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23/07/2016

France, pays des Droits de l'Homme : arrestation à Lyon d’une cinquantaine de militants soutenant la Palestine

Communiqué de

Boycott, désinvestissement et sanctions

Nous dénonçons l’arrestation (incroyable) à Lyon d’une cinquantaine de militants soutenant la Palestine !

Nous dénonçons l’arrestation d’une cinquantaine de militant-e-s et des enfants ce jour alors qu’ils organisaient un pique-nique (rassemblement autorisé par la Préfecture) sur les quais du Rhône. Ils allaient ensuite se diriger vers la place des Terreaux où un concert (autorisé lui aussi) était prévu.

En grand nombre les policiers ont embarqué toutes ces personnes dans un car et les ont emmenées à l’hôtel de police rue Marius Berliet ! Menacées de garde à vue, ils étaient poursuivis pour discrimination économique. C’est le port d’un tee-shirt "Boycott Israël" ("Boycott Apartheid Israël") qui justifiait cette accusation !

Tandis que ce scandale prenait de l’ampleur sur les réseaux sociaux, un contrordre est venu : toute charge était abandonnée, et tout le monde s’est retrouvé dehors ! Sauf un militant qui est encore retenu cette nuit, sans doute pour rébellion (?).

Nous exigeons la libération et l’abandon de toutes charges contre le militant encore retenu !

Assurément, la police devrait avoir d’autres priorités nous semble-t-il ? Par quelle aberration de tels ordres ont-ils été donnés, pour mobiliser tant de policiers pour arrêter des militants connus et qui avaient obtenu l’aval de la Préfecture !

Nous dénonçons la criminalisation des militants qui se battent pacifiquement pour les droits du peuple palestinien, et notamment par la campagne internationale Boycott, Désinvestissements Sanctions (BDS)

Le Conseil d’Administration du Collectif 69 Palestine Lyon le 22 juillet 23h30

--

vidéo des arrestations:

BDS France 34 | Facebook


COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
Facebook  - Twitter:  @palestine69 - Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr
Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr

04/07/2016

Indépendance de la police britannique vis à vis du pouvoir politique ...

... ce n'est pas en France qu'on verrait çà !

lu sur :

UK police ask to interview Israeli former minister over Gaza war ...

www.theguardian.com › World › Israel

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Israel’s former foreign minister Tzipi Livni has been granted special diplomatic immunity by the UK government after a Metropolitan police request to interview her over allegations about war crimes during the 2008-09 military operation in Gaza.

Israel expressed “great concern” to London over the summons on Thursday for a “voluntary interview” from Scotland Yard detectives examining alleged war crimes, as Livni prepared to attend a conference in London organised by the liberal Israeli newspaper Haaretz.

“We would have expected different behaviour from a close ally such as the UK,” a foreign ministry statement said. “Israel is fully committed to the rule of law – in both times of peace and in times of war.”

Livni was foreign minister at the time of Israel’s Operation Cast Lead against Hamas, which according to the Israeli human rights group B’Tselem resulted in 1,391 Palestinian deaths, at least 759 of them non-combatants.

She told Israeli Army Radio on Monday the police request was non-mandatory but “unacceptable”.

Livni said in London that she was proud of the decisions she had taken in government, and that Hamas had continued to attack Israel despite the withdrawal of Jewish settlements in Gaza in 2005. She added: “The British legal system is being abused.”

This is the third time that Livni, who it was agreed would meet a senior UK Foreign Office official during her trip, has been given immunity in related circumstances.

In 2014 while she was justice minister, efforts were made by British lawyers acting with the Palestinian Centre for Human Rights to persuade the Crown Prosecution Service to order her arrest. The PCHR complained that such diplomatic intervention endorsed “the rule of the jungle”.

Although originally on the Israeli right, Livni supports a two-state solution and was heavily involved in peace negotiations with the Palestinian president, Mahmoud Abbas.

Scotland Yard said it did not comment on whom it wished to interview and added: “There is no ongoing investigation.”

16/05/2016

La CIA impliquée dans l'arrestation de Nelson Mandela en 1962

Un agent de la CIA affirme avoir contribué à l'arrestation de Mandela ...

www.liberation.fr/.../un-agent-de-la-cia-affirme-avoir-contribue-a-l-arrestation-de-ma...

Donald Rickard, ancien vice-consul américain à Durban, aurait révélé avoir contribué à l'arrestation de Nelson Mandela en 1962.


Mandela dénoncé par la CIA : une «trahison» selon son petit-fils
Est-ce une information de la CIA qui a conduit Nelson Mandela derrière les barreaux pour trois décennies ? Selon les révélations ce week-end du journal britannique Sunday Times, un ex-agent américain, Donald Rickard aurait, quelques semaines avant sa mort au mois de mars, divulgué cette information au réalisateur John Irvin. Celui-ci l’avait rencontré dans le cadre de recherches pour son film, Mandela’s Gun, qui doit être présenté cette semaine au Festival de Cannes.

«Le plus dangereux communiste hors de l’Union soviétique»

Le 5 août 1962, Nelson Mandela, qui vit dans la clandestinité, se fait passer pour un chauffeur quand sa voiture est arrêtée à un barrage de la police, près de Durban. Il ne retrouvera la liberté que vingt-huit ans plus tard. Donald Rickard, alors vice-consul américain à Durban, affirme qu’il a lui-même informé les autorités sud-africaines des allées et venues de Mandela. En pleine guerre froide, il assure que ses employeurs considéraient le futur père de la nation sud-africaine comme «le plus dangereux communiste hors de l’Union soviétique», et qu’il n’a eu aucun scrupule à le dénoncer.

La rumeur d’une implication de la CIA dans l’arrestation de Nelson Mandela n’est pas neuve, mais n’a jamais été confirmée. Si Donald Rickard a dit vrai, cela prouverait que les services de renseignements  américains ont aidé le régime raciste d’Afrique du Sud. Il a fallu attendre 1986 pour que le Congrès américain adopte une loi anti-apartheid, accompagnée de sanctions économiques. Et le nom de Nelson Mandela est resté sur la liste noire du terrorisme des Etats-Unis jusqu’en 2008, longtemps après que le premier président noir sud-africain est devenu une icône mondiale.

«Une trahison» et «des décennies de déni»

Le petit-fils de Nelson Mandela, Mandla Mandela, évoque «une trahison». Il demande au président des Etats-Unis, Barack Obama, de s’excuser et de divulguer le détail des événements qui ont conduit à l’arrestation de son grand-père. Les révélations du week-end, estime Mandla Mandela, membre du Parlement et chef de clan, «ont mis fin à des décennies de déni et révélé le fait que les Etats-Unis ont mis leurs intérêts au-dessus de la lutte pour la libération de millions de personnes».

Pour le porte-parole du Congrès national africain (ANC), Zizi Kodwa, ces informations «confirment que l’Occident conspire» contre l’Afrique du Sud. Le parti au pouvoir, en campagne électorale pour les élections municipales prévues en août, y voit la preuve de tentatives d’interférences étrangères dans la politique du pays. «Cela a lieu encore aujourd’hui, a-t-il affirmé. Nous observons ces temps-ci que des efforts sont faits pour saper le gouvernement démocratiquement élu de l’ANC.» Les Etats-Unis n’ont pas réagi à ces accusations.

Patricia Huon correspondance à Johannesburg

voir aussi :


CIA admits: We sent Mandela to jail | | The Times & The Sunday Times

www.thetimes.co.uk/.../cia-tip-off-led-to-jailing-of-mandela-9mwc...

Traduire cette page

28/01/2016

État d'urgence et chaises de la BNP

à lire : (rien de mieux à faire ???)

Soutien aux 2 faucheurs de chaises marseillais convoqués ...

https://france.attac.org/...faucheurs-de-chaises/.../soutien-aux-2-faucheurs...

17 janv. 2016 - Soutien aux 2 faucheurs de chaises marseillais convoqués devant le ... midi et vont être convoqués au tribunal suite à la plainte de la banque.


Ce vendredi 15 janvier au matin, des policiers sont venus chercher à leurs domiciles Antoine Richard, militant d’Attac Marseille, et Matthieu Laurentin, président d’Attac Marseille, pour les placer en garde à vue. Ils ont été entendus dans le cadre de l’enquête menée suite aux deux actions de réquisition citoyenne qui ont eu lieu dans des agences BNP Paribas de Marseille en octobre et novembre dernier.

lire en ligne

18/03/2015

La BCE à Francfort : le projet européen ne plaît pas au Peuple mais l'argent va couler à flots ...

... pour financer la "concurrence libre et non faussée".

lu sur :

Francfort : des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE ...

www.lepoint.fr/.../l-inauguration-du-siege-de-la-bce-sous-tres-haute-tension- 18-03-2015-1913686_28.php
 

Le Point - Publié le 18/03/2015 à 10:26 - Modifié le 18/03/2015 à 15:21

VIDÉO. La police de Francfort a fait état de 14 blessés dans ses rangs. Les organisateurs de la manifestation anti-austérité déplorent 21 blessés.

Francfort _ des émeutes éclatent devant le nouveau siège de la BCE - Le Point.pdf

extrait :
 
... " Haut de 185 mètres, ce bâtiment, dont la construction a coûté 1,3 milliard d'euros, sera inauguré en présence du président de la BCE Mario Draghi. "...

17/03/2015

France, pays des Droits de l'Homme (... surveillé ?)

communiqué : (le surlignage est de moi)

Objet : compte-rendu jeudi 12 mars - Lodève
> Bonjour à toutes et tous,
> Voici le CR de la réunion publique qui s'est tenue jeudi 12 mars à Lodève dans le cadre de la soirée de soutien à la Palestine. A 20h avait lieu la projection du film "agriculteurs français en Palestine" . Film court mais très intéressant avec plusieurs membres de la Conf qui se sont rendus en 2012 en Palestine pour partager la vie des agriculteurs Palestiniens. Le problème de l'eau avec la confiscation des puits via le "mur" qui sépare les champs des puits... véritable signe d'Apartheid que vivent les Palestiniens au quotidien avec les interminables contrôles aux check point. La cueillette des olives était aussi racontée. 
> Après le film, il fut évidemment question de "l'affaire Mariano" qui expliqua une nouvelle fois ce qui lui était arrivé sur le marché de Lodève (intervention de la police municipale, PV pour incitation à la haine raciale, menace d'expulsion du marché...La maire Marie-Christine Bousquet (PS...) était présente dans la salle. Elle répéta ce qu'elle avait dit lors de la réunion à la mairie : Mariano pourra continuer à suspendre les t-shirts BDS, il n'aura pas d'amende ! C'est donc bien une victoire pour BDS ! José-Luis Moraguès présenta BDS, son rôle et ses actions. Je pris également la parole en insistant sur le fait que BDS était fermement opposé à toute forme d'antisémitisme et d'islamophobie (cela va de soi !) mais déterminé dans la lutte pour les droits fondamentaux du peuple Palestinien.
Cependant quelle ne fut pas notre étonnement lors de la projection : Michèle et moi étions au fond de la salle et nous avons vu 3 gendarmes pénétrer dans la salle et "sagement" ils prirent des photos de l'assemblée ! Michèle demanda ce qu'ils faisaient là et pourquoi ? C'était une réunion publique paisible et leur présence n'était absolument pas justifiée ! Encore une conséquence de la circulaire Alliot-Marie ? Qui les avait envoyé ? Pas de réponse ! Ils repartirent aussi discrètement qu'ils étaient venus...Etrange pour le moins !
> ( XXX : j'ai supprimé le nom )

27/02/2015

Contre le délit d'opinion, tous à Lodève SAMEDI 28 FÉVRIER À 10H !

En France en 2015, il serait interdit de porter une chemise affichant "BDS"

(Boycott Désinvestissement Sanction , contre l'occupation de la Palestine par les sionistes ?)

communiqué :

répression contre BDS…

IL AFFICHE LE TEE SHIRT BDS FRANCE SUR SON STAND DE LEGUMES BIO ET LES POLICIERS MUNICIPAUX LE MENACENT DE POURSUITES POUR « INCITATION A LA HAINE RACIALE » !

