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12/08/2017

Au sec ...

... ours !!!

L'image du jour :

Capture d’écran 2017-08-12 à 11.58.35.png

 

22/09/2016

Accident nucléaire : Consultation publique sur le projet de décret relatif aux zones qui seraient contaminées en cas d'accident

Consultation publique sur le projet de décret relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants  :  ATTENTION : date limite 30/09/2016

Une consultation dont les médias n'ont pas parlé et qui ne dure (n'a duré) qu'un mois : du 31/8 au 30/9/2016 !


La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Transposition de la directive Euratom 2013/59 : Niveaux d ... - Criirad

www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html


Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.
Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.
 
Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

<![if !supportLists]>-          <![endif]>20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
<![if !supportLists]>-          <![endif]>1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants  dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

 

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !

Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret    


Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité


CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50


asso@criirad.org – www.criirad.org

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Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable....

ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis

01/09/2016

Soyons conscients : ce sont nos enfants et les enfants de nos enfants qui vont payer la note

communiqué :

 

 

Tous à Flamanville les 1er et 2 octobre pour dire non à l’EPR !

Les 1er et 2 octobre, un grand rassemblement aura lieu à Flamanville (Manche) pour dire non au réacteur EPR et à la poursuite du nucléaire !

13/04/2016

Énergies renouvelables et EDF : La moitié des éoliennes implantées en France tournent dans le vide et ne sont raccordées à rien.

à lire dans le Canard de ce jour, page 5 :

La moitié des éoliennes implantées en France tournent dans le vide et ne sont raccordées à rien.

Car " ERDF et EDF ne sont pas très motivés ... aucune envie d'accélérer l'arrivée des énergies renouvelables "

pour ne pas concurrencer le nucléaire !

------------

sur le même sujet, dans le Monde ce jour :

Le gouvernement renonce à réduire la part de l'énergie nucléaire

 

 

PLANETE
Jeu de dupes de la France sur la baisse du nucléaire

10/02/2015

EDF et l'évasion fiscale : comment un groupe public peut-il tricher ?

communiqué :

Fiscalité : le gouvernement somme EDF de clarifier sa situation (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/societes/2015/02/08/20005-20150208ARTFIG00086-optimisation-fiscale-le-gouvernement- 

Vidéo Révélations sur les méthodes d’optimisation fiscale d’EDF (Info France 2)
http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/info-france-2-revelations-sur-les-methodes-doptimisation-fiscale-dedf_768541.html 

EDF effectuerait de l'optimisation fiscale (BFM Business)
http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/edf-effectuerait-de-l-optimisation-fiscale-851665.html 


Paradis fiscaux : Sapin veut des groupes publics "exemplaires" après les révélations de France 2 sur EDF (Francetv info) 
http://www.francetvinfo.fr/economie/impots/paradis-fiscaux/paradis-fiscaux-sapin-veut-des-groupes-publics-exemplaires-apres-les-revelations-de-france-2-sur-edf_769507.html 

Évasion fiscale - Le hold-up du siècle (Arte) 
http://future.arte.tv/fr/sujet/evasion-fiscale 

Les paradis fiscaux coûtent à la France 60 à 80 milliards d'euros par an (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/09/les-paradis-fiscaux-coutent-a-la-france-60-a-80-milliards-d-euros-par-an_3492428_3234.html 

21/11/2013

Iran : Obama n'a pas les même affinités que Fabius

Le nucléaire iranien obstacle à la Paix au Moyen Orient ou le nucléaire israélien et sa politique d'apartheid en Palestine ? Qui faut-il sanctionner ?

Voir :

Apartheid - Wikipédia

Apartheid in South Africa - Wikipedia, the free encyclopedia

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/iran-nucleaire-obama-appelle-le-congres-a-donner-une-chance-a-teheran-14-11-2013-1757266_24.php

Iran/nucléaire: Obama appelle le Congrès à donner une chance à l'Iran

 - Publié le 14/11/2013 à 21:11

Le président Barack Obama a appelé jeudi à le Congrès américain à donner une chance à l'Iran de démontrer son sérieux dans le dossier nucléaire et à s'abstenir de voter de nouvelles sanctions dans l'immédiat.

Les négociations entre Téhéran et les puissances du groupe P5+1 sur le programme atomique de la république islamique n'ont pas abouti le 9 novembre à Genève, ville où elles doivent reprendre le 20 novembre.

Des élus américains des deux bords ont jugé que l'Iran n'avait pas fait preuve de sérieux, et appelé à renforcer les sanctions qui étouffent déjà l'économie du pays. Le secrétaire d'Etat John Kerryles avait déjà appelés à "calmer" le jeu mercredi.

Jeudi, M. Obama est à son tour monté au créneau. "Ce que j'ai dit aux membres du Congrès, c'est que si nous voulions vraiment régler cela diplomatiquement, il n'y avait pas de raison d'ajouter de nouvelles sanctions à celles existantes", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.

Ces sanctions "sont déjà très efficaces et ont conduit les Iraniens à négocier", a-t-il remarqué.

Continuant à dire que "toutes les options restaient sur la table" pour s'assurer que l'Iran ne développe pas d'arme nucléaire, le président a toutefois semblé manifester sa méfiance vis-à-vis d'une opération militaire.

"Peu importe les qualités de notre armée, l'option militaire est toujours complexe et difficile, a toujours des conséquences imprévisibles", a-t-il prévenu. Il a aussi estimé qu'une guerre avec les Iraniens ne "nous assurerait pas qu'ils ne redoubleraient pas d'efforts ensuite pour obtenir des armes nucléaires à l'avenir".

Cherchant à convaincre des élus sceptiques, le dirigeant américain assuré qu'un accord tel qu'il s'est dessiné à Genève permettrait de retarder de "plusieurs mois" le programme nucléaire iranien, soupçonné par les Etats-Unis et leurs alliés d'avoir des visées militaires, ce que Téhéran dément.

L'AIEA note une pause

"Mais nous laisserions en place le coeur de ces sanctions, celles qui sont les plus efficaces et ont le plus d'impact sur l'économie iranienne, celles en particulier visant le secteur pétrolier, et celles visant le secteur bancaire et financier", a-t-il poursuivi.

"Cela nous offre la possibilité de voir à quel point ils sont sérieux et cela nous donne la garantie que si dans six mois ils s'avèrent qu'ils ne le sont pas, nous pouvons remettre en place immédiatement ces autres sanctions", a expliqué M. Obama.

"En fin de compte, on ne perd rien s'ils ne veulent pas apporter à la communauté internationale les preuves nécessaires", a-t-il conclu.

Plus tôt jeudi, M. Kerry a révélé que les Etats-Unis envisageaient de débloquer une "minuscule" part des 45 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés dans des banques à travers le monde, afin d'espérer sceller un accord nucléaire avec Téhéran.

"Le coeur du régime des sanctions n'est pas vraiment atteint", a assuré M. Kerry dans un entretien à la télévision MSNBC, affirmant que "95% ou plus des sanctions actuelles resteront en place".

Mardi, la Maison Blanche avait solennellement mis en garde le Congrès, en affirmant qu'en cas de nouvelles sanctions, les Etats-Unis prendraient le risque d'être engagés dans un conflit militaire avec l'Iran.

Les plaidoyers de MM. Obama et Kerry pourraient être renforcés par un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique.Celle-ci a affirmé jeudi que l'Iran avait fait une pause dans l'expansion de sa production et de ses sites nucléaires ces trois derniers mois, a priori un "choix" délibéré des autorités de Téhéran, selon un haut responsable familier des activités de l'AIEA.

Mark Fitzpatrick, du groupe de réflexion "International Institute for Strategic Studies", a remarqué que "c'est la première fois qu'un rapport trimestriel de l'AIEA ne montre pas une augmentation de la capacité d'enrichissement" nucléaire en Iran.

Pour cet expert, trois mois après l'arrivée du modéré Hassan Rohani à la présidence iranienne, "il s'agit clairement d'une mesure destinée à renforcer la confiance, qui répond à la retenue des Etats-Unis sur de nouvelles sanctions pour l'instant", et "démontre qu'il est possible de parvenir à un accord diplomatique pour geler les capacités" nucléaires du pays.

12/11/2013

Nucléaire : « Le traité : tout le traité, mais rien que le traité. »

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/12/l-iran-a-le-droit-d-exploiter-l-uranium-dans-ses-centr_3511958_3232.html

L'Iran a le droit d'exploiter l'uranium dans ses centrales

LE MONDE | 12.11.2013 à 07h36 • Mis à jour le 12.11.2013 à 14h54 |Par Etienne Copel (Général et vice-président du haut comité français pour la défense civile )

« Le traité : tout le traité, mais rien que le traité. » Depuis la fin du régime du chah, les gouvernants se succèdent en Iran mais le discours fondamental demeure : « Nous avons signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Il marque notre volonté d'accéder pleinement aux bénéfices du nucléaire civil et nous interdit de fabriquer des armes nucléaires. Ce traité nous le respectons mais vous n'avez pas le droit de nous imposer des restrictions qui ne sont pas prévues par le traité. »

Beaucoup de faits peuvent être reprochés aux Iraniens. A l'époque de l'imam Khomeyni, ils ont interné les diplomates américains en poste à Téhéran, au mépris de toutes les règles du droit international. Plus récemment, l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad a expliqué qu'il fallait rayer Israël de la carte… ce qui n'est guère compatible avec la Charte des Nations unies.

Aujourd'hui, on peut très légitimement critiquer leur soutien à Bachar Al-Assad en Syrie. Mais tous ces actes n'autorisent pas pour autant les Occidentaux à oublier que les règles du droit international sont aussi valables pour eux. Même en matière nucléaire.

POUVOIR EXPLOITER LEURS CENTRALES

Dans son article IV, le TNP prévoit que les signataires non dotés de l'arme nucléaire ont « un droit inaliénable à développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination »… Dans ces conditions, tous les responsables iraniens, modérés ou non, affirment d'une seule voix leur droit à développer un cycle complet du combustible pour pouvoir exploiter leurs centrales nucléaires sans dépendre d'un quelconque approvisionnement extérieur.

Pratiquement, leur demande d'accès au cycle complet signifie qu'ils refusent qu'on leur interdise d'enrichir l'uranium naturel dont ils ont besoin. La centrale nucléaire qu'ils ont achetée aux Russes et installée à Bouchehr nécessite de l'uranium enrichi à 20 %, alors ils veulent pouvoir fabriquer eux-mêmes le combustible nécessaire ; ils n'admettent pas non plus qu'on puisse leur interdire d'achever la construction d'un réacteur nucléaire à Arak sous prétexte qu'il serait capable de produire du plutonium de qualité militaire.

Les procès faits aux Iraniens concernant leurs installations nucléaires manquent donc clairement de base légale. Ce sont des procès d'intention : on soupçonne l'Etat iranien de ne développer ses installations nucléaires que pour se doter d'armes atomiques, mais on ne le prouve pas.

Certes les Iraniens n'ont pas respecté toutes les différentes résolutions, votées depuis le TNP par l'ONU et en particulier la fameuse résolution 1737 exigeant l'arrêt immédiat des opérations d'enrichissement. Mais ces résolutions, poussées en général par les Américains et leurs alliés israéliens, manquent elles-mêmes de base légale puisque les inspecteurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) n'ont jamais apporté la preuve que l'Iran ne respecte pas le TNP.

Il est vrai que le TNP en lui-même est peu contraignant : il donne la possibilité aux experts de l'AIEA de s'assurer de la destination de toutes les matières nucléaires produites dans les centrales, mais il ne permet pas d'aller à la découverte d'éventuels « sites cachés ».

