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28/09/2016

Guerre (nucléaire) froide : un projet qui tombe à l'eau

Greenland's receding icecap to expose top-secret US nuclear project ...

www.theguardian.com › World › Greenland

06/01/2016

De l'absurdité de la politique ...

à lire :

Les chiffres contenus dans le rapport sur « les comptes des transports en 2014 » sont préoccupants et montrent que la route continue de gagner des parts de marchés au détriment du rail tandis que la baisse du prix du pétrole risque d’accentuer cette tendance.

 
     

25/09/2015

Combien de matins, combien de kérosène ...

 Poésie française - Webnet

...

( sillages d'avions le matin dans le ciel )

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31/07/2015

Changement climatique : les pollueurs au courant depuis longtemps

à lire sur :

Exxon knew of climate change in 1981, email says – but it funded deniers for 27 more years

A newly unearthed missive from Lenny Bernstein, a climate expert with the oil firm for 30 years, shows concerns over high presence of carbon dioxide in enormous gas field in south-east Asia factored into decision not to tap it

21/06/2015

Nutella, huile de palme, etc ...

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un article ancien à lire sur BASTAMAG :

 

Crime environnemental : sur la piste de l’huile de palme

17/04/2012 SOPHIE CHAPELLE

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L’huile de palme est massivement importée en Europe. Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait (...)

08/03/2015

Basta !

Quelques articles à lire sur Bastamag :

Basta ! -
 

Ces communicants qui redorent l'image des dictatures et des ... - Basta

www.bastamag.net/Comment-redorer-l-image-des-dictatures-et-des-regimesrepressifs-aupres-des

1600 milliards de dollars : le coût astronomique d'une décennie de ...

www.bastamag.net/1600-milliards-de-dollars-le-cout-astronomique-d-unedecennie-de-guerre-contre
il y a 5 jours ... 1600 milliards de dollars : le coût astronomique d'une décennie de guerre contre le terrorisme. par Eros Sana 3 mars 2015 ...
 

Biopiraterie en France : comment des entreprises privées menacent ...

www.bastamag.net/Biopiraterie-en-France-comment-des-entreprises-priveesmenacent-de-s-approprier

24 févr. 2015 ... Biopiraterie en France : comment des entreprises privées menacent de (...) Biens communs ... comment des entreprises privées menacent de s'approprier des semences et des plantes. par Sophie Chapelle 24 février 2015 ... 

Naomi Klein : « L'industrie pétrolière risque de brûler cinq fois plus ...

www.bastamag.net/Naomi-Klein-L-industrie-petroliere
18 févr. 2015 ... Naomi Klein : « L'industrie pétrolière risque de brûler cinq fois plus de ... Naomi Klein : « L'industrie pétrolière risque de brûler cinq fois plus de CO2 que ce que peut en absorber l'atmosphère ». par Rédaction 18 février 2015 ...

01/02/2015

Réchauffement climatique et activité volcanique

 

 Nota Bene :

 

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

 

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De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

 

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lu sur :

Climate change is lifting Iceland – and it could mean more volcanic ...

www.theguardian.com/.../climate-change-lifting-iceland-volcanic-eruptions

 

Climate change is lifting Iceland – and it could mean more volcanic eruptions

Land moving upward faster than researchers expected at 1.4in every year, allowing ‘hot potato’ rocks to rise

Iceland is rising because of climate change, with land freed by the melting of the ice caps rebounding from the Earth at a rate of up to 1.4in per year.

The downside? Researchers believe the extra uplift could be behind an increase in volcanic activity, with three Icelandic eruptions in the last five years shutting down flights and spewing ash in the air.

In new research published in Geophysical Research Letters, scientists from the University of Arizona and the University of Iceland found the earth’s crust rising at a much faster rate amid the greater warming of the last 30 years.

At some sites in south and south-central Iceland, where five of the largest ice caps are located, ice loss resulting from that warming produced an uplift of 1.4in per year, the researchers said.

Researchers have known for some time that land freed from the weight of ice sheets tends to rise. But they did not anticipate just how swiftly the bounce in Iceland was occurring.

