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03/09/2015

Boycottez GUCCI !

vu ce jour dans la presse :

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25/01/2014

Le contrôle des gens par Internet, Amazon, Google ... "1984" est là !

lu sur Le Temps (Suisse):

«On programme la façon de penser des gens».pdf

Visions sociétales d’un oracle virtuel.pdf

«On programme la façon de penser des gens»

Amazon veut envoyer des produits avant même qu’ils n’aient été commandés. Dirk Helbing explique comment on peut lire le futur dans les masses de données

27/10/2013

La publicité aujourd'hui

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/26/le-terrorisme-publicitaire_3503506_3232.html

Le terrorisme publicitaire

LE MONDE | 26.10.2013 à 12h18 • Mis à jour le 26.10.2013 à 17h00 |Par Hans Magnus Enzensberger (Poète, écrivain, traducteur et journaliste)

Elle fut toujours bruyante. Aujourd'hui, on peut encore entendre, sur un certain nombre de marchés, la voix des camelots. Elle est agaçante, mais inoffensive. Lorsque la révolution industrielle lança le coup d'envoi de la consommation de masse, la réclame passa au régime industriel. Dans les milieux qui se prenaient pour l'élite, on tint longtemps pour vulgaire de se vanter soi-même, ou de vanter ses produits. Le fait que le secteur ait rebaptisé son activité « publicité » n'a pas amélioré sa réputation.

Des natures moins snobs participent aujourd'hui comme jadis à des jeux-concours, échangent des bons de réduction et comparent remises et promotions-bonnes affaires. Comment peut-on parler avec autant de bonhomie du terrorisme de la publicité ? N'est-on pas trop optimiste ? Et en quoi le tam-tam du camelot a-t-il absolument à voir avec la politique ?

Même si la clientèle ingénue ne veut rien en savoir, il est un fait : la politique s'est très vite emparée de la publicité –− l'inverse étant tout aussi vrai. La publicité est devenue, au plus tard à partir des années 1920, une force politique. Les partis se sont imposés comme des marques commerciales déposées et, afin d'obtenir des parts de marché, ont lutté plutôt au moyen de slogans qu'au moyen d'arguments.

Au cours des années de crise et de guerre civile qui succédèrent en Allemagne à la première guerre mondiale, la propagande avait atteint des proportions effrayantes. Aucune dictature du siècle ne s'en sortirait sans la « créativité » de spécialistes en publicité. Ce furent eux qui s'occupèrent des formulations les plus efficaces lorsqu'il fut question de campagne de dénigrement antisémite, d'agit-prop, de procès spectacles, de préparatifs de guerre et de culte de la personnalité.

« UN PEUPLE, UN REICH, UN FÜHRER »

Après 1945, il devint inenvisageable de faire des affaires avec des paroles du genre « Un peuple, un Reich, un Führer », ou avec des mises en scène de réunions politiques de masse à la Leni Riefenstahl. Aussi, lorsqu'en 1989 ce fut un peu plus qu'un mur qui tomba, et lorsque disparurent les banderoles qui proclamaient ce que signifiait apprendre à triompher de l'Union soviétique, les spécialistes émérites de l'agit-prop durent chercher du regard de nouveaux champs d'activité. Etant donné leur souplesse d'esprit, il ne leur fut pas difficile de s'adapter lorsque sonna l'armistice de la guerre froide.

Le besoin de tels spécialistes avait déjà pris une forte importance depuis le développement des médias de masse. Balzac et Zola savaient, en leur temps, que la presse ne pouvait pas vivoter de la seule vente des journaux. Les agences publicitaires fleurissaient au fur et à mesure que se développait l'édition de magazines et de journaux à sensation. Lorsque la radio et la télévision devinrent des médias de masse, elles conclurent en Amérique un pacte à la vie à la mort avec la « Madison Avenue » à New York, où se sont historiquement installées les grandes agences de publicité. Les films et les informations seraient interrompus et rallongés de façon routinière par des intermèdes publicitaires.

Ce que cela impliqua comme conséquences politiques et sociopsychologiques n'a été jusqu'à présent qu'insuffisamment exploré. Une armée d'universitaires-consultants, de sociologues et de spécialistes en études de marché, qui se mit au service des industries concernées, s'est chargée de ne pas le faire. Dans une économie de la captation de l'attention, il ne doit qu'en tout dernier lieu être question d'élucider le monde dans lequel on vit. On s'évertuera pour cette raison à privatiser l'espace public et à soutirer à la population le temps qui lui est laissé pour vivre sa vie. La publicité a atteint ces objectifs.

Elle a dévasté l'habitat avec ses panneaux lumineux, ses enseignes et ses banderoles. Les grands axes de circulation, les gares et les stations de bus et métro sont encombrés de toutes parts de panneaux-écrans sur lesquels un quelconque « annonceur » cherche à écouler quelque chose. Avec la même violence, la publicité s'introduit dans l'espace privé des hommes et leur vole autant de temps que possible. Personne ne peut aujourd'hui entrer dans un cinéma sans être importuné par les beuglements de la publicité. Un autre vieux moyen de communication, le téléphone, a lui aussi été colonisé par les entreprises de marketing et autres voleurs d'attention. La grande famille des publicités-déchets fait, avec ses prospectus et ses newsletters, l'essentiel des échanges postaux.