INSTALLATIONS INSPECTÉES PAR L'AIEA

Un site comme celui de Fordo près de la ville sainte de Qom, dont l'existence fut dévoilée à grand renfort de publicité par les présidents Barak Obama et Nicolas Sarkozy ainsi que par le premier ministre britannique Gordon Brown et fut à l'origine de nouvelles sanctions contre l'Iran. Pour réduire la tension, les autorités iraniennes de l'époque – le président Mahmoud Ahmadinejad venait juste d'être élu – annoncèrent immédiatement que les nouvelles installations, comme les anciennes, seraient soumises aux inspections de l'AIEA.

Elles rappelèrent que, d'après l'accord général sur les garanties du TNP, elles ne devaient signaler de nouvelles installations que trois mois avant l'introduction de nouveaux matériaux radioactifs dans l'usine, alors que les travaux de Fordow n'en étaient qu'au stade du gros oeuvre. Les Occidentaux insistèrent en citant les résolutions du Conseil de sécurité qui « obligeaient » l'Iran à signaler une nouvelle création dès la décision prise. Une fois de plus c'était « le traité, rien que le traité » pour l'Iran mais pas pour les autres membres des Nations unies.

Robert Gates, le secrétaire américain à la défense, jugea utile de signaler que si l'usine de Fordow était destinée à un usage pacifique de l'atome il n'était pas nécessaire de l'enterrer profondément dans les montagnes. Bien entendu, les Iraniens eurent beau jeu d'évoquer toutes les menaces d'interventions aériennes proférées par Israël pour justifier le choix d'une usine enterrée.

Il existe un complément au TNP dit « protocole additionnel 93 + 2 » qui majore les mesures de garanties (safeguards) favorisant la collecte d'informations concernant d'éventuelles activités clandestines. Ce protocole additionnel n'a pas été voté jusqu'à présent par les Iraniens ; avec la nouvelle équipe au pouvoir, on peut penser qu'il pourrait facilement être ratifié afin de permettre aux inspecteurs de l'AIEA d'avoir un accès libre à tout le territoire et donner clairement confiance en la bonne foi des autorités iraniennes.

BLOQUER UNE NÉGOCIATION RAISONNABLE

Le ministre des affaires étrangères français comme le premier ministre israélien ne croient manifestement pas en cette bonne foi. C'est leur droit. Mais ce droit ne devrait pas leur donner la possibilité de bloquer directement ou indirectement une négociation raisonnable. Le succès de celle-ci permettrait en particulier d'éviter que les Iraniens ne se retirent du TNP en rappelant que les Pakistanais, les Indiens et les Israéliens, qui n'ont pas signé le traité, ne subissent, eux, aucune sanction malgré leur armement nucléaire bien réel.

Le gouvernement du nouveau président, Hassan Rohani, et de son très dynamique ministre des affaires étrangères, Javad Zarif, est plus mesuré en paroles que celui de Mahmoud Ahmadinejad, le guide suprême lui-même, Ali Khamenei, semble plus flexible.

En février de cette année, n'a-t-il pas déclaré que, « si l'Iran voulait posséder un arsenal nucléaire il l'aurait. Mais nous estimons que ces armes représentent, par leur seule existence, un crime contre l'humanité. Elles devraient toutes être détruites » ?

Le discours fondamental n'en demeure pas moins immuable. « Notre industrie nucléaire est purement pacifique. Nous n'avons qu'un devoir : respecter le TNP. Or nous le respectons. Ne cherchez pas à inventer des preuves comme vous l'avez fait avec Saddam Hussein. Nous voulons bien faire preuve de bonne volonté mais nous avons des droits, comme tous les Etats du monde. »

La Perse éternelle ne plie pas.


Etienne Copel (Général et vice-président du haut comité français pour la défense civile )

 

Etienne Copel : Ancien sous-chef d'état-major de l'armée de l'air, démissionnaire en 1984, il fut l'un des trois pilotes d'avion de chasse qui ont effectué le largage d'une bombe atomique pour des essais à Mururoa, en 1973.
Il a notamment publié "Prévenir le pire, éviter les catastrophes terroristes", aux édtions Michalon, en 2003.

25/09/2013

Aude : Areva empoisonne ses travailleurs

Communiqué de presse  - 25 septembre 2013

Areva empoisonne ses travailleurs 
Le Réseau “Sortir du nucléaire“ soutient Michel Leclerc face au déni de l'industrie nucléaire

 

Aujourd’hui a lieu un procès crucial pour les travailleurs du nucléaire. En 2012, Michel Leclerc, ancien travailleur de l’usine nucléaire Comurhex Malvési (Aude) gérée par Areva, était parvenu au terme d’un long combat à faire reconnaître la responsabilité de son employeur dans la leucémie qu’il avait développée. Alors qu’a lieu aujourd’hui l’audience en appel, le Réseau “Sortir du nucléaire“ réaffirme son soutien à Michel Leclerc et espère que ce procès permettra que la lumière soit faite sur les maladies développées par les travailleurs de l’industrie nucléaire.

Un long combat pour la vérité

L’usine Comurhex de Malvési, aux portes de Narbonne, est la porte d’entrée de l’uranium en France. C’est dans cette installation que, de 1980 à 1984, Michel Leclerc a travaillé comme mécanicien pour la Serci, une société sous-traitante. En 1983, il commence à ressentir une extrême fatigue.. Ce n’est qu’en 1994 qu’il découvre que cette maladie est liée aux matières radioactives présentes sur le site : des analyses d'urine réalisées en 1983, qui lui avaient été cachées, révélaient un taux d’uranium jusqu’à dix fois supérieur à la norme !

En 1999, le tribunal des affaires de la Sécurité sociale reconnaît sa maladie professionnelle et la faute grave de la Comurhex. L’affaire ayant été renvoyée devant le TGI de Narbonne (l’entreprise sous-traitante ayant fait faillite), celui-ci déclare en juin 2012 que la Comurhex est entièrement responsable de la leucémie chronique de Michel Leclerc. Cependant, l’usine refuse de voir une corrélation entre cette maladie et les activités exercées sur le site et a fait appel de cette décision. L’audience a lieu aujourd’hui à la Cour d’Appel de Montpellier.

Pour un cas de leucémie reconnu comme maladie professionnelle, combien sont restés dans l’ombre à la Comurhex Malvési ? Rappelons qu’un quart de l’uranium utilisé dans le monde transite par cette usine. Des boues chargées de produits toxiques, d'uranium et même de plutonium y décantent en plein air et l’inventaire des matières radioactives présentes sur le site n’a jamais été publié [1]. Combien de travailleurs, à l’instar de Michel Leclerc, n’ont jamais reçu d’informations sur la dangerosité des matières qu’ils manipulaient ?

Industrie nucléaire, l’hécatombe silencieuse

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ espère que la responsabilité d’Areva sera confirmée, afin que les maladies dont souffrent les travailleurs du nucléaire puissent être enfin reconnues et les industries qui mettent leurs vies en danger condamnées comme il se doit.

Il a d’ailleurs fallu attendre le 27 août 2013 pour que soit reconnue la faute inexcusable d’EDF suite au décès à 53 ans par cancer d’un agent de la centrale nucléaire de Dampierre en Burly. L’exposition aux rayonnements a enfin été considérée comme pouvant mener à un décès même en l’absence de dépassement des seuils réglementaires [2]. Il faut espérer que soient enfin reconnus les problèmes sanitaires subis par les salariés concernés par le travail sous radiations et particulièrement les 35 000 sous-traitants qui supportent 80% des doses de radioactivité sans bénéficier d’un suivi médical digne de ce nom [3].

L’industrie nucléaire n’a pas besoin d’accident pour nuire. Même en fonctionnement « régulier », elle empoisonne à petit feu ses employés. Pour le bien de tous et pour la santé des travailleurs, il est urgent d’en finir avec cette industrie mortifère !

Notes :

[1] Plusieurs actions ont d'ailleurs eu lieu récemment devant cette usine pour dénoncer ces risques : http://groupes.sortirdunucleaire.org/blocage-camion-uranium

[2] Voir le jugement ici : http://www.asso-henri-pezerat.org/wp-content/uploads/2013...
Rappelons que ces seuils ne constituent pas une norme sanitaire mais juste le résultat d’un calcul coût-avantage pour l’industrie nucléaire !

[3] Ce déni des impacts sanitaires n’existe pas qu’en France : au Japon, sur 500 000 personnes ayant travaillé dans le nucléaire, seuls 10 ont disposé d’une reconnaissance d’accident du travail ! http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/01/15/nucleaire-a...

25/04/2013

Larzac : stockage de déchets nucléaires prévu

lu sur :

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2013/04/24/le-s...

En Aveyron, le stockage géologique au banc d'essai dans un tunnel

Dans le sud de l'Aveyron, un ancien tunnel ferroviaire s'enfonce sous le plateau du Larzac. Il mène tout droit au site expérimental deTournemire, implanté à 250 m de profondeur dans une formation géologique d'argilites, des marnes vieilles de 180 millions d'années. Depuis près de vingt ans, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) y étudie cette roche, qui présente des propriétés intéressantes pour le stockage de déchets nucléaires.

L'établissement public est chargé par l'Autorité de sûreté nucléaire d'évaluer la sûreté du projet Cigéo, le futur centre industriel de stockage géologique de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). "Notre rôle est de douter des affirmations de l'Andra, d'étudier en profondeur les points fragiles de sa démonstration de sûreté, et de pointer les compléments à apporter", indique son directeur général, Jacques Repussard.

L'IRSN conduit en toute indépendance ses propres recherches, qui lui confèrent expertise et légitimité pour rendre des avis officiels. Ceux-ci seront versés au dossier du débat public à venir.

Le concept de sûreté d'un stockage géologique repose sur les capacités naturelles du milieu à confiner des radionucléides. Tous les phénomènes susceptibles d'affecter son intégrité sont passés au crible à Tournemire : failles, circulations d'eau, perturbations causées par les infrastructures... Des travaux d'une grande utilité, sachant que l'argilite de Tournemire présente de nombreuses similitudes avec la formation argileuse qui devrait abriter le Cigéo entre la Meuse et la Haute-Marne.

TEST DE VULNÉRABILITÉ DES SIX GALERIES ET 200 FORAGES RÉALISÉS

Construit en 1885, l'ancien tunnel permet de bénéficier d'un recul de plus de cent ans sur les fissurations générées par le creusement des galeries. Soit la durée de la période de réversibilité prévue pour le futur stockage. Les méthodes d'imagerie sismique testées dans les six galeries et les quelque 200 forages ont conduit à exiger de l'Andra des études complémentaires, afin que soit mieux évaluée la vulnérabilité du Cigéo aux failles naturelles de l'argile.

De même, l'étude des interactions entre la roche et les matériaux de construction, ainsi que de la corrosion des métaux en milieu souterrain, aboutira à des préconisations strictes sur la qualité des bétons et sur le conditionnement des déchets à haute activité.

Les ingénieurs de l'IRSN s'intéressent aussi aux scellements qui seront mis en place pour isoler définitivement les alvéoles de stockage des colis radioactifs, après la phase d'exploitation. Dans une galerie, ils testent leur résistance, envisagent des scénarios de crise. Ils simulent des ruptures de béton, des défaillances des bouchons d'argile gonflante.

D'autres problématiques de sûreté, liées au fait que la construction du Cigéo se poursuivra alors qu'y seront déjà installés les premiers colis radioactifs, mobilisent des experts en radioprotection, génie civil, incendie, aléas sismiques et miniers. Selon François Besnus, directeur des déchets et de la géosphère à l'IRSN, "l'Andra a encore beaucoup de réponses à apporter sur ces points, particulièrement sur les scellements ou sur le fonctionnement du stockage en situation dégradée". Des études sont toujours en cours et des expérimentations sur place restent à mener. Ce qui, estime l'IRSN, pourrait remettre en cause l'entrée en service du Cigéo en 2025, comme initialement prévu.