“It’s similar to putting weights on a trampoline. If you take the weights off, the trampoline will bounce right back up to its original flat shape,” said Richard Bennett, a geologist at the University of Arizona and one of the authors of the new research.

The bigger bounce was due to increased warming over the last 30 years, mathematical models showed.

“What we found is that the uplift is increasing. It’s faster and faster everywhere because of the accelerated loss of ice mass,” said Bennett.

The researchers relied on 62 GPS devices, deployed on rocks throughout Iceland, to track the changes in position. Some of the GPS receivers had been in position since 1995.

The danger is that increased melting and uplift could lead to a further uptick in volcanic activity. Iceland has experienced three eruptions in the last five years. When Eyjafjallajökull blew in 2010, flights across Europe were disrupted for a week.

The entire chain reaction of melting ice caps, rising earth surface and volcanic activity is still not entirely understood, Bennett said. But as the surface of the earth rises, so do rocks at depth, released from the pressure of the ice.

“They transport the heat like a hot potato as they move from high pressure to lower pressure and enter into conditions that promote melting,” Bennett said. And that creates conditions that are ripe for eruptions.

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quelques explications :

Le diamètre moyen de la Terre est de 12742 km et l'épaisseur moyenne de la croûte terrestre continentale est de 35 km. ( l'épaisseur du fond des océans est beaucoup plus fine : 7km environ )

Pour donner une idée , si la terre était représentée par une sphère d'environ 12cm de diamètre (une grosse orange), l'épaisseur de la croûte terrestre sur laquelle nous vivons ne serait que de 1/3 de mm (même pas l'épaisseur d'un ongle, pour fixer les idées).

Si les calottes glaciaires fondent, les plaques tectoniques sur lesquelles elle reposent sont allégées du poids de la couche de glace qui disparaît et elles se soulèvent (plus exactement : elles basculent), et le magma en fusion passe entre les fentes, et ... il y a des éruptions volcanique. C'est ce qui se passe en Islande.

Qui dit éruption volcanique dit cendres dans l'atmosphère, d'où possibilité d'un refroidissement climatique par occultation du rayonnement solaire. 

Avec des conséquences qui peuvent être importantes. Voir à ce sujet :

Lakagígar — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Lakagígar
Les Lakagígar, toponyme islandais signifiant littéralement en français « les ... Les aérosols créés provoquèrent alors un refroidissement dans tout .... et à la famine, un des facteurs importants qui provoquèrent la Révolution française en 1789. 

22/01/2015

Réchauffement climatique : il est réel mais seul Dieu est responsable ! (pas l'Homme)

Nota Bene :

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lu sur : (les surlignages sont de moi)

Magazine GoodPlanet 

Publié le : 22/01/2015     Last updated: 22/01/2015 15h26

- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2015/01/22/le-senat-americain-reconnait-le-changement-climatique-mais-pas-la-responsabilite-de-lhomme/#sthash.dS8f5RMf.dpuf

Washington (AFP) – Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d’un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l’homme.

Les démocrates ont profité d’un débat sur le projet controversé d’oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent « la plus grande assemblée délibérante du monde ».

Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.

La première résolution affirme en une phrase que « le changement climatique est réel et n’est pas un canular »: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).

Les républicains ont désormais consigné pour l’histoire qu’ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.

La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d’Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu’un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l’activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.

Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.

L’origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.

Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l’activité humaine.

« Quelle arrogance de dire que l’homme est capable de changer le climat », a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l’Environnement.

« Le climat a toujours changé », a-t-il dit. « Relisez les conclusions archéologiques (…) La Bible en parle ».

Malgré la défaite, c’est dopé d’optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l’hémicycle.

« On voit émerger un groupe d’élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu’il existe des solutions », a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l’événement.

« C’est un début », a dit sa collègue Barbara Boxer.

