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26/10/2016

CETA et Démocratie, projets inutiles et Démocratie, laboratoires pharmaceutiques et manipulation de l'information

à lire sur BASTAMAG :

Face au tout commerce

CETA : le « Non » wallon est une bonne nouvelle pour la démocratie

Combats écologistes

Sivens, Europacity, Roybon… Les opposants aux grands projets jugés inutiles ont-ils fait plier les bétonneurs ?

15/09/2016

Les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe

lu sur :

Matières premières : comment les traders suisses écoulent du carburant toxique en Afrique

Par Simon Piel et Joan Tilouine

LE MONDE Le 15.09.2016 à 11h05 • Mis à jour le 15.09.2016 à 11h59

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#O4X1BI7fW68Iivvk.99

Dans l’enquête intitulée « Diesel sale », l’ONG Public Eye (ex-Déclaration de Berne) dévoile les pratiques peu scrupuleuses de traders pétroliers suisses en Afrique. Quatre enquêteurs ont travaillé durant trois ans pour percer les mystères toxiques de l’essence et du diesel distribués sur le continent africain par les géants suisses du négoce de matières premières.

Les résultats de cette enquête publiée jeudi 15 septembre sont sans appel : les carburants écoulés en Afrique ont une teneur en soufre entre 200 et 1 000 fois plus élevée qu’en Europe, mettant gravement en péril la santé de populations exposées aux particules fines et à d’autres substances chimiques cancérigènes.

Lire l’intégralité du papier : 


Des produits toxiques ajoutés aux carburants pour augmenter les profits


Pour augmenter leurs profits, les traders effectuent des mélanges avec des produits toxiques et particulièrement nocifs pour l’environnement et pour la santé. Des opérations souvent risquées qui s’effectuent à quai, notamment à Rotterdam, Amsterdam et Anvers, ou en pleine mer à quelques miles des côtes de Gibraltar ou des ports d’Afrique de l’Ouest.

Les traders ont un nom pour qualifier ces produits pétroliers : « qualité africaine ». Ce carburant toxique est écoulé en Afrique de l’Ouest où les négociants en matières premières profitent de réglementations qui permettent encore l’importation de diesel et d’essence contenant un taux de soufre très élevé. Ils en ont fait un marché parallèle et opaque.

Dans les stations essence de Trafigura, Vitol ou Oryx


Public Eye a effectué des prélèvements dans des stations essence de huit pays africains (Angola, Bénin, Congo-Brazzaville, Ghana, Côte d’ivoire, Mali, Sénégal et Zambie) détenues ou alimentées par ces maîtres du négoce pétrolier, comme Trafigura, Vitol ou Oryx. Plus de deux tiers des échantillons contiennent un taux de soufre supérieur à 1 500 parties par million (ppm). Avec une pointe à 3 780 ppm au Mali. La limite est de 10 ppm en Europe, aux Etats-Unis et même en Chine, à compter de 2017.

Les grandes villes africaines pâtissent déjà d’une qualité de l’air déplorable et d’une urbanisation préoccupante. D’ici 2050, la population urbaine devrait tripler sur le continent. Et le nombre de véhicules devrait considérablement augmenter. Les grands acteurs suisses de ce marché du « diesel sale » disent respecter les normes en vigueur. Et ils insistent sur les efforts fournis par l’Association des raffineurs africains (ARA), une organisation basée… à Genève et dont ils sont membres, pour améliorer la qualité des carburants qu’ils importent, mélangent, revendent et distribuent sur le continent.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/matieres-premieres-comment-les-traders-suisses-ecoulent-du-carburant-toxique-en-afrique_4998076_3212.html#O4X1BI7fW68Iivvk.99

31/08/2016

Néolibéralisme et profits

 
Le Temps - Il y a 1 jour

26/09/2015

Dérives de la société contemporaine : un exemple, l'élevage industriel

un livre sur le sujet

Industrial farming is one of the worst crimes in history | Books | The ...

www.theguardian.com/.../industrial-farming-one-worst-crimes-history-ethical -question
 
23 hours ago ... The fate of industrially farmed animals is one of the most pressing ethicalquestions of our time. Tens of billions of sentient beings, each with ...

01/07/2015

L'accord sur les services : WikiLeaks publie l'avant projet

à lire sur MEDIAPART :

L'accord sur les services (TISA) est le complément du traité transatlantique. Sans WikiLeaks, il serait encore secret. Son objet : démanteler toutes les barrières, mettre à terre tous les services publics. WikiLeaks publie un avant-projet discuté en avril 2015.

27/05/2015

Dix ans après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne

à lire sur :

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances» - LeTemps.ch
Il faut toujours se garder des parallèles historiques. A chaque époque ses combats, ses héros et ses démons. Difficile, pourtant, de ne pas réfléchir, au vu de ...
www.letemps.ch/Page/Uuid/bc6c69aa-0315-11e5-a2d8-d

EDITORIAL Mardi 26 mai 2015
 

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances»

PAR PAR RICHARD WERLY
La rébellion électorale des Indignés espagnols, ce week-end, démontre une fois de plus qu’il faut prendre en compte ces nouvelles formes de «résistance»

extrait :

..."Les Indignés européens, ralliés dans des formations comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, lancent à travers l’Europe un cri d’alarme qui, en écho à l’inquiétant retour en force des nationalismes, doit être entendu, dix ans pile après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne. On peut, bien sûr, débattre de l’inconséquence de leurs revendications économiques. Mais il faut reconnaître le souffle de ces résistances-là. Elles sont, avant tout, demandeuses d’espoir, sur fond de chômage et de précarité. Elles produisent, via Internet, de nouvelles formes d’engagement politique. La relève de notre Vieux Continent bousculé passe aussi par elles." ...

29/03/2015

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

voir :

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Collectif pour un ...

www.audit-citoyen.org/?p=6374
 
11 mars 2015 ... Malgré l'ingérence et la pression des dirigeants de l'Union Européenne, lepeuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en ...

extrait :

Grèce : extraits du petit guide contre les bobards médiatiques

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?
« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).
Pourquoi c’est faux ?
La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 10.5 euros par an, par adulte résidant en France.  

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)
Pourquoi c’est faux ?
Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette.
De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti 
à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (C. Senik, économiste)
Pourquoi c’est faux ?
Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %.

Idée reçue n°4 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! » (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)
Pourquoi c’est faux ?
Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007.
L’investissement a chuté de 67%. Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là.
Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l'ensemble de la zone Euro.

18/03/2015

La BCE à Francfort : le projet européen ne plaît pas au Peuple mais l'argent va couler à flots ...

... pour financer la "concurrence libre et non faussée".

lu sur :

Francfort : des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE ...

www.lepoint.fr/.../l-inauguration-du-siege-de-la-bce-sous-tres-haute-tension- 18-03-2015-1913686_28.php
 

Le Point - Publié le 18/03/2015 à 10:26 - Modifié le 18/03/2015 à 15:21

VIDÉO. La police de Francfort a fait état de 14 blessés dans ses rangs. Les organisateurs de la manifestation anti-austérité déplorent 21 blessés.

Francfort _ des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE - Le Point.pdf

extrait :
 
... " Haut de 185 mètres, ce bâtiment, dont la construction a coûté 1,3 milliard d'euros, sera inauguré en présence du président de la BCE Mario Draghi. "...

12/02/2015

Le problème de l'Europe n'est pas la Grèce

c'est l'actuel projet européen lui même qui est le problème.

(remarque : si je mets parfois des articles en anglais, c'est que je n'en trouve pas l'équivalent en français)

lu sur The Guardian :

 

Pablo IglesiasIf the Greek olive branch is rejectedEurope may fall ...

 

www.theguardian.com/.../pablo-iglesias-greek-europe-greece-alexis-tsipras

  

The new despots who are trying to persuade us that Europe’s problem is Greece are putting the European project itself at risk.  

During his swearing-in speech as Greece’s prime minister, Alexis Tsipras was clear: “Our aim is to achieve a solution that is mutually beneficial for both Greece and our partners. Greece wants to pay its debt.”

