin du mois de mars. "Ce n'est pas acceptable. Non seulement nous demandons qu'elle reste à son poste, mais nous voulons également qu'elle obtienne des renforts, ajoute François Desriaux. Sans cette obstruction permanente, les principaux dossiers pourraient être bouclés en 2013 et le procès se tenir en 2014."

Retrouvez notre dossier sur le scandale de l'amiante.

13/12/2012

Ayrault ment : Florange est très rentable

lu sur :

http://www.humanite.fr/social-eco/florange-est-tres-rentable-selon-une-note-publiee-510942

cliquez sur les liens pour avoir des informations complémentaires :

site de France 3 Lorraine 

http://lorraine.france3.fr/2012/12/12/revelation-un-document-interne-confirme-la-rentabilite-du-site-de-florange-163527.html

- rapport Faure

http://www.humanite.fr/politique/florange-le-rapport-qui-pousse-le-gouvernement-mettre-dehors-mittal-510417

- Nationaliser, une solution de plus en plus demandée

http://www.humanite.fr/societe/nationaliser-une-solution-de-plus-en-plus-demandee-510387

-----------

Florange est très rentable, selon une note publiée par la CFDT ...

- le 13 Décembre 2012

Mots clés : arcelormittal, cfdt, florange,

Selon un document interne du géant mondial de l'acier, dont le syndicat a obtenu une copie, le site mosellan se situe dans la moyenne concernant le prix de revient de la bobine d'acier fabriqué dans les cinq sites du groupe en Europe du Nord, à Gand, Brême, Dunkerque, Florange et Liège.

Dans un graphique reproduit sur le site de France 3 Lorraine, "on voit sur les courbes que Florange fait partie des sites les plus rentables, aussi rentable de Gand et Dunkerque", explique le délégué syndical CFDT du site de Florange, Édouard Martin, interrogé par BFM TV mercredi soir. "Ce ne sont pas les syndicats qui le disent mais la direction elle-même."

"L'excuse invoquée par (le PDG de Mittal, Lakshmi) Mittal sur le manque de compétitivité de Florange ne tient pas, c'est pour cela que nous, maintenant, nous demandons des comptes à M. Mittal qui est capable de mentir à la terre entière", a ajouté le syndicaliste.

Différences de vue

Dans son communiqué publié le 1er octobre, la direction d'ArcelorMittal annonçait son intention de fermer définitivement la phase liquide du site de Florange, invoquant notamment un manque de compétitivité. "Différents facteurs sont à l'origine de cette situation - en particulier la position géographique car 400km séparent le site de Florange du port le plus proche ainsi que la capacité limitée de production du site qui impacte de manière négative les coûts fixes", soulignait ArcelorMittal.

Une affirmation balayée par le rapport Faure remis au ministère du Redressement productif cet été. Celui-ci soulignaitque Florange était viable, du fait de sa localisation, de la "technicité des aciers à haute valeur ajoutée produits par ses chaines à froid" et du fait qu'il s'agit d'un "site sidérurgique intégré".

Dans une interview dans Le Figaro ce jeudi, Lakshmi Mittal déclare n'avoir jamais cru à une nationalisation de Florange et assure qu'aucune "menace n'est nécessaire pour que nous tenions nos promesses et le gouvernement est le bienvenu pour le vérifier".

  • A lire aussi:

ArcelorMittal: une aciérie et des hommes

03/12/2012

À propos de FLORANGE et MITTAL

à lire sur MEDIAPART :

En oubliant les réalités industrielles de la sidérurgie pour choisir une financiarisation à outrance, Mittal a entraîné Arcelor dans une spirale infernale. Le groupe fait face à un mur de dettes de 22,5 milliards d’euros. Ce qui ne l’a pas empêché de verser l’an dernier 2,3 milliards d’euros de dividendes.

Sur le même sujet, lire aussi :

 "Florange : la trahison du "socialisme" compassionnel" :


<http://www.medelu.org/Florange-la-trahison-du-socialisme>.

 

Jacques Sapir montre les potentialités sacrifiées du site et rappelle les agissements de Mittal en Afrique du Sud, inspirés de la même logique exclusivement financière.