Il est difficile de comprendre quelle longanimité permet à l'humanité de tolérer ces abus. La résistance s'organisa de façon timide : « Pas de publicité ! », lit-on sur de nombreuses boîtes aux lettres, une requête ignorée par les distributeurs d'ordures sous-payés qui doivent remplir leurs quotas. Aucune protection n'est à espérer de la part des institutions étatiques.

Tout cela fait pourtant partie d'une phase de l'évolution technique qui donne déjà une impression de suranné. Car la puissance politique de la publicité a pris au cours des trois, quatre dernières décennies une ampleur sans précédent. Ce furent l'invention de l'ordinateur et la mise en place d'Internet qui rendirent cela possible.

LES MISES À JOUR SONT TRAFIQUÉES

Depuis, GoogleFacebook, Yahoo & Co –- et leurs valeurs boursières –- éclipsent les vieux monstres de l'industrie lourde et des capitaux financiers. Tout le monde apparaît dans leurs fichiers clientèle. Leur principe de base est de ne générer par eux-mêmes aucun contenu. Cette tâche, ils la laissent à d'autres médias ou bien aux utilisateurs, qui leur fournissent gratuitement informations ou détails sur leurs vies privées. Ce modèle commercial dépend du financement par la publicité. Ces groupes disparaissent s'ils ne font pas de la retape. Il n'y a pas de moteur de recherche neutre. Les mises à jour sont trafiquées, les recommandations d'achat falsifiées, les enfants rééduqués en bons petits clients. Certes, des géants du commerce comme Amazon doivent se coltiner comme avant l'expédition des biens matériels, et des groupes comme Microsoft ou Apple vivent encore de la vente de leurs logiciels et de leur matériel informatique. Mais qui veut gérer des milliards de clients doit collecter leurs données personnelles. Des méthodes mathématiques, qui s'avèrent de très loin supérieures aux méthodes jadis utilisées par les techniciens de la domination politique des polices secrètes, servent à cela.

La publicité a ainsi adopté une nouvelle dimension politique. Car les groupes américains qui dominent l'Internet sont des alliés des « Etats dans l'Etat ». Les relations qu'ils entretiennent avec les services secrets reposent sur de solides intérêts communs ; groupes industriels comme services secrets ont besoin de toutes les informations disponibles permettant de contrôler la population. On se met d'accord sur le fait que les droits fondamentaux ne sont que des vestiges de temps révolus. De façon très obligeante, l'un des protagonistes les plus puissants, le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, est convaincu que l'époque de la sphère privée est terminée.

Alors que la politique européenne fait celle qui ne se doute de rien, joue à la dégonflée, on remarque que ceux qui s'opposent aux « Etats dans l'Etat » viennent justement des Etats-Unis. Les lanceurs d'alerte traités de traîtres, comme le sont M. Manning et M. Snowden, restent fidèles à la Constitution de leur pays.

Il est difficile de déterminer avec précision qui est aux manettes dans le camp de la surveillance et du contrôle. S'agit-il desdits « services » étatiques, qui se sont émancipés de tout contrôle démocratique ? Leur père fondateur, J. Edgar Hoover, le patron du FBI, avait déjà réussi à intimider des présidents avec ses dossiers. Aujourd'hui, les chefs de gouvernement regardent de monstrueux services jouer aux patrons.

S'agit-il donc de ces organisations qui gardent la situation bien en main, en se cachant derrière les acronymes des services de renseignement comme NSA, DGSE et BND ? Ou bien s'agit-il plutôt de leurs complices, les groupes industriels d'Internet, qui maîtrisent les données ? Ce partenariat forme un univers politique parallèle dans lequel la démocratie ne joue plus le moindre rôle.

On trouve encore dans cette association un troisième larron : la criminalité organisée. Là encore, il n'est pas évident de comprendre à quoi on a affaire. Certes, tout « utilisateur » sait bien que des syndicats du crime internationaux s'activent en permanence sur la Toile afin de voler des données, afin de semer spams, attaques par hameçonnage, virus et chevaux de Troie, afin de blanchir l'argent de la drogue, de faire du commerce d'armes. Et saisir ainsi toutes les occasions d'argent sale que le flux de données a à offrir. Mais les frontières entre les affaires civiles et militaires, entre les cellules d'espionnage et les cellules terroristes sont floues, car toutes les parties utilisent les mêmes méthodes et recrutent les mêmes informaticiens, hackeurs et cryptographes à partir d'une même pépinière de talents.

Cela vaut pour un autre participant à ce jeu avec la Toile. Il est de loin le plus petit. Son rôle est celui du trouble-fête. Parce que l'anonyme guérillero du Web fonctionne à l'écart de toute forme d'organisation hiérarchique, en s'en passant fort bien, il est difficilement saisissable. Cette forme avancée de résistance civique réserve probablement encore aux services secrets plus d'une fâcheuse surprise.

Ce qui est beau dans le régime post-démocratique dans lequel nous vivons, c'est son silence. Les rôles du gardien d'immeuble-espion et du délateur sont désormais assurés par des millions de caméras de surveillance et de téléphones portables. Pour la très grande majorité des gens, c'est chose assez agréable. Doit-on alors appeler progrès historique le fait de découvrir que la surveillance totale et le contrôle total de la population s'avèrent également possibles avec des moyens relativement non violents, relativement peu sanglants ?

