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03/10/2016

Le Japon et la chasse aux baleines

lu sur :

Ocean-Warrior est l'arme qui nous manquait depuis dix ans,  ...

 

« Ocean-Warrior », nouvelle arme contre les chasseurs de baleines.pdf

 

23/02/2013

Tromperie sur la marchandise : pas que le bœuf, le poisson aussi !

Mangez des patates !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/02/23/vaste-fraude-sur-le-marche-americain-du-poisson_1837730_1651302.html

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Vaste fraude sur le marché américain du poisson

LE MONDE | 23.02.2013 à 11h07 • Mis à jour le 23.02.2013 à 11h49 Par Audrey Garric et Martine Valo

Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ? Sur le marché américain, la fraude apparaît massive. Une étude menée par Oceana, publiée le 21 février, révèle qu'un tiers des poissons consommés ne sont pas ce que les clients croyaient acheter. Pour évaluer l'importance des espèces communes vendues au prix d'une variété bien plus noble – une forme d'escroquerie très rémunératrice –, l'organisation non gouvernementale (ONG) américaine a fait procéder de 2010 à 2012 à l'analyse ADN de 1 215 échantillons collectés dans 674 magasins d'alimentation et restaurants de 21 Etats.

Les résultats sont sans appel : 33 % des spécimens étudiés ne correspondent pas à l'espèce affichée et portent un étiquetage non conforme à la charte établie par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA). Le thon et le vivaneau sont les plus mal étiquetés : le premier l'est dans 87 % des cas, le second 59 %. Entre 19 % et 38 % des morues, des flétans et des bars chiliens présentent eux aussi des labels indus, et 7 % des saumons ; 44 % des commerces visités sont concernés. Ce taux grimpe pour les restaurants de sushi, dont les cartes sont fausses dans trois quarts des cas. Les magasins d'alimentation sont touchés dans une moindre mesure (18 %).

L'arnaque est multiforme : elle englobe des poissons d'élevage pseudo-sauvages et des variétés surexploitées, voire en péril, que l'on fait passer pour d'autres dont la survie n'est pas menacée. L'ONG a aussi repéré des produits de la mer déconseillés aux femmes enceintes en raison de leur teneur élevée en mercure, tel le bar, commercialisés sous d'autres noms.

SEULS 2 % DES PRODUITS DE LA MER SONT CONTRÔLÉS

"Il est difficile de déterminer si la fraude s'est produite sur le bateau, pendant le traitement des poissons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs", expliquent les auteurs. Les Etats-Unis important 90 % de leur consommation, la traçabilité est très difficile à établir. Or "les contrôles de la FDA ne portent que sur 2 % des produits de la mer", selon Beth Lowell, directrice de cette campagne. Oceana regrette que non seulement le consommateur soit escroqué, mais qu'il se voie en outre nier le droit de discerner les espèces qu'il souhaiterait préserver, comme le déplore la scientifique Kimberly Warner, principale auteure de cette recherche.

Il n'existe pas d'enquête comparable à l'échelon européen. Mais certaines investigations plus ciblées montrent que des malversations existent aussi de ce côté de l'Atlantique. Une étude publiée dans la revue Fish and Fisheries en 2011 a révélé que respectivement 28 % et 7 % du cabillaud vendu en Irlande et au Royaume-Uni étaient mal étiquetés : la traditionnelle morue est en réalité soit du merlan, soit du lieu jaune ou noir.

Qui goûtera la différence après panure et friture ? Les mêmes relèvent nombre d'impostures en Espagne où le consommateur paie le kilogramme de merlu d'Afrique au prix de son cousin européen ou américain, autrement dit presque deux fois plus cher. Le WWF s'est, lui, attaché à pister les dépassements de quotas de thon rouge, toujours avec le recours aux analyses ADN.

LA FRANCE IMPORTE 80 % DE SA CONSOMMATION DE POISSONS

Ces défenseurs de l'environnement s'intéressent à ces arnaques aux consommateurs parce qu'elles sont révélatrices d'un grave problème de surpêche. Des livraisons du monde entier remplacent des espèces régionales qui viennent à manquer. Ainsi le pangasius, prisé des grandes surfaces comme produit d'appel, a-t-il débarqué d'Asie sur les marchés occidentaux à partir de 2000. Ce poisson d'eau chaude et saumâtre a mauvaise réputation pour ses conditions d'élevage.

"Heureusement, les gens sont mieux informés et sa consommation a chuté", note Hubert Carré, directeur du Comité national des pêches, qui se souvient d'une affaire de thon tropical trempé dans un bain rouge pour le faire passer pour un congénère plus coloré.

