Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/03/2015

Combien de KEROSENE consomment les avions chaque heure, chaque jour, chaque année dans le monde.

Levez les yeux ! Regardez le ciel : des avions ??? Allez sur ce lien :

 Le carburant consommé par les avions dans le Monde - Globometer

globometer.com/avions-carburant.php
 

statistiques en temps réel sur la consommation de KEROSENE dans le Monde. Combien deKEROSENE consomment les avions chaque heure, chaque jour, chaque année dans le Monde. ... Vélos · Avions · Trains · Accueil - Transports: avions - Craschs d'avion ... Vente en ligne de vélos à assistance électrique.

12/12/2010

LAOS, barrage hydraulique, modification de l'environnement, économie, mondialisation

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4498

11-12-2010 -

Sacrifier les populations locales aux profits de « l’énergie verte »

Alors que de hauts fonctionnaires de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement, ainsi que le président français Nicolas Sarkozy s’apprêtent à célébrer l’inauguration du projet d'énergie hydraulique Nam Theun 2 au Laos, l’organisation des Amis de la Terre dénonce l’envers du décor. Financé par la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, mais aussi en France par l'Agence Française de Développement-Proparco, la COFACE et la banque privée BNP Paribas, ce projet suscite de vives controverses depuis la première proposition de sa construction dans les années 1990.  
A l’heure actuelle, le barrage Nam Theun 2 a d’ores et déjà entraîné le déplacement forcé de 6 200 personnes appartenant aux peuples indigènes du Plateau du Nakai, et a affecté plus de 100 000 personnes vivant en aval, le long de la rivière Xe Bang Fai. Des dizaines de milliers de personnes pâtissent déjà des conséquences de la mauvaise qualité de l'eau et de la diminution des ressources en poisson. Réinstallées, les populations du Plateau du Nakai disposent aujourd’hui de terres de mauvaise qualité, inaptes à l’agriculture.
En outre, contrairement aux discours tenus assurant que la zone nationale protégée de Nakai-Nam Theun serait sauvegardée, le réservoir du barrage a ouvert l’accès à cette aire, favorisant dès lors le développement d’activités telles que la déforestation et la chasse illégale.  
Rendue sur le terrain, Ikuko Matsumoto, directrice du Programme Laos pour l'ONG International Rivers a déclaré : « Ce que j'ai vu, ce sont des communautés affectées par le barrage qui luttent pour s'adapter à leurs nouvelles vies, alors qu'aucune compensation juste n'a encore été payée à de nombreuses personnes ».
Le 6 décembre dernier, 34 organisations de la société civile et des citoyens de 18 pays ont fait parvenir une lettre à la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, appelant à la prise de mesures immédiates pour assurer des conditions de vie acceptables aux communautés affectées. 
Sous couvert de lutte écologique, de plus en plus de projets, insufflés par des groupes multinationaux, bafouent les droits de populations locales dans l’indifférence générale. Ainsi, les tribus de l’Etat du Sarawak, situé dans la partie malaisienne de l’île de Bornéo, doivent désormais faire face à une double menace. D’une part, la rivière Rajang dont certaines tribus dépendent a été réduite à un mince filet d’eau, après avoir été barrée afin de remplir le bassin de retenue du barrage avoisinant de Bakun. D’autre part, délogés en vue de la construction du barrage de Murum, premier d’une série de douze barrages, un millier de chasseurs-cueilleurs penan ont dû être réinstallés. Mais, persécutés de toutes parts, les forêts qui les accueillent sont détruites à grande échelle par la compagnie Shin Yang pour y planter des palmiers à huile.  

Cécile Cassier

14/06/2010

Le naufrage de «Deepwater Horizon»

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c7b43b52-772a-11df-b66a-49c3504c021e|3

 

Le golfe du Mexique, Far West pétrolier
L’exploitation «offshore» s’est développée plus vite que la loi, révèle le naufrage de «Deepwater Horizon»

------------

récit lundi14 juin 2010

Le golfe du Mexique, Far West pétrolier

Sept années sans le moindre accident sérieux, cela se fête. Ce 20 avril au soir, le capitaine Curt Kuchta célèbre la bonne fortune de son vaisseau, la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, avec deux dirigeants de la British Petroleum (BP). La mer est calme. Un souffle rafraîchissant caresse timidement l’installation. Tout paraît aller pour le mieux. Après quatre-vingts jours de travail acharné, la foreuse a atteint le gisement très prometteur de Macondo à 5500 mètres de profondeur, dont 1500 mètres d’eau, dans le golfe du Mexique. Encore un peu, et la production pourra commencer.

On dansait bien à bord du Titanic… Le calme qui règne alors sur la Deepwater Horizon est de ceux qui précèdent la tempête. Une tempête qui ne viendra ni du ciel, ni de l’océan mais des entrailles de la terre. Sur le célèbre paquebot, c’est un veilleur qui, le premier, a perçu le danger. A bord de la plateforme, c’est l’équipe nocturne de forage, perchée au troisième étage du bâtiment, qui découvre soudainement la menace: des mouvements inhabituels au fond du puits.

Tout va alors très vite. A 21 h 47, un sifflement puissant déchire la nuit. Le bruit annonce une remontée de méthane comme il en survient de temps à autre sur les forages. Mais, cette fois, la pression venue de la croûte terrestre monte à folle allure. Les forces contraires censées la maintenir sous contrôle ont cédé. Et, deux minutes plus tard, une grosse bulle de gaz surgit du derrick avec violence. La plateforme est secouée dans tous les sens, le courant électrique est coupé, et l’un des six moteurs chargés de stabiliser le bâtiment s’emballe.

La Terre a commencé à vomir ses entrailles, boues et gaz mêlés. Il ne reste que quelques minutes, au mieux, pour éviter la catastrophe. Ordre est donné à un navire arrimé à la plateforme, le Damon B. Bankston, de s’éloigner de toute urgence. Le chef de l’équipe de forage, Jason Anderson, tente d’actionner le mécanisme d’obturation du puits. Mais en vain. Le mécanisme prévu à cet effet ne fonctionne pas.

Trop tard. Encore quelques secondes et le méthane s’enflamme, sans doute au contact du moteur déficient. Il s’ensuit une gigantesque explosion, qui transforme la plateforme en brasier. Des corps, dont celui de Jason Anderson, jonchent le sol. Les survivants courent dans tous les sens. Un ou deux employés tentent encore bien de maîtriser le feu, mais l’écrasante majorité ne pense plus qu’à se sauver.

