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08/12/2010

Obésité : la publicité des industriels de l’agroalimentaire, toujours en cause

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Obésité : la publicité des industriels de l’agroalimentaire, toujours en cause

L'UFC Que Choisir constate que, quatre ans après une première mise en garde, les industriels de l'agroalimentaire ont à peine réduit la promotion publicitaire des denrées trop grasses et trop sucrées, qu'ils proposent aux enfants.
Les budgets pub-télé ont même gagné 20 % en quatre ans. Selon l'UFC, l'Inpes "ne peut pas combattre à armes égales avec le matraquage publicitaire de l'industrie agroalimentaire", avec un budget près de 200 fois inférieur à celui des annonceurs.
Entre autres revendications, l'UFC exige une "amélioration de la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire" destinée aux enfants.

 

02/12/2010

Une association alerte sur les substances chimiques contenues dans les repas des enfants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/01/pres-de-80-substances-chimiques-dans-les-repas-quotidiens-d-un-enfant_1447578_3234.html

Une association alerte sur les substances chimiques contenues dans les repas des enfants

LEMONDE.FR | 1 décembre 2010 | avec AFP | 654 mots

Plus de quatre-vingts substances chimiques, dont certaines susceptibles d'être cancérigènes, sont ingérées en une seule journée par un enfant de 10 ans à travers ses repas composés suivant les recommandations du ministère de la santé, selon une étude du mouvement Générations futures – qui milite notamment pour une agriculture sans pesticides et sans OGM – et du réseau Health and Environnement Alliance, en partenariat avec WWF-France et le Réseau environnement santé. (Lire l'article du Monde, en édition abonnés, "Des résidus chimiques dans l'assiette des enfants").

Les associations, qui lancent une campagne de sensibilisation intitulée "Cancer et environnement", ont acheté dans des supermarchés de l'Oise et de Paris entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années. Ces repas-types, incluant les recommandations officielles – telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour – ainsi que des friandises, ont été examinés par plusieurs laboratoires indépendants en France et en Belgique pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.

Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : cent vingt-huit résidus, quatre-vingt-une substances chimiques, dont quarante-deux sont classées cancérigènes possibles ou probables et cinq substances classées cancérigènes certaines ainsi que trente-sept substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens (PE). "Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante", note l'association.

LE SAUMON, LE PLUS RICHE EN PESTICIDES

Pour le petit-déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.

La pomme, importée du Brésil, prévue comme encas, présente des traces de six substances chimiques, dont un fongicide pourtant interdit en France. Même chose pour les haricots verts du Kenya, inclus dans le déjeuner, sur lesquels l'étude a détecté des traces d'un insecticide puissant également interdit dans l'Union européenne.

Le steak haché, le thon en boîte, et même la baguette de pain et le chewing-gum, étaient truffés de pesticides et autres substances chimiques. Dans l'eau du robinet les analyses ont révélé la présence de nitrates et chloroforme. Mais c'est le steak de saumon prévu pour le dîner qui s'est révélé le plus "riche" avec trente-quatre résidus chimiques détectés. Même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le repas au micro-onde n'en était pas exempte.

"COCKTAILS CONTAMINANTS"

Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", selon l'étude. Le problème serait-il résolu par un lavage voire un épluchage systématique des fruits et légumes avant consommation ?"Certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes voire qu'elles sont inutiles", a souligné Générations futures. De même, "l'impact de ces résidus dans les aliments conjugué aux autres substances chimiques auxquelles nous sommes exposés tous les jours, par l'air, les cosmétiques, les biocides, n'est pas évalué non plus".

Le but de l'étude "est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s'imposent". Le groupement d'associations milite donc pour "l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE" en interdisant notamment"l'usage de pesticides au champ" et l'utilisation de certains additifs.

Pour en savoir plus :

- Lire le détail de l'étude sur le site www.menustoxiques.fr. L'étude est égalementdisponible en PDF

- Le site de Générations futures (ex-Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) : www.mdrgf.org

- Le site de la campagne Cancer et environnement : www.environnement-et-cancer.com

19/11/2010

Médicaments et accidents de la route

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/ces-medicaments-responsables-des-accidents-de-la-route-18-11-2010-1264159_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101119

Ces médicaments responsables des accidents de la route

Publié le 18/11/2010 à 13:17 Le Point.fr

En France, 3,3 % des accidents de la route sont liés à la consommation de médicaments ayant un niveau 2 ou 3 de risque pour la conduite automobile, selon une vaste étude française publiée par PLoS Medicine. C'est la plus grande enquête menée à ce jour sur les liens entre insécurité routière et prescription médicale. Fruit d'une collaboration entre divers organismes (Afssaps, Inserm, Assurance maladie et Institut de recherche sur les transports et leur sécurité), elle porte sur plus de 70.000 conducteurs impliqués dans un accident corporel entre 2005 et 2008. "Ce travail, explique Emmanuel Lagarde de l'Inserm, l'un de ses auteurs, est très novateur, car comparativement à d'autres produits susceptibles d'altérer les capacités de conduite (comme l'alcool ou les drogues illicites), le rôle des médicaments est plus difficile à étudier du fait de la grande diversité des substances qu'ils contiennent."

C'est en septembre 2005 que l'Afssaps a initié un nouveau système d'information des usagers sous forme de pictogrammes allant du niveau de risque 1 au niveau 3. Pour les médicaments de niveau 1 (pictogramme jaune), les effets sur la conduite sont faibles et dépendent de la susceptibilité individuelle. Ceux ayant un risque de niveau 2 (pictogramme orange) peuvent, "dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessitent l'avis d'un professionnel de santé". En revanche, "la conduite est fortement déconseillée" et "un avis médical est préconisé" avant de se mettre au volant pour les patients consommant des médicaments de niveau 3 (pictogramme rouge).

Classification pertinente

Les médicaments de niveau 2 et de niveau 3 sont essentiellement des anxiolytiques, des hypnotiques, des antiépileptiques, des antidépresseurs et les traitements de substitution destinés à combattre la dépendance aux stupéfiants opiacés. Ils peuvent avoir différents retentissements sur les capacités de conduite : le plus souvent, ils entraînent une somnolence, mais ils peuvent aussi être à l'origine de modifications du comportement, de vertiges, de troubles de la coordination ou de la vue... Néanmoins, ces symptômes peuvent aussi être liés à la maladie elle-même.

"Même si les médicaments de niveau 2 et de niveau 3 semblent responsables de risques similaires dans cette étude, il faut maintenir une différence car les effets des produits de niveau 2 sur la conduite dépendent à la fois de leurs propriétés pharmacodynamiques et de la susceptibilité individuelle alors que ceux de niveau 3 sont essentiellement liés à leur effets pharmacologiques", estime Emmanuel Lagarde. C'est notamment le cas avec les benzodiazépines utilisés comme hypnotiques (niveau 3). De plus, le risque d'accident corporel est directement associé au nombre de médicaments de niveau 2 ou 3 consommés simultanément : il augmente de 14 % avec un seul médicament, de 30 % avec deux, de 86 % avec trois et de 88 % au-delà.

"Globalement, ces résultats indiquent que la classification du risque d'accidents corporels des médicaments mis en place en France semble pertinente", conclut Emmanuel Lagarde. Il est donc indispensable que les patients amenés à prendre ce type de médicaments respectent les messages de bon usage qui accompagnent les pictogrammes correspondants. Enfin, tous les auteurs de cette étude se réjouissent que l'Union européenne travaille actuellement sur une harmonisation des systèmes de classification de médicaments.

16/11/2010

Informations médicales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 16 novembre 2010

Le Mediator, responsable d’au moins 500 décès

Antidiabétique et coupe-faim des laboratoires Servier, le Mediator aurait causé le décès d'au moins 500 patients depuis 1976, et serait responsable de 3 500 hospitalisations, lit-on dans Le Figaro qui précise que ces chiffres proviennent d'une étude présentée hier par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé  (Afssaps) lors d'une réunion extraordinaire. Les Etats-Unis, depuis 1997 et l'Italie, en 2005, avaient interdit la commercialisation du Mediator,  précise  Aujourd'hui en France. Dans Libération, le député PS Gérard Bapt, rapporteur de la mission santé de l'Assemblée nationale, évoque une "affaire gravissime" qui "met en cause gravement le laboratoire Servier mais aussi l'Afssaps".
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Aujourd'hui en France , 16/11/2010 - Libération , 16/11/2010 - Figaro [Le] , 16/11/2010

L’implication des traitements médicamenteux dans les accidents la route

Ludivine Orriols (Inserm) a mené une étude sur la responsabilité des médicaments dans les accidents de la route, tous véhicules confondus. Sur 72 685 cas recensés entre 2005 et 2008, les traitements pharmaceutiques seraient à l'origine de 3,3 % des accidents, soit par leurs effets secondaires (antiépileptiques ou psycholeptiques), soit en raison de leurs effets directs (benzodiazépines, hypnotiques). Les pictogrammes d'avertissement imprimés sur les boîtes ne semblent pas avoir eu de vertus dissuasives rapporte l'AFP .

Agence France Presse_ , 15/11/2010,France Soir, 15/11/2010, Libération, 16/11/2010

15/11/2010

Santé: le poids des lobbies

communiqué de Sciences Citoyennes :

Santé: le poids des lobbies

Chaîne LCP,  débat animé par Elise Lucet, avec Marie-Christine Blandin (sénatrice - Europe Ecologie Les Verts,rattachée au groupe PS) , Roger Lenglet (philosophe, spécialisé dans l'étude des lobbies et de la corruption), Gérard Lasfargues (ANSES) face à un lobbyiste.

Reportage de 52 minutes sur l’amiante.
http://www.publicsenat.fr/emissions/documentaire/100.000-...

Il sera suivi du débat :
« Santé, le poids des lobbies » : http://www.publicsenat.fr/emissions/le-debat-/sante-le-po...

Rediffusion le :
lundi 15/11/2010 à 18h15
dimanche 21/11/2010 à 10h00

Durée : 43 minutes
100.000 cercueils

Durée : 52 minutes

100 000 morts en France d'ici 2025. Peut-être beaucoup plus... L'amiante a tué, tue et tuera encore. Pourtant on aurait pu éviter cette hécatombe, car on sait depuis fort longtemps que ce matériau est cancérogène, donc mortel. Mais on a laissé faire, sinon encouragé son usage pendant des décennies. Pourquoi ? Comment un tel scandale de santé publique a-t-il été possible dans un pays comme le nôtre? Comment le lobby de l'amiante a-t-il pu être plus fort que l'Etat ? Et qu'en pensent tous ceux qui tentent de faire reconnaître enfin leur calvaire par la justice ? « 100 000 cercueils, «le scandale de l'amiante », dissèque l'un des plus grands scandales de santé publique qu'ait connu notre pays... et qui est loin d'être terminé.

Documentaire de José Bourgarel.

08/11/2010

L'éclairage nocturne "modifie le comportement des gens et des insectes"

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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L’éclairage artificiel favorise les propagations épidémiques

Partant d'une observation simple : l'éclairage nocturne "modifie le comportement des gens et des insectes", Alessandro Baghini et Bruno de Medeiros (université de Sao Paulo) ont étudié l'influence de la lumière artificielle dans le développement de certaines infections épidémiques comme la leishmaniose, voire la réapparition, avec l'électrification des campagnes, de pathologies qu'on pensait éradiquées (c'est le cas de la maladie de Chagas). Cet éclairage peut aussi favoriser la propagation du paludisme, les populations passant davantage de temps à l'extérieur.

27/10/2010

L'espérance de vie en France : elle pourrait baisser dans les années à venir

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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La mortalité infantile augmente légèrement
L'Insee constate qu'en 2009, pour la première fois depuis trente ans, la mortalité infantile a légèrement augmenté. "La mortalité infantile à moins d'un an est l'une des plus difficiles à expliquer, indique Anne Tursz (Inserm). Chaque année, on dénombre 17 à 20 % de décès sans cause définie." Pour Xavier Niel (Insee), "la stagnation enregistrée ces dernières années n'est pas normale, alors même que la mortalité infantile continue de baisser chez nos voisins". Il souhaite que des études complémentaires soient ouvertes sur "l'offre de soins, les pratiques d'accouchement ou les conduites à risque des mères".
Croix [La] , 27/10/2010

14:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société, santé

17/10/2010

L'utilisation des pesticides en France

lu sur :

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4425

Pesticides : les mauvais comptes du gouvernement

15/10/2010

Lors du Grenelle de l'environnement, l'objectif d'une baisse de 50 % des tonnages de pesticides utilisés en France, d'ici 2018, a été arrêté. Mais pour y parvenir réellement, encore faut-il prendre en compte tous les sortes de pesticides utilisées par l'agriculture et leur concentration en substances actives.

