Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/10/2012

La France, pays riche, désert médical

lu sur :

http://www.humanite.fr/societe/un-nouveau-drame-relance-le-debat-sur-les-deserts-medicaux-506754

Ce lundi dans l'Humanité : le drame qui accuse les fermetures de maternités

Un nouveau drame relance le débat sur les déserts médicaux

le 20 Octobre 2012

Le président François Hollande a demandé samedi une enquête administrative afin de "tout connaître" des circonstances de la mort d'un nouveau-né alors que la mère faisait route vers une maternité de Brive, faute de maternité dans le nord du département du Lot où elle réside. Le collectif pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité exige un moratoire sur les fermetures de maternités.

"Le drame qui s'est produit hier où une femme a perdu l'enfant qu'elle portait nous appelle une nouvelle fois encore à ne rien accepter en matière de désert médical", a déclaré le président qui dit avoir demandé l'ouverture d'une enquête administrative à la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Je prends l'engagement, celui que j'avais déjà énoncé avant l'élection présidentielle et que je reprends ici comme chef de l'Etat: aucun Français ne doit se trouver à plus de 30 minutes de soins d'urgence", a promis François Hollande lors d'une intervention en clôture du congrès des mutuelles de santé à Nice.

Pour la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité, qui exige un moratoire sur les fermetures de maternités l'"accouchement dramatique" d'une mère sur une autoroute illustre "l'aspect néfaste des regroupements de maternité". "Il faut que l'ARS (l'Agence régionale de santé) fasse le point sur ce drame. Pourquoi s'est-il produit ? Ce drame se serait-il produit s'il y avait eu une maternité plus proche ?" s'est interrogé pour sa part le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, relançant le débat sur la désertification médicale. Selon le président de la coordination, Michel Antony "les deux tiers des maternités ont fermé depuis 20 ans, et aujourd'hui les regroupements sont néfastes de part l'éloignement et les difficultés d'accès". "Le gouvernement connaît les difficultés et pourtant avance à pas feutrés et reste extrêmement frileux sur le problème de l'arrêt des restructurations", a-t-il réagi. "On est devant une idéologie dominante, selon laquelle les concentrations sont la solution, ce qui est faux. Si on avait conservé une autre maternité dans le Lot, le drame d'hier ne se serait peut-être pas produit", estime-t-il.

Hier, vendredi, une mère a perdu son enfant en le mettant au monde dans sa voiture sur l'autoroute A-20 alors qu'elle faisait route vers une maternité de Brive, faute de maternité dans le nord du département du Lot où elle réside. Après les fermetures des maternités de Figeac (en 2009) et de Gourdon, le Lot ne compte plus qu'une seule maternité, à Cahors, pour une population de 170.000 habitants environ. Lors de ces fermetures de nombreux médecins et agents hospitaliers du Lot avaient alerté contre les risques liés à la désertification médicale.

  • Lire aussi :

En banlieue aussi, les déserts médicaux avancent
Les fractures du système de santé français s'aggravent
"Les centres de santé, une réponse aux déserts médicaux"

13/07/2012

Innovation médicamenteuse et entreprises pharmaceutiques

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), « encore inédit, que Le Monde s’est procuré », « la politique publique conduite pour favoriser l’innovation médicamenteuse, notamment en matière d’anticancéreux, apparaît favorable à l’excès aux entreprises pharmaceutiques ».

Ce document, remis fin avril à l’ancien ministère de la Santé, par les Drs Gilles Duhamel et Aquilino Morelle, estime que les dépenses en médicaments onéreux ont atteint les 3 milliards d’euros en 2011, alors que le « degré réel d’innovation » de ces produits est « tout à fait insuffisant ».

(Le Monde, 11/07)

29/08/2011

Quelques articles à lire sur le journal Le Monde

Les riches ont été les grands bénéficiaires des années d'avant la crise

LE MONDE | 25 août 2011 | Ph. L. C. | 625 mots

Selon l'Insee, les plus aisés ont bénéficié de revenus en hausse et d'une fiscalité dégressive. La question des très hauts revenus a émergé en France pour trois raisons : d'abord, parce que, ces dernières années, les plus riches ont vu leurs revenus et leur niveau de vie augmenter beaucoup plus...
 
