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24/04/2013

Pesticides : le ministère de l'agriculture et l'État coupables de négligence, la santé des français sous la coupe des lobbies

... et le contribuable paye les dépenses de santé. 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/23/des-dizaines-de-pesticides-sont-autorises-en-france-contre-les-avis-d-experts_3164733_3244.html

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Des dizaines de pesticides sont autorisés en France contre les avis d'experts

LE MONDE | 23.04.2013 à 13h02 • Mis à jour le 23.04.2013 à 13h02

Par Stéphane Foucart

La révélation pourrait alourdir encore l'atmosphère de défiance qui s'installe en France entre la société civile et les pouvoirs publics : des dizaines de produits phytosanitaires agricoles ou domestiques (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) sont autorisées depuis plusieurs années, sans tenir compte des alertes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

Des courriers, adressés par la direction générale de l'agence au ministère de l'agriculture, obtenus par l'association Générations futures et rendus publics mardi 23 avril, témoignent de profonds dysfonctionnements dans le système d'attribution ou de reconduction des autorisations de mise sur le marché des pesticides. Ces dernières sont délivrées par la direction générale de l'alimentation (DGAL), placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture. Ces anomalies justifient, selon l'association, des recours en justice et, notamment, un dépôt de plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".

De quoi s'agit-il ? Dans un courrier daté du 27 août 2012, Marc Mortureux, le directeur général de l'Anses, rappelle à Patrick Dehaumont, directeur général de l'alimentation, avoir déjà "attiré l'attention" de ses services, en octobre 2009, sur "les problèmes posés" par le fait que les avis de l'Anses relatifs aux pesticides ou aux produits fertilisants "n'étaient pas tous suivis d'une décision par le ministère chargé de l'agriculture dans les délais prévus par la réglementation". Le courrier divulgué par Générations futures pointe également "le maintien sur le marché de produits pour lesquels avait été émis un avis défavorable ou un avis favorable avec restrictions", précisant que "des différences sont régulièrement repérées entre les avis de l'agence et les décisions" de la DGAL.

NON CONFORMES AUX EXIGENCES DE LA LÉGISLATION EN VIGUEUR

Pour preuve, le directeur général de l'Anses joint à son courrier trois listes "qui n'ont pas la prétention d'être exhaustives", mais qui rassemblent tout de même quelque 200 produits pour lesquels "des différences et anomalies ont été repérées dans ce cadre".

A la date de l'examen, par les services de l'Anses, de la base de données des produits phytosanitaires autorisés – soit le 16 août 2012 –, plusieurs dizaines de pesticides étaient autorisées en France, en contravention avec les avis de l'agence nationale. "De très nombreux pesticides restent autorisés alors qu'ils devraient, selon l'Anses, être interdits, car non conformes aux exigences de la législation en vigueur", s'insurge Générations futures.

D'un strict point de vue réglementaire, la DGAL n'est pas tenue de se conformer aux avis de l'Anses. Le grand nombre d'écarts relevés est cependant suffisamment anormal pour avoir suscité la réaction de l'agence sanitaire.

La plupart des risques ignorés par la DGAL concernent l'environnement, mais une demi-douzaine de produits épinglés présentent, selon les évaluations même de l'Anses, des risques sanitaires pour l'utilisateur, qu'il soit jardinier amateur ou employé agricole.

La situation a évolué depuis août 2012, fait-on valoir à la DGAL, et certains produits ont été mis en conformité avec les avis de l'Anses. Combien ? La DGAL ne peut, dans l'immédiat, le préciser. Elle ajoute que certaines anomalies peuvent être expliquées par des défauts de mise à jour de la base de données du ministère, ou encore par des agendas français et européens décalés. "Avant de tenir compte d'un avis de l'Anses, il faut parfois attendre certaines réévaluations en cours au niveau européen", plaide-t-on à la DGAL. C'est en effet à l'échelon communautaire que les molécules actives sont évaluées, les mélanges commerciaux étant ensuite évalués ou réévalués, puis autorisés ou interdits par chaque Etat membre.