Restent aussi des questions en suspens. Aucun radioélément n'étant introduit à Tournemire, la diffusion de la radioactivité dans l'argile est examinée en surface, dans les laboratoires du Commissariat à l'énergie atomique ou du Centre national de la recherche scientifique. On ne disposera donc pas de données in situ. Qu'en sera-t-il de l'intégrité géologique du stockage après quelques milliers ou millions d'années ? La radioactivité du plutonium 239 diminue de moitié au bout de 24 300 ans, celle de l'uranium 238 au bout de 4,5 milliards d'années, soit l'âge de la Terre ! Pour l'IRSN, compte tenu de la dangerosité des déchets stockés, leur confinement doit être efficace pendant au moins 300 000 ans pour réduire le risque à un niveau acceptable.

David Humbert

22/02/2013

Palestine : Israël, ses services secrets, l'Iran, le "prisonnier X"

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/02/21/israel-veut-classer-le-dossier-du-prisonnier-x-et-ses-questions-restees-sans-reponses_1836027_3218.html

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Israël veut classer le dossier du "prisonnier X" et ses questions restées sans réponse

LE MONDE | 21.02.2013 à 12h11

Par Laurent Zecchini - Jérusalem, correspondant

Bien sûr, il ne s'agit pas d'un aveu officiel. Mais la mise au point à laquelle s'est résolu le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, mardi 19 février, s'en approche. Du moins autant que le caractère sensible d'une affaire impliquant le Mossad, le service de renseignement extérieur d'Israël, le permet.

Ben Zygier, alias "prisonnier X", qui s'est apparemment pendu dans sa cellule du quartier de haute sécurité de la prison Ayalon, près de Ramleh (sud de Tel-Aviv), le 15 décembre 2010, "n'avait aucun contact" avec les services secrets australiens (ASIO), et les relations entre les organisations de sécurité des deux pays sont excellentes, vu qu'elles travaillent "en parfaite coordination et transparence".

Par ce communiqué, le gouvernement israélien espère couper court aux informations publiées par la presse, notamment la chaîne de télévision australienne ABC, selon lesquelles le mystérieux prisonnier aurait été interrogé par les agents d'ASIO (avant son retour en Israël), à qui il aurait livré des informations sur des opérations clandestines du Mossad, en particulier l'une d'entre elles. Selon le journaliste australien Trevor Bormann, d'ABC, il s'agirait de la création en Italie – par Ben Zygier et deux autres Israéliens-Australiens prénommés "Paul" et "David" – d'une société écran chargée d'exporter des équipements de communication dans divers pays du Proche-Orient, en particulier l'Iran.

En démentant de facto tout différend entre ses services et ceux de Canberra, Tel-Aviv veut parer le risque d'une dégradation des relations diplomatiques avec l'Australie. Il sera en revanche plus difficile de mettre un terme à ce que M. Nétanyahou a qualifié de "surexposition médiatique" risquant de porter atteinte à la "sécurité nationale" : le ministère des affaires étrangères australien a engagé une enquête sur les circonstances de la mort de ce ressortissant australien âgé de 34 ans (qui avait également la nationalité israélienne), et la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, le Parlement israélien, a décidé d'ouvrir une "enquête exhaustive".

On sait un peu mieux comment Ben Zygier est décédé, depuis la publication, mardi, du rapport (expurgé) de la juge Daphna Blatman-Kedrai : détenu dans le quartier d'isolement de la prison, il se serait pendu avec un drap accroché à la fenêtre de la douche attenante à sa cellule. Ces précisions sont analysées par la presse israélienne comme une volonté de dégager toute responsabilité du Mossad, quitte à mettre en cause celle de l'administration carcérale. Aucun élément ne permet d'expliquer ce suicide : deux jours avant sa mort, le prisonnier avait discuté avec un avocat, Avigdor Feldman, des conditions d'une négociation avec la justice. L'entretien s'était déroulé quatre jours après la naissance de sa seconde fille.

UN PERSONNAGE "BAVARD"

Selon M. Feldman, son interlocuteur, qui lui est apparu "rationnel, attentif et très au fait" (de la discussion), était enclin à refuser tout arrangement, préférant démontrer son innocence au cours d'un procès, tout en sachant qu'il risquait une lourde peine de prison. Pour quel motif ? Mystère. L'avocat assure que Ben Zygier était soumis à des pressions, voire à des menaces. Qui était vraiment le "prisonnier X" ? Le ministre israélien chargé de la sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, a affirmé, lundi, que l'intéressé avait accepté d'être détenu sous une fausse identité afin de préserver sa famille, et la "sécurité nationale" d'Israël.

Curieux prisonnier tout de même, et surtout agent secret présumé très atypique. La presse australienne rapporte que Ben Zygier s'était vanté à plusieurs reprises, en 2009, de son appartenance au Mossad. Un personnage réputé "bavard", voire un peu mythomane... Voilà qui ne cadre guère avec le profil des agents d'un service réputé pour son efficacité. En creux, c'est la question du mode de recrutement du Mossad qui est posée. Ben Zygier a-t-il trop parlé ? Faut-il accorder crédit à la thèse qui le présente comme un agent double travaillant pour ASIO ? N'était-il qu'un jeune homme peu structuré pris dans un système, le monde du renseignement, qui le dépassait ?

Il est probable que ces questions demeureront sans réponses. "Je demande à tout le monde de laisser les forces de sécurité travailler tranquillement", a plaidé M. Nétanyahou.

Tzipi Livni chargée du dossier palestinien

 

L'ancienne ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni sera chargée du portefeuille de la justice mais aussi des négociations de paix avec les Palestiniens dans le futur gouvernement dirigé par Benyamin Nétanyahou, selon un communiqué du Likoud, le parti du premier ministre.

Mme Livni dirige un parti centriste qui a obtenu 6 sièges aux élections du 22 janvier. L'ex-ministre avait axé sa campagne sur la relance des pourparlers avec les Palestiniens.

M. Nétanyahou a lancé officiellement au début du mois les consultations pour former une coalition gouvernementale.

28/12/2012

Arrestation au Japon ...

... d'un opposant à la dispersion des débris de Fukushima :

communiqué:

Je vous prie de trouver ci-dessous le lien vers une pétition relative à l'arrestation discrète le 9 décembre dernier (une semaine avant les élections) de Masaki Shimoji, professeur assistant à l'université Hannan (Osaka). 

M. Masaki Shimoji est engagé dans la lutte contre le redémarrage des centrales et contre la dispersion au niveau national (y compris bien sûr à Osaka) et l'incinération des débris contaminés situés dans la zone de Fukushima.

Explications et pétition: http://keepcivicactivity.jimdo.com/english/

Voir aussi à ce sujet l'appel de Dr. Helen Caldicott: 

http://fukushimavoice-eng.blogspot.jp/2012/12/unjust-arrest-of-professor-opposing.html

21/11/2012

C'est confirmé : le nuage de Tchernobyl n'est pas passé sur la France !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/le-non-lieu-dans-l-enquete-sur-l-impact-de-tchernobyl-en-france-confirme-20-11-2012-1531453_23.php

Le non-lieu dans l'enquête sur l'impact de Tchernobyl en France confirmé

AFP- Publié le 20/11/2012 à 20:51

La Cour de cassation a confirmé mardi le non-lieu dans l'enquête sur l'impact du nuage de Tchernobyl en France, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Figaro.fr.

Cette décision rend ainsi définitive la mise hors de cause de l'ancien patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI), le Pr Pierre Pellerin.

Seul à avoir été poursuivi dans ce dossier, il avait été mis en examen pour "tromperie aggravée", mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris l'avait mis hors de cause le 7 septembre 2011 en prononçant le non-lieu.

La cour d'appel avait estimé que qu'il "n'a pas été constaté, en France, une augmentation significative des cancers de la thyroïde" et que, "en l'état des connaissances actuelles, impossible d'établir un lien de causalité certain entre les pathologies constatées et les retombées du panache radioactif de Tchernobyl", rappelle la Cour de cassation dans son arrêt.

Pour Me Bernard Fau, avocat de parties civiles dans ce dossier, a estimé que l'on "fermme de plus en plus le prétoire pénal aux affaires de santé publique", alors qu'il n'y a, selon lui, "aucun autre moyen d'accéder à la vérité" pour les victimes.

"On ne peut pas raisonner sur des cas particuliers avec des moyennes", a-t-il ajouté.

L'avocat du Pr Pellerin, Me Georges Holleaux, a quant à lui estimé que la décision de la Cour de cassation met "fin à 25 ans de danse du scalp autour" de son client. Le Pr Pellerin, qui est "très soulagé", "n'a pas menti et n'a trompé personne", a ajouté l'avocat.

L'enquête avait été ouverte en 2001 après une plainte de l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) et de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad).

La juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy avait concentré ses investigations sur les informations communiquées en termes de radioactivité sur l'Hexagone au moment du passage du nuage au printemps 1986, en particulier sur une minimisation des risques encourus.

Lorsque la chambre de l'instruction de la cour d'appel avait prononcé le non-lieu, l'avocat des parties civiles, Me Bernard Fau, avait estimé qu'il s'agissait du "point final à ce dossier".

Il avait expliqué que l'association des victimes formerait un pourvoi en cassation, "pour avoir épuisé toutes les voies de recours".

13/09/2012

Argent, pouvoir et nucléaire

communiqué:

 Atomes crochus : Argent, pouvoir et nucléaire

L’énergie nucléaire est-elle vraiment bon marché ? Qui a mis en place la politique atomique de la France et sur quels réseaux s’appuie-t-elle ?

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau "Sortir du nucléaire", gratuites et ouvertes à tous. Leur thème : "Argent, pouvoir et nucléaire".

Un journal de 16 pages "Atomes crochus" donne de multiples informations pour peser sur l’enjeu de cette thématique et ouvrir le débat.

Vous pouvez télécharger ce journal et le commander en nombre en cliquant sur le lien suivant : http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?products_id=274

Par ailleurs, vous trouverez sur le site des journées d’études toutes les informations utiles (programme, infos pratiques...) : http://leliencommun.org/journeesdetudes 
Le site regroupe de nombreux documents et ne demande qu’à s’enrichir de vos contributions.

Informez-vous et réservez dès à présent les dates du week-end des 3 et 4 novembre.

Salutations antinucléaires,

L’équipe d’organisation des journées d’études 2012 du Réseau "Sortir du nucléaire" 
Contact mail : journees-etudes@sortirdunucleaire.fr

05/09/2012

RTE, un État dans l'État

(RTE: Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/21/en-normandie-la-ligne-electrique-de-toutes-les-tensions_1748091_3244.html
(Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés)

Les journées sont longues. Car depuis le 31 juillet, Martine Leroy, agricultrice dans le Cotentin, les passe dans le godet d'un tracteur stationné dans l'un de ses champs. Perchée à quatre mètres de hauteur, elle scrute l'horizon, prête à alerter les voisins si des engins de chantier arrivaient pour démarrer les travaux de la ligne à haute tension (deux fois 400 000 volts) construite par le Réseau de transport d'électricité (RTE), filiale d'EDF, entre le Cotentin et le Maine.

Destiné à évacuer le courant du futur réacteur EPR de Flamanville – dont la mise en service est sans cesse repoussée –, c'est un immense chantier qui a été lancé en novembre 2011 : 160 kilomètres de longueur, 440 pylônes de près de 70 mètres de hauteur et 160 élevages concernés par le tracé. Martine Leroy, dont l'un des prés devrait accueillir un pylône, ne descendra pas de son tracteur tant qu'elle n'aura pas obtenu une indemnisation correcte de la part de RTE.

La tension règne dans le bocage normand, arpenté ces jours-ci par des patrouilles de gendarmes, survolé par des hélicoptères de surveillance et dénaturé par des pylônes inachevés au pied desquels veillent des maîtres-chiens.