The European Central Bank’s (ECB) response to the Greek government’s desire to be conciliatory and responsible, was also very clear: negative. Either the Greek government abandons the programme on which it was elected, and continues to do the very thing that has been disastrous for Greece, or the ECB will stop supporting Greek debt.

The ECB’s calculation is not only arrogant, it is incoherent. The same central bank that recognised its mistakes a few weeks ago and began to buy government debt is now denying financing to the very states that have been arguing for years that the role of a central bank should be to back up governments in protecting their citizens rather than to rescue the financial bodies that caused the crisis.

Now, instead of acknowledging that Greece deserves at least the same treatment as any other EU member state, the ECB has decided to shoot the messenger. Excesses of arrogance and political short-sightedness cost dear. The new despots who are trying to persuade us that Europe’s problem is Greece are putting the European project itself at risk.

Europe’s problem is not that the Greeks voted for a different option from the one that led them to disaster; that is simply democratic normality. Europe’s threefold problem is inequality, unemployment and debt – and this is neither new nor exclusively Greek.

Nobody can deny that austerity has not solved this problem, but rather has exacerbated the crisis. Let’s spell it out: the diktats of those who still appear to be running things in Europe have failed, and the victims of this inefficiency and irresponsibility are Europe’s citizens.

It is for this precise reason that trust in the old political elites has collapsed; it is why Syriza won in Greece and why Podemos – the party I lead – can win in Spain. But not all the alternatives to these failed policies are as committed as Syriza and Podemos are to Europe and to European democracy and values.

The Greeks have been pushed to the point of disaster, yet the Greek government has reached out and shown great willingness to cooperate. It has requested a bridge agreement that would give both sides until June to deal with what is little short of a national emergency for the majority of the Greek population.

It has proposed linking repayment of the debt to growth (the only real way of paying creditors and of guaranteeing their rights), and has indicated its desire to implement those structural reforms needed to strengthen an impoverished state left too long in the hands of corrupt elites.

Greece has accepted a primary surplus (1.5% of GDP instead of the 3% that the troika had demanded) to give a minimum margin for dealing with the social consequences of the crisis and to devote, if necessary, a portion of the profits made by central banks after buying Greek bonds.

This means, pure and simple, making sure the European money destined to help Greece is in fact aid for citizens and for the economy, and not a way of rewarding the banks and slowing down recovery. However, faced with the statesmanlike moderation of a government that would have every reason to be more drastic, the ECB and the German chancellor, Angela Merkel, respond with a dogmatic arrogance that sits ill with European values. The question is: who will pay for their arrogance? The most short-sighted cynics perhaps think that this is the Greek government’s problem and it does not affect the rest of the European family.

Yet we need only look at what has happened to the Greek socialist movement Pasok; the formerly mighty German SPD, which is now utterly subordinate to Merkel; the ideological collapse of the French Socialist party, heading for historic humiliation at the hands of Marine Le Pen; and at the socialists in Spain, who are so desperate they would prefer the right to win the coming election rather than Podemos.

Austerity has shattered the political space historically occupied by social democracy, so it would be in the interests of these parties to rectify this and support the Greek government.

It seems that Italy’s Matteo Renzi, despite his lukewarm support, is alone in fully grasping what is at stake in Greece. Or do people perhaps think that if Europe’s leadership refuses to budge in its attitude, then the “normality” of austerity can be restored? It is unwise to put a democratic government between a rock and a hard place. The wind of change that is blowing in Europe could become a storm that speeds up geopolitical changes, with unpredictable consequences.

The viability of the European project is at stake. Pro-Europeans, especially those in the socialist family, should accept the hand offered by Tsipras and help curb the demands of the pro-austerity lobby. It’s not just their own political survival that is at stake but that of Europe itself.

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sur le même sujet :

Grèce : constat d'échec à l'Eurogroupe
 
La première rencontre formelle entre le nouveau ministre des finances grec et ses homologues européens s’est soldée par un échec, mercredi soir.

10/01/2015

Incendie ! (dans quel monde nos petits-enfants vivront-ils ?)

Les troubles à l'ordre public qui  sidèrent l'opinion sont toujours un bon moyen de rassembler derrière le pouvoir en place.

En l'occurrence ce pouvoir suit aveuglément un système néolibéral qui conduit notre planète à sa perte.

Il faut y réfléchir et chercher le moyen d'en sortir, sinon on peut prévoir des violences et des guerres sans fin.

Un exemple :

Incendie du Reichstag — Wikipédia

L’incendie du Reichstag, ou Reichstagsbrand en allemand, est l'incendie criminel du palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, dans la nuit du 27 au 28 février 1933.

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de laReichstagsbrandverordnung qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre les communistes allemands.

L'identité du ou des incendiaires a fait l'objet de nombreux débats. Les historiens sont toujours partagés entre la thèse l'attribuant au seul communiste conseilliste néerlandais Marinus van der Lubbe, et celle l'imputant aux nazis. À des fins de propagande, le nazi Hermann Göring présenta l'événement comme le « début de la révolte communiste ».

Avec les conséquences que l'on sait :

Seconde Guerre mondiale — Wikipédia

Un autre exemple :

Attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

Avec les conséquences que l'on sait:

Articles détaillés : Guerre contre le terrorismeGuerre d'Afghanistan (2001) et Guerre d'Irak.

30/12/2014

Noël en Grèce : avez-vous peur ?

lu sur :

Syriza, ce parti qui fait peur à Bruxelles

La Tribune.fr 
latribune.fr (avec AFP)  |  29/12/2014, 17:57  -  461  mots
 
Retour sur la génèse du parti de gauche radicale grec, qui est en tête des sondages. Des origines, lorsque l'organisation portait le nom de "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", à l'envol lors des législatives de 2012.
  • Les origines et la consolidation de l'organisation (2000-2007)

Les origines de Syriza remontent au début des années 2000. Les partis et organisations politiques grecs de gauche fondent alors une alliance, des sociaux-démocrates aux marxistes, appelée "Coalition des mouvements de gauche et écologistes", la future Syriza.

Cette alliance, dont plusieurs membres appartenaient au petit parti Coalition de la Gauche rénovatrice (Syn), avait comme objectif de promouvoir le dialogue et l'unité au sein de la gauche grecque, à l'époque fragmentée.

En 2004, l'alliance participe au congrès du Syn, qui obtient 3,26% des suffrages aux législatives de 2007.

  • Alexis Tsipras devient président et homme fort du parti (2008)

En 2008, Alexis Tsipras est élu président du Syn, qui intègre définitivement Syriza. Un an plus tard, Syriza apparaît pour la première fois sous cette appellation aux élections législatives et obtient 5,04%. Alexis Tsipras est élu député pour la première fois.

  • Syriza s'envole aux législatives suite à la crise grecque (2010-2012)

Entre 2010 et 2012, période de l'éclosion de la crise de la dette, Syriza prône l'annulation des plans d'austérité des créanciers du pays, mais ne cesse de répéter qu'il souhaite "le maintien du pays dans l'euro". En décembre 2010, Alexis Tsipras est élu vice-président de la Gauche européenne.

Aux législatives de juin 2012, Syriza voit son score s'envoler à 26,9%, devenant ainsi le deuxième parti au Parlement grec, derrière Nouvelle-Démocratie (droite) du Premier ministre Antonis Samaras, qui obtient 29,7%.

Lors de son premier congrès en juillet 2013, Syriza est transformé en parti unique, intégrant tous les groupes ou organisations qui jusque-là le composaient.

  • Quel est le programme de Syriza ?

La priorité du Syriza, selon son programme, est la renégociation avec les créanciers, UE et FMI, d'une grande partie de la dette publique (175% du PIB) pour promouvoir la reprise.

Sur le plan des réformes, le Syriza veut rompre avec le clientélisme dans la fonction publique mais il est contre les licenciements. Il souhaite augmenter le salaire minimum, raboté à 580 euros il y a deux ans.

Sur son site, des positions jugées extrêmes par ses adversaires, perdurent comme des mesures favorables aux immigrés résidant en Grèce, "la suppression des gaz lacrymogènes lors des manifestations" ou encore "le retrait de la Grèce de l'Otan", une position exprimée en 2012 mais jamais depuis.