C'est ainsi que le gouvernement vient de se faire prendre en flagrant délit d'oubli de comptabiliser les pesticides qui enrobent certaines semences. Ce qui n'est assurément pas un petit détail, puisque comme le note fort justement FNE (la fédération France Nature Environnement), 97% des semences de blé commercialisées sont traitées. On peut également citer l'enrobage des grains de maïs avec des insecticides comme le Cruiser, une préparation notamment accusée de nuire aux abeilles, les traitements des tubercules de pomme de terre. Selon le ministère de l'agriculture, cette absence de comptabilisation des enrobages ne serait pas dû à un oubli, mais à une insuffisance de données fiables. Néanmoins, à la demande de la fédération FNE, le ministère de l'agriculture se serait engagé à 'réévaluer les chiffres de l’utilisation des pesticides' pour ses prochaines communications, en intégrant l’ensemble des pesticides, y compris les traitements de semences et les traitements en zones non agricoles (parcs, jardins, voirie, etc.).

Enfin, concernant le volume, plus que cette donnée, ce qui compte en matière de pesticide c'est la concentration en substances actives. Un volume donné avec une faible concentration est bien moins nocif qu'une quantité équivalente avec une concentration en principes actifs supérieure. C'est ainsi que le plan Ecophyto, de réduction des pesticides, comporte un indicateur d'usage, le NODU, qui permet de ne pas appréhender l'intensité du recours aux pesticides sur les seuls volumes.

Pascal Farcy

06/10/2010

Les nanoparticules d’aluminium migrent-elles vers le cerveau ?

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les nanoparticules d’aluminium migrent-elles vers le cerveau ?
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L'aluminium, présent dans les produits alimentaires, les emballages ou les vaccins "est en principe éliminé par les reins, mais selon des études, à haute dose ou en cas de prédisposition génétique, il favoriserait la myofasciite à macrophages", avertit l'AFP. L'équipe du Pr Romain Gherardi (Inserm, hôpital Henri-Mondor), qui étudie la question sur des souris, va être auditionnée par l'Afsapps. Interviewé par l'AFP, Romain Gherardi indique avoir "compris le signal biologique qui attire les cellules chargées de particules dans le cerveau humain. (.) Si c'est vrai pour les nanoparticules d'aluminium, c'est vrai probablement pour toutes les autres nanotechnologies fondées sur des matériaux non biodégradables." C'est pourquoi il recommande l'utilisation de "particules le plus biodégradables possible, ou essayer de les empêcher d'utiliser cette voie, par des bloqueurs qui existent".
Agence France Presse_Fil Gen , 05/10/2010

05/10/2010

Grippe : la difficulté d’établir des statistiques de mortalité

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Grippe : la difficulté d’établir des statistiques de mortalité
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Revenant sur les statistiques de l'Ined qui établissaient, la semaine passée, que "la mortalité due à la grippe avait considérablement baissé en 40 ans en France et dans les autres pays industriels grâce au vaccin" (entre 1 000 et 2 000 décès), Libération s'interroge sur les 320 décès de la saison grippale 2009-2010. Ce fut la saison d'une "épidémie inédite, extrêmement surveillée et observée. Peu de gens se sont fait vacciner mais, au final, il n'y a jamais eu aussi peu de décès." Le Dr Daniel Lévy-Bruhl (InVS) admet qu' "on a du mal à calculer précisément la mortalité indirecte due à la grippe".
Libération , 05/10/2010

23/09/2010

Traitement contre le diabète

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http://dircom.inserm.fr/

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Contre le diabète : des cellules pancréatiques greffées dans l’avant-bras

L'équipe de François Pattou (Inserm, unité 'Biothérapies du diabète') a traité une patiente atteinte de diabète, en greffant, dans un muscle de son avant-bras, le brachioradial, des cellules prélevées sur son pancréas. François Pattou explique qu'injecter ces cellules dans le foie risquait d'exposer la patiente à certaines complications. Désormais, les cellules transplantées dans le bras de la patiente permettent la diffusion d'insuline dans le réseau sanguin. Le New England Journal of Medicine évoque aujourd'hui cette intervention.

Croix [La] , 23/09/2010

Bêta-thalassémie : un espoir de guérison

lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Bêta-thalassémie : un espoir de guérison
Pour la première fois, la thérapie génique a permis de guérir un patient souffrant de bêta-thalassémie. La revue Nature rend compte de ce travail collaboratif impliquant un certain nombre d'établissements, dont l'Inserm.
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Echos [Les] , 23/09/2010

L'espérance de vie n'augmentera plus

lu sur :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/23/l-esperance-de-vie-n-augmentera-plus_1415107_3232.html
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LEMONDE | 23.09.10 | 14h32
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"Espérance de vie" : cette expression est un abus de langage. A moins d'être un démographe ou un statisticien, on l'interprète spontanément comme l'âge jusqu'auquel nous pouvons espérer vivre, alors qu'il ne s'agit que de la photographie de la durée moyenne de la vie à un moment donné. Il ne devient une "espérance" qu'à la condition de faire l'hypothèse que les taux de mortalité resteront stables ou diminueront, si l'on prévoit une augmentation de cette espérance.

Il est vrai que, selon cette définition, l'espérance de vie à la naissance n'a cessé d'augmenter depuis un siècle. Elle est aujourd'hui de 84,5 ans pour les femmes et 77,8 ans pour les hommes, principalement en raison de la baisse considérable de la mortalité infantile et des progrès spectaculaires de l'hygiène et de la médecine, qui ont permis de faire reculer les maladies infectieuses, causes dominantes de mortalité autrefois. Depuis dix ans, les gains d'espérance de vie ont été de trois années pour les hommes et de deux années pour les femmes. Ce sont ces chiffres qui sont mis aujourd'hui dans le débat public pour justifier l'allongement de l'âge de la retraite.

Mais ce tableau idyllique doit être complété par des indicateurs moins souriants, comme celui de l'espérance de vie en bonne santé, et là, surprise, celle-ci n'est, selon l'Insee, que de 63,1 ans pour les hommes et de 64,2 ans pour les femmes. Rappelons que l'Insee a une définition déjà restrictive de ce qu'est une bonne santé : "Absence de limitation d'activités (dans les gestes de la vie quotidienne) et absence d'incapacité." Ainsi, une personne en rémission d'un cancer, un diabétique correctement soigné ou quelqu'un ayant eu un pontage coronarien sont en bonne santé.

Tout démontre que l'espérance de vie en bonne santé et encore plus l'espérance de vie tout court sont menacées par la montée des maladies chroniques qui se sont substituées aux maladies infectieuses comme cause dominante de mortalité et de morbidité. C'est ce qu'il est convenu d'appeler "la transition épidémiologique". L'OMS qualifie cette "épidémie" de maladies chroniques comme "l'un des principaux défis du XXIe siècle". La France n'est pas épargnée, comme le montre la croissance des affections de longue durée (ALD) du régime général de l'assurance-maladie (90 % de la population), dont les maladies cardio-vasculaires, les cancers et le diabète représentent les trois quarts.

Sur la période 2000-2008, alors qu'il n'y a pas eu de changement majeur de nomenclature, le nombre de nouveaux cas d'ALD chaque année (incidence) a augmenté de 37,8 %, dont 11,4 % seulement étaient liés au changement démographique. Le nombre total de cas (prévalence) est passé de 11,9 % de la population, en 2004, à 14,6 % en 2008, soit une augmentation de 23 % en quatre ans. Or la mortalité des personnes en ALD, à âge et sexe égaux, est 2,9 fois supérieure à celle des personnes qui n'en souffrent pas (5,8 fois plus avant 70 ans).

L'obésité, qui engendre une diminution d'espérance de vie de cinq à quinze ans, est une composante majeure de l'"épidémie" de maladies chroniques. Lors d'une conférence sur l'obésité en juillet 2009, Bill Clinton déclarait que la jeune génération pourrait être "la première de l'histoire à avoir une plus faible espérance de vie que ses parents". Cette déclaration faisait écho à celle de David Byrne, commissaire européen à la santé, quelques années plus tôt, en septembre 2004 : "L'obésité infantile pourrait être à l'origine d'un désastre sanitaire dans l'avenir." Selon un rapport de l'International Obesity Task Force de mars 2005, un enfant sur cinq est en surpoids ou obèse en Europe, ce qui devrait conduire à une surmortalité à l'âge adulte de 50 % à 80 %.

L'augmentation actuelle de l'espérance de vie à la naissance est essentiellement celle des personnes nées au début du XXe siècle, principalement en milieu rural, dans un environnement peu pollué et avec un mode de vie plutôt sain au moins jusqu'à l'âge adulte. La tendance actuelle, en matière d'espérance de vie, risque de s'inverser lorsque les générations nées après guerre vont vieillir. Ces dernières ont vécu dans un univers totalement différent de celui de leurs aînés. Polluées dès la vie foetale par les substances chimiques de synthèse, elles ont mangé, souvent dès la naissance, une nourriture plus ou moins déséquilibrée (trop de sucre, d'aliments raffinés, de produits appauvris par des transformations industrielles, etc.), effet amplifié par le développement de la sédentarité.

Tous ces facteurs ont conduit à l'"épidémie" d'obésité. Cette génération a aujourd'hui moins de 60 ans, trop tôt, sauf exception, pour mourir du cancer, de maladies cardio-vasculaires ou du diabète, mais le fléchissement du progrès de l'espérance de vie en bonne santé en France, la régression déjà observée de celle-ci dans des pays comme l'Allemagne, l'Autriche ou l'Italie montrent que la tendance séculaire à la progression de l'espérance de vie est en train de s'inverser.

Ainsi les prédictions de l'Insee, pour qui l'espérance de vie va continuer à croître au moins jusqu'en 2050, reposent sur des données fondées sur l'impact du recul des maladies infectieuses, sans prendre en compte la réalité actuelle des maladies chroniques. Un peu comme l'état-major de l'armée française avant- guerre croyait aux vertus de sa ligne Maginot sans voir que l'environnement avait changé depuis le précédent conflit. Avec le résultat qu'on sait.

 


Claude Aubert, agronome, auteur de "L'Espérance de vie : la fin des illusions" (Terre vivante, 2006) ;

André Cicolella, chimiste toxicologue, président du Réseau Environnement Santé ;

Laurent Chevallier, médecin nutritionniste attaché au CHU de Montpellier.

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lire aussi sur ce blog :

Travailler plus pour vivre moins , note du 18/5/2010

Travailler plus pour vivre moins ou travailler moins pour vivre plus : répercussions économiques, note du 2/6/2010

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dans le même domaine , lire sur :

http://public.adequatesystems.com/pub/link/91186/092276462574191284971494353-inserm.fr.html

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Dépression et maladie cardiaque : un cocktail explosif ?

Alors que les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès, la dépression est en passe de devenir, selon l'Organisation Mondiale de la Santé  (OMS), la deuxième affection au monde. Quid de l’interaction entre ces deux pathologies ? Une équipe internationale de chercheurs dont Hermann Nabi et Archana Singh-Manoux du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations de l’Inserm, vient de mener une étude de cohorte montrant pour la première fois que les personnes associant des symptômes dépressifs et une pathologie cardiaque ont un risque de décès par maladie cardiovasculaire presque quatre fois supérieur aux patients ne présentant aucune de ces pathologies.. Ils recommandent alors de mieux repérer les symptômes dépressifs chez ces patients. Ces travaux sont publiés dans la dernière édition de Heart.

D’après une enquête menée en 2005 par l’Institut National de Prévention et d'Education à la Santé (INPES), 19 % des Français de 15 à 75 ans ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. L’impact de la dépression sur le développement et le pronostic des maladies chroniques et notamment des maladies cardio-vasculaires fait l’objet d’un regain d’intérêt de la part de la communauté scientifique depuis quelques années. Chez les populations en bonne santé, des études prospectives menées sur le long terme ont montré que la dépression était associée au développement des maladies cardio-vasculaires, indépendamment des facteurs de risque spécifiques de ces pathologies (déséquilibre alimentaire, tabagisme, sédentarité, obésité, hypertension…).

