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20/07/2017

Pétrole et matières plastiques, omniprésents dans notre vie quotidienne !

 

Depuis 1950, l'homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques

www.lemonde.fr/.../depuis-1950-l-homme-a-fabrique-8-3-milliards-de-tonnes-de-plastiq...

    
Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques.
La production mondiale de ce matériau qui pollue massivement l’environnement pourrait atteindre 25 milliards de tonnes d’ici à 2050.

Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques.pdf

07/07/2017

L'Espiguette, vous connaissez ?

Opposition à l'autorisation d'exploiter le site de stockage d'hydrocarbures de l'Espiguette (30)

 

Risques majeurs d’explosion et de pollution sur la zone naturelle protégée et la plage de l’Espiguette

En septembre 2015, nous avons été informés de l’avis d’enquête publique publié par la commune du Grau du Roi (Gard) portant sur l’autorisation d’exploiter un site de stockage d’hydrocarbures attenant à la plage de l’Espiguette. Nous fréquentons cette plage et la présence d’un tel équipement dans une zone classée à plusieurs titres (Natura 2000, Ramsar, ZPS, ZNIEFF…) nous a surpris !

Découverte de ce site insoupçonné

Effectivement, six cuves semi-enterrées permettant le stockage de 66 000 m3 de kérosène sont situées à moins de 500 m de la plage.
Ce site dangereux hérité de la guerre froide, classé SEVESO seuil haut a été installé au sein du massif dunaire, pour les besoins de l'OTAN à l'aube des années soixante.
Un oléoduc secondaire le relie à l’axe principal Noves (13) / Fos-sur-Mer / Feyzin / Langres (52).
Depuis 1982 et la fin de son approvisionnement par la mer, plus rien ne justifie une telle installation dans un site naturel aussi sensible.

Le stockage d’hydrocarbures est très dangereux

Des accidents graves ont eu lieu à Feyzin (Rhône), et à Berre (Bouches-du-Rhône), où les cuves étaient pourtant aux normes (double paroi), ce qui n’est pas le cas à l’Espiguette.
En été, cette plage accueille 10 000 estivants par jour, la route qui y mène est une impasse.

Nous sommes inquiets. Dans l’immédiat nous demandons une mise aux normes du site et la mise en place d’un Plan Particulier d’Intervention (PPI). Dans les meilleurs délais, ces cuves doivent être vidées, et ce site de stockage abandonné sous le contrôle d’une Commission de suivi du site.

Le PPI est un plan d’organisation entrant dans le champ du plan ORSEC départemental. Il englobe des mesures de prévention et de sécurité minimales pour les personnes et l’environnement face au danger potentiel d’un tel équipement en cas d’incident ou d’accident.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussill...

Lien ci-dessus pour visualiser le reportage du journal de Soir3 du 05/02/2016, mais ensuite, revenez sur cette page!

Attention, des "erreurs" s'y sont glissées :
- ce ne sont pas 35 000 litres de kérosène stockés mais 66 000 m3 ;
- ces cuves ne sont pas doublées, comme le prévoit l'arrêté du 18 avril 2008 relatif aux réservoirs enterrés de liquides inflammables ;
- contrairement à ce qu'annonçait M. Crauste, Maire du Grau du Roi, il n'y aura pas de PPI (plan particulier d'intervention) puisque l'arrêté préfectoral du 19 mai 2016 en dispense le dépôt pétrolier de l'Espiguette.

A quoi servira l'argent collecté ?

Un arrêté préfectoral de dispense de PPI a été publié le 19 mai 2016. Nous avons engagé Maitre Bertella-Geffroy pour introduire le 19 juillet 2016 un recours pour abus de pouvoir contre cet arrêté auprès du Tribunal Administratif.

Un second arrêté émanant du Ministère de la Défense, publié le 11 avril 2016, délivre l'autorisation d'exploiter au SNOI (syndicat national des oléoducs interralliés) le stockage d'hydrocarbures de l'Espiguette. Le 10 avril 2017 nous avons déposé avec notre avocate un recours de plein contentieux auprès du Tribunal Administratif de Nîmes.

Nous collectons des dons pour pouvoir financer les frais de procédure et d'expertise que nous avons engagés et poursuivre notre action.

Notre groupe

Nous sommes des résidents de la Petite Camargue ou nous la fréquentons régulièrement. Nous sommes sensibles à cet environnement exceptionnel et attachés à sa conservation.
Ce dépôt d'hydrocarbures est obsolète, possiblement générateur de pollution irréversible et d’importants dégâts humains que nous tenons à prévenir.

 

20/03/2017

Ce que les « Monsanto Papers » révèlent du Roundup : à lire !!!

lu sur : 

Ce que les « Monsanto Papers » révèlent du Roundup - Le Monde

www.lemonde.fr/.../ce-que-les-monsanto-papers-revelent-du-roundup_5096602_3244.h...
Il y a 2 jours - La justice américaine a déclassifié des correspondances internes de la firme. Dès 1999, cette dernière s'inquiétait du potentiel mutagène du ... 
 

Ce que les « Monsanto Papers » révèlent du Roundup

La justice américaine a déclassifié des correspondances internes de la firme. Dès 1999, cette dernière s’inquiétait du potentiel mutagène du glyphosate.

LE MONDE ECONOMIE | 18.03.2017 à 06h44 • Mis à jour le 18.03.2017 à 07h19 | Par Stéphane Foucart

Rarement hasard du calendrier aura été plus embarrassant pour une agence d’expertise. Dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto, la justice fédérale américaine a déclassifié, jeudi 16 mars, plus de 250 pages de correspondance interne de la firme agrochimique, montrant que cette dernière s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, principe actif de son produit phare, le Roundup, et molécule phytosanitaire la plus utilisée au monde.

Or le 15 mars, à la veille de la publication de cette documentation confidentielle, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) annonçait qu’elle ne considérait le glyphosate ni comme cancérogène ni même mutagène – c’est-à-dire capable d’engendrer des mutations génétiques.

Pour Monsanto, l’affaire est cruciale : le Roundup est la pierre angulaire de son modèle économique, fondé sur la vente liée de ce pesticide et des cultures transgéniques capables de le tolérer.

Ces documents internes de la firme de Saint Louis (Missouri) ont été rendus publics dans le cadre d’une action collective portée devant une cour fédérale de Californie par plusieurs centaines de travailleurs agricoles touchés par un lymphome non hodgkinien (un cancer du sang). S’appuyant sur un avis rendu en mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les plaignants attribuent leur maladie au contact prolongé avec l’herbicide commercialisé par Monsanto.

Connivences

Les précédentes archives déclassifiées dans le cadre de cette affaire ont notamment montré que Monsanto avait bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).

Cette fois, les courriels mis au jour racontent une autre histoire.
En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens. Tout l’enjeu est de les convaincre que le produit n’est pas génotoxique.

« Prenons un peu de recul et regardons ce que nous voulons vraiment faire, écrit un cadre de l’entreprise à ses collègues. Nous voulons trouver quelqu’un qui est familier du profil génotoxique du glyphosate/Roundup et qui peut avoir une influence sur les régulateurs, ou conduire des opérations de communication scientifique auprès du public, lorsque la question de la génotoxicité [du glyphosate] sera soulevée. »

Les messages échangés suggèrent qu’en interne, la crainte est forte que le glyphosate ne soit considéré comme génotoxique, c’est-à-dire nocif pour le matériel génétique et donc capable d’y induire des mutations susceptibles d’initier des cancers.

Un rapport jamais rendu public

La firme de Saint Louis jette son dévolu sur James Parry, alors professeur à l’université de Swansea (Pays de Galles), l’un des papes de la la génotoxicité – auteur de près de 300 publications. Mark Martens, alors directeur de la toxicologie de Monsanto pour l’Europe et l’Afrique, est chargé de cornaquer le savant britannique et le faire accoucher d’un rapport sur le sujet.

Hélas ! James Parry semble n’avoir pas saisi les règles tacites de l’exercice. Au lieu de défendre le glyphosate en mobilisant ses connaissances, il fait valoir de sérieuses inquiétudes. Le rapport qu’il remet à Monsanto ne sera jamais rendu public, ni transmis aux autorités de régulation.