Jeudi 26 février 2015

cropped-cid_4cd94a48-5313-4cff-b974-5b58691c803dMariano Pusceddu paysan Bio depuis plus de 25 ans et membre de la Confédération Paysanne est bien connu dans la région de Lodève et dans le département où il tient son stand de légumes bio. Solidaire des paysans palestiniens qui luttent pour leur terre il a établit des relations directes avec certains d’entre eux qu’il a reçus et à qui il a envoyé des graines.

Installé dans la commune d’Octon à côté du Salagou et proche de la ville de Lodève il tient un stand de vente de sa production de fruits et légumes tous les samedi sur le marché de Lodève et les mercredi à Clermont-l’Hérault.

Depuis cet été il suspend à son parasol deux tee shirts de la Campagne BDS France qui mentionne recto : « Justice en Palestine » et au verso : « Boycott Israël apartheid».

Samedi 21 février, qu’elle n’a pas été sa surprise quand les policiers municipaux de la ville de Lodève sont venus lui demander de retirer le tee shirt et l’on menacé de verbalisation « pour incitation à la haine raciale » et ajouté que le règlement des marchés interdit toute expression politique. Immédiatement plusieurs clients et passants se sont attroupés indignés par ce type de menace et d’interdiction et les policiers sont partis sans qu’il ait enlevé le tee shirt.

Le mercredi suivant, 25 février, ce sont les gendarmes qui sont venus sur le marché de Clermont l’Hérault constater la présence des tee shirts et qui lui ont dit, un peu gênés, que c’était à la demande de la mairie de Lodève.

Mariano est profondément choqué choqué par ces interventions. D’une part il se sent insulté qu’on ose prétendre que sa solidarité avec les paysans palestiniens et son soutien à la Palestine constituent un acte « d’incitation à la haine raciale » et d’autre part il est abasourdi et très inquiet par telle offensive contre la liberté d’expression par ceux-là même qui en font le fondement de la démocratie. Y aurait-il deux poids deux mesures dans la liberté d’expression ?

Heureusement, Mariano, membre de la Confédération Paysanne, militant respecté pour son humanisme a déjà reçu de nombreux témoignages de solidarité et samedi 28 février prochain de nombreuses personnes viendront au marché lui témoigner leur soutien. En effet une telle plainte ou tout autre poursuite de ce type pourrait avoir pour effet de lui interdire l’accès aux marchés qui sont ses seules sources de revenus !

On ne peut que s’interroger sur les buts de cette interprétation du BDS comme « incitation à la haine raciale ».

TOUTES ET TOUS AU MARCHÉ DE LODÈVE

SAMEDI 28 FÉVRIER À 10H AU STAND DE MARIANO ET MARTINE

d’après BDS 34

22/02/2015

Démocratie et violence politique : le pouvoir en place ne tient aucun compte des réalités environnementales

les surlignages sont de moi

lu sur :

Des débordements ont été observés entre manifestants et policiers lors de deux manifestations, samedi 21 février, l'une à Nantes contre les violences policières, et l'autre à Toulouse soutenant les « zones à défendre » (ZAD). À Toulouse, pas moins de 17 manifestants ont été interpellés, principalement des casseurs, et dix à Nantes, avant que les manifestations dans les deux villes ne se dispersent vers 18 heures.

A Nantes, environ 800 manifestants, selon la police, ont défilé derrière une banderole « Contre les violences policières, sociales, économiques... Résistance » samedi après-midi, un an après la manifestation violente du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

> Lire aussi (édition abonnés) : Pour François Hollande, l’aéroport Notre-Dame-des-Landes « sera lancé »

Peu avant 16 heures, des manifestants encagoulés ont jeté des pierres vers les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des canons à eau pour tenter de les disperser. Un policier a été blessé légèrement au thorax par un jet de pierre et transporté au CHU.
Cette manifestation était organisée un an après la protestation du 22 février 2014 contre l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, qui avait réuni 20 000 à 50 000 personnes à Nantes, selon les sources. Des heurts violents avaient alors fait de nombreux blessés, dont trois manifestants qui avaient perdu un oeil, après des tirs de balles souples de type Flashball.
450 PERSONNES À TOULOUSE
A Toulouse, une manifestation en soutien aux ZAD et contre « l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs » a réuni 450 personnes, selon la police. Les forces de l'ordre ont répliqué aux jets de peinture des manifestants par des gaz lacrymogènes. Pendant ce temps, d'autres manifestants lançaient des projectiles contre des vitrines, dont celle d'un bureau de transferts d'argent et d'un magasin de décoration.
Les protestataires avaient déployé en tête de cortège une banderole noire aux lettres (...)
 
 
sur le même sujet :
 

 

Hollande : l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes « sera lancé »

www.lemonde.fr/.../hollande-l-aeroport-de-notre-dames-des-landes-sera-lance_4549090_823448.html

 

Notre-Dame-des-Landes : les fausses certitudes de François Hollande

www.lemonde.fr/.../notre-dame-des-landes-les-fausses-certitudes-de-francois-hollande_4549533_3244.html

Notre-Dame-des-LandesHollande provoque-t-il les écologistes?

www.bfmtv.com/.../notre-dame-des-landes-une-provocation-de-hollande-aux -ecologistes-855798.html

14/11/2014

France : "Maintient de l'ordre" en Démocratie ...

Mais de quel ordre s'agit-il ? Et quelle Démocratie ?

à lire :

Cazeneuve interdit définitivement les grenades offensives

Mediapart -

extraits :

Après les révélations de Mediapart et du Monde sur la mort de Rémi Fraisse, le ministre de l’intérieur annonce l’interdiction des grenades offensives par les gendarmes dans les opérations de maintien de l’ordre. Un rapport montre l'usage massif et ciblé de ces grenades lors des émeutes contre la vie chère à Mayotte, puis sur des conflits environnementaux à NDDL et Sivens.

...Ce rapport, mis en ligne jeudi soir, souligne « la spécificité française, seule nation d'Europe à utiliser des munitions explosives en opération de maintien de l'ordre avec l'objectif de maintenir à distance les manifestants les plus violents ». ...

Image 1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi :

La dérive du maintien de l'ordre

France Inter -

12/11/2014

Sivens : qui va démissionner ?

à lire sur MEDIAPART :

Mediapart a eu accès à de nouveaux documents sur les circonstances du décès du jeune manifestant Rémi Fraisse.

Ils confirment que les autorités ont menti durant plus de 48 heures.—• Rémi Fraisse est mortellement touché, à 02 h 03 précises: «Il est décédé le mec. Là c’est vachement grave. Faut pas qu’ils le sachent», dit un gendarme.—• Les responsables savent aussitôt que c’est bien une grenade offensive qui a tué le manifestant.—• Le lieutenant-colonel qui commandait le dispositif: «Le préfet du Tarn nous avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté»—• 

Selon le décompte officiel, plus de 700 grenades en tout genre ont été tirées, dont 42 grenades offensives.

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lire aussi sur ce blog :

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

09/11/2014

Barrage de Sivens : un témoignage de Toulouse ...

... que je mets tel quel. À méditer. 

Question : faites-vous confiance à l'État ? Au service de qui sont  les "forces de l'ordre" ?

J'écoute à l'instant les informations sur France-Musique : "... deux policiers blessés à Toulouse ...Manifestation interdite ..."

C'est tout ! De qui se moque-t-on ?

Des sanctions administratives des responsables de l'État s'imposent, à commencer par une mise à pied du Préfet de Haute-Garonne et un remaniement ministériel.

 

À diffuser largement !

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 À: carrefour-le-mai@googlegroups.com
> Envoyé: Dimanche 9 Novembre 2014 11:43:19
> Objet: manif Toulouse
> 
> J'étais à la manif de Toulouse hier, j'étais vachement motivée, je 
> m'étais bien préparée psychologiquement, je m’étais dit, si ils veulent 
> la guerre, ils vont l'avoir, je voulais prendre une bat de baseball , et 
> puis je me suis dit que c'était débile, j'ai préféré mettre les baskets 
> de ma fille , j'ai bien fait, on s'est fait chargé, gazé, j'avais pas 
> pensé à un truc, qu'on se serait retrouver dans un guet apens ,la 
> gestapo nous avait enfermé dans une avenue, aucun moyen de se barrer , 
> elle était partout, avait bouché toutes les issus de secours, elle 
> chargeait sur nous, balançait des lacrymos , arretait des personnes,on a 
> essayé de se barrer pour échapper au gaz, à la violence de l'état, 
> impossible de partir, tout le monde criait laissez nous passer, on leurs 
> a demandé où ils voulaient en venir, on avait bravé l'interdiction, 
> alors on devait payer? et puis, il s'est passé quelque chose, un homme 
> est venu nous aidé, il nous a fait traverser une résidence qui donnait 
> sur une avenue beaucoup plus calme, on est passé, mais d autres 
> personnes étaient toujours de l'autre coté, alors j'ai attendu qu'elles 
> sortent, quelque unes on pu passer, mais quand la gestapo c'est rendu 
> compte qu'on se barrait par là, elle est venue, a balancé des lacrymos 
> dans la residence pour empecher les gens de sortir, j'ai cru que 
> j'allais peter un cable,par la suite j'ai appris que des copains étaient 
> passés et qu'ils s étaient refugiés dans un appartement, une vielle dame 
> leur avait ouvert sa porte, la gestapo faisait tous les étages, frappée 
> à toutes les portes pour arreter les personnes qui avaient pu fuir. 
> Voilà, faudrait peut etre se lever le cul, maintenant il faut prendre la 
> rue!
> 

06/11/2014

Barrage de Sivens : un syndicat du ministère de l'intérieur accuse

communiqué : Un syndicat du ministère de l'intérieur accuse :

Les forces de l’ordre ne sont pas faites pour tuer ni brutaliser des manifestants

Posted on 5 novembre 2014 by Gaétan

Le débat qu’ouvre la mort de Rémi Fraisse est forcément politique puisque l’origine de cette mort est politique. Elle a sa source dans un refus de débattre qui a le soutien du gouvernement (mais à quoi sert alors la politique si elle ne veut pas débattre ?).

 

 

SUD INTERIEUR doit le dénoncer parce que la police ou la gendarmerie ne sont pas et n’ont pas à être un instrument politique, c’est un service public, au service du public et non d’une telle politique qui méprise les gens.

 

C’est parce que la police, ou dans le cas présent, la gendarmerie, sont détournées de leur travail que Rémi Fraisse est mort.

La direction de la gendarmerie, mais aussi le préfet et le ministre en portent toute la responsabilité.

Il est en effet stupéfiant de pouvoir comprendre que la police ou la gendarmerie seraient incapables d’empêcher les « casseurs » d’agir alors qu’elles en tirent a posteriori prétexte pour utiliser des armes de guerre contre la population.

Ce qui s’est passé à Sivens n’est que la conséquence prévisible des abus constatés dans l’emploi des CRS et des gardes mobiles dans les manifestations de Nantes et de Paris.

La hiérarchie responsable de ces abus s’abrite derrière des justifications qui n’en sont pas(1).

Une telle simplification aboutit à comprendre que cette hiérarchie réduit la mission de la police où de la gendarmerie à cogner sur les manifestants.

C’est indigne et inacceptable pour tous les agents du ministère de l’intérieur, qui sont avant tout des citoyens préoccupés de leurs droits fondamentaux et de leurs libertés publiques,

et dont leur engagement professionnel vise justement à garantir l’exercice à tous leurs concitoyens.

Il y avait une époque ou la police infiltrait les mouvements pour anticiper les violences et il est lassant d’entendre aujourd’hui un discours policier à évoquer des groupuscules « radicalisés » sans même être capable d’en citer un seul précisément.

Cogner – voire tuer – des manifestants, au prétexte de lanceurs de cocktails molotovs, sans jamais en arrêter un seul ou être capable de prévenir leur action alors que la police était capable de s’informer sur des mouvements clandestins autrement plus sérieux, est donc une imposture, un mensonge.