Une embarcation de secours, d’une capacité de 75 personnes, est rapidement mise à l’eau. Une deuxième s’attarde un peu à hauteur du pont avant de descendre à son tour, à moitié remplie, vers des flots désormais envahis de flammes. Les plus paniqués, suivis par quelques «oubliés» dont le capitaine Curt Kuchta, sautent directement de la plateforme dans la mer, plus de 20 mètres en contrebas. Resté dans les parages, le Damon B. Bankston vient récupérer les rescapés, 115 en tout, dont certains en piteux état. Onze personnes manquent à l’appel. Le destin de la Deepwater Horizon, sept ans de bons et loyaux services, a basculé en un instant.

Du pétrole a commencé à couler dans la mer. Il ne s’agit encore que de faibles quantités, en provenance de la plateforme. Mais la colonne de forage, 1500 mètres plus bas, est en sursis. Deux jours plus tard, Deepwater Horizon disparaît dans les flots, où elle croise d’importantes nappes d’hydrocarbures. Au drame humain succède sans transition une catastrophe environnementale. La plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis.

***

Difficile. Le puits numéro 60-817-44169 de l’Institut américain du pétrole (API) s’est révélé un cas difficile depuis le début de son forage. Dans les semaines qui suivent l’établissement d’une première plateforme sur les lieux en octobre 2009, son exploitant, BP, connaît deux sérieux problèmes: un sursaut de pression, puis un ouragan qui endommage gravement l’installation, au point d’imposer son rapatriement dans un port. La compagnie britannique en a vu d’autres, cependant. Elle loue à la société Transocean une nouvelle plateforme, Deepwater Horizon, qui prend le relais en janvier 2010.

BP approuve une dépense de 96,2 millions de dollars, qui correspond à septante-huit jours d’utilisation de la plateforme. Mais la société entend bien terminer dans des délais sensiblement plus brefs, soit en quelque cinquante et un jours, assure le Wall Street Journal. Un espoir rapidement déçu.

Le 8 mars, des ouvriers découvrent des infiltrations inattendues de gaz. Pour estimer précisément l’importance de l’affaire, ils descendent un instrument de mesures au fond du puits où ils rencontrent un nouveau problème: l’appareil s’est coincé. Impossible de le remonter! Les ingénieurs de service ordonnent de reboucher le trou sur plusieurs centaines de mètres et de diriger la foreuse dans une autre direction. Des jours sont perdus dans l’aventure. Et ce n’est pas fini. Le rocher sous-marin s’avère si friable que le mélange d’eau et d’argile utilisé pour éliminer les débris du chantier le craquelle et s’échappe. Encore du temps perdu. Encore des sommes imprévues dépensées.

Malgré cette série de déboires, le puits passe toujours à la mi-avril pour un succès. D’autant que BP a la conviction qu’il conduit à une grosse quantité de pétrole. En une opération habituelle à ce stade du forage, les ouvriers de la plateforme entreprennent de boucher le fond du trou, pour donner aux ingénieurs de la société, basés à Houston, le temps d’établir leur stratégie d’exploitation. Afin de prévenir toute fuite de gaz, une autre société, Halliburton, est chargée de couler du ciment entre le tuyau d’acier destiné à pénétrer bientôt la nappe et la roche avoisinante.

Une des difficultés de la manœuvre est de centrer la conduite de manière très précise. Pour ce faire, les ingénieurs de Halliburton souhaitent s’aider de nombreux instruments de mesures, mais ceux de BP estiment leur requête exagérée, selon des documents transmis depuis aux enquêteurs du Congrès américain. Dans un rapport daté du 18 avril, raconte le Wall Street Journal, «Halliburton a averti que si BP n’utilisait pas davantage de dispositifs de centrage, le puits connaîtrait probablement «un problème SÉVÈRE de flux de gaz». BP n’en a pas moins décidé d’installer moins d’instruments que ne le prévoyaient les recommandations de Halliburton – 6 au lieu de 21.» Ce qui correspond aux standards mais pas aux meilleures pratiques de la profession. Or, BP n’a utilisé qu’une colonne de tuyaux au lieu des deux colonnes habituelles, encastrées l’une dans l’autre, explique le quotidien financier, ce qui le prive déjà d’une mesure de sécurité.

Avant de cimenter le fond du puits, il est de règle de faire circuler la boue de forage afin d’en récupérer sur la plateforme et d’en analyser le contenu à la recherche de gaz. L’opération est importante puisqu’elle permet de s’assurer qu’aucune fuite n’est en cours dans le trou. Mais elle prend du temps, de six à douze heures. Or, le 19 avril, veille de l’accident, elle est menée en trente minutes sur Deepwater Horizon.

Le lendemain, le 20 avril, peu après 17 heures – soit à moins de cinq heures de l’accident – des ouvriers sondent le puits au moyen d’un test dit «de pression négative» qui révèle des fuites. Ils répètent alors l’exercice pour en avoir le cœur net. Et ils l’ont. Le second examen confirme leur appréhension: là-bas, dans les entrailles de la Terre, il se passe quelque chose d’anormal. Pour des raisons mystérieuses, cependant, les ingénieurs de BP jugent à 20 heures la situation sous contrôle.

***

Seule une enquête approfondie permettra de distinguer clairement les fautes commises. Mais il apparaît d’ores et déjà que l’accident a été favorisé par un climat général de laxisme. Laxisme dû à une réglementation insuffisamment contraignante dans le domaine de l’exploitation pétrolière offshore. Une activité en développement extrêmement rapide depuis les années 1990. Trop rapide, à l’évidence, pour le législateur.

«Le développement de la technologie a définitivement distancé celui du droit», s’est plaint au cours d’une récente audition le capitaine de corvette Michael Odom, du corps des garde-côtes américains, un habitué de l’inspection des plateformes. «La production de pétrole en eau profonde dans le golfe [du Mexique] est autant gouvernée par des exceptions aux règles que par des règles, a dénoncé pour sa part le New York Times. […] Et plus les eaux sont profondes, plus s’étendent les exceptions non seulement aux lignes directrices fédérales mais aussi, bien souvent, à la politique même de l’entreprise.»

L’administration responsable du forage en mer, le Minerals Management Service, s’est fait une spécialité de l’octroi de régimes spéciaux. Un effet probable de sa double casquette de contrôleur et de promoteur de l’exploitation pétrolière. Tirant les leçons de la crise, le secrétaire américain aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a promis début juin une profonde réorganisation de cette instance, qu’il entend diviser en plusieurs entités. Dans l’espoir que le sheriff prendra enfin ses distances avec le rancher. Et que la loi finira par se renforcer sur la frontière des grandes profondeurs marines.

01/12/2009

Terres agricoles et économie libérale

Question : faut-il changer de cap et développer les circuits courts d'approvisionnement ?
.
communiqué :
Collectif Salamane

Une pétition en ligne sur le blog du Collectif Salamane...
Lien vers le texte : http://salamane.hautetfort.com/

 

La Communauté de Communes du Clermontais projette d'implanter, sur les terres agricoles irrigables de la Salamane, une ZAC de 50 ha, dont la moitié serait concédée à Système U pour une mega plate-forme de stockage. 