Cette guérilla est aussi menée sur le terrain judiciaire : le 21 août, le tribunal correctionnel de Coutances devait rendre sa décision à l'encontre de manifestants ; le 23 août, un conducteur de grue qui a blessé une agricultrice devrait comparaître devant le tribunal de grande instance de Coutances qui examinera, le même jour, le recours d'un paysan, Yves Larsonneur, à l'encontre de RTE. En dépit des années de résistance opiniâtre menée par des élus, des communes, des écologistes et de nombreux agriculteurs, rien n'a fait dévier d'un pouce le projet lancé en 2005.

"ON ME SACCAGE UN OUTIL DE TRAVAIL QUI FONCTIONNE BIEN"

L'exploitation de Mme Leroy et de son compagnon sera traversée sur plus d'un kilomètre par la ligne. En raison des conséquences négatives, réelles ou supposées, des ondes électromagnétiques sur l'élevage, la valeur de l'exploitation va beaucoup diminuer"Les fermes traversées par une ligne deviennent invendables, dit l'agricultrice. On me saccage un outil de travail qui fonctionne bien."

A quarante kilomètres de là, à Isigny-le-Buat, deux éleveurs laitiers, Thierry Charuel et Dominique Vauprés, pointent, selon eux, l'effet négatif des lignes. L'étable de M. Charuel est située à 60 mètres d'une ligne à deux fois 400 000 volts, qui relie depuis les années 1980 Flamanville à Rennes. Depuis lors, les vaches ont une production inférieure à celle des voisins et un lait de moindre qualité.

RTE a réalisé divers travaux électriques dans la ferme pour tenter de régler le problème. Et indemnise aussi la perte de production. Mais les difficultés persistent. Comme plusieurs agriculteurs dans le même cas, MM. Cheruel et Vauprés, excédés, ont décidé de déposer une plainte contre RTE. "Toutes les mesures prises ne changent rien", dit M. Charuel en montrant les résultats des analyses de son lait en laboratoire.

Depuis l'origine, la nouvelle ligne de RTE a suscité protestations et recours juridiques. Ils ont toujours échoué. Vingt communes ont pris des arrêtés interdisant les travaux. Annulés. Pierre Méhaignerie, député (UMP) et maire de Vitré, a déposé en mai un recours contre RTE. Recalé. Dernier espoir : le recours d'un collectif d'élus contre la déclaration d'utilité publique. Mais le Conseil d'Etat, saisi en 2010, a reporté sa décision à 2013, après la fin de la construction de la ligne.

DÉBOULONNAGES DE PYLÔNES

En 2009, l'enquête d'utilité publique avait rendu un avis favorable, sous réserve d'une étude épidémiologique et d'un enfouissement au moins partiel. Ces recommandations n'ont pas été suivies – c'est le motif du recours devant le Conseil d'Etat.

Du côté de RTE, on souligne l'effort de concertation : 4 000 réunions ont été menées. 160 kilomètres de lignes à moyenne tension (20 kilovolts) vont être enfouis. Des conventions sont signées avec la profession agricole. Les maisons près de la ligne sont rachetées. Au total, près de 100 millions d'euros sont dépensés en "mesures d'accompagnement", alors que la réalisation de la ligne coûte 250 millions d'euros.

Quant à l'enquête épidémiologique, explique Jean-Michel Ehlinger, directeur d'aménagement du projet, "c'est à l'Etat d'en décider". "On s'est engagé à un suivi médical de la population qui le souhaite."

Pour autant la résistance continue. Plusieurs déboulonnages de pylônes – sans conséquence, selon RTE – ont eu lieu depuis plusieurs mois. Un bois promis au défrichage pour le passage de la ligne est occupé depuis mars au Chefresne (Manche).

TIRS TENDUS DE GRENADES CONTRE LES MANIFESTANTS

Plates-formes dans les arbres, tentes et banderoles, réunions fréquentes, font de ce camp l'épicentre de la résistance. Le bois appartient au maire, Jean-Claude Bossard, qui a pris un arrêté municipal en 2008 – toujours en vigueur – contre le projet. Cela n'a pas empêché RTE de lancer les travaux en juin sous escorte policière. Le maire, placé en garde à vue pendant douze heures, a démissionné ainsi que son conseil municipal.

Le 25 juin, un rassemblement à Montabot (Manche) a été violemment réprimé par les forces de l'ordre : 25 blessés dont 3 graves. Selon le témoignage d'un médecin lors d'une audience en justice début août, les gendarmes auraient repoussé les manifestants par des tirs tendus de grenades. Selon le mémoire communiqué à la justice par le préfet de la Manche, Adolphe Colrat, il s'agissait de "militants de la mouvance anarchiste et écologiste radicale". Le mouvement antinucléaire est venu renforcer une opposition ancrée depuis des années et fatiguée par le "rouleau compresseur" de RTE.

"On se bat pour défendre notre mode de vie, dit Camille (prénom d'emprunt), un étudiant de Rennes. On défend notre peau, notre avenir." Mais, pour Jean-Michel Ehlinger, "l'intérêt général doit prévaloir sur l'intérêt particulier". Un argument qui ne convainc pas Dominique Vauprés et beaucoup d'autres agriculteurs : "On n'a pas à être sacrifiés à l'utilité publique. Pour RTE, le problème sera résolu si on disparaît."

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21/08/2012

Mutations génétiques à Fukushima

communiqué :

Chères amies, chers amis,

Il y a une semaine, une équipe de chercheurs japonais a publié une étude portant sur des papillons de la région de Fukushima. La conclusion est implacable : on voit déjà apparaître chez ces papillons des anormalités qui témoignent de mutations génétiques liées à la catastrophe nucléaire.

Nous avons sollicité Michel Fernex, professeur émérite de médecine et co-fondateur de l’association Enfants de Tchernobyl Bélarus, pour un entretien au sujet de ces mutations et les conclusions à en tirer, à lire sur notre site. Pour Michel Fernex, cette étude confirme toutes les recherches précédentes sur les impacts des radiations sur les animaux dans les zones contaminées. "Il est temps de cesser de mentir. Il faut reconnaître le danger que représentent les problèmes génétiques qui vont s’amplifier".

Alors que la chaîne Arte rediffuse ce soir le reportage "Tchernobyl, une histoire naturelle", qui véhicule l’image faussée d’une nature qui reprendrait ses droits après la catastrophe nucléaire, il est d’autant plus important de faire connaître les impacts réels d’un tel accident sur les êtres vivants. Nous publions par la même occasion sur notre site un long texte rédigé par Michel Fernex lors de la première diffusion de ce documentaire en 2010.

Nous vous invitons à lire ces deux textes et à les diffuser autant que possible autour de vous.

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Fukushima-mutations-...

Salutations antinucléaires,

L’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

23/07/2012

Vers d'autres désastres créés par l'homme ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/fukushima-un-nouveau-rapport-officiel-fustige-l-aveuglement-des-autorites-23-07-2012-1488254_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120723

Fukushima : ce nouveau rapport accablant

Ce document qui met en cause les autorités a été publié alors que le pays s'interroge sur l'avenir d'une potentielle filière nucléaire.

Le Point.fr - Publié le 23/07/2012 à 10:49 - Modifié le 23/07/2012 à 12:04

Un nouveau rapport officiel a sévèrement mis en cause le gouvernement japonais et la compagnie Tepco dans l'accident de Fukushima, fustigeant leur aveuglement face aux risques et leurs erreurs dans la gestion de la catastrophe. Commandé par le gouvernement lui-même à un comité comprenant des ingénieurs, des chercheurs, des juristes et des journalistes, ce rapport accablant de 450 pages a été publié au moment où le pays s'interroge sur l'avenir d'une filière nucléaire qui suscite de plus en plus d'hostilité dans la population.

"Le problème principal provient du fait que les compagnies d'électricité, dont Tepco, et le gouvernement n'ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays", ont souligné les membres de la commission d'enquête. Ils ont rendu lundi leurs conclusions à l'issue d'entretiens avec 772 personnes impliquées avant ou pendant l'accident, dont le Premier ministre Naoto Kan, en fonction lors de la catastrophe qui a commencé le 11 mars 2011 à la centrale Fukushima-Daichi (nord-est du Japon).

Tout danger ne peut être écarté

Non seulement les autorités et Tepco n'ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher cet accident nucléaire, après un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant qui a submergé les installations, mais leur gestion de la catastrophe a laissé à désirer, d'après le rapport gouvernemental. Celui-ci a pointé chez Tepco "une gestion de crise déficiente, une structure organisationnelle peu adaptée aux situations d'urgence et une formation insuffisante du personnel en cas d'accident grave". Les experts ont espéré que la compagnie "réformerait en profondeur ses systèmes de formation afin d'améliorer la capacité de son personnel à lutter contre l'accident", toujours en cours.

Seize mois après le début du désastre, les émissions radioactives sont infiniment plus faibles qu'à la mi-mars 2011 et des systèmes de refroidissement en circuit fermé ont pu être remis en place sur les réacteurs. Mais tout danger ne peut-être complètement écarté, les installations restant fragiles après les explosions qui ont frappé les bâtiments au début de la crise. De fréquents tremblements de terre continuent de secouer la région de Fukushima.

Le rapport accuse en outre Tepco de traîner les pieds "pour identifier les causes de l'accident", ce qui empêche l'industrie nucléaire nippone d'en tirer les conclusions adéquates. Tepco continue de prétendre que la puissance du séisme et l'ampleur du tsunami dans le nord-est avaient dépassé toutes les prévisions et n'avaient donc pu être envisagées. Le rapport critique par ailleurs les interventions directes de l'ancien Premier ministre Naoto Kan dans la gestion opérationnelle de l'accident. "Son intervention directe a fait plus de mal que de bien, car cela a pu entretenir la confusion, empêcher de prendre des décisions importantes et entraîner des jugements erronés", souligne-t-il.

"Un désastre créé par l'homme" (rapport)

Un autre rapport officiel, commandé par le Parlement et publié le 5 juillet, avait déjà fustigé l'attitude des autorités, jugeant que la catastrophe avait été "un désastre créé par l'homme", et non pas simplement provoqué par le séisme et le tsunami.

L'accident de Fukushima, le pire du secteur depuis celui de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, a provoqué d'importantes émissions radioactives dans l'air, les eaux et les sols de la région de la centrale, située à 220 km au nord-est de Tokyo. Une centaine de milliers de personnes ont dû évacuer leur domicile. La quasi-totalité des 50 réacteurs du Japon sont actuellement à l'arrêt, soit à cause d'un séisme passé, soit en raison de nouvelles exigences de sécurité qui nécessitent des travaux de consolidation des centrales.

Seuls deux réacteurs ont été redémarrés dans la centrale d'Oi (dans le centre du pays), en juillet, grâce au feu vert donné par l'actuel Premier ministre, Yoshihiko Noda, et malgré l'hostilité d'une frange de la population. Fait exceptionnel au Japon, des manifestations drainant des dizaines de milliers de personnes ont été organisées ces dernières semaines à Tokyo contre l'énergie nucléaire.

21/06/2012

Nucléaire : un horticulteur fait plier EDF

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/nucleaire-un-horticulteur-fait-plier-edf-20-06-2012-1475803_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120621

Nucléaire : un horticulteur fait plier EDF

La construction déjà bien entamée d'un monumental centre de stockage des déchets nucléaires près de Lyon a été stoppée par la justice.

La justice vient de donner un sacré coup de frein à la construction, sur le site de la centrale du Bugey, à une trentaine de kilomètres de l'agglomération lyonnaise, d'une unité de traitement et de stockage des matériaux radioactifs provenant de la déconstruction de neufs réacteurs français en fin de vie.

Le permis de construire de cet édifice, nommé Iceda par EDF, vient en effet d'être annulé par la cour d'appel administrative, confirmant ainsi une première décision rendue par le tribunal administratif de Lyon. Les travaux, pharaoniques, de cet équipement, déjà bien entamés, sont donc arrêtés jusqu'à nouvel ordre.