C’est oublier que le maintien de l’ordre est une mission qui doit se faire nécessairement en amont des manifestations – ne serait-ce que pour la sécurité des gardes mobiles et des CRS eux-mêmes – parce que le ministre de l’intérieur est garant de l’exercice des libertés publiques.

La mission du maintien de l’ordre public est de permettre l’exercice des libertés publiques sur lesquelles repose l’effectivité de la forme démocratique des institutions.

Un ministère de l’intérieur, comme nous le voyons aujourd’hui en France, aboutit à se dire que le gouvernement prive les Français de leur droit de manifester, puisqu’il leur faire courir un danger de mort.

La mort de Rémi Fraisse constate cet échec à garantir la forme démocratique de la République. 

La mort de Rémi Fraisse soulève la question de l’action de la police ou de la gendarmerie en amont des manifestations comme elle se pose de manière identique, dans l’affaire Mehra.

Pourquoi n’a-t-elle rien fait ou n’a-t-elle pas agi ?

C’est la confirmation d’une régression intellectuelle et sociale, d’une dérive politique, d’une abdication de l’intelligence et du courage, qui se matérialise dans la banalisation de la violation industrielle de la vie privée, le mépris de la dignité humaine par sa réification et son abaissement au statut d’une simple ressource du processus de production ou de consommation.

La police et la gendarmerie n’ont pas à se faire les gardiennes d’une telle logique, qui se caractérise par le mépris et l’indifférence, et traduit une mentalité fascistoïde incompatible avec la loyauté due aux valeurs de la République.

La loyauté est une notion objective qui s’apprécie en comparaison du respect de ce que prescrit la loi et non pas des fantaisies d’un chef.

La légitimité de l’action publique réside donc essentiellement dans le respect de la loi. Si force doit rester à la loi, la violence institutionnelle n’a aucune légitimité.

Or, il est évident que la police et la gendarmerie sont l’instrument d’une dérive qui viole les principes fondamentaux de la République pour des considérations étrangères, voire opposées, à l’intérêt général, au mépris de la sécurité des citoyens.

La mise sous surveillance numérique systématique des populations – pour des raisons d’économie budgétaire – a fait que la police a dérivé vers des enquêtes aux heures de bureau avec excel et des fadettes, plutôt qu’avec des sources humaines, avec des résultats minables.

Pourquoi ?

Parce que mettre tout le monde derrière un ordinateur permet de mieux contrôler ceux qui surveillent et coûte beaucoup moins cher.

De vraies police et gendarmerie qui savent infiltrer des milieux dangereux demandent aussi que les millions d’euros de frais d’enquêtes soient réellement affectés aux enquêtes plutôt que de finir dans la poche de quelques hiérarques négligeant le service public, comme l’affaire Guéant, dont on ne parle plus, l’a révélé ((2) et (3)).

Ce serait un policier ou un gendarme mis en cause par sa hiérarchie pour quelques euros qu’il serait déjà jugé et révoqué.

De même, nous voyons que le ministre est plus prompt à révoquer une déléguée départementale de SUD INTERIEUR, Véronique Hurtado, qui dénonce des dysfonctionnements (4).

Ce même ministre ne s’émeut pas des infractions commises par des patrons de la police judiciaire ni des faux que produit l’Inspection générale de la police nationale dans les dossiers de Philippe Pichon ou Patrick Cahez (5).

Le « deux poids deux mesures » est effectivement très manifeste.

Des écolos ou la confédération paysanne sont disqualifiés en « djihadistes verts », qualifiés d’«autoradicalisés», mais pas la FNSEA quand elle se livre ou cautionne des actions elles véritablement violentes (6).

Une même discrimination s’applique chez les transporteurs : on peut cogner sur les petits artisans de l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles, mais il ne faut pas abîmer le matériel de la Fédération nationale des transports routiers. On retrouve cette approche de classes dans les litiges fiscaux, l’administration cogne beaucoup plus durement le petit contribuable que le très gros.

Les patrons tweetent pour stigmatiser Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, dont l’appartement mis à sa disposition par sa confédération a fait l’objet de 130 000 euros de travaux, mais restent étrangement silencieux à propos des 18 millions de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) ((7) et (8)).

Le décès de Rémi Fraisse est un drame qui synthétise malheureusement l’effet de tous ces dysfonctionnements, de cette discrimination de classe, que nous constatons et dénonçons depuis des années.

Le problème n’est pas le policier où le gendarme de base. La cause est à chercher dans le sommet de la hiérarchie qui donne des ordres en invoquant et défendant une doctrine d’emploi dépassée et dangereuse, au mépris tant des fonctionnaires que des manifestants.

Le décès Rémi Fraisse soulève le débat de cette logique funeste de cerbère du capital pour garantir l’appétence financière et protéger l’impécuniosité chronique de ceux qui ont les plus hauts revenus.

Rémi Fraisse est mort pour des millions qui ne le concernaient pas, pas plus que celui qui a lancé la grenade.

Ceux qui sont à incriminer sont les responsables qui ont placé le gendarme où il se trouvait, dans la situation qu’il a connue, lui ont mis la grenade dans la main et lui ont demandé de la lancer. Lancer une grenade offensive sur des civils n’est pas un acte de policier ou de gendarme. C’est un travail de tueur. Ceux qui prétendent le contraire confondent l’administration et la mafia.

(1)Lien : http://www.mediapart.fr/journal/france/180414/nantes-le-chef-de-la-police-assume-sans-reserve-les-blesses-par-flashball

(2)Lien : http://www.mediapart.fr/journal/france/040314/frais-denquete-34-millions-deuros-pour-le-cabinet-du-patron-de-la-police-en-dix-ans
(3)Lien : 
http://www.mediapart.fr/journal/france/190613/gueant-la-police-ete-une-vache-lait-accuse-lancien-patron-de-ligs
(4)Lien : 
http://www.sudinterieur.fr/2014/10/17/revocation-de-notre-deleguee-syndicale-veronique-hurtado-le-ministre-doit-retirer-cette-sanction-illegitime/
(5)Lien : 
http://www.sudinterieur.fr/2013/02/25/harcelement-et-chape-de-plomb-dans-la-police-nationale/
(6)Lien : 
http://www.bastamag.net/Criminalisation-des-syndicalistes
(7)Lien : 
http://www.humanite.fr/proces-de-luimm-lourde-peine-lencontre-de-denis-gautier-sauvagnac
(8)Lien : 
http://www.humanite.fr/social-eco/affaire-uimm-les-basses-oeuvres-sociales-du-patron-551078

Tract (version PDF) les forces de l’ordre ne sont pas faites pour tuer ni brutaliser des manifestants – novembre 2014 + Charte du Policier Sudiste

05/11/2014

Politicien professionnel : un métier aux ramifications multiples dans l'État Républicain

à lire sur MEDIAPART :

Les arrangements d'une procureure et d'un maire UMP

www.mediapart.fr/.../les-arrangements-dune-procureure-et-dun-maire-ump

Impliqué dans une affaire de marchés publics truqués, le maire de Tarbes, Gérard Trémège, sait tout ou presque de l'enquête judiciaire qui le vise. Des écoutes ont révélé que l'élu et ses proches étaient tuyautés par la procureure de la ville. Le ministère a décidé d'ouvrir une enquête, vendredi, après nos révélations.

09/02/2014

La saviez-vous ?

lu sur :

www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/08/bruxelles-veut...

 

LE MONDE | 08.02.2014 à 07h49 • Mis à jour le 08.02.2014 à 12h11 |Par Jean-Pierre Stroobants ((Bruxelles, correspondant))

Alimentés par un article alarmiste du Daily Telegraph (*), les eurosceptiques britanniques ont retrouvé du grain à moudre : l'Union européenne préparerait « en secret » un plan visant à permettre aux policiers et aux gendarmes de bloquer à distance toutes les voitures. Incroyable ? Oui. Mais pas totalement faux !…

Car, certes, la discussion démarre, les obstacles – notamment techniques – sont nombreux et l'échéance plus que lointaine – « de six à dix ans », ose un expert –, mais des spécialistes en sécurité et en technologie, réunis en un sous-groupe du Conseil européen, ont effectivement évoqué un tel projet. Ces Géo Trouvetout œuvrent depuis 2012 sous le couvert d'un groupe dit des « utilisateurs finaux » – à savoir la police elle-même dans ce cas. Et ils ont une légitimité, puisqu'ils s'appuient sur des conclusions adoptées, en juillet 2013, par le Conseil, qui prônait « une association plus étroite des autorités chargées de la sécurité à la politique industrielle et de recherche ».
 

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LIBERTÉS CIVILES

Estimant que les courses-poursuites auxquelles doivent, de plus en plus souvent, se livrer des agents sont trop dangereuses pour ceux-ci et pour les autres usagers, le groupe d'experts a débattu de l'extension à toutes les voitures de dispositifs réservés jusqu'à présent aux véhicules sportifs ou de très haut de gamme. Contrôlés à distance par le propriétaire, ils permettent d'interrompre l'alimentation du moteur, en cas de vol par exemple. D'où l'idée d'installer une puce du même genre sur l'ensemble des nouveaux véhicules du marché européen et de permettre aux ordinateurs de la police, reliés à un satellite, de les immobiliser à distance lorsqu'ils sont recherchés ou ont commis une infraction grave. Certains évoquent aussi un système d'activation du freinage.

Le conservateur britannique Douglas Carswell parle d'une menace sur les libertés civiles et la souveraineté des Etats. L'europhobe Nigel Farage parle d'une initiative « incroyable ». L'ONG Statewatch, qui a mis la main sur les documents du groupe le 23 janvier, indique que, plus largement, la coopération européenne envisage aussi d'autres recherches : sur des systèmes de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques, le développement de la vidéosurveillance, le développement de la collecte des données informatiques, etc.

Tant du côté du Conseil que de la Commission, on minimise la portée de ces travaux. Une structure chapeautant le sous-groupe, le Réseau européen des services technologiques de police (Enlets), créée en 2008 à Paris, ambitionne toutefois d'acquérir une existence et un budget autonomes ainsi que d'associer davantage les mondes de la recherche, de l'industrie et de la sécurité intérieure. Le tout dans le cadre plus vaste d'un projet industriel négocié avec de grandes entreprises et des PME innovantes.

Les questions relatives à la protection de la vie privée et au coût des mesures évoquées concernant les voitures ne manqueront pas de susciter la polémique. Elles devraient aussi relancer, au-delà des critiques caricaturales sur la « bureaucratie bruxelloise », des interrogations sur la prise de décision en Europe et son contrôle démocratique.

(*)

EU has secret plan for police to 'remote stop' cars - Telegraph.pdf

29/11/2013

La démocratie au Japon : défense d'informer

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/11/28/le-japon-vote-une-loi-qui-limite-la-liberte-d-informer_3521963_3210.html

Le Japon vote une loi qui limite la liberté d'informer

LE MONDE | 28.11.2013 à 11h59 • Mis à jour le 28.11.2013 à 11h59 |Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)

Le Japon renforce sa sécurité en menaçant la liberté d'information. Un texte, voté par la Chambre basse le 26 novembre et qui doit être discuté au Sénat, autorise les administrations à classer secrète toute information jugée sensible et relative à la défense, à la diplomatie, au contre-espionnage et à la lutte antiterroriste.

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Ce projet de loi prévoit jusqu'à dix ans de prison pour ceux qui les diffuseraient. Auparavant, seul le ministère de la défense pouvait faire usage de cette protection légale. Cette extension est destinée, notamment, à satisfaire les exigences américaines sur l'échange d'informations sensibles. « Cette loi a été conçue pour protéger les citoyens », proclame, pour sa part, le premier ministre, Shinzo Abe.

Ajouté à la création d'un conseil de sécurité national, voté le 27 novembre par le Parlement, ce texte renforce les pouvoirs du premier ministre et limite le droit des citoyens à l'information. Mais il ne fournit aucune définition du « secret d'Etat ».

