Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17/06/2017

Les experts roulent pour qui les paye

Près de la moitié des experts siégeant dans les panels de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sont en situation de conflits d’intérêt financiers avec les secteurs industriels régulés par l’agence, selon un rapport publié le 14 juin par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO), spécialiste des stratégies d’influence qui s’exercent dans les institutions européennes. L’EFSA affirme « rejeter fermement » ces résultats. Le Monde, 16/06

 

Sécurité alimentaire : l'agence européenne minée par les conflits d ...

www.lemonde.fr/.../securite-alimentaire-l-expertise-europeenne-mise-en-cause-par-les-c...
Il y a 3 jours - Près de la moitié des scientifiques siégeant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments sont en conflit d'intérêts, selon une analyse de l'association CEO. ... C'est la conclusion majeure d'un rapport publié mercredi 14 juin par l'ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO), spécialiste des ...

Stéphane Foucart - Le Monde

www.lemonde.fr/journaliste/stephane-foucart/
Sécurité alimentaire : l'agence européenne minée par les conflits d'intérêts, selon une ONG 47. Près de la moitié des scientifiques siégeant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments sont en conflit d'intérêts, selon une analyse de l'association CEO. Stéphane Foucart. partage facebook twitter. 12 juin 09h52.

Sécurité alimentaire européenne : 59 % des experts en conflit d'intérêts

www.lemonde.fr/.../securite-alimentaire-europeenne-59-des-experts-en-conflit-d-inter...
23 oct. 2013 - L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), institution chargée d'évaluer les ... l'ampleur des liens d'intérêts noués entre les experts de l'agence et le monde industriel. ... (ONG) basée à Bruxelles, près de 59% des membres des groupes de travail de l'EFSA sont en situation de conflit d'intérêts.

L'Agence européenne des produits chimiques interpellée sur le ...

www.lemonde.fr/.../l-agence-europeenne-des-produits-chimiques-interpellee-sur-le-dossi...
7 mars 2017 - Plusieurs ONG dénoncent des conflits d'intérêts au sein du groupe d'experts ... d'experts, employés par des « institutions scientifiques qui génèrent des revenus par le ... de manière significative », selon les principes de l'agence européenne. ... Au contraire, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a, ...

Il y a 3 jours - ... 14 juin 2017 0. Près de la moitié des scientifiques siégeant à l'Autorité européenne de sécurité des aliments sont en conflit d'intérêts, selon une analyse de l'association CEO. Pour plus de détails, cliquez sur: Sécurité alimentaire : l'agence européenne minée par les conflits d'intérêts, selon une ONG ...

29/05/2017

«L’usage de pesticides de synthèse devrait être un tabou»

«L’usage de pesticides de synthèse devrait être un tabou»

Par , publié le

#05 «L’usage de pesticides de synthèse devrait être un tabou»
Directeur du laboratoire de biodiversité du sol à l’Université de Neuchâtel, Edward Mitchell fait partie du comité d'initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse. Il détaille la démarche

13/10/2016

Antennes relais de téléphonie mobile : recul de la loi

Communiqué de Presse (les surlignages sont de moi)


Paris, le 13 Octobre 2016


Loi ondes : le lobby des opérateurs n’aime pas la démocratie et trouve un ministre et des députés obligeants.


Le lobby des opérateurs n’est jamais parvenu à digérer le vote de la loi Abeille sur les ondes du 9 Février 2014. En catimini, dans la nuit du 11 au 12 Octobre 2016, le lobby s’est trouvé quelques députés obligeants qui ont fait passer des amendements dans une loi sur les territoires de montagne pour réduire à rien les dispositifs démocratiques mis en place par la loi Abeille autour de l’implantation des antennes-relais, ceci avec le soutien du ministre de l’aménagement du territoire Jean-Michel BAYLET. Un vrai recul qui va à nouveau donner une image déplorable de la politique.
Il avait fallu 3 ans pour faire voter la loi Abeille qui permettait de limiter l’exposition du public aux radiofréquences émises par les technologies du sans-fil (antennes-relais, portables, Wifi, etc.), qui redonnait des pouvoirs aux élus locaux, qui introduisait de la démocratie autour du déploiement de ces équipements.
Jean-Michel BAYLET, qui est aussi ministre des collectivités territoriales, préfère donc soutenir les opérateurs et priver les élus locaux et les citoyens de leurs droits à l’information, à la transparence, à la concertation.
Il faut aussi rappeler le contexte : pour l’Organisation Mondiale de la Santé les radiofréquences sont des cancérogènes possibles. Et les compagnies d’assurance sont tellement persuadées de la nocivité de ces ondes que, comme elles l’avaient naguère fait pour l’amiante, elles refusent de couvrir les risques sanitaires liés à l’exposition aux radiofréquences.
« Robin des Toits fait part de sa consternation et appelle le gouvernement et les sénateurs, qui vont prochainement examiner ce texte, à redonner à la loi « Abeille » ses dispositifs démocratiques et de protection de la population », selon Etienne Cendrier, porte-parole de l’association.

 

Association ROBIN DES TOITS


Contact presse :
Etienne Cendrier
Porte-Parole national
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org
Objet: assister et fédérer les personnes et les collectifs qui luttent pour la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil Siège social : 22 rue Descartes 78460 CHEVREUSE Adresse de correspondance : 33 rue d’Amsterdam 75008 Paris Téléphone : 01 47 00 96 33
e-mail : contact@robindestoits.org Site : www.robindestoits.org

----------------------

J'ajoute ...

À propos de Jean-Michel BAYLET :

La vieille affaire qui poursuit Jean-Michel Baylet
Paris Match - Il y a 17 heures
Jean-Michel Baylet à l'Elysée, le 5 octobre. Le ministre rejette les accusations relayées par ...

Plus d'actualités pour "Jean-Michel BAYLET"

------------

 À propos des ondes :

Ondes et enfants : les études manquent | Actualité | LeFigaro.fr - Santé

8 juil. 2016 - L'Agence sanitaire française constate l'absence de consensus scientifique sur l'exposition des plus jeunes.

Exposition des enfants aux ondes : les études manquent
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui publie un rapport d’expertise sur l’exposition des enfants aux ondes, « constate l’absence de consensus scientifique sur l’exposition des plus jeunes », rapporte Le Figaro. L’Agence explique que la première conséquence possible « de l’exposition aux radiofréquences » serait un effet « sur le bien-être des enfants » et surtout « sur les fonctions cognitives (mémoire, fonctions exécutives, attention…) ». Olivier Merckel, chef de l’unité Agents physiques à l’Anses, indique : « Toutes les études ne sont pas forcément cohérentes mais elles mettent en évidence des effets sur la mémoire ».

Le Figaro, 08/07/16

29/03/2016

Industries chimiques et pesticides

L’AFP indique que la filière viticole girondine est pointée du doigt par les associations et riverains en raison de la toxicité des pesticides qu’elle emploie. L’agence de presse rappelle qu’une étude de l’Inserm en 2013 a conclu « qu’il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte » et que « les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant ».


AFP, 25/03

29/01/2016

Le 28 février à Barjac (Gard)

communiqué :


Total vient de gagner son recours contre l'État : le tribunal administratif annule la décision du gouvernement Fillon qui en 2011 avait abrogé son permis de recherche d'hydrocarbures de Montélimar. Nouvelle preuve des failles de la loi votée en juillet 2011 que nous avons toujours dénoncées. Les opposants appellent déjà à manifester le 28 février à Barjac (Gard). Explications et perspectives, notamment quelques semaines après la fin de la COP21 :

17/01/2015

Le sel, un poison bon marché qui profite aux multinationales

à lire sur :

Le sel, un poison bon marché qui profite aux multinationales

www.lemonde.fr/.../le-sel-un-poison-bon-marche-qui-profite-aux-multinationales_4554253_1655027.html

Image 1.png

24/02/2011

Populations rurales : des pesticides jusque dans les tapis et les moquettes

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4581

19/2/2011

Dirigée par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, une équipe de scientifiques américains s’est intéressée à la provenance de résidus de pesticides trouvés dans des moquettes et des tapis d’habitations. A cette fin, ils ont prélevé et analysé des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences californiennes, y recherchant les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (1). Parallèlement, ils ont dressé la carte des cultures dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences examinées, durant trois périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180 jours, 365 jours et 730 jours.