Le 29 décembre, après l'échec du Parlement grec à élire un président de la République, et l'annonce d'élections législatives anticipées le 25 janvier, Alexis Tsipras a affirmé que celles-ci seront l'occasion pour le peuple grec "de mettre un terme à l'austérité".

    Lire >> Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?SUR LE MÊME SUJET

15/11/2014

Fiscalité, Société, Démocratie, Politique, Ploutocratie ...

lu sur Le Monde :

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas ...

www.lemonde.fr/.../optimisation-fiscale-les-pratiques-de-starbucks-et-des- pays-bas-decortiquees_4523935_3234.html

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas décortiquées

Le Monde.fr | 14.11.2014 à 17h26 • Mis à jour le 14.11.2014 à 17h47 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

La Commission européenne a rendu publique, vendredi 14 novembre, sa lettre officielle aux Pays-Bas, informant le pays qu’elle enquêtait de manière formelle sur des aides d’État, qu’elle soupçonne illégales, au profit de la chaîne de cafés américaine Starbucks. Elle s’était livrée au même exercice, au début de l’automne, avec les cas Apple en Irlande et Fiat au Luxembourg.

Riche de 50 pages, ce courrier très argumenté date du 11 juin 2014, mais n’a été divulgué que cinq mois plus tard, le temps de laisser aux parties prenantes (Starbucks, l’Etat néerlandais), de l’expurger des données jugées confidentielles.

Cette procédure est habituelle pour la Commission. Mais elle arrive aussi à point nommé, c’est-à-dire une semaine après les « Luxleaks », qui ont révélé les pratiques plus qu’accommodantes du Luxembourg à l’égard des multinationales.

Cela permet de montrer que le Grand-Duché - dont Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission, a été le premier ministre pendant dix-neuf ans - n’est pas le seul paradis fiscal pour le grand capital.

BOÎTE AUX LETTRES

De fait, les Pays-Bas sont aussi un havre pour les grandes entreprises cherchant à minimiser leur imposition. À ce titre, le « cas » Starbucks est éclairant.

La Commission a concentré son enquête sur deux entités néerlandaises du groupe américain, Starbucks Manufacturing BV, qui est censée être une grillerie géante de café, et Starbucks Coffee BV, siège social du groupe pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Starbucks Manufacturing achète des grains de café à une entité suisse, puis les revend aux magasins Starbucks partout en Europe. Cette entité et le siège social payent des royalties, au titre de l’usage de la marque Starbucks, mais aussi pour rétribuer l’acheminement du café aux magasins, à une entité britannique, Alki, qui n’est qu’une boîte aux lettres, et ne paie pas d’impôts au Royaume-Uni.

Bruxelles s’est penchée sur les « tax rulings », ces accords fiscaux que le groupe américain a signés avec l’administration des impôts néerlandaise, en 2008. Plus précisément sur des « arrangements sur des prix de transferts à venir » (les échanges financiers entre entités d’un même groupe).

LE RÔLE CLÉ DES PRIX DE TRANSFERT

Il ressort des observations de la Commission que les prix de transfert entre les deux entités et d’une part la société suisse qui leur vend les grains, et d’autre part les magasins qui les leur achètent torréfiés, ne reflètent pas les prix du marché.

Or, c’est grâce à un accord sur la détermination de ces prix de transfert que la base taxable aux Pays-Bas de Starbucks Manufacturing BV a pu être réduite, et aussi, grâce aux royalties versées à la « boîte aux lettres » britannique Alki.

La charge d’imposition de Starbucks Manufacturing aux Pays-Bas aurait dû augmenter de 36 % à 66 %, sans la signature des « rulings », précise la Commission.

Le cas d’Amazon, au Luxembourg, sur lequel Bruxelles enquête aussi de manière formelle depuis cet automne, se rapprocherait de ce cas de figure : des prix de transferts entre filiales et beaucoup d’argent qui s’en va vers une « transparent company », une boîte aux lettres non imposée.

À ce jour, cependant, la Commission n’a pas conclu à l’existence ou non d’aides d’États illégales entre la chaîne américaine Starbucks et l’Etat néerlandais. Une décision, sur ce cas et sur ceux d’Apple en Irlande et de Fiat aux Pays-Bas, pourrait être prise au printemps 2015, a récemment précisé Margrethe Vestager, la toute nouvelle commissaire à la concurrence.

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lire aussi sur un autre blog :

Information du jour : les lois internationales...

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Lire aussi : Un G20 décisif pour la lutte contre la fraude fiscale

Le secret bancaire et l'évasion fiscale
Édition abonnés Contenu exclusif

10/11/2014

Saviez-vous qu'on pouvait privatiser un aéroport régional sur le territoire national ???

à lire :

Toulouse_ La privatisation de l'aéroport fait polémique - 20minutes.fr.pdf

Lagazette.fr » Privatisation de l’aéroport de Toulouse _ probable délai pour le choix du lauréat » Print.pdf

26/10/2014

Pour un référendum sur les traités de libre-échange

communiqué :


L’UPR  lance une grande pétition pour demander à François Hollande l’organisation d’un référendum sur les traités de libre-échange TAFTA, CETA et TISA, actuellement négociés secrètement par l’Union européenne.

 

Trois traités commerciaux internationaux sont actuellement négociés par l’Union européenne, au nom de la France, sans que les Français ne soient ni informés des conséquences prévisibles sur leur vie quotidienne, proprement phénoménales, ni consultés pour savoir s’ils sont ou non d’accord avec ces conséquences. Ces trois traités sont :

1) le CETA, qui est un accord de libre-échange entre l’UE et le Canada,

2) le TAFTA, traité transatlantique ou « Trans-Atlantic Free Trade Agreement », qui est un projet de libre-échange quasiment total entre l’Union européenne et les États-Unis, négocié en catimini par Bruxelles depuis le mois de juillet 2013,

3) l’accord sur le commerce des services, ACS ou TISA, qui reprend et approfondit le volet des services du TAFTA élargi à 50 pays membres de l’OMC*.

L’adoption de ces traités placera définitivement les Français sous la coupe de grands intérêts économiques, qui n’ont que faire de leur niveau de vie, de leur santé, de leurs emplois et de leur liberté.

» Je signe la pétition maintenant !

L’adoption du TAFTA, par exemple, empêchera les États d’édicter librement les normes sanitaires et environnementales propres à protéger les citoyens et leur cadre de vie. Ce traité soumettra les États à un chantage financier permanent puisque des multinationales pourront les attaquer via des tribunaux d’arbitrage privé, pour peu qu’elles considèrent telle ou telle décision, résultant d’un choix électoral majoritaire, comme nuisible à leurs investissements.

Concrètement, cela signifie qu’une loi contre la tabagie, une mesure de nationalisation ou un relèvement de l’impôt sur les sociétés, décidés par les députés élus par les Français, pourront être contestés devant une cour arbitrale par des grands groupes étrangers ou français. À titre d’illustration, plusieurs fabricants de cigarettes ont d’ores et déjà menacé la France d’une action en justice pour lui réclamer 20 milliards d’euros si des mesures anti-tabac devaient être prises.

Il s’agira, ni plus ni moins, d’un véritable coup d’État opéré par une oligarchie financière et industrielle contre la souveraineté des peuples, comme l’explique cet articleCette nouvelle organisation sociale s’apparentera à un terrifiant retour à la féodalité du Moyen-Âge, avec ses seigneurs d’un côté et ses serfs de l’autre.

Si le TAFTA et le CETA portent déjà des coups sérieux aux services publics (eau, gaz, électricité, transport, santé, etc.), si chers au peuple français depuis des siècles, le TISA, qui concerne 50 pays, leur assènera l’estocade finale.

Sans que les Français ne s’en rendent bien compte, la Commission européenne agit dans leur dos en œuvrant pour la conclusion rapide de ces traités, à la demande du gouvernement américain. Elle s’est déjà donnée un mandat de négociation très large tant pour le CETA que pour le TAFTA, et est directement à l’initiative du TISA.