La France importe 80 % de sa consommation de poissons. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne centralise pas les résultats des enquêtes menées dans chaque département, sauf lorsque celles-ci s'intègrent dans un programme national de contrôle. Depuis 2010, l'administration a notamment cherché à savoir combien de lottes "fraîches" étaient préalablement surgelées, quel poids d'eau et d'additifs contenaient les coquilles Saint-Jacques avant leur congélation, combien de juvéniles trop petits se retrouvaient sur le marché... Elle n'est jamais revenue bredouille.

06/02/2013

Pas de poisson pour les femmes enceintes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/11/la-pollution-au-mercure-ferait-perdre-du-qi-et-de-l-argent-a-l-europe_1815407_3244.html

La pollution au mercure ferait perdre du QI et de l'argent à l'Europe

Le Monde.fr | 11.01.2013 à 18h46 • Mis à jour le 11.01.2013 à 18h47 

Par Audrey Garric

Quel est le lien entre mercure, QI et productivité d'un pays ? Une équipe de chercheurs européens estiment, dans une étude originale publiée dans la revue Environmental Health lundi 7 janvier, que réduire l'exposition de la population, notamment pré-natale, au méthylmercure ferait gagner à l'Europe de 8 à 9 milliards d'euros par an en évitant à ses habitants une baisse de quotient intellectuel liée à des déficiences neurologiques et donc une perte de salaire. 

Ces résultats doivent être présentés lors de la conférence internationale qui se tiendra du 13 au 18 janvier à Genève pour adopter un traité visant à s'attaquer aux effets néfastes du mercure. Un cinquième et dernier cycle de pourparlers qui devrait clore quatre ans de négociations, sous l'égide des Nations unies, sur cette question de sécurité sanitaire des plus sensibles.

Lire : Les pays en développement de plus en plus exposés aux dangers du mercure

200 000 ENFANTS AFFECTÉS

L'étude européenne, publiée après une relecture par les pairs (ou peer review), est basée sur le programme de biosurveillance européen Democophes mené entre 2011 et 2012 pour mesurer la présence de substances polluantes (mercure, cadmium, phtalates et tabac) chez des enfants âgés de 6 à 11 ans et leurs mères. Une vingtaine de toxicologues ont ainsi prélevé des échantillons de cheveux sur 1 875 couples mère-enfants répartis dans 17 pays de l'Union européenne et ont analysé les données ainsi agrégées. Ils ont aussi procédé à une compilation de la littérature scientifique portant sur 6 800 personnes supplémentaires dans huit pays.

Résultat : 1,866 million d'enfants naissent chaque année en Europe avec des niveaux de méthylmercure – la forme organique la plus toxique du mercure – supérieurs à 0,58 microgramme par gramme (µg/g) de cheveu, soit le seuil à partir duquel des effets toxiques peuvent survenir, selon les chercheurs. Surtout, 232 000 jeunes présentent des niveaux supérieurs à la limite de 2,5 µg/g recommandée par l'Organisation mondiale de la santé. 

CONSOMMATION DE POISSON

Tous les enfants européens ne sont pas exposés de la même façon : le sud du Vieux Continent est ainsi davantage touché alors que l'Est s'avère plus épargné : 89 % des enfants nés en Espagne et 91 % de ceux au Portugal, parmi l'échantillon étudié, présentent ainsi un taux supérieur à 0,58 µg/g, et respectivement 32 % et 8 % se situent au-delà de la barre des 2,5 µg/g, tandis que moins de 5 % des Hongrois, Tchèques, Polonais, Slovaques et Slovènes affichent des valeurs supérieures à 0,58 µg/g – aucun ne dépassant les 2,5 µg/g. Quant à la France, respectivement 44 % et 0,6 % des enfants dépassent ces deux valeurs.

"Le méthylmercure est facilement bioaccumulable dans la chair des gros poissons de fond, comme le thon, l'espadon ou le requin, que consomment davantage les Espagnols et les Portugais, explique Céline Pichéry, l'une des auteurs de l'étude, doctorante à l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP). Cette substance est dangereuse pour l'homme. Et surtout, en passant par le placenta des femmes enceintes puis par le lait maternel, elle s'avère très nocive pour les enfants en bas âge."

Au-delà d'un certain seuil, et notamment en cas d'exposition pré-natale, le méthylmercure provoque ainsi convulsions, paralysies spastiques, cécité, surdité et surtout des troubles cognitifs et un retard mental.

600 000 POINTS DE QI PERDUS

Au lieu de s'en tenir à ces problèmes sanitaires, les chercheurs ont souhaité calculer l'impact sur l'économie de ces déficiences neurologiques. "Nous avons tout d'abord converti les effets du méthylmercure sur le développement du cerveau en perte de points de QI pour les enfants concernés", explique Philippe Grandjean, toxicologue danois et professeur à Harvard, qui a déjà publié plusieurs études à ce sujet.