Les chercheurs ont ensuite recherché une éventuelle relation entre l’usage estimé des pesticides et les concentrations de ces substances dans les moquettes et tapis. D’après leurs conclusions, en cas d’usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédant le prélèvement des poussières, les échantillons concernés présentaient des concentrations de pesticides « significativement plus élevées » que ceux prélevés dans les maisons autour desquelles il n’y avait pas eu d’usage de pesticides agricoles. Cette observation s’est confirmée pour 5 des pesticides étudiés (2). La corrélation la plus forte avec les concentrations de pesticides dans les moquettes était généralement pour un usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour d’habitations durant les 730 jours précédents. Selon les chercheurs, l’utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants n’a eu qu’un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés au cours de cette étude. La conclusion finale de ces travaux est que « l’usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif » pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes et tapis des maisons prospectées.

A la veille de la tenue du Salon de l’Agriculture, l’association Générations Futures a souhaité attirer l’attention sur cette étude qui démontre que l’utilisation de pesticides agricoles, dont certains sont soupçonnés d’être cancérigènes, a un impact sur les populations avoisinantes et l’air qu’elles respirent. Plus inquiétant, cela s’observe dans un rayon autour des habitations (1250 m) bien plus important que ce que l’on pensait jusqu’alors. L’association espère que ces nouveaux éléments susciteront une prise de conscience au sein du monde agricole et de ceux qui le gouvernent, afin qu’ils reconnaissent que l’usage effréné de pesticides pose un véritable problème de santé publique.


Cécile Cassier

1- carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine.
2- chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine.

27/01/2011

Les dangers du tabagisme passif épinglés dans une étude

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Les dangers du tabagisme passif épinglés dans une étude

Une analyse inédite conduite par une équipe d'épidémiologistes internationaux avance que le tabagisme passif causerait la mort de 600.000 personnes par an au niveau mondial. Selon ces travaux, près de 40% des enfants, et respectivement 35% et 33% des femmes et hommes non fumeurs seraient exposés au tabac involontairement. L'exposition à la fumée de cigarette multiplie par 1,2 à 1,5 le risque de contracter un cancer du poumon, contre un multiplicateur de 20 pour un fumeur actif, explique Annie Sasco, directrice de recherche à l'Inserm. L'accroissement des risques « dépend aussi des régions, car les types d'exposition, les habitudes de vie, l'alimentation ne sont pas partout identique », poursuit-elle.
Monde [Le], 27/01/2011

16/12/2010

La hausse de l'espérance de vie va ralentir

lu sur :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201007044271.htm

La hausse de l'espérance de vie va ralentir 

16/12/10 | 07:00 | mis à jour à 10:21 | Marie Bellan

La France compte 15.000 centenaires, un record mondial derrière le Japon. Et ce chiffre devrait être multiplié par 13 d'ici à 2060. Des statistiques qui montrent à quel point l'espérance de vie a connu un spectaculaire essor dans l'Hexagone. En 1750, l'espérance de vie à la naissance n'était que de 27 ans pour les hommes et 28 ans pour les femmes. Elle atteint aujourd'hui respectivement 78  ans et 85 ans. Deux innovations médicales majeures expliquent cette avancée sur le siècle et demi qui vient de s'écouler, souligne une étude de l'Institut national d'études démographiques parue aujourd'hui (1).

D'abord les découvertes scientifiques de Pasteur (asepsie, vaccin et antibiotiques) et les innovations sociales qui ont permis de les diffuser à grande échelle (instruction obligatoire, système de sécurité sociale). Ensuite, à partir des années 1970, le déclin des maladies dites « de société » (accidents de la route, alcoolisme et tabagisme) conjugué à la montée en puissance de la lutte contre les maladies cardio-vasculaires. « Aujourd'hui, prévient cette étude, l'essentiel des bénéfices de cette révolution cardiovasculaire est sans doute déjà derrière nous, du moins dans les pays les plus avancés ». Toute la question est de savoir quelle sera la prochaine révolution sanitaire. « Les thérapies géniques peuvent donner lieu à des avancées importantes. Mais pour les pathologies du grand âge, les choses sont plus complexes car les causes de décès sont souvent multiples. Or c'est sur l'espérance de vie à 80 ans que va désormais se jouer l'essentiel des rythmes de progression  de l'espérance de vie », explique Jacques Vallin, coauteur de l'étude avec la démographe France Meslé.

Recul aux Etats-Unis

Parmi les pays développés, de fortes disparités existent déjà, et elles pourraient s'accentuer. Depuis plusieurs années déjà, l'espérance de vie à 80 ans des femmes aux Etats-Unis a cessé d'augmenter, alors qu'il s'agit d'un des pays disposant des techniques médicales les plus en pointe. Et en 2008, l'espérance de vie à la naissance a reculé outre-Atlantique de 1,2 mois.

« Il ne faut pas tout mettre sur le médical. Le contexte social compte aussi beaucoup », explique Jacques Vallin. Par exemple l'hygiène de vie, le régime alimentaire, voire l'entourage familial pour les personnes âgées, un facteur qui passe pour déterminant dans les records de longévité que connaissent les Japonais notamment, où la solidarité familiale est une valeur forte de la société.

Pour toutes ces raisons, les chercheurs de l'Ined se montrent prudents sur le rythme de progression de l'espérance de vie dans le futur : « Rien ne permet d'affirmer que la progression de l'espérance de vie dans les pays favorisés peut se poursuivre longtemps à son rythme actuel [autour de trois mois par an actuellement, NDLR]. Il est très probable que l'espérance de vie dépasse un jour 100 ans, mais il est déraisonnable d'affirmer que ce sera précisément le cas de telle ou telle génération déjà née », conclut l'étude.

MARIE BELLAN, Les Echos

(1) Espérance de vie : peut-on gagner trois mois par an indéfiniment ? « Population & Sociétés », n° 473. Retrouvez l'étude sur le site de l'Ined

08/12/2010

Obésité : la publicité des industriels de l’agroalimentaire, toujours en cause

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Obésité : la publicité des industriels de l’agroalimentaire, toujours en cause

L'UFC Que Choisir constate que, quatre ans après une première mise en garde, les industriels de l'agroalimentaire ont à peine réduit la promotion publicitaire des denrées trop grasses et trop sucrées, qu'ils proposent aux enfants.
Les budgets pub-télé ont même gagné 20 % en quatre ans. Selon l'UFC, l'Inpes "ne peut pas combattre à armes égales avec le matraquage publicitaire de l'industrie agroalimentaire", avec un budget près de 200 fois inférieur à celui des annonceurs.
Entre autres revendications, l'UFC exige une "amélioration de la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire" destinée aux enfants.

 

02/12/2010

Une association alerte sur les substances chimiques contenues dans les repas des enfants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/01/pres-de-80-substances-chimiques-dans-les-repas-quotidiens-d-un-enfant_1447578_3234.html

Une association alerte sur les substances chimiques contenues dans les repas des enfants

LEMONDE.FR | 1 décembre 2010 | avec AFP | 654 mots

Plus de quatre-vingts substances chimiques, dont certaines susceptibles d'être cancérigènes, sont ingérées en une seule journée par un enfant de 10 ans à travers ses repas composés suivant les recommandations du ministère de la santé, selon une étude du mouvement Générations futures – qui milite notamment pour une agriculture sans pesticides et sans OGM – et du réseau Health and Environnement Alliance, en partenariat avec WWF-France et le Réseau environnement santé. (Lire l'article du Monde, en édition abonnés, "Des résidus chimiques dans l'assiette des enfants").