© AFP

- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2015/01/22/le-senat-americain-reconnait-le-changement-climatique-mais-pas-la-responsabilite-de-lhomme/#sthash.dS8f5RMf.dpuf
 

 

US Senate refuses to accept humanity's role in global climate ...

www.theguardian.com/.../us-senate-man-climate-change-global-warming- hoax

41 minutes ago ... US Senate refuses to accept humanity's role in global climate changeagain. Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise ...
US Senate refuses to accept humanity's role in global climate change, again

Senators accept global warming is not a hoax but fail to recognise human activity is to blame, nearly 27 years after scientists laid out man’s role

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Republican and US senator James Inhofe: ‘Man can’t change climate’. Photograph: Susan Walsh/AP

 

 

 

 

It is nearly 27 years now since a Nasa scientist testified before the US Senate that the agency was 99% certain that rising global temperatures were caused by the burning of fossil fuels.

And the Senate still has not got it – based on the results of three symbolic climate change votes on Wednesday night.

The Senate voted virtually unanimously that climate change is occurring and not, as some Republicans have said, a hoax – but it defeated two measures attributing its causes to human activity.

Only one Senator, Roger Wicker, a Republican from Mississippi, voted against a resolution declaring climate change was real and not – as his fellow Republican, Jim Inhofe of Oklahoma once famous declared – a hoax. That measure passed 98 to one.

But the Senate voted down two measures that attributed climate change to human activity – and that is far more important.

Unless Senators are prepared to acknowledge the causes of climate change, it is likely they will remain unable and unwilling to do anything about it.

Democrats had planned the symbolic, “sense of the Senate” votes as a way of exposing the Republicans’ increasingly embarrassing climate change denial. Further climate votes will come up on Thursday.

Two were tacked on as Democratic amendments to a bill seeking to force approval of the contentious Keystone XL pipeline – despite a veto threat from Barack Obama.

The third, introduced by a Republican, affirmed climate change was real but expressed support for the Keystone XL pipeline.

The first vote, introduced by the Rhode Island Democrat, Senator Sheldon Whitehouse, said only: “To express the sense of the Senate that climate change is real and not a hoax.”

But Republicans have grown canny about being called out as climate deniers. For the Republican party leadership the current preferred phrase now is: “I am not a scientist” – which casts doubt but avoids outright denial. However, Obama made that line a butt of his jokes in the State of the Union address

Inhofe, the veteran climate denier in the Senate and incoming chair of the Senate Environment and Public Works Committee, stunned a number of Democrats when he asked to co-sponsor the amendment. 

For a moment it looked like the ultimate climate denier had had a change of heart – but no. Inhofe was ready to acknowledge climate change was occurring but he was adamant it had nothing to do with human activity such as the burning of fossil fuels.

“Climate is changing and climate has always changed and always will,” Inhofe told the Senate. “The hoax is that there are some people who are so arrogant to think they are so powerful they can change climate. Man can’t change climate.”

The quick thinking from Inhofe now leaves Wicker, the new chair of the National Republican Senatorial Committee, as the only Republican to still embrace the entire idea of climate change as a hoax.

Wicker did not immediately comment on his vote. But he has regularly said that there is no firm evidence of global temperature rise.

An amendment introduced by the North Dakota Republican and Keystone bill sponsor, John Hoeven, attributed climate change to human activity, but said the pipeline would have no significant impacts. Fifteen Republicans voted in favour, but the measure still failed by one vote, 59-40.

The final climate amendment, introduced by the Hawaii Democrat Brian Schatz, went further, stating: “human activity significantly contributes to climate change.”

Only five Republicans supported it – Lindsey Graham of South Carolina, Lamar Alexander of Tennessee, Kelly Ayotte of New Hampshire, Susan Collins of Maine and Mark Kirk of Illinois.

Rand Paul of Kentucky, Marco Rubio of Florida, and Ted Cruz of Texas – all thought of as leading Republican contenders for the 2016 presidential race – voted against. The bill was defeated 50-49.

Environmental groups claimed a partial victory – at least Republicans were admitting climate change was indeed occurring.

“I’m hoping that after many years of darkness and blockade that this can be a first little vote beam of light through the wall that will allow us to at least start having an honest conversation about what carbon pollution is doing to our climate and to our oceans,” Whitehouse told the Senate.