« SOCIÉTÉ OPPRESSIVE »

Evoquée, une durée de classification de trente ans reste assortie de nombreuses exceptions. Aucun organe indépendant, pourtant réclamé par l'opposition, ne semble envisagé pour contrôler le processus de classification.

Depuis Genève, Frank La Rue, rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d'expression, a déploré un texte truffé de « menaces sérieuses pour les lanceurs d'alerte ou les journalistes ». Selon plusieurs sondages, une majorité de Japonais s'opposent au texte.

« Le large champ d'application de cette loi opaque peut aboutir à une société oppressive », s'inquiète le quotidien Nihon Keizai. « Dans ce pays, il est déjà difficile d'obtenir des informations, regrette Takichi Nishiyama, journaliste condamné pour avoir révélé des données confidentielles sur la rétrocession d'Okinawa au Japon en 1972. La loi va empirer les choses. »

05/05/2013

Les "primes" en liquide du ministère de l'intérieur

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/affaire-gueant-la-face-obscure-du-ministere-de-l-interieur-03-05-2013-1663138_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130505

 

Affaire Guéant : la face obscure du ministère de l'Intérieur

Les "primes" en liquide évoquées par Claude Guéant ont bien existé. En 2006, trois journalistes du "Point" enquêtaient sur ces pratiques. Extrait. 

Le Point.fr - Publié le 03/05/2013 à 10:35 - Modifié le 03/05/2013 à 10:49 

Par , et

Claude Guéant en a-t-il trop dit en tentant d'éteindre les soupçons de financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ? L'ex-ministre de l'Intérieur, interrogé sur un mystérieux virement de 500 000 euros sur son compte en banque, a mis en avant la vente de deux tableaux (un alibi mis à mal par plusieurs experts), mais également le versement de primes lorsqu'il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Des primes de 20 000 à 25 000 euros qui, selon Claude Guéant, étaient "non déclarées de toute éternité", "avec la tolérance des services fiscaux". Problème, la pratique est censée avoir été interdite précisément en 2002.

 
 

Autant de déclarations qui ont conduit le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à diligenter jeudi une enquête administrative. Selon un communiqué, "des déclarations publiques jetant le doute sur le bon usage" des frais d'enquête et de surveillance, Manuel Valls a, "à la demande du Premier ministre, ordonné une enquête administrative" dont les résultats définitifs sont attendus d'ici "un mois".

En 2006, trois journalistes du Point publiaient un livre-choc sur les coulisses du ministère de l'Intérieur. Dans Place Beauvau, la face cachée de la police (Robert Laffont), Olivia Recasens, Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé soulevaient notamment l'épineuse question des millions d'euros en liquide qui circulent discrètement dans la police. Autant de révélations qui prennent aujourd'hui une tout autre saveur... Nous vous proposons aujourd'hui de retrouver un extrait qui abordait ce thème.

Les gros sous de la Place Beauvau

L'argent secret dans la police, c'est le sujet tabou Place Beauvau. Dans les autres ministères, les fonds secrets n'existent plus. Le ministère de l'Intérieur, lui, en profite encore. Des millions d'euros circulent de la main à la main. Les liasses de billets ne proviennent pas uniquement des fonds spéciaux. D'autres robinets fonctionnent discrètement, qui permettent chaque année de récolter autour de 40 millions d'euros. De l'argent liquide qui sert à financer les opérations discrètes, à rémunérer les indics et à récompenser les policiers avec parfois des dérives.

"C'est une petite dame âgée, toute menue, visage fermé et cheveux blancs, qui, chaque matin à 9 heures, émerge de l'escalator du métro Champs-Élysées-Clemenceau. Il ne faut que quelques dizaines de minutes à Henriette, qui flirte pourtant avec les 80 ans, pour rejoindre d'un petit pas pressé le ministère de l'Intérieur, place Beauvau. Son bureau est au troisième étage, tout près de celui du DGPN.

Chaque mois, les patrons des services, qui tous l'appellent par son prénom, défilent chez la vieille dame pour y chercher des liasses de billets. L'expression consacrée, c'est : "On part à la banque." "Vous frappez à la porte, elle vous ouvre, prend un gros trousseau de clés sur son bureau et se dirige vers un énorme coffre où sont méticuleusement rangées un tas d'enveloppes. Henriette ne sourit jamais. Parfois, elle vous tend l'enveloppe sans même vous regarder", confie un grand ponte de la police.

Tour à tour, les bénéficiaires signent en face de leur nom sur un grand listing alphabétique, pendant que, sur un petit cahier, Henriette inscrit au centime près la somme qu'elle vient de donner.

Voilà vingt ans qu'Henriette distribue aux patrons de la police l'argent secret du ministère de l'Intérieur. "La règle est de ne jamais dire aux autres combien Henriette vous a donné." Tous les ans, des dizaines de millions d'euros en grosses coupures passent entre les mains d'Henriette. De l'argent qui va servir à monter les opérations de police qui ne doivent pas laisser de traces, mais aussi à récompenser de la main à la main les policiers qui ont fait une belle affaire. Et sans doute à payer Henriette, officiellement partie à la retraite depuis longtemps avec le grade d'attaché de police, l'équivalent de commissaire pour un administratif.

14/04/2013

France, pays des droits de l'Homme : jamais de procès pour les violences policières ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/28/violences-policieres-la-justice-prononce-trois-non-lieux-successifs_3149679_3224.html

Violences policières : la justice prononce trois non-lieux successifs

LE MONDE | 28.03.2013 à 14h12 • Mis à jour le 06.04.2013 à 20h36

Par Laurent Borredon

Dans les affaires de violences policières, il y a les expertises et les contre-expertises médicales. Et si elles vont dans le même sens, défavorable aux policiers, de nouvelles expertises. Parce qu'à la fin, il y a une certitude : il n'y aura pas de procès. Cette tradition française, dénoncée à maintes reprises par les organisations de défense des droits de l'homme, la cour d'appel de Versailles l'a encore honorée, en confirmant, en moins d'un mois, trois ordonnances de non-lieu. A chaque fois, les magistrats justifient leur décision par les "divergences" entre experts.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel a clos, le 22 février, le dossier Mahamadou Marega, mort le 30 novembre 2010 à la suite d'une intervention policière à Colombes (Hauts-de-Seine). Puis, le 28 février, celui d'Ali Ziri, mort le 9 juin 2009 après son interpellation à Argenteuil (Val-d'Oise). Et, enfin, le 12 mars, celui d'Abou Bakari Tandia, mort le 24 janvier 2005 six semaines après être tombé dans le coma en garde à vue à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Les parties civiles se sont pourvues en cassation. "La chambre de l'instruction exige des certitudes. Ce n'est pas son rôle, estime Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille Tandia. A ce stade, seules des charges suffisantes sont nécessaires."

LES INCOHÉRENCES ÉCLATENT AU GRAND JOUR

Cette dernière instruction est peut-être la plus symbolique, en termes de dissimulation et de lenteur. Le 6 décembre 2004, M. Tandia sort de garde à vue dans le coma. Les policiers assurent qu'il s'est tapé lui-même la tête contre la porte dans sa cellule. Le parquet de Nanterre classe sans suite.

A la suite d'une plainte de la famille, une instruction est ouverte pour "torture et actes de barbarie ayant causé la mort" et les incohérences éclatent au grand jour : une caméra de surveillance opportunément débranchée, un dossier médical qui disparaît puis réapparaît. Une expertise de trois médecins de l'Institut médico-légal (IML) conclut en 2009 à "un ébranlement cérébral par violentes secousses de la victime" et met en doute les déclarations de l'un des policiers, puis, en 2011, après une reconstitution, attribue le coma à "une privation d'oxygène due à des contentions répétées".

Le juge d'instruction demande alors au parquet d'élargir sa saisine à un "homicide involontaire". Le procureur suit, et demande même la mise en examen du policier qui a maîtrisé M. Tandia. Mais entre-temps, le juge a changé, et il refuse, dans l'attente de nouvelles expertises, confiées à un autre médecin. Celui-ci reprend la version policière en tout point.

LA TECHNIQUE DU "PLIAGE"

C'est ce même professeur, spécialiste d'anatomie pathologique et de médecine légale, qui, appelé à la rescousse dans l'affaire Marega, estime que cet homme de 38 ans est mort d'une "crise drépanocytaire aiguë", conséquence d'une maladie génétique très courante et indétectable, la drépanocytose.

Rien à voir, donc, avec son arrosage au gaz lacrymogène, suivi de 17 tirs de pistolet à impulsion électrique (Taser), dont certains à bout portant, ou du "pliage" (technique de contention) subi dans l'ascenseur, pour le maintenir dans cet espace réduit. D'ailleurs, le contre-expert n'a trouvé qu'un seul impact de Taser – ce qui contredit l'ensemble des éléments du dossier. Le premier rapport, rédigé par l'IML, avait conclu "à la mort par insuffisance respiratoire aiguë massive par inhalation d'un toxique dans un contexte de plusieurs contacts de tir de Taser avec cinq zones d'impact".

Dans l'affaire Ziri, les médecins de l'IML sont aussi assez sûrs d'eux : la technique du "pliage" – prohibée – est en cause. Ce retraité de 69 ans, interpellé de façon musclée à Argenteuil alors qu'il était le passager d'un conducteur arrêté en état d'ivresse, est "décédé d'un arrêt cardio-circulatoire (...) par suffocation multifactorielle (appui postérieur dorsal, de la face et notion de vomissements)". Mais d'autres médecins optent pour une maladie "méconnue", une cardiomyopathie.

"TOUTES MES DEMANDES ONT ÉTÉ REFUSÉES"

Le juge n'a pas cherché à en savoir plus : il n'a produit aucun acte d'enquête durant son instruction pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Dans l'affaire Marega, Me Marie-Alix Canu-Bernard, avocate des proches, s'est aussi heurtée à un mur : "Toutes mes demandes ont été refusées."

La dernière a été rejetée par la chambre de l'instruction, qui a estimé, dès avril 2012, que l'enquête allait de toute façon se conclure par un non-lieu. Et le magistrat n'a pas jugé utile de coter au dossier la décision sévère rendue par le Défenseur des droits en mai 2012 dans ce dossier. "Il faudrait des magistrats qui ne s'occupent que de ça et qui n'auraient pas besoin des mêmes policiers le lendemain dans leurs enquêtes", estime Me Stéphane Maugendre, avocat de la famille Ziri.

Sous la pression du Défenseur des droits, la prise en charge disciplinaire de ces dossiers a néanmoins évolué. Selon nos informations, 5 avertissements ont été prononcés, fin 2012, dans l'affaire Ziri. Dans le dossier Marega, un conseil de discipline a été convoqué. Jusqu'ici, dans les affaires complexes, l'administration s'abritait derrière l'enquête judiciaire pour justifier son inertie administrative.

Laurent Borredon

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à lire aussi :

Polémique sur le taser

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02/04/2013

Affaire Tarnac : qui est le donneur d'ordre des écoutes illégales ?

lu sur ;

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/02/la-juge-de-l-affaire-tarnac-veut-identifier-le-donneur-d-ordre-des-ecoutes-illegales_3151806_3224.html

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La juge de l'affaire Tarnac veut identifier le donneur d'ordre des écoutes illégales

LE MONDE | 02.04.2013 à 10h51

Par Laurent Borredon

Près de cinq ans après la découverte d'un dispositif d'écoutes suspect dans un local de France Télécom à Tarnac (Corrèze), en avril 2008, la juge d'instruction de Brive a décidé, début mars, de demander la déclassification des documents qui permettraient de remonter au donneur d'ordre.

L'information judiciaire ouverte le 3 janvier 2012 pour "atteinte au secret des correspondances" et "atteinte à l'intimité de la vie privée" a tiré le fil à son maximum, jusqu'au département de France Télécom chargé de travailler pour les services de renseignement. Un département tout entier classé secret-défense.