Les associations, qui lancent une campagne de sensibilisation intitulée "Cancer et environnement", ont acheté dans des supermarchés de l'Oise et de Paris entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années. Ces repas-types, incluant les recommandations officielles – telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour – ainsi que des friandises, ont été examinés par plusieurs laboratoires indépendants en France et en Belgique pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.

Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : cent vingt-huit résidus, quatre-vingt-une substances chimiques, dont quarante-deux sont classées cancérigènes possibles ou probables et cinq substances classées cancérigènes certaines ainsi que trente-sept substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens (PE). "Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante", note l'association.

LE SAUMON, LE PLUS RICHE EN PESTICIDES

Pour le petit-déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.

La pomme, importée du Brésil, prévue comme encas, présente des traces de six substances chimiques, dont un fongicide pourtant interdit en France. Même chose pour les haricots verts du Kenya, inclus dans le déjeuner, sur lesquels l'étude a détecté des traces d'un insecticide puissant également interdit dans l'Union européenne.

Le steak haché, le thon en boîte, et même la baguette de pain et le chewing-gum, étaient truffés de pesticides et autres substances chimiques. Dans l'eau du robinet les analyses ont révélé la présence de nitrates et chloroforme. Mais c'est le steak de saumon prévu pour le dîner qui s'est révélé le plus "riche" avec trente-quatre résidus chimiques détectés. Même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le repas au micro-onde n'en était pas exempte.

"COCKTAILS CONTAMINANTS"

Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", selon l'étude. Le problème serait-il résolu par un lavage voire un épluchage systématique des fruits et légumes avant consommation ?"Certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes voire qu'elles sont inutiles", a souligné Générations futures. De même, "l'impact de ces résidus dans les aliments conjugué aux autres substances chimiques auxquelles nous sommes exposés tous les jours, par l'air, les cosmétiques, les biocides, n'est pas évalué non plus".

Le but de l'étude "est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s'imposent". Le groupement d'associations milite donc pour "l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE" en interdisant notamment"l'usage de pesticides au champ" et l'utilisation de certains additifs.

Pour en savoir plus :

- Lire le détail de l'étude sur le site www.menustoxiques.fr. L'étude est égalementdisponible en PDF

- Le site de Générations futures (ex-Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) : www.mdrgf.org

- Le site de la campagne Cancer et environnement : www.environnement-et-cancer.com

19/11/2010

Médicaments et accidents de la route

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/ces-medicaments-responsables-des-accidents-de-la-route-18-11-2010-1264159_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101119

Ces médicaments responsables des accidents de la route

Publié le 18/11/2010 à 13:17 Le Point.fr

En France, 3,3 % des accidents de la route sont liés à la consommation de médicaments ayant un niveau 2 ou 3 de risque pour la conduite automobile, selon une vaste étude française publiée par PLoS Medicine. C'est la plus grande enquête menée à ce jour sur les liens entre insécurité routière et prescription médicale. Fruit d'une collaboration entre divers organismes (Afssaps, Inserm, Assurance maladie et Institut de recherche sur les transports et leur sécurité), elle porte sur plus de 70.000 conducteurs impliqués dans un accident corporel entre 2005 et 2008. "Ce travail, explique Emmanuel Lagarde de l'Inserm, l'un de ses auteurs, est très novateur, car comparativement à d'autres produits susceptibles d'altérer les capacités de conduite (comme l'alcool ou les drogues illicites), le rôle des médicaments est plus difficile à étudier du fait de la grande diversité des substances qu'ils contiennent."

C'est en septembre 2005 que l'Afssaps a initié un nouveau système d'information des usagers sous forme de pictogrammes allant du niveau de risque 1 au niveau 3. Pour les médicaments de niveau 1 (pictogramme jaune), les effets sur la conduite sont faibles et dépendent de la susceptibilité individuelle. Ceux ayant un risque de niveau 2 (pictogramme orange) peuvent, "dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessitent l'avis d'un professionnel de santé". En revanche, "la conduite est fortement déconseillée" et "un avis médical est préconisé" avant de se mettre au volant pour les patients consommant des médicaments de niveau 3 (pictogramme rouge).

Classification pertinente

Les médicaments de niveau 2 et de niveau 3 sont essentiellement des anxiolytiques, des hypnotiques, des antiépileptiques, des antidépresseurs et les traitements de substitution destinés à combattre la dépendance aux stupéfiants opiacés. Ils peuvent avoir différents retentissements sur les capacités de conduite : le plus souvent, ils entraînent une somnolence, mais ils peuvent aussi être à l'origine de modifications du comportement, de vertiges, de troubles de la coordination ou de la vue... Néanmoins, ces symptômes peuvent aussi être liés à la maladie elle-même.

"Même si les médicaments de niveau 2 et de niveau 3 semblent responsables de risques similaires dans cette étude, il faut maintenir une différence car les effets des produits de niveau 2 sur la conduite dépendent à la fois de leurs propriétés pharmacodynamiques et de la susceptibilité individuelle alors que ceux de niveau 3 sont essentiellement liés à leur effets pharmacologiques", estime Emmanuel Lagarde. C'est notamment le cas avec les benzodiazépines utilisés comme hypnotiques (niveau 3). De plus, le risque d'accident corporel est directement associé au nombre de médicaments de niveau 2 ou 3 consommés simultanément : il augmente de 14 % avec un seul médicament, de 30 % avec deux, de 86 % avec trois et de 88 % au-delà.

"Globalement, ces résultats indiquent que la classification du risque d'accidents corporels des médicaments mis en place en France semble pertinente", conclut Emmanuel Lagarde. Il est donc indispensable que les patients amenés à prendre ce type de médicaments respectent les messages de bon usage qui accompagnent les pictogrammes correspondants. Enfin, tous les auteurs de cette étude se réjouissent que l'Union européenne travaille actuellement sur une harmonisation des systèmes de classification de médicaments.

08/11/2010

L'éclairage nocturne "modifie le comportement des gens et des insectes"

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
.
L’éclairage artificiel favorise les propagations épidémiques

Partant d'une observation simple : l'éclairage nocturne "modifie le comportement des gens et des insectes", Alessandro Baghini et Bruno de Medeiros (université de Sao Paulo) ont étudié l'influence de la lumière artificielle dans le développement de certaines infections épidémiques comme la leishmaniose, voire la réapparition, avec l'électrification des campagnes, de pathologies qu'on pensait éradiquées (c'est le cas de la maladie de Chagas). Cet éclairage peut aussi favoriser la propagation du paludisme, les populations passant davantage de temps à l'extérieur.

23/09/2010

L'espérance de vie n'augmentera plus

lu sur :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/23/l-esperance-de-vie-n-augmentera-plus_1415107_3232.html
.

LEMONDE | 23.09.10 | 14h32
.
"Espérance de vie" : cette expression est un abus de langage. A moins d'être un démographe ou un statisticien, on l'interprète spontanément comme l'âge jusqu'auquel nous pouvons espérer vivre, alors qu'il ne s'agit que de la photographie de la durée moyenne de la vie à un moment donné. Il ne devient une "espérance" qu'à la condition de faire l'hypothèse que les taux de mortalité resteront stables ou diminueront, si l'on prévoit une augmentation de cette espérance.