Et pour cause : sur la base d’études alors récentes, écrit M. Parry, « je conclus que le glyphosate est un clastogène potentiel in vitro ». Une substance « clastogène » est un mutagène capable de casser l’ADN et d’induire des aberrations chromosomiques. Sur la foi d’observations menées sur des cellules sanguines (lymphocytes) bovines et humaines, James Parry ajoute que « cette activité clastogénique [du glyphosate] pourrait se produire in vivo dans les cellules », à l’exception des cellules germinales (spermatozoïdes et ovocytes).

James Parry précise que le mécanisme en jeu serait la capacité du glyphosate à induire un « stress oxydatif » sur les cellules – c’est précisément ce processus qui sera identifié par le Centre international de recherche sur le cancer, dans sa monographie de mars 2015. Une monographie que Monsanto qualifiera immédiatement, dans un communiqué, de « science pourrie »...

L’impact sanitaire des « surfactants »

Le rapport de Parry est fraîchement accueilli. Le 31 août 1999, un cadre de la firme écrit à ses interlocuteurs qu’il est « déçu » par le texte rendu et interroge : « A-t-il déjà travaillé pour l’industrie sur ce genre de projet ? » Le scientifique britannique suggère à Monsanto, dans son rapport, de conduire des tests spécifiques pour explorer plus avant le potentiel mutagène du glyphosate.

En septembre 1999, l’un des toxicologues de Monsanto écrit à ses collègues que « Parry n’est pas la personne qu’il nous faut et cela prendrait pas mal de temps, de dollars et d’études pour l’amener à l’être ». « Nous n’allons simplement pas conduire les études qu’il suggère, ajoute-t-il à l’adresse de Mark Martens, le cornac de James Parry. Mark, penses-tu que Parry peut devenir un avocat solide sans mener ces travaux ? Sinon, nous devrions commencer sérieusement à chercher une ou plusieurs autres personnalités avec qui travailler. »

L’intéressé ajoute, à propos de la génotoxicité possible du glyphosate : « Nous sommes actuellement très vulnérables. »

En interne, l’affaire crée des remous pendant plusieurs mois. Dans un courriel collectif envoyé en 2001 par une haute responsable de la firme, Mark Martens est stigmatisé : « Mark n’a pas bien géré cela et on en est presque arrivé à voir Parry déclarer le glyphosate génotoxique... »

Ce n’est pas tout. L’impact sanitaire des « surfactants » (ces produits ajoutés au glyphosate pour démultiplier son pouvoir herbicide) apparaît comme une autre épine dans le pied du géant de l’agrochimie. Selon les plaignants, leur présence augmenterait l’absorption du glyphosate par la peau, accroissant ainsi l’exposition des travailleurs agricoles au produit.

Monsanto conteste la classification de l’OMS

Interrogée le 11 janvier 2017 par les avocats des plaignants, Donna Farmer, l’une des toxicologues de Monsanto, assure « n’avoir aucune donnée certifiant » ce soupçon. Las ! Dans les documents déclassifiés, un rapport interne de 2001 et signé de scientifiques de la firme, liste six mécanismes par lesquels « les surfactants sont capables d’augmenter l’absorption du glyphosate par la peau ».

Interrogée par Le Monde, Monsanto rappelle que toutes les agences réglementaires considèrent le glyphosate comme sûr et conteste la classification de l’Organisation mondiale de la santé, qui l’estime mutagène et cancérogène probable pour l’homme.

Que pense M. Parry de l’affaire ?  Difficile de le savoir : il est décédé en 2010.

La firme de Saint Louis assure, elle, que le rapport du scientifique britannique ne faisait que « répondre à quelques études isolées », rudimentaires et irréalistes (injection directe de la substance, etc.). « Le Dr Parry a initialement cru que ces études montraient des effets génotoxiques possibles du Roundup et a suggéré à Monsanto de conduire plus d’analyses, par le biais d’études de génotoxicité », précise la société au Monde.

Celles-ci auraient été conduites et auraient finalement changé l’opinion de M. Parry. Pour en avoir le cœur net, les avocats des plaignants demandent donc l’accès à plus de documents internes, dont les correspondances entre M. Parry et son cornac. Les révélations des

« Monsanto Papers » ne font peut-être que commencer.

22/09/2016

Accident nucléaire : Consultation publique sur le projet de décret relatif aux zones qui seraient contaminées en cas d'accident

Consultation publique sur le projet de décret relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants  :  ATTENTION : date limite 30/09/2016

Une consultation dont les médias n'ont pas parlé et qui ne dure (n'a duré) qu'un mois : du 31/8 au 30/9/2016 !


La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Transposition de la directive Euratom 2013/59 : Niveaux d ... - Criirad

www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html


Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.
Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.
 
Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

<![if !supportLists]>-          <![endif]>20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
<![if !supportLists]>-          <![endif]>1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants  dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

 

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !

Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret    


Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité


CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50


asso@criirad.org – www.criirad.org

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Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable....

ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis

03/09/2016

"L'Europe, l'Europe, l'Europe, en sautant comme un cabri ...

à lire sur MEDIAPART :

Plus les agriculteurs polluent, plus ils touchent d’aides de l’Europe

Par Jade Lindgaard

Alors que les pays européens tentent de trouver un accord sur la politique agricole commune en 2020, une étude démontre que les aides directes bénéficient le plus aux agriculteurs les plus pollueurs. Mais elle prouve aussi que dans le contexte actuel de déséquilibre entre l’offre et la demande, la stratégie de produire toujours plus n’est pas la bonne. Lire la suite

voir aussi :

Charles de Gaulle - Vidéo Ina.fr

www.ina.fr/video/I00012536
 
... :"Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ...
 

Charles de Gaulle "Cabri, l'Europe ! l'Europe !" - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=zufecNrhhLs
6 août 2012 - Ajouté par Ina Politique

Charles de Gaulle "Cabri, l'Europe ! l'Europe ! ... peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l ...

29/07/2016

Perturbateurs endocriniens : comment faire des profits à coup sûr ?

Ceux qui les fabriquent sont les mêmes que ceux qui produisent les médicaments qui essayent de soulager les malades.

lu sur :

La Commission européenne doit-elle revoir sa copie ? A la mi-juin, avec deux ans et demi de retard sur le calendrier réglementaire, l’exécutif européen proposait des critères définissant les perturbateurs endocriniens – ces polluants de l’environnement (pesticides, plastifiants, solvants, etc.) capables d’interférer avec le système hormonal et nocifs à faibles niveaux d’exposition. Dans un commentaire critique publié mercredi 27 juillet, l’Endocrine Society estime que les propositions de Bruxelles en la matière ne sont pas à même de protéger la santé publique.

Les termes utilisés par la société savante d’origine américaine, qui représente 18 000 chercheurs et cliniciens internationaux spécialistes du système hormonal, sont sans ambiguïté. Les critères proposés par Bruxelles ne respectent pas l’état de la science et exigent « un niveau de certitude scientifiquement presque inatteignable » pour classer une substance dans la catégorie des perturbateurs endocriniens. Ceux-ci sont présents à des degrés divers dans la chaîne alimentaire, de même que dans une grande variété de produits domestiques d’usage courant (contenants alimentaires, cosmétiques, retardateurs de flamme…).

« En dépit de l’état de la science, les critères proposés par la Commission européenne conduiraient à attendre jusqu’à être certain qu’un produit chimique est responsable d’effets délétères pour la santé humaine avant d’agir, détaille la société savante dans sa lettre. Du fait qu’il faut attendre plusieurs années ou générations avant que les dégâts d’un perturbateur endocrinien ne deviennent apparents, cette approche permettrait à des substances de synthèse de produire des dégâts substantiels sur les populations avant qu’elles soient régulées. »

« Un coût humain incalculable »

L’Endocrine Society souligne que plus de 1 300 études publiées dans la littérature scientifique font état de « liens entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens et des maladies ou des troubles sérieux comme l’infertilité, le diabète, l’obésité, des cancers hormono-dépendants et des désordres neurologiques ». Les scientifiques rappellent que des études récentes suggèrent que les dégâts sanitaires dus à l’exposition de la population européenne à ces substances non encore régulées sont « de l’ordre de 163 milliards d’euros par an, en frais de santé et en perte de productivité économique ». « Le coût humain, lui, est incalculable », ajoute la société savante.