But the Senate has acknowledged the existence of climate change before and, as long ago as 2005, voted to affirm that human activity was its driver.

Since 2005, there has been an entire decade of accumulating evidence in real-time of the effects of climate change – and its threat in the future.

“We are worse off than 2005,” said Robert Brulle, a sociologist at Drexel University who writes about the climate denial movement. “The resolution saying that anthropogenic climate change is real and we need to act passed in 2005, and failed in 2015,” he said in an email. “A similar resolution failed today. 10 years, more certain science, less political will.” 

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Dans le même domaine, voir :

In God We Trust — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/In_God_We_Trust
 
 

21/04/2013

Réchauffement climatique : la chaleur stockée dans les eaux profondes des océans

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/04/climat-une-part-de-l-energie-manquante-retrouvee_3154140_1650684.html

Climat : une part de l'énergie manquante retrouvée

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 04.04.2013 à 17h38 • Mis à jour le 11.04.2013 à 14h55

Stéphane Foucart

A mesure que l'atmosphère se charge en gaz à effet de serre, le réchauffement s'accentue. Pourtant, depuis une dizaine d'années, l'augmentation de la température moyenne de la basse atmosphère semble connaître une pause. Ce hiatus entre l'énergie introduite dans la machine climatique et le plateau des températures a donné naissance, en 2010, au concept (très discuté) d'"énergie manquante".

Lire :  Climat : et si le réchauffement faisait une pause ?

De la chaleur excédentaire a bel et bien été introduite dans le système climatique : ce fait est évalué par satellite, en comparant le rayonnement incident et celui réémis par la Terre dans l'espace. Mais cette énergie ne s'est pas traduite par le réchauffement attendu de la basse atmosphère... Où diable est-elle donc passée ?

Dans la dernière édition de la revue Geophysical Research Letters, Magdalena Balmaseda (European Centre for Medium-Range Weather Forecasts) et ses coauteurs présentent un début de réponse. L'énergie excédentaire introduite dans la machine climatique "peut se manifester de plusieurs manières", explique Kevin Trenberth, chercheur au National Center for Atmospheric Research américain et coauteur de ces travaux.

STOCKAGE DE LA CHALEUR

"L'augmentation des températures n'en est qu'une manifestation, précise-t-il. La fonte de la banquise arctique, l'intensification du cycle de l'eau ou encore le renforcement des tempêtes en sont d'autres... En outre, environ 90 % de cette chaleur est absorbée par les océans."

Or l'analyse présentée - principalement fondée sur les mesures du réseau de bouées plongeantes Argo - montre qu'au cours de la dernière décennie "plus de chaleur s'est trouvée stockée dans l'océan à des profondeurs inférieures à 700 mètres, là où s'arrêtent la plupart des autres analyses", ajoute M. Trenberth.

L'océan profond aurait donc stocké une part de cette "énergie manquante" qui échappait à la vigilance des réseaux d'instruments d'observation. "Cela signifie moins de réchauffement de surface pour le court terme, mais au prix de plus de réchauffement sur le long terme, et un rythme d'élévation du niveau de la mer plus rapide, ajoute le chercheur américain. Cela aura donc des conséquences." Eventuellement, d'ailleurs, à moyen terme : une part de la chaleur stockée dans l'océan peut en effet être rapidement "rendue" à l'atmosphère à l'occasion d'un prochain Niño...

Stéphane Foucart

20/11/2012

Au secours Claude * ! la Terre a besoin de toi !

Claude Allègre - Wikipédia

lu sur : 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/19/la-planete-aura-beaucoup-de-mal-a-soutenir-un-rechauffement-de-4-c_1792615_3244.html

Le Monde.fr | 19.11.2012 à 16h21

Propos recueillis par Audrey Garric

C'est une prévision des plus alarmistes. Dans un rapport publié dimanche 18 novembre, la Banque mondiale redoute une hausse de la température mondiale moyenne de 4 °C dès 2060 – bien au-delà du plafond de + 2 °C fixé par la communauté internationale.  Ce réchauffement déclencherait une "cascade de changements cataclysmiques" touchant essentiellement les pays pauvres, souligne l'institution de Washington.