Nous ne pouvons plus nous permettre, à l'heure actuelle, de bétonner des terres agricoles dont nous aurons de plus en plus besoin pour nourrir une population toujours croissante. 
Par ailleurs, nous pensons que le modèle de la grande distribution, basé sur le transport au long cours et sur la consommation de pétrole, est condamné à moyen terme, l'emplacement choisi étant très éloigné de tout raccordement ferroviaire.
Enfin, nous pensons que ce projet est une atteinte grave à notre environnement et générera des nuisances multiples pour la population. 

Nous exigeons : 
que ce projet soit stoppé
qu'un véritable débat public s'instaure 
que les terres de la Salamane conservent leur vocation agricole ; 
que d'autres propositions soient examinées, plus durables, plus locales, plus respectueuses de l'environnement et de la culture et des hommes de notre pays.

Par ailleurs vous trouverez sur notre blog, le texte de notre premier recours devant le tribunal administratif qui fait le tour des conditions  favorables exhorbitantes faites à SystemU pour faire venir un tel projet sur un emplacement aussi inadapté.


Le collectif de la Salamane 

Collectif Salamane

Serge PAPIN , Pdg de system U organise un  débat , nous y serons...
Lien vers le texte : http://salamane.hautetfort.com

03/12/2008

Confirmation du danger des OGM pour la fécondité humaine et la sécurité sanitaire

lu sur le site Canadien du Centre de Recherche sur la Mondialisation "mondialisation.ca" :

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11152

Confirmation du danger des OGM pour la fécondité humaine et la sécurité sanitaire

Mondialisation.ca, Le 25 novembre 2008

En Autriche, une étude de longue durée sur l’alimentation, commissionnée par l'Agence de la Santé et de la Sécurité Alimentaire, gérée par le Ministère fédéral de la Santé, de la Famille et de la Jeunesse, et réalisée par l'Université Vétérinaire de Vienne, entérine le fait que le maïs génétiquement modifiés affecte gravement la qualité de la reproduction chez la souris. Les défenseurs du sans OGM, qui ont averti de cette stérilité en lien avec d'autres risques de santé, demandent désormais l’interdiction immédiate de tout aliment et culture génétiquement modifié, pour protéger la santé de l'humanité et la fécondité dans le monde entier.

Selon cette étude conduite à l'Université de Médecine Vétérinaire de Vienne, l'alimentation des souris avec du maïs génétiquement modifié, mis au point par Monsanto Corporation aux Etats-Unis, a entraîné une baisse de natalité et du poids corporel. L’auteur principal de l'étude, le professeur Zentek, signale l’existence d’un lien direct entre la baisse de la fécondité et le régime aux OGM, et la reproduction plus performante des souris nourries au maïs naturel.

Dans cette étude de longue durée, les scientifiques autrichiens ont effectué plusieurs tests sur plus de 20 semaines, avec des souris de laboratoire nourries avec un régime contenant 33% d'une variété d’OGM (NK 603 x MON 810), et [, pour le groupe des souris témoins,] une variété naturelle, non modifiée, étroitement apparentée, utilisée dans nombre de pays. Une diminution significative statistiquement de la population des portées et du poids des petits a été constatée à la troisième et quatrième portée des souris nourries d’OGM, par rapport au groupe témoin.

Le maïs est modifié avec des gènes produisant une toxine pesticide, ainsi que des gènes permettant la survie aux épandages de l'herbicide Roundup de Monsanto.

Genetic Roulette, un livre de l'écrivain scientifique Jeffrey M. Smith distribué aux membres du Congrès l'année dernière, documente 65 atteintes graves à la santé du fait des produits génétiquement modifiés, notamment des problèmes similaires de fertilité avec des OGM de soja et de maïs : la progéniture des rats nourris de soja modifié génétiquement montre une mortalité multipliée par cinq, un poids de naissance inférieur et l'incapacité à se reproduire. Les nouveaux spermatozoïdes des souris mâles nourris de soja modifié génétiquement sont endommagés. Chez la progéniture des souris nourries aux OGM de soja, l’ADN de l’embryon a une physiologie altérée. Plusieurs agriculteurs étasuniens ont signalé la stérilité ou des problèmes de fécondité chez les vaches et les porcs nourris avec des variétés de maïs modifié génétiquement. En outre, au cours des deux derniers mois, des enquêteurs en Inde ont informé de problèmes de fertilité, d’avortements, de naissances prématurées, et d'autres graves atteintes à la santé, incluant des morts chez les buffles nourris de produits aux graines de coton modifiées génétiquement.

Les principales cultures génétiquement modifiées sont le soja, le maïs, le coton et le colza. Un OGM de betterave à sucre sera aussi introduit avant la fin de l'année.

M. Smith, qui est également directeur exécutif de l'Institut pour la Technologie Responsable a déclaré : « Les aliments génétiquement modifiés sont probablement responsables de plusieurs tendances de santé négatives aux États-Unis. Le gouvernement doit imposer l’interdiction immédiate de ces cultures dangereuses. Le consommateur n’a pas à trinquer en attendant l'action gouvernementale. Il peut télécharger la version gratuite d’un Guide d’Achat Non-OGM sur www.HealthierEating.org. »
Hier, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les bureaux de presse de Monsanto, ont été incapables d’avancer le moindre commentaire sur les conclusions des journalistes.
Aux États-Unis, la campagne Healthier Eating (mangeons plus sain) de l'Institut pour la Technologie Responsable, mobilise les citoyens, organismes, entreprises, et médias, pour atteindre le point de non retour du rejet des OGM par le consommateur.
Cet institut éduque les gens sur les dangers certifiés des OGM pour la santé, et leur fournit des choix de produits sains, sans OGM.
Il avise aussi les décideurs et le public du monde entier de l’impact des OGM sur la santé, l'environnement, l'économie et l'agriculture, et des problèmes liés à la recherche actuelle, à la réglementation, aux pratiques des entreprises, et à la couverture médiatique.


Article original en anglais, Study Confirms Genetically Modified Crops Threaten Human Fertility and Health Safety, OpEdNews, le 13 novembre 2008.

Traduction : Pétrus Lombard pour Alter Info

24/11/2008

L'éthanol sous le feu de la crise et des critiques

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/11/21/l-ethanol-sous-le-feu-de-la-crise-et-des-critiques_1121518_0.html

Compte rendu
L'éthanol sous le feu de la crise et des critiques
LE MONDE | 21.11.08 | 15h59 • Mis à jour le 21.11.08 | 20h24
RIO DE JANEIRO CORRESPONDANCE

La crise financière s'était invitée à la première Conférence internationale sur les biocombustibles, qui s'est tenue à Sao Paulo du lundi 17 au vendredi 21 novembre, ternissant l'offensive diplomatique préparée durant de longs mois par le gouvernement de Brasilia.

Deuxième producteur mondial d'éthanol, élaboré à bas prix avec de la canne à sucre, le Brésil rêve d'imposer son agrocarburant sur le marché international, comme une matière première énergétique verte, et non comme une simple denrée agricole. Les autorités, qui vantent inlassablement les mérites de cette énergie renouvelable, espéraient que cette conférence pourrait, face aux 2 000 experts et responsables politiques venus de quarante pays, légitimer leur éthanol.
Mais en période de crise, et de pétrole moins cher, l'intérêt pour les agrocarburants est retombé, et le président Luiz Inacio Lula da Silva n'a finalement pas ouvert, mais seulement clôturé les débats, tandis que le président américain George Bush, un temps dont la venue était espérée en vertu de l'accord de coopération sur l'éthanol signé entre Brasilia et Washington en mars 2007, n'a jamais confirmé sa présence.
Aux cours des débats sur les biocarburants et le développement durable, la sécurité alimentaire ou les défis pour l'écosystème, les intervenants ont tous évoqué leur préoccupation face au délicat moment traversé par l'économie mondiale. "Cette crise peut aussi être une grande opportunité pour revoir nos paramètres, et s'engager dans un cycle nouveau basé sur les biocombustibles", a tempéré l'économiste franco-polonais Ignacy Sachs.
Alors que 30 milliards de dollars d'investissements étaient attendus dans le secteur dans les prochains mois, la puissante Union brésilienne des industries de canne à sucre tend la sébile à l'Etat. "Nous allons demander au gouvernement de nous aider à traverser ce moment difficile", a avoué Marcos Jank, qui estime que la moitié seulement des 200 groupes économiques du sucre au Brésil, survivra à la tourmente.
Pourtant, les études diffusées pendant la Conférence assurent que la production de biocarburants augmentera de 191 % d'ici à 2015. Les plantations de canne gagneront du terrain. D'ores et déjà, elles ont augmenté de 15,7 % en un an au sud du Brésil, selon l'Institut national d'études spatiales.

IMPACTS NÉGATIFS

La crise n'est pas le seul élément qui affecte les perspectives de l'éthanol. Réunis loin des salons feutrés de la Conférence, une centaine de représentants de mouvements sociaux brésiliens et étrangers, dont Via Campesina, ont dressé une liste des impacts négatifs de la canne à sucre, dont les risques d'une monoculture. Dans une déclaration finale remise aux responsables de la conférence, ces organisations soulignent notamment les menaces à la sécurité alimentaire mondiale, la production industrielle des agrocarburants entrant en concurrence avec les sols et l'eau destinés à l'agriculture vivrière.

"Les premiers signes du recul des aliments se notent déjà au Brésil", affirme Jean Marc von der Weid, spécialiste de l'agriculture familiale. Et il donne en exemple l'Etat de Sao Paulo, où se concentrent deux tiers de la production d'éthanol : la progression de la canne, entre 1990 et 2003, a fait reculer d'autant les surfaces de maïs, haricot noir, riz, blé, orangers, café et coton. "Les capitaux investis dans l'industrie du sucre misent sur les meilleures terres", estime ce consultant de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La canne repousse la frontière agricole vers l'Amazonie et inquiète les écologistes. Ils s'étonnent que le gouvernement n'ait toujours pas divulgué la carte délimitant les zones interdites aux plantations de canne à sucre, pour protéger la forêt tropicale. "Cet éthanol est le moins cher du monde, mais à quel coût humain ?", interroge l'avocat en droit du travail à Recife (Etat du Pernambouc), Bruno Ribeiro. Pour lui, "avec la connivence de l'Etat, les 500 000 coupeurs de canne connaissent la précarité d'un emploi saisonnier, parfois dans des conditions dégradantes et inhumaines". De janvier 2003 à octobre 2008, 6 779 personnes ont été "libérées" de contrats de travail forcé ; 5 174 ces vingt derniers mois.
"Un esclavage moderne qui augmente dans le secteur du sucre et donc de l´éthanol", a dénoncé l´Eglise catholique du Brésil.
"Il y a un an, nos critiques étaient à peine écoutées, remarquait l'une des intervenantes du séminaire, Fatima Melo, de l'ONG Fase. Mais la crise démontre que le rythme de consommation d'énergie ne peut être soutenu, et que nous ne devons pas devenir le grenier d'agrocarburants des consommateurs européens ou américains."

Annie Gasnier

Chiffres :

- Production mondiale. Elle a atteint 55,7 milliards de litres (4 % de la consommation mondiale d´essence) en 2007. Le Brésil est le deuxième producteur mondial (31 %), derrière les Etats-Unis (48 %), et le premier exportateur.

- Production nationale. En 2007, le Brésil a produit 18 milliards de litres d'éthanol dont près de 85 % destinés au marché intérieur. Sept millions de voitures Flex-fuel ont été produites depuis 2003 (13 % du parc auto actuel).

- Plantations. 7,8 millions d'hectares, soit 5 % des terres arables. 400 usines produisent de l'éthanol. Le secteur compte un million d'employés, dont la moitié pour la récolte. La récolte est mécanisée à 55 %. Un coupeur récolte 10 tonnes en 8 heures de travail. Une machine coupe 700 tonnes en 24 heures.

Article paru dans l'édition du 22.11.08

14/09/2008

L'impact des agrocarburants dénoncé en Amérique latine

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/09/10/l-impact-des-agrocarburants-denonce-en-amerique-latine_1093604_3244.html

Compte rendu
L'impact des agrocarburants dénoncé en Amérique latine
LE MONDE | 10.09.08 | 15h17 • Mis à jour le 10.09.08 | 18h54

Avec son éthanol fabriqué à partir de canne à sucre, dont il est le deuxième producteur mondial, le Brésil éclipse ses voisins latino-américains. La ruée vers les agrocarburants est pourtant chez eux aussi une réalité de plus en plus criante. L'organisation non gouvernementale Friends of the Earth (Amis de la Terre) a publié, mercredi 10 septembre, un rapport dans lequel elle dresse un état des lieux de cette nouvelle donne régionale.

"Le carburant de la destruction en Amérique latine" : le titre laisse peu de place au suspense sur le ton de ce réquisitoire. Il accuse les agrocarburants d'exacerber la concentration de la propriété foncière, la flambée des prix agricoles et la dégradation de l'environnement. "Tous les pays étudiés ont accru ou projettent d'accroître leur production d'agrocarburants à des niveaux alarmants en menant à coups de subventions, d'exonération de taxes... des politiques très attractives pour les investisseurs", écrit le rapport, qui déplore les conséquences en termes de déforestation et de pollution liée à l'utilisation accrue des pesticides et des engrais.