Il est vrai que, selon cette définition, l'espérance de vie à la naissance n'a cessé d'augmenter depuis un siècle. Elle est aujourd'hui de 84,5 ans pour les femmes et 77,8 ans pour les hommes, principalement en raison de la baisse considérable de la mortalité infantile et des progrès spectaculaires de l'hygiène et de la médecine, qui ont permis de faire reculer les maladies infectieuses, causes dominantes de mortalité autrefois. Depuis dix ans, les gains d'espérance de vie ont été de trois années pour les hommes et de deux années pour les femmes. Ce sont ces chiffres qui sont mis aujourd'hui dans le débat public pour justifier l'allongement de l'âge de la retraite.

Mais ce tableau idyllique doit être complété par des indicateurs moins souriants, comme celui de l'espérance de vie en bonne santé, et là, surprise, celle-ci n'est, selon l'Insee, que de 63,1 ans pour les hommes et de 64,2 ans pour les femmes. Rappelons que l'Insee a une définition déjà restrictive de ce qu'est une bonne santé : "Absence de limitation d'activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et absence d'incapacité." Ainsi, une personne en rémission d'un cancer, un diabétique correctement soigné ou quelqu'un ayant eu un pontage coronarien sont en bonne santé.

Tout démontre que l'espérance de vie en bonne santé et encore plus l'espérance de vie tout court sont menacées par la montée des maladies chroniques qui se sont substituées aux maladies infectieuses comme cause dominante de mortalité et de morbidité. C'est ce qu'il est convenu d'appeler "la transition épidémiologique". L'OMS qualifie cette "épidémie" de maladies chroniques comme "l'un des principaux défis du XXIe siècle". La France n'est pas épargnée, comme le montre la croissance des affections de longue durée (ALD) du régime général de l'assurance-maladie (90 % de la population), dont les maladies cardio-vasculaires, les cancers et le diabète représentent les trois quarts.

Sur la période 2000-2008, alors qu'il n'y a pas eu de changement majeur de nomenclature, le nombre de nouveaux cas d'ALD chaque année (incidence) a augmenté de 37,8 %, dont 11,4 % seulement étaient liés au changement démographique. Le nombre total de cas (prévalence) est passé de 11,9 % de la population, en 2004, à 14,6 % en 2008, soit une augmentation de 23 % en quatre ans. Or la mortalité des personnes en ALD, à âge et sexe égaux, est 2,9 fois supérieure à celle des personnes qui n'en souffrent pas (5,8 fois plus avant 70 ans).

L'obésité, qui engendre une diminution d'espérance de vie de cinq à quinze ans, est une composante majeure de l'"épidémie" de maladies chroniques. Lors d'une conférence sur l'obésité en juillet 2009, Bill Clinton déclarait que la jeune génération pourrait être "la première de l'histoire à avoir une plus faible espérance de vie que ses parents". Cette déclaration faisait écho à celle de David Byrne, commissaire européen à la santé, quelques années plus tôt, en septembre 2004 : "L'obésité infantile pourrait être à l'origine d'un désastre sanitaire dans l'avenir." Selon un rapport de l'International Obesity Task Force de mars 2005, un enfant sur cinq est en surpoids ou obèse en Europe, ce qui devrait conduire à une surmortalité à l'âge adulte de 50 % à 80 %.

L'augmentation actuelle de l'espérance de vie à la naissance est essentiellement celle des personnes nées au début du XXe siècle, principalement en milieu rural, dans un environnement peu pollué et avec un mode de vie plutôt sain au moins jusqu'à l'âge adulte. La tendance actuelle, en matière d'espérance de vie, risque de s'inverser lorsque les générations nées après guerre vont vieillir. Ces dernières ont vécu dans un univers totalement différent de celui de leurs aînés. Polluées dès la vie foetale par les substances chimiques de synthèse, elles ont mangé, souvent dès la naissance, une nourriture plus ou moins déséquilibrée (trop de sucre, d'aliments raffinés, de produits appauvris par des transformations industrielles, etc.), effet amplifié par le développement de la sédentarité.

Tous ces facteurs ont conduit à l'"épidémie" d'obésité. Cette génération a aujourd'hui moins de 60 ans, trop tôt, sauf exception, pour mourir du cancer, de maladies cardio-vasculaires ou du diabète, mais le fléchissement du progrès de l'espérance de vie en bonne santé en France, la régression déjà observée de celle-ci dans des pays comme l'Allemagne, l'Autriche ou l'Italie montrent que la tendance séculaire à la progression de l'espérance de vie est en train de s'inverser.

Ainsi les prédictions de l'Insee, pour qui l'espérance de vie va continuer à croître au moins jusqu'en 2050, reposent sur des données fondées sur l'impact du recul des maladies infectieuses, sans prendre en compte la réalité actuelle des maladies chroniques. Un peu comme l'état-major de l'armée française avant- guerre croyait aux vertus de sa ligne Maginot sans voir que l'environnement avait changé depuis le précédent conflit. Avec le résultat qu'on sait.

 


Claude Aubert, agronome, auteur de "L'Espérance de vie : la fin des illusions" (Terre vivante, 2006) ;

André Cicolella, chimiste toxicologue, président du Réseau Environnement Santé ;

Laurent Chevallier, médecin nutritionniste attaché au CHU de Montpellier.

------------

lire aussi sur ce blog :

Travailler plus pour vivre moins , note du 18/5/2010

Travailler plus pour vivre moins ou travailler moins pour vivre plus : répercussions économiques, note du 2/6/2010

-----------------

dans le même domaine , lire sur :

http://public.adequatesystems.com/pub/link/91186/092276462574191284971494353-inserm.fr.html

.

Dépression et maladie cardiaque : un cocktail explosif ?

Alors que les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès, la dépression est en passe de devenir, selon l'Organisation Mondiale de la Santé  (OMS), la deuxième affection au monde. Quid de l’interaction entre ces deux pathologies ? Une équipe internationale de chercheurs dont Hermann Nabi et Archana Singh-Manoux du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations de l’Inserm, vient de mener une étude de cohorte montrant pour la première fois que les personnes associant des symptômes dépressifs et une pathologie cardiaque ont un risque de décès par maladie cardiovasculaire presque quatre fois supérieur aux patients ne présentant aucune de ces pathologies.. Ils recommandent alors de mieux repérer les symptômes dépressifs chez ces patients. Ces travaux sont publiés dans la dernière édition de Heart.

D’après une enquête menée en 2005 par l’Institut National de Prévention et d'Education à la Santé (INPES), 19 % des Français de 15 à 75 ans ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. L’impact de la dépression sur le développement et le pronostic des maladies chroniques et notamment des maladies cardio-vasculaires fait l’objet d’un regain d’intérêt de la part de la communauté scientifique depuis quelques années. Chez les populations en bonne santé, des études prospectives menées sur le long terme ont montré que la dépression était associée au développement des maladies cardio-vasculaires, indépendamment des facteurs de risque spécifiques de ces pathologies (déséquilibre alimentaire, tabagisme, sédentarité, obésité, hypertension…).

Ces études n’ont toutefois pas permis d’établir l’effet combiné de la dépression et des maladies cardiovasculaires sur le risque de décès.

Grâce à la cohorte Whitehall II, les chercheurs de l’Inserm et leurs collègues ont pu comparer chez 5936 fonctionnaires britanniques suivis sur cinq ans le risque de décès des sujets associant symptômes dépressifs et pathologie cardiaque à celui des sujets en bonne santé ou présentant une seule de ces pathologies. L’âge moyen des participants au début de l’étude était de 61 ans.

Les résultats montrent, après ajustement avec les facteurs de confusion potentiels, que le risque de décès toutes causes confondues chez les personnes associant dépression et maladie cardiaque est 2,9 fois supérieur à celui des sujets ne présentant aucune de ces deux pathologies. Ce risque est 1,1 fois supérieur chez les sujets présentant seulement une pathologie cardiaque et de 1,8 fois supérieur chez ceux présentant des symptômes dépressifs uniquement.