Cette situation est garantie par la domination des services secrets et leur alliance avec la publicité. Qui s'accommode donc de ce régime le fait à ses risques et périls.

Traduit de l'allemand par Frédéric Joly


Hans Magnus Enzensberger (Poète, écrivain, traducteur et journaliste)

Hans Magnus Enzensberger
 
Poète, écrivain, traducteur et journaliste allemand, également connu sous le pseudonyme d’Andreas Thalmayr. Célèbre pour sa critique du monde contemporain, il a notamment publié, chez Gallimard, « Le Perdant radical : essai sur les hommes de la terreur » (2006) et « Le Doux Monstre de Bruxelles ou L’Europe sous tutelle » (2011).

26/03/2013

Actions contre l'affichage publicitaire dans l'espace public : le tribunal reconnaît l'état de nécessité

Communiqué de presse - lundi 25 mars 2013

Relaxe pour 6 militants antipubs du Collectif des déboulonneurs

La 12e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a relaxé aujourd'hui les six militants de notre collectif qui étaient jugés le 25 février 2013 [1] pour avoir barbouillé trois panneaux JCDecaux en 2009.

Le tribunal reconnaît l'état de nécessité et cite l'article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme(*). Nous nous félicitons que notre mouvement de désobéissance civile voit son mode d'action reconnu par le tribunal.
JCDecaux est débouté de sa demande de 895 € pour frais de nettoyage des panneaux. Les faits de barbouillage ont été requalifiés en dégradation légère (passibles d'une contravention de 5e classe). En conséquence, conformément aux réquisitions du procureur, le tribunal a également relaxé les militants pour le refus de prélèvement ADN.

La reconnaissance de l'état de nécessité par le tribunal a deux conséquences :
- le danger publicitaire immédiat et important sur la société est avéré
- le dysfonctionnement de la démocratie et des méthodes classiques d'interpellation des pouvoirs politiques ne peut plus être nié

Cet état de fait nous autorise à exiger un rendez-vous d'urgence avec le gouvernement. Mme Batho, ministre de l’Écologie, qui déclarait récemment que le Grenelle de l'Environnement n'avait été qu'une opération de communication n'a d'autre choix que de rouvrir ce dossier extrêmement mis à mal par ses prédécesseurs sous la pression des afficheurs. Elle montrera ainsi que le changement des pratiques politiques est à l’œuvre.

Le Débat National sur la Transition Énergétique nous permettra d'entrer immédiatement dans le vif du sujet. Une première décision pourrait être l'interdiction des écrans publicitaires numériques, symboles de la défiguration des paysages, de la main-mise sur les esprits que représentent ces télévisions géantes dans la rue et du gaspillage énergétique étalé en plein jour et érigé en modèle.

Suite à cette décision de justice, et dans l'attente d'une réponse de la Ministre, notre collectif envisage une trêve des actions de désobéissance civile.

Contact presse : Nicolas - 06 62 60 06 12

Collectif des déboulonneurs de Paris
deboulonneurs.paris@no-log.org

[1] http://www.deboulonneurs.org/article649.html
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(*) voir :

http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a11

Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. 
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis. 

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voir aussi : 

Politis

http://www.politis.fr/Six-anti-pubs-juges-pour-un,21110.html

AFP - 25 février 2013 19h13 

http://www.romandie.com/news/n/_Peines_moderees_requises_contre_six_militants_antipub_des_Deboulonneurs34250220131916.asp

extrait :

..." Les Déboulonneurs demandent une réduction de la taille des affiches, à 50 x 70 cm, et du nombre de panneaux afin que soit respectée la liberté de ne pas recevoir des messages publicitaires sans consentement."...

25/11/2012

Un patron "exemplaire": celui de PUBLICIS (vous connaissez ?)

Novembre 2012 / Article inédit

 

Maurice Lévy, intouchable président-directeur général

par Marie Bénilde

Dans l'univers de la presse, M. Maurice Lévy est intouchable. Il sait pouvoir compter sur un faisceau d'amis et d'intérêts bien compris. « Le Monde diplomatique », qui a déjà consacré plusieurs articles critiques au PDG de Publicis - troisième groupe publicitaire mondial -, doit au soutien de ses lecteurs et de ses abonnés la liberté de pouvoir poursuivre ce travail irrévérencieux.

Le 14 avril 2012, le « Journal inattendu », sur RTL, recevait M. Maurice Lévy. Conformément au principe de cette émission, qui confie à son invité le rôle de rédacteur en chef, le président-directeur général (PDG) de Publicis présentait le journal d'information conjointement avec Marie Drucker, journaliste à RTL et à France 2 et fille de Jean Drucker, patron-fondateur de M6.