A partir d'une batterie de tests neuropsychologiques menés sur des enfants, les experts ont ainsi retenu la valeur moyenne de 0,465 point de QI perdu à chaque augmentation d'un micro-gramme de méthylmercure par gramme de cheveu maternel durant sa grossesse, à partir du seuil de 0,58 µg/g. "Au total, ce sont ainsi plus de 600 000 points de QI qui sont perdus chaque année à l'échelle de l'Europe", poursuit le chercheur.

Des pertes de QI qui ont un impact économique pour les sociétés concernées. "En prenant chaque victime individuellement, les différences de trajectoires seront faibles. Mais si l'on étudie l'ensemble de la population touchée, on s'aperçoit de performances scolaires et de niveaux d'études plus faibles que le reste de la population, ce qui implique des revenus plus modestes eux aussi", assure Martine Bellanger, professeure d'économie à l'EHESP.

8 À 9 MILLIARDS D'EUROS PAR AN

Comment faire le lien entre points de QI et niveau de revenus ? Des chercheurs américains travaillent sur ce sujet depuis plusieurs années. En 2009, Elise Gould, directrice de la recherche sur la santé au sein du think tank américain Economic Policy Institute, avait ainsi calculé, dans le cadre d'une étude sur l'exposition au plomb des enfants basée sur une analyse statistique, qu'un point de QI en moins revenait à perdre en moyenne 17 815 dollars sur une carrière, soit 1 % des revenus de l'échantillon retenu.

L'équipe de chercheurs européens s'est appuyée sur cette valeur, en l'ajustant en fonction de deux critères : la parité du pouvoir d'achat, et le niveau de la productivité par pays. Selon l'étude, un point de QI en plus équivaut alors par exemple pour la France à 17 363 euros supplémentaires sur une vie.

Résultat : de 8 à 9 milliards d'euros par an pourraient être gagnés pour l'ensemble de l'Union européenne, dont 4,5 milliards en Espagne et 1,2 milliard en France. "Réduire la pollution au mercure et l'exposition au méthylmercure en particulier permettrait de réaliser des gains économiques substantiels, essentiellement dans le sud de l'Europe", conclut Martine Bellanger.

LIMITES

Une telle méthodologie avait déjà été appliquée à d'autres polluants. Ainsi, une autre étude menée notamment par Céline Pichéry, Martine Bellanger et Philippe Grandjean, publiée dans Environmental Health en mai 2011, avait estimé les bénéfices monétaires de la réduction de l'exposition au plomb, responsable de déficiences cognitives et comportementales en particulier chez les enfants. Elle concluait ainsi que la limitation du plomb dans la peinture des maisons et dans l'eau des canalisations en deçà des seuils de 15, 24 et 100 µg/l revenait respectivement à des gains de 3,9 milliards, 1,9 milliard et 0,2 milliard d'euros en France.

"Si la limitation de l'exposition aux polluants évite effectivement des coûts médicaux à la société, les bénéfices liés aux gains de QI sont eux plus ambigus, prévient Olivier Chanel, chercheur CNRS au groupement de recherche en économie quantitative d'Aix-Marseille. En effet, il s'agit de gains théoriques qui n'ont qu'une réalité marchande partielle, alors qu'ils représentent souvent l'essentiel des bénéfices attendus d'une maîtrise de la pollution. Or, les personnes dont le QI est plus élevé n'ont pas systématiquement plus de chance d'occuper des emplois mieux rémunérés. En situation de chômage, le marché du travail peut par exemple s'accommoder d'une perte individuelle de QI sans que la productivité ne soit affectée."

Audrey Garric

13/10/2012

La pêche illégale au large de l'Afrique

lu sur :

Les dessous de la pêche illégale au large de l'Afrique

LE MONDE |

13.10.2012 à 10h33 • Mis à jour le 13.10.2012 à 10h35

Par Martine Valo

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Ils changent souvent de nom et de pavillon. Parvenir à identifier les navires qui viennent en toute illégalité pêcher dans les eaux d'Afrique de l'Ouest exige une bonne dose d'opiniâtreté. Il faut, qui plus est, une sérieuse détermination pour espérer faire cesser leurs activités désastreuses pour les océans comme pour les populations côtières dépossédées de leurs ressources halieutiques.

C'est le travail que mène depuis plusieurs années Environmental Justice Fondation (EJF), une ONG britannique de défense des droits de l'homme et de l'environnement, basée à Londres, mais également présente au Liberia et en Sierra Leone. Elle vient de publier un rapport qui décrit ce que les experts appellent officiellement "la pêche illicite non déclarée et non réglementée" (INN). 