Pour Jean Jouzel, climatologue et vice-président du groupe scientifique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le changement climatique suit un "scénario dangereux, car, en l'absence de décisions politiques pour infléchir nos émissions de CO2, il risque de nous entraîner vers des valeurs extrêmes de + 6 °C d'ici la fin du siècle".

La communauté scientifique estime-t-elle aujourd'hui qu'il n'est plus possible de contenir le réchauffement du globe à +2 °C par rapport à l'ère pré-industrielle ?

Jean Jouzel Il y a un consensus assez clair parmi les climatologues sur le fait que nous allons dépasser la barre des 2 °C de hausse de la température mondiale d'ici la fin du siècle. On se situe plutôt maintenant dans le scénario A2 du GIEC qui prévoit une augmentation de 3 °C à 4 °C des températures moyennes d'ici 2100. C'est un scénario dangereux, car, en l'absence de décisions politiques pour infléchir nos émissions de dioxyde de carbone (CO2), il risque de nous entraîner vers des valeurs extrêmes de + 6 °C d'ici la fin du siècle.

Les engagements, volontaires ou contraignants, des pays sur la période 2012-2020 sont connus : –20 % d'émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 pour l'Europe, –15 % entre 2005 et 2020 pour les Etats-Unis, soit l'équivalent de –3 % par rapport à 1990, et une augmentation de l'efficacité énergétique pour laChine. Même si tous ces engagements étaient tenus, il resterait encore 15 % d'émissions en trop pour éviter de dépasser un réchauffement de la planète de 2 °C.

Au final, il faudrait d'abord diviser les émissions par trois pour atteindre 10 milliards de tonnes de CO2 en 2050 contre 35 milliards aujourd'hui, puis ne plus émettre du tout jusqu'en 2100 – c'est-à-dire compenser totalement les rejets. Le pic d'émissions de gaz à effet de serre devrait par ailleurs survenir au plus tard en 2020, ce qui n'est pas du tout la tendance actuelle, puisque les émissions n'ont jamais autant augmenté qu'au cours des dernières décennies et continuent de lefaire d'année en année.

Quels sont les dangers qui menaceraient la planète dans le cas d'un climat plus chaud de 4 °C?

Une augmentation de 4 °C de la température du globe représente un changement majeur et très difficile à soutenir pour la planète. Pour donner un ordre de grandeur, on considère que les changements glaciaires et interglaciaires dans l'histoire de la Terre ont été provoqués par un changement de température situé autour de 6 °C.

Il en résultera une élévation du niveau des mers de 50 cm à 1 mètre, entraînant le déplacement de millions de personnes, des épisodes climatiques plus extrêmes, des périodes de précipitations et de sécheresse intenses, des vagues de chaleur multipliées par dix, ou encore une acidification des océans.

Les pays en développement seront en première ligne, notamment l'Afrique pour les pénuries d'eau et l'Asie pour l'élévation du niveau des mers. Toutefois, les pays développés seront aussi touchés : les sécheresses vont se multiplier dans l'ouest des Etats-Unis, les cyclones et tempêtes verront leur intensité augmenter, l'élévation du niveau de la mer touchera la Charente-Maritime, le pourtour méditérannéen ou encore le nord de l'Europe (BelgiquePays-Bas, etc.) et la France pourrait voir disparaître tous ses glaciers.

Surtout, le réchauffement se poursuivra au-delà de 2100. Avec cette trajectoire, on pourrait atteindre + 8 °C à + 10 °C en 2300. Des scénarios totalement inenvisageables commencent ainsi à émerger.

Quelles sont les solutions pour infléchir cette tendance ?