Ces études n’ont toutefois pas permis d’établir l’effet combiné de la dépression et des maladies cardiovasculaires sur le risque de décès.

Grâce à la cohorte Whitehall II, les chercheurs de l’Inserm et leurs collègues ont pu comparer chez 5936 fonctionnaires britanniques suivis sur cinq ans le risque de décès des sujets associant symptômes dépressifs et pathologie cardiaque à celui des sujets en bonne santé ou présentant une seule de ces pathologies. L’âge moyen des participants au début de l’étude était de 61 ans.

Les résultats montrent, après ajustement avec les facteurs de confusion potentiels, que le risque de décès toutes causes confondues chez les personnes associant dépression et maladie cardiaque est 2,9 fois supérieur à celui des sujets ne présentant aucune de ces deux pathologies. Ce risque est 1,1 fois supérieur chez les sujets présentant seulement une pathologie cardiaque et de 1,8 fois supérieur chez ceux présentant des symptômes dépressifs uniquement.

Quant au risque de décéder des suites d’une maladie cardiovasculaire, il est 1,3 fois supérieur chez les personnes présentant uniquement une pathologie cardiaque, 2,4 fois supérieur chez les personnes avec des symptômes dépressifs uniquement et jusqu’à 3,9 fois supérieur chez ceux associant symptômes dépressifs et pathologie cardiaque par rapport au groupe ne présentant aucune de ces pathologies.

Bien que les participants de la cohorte Whitehall ne soient pas exactement représentatifs de la population générale car bénéficiant tous d’un emploi, les chercheurs concluent que ces résultats fournissent des éléments significatifs en faveur d’une interaction importante des symptômes dépressifs avec les pathologies cardio-vasculaires. « Cela démontre l’importance pour les professionnels de santé de mieux repérer les troubles dépressifs chez leurs patients cardiaques et de développer des actions visant à réduire la mortalité liée à la dépression, même si les mécanismes en jeu doivent être mieux compris » conclut Hermann Nabi.

Pour en savoir plus

Source

“Effects of depressive symptoms and coronary heart disease and their interactive associations on mortality in middle-aged adults: The Whitehall II cohort study”

Hermann Nabi1,2, Martin J. Shipley 3 Jussi Vahtera4,5,Martica Hall, 6, Jyrki Korkeila,7, Michael G. Marmot3, Mika Kivimäki, 3,5, Archana Singh-Manoux 1,2,3,8

1. INSERM, U1018, Centre for research in Epidemiology and Population Health, Epidemiology of occupational and social determinants of health, F-94807, Villejuif, France
2. University of Versailles St-Quentin, UMRS 1018, F-94807, Villejuif, France
3. Department of Epidemiology and Public Health, University College London, United Kingdom
4. Department of Public Health, University of Turku and Turku University Hospital, Finland
5. Finnish Institute of Occupational Health, Helsinki, Finland
6. Department of Psychiatry, University of Pittsburgh School of Medicine, Pittsburgh, Pennsylvania, USA
7. Department of Psychiatry, University of Turku and Harjavalta Hospital, Satakunta Hospital District, Finland
8. Hôpital Ste Périne, AP-HP, Centre de Gérontologie, Paris, F-75781, France

Heart, édition en ligne du 17 septembre 2010

Contacts chercheurs

Hermann Nabi
Unité Inserm 1018 « Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations »
Hôpital Paul Brousse
Bâtiment 15/16
16 avenue Paul Vaillant Couturier
94807 Villejuif Cedex
Tel.
01 77 74 74 21
Hermann.Nabi@inserm.fr

 

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20/09/2010

XXième siècle : les méfaits du PLASTIQUE

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/19/plastique-l-ennemi-intime_1412130_3244.html

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Plastique, l'ennemi intime

19.09.10 | 16h46  •  Mis à jour le 20.09.10 | 07h25

"Je voudrais te dire juste un mot : plastique ! – Comment dois-je comprendre ça ? – Le plastique, c'est l'avenir. Penses-y ! – Je le ferai. – Chut ! Assez parlé."

Ce bref dialogue est extrait du Lauréat (1967), avec Dustin Hoffman, qui annonce la révolution des mœurs… et l'arrivée du plastique dans nos vies. Car, en ces années 1960, le plastique est pop, à la mode, conquérant, il représente autant l'avenir que la modernité.Les bas Nylon étincelants, les dentelles en Perlon, les brillantes robes de polyester embellissent les femmes.

Dans les cuisines, une vaisselle en plastique multicolore remplace la fragile et coûteuse porcelaine, le Formica rivalise avec le bois. Dans les salons, les réunions Tupperware font fureur.

Avec la popularisation du plastique, événement industriel autant que métaphysique, l'homme transcende la matière grâce à la chimie, invente un man made material plus résistant que le bois, plus léger que l'acier, plus souple que le caoutchouc, et qu'il peut, tel un démiurge, modeler à sa guise. Dans ses Mythologies (1957), Roland Barthes s'enthousiasme pour la nouvelle "substance alchimique" qui permet de créer mille objets sans être coûteuse. "Pour la première fois, écrit-il, l'artifice vise au commun, non au rare (…). Le monde entier peut être plastifié."

Roland Barthes a raison, hélas ! Le monde va être plastifié jusqu'au fond des océans. Au printemps 1997, le navigateur Charles Moore traverse par hasard le lent tourbillon subtropical du Pacifique Nord. Soudain, voilà son bateau entouré d'une quantité de bouteilles en plastique, brosses à dents, sacs, casquettes, jouets d'enfants, dérivant dans le sens des aiguilles d'une montre.

Il vient de découvrir "the Great Pacific Garbage Patch" ("la grande zone de détritus du Pacifique"), aujourd'hui tant décriée. En août 1998, il retourne sur place avec un chalut pour prélever des échantillons. Il estime à l'époque que ce "vortex de détritus" est constitué d'environ 3 millions de tonnes de déchets en plastique.

"SIXIÈME CONTINENT"

A l'automne 2006, le bateau de Greepeace Esperanza fait un nouvel état des lieux. En route, l'équipage découvre que les plages de Hawaï, à la périphérie du tourbillon, sont jonchées de plastique : bouées, casiers à poissons, balles de golf, briquets, bouteilles, casques d'ouvriers, jerricanes, boîtes diverses, caisses de bière, pots de fleurs, enseignes, fusibles, blocs de polystyrène, couvercles, rasoirs jetables, boîtiers de CD, etc.

Si les océans et les mers ont toujours été une poubelle de choix pour les hommes – selon l'ONG Oceana, on y jette 675 tonnes d'ordures chaque heure –, leurs eaux et les algues finissaient par dégrader et annihiler les détritus. Mais pas le plastique. Aujourd'hui, la grande zone de détritus du Pacifique est estimée à la taille de l'Etat du Texas, voire de l'Europe centrale – d'où son surnom : le "sixième continent".

Le plus inquiétant est invisible. Chaque objet, peu à peu, se fractionne jusqu'à former des granulés, microscopiques, indestructibles. Les poissons les ingèrent, ce qui les empoisonne ou perfore leur système digestif. Des expertises menées, au début de l'année, par les équipes du projet international Kaisei ont conclu qu'il est à présent impossible de venir à bout du "vortex". Le coût en serait astronomique, il faudrait une alliance entre plusieurs Etats. Mais aucun n'est prêt à engager de tels frais. Et puis, où transporter une telle quantité d'ordures ? Pour en faire quoi ?

Après être entrés en pleine modernité pop avec le plastique, nous devons faire face aux désillusions de la post-modernité : ses dégâts irréversibles, ses problèmes insurmontables nous obligeant à faire des choix tragiques. Il faut savoir que les Américains consomment 2,5 millions de bouteilles en plastique par heure et 25 milliards de tasses à café en polystyrène par an. Chaque année, ils produisent 6,8 millions de tonnes de plastique. Sur cette masse considérable, seules 450 000 tonnes sont recyclées ou incinérées.

BISPHÉNOL A, PHTALATES ET SPERMATOGÉNÈSE

Sur Terre, nous produisons 260 millions de tonnes de plastique par an, ce qui correspond à 30 kg par habitant – pour une matière si légère, cela équivaut à 85 paires de chaussures de jogging, 2 000 brosses à dents ou 6 000 sacs d'emballage. Ce qui fait dire à l'Autrichien Werner Boote, auteur du documentaire et de l'enquête Plastic Planet, dans un entretien qu'il nous a accordé : "Devant de tels chiffres, on en vient à se demander si nous ne produisons pas le plastique dans des quantités que nous sommes incapables de gérer."

Il ajoute, très inquiet après dix années passées à enquêter sur les effets du plastique dans nos vies : "Suite à la publication de nombreuses études sanitaires, j'ai été choqué de découvrir que des substances dangereuses entraient dans la composition des plastiques."

Prenez le bisphénol A, ou BPA, une molécule facilitant la plastification, utilisée dans les tétines et les biberons. Un groupe de 38 experts américains, dont l'étude a été confirmée par soixante autres travaux, a montré que le BPA migre dans le lait, puis dans la thyroïde et les organes sexuels des bébés.

Après plusieurs enquêtes menées par des organismes sanitaires, le gouvernement canadien a interdit l'utilisation de bisphénol dans les produits à destination des enfants, notamment les biberons, en octobre 2008. Le Parlement français a fait de même le 23 juin, suite à une "Lettre ouverte aux pédiatres et gynécologues" signée par des représentants d'associations médicales.

Sont encore incriminés les phtalates, des additifs qui rendent le plastique souple et flexible, très présents dans tous les objets en PVC : eux aussi se déplacent dans le corps, affectent les organes de reproduction, surtout chez les petits. Leur présence dans la fabrication des jouets a été prohibée par un décret du 9 novembre 2006.

Certains d'entre eux, comme le DHEP, ne doivent plus être utilisés dans aucun cosmétique, car ils peuvent endommager le fœtus et réduire la fertilité.

Des études répétées montrent que BPA et phtalates, libérés progressivement lorsque le plastique est chauffé ou fréquemment lavé avec des détergents, agissent comme des perturbateurs du système hormonal et endocrinien, pénètrent les testicules et réduisent la spermatogenèse.

Depuis plusieurs années, nombre de recherches médicales internationales, comme celles de la Société internationale d'endocrinologie, tendent à établir que l'accumulation des additifs du plastique, des composés volatiles des peintures et des parabens, les conservateurs contenus dans les cosmétiques, participent à la baisse massive de la fertilité chez les Occidentaux. Jusqu'à moins 40 % du nombre de spermatozoïdes chez certains hommes en vingt ans. Des études sanitaires associent BPA et phtalates au développement de l'obésité et du diabète.

Pour savoir jusqu'où le plastique pénétrait son organisme, Werner Boote, désormais surnommé le "Michael Moore autrichien", a fait procéder à une analyse de son sang. "Pour réaliser Plastic Planet, explique-t-il, j'ai voyagé dans vingt-huit pays, et de nombreux scientifiques m'ont assuré que le plastique pénétrait le corps humain. J'ai voulu vérifier. J'ai découvert un taux très élevé de bisphénol A dans mon plasma. Selon le biologiste, une telle quantité aurait réduit de 40 % mon nombre de spermatozoïdes si j'avais été un animal de laboratoire. Depuis ces analyses, j'évite tout contact avec le plastique. Mon taux de BPA a baissé."

Autrement dit, si nous voulons survivre au post-modernisme, nous devons entrer dans l'âge du principe de précaution.

PLASTIFICATION DU MONDE

Que répondent les industriels du plastique à de telles critiques ? Ils vous renvoient à leur communication, très bien faite et n'évitant pas les questions dérangeantes. D'abord, expliquent-ils, eux utilisent les hydrocarbures pour faire des produits utiles, pratiques, bon marché qui facilitent la vie quotidienne des gens – cela dit, en bout de chaîne, il faut bien les brûler ou s'en débarrasser.

Ensuite, ils ne sont responsables ni de l'incurie de certains citoyens et des industriels – qui jettent n'importe où leurs ordures ou ne les trient pas –, ni d'un recyclage insuffisant ou défectueux par les services publics, ni du suremballage par les marques. Ils n'ont pas tort.