.
LE MONDE | 25 août 2011 | Brice Pedroletti (Pékin, correspondant) | 465 mots
 
L'oeuvre caritative liée à la Ligue de la jeunesse et à un club privé d'hommes d'affaires, le China-Africa Project Hope (projet espoir Chine-Afrique), a la généreuse ambition de construire 1 000 écoles en Afrique en dix ans.
 
.
LE MONDE | 25 août 2011 | Paul Benkimoun | 769 mots
 
Les pays riches s'opposent à des recommandations contraignantes sur la lutte contre les maladies non transmissibles. Elles représentent un coût humain impressionnant en termes de morbidité et de mortalité, mais sont les grandes oubliées des programmes de financement internationaux.

27/02/2011

La privatisation des services n'est pas synonyme d'économie

lu sur :

http://www.lamanchelibre.fr/Les-hospitaliers-publics-Godefroy-Saint-Ovin-Avranches-plus-efficaces-que-les-prives,1.media?a=16689

.

"Les hospitaliers publics Godefroy Saint-Ovin Avranches plus efficaces que les privés"

L'hôpital a économisé en reprenant des services dévolus au privé. Longue cérémonie mardi 15 février au centre hospitalier d'Avranches. René Le Berre, directeur de l'hôpital, a réuni 110 employés pour des départs à la retraite et des remises de médailles d'honneur
.
Ce fut pour le patron des hôpitaux d'Avranches-Granville l'occasion de rendre hommage à son personnel.
L'établissement affiche une bonne santé financière et a repris à son compte plusieurs services autrefois délégués à des sociétés privées.
"Les hospitaliers peuvent être plus efficaces que les organismes privés", a déclaré René Le Berre. A l'heure où le service public se désengage au profit du secteur privé, l'hôpital marche à contre-courant. "Ce n'est pas un choix idéologique", confie René Le Berre mais "pragmatique", ajoute-t-il. "Les marchés privés ne sont pas toujours les plus avantageux, il faut bien regarder."

18 emplois créés
"Nous avons repris la gestion directe du service de restauration autrefois gérée par une société privée. Elle est aujourd'hui de meilleure qualité et en partie moins chère", a déclaré René Le Berre. Après avoir restauré en 2008 la cuisine centrale localisée à Granville, l'hôpital s'est séparé courant 2009-2010 de la Sodexho, et a employé 18 personnes pour assurer la restauration. Il a également été décidé de reprendre une partie de son transport sanitaire, auparavant gérée par l'entreprise Leblatier, ambulances et prélèvements.
Ce qui a permis d'embaucher une autre quinzaine de personnes.

03/05/2010

Grippe A : coût prévu entre 1,8 et 2,2 milliards d'euros

.
lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/04/30/grippe-a-la-france-n-a-pas-termine-de-payer-sa-campagne-de-vaccination_1344968_823448.html
.
Grippe A : la France n'a pas terminé de payer sa campagne de vaccination
LEMONDE.FR | 30.04.10 | 11h11  •  Mis à jour le 30.04.10 | 11h38


rès de 870 millions d'euros : c'est la somme que le ministère de la santé avait prévu de débourser en 2009 pour l'achat de 94 millions de vaccins destinés à protéger les Francais de la grippe A. Mais durant l'automne 2009, la campagne de vaccination n'a pas eu le succès escompté. Après le pic pandémique, début 2010, seuls cinq millions de Français s'étaient fait vacciner.

Une lourde facture encore en négociation. Début 2010, Roselyne Bachelot annonce l'annulation d'une commande de 50 millions de doses, d'un montant de plusieurs centaines de millions d'euros. Une décision qui fait réagir les trois laboratoires fournisseurs du vaccin (le britannique GlaxoSmithKline [GSK], le suisse Novartis et le français Sanofi-Pasteur). "Le gouvernement français n'a pas respecté ses engagements, proteste, le 26 janvier, Daniel Vasella, PDG de Novartis. Lors de la prochaine pandémie, nous servirons en priorité les Etats fiables". Le groupe suisse a subi l'annulation de 7 millions de doses sur les 16 millions commandées. GSK a vu la commande passer de 50 millions de doses à 18, et Sanofi-Pasteur de 28 millions de doses à 14. L'Etat devra néanmoins payer pour l'annulation des commandes passées.