Les pays doivent tout faire pour diminuer les émissions de CO2 et non plus seulement les maîtriser. Les solutions sont connues : diviser fortement les émissions du secteur des énergies fossiles, ce qui implique de ne pas poursuivredans le développement massif des hydrocarbures non conventionnels comme les huiles et gaz de schiste, développer les énergies renouvelables pour fournirjusqu'à 50 % de l'énergie d'ici 2050, gagner en efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment, favoriser les transports en commun ou encore limiter les émissions de méthane du secteur agricole. Ce sont des voies à mettre en œuvre aujourd'hui de façon volontariste pour éviter de le faire de manière contrainte et dans la panique dans quelques décennies.

Estimez-vous que la conférence sur le climat de l'ONU, qui doit débuter dans une semaine à Doha, peut permettre de faire avancer les choses ?

Cette conférence va permettre le réel lancement de la deuxième phase du Protocole de Kyoto, qui s'établira sur la période 2013-2020. Mais elle ne concernera que 15 % des émissions mondiales, avec l'engagement de l'Europe et de l'Australie. Le principal objectif de la conférence sera donc plutôt de lancer les discussions pour obtenir en 2015 un accord de limitation des émissions de gaz à effet de serre qui intègre tous les pays. Pour l'instant, les négociations sont au point mort.

Mais l'on peut espérer des évolutions positives : le président américain Barack Obama va peut-être davantage s'impliquer lors de son second mandat, d'autant plus après la piqûre de rappel qu'a constituée l'ouragan Sandy. La Chine est par ailleurs de plus en plus volontariste. Elle voit dans l'écologie une voie de développement, en devenant par exemple le premier pays solaire et éolien.

Propos recueillis par Audrey Garric

08/06/2010

Le Chikungunya en métropole

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
.
Chikungunya : les autorités sanitaires françaises vont lancer un plan de lutte en métropole

Selon Marc Grandadan, virologiste médical au Centre national de référence des arbovirus de l'Institut Pasteur, "la survenue d'une épidémie de chikungunya sur le continent est tout à fait plausible. À l'été 2007, la maladie a touché environ 300 personnes en Italie." Le moustique-tigre ayant été repéré dans cinq départements méditerranéens, la DGS (Direction générale de la santé) enjoignait les ARS (Agences régionales de santé), mi-mai, d'élaborer un plan contre la dissémination du chikungunya et de la dengue. La DGS propose de surveiller les voyageurs de retour d'une zone endémique, des recommandations visant à éliminer les zones larvaires autour des habitations (eaux stagnantes) vont être formulées, enfin les préfets sont autorisés à recourir aux insecticides chimiques ou biologiques pour exterminer les moustiques-tigres.
Croix [La] , 08/06/2010

06/09/2009

La géo-ingénierie : jouet des apprentis sorciers

Les procédés antiréchauffement passés au crible
LE MONDE | 03.09.09 | 14h43  •  Mis à jour le 03.09.09 | 21h04
Lu sur :
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/03/les-procedes-antirechauffement-passes-au-crible_1235308_0.html


efroidir à dessein la planète : rarement "remède" aura autant ressemblé au mal. La géoingénierie climatique est pourtant, plus que jamais, à l'ordre du jour. Depuis environ trois ans, les technologies présumées capables de contrecarrer les effets du changement climatique à venir suscitent une abondante littérature scientifique. En s'appuyant sur ces travaux, la Royal Society - l'académie des sciences britannique - vient de dresser un état des lieux de cette discipline ancienne, récemment remise en selle par la crainte d'un emballement du réchauffement.

 

Son rapport, publié mardi 1er septembre, se garde bien de tout enthousiasme. Il se limite, à partir des données disponibles, à évaluer la faisabilité, les bénéfices potentiels et les coûts de ces différentes technologies. Ainsi que les risques - parfois considérables - présentés par certaines d'entre elles.

 

"A défaut de réduire grandement nos émissions de dioxyde de carbone (CO2), nous allons vers un futur climatique très inconfortable, et la géoingénierie sera la seule option pour limiter l'augmentation des températures", a déclaré l'océanographe John Shepherd (université de Southampton, Royaume-Uni), président du comité d'experts mandatés par la Royal Society. "Nos travaux montrent que certaines techniques de géoingénierie pourraient avoir des effets imprévus et nuisibles pour certaines populations et certains écosystèmes", a-t-il ajouté. Ces effets collatéraux, "pourraient être le prix à payer" en cas d'échec des tentatives de limitation des émissions humaines de gaz à effet de serre.