Quant au risque de décéder des suites d’une maladie cardiovasculaire, il est 1,3 fois supérieur chez les personnes présentant uniquement une pathologie cardiaque, 2,4 fois supérieur chez les personnes avec des symptômes dépressifs uniquement et jusqu’à 3,9 fois supérieur chez ceux associant symptômes dépressifs et pathologie cardiaque par rapport au groupe ne présentant aucune de ces pathologies.

Bien que les participants de la cohorte Whitehall ne soient pas exactement représentatifs de la population générale car bénéficiant tous d’un emploi, les chercheurs concluent que ces résultats fournissent des éléments significatifs en faveur d’une interaction importante des symptômes dépressifs avec les pathologies cardio-vasculaires. « Cela démontre l’importance pour les professionnels de santé de mieux repérer les troubles dépressifs chez leurs patients cardiaques et de développer des actions visant à réduire la mortalité liée à la dépression, même si les mécanismes en jeu doivent être mieux compris » conclut Hermann Nabi.

Pour en savoir plus

Source

“Effects of depressive symptoms and coronary heart disease and their interactive associations on mortality in middle-aged adults: The Whitehall II cohort study”

Hermann Nabi1,2, Martin J. Shipley 3 Jussi Vahtera4,5,Martica Hall, 6, Jyrki Korkeila,7, Michael G. Marmot3, Mika Kivimäki, 3,5, Archana Singh-Manoux 1,2,3,8

1. INSERM, U1018, Centre for research in Epidemiology and Population Health, Epidemiology of occupational and social determinants of health, F-94807, Villejuif, France
2. University of Versailles St-Quentin, UMRS 1018, F-94807, Villejuif, France
3. Department of Epidemiology and Public Health, University College London, United Kingdom
4. Department of Public Health, University of Turku and Turku University Hospital, Finland
5. Finnish Institute of Occupational Health, Helsinki, Finland
6. Department of Psychiatry, University of Pittsburgh School of Medicine, Pittsburgh, Pennsylvania, USA
7. Department of Psychiatry, University of Turku and Harjavalta Hospital, Satakunta Hospital District, Finland
8. Hôpital Ste Périne, AP-HP, Centre de Gérontologie, Paris, F-75781, France

Heart, édition en ligne du 17 septembre 2010

Contacts chercheurs

Hermann Nabi
Unité Inserm 1018 « Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations »
Hôpital Paul Brousse
Bâtiment 15/16
16 avenue Paul Vaillant Couturier
94807 Villejuif Cedex
Tel.
01 77 74 74 21
Hermann.Nabi@inserm.fr

 

.

16/09/2010

La consommation alcoolique des (jeunes) français

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

.

La consommation alcoolique des français reste excessive

.

Dans une page consacrée à l'alcoolisme en France, Le Figaro revient sur les traitements existants et sur les chiffres de la consommation. Un adolescent sur trois connaît une ivresse alcoolique avant 15 ans, et trois jeunes sur cinq ont déjà consommé de l'alcool à cet âge (65 % des garçons, 59 % des filles). Malgré une forte diminution de la consommation d'alcool entre 1910 et 1940, les Français demeurent de gros consommateurs. Quant aux traitements, la recherche thérapeutique en alcoologie dispose de quelques molécules autorisées avec un taux global d'échec et de rechute de 70 %. Or, les chercheurs ont remarqué que certains patients, "porteurs d'un gène particulier", répondaient mieux aux traitements. Ainsi, la lutte contre l'alcoolisme s'oriente vers la piste génétique, l'imagerie médicale (IRM), mais aussi la piste clinique. Ces innovations tendent toutes vers l'espoir de traitements plus ciblés.


"Un adolescent sur trois a déjà connu l'ivresse alcoolique", Figaro [Le] , 15/09/2010


"Des traitements personnalisés contre l'alcoolisme", Figaro [Le] , 15/09/2010

10/09/2010

Anxiolytiques et somnifères multiplieraient les accidents domestiques

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

.

Anxiolytiques et somnifères multiplieraient les accidents domestiques

Après avoir étudié pendant douze ans 14 000 personnes âgées de 18 à 102 ans, une équipe canadienne met en garde contre la consommation des anxiolytiques et des somnifères : ils favoriseraient les accidents domestiques, augmentant de 36 % le risque de mortalité afférent. Ce type de médicaments favoriserait encore le risque suicidaire et les apnées du sommeil.
Libération , 10/09/2010

03/08/2010

Les maladies professionnelles augmentent, les accidents du travail régressen

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

.

Les maladies professionnelles augmentent, les accidents du travail régressent

L'Assurance-maladie a publié le bilan 2009 des "risques professionnels". 1,2 million de "sinistres" ont été couverts, l'an passé, par la Sécurité sociale et "les deux tiers ont donné lieu à un arrêt de travail, ce qui a représenté 52,8 millions de journées de travail perdues, 1,1 milliard d'euros en remboursements de soins, 2,4 milliards d'euros d'indemnités d'arrêt de travail et 4 milliards d'euros de rentes pour incapacité", liste Le Figaro.
Si les accidents du travail régressent en raison d'une meilleure prévention et d'un chômage en hausse, les maladies professionnelles augmentent en revanche, notamment les troubles musculo-squelettiques : ils représentent 80 % des pathologies du travail. Les cancers occasionnés par l'amiante sont, eux aussi, en augmentation et "constituent à eux seuls 56 % des cancers professionnels".
Aussi la branche 'risques professionnels' de l'Assurance-maladie va-t-elle cibler ses campagnes de prévention en direction du BTP, de la grande distribution et de l'intérim.

28/05/2010

L'industrie du tabac viserait en priorité les femmes des pays en voie de développement

.
lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/28/l-industrie-du-tabac-viserait-en-priorite-les-femmes-des-pays-en-voie-de-developpement_1364674_3224.html
.
L'industrie du tabac viserait en priorité les femmes des pays en voie de développement
LEMONDE.FR Avec AFP | 28.05.10 | 19h25


trois jours de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'en est vivement pris à la politique de l'industrie du tabac, qui viserait en priorité la population féminine des pays en développement pour compenser des pertes de marchés dans les pays occidentaux.
"Comme le nombre de fumeurs recule dans les pays de l'OCDE, [l'industrie du tabac] doit chercher de nouveaux horizons – des verts pâturages – pour vendre ses produits", a affirmé Douglas Bettcher, un expert de l'OMS qui présentait, vendredi 28 mai, un rapport sur le tabac et les femmes.

Les conclusions de l'enquête de l'OMS sont sans appel pour les tabagistes : en utilisant les mêmes clichés que ceux utilisés il y a plusieurs décennies en Occident, ils incitent à la consommation de tabac en prônant la "libération de la femme" et profitant de la quasi-absence de lois anti-tabac. Ainsi, seulement 5 % de la population mondiale vit dans des pays où la loi interdit de fumer dans les lieux publics. "L'industrie du tabac est comme un virus mutant", a dénoncé M. Bettcher.

Pour l'instant, sur plus d'un milliard de fumeurs dans le monde, 200 millions sont des femmes.

Mais dans la moitié des 151 pays où des enquêtes sur le tabagisme chez les jeunes ont été effectuées, les filles sont à peu près aussi nombreuses que les garçons à fumer des cigarettes, selon l'OMS, qui prévient que plus de 8 millions de personnes, dont 2,5 millions de femmes, pourraient mourir des suites de la consommation de tabac d'ici à 2030 si aucune mesure n'est prise.