Lorsque vint le moment d'interroger ce « rédacteur en chef » un peu spécial à propos de son bonus de 16,2 millions d'euros, le plus important jamais consenti à un dirigeant d'entreprise français, la jeune femme prit son courage à deux mains : « Il est bon de rappeler que vous n'avez pas usurpé votre rémunération : vous avez transformé Publicis en groupe de communication mondial, vous avez créé des milliers d'emplois... Personne ne conteste ce que vous avez fait de Publicis,[ni] que vous êtes un bon patron, mais je voudrais revenir sur une contradiction personnelle, peut-être... » Au cours de près d'une heure d'émission, l'auditeur apprit par la bouche de la journaliste que le patron le plus performant du CAC 40 - selon le classement 2011 de Challenges - était «  un exemple »,qu'il était « attentif aux problématiques citoyennes et aux questions d'éthique », et qu'il mettait « beaucoup de [son] énergie et de [sa] judéité à combattre le racisme et l'antisémitisme ».

L'intéressé profita de cette nouvelle antenne généreusement offerte pour donner sa vérité : il avait fait passer son groupe - créé par Marcel Bleustein-Blanchet, père d'Elisabeth Badinter - de six mille salariés en 1996 à cinquante-quatre mille quinze ans plus tard, après avoir multiplié par dix le chiffre d'affaires, pour le porter à 5,8 milliards d'euros. Son mégabonus ? Une « rémunération différée » depuis 2003, liée à une « surperformance » - des résultats au-dessus des objectifs -, comparable aux primes de match« d'un Ronaldo ou d'un Zidane », et sur laquelle il toucherait « moins d'un demi-centime par euro gagné ». « On veut abîmer un patron qui s'est conduit de manière toujours exemplaire », protesta-t-il. Les militants de Génération Précaire qui manifestaient devant le siège de Publicis ne partageaient pas complètement cette opinion : « Avec 16 millions d'euros, Maurice Lévy aurait pu embaucher sept cent quarante personnes en CDI », soulignait l'un d'eux, alors que des stagiaires payés 400 euros par mois,« qui font le travail d'un consultant », représentent jusqu'à 35 % des effectifs dans certaines entités du groupe (...)

Lire la suite de cet article inédit de Marie Bénilde :

http://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/BENILDE/48385

29/06/2012

Alcool au volant, alcool tout court ...

... l'obligation d'un éthylotest est une leurre ! Une loi vraiment utile serait une loi interdisant la publicité pour les boissons alcoolisées, TOUTES les boissons alcoolisées : bière, whisky, gin, vodka, pastis ... Regardez autour de vous ! 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/mobilite/article/2012/06/29/les-ethylotests-de-la-discorde_1726808_1653095.html

Les éthylotests de la discorde

partir du dimanche 1er juillet, les conducteurs de voitures et de deux-roues (à l'exception des cyclomoteurs) devront détenir un éthylotest chimique ou électronique (non usagé évidemment). Dans le cas contraire, s'ils sont verbalisés, ils devront payer une amende de 11 euros, à partir du 1er novembre. Cette obligation avait été annoncée le 30 novembre 2011 par Nicolas Sarkozy, qui entendait ainsi lutter contre l'alcool au volant, à l'origine d'un tiers des accidents mortels. En soufflant dans le "ballon", les conducteurs devraient évaluer eux-mêmes s'ils peuvent ou non prendre le volant après avoir bu. Un décret a été publié le 28 février.

Cette décision est contestée. François Hollande, quand il était candidat, avait estimé, dans un courrier adressé à la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, que "cette mesure d'autocontrôle, qui procède d'une démarche de conviction personnelle, n'est pas toujours adaptée". Il ajoutait que "la très grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale". Selon Mme Perrichon, "80 % des accidents mortels liés à l'alcool ont lieu avec une alcoolémie supérieure à 1,2 gramme, soit l'équivalent de dix verres". En outre, la fiabilité des éthylotests est sujette à caution.

Lire aussi : Ethylotests chimiques : controverse sur la fiabilité des appareils

Mme Perrichon estime que, pour lutter contre l'alcool au volant, il aurait fallu"appliquer strictement la loi Evin, interdire la publicité sur Internet, la vente d'alcool dans les stations-service, et traiter l'addiction dès les premières infractions délictuelles". Elle déplore que "le gouvernement de Sarkozy n'ait pas osé s'attaquer au lobby de l'alcool" et s'étonne que la décision d'imposer les éthylotests chimiques ait été prise "sans aucune concertation avec les experts". Gageant que cette mesure "absurde" aura prouvé son inefficacité d'ici un an, elle affirme que "les seuls bénéficiaires seront les fabricants". Elle regrette que les pouvoirs publics aient "suivi benoîtement le lobbying mis en place par l'entreprise d'éthylotests chimiques Contralco, au travers de l'Association nationale pour la promotion du dépistage d'alcoolémie et des drogues, I.Tests". Daniel Orgeval, le président de cette association, créée en juillet 2011 pour démarcher les pouvoirs publics, était en même temps chargé de mission chez Contralco.

PAS DE NORME EUROPÉENNE

La Ligue de défense des conducteurs, organisation dont la finalité est opposée à celle de la Ligue contre la violence routière – elle entend lutter contre la"répression" dont seraient victimes les automobilistes –, insinue pour sa part que le décret n'aurait été pris que pour favoriser Contralco. La Préfecture de police de Paris ne trouve pas trace des statuts de cette association qui, selon sa secrétaire générale, Christiane Bayard, auraient été déposés au nom de la Ligue de défense des citoyens, cette dernière ayant pour but d'empêcher "les entraves à la liberté de travailler" ou "les atteintes à la sûreté personnelle". La Préfecture ne trouve pas non plus trace de cette modification.
Le site Liguedesconducteurs.org dénonce "un scandale", affirmant même, avant de se rétracter partiellement, que le décret comporterait "une obligation de norme NF", norme que "Contralco serait la seule à avoir", du fait que M. Orgeval est membre du comité de certification.