Avant d’être adoptés, les critères mis sur la table par Bruxelles devront être discutés par les Etats membres et passeront devant le Parlement européen. « La Commission prend note du commentaire de l’Endocrine Society et l’évaluera, de même que les commentaires reçus par les autres parties prenantes et les pays tiers, dans le contexte de l’Organisation mondiale du commerce », dit-on à Bruxelles.

Plusieurs Etats membres ont manifesté leur désaccord. En déplacement à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Ségolène Royal a déclaré, jeudi 28 juillet, que la proposition de réglementation de Bruxelles était « extrêmement décevante ». La ministre française de l’environnement a ajouté avoir écrit, « avec [s]es homologues danois et suédois », à Jean-Claude Juncker, le président de l’exécutif européen, « pour défendre une position ambitieuse permettant notamment d’interdire l’utilisation de perturbateurs endocriniens dans les pesticides ».

Poursuivie en carence par plusieurs Etats membres, le Conseil et le Parlement européens, la Commission a été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne, en décembre 2015, pour avoir tardé à publier les fameux critères réglementaires.


image: http://s1.lemde.fr/image/2014/04/18/24x24/1100512061_4_69da_13978337662458-photo_c9ba65d8f20a753dc99c4985b470bd9d.jpg

Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/07/29/polluants-chimiques-le-projet-de-reglementation-de-bruxelles-critique-par-les-scientifiques_4976260_3244.html#aHRxICMwsmHKiek0.99

14/05/2016

Les sénateurs et l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles"

29/01/2016

Le 28 février à Barjac (Gard)

communiqué :


Total vient de gagner son recours contre l'État : le tribunal administratif annule la décision du gouvernement Fillon qui en 2011 avait abrogé son permis de recherche d'hydrocarbures de Montélimar. Nouvelle preuve des failles de la loi votée en juillet 2011 que nous avons toujours dénoncées. Les opposants appellent déjà à manifester le 28 février à Barjac (Gard). Explications et perspectives, notamment quelques semaines après la fin de la COP21 :

24/01/2016

France : le " préjudice écologique " et la loi

Le Sénat sort des limbes le préjudice écologique
Le Monde - Il y a 2 jours
 
La question épineuse du préjudice écologique
RSE Magazine - Il y a 3 jours

Plus d'actualités pour "sénat préjudice écologique"

26/09/2015

TGV : validation des liaisons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax malgré l'avis négatif de la commission d'enquête publique

Scandale !

Lignes à grande vitesse : le gouvernement valide les liaisons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax

Le gouvernement a validé la réalisation des lignes à grande vitesses (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, dans le cadre du Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO), malgré l'avis négatif de la commission d'enquête publique, a annoncé aujourd'hui le ministre des Transports Alain Vidalies.

"J'ai averti aujourd'hui Alain Rousset, Alain Juppé et Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax, sur laquelle la commission d'enquête publique avait émis un avis négatif", a indiqué par téléphone à l'AFP le ministre, qui était présent à la Fête de la rose de la fédération socialiste des Landes à Soustons.

Plus d'infos sur Le Figaro

31/07/2015

Changement climatique : les pollueurs au courant depuis longtemps

à lire sur :

Exxon knew of climate change in 1981, email says – but it funded deniers for 27 more years

A newly unearthed missive from Lenny Bernstein, a climate expert with the oil firm for 30 years, shows concerns over high presence of carbon dioxide in enormous gas field in south-east Asia factored into decision not to tap it

09/03/2015

La Grèce et l'Eldorado

à lire sur le site de l'Humanité :

Les citoyens de Chalcidique préfèrent la vie à l'or

L'Humanité - 

Eldorado Gold, multinationale canadienne, voulait passer en force pour exploiter une gisement à ciel ouvert. S’appuyant sur un large mouvement d’opposition, Syriza vient de stopper ce projet délétère pour l’environnement et l’avenir économique de la région.

06/03/2015

ZAD de Sivens : pour qui roule le préfet ?

à lire sur Le Point :

Barrage de Sivens : une "très haute tension" 
À la veille d'une réunion cruciale pour l'avenir du projet, les journaux s"inquiètent du climat délétère qui règne entre pro et anti-barrage. Lire

Les forces de l'ordre mènent la charge contre les anti-barrage, le 1er septembre 2014.Les forces de l'ordre mènent la charge contre les anti-barrage, le 1er septembre 2014. © FLORINE GALEORN / AFP

24/02/2015

Chimie, dégradation de l'environnement : les conséquences sont là

Quelques liens pour s'informer :

 

Montée préoccupante de la puberté précoce - Le Monde

www.lemonde.fr/.../montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_ 1650684.html

il y a 1 jour ... Montée préoccupante de la puberté précoce ... véritable épidémie de pubertéprécoce », affirme le professeur Charles Sultan, chef du service ...

 

Midi-Pyrénées, région la plus touchée par la baisse de la qualité du sperme ...

www.ladepeche.fr/.../1830028-midi-pyrenees-region-plus-touchee-baisse- qualite-sperme.html
 
1 mars 2014 ... «Dans la région, la situation est alarmante». Charles Sultan est l'un des plusgrands pédiatres endocrinologues au monde. ... je vois une explosion des cas de puberté précoce (chez les filles) et ... on assiste à une montée en flèche du nombre d'enfants souffrant d'affections provoquées par les pesticides.

 

Sciences : Collectif Une Place pour Tous !

collectifuneplacepourtous.midiblogs.com/sciences/

2 déc. 2014 ... Les indices s'accumulent quant à l'implication des polluants dans la montée enpuissance des troubles autistiques et comportementaux ..... Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est ..... puberté précoce.pdf ... Le Pr Charles Sultan, spécialiste des troubles hormonaux au Centre ...

 

Pr Charles Sultan : Perturbateurs endocriniens et puberté précoce ...

criigen.org/.../Pr-Charles-Sultan-Perturbateurs-endocriniens-et-puberteprecoce-chez-la-fille
 
Intervention du Pr Charles Sultan, endocrinologue au CHU de Montpellier et ... sur les perturbateurs endocriniens et la puberté précoce, lors de la table-ronde.

21/02/2015

Salon de l'agriculture, pesticides interdits, santé publique

La justice européenne ne fait rien, la justice française non plus.

À propos d'une enquête qui paraît dans Le Monde aujourd'hui, quelques liens :

ENQUÊTE

Ecocide 5/5. De Shanghaï à Figueras, enquête sur le trafic illégal de pesticides, interdits ou contrefaits, qui empoisonnent sols, agriculteurs et consommateurs.

Rémi Barroux 

Des pesticides interdits, mais encore utilisés ! - Techniques de l ...

www.techniques-ingenieur.fr/.../des-pesticides-interdits-mais-encore-utilises- article_87755/
15 janv. 2014 ... Plusieurs pesticides sont aujourd'hui interdits d'utilisation en France en raison de leur toxicité. ... L'enquête a révélé un trafic avec l'Espagne.
 

Le trafic des PESTICIDES INTERDITS est en plein essor ...

www.humanite-biodiversite.fr/.../le-trafic-des-pesticides-interdits-est-en-plein- essor
25 mars 2014 ... Les fraises sont bourrées de pesticides interdits de longue date. ... Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l'association Générations ...
 

Le trafic des pesticides interdits est en plein boom - En Languedoc ...

democratie-reelle-nimes.over-blog.com/article-le-trafic-des-pesticidesinterdits-est-en-plein-boom-en-languedoc-roussillon-ces-importations-pou- ...
18 mars 2014 ... netLe trafic des pesticides interdits est en plein boomOlivier Mary ... Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l'association Générations ...
 