Trois quarts des décès concernant les femmes auraient lieu dans des pays à faibles revenus.

Pour en savoir plus :

Faits et chiffres sur les femmes et le tabac sur le site de l'OMS


La Journée mondiale sans tabac sur le site de l'OMS

 

------------

voir aussi les notes :

Industrie du tabac,...

La liste des cancers liés...

Le secret du polonium 210...

Du polonium dans le tabac :...

06/05/2010

Industrie du tabac, société, addiction

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

.

Des collégiens fumeurs toujours plus nombreux


"Le nombre de collégiens fumant tous les jours a plus que doublé entre 2007 et 2010", indique l'enquête annuelle de l'association 'Paris sans tabac'.

En outre, les adolescentes sont aujourd'hui plus nombreuses à fumer que les garçons. Selon le Pr Albert Hirsch (Ligue nationale contre le cancer) : "exceptée l'interdiction de fumer dans les lieux publics, aucune mesure importante n'a été prise depuis la politique volontariste menée en 2003 dans le cadre du plan cancer".

Le psychiatre Patrice Huerre (Maison des adolescents) estime pour sa part que les parents doivent, dès la fin de l'école primaire, mettre en garde leurs enfants contre le tabac, l'alcool et la pornographie et, déjà, les "entraîner à dire non".


Figaro [Le] , 06/05/2010

-----------------------------

à rapprocher de l'information suivante, lue sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

.

Pourquoi le tabac est addictif


Jean-Pol Tassin ,  directeur de recherche à l'Inserm-UPMC952, se demande pourquoi "le potentiel addictif du tabac se situe au-dessus de celui de l'alcool, et même de celui de l'héroïne ou de la cocaïne" et, plus généralement, s'interroge sur ce qu'est une addiction.

L'idée communément admise était que les substances addictives libéraient de la dopamine dans le cerveau, la molécule "activant un circuit cérébral, dit 'de la récompense' ".

Aujourd'hui, les chercheurs explorent une autre piste : celle de deux autres ensembles de cellules nerveuses, qui libèrent de la noradrénaline ou de la sérotonine.


Figaro [Le] , 03/05/2010http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

01/05/2010

Pétition pour L’HÔPITAL PUBLIC

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE                                                                                
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT                                      
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,                                     
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE                                   
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.

lien :


JE SIGNE LA PÉTITION .                                                                                    .

28/03/2010

L'OMS sous influence de l'industrie pharmaceutique

.
.
lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1119018,0.html
.
Industrie pharmaceutique et OMS : des liens très étroits
Article paru dans l'édition du 27.03.10
.
uites sur Internet, versions successives d'un rapport d'experts consacré à la recherche sur les maladies négligées, les indices s'accumulent : la Fédération internationale des fabricants de médicaments (IFPMA), qui compte parmi ses membres les plus gros laboratoires de la planète, peut être informée très en amont, de manière confidentielle, de débats en cours au sein de l'Organisation mondiale de la santé. Son activité de lobbying s'en serait trouvée, dans ce cas précis, grandement facilitée. Faute de pouvoir en escompter des profits, les laboratoires se désintéressent souvent des recherches sur les pathologies délaissées.

-----------------------------------------

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/26/l-oms-sous-influence-de-l-industrie-pharmaceutique_1324720_3244.html

.

Compte rendu
L'OMS sous influence de l'industrie pharmaceutique
LE MONDE | 26.03.10 | 15h52  •  Mis à jour le 27.03.10 | 08h33
Genève Correspondance


'Organisation mondiale de la santé a-t-elle été manipulée par les grands laboratoires pharmaceutiques ? Depuis des mois, les conclusions d'un rapport consacré à la recherche sur les maladies négligées dans les pays en développement alimente les soupçons. Face à la menace d'un scandale, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, a annoncé le 20 janvier qu'une enquête était en cours et que l'immunité diplomatique des membres du groupe d'experts chargé de rédiger le rapport, serait s'il le faut, levée. Mais deux mois plus tard, il est toujours impossible pour les médias d'obtenir le moindre détail sur l'affaire.

Contactée par Le Monde, la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb répond que "le docteur Chan a promis qu'elle informerait les Etats membres des résultats de l'investigation lancée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui se tiendra du 17 au 21 mai 2010." Quant au rapport final qui devrait être prêt le 13 mai, juste avant l'Assemblée, personne ne sait encore ce que sera son contenu, ni si les propositions qui semblent déranger la Fédération internationale des fabricants de médicaments (l'IFPMA) y figureront.

Tout a commencé, le 8 décembre 2009. Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la pandémie de grippe A (H1N1), un rapport confidentiel de l'OMS consacré aux maladies des pauvres, ces "maladies négligées" dont les grands laboratoires pharmaceutiques se désintéressent faute de pouvoir en tirer des profits, était mis en ligne par Wikileaks, site spécialisé dans les documents sensibles.

Ce rapport, rédigé par un groupe d'experts de l'OMS, et fruit de sept ans de réflexions, devait proposer des solutions pour remédier à cette situation qui se traduit par des millions de morts dans les pays en développement chaque année. En annexe de ce rapport de 111 pages "fuitaient" aussi quatre documents dont un étonnant mail rédigé le 1er décembre 2009 par la IFPMA qui compte parmi ses membres les plus gros laboratoires de la planète.

On y apprenait que l'IFPMA avait pu consulter en primeur le brouillon du rapport, reçu de manière "confidentielle", et faire ses commentaires. Dans un texte de deux pages, le lobby pharmaceutique passe en revue les bons et les mauvais points. Il juge ainsi problématique la proposition du Brésil d'instaurer une taxe sur les profits des industries pharmaceutiques censée rapporter 160 millions de dollars (120 millions d'euros) par an.

L'IFPMA s'interroge également sur la solution d'une "communauté de brevets", lancée par Unitaid, l'initiative internationale visant à faciliter l'accès aux traitements contre le sida par des financements innovants. Ce système permet une gestion collective des droits de propriété intellectuelle afin de faire baisser le prix des médicaments.

A la lecture de ces "fuites", la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet avait rédigé un éditorial au vitriol accusant le lobby pharmaceutique de "saboter le travail du groupe de travail de l'OMS", et affirmait qu'on ne devrait plus lui permettre "de rançonner les pauvres du monde."

Les commentaires de l'IFPMA auraient pu en rester là, si ce travail de lobbying n'avait pas été suivi d'effets, quelques semaines plus tard. Le 18 janvier 2010, lors d'une réunion à Genève du Conseil exécutif de l'OMS qui compte 34 représentants de pays, un rapport de synthèse de 19 pages était remis aux participants, reprenant seulement une petite partie des conclusions du rapport qui était sorti sur Internet. Exit la fameuse idée brésilienne d'une taxe sur les bénéfices des industries pharmaceutiques, supplantée par des mesures de financement traditionnelles. Disparues la plupart des mesures innovantes qui s'attaquaient au système de propriété intellectuelle tel qu'il fonctionne aujourd'hui.

Depuis des années, les grands laboratoires pharmaceutiques expliquent que pour financer la recherche et le développement de nouvelles molécules, processus très coûteux, seul le système des brevets, qui permet de bénéficier pendant vingt ans d'un monopole sur un nouveau médicament, est optimal. Les partisans d'une rupture préconisent au contraire des mécanismes qui permettraient de séparer le problème des coûts de la recherche, de celui du prix des médicaments, et de réconcilier l'innovation et l'accès aux médicaments.

En découvrant ce rapport de synthèse épuré, certains experts de l'OMS sont sortis du bois. Dans un mail adressé le 16 janvier aux membres du Conseil exécutif, la sénatrice colombienne Cecilia Lopez Montano dit sa colère d'avoir été "utilisée pour légitimer un processus" auquel elle estime n'avoir pas pleinement participé comme la majorité de ses collègues experts. Elle raconte avoir assisté à deux réunions et avoir demandé que les questions liées à la propriété intellectuelle sur les médicaments soient discutées en priorité. "A ma surprise, j'ai constaté un grand empressement à éviter les discussions sur ces sujets", écrit-t-elle.