RECUL DES CULTURES VIVRIÈRES

L'Argentine est encore un nain sur le marché du nouveau "pétrole vert", mais elle est le deuxième producteur mondial de soja. Friends of the Earth a calculé que les projets d'investissements programmés au cours des trois prochaines années pourraient lui permettre de produire 4 millions de tonnes de biodiesel. Pour cela, il faudra convertir ou défricher 9 millions d'hectares, l'équivalent de 60 % des surfaces actuellement cultivées en soja. Au cours des deux dernières décennies, l'expansion du soja a fait reculer les surfaces consacrées à l'agriculture vivrière et à l'élevage de 25 %. Celles destinées au fourrage ont été réduites de 50 %.

Pour alléger leur facture énergétique, l'Uruguay et la Colombie se sont aussi fixé des objectifs d'incorporation de ces carburants alternatifs à l'essence traditionnelle. En Colombie, cela suppose notamment de multiplier par trois d'ici à 2020 les surfaces consacrées au palmier à huile.

L'explosion de la demande aux Etats-Unis et en Europe joue par ailleurs un rôle croissant dans la recomposition du paysage agricole du sous-continent. Les multinationales du secteur ont pris pied dans la plupart des pays, constate le rapport en pointant la multiplication des conflits avec les communautés locales pour l'usage de la terre. La Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID), qui soutiennent le déploiement des agrocarburants, sont jugés coupables d'indifférence à ces enjeux.

Cette vision est évidemment contestée par les accusés. "Aucun des projets financés par notre institution ne concurrence des cultures alimentaires", affirme Carla Tully, chargée du financement des agrocarburants à la BID. "Les réserves de terre dans la région sont considérables, les possibilités de gains de productivité aussi. Il est important de construire une nouvelle stratégie énergétique et les agrocarburants en font partie", poursuit-elle. Mardi 9 septembre, la BID a lancé sur son site web une plateforme interactive pour permettre aux gouvernements et aux entrepreneurs de passer au crible de 23 critères environnementaux et sociaux leurs projets d'investissements. Une forme de réponse aux Amis de la Terre ?

Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 11.09.08

L’élevage aussi est une menace pour l’environnement. Des remèdes s'imposent.

lu sur le site la FAO :

http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html

L’élevage aussi est une menace pour l’environnement. Des remèdes s'imposent.

29 novembre 2006, Rome – L’élevage de bovins produit-il davantage de gaz à effet de serre que les véhicules automobiles? Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réponse est "oui".

Selon un nouveau rapport publié par la FAO, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2 (18 pour cent), sont plus élevés que ceux produits par les transports. Il est aussi une source principale de dégradation des terres et des eaux.
D’après Henning Steinfeld, Chef de la Sous-Division de l'information et des politiques en matière d'élevage de la FAO et un des auteurs du rapport, “l’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui et il faudrait y remédier rapidement”.
Avec l’amélioration des revenus et la prospérité, les habitants de la planète consomment chaque année de plus en plus de viande et de produits laitiers.
D’après les estimations, la production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 1999/2001 à 465 millions de tonnes en 2050, tandis que celle de lait devrait grimper de 580 à 1 043 millions de tonnes.

Un lourd tribut :

Le secteur mondial de l’élevage croît plus vite que tout autre sous-secteur agricole. Il fait vivre quelque 1,3 milliard de personnes et assure 40 pour cent environ de la production agricole mondiale.
Pour de nombreux agriculteurs pauvres des pays en développement, l’élevage représente aussi une source d’énergie renouvelable pour la traction animale et une source essentielle d’engrais organiques pour leurs cultures.
Cependant, cette croissance rapide fait payer à l’environnement un prix élevé, selon le rapport de la FAO Livestock’s Long Shadow –Environmental Issues and Options.
“Les coûts environnementaux par unité de production animale doivent être réduits de moitié, ne serait-ce que pour éviter d’aggraver le niveau des dégâts”, avertit le rapport.
Lorsqu’on inclut les émissions d’utilisation des terres et de changements d’utilisation des terres, le secteur de l’élevage représente 9 pour cent du CO2 dérivant des activités humaines, mais il produit une bien plus grande part de gaz à effet de serre encore plus nocifs.
Il est responsable de 65 pour cent des émissions d'hémioxyde d'azote (imputables essentiellement au fumier), qui a un potentiel de réchauffement global (PRG) 296 fois plus élevé que le CO2.

Pluies acides :

Le secteur représente en outre respectivement 37 pour cent de tout le méthane dû aux activités humaines (agissant sur le réchauffement 23 fois plus que le CO2) qui est en grande partie produit par le système digestif des ruminants, et 64 pour cent de l’ammoniac, qui contribue sensiblement aux pluies acides.
L’élevage utilise désormais 30 pour cent de toute la surface émergée de la terre, principalement des pâturages permanents mais aussi 33 pour cent des terres arables utilisées pour la production fourragère, indique le rapport.
Les forêts sont malheureusement défrichées pour créer de nouveaux pâturages, en particulier en Amérique latine où quelque 70 pour cent des anciennes forêts d’Amazonie ont été converties en pâturages.

Terres et eaux :

Parallèlement, les troupeaux sont à l’origine d’une détérioration des terres à grande échelle, 20 pour cent environ des pâturages étant considérés comme dégradés par le surpâturage, la compaction et l’érosion.
Ce chiffre est encore plus important sur les terres arides où des politiques et une gestion de l’élevage inadéquates contribuent à l’avancée de la désertification.
Le secteur de l’élevage compte parmi les secteurs les plus nuisibles pour les ressources en eau déjà appauvries, contribuant, entre autres, à la pollution de l’eau, à l’eutrophisation et à la dégénération des récifs coralliens.
Les principaux agents polluants sont les déchets animaux, les antibiotiques et les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides pulvérisés sur les cultures fourragères.
Le surpâturage diffus perturbe le cycle de l’eau, réduisant la reconstitution des eaux souterraines et superficielles. La production de fourrage nécessite le prélèvement de grands volumes d’eau.
Les animaux d’élevage seraient la principale source continentale de contamination par le phosphore et l’azote de la mer de Chine du Sud, contribuant à la perte de biodiversité des écosystèmes marins.
Les animaux de boucherie et les animaux laitiers représentent désormais environ 20 pour cent de toute la biomasse animale terrestre.

Remèdes :

Le rapport, qui a été réalisé avec le concours de l’Initiative multi-institutions Elevage, Environnement et Développement (LEAD), propose expressément de prendre en considération ces coûts environnementaux et suggère un certain nombre de moyens pour remédier à la situation, notamment:

Dégradation des terres:
contrôler l’accès et éliminer les obstacles à la mobilité sur les pâturages communaux. Utiliser des méthodes de conservation des sols et de sylvopastoralisme, et l’exclusion contrôlée de l’élevage des zones sensibles; instituer des mécanismes de rémunération des services environnementaux dans les utilisations des terres basées sur l’élevage pour aider à réduire et à inverser la dégradation des terres.