Nous participons tous, producteurs et consommateurs, à la plastification du monde. Quant aux dangers médicaux associés à la migration du BPA et des phtalates dans le corps, les industriels mettent en avant des études qui les minimisent, menées par des scientifiques… ayant travaillé pour eux.

Or, depuis des années, ces études ont été contredites par de très nombreuses recherches indépendantes, ou menées par des sociétés médicales reconnues en Europe comme aux Etats-Unis. De son côté, le neurobiologiste Frederick vom Saal, de l'université du Missouri-Columbia, avance que l'industrie du plastique se comporte comme hier les cigarettiers : "Distorsion, mensonge, tentatives de discrédit."

Il affirme qu'ils ont tenté de l'acheter pour qu'il renonce à publier ses premiers travaux sur le bisphénol A. Il reste, comme le font remarquer les industriels, que nous n'allons pas supprimer l'usage des produits chimiques dans les emballages comme dans quantité d'objets utiles en plastique ou en matériel composite.

L'évaluation des risques doit être faite, des normes doivent être établies. C'est dans cette perspective que l'Union européenne (UE) a adopté, en 2005, à l'initiative des ministres de l'environnement, le système Reach (Règlement sur l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques), obligeant les industriels à prouver l'innocuité de tout produit mis sur le marché.

"No data, no market", décrète Reach ("pas de renseignement sur les risques, pas de mise en vente"). Depuis, l'industrie chimique dénonce les bureaucrates de Bruxelles, brandit le spectre du chômage, si bien que Greenpeace a publié, en 2006, une étude intitulée "Lobby toxique. Ou comment l'industrie chimique essaie de tuer Reach".

La Suédoise Margot Wallström, commissaire européenne à l'environnement de l'Union jusqu'en 2004, déclare dans le film Plastic Planet : "Les industriels ont longtemps espéré faire échec à toute la réglementation." Une musique connue, non ?

VERS DES BIOPLASTIQUES ?

Il existe plusieurs solutions alternatives à l'universel plastique. Beaucoup d'écologistes et d'associations appellent au retour du verre pour l'emballage des aliments et des produits pour bébés, au remplacement des innombrables sacs en plastique par des sacs en papier recyclable et recyclé.

Mais, surtout, le plastique biodégradable, fabriqué à partir de ressources renouvelables (maïs, pomme de terre, patate douce, blé, canne à sucre, etc.) ou de pétrole, semble constituer la solution de rechange à l'indestructible matériel.

Ne nous réjouissons pas trop vite, même si la filière du nouveau plastique et son marché connaissent une expansion lente – estimée à 1 million de tonnes en 2011 – quoique prometteuse. Coca Cola, par exemple, a annoncé son intention de produire 30% de ses bouteilles en plastique à partir de matières végétales. Mais le bioplastique rencontre déjà de sérieuses difficultés : où trouver les terres pour produire la monoculture permettant sa fabrication en masse ?

Opposera-t-on les quantités d'eau, importantes, nécessaires à sa fabrication à celles utilisées pour la production vivrière ou le bétail ? L'énergie grise perdue dans les transports des céréales ne va-t-elle pas être colossale et polluante ?

Quant au bioplastique à base de pétrole, s'il ne veut pas devenir un gadget de l'industrie chimique, il doit être dégradable à 90 % pour mériter le label bio. Toutes ces questions demeurent ouvertes, et y répondre prendra du temps. Mais, à l'époque du grand vortex d'ordures et de l'effondrement de la spermatogenèse, existe-t-il d'autre solution que produire des biens recyclables, sains et biodégradables ? Et espérer vivre demain dans un monde… durable ?

 


PETIT LEXIQUE DU PLASTIQUE

Plastique Le mot vient du grec plastikos, qui signifie "relatif au modelage".
Bioplastique. Le bioplastique dégradable à 90 % représente 0,5 % de la production mondiale de plastique. Certains industriels ont commencé à produire des plastiques à base de maïs ou de fécule. Un plastique biodégradable à base de pétrole, l'Ecovio, a été mis au point par l'allemand BASF.
Thermoplastiques La majorité des plastiques utilisés sont des thermoplastiques (PET, PVC, PC). Ces matières synthétiques mollissent en chauffant, redeviennent dures en refroidissant. L'industrie peut les mouler, les souffler, les souder. Etant broyables, les thermoplastiques peuvent être recyclés ou incinérés. En Europe, moins de la moitié d'entre eux, soit 30 millions de tonnes, sont revalorisés ou mis à la décharge.
PVC ou polychlorure de vinyle Thermoplastique très utilisé sous sa forme rigide (tuyauterie, carte de crédits, etc.), souple (revêtement de sol) ou plastifiée (films en bobines). Il a été décrié car, lorsqu'il est incinéré, il dégage de l'acide chlorhydrique. Toutes les usines l'incinérant doivent posséder un filtre anti-acide. Aujourd'hui, certains PVC plastifiés contiennent des phtalates, des produits chimiques controversés.
Bisphénol A (BPA) Produit chimique industriel à base d'acétone (A) entrant dans la plastification. De nombreuses études médicales montrent qu'il migre du plastique vers le sang et peut se révéler nocif pour le système hormonal.
Phtalates Ces produits plastifiants se détachent du plastique (certains PVC ou PET) par lavage ou à la chaleur. Nous les inhalons, on en retrouve dans le sang et le lait maternel. Certains d'entre eux, comme le DEHP, ont été jugés nocifs, des études l'associent à la baisse actuelle de la fertilité masculine. Leur emploi a été interdit pour la fabrication des jouets pour enfants.

" Il faut arrêter la production des plastiques dangereux " Cinq questions à Werner Boote, l'auteur de " plastic planet ".
Propos recueillis par Frédéric Joignot
Après dix ans d'enquête, quelles sont, selon vous, les pires conséquences du tout-plastique ? Aujourd'hui, le plastique nous encercle comme une sorte de bouclier invisible. Il est partout, jusque dans notre sang. Il est devenu une menace directe pour l'environnement, les animaux comme les être humains. Hélas !, nous nous en apercevons trop tard. Désormais, chacun a entendu parler des désastres causés par l'omniprésence des déchets en plastique tout autour du monde, et surtout des énormes quantités qui flottent et qui coulent dans les océans. Mais peu de gens savent que des substances dangereuses pour la santé humaine entrent dans la composition du plastique, et que des études les associent à certains cancers, à des réactions allergiques et à l'infertilité masculine. Vous dites que nous sommes entrés dans l'" âge du plastique "...
Aux âges de la pierre, du bronze et du fer a succédé celui du plastique. La quantité de plastique produite depuis les débuts les années 1960 suffirait à recouvrir la terre entière de six couches épaisses ! Les industriels du plastique génèrent 800 millions d'euros de bénéfice par an. Aujourd'hui, le plastique nous cerne, il est dans les parquets stratifiés, les innombrables boîtes, les semelles des chaussures, les vêtements, les meubles, l'électronique, les jouets, les voitures, partout. L'époque où le plastique n'existait pas nous semble inimaginable.
Parlez-nous de votre analyse de sang… J'ai été choqué de découvrir un taux très élevé d'une substance aujourd'hui considérée comme dangereuse par nombre d'études, le bisphénol-A. Les membres de mon équipe ont fait les mêmes tests, qui eux aussi ont montré un taux important de bisphénol. Ces résultats confirment ce que des scientifiques dénoncent depuis des années, à chaque fois contredits par les industriels du plastique et leurs prétendus experts : chacun d'entre nous possède plusieurs substances issues du plastique dans le sang. Cela dit, je veux envoyer un message positif. Un an et demi après cette analyse, depuis que j'évite tout usage d'objet en plastique, mon taux de bisphénol a baissé. Vous êtes-vous rendu sur le " vortex de plastique " au large de la Californie ? Sur place, vous ne distinguez pas grand-chose, le plastique ne flotte pas toujours en surface. La catastrophe majeure vient de ce que le plastique se désintègre en minuscules billes que les poissons prennent pour du plancton et qui les tuent. En 1997, quand le capitaine Charles Moore a découvert le grand " vortex de détritus ", il a observé sur place six fois plus de plastique que de plancton. Dix ans plus tard, lorsque je l'ai accompagné au large d'Hawaï, il en a détecté soixante fois plus ! Aujourd'hui, des océanographes ont découvert d'énormes plaques de plastique dans l'Atlantique Sud, l'océan Indien et la mer du Nord.
Est-il possible d'échapper au plastique ? Nous n'y échapperons pas. Nous sommes les enfants de l'âge du plastique. Nous en avons besoin. C'est aux consommateurs et aux hommes politiques d'arrêter la production des plastiques dangereux, de pousser les industriels à fabriquer des bioplastiques – aujourd'hui 0,5 % des plastiques existants –, et d'utiliser des produits de substitution comme le verre.
à lire, à voir Plastic Planet. La face cachée des matières synthétiques, de Werner Boote et Gerhard Pretting, Actes Sud, 260 p., 21 €.
Plastic Planet, documentaire de Werner Boote (1 h 35). Sortie en salles en avril 2011, à l'occasion de la Semaine du développement durable.

16/09/2010

Chimie, perturbateurs endocriniens,environnement,santé

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Perturbateurs endocriniens : le principe de précaution doit prévaloir

Le RES (Réseau environnement santé) a organisé un colloque à l'Assemblée nationale sur la question des perturbateurs endocriniens, pesticides organochlorés, phtalates ou bisphénol A.
Qu'ils soient naturels ou synthétiques, ces perturbateurs, en contact avec les aliments, sont suspectés de favoriser les cancers du sein, de la prostate, des testicules (selon Patrick Fenichel de l'Inserm), de créer un "effet obésogène" (selon Robert Barouki, Paris-V-Inserm-Necker), de "se substituer aux oestrogènes naturels dès le stade fétal, et perturber l'équilibre hormonal nécessaire au développement et au maintien d'une fonction de barrière intestinale efficace" (selon Eric Houdau de l'Inra).
Pour le député Gérard Bapt, "s'il faut attendre que le risque soit avéré, comme pour l'amiante et le chlordécone, il sera trop tard".
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Agence France Presse_Fil Gen , 15/09/2010

La consommation alcoolique des (jeunes) français

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La consommation alcoolique des français reste excessive

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Dans une page consacrée à l'alcoolisme en France, Le Figaro revient sur les traitements existants et sur les chiffres de la consommation. Un adolescent sur trois connaît une ivresse alcoolique avant 15 ans, et trois jeunes sur cinq ont déjà consommé de l'alcool à cet âge (65 % des garçons, 59 % des filles). Malgré une forte diminution de la consommation d'alcool entre 1910 et 1940, les Français demeurent de gros consommateurs. Quant aux traitements, la recherche thérapeutique en alcoologie dispose de quelques molécules autorisées avec un taux global d'échec et de rechute de 70 %. Or, les chercheurs ont remarqué que certains patients, "porteurs d'un gène particulier", répondaient mieux aux traitements. Ainsi, la lutte contre l'alcoolisme s'oriente vers la piste génétique, l'imagerie médicale (IRM), mais aussi la piste clinique. Ces innovations tendent toutes vers l'espoir de traitements plus ciblés.