Ces explications ne permettent cependant pas d'expliquer l'ensemble des dysfonctionnements mis au jour. Générations futures a annoncé son intention de former un recours pour "carence fautive de l'Etat" et de saisir une juridiction administrative pour obtenir le retrait des autorisations délivrées aux pesticides concernés.

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sur le même sujet, lu dans le Canard enchaîné de cette semaine :

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29/03/2013

Aux USA les pesticides sont homologués sans être vraiment testés !

surlignages : je n'ai rien surligné car tout devrait être surligné !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/29/plus-de-11-000-pesticides-sont-vendus-aux-etats-unis-sans-avoir-ete-bien-testes_3150328_3222.html

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Plus de 11 000 pesticides sont vendus aux Etats-Unis sans avoir été bien testés

LE MONDE | 29.03.2013 à 13h32

Audrey Garric

L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a-t-elle sciemment autorisé la mise sur le marché de pesticides dangereux pour les humains et les abeilles, pollinisateurs-clés pour d'importantes récoltes ? C'est l'accusation portée par plusieurs apiculteurs et des organisations non gouvernementales (ONG) depuis quelques jours aux Etats-Unis.

Mercredi 27 mars, l'association Natural Resources Defense Council (NRDC) a ainsi publié, après une enquête de deux ans, un rapport accusant l'agence fédérale d'avoir homologué la commercialisation de plus de 11 000 pesticides "sans les avoir testés ou de façon insuffisante", grâce à une faille réglementaire.

 
 

En 1978, le Congrès américain a autorisé l'EPA à délivrer des agréments à titre conditionnel pour des pesticides répondant à des urgences de santé publique, afin d'accélérer les procédures d'homologation prévues par le Federal Insecticide, Fungicide and Rodenticide Act. Les nouvelles substances étaient mises sur le marché pour une période de temps indéfinie, au cours de laquelle des tests initiaux ou supplémentaires devaient être menés pour évaluer leur nocivité.

Or, au lieu de l'utiliser de manière exceptionnelle, l'EPA a recouru à cette disposition pour approuver 65 % des 16 000 pesticides actuellement sur le marché aux Etats-Unis, dénonce le NRDC. Ces chiffres ont été confirmés par l'EPA, qui a reconnu avoir utilisé la clause à mauvais escient dans 98 % des cas entre 2004 et 2010. "Au final, nous ne savons pas combien de pesticides ont réellement été testés avant leur approbation", déplore Mae Wu, coauteure de l'étude.

"BASE DE DONNÉE DÉSORGANISÉE"

"La base de données de l'EPA est sérieusement désorganisée, de sorte que l'agence n'a pas de système pour suivre les analyses qu'elle avait demandées comme condition à l'homologation d'un pesticide, précise le rapport. Les autorisations conditionnelles peuvent donc durer des années sans que l'agence ne revoie le statut des pesticides."

Exemple de ces contrôles insuffisants : en 2003, l'EPA a approuvé la clothianidine, principe actif de l'insecticide Gaucho, à condition que son fabricant Bayer effectue une étude sur les effets de ce néonicotinoïde sur les abeilles un an plus tard, soit en 2004. Or, non seulement cette étude, qui assure que la substance ne présente pas de risque pour les abeilles - alors que ses effets sur le système nerveux des insectes ont été démontrés -, a été remise avec trois ans de retard, mais elle souffre aussi de graves lacunes, pointées tant par le NRDC que par l'EPA.

Une recherche séparée menée par l'université Purdue en janvier 2012 montre que les semences enrobées de clothianidine, dont des échantillons ont été prélevés sur les équipements agricoles, contenaient jusqu'à 700 000 fois la dose mortelle du pesticide pour les abeilles. "Cela n'empêche pas l'EPA de continuer à s'appuyer sur l'étude défectueuse de Bayer CropScience, et la clothianidine reste donc sur le marché", regrette Jennifer Sass, coauteure du rapport, citée par l'Agence France-Presse.

L'EPA, de son côté, assure chercher à mieux comprendre les dangers auxquels sont exposées les abeilles et cite sa propre analyse interne qui "confirme que les produits initialement enregistrés ne posent pas, a priori, de risques inacceptables pour la santé humaine ou pour l'environnement".