Un accord a été trouvé avec Novartis, à hauteur de "16 % du montant du contrat", déclare Roselyne Bachelot le 23 mars devant la commission d'enquête sénatoriale "sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion par le gouvernement de la grippe A (H1N1)". Sanofi-Pasteur touchera deux millions d'euros d'indemnités pour deux millions de vaccins, soit environ 16 % de la valeur de la commande. Une déception pour Sanofi, qui espérait "un geste" du gouvernement. Et qui estime que "la procédure n'est pas close". Idem pour l'américain GSK, qui négocie l'indemnisation de 32 millions de doses en production à environ 7 euros l'unité qui lui sont restées sur les bras. Le ministère de la santé aura donc bien une lourde facture à régler et va devoir garder en stock plusieurs dizaines de millions de vaccins inutiles.

L'erreur de la double vaccination. "L'achat de 94 millions de doses apparaît logique si l'on se replace en mai 2009, justifie Jean-Jacques Jégou, sénateur centriste et vice-président de la commission d'enquête. Lorsque les premières lettres d'intention de commande sont envoyées aux laboratoires, les informations dont dispose le ministère de la santé conduisent a préparer une campagne de vaccination à deux injections de doses". Les informations estimant qu'une seule injection était nécessaire pour lutter contre la grippe A étaient connus dès la fin de l'été 2009. "Les résultats des premiers essais cliniques montraient déjà, à la mi-septembre, qu'une seule injection pouvait assurer un degré relativement élevé d'immunogénicité", précise Soisic Coursier, directrice médicale de GSK lors de l'audition du 30 mars.

Ces résultats cliniques n'ont eu qu'une influence tardive sur les commandes de vaccins. La ministre de la santé assure que l'annulation de la commande de 50 millions de doses a été réalisée "lorsqu'il a été établi qu'une seule injection était suffisante". L'annulation n'est intervenue que le 4 janvier, soit près de quatre mois après les essais.

Les centaines de millions d'euros de budget alloués aux vaccins ne sont que la partie visible de la facture occasionnée par la campagne contre la grippe A. Selon un rapport sénatorial sur le financement de la Sécurité sociale, la pandémie coûtera entre 1,8 et 2,2 milliards d'euros, principalement supportés par l'assurance-maladie.

 

27/01/2010

France : le bisphénol A et le ministère de la Santé

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
.
Bisphénol A : le ministère de la Santé attend de connaître les conclusions de l’Inserm

Le BPA (bisphénol A), qui entre dans la composition de nombreux plastiques, notamment celui des biberons, fait l'objet d'études aux conclusions paradoxales. L'Inserm juge le produit porteur de risques mais, en 2008, l'Afssa le déclarait sans danger. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration estimait le BPA non toxique. Depuis 2008 pourtant, éclairée par de nouvelles études, la FDA s'est ravisée et indique à présent qu'il pourrait avoir "des effets potentiels sur le cerveau et sur la prostate des bébés et des fœtus". Au Canada, le BPA est interdit dans le plastique des biberons depuis 2008. Au Etats-Unis, la FDA soutient les industriels désireux de plus intégrer ce produit à la composition des biberons et autres récipients alimentaires pour bébés. En France, les scientifiques du 'Réseau environnement-santé' militent depuis des mois pour que le BPA soit banni, et que le ministère de la santé reconsidère "obsolètes" les études  qui ont documenté sa réflexion jusqu'ici. Roselyne Bachelot assure que cette substance est surveillée de près par des autorités sanitaires. Des mesures adéquates seront prises, une fois connues les conclusions de l'Inserm et de l'Afssa.

Agence France Presse_Fil Gen , 26/01/2010

18/12/2009

Toxicité du bisphénol pour les intestins

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
.
Toxicité du bisphénol pour les intestins
Une équipe de chercheurs toulousains de l'Inra vient de montrer que le bisphénol A présente des effets toxiques marqués sur la paroi intestinale "à des doses dix fois inférieures à la dose journalière admissible". Bernard Jégou, toxicologue (université de Rennes 1-Inserm) estime que cette étude "est d'une très grande pertinence. C'est aussi une première.
Les chercheurs de l'Inra montrent que la notion de perturbateur endocrinien peut s'appliquer à des organes autres que les organes classiques, comme les testicules, la prostate, les glandes mammaires".
Le Figaro rappelle que le bisphénol A, qui est notamment présent dans les "résines tapissant l'intérieur des cannettes de sodas et autres jus de fruits", avait été évalué sans danger par l'Afssa en 2008 selon "les conditions réglementaires actuelles". Une réévaluation de cette substance est en cours à la demande de la secrétaire d'État à l'Ecologie.