"Un adolescent sur trois a déjà connu l'ivresse alcoolique", Figaro [Le] , 15/09/2010


"Des traitements personnalisés contre l'alcoolisme", Figaro [Le] , 15/09/2010

10/09/2010

Anxiolytiques et somnifères multiplieraient les accidents domestiques

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Anxiolytiques et somnifères multiplieraient les accidents domestiques

Après avoir étudié pendant douze ans 14 000 personnes âgées de 18 à 102 ans, une équipe canadienne met en garde contre la consommation des anxiolytiques et des somnifères : ils favoriseraient les accidents domestiques, augmentant de 36 % le risque de mortalité afférent. Ce type de médicaments favoriserait encore le risque suicidaire et les apnées du sommeil.
Libération , 10/09/2010

09/09/2010

Cancer du sein: prenez de la vitamine D

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Cancer du sein : un risque qui s’aggrave lorsque la vitamine D est carentielle

Françoise Clavel-Chapelon et son équipe (Inserm-IGR) publiaient hier, dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, les résultats d'une étude démontrant "une diminution significative de 25 % du risque de cancer du sein pour les femmes qui ont les concentrations sanguines les plus élevées en vitamine D, par comparaison à celles qui ont les plus faibles, rapporte l'AFP.
Hélas, la plupart des femmes, sédentaires, peu exposées au soleil, ne présentent pas la teneur requise. Selon l'AFP, Mme Clavel-Chapelon préconise par conséquent "une prise quotidienne de 2 000 unités (UI) de vitamine D, soit dix fois ce que recommande actuellement l'Afssa". La chercheuse estime que "les autorités sanitaires devraient revoir et mettre à jour leurs recommandations".
Agence France Presse_Fil Gen , 08/09/2010

13:42 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, sciences

08/09/2010

Chimie et cancer du sein chez l'homme

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http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/les-perturbateurs-endocriniens-impliques-dans-le-cancer-du-sein-masculin-07-09-2010-1233209_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20100908

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Les perturbateurs endocriniens impliqués dans le cancer du sein masculin

Publié le 07/09/2010 à 15:22 - Modifié le 07/09/2010 à 15:23

Par Anne Jeanblanc

 

Le lien éventuel entre une exposition professionnelle à des agents chimiques perturbateurs endocriniens - des substances d'origine naturelle ou artificielle pouvant interférer avec le fonctionnement des glandes endocrines - et le risque de cancer du sein chez l'homme a récemment été examiné dans le cadre d'une étude multicentrique conduite dans huit pays européens et consacrée aux cancers rares (cancer du sein masculin, mais aussi de la vésicule biliaire, de l'intestin grêle, des os, mélanome de l'oeil, etc.). Selon le Journal International de Médecine, l'étude a inclus 104 hommes chez lesquels un diagnostic de cancer du sein avait été posé entre le 1er janvier 1995 et le 30 juin 1997, alors qu'ils étaient âgés de 35 à 70 ans. Ils ont été comparés à 1.900 témoins tirés au sort, appariés pour l'année de naissance, le sexe et la région d'étude.

Grâce à des entretiens, les chercheurs ont collecté de nombreuses informations, concernant notamment leurs données socio-démographiques, leurs antécédents médicaux, leurs habitudes de vie, leur consommation de tabac et d'alcool, ainsi que les emplois qu'ils ont exercés pendant plus de 6 mois consécutifs. Ils ont détaillé les tâches effectuées, les équipements de protection portés, les agents chimiques utilisés, la production de l'installation. Pour chacun de ces emplois, un expert a évalué en particulier l'exposition aux composés alkylphénols, aux phtalates, aux polychlorobiphényles (PCB) et dioxines ainsi qu'aux pesticides.

Finalement, ils concluent que le risque de cancer du sein est augmenté dans certaines activités professionnelles. C'est le cas chez les mécaniciens automobile, en particulier ceux ayant exercé cette activité pendant plus de 10 ans. Il serait dû aux solvants, aux dérivés de la pétrochimie, aux produits de combustion automobile. Chez les peintres, le risque plus élevé serait aussi lié aux solvants, ainsi qu'aux additifs des peintures. Chez les personnes travaillant dans la préparation du bois, la fabrication du papier et dans le secteur forestier, ce sont les composés organiques volatils qui sont en cause. En revanche, aucun lien n'a été trouvé entre le cancer du sein masculin et un emploi dans la métallurgie, la soudure, ou les métiers de l'électricité. Ni avec une exposition professionnelle aux PCB et dioxines.

05/09/2010

Arsenic,santé,néolibéralisme

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/03/l-arsenic-un-poison-qui-guerit_1406316_3244.html

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L'arsenic, un poison qui guérit

LEMONDE | 03.09.10 | 15h04  •  Mis à jour le 03.09.10 | 15h04

 

Quoi de plus inquiétant que l'arsenic ? C'est pourtant grâce à ce poison qu'il est possible de guérir une forme rare de cancer du sang : la leucémie aiguë promyélocytaire. Derrière ce paradoxe, se trouve une étonnante aventure scientifique et humaine franco-chinoise, entachée cependant par le dépôt d'un brevet sur l'utilisation d'une substance millénaire qui rend extrêmement coûteux ce traitement si simple.

Les Borgia, Marie Besnard ou, en littérature, Madame Bovary ont employé l'arsenic. Un poison plébiscité du fait de son efficacité doublée d'une absence totale de goût. Baptisé "poudre de succession" au XVIIe siècle, car il accélérait l'accès à un héritage, l'arsenic est présent dans la pharmacopée depuis l'Antiquité. Hippocrate l'employait quelque 400 ans avant notre ère pour soigner les ulcères cutanés. Depuis lors, Grecs et Chinois s'en sont servis pour traiter la syphilis, le cancer, la tuberculose, le paludisme...

A la fin du XIXe siècle, la liqueur de Fowler, solution d'arsenic dans du bicarbonate de potassium, occupe une place de choix comme tonique, une indication qui n'est plus réservée aujourd'hui qu'aux chevaux. L'arrivée des antibiotiques et des chimiothérapies détrôna l'arsenic médicament, mais il persista comme traitement de la maladie du sommeil, faute de mieux malgré des effets indésirables mortels.

L'arsenic fixe un résidu d'un acide aminé, appelé cystéine, en se liant au groupement thiol (formé d'un atome de soufre associé à un atome d'hydrogène) de cette molécule. Les groupements thiols sont présents dans la plupart des protéines, dont de très nombreuses enzymes. L'arsenic interfère ainsi avec de nombreux mécanismes biochimiques.

Il existe à l'état naturel, sous forme organique (lié à une molécule contenant des atomes de carbone) ou sous l'une des trois formes inorganiques : l'arsenic rouge (As4S4 ou réalgar), l'arsenic jaune (As2S3 ou orpiment) et arsenic blanc (As203 ou trioxyde d'arsenic). C'est sous cette dernière forme qu'il a commencé à être utilisé dans les années 1970 par des médecins de l'université d'Harbin, dans le nord-est de la Chine. Ils ont découvert qu'administré en solution, le trioxyde d'arsenic pouvait guérir une leucémie rare, la leucémie aiguë promyélocytaire (LAP). Plus des deux tiers des malades parvenaient à une rémission complète sur le plan clinique et 30 % des malades vivaient toujours dix ans après le diagnostic, un résultat spectaculaire.

La rencontre d'Hugues de Thé, directeur de recherche à l'Inserm/CNRS et à l'université Paris-Diderot (hôpital Saint-Louis, Paris), avec des chercheurs chinois va tout changer. "L'histoire récente de l'arsenic débute en 1994, avec des collègues chinois de la Seconde université de Shanghaï avec lesquels nous avions déjà beaucoup travaillé sur l'acide rétinoïque, utilisé lui aussi dans la leucémie aiguë promyélocytaire. En particulier Chen Zhu, devenu depuis ministre de la santé dans son pays, et son étudiant Jun Zhu. Ils se demandaient si les effets thérapeutiques de la préparation à l'arsenic, mise au point en Mandchourie selon les préceptes de la médecine traditionnelle chinoise et qui avait montré des effets miraculeux sur la LAP, pouvaient être liés à une contamination par un autre principe actif, mais avaient ensuite observé les mêmes effets avec de l'arsenic pur."

Chen Zhu, qui avait fait sa thèse à l'hôpital Saint-Louis et s'y sentait en confiance, envoie Jun Zhu, dans le service d'Hugues de Thé, avec des ampoules d'arsenic. "Nous nous sommes dit : cela guérit la leucémie ; nous allons essayer de comprendre comment cela marche, résume Hugues de Thé. Finalement, nous avons découvert que l'arsenic détruisait l'oncoprotéine appelée PML/RARA responsable de la maladie, et compris bien plus tard que cela provoquait l'élimination des cellules souches leucémiques. Nos collègues chinois ont fait le même constat." L'équipe française et l'équipe chinoise rendent compte de ces résultats dans une double publication en 1997.

Jun Zhu s'était montré très impliqué au sein de l'équipe d'Hugues de Thé. "Même durant les grèves de 1995, il mettait un point d'honneur à arriver à l'heure au laboratoire. J'ai été très heureux lorsque le CNRS l'a recruté", raconte le directeur de l'unité.

Il est maintenant retourné à l'hôpital Rui Jin de Shanghaï et a établi un laboratoire franco-chinois dans l'ancien hôpital des jésuites, où persiste une tradition française. "L'enseignement en français y a été maintenu et les personnels parlent notre langue de manière impeccable, souligne Hugues de Thé. Nous travaillons toujours avec nos collègues chinois, qui décortiquent particulièrement les effets biologiques et cellulaires de l'arsenic. De notre côté, nous étudions plus spécialement les mécanismes biochimiques d'action de l'arsenic sur PML/RARA."

Cette belle histoire prend un tour plus saumâtre lorsque des confrères américains déposent un brevet couvrant la découverte, ce que les chercheurs français et chinois n'avaient pas fait, s'agissant d'une substance connue depuis l'Antiquité. La revue Nature Medicine a raconté comment l'un des relecteurs de l'article de l'équipe de Chen Zhu, chercheur au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, à New York, s'est engouffré dans la brèche en créant la compagnie Genta, qui produit à son tour du trioxyde d'arsenic soluble et dépose, en 1998, un brevet sur sa formulation. Le brevet passe ensuite entre les mains d'une firme de Seattle, Cell Therapeutics, qui rachète Genta en 2000 pour 15 millions de dollars (près de 12 millions d'euros). Elle revendra le produit pour 70 millions de dollars à Cephalon, en 2005. Selon Cephalon, le brevet couvre l'usage clinique du trioxyde d'arsenic et non la substance elle-même.

"Nous sommes devant un scandale absolu, s'indigne Hugues de Thé. L'arsenic se trouve ainsi vendu non pas au prix correspondant à ce qu'a coûté la recherche, mais au prix d'un médicament qui guérit : de l'ordre de 50 000 dollars pour une cure complète, ce qui le rend inaccessible pour les malades de nombreux pays en développement." Le problème, explique-t-il, est que d'attaquer le brevet serait long et coûteux alors que la LAP est une maladie rare.

"Il y a quelques années, des publications de chercheurs indiens et iraniens indiquaient que l'arsenic seul, sans combinaison avec l'acide rétinoïque, permettait l'obtention de rémissions chez la plupart des malades, affirme Hugues de Thé. Le traitement classique fait appel à l'association acide rétinoïque et chimiothérapie. Des collègues indiens l'appliquaient aux patients suffisamment riches pour pouvoir le payer et réservaient les préparations d'arsenic "maison" comme traitement de secours pour les malades plus démunis. Ils ont récemment publié leurs résultats : le traitement par l'arsenic seul guérit environ 70 % des malades, autant que le traitement classique !"

L'arsenic a fait l'objet d'essais cliniques dans beaucoup d'autres maladies que la LAP, sans résultats probants. Mais il réserve peut-être encore des surprises...

01/09/2010

La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l'Union européenne

lu sur :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

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La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l'Union européenne


Le 30 aout 2010

Dernièrement, à Bruxelles, les potentats non-élus de la Commission européenne ont cherché à passer outre à ce qui a été maintes fois démontré : l'opposition écrasante de la population de l'Union européenne à la propagation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur agriculture. Pour entériner sans discussion l'adoption des OGM, le président de la Commission de l'Union européenne dispose à présent d'un expert-comptable maltais en tant que commissaire à la santé et à l'environnement. Originaire de Grèce, l'ancien commissaire à l'environnement était un farouche adversaire des OGM. En outre, le gouvernement chinois a fait savoir qu'il pouvait approuver une variété de riz OGM. Avant que les choses n'aillent trop loin, ils seraient bien d'examiner de plus près le laboratoire de test mondial des OGM, les États-Unis. Là-bas, les cultures d'OGM sont loin d'être bénéfiques. C'est plutôt exactement le contraire.