 

Des pesticides interdits détectés dans du raisin - Le Monde

www.lemonde.fr/.../des-residus-de-pesticides-interdits-detectes-dans-du-raisin -de-table_1122574_3244.html
24 nov. 2008 ... Une enquête, effectuée par plusieurs associations écologistes européennes et publiée lundi 24 novembre, révèle la présence de pesticides ...

22/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

lu sur : (les surlignages sont de moi)

Magazine GoodPlanet 

Publié le : 22/01/2015     Last updated: 22/01/2015 15h26

- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2015/01/22/le-senat-americain-reconnait-le-changement-climatique-mais-pas-la-responsabilite-de-lhomme/#sthash.dS8f5RMf.dpuf

Washington (AFP) – Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d’un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l’homme.

Les démocrates ont profité d’un débat sur le projet controversé d’oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent « la plus grande assemblée délibérante du monde ».

Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.

La première résolution affirme en une phrase que « le changement climatique est réel et n’est pas un canular »: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).

Les républicains ont désormais consigné pour l’histoire qu’ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.

La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d’Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu’un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l’activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.

Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.

L’origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.

Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l’activité humaine.

« Quelle arrogance de dire que l’homme est capable de changer le climat », a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l’Environnement.

« Le climat a toujours changé », a-t-il dit. « Relisez les conclusions archéologiques (…) La Bible en parle ».

Malgré la défaite, c’est dopé d’optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l’hémicycle.

« On voit émerger un groupe d’élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu’il existe des solutions », a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l’événement.

« C’est un début », a dit sa collègue Barbara Boxer.

© AFP

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US Senate refuses to accept humanity's role in global climate ...

www.theguardian.com/.../us-senate-man-climate-change-global-warming- hoax

41 minutes ago ... US Senate refuses to accept humanity's role in global climate changeagain. Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise ...
US Senate refuses to accept humanity's role in global climate change, again

Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise human activity is to blame, nearly 27 years after scientists laid out man’s role

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Republican and US senator James Inhofe: ‘Man can’t change climate’. Photograph: Susan Walsh/AP

 

 

 

 

It is nearly 27 years now since a Nasa scientist testified before the US Senate that the agency was 99% certain that rising global temperatures were caused by the burning of fossil fuels.

And the Senate still has not got it – based on the results of three symbolic climate change votes on Wednesday night.

The Senate voted virtually unanimously that climate change is occurring and not, as some Republicans have said, a hoax – but it defeated two measures attributing its causes to human activity.

Only one Senator, Roger Wicker, a Republican from Mississippi, voted against a resolution declaring climate change was real and not – as his fellow Republican, Jim Inhofe of Oklahoma once famous declared – a hoax. That measure passed 98 to one.

But the Senate voted down two measures that attributed climate change to human activity – and that is far more important.

Unless Senators are prepared to acknowledge the causes of climate change, it is likely they will remain unable and unwilling to do anything about it.

Democrats had planned the symbolic, “sense of the Senate” votes as a way of exposing the Republicans’ increasingly embarrassing climate change denial. Further climate votes will come up on Thursday.

Two were tacked on as Democratic amendments to a bill seeking to force approval of the contentious Keystone XL pipeline – despite a veto threat from Barack Obama.

The third, introduced by a Republican, affirmed climate change was real but expressed support for the Keystone XL pipeline.

The first vote, introduced by the Rhode Island Democrat, Senator Sheldon Whitehouse, said only: “To express the sense of the Senate that climate change is real and not a hoax.”

But Republicans have grown canny about being called out as climate deniers. For the Republican party leadership the current preferred phrase now is: “I am not a scientist” – which casts doubt but avoids outright denial. However, Obama made that line a butt of his jokes in the State of the Union address

Inhofe, the veteran climate denier in the Senate and incoming chair of the Senate Environment and Public Works Committee, stunned a number of Democrats when he asked to co-sponsor the amendment. 

For a moment it looked like the ultimate climate denier had had a change of heart – but no. Inhofe was ready to acknowledge climate change was occurring but he was adamant it had nothing to do with human activity such as the burning of fossil fuels.

“Climate is changing and climate has always changed and always will,” Inhofe told the Senate. “The hoax is that there are some people who are so arrogant to think they are so powerful they can change climate. Man can’t change climate.”

The quick thinking from Inhofe now leaves Wicker, the new chair of the National Republican Senatorial Committee, as the only Republican to still embrace the entire idea of climate change as a hoax.

Wicker did not immediately comment on his vote. But he has regularly said that there is no firm evidence of global temperature rise.

An amendment introduced by the North Dakota Republican and Keystone bill sponsor, John Hoeven, attributed climate change to human activity, but said the pipeline would have no significant impacts. Fifteen Republicans voted in favour, but the measure still failed by one vote, 59-40.

The final climate amendment, introduced by the Hawaii Democrat Brian Schatz, went further, stating: “human activity significantly contributes to climate change.”

Only five Republicans supported it – Lindsey Graham of South Carolina, Lamar Alexander of Tennessee, Kelly Ayotte of New Hampshire, Susan Collins of Maine and Mark Kirk of Illinois.

Rand Paul of Kentucky, Marco Rubio of Florida, and Ted Cruz of Texas – all thought of as leading Republican contenders for the 2016 presidential race – voted against. The bill was defeated 50-49.

Environmental groups claimed a partial victory – at least Republicans were admitting climate change was indeed occurring.

“I’m hoping that after many years of darkness and blockade that this can be a first little vote beam of light through the wall that will allow us to at least start having an honest conversation about what carbon pollution is doing to our climate and to our oceans,” Whitehouse told the Senate.

But the Senate has acknowledged the existence of climate change before and, as long ago as 2005, voted to affirm that human activity was its driver.

Since 2005, there has been an entire decade of accumulating evidence in real-time of the effects of climate change – and its threat in the future.

“We are worse off than 2005,” said Robert Brulle, a sociologist at Drexel University who writes about the climate denial movement. “The resolution saying that anthropogenic climate change is real and we need to act passed in 2005, and failed in 2015,” he said in an email. “A similar resolution failed today. 10 years, more certain science, less political will.” 

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Dans le même domaine, voir :

In God We Trust — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/In_God_We_Trust
 
 

28/12/2014

À propos de Pierre et Vacances et du lobbying politique

à lire sur un blog de MEDIAPART :

 

05/12/2014

ENQUÊTES AU MAGHREB : l'argent peut tout

à lire :

ENQUÊTES AU MAGHREB
Algérie: les émirs saoudiens braconnent en toute impunité les espèces protégée.

 

Une enquête de Souad Belkacem et Isma Remla.

Chaque hiver, de très riches touristes s'aventurent dans le Sud-Ouest algérien. Ce sont des émirs saoudiens venus chasser l'outarde, un oiseau en voie de disparition, ou encore la gazelle.

Ces chasses sont interdites par la loi mais les autorités ferment les yeux.

Reportage à Béchar, où nous avons enquêté sur ces braconniers de luxe. 

03/11/2014

Actualités du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET

communiqué :

 Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET

 

Nouvelles Actualités

 

02/11/2014

L'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs (suite)

à lire sur ce blog :

L'insurrection est, pour le...

et sur MEDIAPART :

Sivens : une vingtaine de plaintes déposées contre les gendarmes

Une vingtaine de plaintes, liées à des violences supposées de gendarmes, ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet de barrage de Sivens. Elles montrent que, bien avant la mort de Rémi Fraisse, les occupants de la zone humide du Testet ont été soumis à un régime de violence quotidien, confinant au harcèlement.

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LIRE AUSSI

06/07/2014

Notre-Dame-des-Landes et autres projets inutiles

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/06/01016...

  • lefigaro.fr Mis à jour le 06/07/2014 à 16:07 Publié le 06/07/2014 à 15:57

  • Les autres luttes contre des projets «inutiles»...