À 10 mètres du Rhône

L'affaire a été dénoncée par un horticulteur du nom de Roozen qui fait pousser ses roses et autres fleurs sous des serres mitoyennes du terrain choisi par EDF pour construire Iceda. Redoutant cette mauvaise publicité, l'horticulteur n'a pas hésité à attaquer EDF devant les tribunaux.

Il a fait valoir une série d'arguments liés à la sécurité de l'ouvrage qui est censé accueillir quelque 500 tonnes de matériaux de déconstruction des neuf réacteurs français, ainsi que 1 500 tonnes issues des centrales en activité. Notamment la proximité (à 10 mètres seulement !) du Rhône, susceptible d'être contaminé, en cas de crue ou de rupture du barrage de Vouglans en amont. Mais aussi la multiplication des risques liés à l'addition d'un tel équipement sur le site d'une centrale nucléaire. Ses avocats font valoir encore les risques liés aux transports par train de ces matériaux à travers toute la France. "C'est une hérésie de concentrer tous ces matériaux sur un seul site", plaide maître Vincent Lacroix.

Petite commune

Mais c'est finalement un argument de légalité qui a eu raison du permis de construire d'Iceda. "Le PLU indique ici que sont interdites les occupations et utilisations du sol non liées et nécessaires à l'activité de la centrale nucléaire", explique maître Lacroix. Or, ici, c'est bien les déchets de neuf réacteurs français qui étaient attendus.

Pour tenter de remettre le dossier en selle, la petite commune de Saint-Vulbas (Ain) tente actuellement de réviser son PLU. En 2006, lors du lancement du projet par EDF, c'est sur le seul territoire de cette commune de moins d'un millier d'habitants qu'avait été effectuée l'enquête publique. "C'est un équipement qui concerne la filière nucléaire française dans sa totalité, on aurait dû organiser une enquête au niveau national ainsi qu'un débat à l'Assemblée nationale", estime encore Vincent Lacroix. 

07/06/2012

Vers une troisième guerre mondiale ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/michel-colomes/les-israeliens-arbitres-de-la-presidentielle-americaine-06-06-2012-1470162_55.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120607

Les Israéliens arbitres de la présidentielle américaine ?

À cinq mois des élections à la Maison-Blanche, Israël s'inquiète d'une politique américaine jugée timorée à l'égard de l'Iran. De là à perturber le jeu...

Quand on entre au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, que l'État d'Israël a construit pour que l'horreur de l'Holocauste reste à jamais inscrite dans la mémoire des hommes, le premier thème qui saisit le visiteur, c'est l'obsession, réitérée maintes fois par Hitler dès son accession au pouvoir en 1933, d'éliminer les Juifs. Comme l'on sait, cette menace laissa à l'époque le monde plutôt indifférent. Au point qu'on se berça même d'illusions après Munich sur la capacité des démocraties à faire rentrer dans la normalité des bonnes moeurs internationales ce dictateur jugé alors comme tout juste un peu fou et mythomane. On connaît hélas la suite.

La bombe iranienne n'en finit plus d'effrayer

Or voici que les Israéliens ont l'impression, peut-être excessive - mais va savoir -, que l'histoire bafouille aujourd'hui. Il leur suffit d'entendre, et eux ne le prennent pas à la légère, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejab, répéter dans tous ses discours qu'il veut faire disparaître l'État hébreu de la carte du monde. Et ils sont obligés de constater que l'opinion internationale s'inquiète certes de la volonté de Téhéran de se doter de l'arme nucléaire, mais fait confiance à la diplomatie pour neutraliser cette menace.

D'ailleurs les négociations continuent, n'est-ce pas ? Après Bagdad, le 23 mai, une nouvelle réunion doit avoir lieu le 18 juin à Moscou. C'est peu dire que le gouvernement israélien va en examiner les résultats, s'il y en a, avec une particulière attention. Car Benyamin Netanyahou considère lui que le problème n'est pas de savoir si Téhéran va réussir à se doter de l'arme nucléaire, mais de discerner dans combien de temps les armes de destruction massive fabriquées clandestinement par l'Iran vont être une menace pour Israël. Il juge donc qu'à la fin de la rencontre de Moscou, sauf progrès très significatif et geste de bonne volonté vérifié de la part de Téhéran, il lui restera une fenêtre de tir de cinq mois, avant l'élection américaine, pour tenter un coup de force et détruire des installations nucléaires dont il ne veut même pas envisager qu'elles puissent avoir une finalité civile.

Vers un soutien à Mitt Romney

Certes, le Premier ministre israélien a pesé et soupesé les risques qu'il fait courir au monde et à son peuple en cas de frappe solitaire contre l'Iran: l'unité iranienne ressoudée avec des prurits nationalistes comme jamais ; le monde islamiste dans une effervescence comparable à celle d'après la guerre des Six Jours ; l'Occident embarrassé, à commencer par l'allié américain ; les Russes et les Chinois fous furieux ; et, bien sûr, les risques d'attentats contre les intérêts et les citoyens israéliens partout dans le monde.

Mais Netanyahou, un des Israéliens qui connaît le mieux les États-Unis, où il a passé une partie de sa vie, est porté à croire l'adversaire d'Obama, Mitt Romney lorsqu'il a déclaré récemment : "Si vous réélisez Barack Obama, l'Iran aura l'arme nucléaire. Si vous votez pour moi, cela ne se fera jamais." Problème : le Premier ministre israélien est sceptique sur les chances de Romney d'accéder à la Maison-Blanche. Mais se souvient qu'après son élection de 2008 Obama avait tendu la perche aux Iraniens pour des relations plus normales. Et que Téhéran en avait profité pour accélérer son programme nucléaire.

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sur le même sujet sur ce blog :

Comment préparer l'opinion... 5/3/2012

Bruits de bottes : vers une... 10/2/2012

Une troisième guerre mondiale 5/12/2007

25/05/2012

Élections législatives : pas de sièges pour les pro-nucléaires !

communiqué :

En vue des élections législatives, les 10 et 17 juin prochain, découvrez notre top 12 des candidats les plus impliqués dans la promotion de l’industrie nucléaire. Une sélection sans concession à faire circuler le plus possible, pour que chacun-e sache pour qui ne pas voter !


Rendez – vous sur 

www.sortirdunucleaire.org/legislatives 

pour en savoir plus et agir. N’hésitez pas à rediffuser ce mail sur vos réseaux sociaux ! Plus nous seront nombreux, plus l’accès à l’Assemblée Nationale sera difficile pour ces élus radioactifs. Nous comptons sur vous !

Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

20/02/2012

Leucémies et centrales nucléaires : lien potentiel

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/18/leucemies-et-centrales-nucleaires-un-lien-dangereux_1645381_3244.html

Leucémies et centrales nucléaires, un lien dangereux ?

Lorsqu'en 2007, une étude allemande a montré une association significative entre la distance séparant la résidence de la centrale nucléaire de Kummel et le risque de leucémie chez l'enfant, l'Institut de veille sanitaire lui a demandé de se pencher en priorité sur ce sujet.

Au départ, le projet Geocap de l'équipe Inserm U1018-Eq. 6 (Villejuif), dirigée par Jacqueline Clavel, visait à étudier le rôle de différents facteurs (lignes à haute tension, trafic routier, stations-service et benzène, sites nucléaires) dans la survenue des cancers de l'enfant de moins de 15 ans.

Lorsqu'en 2007, une étude allemande a montré une association significative entre la distance séparant la résidence de la centrale nucléaire de Kummel et le risque de leucémie chez l'enfant, l'Institut de veille sanitaire lui a demandé de se pencher en priorité sur ce sujet.

"Notre étude sur la période 1990-2001 n'avait montré aucun excès de risque en fonction de la proximité de la résidence. Nous avons été plutôt surpris de retrouver, lors de l'étude des données sur la période 2002-2007, un excès significatif d'incidence des leucémies aiguës chez les enfants demeurant à moins de 5 km d'une centrale nucléaire", remarque l'épidémiologiste. Le nombre de cas attendus sur cette période de six ans serait de 7,4, mais les chercheurs en ont dénombré 14, soit un quasi-doublement.

Ces résultats, comparables à ceux de l'étude allemande, constituent un signal d'autant plus sérieux que l'étude de l'équipe de Jacqueline Clavel a été réalisée avec une extrême rigueur. En tentant de comprendre le mécanisme à l'origine de cet excès de risque significatif, les épidémiologistes ont constaté la discordance entre les résultats obtenus avec le facteur distance de résidence et ceux tenant compte de l'estimation de la dose reçue dans la moelle osseuse par les enfants à partir des rejets gazeux de radioéléments de la centrale.

"Il y a bien quelque chose que nous avons observé, mais nous avons écarté la seule hypothèse que nous étions capables de tester dans cette étude, c'est-à-dire un mécanisme impliquant les radiations transmises par le panache de fumée des centrales. Nous devrons passer à l'échelle européenne pour tester d'autres hypothèses", explique Jacqueline Clavel.

29/01/2012

Cadarache : sous-estimation importante des stocks de plutonium

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/25/depots-de-plutonium-amende-requise-contre-le-cea-de-cadarache_1634570_3244.html

Dépôts de plutonium : amende requise contre le CEA de Cadarache

LEMONDE.FR | 25 janvier 2012 | avec AFP | 376 mots

Une amende de 40 000 euros a été requise mercredi 25 janvier contre le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui comparaissait devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence pour "non-déclaration immédiate" d'un incident survenu sur le centre nucléaire de Cadarache, dans les dans les Bouches-du-Rhône, classé au niveau 2.


plutonium - amende requise contre le CEA.pdf

12/01/2012

Les coûts du nucléaire

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/01/12/un-rapport-de-la-cour-des-comptes-se-penche-sur-les-couts-de-la-filiere-nucleaire-francaise_1628559_3244.html

La Cour des comptes se penche sur les coûts du nucléaire

Ce rapport sur les coûts du nucléaire souligne les incertitudes concernant le montant des investissements à réaliser pour démanteler et gérer les déchets nucléaires.

Dans un rapport à paraître le 31 janvier, la Cour des comptes s'interroge sur les coûts de la filière nucléaire française. D'après une version non définitive évoquée par La Tribune, la Cour évoque le montant des investissements consacrés depuis l'origine du programme, il y a cinquante ans (227,8 milliards d'euros), dont 96 milliards pour la construction du parc nucléaire (soit 1,5 milliard d'euros par mégawatt installé, contre 3,7 milliards le mégawatt pour l'EPR, souligne la Cour).

Ce rapport se penche aussi sur les investissements qu'il faudra réaliser pour le démantèlement et la gestion des déchets. Les charges liées au démantèlement sont estimées à 22,2 milliards d'euros, indique La Tribune. La Cour des comptes rappelle que les devis ont tendance à déraper et que les comparaisons internationales (60 milliards d'euros pour le démantèlement de 11 centrales britanniques) donnent des résultats supérieurs à ceux envisagés par EDF. La cour demande à l'opérateur de changer sa méthode de calcul des provisions à réaliser pour le démantèlement. Le quotidien rappelle que "les réacteurs précédemment stoppés appartenaient à une autre technique (graphite-gaz), les méthodes ne sont donc pas comparables. Les coûts non plus". Quant au montant des provisions à réaliser pour la gestion des déchets, il est passé de 15 à 35 milliards d'euros.

La Cour des comptes s'en prend également à la filière du recyclage et demande à l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs "d'étudier, en la chiffrant, l'hypothèse d'un stockage, dans son futur centre souterrain, des combustibles usés mox et uranium (déjà retraité une première fois) sortant des centrales".

27/12/2011

Nouvelle usine nucléaire au Tricastin

Le saviez-vous ?