29/09/2008

l'innocuité des téléphones portables ?

lu sur lemonde.fr :



La polémique sur l'innocuité des téléphones portables est relancée
LE MONDE | 27.09.08 | 13h25 • Mis à jour le 27.09.08 | 13h25

Quand connaîtra-t-on les résultats de la plus vaste étude internationale visant à évaluer les risques sanitaires auxquels s'exposent les personnes utilisant des téléphones portables ? Baptisée "Interphone", cette étude a été lancée en 2000 et achevée six ans plus tard. Elle a été menée dans treize pays auprès de 14 000 personnes. Après une longue série de reports et de contretemps inexpliqués, il semblait acquis que les résultats de ce travail seraient soumis pour publication durant le mois de septembre. Tel ne sera pas le cas.

Dans son édition datée du 27 septembre, l'hebdomadaire The Economist croit savoir que les responsables d'Interphone ne soumettront vraisemblablement pas le fruit de leurs travaux à un éditeur avant la fin de 2008. "Je ne sais pas d'où proviennent les informations de The Economist, indique Elisabeth Cardis (Centre de recherche en épidémiologie environnementale, Barcelone), coordonnatrice de cette étude. Une version que nous espérons consensuelle de l'article est en préparation et nous l'attendons sous peu. Il se pourrait donc que l'article soit soumis pour publication rapidement. Rien ne me laisse penser pour l'instant que la soumission ne puisse pas se faire cette année."

Pour le professeur Cardis, ce nouveau retard n'est pas la conséquence de désaccords des auteurs. "Il n'y a pas d'hypothétiques nouvelles difficultés, précise-t-elle. Il y a seulement les emplois du temps chargés des collaborateurs et les vacances qui ont fait que la nouvelle version de l'article est seulement sur le point d'être terminée."

INQUIÉTUDES AUX ETATS-UNIS

Ce nouveau contretemps survient alors que des scientifiques américains viennent, devant le Congrès, de tenir sur ce thème des propos inquiétants. "On ne doit pas rééditer ce que nous avons connu à propos de la cigarette et du cancer du poumon, où notre nation a pinaillé sur chaque détail d'information avant d'avertir le public", a ainsi déclaré, jeudi 25 septembre, David Carpenter, spécialiste de santé publique et professeur de santé environnementale à l'université d'Albany (New York). Selon lui, la prudence doit s'imposer.

"A la lumière des 70 ans que cela nous a pris pour retirer le plomb des peintures et des 50 ans qu'il a fallu pour établir de façon convaincante le lien entre la cigarette et le cancer du poumon, j'affirme qu'on ferait bien de tirer les leçons du passé pour mieux interpréter les signes de risques potentiels, a pour sa part fait valoir le docteur Ronald Herberman (université de Pittsburgh, Pennsylvanie), responsable de l'un des dix plus importants centres de recherche américains contre le cancer. Il y a dans le monde 3 milliards d'usagers réguliers de téléphones cellulaires. Nous avons besoin d'un message de précaution."

Le docteur Herberman a fait valoir que la majorité des études disponibles sont caduques, la méthodologie retenue ne correspondant pas à l'usage intensif qui est aujourd'hui fait de cet outil de communication. Il a notamment cité deux études, l'une suédoise, l'autre israélienne, concluant à une augmentation du risque de tumeur du nerf auditif ou de la glande salivaire chez les utilisateurs de téléphone portable.

"Il est vrai que les études souffrent d'un manque de recul et d'un nombre faible de gros utilisateurs de longue durée, reconnaît le professeur Cardis. Les études avec un plus grand nombre d'utilisateurs de longue durée semblent effectivement indiquer une augmentation possible du risque de gliomes et de neurinomes de l'acoustique du côté où le téléphone était généralement utilisé. La question demeure de savoir si ce résultat est ou non le reflet d'une association réelle. Dans l'attente, je pense que des précautions s'imposent, en particulier chez les enfants."

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 28.09.08