    VIDÉO - Le rassemblement ce week-end à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport est aussi l'occasion aux opposants d'autres «projets... Lire la suite
     
    De la ferme des mille Vaches dans la Somme à la ligne TGV Lyon-Turin, le 14e rassemblement estiva1l contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes2 rassemble d'autres opposants à des projets qualifiés d'inutiles.
    Écologistes, mouvements d'extrême gauche, anarchistes, altermondialistes, habitants de la région et paysans: la principale association de défense du site de Notre-Dame-des-Landes accueille des dizaines d'opposants aux autres projets jugés inutiles, «qu'ils soient petits, moyens ou grands», a précisé le porte-parole de l'Acipa.
    Il y a deux ans, le deuxième «forum international contre les grands projets inutiles imposés» (GPPI3) s'était d'ailleurs tenu sur la zone de construction de l'aéroport. Tout un symbole car l'objet de ce forum, qui s'est tenu cette année en Roumanie, est de mutualiser d'autres mouvements citoyens et écologiques, qui, à l'instar des anti-aéroport, remettent en cause la pertinence de grands projets de construction en France et partout dans le monde.
     
    • Notre-Dame-des-Landes, le projet en suspens
    Le coût du projet et ses conséquences sur un plan écologique sont au coeur de la controverse. Prévu pour être achevé en 2017, le projet de transfert d'aéroport n'a pas avancé depuis l'automne 2012, date des dernières grandes interventions des forces de l'ordre sur le site occupé. L'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fin février 2014, puis l'actuelle ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, début avril, ont annoncé qu'il n'y aurait pas de début des travaux de l'aéroport avant la fin des recours déposés contre le projet. Même si l'optimisme domine chez les opposants, Julien Durand, le porte-parole de l'Acipa, estime que «tant que nous n'aurons pas une signature officielle du gouvernement arrêtant la déclaration d'utilité publique, le projet peut toujours revenir».
    • La ferme des mille vaches, une «industrialisation forcenée de l'agriculture»
    L'implantation de la ferme géante dite des mille vaches dans la petite commune de Drucat, dans la Somme, a entraîné une vive contestation locale8. Le plus grand élevage intensif de France prévoit 1750 bovins et le retraitement du méthane des bovins pour produire de l'électricité. Les riverains regroupés au sein de l'association Novissen9 et des syndicalistes de la Confédération paysanne s'inquiètent de l'impact sur l'environnement de cette ferme à dimension industrielle et des risques de propagation de maladies liés à la concentration des animaux. Les militans agricoles dénoncent une «industrialisation forcenée de l'agriculture». Ces modèles d'élevage intensif et leur rentabilité sont notamment remis en cause par la crise du lait10.
    Les pouvoirs publics sont d'ailleurs sceptiques sur le sujet. Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières tant que la surface d'épandage des déjections ne sera pas suffisante. En raison des dégradations causées lors de l'intrusion le 28 mai des militants de la Confédération paysanne, et des congés d'été des équipes de construction, l'ouverture de la ferme est repoussée.
     
    • Le coût astronomique du TGV Lyon-Turin
    Depuis la signature du traité franco-italien en 2001, les «No-Tav» (TAV = Treno ad Alta Velocità, traduction en italien de TGV, ndlr), s'opposent activement à la construction de la ligne TGV Lyon-Turin dans le Val de Suse. Selon eux, les différentes études et les hypothèses sur la saturation de la ligne ferroviaire existante sont surestimées et ne sont pas en corrélation avec les estimations de trafic. Selon eux, ce projet, soutenu par différents courants politiques de France et d'Italie, n'est pas rentable et provoquera d'importants déficits.
     
    Les travaux, qui devraient commencer en 2015, dureront une dizaine d'années. La mise en service de la ligne pourrait être décalée à 2028-2029 en fonction des aléas du chantier.
     

25/06/2014

Lectures du jour

à lire sur BASTAMAG :

MENACE SUR LES SERVICES PUBLICS

Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations

AGNÈS ROUSSEAUX

C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du « marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers... Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire. Les négociateurs – soumis à la forte pression des lobbys – sont cette semaine à Genève pour le 7ème round de ces pourparlers internationaux, qui pourraient gravement menacer les services publics et les tentatives de régulation du secteur financier. Enquête. 

[Lire la suite

 
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POLLUTION

Un oléoduc de Total provoque une mini marée noire en Seine-Maritime

25/06/2014 MORGANE THIMEL

 
La rupture d’un oléoduc a provoqué un geyser de pétrole dans un parc régional de Seine-Maritime, fin mai. L’entreprise Total, responsable de cet équipement, s’emploie à faire disparaître les traces de (...)

27/05/2014

Les banques françaises financent les gaz de schiste

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

INVESTISSEMENT RESPONSABLE ?

Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste

OLIVIER PETITJEAN

Toutes, ou presque, se déclarent très sensibles aux préoccupations environnementales. Ce qui n’empêche pas les banques françaises, Société Générale et BNP Paribas en tête, de soutenir financièrement les gaz de schiste, une industrie aux impacts néfastes pour les ressources en eau, les populations locales et le climat. C’est ce que révèle une étude réalisée par les Amis de la terre Europe, qui détaille les investissements et prêts dont bénéficient les compagnies pétrolières les plus actives dans ce secteur. Pourtant, d’autres grandes banques mondiales n’ont pas hésité à exclure les gaz de schiste de leurs investissements.

[Lire la suitede Quand les banques françaises financent allègrement les gaz de schiste]

28/05/2013

"Le réseau mafieux des OGM"

lu sur :

http://www.laprovence.com/print/2372541?title=Gilles-Eric%20S%C3%A9ralini%20%3A%20%26quot%3BLe%20r%C3%A9seau%20mafieux%20des%20OGM%26quot%3B

Gilles-Eric Séralini : "Le réseau mafieux des OGM"

Gilles-Eric Séralini _ %22Le réseau mafieux des OGM%22.pdf

21/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

07/04/2013

Des nouvelles de Notre Dame Des Landes

      NATURALISTES : APPEL A LA MOBILISATION

Afin de mettre en lumière la richesse naturelle mise en danger chaque jour à Notre Dame des Landes, nous appelons à la mobilisation du plus grand nombre de naturalistes afin de participer à des inventaires sur le site du projet d'aéroport.

Plus d'informations        

http://www.bretagne-vivante.org/  

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VOIR AUSSI :

Réseau de « naturalistes en lutte "

http://naturalistesenlutte.overblog.com/

Publié le 30 Mars 2013 par Naturalistes en lutte contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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et sur MEDIAPART :

Notre-Dame-des-Landes dans l'impasse PAR JADE LINDGAARD

La commission de dialogue, nommée par Matignon, doit rendre ses conclusions la semaine prochaine. Mais le chantier de l’aéroport du Grand Ouest s’embourbe. Quelle qu’elle soit, la décision du gouvernement tournera à son désavantage.

Lire la suite

EXTRAIT :

l’Union européenne, avec la commission des pétitions du Parlement qui s’est saisie du cas de Notre-Dame-des-Landes (lire ici notre article)

29/03/2013

Aux USA les pesticides sont homologués sans être vraiment testés !

surlignages : je n'ai rien surligné car tout devrait être surligné !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/29/plus-de-11-000-pesticides-sont-vendus-aux-etats-unis-sans-avoir-ete-bien-testes_3150328_3222.html

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Plus de 11 000 pesticides sont vendus aux Etats-Unis sans avoir été bien testés

LE MONDE | 29.03.2013 à 13h32

Audrey Garric

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a-t-elle sciemment autorisé la mise sur le marché de pesticides dangereux pour les humains et les abeilles, pollinisateurs-clés pour d'importantes récoltes ? C'est l'accusation portée par plusieurs apiculteurs et des organisations non gouvernementales (ONG) depuis quelques jours aux Etats-Unis.

Mercredi 27 mars, l'association Natural Resources Defense Council (NRDC) a ainsi publié, après une enquête de deux ans, un rapport accusant l'agence fédérale d'avoir homologué la commercialisation de plus de 11 000 pesticides "sans les avoir testés ou de façon insuffisante", grâce à une faille réglementaire.

 
 

En 1978, le Congrès américain a autorisé l'EPA à délivrer des agréments à titre conditionnel pour des pesticides répondant à des urgences de santé publique, afin d'accélérer les procédures d'homologation prévues par le Federal Insecticide, Fungicide and Rodenticide Act. Les nouvelles substances étaient mises sur le marché pour une période de temps indéfinie, au cours de laquelle des tests initiaux ou supplémentaires devaient être menés pour évaluer leur nocivité.