Décret n° 2011-1949 du 23 décembre 2011 modifiant le décret n° 2007-631 du 27 avril 2007 autorisant la Société d'enrichissement du Tricastin (SET) à créer une installation nucléaire de base dénommée Georges Besse II sur le site du Tricastin (départements de la Drôme et de Vaucluse)

07/12/2011

Les "Tchernobyl" sous-marins

(finalement Fukushima ou Tchernobyl, ce n'est pas grand chose ...)

à lire sur :

http://atomicsarchives.chez.com/tcherno_sous_marin.html#ancre257554

(pour voir mieux les images jointes , aller sur le lien suivant)

Les "Tchernobyl" sous-marins

Où vont les sous-marins nucléaires naufraqés ? Au fond de la mer comme leurs semblables à moteur Diesel. Seule différence, dans ces tragédies, c'est que les sous-marins nucléaires relâchent dans le milieu marin une source formidable de radioactivité qui vient s'ajouter à celle des bombes et des missiles perdus, sans parler des fûts radioactifs qu'une douzaine de pays, le Royaume-Uni en tête, ont rejetés à l'eau pendant trente-six ans.

Nous ne trahirons pas un secret militaire en révélant que 510 sous-marins nucléaires sillonnent les mers du monde entier. A cette flotte, il faut ajouter 65 navires militaires et 10 bateaux civils à propulsion nucléaire. Ces tout derniers n'ont à leur bord qu'un ou deux réacteurs nucléaires qui servent à leur propulsion, mais les autres, sous-marins compris, transportent généralement des armes nucléaires sous forme de bombes ou de missiles. 

Lorsque le navire coule, avec ou sans sa charge, personne n'en parle. Idem lorsqu'une arme est perdue au cours d'une manoeuvre. Les gouvernements nient d'abord les faits, puis, lorsque les preuves s'accumulent, ils finissent par reconnaître, par exemple, qu'un missile "non armé" a bien été tiré. Il n'y a que le grand publie qui soit trompé par ces communiqués lénifiants, car les services secrets du monde entier savent, eux, très exactement ce qui s'est passé.

Dans le lot de sous-marins coulés, il n'est pas exclu que certains aient purement et simplement été envoyés à la casse. Une façon peu coûteuse de se débarrasser d'un matériel périmé ! La marine américaine l'avait fortement envisagé pour une centaine de ses bâtiments qui devaient être démantelés entre 1982 et 20l2.

Pour la première fois, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), à Vienne, a tenté de recenser ces accidents. Ce travail, qui aurait été infaisable sans la détente, était destiné à la Conférence internationale sur la pollution marine qui s'est tenue à Londres du 25 au 29 novembre 1991. L'AIEA a retrouvé la trace de 31 accidents, pas moins, dont 16 ne sont d'ailleurs toujours pas reconnus par les pays concernés (voir carte). Mais il y en a peut-être davantage ! Le nombre d'armes nucléaires associées à ces accidents n'est pas toujours connu. On ne sait pas non plus précisément de quelles armes il s'agit. Dans la plupart des cas, ce sont des têtes nucléaires de missiles.

Ce sont les Etats-Unis qui sont responsables de la majorité des pertes (18 sur 31), ce qui semble logique puisqu'ils possèdent le stock d'armes nucléaires le plus important de la planète. Les Soviétiques, moins loquaces encore que les Américains, apparaissent loin derrière: 9 accidents dont 7 de sous-marins.

Mais il n'y a pas que les bateaux. Ainsi, lorsqu'un avion B-52 s'est écrasé, le 21 janvier 1968, sur la banquise non loin de la base de Thulé au Groenland, les quatre bombes qu'il transportait se sont brisées et la matière radioactive, principalement du plutonium, s'est répandue sur 50 km à la ronde contaminant tout le milieu marin. Mais c'est une affaire oubliée.

Parfois c'est un satellite équipé d'un générateur nucléaire qui quitte son orbite et regagne la Terre, c'est-à-dire la plupart du temps la mer puisque la surface des terres émergées est huit fois moindre que celle des océans.

Inutile de dire que ces engins sont rarement récupérés, soit parce qu'on ne les localise pas avec précision, soit parce qu'ils reposent à de trop grandes profondeurs. Les Russes envisagent toutefois de renflouer un de leurs sous-marins, le Komsomolets, abîmé en mer du Nord près de la côte norvégienne, le 7 avril 1989, avec des missiles à bord (voir photos ci-dessous). Le gouvernement norvégien a d'ores et déjà interdit la pêche autour de cette zone, car des inspections ont prouvé que le réacteur fuyait et que la corrosion, plus rapide que prévue, gagnait les têtes nucléaires.

Au total, ce sont des millions de milliards de becquerels qui reposent au fond des mers, soit plusieurs fois la dose que la catastrophe de Tchernobyl a injecté dans l'atmosphère. Cette radioactivité accidentelle s'ajoute à celle qu'une poignée d'Etats, Royaume-Uni en tête, ont déversé volontairement, durant 36 ans, dans une cinquantaine de sites, pour se débarrasser de leurs déchets nucléaires prétendus de faible ou moyenne activité. 

Les premiers déversements volontaires remontent à 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale; les Américains avaient alors choisi des sites dans le Pacifique non loin des côtes de la Californie. Le dernier a eu lieu en 1982 dans l'Atlantique nord, à un millier de kilomètres environ des côtes françaises. Ce mode de rejet a finalement cessé sous la pression des pays qui s'y opposaient. Car, jusque-là, il était autorisé et réglementé par la Convention pour la prévention de la pollution marine, signée en 1975 et connue sous le nom de Convention de Londres. C'est ainsi que des centaines de milliers de fûts de déchets enrobés dans du bitume ou du ciment, parfois groupés dans des containers, reposent au fond des mers. Il suffit de 10 à 15 ans pour que ces matériaux se désagrègent sous l'effet de l'eau de mer ! Et il est arrivé, dans les tout débuts, qu'on verse directement les déchets sans emballage, en vrac, voire sous forme liquide !

 

Qui sont exactement les pollueurs ? Douze pays. Certains, comme l'Italie, l'Allemagne ou la Suède, n'ont failli qu'une seule fois, et n'ont rejeté que de faibles quantités de radioactivité. La France, quant à elle, qui a disposé du Centre de stockage de la Manche, près de la Hague, ne s'est livrée que deux fois à ces déversements, mais les quantités étaient plus importantes (voir schéma ci-dessous). 

Image 1.png

Mais le pompon revient de loin au Royaume-Uni qui, à lui seul, est responsable de près de 80 % de la radioactivité rejetée. Nos amis anglais ont en effet déversé quelque 75 000 tonnes de déchets nucléaires dans une quinzaine de sites de l'Atlantique (voir carte). Ils ont même trouvé qu'un site était tout désigné: la mer en face de la Hague. Et par quinze fois, immités deux fois par les Belges, ils y ont déversé leurs déchets entre 65 et 160 m de profondeur. Cette décharge sauvage se situe très exactement par 49° 50' N de latitude et 2° 18' W de longitude, à une trentaine de kilomètres des côtes françaises. Si les crustacés ou les coquillages accusent parfois des taux de radioactivité anormaux autour du Cotentin, fi n'y a pas que l'usine de retraitement de la Hague qui en soit responsable !

Image 2.png

Autour de ces poubelles, on a trouvé du césium et du plutonium à des taux élevés. C'est cela qui a fait interdire ces déversements... tout au moins officiellement: des révélations provenant d'un responsable soviétique indiquent que plusieurs milliers de tonnes de déchets radioactifs civils et militaires - dont le réacteur du Lénine, le premier brise-glace nucléaire - auraient été déversées clandestinement jusqu'à très récemment dans la mer de Kara, au large de la Sibérie.

Par Jacqueline Denis-Lempereur
Science & Vie n°892 janvier 1992

La carte mondiale des épaves radioactives

Image 3.png 



Des déchets radioactifs ont été volontairement déversés dans une cinquantaine de sites marins répertoriés sur cette carte. Mais c'est surtout l'Atlantique nord qui a servi de poubelle aux Etats.

Nous possédons peu de données sur les accidents en mer impliquant des matières nucléaires, secret militaire oblige. Voici néanmoins la liste de ceux que vient de recenser - pour la première fois - l'AIEA, avec toutes les imprécisions qui subsistent sur les quantités de radioactivité rejetées, la localisation précise et parfois même sur le nom du sous-marin coulé. (retour texte)


1) Mutsu (1er septembre 1974). Fuite de radiations (neutrons), sur ce cargo japonais à propulsion nucléaire, due à des défauts de structure, à 800 km à l'est de Shiriyazaki.

2) Avion américain B-36 (13 février 1950) équipé d'une arme nucléaire, perdu au large de Puget Sound.

3) Avion américain (10 novembre 1950) perdu, avec des armes nucléaires à bord, quelque part sous la mer en dehors des Etats-Unis.

4) Avion américain B-36 (18 mars 1953) perdu, avec des armes nucléaires à bord; au large de Terre-Neuve.

5) Avion américain B-47 (10 mars 1956) perdu, avec deux capsules de matières radioactives, en Méditerranée.

6) Avion américain B-47 (5 mars 1958) équipé d'une arme nucléaire, perdu au large de la Géorgie.

7) Avion de chasse américain F 102 (mi 1960) équipé d'un missile nucléaire, perdu dans la baie de Haiphong,

8) Missile intercontinental américain (ICBM Thor Rocket) (4 juin 1962) tombé en mer près de l'île Johnston, lors d'un tir d'essai.

9) Missile intercontinental américain (ICBM Thor Rocket) (20 juin 1962) tombé en mer près de l'île Johnston, lors d'un tir d'essai.

10) Thresher (10 avril 1963), sous-marin américain SSN-593 coulé à 100 milles à l'est du Cap Cod par 2 590 m de profondeur, et qui a éclaté. Son réacteur nucléaire représente une radioactivité de l 147 000 giga becquerels.

11) Transit 5 BN-3 (21 avril 1964), satellite américain tombé au nord de Madagascar. Son générateur nucléaire SNAP-9A au plutonium 238 représente une radioactivité de 630 000 gigabecquerels

12) Avion américain (5 décembre 1965) qui, mal calé, est tombé du pont du porte-avions Ticonderoga à la suite d'un coup de roulis et a coulé à 5000 m de profondeur au large du Japon. Il était équipé d'une arme nucléaire.

13) 4 bombes nucléaires (17 janvier 1966) perdues par un avion américain B-52 à 5 milles de Palomares en Espagne, dont une en mer qui a été récupérée par 914 m de fond.

14) 4 armes nucléaires (21 janvier 1968) perdues par un avion B-52 sur la banquise près de Thulé. Une partie seulement du plutonium répandu a été récupérée.

15) Scorpion (entre le 21 et le 27 mai 1968), sous-marin américain SSN-589, perdu à 400 milles (740 km) au sud-ouest des Açores par plus de 3 3 000 m de profondeur et qui a éclaté. Son réacteur nucléaire représente une activité de 1295 000gigabecquerels, 16. Nimbus B-1 (18 mai 1968), satellite américain tombé à 100 m de profondeur, près de Santa-Barbara, avec son générateur nucléaire SNAP-19. A été récupéré.

17) Générateur SNAP-27 (11 avril 1970) contenant 1650 000 gigabecquerels de plutonium 238 et appartenant à un module de la mission Apollo tombé au sud des îles Fidji, par 6 000 m de profondeur.

18) Missile Phoenix (14 septembre 1976) perdu par un avion de chasse américain F-14 et récupéré à 75 milles des côtes écossaises.

19) Missile de croisière américain (25 février 1986), dans la mer de Beaufort.

20) Mont-Louis (5 août 1984), cargo français transportant 30 containers d'hexafluorure d'uranium, entré en collision avec un car-ferry britannique. La cargaison, représentant environ 6 000 millions de becquerels, fut récupérée deux mois plus tard, par 25 m de profondeur. 

21. Sous-marin soviétique (11 avril 1968) perdu avec 5 armes nucléaires, à 750 milles au nord-ouest de l'île Oahu (Hawaii)

22) Sous-marin soviétique (1968) perdu dans le nord-est de l'Atlantique, avec 4 armes nucléaires.