Pour les ONG, le choc a aussi été grand. Thiru Balasubramanian de Knowledge Ecology International (KEI) attend la suite des événements. Sans se faire d'illusions. "Quand la fuite a eu lieu, il était impossible d'étouffer le scandale" estime-t-il.

 

Agathe Duparc

Maladiés négligées

Des pathologies délaissées
Les maladies négligées menacent plus de 400 millions d'individus dans le monde.
Sur les 1 556 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1975 et 2004, seuls 21 (1,3 %) ont été mis au point pour des maladies tropicales et la tuberculose, alors qu'elles représentent 11,4 % des maladies dans le monde.

Leishmaniose viscérale (LV)
Deuxième parasitose mortelle après le paludisme, elle fait 500 000 nouveaux cas par an et menace 200 millions de personnes dans 62 pays.

Maladie du sommeil
Mortelle sans traitement, cette maladie menace 50 millions de personnes dans 36 pays en développement.

Maladie de Chagas
Due à un parasite, elle sévit en Amérique latine : 8 millions de personnes sont infectées et 100 millions y sont exposées dans 21 pays.

Ulcère de Buruli
Il "fait partie des maladies tropicales les plus négligées, alors qu'il peut être traité", selon l'OMS.




Un groupe de travail international de 23 experts

Le groupe de travail chargé de rédiger le rapport sur le financement de la recherche-développement - en particulier sur les maladies négligées - est composé de 23 experts, auxquels s'ajoute Philippe Douste-Blazy, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur le développement des financements innovants. Il a été créé en 2008 à la suite de travaux débutés en 2003. La version finale du rapport sera présentée en mai, à l'issue d'une consultation publique en ligne. Les Etats membres ont jusqu'au 5 avril pour présenter leurs remarques. Le rapport est consultable sur le site de l'OMS (www.who.int).

 

Article paru dans l'édition du 27.03.10

27/03/2010

Les dangers des cosmétiques

lu sur :

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/

Mardi 23 mars 2010

Alerte sur la composition des produits cosmétiques
Demain, l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) présentera un rapport traitant des risques sanitaires et environnementaux induits par les cosmétiques. Fin 2008, quelques associations comme le RES (Réseau environnement santé), le WECF (Women in Europe for a Common Future) ou le C2DS (Comité pour le développement durable en santé), exprimaient leurs inquiétudes concernant la composition des produits de beauté, non soumis aux précautions d'une AMM. Le C2DS évoque par exemple "des mallettes distribuées dans les maternités, avec des produits suspects, dont un sirop pour enfants avec du benzate de sodium". Parabens, conservateurs susceptibles de perturber le système reproductif et endocrinien, phtalates, éthers de glycol, "des centaines de composants sont présents dans les gels-douche, shampoings, crèmes, certes souvent à des doses très faibles, mais il est difficile d'en évaluer les effets épidémiologiques, expose Annie Sasco (Inserm, Bordeaux). Pourtant, la directive européenne qui réglemente les cosmétiques devient de plus en plus contraignante. Elle recense pas moins de 1 328 produits interdits." Les fabricants n'enfreignent pas la loi stricto sensu, mais n'appliquent peut-être pas le principe de précaution avec une rigueur suffisante.
-----------------------------------------
lu sur :
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2010/03/22/cosmetiques-attention-a-la-potion-chimique_1322495_3238.html
.
Enquête
Cosmétiques : attention à la potion chimique
LE MONDE | 22.03.10 | 13h43  •  Mis à jour le 22.03.10 | 13h43

es cosmétiques "sans parabens", naturels, bio sont un marché florissant, qui croît à un rythme de 40 % par an en France. Cet engouement répond à une mode qui tend vers le rejet du tout chimique, à un besoin d'être rassuré sur l'innocuité des produits d'usage courant.

Mais, dans la vie quotidienne, "il est difficile pour le consommateur d'identifier les substances à éviter dans les produits de beauté, tant le nombre de composants possibles est élevé et leur nature parfois pour le moins surprenante", explique Annie Sasco, directrice de recherche à l'Inserm de Bordeaux, responsable de l'équipe épidémiologie pour la prévention du cancer. "Pourtant, la directive européenne qui réglemente les cosmétiques devient de plus en plus contraignante. Elle recense pas moins de 1 328 produits interdits", poursuit le docteur Sasco.

Contrairement aux médicaments, les produits de beauté ne font pas l'objet d'autorisations de mise sur le marché. Leur sécurité relève du fabricant, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) se réservant tout de même le droit de retirer un produit suspecté de nocivité. Faut-il s'en tenir aux propos rassurants des industriels ?

Le Réseau environnement santé (RES), l'association Women in Europe for a Common Future (WECF) ou encore le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) semblent penser le contraire. Ils avaient alerté, fin 2008, sur les risques posés par les cosmétiques pour bébés. Greenpeace s'était également inquiétée des "substances potentiellement dangereuses" dans les parfums.

"Les industriels n'enfreignent pas la loi en France. Mais on a un faisceau de présomptions. Le principe de précaution n'est pas appliqué", déplore Anne-Corinne Zimmer, membre du comité scientifique de WECF France et auteur de Polluants chimiques, enfants en danger (Editions de l'Atelier, 288 p., 19 euros). "Nous voyons encore des choses stupéfiantes. Des mallettes sont encore distribuées dans les maternités, avec des produits suspects, dont, récemment, un sirop pour enfants avec du benzoate de sodium (E211)", constate Olivier Toma, président du C2DS.

Principales substances dans le collimateur des associations et de la communauté scientifique, les parabens, conservateurs suspectés de perturber le système reproductif et endocrinien ; les phtalates, utilisés pour assouplir les plastiques ou dans les fixateurs de parfums, dont on soupçonne des effets sur l'appareil reproducteur masculin ; certains éthers de glycol, solvants très utilisés dans les teintures capillaires ; les sels d'aluminium, dans les déodorants, vernis à ongles, etc.

Présents depuis longtemps dans de nombreux cosmétiques, les nanomatériaux (particules infiniment petites) sont également au centre de toutes les attentions. L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) doit présenter, mercredi 24 mars, un rapport sur les risques pour la population et l'environnement. "Ces études scientifiques sur d'éventuels dangers des cosmétiques peuvent paraître anxiogènes. On appelle cela des signaux faibles. On les lit. On les traque. Si on trouve qu'une étude est fondée, on la refait en interne. L'efficacité et la sécurité sont les maîtres mots de notre travail", affirme Patricia Pineau, directrice de la communication de la recherche et de l'innovation chez L'Oréal, leader mondial des cosmétiques.

"Des centaines de composants sont présents dans les gels douche, shampoings, crèmes, certes souvent à des doses très faibles, mais il est difficile d'en évaluer les effets épidémiologiques. Il faut donc être prudent", souligne Annie Sasco. Alors que faire ? Utiliser les produits des marques respectant la charte "Cosmébio", qui impose que 95 % des végétaux utilisés soient issus de l'agriculture biologique, suggère Anne-Corinne Zimmer. "Je conseille les cosmétiques sans parabens, sans parfum et avec le moins possible de conservateurs. Pour les enfants, il faut éviter les produits à base de plantes ou de parfums, qui sont les substances les plus allergisantes", préconise Catherine Arfi, dermatologue et consultante en santé environnement.

A condition de savoir déchiffrer le détail de la composition fourni avec les cosmétiques. Tous les fabricants n'utilisent pas des ingrédients indésirables, mais les notices accompagnant leurs produits restent très souvent illisibles pour le consommateur.