Or, au lieu de l'utiliser de manière exceptionnelle, l'EPA a recouru à cette disposition pour approuver 65 % des 16 000 pesticides actuellement sur le marché aux Etats-Unis, dénonce le NRDC. Ces chiffres ont été confirmés par l'EPA, qui a reconnu avoir utilisé la clause à mauvais escient dans 98 % des cas entre 2004 et 2010. "Au final, nous ne savons pas combien de pesticides ont réellement été testés avant leur approbation", déplore Mae Wu, coauteure de l'étude.

"BASE DE DONNÉE DÉSORGANISÉE"

"La base de données de l'EPA est sérieusement désorganisée, de sorte que l'agence n'a pas de système pour suivre les analyses qu'elle avait demandées comme condition à l'homologation d'un pesticide, précise le rapport. Les autorisations conditionnelles peuvent donc durer des années sans que l'agence ne revoie le statut des pesticides."

Exemple de ces contrôles insuffisants : en 2003, l'EPA a approuvé la clothianidine, principe actif de l'insecticide Gaucho, à condition que son fabricant Bayer effectue une étude sur les effets de ce néonicotinoïde sur les abeilles un an plus tard, soit en 2004. Or, non seulement cette étude, qui assure que la substance ne présente pas de risque pour les abeilles - alors que ses effets sur le système nerveux des insectes ont été démontrés -, a été remise avec trois ans de retard, mais elle souffre aussi de graves lacunes, pointées tant par le NRDC que par l'EPA.

Une recherche séparée menée par l'université Purdue en janvier 2012 montre que les semences enrobées de clothianidine, dont des échantillons ont été prélevés sur les équipements agricoles, contenaient jusqu'à 700 000 fois la dose mortelle du pesticide pour les abeilles. "Cela n'empêche pas l'EPA de continuer à s'appuyer sur l'étude défectueuse de Bayer CropScience, et la clothianidine reste donc sur le marché", regrette Jennifer Sass, coauteure du rapport, citée par l'Agence France-Presse.

L'EPA, de son côté, assure chercher à mieux comprendre les dangers auxquels sont exposées les abeilles et cite sa propre analyse interne qui "confirme que les produits initialement enregistrés ne posent pas, a priori, de risques inacceptables pour la santé humaine ou pour l'environnement".

En parallèle à cette étude, quatre apiculteurs professionnels et cinq associations de consommateurs et écologistes ont porté plainte contre l'EPA, le 21 mars, devant la cour du district nord de Californie, exigeant que l'agence suspende l'utilisation de deux néonicotinoïdes, la clothianidine et le thiaméthoxame.

PERTES DE PLUS DE 50 % DANS DE NOMBREUSES RUCHES

Ces associations expliquent avoir obtenu des documents démontrant plusieurs infractions à la loi de la part de membres de l'EPA lors des procédures d'homologation de ces pesticides qui, absorbés par les plantes, rendent le végétal potentiellement nocif pour les insectes, et notamment les abeilles.

La clothianidine et le thiaméthoxame ont été massivement utilisés aux Etats-Unis à partir du milieu des années 2000. Au même moment, les apiculteurs ont commencé à observer des phénomènes généralisés de déclin de colonies.

Cette année, alors que ces néonicotinoïdes sont utilisés sur plus de 40 millions d'hectares de maïs, de blé, de soja, de coton, dans tout le pays, la coalition des plaignants avance des pertes de plus de 50 % dans de nombreuses ruches et signale que ce déclin a laissé de nombreux cultivateurs d'amandes californiens sans le nombre suffisant d'abeilles pour polliniser convenablement leurs arbres.

"Les apiculteurs et les associations ont prouvé à de maintes reprises que l'EPA doit protéger les abeilles. L'agence a refusé, de sorte que nous sommes contraints de porter plainte, argue Peter Jenkins, avocat pour le Centre de sécurité alimentaire, qui représente l'ensemble des plaignants. L'Europe a reconnu la dangerosité des néonicotinoïdes. Pourquoi pas l'EPA ?"

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sur le même sujet, trouvé par hasard :

Pas un seul échantillon exempt de pesticides sur vingt-cinq testés, plus de 8 molécules ...
 
UFC-Que Choisir de l'Aude, 89 rue de Verdun (au premier étage) 

www.ufcquechoisir-aude.org/article-58-Pesticides -

31/01/2013

La bataille de Notre-Dame-des-Landes continue sur le terrain économique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/31/des-chefs-d-entreprise-expriment-leur-opposition-au-projet-d-aeroport-de-notre-dame-des-landes_1825156_3244.html

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Des chefs d'entreprise expriment leur opposition au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

LE MONDE | 31.01.2013 à 10h54 Par Rémi Barroux

La bataille de Notre-Dame-des-Landes continue et c'est sur le terrain économique que défenseurs et opposants au projet de nouvel aéroport prévu à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes s'affrontent. Mercredi 30 janvier, deux témoignages contradictoires issus du monde de l'entreprise ont été rendus publics pour faire valoir la "nécessité" ou "l'inutilité" du remplacement de l'actuelle plate-forme aéroportuaire de Nantes-Atlantique par le projet d'Aéroport du Grand-Ouest (AGO), filiale de Vinci Airports.

Le président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Loire-Atlantique, Jean-François Gendron, reçu par la Commission du dialogue, a vanté les "intérêts d'un tel projet d'infrastructure, notamment pour le développement économique du territoire". "Le nouvel aéroport accroîtra la zone de chalandise de plus de 15 %, la construction de la nouvelle plate-forme représentera plus de 4,5 millions d'heures de travail", a-t-il plaidé.

A l'inverse, les opposants ont rendu public la lettre ouverte adressée au président de la République par un chef d'entreprise, Jean-Marie Ravier, basé à Ancenis. N'hésitant pas à appeler François Hollande "cher camarade", ayant partagé en même temps que lui les bancs de Sciences Po à Paris, M. Ravier propose "l'éclairage d'un chef d'entreprise de la région nantaise". "Un chef d'entreprise sait ce qu'est un compte d'exploitation et il ne mettrait jamais un euro dans Notre-Dame-des-Landes", avance-t-il.

LE RISQUE D'UN DÉPART DES COMPAGNIES À BAS COÛT

Pour M. Ravier, l'augmentation prévisible de la taxe d'aéroport, nécessaire pour couvrir les frais de construction, se traduira par un départ des compagnies à bas coût et le passage "sous le seuil des trois millions de passagers annuels" de Notre-Dame-des-Landes. "Or, ce low cost favorise l'activité et la compétitivité des entreprises régionales", écrit notamment M. Ravier.

Le dirigeant de Mécan'outil, entreprise d'une quarantaine de salariés qui fabrique des outillages pour les menuiseries d'aluminium, dont de 30 % à 40 % du chiffre d'affaires sont réalisés à l'export, est plutôt isolé dans sa contestation publique. "Certains de nos financements dépendent des banques et de la région, et cette dernière comme Vinci, qui a le bras long, sont des fervents défenseurs du projet, confie M. Ravier. L'ensemble du tissu économique local est fortement incité à soutenir Notre-Dame-des-Landes."

A l'appui de ses dires, il exhibe la "lettre type à envoyer à la commission d'enquête" proposée à l'été 2012 par la CCI de Loire-Atlantique aux chefs d'entreprise du département. Ils n'avaient plus qu'à compléter la phrase : " est vivement attendu par les entreprises de la région et notamment par (...) que je représente".

"L'AÉROPORT ACTUEL EST LARGEMENT SUFFISANT"

Une démarche assumée par le patron de la CCI. "Quand on est chef d'entreprise, on n'a pas toujours le temps pour ces démarches et beaucoup nous demandaient de leur donner des arguments", explique M. Gendron. Mais, assure-t-il, les soutiens sont réels et vont au-delà du département. La CCI régionale de Bretagne a voté à l'unanimité, en décembre 2012, une motion de soutien au futur aéroport.