Ce qui est soigneusement resté en dehors de la propagande de Monsanto et des autres compagnies de l'agroalimentaire lors de leur promotion des cultures génétiquement manipulées comme alternatives aux cultures classiques, c'est le fait que, jusqu'ici, dans le monde entier, toutes les cultures d'OGM ont été manipulées et brevetées dans l’unique but de deux choses : être résistantes ou « tolérantes » à des produits chimiques brevetés hautement toxiques – au glyphosate herbicide que Monsanto et les autres obligent les agriculteurs d'acheter en condition d'acquisition de leurs OGM brevetés – et être résistantes à des insectes spécifiques. Contrairement aux mythes de relations publiques dispensés dans leur propre intérêt par les géants de l'agroalimentaire, il n'existe pas une seule semence d'OGM qui ne fournisse un rendement supérieur aux récoltes conventionnelles, ni qui n'ait besoin de moins d'herbicides chimiques toxiques. Pour cette simple raison, il n'y a aucun profit à en tirer.

Le fléau des super-mauvaises herbes géantes

Comme l'a fait remarquer le Dr Mae-Wan Ho, adversaire des OGM et biologiste éminente de l'Institut des sciences de Londres, les compagnies comme Monsanto incorporent dans leurs semences une tolérance aux herbicides grâce à la formule d'insensibilité au glyphosate du gène codant l'enzyme ciblée par l'herbicide. Cette enzyme est dérivée d'une bactérie du sol, l'agrobacterium tumefaciens. La résistance aux insectes est due à un ou plusieurs gènes de toxines provenant de la bactérie du sol Bt (bacillus thuringiensis). Vers 1997, les États-Unis ont inauguré les plantations commerciales à grande échelle de plantes génétiquement modifiées, surtout le soja, le maïs et le coton. À l'heure actuelle, aux États-Unis, les cultures génétiquement modifiées ont envahi entre 85 et 91 pour cent des surfaces de cultures de ces trois principales plantes, soja, maïs et coton, soit près de 171 millions d'acres (692.000 kilomètres carrés).

Selon le Dr Ho, la bombe à retardement écologique associée aux OGM est sur le point d'éclater. Après plusieurs années d'application constante des herbicides au glyphosate brevetés, comme le très célèbre Roundup de Monsanto, la nature a réagi aux tentatives de l'homme de la violer en développant de nouvelles « super-mauvaises herbes » résistantes aux herbicides. Le contrôle de ces super-mauvaises herbes nécessite nettement plus, pas moins, d'herbicide.

ABC Television, un grand réseau national des États-Unis, a produit un nouveau documentaire intitulé « Les super-mauvaises ne peuvent être détruites. » (1)

Interviewés, les agriculteurs et les scientifiques de l'Arkansas décrivent des champs envahis de plants d'Amaranthus palmeri géants, capables de résister à toutes les pulvérisations de glyphosate que peuvent faire les agriculteurs. Un agriculteur interviewé a dépensé près de 400.000 euros en à peine trois mois dans une vaine tentative de destruction des nouvelles super-mauvaises herbes.

Les nouvelles super-mauvaises herbes sont tellement robustes que les moissonneuses-batteuses sont dans l'impossibilité de moissonner les champs, et les outils à main se brisent en essayant de les couper. En Arkansas, au moins 400.000 hectares de soja et de coton ont été investis par ce nouveau fléau biologique mutant. Les données détaillées sur les autres régions agricoles sont indisponibles, mais on estime qu'elles sont similaires. Le ministère de l'Agriculture des États-Unis, pro-OGM et pro-agroalimentaire, a été signalé mentir sur l'état réel des récoltes, en partie pour masquer la triste réalité et prévenir une révolte explosive contre les OGM sur le plus grand marché mondial des organismes génétiquement modifiés.

L'Amaranthus palmeri, une variété de super-mauvaises herbes, peut atteindre jusqu'à 2,4 mètres de hauteur, résister à la forte chaleur et à la sécheresse prolongée, et produit des milliers de graines avec un système racinaire qui épuise les nutriments des cultures. Quand rien n'est fait, elle envahit un champ entier en un an. Certains agriculteurs ont été contraints d'abandonner leurs terres. Jusqu’à présent, en plus de l'Arkansas, l’invasion d’Amaranthus palmeri dans les régions de cultures d'OGM a aussi été identifiée en Géorgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, au Tennessee, Kentucky, Nouveau-Mexique, dans le Mississippi, et plus récemment dans l'Alabama et au Missouri.

Les spécialistes des mauvaises herbes de l'université de Géorgie estiment que seulement deux plants d’Amaranthus palmeri tous les 6 mètres dans les rangées de coton, sont capables de réduire le rendement d'au moins 23 pour cent. Un seul plant de mauvaise herbe peut produire 450.000 graines. (2)

La dissimulation du danger toxique du Roundup

Le glyphosate est l'herbicide le plus largement utilisé aux États-Unis et dans le monde entier. Breveté et vendu par Monsanto depuis les années 70 sous le nom commercial de Roundup, c’est un élément obligatoire de l’achat de semences d’OGM de Monsanto. Allez juste à votre magasin de jardinage local, demandez-le et lisez attentivement l'étiquette.

Comme je l'ai exposé en détail dans mon livre, Seeds of Destruction,The Hidden Agenda of Genetic Manipulation (Semences de destruction : L’arme de la faim), les cultures d’OGM et les semences brevetées ont été développées dans les années 70, grâce à l’important soutien financier d’un organisme pro-eugéniste, la Fondation Rockefeller, essentiellement par des compagnies de produits chimiques : Monsanto Chemicals, DuPont et Dow Chemicals. Toutes trois ont été impliquées dans le scandale du hautement toxique agent orange, utilisé au Viêt-nam, et de la dioxine dans les années 70, et ont menti pour cacher la réalité des atteintes à leurs propres employés, ainsi qu’aux civils et militaires des populations exposées.

Leurs semences d’OGM brevetées ont été envisagées comme un moyen intelligent pour forcer le renouvellement des achats de leurs produits chimiques agricoles du style Roundup. Les agriculteurs doivent signer avec Monsanto un contrat légal qui stipule que seul son pesticide Roundup peut être utilisé. Les agriculteurs sont ainsi piégés, obligés d’acheter à la fois de nouvelles semences de Monsanto à chaque récolte et du glyphosate toxique.

À l’université de Caen, en France, dans une équipe dirigée par le biologiste moléculaire Gilles-Eric Séralini, une étude a montré que le Roundup contient un ingrédient inerte spécifique, l’huile de suif polyéthoxylés, ou POEA. L’équipe de Séralini a démontré que le POEA du Roundup est même plus mortel pour les embryons humains, les cellules du cordon ombilical et placentaires, que le glyphosate lui-même. Monsanto, qualifiant de « breveté » le contenu détaillé de son Roundup, à part le glyphosate, refuse de le communiquer.(3)

L'étude de Séralini a constaté que les ingrédients inertes du Roundup amplifient l'effet toxique sur les cellules humaines – même à des concentrations beaucoup plus diluées que celles utilisées dans les fermes et sur les pelouses ! L'équipe française a étudié de multiples concentrations du Roundup, depuis la dose typique agricole ou sur pelouse, jusqu'à des concentrations 100.000 fois plus diluées que les produits vendus sur les rayons. Les chercheurs ont constaté des dommages cellulaires à toutes les concentrations.

Dans une brochure de l'Institut de biotechnologie qui promeut les cultures OGM comme des « combattants de mauvaises herbes, » le glyphosate et le Roundup sont annoncés « moins toxiques pour nous que le sel de table. » Treize ans de cultures d’OGM aux États-Unis ont augmenté globalement le recours aux pesticides de 318 millions de livres, et non pas diminué comme l’ont promis les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse OGM. La charge de morbidité supplémentaire due à uniquement cela est considérable sur la nation.

 

Quoi qu’il en soit, après l'introduction commerciale des semences d’OGM Monsanto aux États-Unis, l'utilisation de glyphosate a augmenté de plus de 1500% entre 1994 et 2005. Aux États-Unis, quelque 100 millions de livres de glyphosate sont utilisées sur les pelouses et les exploitations agricoles chaque année, et au cours des 13 dernières années, il a été appliqué sur plus d'un milliard d'acres (environ 4 millions de kilomètres carrés). Interrogé, le directeur du développement technique de Monsanto Rick Cole, aurait dit, les problèmes sont «gérables ». Il a conseillé aux agriculteurs d'autres cultures ainsi que l'utilisation de marques d’herbicides différents produits par Monsanto.

Monsanto encourage les agriculteurs à mélanger le glyphosate avec ses plus anciens herbicides tels que le 2,4-D, interdit en Suède, au Danemark et en Norvège pour ses liens avec le cancer, la reproduction et des dommages neurologiques. Le 2,4-D est un composant de l'agent orange, produit par Monsanto pour être utilisé au Viêt-nam dans les années 60.

Les agriculteurs étasuniens se tournent vers le biologique

Partout aux États-Unis on signale que les agriculteurs reviennent aux cultures traditionnelles (non génétiquement modifiées). Selon un nouveau rapport du ministère de l'Agriculture, la vente au détail des aliments biologiques a bondi de 3,6 milliards de dollars en 1997 à 21,1 milliards de dollars en 2008.(4) Le marché est si florissant que les fermes biologiques se démènent parfois pour produire une offre suffisante, capable de suivre la montée rapide de la demande du consommateur qui amène des pénuries périodiques de produits biologiques.

Au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de coalition libéral-conservateur soutient fortement la levée de l'interdit de facto des OGM dans leur pays. Le conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni, le professeur John Beddington, a récemment écrit un article où il affirme de manière trompeuse : « La prochaine décennie verra le développement de combinaisons de caractères désirables et l'introduction de nouvelles caractéristiques comme la tolérance à la sécheresse. Au milieu du siècle, des options bien plus radicales, impliquant des traits hautement polygéniques, seront faisables. » Il a en outre promis « des animaux clonés, créés avec une immunité innée aux maladies, » et plus encore. Merci bien ! Je pense que nous pouvons décliner tout ça.

Une récente étude, de l’université d’État de l'Iowa et du ministère de l'Agriculture, visant à évaluer la performance des exploitations agricoles pendant les trois années de transition nécessaires pour passer de la production classique à la certifiée biologique, a montré les avantages notables de l'agriculture biologique sur les OGM et même sur les plantes classiques non génétiquement modifié. Dans une expérience de quatre ans – trois ans de transition et la première année biologique – l'étude a montré que, bien que les rendements diminuaient d'abord, ils s’égalisaient dans la troisième année et, à partir de la quatrième année, les rendements biologiques devançaient les classiques pour à la fois le soja et le maïs.

En outre, l'Évaluation internationale des connaissances agricoles de Science et technologie pour le développement (IAASTD) – le résultat de trois ans de délibération de 400 participants scientifiques et représentants non-gouvernementaux venant de 110 pays à travers le monde – a été publié récemment. On en a conclu que l'agriculture biologique à petite échelle est la voie à suivre pour faire face à la faim, aux inégalités sociales et aux catastrophes écologiques.(5) Comme le soutient le Dr Ho, un changement radical dans la pratique agricole est urgent, avant que le cataclysme agricole s'étende davantage en Allemagne et de l’Union européenne vers le reste du monde.(6)

Notes

[1] Super weed can’t be killed, abc news, 6 octobre 2009. See also,Jeff Hampton, N.C. farmers battle herbicide-resistant weeds, The Virginian-Pilot, 19 July 2009,http://hamptonroads.com/2009/07/nc-farmers-battle-herbici...

[2] Clea Caulcutt, ‘Superweed’ explosion threatens Monsanto heartlands, Clea Caulcutt, 19 avril 2009, http://www.france24.com/en/20090418-superweed-explosion-t...

[3] N. Benachour and G-E. Seralini, Glyphosate Formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells, Chem. Res. Toxicol., Article DOI: 10.1021/tx800218n Publication Date (Web): 23 décembre 2008.

[4] Carolyn Dimitri and Lydia Oberholtzer, Marketing U.S. organic foods: recent trends from farms to consumers, USDA Economic Research Service, Septembre 2009,http://www.ers.usda.gov/Publications/EIB58/

[5] International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development, IAASTD, 2008, http://www.agassessment.org/index.cfm?Page=Press_Material...

[6] Ho MW.UK Food Standards Agency study proves organic food is better. Science in Society 44, 32-33, 2009.


Texte original en anglais, Genetically Manipulated Crops: The GMO Catastrophe in the USA. A Lesson for the World, publié le 18 août 2010.

Traduction : Pétrus Lombard

F. William Engdahl est est associé du Centre de recherche sur la mondialisation et l'auteur de plusieurs ouvrages en anglais dont deux sont traduits en français :

OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim (le livre original en anglais, Seeds of destruction

29/08/2010

Virus et allergies médicamenteuses

lu sur :

http://www.inserm.fr/index.php/espace-journalistes/certaines-allergies-medicamenteuses-sont-des-reactions-a-des-virus-dormants

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Certaines allergies médicamenteuses sont des réactions à des virus "dormants"

26 Août 2010

Philippe Musette et ses collaborateurs (Unité Inserm 905 "Physiopathologie et biothérapies des maladies inflammatoires et autoimmunes", Rouen) viennent de montrer que les réactions allergiques d’origine médicamenteuse (liées à la consommation de médicaments) sont en fait provoquées par des réactions immunitaires contre des virus. En clair, chez certains individus sensibles, la médication entraîne la réactivation du virus EBV (Epstein Barr Virus), un virus de la famille Herpes, en temps normal à l’état dit "dormant". Le virus se multiplie et provoque une réponse immunitaire ce qui entraine des éruptions cutanées et désordres viscéraux. Le détail des résultats obtenus, fondés sur le suivi de 40 patients, est publié dans la revue Science Translational Medicine.

Les chercheurs ont suivi 40 patients qui présentaient un DRESS (pour Drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms c’est-à-dire une réaction au médicament entraînant augmentation de la concentration en lymphocytes éosinophiles et symptômes allergiques cutanés et viscéraux - hépatique, pulmonaire et rénal) en réponse à différents médicaments appartenant principalement à la famille des antibiotiques et des antiépileptiques. Philippe Musette et son équipe ont analysé la réplication virale (la multiplication du virus) chez ces 40 personnes : chez une grande majorité d’entre elles (76%), les chercheurs ont observé la multiplication du nombre d’EBV dans le sang.

Les observations effectuées au niveau des cellules de l’immunité de ces patients (lymphocytes TCD8+ en particulier) montrent que la majeure partie de la réponse immunitaire des patients est dirigée contre les particules virales. L’organisme ne réagit donc pas contre le médicament, jusqu’alors jugé responsable du déclenchement des symptômes d’allergie, mais il lutte contre l’invasion, et la réactivation virale induite par le médicament.

Les médicaments testés pourraient donc déclencher l’activation des virus Epstein Barr dormants des patients, par un mécanisme non encore élucidé mais en cours d’investigation, estiment Philippe Musette et son équipe.

Les chercheurs montrent par ailleurs que les 3 médicaments testés entraînent ce processus chez les patients "DRESS" mais pas chez les personnes-témoins. Ceci suppose donc aussi qu’il existe des déterminants encore à définir de cette plus ou moins grande vulnérabilité à la réaction allergique médicamenteuse.

Ces résultats pourraient remettre en question le point de vue généralement admis concernant les mécanismes de l’allergie médicamenteuse. Le traitement des manifestations cutanées notamment pourrait évoluer en proposant, en plus de l’arrêt du médicament en cause, une thérapie antivirale.

Pour les auteurs, il s’agit probablement d’une des premières études démontrant le rôle d’EBV (Epstein Barr virus) dans la réaction allergique médicamenteuse.

CP Musette 26 août 2010 (65,6 ko)

27/08/2010

Le régime pendant la grossesse peut affecter l'enfant à naître

Une étude chez la souris, lue sur :

http://www.nature.com/oby/journal/v18/n9/abs/oby2009513a.html

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Obesity (2010) 18 9, 1688–1694. doi:10.1038/oby.2009.513

The Influence of a High-Fat Dietary Environment in the Fetal Period on Postnatal Metabolic and Immune Function

 

Yukino Odaka1, Mana Nakano1, Tomoko Tanaka1, Tomoko Kaburagi1, Haruka Yoshino1, Natsuko Sato-Mito2 and Kazuto Sato1

  1. 1Department of Food and Nutrition, Japan Women's University, Tokyo, Japan
  2. 2Department of Food and Life Science, Azabu University, Kanagawa, Japan

Correspondence: Kazuto Sato (sato-k@fc.jwu.ac.jp)

Received 30 March 2009; Accepted 29 December 2009; Published online 28 January 2010.

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Abstract

Few reports show whether a high-fat (HF) dietary environment in the fetal period affects immune function or the development of lifestyle-related disease at maturity. We examined the influence of an HF dietary environment in the fetal period on postnatal metabolic and immune function. A total of 16 pregnant mice were given control (CON) diet and 16 were given HF diet in the gestational period, from mating to delivery. After delivery lactating mice were given either CON or HF diet, resulting in four groups. After weaning, the offspring mice were given the same diet that their mothers received during lactation. HF dietary intake in the postnatal period increased fat pad weights, serum glucose, and leptin levels. An HF diet in the fetal period resulted in fewer splenic lymphocytes, a thinner thymic cortex, and impaired antigen-specific immune reactions. Furthermore, tumor necrosis factor (TNF)-α production and serum triglyceride levels were elevated in the fetal HF group. In addition, the HF-HF group showed a consistent decrease in ovalbumin (OVA)-specific IgG and elevation of IgE, associated with advanced fatty changes in the liver.

Results from this study suggest that HF environment during the fetal period induces epigenetic propensity toward obesity and immunological burden in part due to increased adipose tissue mass, significant reduction in the number of immune cells and decreased activities of immune cells.

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(un régime riche en graisse pendant la période fœtale favorise l'obésité et perturbe le système immunitaire des souriceaux)

25/08/2010

CHLORDÉCONE : l'État pointé du doigt

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/chlordecone-l-etat-pointe-du-doigt-dans-deux-rapports-sur-un-insecticide-cancerigene-24-08-2010-1228256_23.php

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CHLORDÉCONE - L'État pointé du doigt dans deux rapports sur un insecticide cancérigène

Deux rapports, que l'AFP s'est procurés mardi, pointent les "anomalies" dans la gestion par le ministère de l'Agriculture de l'époque, du dossier du chlordécone, un pesticide cancérigène interdit bien plus tard aux Antilles qu'aux États-Unis et en France métropolitaine. Dans un rapport (*) finalisé en juin et rendu public mardi par le quotidien Le Monde, l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) "met en évidence de véritables anomalies dans le cadre d'une approche de prévention" et dans la gestion du dossier du chlordécone par le ministère de l'Agriculture. Il met également en relief "l'influence des intérêts économiques" pour expliquer la lenteur de la prise de décision d'interdire le chlordécone, un pesticide, qui se fixe dans les sols pour de nombreuses années.

Dans un autre rapport rédigé par l'Afsset (Agence nationale de sécurité sanitaire), rédigé en décembre 2009 et jamais divulgué, celle-ci souligne le poids économique de la culture de la banane dans la gestion du dossier chlordécone. "Face à la défense de l'industrie bananière française, on peut faire l'hypothèse que l'impact de l'utilisation de produits phytosanitaires sur l'environnement et la santé ait été secondaire dans les préoccupations des autorités politiques", écrit cette agence.

Contacté mardi en fin d'après-midi par l'AFP, le ministère de l'Agriculture n'avait pas réagi. Ces deux rapports devaient être publiés dans la soirée sur le site www.chlordecone-infos.fr (**) qui dépend de l'Afsset.

Interdit aux États-Unis en 1976, le chlordécone le sera en 1990 en France métropolitaine et seulement en 1993 aux Antilles, où il était largement utilisé dans les bananeraies.

 

(*) voir :

http://www.inra.fr/l_institut/etudes/chlordecone_aux_antilles/chlordecone_aux_antilles_francaises_un_eclairage_socio_historique

(**) voir :

http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/index.php?pageid=579

14/08/2010

Les prélèvements d’organes sur des prisonniers en Chine

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/72759116-a71a-11df-aeb8-0c7af7c72949|0

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Appel à clarifier les prélèvements d’organes sur des prisonniers en Chine

Frédéric Koller

Amnesty International Suisse veut un code de conduite pour les entreprises actives dans la transplantation d’organes en Chine, un pays qui utilise des condamnés à mort. Novartis répond favorablement. Roche se tait.

 

Ils seront plus de 4000 experts à participer dès dimanche à Vancouver au 23e congrès interna­tional de la Société de transplantation: médecins, chirurgiens, chercheurs et représentants de l’industrie pharmaceutique. Il sera question de cœurs, de reins, de foies et de dons d’organes. Ce n’est pas prévu au programme, mais ces spécialistes du monde entier seront aussi interpellés sur le cas particulier de la Chine, un pays qui pratique dix mille transplantations d’organes par an et qui reconnaît qu’une majorité de ceux-ci proviennent de condamnés à mort.

A la veille de cette réunion, la section suisse d’Amnesty International (AI) lance un appel aux entreprises du secteur afin qu’elles se dotent «d’un code de conduite commun, soumis à des expertises indépendantes, pour éviter de se rendre complice d’abus» des droits de l’homme. «C’est une occasion inespérée, ils seront tous ensemble», explique Danièle Gosteli Hauser, la responsable économie et droits humains à la section suisse d’AI.

L’appel vise en réalité prioritairement deux sociétés: Roche et Novartis, leaders mondiaux dans le développement de médicaments contre le rejet d’organes transplantés et pionniers sur le marché chinois. «Nous espérons que ces deux entreprises prendront contact avec les autres groupes pharmaceutiques pour se doter d’un code de conduite, explique Danièle Gosteli Hauser. Ce serait un message très fort en direction du gouvernement chinois pour qu’il renforce l’application de sa législation sur les transplantations et le trafic d’organes.»

Le lucratif trafic d’organes en Chine a été mis en lumière en Suisse par le récent témoignage d’un ex-policier qui a demandé l’asile après avoir témoigné de la façon dont les prisonniers qu’il menait au peloton d’exécution partaient agonisants vers une clinique où des médecins prélevaient leurs organes (lire ci-dessous). Ignorée du grand public, cette pratique est pourtant partiellement reconnue par les autorités de Pékin. Le vice-ministre chinois de la Santé, Huang Jiefu, a avancé le chiffre de 90% d’organes transplantés qui proviennent de condamnés à mort. Il a par ailleurs précisé, lors d’une conférence internationale, que c’était une erreur.

En mars 2007, la Chine s’est dotée d’une nouvelle réglementation qui interdit le commerce d’organes et oblige à obtenir l’accord du donneur. En août 2009, Pékin a mis en place un projet pilote de donation d’organes dans dix villes et provinces. Au niveau international, l’OMS et les professionnels de la branche suivent par ailleurs des règles éthiques très strictes. Alors pourquoi ce nouveau code? «Il faut aller plus loin en matière de transparence pour identifier les sources de donneurs, explique Danièle Gosteli Hauser. La législation chinoise n’exclut pas explicitement les condamnés à mort en tant que donneurs. Or l’accord d’un condamné à mort n’est pas acceptable car il vit dans un univers coercitif et ne peut donner son consentement volontaire.»

Pour David Matas, un avocat récompensé au début de l’année par la section suisse de la Société internationale pour les droits de l’homme pour sa lutte contre le trafic d’organes en Chine, les codes de conduite des médecins sont insuffisants. «Même si les Chinois disent que les organes ne proviennent pas de prisonniers, on ne leur demande pas d’en apporter la preuve. Souvent, les médecins chinois ne disent pas la vérité. L’industrie pharmaceutique ne fait pas d’enquête ou ne cherche pas à savoir. Il est clair que presque toutes les transplantations dans ce pays proviennent de prisonniers.» L’avocat canadien dit bien prisonnier. Car il pense qu’il n’y a pas que les condamnés à mort qui servent de réserves d’organes. Ses recherches l’ont amené à conclure que des détenus du mouvement spirituel Falungong faisaient l’objet de prélèvement d’organes sans leur consentement et parfois au prix de leur vie.

Novartis observe un moratoire de ses tests cliniques de médicament antirejet en Chine. Son porte-parole, Satoshi Sugimoto, explique que Novartis «soutient l’appel public international d’Amnesty» et travaillera à unir tous les acteurs pour «les prochains pas». Le groupe précise encore qu’il entend promouvoir le dialogue et l’éducation en Chine pour surmonter les défis éthiques de la donation d’organes.

Roche est pour sa part dans le viseur des ONG. En janvier, à Davos, l’entreprise s’est vu décerner par la Déclaration de Berne (DB) et Greenpeace Suisse un «prix de la honte» pour ses «pratiques non éthiques de transplantation». Selon la DB, Roche testait alors son médicament CellCept sur quelque 300 organes transplantés dans diverses cliniques chinoises. La société bâloise n’a pas répondu aux sollicitations du Temps.

«Les études de Roche aujour­d’hui en Chine sont absolument mineures et concernent 100 à 200 personnes, explique Franz Immer, le directeur de Swisstransplant. La situation des entreprises suisses est très claire: elles ne participent pas à un commerce d’organes de condamnés à mort. Leurs standards éthiques sont très élevés.» Se contenter des explications chinoises n’est-il pas une façon de se voiler la face? «Il n’y a qu’en Europe que l’on peut tracer en toute transparence la source des organes. En Chine, les mentalités sont différentes, la valeur d’une personne n’est pas la même. Mais c’est inacceptable.» Le directeur n’a pas connaissance de Suisses qui auraient bénéficié d’une transplantation en Chine. Swisstransplant soutient l’appel d’AI. «En Europe, les Etats ne veulent pas agir contre la Chine, précise Franz Immer. Car ils craignent les conséquences pour leurs relations économiques.»

11/08/2010

OMS et industrie pharmaceutique

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/11/grippe-a-des-experts-de-l-oms-avaient-des-liens-avec-des-fabricants-de-vaccins_1397798_3244.html

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Grippe A : des experts de l'OMS avaient des liens avec des fabricants de vaccins

 

Cette fois, c'est officiel : la pandémie 2009-2010 due au nouveau virus grippal A (H1N1) est terminée. La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Margaret Chan, l'a annoncé mardi 10 août, suivant l'avis du Comité d'urgence réuni le matin même à Genève. L'OMS a aussi mis en ligne, mercredi 11 août, la liste (*) des 16 membres de ce comité et la déclaration d'intérêts faite par six d'entre eux.

Jusqu'ici, seul le nom du président de ce Comité d'urgence, l'Australien John McKenzie, avait été rendu public. Ce qui alimentait les critiques sur le manque de transparence de l'OMS. Aucun expert français ne figure sur la liste.

Parmi les six membres ayant effectué une déclaration d'intérêt, certains dirigent des centres de recherche ayant reçu des fonds de l'industrie pharmaceutique. L'OMS a cependant estimé qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts tels que les six experts auraient dû s'abstenir de participer aux travaux du Comité.

Le dossier du professeur Arnold Monto (Université du Michigan), déjà épinglé en juin par le British Medical Journal, apparaît pourtant copieux. Il a déclaré des activités de consultant, passées et présentes, pour un montant n'excédant pas à chaque fois 10 000 dollars (7 660 euros), auprès des laboratoires GSK, Novartis, Roche, Baxter et Sanofi. Soit les quatre principaux fabricants de vaccins, mais aussi les deux producteurs d'antiviraux (Roche et GSK).

Concernant la gestion de la pandémie, le docteur Chan estime que "nous avons eu beaucoup de chance ". La directrice générale a invité les Etats à maintenir leur vigilance. "Le nouveau virus H1N1 a pratiquement cessé de sévir, a-t-elle indiqué. Cela ne signifie pas qu'il a complètement disparu." Il devrait adopter "le comportement d'un virus grippal saisonnier et [continuer] de circuler quelques années encore".

18 500 DÉCÈS

Depuis son début en avril 2009, la pandémie a fait au total 18 500 décès, selon l'OMS – contre 250 000 à 500 000 attibuées chaque années à la grippe saisonnière.

Mais pour le virus A(H1N1), il s'agit de morts confirmées en laboratoire, une procédure inédite qui s'appliquera à l'avenir, a précisé le docteur Keiji Fukuda, conseiller spécial de Mme Chan. "De 20 à 40 % des populations de certaines régions ont été infectés par le virus H1N1 et ont donc acquis un certain degré d'immunité protectrice."

Pour Mme Chan, l'OMS n'a pas surréagi, comme il lui en a parfois été fait le reproche. L'institution a été "constante dans ses messages", indiquant que "la pandémie avait une sévérité modérée et la plupart des personnes touchées guériraient, mais qu'il existait des formes graves chez les jeunes adultes et les femmes enceintes".

Mme Chan a estimé que son organisation avait trouvé "le bon équilibre". Elle a toutefois tiré quelques leçons plus critiques. La période postpandémique doit inciter les Etats tout comme l'OMS à "revoir leurs plans de réponse ". "Il faudra peut-être plus de flexibilité, avec des scénarios optimistes, intermédiaires et pessimistes", a-t-elle déclaré.

Dans la perspective d'une future pandémie, il faut aussi "examiner les phases, y compris la sévérité". L'OMS a été fortement critiquée en 2009 pour avoir supprimé ce critère dans la définition d'une pandémie.

 

(*) :

http://www.who.int/ihr/emerg_comm_members_2009/en/index.html

03/08/2010

Les maladies professionnelles augmentent, les accidents du travail régressen

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Les maladies professionnelles augmentent, les accidents du travail régressent

L'Assurance-maladie a publié le bilan 2009 des "risques professionnels". 1,2 million de "sinistres" ont été couverts, l'an passé, par la Sécurité sociale et "les deux tiers ont donné lieu à un arrêt de travail, ce qui a représenté 52,8 millions de journées de travail perdues, 1,1 milliard d'euros en remboursements de soins, 2,4 milliards d'euros d'indemnités d'arrêt de travail et 4 milliards d'euros de rentes pour incapacité", liste Le Figaro.
Si les accidents du travail régressent en raison d'une meilleure prévention et d'un chômage en hausse, les maladies professionnelles augmentent en revanche, notamment les troubles musculo-squelettiques : ils représentent 80 % des pathologies du travail. Les cancers occasionnés par l'amiante sont, eux aussi, en augmentation et "constituent à eux seuls 56 % des cancers professionnels".
Aussi la branche 'risques professionnels' de l'Assurance-maladie va-t-elle cibler ses campagnes de prévention en direction du BTP, de la grande distribution et de l'intérim.

02/08/2010

OGM , PGM , pourquoi, comment

Pour ceux qui veulent un bon résumé sur ce que sont les OGM et PGM, leur utilité et leurs dangers,

LIRE DANS "Manière de voir" d'août-septembre 2010 :

"Professeurs Tournesol des OGM et PGM." par

Arnaud Apoteker et Jacques Testart


L'affaire Bettencourt-François Marie Banier

La saga politico-économico-familiale :

 

À LIRE (trouvé sur MEDIAPART):

Affaire Banier: quand la police concluait à un abus de faiblesse (France Inter)

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1365

"Quand la brigade financière privilégiait l'abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt :

Liliane Bettencourt a-t-elle été victime de son entourage ? Cette question demeure au cœur de l’affrontement judiciaire entre la fille de l’héritière de l’Oréal, Florence Bettencourt-Meyers, et sa mère.

En décembre 2007, la fille de Liliane Bettencourt dépose une plainte pour « abus de faiblesse ». Cette plainte sera finalement classée sans suite deux ans plus tard, en septembre 2009, par le Procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye. Le magistrat justifiait sa décision par le fait que Liliane Bettencourt refusait de se soumettre aux expertises médicales ordonnées par la justice. "...

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Lire aussi :

 


Interrogé par la brigade financière, un ancien agent immobilier a dit sa surprise face au montant évoqué pour l'île d'Arros. Evaluée selon certains entre 500 millions et 1 milliard d'euros, elle a été mise en vente pour un montant compris «entre 15 et 20 millions de dollars» en 1996, comme l'atteste le mandat de vente qu'il a eu à l'époque. Comment expliquer une telle différence? Mais ce n'est qu'une des nombreuses questions qui entourent cette île décidément bien mystérieuse. «On s'apercevra que l'argent qui était là-bas vient de Nestlé», avertit le 11 mai 2010 François-Marie Banier lors d'une discussion avec Patrice de Maistre.

08:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé

31/07/2010

La fin du moratoire français sur la culture des OGM ?

lu sur :

http://www.infogm.org/spip.php?article4525

La fin du moratoire français sur la culture des OGM ?

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par Anne Furet, Christophe Noisette et Guy Kastler, Réseau Semences Paysannes, 30 juillet 2010

 

Le 20 juillet, à la demande de plusieurs entreprises semencières [1], le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, a inscrit au catalogue français 36 variétés de maïs génétiquement modifié Mon810 et deux variétés de maïs GM T25 [2].

Ces deux maïs ont été autorisés à la culture en 1998 en Union européenne et font aujourd’hui l’objet d’une demande de renouvellement qui prolonge leur autorisation. Depuis 2008, la France a interdit la culture du Mon810 de Monsanto. L’autorisation de commercialiser ces 36 variétés ne remet donc pas en cause cette interdiction de culture, mais elle fait automatiquement accéder ces dernières au catalogue européen. Les entreprises françaises peuvent ainsi en commercialiser les semences dans les pays où le Mon810 n’est pas interdit [3].

Plus préoccupante encore est l’inscription des deux variétés de maïs T25 appartenant à deux sociétés françaises Orsem Hybrides et Maïsadour. Tolérant aux herbicides à base de glufosinate d’ammonium, l’évènement transgénique T25 de l’entreprise allemande Bayer [4] n’est pas cultivé sur le territoire européen. Interrogée par Inf’OGM, la Commission européenne précise qu’aucune variété de maïs T25 n’a été inscrite au catalogue européen. En effet, une autorisation de mise sur le marché de semences GM est subordonnée à l’inscription de variétés sur le catalogue. L’arrêté du ministre de l’Agriculture du 20 juillet pourrait donc conduire à ce que le T25 puisse être désormais cultivé sur l’ensemble du territoire européen. La France n’a pas déposé de clause de sauvegarde sur cet événement transgénique, contrairement à l’Autriche [5]... Cela marquerait donc la fin de l’interdiction des cultures commerciales des OGM en France.

Interrogé sur ce point le 29 juillet, le ministère de l’Agriculture n’a pas encore répondu à nos questions. De son côté, le semencier français Maïsadour ne nous a pas indiqué si ces variétés pourraient être commercialisées lors des prochains semis et dans quelles régions.

Il convient de rappeler que l’usage du glufosinate d’ammonium n’est pas homologué sur le maïs en France, retirant de fait tout intérêt agronomique spécifique à la culture du maïs T25 pour les agriculteurs français. Il est en revanche autorisé pour désherbage avant mise en culture, ce qui permet de douter de la capacité de l’administration à contrôler le moment exact de son éventuel usage. Par ailleurs, une éventuelle multiplication de semences de T25 destinées à l’exportation pourrait être envisagée même sans utilisation de glufosinate d’ammonium. Comme les homologations des pesticides varient d’un pays à l’autre, l’utilisation de cet herbicide total sur le maïs pourrait être autorisée dans d’autres pays de l’UE. Mais nous n’avons pas réussi à savoir dans quels pays un tel usage serait éventuellement permis.

Il demeure difficile de connaître les raisons précises de l’inscription des ces variétés au catalogue. Mais cela pourrait être à rapprocher de la volonté des semenciers de valoriser au plus vite leurs obtentions OGM dans les pays où elles peuvent être cultivées. Par ailleurs, le Mon810 et le T25 attendent le renouvellement de leur autorisation de culture au niveau européen, doit-on y voir un lien ? S’agirait-il d’un pas pour faire faire homologuer le glufosinate d’ammonium sur le maïs et autoriser à la culture d’autres OGM résistants à l’herbicide total ? On pense notamment au Bt11 et au TC1507 actuellement dans les tuyaux des institutions européennes, et tout deux tolérant au glufosinate. De nombreux éléments doivent donc être éclaircis, mais aucune culture commerciale ne devra avoir lieu, en France, sans l’information du citoyen, comme l’exige l’article 10 de la loi de 2008 sur les OGM [6].

1] Monsanto associé à Delkab et Asgrow, Pionner, KWS, mais aussi de sociétés françaises comme Limagrain ou Maïsadour associé à R 2n

[2] http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

[3] L’Allemagne, l’Autriche, la France, la Grèce, la Hongrie, et le Luxembourg interdisent la culture du Mon810

[4] http://ec.europa.eu/food/dyna/gm_re...

[5] OGM - La Commission européenne désavouée par les Etats-membres, les moratoires sont donc maintenus

[6] Article L.663-1 du Code rural