 

Sur le Web : Consoglobe.com ; Leflacon.free.fr ; Cosmebio.org ; Afssaps.fr ; Parlonscosmetiques.com.

 

Pascale Santi
Article paru dans l'édition du 23.03.10

23/02/2010

Vous fumez ?

vu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/23/sexe-outrage-et-cigarette_1310348_3224.html

.

 

"Fumer, c'est servir de décharge aux pires produits toxiques" , comme l'acétone, l'arsenic, la DDT, l'ammoniaque et le polonium 210.

22/02/2010

Les dangers des résidus de médicaments dans l'eau

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/22/les-dangers-des-residus-de-medicaments-dans-l-eau-restent-encore-mal-connus_1309603_3244.html#ens_id=1306141

.

Les dangers des résidus de médicaments dans l'eau restent encore mal connus
LE MONDE | 22.02.10 | 14h42  •  Mis à jour le 22.02.10 | 14h42
Berlin Envoyé spécial


l faudrait boire un milliard de litres d'eau du Rhin pour absorber l'équivalent d'un comprimé d'aspirine." De la Seine, de la Tamise ou de n'importe quel fleuve. L'équation a été posée lors du symposium international sur "les perturbateurs endocriniens et les résidus de substances pharmaceutiques dans les milieux aquatiques", organisé, mi-février, à Berlin, par le Centre de compétence sur l'eau de la ville. Le propos se veut rassurant. Il ne reflète que partiellement la réalité.

Les milieux aquatiques sont souillés par de multiples micropolluants que les stations d'épuration classiques, conçues pour traiter les matières carbonées, azotées et phosphorées, n'éliminent qu'imparfaitement. On y trouve, notamment, des perturbateurs endocriniens, comme des détergents, des pesticides, des hormones naturelles... On y trouve, aussi, des médicaments rejetés par les industries pharmaceutiques, les élevages industriels, les hôpitaux... Ces déchets ne sont, en général, présents qu'à l'état de traces, en concentration de l'ordre du microgramme ou du nanogramme par litre. Très inférieure, donc, aux dosages des prescriptions médicales. Mais les effets de faibles doses absorbées sur une longue période sont inconnus. Tout aussi inconnues sont les interactions d'une combinaison de molécules associant, pêle-mêle, antidépresseurs, anticancéreux, anti-inflammatoires, analgésiques ou hormones.

"L'évaluation du risque est très difficile. Il faut prendre en compte la persistance dans l'eau de chaque molécule, sa bioaccumulation et sa toxicité", souligne Claude Casellas, de l'université Montpellier-1. Exemple de cette complexité : la carbamazépine, médicament prescrit contre l'épilepsie, se retrouve, à la sortie des stations d'épuration, à des teneurs plus élevées que celle de la molécule initiale.

Pour la plupart des experts réunis à Berlin, "la consommation de l'eau du robinet présente un risque sanitaire négligeable". Les traitements de potabilisation actuels laissent pourtant de côté les résidus pharmaceutiques et les perturbateurs endocriniens (à l'exception des pesticides). Mais ceux-ci, avant d'arriver dans les réseaux d'eau potable, sont filtrés par le milieu naturel et dilués dans les nappes phréatiques, et ne subsistent donc qu'en quantités infimes.

Toutefois, des études font suspecter un lien de cause à effet entre certains perturbateurs endocriniens et une baisse de la fertilité masculine. "Même s'il n'y a pas de risque à boire l'eau du robinet, des mesures de prévention s'imposent, d'autant que la consommation de médicaments va augmenter avec le vieillissement de la population", insiste Martin Jekel, professeur à l'Université technique de Berlin.

Le problème est davantage économique que technique. Les stations d'épuration actuelles associent décantation et traitement biologique par boues activées. Des procédés plus sophistiqués existent : filtration par des membranes ultrafines, adsorption sur charbon actif... Les tests montrent qu'ils réduisent de façon significative les microcontaminations.

Mais ces systèmes, dont quelques dizaines sont expérimentés en Europe, sont coûteux. Ils peuvent doubler le prix d'un réseau d'épuration. D'où l'accent mis par les experts sur la prévention des pollutions à la source, à la sortie des industries ou des hôpitaux. Et sur la sensibilisation du public, encore trop enclin à se débarrasser des médicaments périmés dans les toilettes.

 

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 23.02.10

13/02/2010

Les experts français en sécurité sanitaires sont-ils fiables en France ?

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
.
Le statut nébuleux des experts français
Bernard Begaud (Inserm Bordeaux), interviewé par Impact Médecine, note que la déclaration de conflits d'intérêts entre industriels, experts et autorités sanitaires, est un "problème qui s'évapore mystérieusement" après avoir fait l'ordre du jour dans les groupes de travail mis en place par les agences sanitaires.
Parmi les faiblesses du système français : l'absence d'une "charte de l'expertise, qui fixerait des règles de bonnes conduites des experts et préciserait la fourchette des rémunérations des experts par les industriels".
Autre regret : l'ambiguïté que suppose le statut d'expert, "notamment pour les salariés d'un hôpital ou d'une université. (.) Il pourrait y avoir des accords entre l'université ou l'hôpital et l'industriel, ce qui offrirait un cadre juridique plus juste."
Le statut indécis de l'expert en France est une lacune importante, surtout dans le cadre d'un partenariat public-privé qui fait l'objet d'un investissement public.
M. Begaud aimerait voir les autorités sanitaires françaises disposer d'un "nombre accru d'évaluateurs internes, permanents ou semi-permanents, comme la FDA (*), chargés de mettre en perspective les avis des experts".
.
Impact Médecine , 11/02/2010
.
(*) FDA : Federal Drug Administration USA
.
CECI PERMET DE DOUTER DE PERTINENCE DE L'AVIS DE L'AFSSA EN CE QUI CONCERNE L'INNOCUITÉ DU bisphénol A (voir note précédente)

11/02/2010

Santé et société : prématurés; phobie scolaire

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
.
Prématurés : les indicateurs d’un mode de vie
L'association SOS Préma organise aujourd'hui, à Paris, un colloque parlementaire sur l'augmentation des naissances prématurées. En 2007, 65 000 cas étaient recensés, soit 8,1 % des accouchements. Charlotte Bouvard, qui préside SOS Préma, attribue cette recrudescence aux fécondations in vitro qui favorisent la gémellité (or "on accouche rarement de jumeaux à terme"). Les conceptions tardives sont comptées comme un autre facteur de prématurité natale, de même que le mode de vie des futures mères : stress, fatigue, déplacements liés au travail, tabac, alcool. Le congé maternité n'est pas pris assez tôt, d'autant que, s'agissant de grands prématurés, 40 % d'entre eux risquent de développer des "troubles moteurs, cognitifs ou sensoriels à l'âge de 5 ans". Mme Bouvard pointe également l'insuffisance des structures et de la formation. Jean-François Magny (Institut de puériculture de Paris) lui, fait écho : "Les réseaux et les centres de néo-natalité sont peu développés ou saturés".
Aujourd'hui en France , 11/02/2010
.
Le "refus scolaire anxieux"
Le Nouvel Observateur s'interroge, cette semaine, sur un phénomène de plus en plus fréquemment observé : la phobie scolaire, ou le "refus scolaire anxieux". Il s'agit d'une "peur irrationnelle qui empêche physiquement les adolescents de passer la porte de leur collège et de suivre leurs cours". Le système scolaire lui-même, la rigidité, l'incompréhension de l'administration et des professeurs, sont montrés du doigt. Le tiers des adolescents souffrant de phobie scolaire se trouve être en échec scolaire.
Nouvel Observateur [Le] , 11/02/2010