En réalité, le décret dispose que les éthylotests peuvent disposer soit d'une certification NF, prouvant qu'ils sont conformes à la norme française X2 0702, définie en 2007, soit d'un simple marquage du fabricant déclarant sa conformité à cette norme. Il n'y a donc pas d'obligation de certification. Aucune plainte n'a été déposée pour entrave à la concurrence, assure la Commission de Bruxelles, qui précise qu'il n'existe pas de norme européenne.

D'ailleurs, Contralco n'est pas la seule entreprise à avoir obtenu la certification : c'est le cas de Red Line Products, une entreprise sud-africaine, distribuée depuis un an par la société française Pelimex. "Les effectifs de Red Line au Cap ont, comme ceux de Contralco, triplé, et ses ventes représentent désormais 50 % de ce marché, de 50 millions de pièces par an", assure le directeur général de Pelimex, Pierre Elefteriou, lui aussi membre de I.Tests. D'autres sociétés ont demandé la certification du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE). La présence de M. Orgeval au comité de certification est liée à la composition de cette assemblée de vingt personnes, qui doit compter quatre représentants des fabricants.

Les associations 40 Millions d'Automobilistes et Prévention routière se félicitent, elles, de la mesure, regrettant toutefois qu'elle ne s'applique pas aux cyclomoteurs de moins de 50 cm3, prisés par les jeunes. 

Rafaële Rivais

26/06/2012

Pour un droit de non-réception des messages publicitaires !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

La publicité peut avoir des effets nocifs sur la société

Procès des Déboulonneurs de pub : et la liberté de (non) réception ?

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 12h40 • Mis à jour le 26.06.2012 à 12h40

Par Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

"Il serait inique que des barbouilleurs animés par un esprit civique de dépollution des images soient poursuivis et condamnés, alors que tant  d'ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées." Edgar Morin.

Le 3 avril, huit personnes du collectif "les Déboulonneurs" comparaissaient à la chambre d'appel correctionnelle de Paris pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires. Lors du procès, le réquisitoire du procureur a largement reposé sur l'argument d'une atteinte à la liberté d'expression des annonceurs. Le jugement devant être rendu mardi 26 juin, il nous est apparu urgent de rappeler les éléments montrant que la publicité, par ses mécanismes mêmes, porte atteinte à certaines libertés de l'individu et qu'elle peut avoir des effets nocifs sur la société en termes de santé publique (surcharge cognitive, stress, obésité...). 

Les sciences cognitives et sociales (neurosciences, psychologie et sociologie notamment), disciplines dont nous relevons, tendent à montrer que la publicité biaise nos comportements les plus automatiques, y compris de façon inconsciente. Et si l'émergence des techniques d'exploration du cerveau nous permettent de mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons montrer ici que ces nouvelles connaissances et leur appropriation par le domaine publicitaire (en particulier via le neuromarketing) requièrent un débat le plus large possible sur la présence de la publicité dans l'espace public.

INFLUENCE DE LA PUBLICITÉ SUR NOTRE COMPORTEMENT ET NOTRE CERVEAU

Rappelons tout d'abord l'origine historique de la publicité. Le premier grand saut technique s'opère au début du XXe siècle, en passant d'une simple répétition mécanique du message à une méthodologie élaborée de persuasion des masses. L'un des principaux pionniers de cette "manufacture du consentement" s'appelle Edward Bernays et n'est autre  que le neveu de Freud. Il décide d'utiliser les découvertes de la psychanalyse pour parvenir à une "manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes" par des "chefs invisibles" (The Century of the Self, 2002). L'exemple le plus frappant de cette nouvelle démarche publicitaire est la  diffusion dans la presse de photos de jeunes femmes belles, modernes et indépendantes, fumant des cigarettes appelées "torches de la liberté". En incitant les femmes à fumer à une époque où ce comportement était réprouvé, Bernays se vanta d'avoir doublé la taille du marché potentiel de l'industrie du tabac !

Grâce à l'imagerie cérébrale, les neuroscientifiques ont récemment commencé à s'intéresser à l'effet de l'image de marque d'un produit sur nos cerveaux. Dans ce contexte, on se focalise sur le système de récompense, un ensemble de régions du cerveau évolutionnairement très ancien. Ce système fait interagir émotions et prises de décision de telle sorte que ces dernières échappent à la rationalité pure.Il se révèle aussi très sensible à certains signaux de notre environnement qui peuvent influencer nos comportements même quand ils ne sont pas perçus consciemment (ce dont on peut s'assurer en laboratoire).

partir de ces connaissances, une équipe de chercheurs américains a comparé l'activité cérébrale du système de récompense chez des individus invités à goûter deux marques de sodas. Lorsque le test se fait en aveugle, les deux marques de boissons sont autant appréciées l'une que l'autre et activent le système de récompense de façon équivalente. Par contre, lorsque les étiquettes sont rendues visibles, l'un des deux sodas active soudainement beaucoup plus le système de récompense et est préféré par la majorité. Cette étude fut la première à montrer par la mesure de l'activité cérébrale comment l'image de marque construite par la publicité peut biaiser les préférences des consommateurs.