Le groupe d'experts de la Royal Society a audité une large gamme de techniques distinctes, classées en deux catégories. La première regroupe les dispositifs qui visent à réduire ou à limiter la concentration atmosphérique de CO2 : capture du carbone à la source et stockage géologique, enfouissement de biomasse, reboisement massif, augmentation de la production biologique (et donc de la capture de carbone par photosynthèse) du phytoplancton par "fertilisation" des mers, capture par procédé chimique du CO2 déjà présent dans l'atmosphère, etc.

La seconde catégorie rassemble les méthodes qui reposent sur l'occultation d'une part du rayonnement solaire : diffusion de composés ou de particules soufrés dans la haute atmosphère, envoi d'immenses miroirs spatiaux entre la Terre et le Soleil, modification de l'albédo (indice de réflexivité) des vastes étendues désertiques ou encore des agglomérations urbaines (en adoptant des couleurs claires pour les toits et la voirie, par exemple) afin que ces zones réfléchissent davantage de rayonnement solaire...

OBSTACLES DIPLOMATIQUES

Selon l'analyse de la Royal Society, les deux méthodes techniquement réalisables comportant le plus de risques sont, dans l'état actuel des connaissances, la fertilisation des océans (par des particules de fer) et la dispersion en haute altitude de composés soufrés chargés de réfléchir une part du rayonnement solaire. Quant aux méthodes présentant le moins de risques (reboisement, augmentation de l'albédo des zones urbaines, etc.), elles sont aussi les moins efficaces.

Globalement, dans le cas des techniques de capture et de séquestration de carbone, note le rapport, "il y a inévitablement un délai de plusieurs décennies avant qu'elles n'aient un effet discernable sur le climat". Les seules techniques capables de fournir un effet tangible très rapidement après leur déploiement sont celles visant à occulter une part du rayonnement solaire.

Pour preuve, l'éruption du Pinatubo, en juin 1991 : l'explosion volcanique avait projeté de grandes quantités de particules aérosols dans la stratosphère. L'année suivante, la température moyenne de la basse atmosphère terrestre avait chuté d'environ 0,5 °C. Bien que risquée, cette technique présente, selon la Royal Society, le meilleur rapport entre magnitude des effets et coût de revient.

"Le rapport pose surtout des faits incontestables, qui sont que les seuls moyens aujourd'hui disponibles pour lutter contre le réchauffement sont la limitation des émissions et la préparation aux changements qui sont d'ores et déjà inéluctables, estime le climatologue Hervé Le Treut, directeur de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL). Pour autant, le terme de géoingénierie est employé dans une acception très vaste. Il recouvre, dans ce rapport, des technologies éprouvées réunissant un assez large consensus - comme la capture et la séquestration géologique de carbone - et des procédés beaucoup plus incertains et hasardeux, comme la diffusion d'aérosols dans la stratosphère."

Preuve de la vivacité des débats suscités par la géoingénierie, la chimiste de l'atmosphère Susan Solomon, ancienne coprésidente du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), signait le 6 août, dans la revue Science, un article soulignant le lien étroit entre le régime pluviométrique de nombreuses régions et l'insolation. L'éruption du Pinatubo, rappelait en substance la chercheuse, ne s'est pas seulement soldée par une chute des températures : elle a été suivie d'une baisse globale des précipitations, plus marquée dans certaines régions. D'autres effets indésirables existent.

Les obstacles ne sont pas seulement de nature scientifique ou technique, ils sont aussi d'ordre diplomatique. Comment organiser des négociations multilatérales visant à déployer une géoingénierie touchant l'ensemble du système climatique et affectant chaque région de manière spécifique ? Qui aura la main sur le thermostat et décidera de ce qui doit être la "température moyenne terrestre idéale" ? Il n'est pas certain que ces questions trouvent jamais de réponse, mais la Royal Society engage, malgré tout, à se les poser sérieusement.

 

Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 04.09.09