"La grande majorité de la population est favorable, déclare encore Alain Mustière, président de l'Association citoyenne pour la réalisation d'un aéroport international à Notre-Dame-des-Landes (Acipran). Il y a trois cents altermondialistes et cinq agriculteurs qui s'opposent et, peut-être, des personnes qui s'interrogent, qui ont peur d'investir et préfèrent le repli."

Au sud de Nantes, sur les terres vendéennes, le doute, voire l'hostilité, s'expriment. Le président du Medef de Vendée, Philippe Bellante a annoncé, le 21 décembre 2012 dans Ouest-France, qu'il s'opposera au projet si un nouveau pont sur la Loire n'est pas construit "en même temps". Le vice-président de Fleury-Michon estime, titre personnel", que "l'aéroport actuel est largement suffisant", en attendant d'autres équipements routiers et ferroviaires.

Le projet d'aéroport "ne peut se faire que si, dans le même temps, nous disposons d'infrastructures routières dont le deuxième pont sur la Loire", résume le président de la CCI de Vendée, Joseph Moreau. Une "approche égoïste" pour M. Gendron, son homologue de Loire-Atlantique.

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/19/notre-dame-des-landes-des-divisions-se-font-jour-au-sein-des-partis-politiques_1819450_3244.html

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Notre-Dame-des-Landes : des divisions se font jour au sein des partis politiques

LE MONDE | 19.01.2013 à 11h23 • Mis à jour le 19.01.2013 à 11h24 

Par Rémi Barroux - Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial

Le soutien de la grande majorité des élus locaux de Bretagne au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se fissure. Reçus mardi 15 janvier par la Commission du dialogue, installée par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, les quatre élus de Loire-Atlantique de l'Union démocratique bretonne (UDB) ont plaidé en faveur du projet : "Le transfert de l'aéroport actuel vers Notre-Dame-des-Landes rééquilibrera le territoire français en contrebalançant le poids démesuré de la région parisienne", ont défendu Hervé Carro, Pierre Even, Michel François et Jacques Lebreton de Vonne, conseillers municipaux de Savenay, Nantes, Saint-Herblain et Indre.

Mais à côté de ces élus du mouvement régionaliste, de nombreux militants du mouvement, notamment l'"UDB jeunes", ont participé à la manifestation du 17 novembre 2012 dans le bocage nantais, aux côtés des dizaines de milliers d'opposants. "L'UDB est partagée, ce qui m'interdit de défendre une position", reconnaît Mona Bras, porte-parole du parti.

UN PONT SUR LA LOIRE

L'UDB n'est pas la seule à afficher ses divergences. Le Parti communiste aussi est divisé : la fédération de Loire-Atlantique y est favorable, mais celles de la Vendée et de la Sarthe sont contre. La présence de Jean-Luc Mélenchon, du Parti de gauche, à la manifestation du 17 novembre, a aussi révélé les divergences au sein du Front de gauche.

Les socialistes, pour l'heure, restent groupés derrière le gouvernement. Surtout au niveau local avec un président de région, Jacques Auxiette, très actif dans sa défense du projet. Mais la commission agricole du PS 44 a soutenu la grève de la faim des agriculteurs hostiles au futur aéroport, au printemps 2012. Et, disent les opposants, certains responsables socialistes commenceraient à douter de la pertinence du projet et de son coût éventuel, économique et politique.

Certains élus craindraient de voir leurs propres projets emportés par les dépenses nécessaires à la réalisation de l'aéroport, notamment lors des décisions du futur Schéma national des infrastructures de transport. Ainsi, le président (PS) du conseil général du Finistère, Pierre Maille, favorable au projet, exige d'abord des garanties sur la ligne à grande vitesse entre Brest et Paris. Le président (UMP) du conseil général de la Vendée, Bruno Retailleau, qui réclame un pont sur la Loire, affirme que si celui-ci "n'est pas construit, la Vendée s'opposera au nouvel aéroport".

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Bataille contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes

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02/01/2013

À lire attentivement : mondialisation, les dangers du transport par conteneurs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/02/du-poison-dans-les-conteneurs-maritimes_1812005_3244.html

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Du poison dans les conteneurs maritimes

LE MONDE | 02.01.2013 à 14h08 Par Sophie Landrin

C'est un danger identifié par les services de l'Etat, mais que les consommateurs ignorent. De 15 % à 20 % des conteneurs, soit un sur cinq, qui arrivent dans les ports européens, contiennent des gaz extrêmement dangereux, cancérigènes ou neurotoxiques. Le phénomène est massif : un million de conteneurs chargés de marchandises arrivent en Europe chaque semaine par bateau. Ces substances toxiques, inodores et incolores menacent toute une chaîne de travailleurs : dockers, douaniers, logisticiens, chauffeurs, manutentionnaires... jusqu'au consommateur lui-même.

En 2010, aux Pays-Bas, en déchargeant un conteneur de verre transporté dans des caisses en bois en provenance de Chine, deux manutentionnaires ont été grièvement intoxiqués. L'un est resté cinq jours dans le coma, l'autre a vu sa santé gravement altérée : perte importante de poids, perte de l'odorat et du goût. 

La présence de ces gaz est due en partie aux opérations de fumigation, une pratique nécessaire, parfois obligatoire, destinée à éliminer les moisissures et les animaux nuisibles durant le transport et à éviter l'introduction dans les pays importateurs de parasites, de bactéries et de maladies. C'est sans doute par la voie d'un conteneur de poteries chinoises que le frelon asiatique a envahi l'Europe.

SOLVANTS, GAZ TOXIQUES...

Pour éviter tout danger, cette opération de fumigation est en principe entourée de précautions. Les conteneurs doivent être aspergés de gaz puis immédiatement ventilés avant d'y faire pénétrer la marchandise. Ils doivent faire l'objet d'une signalisation spécifique apposée sur la porte : une étiquette "danger, cet engin est sous fumigation", illustrée d'une tête de mort et du numéro ONU 3359. En mars 2010, l'Union européenne a interdit l'utilisation du bromométhane, considéré comme trop nocif. Mais de nombreux pays continuent d'utiliser ce gaz. Surtout, très peu d'entreprises se conforment à l'obligation de mentionner sur les conteneurs la présence de gaz toxiques, pour ne pas se soumettre à l'obligation de défumiger.

Une autre source toxique, plus insidieuse, menace également la santé des travailleurs des ports et des consommateurs : les gaz et vapeurs dégagés par les marchandises elles-mêmes durant le transport. Les meubles, les chaussures, les vêtements, fabriqués en Asie, notamment au Vietnam et en Chine, contiennent fréquemment des solvants à base de toluène et de benzène qui sont cancérigènes. Et, dans ce cas, aucune mention sur les conteneurs ne permet aux personnels des ports de se prémunir contre les émanations toxiques. Seules des analyses de l'atmosphère des conteneurs peut permettre de détecter le danger. Elles sont rarement pratiquées.

Les gaz utilisés pour la fumigation peuvent-ils contaminer les marchandises ? Dès 2005, une étude de l'Institut national des Pays-Bas pour la santé publique et l'environnement avait révélé que des médicaments, des aliments ou des matelas contenaient du bromure de méthyle.

DANGEROSITÉ DE LA FUMIGATION

Trois ans plus tard, devant le 18e congrès de la société européenne de pneumologie, à Berlin, une équipe de chercheurs allemands de l'Institut central de médecine professionnelle et maritime de l'université de Hambourg mettait au jour l'ampleur du danger. Après avoir analysé l'atmosphère de deux cents conteneurs débarqués du port de Hambourg (Allemagne) et autant à Rotterdam (Pays-Bas), Xavier Baur et Lygia Budnik avaient conclu que 97 % d'entre eux présentaient des résidus de gaz, principalement du 1,2-dichloroéthane et du bromure de méthyle, parfois conjugués à la présence de benzène et de toluène. 19 % présentaient des taux de gaz supérieurs aux limites autorisées. Les deux chercheurs confirment la contamination des produits transportés.