Depuis lors, les études visant à mesurer ces préférences au moyen de l'imagerie cérébrale se sont multipliées sous la bannière de ce que l'on appelle le neuromarketing. Jusqu'à présent, cette approche a essentiellement cherché à calibrer le message publicitaire de façon à activer le plus possible le système de récompense. Bien que le neuromarketing  soit aujourd'hui vivement critiqué pour son absence de rigueur scientifique, il pourrait devenir, avec les progrès des neurosciences, un véritable outil d'ingénierie publicitaire.

ENJEUX SANITAIRES DE LA PUBLICITÉ À GRANDE ÉCHELLE

Le ciblage de notre système de récompense par la publicité doit aussi être considéré en termes de santé publique. On sait que le système de récompense est plus vulnérable chez certains individus. Les personnes souffrant d'obésité par exemple voient leur système de récompense activé de façon anormale par des images de nourriture ultra-calorique. La publicité exploite leur vulnérabilité et renforce leurs comportements de surconsommation. Les enfants ayant un système nerveux encore en développement sont aussi très sensibles à la publicité. Sur la base de multiples études issues des plus grands journaux médicaux, l'Agence de l'alimentation britannique demande, pour ces mêmes raisons, que "les enfants aient le droit de grandir à l'abri des pressions commerciales, lesquelles encouragent la consommation d'une nourriture trop riche, trop sucrée et trop salée qui fait courir un risque pour la santé actuelle et future des enfants".

Les estimations menées aux Etats-Unis montrent ainsi que l'obésité infantile pourrait être réduite de près d'un tiers en régulant mieux la publicité des produits alimentaires. Plus généralement, on sait maintenant que la dérégulation du système de récompense accompagne de nombreux troubles psychologiques et psychiatriques. Dans l'attente de travaux scientifiques évaluant l'effet de la publicité sur les populations à risque, il nous semble indispensable d'en appeler au principe de précaution pour réguler les messages commerciaux à destination de nos concitoyens les plus fragiles.

ENJEUX ÉTHIQUES DE LA PUBLICITÉ AU XXIE SIÈCLE

Tous ces éléments révèlent que ce qui est en jeu s'avère beaucoup plus complexe que la simple liberté d'expression invoquée pour le publicitaire. Or cette liberté-là ne va sans une autre liberté complémentaire de la première : la liberté de non-réception. Il s'agit de garantir à chaque citoyen le droit de choisir où et quand il souhaite accéder à de l'information publicitaire. Ceci pour lui permettre de se protéger de son influence ou simplement de se reposer de la surcharge d'information. Selon les estimations, les enfants sont exposés quotidiennement à plusieurs dizaines de spots publicitaires, voire plusieurs milliers aux Etats-Unis. Face à ce bombardement quotidien, la liberté de non-réception des citoyens doit être assurée, en particulier dans l'espace public. L'Etat se doit en effet d'y être le garant de la neutralité commerciale autant que de la sureté psychologique de tout un chacun.

Or, selon nous, les évolutions récentes sont inquiétantes. Par exemple, les usagers du métro parisien auront pu constater le remplacement progressif des affichages sur papier par de très larges écrans plats. Cette technologie exploite le fait que toute image en mouvement dans la périphérie du champ visuel capture automatiquement l'attention de l'individu. Cette réaction automatique, héritage de notre évolution au cours de laquelle le danger pouvait surgir sans prévenir, s'accompagne d'une augmentation du niveau d'alerte et de stress qui favorise la mémorisation du message. En outre, l'intégration dans ces écrans de capteurs mesurant l'intensité du regard peut transformer, à leur insu, les passants en cobayes d'expérimentation publicitaire à grande échelle.

Nous déplorons que les usagers des transports n'aient pas été consultés, ni même informés, de cette évolution qui touche directement leur environnement visuel et entraîne la collecte d'informations sur leur comportement. A cela s'ajoutent les dizaines de milliers d'enquêtes d'opinion que les régies publicitaires ont déjà accumulées (depuis leur apparition, dans les années 1960). Ce traçage prend aujourd'hui un essor sans précédent avec le développement des technologies numériques (puces RFID des badges en tout genre, GPS des smartphones, réseaux sociaux omniprésents, etc.). Aujourd'hui ce "temps de cerveau disponible", profilé et géolocalisé est vendu au prix fort par les afficheurs : la diffusion d'un message publicitaire est quantifiée en Occasion de voir (ODV), facturée à l'unité entre 0,1 et 0,7 euro.  Ainsi une personne vivant en Ile-de-France rapporte une cinquantaine d'euros par jour à l'industrie publicitaire, sans même le savoir.