La demande de la juge peut concerner l'autorité indépendante de validation de ces écoutes administratives, la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), mais aussi le premier ministre, seul habilité à saisir la CNCIS, et le ministre de l'intérieur, qui soumet à Matignon les demandes de ses services.

Dès qu'ils auront reçu la demande, Jean-Marc AyraultManuel Valls et le président de la CNCIS, devront, aux termes de la loi, "saisir sans délai" la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), mais seront libres de suivre ou pas son avis.

NAISSANCE MÉDIATIQUE

Si la déclassification était refusée, cela signifierait cependant que l'autorité judiciaire est privée des moyens de vérifier la légalité des dispositifs d'écoutes posés par France Télécom, et, ensuite, de juger de la proportionnalité des atteintes à la vie privée au regard des objectifs poursuivis.

Dans cette affaire, tout est parti de la panne de la machine à cartes bancaires du Magasin général de Tarnac, une épicerie-restaurant gérée par plusieurs jeunes gens que les policiers considèrent comme membres de la mouvance "anarcho-autonome".

Nous sommes fin mars 2008 et on est encore loin des sabotages de caténaires SNCF, en octobre et novembre 2008, qui entraîneront la mise en examen de dix d'entre eux pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste" et la naissance médiatique du "groupe de Tarnac", autour de Julien Coupat et Yildune Lévy.

COÏNCIDENCE TROUBLANT

Le 4 avril 2008, un technicien de France Télécom se rend dans le village pour réparer la panne. En présence de l'un des gérants du Magasin, il découvre un dispositif d'écoutes sur la ligne. Gêné, il en réfère à sa hiérarchie, puis débranche le boîtier. Après l'éclatement de l'"affaire", en novembre, les intéressés décident de porter l'affaire en justice.

Car, entre-temps, ils ont découvert une coïncidence troublante. C'est dans la foulée de ce raté que les policiers antiterroristes ont demandé au parquet de Paris, dès le 11 avril 2008, l'ouverture d'une enquête préliminaire, sur la foi d'éléments fournis par les Renseignements généraux (RG).

L'épisode des écoutes a-t-il accéléré le processus ? Les investigations de la police judiciaire de Limoges ont permis d'établir que France Télécom avait posé des mouchards sur plus de quatre lignes du village. Il ne s'agissait pas d'écoutes judiciaires : aucune enquête n'était ouverte, et le service spécialisé de l'opérateur n'en a pas entendu parler. Les enquêteurs se sont alors tournés vers le service des écoutes "administratives". Mais, protégé par le secret-défense, son patron n'a pu ni confirmer ni infirmer quoi que ce soit. Les policiers en ont déduit néanmoins qu'il s'agissait bien d'une interception administrative légale. Il est impossible de le savoir à coup sûr, car la CNCIS est également soumise au secret.

"SUJET JUDICIAIRE TRÈS SÉRIEUX"

Enfin, s'il s'agit bien d'une écoute administrative, la question de la proportionnalité reste posée pour la juge de Brive. La liste des motifs de demande est limitée par la loi. Ici, vu la suite de l'histoire, c'est probablement la "prévention du terrorisme" qui a dû être invoquée.

Le ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie à l'époque, avait dénoncé, dès son arrivée Place Beauvau, les dangers de l'"ultra-gauche". Elle a ensuite été en première ligne dans le dossier Tarnac. Mais, début 2008, les éléments réunis contre le groupe étaient ténus – surtout pour étayer une menace terroriste potentielle. De plus, ces informations étaient issues du travail d'un agent des services anglais, Mark Kennedy, infiltré dans la mouvance altermondialiste et décrédibilisé depuis.

"Une question essentielle se poserait si Michèle Alliot-Marie et le premier ministre François Fillon avaient entériné ainsi une extension considérable de la notion de risque terroriste", estime Me William Bourdon, avocat du Magasin général. "La juge d'instruction, en demandant la déclassification, montre qu'elle a bien compris qu'il y avait potentiellement un sujet judiciaire très sérieux susceptible d'affecter toute la procédure", se félicite l'avocat.

15/02/2013

Le savoir faire français en matière de lutte contre les révolutions

Ne nous faisons pas d'illusions. Ce savoir faire sera utilisé en France le cas échéant.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/bahrein-le-savoir-faire-francais-au-service-de-la-repression-14-02-2013-1627297_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130215

Bahreïn : le savoir-faire français au service de la répression

Le Point.fr - Publié le14/02/2013 à 10:36- Modifié le14/02/2013 à 11:13

Paris a envoyé grenades lacrymogènes et CRS pour former les forces antiémeute du royaume du Golfe. Or elles tuent les manifestants depuis deux ans. 

Le fâcheux précédent tunisien, au cours duquel Michelle Alliot-Marie, alors chef de la diplomatie française, avait proposé au régime de Ben Ali le "savoir-faire" français en matière de sécurité pour mieux maîtriser les manifestants, semble se répéter dans un autre pays touché par le Printemps arabe : le royaume de Bahreïn. C'est en tout cas ce que révèle Jean-Marc Manach sur son blog (1) Bug Brother du Monde.fr. D'après ce journaliste, des agents antiémeute toxiques français permettraient aux forces de sécurité bahreïnies de réprimer les manifestants chiites de ce minuscule royaume du Golfe.

Lassée par une sous-représentation à la tête du pays, la majorité chiite (à 70 %) de cet État de 1 230 000 habitants (dont 550 000 nationaux) manifeste au quotidien depuis deux ans jour pour jour contre le pouvoir sunnite dont il exige des élections libres et la fin des discriminations à son encontre. Mais Manama a décidé d'employer la manière forte pour étouffer toute velléité démocratique. Sur les 87 morts recensés depuis février 2011, 43 seraient ainsi décédés des suites de leur exposition au gaz lacrymogène, dont deux - un jeune garçon de huit ans et un vieillard de 87 ans - encore récemment.

Des grenades lacrymogènes dans les maisons

"Des grenades lacrymogènes ont été directement tirées sur les contestataires, et jusqu'à l'intérieur de leur domicile", explique au Point.fr Reda al-Fardan, militant bahreïni du site bahrainwatch.org, qui a publié les photos de ces grenades. "Outre les projectiles américains et britanniques, nombre de cartouches grises et reconnaissables à leur tête rouge appartiennent à la même marque : le français Alsetex", ajoute-t-il. "Un grand nombre de grenades lacrymogènes françaises retrouvées place de la Perle (place centrale de Manama)", confirme au Point.fr Aymeric Elluin, responsable de la campagne "Armes et Impunité" chez Amnesty International. "Le problème est qu'elles sont mal utilisées par les forces de sécurité bahreïnies, de sorte qu'elles tuent autant que des armes à feu."

Contactée par Le Point.fr, la marque française Alsetex, spécialiste de la "gestion démocratique des foules" et qui a depuis pris le soin de supprimer de son site internet les modèles incriminés, affirme être soumise à une obligation de confidentialité tout en précisant que toute exportation à l'étranger est soumise à une autorisation du gouvernement français. Du côté gouvernemental, on assure que, "suite à l'affaire tunisienne, l'exportation de l'ensemble des produits pour le maintien de l'ordre vers Bahreïn a cessé le 17 février 2011", tout en rappelant que la France a été parmi les premiers pays à prendre cette mesure unilatérale.

L'aide de l'Arabie saoudite

Pourtant, d'après le militant bahreïni Reda al-Fardan, "des gaz lacrymogènes de marque Alsetex ont bel et bien été observés dans le pays jusqu'à mars 2012". "Si de telles cartouches françaises ont été retrouvées dans le royaume, il s'agit peut-être de stocks", indique-t-on à Paris. D'après le chercheur Jean-Paul Burdy (2), professeur d'histoire à l'Institut d'études politiques de Grenoble, ces cartouches françaises pourraient provenir de pays tiers comme l'Arabie saoudite ou le Qatar, membres avec Manama du Conseil de coopération du Golfe.

Personne n'a oublié qu'en plein coeur du Printemps de la Perle le royaume avait fait appel à 1 000 soldats saoudiens et 500 émiratis pour lui venir en aide. "Nos exportations de matériel de maintien de l'ordre contiennent des clauses de non-réexportation, tout ne peut pas être contrôlé", admet-on de source gouvernementale. Mais la mouture 2012 du rapport annuel du Parlement français sur les exportations d'armes françaises relance la suspicion autour de nouvelles ventes françaises de gaz lacrymogène à Bahreïn après le 17 février 2011.

Exportations de matériel de guerre

D'après ce document, la France a obtenu en 2011 neuf autorisations d'exportation de matériel de guerre (AEMG) vers Bahreïn pour un montant d'environ 17 millions d'euros, dont 421 000 euros concernent des agents chimiques toxiques "antiémeute" de catégorie ML7. Pour Amnesty International, cette dernière classification peut correspondre à du gaz lacrymogène. Du côté gouvernemental, on assure au contraire qu'il s'agit "uniquement de matériel d'alerte biologique et de détection chimique".

Le rapport 2012 fait également état de 16 millions d'euros d'AEMG de type ML4 (missiles, roquettes, bombes) et de 500 000 euros d'AEMG de classe ML5 (radar). "Il est problématique de vendre des armes à des régimes dictatoriaux dont on sait qu'ils répriment leurs manifestants", estime le député français Pouria Amirshahi, secrétaire de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. À Paris, on rappelle qu'aucun embargo sur les ventes d'armes de guerre ne vise Bahreïn et que chaque matériel passe au préalable en "commission interministérielle des exportations des matériels de guerre". "Le royaume n'est pas du tout dans le même registre qu'un pays comme la Syrie, souligne-t-on. On parle ici de maintien de l'ordre, pas de guerre civile."

Guerre de faible intensité

"Bahreïn connaît depuis deux ans un état de guerre de faible intensité", estime pourtant le chercheur Jean-Paul Burdy. "Les jeunes tiennent les quartiers chiites de la conurbation de Manama, et la police ne peut y pénétrer que par des coups de force." À en croire ce spécialiste du royaume, qui se rend régulièrement à Bahreïn, les forces de l'ordre agiraient par pure vengeance en ciblant délibérément l'intérieur des domiciles et voitures des opposants, faute de pouvoir contenir les manifestations quotidiennes qui se poursuivent.

Si l'ambassadeur de France pour les droits de l'homme, François Zimeray s'est déplacé en décembre dans la monarchie du Golfe pour lui rappeler qu'il ne faut pas incarcérer des militants pour des propos tenus sur Twitter, ni des médecins parce qu'ils avaient soigné des manifestants, l'ambassadeur de France en poste à Bahreïn, Christian Testot, a par la suite assuré le royaume que la coopération entre les deux alliés n'était pas remise en cause. Il ne faut pas oublier que le roi du Bahreïn a été reçu en catimini par François Hollande à l'Élysée en août dernier pour évoquer un renforcement de cette même coopération.

Trouble jeu de la France

"On ne comprend pas les signaux divergents successivement envoyés à Bahreïn par le gouvernement français, s'insurge le militant Reda al-Fardan. Ce qui est sûr, c'est que Manama n'a aucune raison de mettre fin à la répression lorsque le roi obtient du président français une telle légitimité internationale." En août dernier, l'agence de presse officielle BNA annonçait que les domaines futurs de coopération entre les deux pays toucheraient la presse, la politique, l'éducation, la culture, la technologie et la défense.

"Défense ne veut pas dire maintien de l'ordre", insiste-t-on à l'Élysée. De son côté, le Quai d'Orsay indique qu'un haut comité de coordination s'est récemment réuni en séance de travail pour identifier les futurs domaines de collaboration. Le ministère des Affaires étrangères rappelle également qu'un accord de coopération militaire lie déjà les deux pays depuis 2009 dans le cadre des opérations de piraterie dans l'océan Indien, mais également de la formation de la garde royale bahreïnie. Celle-ci ne serait pourtant pas le seul corps armé qui bénéficie du "savoir-faire" français.