Aucun argument recevable ne permet de justifier la précipitation et l’opacité des négociations. Quant à leur bien-fondé, il ne fait jamais l’objet d’un examen approfondi et contradictoire. Leurs partisans ne font que répéter les slogans habituels qui affirment qu’il en résultera des gains de croissance mirobolants, en évoquant de vagues études sorties d’un chapeau.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) invite les Français à ne pas croire une seule seconde ces prophéties, qui sont rangées au magasin des farces et attrapes dès que les traités sont ratifiés. L’UPR signale qu’en 1992 les mêmes experts euro-atlantistes avaient sorti d’un même chapeau le même type de prévisions fantastiques de croissance pour convaincre les Français de voter « Oui » au traité de Maastricht et à l’euro. Avec 22 ans de recul, chacun peut mesurer ce que valaient ces prévisions.

L’UPR souligne que l’avis du Parlement européen sur la négociation des traités n’est que peu contraignant, la Commission et le Conseil ayant seuls le pouvoir d’agir dans ces domaines (article 207 alinéa 3 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne). Il ne s’agit que d’une consultation du Parlement, qui valide ou non les traités en l’état. La Commission peut, de toute façon, faire passer des décisions sans l’aval du Parlement.

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L’UPR appelle donc solennellement le gouvernement à organiser un référendum pour savoir si les Français sont pour ou contre la participation de leur pays au TAFTA, au CETA et au TISA.

Si le non l’emporte, le gouvernement français devra respecter le verdict populaire en mettant son veto à la poursuite des négociations en cours au niveau de la Commission européenne. Le référendum de 2005 a montré que le peuple français ne se laissait plus faire par les injonctions médiatiques et les sommations des prétendus « partis de gouvernement ». Gageons, qu’à nouveau, il fera entendre sa voix souveraine, puissante et indépendante.

Enfin, l’UPR rappelle que le seul moyen d’éloigner définitivement la menace des traités que la Commission européenne veut imposer aux Français est le retrait unilatéral de l’Union européenne, grâce à l’article 50 du Traité sur l’Union européenne.

*Australie, Canada, Chili, Taiwan, Colombie, Costa Rica, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Corée du Sud, Suisse, Turquie, États-Unis, et les 28 membres de l’UE (Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Ireland, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et Royaume-Uni).

» Je signe la pétition maintenant !

15/10/2014

Nobel de l'économie ? Quel Nobel de l'économie ?

À lire sur MEDIAPART :

Jean Tirole, prix Nobel des «imposteurs de l'économie» 

13 OCTOBRE 2014 |  PAR LAURENT MAUDUIT

Le Nobel a été attribué lundi au président et fondateur de l’École d’économie de Toulouse, l'un des principaux promoteurs en France de l'OPA de la finance sur l'enseignement et la recherche économique à l'université.

extraits :

... « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel » - improprement appelé prix Nobel d’économie ... 

... (lireL’OPA de la finance sur la recherche économique)

Et il n'y a guère que l'association Attac qui s'en soit souvenu, lundi, en publiant un communiqué à contre-courant : « 

Alors qu’un déluge de commentaires élogieux en forme de « cocoricos » se propage dans les médias, Attac déplore ce choix qui s’inscrit dans la lignée des prix attribués à Hayek, Friedman et autres économistes néolibéraux en grande partie responsables de la crise actuelle ».  ...

 

...Dans la communauté des économistes français, la nouvelle risque pourtant d’être accueillie avec beaucoup plus de réserves. D’abord, parce que le jury du Nobel d’économie a pris la détestable habitude depuis plus de deux décennies de ne récompenser, à l'exception de Paul Krugman en 2008, qu’un seul courant de pensée, celui du néolibéralisme. Or l’économie n’est pas une science exacte mais une branche des sciences sociales, c’est-à-dire une discipline dont la richesse dépend du pluralisme de ses approches. Avec Jean Tirole, la détestable habitude se prolonge encore une année de plus. ... 

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

05/09/2014

XXième siècle, avènement de l'industrie chimique

  ... explosifs, engrais chimiques, pesticides, OGM, médicaments, matières plastiques, automobile (carburants, pneus), tissus synthétiques, alimentation (édulcorants de synthèse, conservateurs...), etc...

À lire sur BASTAMAG :

MÉMOIREPremière Guerre mondiale : va-t-on commémorer les exploits de l’industrie chimique ?

- Lire aussi notre enquête : Loin des tranchées : quand les multinationales européennes engrangeaient déjà les profits de la guerre

25/06/2014

Lectures du jour

à lire sur BASTAMAG :

MENACE SUR LES SERVICES PUBLICS

Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations

AGNÈS ROUSSEAUX

C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du « marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers... Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire. Les négociateurs – soumis à la forte pression des lobbys – sont cette semaine à Genève pour le 7ème round de ces pourparlers internationaux, qui pourraient gravement menacer les services publics et les tentatives de régulation du secteur financier. Enquête. 

[Lire la suite

 
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POLLUTION

Un oléoduc de Total provoque une mini marée noire en Seine-Maritime

25/06/2014 MORGANE THIMEL

 
La rupture d’un oléoduc a provoqué un geyser de pétrole dans un parc régional de Seine-Maritime, fin mai. L’entreprise Total, responsable de cet équipement, s’emploie à faire disparaître les traces de (...)

21/06/2014

Néolibéralisme anglo-saxon, un exemple : Ryanair et le dumping social

lu sur 20minutes.fr

Les pratiques de «dumping social» de Ryanair jugées en appel

Créé le 21/06/2014 à 08h34 -- Mis à jour le 21/06/2014 à 08h36

JUSTICE - dans son jugement du 2 octobre 2013, le tribunal correctionnel d'Aix avait ordonné à la compagnie une amende de 200.000 euros et surtout le versement de près de 9 millions d'euros aux parties civiles...

Lourdement condamnée en 2013 pour ses pratiques assimilées à du dumping social sur l'aéroport de Marseille-Marignane entre 2007 et 2010 la compagnie aérienne Ryanair est jugée en appel lundi et mardi à Aix-en-Provence, sur fond de nouveaux nuages judiciaires liés au même dossier.

Le tribunal correctionnel d'Aix n'avait trouvé aucune excuse à l'entreprise irlandaise dans son jugement du 2 octobre 2013, lui ordonnant une amende de 200.000 euros et surtout le versement de près de 9 millions d'euros aux parties civiles, majoritairement l'URSSAF, mais aussi d'autres organismes sociaux (Pôle emploi, caisses de retraite), pour n'avoir jamais déclaré son activité en France, ni au registre du commerce, ni à l'URSSAF.

«Taux de charges sociales de 40 à 45% en France contre 10,75% en Irlande»

L'amende ainsi fixée correspond quasiment au maximum (225.000 euros) prévu par la loi pour une personne morale poursuivie pour travail dissimulé. Ryanair a également été reconnue coupable d'emploi illicite de personnel, entrave aux instances représentatives du personnel et prêt illégal de main-d'oeuvre.

«En refusant de se soumettre à la législation française en matière de cotisations sociales, la compagnie a organisé un véritable dumping social», concluait le tribunal, rappelant que «les taux de charges sociales en France sont de 40 à 45% pour l'employeur, contre 10,75% en Irlande» et dénonçant «une situation de concurrence déloyale vis-à-vis des autres compagnies aériennes». Un verdict en ligne avec la position du ministère public qui, lors de l'audience de mai 2013, avait fustigé: «On a affaire à une société dont le seul objectif est de contrer la loi au mépris des intérêts des travailleurs».

Fierté des élus locaux

Des plaintes du syndicat de personnels navigants sont d'ailleurs à l'origine de l'affaire. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin s'en était ému. Il avait stigmatisé le «comportement irresponsable des syndicats». Avec 36 vols opérés en direct, la compagnie constitue il est vrai l'incontestable fleuron du terminal low-cost de Marignane, mp2, un équipement qui fait la fierté des élus locaux et de la chambre de commerce.

Au coeur du dossier, la base d'exploitation que Ryanair avait lancée début 2007 à Marignane, y stationnant quatre avions, avant de la fermer à grand fracas début 2011 à la suite de sa mise en examen, pour rouvrir quelques semaines plus tard la plupart des lignes. La justice a estimé que le champion du ciel européen (4,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 569 millions d'euros sur l'exercice 2012-2013) aurait dû appliquer le droit social français en application du droit communautaire, et non le droit irlandais, à ses 127 salariés qui assuraient là, comme l'instruction l'a démontrée, une activité constante, avec un personnel résidant à proximité ou encore 300 m2 de locaux permanents.

«A cheval sur plusieurs pays»

La compagnie s'était au contraire défendu d'avoir créé sur cet aéroport un «établissement pérenne» et mis en avant le fait que les salariés n'effectuaient qu'une activité temporaire. «Ils volent dans des avions irlandais et sont à cheval sur plusieurs pays, ils ne travaillent pas plus en France qu'ailleurs», avait expliqué Luc Brossollet, l'un des avocats de l'entreprise, alors qu'aucun de ses dirigeants ne s'était déplacé à l'audience.

La compagnie a depuis essuyé une nouvelle plainte du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) représenté par le cabinet d'avocats Rappaport-Andreu-Hocquet, qui a donné lieu à l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire au parquet d'Aix-en-Provence. «Il n'a pas été mis fin à l'activité qui a donné lieu à la première condamnation», selon la procureure Dominique Moyal. Mais pour prouver qu'elle ne possède toujours pas de base à Marignane, et ainsi échapper au droit français, Ryanair aurait notamment imposé des roulements de 5 jours à ses équipages.

D'autres décisions judiciaires menacent la position de Ryanair. En mars, la Cour de cassation a confirmé la condamnation pénale de deux compagnie étrangères low-cost Easyjet et Vueling, pour les mêmes faits de travail dissimulé. Cityjet, filiale d'Air France, a également été condamnée en octobre en appel. «Toutes ces compagnies se sont mises en règle depuis. Seul Ryanair refuse d'appliquer le droit social français», souligne Me Claire Hocquet.

20 Minutes avec AFP

25/04/2014

Oliver Stone - Les États-Unis : L'Histoire jamais racontée

Un documentaire à voir absolument, ne serait-ce que pour mieux comprendre "l'Europe de la concurrence libre et non faussée".

Oliver Stone - Les États-unis : L'Histoire Jamais Racontée ...

www.commeaucinema.com/film/oliver-stone-les-etats-unis-l...   En cache

Résumé du film Oliver Stone - Les États-Unis : L'Histoire jamais racontée

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Oliver Stone: "Les Américains s'imaginent être les gentils ...

www.lexpress.fr/culture/tele/oliver-stone-les-americains...   En cache

Oliver Stone: "Les Américains s'imaginent être les gentils contre les méchants"

Propos recueillis par Sandra Benedetti, publié le 16/01/2014 à 17:34

Abonné à la polémique, Oliver Stone révèle cette fois la face cachée des Etats-Unis dans une remarquable série documentaire. Avec L'Express, il revisite Une autre histoire de l'Amérique. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/tele/oliver-stone-les-americains-s-imaginent-etre-les-gentils-contre-les-mechants_1314422.html#gAdQ0PXo7rJVTV5U.99

17/04/2014

Bientôt les européennes : "L'Europe, l'Europe, l'Europe !" ... mais pour quoi faire ? (pour faire quoi ?)

C'était le 14 décembre 1965, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Le général de Gaulle, interrogé par Michel Droit, résume ses réserves européennes en une petite phrase passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

" Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc.Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes. "

www.ina.fr/video/I00012536   En cache

... "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe !l'Europe ! l'Europe "...

 Lien :

Citations passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

extraits :

... On le voit de Gaulle n'envisage qu'une Confédération d'Etats et fait précéder toute élection au suffrage universel (il ne précise pas si c'est suffrage direct ou indirect) d'une Assemblée, d'un référendum « organisé simultanément dans tous les pays intéressés »De plus, De Gaulle envisage alors deux Assemblées dont l'une « représenterait les réalités régionales, économiques, intellectuelles, morales, des états participants »...

... « L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ».

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sur le même sujet , voir aussi la note du 20/5/2013 sur un autre blog :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? 

Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

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lire aussi "Manière de voir" du Monde diplomatique :

16 mai 2013
EN KIOSQUES et sur notre boutique en ligne
 
« Manière de voir » n°129 / Juin - juillet 2013 

Europe, droit d'inventaire

Numéro coordonné par Anne-Cécile Robert

20/03/2014

Êtes-vous pour le traité de libre échange transatlantique ? (ou pour sortir de l'Europe du libre échange ?)

voir aussi la note :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

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29/01/2014

Deux articles sur le néolibéralisme ...

... à lire sur MEDIAPART :

L'Insee publie ce mercredi un dossier sur « trente ans de vie économique et sociale ». On y découvre la formidable montée en puissance d'un capitalisme qui avantage la rente et les dividendes servis aux actionnaires.

L'échec est cuisant pour le parti populaire aux commandes de la région de Madrid : il a renoncé lundi à son projet de privatisation de six hôpitaux, après plus d'un an de contestation sociale.

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

05/12/2013

La directive européenne sur les travailleurs "détachés" : un exemple

lu sur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/neuf/20131205.OBS8487/travail-detache-premiere-condamnation-en-france-pour-un-promoteur.html

Travail détaché : première condamnation en France pour un promoteur

Publié le 05-12-2013 à 16h56

En pleine renégociation, houleuse, de la directive européenne sur les travailleurs détachés, la justice française a condamné un promoteur immobilier pour avoir fait travailler illégalement son sous-traitant polonais, une première qui fera jurisprudence, espèrent les professionnels du bâtiment. La cour d'appel de Chambéry a condamné le groupe Promogim et sa filiale SCI Rhône à verser 210.000 euros d'amende pour "prêt illicite de main d'œuvre" et "travail dissimulé", sur un chantier de 43 logements à Pringy (Haute-Savoie), en 2008.

42 % du travail détaché dans le bâtiment

En vertu d'une directive européenne de 1996, une entreprise peut "détacher" des salariés dans un autre pays de l'UE, à condition de respecter le "noyau dur" des règles du pays d'accueil (salaires, conditions de travail...) et de verser les cotisations sociales dans le pays d'origine. En cas de sous-traitance, le donneur d'ordre doit en principe s'assurer que le code du Travail est respecté, notamment en matière de travail dissimulé. Or, faute de contrôle efficace, cette directive fait l'objet de nombreux abus, en particulier dans le bâtiment, qui concentre 42 % des jours travaillés détachés en France, selon le ministère du travail. Et au sein des 28 pays de l'UE, très divisés sur la question, la France exige avec "fermeté" un renforcement de la réglementation liée à la directive, en cours de négociation.

Première condamnation pour un maître d'ouvrage

Le 7 novembre, la justice française a fait irruption dans le débat en sanctionnant pour la première fois, non seulement des sociétés sous-traitantes, mais aussi le donneur d'ordres, un promoteur immobilier. Le ministère du Travail a confirmé qu'il s'agissait "d'une décision pénale condamnant pour la première fois un maître d'ouvrage". La cour d'appel de Chambéry a condamné le groupe Promogim et sa filiale SCI Rhône à verser 210.000 euros d'amende pour "prêt illicite de main d'œuvre" et "travail dissimulé", sur un chantier de 43 logements à Pringy (Haute-Savoie), en 2008. Maître d'oeuvre, SCI Rhône y avait confié en 2007 le gros œuvre à la société turque Pala, laquelle avait à son tour sous-traité auprès de l'entreprise polonaise Manualis, qui avait alors détaché ses ouvriers polonais en France.

La justice a considéré que Pala et Manualis ayant "conclu un contrat de sous-traitance fictif" - car la deuxième n'apportait "aucun savoir faire particulier" sur le chantier -, le délit de "prêt illicite de main d'œuvre" était constitué. Elle a établi que la législation française en matière de détachement n'avait pas été respectée - horaires de travail supérieurs à la durée légale, non paiement des heures supplémentaires -, et pas davantage les règles de sécurité. Or ni Promogim ni SCI Rhône, en tant que maîtres d'ouvrage, "ne peuvent s'exonérer des obligations qui leur incombent" en matière de vérification à l'égard de leurs co-contractants, a estimé la cour, confirmant une première condamnation du tribunal correctionnel d'Annecy.