En l'absence de débat citoyen, le politique cède trop facilement aux pressions des annonceurs et afficheurs, réclamant toujours moins d'entraves pour faire davantage de profits. Ainsi, loin d'en limiter la présence dans l'espace public, la loi du 12 juillet 2010 issue du Grenelle de l'environnement laisse place, selon le ministère lui-même, à "un développement important de secteurs comme ceux du micro-affichage, des bâches, des dispositifs innovants, des publicités sur aéroports ou gares [...], permettant d'envisager une progression de 10 à 30 % des chiffres d'affaires des entreprises investissant dans ces domaines d'activité".

SOLUTIONS ET ALTERNATIVES

Pourtant, réduire la place de la publicité dans l'espace public n'est pas une simple revendication idéaliste. En 2006, le conseil municipal de la ville de Sao Paulo a voté à une quasi-unanimité une loi "Ville propre" bannissant tout affichage publicitaire dans l'espace public. Cinq ans après son entrée en vigueur, un sondage montre que 70 % des résidents de Sao Paulo ont trouvé les effets de cette loi bénéfiques.

Devant les enjeux révélés par les dernières avancées scientifiques, nous souhaitons encourager toute démarche de régulation du système publicitaire actuel et en premier lieu dans l'espace public. En barbouillant des publicités, le collectif des Déboulonneurs a osé un acte de désobéissance civile afin d'être entendu par la collectivité et de pousser le politique à accepter une ré-ouverture du débat. A travers eux, c'est la liberté de non-réception des citoyens que nous devons défendre.

 

Guillaume Dumas est chercheur à la Florida Atlantic University ;

Mehdi Khamassi est chercheur au CNRS ;

Karim Ndiaye est chercheur à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière ;

Yves Jouffe est chercheur à l'université Paris-Est ;

Luc Foubert est docteur de l'Université Pierre et Marie Curie-Paris-VI ;

Camille Roth est chercheur au CNRS.

Les auteurs remercient Célya Gruson-Daniel pour son aide.

Guillaume Dumas, Mehdi Khamassi, Karim Ndiaye, Yves Jouffe, Luc Foubert et Camille Roth, chercheurs en sciences cognitives et sociales

10/06/2012

Affichage publicitaire : rectificatif envisagé

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=5202

08-06-2012 - Suspension partielle du décret favorable à l’affichage publicitaire 

Début février 2012, la parution du décret visant à modifier l’affichage publicitaire est une grande déception. Maintien des panneaux publicitaires grand format scellés au sol, nouvelles perspectives d’implantation…, il anéantit tout espoir de juguler une pollution publicitaire croissante. Bien qu’alerté sur ce non sens par les associations dès le mois de mars, le ministère de l’Ecologie n’est pas intervenu. Aussi, le 23 mars 2012, les associations France Nature Environnement (FNE) et Agir pour les paysages déposèrent un recours en annulation. 

Parallèlement, elles ont saisi le Conseil d'Etat d’un recours en référé-suspension. Celui-ci vient de rendre son avis, suspendant l’application du décret concernant les enseignes scellées au sol, jusqu’à ce que le ministère de l’Ecologie adopte un rectificatif. Cette nouvelle tombe à point nommé, l’entrée en vigueur du décret était initialement prévue pour juillet prochain.   

Cécile Cassier

 

04/04/2012

Antipub ou pas ?

à lire sur :

http://antipub.org/spip.php?article253

 
Pubomètre des candidats à la présidentielle de 2012

Après leur avoir envoyé un questionnaire, RAP a reçu la réponse de la plupart des candidats à l’élection présidentielle. Résultats.

La notation des candidats est une moyenne de

- la qualité des réponses au questionnaire (0 en cas de non-réponse), note sur 10 valant double

- le programme et sa compatibilité avec nos propositions (note sur 10 ; 0 si pas de mention de la publicité dans le programme)

- le bilan et les actes du candidat ou des élus de son parti lorsqu’il(s) étai(en)t dans des exécutifs. Ce point n’est pas noté si pas d’élu. En partant de 5, on a enlevé et ajouté des points en fonction des actions. Note sur 10.

Un bonus de point est accordé en fonction des discours, prises de position et engagements publics marquant un intérêt pour le sujet.

05/02/2012

Procès antipub à Tours

communiqué :

Le collectif des Déboulonneurs est en procès à Tours le 20 mars 2012 à 14h, au tribunal de Police de Tours (place Jean Jaurès). Motif: "Dégradation du bien, en l'espèce des panneaux publicitaires, appartenant à JC Decaux, dont il n'est résulté qu'un dommage léger".

Les militants agissent à visage découvert et assument parfaitement les conséquences de leur action. Le panneau de pub en question est un panneau déroulant extrêmement consommateur en électricité, vantant notamment les mérites des cookies au chocolat pour les enfants et des crèmes antirides, ainsi que du nouvel Iphone. Ne parlons pas des conséquences environnementales (surconsommation), sociales (endettement des ménages), sanitaires (publicité pour alcool et autre produits toxiques), culturelles ("culture" pub) du toujours plus de panneaux publicitaires dans nos villes et nos campagnes. De toutes façons, les associations qui luttent contre ces fléaux n'ont pas d'espaces pour s'exprimer à Tours! La municipalité est d'ailleurs en infraction concernant le nombre de panneaux d'affichage libre... Pas le choix, à Tours, on n'a que les bombes de peinture pour s'exprimer! D'ailleurs, ce droit de réponse à la publicité a été reconnu par un juge parisien lors d'un dernier procès. Pourquoi les citoyens ne pourraient-ils pas répondre à un message publicitaire commercial toujours plus outrancier ?

