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27/08/2016

De l'Arabie Saoudite et d'Al Quaida (suite)

August 25, 2016

The New York Times

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TOP STORIES
Has Saudi Arabia’s rigid strain of Islam fueled global extremism? Our special report examines the contradictions of a key U.S. ally.

Thursday, August 25, 2016 12:44 PM EDT

 
As the Islamic State projects its menacing calls for violence into the West, directing or inspiring terrorist attacks in country after country, an old debate over Saudi influence on Islam has taken on new relevance.
Has the Wahhabi tradition taught in and by Saudi Arabia made the world more dangerous? Or is Saudi Arabia merely a convenient scapegoat for extremism with many complex causes?

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voir aussi sur ce blog :

De l'Arabie Saoudite et...

10/10/2013

Aimez-vous le foot ? suite : VINCI au Qatar

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/10/10/au-qatar-les-chantiers-de-vinci-sont-interdits-aux-curieux_3493501_3210.html

Au Qatar, les chantiers de Vinci interdits aux syndicalistes trop curieux

LE MONDE | 10.10.2013 à 12h28 • Mis à jour le 10.10.2013 à 15h28 |Par Benjamin Barthe (Doha, envoyé spécial)

Deux semaines après la parution d'une enquête du Guardian affirmant que les conditions de travail au Qatar relèvent de l'"esclavage moderne", l'ambiance reste tendue dans cet émirat du golfe Persique, qui doit héberger la Coupe du monde defootball en 2022. Mercredi 9 septembre, une délégation syndicale internationale a été refoulée d'un chantier de l'entreprise QDVC, une joint-venture entre Qatari Diar, la division BTP du fonds souverain qatari, et la société française VinciConstruction.

La dizaine de membres de l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), venus enquêter à Doha, n'a pas été autorisée à visiter le site où QDVC participe à la construction du tramway de Lusail. Cette ville nouvelle en lisière de Doha, qui commence à sortir des sables, abritera le stade de 90 000 places où se disputera la finale du Mondial. Après avoir consulté par téléphone sa hiérarchie, un jeune ingénieur français a expliqué à ses interlocuteurs, venus sans rendez-vousen bonne et due forme, qu'ils ne pouvaient pas pénétrer sur le chantier "pour des raisons de sécurité".

La justification n'a pas convaincu les syndicalistes, qui en amont de leur arrivée au Qatar, et avant même le "coup" du Guardian, avaient pris contact avec VinciConstruction. "Nous les avons approchés par plusieurs canaux et nous nous sommes heurtés à un refus catégorique de visite, affirme Gilles Letort, de la CGT.C'est la raison pour laquelle nous avons débarqué sur le site sans prévenir."

MANIFESTATION AUX CRIS DE "FIFA CARTON ROUGE"

Le géant du BTP français, qui a récemment remporté un contrat pour la construction du métro de Doha et qui espère se voir attribuer quelques-uns des méga-chantiers du Mondial 2022, n'a pas été le seul importuné par la visite de l'IBB. Il a fallu que la petite troupe manifeste devant le siège du comité organisateur de la Coupe du monde, en criant "FIFA carton rouge", pour que celui-ci consente à les recevoir. Une opération d'agit-prop qui détonne dans ce pays, où les travailleurs immigrés (99 % de la main-d'œuvre dans le secteur du bâtiment) n'ont le droit ni de faire grève ni de former des syndicats.

En réaction, le président du Comité national qatari des droits de l'homme, Ali Al-Merri, s'est désolidarisé de cette mission d'enquête, pourtant organisée par ses services"L'amélioration des conditions des travailleurs n'est pas leur objectif véritable, a-t-il déclaré. Nous leur avons pris des rendez-vous (...), mais ils veulent voir n'importe quel responsable à n'importe quel moment."

Jeudi, à l'issue d'une conférence de presse donnée par la délégation syndicale, M. Merri a salué les efforts du gouvernement pour améliorer la situation des travailleurs immigrés et dénoncé la "propagande" de la délégation.

A la place du ministre du travail qatari, Ali Ahmed Al-Khalifi, qui s'est dit indisponible, les syndicalistes ont été reçus par l'un de ses subordonnés, le sous-secrétaire Hussein Al-Mollah. Celui-ci, qui avait taxé les accusations du Guardiande "conspiration", a assuré à ses interlocuteurs que les entreprises présentes au Qatar respectaient "à 99 % le code du travail", ajoutant "nous intervenons lorsque le travailleur dépose une plainte".