En parallèle à cette étude, quatre apiculteurs professionnels et cinq associations de consommateurs et écologistes ont porté plainte contre l'EPA, le 21 mars, devant la cour du district nord de Californie, exigeant que l'agence suspende l'utilisation de deux néonicotinoïdes, la clothianidine et le thiaméthoxame.

PERTES DE PLUS DE 50 % DANS DE NOMBREUSES RUCHES

Ces associations expliquent avoir obtenu des documents démontrant plusieurs infractions à la loi de la part de membres de l'EPA lors des procédures d'homologation de ces pesticides qui, absorbés par les plantes, rendent le végétal potentiellement nocif pour les insectes, et notamment les abeilles.

La clothianidine et le thiaméthoxame ont été massivement utilisés aux Etats-Unis à partir du milieu des années 2000. Au même moment, les apiculteurs ont commencé à observer des phénomènes généralisés de déclin de colonies.

Cette année, alors que ces néonicotinoïdes sont utilisés sur plus de 40 millions d'hectares de maïs, de blé, de soja, de coton, dans tout le pays, la coalition des plaignants avance des pertes de plus de 50 % dans de nombreuses ruches et signale que ce déclin a laissé de nombreux cultivateurs d'amandes californiens sans le nombre suffisant d'abeilles pour polliniser convenablement leurs arbres.

"Les apiculteurs et les associations ont prouvé à de maintes reprises que l'EPA doit protéger les abeilles. L'agence a refusé, de sorte que nous sommes contraints de porter plainte, argue Peter Jenkins, avocat pour le Centre de sécurité alimentaire, qui représente l'ensemble des plaignants. L'Europe a reconnu la dangerosité des néonicotinoïdes. Pourquoi pas l'EPA ?"

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sur le même sujet, trouvé par hasard :

Pas un seul échantillon exempt de pesticides sur vingt-cinq testés, plus de 8 molécules ...
 
UFC-Que Choisir de l'Aude, 89 rue de Verdun (au premier étage) 

www.ufcquechoisir-aude.org/article-58-Pesticides -

15/12/2012

Défense des semences paysannes : Lettre ouverte aux parlementaires français pour l'abrogation de la Loi C.O.V. du 8 décembre 2011

communiqué :

Lettre ouverte aux parlementaires français pour l'abrogation de la Loi C.O.V. du 8 décembre 2011 

A Paris, le 01 Décembre 2012 

Mesdames, messieurs, les députés et sénateurs, 

Nous voulons attirer votre attention sur la loi n° 2011 – 1843 sur les Certificats d'Obtention Végétale qui a été adoptée par l’ancienne majorité. En privilégiant les droits des seuls obtenteurs, elle bafoue les droits les plus élémentaires des agriculteurs : elle leur interdit d'utiliser leur propre récolte comme semences pour une majorité des espèces cultivées, ou leur impose le paiement de royalties pour 21 d'entre elles. Alors qu'elle prétend s'opposer au brevet, elle autorise au contraire les obtenteurs à protéger avec des brevets les plantes qui constituent leurs variétés qui se voient ainsi  doublement protégées par un COV et par un brevet. Cette loi très déséquilibrée apparaît contraire à la promotion de  l’intérêt général que nous sommes en droit d’attendre de nos parlementaires. 

C'est la raison pour laquelle les députés de l'actuelle majorité ont refusé de la voter en 2011. Lors de la récente  campagne électorale, nombre d'entre vous se sont engagés pour la même raison à tout faire pour l'abroger une fois élus. Aussi nous sommes surpris de l'intention affichée récemment par le nouveau Ministre de l’Agriculture de ne pas abroger ce texte et au contraire de le consolider par des décrets d’application dont la teneur échappera complètement au contrôle parlementaire. 