23) Sous-marin soviétique (10 janvier 1970) perdu en baie de Naples avec des torpilles nucléaires.

24) Sous-marin soviétique (12 avril 1970) perdu dans le nord-est de l'Atlantique, avec 4 armes nucléaires.

25) Kashin Class (septembre 1974), destroyer soviétique perdu en mer Noire avec des armes nucléaires.

26) Sous-marin soviétique (juin 1983) perdu au large du Kamtchatka, avec 8 armes nucléaires.

27) Cosmos-1402 (7 février 1983), satellite soviétique avec un réacteur nucléaire d'une radioactivité estimée à 1000 000 de gigabecquerels, tombé à 1600 km à l'est des côtes brésiliennes.

28) Sous-marin soviétique (4 octobre 1986) équipé d'armes nucléaires, coulé à 1000 km au nord-est des Bermudes par 5 000 m de fond.

29) Komsomolets (7 avril 1989), sous-marin soviétique avec des armes nucléaires, coulé, à la suite d'un feu à bord, près des côtes norvégiennes, à 180 km au sud-ouest de l'île de Medvezhy, par 1 500 m de fond. Les Soviétiques espèrent le renflouer.

Quant aux deux derniers accidents recensés par l'AIEA, les Britanniques viennent d'affirmer, contrairement à ce qui avait d'abord été annoncé, qu'ils n'avaient pas d'arme nucléaire à bord. Ce sont:

30) HMS Sheffield (10 mai 1982), destroyer britannique coulé par un missile Exocet de la marine argentine, au large des îles Falklands.

31) HMS Resolution (19 mai 1985). Ce sous-marin britannique a perdu un missile Polaris non équipé, d'après les Britannique d'une tête nucléaire, au cours d'un essai ou d'une fausse manoeuvre, au large de la Floride. Doit-on croire les Britanniques?

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23/11/2011

Tout ce que vous devez savoir sur le Mox

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/tout-ce-que-vous-devez-savoir-sur-le-mox-22-11-2011-1398929_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111122

Le Point.fr - Publié le 22/11/2011 à 12:24 - Modifié le 22/11/2011 à 18:53

Tout ce que vous devez savoir sur le Mox

Origine, avantages et inconvénients d'un combustible qui suscite la controverse, à quelques mois seulement de l'élection présidentielle.

Le Mox, késaco 

Avant d'être la pomme de discorde entre écologistes et socialistes, le Mox, de l'anglais mixed oxide, est un combustible nucléaire à base d'oxyde mixte d'uranium et de plutonium. Il contient entre 5 et 10 % de plutonium et entre 90 et 95 % d'uranium appauvri. À l'origine, le Mox était le combustible des réacteurs à neutrons rapides, du type Superphénix, tous à l'arrêt depuis l'abandon de ce dernier, en 1997, par Lionel Jospin. La technologie qui permet sa fabrication est héritée du nucléaire militaire, puisque la production de plutonium a été lancée, dans les années soixante, pour les besoins de la bombe atomique.

Après l'arrêt de Superphénix, la décision a toutefois été prise en France de l'utiliser dans les réacteurs électronucléaires existants qui fonctionnent normalement avec du combustible à l'uranium enrichi. 21 des 58 réacteurs français fonctionnent actuellement avec un maximum de 30 % de Mox.

Dans cette optique, les combustibles usés des centrales nucléaires sont entreposés, entre 3 et 5 ans, dans des piscines remplies d'eau (le temps que leur radioactivité baisse) avant d'être retraités par l'usine de la Hague dans la Manche. L'opération consiste alors à séparer l'uranium (95 % du total), le plutonium (1 %) des déchets ultimes (4 %). Le plutonium ainsi extrait est alors acheminé vers l'usine Melox de Marcoule, dans le Gard, qui est actuellement la seule au monde à fabriquer du Mox.

Quels sont les avantages de ce combustible ?

Son principal atout est d'offrir un débouché au plutonium issu du retraitement des combustibles effectué à la Hague ainsi qu'à l'uranium appauvri généré par les activités de l'usine d'enrichissement d'uranium du Tricastin, située dans la basse vallée du Rhône. Dans le même temps, il permet d'économiser de l'uranium enrichi et de réduire la quantité de plutonium (généré par les centrales) dans les déchets ultimes. Aux États-Unis et en Russie, le Mox a également été envisagé comme un moyen d'écouler du plutonium militaire devenu encombrant depuis le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 1968.

En tant que combustible, Areva affirme que le Mox ne présente cependant pas de qualité particulière : il ne serait ni meilleur ni plus mauvais qu'un autre. 

Un avis que ne partage pas totalement Louis Mandicourt, ancien chercheur au CEA, pour qui l'utilisation de Mox dans les réacteurs à eau n'est pas optimale du point de vue de la physique nucléaire. Explications : "Le plutonium a quatre isotopes : Pu-239, Pu-240, Pu-241 et Pu-242. Les réacteurs du type Superphénix fissionnent ces quatre isotopes, tandis que les réacteurs actuels n'en fissionnent que deux (Pu-239 et Pu-241) et ... dégradent les autres. Le plutonium-240 donne alors de l'américium, tandis que le plutonium-242 donne du curium. Or, tous deux constituent des déchets hautement actifs dont on ne peut plus rien faire." Dommage ! Mais, derrière la filière française du Mox se cache aussi l'espoir qu'un jour de nouveaux surgénérateurs de type Superphénix puissent être mis en service...

Pourquoi le Mox est-il aussi décrié ?

"Tout simplement parce que le plutonium - qui n'existe pas dans la nature, mais qui est fabriqué par l'homme - est le corps le plus dangereux que l'on puisse trouver sur Terre", explique Bernard Laponche, ancien ingénieur au CEA désormais membre de l'association Global Chance. "Mettez-en un microgramme dans votre organisme et vous êtes à peu près sûr de développer un cancer." "Ainsi, un combustible Mox avant utilisation est-il un million de fois plus radioactif qu'un combustible à l'uranium", affirme le scientifique. De ce simple fait, il implique donc des précautions d'usage renforcées et des risques plus importants. "Étant beaucoup plus radioactif et aussi beaucoup plus chaud, il pose même des tas de problèmes de gestion dans les centrales, notamment de chargement dans les réacteurs", souligne Bernard Laponche. 

Une fois usé, le Mox doit également refroidir dans les piscines beaucoup plus longtemps qu'un combustible classique. Et in fine, il ne peut plus être retraité et doit donc être stocké. "Au total, il n'aura permis de réduire que d'environ 15 % la quantité de plutonium produite initialement", précise Bernard Laponche.

En outre, Greenpeace France souligne que la production de Mox engendre un dangereux transit de plutonium sur les routes de l'Hexagone, sans compter les rejets radioactifs atmosphériques et maritimes qui résultent du retraitement des combustibles usagés effectué à la Hague. Enfin, le Mox est soupçonné d'induire un risque de prolifération, l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) l'ayant elle-même classé dans la catégorie des matières fissiles utilisables à des fins militaires.

Combien la filière Mox représente-t-elle d'emplois ?

L'usine Melox d'Areva qui fabrique ce combustible emploie environ 1 300 personnes. Toutefois, les 5 000 salariés du centre de retraitement de la Hague sont également, au moins en partie, dépendants de la production de Mox.

Le Mox est-il un combustible du futur ?

Pour l'heure, force est de constater qu'il ne suscite pas d'engouement à l'échelle de la planète. Actuellement, seuls 10 % des réacteurs nucléaires utilisent ce combustible dont la moitié se trouvent en France... Areva espère convaincre d'autres pays d'opter pour le retraitement des déchets ainsi que certains futurs acquéreurs de l'EPR qui peut éventuellement fonctionner avec 100 % de Mox. L'entreprise déclare avoir à ce jour quatre clients à qui elle fournit du Mox : l'Allemagne, la Belgique, la Suisse et le Japon.

Quelques doutes subsistent pourtant sur les bénéfices que l'entreprise pourra tirer, à terme, de cette technologie. D'abord, parce que, parmi les actuels clients, l'Allemagne, la Belgique et la Suisse ont récemment décidé de sortir du nucléaire, respectivement en 2022, 2025 et 2034. Quant au Japon, il est aussi en proie à de sérieux doutes depuis l'accident de la centrale de Fukushima. Concernant l'EPR, la Finlande, premier client, n'a pas fait le choix du Mox. 

Il y a peut-être une raison simple à cela... Car, selon Bernard Laponche, compte tenu des cours actuels de l'uranium, l'opération n'est tout bonnement pas rentable... "Le retraitement des combustibles irradiés pour faire du Mox est plus coûteux que son stockage."

14/11/2011

EPR et EDF

lu sur :

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20111113trib000663723/en-pleine-polemique-sur-flamanville-edf-se-prepare-a-abandonner-l-epr.html

Si la mobilisation est absolue pour continuer l'EPR de Flamanville, EDF ne tient pas à poursuivre ce modèle. Le groupe travaille avec Areva et les Chinois à un nouveau réacteur.

 

EDF, dont une partie des équipes a toujours été hostile au réacteur EPR, développé par Areva et Siemens, propose une porte de sortie à l'affrontement entre Verts et PS sur l'EPR de Flamanville, en affichant sa volonté de laisser tomber ce modèle. Hervé Machenaud, membre du comité exécutif d'EDF, en charge de la production et de l'ingénierie, a commencé à dévoiler cette ligne lors d'une conférence de presse jeudi sur le chantier de Flamanville (Manche). « Un réacteur, quel qu'il soit, n'est jamais la fin d'une histoire technologique. L'EPR est le modèle dont on dispose en ce moment, que nous construisons ici et en Chine, bientôt j'espère en Grande-Bretagne, mais aussi en Pologne et en République tchèque. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille s'arrêter dans la réflexion sur le modèle suivant. »

En clair : EDF propose l'EPR tant qu'il n'aura pas un autre modèle dans ses cartons. Et l'électricien y travaille déjà. « Ce n'est pas grave. C'est comme dans l'automobile, il y a des modèles qui marchent plus ou moins », relativise-t-on chez EDF. L'électricien planche avec son partenaire, l'électricien chinois CGNPC, sur un autre réacteur, plus petit (1.000 MW contre 1.700 MW pour l'EPR). « Et celui-ci n'aura pas grand-chose à voir avec l'EPR », affirme un proche du dossier. Chez Areva, on s'affiche persuadé du contraire. « Nous travaillons avec EDF et les Chinois au développement d'un nouveau réacteur, pour lequel l'Atmea (version de l'EPR en 1.000 MW) servira de base », affirme Claude Jaouen, directeur réacteurs et services chez Areva. « En aucun cas. L'Atmea est un réacteur dessiné par des vendeurs, pas par des exploitants », rétorque-t-on chez EDF. « On remet tout à plat avec CGNPC. La première phase de conception est en cours, le ?basic design? devrait être terminé fin 2013 », ajoute-t-on chez l'électricien. Ce développement franco-chinois a été décidé il y a un an par les deux présidents de la République, qui en ont confié la responsabilité aux deux électriciens EDF et CGNPC. Pour tenter d'apaiser les tensions avec Areva, l'Élysée a chargé le CEA de superviser le tout. La tâche ne s'annonce pas aisée.

La pression des verts

En renonçant à bâtir une vaste série d'EPR, EDF ne cède pas à la pression des Verts. Une partie des équipes nucléaires de l'électricien juge depuis le début trop coûteux et trop sophistiqué ce réacteur, conçu sans eux. La conception de cet « European Power Reactor » a été lancée par Framatome (ex-Areva) et Siemens au début des années 1990 dans le cadre du rapprochement franco-allemand mené par Mitterrand et Kohl. Pragmatiquement, il s'agissait de préserver le savoir-faire des équipes d'ingénierie françaises au moment où le programme nucléaire hexagonal se terminait, et où l'Allemagne hésitait, déjà, sur le sort du sien. « L'EPR a été conçu principalement en Allemagne, sur le modèle du réacteur allemand Konvoi, deux fois plus cher que les centrales françaises », souligne un spécialiste du secteur. Tenu à l'écart, EDF ne l'a jamais digéré.