Un renforcement des contrôles souhaité

La Fédération française du bâtiment (FFB), qui demande régulièrement un renforcement des contrôles pour combattre le travail illégal, a dit espérer que la décision fera jurisprudence. "Avec ce jugement, les maîtres d'ouvrages ne peuvent plus rejeter la responsabilité sur les sous-traitants", s'est réjoui Renaud Collard de Soucy, président de la fédération de Haute-Savoie de la FFB, qui était partie civile. "Quand il achète une prestation à un prix anormalement bas, le maître d'ouvrage est tenu de se poser des questions. On n'achète pas une Mercedes au prix d'une Fiat", a estimé Thierry Terbins, secrétaire général de la fédération.

Depuis une loi de 2011, les maîtres d'ouvrages sont considérés comme co-responsables des chantiers de leurs sous-traitants. Mais Promogim - qui ne compte pas se pourvoir en cassation -, juge ce principe inadapté au secteur du bâtiment. "C'est impossible pour nous maîtres d'ouvrages, d'aller vérifier sur chacun des chantiers les conditions dans lesquelles les ouvriers travaillent. On ne peut pas assumer des responsabilités qui ne sont pas les nôtres", a regretté le patron du promoteur, Christian Rolloy. Pour le ministère du Travail, "les dispositions pénales du droit du travail ont été pleinement mises en oeuvre en l'espèce". Cela "justifie les propositions législatives visant à renforcer la solidarité financière et la responsabilité des maîtres d'ouvrage dans les situations de sous-traitance en cascade plus complexes et plus difficilement contrôlables", ajoute le ministère, qui a annoncé la semaine dernière un "plan de lutte" contre les abus du détachement, passant par un renforcement de l'arsenal législatif.

29/11/2013

L'Europe de la concurrence "libre et non faussée", comment çà marche ? (suite)

voir aussi la note du 21/11/13 sur ce blog :

 L'Europe de la concurrence...

... jusqu'à 500 000 chômeurs français en plus grâce à l'Europe de la concurrence libre et non faussée !

lu sur le Canard enchaîné de cette semaine  :

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extraits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

04/10/2013

NON À L'ANGLICISATION DE CARREFOUR, DE LA FRANCE ET DE L'EUROPE !

communiqué :

NON À L'ANGLICISATION DE CARREFOUR, DE LA FRANCE ET DE L'EUROPE !
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 3 octobre 2013.

 

Le M’PEP soutient totalement l’initiative du syndicat CGT du magasin Carrefour Nîmes-Sud et s’engage à ses côtés. Ce syndicat a lancé une pétition de protestation contre la politique anglicisante de Carrefour et contre la politique d’anglicisation qui s’opère actuellement en France et partout en Europe.

 

Carrefour en effet, groupe français dans la grande distribution, donne des noms anglais à ses produits : First line, Blue Sky, Top Bike, Green Cut, Bootstore, Ooshop, Home, Ink Set, Powder Flash, Carrefour Discount, Tex Fashion Express, Tex Baby, Energy Drink, N°1 Apple Nectar’s, Pomelos Drink, Ananas Juice, N°1 Home Clean, Carrefour Light, Carrefour on line, etc.
 
POURQUOI CETTE ORGIE DE MOTS ANGLAIS ? SERIONS-NOUS SOUS PROTECTORAT ANGLO-AMÉRICAIN ?

 

Au Québec, pays où la défense de la langue française est synonyme de devoir civique et de combat pour la liberté, l’expression « au volant » est employée couramment en lieu et place du terme anglais "drive". Pourquoi Carrefour n’emploierait-il donc pas cette dénomination ?

 

16/09/2013

L'Europe de la "concurrence libre" et les salaires de misères en Allemagne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/16/en-basse-saxe-la-ceinture-de-graisse-du-pays-prospere-grace-a-des-salaires-de-misere_3478114_3234.html

En Basse-Saxe, la "ceinture de graisse" du pays prospère grâce à des salaires de misère

LE MONDE | 16.09.2013 à 11h20 • Mis à jour le 16.09.2013 à 18h48 |Claire Gatinoi

Les raisons qui ont poussées Stefan Petrut à quitter la Roumanie pour venir travailler en Allemagne sont simples. "L'argent". L'homme épais, à la figure bonhomme, qui ne laisse rien transparaître de trente ans de travail à la chaîne à découper les viandes dans les abattoirs, ne s'en cache pas. L'argent lui manquait tellement à Buzau, sa ville natale à 100 kilomètres de Bucarest.

Alors, en 2008, quand son ami Nicolaï, lui a parlé de ce travail d'équarrisseur en Basse-Saxe, à Essen-Oldenburg payé 1 600 euros par mois. "J'ai dit oui. J'arrive". Quelques jours plus tard, Stefan, quarante-six ans à l'époque, laisse sur place un fils déjà grand mais emmène sa femme, Luminata, couturière. Elle lâche ses travaux d'aiguilles pour se convertir à la découpe de bestiaux. De 16 heures à deux heures du matin, pauses comprises. L'affaire est trop belle. Au début, tout va bien. Si ce n'est cet appartement sommaire dans une maison de briques de Quakenbrück, à dix kilomètres de l'abattoir que Stefan et Luminata doivent partager avec deux autres couples. Une seule salle de bains. Une toilette pour tout le monde. Le tout pour 175 euros par personne et par mois payés "au patron". Celui-là même qui dirige l'abattoir.

Mais au bout de quelques mois, l'entreprise change le fonctionnement. Fini le salaire fixe, désormais Stefan et sa femme seront payés à la pièce : 1,31 centime (0,0131 euro) par cochon découpé pour lui, 0,98 centime pour elle. "Normalement, ça va, je suis un spécialiste", explique-t-il, fier. Solide et rompu à l'exercice, Stefan peut faire 700 bêtes par heure, donc, toucher un peu plus de 9 euros de l'heure. Mais Luminata ne tient pas la cadence. Pis au bout de quelques jours, les porcs n'arrivent plus. Danish Crown, un gros industriel de la viande qui achetait la pièces à l'abattoir de Stefan, veut changer de sous-traitant pour un autre, moins cher.

"Plus de cochons, plus d'argent", résume Stefan dans un français qu'il a appris à l'école. Sa femme et lui vivotent alors avec 500 euros mensuels. Puis, plus rien. L'abattoir fait faillite. Eux sont licenciés sans toucher les 5 000 euros et quelque qu'on leur doit encore.

"NATIONALITÉS INVITÉES"

En Basse-Saxe, le cas de ces Roumains n'est qu'un exemple parmi d'autres de l'exploitation de la main-d'œuvre étrangère, peu au fait de ses droits, et souvent maintenue à dessein dans l'ignorance. Depuis un an, la presse locale se fait l'écho d'histoires plus ou moins sordides recensées dans "la ceinture de graisse" de l'Allemagne, championne européenne de l'exportation de viandes.

Got Ilie, le visage mat et l'air encore espiègle de ses 24 ans en témoignent. Arrivé en Allemagne en 2010, il a passé un an payé 5 euros de l'heure, sans sécurité sociale, et avant déduction des 70 euros à régler chaque mois à son employeur pour le logement : une chambre à partager avec cinq autres Roumains.

Au fil des ans, les nationalités "invitées" évoluent mais le scénario reste le même. Un salaire de misère qui frise parfois les deux à trois euros de l'heure et des conditions de logement indécentes. "Il y a quelques semaines, j'ai été alerté par un Espagnol employé dans une découpe de volailles qui n'avait pas reçu son salaire. J'ai découvert que lui et d'autres Espagnols vivaient à soixante-dix dans 180 mètres carrés dans un restaurant désaffecté", raconte Matthias Brümmer, responsable régional du syndicat de l'alimentaire NGG.