Rappel des faits: 

Les réglementations concernant les semences et les obtentions végétales s’établissent dans un cadre européen et international complexe où s’affrontent le droit des brevets et un droit spécifique régit par l’UPOV( Union pour la Protection des Obtentions Végétales). Il se trouve que la dernière convention UPOV datant de 1991 et son règlement européen d'application datant de 1994 n’étaient toujours pas transcrits en droit français au début de l’année 2011. 
Où était donc l’urgence, pour la France, de légiférer à ce niveau alors que la réglementation européenne sur les semences doit évoluer assez fortement en 2013 et 2014, si ce n’est pour positionner certains intérêts sectoriels et privés au détriment de l’intérêt général ? 
En juillet 2011, devant un Sénat pratiquement vide, une petite quinzaine d’entre vous (et autres sénateurs de droite aujourd’hui hors responsabilités) avez débattu, modifié à la marge et adopté le projet de loi Demuinck. En septembre 2011, le Sénat a changé de majorité et afin d’éviter toute navette qui aurait pu être fatale pour l’adoption définitive de cette petite loi, le ministre de l’Agriculture de l’époque Bruno Lemaire a fait une énorme pression sur la trentaine de députés présents au Palais Bourbon le 28 novembre pour que ce texte soit adopté sans aucune modification. 
Et cela malgré une forte contestation populaire relayée par les nombreuses organisations professionnelles agricoles et d’ONG qui vous interpellent à nouveau aujourd’hui. 

L’abrogation de la loi du 8/12/2011     : Un impératif démocratique  

Après le passage en force de cette loi en 2011, il y a lieu de rassurer l’ensemble des partenaires concernés en se donnant le temps du débat. 
Et contrairement à une idée reçue ces partenaires sont bien plus nombreux que ceux de la seule filière semences. 
Qui dit semences, dit agriculture, dit jardinage, dit alimentation et donc cela concerne tout le monde. 

Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, dit désormais que ce texte auquel il était opposé en 2001 ne fait qu'adapter le droit de la France à ses engagements internationaux, alors qu'il va bien au delà, notamment dans les articles rajoutés au dernier moment par l'ancien Ministre de l'agriculture : 

- en qualifiant toutes les semences de ferme de contrefaçon des variétés commerciales, alors qu'une grande part d'entre 
elles n'en reproduisent pas l'ensemble des caractères distinctifs et produisent des récoltes vendues sans aucune dénomination variétale, 
- en refusant aux agriculteurs le droit désormais réservé aux seuls obtenteurs d'utiliser une variété protégée pour en sélectionner une autre, 
- en violant le droit des agriculteurs à la confidentialité des informations professionnelles afin d'imposer un contrôle total des semences qu'ils utilisent, 
- en privant de toute reconnaissance les semences paysannes sélectionnées et conservées par de nombreux agriculteurs dans leurs champs,
- en instituant un contrôle disproportionné visant à éliminer du marché les semences destinées aux jardiniers amateurs et à l'agriculture vivrière, 

Semences industrielles et semences paysannes 

Dans le même temps, le Ministre annonce croire plus en l’Agro-écologie que dans les OGM pour assurer la souveraineté alimentaire des populations. Mais l’agro-écologie  ne pourra pas répondre aux nouveaux enjeux sociétaux qui sont pourtant primordiaux pour l’avenir de l’humanité sans permettre aux paysans de ressemer régulièrement une partie de leur récolte et d'échanger leurs semences pour les adapter à l'amplification des changements climatiques et et à la diversité des terroirs dans un contexte d'obligation de diminution des pesticides. 
Aussi ne prévoir la réglementation sur les semences que dans le sens de l’agriculture industrielle n’est ni adapté ni suffisant. 

En conséquence, Mesdames et Messieurs, Députés, Sénatrices et Sénateurs, nous vous demandons de tout faire pour abroger cette loi 2011-1843 sur les COV et de mettre en chantier un autre projet de loi de reconnaissance positive des droits des agriculteurs de conserver, d'utiliser, d'échanger et de protéger leurs semences de toutes les espèces. Cela permettra en outre d’ajuster le droit français aux autres traités internationaux signés par la France comme le TIRPAA (Traité International sur les Ressources Phyto-génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture) et la CDB (Convention sur la Diversité Biologique). 

Nous sommes à votre disposition pour envisager avec vous ce travail fondamental sur le droit pour la souveraineté alimentaire dans le cadre des réglementations sur les semences. 