Alertés par les syndicats, l'administration française des douanes et la direction de la gendarmerie sont parfaitement au fait de la dangerosité de la fumigation. En juin 2011, la direction générale des douanes a fait parvenir une note détaillée à ses services pour "prévenir le risque d'exposition aux gaz toxiques présents dans les conteneurs". Dans ce document de quatre pages, l'administration explique qu'elle a procédé en 2010 à des tests au port du Havre, où sont traités chaque année 2,3 millions de conteneurs. "Ce test, qui s'est déroulé sur une période de trois semaines, a révélé une concentration de gaz de fumigation supérieure aux normes européennes dans 14 % des conteneurs."

Les syndicats évoquent un chiffre plus alarmant : 28 % des conteneurs, selon Sébastien Géhan, le secrétaire général du syndicat des douanes CGT, ont révélé des taux de gaz toxiques supérieurs au seuil de sécurité. Aucun conteneur ne portait la signalisation de leur fumigation.

A la suite de ces constats, la direction des douanes a préconisé plusieurs mesures. Elle demande aux agents de "se placer systématiquement sur le côté du conteneur lors de l'ouverture" puis de "respecter un délai d'aération de 30 minutes avant intervention" et "d'utiliser masque, gants, lunettes, casque de protection approprié pour la vérification des marchandises". La gendarmerie, qui, pour le besoin de ses investigations, est amenée à ouvrir des conteneurs, a également fait procéder à des mesures par une antenne spécialisée, la Cellule nationale nucléaire radiologique biologique et chimique, à Versailles, et a décidé de protéger ses agents en les dotant de matériels spécifiques.

MESURES DRASTIQUES PRISES PAR LA BELGIQUE ET LES PAYS-BAS

Pour les syndicats, ces mesures sont insuffisantes et "inadaptées". Surtout, elles ne s'appliquent pas à toute une chaîne de travailleurs qui manipulent chaque jour, dans l'ignorance du danger, les marchandises des conteneurs.

La Belgique et la Hollande ont pris des dispositions plus drastiques. Des protocoles entre employeurs et syndicats obligent à une mesure systématique des gaz dès qu'un doute apparaît. La douane hollandaise exige un certificat d'absence de gaz toxiques datant de moins de deux heures avant toute intervention de ses services. Jan De Jong, l'un des responsables du syndicat néerlandais FNV Bondgenoten, demande aux gouvernements d'aller plus loin en agissant à la source et en interdisant certains produits au niveau mondial.

Les syndicats préconisent l'installation de stations de dégazage dans les ports et l'intensification des contrôles. Qu'en est-il pour les entreprises ? Une enquête menée par le ministère de l'environnement hollandais, en 2006, avait montré que 97 % des sociétés n'avaient procédé à aucune analyse des risques liés à la fumigation. Depuis, certaines entreprises, comme Ikea, mesurent systématiquement la toxicité de leurs conteneurs et de leurs meubles. (*)

En France, le Syndicat national des agents des douanes CGT s'apprête à lancer une alerte sanitaire. Aucune étude épidémiologique ne permet à ce jour de mesurer l'effet de ces gaz sur la santé des travailleurs exposés.

550 millions

de conteneurs maritimes sont déchargés chaque année dans le monde. Le Havre, avec 2 300 dockers et 2,3 millions de conteneurs, est le premier port français.

28%

des conteneurs testés au Havre renferment des concentrations de gaz toxiques supérieures aux seuils de sécurité, selon le syndicat des douanes CGT.

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(*) mon commentaire : mesurer n'est pas équivalent à garantir l'inocuité.

27/10/2012

NDDL : le préfet va signer l'autorisation des travaux

Il va falloir changer de Premier ministre !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/27/le-ciel-se-degage-pour-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_1782002_3244.html

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Le ciel se dégage pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

LE MONDE |27.10.2012 à 11h10

Par Yan Gauchard (Nantes, correspondant)

Tout sauf une surprise" pour les opposants au nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), près de Nantes ; "une vraie satisfaction" pour les promoteurs du projet. Vendredi 26 octobre, le préfet de la région Pays de la Loire, Christian de Lavernée, a annoncé qu'il signerait avant la fin 2012 deux arrêtés autorisant le début des travaux préparatoires à la construction de la plate-forme aéroportuaire et à la desserte routière de l'équipement.

La commission d'enquête, chargée d'examiner la bonne application de la loi sur l'eau et les mesures environnementales prévues par le concessionnaire – la société AGO (Aéroports du Grand Ouest), filiale de Vinci –, a émis un avis favorable sur le dossier. Pour autant, elle n'a pas délivré de blanc-seing. Cet avis est assorti de deux réserves – ayant pour ainsi dire force de loi, selon le préfet – et de multiples recommandations.

La commission exige notamment l'instauration d'un collège d'experts indépendants, qui aura pour mission d'apporter "une indispensable caution scientifique" et de valider "la méthode de compensation" écologique retenue par le maître d'ouvrage, qualifiée de "nouvelle et largement expérimentale".

 

 

Sur ce sujet, AGO a annoncé de longue date son intention de privilégier "une approche qualitative plutôt que quantitative", suscitant une levée de boucliers de la part de ses contempteurs, qui réclament que soient préservées ou restaurées le double des zones humides détruites. M. de Lavernée approuve sans ambages le raisonnement d'AGO : "L'enjeu écologique du dossier, énonce-t-il, ne se pose pas en termes de surface mais en termes d'équivalence de fonctionnalité des zones humides. C'est une question de services rendus par l'écosystème."

"DOMMAGE IRRÉVERSIBLE"

Les travaux de terrassement généraux, qui créeront "un dommage irréversible à l'ensemble du site", ne pourront pas démarrer avant que le comité scientifique n'ait rendu son arbitrage, sans doute à l'automne 2013. Mais la construction d'un échangeur routier, situé hors du périmètre de ces dernières enquêtes publiques, va être lancée.

Dans ses conclusions, la commission d'enquête impose également la signature d'un protocole avec la profession agricole. Des mesures agro-environnementales (MAE), visant à protéger la faune et la flore, devraient être adoptées en vue de favoriser "le règlement de la dette écologique". Des parcelles cultivées pourraient ainsi changer d'affectation, moyennant le versement d'indemnités par AGO.

La commission d'enquête recommande d'être "attentif aux dommages hydrauliques susceptibles de se produire en aval des bassins de rétention". Est aussi préconisé le lancement d'une étude visant à "une meilleure insertion paysagère du stationnement des véhicules, avec l'option d'aires couvertes type silos, moins consommatrices d'espace".

Nonobstant ces critiques, le ciel se dégage largement pour Vinci. Le feu vert du préfet intervient alors que se poursuit une vaste opération d'expulsion de militants anti-aéroport occupant des maisons vides ou des campements installés sur le site.

Le dossier, qui a résisté au Grenelle de l'environnement sous la droite puis à la Conférence environnementale sous la nouvelle ère socialiste, a l'heur de plaire aux locataires de Matignon : c'est sous le gouvernement UMP de François Fillon que le décret d'utilité publique du projet a été publié, en février 2008. Et il bénéficie, depuis toujours, du soutien indéfectible de Jean-Marc Ayrault, ancien député et maire de Nantes. Jeudi, dans une lettre ouverte, onze organisations nationales, dont Greenpeace, ont à nouveau demandé au premier ministre de renoncer à ce projet.

LES OPPOSANTS ACCUSENT LE COUP

"Une nouvelle étape est franchie", se félicite Jacques Auxiette, président socialiste de la région Pays de la Loire. Par mesure de prudence, l'élu ajoute que les injonctions de la commission d'enquête devront faire l'objet "d'une très grande attention".

Les antiaéroport – qu'ils soient habitants, élus ou responsables d'association – encaissent le coup sans faillir. Ils estiment que la Loi sur l'eau est contournée depuis le début de la procédure. "Les arrêtés du préfet seront attaqués, il n'y a pas de doute là-dessus", prévient Michel Tarin, agriculteur retraité, l'une des figures du mouvement d'opposition.

Des recours devant le Conseil d'État et les instances européennes sont à l'étude. AGO chiffre à 9 millions d'euros l'enveloppe consacrée à la mise en oeuvre et au suivi des mesures de compensation environnementale durant ses cinquante cinq années de concession. L'aéroport doit ouvrir en 2017.

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Bataille contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes

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