Atmosphère et climat:
accroître l’efficience de la production animale et de l’agriculture fourragère. Améliorer l’alimentation des animaux pour réduire la fermentation entérique et partant, les émissions de méthane, et mettre en place des usines de biogaz pour recycler le fumier.

Eau:
améliorer l’efficacité des systèmes d’irrigation. Instaurer une tarification de l’eau au coût de revient total et des taxes pour décourager la concentration de grandes unités d’élevage à proximité des villes.

Ces questions, entre autres, sont au coeur des débats entre la FAO et ses partenaires qui se réunissent cette semaine à Bangkok pour tracer la voie de la production animale. Les discussions porteront également sur les risques importants de santé publique liés à l’accroissement rapide de l’élevage car, de plus en plus, les maladies animales touchent également l’homme. L’accroissement du secteur peut aussi aboutir à l’exclusion des petits exploitants des marchés de la mondialisation.

Contact:
Christopher Matthews
Relations médias, FAO
christopher.matthews@fao.org
(+39) 06 570 53762

10/09/2008

L'énergie solaire

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/09/05/l-energie-solaire-photovoltaique-est-en-phase-de-decollage_1091843_3244.html

Reportage
L'énergie solaire photovoltaïque est en phase de décollage
LE MONDE | 05.09.08 | 15h17 • Mis à jour le 05.09.08 | 15h19
VALENCE (ESPAGNE) ENVOYÉ SPÉCIAL

Quelle fête ! Les industriels et scientifiques du photovoltaïque n'en finissent pas de s'étonner : jamais ils n'avaient été aussi nombreux à se réunir. La 29e Conférence de l'énergie solaire photovoltaïque, qui doit s'achever, vendredi 5 septembre, à Valence, a réuni plus de 4 000 chercheurs et un millier d'exposants. Cette affluence est à l'image d'un marché qui a explosé depuis plusieurs années, à la suite de l'instauration en Allemagne, en 2000, d'un tarif de rachat avantageux de l'électricité produite par les panneaux solaires.

Une augmentation de 40 % par an des capacités installées dans le monde, un chiffre d'affaires mondial de 24 milliards d'euros, une capacité de production installée de 3 800 mégawatt-crête (MWc) en 2007 : l'énergie photovoltaïque est sortie de la marginalité. Et les perspectives sont plus qu'encourageantes : les analystes financiers voient le marché passer à 5 000 MWc en 2008, 7 000 en 2010, et jusqu'à 20 000 en 2012.

Mais, avec la maturité, pourrait survenir la première crise : "On peut aller vers une situation où l'on produit plus que le marché ne peut absorber", avertit Winfried Hoffmann, vice-président de l'European Photovoltaic Industry Association (EPIA). Il pourrait donc y avoir une "consolidation du secteur", c'est-à-dire la disparition de plusieurs entreprises dans un marché qui a pris des allures de ruée vers l'or. Deuxième effet, plus favorable : une baisse de prix permettant de relancer la demande.

"Le problème est que le marché est concentré sur cinq pays, l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Espagne, le Japon et l'Italie, observe Ernesto Macias, président de l'EPIA. Et si l'Europe assure 75 % de la consommation, elle ne couvre que 24 % de l'approvisionnement. Les autres pays devraient faire des efforts pour développer leurs marchés." Clairement visée, la Chine, qui s'assure une part grandissante de la production de panneaux solaires - Suntech est ainsi devenue en quelques années une des premières firmes du secteur -, mais dont la consommation reste très faible, avec 100 MW en 2007.

Le photovoltaïque est-il déjà en surchauffe ? "La récession économique refroidit l'enthousiasme des investisseurs, observe Stephan Droxner, analyste pour le cabinet LBBW. Et l'on sent monter les critiques de responsables politiques sur le coût des mesures de soutien au photovoltaïque."

Ainsi, en Espagne, le marché devrait se contracter à la suite de la décision du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero de limiter l'aide au photovoltaïque à 300 MWc installés en 2009. Mais d'autres marchés pourraient décoller, notamment la France, qui a adopté un tarif de rachat de 57 centimes par kilowattheure (kWh) : "EDF est dépassée par le succès, observe Jean-Louis Bal, de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Elle traite 800 raccordements d'installations solaires au réseau chaque mois."

Si le solaire doit traverser une crise de croissance, celle-ci ne devrait être que passagère. C'est que la ressource est immense : "Elle est dix mille fois supérieure à la consommation électrique actuelle de l'humanité, observe le chercheur Jean-François Guillemoles. Et c'est une quantité inépuisable pour des millions d'années."

PARITÉ AVEC LE RÉSEAU D'ICI 2020

Daniel Lincot, président du comité scientifique du congrès de Valence, complète : "En moyenne, en France, un mètre carré de sol reçoit chaque année 1 mégawattheure. Si on récupère 10 % de cette énergie, cela représente 16 litres de pétrole ; 5 000 km2 assureraient toute la consommation électrique du pays, soit 540 terawattheure." Pour ses promoteurs, le solaire est l'énergie de l'avenir. Selon Hans-Josef Fell, député au Bundestag, "le photovoltaïque a la capacité de remplacer dans quelques décennies l'énergie nucléaire en Allemagne".

Ces perspectives appartiennent cependant encore au domaine du rêve : le coût de production de l'électricité photovoltaïque reste très élevé, allant, selon les pays, de 30 à 60 centimes d'euros par kWh. Les experts estiment cependant que la "parité avec le réseau", c'est-à-dire l'égalité entre le coût de production d'un kWh par une maison équipée et le prix facturé par le réseau pour fournir ce kWh à la maison, sera atteinte d'ici 2020. La recherche progresse en effet rapidement, tandis que le développement de l'industrie fait baisser les prix par économie d'échelle. D'immenses possibilités existent aussi dans l'électrification rurale des pays pauvres.

Le secteur devra cependant prendre en compte l'environnement, qui ne se réduit pas à l'absence d'émission de gaz carbonique. "On peut raisonnablement équiper l'Europe de 50 000 MW en photovoltaïque, assure Wolfgang Palz, qui a piloté jusqu'en 2002 les énergies renouvelables à la Commission européenne. Mais il ne faut pas se leurrer : cela signifie des panneaux vraiment partout. Il faudra chercher une bonne intégration. Or tous ces industriels qui veulent de l'argent facile ne cherchent pas à faire de jolies photopiles."

Si le photovoltaïque a vocation à équiper les toits des bâtiments, il peut aussi passer par des centrales qui occupent une très grande surface au sol. Mais il faudra démontrer que c'est le meilleur usage qu'on puisse faire de celui-ci.