Le ressentiment a tourné à la franche animosité au début des années 2000 lorsque l'EPR, fraîchement dessiné, est venu représenter les couleurs françaises en Chine contre l'AP1000 de l'américain Westinghouse. Un casus belli sur un terrain où EDF, pionnier du programme nucléaire chinois, régnait en maître « En 2003, les Chinois étaient au bord d'opter pour la généralisation de la dernière génération de centrales françaises, dites N4, lorsque les Américains ont fait le forcing et surtout Anne Lauvergeon est venue s'opposer au N4 pour vendre son EPR », se souvient un ancien d'EDF en Chine. Le bilan des deux chantiers d'EPR en France et en Finlande, où délais et facture ont doublé, passant de quatre à huit ans et de 3 à 6 milliards d'euros, ont achevé de sceller le sort de l'EPR chez EDF. Accessoirement, chez l'électricien, on veut croire qu'une promesse du style « on finit Flamanville, mais on ne construit pas d'autres EPR » pourrait fournir un terrain d'entente entre Verts et PS, et préserver le futur du nucléaire en France.

19/10/2011

La qualité radiologique des eaux potables, une question toujours d'actualité

lu sur le site du CRIIRAD :

http://www.criirad.org/

Les normes relatives à la qualité radiologique des eaux potables sont mal conçues. Les habitants sont exposés à des niveaux de risques très supérieurs à ce que la réglementation est censée leur garantir. Ce défaut de protection concerne tout particulièrement les enfants en bas-âge et les adolescents.

Se basant sur les analyses de son laboratoire et sur une étude approfondie des normes, la CRIIRAD demande un remaniement complet du dispositif de contrôle de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine.

La CRIIRAD demande également le traitement en urgence des situations à risque déjà identifiées ainsi que des garanties d’information pour les consommateurs, les municipalités et les gestionnaires des réseaux de distribution.


1. POUR RAPPEL
    • La CRIIRAD

      La Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité - est une association à but non lucratif qui a pour objet statutaire la défense du droit à l’information et la protection des personnes contre les dangers des rayonnements ionisants (Cf. article 1 des statuts). Pour conduire ses investigations, elle dispose de son propre laboratoire, spécialisé dans les analyses de radioactivité et agréé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour les mesures de radioactivité dans l’environnement.

    • Les dispositions réglementaires

En France, la réglementation [2] , est censée garantir à chaque citoyen – quel que soit son âge ou son lieu de résidence – que l’eau qui alimente son habitation [3], l’eau qu’il utilise comme eau de boisson ou pour ses préparations culinaires, ne lui délivrera pas une dose de rayonnements supérieure à 100 microSieverts par an (100 µSv/an ou 0,1 mSv/an).


Ce niveau d’exposition correspond à un niveau de risque jugé acceptable par les autorités sanitaires
. Il correspond, selon les coefficients de risque actuellement en vigueur au niveau international et européen, à un risque de décès par cancer de 5.10-5 . mSv-1, soit 5 décès par cancer pour 1 million de personnes exposées à une dose annuelle de rayonnements ionisants de 100 µSv (ou encore 325 décès par cancer radio-induit pour 65 millions de consommateurs).

Que l’on juge ce niveau de protection satisfaisant ou insuffisant, c’est celui que chaque citoyen est en droit de réclamer. Or, une analyse approfondie du dispositif de contrôle radiologique de l’eau potable montre qu’il n’en est rien. Une part importante de la population est soumise à des niveaux de dose très supérieurs. Pour les enfants en bas-âge et les adolescents, les doses, et donc, le risque peut être 10 fois, voire 100 fois, supérieur à ce que la réglementation est censée leur garantir.

Voici en résumé, les principaux constats et les demandes de la CRIIRAD (chaque paragraphe est détaillé dans la présentation des dysfonctionnements du dispositif réglementaire et les demandes de la CRIIRAD) .


2. Les dysfonctionnements du dispositif réglementaire et les demandes de la CRIIRAD


1/ L’absence de limites contraignantes :
la référence de dose de 100 µSv/an n’est qu’un paramètre indicatif, qui peut facilement être dépassé. La CRIIRAD demande l’instauration de véritables limites et la transparence sur la délivrance des dérogations.

2/ Des mesures de dépistage mal conçues qui génèrent un taux élevé de faux négatifs. La CRIIRAD demande que les analyses radiologiques de référence garantissent une caractérisation fiable des radionucléides présents dans l’eau.

3/ Les enfants sont exposés à des niveaux de dose, et par conséquent de risque, très supérieurs (jusqu’à 5 ou 6 fois !) à ce que prévoit la réglementation. La CRIIRAD demande que les limites de dose et les indicateurs de radioactivité soient dimensionnés en fonction des groupes de population les plus sensibles (enfants en bas âge et adolescents) de façon à ce que l’ensemble des consommateurs soient protégés.

4/ La réglementation oublie certains produits radioactifs, et notamment le radon 222, ce qui conduit souvent à une sous-évaluation considérable des doses réellement subies par les consommateurs. La CRIIRAD demande en conséquence que le dosage du radon soit ajouté à la liste des contrôles obligatoires et qu’en application de la recommandation européenne du 20 décembre 2001, une limite de référence de 100 Bq/l soit instaurée, l’adoption d’une valeur supérieure devant être dûment justifiée par les autorités sanitaires. Compte tenu des niveaux de risque associé, le dispositif devrait être complété par un seuil d’investigation défini à une valeur inférieure.

5/ La toxicité chimique de l’uranium n’est pas prise en compte par la réglementation française. La CRIIRAD demande que ce métal lourd particulièrement toxique, soit ajouté dans la liste des produits chimiques qui doivent être contrôlés et que lui soit appliquée une limite contraignante (une limite que la CRIIRAD souhaiterait inférieure à la valeur de 15 µg/l recommandée par l’OMS).

6/ Les autorités sanitaires sont informées, parfois depuis des années, de situations préoccupantes sans que les habitants en soient informés et sans qu’aucune mesure correctrice n’ait été prise. La CRIIRAD sollicite l'intervention du ministère de la santé et de l'Autorité de Sûreté Nucléaire pour que les cas les plus préoccupants soient traités dans les meilleurs délais.

7/ L’information relative aux contrôles de radioactivité dans l’eau destinée à l’alimentation humaine n’est pas accessible aux consommateurs et contribuables qui financent pourtant son élaboration. La CRIIRAD demande que tous les résultats d'analyse disponibles (alpha et bêta total, DTI, radon, etc) soient accessibles via le site Internet du ministère de la Santé et que toutes les parties concernées (habitants, municipalités, gestionnaires des unités de distributions) soient dûment informées dès lors que des résultats préoccupants sont enregistrés.

 

[1] La CRIIRAD avait saisi le préfet de la Haute-Vienne dès le 23 décembre 2009, en lui communiquant les résultats de l'analyse effectuée par son laboratoire sur l'eau d'un des captages de la commune de Saint-Sylvestre, une analyse montrant une teneur très élevée en radon 222 (1 230 Bq/l) nécessitant un traitement urgent du dossier.


[2] Cf. notamment : Code de la santé publique ; Décret 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturelles ; Arrêté du 12 mai 2004 fixant les modalités de contrôle de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine, publié au JORF du 18 juin 2004.

[3] La réglementation s’applique également aux eaux de source achetées en bouteille. Les eaux minérales naturelles font l’objet d’une réglementation spécifique.

07/10/2011

Les salariés du nucléaire ne sont pas tous égaux face aux rayonnements,

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

et à lire sur les Canard Enchaîné :

Les salariés du nucléaire ne sont pas tous égaux face aux rayonnements, soulignent Les Dossiers du Canard Enchaîné. En effet, selon Annie Thébaud-Mony, directrice honoraire à l’Inserm, « le suivi médical des intérimaires est difficile car on est confronté à une sous-traitance en cascade : ce sont des travailleurs précaires qui changent souvent d’entreprise, et les dossiers médicaux ne suivent pas toujours ».
(Les Dossiers du Canard Enchaîné, 05/10)

06/10/2011

15 octobre : manifestations contre le nucléaire

communiqué :

 

Bonjour,

Le 15 octobre prochain, des manifestations inter-régionales pour exiger l'arrêt du nucléaire seront organisées par les coordinations régionales et les associations, avec le soutien du Réseau "Sortir du nucléaire", dans plusieurs grandes villes de France: à Dunkerque, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Le Bugey (St-Vulbas), Avignon et Strasbourg.

Si vous souhaitez soutenir cette journée d'action, merci de nous le faire savoir en répondant à ce mail et en indiquant une personne à contacter pour votre organisation. Vous serez ensuite sollicité dans le courant de la semaine pour co-signer un communiqué commun de soutien à ces manifestations. 

Vous trouverez ci-dessous toutes les informations relatives à ces rassemblements: lieu précis, horaires de départ et personnes à contacter.

Pour connaître les départs groupés en car ou covoiturage et réserver vos places, rendez-vous sur notre site:

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Manifestation-interregionales-pour

 

Merci de relayer ces informations dans vos réseaux 

 

Salutations antinucléaires

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire"

Laura Hameaux

12/09/2011

Le site de Marcoule, "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/12/le-site-de-marcoule-berceau-de-l-industrie-nucleaire-du-retraitement_1571279_3244.html#ens_id=1504462

Le site de Marcoule, "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement"

Le site de Marcoule, sur les bords du Rhône dans le Gard, où s'est produite, lundi 12 septembre, une explosion mortelle dans l'une des installations, est considéré comme le "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement", selon l'Autorité de sûreté nucléaire, le gendarme du secteur.

Quelque 5 000 personnes travaillent sur ce site dont l'origine remonte à 1955. Il abrite aujourd'hui quatre installations nucléaires civiles aux côtés d'activités liées à la défense. La Commissariat à l'énergie atomique (CEA) y exploite le réacteur Phénix, en attente d'un démantèlement depuis sa mise à l'arrêt en avril 2009 à l'issue de 35 ans d'activité, ainsi qu'un laboratoire de recherche sur les déchets (Atalante).

A l'extérieur du périmètre du CEA mais toujours sur la "plateforme de Marcoule" se trouvent les deux autres installations civiles : une usine de fabrication de combustible nucléaire MOX (Melox) exploitée par le groupe Areva et le centre de traitement de déchets exploité par EDF (Centraco) où s'est produite lundi une explosion mortelle.

"LACUNES" DANS LA SÛRETÉ DE CENTRACO

Dans cette installation Centraco, présente sur place depuis les années 90 et qui emploie environ 250 personnes, les déchets sont traités par fusion (métaux) ou par incinération (plastiques), précise l'ASN, organisme en charge de la surveillance des quatre installations civiles. En 2008, l'ASN avait placé ce centre de retraitement sous un régime renforcé d'inspections après avoir relevé plusieurs "lacunes", qui portaient "essentiellement sur des aspects organisationnels et de culture de sûreté", a indiqué à l'AFP Christian Tord, chef adjoint de l'agence de Marseille de l'ASN.

"Il y a eu plusieurs convocations de l'exploitant par notre directeur général, puis un plan d'action mis en place par l'exploitant et vérifié par l'ASN, et depuis, on a trouvé que la situation s'était nettement améliorée", a souligné ce responsable de l'ASN. Le gendarme français du nucléaire ne fait "a priori, aucun" lien entre ces "lacunes" relevées en 2008 et l'accident mortel survenu lundi dans l'installation et dont l'origine, selon M. Tord, "semble être purement technique".

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voir aussi: