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09/03/2017

"Ondes électromagnétiques, antennes relais, quels effets sur notre santé et l'environnement ?"

Conférence-débat le vendredi 17 mars à 20 h 30 - Salle polyvalente Marcelin Albert de Montbazin (Hérault)


"Ondes électromagnétiques, antennes relais, quels effets sur notre santé et l'environnement ?"

 
Invités
Michèle RIVASI, députée européenne Europe Ecologie Les Verts et présidente du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem)
Alain COLLOMB, Docteur et Président de l'Association Santé Environnement Provence
 
Organisation : Collectif Montbazinois pour une antenne-relais loin des maisons
 
Entrée gratuite

01/10/2016

La vaccination des enfants avec le DTP : toujours impossible de trouver des vaccins qui ne soient pas les contestés tetra ou pentavalents

communiqué

voir aussi les notes que vous trouverez sur ce blog avec comme mot clef "vaccins"

commentaire de bon sens :

les vaccins sont destinés à provoquer dans l'organisme vacciné la fabrication d'antigènes permettant une réponse rapide contre une infection.

Avant la vaccination, l'organisme infecté répondait "naturellement" par la fabrication de ces anticorps, mais cette fabrication n'était pas forcément suffisamment rapide ou efficace : nous sommes les descendants de ceux qui ont répondu de façon "efficace" à leurs infections, ceux qui ont survécu.

Ces infection ne se produisaient pas toutes en même temps : on n'attrapait pas EN MÊME TEMPS la dipthpérie, le tétanos, la polio ...etc... Si çà avait été le cas, nous serions beaucoup moins nombreux sur terre ! L'organisme n'est pas fait pour répondre à ce genre d'infection multiple, a fortiori un enfant qui vient de naître !!!

Vouloir faire des vaccins combinant des réactions immunitaires multiples et nombreuses est une aberration qui ne correspond à aucun impératif, sauf celui du profit des industries pharmaceutiques. Il faut le savoir.

 

Vaccin DTP - Bulletin d’information :

Où en sommes-nous ?

Chère amie, cher ami,

Obtenir que le dossier “vaccin DTP” avance auprès du Conseil d’Etat n’a pas été simple.

Il a fallu tout le talent et la pugnacité de Maître Bergel-Hatchuel pour débloquer les choses.

En effet, vous le savez, nous avions lancé en novembre 2015 un mémoire auprès de la ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine, pour qu’elle mette de l’ordre dans la politique vaccinale en France.

La ministre semble être passée par tous les états dans le cadre de cette campagne. Elle a d’abord estimé que la vaccination ne se discutait pas. Puis, il a été dit qu’il n’y avait pas de pénurie.

Les mois passaient, elle ne nous répondait pas.

Elle a prétendu avoir agi auprès des laboratoires pharmaceutiques pour qu’ils répondent à la demande des citoyens... Ils n’ont rien fait.

Après avoir suivi les étapes classiques de la procédure auprès de la ministre, il a fallu saisir le Conseil d’Etat. Là encore, les choses ont été moins simples que prévu. Nous attendions une réponse pour le 12 juin 2016.

Les relances incessantes de Maître Bergel n’y faisaient rien : il a été impossible de savoir si les conseillers d’Etat allaient ouvrir le dossier ou le ranger au placard. C’est qu’ils étaient bien ennuyés !

Il y a 10 jours enfin, les choses ont bougé. Le Conseil d’Etat a accepté que nous présentions notre mémoire - et quand je dis nous, je parle des 2500 personnes ayant mandaté Maître Bergel, plus tous ceux qui nous ont soutenus à travers la pétition lancée par le Pr Henri Joyeux.

Elle est signée actuellement par près de 1 million 80 000 personnes. Vous pouvez encore venir nous rejoindre en la signant ici librement : http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polio


Le conseil de l’Ordre de Montpellier fait appel de la décision rendu contre le Professeur Henri Joyeux

Vous le savez, le Pr Joyeux a été condamné à la radiation de l’Ordre des médecins par la chambre disciplinaire du conseil de l’Ordre de sa région, chambre disciplinaire constituée de médecins.

Ces médecins ont agi à la suite d’une plainte du conseil de l’Ordre national. Ils étaient en mission.

L’Ordre de Montpellier, consterné par cette décision, a fait appel. Le Pr Henri Joyeux également. Ces appels sont suspensifs, ce qui lui permet de continuer à exercer son métier.

Nous sommes en 2016. Et l’Etat n’est pas capable de proposer un cadre clair à la politique vaccinale en France, contrairement aux autres pays européens.

Nous continuons donc l’offensive. D’ores et déjà, je vous propose de lire cette requête très bien étayée par Maître Bergel qui vous rappellera dans le détail les points cruciaux de cette affaire et, notamment :
  • la question de la vente liée avec les vaccins tetra, penta ou hexavalents, qui est illégale et dangereuse pour la santé des bébés;
  • l’augmentation scandaleuse du prix du vaccin DTP en quelques années seulement ;
  • le problème du vaccin contre l’hépatite B, imposé à tous, alors qu’il est controversé.
Vous trouverez la requête ici.


Consultation citoyenne sur les vaccins : il faut participer !

En attendant de voir comment le Conseil d’Etat va répondre à notre requête, il est possible d’agir à nouveau.

La "concertation" citoyenne sur la vaccination http://contrib.concertation-vaccination.fr est ouverte jusqu'au 13 octobre. Si vous souhaitez faire la différence, prenez le temps de répondre à cette consultation.

Pour l’instant, seules 4460 personnes ont répondu à l’appel de l’Etat. Il faut que nous soyons des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers à montrer notre intérêt pour le sujet et notre volonté de voir la politique vaccinale évoluer pour que la situation change.

Cette proposition de la ministre de la Santé vaut ce qu’elle vaut. Elle avait été largement critiquée par l’un des conseillers de la ministre, M. Thomas Dietrich, qui y voyait une opération de communication hypocrite. Il s’agissait, selon lui, d’une mascarade de démocratie. Il avait alors démissionné de ses fonctions.

Il est clair que les laboratoires pharmaceutiques sont à la manoeuvre dans cette affaire. Par exemple, le Président de la concertation, le Pr Alain Fischer, a reçu officiellement un prix de 100 000 euros des laboratoires Sanofi Pasteur le 5 novembre 2013.

On peut citer aussi Madame la Pr Claire-Anne Siegrist qui a collaboré à l’élaboration de cette consultation citoyenne. Elle est pédiatre spécialisée en maladies infectieuses, directrice du département de pédiatrie et professeur de vaccinologie à l’Université de Genève. Mais elle est aussi responsable du centre collaborateur de l’OMS pour la vaccinologie néonatale. L’ennui, c’est que cet organisme est financé notamment par les laboratoires pharmaceutiques. N’y a t-il pas là un conflit d’intérêt majeur?

Néanmoins, il faut répondre à cette consultation. Si la démarche en elle même vous paraît absurde ou hypocrite, n’hésitez pas à le dire aux autorités. Vos opinions sont essentielles.

Elles auront nécessairement une influence sur l'État, voire sur les laboratoires pharmaceutiques et - pourquoi pas ? - sur le Conseil d’Etat.

Je vous engage donc à vous rendre sur le site de la consultation et d’y apporter votre contribution.

Afin de vous aider à y répondre, je vous propose deux sources d’information qui pourront vous y aider :

Les réponses peuvent donc être apportées jusqu’au 13 octobre 2016. Nous aurons l’occasion d’aborder le sujet avec Maître Bergel Hatchuel et le Professeur Henri Joyeux lors de notre Congrès International de Santé Naturelle des 1er et 2 octobre 2016.

Bien à vous,

Augustin de Livois

PS : Il est encore possible de vous inscrire à notre Congrès ici. Faites, vite car même si nous avons rajouté quelques rangs de chaises... il ne reste que très peu de places à attribuer et le congrès commence dès demain matin !

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, sachez que notre offre de streaming vidéo vous permet également de suivre en direct toutes les conférences filmées (plénières et débats) puis de les revoir en différé. Inscrivez-vous maintenant sur cette page.

 

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05/04/2016

LINKY à Montpellier

Linky, la tension monte autour du nouveau compteur ...

www.actualitesfrance.fr/.../linky-la-tension-monte-autour-du-nouveau-co...

Une soixantaines de communes refusent ce compteur électrique intelligent que des associations qualifient de "coûteux et dangereux".

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À Montpellier, la décision d'accepter les compteurs LINKY a été faite sans consulter la population et sans envisager les conséquences sanitaire à long terme.

Encore un scandale similaire à celui des moteurs diesel en vue !

21/09/2015

Paludisme : privilégier la moustiquaire !

lu dans la revue de presse de l'INSERM :

Paludisme : découverte du mécanisme de multi-résistance aux traitements

 Selon les travaux de chercheurs dirigés par l’équipe de Françoise Benoit-Vical, directrice de recherche Inserm, et publiés dans la revue Emerging Infectious Diseases, « le parasite responsable du paludisme est capable d’acquérir une inquiétante multirésistance aux traitements, y compris à des molécules qu’il n’avait jamais croisées auparavant », rapporte l’AFP. L’étude révèle que « des parasites, exposés in vitro à la seule artémisinine (le composé de base du traitement standard) pendant cinq ans, développent une résistance généralisée à la plupart des autres médicaments antipaludiques », explique l’agence de presse.

 

Retrouver le communiqué « Paludisme : la multi-résistance aux traitements devient plus alarmante que jamais » sur la salle de presse de l’Inserm.

 

AFP, 19/09

11/08/2015

Rappel sur la dangerosité des diodes luminescentes

à lire sur :

Les diodes luminescentes sous l'œil inquiet des chercheurs

www.lemonde.fr/.../les-diodes-luminescentes-sous-l-il-inquiet-des-chercheurs_4719537_1650684.html

voir aussi sur ce blog la note du :

04/01/2013

Rappel sur la dangerosité...

05/09/2014

XXième siècle, avènement de l'industrie chimique

  ... explosifs, engrais chimiques, pesticides, OGM, médicaments, matières plastiques, automobile (carburants, pneus), tissus synthétiques, alimentation (édulcorants de synthèse, conservateurs...), etc...

À lire sur BASTAMAG :

MÉMOIREPremière Guerre mondiale : va-t-on commémorer les exploits de l’industrie chimique ?

- Lire aussi notre enquête : Loin des tranchées : quand les multinationales européennes engrangeaient déjà les profits de la guerre

19/03/2014

Histoire et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

 

communiqué :

Séminaire de recherche Fichet-Heynlin
Séance n°4 : 
26 mars 2013 (16h30-18h30)

Histoire et transformations numériques
dans l'enseignement supérieur et la recherche


Inscription gratuite mais obligatoire : en salle / à distance



Questions et débat avec :

Deux questions préliminaires aux deux invités pour ouvrir le débat :

Quelles sont à votre avis, en histoire, les transformations les plus importantes, liées au numérique, modifiant le processus (données, traitements, éditions, pédagogies, valorisations) allant de la recherche à ses diffusions pédagogiques et publiques ?

Quelles sont, à votre avis, les spécificité des disciplines historiques (vis à vis d'autres disciplines que vous connaîtriez dans le domaine des arts, lettres et            sciences humaines), dans le rapport aux transformations numériques des pratiques de recherche et d'enseignement ?

 Pour leur poser vos questions et suivre le séminaire à distance (AdobeConnect):

Inscription préalable obligatoire http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

Écritoire collectif pour poser vos questions http://lite2.framapad.org/p/semFH4

Connexion : https://universiteparis.adobeconnect.com/semnumesr/

Lieu : Paris 1 / Centre PMF, 90, rue de Tolbiac 75013 Paris, Métro Olympiades, 8ème étage salle A 802

Séminaire de recherche FICHET-HEYNLIN (2013-2014)

Quels sont les effets des changements numériques sur les métiers et l'organisation 
universitaire ?
 Que sait-on des usages du numérique par les étudiants et enseignants selon les 

établissements et les pays ?

Resp.: Sophie Poirot-Delpech, Jérôme Valluy, Julien Vincent

Un séminaire public organisé par le réseau scientifique Numer-Univ avec le soutien du Service Usages numériques de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


En 1470, vingt ans après les premières impressions de Gutenberg, la Sorbonne, sous l'impulsion de Guillaume Fichet et Johann Heynlin, ouvre un atelier d'imprimerie pour mettre à disposition des étudiants et professeurs des ouvrages remplaçant les manuscrits rares et défectueux des copistes. En 2006 est créé à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), comme dans d'autres établissements, un service des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) qui met à disposition des étudiants et professeurs les outils numériques, pédagogiques et éditoriaux, caractéristiques des évolutions universitaires à l'ère de l'Internet. L'objet du séminaire FICHET-HEYNLIN est d'étudier les multiples aspects que cette révolution numérique produit dans l'activité et le fonctionnement des universités en favorisant la diversité des regards disciplinaires (sur le domaine des arts, lettres, droit, sciences humaines et sociales), le pluralisme intellectuel des points de vue (eco-managérial, technophile, pédagogique, professionnel, social, technophobe...) et les regards critiques favorables à une construction prudente et raisonnée des avancées dans ce domaine, à distance des enthousiasmes technophiles dominants de l'époque mais aussi des réactions technophobes. Une attention particulière sera prêtée aux travaux déjà nombreux sur les usages du numérique dans les établissements universitaires ainsi que sur les enjeux internationaux des relations inter-universitaires.

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Séance n°1 (8 octobre 2013) :
Séance inaugurale : Problématique, organisation et programmation du séminaire

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1294.html

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Séance n°2 (13 novembre 2013) :
Transformations du métier "recherche & enseignement" à l'ère numérique

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1298.html

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Séance n°3 (18 décembre 2013) :
Littérature et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1303.html


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Séance n°4 (26 mars 2014) :
Histoire 
et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Inscriptions : http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

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Contacts :

Numeruniv : http://www.reseau-terra.eu/article1266.html

<mime-attachment.gif> Sophie Poirot-Delpeche Sophie.Poirot-Delpech@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Jérôme Valluy jerôme.valluy@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Julien Vincent Julien.Vincent@univ-paris1.fr

13/02/2014

Étude confidentielle des effets sanitaires à long terme liés à la consommation d’OGM

lu sur :

Synthèse de presse quotidienne de l'Inserm

Le Nouvel Observateur revient sur la constitution, fin décembre, « dans la plus extrême discrétion », d’un « consortium français de recherche » pour« l’étude des effets sanitaires à long terme liés à la consommation d’OGM ».

Placé sous la direction du Pr Bernard Salles, directeur du centre de recherche en toxicologie alimentaire (ToxAlim) de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), celui-ci regroupe des labos de l’Inra et de l’Inserm, en la personne du Dr Robert Barouki, de l’unité ‘‘pharmacologie, toxicologie et signalisation cellulaire’’.

L’hebdomadaire rappelle qu’en juillet dernier, l’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho avait suivi l’avis de l’Anses et signé un appel d’offres du programme de recherche Risk’OGM.

 

Le Nouvel Observateur, 13/02

16/01/2014

Aluminium dans les vaccins : pour plus de profits !

lu dans la synthèse de l'INSERM : (les surlignages sont de moi)

Aujourd’hui en France indique que des victimes du Revaxis, un vaccin à l’aluminium des laboratoires Sanofi Pasteur MSD, attaquent le laboratoire, estimant qu’il a « surestimé les effets indésirables d’un autre vaccin, le DT Polio [sans aluminium], pour des motifs financiers ».Aujourd’hui en France, 16/01

28/12/2013

Exposition aux ondes électromagnétiques dans les habitations et lieux publics

Bon à savoir.

lu sur le Midi Libre :

en 2013 :

ENVIRONNEMENT : chacun pourra faire mesurer l'exposition aux ondes électromagnétiques dans les habitations et lieux publics. Il suffira d'en faire la demande à l'Agence nationale des fréquences.

24/12/2013

Grâce posthume pour l'un des pères de l'informatique

lu sur : 

Royaume-Uni : grâce posthume pour Alan Turingcondamné pour homosexualité .

Le Monde.fr avec AFP | 24.12.2013 à 02h21 • Mis à jour le 24.12.2013 à 04h56

Le mathématicien britannique Alan Turing, qui a joué un rôle décisif pour briser les codes nazis, s'est vu accorder la grâce royale, mardi 24 décembre, à titreposthume, plus de soixante ans après sa condamnation pour homosexualité.

Considéré comme « l'Einstein des mathématiques », ce pionnier de l'informatique est mort en 1954 à l'âge de 41 ans, empoisonné au cyanure, sans que la thèse généralement retenue du suicide n'ait jamais été formellement prouvée. Il avait été condamné deux ans plus tôt pour « outrage aux bonnes mœurs » et contraint à la castration chimique en raison de son homosexualité, illégale au Royaume-Uni jusqu'en 1967.

Durant sa courte existence, Alan Turing sera parvenu à poser les fondations de l'informatique moderne et à définir les critères de l'intelligence artificielle encore en vigueur aujourd'hui : le fameux « test de Turing » qui se fonde sur la faculté d'une machine à tenirune conversation.

Lire le portrait : "Sorry Alan !"

CASSEUR DU CODE ENIGMA

Pour le grand public, son plus haut fait d'armes est d'avoir réussi à « casser » les codes de la machine Enigma utilisés par les sous-marins allemands croisant dans l'Atlantique Nord pendant la seconde guerre mondiale. Certains historiens estiment que ce coup de génie a précipité la chute d'Hitler, qui autrement aurait pu tenir un ou deux ans de plus.

Lire : Alan Turing ou la difficile réhabilitation de la mémoire d'un pionnier de l'informatique

Alan Turing a été gracié mardi, cinquante-neuf ans après sa mort, par la reine Elizabeth II sur proposition du ministre de la justice Chris Grayling qui avait évoqué un « homme exceptionnel avec un esprit brillant ».

« Son génie a été mis en œuvre à Bletchley Park [principal site de décryptage britannique] pendant la seconde guerre mondiale où son apport a été décisif pour briser le code Enigma, contribuer à mettrefin à la guerre et sauver des milliers des vies »

« Sa vie a plus tard été assombrie par sa condamnation pour homosexualité, condamnation que nous considérerions aujourd'hui comme injuste et discriminatoire, et qui est désormais annulée »

Les campagnes s'étaient intensifiées ces dernières années au Royaume-Uni pour réhabiliterAlan Turing, un excentrique timide qui portait un masque à gaz pour éviter le rhume des foins lorsqu'il faisait du vélo. En 2009, le premier ministre de l'époque, Gordon Brown, lui avait présenté des excuses posthumes, reconnaissant qu'il avait été traité « horriblement ». En 2012, l'année du centenaire de la naissance de Turing à Londres, onze scientifiques britanniques, dont Stephen Hawking, avaient demandé l'annulation de la condamnation de celui qu'ils qualifiaient de « mathématicien le plus brillant de l'époque moderne ».

Lire aussi : La Grande-Bretagne fête les 100 ans de la naissance d'Alan Turing, génie de l'informatique

15/12/2013

La Lune comme indicateur de la puissance technologique

lu sur :

www.lemonde.fr/.../retour-sur-la-lune_3523974_1650684.html

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 02.12.2013 à 15h44 • Mis à jour le 14.12.2013 à 23h26 |Par Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)
Pour la première fois en trente-sept ans, c'est-à-dire depuis la sonde soviétique Luna 24 en 1976, un engin venu de Terre a aluni. Il s’appelle Chang'e 3, déesse de la Lune, et est chinois. La sonde lunaire a été lancée avec succès le 1er décembre et s'est posée le 14 décembre sur une plaine de lave basaltique lunaire.

Le rover de 120 kilogrammes à six roues, baptisé Yutu (« le lapin de jade »), chargé d'enregistrer toutes sortes de données physiques et visuelles, a été déployé sur la Lune plusieurs heures après l'alunissage de la sonde spatiale Chang'e-3. L’astromobile y évoluera pendant trois mois sur une surface de près de cinq kilomètres carrés. Il est doté de sept instruments scientifiques, dont un radar pour analyser le sous-sol, de caméras ainsi que d’un télescope pour observer le cosmos depuis la Lune.

Le premier rover à avoir roulé en 1970 sur le sol lunaire, Lunakhod 1, était soviétique. Au cours des dernières décennies, plusieurs pays en Asie – l'Inde, le Japon et la Chine – ont envoyé des sondes s’écraser sur la Lune.

Avec Chang'e 3, la Chine reprend toutefois le relais de l’exploration lunaire et, surtout, franchit une étape-clé de sa marche vers la Lune : d’ici à 2020, le pays, qui a envoyé à cinq reprises des hommes dans l’espace depuis 2003 et a mis en orbite une mini-station spatiale habitable en 2012, devrait en principe maîtriser toute la séquence technologique qui permettra de faire séjourner des taïkonautes sur l’astre des nuits et de les ramener sur Terre.

Lire aussi :  « Les Chinois ont la volonté de résider sur la Lune »

Deux sondes avaient été préalablement envoyées en orbite lunaire par les Chinois pour reconnaître le terrain en 2007 et 2010 et choisir une région encore inconnue de la Lune. Ce premier atterrissage lunaire, a rappelé le directeur adjoint du programme lunaire chinois Li Zhengben, quelques jours avant le lancement, « comporte des risques » : 80 % des technologies de la mission Chang'e 3 seraient « nouvelles » par rapport au reste du programme spatial chinois.

« Ce genre de mission a un double objectif : scientifique, puisqu'il s'agira de recueillir toutes sortes de données et d'explorer la zone autour de l'atterrisseur, explique Philippe Coué, un expert français qui a consacré plusieurs ouvrages à l’aventure chinoise dans l’espace. Mais surtout technologique, car il s’agit pour les Chinois de valider des technologies qui leur serviront plus tard, comme la navigation du rover, l’utilisation d’un bras télémanipulateur, ou encore le moteur à poussée variable de l’atterrisseur. » Il poursuit : « A partir du moment où l’on sait se poser, se mettre en orbite, revenir, on a toute la séquence. Après, c’est le vol habité. »

A terme, la Chine envisage de créer une base lunaire, tout en continuant son programme de station orbitale. C’est le seul pays au monde à être engagé à ce jour dans un programme aussi ambitieux et aussi complet. Le pari est osé, mais rien n’interdit à la Chine, soulignent les observateurs, d’ouvrir plus tard ses programmes à des participants étrangers : elle attirera de nouveaux financements, tout en gardant la tutelle.

Brice Pedroletti (Pékin, correspondant) 

Journaliste au Monde

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Lire aussi : L’Inde, tous azimuts dans la conquête spatiale

Le Monde | 02.12.2013 à 15h46 • Mis à jour le 02.12.2013 à 17h19 |Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)

Le 5 novembre, la veille du lancement de la première mission spatiale indienne sur mars, le directeur de l’ISRO, l’agence spatiale indienne, a pris soin de déposer une maquette du satellite dans le temple de Tirupati afin d’obtenir la protection des dieux. Il faut dire que la mission est périlleuse. C’est sa deuxième dans l’« espace lointain », quelques années après avoir lancé une sonde en orbite lunaire qui s’est soldée par un succès en demi-teinte puisqu’elle a disparu des écrans de contrôle au bout d’un an seulement.

Le pari est d’autant plus risqué que la mission a dû être préparée en un temps record – quinze mois, contre trente-six à quarante-huit pour des missions similaires de l’Agence spatiale européenne ou de la NASA – et que le taux d’échec des missions sur mars se situe aux alentours de 60 %.

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Le pays ne disposant pas d’un lanceur assez puissant pour envoyer directement la sonde sur la Planète rouge, cette dernière a d’abord été posée en orbite terrestre, où elle doit prendre de la vitesse avant de rejoindre Mars, pour une arrivée prévue en septembre 2014.

Pourquoi l’Inde veut-elle à tout prix explorer Mars ? Les premiers arguments sont scientifiques. « La mission va nous aider à détecter ou non la présence de méthane sur Mars », explique Mayank N. Vahia, professeur au département d’astronomie et d’astrophysique du Tata Institute of Fundamental Research à Bombay. La sonde Mangalyaan embarque cinq instruments, dont un photomètre pour mieux comprendre la manière dont l’eau s’évapore à la surface de la planète, un spectromètre de masse pour analyser la composition des particules de l’atmosphère et un détecteur de méthane.

TROP AMBITIEUSE

« Mais cette mission est avant tout technologique, plutôt que scientifique », tempère Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du système solaire au Centre national d’études spatiales (CNES). Il s’agit pour l’agence spatiale indienne de tester les technologies qu’elle a mises au point pour cette mission, comme les instruments de communication ou l’autonomie de la sonde.

Dans une tribune publiée dans The Indian Express, Amitabha Ghosh, scientifique à la NASA, craint toutefois que l’Inde, à vouloir être trop ambitieuse, brûle les étapes de sa conquête spatiale. D’autres chantiers sont en cours, comme l’exploration lunaire ou la mise au point de lanceurs géostationnaires plus puissants, et ils sont loin d’avoir tous abouti. En s’éparpillant dans de multiples programmes, l’agence risque de seulement répéter les expériences menées par les autres puissances spatiales depuis des décennies. Or « l’Inde doit tracer sa propre et unique trajectoire avec des découvertes de premier plan qui laisseront une marque dans la technologie et la science spatiales », insiste Amitabha Ghosh.

La mission sur Mars est au moins autant diplomatique que scientifique. Il y avait là une belle opportunité à saisir pour l’Inde. Quelques mois avant que l’ISRO dévoile sa mission, la Chine venait d’échouer à lancer une sonde en orbite de Mars, quelques années après l’échec du Japon. Si la mission Mangalyaan est un succès, l’Inde pourrait devenir le premier pays asiatique à réussir sa conquête de Mars.

Des voix se sont élevées en Inde pour critiquer ces ambitions coûteuses pour le pays, alors que 32 % de la population vit avec moins de 1,25 dollar par jour. L’ISRO leur rétorque que le budget de lancement de Mangalyaan est l’un des plus bas au monde. Certains observateurs en ont profité pour célébrer le jugaad (« l’innovation à moindre coût »), grâce notamment aux tests effectués, beaucoup moins nombreux qu’en Europe ou aux Etats-Unis. « On ne construit pas un satellite comme une voiture. Dans le spatial, c’est davantage le cahier des charges scientifique ou technologique que la réduction des coûts qui guide un programme », nuance Francis Rocard. L’ISRO bénéficie surtout des bas salaires de ses ingénieurs et peut compter sur un budget en constante progression. Mais avec 1,1 milliard de dollars, il reste toutefois loin des 17 milliards de dollars des Etats-Unis.

30/11/2013

L'industrie pharmaceutique et la recherche du profit

la santé passe après ...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/11/25/medicaments-epidemie-de-penuries_3519997_1650684.html

Médicaments : les ruptures de stock se multiplient

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 25.11.2013 à 17h01 • Mis à jour le 29.11.2013 à 09h17 |Chloé Hecketsweiler et Pascale Santi

Une patiente de l’hôpital Henri Mondor à Créteil avait démarré sa première cure de chimiothérapie avec du Caelyx. Mais en septembre 2011, cet anti-cancéreux (commercialisé par Janssen) connaît des difficultés d’approvisionnement à la suite de l’arrêt de la production sur l’unique site de fabrication de ce produit, aux Etats-Unis. Cette femme a pu bénéficier d’un traitement alternatif, mais beaucoup moins bien toléré au niveau cardiaque.

Une situation difficile à accepter pour le professeur Alain Astier, responsable du département pharmacie de l’hôpital et membre de l’Académie nationale de pharmacie. « Pendant plus d’un an, nous n’avons pas pu proposer de Caelyx à nos patients », regrette-t-il. Dans le même hôpital, une autre patiente, qui vient de recevoir une greffe de moelle osseuse, risque de décéder parce qu’il n’y a plus de Vistide, un antiviral indiqué pour prévenir le rejet, et qu’il n’existe aucun substitut.

Autant de cas qui montrent les problèmes posés par les ruptures de stock des médicaments rencontrés chaque jour. « Nous faisons de la substitution depuis cinquante ans, mais les ruptures de stock ne font qu’empirer, c’est exponentiel. Dans mon hôpital, de 150 à 200 médicaments sont régulièrement manquants, précise le professeur Astier. L’industrie pharmaceutique est de plus en plus dans une recherche effrénée du profit, ce qui la conduit à arrêter des médicaments qui ne sont plus rentables. Ce fut le cas, il y a trois ans, de la mexilétine de Boehringer-Ingelheim, un anti-arythmique. Or, les médicaments ne sont pas des produits comme les autres. »

Au 30 octobre, 200 dossiers de ruptures étaient répertoriés à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). C’est cinq fois plus qu’il y a cinq ans. Même lorsque le médicament est disponible, il peut y avoir des ruptures d’approvisionnement, c’est-à-dire une pénurie de plus de soixante-douze heures dans une pharmacie. Dans les officines, « nous avons comptabilisé 539 médicaments manquants sur le seul mois de septembre », constate ainsi Isabelle Adenot, présidente de l’ordre des pharmaciens, au vu d’une expérience pilote menée dans 200 officines.

SITUATIONS HAUTEMENT PROBLÉMATIQUES

« Depuis 2006, les professionnels de la santé constatent une hausse importante du nombre de ruptures d’approvisionnement, ce qui conduit à des situations hautement problématiques, d’autant plus quand le produit de remplacement est également en rupture ou le devient rapidement », constatait déjà fin 2012 le conseil de l’ordre des pharmaciens.

Les difficultés industrielles sont à l’origine de 38 % des cas, selon l’ANSM. « La mondialisation et la complexité croissante des circuits de fabrication sont un élément de fragilité important », souligne François Bruneaux, directeur adjoint de la surveillance à l’ANSM. Pour des raisons économiques, le principe actif est ainsi très fréquemment produit en Inde ou en Chine : 60 % à 80 % des principes actifs sont aujourd’hui fabriqués hors d’Europe, contre 20 % il y a trente ans. Le médicament brut est ensuite expédié en Europe ou aux Etats-Unis, où les laboratoires finalisent la formulation. L’optimisation des sites de production est aussi un facteur de risques. « Pour rentabiliser leurs sites, les industriels doivent faire tourner leurs usines à 70 % ou 80 % de leur capacité, ce qui leur laisse peu de marge pour s’adapter en cas d’augmentation brutale de la demande », ajoute François Bruneaux.

L’étape suivante – la fabrication de comprimés avec différents dosages par exemple – peut être localisée ailleurs, de même que le conditionnement et la « customisation », en fonction des normes de chaque pays (le vignetage est ainsi une particularité française). Au final, le médicament aura parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver à l’officine ou à l’hôpital. Et le moindre grain de sable dans l’un de ces multiples rouages suffit pour bloquer toute la chaîne d’approvisionnement.

Le Levothyrox, prescrit dans le traitement de l’hypothyroïdie (3 millions de personnes touchées en France), en offre un exemple. Ce médicament, produit par le laboratoire allemand Merck Serono, détient plus de 90 % du marché, et tout changement de traitement pour les patients est délicat. Problème : cet été, son unique usine de conditionnement rencontre des problèmes et les stocks français s’épuisent vite, provoquant alors la panique des associations de patients. L’ANSM doit autoriser en urgence l’importation d’un équivalent italien, l’Eutirox.

DISPARITION DU SAVOIR-FAIRE

« Depuis, nous avons demandé à Merck Serono de renforcer le nombre de sites de conditionnement pour éviter que cela ne se reproduise », révèle François Bruneaux. Selon lui, l’augmentation des problèmes est aussi liée aux changements de mains fréquents des usines et des autorisations de mise sur le marché (AMM). « Le vendeur donne la recette du médicament qu’il vend ou le mode d’emploi de son usine, mais c’est loin d’être une garantie de succès si le savoir-faire a disparu », insiste François Bruneaux.

Autre illustration récente, les autorités sanitaires ont lancé à nouveau l’alerte avec la Digoxine Nativelle injectable. L’AMM de ce médicament, prescrit aux insuffisants cardiaques, a été acquise par le laboratoire italien Teofarma, qui rencontre, depuis, des difficultés de production. Le médicament est en rupture de stock et les hôpitaux vivent sur leurs très faibles réserves en attendant de nouveaux lots qui ne devraient pas arriver avant… avril. La situation est problématique pour les patients, car les cardiologues considèrent qu’il n’existe pas de réelle alternative.

Autre source importante de ruptures : les difficultés d’approvisionnement en matière première, qui représentent 15 % des cas. La protamine de Sanofi illustre bien cet aléa. Seul antidote commercialisé en France de l’héparine (une substance utilisée pour empêcher la coagulation du sang pendant des opérations chirurgicales), il est produit à partir d’extraits de saumons pêchés au large du Japon. Mais à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’autorité de santé européenne a demandé au laboratoire de changer de zone de pêche pour ne pas prendre le moindre risque de contamination. Une opération qui prend du temps et qui a conduit Sanofi à importer en France une spécialité comparable, commercialisée au Royaume-Uni. Pour pallier les situations les plus critiques, l’ANSM a ainsi accordé, depuis octobre 2012, 200 autorisations d’importations dérogatoires.

PAS DE SUBSTITUTS

Les défauts de qualité des produits finis ou des matières premières sont un autre aléa (respectivement 9 % et 5 % des ruptures, mais plus de 2 000 signalements par an), de même que les arrêts de commercialisation décidés par les laboratoires (9 %). C’est le cas par exemple de la netromicine, un antibiotique injectable fabriqué par le laboratoire américain MSD (Merck). Fabriqué dans l’usine d’Hérouville-Saint-Clair (Calvados), c’est un produit très ancien, mais pour lequel aucun générique n’est encore autorisé en France.

La France est loin d’être le seul pays concerné. Alors que le marché mondial des médicaments progresse en moyenne de 5 %, la production peine à suivre, provoquant des tensions d’approvisionnement un peu partout dans le monde. Une enquête présentée au congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO), et réalisée auprès de 250 oncologistes et hématologistes, a par exemple montré que 80 % des médecins traitant des cancers ont dû faire face à des pénuries entre mars et septembre 2012. « Dans tous les cas, on essaie de trouver des alternatives, mais elles ne sont pas forcément satisfaisantes et elles n’ont pas été évaluées », explique le professeur Astier. Ces ruptures peuvent être une vraie perte de chances pour les patients : médicament moins efficace, report d’une intervention chirurgicale, toxicité plus importante, etc. Avec des cas de conscience pour les médecins qui doivent choisir les patients « qui en ont le plus besoin ».

« La réglementation sécurise la qualité du produit, mais pas l’approvisionnement », soupire François Bruneaux. Alors que le phénomène est d’ampleur mondiale, les autorités européennes réfléchissent à la mise en place d’une réglementation. En France, le ministère de la santé a créé un groupe de travail pour veiller au respect du décret du 28 septembre 2012, qui oblige les exploitants à avertir l’ANSM de tout retard. L’objectif est de prévenir et de gérer la pénurie de produits indispensables, en sécurisant davantage l’approvisionnement, dit-on au ministère.

Mais, à court terme, peu de solutions évidentes existent. L’idée de rapatrier certaines matières premières stratégiques en France ou même en Europe, soutenue par l’Académie de pharmacie, paraît peu réaliste compte tenu de l’ampleur des délocalisations déjà effectuées. L’une des pistes du ministère de la santé réside dans la mise en place de freins à l’exportation inappropriée de médicaments indispensables.

Lire aussi : Pénurie de médicaments : trois cas problématiques

Pénurie de médicaments _ trois cas problématiques.pdf



18/11/2013

La déforestation en hausse

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/edc79ee8-4e2b-11e3-a30e-61b9f942d2c0/Une_surveillance_globale_de_la_déforestation#.Uom1gEb5NXI

ENVIRONNEMENT Samedi 16 novembre 2013

Une surveillance globale de la déforestation 
Des images satellitaires révèlent l’ampleur de la déforestation au niveau mondial. Les résultats sont préoccupants

En un coup d’œil, visualiser la disparition – ou plus rarement l’apparition – de forêts à la surface de notre planète. Voilà ce que permet de faire une nouvelle cartographie de la couverture forestière mondiale, réalisée à partir d’images satellitaires et décrite dans la dernière édition de la revue Science. Avec une résolution de 30 mètres, elle offre un aperçu exceptionnel de l’évolution des forêts entre 2000 et 2012. La dynamique qu’elle révèle est loin d’être positive: malgré les progrès réalisés par certains pays, Brésil en tête, les ravages de la déforestation se sont poursuivis dans le monde ces dernières années, essentiellement en zone tropicale.

L’utilisation d’images satellitaires pour le suivi des forêts n’a rien de révolutionnaire, puisqu’elle remonte aux années 1970. Mais cette carte est la première à offrir un aperçu global de la forêt au niveau planétaire. Et cela avec une bonne résolution: chaque pixel des images correspond à la surface d’un tiers de stade de football.

Pour obtenir ce résultat, les scientifiques ont utilisé des images du satellite Landsat 7, qui a l’avantage de fournir des données harmonisées pour l’ensemble de la Terre, et dont les archives sont gratuitement accessibles depuis 2008. En tout, ils ont comparé plus de 650 000 images. «Cet ensemble de données est en soi exceptionnel», estime Esther Thürig, spécialiste des ressources forestières à l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

L’analyse de ces clichés a été rendue possible par l’arrivée de nouveaux outils informatiques de traitement des données. «Pour évaluer l’état de la forêt dans certaines régions du monde très brumeuses comme l’Indonésie, il faut comparer plusieurs milliers d’images satellites, ce qui extrêmement lourd», indique Matthew Hansen, de l’université américaine du Maryland, principal auteur de l’étude publiée dans Science, qui a collaboré avec Google pour élaborer sa cartographie.

L’état des lieux est sombre. En douze années, la Terre a perdu 2,3 millions de km2 de forêt, tandis que seuls 0,8 million de km2de nouvelles forêts se sont établis. Sans surprise, la déforestation est particulièrement marquée dans les régions tropicales, où elle s’est accrue de plus de 2000 km2 par an depuis 2000. «Ces chiffres confirment que la déforestation est un problème persistant au niveau mondial, malgré les progrès déjà accomplis dans ce domaine», souligne Rodney Taylor, respon sable du programme «Forêts» au WWF International.

Un pays s’est toutefois distingué dans la lutte contre la déforestation: le Brésil. Les clichés pris par Landsat confirment l’efficacité des mesures prises dans ce pays. «Le rythme de la déforestation y a été réduit de moitié sur notre période d’étude», précise Matthew Hansen. La situation y demeure cependant fragile: selon des chiffres révélés jeudi par la ministre brésilienne de l’Environnement, la déforestation a atteint cette année 5,843 km2, en hausse de 28% par rapport à l’année précédente, qui avait enregistré la plus faible déforestation de l’histoire. Cette inversion de tendance serait notamment liée à l’entrée en vigueur, l’année dernière, d’un code forestier plus souple.

Les progrès effectués par le Brésil ont malheureusement été compensés par la détérioration de la situation dans d’autres pays. C’est en Indonésie que la disparition de la forêt s’est le plus accélérée au début du XXIe siècle; elle a dépassé les 200 000 km2 en 2011 et 2012. «Ce pays a pourtant pris des engagements pour protéger ses forêts, mais ils ne se sont jusqu’alors pas concrétisés sur le terrain», indique Rodney Taylor. La forêt disparaît également à grande vitesse dans les forêts tropicales sèches d’Amérique du Sud, comme au Paraguay et en Bolivie, ainsi que dans certaines régions tropicales d’Afrique et d’Asie.

Si la majeure partie de ce phénomène est due à des activités humaines, d’autres causes existent: «Au Portugal, les incendies expliquent une partie de la déforestation observée; dans le sud-ouest de la France, c’est une tempête survenue en 2009 qui a été à l’origine d’un vaste déboisement», relate ainsi Matthew Hansen. «Un insecte ravageur des conifères sévit par ailleurs dans la province ca nadienne de Colombie-Britannique», ajoute Esther Thürig. Enfin, selon l’étude parue dansScience, ce sont les forêts eurasiennes de conifères qui connaissent la plus forte expansion – autrement dit, les nôtres. Elles reprennent leurs droits sur d’anciennes terres agricoles abandonnés.

Au-delà de ces constatations, à quoi cette cartographie de la déforestation va-t-elle servir? «C’est un important pas en avant, affirme Stewart Maginnis, responsable du programme «Forêt et changement climatique» à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle nous offre une source d’information sur les forêts à la fois crédible et exhaustive, alors qu’auparavant, nous dépendions de sources d’information éparses.»

«Grâce à la précision de ces images, les sociétés qui exploitent illégalement la forêt ne pourront plus dissimuler leurs activités, même lorsqu’elles opèrent au beau milieu de l’Amazonie», abonde de son côté Rodney Taylor. L’équipe de Matthew Hansen travaille d’ailleurs sur un système de détection rapide des déboisements de grande ampleur. Les ­forêts jouent également un rôle de puits de carbone en stockant de grandes quantités de CO2. Le scientifique estime que sa cartographie devrait permettre de mieux évaluer les dégâts infligés à ce précieux réservoir.

De son côté, le WWF a lancé une campagne appelant à stopper la déforestation d’ici à 2020 . «Quand on voit la situation révélée par cette étude, cela apparaît comme un vrai défi, concède Rodney Taylor. Mais elle montre aussi que la déforestation se concentre dans un petit nombre de pays, sur lesquels les efforts doivent porter.» Tous les spécialistes appellent enfin à être attentifs à la qualité des forêts nouvellement établies, parfois en compensation de terrains défrichés. Une plantation n’aura en effet pas la même valeur qu’une forêt ancienne diversifiée, que ce soit en termes de biodiversité, de stockage de carbone ou de services rendus, comme la lutte contre l’érosion.

06/06/2013

L'antenne WIFI de votre quartier, c'est vous (suite 2)

communiqué :

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
 
Suite à l'alerte au sujet du WIFI communautaire annoncé par ORANGE, d'aucuns s'interrogent au sujet des " FemToCell " incorporées discrètement dans les "box" - petites cellules sur lesquelles s'appuient les opérateurs pour densifier leurs réseaux.

Un petit rappel pour tous et particulièrement dédié à ceux qui n'étaient pas dans la boucle lors de nos communications relatives aux "FemToCell " 

- 4 pièces ci-jointes :
 
Le 19 Novembre 2010, associée à l'Association Familles Rurales et à Priartem, Robin des Toits signait une lettre adressée à Monsieur François BROTTES, alors Président du COMOP.
 
Le 23 Décembre 2010, Communiqué intitulé : Campagne "PORTABLES ET SANTE" : Principe de Précaution ou de Précuisson ?
 
Le 28 Juin 2011, courrier à Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, alors ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.
 
Le 22 Octobre 2012, courrier à Madame Cécile DUFLOT, ministre de l'Egalité des Territoires et du Logement.
 
Et sur le site web de Robin des Toits :
 
 

Devinez combien de clics sur "comment désactiver le Wi-fi" depuis 4 ans ? 358 864 fois

Il arrive en premier dans Google sur la requête depuis un an.

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voir aussi :

Femtocell - Wikipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Femtocell

Dans le monde des télécom mobile, une femtocell ou Femtocellule (de femto - préfixe soulignant la très faible taille -, et cellule), appelée aussi « HNB » (Home Node B) ou « HeNB » (Home eNode B) dans les normes 3GPP, est un élément de base d'un réseau cellulaire de téléphonie mobile, de faible puissance, prévu pour offrir une couverture radio limitée et souvent dédiée à un usage résidentiel ou en entreprise.

Elle se connecte au réseau de l’opérateur de téléphonie mobile via une connexion Internet haut débit (par un routeur câble ou xDSL, etc.) et peut, selon les modèles, supporter 4 à 8 communications ou accès internet simultanés (voix ou données).

28/05/2013

"Le réseau mafieux des OGM"

lu sur :

http://www.laprovence.com/print/2372541?title=Gilles-Eric%20S%C3%A9ralini%20%3A%20%26quot%3BLe%20r%C3%A9seau%20mafieux%20des%20OGM%26quot%3B

Gilles-Eric Séralini : "Le réseau mafieux des OGM"

Gilles-Eric Séralini _ %22Le réseau mafieux des OGM%22.pdf

27/05/2013

Gastro-entérites causées par les pulvérisations d'insecticides en agriculture

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/05/24/20581-norovirus-leau-peut-contaminer-cultures

Norovirus : l'eau peut contaminer les cultures

Mots clés : Norovirus
Par figaro iconYves Miserey - le 24/05/2013

Ces virus sont à l'origine de nombreuses épidémies de gastro-entérite dans le monde.

Certaines pratiques courantes dans l'agriculture intensive peuvent être une source de contaminations insoupçonnées. Une équipe de l'Institut néerlandais de santé publique et de l'environnement (RIVM) a découvert que la pulvérisation d'insecticides et de fongicides peut être à l'origine de contamination des cultures par des norovirus (International Journal of Food Microbiology, janvier 2013).

Grâce aux nouvelles techniques d'analyses, on sait maintenant que les norovirus sont responsables d'un grand nombre de gastro-entérites dans le monde extrêmement contagieuses. «Une partie des turistas que l'on attribuait à des bactéries sont dues en réalité aux norovirus», souligne Pierre Pothier, responsable du Centre national de référence des virus entériques. La plus vaste étude sur ces virus réalisée récemment par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a été déterminante dans cette prise de conscience.

Aux États-Unis, on recense chaque année 21 millions de cas de gastro-entérites aiguës dues à des norovirus, 70 000 hospitalisations et 800 décès. En France, entre septembre 2007 et mars 2009, on a recensé pas moins de 316 épisodes de gastro-entérites imputables aux seuls norovirus. Des gastros rarement graves si elles sont prises en charge à temps pour éviter toute déhydratation.

Dans l'étude néerlandaise, les risques pour la santé humaine ne sont pas dus aux pesticides eux-mêmes mais à l'eau contaminée par les virus dans laquelle ils sont dilués afin de pouvoir être pulvérisés. Dans le passé récent, plusieurs enquêtes avaient montré que les norovirus pouvaient être transmis par de l'eau irriguée souillée. C'est la première fois que l'hypothèse pulvérisation est avancée.

«C'est une possibilité à laquelle on ne pense pas, reconnaît Pierre Pothier. Quand les agriculteurs “traitent”, ils s'imaginent qu'ils éliminent toutes les bestioles.» Ce n'est pas le cas. Les norovirus sont résistants aux pesticides. Les tests effectués avec huit pesticides différents ont montré qu'un seul d'entre eux attaque les norovirus.

Les produits de traitement n'ont pas été choisis au hasard: ils sont couramment utilisés pour protéger les cultures de salade et de fruits rouges (framboises, fraises). Mangés crus, ces aliments sont à l'origine de plusieurs gastro-entérites dues aux norovirus.

Pour éviter tout problème, il est conseillé de cuire les aliments ce qui, en contrepartie, leur retire une partie de leurs richesses nutritionnelles. En attendant de plus amples recherches, les agriculteurs et maraîchers ont intérêt à s'assurer de la qualité de l'eau dont ils se servent pour protéger leurs cultures.

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mon commentaire :

En d'autres termes, pour bien comprendre de quoi il retourne, quand vous mangez des fruits ou des légumes non cuits et ne provenant pas de l'agriculture "bio", vous ingérez non seulement les pesticides qui les recouvrent (ceci même si vous les cuisez) mais également les bactéries et virus qui étaient présents dans l'eau sale ayant servi à diluer les pesticides (pesticides qui sont destinés à éliminer les insectes mais pas les bactéries ni les virus), laquelle eau sale pouvant provenir du cours d'eau le plus proche ou le plus commode pour l'agriculteur.

Logique, non ?

25/05/2013

L'antenne WIFI de votre quartier, c'est VOUS ! (rappel)

LE SAVIEZ-VOUS ? 

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER…C’EST VOUS !!!

Ce message s’adresse à vous si vous disposez d’une « box » d’accès Internet (et le cas échéant télévision et téléphone) mise à disposition par un opérateur télécom.

Sur cette boîte, pour votre accès à Internet, vous utilisez le réseau sans fil (WiFi)… ou pas, si vous l’avez désactivé au profit d’une liaison filaire (par câble ou CPL (Courants porteurs en ligne)).

Mais, le saviez-vous ? Votre « box » peut être la source de non pas un, mais deux réseaux sans fil : le vôtre, et un réseau dit « communautaire », qui a une portée beaucoup plus large puisqu’il « arrose » tout le quartier. Ce réseau, en accès libre pour tous les abonnés de l’opérateur, sert aux personnes qui souhaitent se connecter « en mobilité », c'est-à-dire en passant dans la rue ou en faisant une pause dans le parc. Ils se connectent… en utilisant votre boîte !!

Et cette fonction est activée par défaut, c'est-à-dire qu’elle a commencé à fonctionner dès que vous avez mis votre box en service, que vous en ayez conscience ou pas. Elle reste activée tant que vous ne l’avez pas éteinte, même si vous avez désactivé votre WIFI « maison ».

Il en découle plusieurs conséquences :

vous servez d’antenne WIFI à votre opérateur télécom, à vos frais, puisque c’est à partir de votre électricité, et en permanence puisque la boîte émet tout le temps, que le réseau soit effectivement utilisé ou pas ;

vous prenez double dose de champs électromagnétiques et vous en faites prendre double dose à vos voisins, qui n’en demandent sans doute pas tant et chez qui se trouvent peut-être des personnes fragiles (bébés, personnes âgées ou malades, personnes sensibles aux champs électromagnétiques), qui sont complètement démunies pour localiser l’origine de leurs maux ;

- vous êtes susceptible d’engager votre responsabilité si votre boîte est utilisée à des fins illégales, ne serait-ce que pour du téléchargement réprimé par la loi HADOPI. Certes, théoriquement, l’utilisateur doit s’identifier, et tout aussi théoriquement, il n’a pas accès à vos propres données de connexion ni à votre disque dur. Mais nous savons tous qu’il existe des logiciels permettant de « surfer » de façon anonyme ; et d’une façon générale, on sait que la créativité des hackers est sans limites. La collecte des informations sur les réseaux sans fil des particuliers a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d'enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel.

Et plus généralement, êtes-vous d’accord pour rendre ce service à l’opérateur ? Vous a-t-on mis au courant des modalités et des conséquences ? Vous a-t-on demandé votre avis ? Même sans parler du risque sanitaire il y a là une manipulation du consommateur qui n’est pas acceptable.

Vous ne croyez pas à ce que vous êtes en train de lire ? Appelez votre opérateur et parlez-lui du WiFi communautaire. Il reconnaîtra que cela existe (même s’il vous expliquera que ça émet peu, que c’est sans risque, que cela rend service, etc…).

Vous pouvez désactiver le WiFi communautaire et cesser de vous exposer à tous ces risques, même si vous voulez utiliser votre WiFi « maison » : ce sont deux réseaux différents. Pour connaître la marche à suivre, consultez le document Robin des Toits :  http://www.robindestoits.org/_a227.html

(*)

Ou demandez à votre opérateur, si votre type de « box » n’est pas répertorié sur la fiche « robin ».

Faites circuler ce message autour de vous !! Vos voisins figurent peut-être parmi les contacts des contacts de vos contacts !!

Le WIFI, pourquoi c’est dangereux :  http://www.robindestoits.org/_a1055.html

 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

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(*) je viens de recevoir ce message, j'ai vérifié : j'étais effectivement avec un WIFI activé alors que je ne l'utilise pas. Je l'ai donc désactivé en suivant la procédure indiquée dans le lien  :

http://www.robindestoits.org/_a227.html

21/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

12/05/2013

Sommes-nous tous cobayes de l'industrie pharmaceutique ?

lu sur :

http://www.20minutes.fr/societe/1153211-20130512-plus-50000-personnes-ete-utilisees-comme-cobayes-ex-rda-groupes-pharmaceutiques

SANTE - L'hebdomadaire allemand Der Spiegel révèle cette information dans son édition de ce dimanche...

Plus de 50.000 personnes de l'ex-Allemagne de l'Est communiste ont servi de cobayes pour les groupes pharmaceutiques occidentaux, souvent à leur insu et certains y laissant la vie, selon un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche. Au total ce sont plus de 600 études dans 50 cliniques, qui ont été menées jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989, détaille Der Spiegel, qui se base sur des documents inédits du ministère est-allemand de la Santé, ainsi que de l'Institut allemand des médicaments.

Deux morts à Berlin-est

Ces dossiers font apparaître deux morts à Berlin-est lors d'essais concernant le Trental, un produit améliorant la circulation sanguine développé par le groupe ouest-allemand Hoechst (fusionné depuis avec Sanofi), ou encore deux morts près de Magdebourg lors d'essais d'un médicament contre la tension pour Sandoz, racheté depuis par le groupe suisse Novartis. Bien souvent les patients n'étaient pas en état de donner un consentement éclairé, comme ces trente grands prématurés sur lesquels l'EPO a été testée à la demande d'un groupe ouest-allemand, à l'hôpital berlinois de la Charité, ou les alcooliques en plein delirium tremens à qui on a donné du Nimodipin de Bayer, qui améliore la circulation sanguine cérébrale.

Les laboratoires offraient jusqu'à 800.000 Marks ouest-allemands (environ 400.000 euros) par étude, poursuit Der Spiegel. Interrogés par Der Spiegel, les entreprises concernées ont souligné que ces faits remontaient à fort longtemps et qu'en principe, les tests de médicaments obéissent à des protocoles très stricts. La fédération des chercheurs des industries pharmaceutiques ne voit, quant à elle, «pour le moment aucune raison de suspecter que quoi que ce soit ait été irrégulier», conclut Der Spiegel. La télévision publique régionale allemande MDR avait déjà révélé à l'été 2010 l'existence de ces tests sur des cobayes est-allemands, mais il n'était alors question que de 2.000 patients sur lesquels avait été testé l'antidépresseur Brofaromin, d'une filiale de Novartis.

Avec AFP      
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sur le même sujet :

03/05/2013

Institut Pasteur : où vont les dons ?

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.20minutes.fr/societe/1149259-20130503-institut-pasteur-gestion-denoncee-rapport-igas

SANTE - Abus de confiance au préjudice des donateurs, recours à des artifices comptables, concentrations excessives de pouvoir...

Tempête à l'Institut Pasteur. L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dénonce dans un rapport publié ce vendredi par Le Figaro, la gestion de la fondation.

Les rapporteurs, Béatrice Buguet et André Bernay, pointent, selon Le Figaro, les abus de confiance au préjudice des donateurs, les recours à des artifices comptables et les concentrations excessives de pouvoir. Ils reprochent à l'Institut Pasteur de mettre en péril le lien de confiance qui l'unit à ses nombreux donateurs en manquant à son obligation de transparence sur l'utilisation des fonds collectés.

50 millions d'euros par an

Créée en 1887, la fondation pour la recherche recueille 50 millions d'euros par an et dispose d'un patrimoine estimé à près d'un milliard d'euros, précise Le Figaro. Certains des fonds collectés, d'après le rapport de l'Igas, ne sont pas forcément destinés à la recherche et une partie importante des dons et legs est «affectée à des fonds propres et nourrit la croissance au lieu d'être affectée immédiatement aux équipes de recherche». 

Par ailleurs, selon l'Igas, le déficit structurel affiché par l'Institut Pasteur est le fruit d'une «présentation artificielle» de ses résultats comptables, qui consiste à amputer son bilan annuel d'une partie des recettes. Enfin, la réforme des statuts, intervenue en 2008, fait aussi l'objet de critiques, car il apparaît, selon le texte, que la directrice générale de l'Institut, Alice Dautry, détient «un pouvoir très important» gagné au détriment du conseil d'administration. Interrogée par Le Figaro, cette dernière conteste «formellement» les conclusions de ce rapport qui est «erroné et malveillant». Pour elle, «tout l'argent collecté va à la recherche».

Avec AFP      
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voir aussi :
http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/05/03/un-rapport-de-l-igas-met-en-cause-la-gestion-de-l-institut-pasteur_3170277_1651302.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130503-[titres]

Un rapport de l'IGAS met en cause la gestion de l'Institut Pasteur
 
Le rapport pointe les abus de confiance au préjudice des donateurs, les recours à des artifices comptables et les concentrations excessives de pouvoir au sein de l'Institut.

01/04/2013

Inde contre Novartis : pas de brevets pour des médicaments peu novateurs

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/04/01/bras-de-fer-entre-novartis-et-la-justice-indienne_3151132_3216.html

Brevets : Novartis perd son bras de fer contre la justice indienne

La Cour suprême indienne a rejeté, lundi 1er avril, la demande de brevet déposée par le géant suisse Novartis pour un traitement anticancer onéreux, le Glivec, sa formule médicamenteuse ne remplissant pas les critères de "nouveauté ou de créativité" requis par la loi.

La Cour suprême a justifié son refus en expliquant que le Glivec, traitement onéreux, serait inaccessible pour la majorité de ses 1,2 milliard d'habitants dont 40 % gagnent moins de 1,25 dollar par jour. Les associations craignaient qu'un feu vert de la justice ne prive les patients les plus pauvres d'un générique bon marché.

Selon Leena Menghaney, conseil juridique de Médecins sans frontières, le Glivec est vendu à 4 000 dollars par patient et par mois dans les pays développés, alors qu'en Inde la version générique est disponible à moins de 73 dollars.

"Cette décision devrait renforcer une clause de sauvegarde de santé publique unique contenue dans la loi indienne sur les brevets, qui permet de limiter la multiplication abusive de brevets sur des substances déjà connues sans preuve d'efficacité supplémentaire", explique Patrick Durisch, de la Déclaration de Berne.

LA "PHARMACIE DES PAYS DU SUD"

"Cette clause empêche que la production de génériques bon marché soit entravée par la prolifération de monopoles injustifiés. Des génériques vitaux pour les pays en développement et dont l'Inde, surnommée la 'pharmacie des pays du Sud', est l'un des principaux pourvoyeurs", ajoute le militant suisse.

Cette décision intervient comme un revers pour les sociétés pharmaceutiques occidentales, qui tentent de gagner des parts sur le marché indien du médicament dont la croissance annuelle est de 13 à 14 %. Ce marché n'est actuellement que le quatorzième au niveau mondial mais le deuxième pays le plus peuplé du monde offre un important potentiel de développement.

Le groupe suisse avait déposé en 2006 une demande de brevet pour ce traitement contre la leucémie, rejetée par la justice indienne en première instance comme en appel. Cet anticancéreux est le médicament le plus vendu par Novartis : en 2012, son chiffre d'affaires s'est élevé à 4,6 milliards de dollars (pour un total de 56,6 milliards de dollars en 2012).

L'Inde délivre les brevets pour des formules datant d'après 1995 ou pour des médicaments améliorés montrant des signes manifestes de plus grande efficacité. Or la justice estime que la nouvelle version du Glivec ne se distingue pas notablement de la précédente.

LUTTE CONTRE L'EVERGREENING

Cette disposition est destinée à lutter contre la technique dite d'evergreening consistant pour les groupes pharmaceutiques à déposer des brevets pour un produit faiblement modifié de façon à en conserver pour des décennies supplémentaires le droit exclusif d'exploitation.

L'Inde est depuis des années un fournisseur de médicaments génériques à bas coûts dans le traitement du cancer, de la tuberculose ou du sida. Le pays n'a pas délivré de brevets jusqu'en 2005, avant de devoir adhérer aux règles de propriété intellectuelle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les géants pharmaceutiques, qui suivent avec attention l'affaire en Inde, estiment que la protection des brevets est vitale pour stimuler la recherche et le développement de nouveaux médicaments. "Si la situation actuelle demeure, à savoir que toutes les améliorations d'une molécule originale ne sont pas protégeables, ces [nouveaux] médicaments ne seront pas commercialisés en Inde", a prévenu Paul Herrling, un responsable de Novartis, cité dimanche par le Financial Times.

Ce rejet risque d'avoir des conséquences pour d'autres entreprises pharmaceutiques. L'an passé, Pfizer avait perdu son brevet pour le traitement anticancéreux Sutent et la holding Roche celui de son traitement contre l'hépatite C, Pegasys.

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sur le même sujet, lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/01/novartis-perd-son-bras-de-fer-en-inde-sur-les-brevets_3151307_3234.html

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Novartis perd son bras de fer en Inde sur les brevets

LE MONDE | 01.04.2013 à 11h15 • Mis à jour le 01.04.2013 à 14h27

Denis Cosnard

Priorité aux génériques. Malgré la pression des multinationales de la pharmacie, qui veulent protéger leurs innovations, l'Inde a, une nouvelle fois arbitré, lundi 1er avril, en faveur des copies vendues à prix cassés. Objectif : favoriser l'accès aux soins des Indiens, dont 40 % gagnent moins de 1 euro par jour. 

Après sept ans de bras de fer, la Cour suprême indienne a rejeté la demande de brevet déposée par Novartis pour son produit vedette, le Glivec. Depuis 2006, le groupe suisse souhaitait faire breveter en Inde la nouvelle version de cet anticancéreux, comme il l'a fait dans près de quarante pays, dont les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Mais, lundi, la Cour suprême a confirmé les décisions de première instance et d'appel : le nouveau Glivec ne marque pas une amélioration suffisamment forte pour être protégé par des brevets. Le cours de la filiale indienne de Novartis a immédiatement reculé de près de 5 % en Bourse.

REVERS MAJEUR

Au-delà de Novartis, il s'agit d'un revers majeur pour les laboratoires internationaux. Alors qu'ils misent de plus en plus sur l'Inde, un marché en hausse de 13 % à 14 % par an, le pays refuse ainsi l'utilisation d'une de leurs techniques privilégiées pour gagner de l'argent : l'"evergreening". Elle consiste à déposer des brevets pour un produit faiblement modifié, afin d'éviter la concurrence des génériques pendant des années de plus.

Cette décision "décourage la découverte pharmaceutique", a regretté Novartis. Elle va, au contraire, "donner un énorme coup de pouce pour fournir aux pauvres des médicaments à des prix abordables", s'est réjoui l'avocat Anand Grover, représentant l'Association indienne d'aide aux malades du cancer.

Au passage, la Cour suprême soutient aussi les industriels indiens, comme Cipla ou Natco, spécialistes mondiaux des génériques, notamment du Glivec.

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et aussi , lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/06/medicaments-generiques-l-inde-donne-tort-a-bayer_1843557_3244.html

 

Médicaments génériques : l'Inde donne tort à Bayer

 

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LE MONDE | 06.03.2013 à 11h46 • Mis à jour le 06.03.2013 à 16h05

Par Julien Bouissou - New Delhi Correspondance

C'est une victoire pour les fabricants de médicaments génériques indiens. Le Conseil d'appel indien en propriété intellectuelle (IPAB) a maintenu, lundi 4 mars, l'autorisation de fabriquer, dans le pays, le générique d'un médicament anticancéreux mis au point par Bayer. Le laboratoire pharmaceutique allemand, qui réclamait l'annulation de cette mesure, a annoncé qu'il ferait appel de la décision, s'inquiétant que "le jugement rendu par l'IPAB affaiblisse le régime international des brevets et mette en danger la recherche pharmaceutique".

En 2012, l'Inde a eu recours pour la première fois à une "licence obligatoire". Les pays y sont autorisés lorsqu'ils veulent passer outre un brevet qui protège un médicament non disponible sur leur territoire ou trop coûteux pour leur population. En l'occurrence, le Sorafenib Tosylate est vendu par Bayer à 4 000 euros pour un traitement d'un mois, un tarif rédhibitoire pour la quasi-totalité de la population indienne. Sa version générique ne coûte que 125 euros.

Les juges indiens ont reproché à Bayer de n'avoir pas exporté son médicament en Inde en 2008, puis de n'en avoir acheminé qu'une très faible quantité en 2009 et 2010. L'IPAB a donc autorisé Natco Pharma à fabriquer des génériques, à condition de reverser 7 % de royalties à Bayer, au lieu des 6 % prévus initialement.

BAISSER LES TARIFS

De grands laboratoires pharmaceutiques préfèrent encore baisser leurs tarifs plutôt que de subir une licence obligatoire. Car des gouvernements étrangers ou des organisations internationales pourront désormais demander à l'Inde de leur vendre les génériques qui viennent d'y être autorisés.

"Nous avons la confirmation que la licence obligatoire est une procédure qui fonctionne et nous pensons que les médicaments anti-VIH de deuxième ou troisième ligne seront bientôt vendus à des prix abordables", espère Leena Menghaney, de Médecins sans frontière (MSF).

Mais les grands fabricants indiens de génériques hésitent encore à réclamer des licences obligatoires. Au cours des dernières années, ils ont signé des accords de commercialisation ou de recherche avec des grands laboratoires pharmaceutiques occidentaux. Quant aux fabricants indiens indépendants, ils n'ont pas tous les reins assez solides pour s'engager dans des procédures judiciaires longues et coûteuses. Le gouvernement indien a donc prévu de lancer lui-même des procédures pour obtenir des licences obligatoires. Le ministère de la santé a déjà mis en place un comité pour sélectionner les médicaments qui en bénéficieront.

La décision de l'IPAB est un coup dur pour l'industrie pharmaceutique, sur un marché indien occupé à 90 % par des génériques. Grâce à ses 8 000 laboratoires, l'Inde exporte la moitié de sa production vers les pays en développement. Des millions de patients, qui n'ont pas accès aux traitements brevetés contre le paludisme, la tuberculose ou le VIH, en dépendent.

21/03/2013

Soyez intelligent: réfléchissez avant d'accepter un "compteur intelligent"

communiqué :

Compteurs dits "intelligents" - analyse de Robin des Toits - suite 2 : action
 
Pour répondre à un grand nombre d'entre vous, le 14 Janvier 2013, l'association nationale Robin des Toits transmettait des informations sous la rubrique : " Compteurs dits "intelligents" - analyse de Robin des Toits ", accompagnées de 9 pièces jointes.
 
La situation n'a pas évolué à ce jour. Aucune loi n'impose encore l'implantation de ce type de compteur, mais le lobby industriel oeuvre fiévreusement auprès du gouvernement sous prétexte "d'économie verte et durable".
 
Ainsi que vous le savez déjà, il est stipulé sur la liste d'exclusion de votre contrat d'assurance de la responsabilité civile, que vous n'êtes pas assuré(e)(s) contre  "les dommages de toute nature causés par les champs et ondes électromagnétiques".
 
Aussi nous semble-t-il important de vous conseiller une action logique à mettre en place par chacun de ceux qui se trouvent dès maintenant confrontés à la pose de ce type de compteur, à savoir :
 
1°- par lettre recommandée avec A.R., demander à son opérateur la documentation technique détaillant toutes les caractéristiques du fonctionnement technique dudit compteur.
Attention ! par la "réclame" marketing du produit - mais la notice des caractéristiques techniques - nettement moins séduisante à lire.
Le principe étant d'obtenir en clair que leur compteur fonctionne en utilisant les ondes radio.
 
2°- par lettre recommandée avec A.R., envoyer cette notice des caractéristiques techniques dudit compteur à votre Compagnie d'Assurance habitation et de la responsabilité civile, leur demandant de vous confirmer par écrit si - malgré la liste d'exclusion dans votre contrat - la Compagnie assure le risque de ce type d'appareil installé dans votre habitation et sous quelle(s) condition(s).
 
Dans l'attente de la réponse de votre Compagnie d'Assurance :
- n'acceptez aucune installation,
- ne signez aucun document venant de votre opérateur.
 
La suite de l'action découlera de la formulation de réponse de votre Compagnie d'Assurance.
 
2 pièces jointes :
- avenant modifiant les conditions de votre contrat d'assurance de la responsabilité civile
- article LE FIGARO économie du 19/02/2003 "Les assureurs se désengagent"

VOIR LES FICHIERS JOINTS :
 
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Marc CENDRIER
Chargé de l'Information Scientifique
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
 

06/03/2013

Moteurs Diesel : Montebourg ment quand il dit qu'ils sont sans danger !

... ou alors il est mal informé, ou encore: il ne veut pas s'informer ...

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le diesel et les problèmes de santé publique

Les constructeurs automobiles affirment que « les nouveaux moteurs diesel sont propres et verts et méritent leur régime fiscal avantageux », souligne Libération.

Bruno Guibeaud, président d’Europe Qualité Expertise, un groupement d’experts automobiles, souligne : « Globalement, avec les pots catalytiques et les filtres à particules, les constructeurs ont réussi à diminuer de 80% les émissions de particules fines ».

Cependant, ces nouveaux moteurs diesel ne résolvent pas le problème de santé publique, explique le quotidien. En effet, « en vingt ans, le parc automobile a été multiplié par cinq et (…) l’âge moyen des véhicules en France est d’environ huit ans », indique-t-il.

Selon Bruno Guibeaud, « toutes les voitures de plus de dix ans sont hyperpolluantes ». Par ailleurs, ce dernier explique qu’avec les filtres à particules de dernière génération, « on a diminué les particules fines mais, depuis deux ans, on a fait exploser les oxydes d’azote, très dangereux pour les bronches ! On crée de nouvelles pollutions dont les effets en termes de santé publique risquent bien d’être pires. Quant au pot catalytique, il ne fonctionne qu’à partir d’une certaine température… Que les voitures n’atteignent quasiment jamais en ville. Du coup, les moteurs diesel s’encrassent et émettent encore davantage de particules fines ».

Libération, 06/03

25/02/2013

Avez-vous idée de ce que vous mangez ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/25/le-scandale-alimentaire-qui-s-annonce_1838402_3232.html

Le scandale alimentaire qui s'annonce

LE MONDE | 25.02.2013 à 15h57 • Mis à jour le 25.02.2013 à 17h35

Par Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter

Que se passe-t-il vraiment dans l'univers de la viande industrielle ? Et que nous fait-on manger, de gré ou de force ? Avant d'essayer de répondre, il est bon d'avoir en tête deux études récentes.

La première, publiée en 2011 (1), montre la présence dans le lait - de vache, de chèvre ou d'humain - d'anti-inflammatoires, de bêtabloquants, d'hormones et bien sûr d'antibiotiques. Le lait de vache contient le plus grand nombre de molécules.

La seconde, qui date de 2012 (2), est encore plus saisissante. Une équipe de chercheurs a mis au point une technique de détection des résidus dans l'alimentation, en s'appuyant sur la chromatographie et la spectrométrie de masse.

Analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, ils y ont découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides.

Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd'hui dans des termes neufs.

On remarquera que, dans le scandale en cours, un mot a presque disparu : phénylbutazone. Cet anti-inflammatoire, on le sait, a été retrouvé dans des carcasses de chevaux exportés vers la France.

UNE FRAUDE ISOLÉE ?

Or la phénylbutazone est un produit dangereux, interdit dans toute viande destinée à la consommation humaine. S'agit-il d'une fraude isolée ? Ou bien, comme certains éléments permettent de l'envisager, d'une pratique tolérée par les autorités de contrôle ?

Nul besoin d'une vaste enquête pour avoir une idée de l'incroyable pharmacopée destinée aux animaux d'élevage. La liste des produits autorisés (3) contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l'intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques.

Sait-on comment l'oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l'azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d'un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d'une bonne vache charolaise ?

Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n'est menée. Il n'est pas dit qu'elles seraient possibles.

Lorsque c'est le cas, on découvre en tout cas un nouveau monde. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l'agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central.

Commentaire de l'un des auteurs, Claude Reiss : "Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés." (*)

Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Cette découverte est cohérente avec les grands changements en cours dans la toxicologie, qui étudie les substances toxiques.

"LA DOSE FAIT LE POISON"

Aujourd'hui encore, le principe de base de cette discipline est le Noael (No observed adverse effect level), ou dose sans effet toxique observable. Longtemps avant Noael, son précurseur Paracelse – un magnifique alchimiste du XVIe siècle – résumait à sa façon le paradigme actuel de la toxicologie : "Toutes les choses sont poison, et rien n'est sans poison ; seule la dose fait qu'une chose n'est pas un poison."

Phrase-clé que des générations de toxicologues ont résumée dans cette formule : "La dose fait le poison."

Mais la connaissance bouscule les idées en apparence les plus solides. Le lourd dossier des perturbateurs endocriniens vient rebattre les cartes de manière spectaculaire.

En deux mots, ces substances chimiques imitent les hormones naturelles et désorientent des fonctions essentielles du corps humain, comme la reproduction ou la différenciation sexuelle.

Or les perturbateurs agissent à des doses si faibles que l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a pu conclure, dans un rapport de 2011, que les effets de l'un d'eux, le bisphénol A, étaient avérés à "des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires".

Il est certain que ce seul propos marque un tournant. Car du même coup, la dose journalière admissible (DJA) du bisphénol A - sa limite légale - pourrait être divisée par... 2 millions, selon le toxicologue André Cicolella.

Le bisphénol A pourrait même "avoir des effets plus importants à très faible niveau d'exposition qu'à haut niveau", ce qui mettrait à bas tout l'édifice.

Quel rapport avec cette fraude géante appelée désormais "horsegate" ? C'est on ne peut plus limpide : nul ne sait ce que contient réellement la viande industrielle. Et nul ne veut savoir. Dans la lutte contre l'orgie d'antibiotiques donnés au bétail, le ministère de l'agriculture apparaît comme un Janus biface.

D'un côté, des promesses, et, de l'autre, l'inaction. Il lance fin 2011 un plan de réduction "de 25 % en cinq ans de la consommation des antibiotiques destinés aux animaux", mais que n'a-t-il oeuvré auparavant ? Entre 1999 et 2009, l'exposition du bétail à ces médicaments a augmenté de 12,5 %.

Certes, le volume global a baissé entre ces deux dates, mais les nouveaux produits sont actifs à des doses plus faibles. La situation s'aggrave, alors que l'antibiorésistance a été repérée dès avant la seconde guerre mondiale.

De quoi s'agit-il ? Après un temps court, les bactéries combattues par un antibiotique mutent. Ainsi des sulfamides, introduits en 1936, confrontés dès 1940 à des souches résistantes de bactéries.

LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

Ainsi de la molécule de tétracycline, ainsi du tristement célèbre staphylocoque doré, dont plusieurs souches résistantes ont donné diverses lignées SARM (staphylocoque doré résistant à la méticilline).

Le SARM joue un rôle fondamental dans les infections nosocomiales, celles qui surviennent dans les hôpitaux. Bien que des chiffres indiscutables n'existent pas, on pense que les trois quarts des 7 000 à 10 000 décès annuels de ce type en France sont le fait de bactéries résistantes aux antibiotiques, au tout premier rang desquelles le SARM.

Des chiffres officiels américains (3) font état de 19 000 morts dans ce pays en 2005, soit davantage que le sida. L'enjeu de santé publique est donc considérable.

Et il n'est pas exagéré de parler d'une maladie émergente, dont l'évolution demeure imprévisible. Tout récemment, le professeur David Coleman, spécialiste de la question (4), a identifié une souche si différente des autres qu'elle ne peut être détectée par les tests existants. Bien qu'elle touche les humains, elle se développe tout d'abord chez des animaux d'élevage, surtout les bovins.

Ce n'est guère étonnant, car une autre souche - le CC398 - prolifère depuis des années dans les élevages industriels.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu, en 2010, un avis indiquant que le réservoir du CC398 se trouve chez les bovins, la volaille, mais surtout chez les porcs.

Fait inquiétant, le SARM animal est de plus en plus présent dans les infections humaines, et une étude néerlandaise (Voss et al., 2005) établit que les producteurs de porcs sont 760 fois plus touchés que la population générale.

Un exemple frappe l'imagination : celui d'un vétérinaire (Nienhoff et al., 2009) qui transmet à son propre chien un SARM animal acquis au contact d'un porc.

C'est dans ce contexte de grande inquiétude que l'EFSA lance en 2008 une enquête européenne (**). Disons franchement qu'elle étonne. Laissons de côté le mystère britannique, qui ne reconnaît aucun cas de SARM animal.

L'Espagne, en revanche, a retrouvé la souche CC398 dans 46 % des élevages porcins, l'Italie dans 14 % d'entre eux, l'Allemagne dans 43,5 % et la Belgique dans 40 %. Autrement exprimé, tous nos voisins sont fortement touchés. Mais pas nous.

Nos services ne rapportent que 1,9 % d'élevages porcins frappés par le SARM animal, dont tout le monde sait qu'il tue en France un nombre inconnu, mais en toute hypothèse élevé, de malades.

Ce pourcentage est peut-être exact, mais il fait penser, mutatis mutandis, à ce nuage de Tchernobyl qui aurait par miracle épargné la France.

Il est peut-être exact, mais l'Europe elle-même, par le biais de l'EFSA, a diplomatiquement fait état de sa grande surprise au vu des résultats. Citation du rapport de 2009 : "L'EFSA recommande en outre que de nouvelles études soient réalisées afin d'identifier les raisons justifiant les différences observées au niveau de la prévalence du SARM dans les différents Etats membres."

Oui, pourvu que ce pourcentage soit exact, ce qui serait mieux que de jouer avec le feu bactérien. Car laisser flamber le SARM dans les élevages serait autrement plus grave que le tour de passe-passe autour de la viande de cheval.

Aucune équipe gouvernementale, depuis cinquante ans, n'a osé ouvrir le dossier infernal de l'élevage industriel et de la folie des antibiotiques. Le moment est peut-être venu.

Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter

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(1) http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21469656

(2) http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308814611018103

(3) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000432020&dateTexte=&categorieLien=id

(4) http://www.nytimes.com/2007/12/16/magazine/16wwln-lede-t.html?_r=1&

(5) http://www.irishexaminer.com/archives/2011/0604/ireland/fears-over-new-strain-of-mrsa-bug-156829.html

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Né en 1955 à Paris, Fabrice Nicolino a travaillé comme enquêteur, chroniqueur ou reporter pour un grand nombre de journaux français, parmi lesquels Géo, Le Canard enchaîné, Politis, Télérama, Terre sauvage, La Croix. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont des livres pour enfants - dernier en date : Ma tata Thérèse (Sarbacane, 2012) - et des essais comme Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard, 2011) et Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde (Actes Sud, 2010).

Lire aussi : "La communication de crise entre en scène", par Fabrice Nicolino, enquêteur, chroniqueur et reporter.

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(**) http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/doc/1376.pdf

(*) http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/07/l-inquietant-effet-cocktail-des-pesticides-sur-nos-cellules_1743277_3244.html

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L'inquiétant effet cocktail des pesticides sur nos cellules

 

LE MONDE | 07.08.2012 à 14h42

Par Grégoire Allix

Manger cinq fruits et légumes par jour est bon pour la santé. Ce qui l'est moins, c'est le "cocktail" de pesticides ingéré par la même occasion : le mélange de ces substances chimiques peut démultiplier leurs effets toxiques dans des proportions aussi surprenantes qu'inquiétantes, selon les résultats d'une étude préliminaire publiée, vendredi 3 août, dans la revue scientifique PloS One.

Les tests toxicologiques systématiques menés dans le cadre du règlement européen Reach ciblent les substances une par une. "On en sait très peu sur leurs effets combinés, alors que nous sommes littéralement entourés de combinaisons de poisons", explique l'auteur principal de l'étude, le toxicologue Michael Coleman, de l'Université d'Aston, en Angleterre.

Son équipe a comparé l'effet isolé et l'impact combiné, sur des cellules de notre système nerveux central, de trois fongicides fréquemment rencontrés sur les étals des primeurs, le pyriméthanil, le cyprodinil et le fludioxonil.

Résultat : les dommages infligés aux cellules sont jusqu'à vingt ou trente fois plus sévères lorsque les pesticides sont associés. "Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés", résume l'un des auteurs de l'étude, le biologiste moléculaire Claude Reiss, ancien directeur de recherche au CNRS et président de l'association Antidote Europe.

"On observe l'aggravation de trois types d'impacts", détaille le chercheur français : "La viabilité des cellules est dégradée ; les mitochondries, véritables "batteries" des cellules, ne parviennent plus à les alimenter en énergie, ce qui déclenche l'apoptose, c'est-à-dire l'autodestruction des cellules ; enfin, les cellules sont soumises à un stress oxydatif très puissant, possiblement cancérigène et susceptible d'entraîner une cascade d'effets."

ALZHEIMER, PARKINSON OU LA SCLÉROSE EN PLAQUES

Parmi les conséquences possibles de telles agressions sur les cellules, les chercheurs citent le risque d'une vulnérabilité accrue à des maladies neurodégénératives comme Alzheimer, Parkinson ou la sclérose en plaques. "Notre étude porte sur un petit nombre de substances, elle apporte plus de questions que de réponses, mais ces effets ont été mis en évidence à des doses très faibles, des concentrations proches de celles trouvées dans nos aliments", souligne le professeur Coleman.

Le scientifique estime urgent de généraliser ce type de tests, malgré les milliers de combinaisons possibles : "Cela permettrait de déterminer si les mélanges sont nocifs, pour aider les agriculteurs à choisir les produits qu'ils utilisent." Le fait de mener ces études sur des cellules humaines, et non sur des souris, comme c'est le cas dans la procédure Reach, permettrait de limiter les délais et les coûts, tout en rendant les résultats plus fiables. "La plupart des substances chimiques ne sont pas testées correctement : nous ne sommes pas des rats de 70 kg !", peste Claude Reiss.

Pour le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), qui a cofinancé l'étude, ces tests sont d'autant plus nécessaires qu'un tiers des fruits et légumes contrôlés par la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes contiennent les résidus de plusieurs pesticides.

"En 2008, nous avions relevé sur une même grappe de raisin les trois produits testés par le professeur Coleman", rappelle François Veillerette, porte-parole du MDRGF. A l'époque, des analyses commandées par l'association avaient révélé que la quasi-totalité des raisins vendus en grande surface contenaient de multiples pesticides, totalisant huit substances différentes par grappe en moyenne.

L'association appelle la Commission européenne à "lancer sans tarder une stratégie d'évaluation globale des mélanges de produits chimiques" et à "abaisser significativement les limites maximales de résidus tolérés dans les aliments, dans un souci élémentaire de précaution".

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La France ne tiendra pas l'engagement du Grenelle

 

La France se trouve dans l'"incapacité d'atteindre" l'objectif de réduire de 50 % l'usage de pesticides en 2018, selon le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll. Mardi 24 juillet, devant la mission commune d'information sur les pesticides du Sénat, M. Le Foll a estimé que cet engagement, adopté lors du Grenelle de l'environnement, en 2007, était hors de portée, "sauf à accélérer un processus dans des conditions et dans des mesures que je n'imagine pas aujourd'hui". La fédération d'associations écologistes France Nature Environnement (FNE) a appelé le ministre à "ne pas remettre en cause" un engagement "validé y compris par le monde agricole". Pour FNE, "le problème n'est pas l'objectif mais la volonté politique pour l'atteindre".

En 2011, le marché français des pesticides a progressé de 1,3 % en volume et de 5 % en chiffre d'affaires.

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et aussi :

Scandale des produits contenant du cheval

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29/01/2013

SCANDALE : téléphonie mobile, la loi proposée par les socialistes est dictée par les opérateurs !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/le-parti-socialiste-vide-la-proposition-de-loi-sur-l-exposition-aux-ondes_1823822_3244.html

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Le Parti socialiste vide la proposition de loi sur l'exposition aux ondes

LE MONDE | 29.01.2013 à 11h38 • Mis à jour le 29.01.2013 à 12h08 Par Sophie Landrin

Ce devait être la première avancée législative dans le domaine des ondes électromagnétiques. L'Assemblée nationale doit examiner, jeudi 31 janvier, une proposition de loi déposée par la députée (EELV) Laurence Abeille, visant à instaurer un principe de précaution pour limiter les risques sanitaires liés à l'exposition aux appareils sans fil – téléphones mobiles, Wi-Fi, etc. Mais les ambitions du texte ont été très largement revues à la baisse par les députés socialistes, lors de son examen devant la commission des affaires économiques.

Sans céder aux demandes de certaines associations de fixer le seuil limite d'exposition à 0,6 volt par mètre (V/m), au lieu des 41 V/m autorisés aujourd'hui, le texte posait la définition d'un nouveau seuil basé sur le principe "As Low As Reasonably Achievable", c'est-à-dire aussi bas que possible.

Le texte demandait, pour protéger les jeunes enfants, d'interdire le Wi-Fi en crèche et de privilégier la connexion filaire dans les établissements scolaires et dans les lieux d'accueil du public, comme les bibliothèques. Il proposait d'instaurer le principe d'une étude d'impact sanitaire et environnemental, réalisée par des équipes scientifiques indépendantes, avant toute mise en œuvre de nouvelles applications technologiques ayant pour conséquence l'émission de rayonnements électromagnétiques. En clair, cette disposition empêchait le déploiement de la 4G sans études d'impact préalables.

La proposition de loi demandait également, dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la loi, la remise d'un rapport sur l'électrosensibilité aux champs magnétiques, afin, notamment, de pouvoir reconnaître la qualité de travailleur handicapé aux personnes souffrant de cette pathologie. Ces dernières années, des cas de personnes ne supportant pas les ondes et vivant presque en ermites ont été recensés, sans être pris au sérieux.

La commission des affaires économiques n'a retenu que des dispositions anecdotiques, comme la désactivation possible du Wi-Fi sur les appareils, l'interdiction d'une installation émettrice de champs électromagnétiques dans un local privé sans l'autorisation des occupants, ou encore l'interdiction de toute publicité vantant les appareils sans fil à destination des enfants de moins de 14 ans. On est très loin des objectifs poursuivis.

"Le texte a été vidé à 90 %, selon Mme Abeille. Le gouvernement n'en voulait pas. La ministre déléguée à l'économie numérique, Fleur Pellerin, parce qu'elle ne veut pas froisser les opérateurs et les fabricants de téléphonie. Le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, parce qu'il défend un projet numérique à l'école. La ministre de la santé, Marisol Touraine, parce qu'elle récusait le principe d'une étude sur les électrosensibles."

"L'OMS A CLASSÉ LES ONDES COMME POTENTIELLEMENT CANCÉRIGÈNES"

Avec le développement de la téléphonie mobile et d'Internet, les ondes ont envahi notre quotidien. Rues, domicile, écoles, bibliothèques, entreprises, transports, rares sont les lieux qui échappent à l'exposition aux ondes. Selon l'Agence nationale des fréquences, la France compte 150 000 installations de radiotéléphonie, sur le territoire métropolitain et outre-marin. Plusieurs études soupçonnent leur nocivité sur la santé, mais aucune n'est suffisamment conclusive pour forger un consensus sur les dangers réels ou non de la communication sans fil.

Le débat scientifique n'est pas tranché, mais, dans chaque ville ou village, l'installation des antennes relais suscite de nombreux conflits avec ceux qui craignent pour leur santé et celle de leurs enfants, tout en continuant à utiliser massivement leur téléphone portable.

Pour leur défense, les parlementaires socialistes et le ministère de l'écologie font valoir qu'ils attendent, pour se prononcer, de nouvelles études scientifiques. L'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) doit actualiser, d'ici à juin, l'avis qu'elle avait rendu en 2009, alertant sur les dangers des ondes.

Par ailleurs, le Copic, le comité d'étude mis en place lors du Grenelle des ondes organisé en 2009, doit également se prononcer sur la faisabilité d'un abaissement du seuil d'exposition du public à 0,6 V/m et sur les conséquences que cela aurait sur la qualité du service. Ce comité est présidé par le député (PS) de l'Isère François Brottes, et réunit tous les acteurs du secteur.

Pour l'association Robin des toits, le Copic a d'ores et déjà montré que l'abaissement du seuil d'exposition était possible à condition de multiplier par trois le nombre d'antennes relais moins puissantes. Une expérience aurait été menée avec succès dans le XIVe arrondissement de Paris. L'association a annoncé, le 28 janvier, qu'elle quittait ce comité, soupçonnant les opérateurs d'ignorer volontairement ces résultats et de vouloir imposer de nouvelles études.

"Il est inutile d'attendre, assure Mme Abeille. Nous avons profité de la seule niche parlementaire dont le groupe dispose. Et nous avons suffisamment d'éléments qui nous conduisent à penser qu'il y a un risque pour la santé publique. Outre l'avis de l'Anses, l'OMS a classé les ondes comme potentiellement cancérigènes et la Commission européenne a préconisé un abaissement des seuils d'exposition." Les députés écologistes espèrent revenir sur leur version initiale en faisant voter des amendements en séance plénière avec l'appui des différents groupes de gauche.

Téléphonie - Ondes - antennes-relais

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sur le même sujet :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/25/l-italie-reconnait-le-lien-entre-mobile-et-tumeur-cranienne_1780928_3244.html
LE MONDE | 25.10.2012 à 12h19 Par Paul Benkimoun et Philippe Ridet (à Rome)

Il a fallu dix ans de patience à Innocente Marcolini, mais il a gagné. Le 12 octobre, la Cour de cassation italienne a reconnu que la tumeur bénigne décelée en 2002 sur un ganglion situé à l'intérieur de son crâne, avait été causée, entre autres, par l'usage intensif du téléphone portable lié à son métier, cadre d'entreprise. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a été déclaré invalide à 80 %.

Ce verdict est une première dans la Péninsule. Selon son avocat, Amilcare Buceti, la décision des juges qui ont écarté les résultats des études scientifiques financées par des entreprises pour cause de conflits d'intérêts, s'appuie sur deux éléments fondamentaux : "D'abord, explique-t-il, nous n'étions pas dans une croisade idéologique contre la modernité. Nous n'avons pas soutenu que l'usage prolongé du téléphone portable était la seule cause de la tumeur de mon client, mais l'une des causes. Ensuite, nous avons convaincu les magistrats de baser leur verdict sur les études d'experts indépendants qui travaillent sur le lien entre les tumeurs et l'usage du téléphone portable."

Il s'agit en l'occurrence de Giuseppe Grasso, neurochirurgien à Brescia (Lombardie), et d'Angelo Gino Levis, oncologue à l'université de Padoue (Vénétie). Les deux médecins qui ont assisté scientifiquement M. Marcolini durant la procédure, ont mis en avant un risque élevé de tumeur des nerfs crâniens pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable.

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CINQ À SIX HEURES PAR JOUR CONTRE L'OREILLE GAUCHE

Dans le cadre de son travail, M. Marcolini a utilisé le sien plus de cinq à six heures par jour pendant douze ans. "Je mettais mon téléphone contre l'oreille gauche, explique-t-il, car je prenais des notes de la main droite. Or, c'est dans cette zone que s'est développée la tumeur" dont il a été opéré avec succès. La tumeur touchait le ganglion du nerf trijumeau, proche de l'oreille.

Le verdict de la Cour de cassation fera date et jurisprudence. Pour Amilcare Buceti, les juges "ont élargi les voies de recours possible en accueillant comme élément de preuve des rapports d'experts établissant le principe général du caractère cancérogène de l'usage intensif du portable" et ce, au-delà du cas particulier de son client. Quatre cas similaires font ainsi l'objet de procédures judiciaires en cours en Italie.

Pour M. Marcolini, c'est une victoire après dix ans de lutte. "Je n'ai pas mené ce combat dans le seul but de toucher une pension d'invalidité, raconte-t-il. Je ne suis pas tombé malade parce que je n'aurais pas eu de chance, comme cela arrive parfois dans les accidents du travail, mais parce qu'il y avait une raison à ma maladie. J'ai voulu que la lumière soit faite sur les risques liés à l'usage des téléphones sans fil. Les gens doivent savoir ce qu'ils risquent. Les parents doivent connaître le danger que courent leurs enfants."

M. Marcolini entend désormais donner "le maximum de publicité" à son cas pour "fonder une association contre les dangers des ondes électromagnétiques et susciter une plainte collective", une "class-action". Il doit rencontrer ses avocats et ses conseillers scientifiques la semaine prochaine pour en parler.

LA DÉCISION JUDICIAIRE RISQUE DE SUSCITER DES PROCÉDURES

Au-delà des frontières italiennes, la décision judiciaire risque de susciter des procédures. D'autant qu'en juin 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), structure rattachée à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé comme "cancérogènes possibles" les champs électromagnétiques de radiofréquence, dont ceux de la téléphonie mobile.

Présentant ces conclusions, le président du groupe de travail du CIRC, Jonathan Samet, avait précisé que des experts s'étaient appuyés "sur des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé à l'usage du téléphone mobile", ajoutant que "les deux études les plus larges ont montré un risque accru de gliome chez les utilisateurs les plus intensifs".

A défaut de disposer de données scientifiques établissant un lien de cause à effet – et non une simple association – entre l'exposition aux radiofréquences des téléphones portables et la survenue de tumeurs malignes, les experts du CIRC ont donc retenu la possibilité d'un effet cancérogène dans leur document consacré aux champs électromagnétiques.

Le responsable du programme des travaux d'évaluation au CIRC, le docteur Kurt Strif, précisait que "le niveau de preuve d'une association entre l'usage de la téléphonie mobile et le risque de cancer est comparable à celui existant pour les pesticides ou les expositions professionnelles dans le cadre du nettoyage à sec".
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toujours sur le même sujet, lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/un-appel-de-syndicalistes-pour-reduire-les-ondes-au-travail-07-02-2013-1624889_23.php


Publié le 07/02/2013 à 12:09

Des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France Télécom ou le groupe L'Oréal ont lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail, a-t-on appris mercredi auprès de l'un des signataires.

Dans cet appel, la trentaine de délégués syndicaux demande notamment "aux employeurs d'adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM (champs électromagnétiques)" et à la médecine du travail "de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales" liées aux ondes.

Les signataires disent constater "depuis plusieurs années que l'exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques".

Avec pour conséquence, ajoutent-ils, de dégrader leurs conditions de travail et d'entraîner des "pathologies chroniques" voire des "démissions contraintes ou des licenciements".

Les signataires, issus notamment de France Telecom Orange, de la RATP, de la Banque de France, de Géodis, de la Bibliothèque nationale de France, du groupe L'Oréal ou de la Ville de Paris, représentent cinq syndicats (CFDT, CFTC, CGT, SUD et FSU), a précisé à l'AFP Bertrand Pieri, délégué CGT à la mairie de Paris.

Les syndicalistes rappellent une décision de la Cour suprême italienne, datant du 12 octobre 2012, venant "confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial".

Les signataires interpellent aussi les élus à qui ils demandent de suivre les recommandations internationales "en vue de limiter au maximum l'exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs" des champs électromagnétiques.

L'électrosensibilité aux ondes est une pathologie qui pourrait concerner jusqu'à 3% de la population, indiquait la semaine dernière la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille, qui a défendu à l'Assemblée une proposition de loi pour réduire l'exposition aux ondes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les ondes électromagnétiques, notamment émises par les mobiles, les antennes-relais ou les boîtiers Wi-Fi, comme potentiellement cancérigènes. Mais les opérateurs de téléphonie mobile s'appuient sur le dernier avis en date de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), remontant à 2009, pour écarter tout danger. L'Anses doit rendre un nouvel avis d'ici fin juin.

28/01/2013

Téléphonie mobile : le futur projet de loi au bénéfice des opérateurs ?

communiqué :

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
 
Robin des Toits suspend sa participation au COPIC
Paris, le 28 Janvier 2013

Robin des Toits vient de suspendre sa participation au COPIC (Comité d'expérimentation de l'abaissement de l'exposition du public à 0,6 V/m).
 
Robin des Toits a été à l'initiative de cette expérimentation en 2009, lors du Grenelle des Ondes.
 
A ce jour, les travaux du Copic ont montré qu'il était possible d'abaisser l'exposition du public à 0,6 V/m à Paris 14ème à condition de multiplier le nombre d'antennes-relais par trois ; à Grenoble en multipliant les antennes par 1,6 ; en revanche, nul besoin d'en rajouter à Kruth (Alsace) où l'exposition culmine à 0,3 V/m.
 
Ces résultats embarrassent les opérateurs car ils valident ce que Robin des Toits a toujours déclaré : sur le plan technique une exposition n'excédant pas 0,6 V/m fonctionne parfaitement mais à condition de reconfigurer le réseau d’antennes-relais, ce qui est moins rentable pour les industriels.
 
Or l'ANFR (Agence Nationale des Fréquences) souhaite ajouter de "nouveaux objectifs" à l’expérimentation initiale dans le but d’invalider le 0,6 V/m. Et l’association nationale Robin des Toits ne souhaite pas cautionner cette instrumentalisation de ses travaux.
 
Par ailleurs, la proposition de loi de Laurence Abeille (EELV) vient de passer en commission des affaires économiques où elle a été soumise à une cure d'amaigrissement radicale alors que la ministre de l'Ecologie Delphine Batho a, de son coté, l'intention de proposer un Projet de loi en Juin 2013 qui pourrait être bien plus favorable aux opérateurs qu’à la santé publique.
Voir:

 
La ministre envisagerait-elle de s'appuyer sur les travaux biaisés du COPIC qui ont pour objet de gonfler le nombre d'antennes nécessaire à l'application du seuil de 0,6 V/m et qui seront rendus en Juin tout comme le rapport de l'ANSES  – quel timing ! – qui, lui, aura très probablement des conclusions beaucoup plus rassurantes que celles du rapport Bioinitiative 2012 ?...
 
Tout laisse à penser que le projet de loi de Madame Delphine BATHO préservera les intérêts des industriels, en "abaissant" l'exposition du public à 5 ou 6 V/m en lien avec les objectifs actuels de l'ANFR.
6 V/m est le seuil minimum acceptable pour les opérateurs, il permet de conserver le réseau d'antennes en l'état.
 
Robin des Toits suspend donc sa participation au COPIC et ce faisant "fige" les résultats actuels qui ont été réalisés de manière fiable.

Robin des Toits ne peut cautionner un projet à visée exclusivement économique qui se ferait au détriment de la santé publique.

 
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

voir aussi :

11/01/2013

Aspartame : bénéfice ? / risque ?

mon commentaire : l'article du Monde a un titre particulièrement rassurant ... mais il faut lire attentivement pour voir que le "sans danger" est discutable.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/11/l-agence-sanitaire-europeenne-juge-l-aspartame-sans-danger_1815593_1651302.html

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L'agence sanitaire européenne juge l'aspartame sans danger

LE MONDE | 11.01.2013 à 11h53 • Mis à jour le 11.01.2013 à 14h22 Par Stéphane Foucart

La controverse autour de l'innocuité de l'aspartame est à la mesure de son utilisation par l'industrie agroalimentaire : considérable. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a ajouté, mardi 8 janvier, sa contribution au débat en publiant la version préliminaire de l'évaluation que lui a demandé la Commission européenne.