Le collectif « Semons la biodiversité »

17/09/2012

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à l’approbation nationale

Il va falloir sortir de cette Union Européenne ou la réformer !

lu sur :

http://www.merid.org/fr-FR/Content/News_Services/Food_Security_and_AgBiotech_News/Articles/2012/Sep/07/EU.aspx 

Les OGM approuvés par l’UE ne sont pas soumis à l’approbation nationale, décide la Cour 
Résumé posté par Meridian le 9/10/2012
Source: Bloomberg (6 septembre 2012)
Auteur(s): Rudy Ruitenberg
La Cour de Justice européenne a rendu cette semaine un arrêt indiquant que la mise en culture de plantes génétiquement modifiées telles que les variétés de maïs MON 810 de la compagnie Monsanto ne peut pas être soumise aux procédures nationales d’autorisation par des pays spécifiques de l’Union européenne (UE), lorsque le bloc dans son ensemble en a approuvé l’utilisation et la commercialisation. Selon l’arrêt de la cour, l’absence de règles nationales pour assurer la coexistence entre les cultures modifiées, organiques et conventionnelles ne donne pas droit à un Etat membre d’interdire la culture de plantes biotechnologiques de manière générale. L’arrêt a été rendu dans le différend opposant Pioneer Hi Bred Italia Srl et le ministère italien de l’Agriculture. L’Italie avait refusé d’examiner une demande de Pioneer pour cultiver des hybrides de maïs génétiquement modifié déjà inscrits au catalogue commun des variétés des espèces de plantes agricoles de l’UE. Ce pays est le deuxième plus grand producteur de maïs de l’UE, derrière la France. 

voir :

Growing genetically-modified crops such as varieties of Monsanto Co. (MON)’s MON 810 corn can’t be subject to national authorization procedures by European Union countries when the bloc has approved their use and marketing, the European Court of Justice wrote in a ruling today.

The lack of national rules to ensure so-called co-existence between modified, organic and conventional crops doesn’t entitle an EU member state to prohibit cultivation of biotech crops in a general manner, the court wrote.

The court ruled in a dispute between Pioneer Hi Bred Italia Srl and Italy’s agriculture ministry. The ministry had said it couldn’t consider a Pioneer application to grow genetically modified corn hybrids derived from MON 810 already included in the EU common catalogue of agricultural plant species, according to the ruling.

Italy is the EU’s second-largest corn grower. France, the bloc’s largest producer of the grain, in March temporarily banned growing of Monsanto’s insect-resistant MON 810 corn, citing scientific studies it said showed growing the corn variety poses risks to the environment. 

07/06/2012

Le lobby des semenciers

un débat intéressant sur :

http://www.universcience.tv/media/4694/semences---une-guerre-oubliee--.html

à voir absolument !

communiqué:

Bonjour à tous

Si vous avez 30 mn, cela vaut la peine de visionner le débat entre patrick de Kochko et Henri Feyt sur le thème de la guerre des semences. Un régal! Patrick domine brillamment le débat face au représentant des semenciers qui apparaît pauvre en arguments, mal à l'aise, non pertinent et qui une fois acculé nous confirme pathétiquement la loi Godwin en bredouillant sur le stalinisme.
Au contraire Patrick offre un exposé clair, pédagogique et fort sur la problématique des semences et la loi de novembre 2011.

Je le diffuse sur notre site et notre Facebook. Au cas où elles servent je joins mes notes sur le débat.
A faire tourner!
Bien à vous,
-- 
Héloïse CLAUDON
Chargée de mission 
Combat Monsanto
01 40 24 08 10 / 06 01 85 30 80
www.combat-monsanto.org
Skype: claudonh

07/03/2012

Europe : quatre nouveaux sojas transgéniques autorisés

lu sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5052

UE – OGM : quatre nouveaux sojas transgéniques autorisés à l'importation

par Eric MEUNIER 

Le 10 février 2012, la Commission européenne (CE) a autorisé quatre sojas transgéniques [1] destinés à la commercialisation dans l'alimentation humaine et animale, à l'importation et à la transformation : trois sont tolérants à des herbicides (356043 de Pioneer, GTS 40-3-2 de Monsanto et A5547127 de Bayer CropScience) et un produit un insecticide (Mon87701 de Monsanto).