Un régime répressif depuis 2005

Comme Le Point.fr le révélait en février 2011, les forces antiémeute de Bahreïn, en action depuis le début du Printemps de la Perle, ont été formées par des policiers français issus des compagnies républicaines de sécurité (CRS), en vertu d'un accord de coopération en matière de sécurité intérieure signé en novembre 2007 à Paris. À la Direction générale de la police nationale, on assure que la dernière opération de gestion démocratique des foules à Barheïn date de 2008.

"C'est une opération intéressante, car elle privilégie l'emploi d'armes non létales, ce qui est un plus dans ces pays-là", indique une autre source proche du dossier. "Le royaume de Bahreïn est connu pour faire un usage excessif de la force depuis 2005", rappelle pour sa part Aymeric Elluin, d'Amnesty International. "Et cela concerne à chaque fois l'usage de grenades lacrymogènes."

 

Par

 

(1) Bug Brother, blog du journaliste Jean-Marc Manach sur Le Monde.fr.

(2) Jean-Paul Burdy, auteur du blog Questions d'Orient. 

07/02/2013

Tarnac : tous les coups sont permis !!!

Les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/05/tarnac-juge-pour-refus-de-donner-un-adn-deja-preleve_1827376_3224.html

Tarnac : un homme jugé pour refus de donner son ADN, déjà prélevé à son insu

LE MONDE | 05.02.2013 à 14h38 • Mis à jour le 06.02.2013 à 14h26

Par Laurent Borredon

Les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire n'ont pas peur de la contradiction. Le 24 février 2012, à 11 h 15, ils ont recueilli l'ADN de Charles Torrès, 28 ans, à son insu. Puis, à 11 h 35, ils ont lancé une procédure contre le jeune homme gardé à vue dans le cadre de l'affaire de Tarnac pour... refus de prélèvement génétique. Charles Torrès doit être jugé, mercredi 6 février, par le tribunal correctionnel de Rouen. Il risque, au maximum, un an de prison et 15 000 euros d'amende. A la suite de sa garde à vue, il avait été relâché sans charge, mais cela n'empêche pas d'être dans l'obligation de laisser son ADN. Il suffit qu'existent des "indices graves ou concordants" contre la personne entendue, indique le code de procédure pénale.

Ce matin-là, les policiers ont nettoyé à fond les locaux de garde à vue, à l'aide d'une solution hydroalcoolique. Le bureau et le sol. Dans quelques instants, Charles Torrès va être entendu pour la quatrième fois. Les policiers souhaitent récupérer son ADN et il faut que tout soit immaculé. Les enquêteurs veulent vérifier si le jeune homme, interpellé la veille près de Rouen, n'a pas forgé les crochets qui ont servi à saboter des lignes de TGV, à l'automne 2008.

"DÉLOYAUTÉ"

Charles Torrès est aussi prudent que les policiers sont méticuleux : il a "consommé sa brique de jus d'orange sans en utiliser la paille, puis en [a] soigneusement lavé l'extérieur, de sorte à n'y laisser aucune trace biologique (...). A l'heure du déjeuner, il a été constaté qu'il mangeait sans utiliser de couverts, directement au moyen de ses doigts", note le lieutenant de la SDAT, dans son procès-verbal, que Le Monde a pu consulter.

Mais le stratagème réussit : les hommes de la police technique et scientifique parviennent à récupérer "les prélèvements de traces de contact" là où il "a apposé ses mains". Encore mieux, "à l'aplomb du siège où [il] s'est assis, des cheveux jonchent le sol". Précis, le policier indique "que la présence de ces cheveux au sol résulte de la propension qu'a manifestée Charles Torrès à se passer (nerveusement) les mains dans les cheveux". Trente heures de garde à vue dans les locaux de la SDAT, c'est un peu stressant...

Comment justifier une procédure pour refus de prélèvement d'ADN quand on vient de le recueillir ? En faisant comme si de rien n'était : le procureur qui poursuit puis les magistrats qui vont juger le dossier "ADN" n'ont accès qu'aux pièces du dossier Tarnac que la SDAT veut bien leur transmettre. Le PV de recueil de traces génétiques a été opportunément exclu. Au contraire, une enquêtrice justifie la procédure en assurant que le prélèvement demandé à Charles Torrès "aurait utilement permis de déterminer le profil génétique de l'intéressé aux fins de comparaison avec les empreintes génétiques à ce jour non identifiées".

"Il s'agit d'un symptôme de plus de la déloyauté qui contamine tout le dossier", estime Me William Bourdon, l'un des avocats de Charles Torrès. Il souhaite déposer une question prioritaire de constitutionnalité, mercredi. Pour lui, les articles de loi sur les prélèvements d'ADN sont "défaillants" face au principe de libre disposition de son corps : l'officier de police judiciaire n'a pas d'obligation d'informer qu'il peut y avoir un prélèvement clandestin, puis que ce prélèvement a eu lieu - ce qui interdit tout recours - et, enfin, il n'est pas obligé de vérifier que le gardé à vue est déjà fiché, avec le risque d'une multiplication des prélèvements.

Et la comparaison des empreintes génétiques ? Au final, elle n'a rien donné.

Laurent Borredon

16/10/2012

Notre Dame des Landes : évacuation par la force

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/16/pascal-durand-eelv-ce-passage-en-force-sur-l-aeroport-de-nantes-est-inutile-et-incomprehensible_1776050_3244.html

Pascal Durand (EELV) : "Ce passage en force sur l'aéroport de Nantes est incompréhensible"

Le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts souhaite que les ministres écologistes restent au gouvernement, mais demande l'arrêt des évacuations et l'abandon du projet.

L'opération est d'envergure : pas moins de 500 gendarmes et CRS et plusieurs hélicoptères ont évacué des maisons squattées par des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, mardi 16 octobre au petit matin. Pour Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, l'évacuation est aussi inutile et critiquable que le projet d'aéroport lui-même. Il souhaite que les ministres écologistes restent au gouvernement, mais demande l'arrêt des évacuations et l'abandon du projet.

Comment réagissez-vous à l'évacuation des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Pascal Durand : Cette évacuation, qui s'apparente à une quasi-provocation policière, s'avère totalement incompréhensible. C'est un passage en force inutile sur un projet inutile. Nous ne voyons pas la logique qui conduit à des expulsions maintenant alors que des recours et des procédures judiciaires sont en cours, notamment contre les expropriations ou la concession accordée pour les travaux à Vinci. Le rapport des commissaires enquêteurs sur la loi sur l'eau, pour évaluer l'impact de l'aéroport et de sa desserte routière sur l'eau et sur les milieux aquatiques, doit en outre être rendu très prochainement. Nous nous interrogeons donc sur l'urgence à procéder à ces évacuations et sur leur but.

Par ailleurs, cette accélération dans ce dossier intervient au moment où le gouvernement doit faire des arbitrages, en raison d'un budget contraint, parmi les grands chantier qu'il faut mener à bien dans le pays. Pourquoi, alors, se lancerdans la construction d'un aéroport fondamentalement inutile et coûteux, en plus d'être polluant ?

Que reprochez-vous exactement à ce projet ?

Le projet est en opposition absolue avec les grands discours du président de la République et du premier ministre, et les engagements pris lors de la conférence environnementale en septembre. Le gouvernement s'est notamment engagé à l'arrêt de l'artificialisation des terres, la préservation de la biodiversité et le changement de modèle économique.

Or, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes va détruire des terres agricoles situées dans un bocage remarquable, lieu de biodiversité et d'équilibre exceptionnels. Sa construction et son fonctionnement vont par ailleurs contribuerà la hausse des émissions de gaz à effet de serre alors que nous devons leslimiter. Et la construction d'un nouvel aéroport à Nantes, qui en possède déjà un, s'oppose à la logique de renforcement du transport ferroviaire, en déficit de passagers et de fret. C'est au final un projet totalement absurde et inutile.

Quelles sont vos attentes désormais ?

Dans un premier temps, nous demandons l'arrêt immédiat de l'opération d'évacuation. Puis, dans un second temps, nous souhaitons que le chantier de l'aéroport soit définitivement abandonné. Nous allons échanger avec les associations et élus locaux pour voir comment cette nouvelle situation va être gérée. Nous essayerons aussi de discuter avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault afin de leur demander des explications.

Vous n'appelez donc pas à une démission des deux ministres écologistes du gouvernement, mis en porte-à-faux par ce projet ?

La question n'est pas la démission des ministres Cécile Duflot [ministre dulogement] et Pascal Canfin [ministre délégué au développement] mais d'essayerde comprendre ce qu'il s'est passé. Nous devons lancer un débat public, et ne surtout pas cacher nos divergences. Nous devons donc être dans le gouvernement pour peser dans le débat.

En participant au gouvernement, nous avons pris un engagement de responsabilité : nous ne pouvions pas attendre d'être majoritaires dans le pays pour agir. Nous savons très bien que nous avons de grandes divergences avec les socialistes sur certains sujets mais nous avons une responsabilité à agir, par exemple, en ce moment, sur le logement ou la question d'une expertise scientifique indépendante. Nous ne pouvons pas tout remettre en cause en raison de ce projet.

D'autant que nous ne pouvons pas reprocher au gouvernement de manquer à sa parole, puisque la question de l'arrêt du projet d'aéroport ne faisait pas partie de l'accord PS-EELV. Les socialistes s'étaient seulement engagés à ne pas expulserles agriculteurs sur leur propre terrain. Or, ce sont des militants qui ont été évacués. C'est en revanche la question des moyens policiers et de l'inutilité du projet que nous ne pouvons pas laisser passer.

Audrey Garric (Propos recueillis)

15/04/2012

le Syndicat de la magistrature "accuse" l'intérieur de violer le secret de l'instruction

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/15/essonne-le-syndicat-de-la-magistrature-accuse-l-interieur-de-violer-le-secret-de-l-instruction_1685772_3224.html

Le Monde.fr avec AFP | 15.04.2012 à 16h13 • Mis à jour le 15.04.2012 à 16h25

Essonne : le Syndicat de la magistrature "accuse" l'intérieur de violer le secret de l'instruction

Quelques jours après le bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy - intitulé "les heures sombres" - dressé jeudi par le principal syndicat de magistrats, c'est au tour d'un autre syndicat de magistrats de s'attaquer violemment aux méthodes du gouvernement. Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a ainsi accusé dimanche 15 avril le ministère de l'intérieur d'avoir diffusé des informations "factuelles" sur l'affaire des quatre meurtres de l'Essonne, "en violation du secret de l'instruction et au risque de mettre l'enquête en péril".

Deux hommes ont été interpellés samedi dans le cadre de cette enquête, l'un d'eux étant considéré par le ministère de l'intérieur comme "un suspect très sérieux". Leur garde à vue a été prolongée dimanche. Mais le président du SM, Matthieu Bonduelle, regrette qu'"une partie de la presse a été avertie de (la première) interpellation avant même les deux juges d'instruction" d'Evry chargés du dossier. De même, des journalistes ont été informés "par la place Beauvau du nom des personnes interpellées et de certains actes d'investigation en cours et à venir", a-t-il ajouté.

"J'ACCUSE LA PLACE BEAUVAU"

"J'accuse la place Beauvau qui, parce qu'elle veut tirer prématurément les bénéfices, à quelques jours d'une élection, d'une enquête qui porte sur des faits très graves et angoissants pour la population, un, de violer le secret de l'instruction, deux, de mettre en péril les investigations", a poursuivi le magistrat.

"C'est extrêmement grave", a commenté le président du SM, a qui cette manière de faire rappelle notamment la récente affaire Merah à Toulouse lorsque, selon lui, le ministre de l'intérieur "Claude Guéant était manifestement le directeur des opérations judiciaires".

Et dans l'affaire du groupuscule salafiste Forsane Alizza, dont treize membres présumés ont été mis en examen début avril, "le chef de l'Etat avait annoncé en personne le résultat des perquisitions, alors qu'on était dans une information judiciaire menée par deux juges d'instruction antiterroristes", a-t-il rappelé. "Dans toutes ces affaires, l'intérieur communique en lieu et place du procureur et au risque de mettre en péril l'enquête (...). J'attends que le ministre de la justice rappelle chacun à ses devoirs", a-t-il conclu.