Pour l'EFSA, les données ne justifient ni un retrait de cet additif sucrant, ni une révision de la dose journalière admissible (DJA) aujourd'hui fixée à 40 milligrammes par kilo de poids corporel et par jour (mg/kg/d). Le dossier de l'aspartame est pollué depuis de nombreuses années par les lourds soupçons de biais, voire de fraude, qui pèsent sur les premières études industrielles menées dans les années 1970 et sur la foi desquelles l'édulcorant a obtenu sa première autorisation, aux Etats-Unis.

Le "brouillon" rendu public par l'EFSA reste soumis aux commentaires des ONG, des industriels ou de la communauté scientifique. Ce n'est qu'au terme de cette consultation publique que l'agence de Parme (Italie) devrait rendre, au printemps, un avis définitif sur l'édulcorant. 

CERTAINES TUMEURS N'AURAIENT PAS ÉTÉ BIEN DIAGNOSTIQUÉES

A l'origine, ce dernier ne devait être réévalué qu'en 2020, mais la grande publicité donnée ces dernières années à plusieurs études a conduit Bruxelles à demander aux experts européens un changement de calendrier. Entre 2006 et 2010, trois études de longue durée menées sur le rat et la souris ont suggéré des effets cancérogènes de l'aspartame. Les trois publications étaient issues de l'Institut Ramazzini (Bologne, Italie).

Le panel de l'EFSA estime que des biais méthodologiques en rendent peu crédibles les résultats. En particulier, certaines tumeurs n'auraient pas été bien diagnostiquées. De plus, notent les experts européens, l'Environmental Protection Agency (EPA) américaine a estimé, de son côté, que parmi les effets relevés dans les trois études italiennes, certains pouvaient être dus à une infection des animaux, sans lien avec l'aspartame. Enfin, l'EFSA note que d'autres travaux, menés sur plusieurs espèces (rongeurs, chiens, etc.), n'ont pas non plus mis en évidence d'effets délétères.

Une étude danoise menée sur plus de 90 000 femmes enceintes avait aussi attiré l'attention. Publiée en 2011, elle suggérait un accroissement de 78 % et 29 % du risque d'accouchement prématuré pour les femmes consommant plus de quatre boissons, respectivement gazeuses et non gazeuses, contenant des édulcorants.

UN RISQUE POUR LES FEMMES ENCEINTES 

Cependant, l'EFSA met en avant une autre étude de même ampleur, menée en Norvège et publiée en 2012, qui suggère "une association bien plus faible, à peine discernable". L'agence européenne reconnaît toutefois un risque pour les femmes enceintes atteintes de phénylcétonurie (l'incapacité à dégrader la phénylalanine issue de l'aspartame).

"En médecine, on considère toujours la balance bénéfice-risque lorsque l'on prescrit à un patient une molécule de synthèse, conteste Laurent Chevallier, nutritionniste attaché au CHU de Montpellier (Hérault) et responsable de la Commission alimentation du Réseau environnement santé (RES). Dans un avis récent, l'Agence française de sécurité sanitaire a clairement conclu qu'il n'y avait pas de bénéfices à la consommation de l'aspartame pour la femme enceinte... Il ne reste donc qu'une chose : le risque."

De fait, l'opinion de l'EFSA ne porte que sur l'évaluation toxicologique de l'édulcorant et ne se prononce pas sur ses bénéfices présumés – en particulier la réduction de prise de poids. Le terme "bénéfice", d'ailleurs, n'apparaît pas dans les quelque 250 pages de l'opinion provisoire rendue publique par l'EFSA.

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voir aussi sur ce blog les notes suivantes :

9/1/2013Les dangers de l'aspartame

12/3/2012 :Conflits d’intérêts à...

17/11/2011 : Aspartame et grossesse

18/8/2011 : Lobbying pro-OGM:... 24-01-2011 - Edulcorants : le doute persiste quant aux effets sur la santé 
Célèbre édulcorant artificiel intense, l'aspartame (APM) est présent dans plus de 6 000 produits, les enfants et les femmes comptant parmi les principaux utilisateurs. Selon Réseau Environnement Santé ...

29/6/2011: Aspartame et santé (suite) 

2/6/2011Aspartame et santé

02/4/2009 : Édulcorant chimique et santé

24/12/2012

Collecte du sang et industrie parmaceutique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/17/la-future-usine-a-cellules-du-lfb_1807341_3234.html

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La future usine à cellules du LFB

LE MONDE ECONOMIE | 17.12.2012 à 11h26 • Mis à jour le 17.12.2012 à 16h07 Par Annie Kahn

Il faudra attendre la fin 2013 pour voir fonctionner, aux Ulis (Essonne), un laboratoire pharmaceutique d'un nouveau genre. Le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) y a démarré le chantier d'une unité de production de traitements "cellulaires".

Des médicaments ultra-spécialisés, puisque chacun n'est destiné qu'à un patient et un seul. L'usine fabriquera des préparations "autologues", c'est-à-dire issues de cellules du patient lui-même et mises en culture pour être ensuite réinjectées. Ces traitements visent à soigner des maladies graves et rares.

Certains cancers du sang ; certains mélanomes malins - en réinjectant au malade des cellules saines de sa propre peau - ; des infarctus - en reconstituant des parties du muscle cardiaque à partir de cellules souches - ; des diabètes - en créant des cellules pancréatiques de production d'insuline.

Dans un premier temps, ces traitements seront utilisés dans le cadre d'essais cliniques, pour prouver leur efficacité. Avant d'obtenir une autorisation de mise sur le marché, comme pour tout médicament. Une étape qui, selon Christian Béchon, PDG du LFB, n'aurait été franchie, pour ce type de produits, par aucun groupe pharmaceutique dans le monde.

ENTREPRISE PARTICULIÈRE

Le LFB est une entreprise particulière : l'Etat est son unique actionnaire. Les raisons en sont historiques. La société a été créée en 1994, année de l'ouverture du marché des produits sanguins ; et après l'affaire du sang contaminé.

Le gouvernement avait alors décidé de supprimer le Centre de transfusion sanguine et de le remplacer par deux entités : l'Etablissement français du sang (EFS), chargé de la transfusion du sang, et le LFB, pour la production et la distribution de médicaments dérivés du plasma sanguin, ouverts à la concurrence. Un marché mondial estimé à 11,7 milliards de dollars (8,9 milliards d'euros), en 2011, selon Nadège Penhaleux, responsable de mission chez Alcimed, société de conseil.

Créé sous la forme d'un groupement d'intérêt public (GIP), le LFB est devenu une société anonyme (SA) en 2006. Une SA qui a néanmoins des contraintes spécifiques : elle doit disposer de stocks suffisants pour servir les hôpitaux français. "Nous ne pouvons exporter des produits si un hôpital français en manque", explique M. Béchon.

Même si les ventes à l'international sont parfois plus rentables. En contrepartie, le LFB a l'exclusivité de l'utilisation du sang français recueilli par l'EFS.

Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des rivaux étrangers privés, plus puissants financièrement, en France et ailleurs : le groupe américain Baxter (10,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 2,1 milliards sur le marché du plasma sanguin), l'australo-américain CSL Behring (3,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires), ou l'espagnol Grifols (2,3 milliards d'euros). Des firmes cinq à vingt fois plus grandes.

AU SIXIÈME RANG MONDIAL

Le LFB se place au sixième rang mondial sur le créneau des médicaments dérivés du plasma, avec un chiffre d'affaires de 432,4 millions d'euros en 2011 et un effectif de 1 931 personnes. En 2011, le laboratoire a essuyé une perte de 6,9 millions d'euros. La raison en serait la baisse des prix des médicaments : de 10 % pour les immunoglobulines, de 9 % pour les facteurs de coagulation.

La concurrence est rude. Car si le LFB doit livrer les hôpitaux français, ceux-ci peuvent se fournir ailleurs. "Si nos produits sont plus chers que ceux de nos rivaux, nous perdons le marché", dit M. Béchon. Or, la matière première, le plasma, dont le coût équivaut au quart de son chiffre d'affaires, lui est vendu par l'EFS "au prix du marché".

Les groupes américains disposent d'une matière première moins coûteuse, selon M. Béchon. Aux Etats-Unis, "la collecte est payante, mais plus productive qu'en France, où elle est gratuite, mais moins efficace", juge-t-il. Ce qui permettrait à ces sociétés d'être plus rentables, de casser les prix en Europe, quand ils ont des stocks excédentaires, affirme le PDG français.

Le LFB, qui réalise 85 % de son chiffre d'affaires en France, se développe également à l'international. En mars, le laboratoire a signé un accord de licence avec la société américaine TG Therapeutics. Il a remporté un appel d'offres pour la construction d'une usine au Brésil, qui pourrait lui rapporter 160 millions d'euros de redevances sur cinq ans.

M. Béchon mise aussi sur la recherche pour se développer économiquement : "La bagarre du futur sera celle des médicaments issus du génie génétique et les thérapies cellulaires."

Raison pour laquelle il a décidé de la construction de l'usine des Ulis, d'un coût de 50 millions d'euros, financés pour moitié par le programme des Investissements d'avenir, pour un quart par les hôpitaux partenaires sous forme de frais de main-d'oeuvre, le LFB finançant le quart restant.

16/11/2012

EDF : le projet » du déploiement du compteur intelligent dit " Linky "

communiqué:

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
 
A l'attention de Madame Delphine BATHO    
Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l'Energie

Copie à  Madame Cécile DUFLOT, Ministre de l’égalité des territoires et du logement 

 
Madame la Ministre,
 
L’association nationale Robin des Toits pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil a appris, à la lecture du « Moniteur » du 11 octobre dernier, que vous alliez « reprendre le projet » du déploiement du compteur intelligent dit « Linky » et qu’un groupe de travail allait être mis en place à cet effet.
 
Nous espérons que cette reprise d’une opération lancée d’une manière extrêmement critiquable par le gouvernement précédent sera l’occasion d’une amélioration substantielle du projet qui, en l’état actuel, ne laisse pas de nous inquiéter.
 
En effet, si, comme de nombreux citoyens et associations, nous nous inquiétons de la richesse et de la finesse des données personnelles collectées par le compteur, si, comme beaucoup, nous trouvons suspectes et obscures les conditions dans lesquelles ce prototype a été choisi, si, comme une partie des observateurs, nous nous demandons si ce compteur va vraiment générer des économies pour les abonnés, notre principal sujet de préoccupation, en lien avec notre objet social, est le surcroît de pollution électromagnétique à laquelle ce nouveau compteur « intelligent » exposera les abonnés, au sein même de leur habitation.
 
En effet, en l’état, les informations entre les appareils électriques et le compteur seront transmises par CPL (courant porteur en ligne), c'est-à-dire un signal que le circuit électrique « normal », non blindé, n’est pas fait pour transporter. Il en résulte un rayonnement constant, au moins près des murs, et une pollution de l’ensemble du circuit électrique de l’habitat.

Arrivé au concentrateur, pour relayer l’information jusqu’à ERDF, nous passons en GSM, soit une technologie sans fil source de champs électromagnétiques importants.

Voilà donc les citoyens exposés, du seul fait qu’ils utilisent de l’électricité, à une importante pollution électromagnétique qui vient s’ajouter à tout ce dans quoi ils baignent déjà (téléphones portables, antennes relais, DECT, WIFI, WiMAX…), dont l’effet cocktail n’est jamais étudié. Cette exposition serait particulièrement néfaste par son caractère subi (l’abonné est obligé d’en posséder un alors qu’il peut choisir de désactiver le WIFI voire de ne pas avoir de téléphone portable), proche (contrairement à une antenne relais qui se trouve sur le toit) et continu (contrairement, par exemple, à un téléphone portable que l’on peut éteindre).

Or, des recherches indépendantes de plus en plus nombreuses montrent que l’exposition aux champs électromagnétiques peut favoriser cancers, maladies neuro-dégénératives, aggravation de maladies existantes comme le diabète, et chez les enfants, hyperactivité, autismes et troubles de l’attention et du développement. Un compteur intelligent c’est bien, que les enfants qui grandissent dans la maison aient une chance de le devenir, c’est encore mieux !! 

En mai 2011, l’OMS, pourtant peu soupçonnable de dureté excessive envers l’industrie, a classé les radiofréquences parmi le groupe des substances « cancérogènes possibles pour l’homme » (catégorie 2B). Partant, l’application du principe de précaution devrait conduire à éviter ces procédés partout où ils ne sont pas nécessaires. Or, les installations électriques, comme les compteurs, sont fixes : nul besoin pour eux d’utiliser des radiofréquences !! Des liaisons fixes, solides, comme la fibre optique, pourraient utilement transporter l’information pertinente, sans gaspillage énergétique et sans risque pour la santé.

Nous vous remercions par avance de ne pas nous renvoyer, sur ce sujet, à l’ANSES. Son dernier rapport sur les radiofréquences date de 2009 et s’appuie sur des travaux beaucoup plus anciens, ce qui fait vraiment très loin vu la vitesse du développement technologique. La nouvelle classification de l’OMS rend obsolète tout ce qui s’est fait avant et crée un contexte radicalement nouveau. Un gouvernement n’a pas besoin d’experts pour prendre ses responsabilités et appliquer le principe, constitutionnel, de précaution.

Les exemples américains et canadiens sont édifiants : dans ces deux pays, les compagnies de gaz, d’eau et d’électricité ont commencé à déployer des compteurs « intelligents ». Aux Etats-Unis, elles ont dû faire machine arrière, proposer une solution « d’opting out » aux abonnés, parfois réinstaller les anciens compteurs analogiques. Au Canada, les plaintes se multiplient, notamment à cause de problèmes de santé vécus par des personnes qui n’étaient, à l’origine, pas particulièrement « anti-ondes »… Dans notre univers mondialisé, ces exemples doivent être médités pour mettre en place, dans notre pays, des solutions sûres et incontestables.

Tous les arguments de Robin des Toits contre le nouveau compteur « Linky » sont repris dans le recours que nous avons déposé le 25 Novembre 2011 contre la décision de généralisation en date du 28 Septembre dernier. Vous trouverez ce recours, toujours en cours d’examen devant le Conseil d‘Etat, joint au présent courrier.

Comptant sur vous pour la prise en compte de ces observations dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens,
Et nous tenant naturellement à votre disposition pour tout complément d’information,
Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux et dévoués.
   
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national