"Des Grecs, on n'en a pas encore vus. Mais l'industrie cherche et trouve toujours ce qu'elle veut là où la misère est la plus grande, dit-il, écœuré. Ces industriels se vantent de traiter correctement les animaux, mais eux traitent leurs salariés comme des bêtes !" M. Brümmer, un ancien des abattoirs, s'est rendu compte il y onze ans, grâce à un journaliste du Rheinische Post, que ces scènes dignes d'un roman de Zola existaient dans son propre pays, ce super modèle de l'Europe.

Interrogé sur de telles pratiques, Danish Crown explique que c'est le marché du travail allemand qui implique de tels niveaux de salaires. Quant aux sous-traitants, le groupe peut difficilement les contrôler, explique Jens Hansen, le porte-parole de l'entreprise danoise, ajoutant que le groupe, basé dans un pays réputé pour la générosité de son système social, ne rechigne pas à payer correctement ses propres salariés. Une stratégie d'évitement, certes, qui n'est toutefois pas éloignée de la réalité. Pour M. Brümmer, la réglementation du marché du travail allemand a permis ces dérives et l'émergence de ce qu'il appelle un "capitalisme de Manchester".

PAS DE SALAIRE MINIMAL

Outre-Rhin, aucun salaire minimal n'est imposé dans la filière de la viande. En outre, sous le gouvernement de Gerhard Schröder (SPD) une clause a été introduite permettant à un employeur allemand de "louer" de la main d'œuvre à une entreprise étrangère, roumaine ou bulgare par exemple. Dans ce cadre, les employés sont soumis au droit du travail de leur pays d'origine, souvent moins disant.

En permettant aux industriels d'avoir recours à une main d'œuvre bon marché, la Basse-Saxe est devenue un aimant aux multinationales de la viande. Danish Crown, mais aussi le néerlandais Vion y sont représentés aux côtés des allemands Tonnies, Westfleisch, entre autres.

Résultat, dans cette région agricole, le chômage est au ras des pâquerettes (6,5 % en août selon l'agence pour l'emploi), et en dépit de l'automatisation du métier, l'industrie emploie encore 142 000 personnes, et plus de 200 000 en comptant ces travailleurs "loués", indique M. Brummer. "Aujourd'hui, si l'Allemagne arrête de produire de la viande, l'Europe fait famine !", plaisante-t-il.

Pour lui comme pour nombre d'Allemands, ce résultat n'a pourtant rien d'une réussite. "J'ai honte. Quand je voyage à l'étranger et qu'on m'interroge à ce sujet, je suis incapable de justifier cela", confie Alexander Herzog-Stein, spécialiste du marché de l'emploi à l'institut IMK, proche des syndicats.

Dans la région, aussi, on a honte. Depuis plus d'un an, à Vechta, une petite ville tranquille, le prêtre Peter Kessen mobilise les foules pour que cesse ce "dumpig social", dénoncé également par la France et la Belgique. Pour son action, le prêtre a reçu des menaces : une peau de lapin, déposée devant sa porte en novembre dernier.

C'est que le combat de ce religieux dérange. Son objectif est d'obliger l'instauration d'un salaire minimum à 8,50 euros de l'heure, pour tous. Une lutte à la frontière entre religion et politique : la mesure figure dans le programme du SPD, en lice face à la CDU d'Angela Merkel pour les élections législatives du 22 septembre."C'est notre responsabilité sociale", sourit-il. Et pour ceux qui redouteraient de voir alors la compétitivité de l'industrie s'effondrer, le prêtre a déjà fait les calculs. Avec ce niveau de salaire, le kilo de viande ne serait renchéri que de 5,7 centimes, dit-il. Reste que les entreprises pourraient déguerpir, à la recherche d'une main-d'œuvre meilleur marché. "Qu'ils s'en aillent !", lâche M. Brümmer.

Depuis quelques jours, la région a bon espoir de mettre fin à tout cela. A la suite d'une table ronde, mardi 10 septembre, les grands industriels se sont mis d'accord pour l'instauration d'un salaire minimum. Mais M. Brümmer se méfie. "Ce n'est pas la première fois qu'en période préélectorale on nous fait des promesses. Attendons le 23 septembre !".

Et puis après la viande viendra le combat pour les employés de l'hôtellerie, de la restauration et pour les garçons coiffeurs, dont les salaires, dit-on, ne dépassent pas 2 à 3 euros de l'heure...

14/09/2013

Les banques responsables de la crise ont prospéré ...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/14/chute-de-lehman-brothers-les-banquiers-se-sont-bien-recases_3477570_3234.html

Chute de Lehman Brothers : Les banquiers se sont bien recasés

LE MONDE | 14.09.2013 à 09h43 • Mis à jour le 14.09.2013 à 11h12 |

Par Marc Roche (Londres, correspondant) 

Ils ont camouflé les créances pourries. Ils ont affirmé que leur établissement se portait au mieux. Et pourtant, les banquiers qui ont joué un rôle-clé dans le krach de 2007-2008 – avec en point d'orgue la faillite retentissante de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008 – sont souvent sortis indemnes de cette débâcle.

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Cinq ans plus tard, le constat est édifiant : les premiers responsables de la crise – mais pas les seuls – n'ont pas seulement survécu, ils ont prospéré, aux Etats-Unis comme en Europe.

Lire : Jean-Claude Trichet : "Nous sommes encore dans une situation dangereuse"

Qu'importe que les contribuables du monde entier aient dû déverser des milliards dans le système bancaire pour lui éviter l'implosion. Qu'importe si aujourd'hui encore ils en paient la facture. Qu'importe que les banques aient massivement licencié. A lire quotidiennement les pages des journaux, la liste des "revenants" est longue. "Les vieux banquiers ne meurent jamais", résume l'hebdomadaire britannique Financial News.

Aux Etats-Unis, à l'exception des inoxydables Jamie Dimon et Lloyd Blankfein, respectivement PDG de JP Morgan Chase et de Goldman Sachs toujours en place, les banquiers qui étaient au pouvoir en 2007-2008 ont tous rendu leur tablier. Mais loin de se la couler douce sous les cocotiers ou de passer des journées à frapper des balles sur les terrains de golf, les stars déchues ont repris du service.

ÉVITER LE NAUFRAGE

Ainsi, John Thain, le responsable de la débâcle de Merrill Lynch, dirige aujourd'hui CIT, un prêteur aux PME. Il a été écarté en janvier 2009, trois mois après que Bank of America, sous pression de l'administration Bush, a racheté Merrill Lynch qui croulait sous les pertes liées aux subprimes (les crédits hypothécaires à risque) et un mois après avoir annoncé 25 000 licenciements.

Charles Prince, qui a dirigé la banque américaine Citigroup entre 2003 et la fin 2007 avant d'être débarqué, opère dans un prestigieux bureau de conseil en management de Washington. Celui qui, en 2007, justifiait les investissements risqués de la banque en proclamant, fine allusion au Titanic"tant qu'il y a de la musique, il faut danser", a pourtant laissé derrière lui un champ de bataille. En novembre 2008, son successeur, Vikram Pandit, annonçait 53 000 licenciements. En février 2009, l'Etat américain prenait 36 % de la banque pour lui éviter le naufrage...

Les cinq ex-plus hauts dirigeants des activités de crédits hypothécaires pourris à l'origine de la faillite de la banque Bear Stearns en mars 2008, qui a précédé celle de Lehman Brothers, se sont tous recyclés... dans le crédit immobilier au sein des plus prestigieuses institutions de Wall Street, affirme la dernière livraison du magazine alternatif Mother Jones.

Quant à Dick Fuld, l'ancien directeur général de Lehman, s'il n'a pas repris un emploi dans un établissement, il a créé sa propre société de conseil en fusions-acquisitions, qui ne manque pas de clients.

UN SI PETIT MONDE

En Europe aussi, les financiers de la crise sont résilients. Johnny Cameron, qui avait coulé la Royal Bank of Scotland, conseille à mi-temps Gleacher Shacklock, firme experte en capital-investissement. Daniel Bouton, à la tête de la Société générale lors du scandale Kerviel, est consultant chez Rothschild, tandis que son ex-bras droit, Jean-Pierre Mustier, est le numéro deux d'Unicredit.