03/04/2012

Loupian : HOSPITALISATION SOUS CONTRAINTE D’UN MILITANT NON VIOLENT

communiqué:

Ligue des droits de l’Homme – Languedoc Roussillon
Espace André Chamson
 2 place Henri Barbusse
 30100 ALES
 
 
Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 h, ayant appris que le maire de sa commune, Loupian, avait demandé le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s’enchaînant à la grille d’un puits.

Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l’action se déroule dans le calme, de l’hospitalisation d’office du militant par arrêté municipal !

48 heures plus tard, personne n’a pu communiquer avec ce militant. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l’action troublait l’ordre public et que le militant présentait un danger… pour lui-même !
Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, sur les hospitalisations psychiatrique sans consentement, des situations analogues sont malheureusement de plus en plus fréquentes envers les militants ou les syndicalistes. En effet, tous les « troubles à l’ordre public » peuvent être dorénavant psychiatrisés, solution de facilité qui entraîne une privation de liberté pendant au moins 48h.
 
C’est une atteinte considérable portée aux libertés et aux droits sociaux. De nombreuses organisations signataires de l’appel commun contre les soins sécuritaires dénoncent avec force cette loi liberticide, entre autres : la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SUD santé sociaux, le parti de gauche ou le parti communiste…..

La section de la Ligue des Droits de l’Homme « Loupian et les communes du Nord du bassin de Thau » et la LDH Languedoc Roussillon condamnent cet internement.
De telles pratiques s’inscrivent dans les dérives autoritaires actuelles et ne sont pas compatibles avec un Etat de Droit.
Nous exigeons que cette privation de liberté cesse le plus tôt possible.

voir :

==> http://paroledecitoyens.blog4ever.com/blog/lire-article-155111-9108238-internement_sous_contrainte_de_jean_pascal___mon_i.html

 
Contact :
Benjamin Deceuninck, 06.86.27.70.57, mail : languedoc.roussillon@ldh-france.org
Yvan Gazagnes 04 67 78 48 40, mail : ldh-nordbassindethau@ldh-france.org

18/02/2012

Tentative d'attentat aux USA ?

à lire sur :

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-une-tentative-d-attentat-suicide-dejouee-a-washington-18-02-2012-1432684_24.php

États-Unis : une tentative d'attentat-suicide déjouée à Washington

Un homme a été arrêté alors qu'il voulait s'attaquer au Congrès. Il était surveillé depuis plusieurs mois par le FBI. 

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mon commentaire :

peut-on parler d'une tentative d'attentat quand l'instigateur est employé par le FBI ?

11/01/2012

La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/11/la-police-des-polices-au-c-ur-d-un-scandale-judiciaire_1628115_3224.html#ens_id=1628126

La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire

Quatre juges enquêtent sur l'Inspection générale des services, suspectée d'avoir falsifié des PV pour accuser à tort des fonctionnaires de la Préfecture.

Au total, quatre fonctionnaires ont été injustement mis en examen, M. Blanc ayant "seulement" été placé en garde à vue. Tous les cinq ont été suspendus à la suite de cette affaire montée de toutes pièces – un "chantier", dans le jargon policier. Ils ont été innocentés en janvier 2011 par la cour d'appel de Paris. Et, désormais, la justice enquête sur… l'enquête de l'IGS. Quatre juges d'instruction parisiens mènent six enquêtes distinctes sur la "police des polices", par ailleurs épinglée dans l'affaire des fadettes du Monde. L'institution policière, déjà mise en cause dans les affaires Neyret et Carlton, est durablement déstabilisée.

Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, pilier du système sarkozyste, est visé par l’une des procédures. Il a été interrogé le 15 décembre 2011 en qualité de témoin assisté, un statut hybride entre celui de témoin simple et de mis en examen. Tout comme un autre préfet, ancien patron des renseignements généraux, Pascal Mailhos. Ils ont tous deux été les signataires des arrêtés de suspension visant les fonctionnaires injustement accusés. Il leur est notamment reproché de s’être appuyés sur des éléments judiciaires dont ils n’auraient pas dû avoir connaissance. Ils ont soutenu que des éléments concrets visant les agents des affaires réservées avaient été obtenus par l’IGS.

Ces derniers n’ont pas fait mystère, lors de leurs interrogatoires, des multiples services qui leur étaient demandés en tant que fonctionnaires délivrant des titres de séjour, et même des relations qu’ils entretenaient avec des demandeurs, allant parfois jusqu’à s’offrir mutuellement des présents. Sans jamais, comme l’a assuré la cour d’appel, avoir franchi la ligne jaune.

En toute discrétion, les magistrats, menant eux-mêmes les investigations, ont mis au jour de nombreuses irrégularités : plusieurs procès-verbaux ont été truqués, des retranscriptions d’écoutes téléphoniques caviardées, des déclarations déformées, sans parler des pressions sur des témoins… Jusqu’au patron de l’IGS, Claude Bard, qui ira tirer des chèques sur son compte personnel pour défrayer un "expert" venu de nulle part. Ils ont auditionné des témoins évoquant la "censure" à l’IGS, et la mainmise de la hiérarchie sur toutes les procédures. Au final, une incroyable série d’anomalies, d’autant plus choquantes qu’elles émanent du service censé contrôler la légalité des actes des policiers.

Les procédures ont été lancées par les multiples plaintes déposées par Me David Lepidi, l’avocat des fonctionnaires mis en cause à tort. Elles visent notamment des faits de "faux en écritures publiques" – un crime passible de la cour d’assises –, "violation du secret de l’instruction""dénonciation calomnieuse" et autres "violences volontaires". Par ailleurs, Me Lepidi a saisi par courrier le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du cas de la juge Michèle Ganascia, qui a procédé aux mises en examen injustifiées des quatre fonctionnaires sur la base de l’enquête tronquée de l’IGS.

Outre l’institution policière, l’affaire pourrait aussi se révéler embarrassante pour Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur puis président de la République. Dans une note du 1er mars 2010 destinée à la justice, Yannick Blanc expliquait qu’il ne faisait aucun doute que "seul le biais politique" permettait de comprendre pourquoi l’IGS s’était "ingéniée, contre toute vraisemblance, à [l’impliquer] et à impliquer Daniel Vaillant, via son officier de sécurité, dans une affaire de corruption et de trafic d’influence parfaitement imaginaire".

Lui aussi visé par la manipulation, le maire (PS) du 18e arrondissement de Paris et député Daniel Vaillant a résumé son sentiment dans un courrier adressé le 31 mars 2011 à l’ex-procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal : "En prononçant directement des non-lieux au bénéfice de tous les fonctionnaires mis en cause, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ramené cette affaire à sa dimension réelle, celle d’un montage policier destiné à complaire au pouvoir politique dans le contexte de l’élection présidentielle de 2007."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

02/12/2011

Wikileaks s'attaque à la surveillance des réseaux (suite)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/12/02/quand-la-societe-francaise-amesys-aidait-kadhafi-a-traquer-les-opposants-libyens_1612924_3212.html

Quand la société française Amesys aidait Kadhafi à traquer les opposants libyens

LEMONDE.FR

LEMONDE.FR | 02.12.11 | 18h25

C'est une drôle de trouvaille qu'a faite un journaliste du site Owni.fr en bidouillant une plaquette de la société française Amesys, qui avait vendu en 2008 au régime de Mouammar Kadhafi le système de surveillance des communications électroniques et numériques Eagle. Le document est tiré d'une notice de démonstration : il s'agit d'une page anonymisée montrant comment le système pouvait dresser le profil d'une cible en recensant ses 80 contacts les plus fréquents dans ses échanges de mails.

A la suite d'une petite manipulation, Owni, qui a travaillé de concert avec Wikileaks, a pu mettre au jour le document réel à partir duquel la "démo" à blanc a été réalisé. Il s'agissait de la fiche de contacts d'un certain Annakoa : seule la première page est visible, soit 40 contacts, qui apparaissent sous la forme de pseudos et d'adresses mail. Annakoa n'est autre que Mahmoud An-Nakwa, 74 ans, écrivain, intellectuel et réfugié politique à Londres depuis trente-deux ans. Membre fondateur du Front national pour le salut libyen, il est un pilier de l'opposition en exil au régime Kadhafi. Il vient d'ailleurs d'être nommé ambassadeur en Grande-Bretagne par le Conseil national de transition (CNT), qui a succédé au régime Kadhafi après son renversement. Lorsqu'il était espionné, Mahmoud An-Nakwa était donc un réfugié politique.

AMESYS SE DÉFEND

La liste des contacts de la cible est tout aussi édifiante. On y trouve Atia Lawgali, membre fondateur du CNT et ministre de la culture, Ramadan Jarbou, un intellectuel de Benghazi, Mohammed Zahi Bachir Al-Mogherby, professeur de sciences politiques à Benghazi, Ahmed Fitouri, un ancien militant communiste. On y trouve aussi des exilés américains, Ali Ramadan Abouzaakouk, fondateur de l'ONG de défense des droits de l'homme Libya Forum, et Abdel Majid Biuk, fondateur de Transparency Libya, tous deux financés par le National endowment for democracy (NED), une fondation américaine de promotion de la démocratie, située à Washington. Logiquement, deux employés du NED, Hamida Shadi et Raja Al-Habti, se retrouvent listés dans les contacts d'Annakoa . Ashou Al-Shamis, réfugié à Londres et animateur du site Akhbar Libya, financé lui aussi par le NED, est également listé. Tout comme l'avocat britannique Jeffrey Smele, qui avait défendu des plaintes d'opposants libyens en exil contre le piratage de leurs sites Internet, dont celui d'Akhbar Libya.

Amesys s'était défendue jusqu'à présent en expliquant que ses interceptions n'avaient porté que sur "une petite fraction des communications libyennes". La découverte d'Owni indique, au contraire, un système sophistiqué d'interception massive s'étendant bien au-delà de la Libye. Dans sa réponse à Owni, Amesys se justifie ainsi : "L'utilisation du matériel vendu [par Amesys] est assurée exclusivement par ses clients. Amesys n'a donc jamais eu accès à l'exploitation faite du matériel vendu en Libye."

Dans ce cas, pourquoi la liste des contacts d'Annakoa s'est retrouvée dans un document qu'Amesys utilise pour ses autres clients ? Les techniciens libyens ont-ils été secondés par des Français dans ce travail de surveillance des opposants ? Où se trouve enfin HQ1 (qui signifie probablement Headquarter 1) qui semble avoir réalisé le listing ? A Tripoli... ou à Boulogne-Billancourt, siège d'Amesys ? Une plainte est à l'étude, elle permettra d'en savoir plus.

Christophe Ayad

Amnesty : la police française en question

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/france-amnesty-denonce-une-police-au-dessus-des-lois-30-11-2011-1402274_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111201

Le Point.fr - Publié le 30/11/2011 à 13:23 - Modifié le 30/11/2011 à 15:07

Amnesty : la police française en question

Usage excessif de la force, mauvais traitements, décès pendant des interpellations... L'ONG sonne l'alarme.

Il s'appelait Mohamed Boukrourou. Le 12 novembre 2009 dans l'après-midi, ce Marocain de 41 ans se rend à la pharmacie du centre-ville de Valentigney, dans le Doubs, pour se plaindre de certains médicaments qui ne lui conviennent pas. Le pharmacien sent que son client est énervé, le ton monte, il appelle la police. L'homme se serait alors assis pour tenter de reprendre son calme. Les agents, qui ne tardent pas à intervenir, auraient entrepris de le menotter. Mohamed ne se laisse pas faire. Plaqué au sol de force et transporté dans le fourgon, l'homme, selon des témoins qui ont observé ce qui se passait à l'intérieur, aurait été piétiné et frappé à coups de poing et de pied.