Onze autorisations en huit mois [2] : on voit que la Commission européenne (CE) ne chôme plus pour autoriser des plantes génétiquement modifiées (PGM) lorsque ces dernières sont destinées à être importées, transformées, à l'alimentation humaine ou animale.

Ces quatre PGM ont été autorisées selon la nouvelle procédure de comitologie. Cette dernière non seulement ne fait plus intervenir le Conseil européen des ministres mais un comité d'appel (composé de représentants des Etats membres) ; mais surtout, elle n'impose plus à la CE de devoir valider des autorisations lorsque les Etats membres n'ont pu trancher entre autoriser ou refuser les dîtes autorisations, contrairement à la précédente procédure de comitologie [3]. La Commission européenne, qui voyait dans cette nouvelle procédure une occasion de responsabiliser les Etats membres - ces derniers n'ayant plus le confort de refuser de se positionner sur une autorisation puisque cette dernière était de toute façon donnée par la CE ensuite -, montre donc qu'elle fait elle-même le choix de délivrer ces autorisations. On notera qu'e lle a également montré une certaine célérité à gérer ces quatre autorisations puisque les Etats membres ont été mobilisés une première fois en novembre 2011 pour deux dossiers et en décembre 2011 pour deux autres au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, puis une nouvelle fois en janvier 2012 au sein du nouveau comité d'appel, trois réunions à l'issue desquelles aucune majorité qualifiée n'a été atteinte. La CE aura donc tranché moins d'un mois après, en février 2012.

Comme nous l'a indiqué le ministère français de l'Environnement, la France s'est abstenue sur trois dossiers, ceux des sojas 356043, GTS40-3-2 et Mon87701. Et a voté contre sur le dossier du soja A5547127 sur base d'un avis défavorable de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, devenue l'Anses depuis). Cette agence avait en effet souligné l'absence d'« étude de toxicité sub-chronique de 90 jours chez le rat nourri avec un produit dérivé de soja A5547-127 traité et non traité par le glufosinate-ammonium », étude sans laquelle l'Afssa ne pouvait se prononcer sur « la sécurité sanitaire des sojas portant l'événement de transformation A5547-127 » [4]. 

 [1] Voir, pour chaque dossier, le moteur de suivi des autorisations : http://www.infogm.org/spip.php?rubr...

[2] « UNION EUROPEENNE – Quatre autorisations d'OGM données la veille de Noël », E. Meunier, Inf'OGM, janvier 2012

[3] « OGM - Nouvelle comitologie à l'UE : on cherche le « plus » démocratique », P. Verrière, Inf'OGM n°109, mars/avril 2011

[4] AFSSA, avis du 15 octobre 2008

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sur le même sujet,

lire la note de ce jour sur le blog AUJOURLEJOUR :

OGM : effets létaux confirmés

http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2012/03/07/ogm-effets-letaux-confirmes.html

23/05/2011

La pollution de l'eau potable en France

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/05/20/la-pollution-de-l-eau-potable-en-france-inquiete-wwf_1524756_3244.html

La pollution de l'eau potable en France inquiète WWF

 

L'organisation mondiale de protection de la nature WWF publie une enquête s'alarmant de la présence, dans l'eau du robinet et en bouteille, de "polluants dangereux" comme les nitrates ou les résidus chlorés.

21/03/2011

Les pesticides et les agriculteurs français

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Pesticides : la bombe à retardement

Les maladies neurologiques et cancers se multiplient actuellement parmi les agriculteurs qui se sont lancés dans les années 1970 et 1980 dans l'agriculture intensive, laquelle reposait sur une utilisation importante de pesticides.

Le programme de surveillance Phyt'attitude de la Mutualité sociale agricole relève que des « pathologies chroniques commencent à apparaître », cause d'une exposition à faible dose et prolongée dans le temps à ces produits.

Une quarantaine d'agriculteurs ont créé ce week-end une association nationale d'aide et de défense des victimes des pesticides, appelée « Phyto-victimes ».

Objectifs de l'association : sortir la profession du déni, mais aussi faire reconnaître ces pathologies comme maladies professionnelles. 


Monde [Le], 20/03/2011 - France Soir, 21/03/2011