SALAIRES DE MISÈRE, PASSEPORTS CONFISQUÉS

Les déclarations qui ont fait sourire les ouvriers indiens et népalais réunis mercredi soir par l'IBB, dans l'arrière-salle d'un restaurant de Doha. Salaires de misère (autour de 150 euros par mois en moyenne), logements exigus et insalubres, passeports confisqués par l'employeur, accidents du travail ignorés, primes non versées ? De quoi remplir un immense cahier de doléances.

Jeudi, les enquêteurs de l'IBB devaient visiter le site de Mcheireb, un autre chantier pharaonique, piloté par l'entreprise australienne Brookfield, qui a jugé plus opportun de leur ouvrir ses portes.

Benjamin Barthe (Doha, envoyé spécial) 
Journaliste au Monde

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voir aussi la note du 6/10/13 sur ce blog :

Aimez-vous le foot ?

06/10/2013

Mondialisation et néolibéralisme : tout pour le profit

à lire sur MEDIAPART :

 

A LA UNE
Des  cobayes  humains  au  rabais :  une  ONG  suisse  enquête
PAR AGATHE DUPARC

Ils sont 25 millions d'individus à participer à des essais cliniques. L’ONG suisse, la Déclaration de Berne, a enquêté dans plusieurs pays dont l’Ukraine et la Russie, où les grands laboratoires pharmaceutiques mènent des études à moindre frais, en piétinant les principes éthiques.

22/06/2013

L'article du Canard

Enchaîné que j'ai choisi cette semaine :

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25/05/2011

Démocratie réelle, maintenant !

communiqué d'ATTAC France :

En Espagne, le mouvement "Democracia real ya" s'oppose à  l'emprise de la finance servie par une classe politique inféodée.  Attac France invite toutes celles et ceux qui se sentent solidaires et concerné-e-s à  rejoindre le mouvement en participant dimanche 29 mai à 14h au rassemblement place de la Bastille. 

Pour nous, cette date a une saveur particulière 6 ans après le refus du traité constitutionnel européen en France. Le contenu de ce traité rejeté par le peuple a été repris intégralement par les parlementaires dans le traité de Lisbonne qui permet aujourd'hui à ceux qui nous gouvernent de continuer leur œuvre de désintégration sociale. Le désastre social en cours partout en Europe va être aggravé par les nouvelles réformes, discutées au Parlement européen en juin, qui permettront à la Commission européenne d'imposer autoritairement la réduction des dépenses publiques et des salaires. Les jeunes espagnols viennent en France dire leur volonté de justice sociale et de vraie démocratie : rejoignons les.  

Attac France,
Paris, le 25 mai 2011

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Démocratie réelle, maintenant !


Depuis le début de la crise financière en 2008, nos gouvernants ont décidé de mettre à genoux les peuples au lieu de faire payer les banques. Les démocraties européennes ont été séquestrées par les marchés financiers internationaux. Nous sommes pris à la gorge par les plans d’austérité qui se multiplient partout en Europe. Le chômage a explosé et plonge dans la précarité et la misère des millions de personnes. La crise touche tout le monde. En France, alors que les profits du CAC 40 ont doublé, le chômage des jeunes atteint 25 %. En Espagne, c’est 40 % des moins de 35 ans qui sont sans emploi.

Face à cela, le peuple espagnol s’est soulevé. Depuis le 15 Mai, ce sont des dizaines de milliers d’espagnols qui occupent les places jour et nuit. Le mouvement Democracia Real Ya ! (Une démocratie réelle maintenant !) s’organise autour de deux axes de revendications : régénération démocratique du système politique et défense d’une politique sociale. Il s’agit d’une véritable mobilisation citoyenne totalement indépendante et autogérée.

Suite aux rassemblements de solidarité organisés par les Espagnols résidant en France, nous citoyens nous reconnaissons dans les aspirations du peuple Espagnol. Nous appelons chacun à devenir acteur de cette dynamique de changement. La révolte des pays arabes a traversé la Méditerranée. Le réveil du peuple espagnol envoie un message clair à tous les européens, à nous de saisir cette opportunité.

Face à cette oligarchie politique qui détient tous les pouvoirs, revendiquons la convocation d’une Assemblée Constituante pour rappeler à nos gouvernants que le seul souverain, c’est le peuple !

Face à la poignée d’ultra riches qui parasitent notre société, exigeons une nouvelle répartition des richesses !

Nous appelons donc partout en France à l’organisation de rassemblements et d’occupations pacifiques des places publiques. C’est en nous réappropriant l’espace public que nous déciderons ensemble des revendications et des moyens d’action (culturels, artistiques, politiques et citoyens).

La seule limite à l’exploitation, c’est la résistance à l’exploitation !