Quelques minutes plus tard à peine, un médecin constate le décès. Mais ce n'est que deux jours après l'événement que sa famille obtient l'autorisation de le voir. Après avoir été informée d'un "grave accident"... Selon son frère et sa soeur, Mohamed présentait des ecchymoses, avait l'une des joues arrachée, une arcade entaillée et la lèvre éclatée. Pour la police, c'est un arrêt cardiaque. Aujourd'hui, la famille Boukrourou attend toujours que le juge d'instruction qualifie les faits et décide du renvoi ou non de l'affaire devant le tribunal.

"Des affaires banales qui se terminent de façon tragique"

Un exemple parmi d'autres, selon Amnesty International France. L'organisation publie, mercredi, un rapport pour dénoncer l'impunité de certains policiers soupçonnés de violences, et pour exiger du parquet et des juges d'instruction des enquêtes "effectives, impartiales et dans les meilleurs délais". "Les cinq affaires que nous dénonçons sont tout à fait banales au départ, mais se terminent de façon tragique, parfois juste une heure après l'interpellation", explique Patrick Delouvin, directeur du pôle Europe de l'ONG.

Dans le cas d'Abou Bakari Tandia, qui avait été rapporté par Le Point.fr, tout s'est également passé très vite. Interpellé en banlieue parisienne à la suite d'un contrôle d'identité, le Malien de 38 ans est "tombé dans le coma" dans les locaux de la police et est décédé quelques semaines plus tard à l'hôpital. Selon son avocat, Me Yassine Bouzrou, la responsabilité est bien "judiciaire" : "Les policiers mis en cause ne sont pas sous contrôle judiciaire, ils peuvent se voir, se mettre d'accord sur leur version." Pourtant, les versions diffèrent. Selon certains agents, il se serait jeté par la fenêtre du commissariat. Pour d'autres, il se serait lui-même fracassé la tête contre les murs de sa cellule de garde à vue... Toujours est-il qu'en juillet 2009 un rapport d'expertise établi par l'institut médico-légal de Paris conclut à une lésion cérébrale due à un "ébranlement du tronc cérébral par violentes secousses".

"Cinq individus issus des minorités visibles"

Nouveau rapport en juin 2011 : Abou Bakari Tandia serait mort "d'anoxie (privation d'oxygène) à la suite de contentions répétées alors qu'il était dans un grand état d'agitation et se débattait". Selon le même rapport, c'est bien la contention thoracique effectuée par le fonctionnaire de police qui l'avait immobilisé qui a abouti à l'anoxie terminale. Le parquet de Nanterre a demandé que celui-ci soit de nouveau entendu. Aujourd'hui, l'audition n'a toujours pas eu lieu et le policier continue d'exercer ses fonctions.

Le point commun des cinq cas évoqués par Amnesty International ? Cinq individus issus des minorités "visibles". "Si les victimes de violations des droits humains commises par des policiers appartiennent à plusieurs tranches d'âge, ne viennent pas toutes du même milieu social et sont de nationalité différente, l'immense majorité des cas signalés concernent des personnes issues de ces minorités", explique Amnesty.

"Formation approfondie sur les droits humains"

Pour l'ONG, les méthodes d'immobilisation dangereuse doivent être interdites au plus vite, les policiers devraient recevoir une "formation approfondie" sur les droits humains et être suspendus et sanctionnés systématiquement lorsqu'ils sont mis en cause. Contacté mardi soir, le ministère de la Justice n'a pas souhaité s'exprimer. En attendant, les familles prennent leur mal en patience. "Quoi de pire que de ne pas voir de procès arriver ? De ne pas pouvoir faire son deuil ? La réputation et la confiance dans les institutions y perdent beaucoup", souligne Patrick Delouvin.

Et les commissions chargées d'enquêter sur ces bavures ? Il y avait bien la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), mais celle-ci n'existe plus. Elle a été remplacée par une nouvelle institution, le Défenseur des droits, qui reprend les fonctions de la CNDS, mais aussi du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Peut-on être à la fois au four et au moulin ? C'est ce dont doute fortement Amnesty.

Le défenseur des droits, Dominique Baudis, contacté par Le Point.fr, évoque, bien au contraire, une "centralisation des compétences" : "Les collaborateurs de la CNDS travaillent maintenant pour nous. Le pôle santé du Médiateur de la République sert à tous les services. Nous avons gagné en efficacité." Interrogé sur l'augmentation considérable des réclamations en matière de déontologie, Dominique Baudis répond : "Nous sommes certes passés de 15 dossiers par mois à 50. Mais avant la nouvelle loi, seuls les députés et les sénateurs pouvaient nous saisir. Aujourd'hui, absolument tout le monde." Quant aux cas évoqués par le rapport : affaire en cours...

03/11/2011

Un État policier en gestation

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4934

LE RÉDACTEUR EN CHEF D’INF’OGM INTERROGÉ PAR LES GENDARMES !

par Frédéric JACQUEMART, novembre 2011

La démocratie impose au minimum que le gouvernement, la justice et l’information soient indépendants les uns des autres. Pour que l’information soit aussi complète et pertinente que possible, les sources des journalistes doivent impérativement être protégées des regards des deux autres institutions, faute de quoi ces sources, bien sûr, seraient taries.
Alors même qu’un peu partout dans le monde, une exigence pour un renouveau démocratique réel s’exprime, on assiste, en France, à un grignotage progressif, mais hautement significatif, des droits fondamentaux à l’information.
Qu’il s’agisse des « fadettes » de l’affaire Bettencourt ou de l’enquête sur les meurtres dans le milieu marseillais, ou des autres violations récentes du secret professionnel des journalistes, notamment du journal Le Monde, le non respect de la protection des sources, pourtant assurée par la loi, devient pratique courante. Le Monde cite M. Dallot, procureur de Marseille, qui, pour se défendre, a déclaré : « J’ai agi en conformité avec la loi, qui autorise la saisie de facturations téléphoniques dans certains cas bien précis, par exemple lors des affaires de criminalité organisée  » [1]. Apparemment, le fauchage d’une parcelle OGM serait assimilable à un crime organisé. C’est en effet pour avoir cité les propos d’un faucheur volontaire dans le cadre d’un article sur la destruction d’une parcelle de tournesols mutés tolérants à un herbicide [2] que Christophe Noisette, le rédacteur en chef d’Inf’OGM, a été interrogé, apparemment sur ordre du parquet, par la gendarmerie, pour connaître ses « sources ».
Certes, les pressions pour les révéler sont restées « courtoises », selon le compte-rendu de Christophe et il n’y a pas eu de mise en garde à vue ; le préjudice s’est limité aux désagréments de la situation et à une perte d’une demi-journée de travail pour Inf’OGM. Mais c’est en laissant se banaliser des pratiques contraires aux principes même de la démocratie, que celle-ci, peu à peu, se désagrège. A force, il sera trop tard pour réagir.

[1] Le Monde 23-24 octobre 2011 page 10

[2]  FRANCE - Les Faucheurs revendiquent la « neutralisation » d’une parcelle de tournesols mutés

17/10/2011

Aujourd'hui, 17 octobre, un anniversaire

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/succes-d-une-petition-pour-la-reconnaissance-de-la-tragedie-du-17-octobre-1961-16-10-2011-1385109_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111016

Succès d'une pétition pour la reconnaissance du 17 octobre 1961

La police française avait réprimé férocement une manifestation non violente d'Algériens.

Des dizaines de personnalités ont signé.

source AFP

Un "Appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961", lancé par le site d'information Mediapart pour le "souvenir" et pour l'apaisement entre la France et l'Algérie, a été signé par des dizaines de personnalités, dont Raymond Aubrac ou Stéphane Hessel. "La répression policière de cette protestation non violente est une des pages les plus sombres de notre histoire. Longtemps dissimulée à l'opinion et désormais établie par les historiens, elle fut féroce : 11 000 arrestations, des dizaines d'assassinats, dont de nombreux manifestants noyés dans la Seine, tués par balle, frappés à mort", est-il écrit dans cet appel.

"Le temps est venu d'une reconnaissance officielle de cette tragédie dont la mémoire est aussi bien française qu'algérienne. Les victimes oubliées du 17 octobre 1961 travaillaient, habitaient et vivaient en France. Nous leur devons cette justice élémentaire, celle du souvenir", est-il ajouté. "Reconnaître les crimes du 17 octobre 1961, c'est aussi ouvrir les pages d'une histoire apaisée entre les deux rives de la Méditerranée", selon ce texte, qui appelle à "construire une nouvelle fraternité franco-algérienne".

Stéphane Hessel et Michel Rocard signataires

Publié mercredi, il a déjà été signé par plus d'une centaine de personnalités, parmi lesquelles le résistant Raymond Aubrac, l'ambassadeur et écrivain à succès d'Indignez-vous ! Stéphane Hessel, le sociologue Edgar Morin, le philosophe Régis Debray ou l'ancien Premier ministre Michel Rocard. On trouve également les signatures des écrivains Azouz Begag, Didier Daeninckx, Nancy Huston ou François Maspero, du directeur des Temps modernes Claude Lanzmann, du journaliste Jean Daniel, de l'éditeur François Gèze, des sociologues Christian Baudelot ou Éric Fassin, du responsable associatif Mouloud Aounit ou de l'anthropologue Dounia Bouzar.

Les historiens Jean-Luc Einaudi et Benjamin Stora, qui ont travaillé sur cette page sombre de l'histoire de France, sont aussi parmi les signataires. Jetés dans la Seine, tués par balle ou morts le crâne fracassé par des manches de pioche ou des crosses de fusil : 50 ans après, une chape de silence officiel pèse toujours sur la sanglante répression de cette manifestation d'Algériens à Paris. Le bilan officiel est de 3 morts et 64 blessés. Cent personnes sont mortes du fait des exactions de la police, soutiendra en 1988 Constantin Melnik, qui fut conseiller pour la police et le renseignement au cabinet du Premier ministre Michel Debré pendant la guerre d'Algérie. Le bilan réel se situe probablement autour de 200 morts, voire "plusieurs centaines", selon Jean-Luc Einaudi, qui a levé le voile sur cette tragédie en publiant en 1991 La bataille de Paris.

21/09/2011

Informations sur l'interpellation violente des Indignés, le 19 Septembre 2011 à Paris

( aucune information dans la presse nationale sur ce sujet ! )

communiqué :

Informations sur l'interpellation violente du mouvement des Indignés, le 19 Septembre 2011 à Paris

by acampada nomada on Tuesday, September 20, 2011 at 8:14am

 LES FAITS
Ce soir la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.
Rappelons puisque ceci n'est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.
Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazé avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluaient sur le trottoir et les ont dirigé vers le boulevard Saint-Germain, dans lequel ils les ont encerclé.
Sous le prétexte d'un contrôle d'identité, ils les ont gazé une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais...).
 
Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits : "ce sont les ordres que nous avons reçu". Rappelons qu'un policier a le devoir de ne pas exécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l’exécute. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d'expression et d'opinion et ne troublaient en aucun cas l'ordre public, puisqu'ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.
Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l'une d'entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.
 
Plusieurs personnes se sont opposées à l’interpellation en se plaçant devant les bus de CRS amenant les 80 indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette fois-ci, de manière plus particulière. Maitrisés par la force, certains d'entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insultés et ont reçu des gifles et des coups de pied de la part des CRS, les policiers ont rempli leurs gants de gaz lacrymogène et les leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu'ils avaient au préalable également rempli de gaz lacrymogène.
 
Finalement les trois quart des personnes ont été relâchées rapidement, puisque aucun chef d'inculpation concret n'existait, les derniers interpellés ont été relaché entre 1h et 2h du matin.
Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est très grave. C'est la manière que le gouvernement français utilise pour accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d'une démocratie participative et horizontale.
 
Chaque jour nous vivons l'oppression et la répression de cette société oligarchique. C'est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C'est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour après jour. Mais nous ne pourrons le faire qu'avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l'avant.
 
La résistance est en marche, rejoignez-nous.


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