Les acteurs du solaire assurent que leur souci est altruiste : "Il y a un caractère d'urgence qui donne une particularité à cette communauté, affirme Daniel Lincot. Nous voulons résoudre un problème collectif, pas simplement produire plus de choses, comme d'autres secteurs tels l'automobile ou les écrans plats."

Hervé Kempf
Références

Une énergie propre : le solaire a l'avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et de ne pas produire de déchets.

Elle peut être récupérée selon deux méthodes : dans le solaire passif, l'énergie solaire vient réchauffer un fluide dont la chaleur est utilisée pour le chauffage ou pour faire tourner une turbine ; dans le solaire photovoltaïque, l'énergie solaire vient exciter un matériau conducteur, produisant ainsi de l'électricité.

Une place encore marginale : la capacité photovoltaïque installée dans le monde est de l'ordre de 10 000 megawatt-crête et fournit moins de 1 % de la production électrique mondiale.

Article paru dans l'édition du 06.09.08

04/09/2008

EPR finlandais : c’est le contribuable français qui va payer !

lu sur :
http://www.greenpeace.org/france/news/epr-finlandais-c-est-le-cont

EPR finlandais : c’est le contribuable français qui va payer !
28 août 2008

France — Greenpeace est consterné de voir l’entêtement de la France à construire un – voire deux – EPR quand la presse révèle coup sur coup que le chantier de construction de Flamanville, en France, a déjà pris 9 mois de retard * et qu’Areva enregistre une augmentation de 50 % de la facture du chantier de l’autre EPR, en Finlande.

« Depuis des mois que nous affirmons que le budget du projet finlandais explose, rappelle Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Pour décrocher le maximum de marchés, Areva casse les prix et promet des délais intenables. Résultat : en Finlande, le chantier a pris deux ans de retard et le coût global du projet est passé de 3 à 4,5 milliards d’euros. Celui de Flamanville prend le même chemin. On a voulu faire de ces deux chantiers une vitrine du nucléaire français ? C’est réussi : on voit à quel point Areva est incapable de construire l’EPR ! »

Qui va payer pour l’EPR finlandais ?

Pour la vente de l’EPR en Finlande, Areva a obtenu de l’État français une garantie à l’exportation record de 610 millions d’euros, via l’Agence française de crédit à l’exportation (Coface). Grâce à cette coquette somme, Areva a pu proposer à son client, la compagnie d’électricité TVO, un contrat à prix fixe, très intéressant puisqu’il élimine tout risque économique pour l’acheteur. En clair, cela signifie qu’Areva paiera tous les surcoûts de sa poche. Sachant qu’en plus des dérapages budgétaires, le géant du nucléaire va aussi devoir verser à TVO des pénalités de retard, estimées à 2,2 milliards d’euros par le magazine Capital en mai dernier.

« Donc au total, l’EPR finlandais pourrait coûter jusqu’à 6,7 milliards à Areva, dont il faut rappeler que 80 % du capital sont détenus par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), une structure publique, résume Yannick Rousselet. Qui va éponger cette astronomique facture ? L’État français, donc vous et moi ! Sinon, À moins que Bouygues ne se "dévoue" et soit récompensé par un rapprochement Areva/Alstom, dont il est le principal actionnaire. »

Areva et Bouygues impliqués dans un nouveau scandale en Finlande

Greenpeace s’est procuré des documents techniques confidentiels qui révèlent que sur le chantier d’Olkiluoto, Areva et Bouygues ont autorisé la réalisation de soudures sans procédures de spécification dûment approuvées. Par ailleurs, le géant français du BTP est accusé par certains salariés d’interdire à son personnel de parler des problèmes rencontrés sur le chantier, y compris avec les représentants d’Areva, de TVO ou de l’Autorité de sûreté nucléaire finlandaise, la Stuk. Suite à ces révélations, la Stuk a dépêché une enquête dont les conclusions doivent être rendues publiques demain, vendredi 29 août.

« Olkiluoto, c’est la boule de cristal dans laquelle on peut lire les ennuis qui nous attendent à Flamanville, déclare Yannick Rousselet. Arrêtons les frais pendant qu’il en est encore temps ! » Greenpeace estime qu’à l’heure du ralentissement de la croissance, la France a certainement mieux à faire que d’engloutir au moins trois milliards d’euros – certainement beaucoup plus ! – dans un projet inutile, mal maîtrisé et risqué. Greenpeace appelle le gouvernement à stopper le programme EPR pour investir l’argent des Français dans le développement des renouvelables et de l’efficacité énergétique, qui répondent à la fois aux enjeux de lutte contre les changements climatiques, d’indépendance énergétique et de pouvoir d’achat.

* Le Canard enchaîné, 27 août 2008. Cet été, à Flamanville, les opérations de bétonnage ont été suspendues un mois. En juin, le chantier du « liner » a lui aussi été stoppé. Depuis, d’autres problèmes sont apparus : ainsi la galerie de rejet en mer, qui devrait déjà être terminée, n’est percée qu’à moitié.


Lire sur le même site l'actualité "Retard de 9 mois sur le chantier EPR : qui va payer la facture"

Une loi californienne met fin à la persécution des agriculteurs par Monsanto

Une loi californienne met fin à la persécution des agriculteurs par Monsanto.

La loi AB541, qui vient d'être votée le 31 Août par les deux chambres californiennes, est le premier texte législatif venant protéger les agriculteurs contre les risques engendrés par les cultures OGM, et notamment les problèmes liés à la contamination génétique des cultures conventionnelles et biologiques.

Le projet de loi AB 541a été introduit en 2007 par le député Jared Huffman afin d'assurer plus de transparence et plus de protection des agriculteurs vis à vis des cultures transgéniques. Cette loi édicte une protection légale des paysans californiens contre des procès abusifs visant à intimider et persécuter ceux qui souhaitaient ne pas cultiver d'OGM dans leur champs, mais qui ne pouvaient empêcher l'inévitable, c'est à dire la contamination génétique, par le pollen ou des semences impures, d'une part de leur récolte par des transgènes patentés sous contrôle d'entreprise de biotechnologie.

Ces agriculteurs, victimes de contamination génétique de leur culture, sont parfois accusés de ne pas respecter le droit de propriété intellectuelle et de ne pas s'acquitter des frais d'accès à la technologie transgénique.

Monsanto brille particulièrement dans cet exercice de harcèlement judiciaire, ce qui lui vaux le ressentiment du monde paysan sur ces propres terres (voir l'article Monsanto impopulaire sur ses terres). Entre autre, Monsanto est peu apprécié pour avoir mis sur pied une véritable « police des gènes », en contractant les services d'une agence de détectives privés chargés de parcourir la campagne pour réaliser des prélèvements illégaux dans les champs, parfois suite à des dénonciations, et ce sans autorisation explicite des propriétaires. Ces prélèvements arbitraires et invérifiables servaient ensuite de preuve dans des procès abusifs contre les agriculteurs où deux options leur étaient offertes : ou bien aller au bout du procès contre Monsanto et son armada d'avocats pour démontrer son innocence, mais risquer la ruine financière à cause des frais de justice exorbitants ; ou bien renoncer au procès en échange du versement d'une somme correspondant au droit de patente pour la totalité de la culture, une option moins onéreuse accompagnée d'une obligation de silence (« gag order ») afin d'assurer la discrétion de Monsanto.