Entre le 1er janvier 2010 et le 31 juillet 2012, en coopération avec des équipes locales de volontaires, les membres d'EJF ont recensé 252 épisodes de pêche INN dans les eaux territoriales de la Sierra Leone. Ils ont pu approcher au plus près dix des navires impliqués, cherchant à remonter le fil de leurs différentes immatriculations. Il leur a fallu parfois comparer des photos prises dans d'autres ports avec leurs propres clichés afin de démasquer ceux qui cachent leur nom à l'aide de filets drapés sur la coque à l'approche des côtes. 90 % de ces navires "pirates" sont titulaires de licences leur ouvrant le marché de l'Union européenne.

Les militants se sont aussi intéressés à trois reefers, énormes bateaux-cargos réfrigérés – dont un de 133 mètres de long –, battant notamment pavillon du Panama, où sont transbordées en pleine mer les cargaisons illégales de poissons.

L'IMMATRICULATION DES BATEAUX EST FLUCTUANTE

Sur les dix navires repérés en 2011 et 2012, huit naviguaient sous pavillon sud-coréen, un sous celui du Honduras, un autre n'a pas pu être identifié. Leur immatriculation est fluctuante, en effet, et plusieurs d'entre eux en ont déjà changé afin d'échapper aux lourdes amendes encourues. Le chalutier Seta-70 et le cargo réfrigéré Seta-73 par exemple, tous deux sud-coréens, ont navigué auparavant sous les couleurs de Belize, de l'Angola et du Japon.

Autre exemple, le Kumyeong-2, autrefois appelé Bellesol-2, a été vu récemment ancré dans le port de Conakry (Guinée) sous le nom de Consu. Il avait préféré quitter Freetown, en Sierra Leone, qui voulait enquêter à son sujet.

A la recherche de thon, de crevette, de sole et de mérou prioritairement, les pilleurs agissent le plus souvent sur de gros chalutiers, qui peuvent atteindre jusqu'à 58 m et raclent lourdement les fonds sans égard pour les habitats marins. Ils "aspirent" tout ce qui se présente : tortues et requins notamment, dont les matelots ne gardent que les ailerons, et quantité d'autres espèces qu'ils rejettent à la mer.

L'enquête d'EJF décrit également une autre technique de pêche illégale qui déclenche régulièrement des heurts avec les petits pêcheurs locaux. Les navires embarquent des pirogues puis les déploient dans les eaux territoriales africaines.

L'ONG évoque le cas du Marcia-707, un navire sous pavillon sud-coréen qui a recruté pour mener ce type d'opération des équipages sénégalais. Les plus jeunes étaient âgés de 14 ans. Ils ont raconté avoir passé trois mois en mer, pêchant chaque jour sur leurs pirogues, déchargeant leurs prises à la nuit tombée sur le navire principal, où ils étaient logés dans des conditions sordides.

CORRUPTION DES AUTORITÉS LOCALES

Ces bâtiments pirates – et c'est l'un des points surprenants du document publié par EJF – bénéficient d'une quasi-impunité, alors qu'ils travaillent sans permis. Il leur suffit de corrompre les autorités locales, moyennant quelques pots-de-vin versés soit en dollars soit en caisses de poisson. Lorsque des observateurs – payés par les compagnies de pêche – sont à bord, soit ils ferment les yeux moyennant finances, soit ils subissent de fortes intimidations et préfèrent se taire. A terre, les rares procès s'enlisent.

Les navires opèrent en outre sans VMS (Vessel Monitoring System), dispositif qui permet de les localiser par satellite et donc de déterminer quand ils pénètrent les zones protégées ou interdites. Cet équipement est obligatoire pour les flottes de l'Union européenne. Cela n'empêche pas les cargos réfrigérés de débarquer leurs cargaisons illicites dans le port espagnol de Las Palmas, aux Canaries. De là, le poisson atteint les marchés européens sans problème. Sauf quand les plaintes d'EJF auprès de Freetown, de Madrid et de Bruxelles aboutissent et permettent de saisir les livraisons. C'est rare, mais cela arrive.

Selon Greenpeace, un "pillage organisé" au Sénégal

 

Les ressources halieutiques du Sénégal auraient été l'objet, selon Greenpeace, d'un "pillage organisé" entre mars 2010 et avril 2012. Dans un rapport intitulé "Main basse sur la sardinelle", publié le 11 octobre, l'ONG dénonce les licences de pêche délivrées illégalement à des navires étrangers.

Le pillage opéré par une quarantaine de chalutiers, principalement russes et européens, n'a donné lieu à aucune poursuite. Des armateurs ont déclaré qu'ils versaient 27 euros par tonne pêchée aux services du Trésor sénégalais, mais deux sociétés russes ont indiqué payer 93 euros, ce qui laisse supposer d'énormes montants de droits de pêche "non déclarés et non perçus par les services fiscaux".

Pêche et surpêche

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