Voté à l’unanimité par l’Assemblée Générale de Paris,

Place de la Bastille,

Dimanche 22 Mai 2010


24/06/2010

Textiles, néolibéralisme, délocalisations

Quelques chiffres.

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/24/textile-retour-au-calme-au-bangladesh-apres-les-greves_1378045_3234.html

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Textile : retour au calme au Bangladesh après les grèves
LE MONDE | 24.06.10 | 13h36  •  Mis à jour le 24.06.10 | 13h37

es 800 000 ouvriers travaillant dans 700 usines textiles situées au Bangladesh, qui étaient en grève depuis le 19 juin pour réclamer des salaires plus élevés, ont repris le travail mercredi 23 juin. Le mouvement avait provoqué de violentes manifestations, rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes et réprimées par les forces de l'ordre.

Mardi, dans la zone industrielle d'Ashulia, au nord de Dacca, la police anti-émeute a tiré des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes sur les manifestants pour les disperser. Pour la quatrième journée consécutive, ils avaient érigé des barricades avec de vieux pneus, mis le feu à des camions, et lancé des projectiles sur les forces de l'ordre.

Ces mouvements ont créé un "climat de panique et d'anarchie", avec le saccage d'une cinquantaine d'usines, empêchant de livrer des commandes à temps, selon le patronat des fabricants et des exportateurs de textile (BGMEA). Celui-ci avait décidé le même jour la fermeture de ces usines jusqu'à nouvel ordre.

Le ministre du travail, Mosharraf Hossain, avait alors promis, à l'issue d'une réunion d'urgence avec le patronat du textile, des hausses de salaires, mais avait aussi menacé de "mesures énergiques" les manifestants. Mercredi, après avoir reçu l'assurance du gouvernement que la sécurité serait garantie pour entamer des négociations, le BGMEA a décidé de rouvrir les usines.

Celles-ci travaillent aussi bien pour les enseignes Walmart, H&M, Tesco, Carrefour, Metro que pour de grandes marques comme Tommy Hilfiger, Gap ou Levi Strauss.

Les ouvriers exigent un salaire d'au moins 5 000 takas (60 euros) par mois ; l'actuel salaire minimum, fixé en 2006, n'est que de 2 000 takas (24€).

Le Bangladesh est le pays où les ouvriers du textile sont le moins bien payés de la planète, selon l'International Trade Union Confederation, spécialisée dans le droit du travail et basée à Vienne (Autriche).

Les ouvriers affirment qu'ils ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs familles, en raison de la récente hausse des prix des biens de consommation. Rashida Akter, une jeune couturière de 23 ans employée sur un site de Dacca, dit ainsi qu'il lui "est devenu impossible de payer, comme par le passé, toutes ses factures avec un salaire de 1 200 takas" (14,4€).

Au Bangladesh, l'industrie du textile représente 80 % des exportations et pèse, dans la balance commerciale, 12 milliards de dollars (9,8 milliards d'euros). Elle emploie quelque 2 millions de personnes, soit 40 % de la main-d'oeuvre nationale, réparties dans 4 000 usines. La plupart des employées sont des femmes.

Selon Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l'Institut français de la mode (IFM), le Bangladesh représente, pour les fabricants de prêt-à-porter, une alternative à la Chine, essentiellement dans le façonnage des vêtements bon marché et de la maille.

Jean-Marc Genis, le président exécutif de la Fédération des enseignes de l'habillement ajoute que "toutes les grandes enseignes font du "sourcing" en Asie, sans jamais concentrer toutes leurs commandes dans un seul pays. Elles sont dispersées entre la Chine, le Vietnam, le Bangladesh, le Cambodge, selon les prix et le savoir-faire local en façonnage". Vu l'extrême multiplicité des fournisseurs, si l'un ne peut pas effectuer une commande, cette dernière est rapidement délocalisée ailleurs.

C'est l'essence même de la problématique sociale de la mondialisation dans le secteur du textile. Aucun des pays n'a vraiment de prise sur les commanditaires, ces géants du prêt-à-porter qui diversifient jusqu'à 700 ou 1 000 le nombre de leurs sous-traitants sur la planète entière. Cela leur permet de jouer la concurrence, d'imposer les tarifs les plus bas et de ne pas être trop dépendants de ces usines.

Cette tendance s'est accrue avec "le phénomène de changes qui n'est pas favorable aux vêtements de grande consommation : ils sont vendus en euros mais produits en zone dollar", souligne Evelyne Chabalier, directrice des études économiques de l'IFM.


Nicole Vulser (avec AP et AFP)
Article paru dans l'édition du 25.06.10