La nouvelle loi AB541 (voir *) met donc un terme à ces pratiques abusives en prévoyant :

La protection contre des procès pour « violation du droit de propriété intellectuelle » à l'encontre d'agriculteurs ayant eu leurs récoltes contaminées à leur insu par des plantes transgéniques. Il n'existait auparavant aucun texte légal permettant aux agriculteurs de se défendre dans ce genre de dossier.

L'établissement un protocole obligatoire pour le prélèvement des échantillons de semences dans les champs des agriculteurs soupçonnés de fraude. Ce protocole requiert l'autorisation écrite de l'agriculteur incriminé ainsi que la présence d'un expert officiel pour accompagner le prélèvement réalisé par la compagnie de biotech, dans le but de réaliser un double des prélèvements afin de procéder à une contre expertise indépendante en cas de litige.

Cette loi de protection des agriculteurs contre les abus des groupes de biotechnologie a été le fruit d'un consensus extraordinaire entre les divers acteurs de la filiale agricole, regroupant pour l'occasion les associations de défense de l'agriculture biologique ainsi que les tenants d'une agriculture industrialisée. La loi a été l'objet d'habile négociations de la part du groupe « Genetic Engineering Policy Project », regroupant plus de 13 organisations de paysans conventionnels et biologiques, ou encore des associations environnementalistes.

Le député Huffman, auteur de la loi, s'en félicite : « je suis satisfait que les différentes parties prenantes sur ce sujet aient réussi à trouver une première solution aux problèmes liés à la contamination génétique des récoltes ».

A quand une loi obligeant les entreprises biotech à dédommager les agriculteurs biologiques ruinés par la contamination génétique de leur culture ?

(*)voir :
http://environmentalcommons.org/CA-AB541.html
http://www.calgefree.org/speakout.html
http://ga3.org/cfs/alert-description.tcl?alert_id=20600246
et autres informations en cherchant "ab541"

09/06/2008

mots clés: brevetage du vivant et mondialisation

lu sur lemonde.fr
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/09/les-grands-semenciers-brevetent-les-genes-d-adaptation-au-changement-climatique_1055656_3244.html

Les grands semenciers brevètent les gènes d'adaptation au changement climatique
LE MONDE | 09.06.08 | 15h17 • Mis à jour le 09.06.08 | 15h17

Monsanto, premier producteur mondial de semences transgéniques, a publié le 4 juin, à Saint-Louis (Etats-Unis), un "engagement en trois points" : la firme s'engage à "doubler la productivité du maïs, du soja et du coton en 2030 par rapport à 2000", à "développer des semences qui réduiront d'un tiers les ressources requises" d'eau et d'engrais, et à aider "à améliorer la vie des paysans, dont cinq millions des plus pauvres, en 2020". Intervenant alors que se tenait à Rome la conférence de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur la crise alimentaire, la démarche vise à convaincre que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont un atout pour faire face à ce problème et au changement climatique.

Mais pour les chercheurs indépendants d'ETC Group (Action Group on Erosion, Technology and Concentration), basés à Ottawa (Canada), la démarche des grandes firmes semencières vise d'abord à s'assurer des positions commerciales profitables. Dans un rapport publié en mai (www.etcgroup.org), ETC Group révèle que Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta et d'autres firmes ont déposé 532 brevets sur des séquences génétiques favorisant l'adaptation au changement climatique. A elles deux, Monsanto et BASF détiennent 49 % des groupes de brevets concernés. Ces deux entreprises avaient annoncé, en mars 2007, un partenariat de 1,5 milliard de dollars pour développer des plantes résistantes à des conditions climatiques néfastes - "probablement le plus grand accord privé de recherche jamais enregistré", dit ETC Group.

Ce dernier détaille les projets des principales firmes qui proposeront dès 2010 des plantes supposées adaptées à la sécheresse. Les compagnies cherchent à impliquer les grands organismes de recherche publique dans leur démarche, tels le Cimmyt (Centre international d'amélioration du maïs et du blé) ou le CGIAR (Groupe consultatif international de recherche agricole). Un programme pour développer des OGM en Afrique a ainsi été lancé par le Cimmyt avec un soutien de 47 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Pourquoi ces dépôts de brevets par les multinationales des semences sont-ils critiqués par ETC Group ? D'une part parce qu'ils risquent de distraire des ressources nécessaires à une recherche agronomique plus proche des besoins des petits paysans. Selon ETC Group, la recherche biotechnologique prolonge le modèle agro-industriel alors que la communauté des agronomes affirme que la priorité pour faire face aux crises est le soutien à l'agriculture vivrière et aux petits paysans. Cela a été clairement exprimé dans un rapport de l'ONU élaboré par la communauté scientifique et publié en avril. ETC Group cite aussi plusieurs exemples où la recherche agronomique classique parvient à élaborer des riz adaptés à des conditions très sèches.

D'autre part, le dépôt de brevets sur les gènes de familles de plantes pourrait rendre difficile aux organismes publics de recherche et aux groupes de petits paysans l'accès aux banques de semences : "Si les compagnies multinationales contrôlent les gènes-clés de la résistance à la sécheresse dans des cultures transgéniques (...), les chercheurs publics pourraient être accusés de violer les règles de propriété des gènes brevetés", s'inquiète le rapport.

Enfin, les experts soulignent que la création de plantes OGM résistantes à la sécheresse soulève de nombreux problèmes scientifiques qui sont loin d'avoir été résolus. Ainsi, selon un phénomène biologique appelé pléiotropie, le gène introduit pourrait commander d'autres caractéristiques de la plante que sa seule capacité à résister au manque d'eau.

La pression pour imposer les solutions transgéniques a été observée sur un autre front, lors de la Conférence sur la biodiversité qui s'est achevée à Bonn le 30 mai. Face à l'opposition des Etats-Unis et du Brésil, les pays africains n'ont pu obtenir le moratoire temporaire qu'ils souhaitaient sur la diffusion des arbres transgéniques, le temps d'analyser l'effet qu'ils pouvaient avoir sur les écosystèmes. Les arbres OGM pourraient produire... des agrocarburants à base de cellulose.
Hervé Kempf
Article paru dans l'édition du 10.06.08.

COMMENTAIRE : breveter le vivant est une ineptie. La vie n'appartient à personne, pas même à l'humanité, sauf à considérer que l'espèce humaine est propriétaire de toutes les autres.