Le collectif des Déboulonneurs revendique depuis des années une diminution de l'empreinte publicitaire dans l'espace public. Il ne s'agit pas de supprimer toute forme de publicité commerciale, mais bien de réduire la taille des affiches à un maximum de 50 x 70 cm, taille des affiches associatives et politiques à Paris. Les passants pourraient ainsi choisir de regarder ou non le message publicitaire ! Pour l'instant les sociétés publicitaires refusent de répondre à nos revendications et nous attaquent devant les tribunaux pour nous intimider...

Pour soutenir les militants (à l'ordre de Trop c'est trop): Trop c'est trop - 22 rue Emile Zola - 37000 Tours.

Vidéo de l'action: http://www.youtube.com/watch?v=xOlrgD18h38
Pour nous contacter: deboulonneurs.tours@gmail.com
Site des Déboulonneurs: www.deboulonneurs.org

Merci d'avance et faites passer le message.
Les Déboulonneurs
Contact (Rémi Filliau): 06 30 13 35 30

Le Collectif des Déboulonneurs de la ville de Tours

Informations sur :
http://www.deboulonneurs.org/

12/12/2010

Tabac et dépression : un cercle vicieux

 

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/tabac-et-depression-un-cercle-vicieux-10-12-2010-1273910_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101212

 

Tabac et dépression : un cercle vicieux

 

Il n'y a pas (ou guère) de fumeurs heureux. En tout cas, toutes les études scientifiques établissent des liens entre l'addiction à l'herbe à Nicot et la fréquence des épisodes dépressifs. Deux publications récentes soulignent à la fois que la dépression réduit les chances de sevrage et que le fait d'avoir réussi à abandonner la cigarette procure un vrai bonheur. Explications du professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et président de l'Office français de prévention du tabagisme.

Le Point.fr : Les liens entre tabagisme et dépression sont-ils avérés ?

Professeur Dautzenberg : Oui. Il est désormais prouvé qu'être fumeur multiplie par trois le risque de souffrir de dépression ou de tenter de se suicider et que le fait d'être dépressif triple les "chances" de devenir dépendant au tabac. Il s'agit donc d'un terrible cercle vicieux. Il est impossible de dire si c'est la poule qui fait l'oeuf ou l'oeuf qui fait la poule, ici, ce serait les deux.

D'ailleurs, des travaux démontrent de façon assez claire que, à moral égal, les jeunes qui ont commencé à fumer au moment de l'adolescence deviennent plus souvent déprimés que ceux qui n'ont jamais cédé à cette tentation. Le tabagisme est donc un facteur de dépression. Mais, quand on se sent déprimé, on a envie d'allumer une cigarette. L'effet est bien à double sens.

Est-il beaucoup plus difficile d'arrêter de fumer quand on est déprimé ?

Oui, un fumeur dépressif a effectivement plus de mal qu'un autre à se passer de tabac. Et quand il cesse sa consommation, cela peut entraîner un déséquilibre de ses troubles psychologiques. Par ailleurs, un ancien dépressif a un risque augmenté de replonger, même longtemps après, quand il abandonne le tabac. Car l'état normal d'un fumeur après sa cigarette est identique à celui d'un non-fumeur. Sauf que la personne dépendante est en état de manque - et donc se sent très mal - si elle n'a pas accès à sa drogue.

Ce constat existe quels que soient les traitements d'aide au sevrage proposés. Une étude publiée l'an dernier dans le British Medical Journal montre qu'il n'y a finalement pas de différence significative dans le taux de dépression entre les personnes qui ont été aidées par des substituts nicotiniques et celles qui se sont vu prescrire les médicaments destinés à aider à soulager les symptômes de manque et à permettre de réduire les effets de plaisir liés au tabagisme.

Au final, la victoire sur le tabagisme rend-elle heureux ?

Un article paru dans le dernier Lancet mesure le bonheur général, en dehors de la maladie et des troubles dépressifs. Il montre que tous les gens qui arrêtent de fumer ont nettement plus la pêche que les autres. Leur humeur est meilleure. En pratique, c'est un grand bonheur pour un fumeur de se libérer de la cigarette. Il y gagne en bien-être. Et même les dépressifs se sentent beaucoup mieux. Mais il ne faut pas oublier que les choses s'aggravent chez ceux qui n'y arrivent pas. Pour ces personnes, l'échec est alors souvent difficile à supporter. 

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mon commentaire :

N'oublions pas que TOUT dans notre société actuelle conditionne les gens à fumer et boire de l'alcool.

Il suffit de regarder les publicités dans la rue, chez les buralistes (*), et surtout de constater ce que le cinéma nous inculque.

Essayez donc de trouver un film où les acteurs ne fument pas ou ne boivent pas d'alcool, où le fait d'allumer une cigarette ne soit pas un geste obligé à n'importe quel propos, où boire de l'alcool ne soit pas le summum du bien être et de la belle vie ... Bonne chance !

 

(*) voir par exemple sur ce blog : Industrie du tabac,...

et sur le blog "Aujourlejour" Publicité PRO-TABAC