Lire: Des centaines de traders ou d'avocats travaillent encore à la liquidation de Lehman Brothers

Après son départBarclays, dans la foulée du scandale du Libor, Bob Diamond, responsable des dérivés de la banque d'affaires du groupe, a créé son propre fonds d'investissement en Afrique. Peter Wuffli, l'ancien chef d'UBS, est aujourd'hui gestionnaire de patrimoine, tandis que son collaborateur le plus proche, John Costas, a fondé un bureau de conseil.

Et on peut citer dans un autre registre, celui de la crise de l'euro, la promotion à la tête de la compagnie d'assurances maison d'Antigone Loudiadis, la banquière de Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour rester dans la monnaie unique. Un si petit monde.

"La réputation d'un banquier concerne les autorités, pas les marchés, explique Peter Hahn, professeur à la Cass Business School. Les clients exigent le meilleur élément doté d'un carnet d'adresses étoffé, quel que soit son passé."

L'argument des intéressés est bien rodé. Si les dirigeants sont jugés responsables des agissements de leurs collaborateurs, il leur est néanmoins impossible de tout contrôler, développent-ils. Et puis, ils seraient victimes d'une société qui recherche des boucs émissaires et n'admet pas que les hommes au pouvoir puissent se tromper ou que les accidents arrivent.

Par ailleurs, ces financiers qui ont fait la crise rappellent qu'ils ne sont pas seuls responsables. Et d'accuser les gouvernements, qui ont dérégulé, les régulateurs, qui ont laissé faire, les banques centrales, qui n'ont rien vu venir. Or ces derniers n'ont pas eu de comptes à rendre, arguent les banquiers.

Sans parler de ces ex-ministres qui ont été promus. Ainsi de l'apôtre de la déréglementation, Larry Summers, secrétaire au Trésor de Bill Clinton, conseiller de Barack Obama et aujourd'hui l'un des favoris de la course à la présidence de la Réserve fédérale américaine.

"Je ne voulais pas terminer ma carrière sur un échec, particulièrement aux yeux de ma famille meurtrie par ma déchéance. C'est humain, je voulais sortir du métier par le haut", avoue un banquier de la City qui a rebondi après avoir dû démissionner. D'autres invoquent les coûteux honoraires d'avocats qu'il leur fallait régler dans le cadre de poursuites à leur encontre...

BRACONNIERS

Il ne faut pas mettre tous les banquiers dans le même sac. Bon nombre de braconniers, mêlés de près à l'éclatement de la bulle spéculative pour avoir en leur temps défendu la dérégulation à haute dose, se sont transformés en de redoutables gardes-chasses. La réussite de Gary Gensler, ex-associé de Goldman Sachs, aux commandes du régulateur des marchés de matières premières – la Commodity Futures Trading Commission (voir Le Monde du 30 août) –, de Robert Khuzami, ancien de la Deutsche Bank, passé au gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission, ou de Jean-Pierre Jouyet, ancien président de Barclays France, à la direction de l'Autorité des marchés financiers en atteste.

 

Lire : Le système bancaire mondial n'a pas éradiqué tous les risques

 

Tel est aussi le cas de Bill Winters, l'un des animateurs de l'équipe de JPMorgan qui avait inventé les fameux credit default swaps (CDS), ces contrats d'assurance sur une dette qui s'étaient révélés des outils de spéculation funestes. L'Américain a participé à la rédaction du rapport Vickers, au Royaume-Uni, publié en 2011, qui préconise, pour protéger les épargnants des folies des banques d'investissement, la sanctuarisation des activités de détail au sein des conglomérats financiers. 

Des parcours qui restent rares. Car, dans l'ensemble, en cinq ans, la culture bancaire n'a pas beaucoup changé. "La rupture n'a pas eu lieu. Il n'y a pas assez de sang neuf. On a pris les mêmes et on a recommencé", dit un ex-banquier londonien.

La plupart des gestionnaires de patrimoine, des banquiers d'affaires, comme au demeurant des administrateurs censés les superviser, proviennent du même vivier, business schools ou grandes écoles. Le népotisme est de rigueur au sein des hiérarchies comme des conseils de surveillance. Ainsi, le numéro deux de Goldman Sachs, Gary Cohn, est le dauphin attitré de Lloyd Blankfein. Les deux hommes issus du sérail travaillent côte à côte depuis 1981. 

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sur le même sujet, lire :

Derrière les 400 Américains les plus riches, les inégalités explosent

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/16/derriere-les-400-americains-les-plus-riches-les-inegalites-explosent_3478765_3234.html

Lehman BrothersÉdition abonnés Contenu exclusif

27/06/2013

Monopsone, néolibéralisme et équité

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/26/la-concurrence-est-elle-compatible-avec-l-equite_3436847_3234.html

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La concurrence est-elle compatible avec l'équité?

LE MONDE | 26.06.2013 à 11h59 | Pierre Jacquet

Dans l'éternel débat sur les liens entre croissance, pauvreté et inégalités, il est particulièrement important d'entendre les avis provenant des pays en développement.

Le forum en ligne organisé par l'ONG internationale Consumer Unity & Trust Society (CUTS), basée à Jaipur (Inde), permet de sortir des sentiers battus.

En juillet 2011, Pradeep Mehta et Bipul Chatterjee, du CUTS, ont tiré un livre d'un premier forum (Growth and Poverty : The Great Debate). En mai 2013, un nouveau fil de discussions a été lancé en réaction à une simple remarque du Dr Rangarajan, conseiller économique en chef du premier ministre indien, Manmohan Singh : "La croissance ne saurait être recherchée au prix d'une détérioration de l'équité."

Doit-on s'offusquer, au nom de l'équité, demande l'un des protagonistes, que les 1% les plus riches connaissent une augmentation des revenus de 15%, si par ailleurs les autres 99% voient les leurs augmenter de 10% ?

En réponse, certains évoquent les risques de tension sociale, notant qu'au moment du "printemps arabe", la croissance économique était de l'ordre de 6 % à 7 % par an en Egypte, mais que les inégalités s'y étaient sensiblement accrues. De même, en Tunisie, la perception de l'injustice sociale a nourri la révolte.

DÉSHUMANISATION

Encore faut-il distinguer, dans la définition de l'équité, la répartition des revenus – qui relève des choix sociaux et des politiques publiques – et l'égalité des chances.

Cette dernière renvoie au droit et à la politique de la concurrence, dont le rôle est de veiller à ce que les marchés fonctionnent correctement et que les barrières à l'entrée ou les positions de monopsone – marché opposant un seul acheteur à beaucoup de vendeurs – ne fournissent pas aux entreprises le moyen d'abuserd'un pouvoir de marché au détriment d'autres acteurs, consommateurs ou producteurs.

Des représentants d'autorités de la concurrence de nombreux pays en développement se sont lancés dans le débat (Inde, Pakistan, Egypte, Jamaïque, Botswana, Zambie, Thaïlande...).

La concurrence apporte généralement des bénéfices aux consommateurs, notaient-ils, mais parfois au profit des consommateurs étrangers et au détriment des employés locaux. Peut-on alors parler d'équité ? Ou même d'efficacité ? L'exemple donné est celui de la pauvreté des producteurs de coton, de tabac et de canne à sucre en Zambie, alors que les multinationales y prospèrent.

L'équité était présente dans l'esprit initial des lois antitrust, rappelle un protagoniste, qui regrette que l'influence de l'école de Chicago ait peu à peu déshumanisé l'économie. Le modèle allemand d'"économie sociale de marché" repose certes sur une séparation entre la poursuite de l'efficacité par le marché et de l'équité par les politiques sociales.

Mais dans les pays où les institutions sont peu développées et les politiques inefficaces, on ne peut tabler sur cette séparation des rôles, et les autorités de la concurrence sont amenées à prendre explicitement en considération l'impact de leurs actions en termes d'équité. C'est même essentiel à l'acceptabilité sociale de l'économie de marché.